L’hôpital public gangréné par les emprunts toxiques

L'hôpital public gangréné par les emprunts toxiques

05/01/2012 – 20h00
PARIS (NOVOpress) – A l’instar de nombreuses collectivités territoriales, les hôpitaux publics sont au bord de l’asphyxie. C’est le constat d’un rapport de la commission d’enquête sur les produits financiers à risque. Les établissements avaient en effet contracté 3,3 milliards d’emprunt toxique, plongeant nombre d’entre eux dans une crise financière majeure. Sur les 1.180 contrats souscrits par les hôpitaux, la commission a relevé 5,964 milliards d’euros de prêts structurés sur un encours total de 24 milliards d’euros. Sur ces emprunts, 3,3 milliards (55,3%) sont considérés comme étant à risque, dont 2,689 milliards (45,1%) sont même très risqués.

La principale raison de cet endettement réside dans le financement des différents plans d’investissement, en particulier Hôpital 2007. Un constat confirmé par Frédéric Boiron, président de l’association des directeurs d’hôpital, pour qui   « il était une époque où tout le monde, y compris les autorités publiques, nous encourageait à financer nos investissements par emprunt : le plan Hôpital 2007 en est un exemple ». Parmi les institutions financières complices de cette gabegie, figure en bonne place la banque Dexia, qui concentre plus de la moitié des emprunts à risque contractés (55,6%), suivi de la BPCE (18,1%), et du Crédit agricole CIB (12,1%). Parmi les victimes, on compte une multitude de centres hospitaliers et d’hôpitaux locaux qui participent à l’ancrage de l’offre de soins dans les territoires. C’est le cas notamment du centre hospitalier spécialisé de Sevrey (Saône-et-Loire) ou encore de l’hôpital d’Ajaccio.

Le rapport met en évidence l’isolement des directeurs d’hôpital qui ont pris seuls la décision de contracter des emprunts encouragés par des banques peu scrupuleuses : « Nombre d’entre eux ne disposaient ni des compétences nécessaires, ni de l’appui de services financiers suffisamment formés. ». Cela à conduit le gouvernement a publié tardivement le 14 décembre dernier au JO un décret « relatif aux limites et réserves du recours à l’emprunt par les établissements publics de santé ». Autre élément coercitif de ce décret, l’octroi d’un emprunt est subordonné à l’autorisation préalable du directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS). En outre, le décret interdit aux établissements de santé de souscrire des emprunts « dont le taux d’intérêt variable peut, durant la vie de l’emprunt, devenir supérieur au double du taux d’intérêt nominal ». Des mesures mal ressenties par le Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS), qui fustige le rôle de pompier-pyromane de l’Etat en affirmant que « c’est l’Etat qui a poussé les hôpitaux à accroître leu endettement dans le cadre du plan Hôpital 2007. Et qui a continué à le faire avec Hôpital 2012. »

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Cobayes humains : les Etats-Unis au coeur d’un scandale

Cobayes humains : les Etats-Unis au coeur d'un scandale

05/01/2012 – 10h00
WASHINGTON (NOVOpress) – Le laboratoire américain GlaxoSmithKline devra verser une amende de 230 000 dollars (177 000 euros) pour des irrégularités commises lors de tests de vaccins sur des enfants de familles pauvres en Argentine. Ces failles interviennent dans la procédure pour obtenir l’accord de plusieurs familles représentant environ 14 000 enfants des provinces de San Juan et Santiago del Estero (nord-ouest) et de Mendoza (ouest). « Les (personnes) coupables d’utiliser nos enfants pauvres comme des cobayes ne seront même pas traduits devant la justice », a déploré la Fédération syndicale des professionnels de la santé d’Argentine (Fesprosa).

Dans un registre plus grave, on apprenait fin août dernier que les Instituts nationaux américains de la santé (NIH), avaient inoculé des maladies sexuellement transmissibles à plus de 5 000 Guatémaltèques à la fin des années 1940. Le Guatemala a évoqué un « crime contre l’humanité ». Des expérimentations médicales dramatiques qui rappellent certaines pratiques des camps de concentration nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

Crédit photo : Giacomo Pirozzi sous licence Creative Common

L’EFSA, une agence au service des multinationales alimentaires ?

CEO (Corporate Europe Observatory) publie un nouvel outil de vulgarisation expliquant quelques-uns des principaux problèmes de l’EFSA (European Food Safety Authority, Autorité européenne de sécurité des aliments), l’agence chargée de délivrer des recommandations scientifiques en matière de sécurité alimentaire aux autorités européennes.

Ce film d’animation de trois minutes vous permet d’en apprendre davantage sur le fonctionnement de l’EFSA et dans quelle mesure celui-ci bénéficie à l’industrie agro-alimentaire et à des multinationales des pesticides et des biotech telles que Monsanto, Syngenta, Unilever, Nestlé…

Les experts et les responsables de l’EFSA sont-ils indépendants de l’industrie ? Quel rôle l’industrie joue-t-elle dans les tests sanitaires effectués par l’EFSA? L’EFSA n’utilise-t-elle pas d’autres recherches indépendantes sur ces produits ?

EFSA animation (fr) from Corporate Europe on Vimeo.

223 fois moins de résidus de pesticides dans les produits “bio” que dans les conventionnels

223 fois moins de résidus de pesticides dans les produits "bio" que dans les conventionnels

22/12/11 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– En 2010, l’association Générations Futures avait fait grand bruit en révélant les résultats d’une étude analysant le taux de substances chimiques et résidus de pesticides contenus dans les aliments non bios et composant « 4 repas type ainsi qu’un encas ».

Ces résultats particulièrement inquiétants montraient qu’en 24 heures un enfant était exposé au travers de son alimentation à plus de 128 résidus chimiques dont 17 cancérigènes et perturbateurs endocriniens.

Pour prolonger cette enquête, l’association s’est penchée sur les produits labellisées « bio » pour voir s’il existait une différence conséquente et profonde avec les produits conventionnels, afin notamment de répondre aux sceptiques arguant que les cultures bio n’étant pas « sous cloches », elles sont potentiellement exposées aux pesticides et produits chimiques massivement utilisés par leurs voisins.

Les résultats, publiés hier, pour une sélection de fruits, légumes et céréales de repas bio ou non bio d’une seule journée sont les suivants

• 0 résidu de pesticides dans les fruits et légumes bios analysés contre 37 dans les conventionnels.

• 1 molécule en résidu de synergisant dans 2 échantillons de pain à des doses très faibles en bio.

• 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios analysés que dans les aliments conventionnels

• 17 résidus de pesticides suspectés d’être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens dans les produits non bio analysés contre 1 seul détecté en bio.

Crédit photo : C.G.P Grey/Flickr sous licence CC

Le vaccin contre le cancer du poumon nous vient de Cuba

Le vaccin contre le cancer du poumon nous vient de Cuba

21/12/11 – 10h15
La Havane (NOVOpress)
– La nouvelle pourrait faire grand bruit : les chercheurs cubains ont en effet annoncé que le CIMAVAX EGF, un vaccin cubain contre le cancer du poumon aurait prouvé son efficacité. Depuis 25 ans, la recherche contre le cancer était une priorité de Cuba. Il se pourrait que des millions de personnes dans le monde puissent ainsi être sauvées

Le cancer du poumon est considéré comme l’un des cancers les plus graves, fréquents et mortels au monde. L’Organisation mondiale de la santé a fait savoir que cette maladie tue chaque année 5 millions de personnes, et que la tendance est à la hausse. On estime qu’en 2030 8 millions de personnes mourront par an de cette maladie. A Cuba, ce sont 20 000 personnes qui en meurent chaque année.Le vaccin thérapeutique Cimavax EGF est ainsi le résultat de 25 ans de recherche sur les maladies associées au tabagisme.

Le docteur Gisela Gonzalez qui a dirigé l’équipe de chercheurs de La Havane pense que grâce à ce médicament le cancer du poumon pourrait devenir une maladie chronique contrôlable, car le vaccin favorise la génération d’anticorps contre les protéines qui déclenchent la prolifération sans contrôle des cellules cancérigènes.

Le vaccin est appliqué chez des patients souffrant de cancer du poumon très avancé ( stade 3 et 4) qui n’ont pas de réponse positive à d’autres traitements comme la chimiothérapie et la radiothérapie. Il améliore de façon significative la qualité de la vie des patients en stade terminal. Ce vaccin sera prochainement administré dans quelques jours à un groupe de patients britanniques.

Crédit photo : National Cancer Institute/Wikipédia sosu licence Creative Common

Un paysan charentais affronte Monsanto devant le tribunal de Lyon

Un paysan charentais affronte Monsanto devant le tribunal de Lyon

14/12/2011 -19h30
LYON (NOVOpress Lyon) –
C’est une première dans le domaine du droit environnemental. Mardi, la 4ème chambre civile du tribunal de grande instance de Lyon examinait la plainte d’un agriculteur charentais, Paul François, contre le géant de l’agrochimie Monsanto, dont il accuse un produit herbicide d’être à l’origine de ses graves problèmes de santé. Pour l’agriculteur de Bernac, ce procès est l’aboutissement d’un long et éprouvant combat. Il est en effet aujourd’hui handicapé à 50% et les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l’inhalation d’un puissant désherbant, le Lasso, fabriqué par Monsanto.

Le Lasso est notamment constitué de chlorobenzène et d’alachlore, deux molécules toxiques. Maitre Lafforgue, l’avaocat du plaignant, a notamment fait remarquer que le désherbant avait été interdit au Canada dès 1985, en Belgique en 1990, au Royaume-Uni en 1992. En France, il ne l’a été qu’en 2007. Monsanto s’abrite, quant à lui, bien évidemment derrière l’homologation officielle de l’Etat dont bénéficiait son produit avant son interdiction. Mais l’on sait, depuis notamment l’affaire du Mediator, que les homologations officielles ne sont pas à l’abri de désinformation et de manipulation de la part des industriels et de leurs lobbys.

Les enjeux de ce procès inédit

Les enjeux sont importants en matières de dommages et intérêts demandés par la victime tout autant qu’en terme d’image pour le géant de l’agro-chimie. Mais au delà de ce cas particulier, ce procès est l’occasion de me mettre en lumière l’état de santé des agriculteurs français, nombreux à souffrir de maladies dues aux produits qu’ils manipulent et qui leur sont vendus par l’industrie.

Enfin, la portée de la procédure est également symbolique. Aujourd’hui, un particulier peut-il obtenir justice face à une puissance financière et commerciale aussi considérable que Monsanto ? Réponse le 13 février prochain.

Crédit photo : DR

Les risques sanitaires liés à l’abattage Halal – Par Alain de Peretti, Docteur vétérinaire

Les risques sanitaires liés à l’abattage Halal – Par Alain de Peretti, Docteur vétérinaire

On évoque toujours les problèmes posés en la  matière  par la souffrance animale, et par  la « taxe » de financement occulte de l’islam par les consommateurs.

Ces problèmes sont bien sûrs réels. Il en est un autre qui nous concerne tous et mérite d’être évoqué, une question essentielle et occultée : l’aspect sanitaire et de sécurité alimentaire.

Alain de Peretti
Alain de Peretti

En effet, rappelons que dans l’abattage halal, l’animal est tourné vers la Mecque, saigné sans étourdissement ;  il est pratiqué une très large incision  de la gorge jusqu’aux vertèbres, sectionnant tous les organes de la zone, veines jugulaires et carotides pour la saignée, mais aussi la trachée et l’œsophage.
Cette pratique entraîne les conséquences anatomo-physiologiques suivantes :

  • Une régurgitation du contenu de l’estomac par l’œsophage, lequel se trouve anatomiquement juste à côté de la trachée.
  • L’animal continue de respirer, même très fort du fait de l’agonie qui peut durer jusqu’à 1/4 h rappelons le, et inspire ces matières souillées riches en germes de toutes sortes.
  • Ces matières inspirées jusqu’aux alvéoles pulmonaires larguent leurs germes  dans le sang d’autant plus facilement que la paroi des alvéoles pulmonaires est très mince et que la circulation sanguine, rappelons le, est toujours en cours dans cette période d’agonie, et même accélérée par le stress au niveau des organes  essentiels.
  • Un risque énorme de contamination en profondeur de la viande est donc encouru.
  • On observe de plus, du fait du stress intense, 2 phénomènes physiologiques qui  se conjuguent : la chute de tous les mécanismes de défense immunitaires, et la concentration du sang dans les organes essentiels, on peut dire que l’animal « retient son sang ». C’est un processus naturel de survie qui entraîne vraisemblablement d’ailleurs une saignée moins bonne contrairement aux allégations des tenants de cette pratique. Il y a de plus une forte production de toxines.
  • La longueur de l’agonie entraîne enfin des soubresauts violents accompagnés de défécation et émission d’urine, le tout éclaboussant toute la zone d’abattage !!!

On voit donc bien les conséquences pour la sécurité alimentaire des consommateurs.
C’est si vrai que le règlement européen, CEE 853/2004, dans son annexe, chapitre IV intitulé Hygiène de l’abattage, paragraphe 7, alinéa (a) dit : « LA TRACHÉE ET L’ŒSOPHAGE DOIVENT RESTER INTACTS LORS DE LA SAIGNÉE « ( avec une dérogation pour l’abattage rituel…).

Le problème est que, selon des estimations récentes, 50% environ de la viande consommée est maintenant halal.  Car si les musulmans sont encore minoritaires, ils ne consomment que certains morceaux, et qu’on ne peut laisser perdre le reste de la carcasse. De plus les industriels trouvent plus simple et plus profitable de n’avoir qu’une seule chaîne d’abattage : ainsi des bêtes entières qui seront consommées hors du marché halal sont néanmoins égorgées selon ce rite oriental.

Conclusion : On enfreint le sacro saint principe de précaution, pour respecter une pratique exotique irrationnelle, insoutenable sur tous les plans, basée sur une superstition moyenâgeuse absurde. Dans ces conditions, les actuelles dérogations à la règlementation européenne permettant l’abattage rituel sont elles acceptables ?

La multiplication des cas de toxi-infections alimentaires est en tous cas prévisible… et elle touchera surtout des non musulmans, inconscients de ces risques incontrôlés et dont les habitudes culinaires les amènent  à  consommer la viande beaucoup moins cuite.

Alain de Peretti, Docteur vétérinaire, pour Novopress France.

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Vidéo : Enquête de l’association belge GAIA dans un abattoir halal.

Dans l’Oise, la majorité des nouveaux médecins sont désormais étrangers

Dans l’Oise, la majorité des médecins sont désormais Roumains

08/12/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est ce que révèle la dernière étude de démographie médicale du Conseil national de l’ordre des médecins : près de 60% des nouveaux médecins qui s’inscrivent à l’ordre des médecins de l’Oise ont obtenu leur diplôme à l’étranger. Par comparaison, le taux en Ile-de-France de médecins étrangers est de 28%, un chiffre déjà considérable.

Dans l’Oise ces médecins sont parfois originaires du Maghreb mais la majorité vient de Roumanie.
Ce phénomène, bien connu des services d’urgence hospitaliers, s’étend dorénavant à la médecine générale.

Si les compétences des médecins roumains semblent reconnues par le monde médical hexagonal, cette présence massive pose néanmoins des problèmes, dont le moindre n’est pas celui de la compréhension de la langue.

Par ailleurs, les syndicats pointent l’inégalité que met en lumière cette situation car en France, contrairement par exemple à la Roumanie, le numerus clausus bloque le nombre de médecins formés et diplômés chaque année.

Une situation choquante qui laisse de nombreux étudiants français sur le carreau bien qu’ils aient le niveau nécessaire, pendant qu’hôpitaux, cliniques et cabinets médicaux embauchent des médecins étrangers. Et ce n’est pas la très faible augmentation (pour la médecine à peine 100 étudiants de plus pour toute la France) du numérus clausus 2012, annoncée par Xavier Bertrand, ministre de la Santé, qui va notablement changer cette situation organisée en permanence depuis les années 1980 par nos gouvernants tant de droite que de gauche.

Crédit photo : CG 94 photos, licence CC.

VIH-sida : 6 265 personnes découvrent encore leur séropositivité en 2010 – Le diagnostic est souvent tardif

VIH-sida : 6 265 personnes découvrent encore leur séropositivité en 2010 – Le diagnostic est souvent tardif

02/12/2011 – 11h00
PARIS (NOVOpress) –
Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire consacré à l’infection à VIH-sida tire la sonnette d’alarme en matière de diagnostic VIH-sida. Dans près d’un cas sur trois, le sérodiagnostic est porté très tardivement, avec des pertes de chances « conséquentes pour ceux et celles qui vont se voir proposer un traitement antirétroviral dans ces conditions » selon François Dabis. Ces diagnostics tardifs retardent également le moment où les séropositifs pourront prendre en connaissance de cause le maximum de précautions pour ne pas contaminer les autres.

Le nombre de sérologies VIH réalisées en France en 2010 est estimé à 4,98 millions. Ce nombre, qui avait augmenté de 2003 à 2005, a diminué en 2006 puis s’est stabilisé. Rapporté à la population française, le nombre total de sérologies VIH est de 77 pour 1 000 habitants, « une pratique très insuffisante » poursuit l’épidémiologiste François Dabis.

Après une diminution entre 2004 et 2007, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité vis-à-vis du VIH en 2010 a été estimée à 6 265. Fait marquant, la part des hommes découvrant leur séropositivité ne cesse d’augmenter en 2010, atteignant 68 %, contre 57 % en 2003 pour une moyenne d’âge de 37,9. Pour les moins de 25 ans la période 2003-2010 se caractérise par une certaine stabilité.

Autre constat, un tiers des personnes découvrant leur séropositivité en 2010 étaient nées en Afrique subsaharienne, un peu plus de la moitié étaient nées en France. Parmi les séropositivités découvertes en 2010, on peut évaluer que 57 % ont été provoquées par des rapports hétérosexuels (97 % des femmes et 38 % des hommes) contre 40 % par des rapports sexuels entre hommes. L’usage de drogues injectables ne représente que 1%. Ce sont le plus souvent les signes cliniques, pour 35% des cas, qui incitent au dépistage en 2010.

Crédit photo : Bobjgalindo (modifié), licence CC.

Le Wifi pourrait représenter une menace pour la fertilité masculine

Le Wifi pourrait représenter une menace pour la fertilité masculine

01/12/2011 – 19h30
PARIS (NOVOpress) – Selon une étude publiée dans le journal américain Fertility and Sterility et réalisée par une équipe de scientifiques argentins travaillant à la Nascentis Medicina Reproductiva de Cordoba, le Wifi serait nocif pour la fertilité des hommes.

Les chercheurs ont étudiée la semence de 29 hommes en bonne santé. Placés sous un ordinateur connecté en WiFi pendant quatre heures, un quart des spermatozoïdes avaient cessé de nager, et 9% d’entre eux avaient même leur ADN endommagé. Placés à une distance plus importante, la quantité de spermatzoïdes inertes et endommagés a toutefois diminué (respectivement 14% et 3%). Reste donc à savoir à partir de quelle distance un signal WiFi peut être considéré comme « inoffensif ».

Si l’on se réfère à ces recherches, l’utilisation d’un ordinateur portable, notamment sur les genoux, aurait donc des conséquences graves sur l’être humain à cause des radiations électromagnétiques qui détruirait les spermatozoïdes. Une nouvelle qui risque de faire froid dans le dos de nombreux individus qui utilisent leurs ordinateurs et notamment portables en permanence, connectés au Wifi. Avec l’explosion des nouvelles technologies dans la société du XXIème siècle, il se pourrait bien qu’on assiste également à une explosion de maladies et de nuisances liées à leur utilisation intensive.

[box class=”info”]Crédit photo : Herbivore/Wikipédia sous licence Creative Common[/box]

Mediator : l’un des “experts” récompensé par une promotion

Mediator : l'un des "experts" récompensé par une promotion


23/11/11 – 11h30
PARIS (NOVOpress)
– Incroyable mais vrai : Catherine Rey-Quinio a été nommée par l’Afssaps directrice produit en oncologie, hématologie, immunologie et néphrologie alors qu’elle est l’un des médecins de l’agence qui ont été chargés de l’évaluation du Mediator de 1998 à 2009, année de son retrait du marché à la suite du scandale.

Une nomination qui n’est rien d’autre qu’une insulte aux victimes du drame du Mediator ainsi qu’un signe clair montrant que, contrairement aux belles déclarations du personnel politique, « rien n’a a changé et rien ne changera » dans le fonctionnement opaque des institutions de contrôle sanitaire étroitement liées à l’industrie pharmaceutique.

Bien loin de « faire le ménage » comme elle l’avait annoncé, l’Afssaps montre avec cette promotion qu’elle « protège » ses employés impliqués dans des dossiers controversés.
Déjà, en février dernier, le nouveau patron de l’agence avait annoncé la suspension de deux de ses cadres qui avaient aussitôt été recasées dans de prestigieuses, et rémunératrices, institutions, comme l’Agence régionale de santé Ile-de-France et l’Inpes.

Crédit photo : Gatis Gibuts via Flickr (cc)

6 000 médecins algériens ont quitté leur pays pour s’installer en France

6 000 médecins algériens ont quitté leur pays pour s'installer en France

21/11/2011 – 18h40
PARIS (NOVOpress) —
Enfin une promesse tenue par Sarkozy. Pas forcément celle que l’on aurait souhaitée voir appliquer. Nicolas Sarkozy et l’UMP avaient promis l’instauration de l’immigration choisie, c’est désormais chose faite. L’immigration choisie ou comment piller les ressources intellectuelles de pays moins avancées et instaurer une concurrence déloyale entre travailleurs immigrés et autochtones.

Pour preuve, le cri d’alarme de l’ordre des médecins en Algérie qui assiste impuissant à l’exode des médecins algériens vers l’étranger notamment la France où « 6000 médecins algériens toutes spécialités confondues exercent actuellement dans l’hexagone ». Un chiffre qui repose sur les données émanant de l’ordre national des médecins en France. Un flux dont la source n’est pas près de se tarir car chaque année, des dizaines et des dizaines de médecins algériens viennent grossir les rangs de leurs compatriotes installés sur le sol français. Un constat d’autant plus préoccupant que selon Mohamed Bekat Berkani, président du conseil national de l’Ordre des médecins en Algérie, ces médecins auraient une utilité certaine “pour le développement du système de la santé en Algérie”.

Alors que le numerus clausus au concours d’entrée en médecine en France était devenu féroce à partir des années 80 et reste encore très insuffisant pour les besoins, la France se heurte aujourd’hui à cause de cela à une démographie médicale nettement insuffisante. Faisant suite à ce véritable aveu d’échec en matière d’anticipation politique, les gouvernants français n’ont rien trouvé de mieux que de puiser dans les ressources médicales de pays exsangues au lieu de former au sein des universités françaises les générations futures de médecins et autre personnel médical.
En empêchant un nombre suffisant de jeunes français de devenir médecins cela leur permet d’opérer, comme dans d’autres domaines, une véritable substitution de population.

39 nouvelles drogues sont apparues sur le marché européen

39 nouvelles drogues sont apparues sur le marché européen

20/11/2011 – 08h30
LISBONNE (NOVOpress) – L’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OETD) a publié sont rapport annuel ce mardi 15 novembre.

Selon l’OETD (dont le siège est à Lisbonne) la consommation de drogues reste relativement stable en Europe. l’Observatoire estime en revanche que la consommation de cocaïne pourrait « avoir atteint un sommet », celle du cannabis « céder du terrain chez les jeunes » tandis que celle des drogues de synthèse telles l’ecstasy et les amphétamines est « globalement stable ou en recul ».

Sur le front des nouvelles drogues, 39 nouvelles substances ont été repérées depuis le début de l’année après 41 substances nouvelles notifiées à l’OEDT et à Europol en 2010. Ainsi, plus de 150 substances sont désormais surveillées par le système européen d’alerte précoce (EWS).
« L’émergence rapide de nouvelles substances psychoactives non contrôlées -souvent vendues sous l’appellation « euphorisants légaux » constitue un défi croissant tant en Europe qu’à l’échelle internationale », indique l’OEDT.

Crédit photo : Anonymous via Wikipedia, domaine public.

L’autorité européenne de contrôle des aliments à la botte de l’industrie agro-alimentaire

L’autorité européenne de contrôle des aliments à la botte de l’industrie agro-alimentaire

16/11/11 – 15h00
PARIS (NOVOpress)
– Sale temps pour les autorités sanitaires européennes, secouées par plusieurs scandales (comme celui du Médiator pour l’agence de contrôle des médicaments) et de plus en plus mises en causes pour leurs collusions avec les intérêts financiers des grands groupes multinationaux.
Ainsi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui décide de ce qui est autorisé dans les assiettes des consommateurs de l’Union européenne, est aujourd’hui fortement contestée en raison des liens étroits qu’elle entretient avec l’industrie agro-alimentaire.

Sensée protéger les consommateurs, l’agence semble en effet bien plus au service des intérêts commerciaux des industriels de l’agro-alimentaire.

Les exemples de collusions et de conflits d’intérêts sont si nombreux et choquants qu’on ne peut que s’étonner qu’ils soient si longtemps passés inaperçus.

Ainsi, le président du groupe scientifique de l’EFSA, Albert Flynn, est personnellement employé par le géant américain de l’agro-alimentaire Kraft, tandis que Jiri Ruprich, membre du conseil d’administration de l’EFSA, a travaillé jusqu’en mars 2011 pour Danone et que Carlo Agostini, membre du groupe de travail de l’EFSA, est très régulièrement, et grassement, rémunéré pour des conférences commandées par Nestlé, Danone, Heinz, Hipp, Humana et Mead Johnson à titre de conférencier.

Avec ce genre de personnel et de fonctionnement, il n’est pas étonnant que les scandales alimentaires se multiplient et que la santé des européens se détériore (multiplication des allergies, des cancers, baisse de la fécondité, développement des névroses, des troubles psychologiques…) parallèlement à la hausse des bénéfices des entreprises de l’agro-alimentaire.

Crédit photo : Magharebia via Flickr, licence CC.

Maladie de Parkinson : le trichloréthylène (TCE) mis en accusation

Maladie de Parkinson : le trichloréthylène (TCE) mis en accusation

15/11/11 – 13h30
PARIS (NOVOpress)
– le Dr Samuel Goldman et le Parkinson’s Institute in Sunnyvale viennent de publier la première étude scientifique internationale à établir clairement « une association significative » entre l’exposition au trichloréthylène (TCE) et la maladie de Parkinson. Le détail de ces travaux est repris par le journal Annals of Neurology.

Selon le rapport, basé sur l’analyse de 99 paires de jumeaux, l’exposition au solvant industriel multiplie par 6 les chances de développer la maladie.

Même si de nombreuses utilisations du TCE ont été interdites dans le monde entier, le produit chimique reste toujours utilisé et présent sur de nombreux chantiers et dans diverses industries, notamment comme agent de dégraissage.

L’étude a aussi démontré que l’exposition à deux autres solvants, perchloroéthylène (PERC) et le tétrachlorure carbonique (CCl4), « accentue significativement » le risque de développer la maladie.

[box class=”info”]Crédit photo : JPC24/Flickr sous licence Creative Common[/box]

[kiosque étranger] La génétique favoriserait-elle les discriminations ethniques ?

[kiosque étranger] La génétique favoriserait-elle les discriminations ethniques ?

14/11/2001 – 16h40
LONDRES (NOVOpress) –
Les chiffres révèlent une bien triste réalité. Les malades noirs ou ceux des minorités ethniques extraeuropéennes qui ont besoin d’une greffe ont bien moins de chances de trouver un donneur compatible que les blancs.

Dans un article, publié par le très « politiquement correct » quotidien britannique The Independent, le journaliste Nina Lakhani expose la situation, mais se garde bien d’en approfondir les causes. Il est vrai que les études réalisées aux États-Unis pour tenter d’expliquer ce phénomène ne sont guère encourageantes.

Les malades appartenant aux minorités ethniques ont du mal à trouver des donneurs parce que leurs communautés ne sont pas portées au don d’organes. Les motivations de ce manque d’enthousiasme sont, comme le présente Nina Lakhani, bien souvent d’origine religieuse ou culturelle. Malheureusement, ces explications cachent mal les raisons profondes : la crainte que le don puisse bénéficier à un autre groupe ethnique.

Ce dernier point a été bien documenté aux États-Unis, où certains noirs refusent de devenir des donneurs de peur que leur geste puisse profiter à un blanc. Cette peur est injustifiée, car l’appartenance ethnique est un critère décisif dans la compatibilité qui rend possible une greffe.

Les perdants dans cette loterie génétique sont les enfants de couples mixtes qui dans de nombreux cas n’arrivent pas à trouver des donneurs du tout.

In proximitas et bio veritas

In proximitas et bio veritas

[box class=”info”] Article reproduit avec l’aimable autorisation du webzine féminin “Belle et Rebelle”. Mais la politique d’achat concerne aussi les hommes. [/box]

Vous êtes belle et rebelle. Mais pour y arriver, pas de secrets ! Il faut bien manger –pour être belle – mais pour cela il faut acheter d’une certaine manière – pour être rebelle. Et puis de toute façon, quel bonheur de se faire plaisir en se mitonnant de bons petits plats !

Direction le supermarché ? Pourquoi pas, mais les produits viennent souvent de l’autre bout du monde, donc n’ont pas été coupés à maturité et n’auront que peu de goût, tout en ne vous apportant pratiquement aucune vitamine. D’autant plus qu’ils sont irradiés pour se conserver plus longtemps. Et vous engraissez des tas d’intermédiaires en passant à la caisse.

Le primeur du coin ? Lui aussi se fournit souvent dans des centrales, type Rungis, sauf qu’il prend une marge encore plus importante.

Mais pas d’inquiétude, il existe d’autres moyens de se procurer d’excellents produits à un prix raisonnable. Si vous avez la chance d’habiter à la campagne, rendez-donc visite aux agriculteurs du coin, beaucoup vendent une fois par semaine leur production fraichement coupée directement aux particuliers. Et les prix sont intéressants, car sans intermédiaires.

Mais peut-être faites-vous partie de la cohorte de celles qui ont élu domicile au domaine du goudron, des néons et du métro, avec un rythme de vie si trépidant, qu’il vous empêche de faire 50 kilomètres pour aller chercher votre kilo de tomate chez votre producteur bio pour la pizza de ce soir. Pas de panique. Il y a les AMAP. Késako ? Ce sont des Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Le concept est simple : le localisme. Vous, enfin un groupe de personnes dans votre cas, achetez des fruits et légumes à un agriculteur du coin. L’avantage pour vous, c’est le prix et la fraicheur des produits. Pour lui, un revenu assuré. Pour tous, faire en sorte que des réseaux de proximité existent, loin des circuits de distribution mondialisés sans âme. Et manger sain. Eh oui ! « Tu es ce que tu manges » !

Relocalisation de l’économie et vie saine.

Plus concrètement, ces AMAP sont en rapport avec un agriculteur, qui leur livre périodiquement un panier de légumes à prix et poids fixe. Les consommateurs, pardon, les consom’acteurs, paient à l’avance leurs paniers pour quelques mois et viennent ensuite les chercher une fois par semaine par exemple. Concernant le prix, il est fixe et équitable : il permet à l’agriculteur de vivre décemment de sa production, tout en étant abordable pour vous. Quant au contenu du panier, c’est la surprise à chaque fois ! Puisque ce sont des produits de saison, choisis en fonction de la production de l’agriculteur. Certaines AMAP diversifient leur offre en proposant de la viande et de la petite épicerie, du lait, des œufs… Tout dépend de l’agriculteur avec qui l’AMAP est en partenariat.

Il existe d’autres systèmes, proches des AMAP, avec la même philosophie : relocalisation de l’économie, agriculture de proximité, manger sain… Ce sont les paniers bios. Ils fonctionnent avec plusieurs agriculteurs mis en relation par une association. Celle-ci rassemble la production puis la redistribue à des particuliers ou à des groupements de particuliers. Cela permet une plus grande diversité de produits et plus de flexibilité pour l’usager. Et permet à des agriculteurs qui ne produisent qu’un ou deux produits d’exister et de se développer.

Fouinez-donc un peu sur internet, rendez visite aux agriculteurs ou aux amapiens du coin et vous mettrez bien moins les pieds au supermarché. Pour le plus grand plaisir de vos papilles et de votre santé.

Pratique :

Plus d’infos et un annuaire des amap sur : www.reseau-amap.org

Retrouvez les paniers bio autour de chez vous : www.mon-panier-bio.com

Mathilde Parsimperi

[box class=”info”] Source : Belle et Rebelle. [/box]

La télévision tue, la télévision abêtit : Faut-il l’interdire ?

La télévision tue, la télévision abêtit : Faut-il l'interdire ?

Assurément non : la liberté d’expression, la liberté des ondes et d’Internet sont des biens précieux… de surcroît protégés par la technologie. Et pourtant on sait aujourd’hui de source sûre que la télévision tue et abêtit. La méta-étude du neuroscientifique Michel Desmurget, TV Lobotomie : La Vérité scientifique sur les effets de la télévision, ne laisse aucune place au doute. Il n’est plus possible à l’honnête homme d’ignorer ces faits. Ni de ne pas en tenir compte. Ce qui implique de limiter l’emprise publicitaire, notamment sur les enfants. Andrea Massari fait le point.

TV Lobotomie : La méta-étude de Michel Desmurget

Depuis plus d’un demi-siècle des études scientifiques sont conduites sur les effets de la télévision. Michel Desmurget a réalisé la synthèse d’un millier d’entre elles : TV Lobotomie / La Vérité scientifique sur les effets de la télévision.

La conclusion est sans appel : les 3h 30 passées en moyenne chaque jour devant l’écran de télévision – au total 16 ans de vie éveillée – ont un coût terrifiant : fréquence plus grande de l’obésité, augmentation des risques de maladies cardio-vasculaires, déclin du niveau cognitif des seniors, corrélation entre exposition à la télévision et développement de la maladie d’Alzheimer, diminution de l’espérance de vie et affaiblissement de la vie sociale. Voilà pour la population générale. Et le professeur Desmurget de conclure : après la cigarette ou le fast food, nul doute que la télévision sera la prochaine grande question de santé publique.

Pour les jeunes, il faut ajouter : apathie plus fréquente et taux d’échec scolaire proportionnels à l’exposition à la télévision, propension accrue à la violence et aux comportements sexuels à risques.

La télévision tue, la télévision abêtit : Faut-il l’interdire ? La télévision et l’enfant

Le blog de la liberté scolaire a ainsi résumé l’impressionnante liste des effets nocifs de la télévision tels que Michel Desmurget les a établis :

– La télévision « empêche le déploiement optimal des fonctions cérébrales », compromettant ainsi « l’ensemble du devenir intellectuel, culturel, scolaire et professionnel de l’enfant ».

– La télévision fait apparaître des troubles du langage chez l’enfant, associés à des troubles de l’élocution, notamment parce qu’elle limite les interactions entre les personnes réelles et laisse moins de temps aux activités ludiques spontanées.

– La télévision occasionne des retards de langage et fait baisser le niveau de compétence langagière ; elle limite l’acquisition de vocabulaire et l’accès aux compétences syntaxiques de base.

– La télévision a un « impact négatif sur l’attention, les facultés d’apprentissage et la réussite scolaire à long terme », avec un risque accru de quitter l’école sans diplôme et de ne jamais s’asseoir sur les bancs de l’université.

– La télévision occasionne des difficultés en lecture et fait baisser le temps de lecture, qui se trouve réduit à la portion congrue ; ainsi, un flux cathodique permanent (la télévision en bruit de fond) diminue de presque 30% le temps de lecture des 5-6 ans, qui passe de 49 à 35 minutes quotidiennes en moyenne.

– La télévision fait baisser le niveau scolaire général, en français comme en mathématiques et, par manque d’interaction, n’aide en rien à apprendre les langues étrangères.

– La télévision fait baisser le niveau universitaire. L’étudiant soumis depuis la petite enfance à une forte exposition à la télévision souffre de très graves lacunes en orthographe, en conjugaison, en syntaxe, en vocabulaire, il manque de logique, de capacités analytiques et d’esprit de synthèse – tout cela lui interdit tout accès à des savoirs complexes.

– La télévision, « troisième parent cathodique », réduit « drastiquement le volume et la qualité des interactions parents-enfants », mutilant ainsi la sociabilité intrafamiliale.

– La télévision castre l’imaginaire enfantin ; les enfants rejouent les scripts des films et des séries et n’inventent plus de jeux.

– La télévision augmente la consommation de tabac et d’alcool et la fait commencer plus tôt.

– La télévision pousse au sexe de plus en plus jeune et génère des taux élevés d’avortements chez les adolescentes (cf. Une étude porte spécifiquement sur l’addiction à la série mythique Desperate Housewives et démontre qu’elle multiplie par trois le risque de grossesses non désirées chez les adolescentes).

– La télévision constitue une addiction psychologique chez les enfants et les adultes, notamment en accaparant l’attention par le changement perpétuel.

– La télévision augmente l’obésité. Regarder la télévision plus de 2 heures par jour multiplie le risque de surpoids d’un enfant de 3 ans de 2,6% ; pour un adolescent, ce risque augmente de 55%.

L’étude de Michel Desmurget doit être prise au sérieux surtout si l’on considère que 50% des Français allument la télévision en arrivant chez eux, par réflexe, et qu’ils la regardent en moyenne 3h 30 par jour.

Protéger les jeunes enfants d’une exposition dangereuse à la télévision

C’est évidemment aux parents d’agir pour protéger leurs enfants des effets néfastes de la télévision alors qu’elle apparaît souvent comme le baby-sitter le plus commode (toujours disponible) et le moins coûteux (du moins à court terme !).

Michel Desmurget donne cinq pistes aux parents responsables : au mieux « zéro télé » pour toute la famille ; sinon, pas de poste dans la chambre des enfants ; pas de télévision avant 6 ans ; moins de 3 heures par semaine devant un écran (télévision ou vidéo) pour les écoliers et les collégiens, et jamais le soir ; et pour les adultes, avoir toujours à l’esprit les risques d’isolement, de maladies, de déclin cognitif…

Casser l’addiction publicitaire

Encore faut-il que les parents soient correctement informés : or, la réalité est tout autre ! Les parents sont en effet sollicités par des publicités en faveur de programmes pour bébés ou très jeunes enfants dont on leur raconte que cela contribue à leur éveil… Ce qui est un mensonge absolu.

Il nous faut aussi décrypter la logique publicitaire : réaliser des programmes pour enfants, truffés d’images et de messages, pour transformer les mineurs en prescripteurs d’achats de leurs parents ; et les formater à la consommation avant 10 ans. Cette logique-là est proprement inacceptable Elle pourrait être brisée : en interdisant la mise à l’étalage des produits dont la promotion repose sur la publicité – ouverte ou clandestine – à destination des enfants. Mais cela supposerait une indépendance de la classe politique vis-à-vis des lobbies…
L’Addictature : La tyrannie de la dépendance

De même l’usage de la télévision par les nourrices agréées devrait être strictement interdit, au même titre que l’est le recours à des calmants chimiques.

Ne pas imposer aux adultes une exposition non voulue à la télévision

« Fumer tue ». La télévision aussi.

Contre le tabac des mesures de prophylaxie collective ont été prises : chacun reste libre de fumer mais l’interdiction de fumer dans les lieux publics protège les non–fumeurs de la nocivité du tabac.

Il devrait en être de même pour la télévision. Chacun, bien sûr, doit pouvoir rester libre de regarder ou non, chez lui, la télévision. Mais chacun devrait aussi pouvoir rester libre de ne pas se voir imposer la télévision en dehors de chez lui. Tel n’est pas le cas. Au contraire, il est insupportable que les écrans de télévision soient imposés à tous dans l’espace public : commerces, transports, cafés et restaurants. Et qu’on ne vienne pas dire que chacun peut choisir de regarder dans une autre direction car le cerveau humain est un cerveau programmé pour regarder ce qui bouge. Quand une télévision est allumée tout le monde la regarde, volens, nolens.

L’exposition publicitaire télévisuelle obligatoire dans les lieux publics n’est donc rien d’autre qu’une technique d’ahurissement qui doit être dénoncée comme telle. Et elle doit être interdite pour préserver la liberté d’esprit de tous.

Les voleurs de cerveaux

Nous n’avons fait qu’évoquer ici de simples mesures d’hygiène.
Hygiène individuelle, chez soi.
Hygiène collective : à l’extérieur.

Leur mise en œuvre sera évidemment difficile : car le monde d’aujourd’hui appartient à ceux qui – selon l’expression de Patrick Le Lay – « achètent du temps de cerveau disponible » à TF1. C’est bien contre « Big Brother » qu’il faut se révolter.

Andrea Massari 12/10/2011

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]