Des vidéos décalées pour le don de spermatozoïdes et d’ovules

Des vidéos décalées pour le don de spermatozoïdes et d’ovules

03/08/2012 — 17h00
PARIS (NOVOpress) —
Pour sa dernière campagne de promotion du don de spermatozoïdes et d’ovules (ovocytes) en faveur de couples stériles, l’Agence de la biomédecine utilise des vidéos humoristiques.

Rappelons que ce don est un acte gratuit et anonyme mais que réciproquement les frais que peuvent avoir, en particulier les donneuses, sont pris en charge. Les dons de spermatozoïdes et d’ovules étant insuffisants, de nombreux couples stériles sont en attente.

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L’UE favorise les grands groupes au détriment des petits producteurs, sur fond de conflits d’intérêts avérés

L’UE favorise les grands groupes au détriment des petits producteurs, sur fond de conflits d’intérêts avérés

26/07/2012 – 08h00
BRUXELLES (NOVOpress) — Depuis une dizaine d’années, l’Union européenne encadre de manière de plus en plus stricte par des directives, la vente et la distribution de médicaments, de plantes et d’aliments. Officiellement, l’objectif est de protéger le consommateur. Code communautaire sur les médicaments, directive sur les médicaments à base de plantes, les normes à respecter sont de plus en plus complexes. Résultat : les « petits » n’ont plus les moyens de répondre à toutes ces normes en restant rentables. Seuls les « gros » survivent, c’est-à-dire les grands groupes industriels pharmaceutiques ou agro-alimentaires (Nestlé, Danone, Bayer, Pfizer, etc).

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Le « disease mongering », ou comment l’industrie pharmaceutique invente des maladies

Le « disease mongering », ou comment l’industrie pharmaceutique invente des maladies

25/07/2012 – 14h00
PARIS (NOVOpress) — Qui n’a jamais été pris d’une légère poussée d’anxiété en visionnant l’un de ces spots publicitaires qui commencent à abonder sur nos écrans, pour nous décrire les symptômes d’une maladie dont nous n’avions jamais entendu parler auparavant ? Les symptômes sont généralement suffisamment vagues et généralistes (maux de tête, anxiété passagère) pour que chacun puisse un peu s’y reconnaître. De la même manière les médias généralistes nous « informent » de nouvelles pathologies : piochées au hasard dans la presse de ces dernières semaines, l’alcolorexie et l’orthorexie. Il s’agit de troubles du comportement alimentaire : l’alcolorexie touche surtout les femmes, il s’agit de ne pas manger quand on boit de l’alcool (en soirée par exemple) et ce afin de ne pas grossir, ce qui peut parfois arriver quand on surveille sa ligne. Maintenant c’est officiel, c’est une maladie mentale. Idem pour l’orthorexie, qui consiste à vouloir manger sain. Pour l’industrie pharmaceutique, les adeptes forcenés du bio sont donc des malades à soigner. Et bien sûr – bonne nouvelle – il existe un traitement pour cela.

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L’éducation serait-elle un gage de longévité ?

L'éducation serait-elle un gage de longévité ?

10/07/2012 — 19h30
STOCKHOLM (NOVOpress) — Le principe hugolien qui voulait qu’il suffise de construire une école pour fermer une prison a vécu ; mais il fonctionnerait avec les hôpitaux si l’on en croit Anton Carl Jonas Lager et Jenny Torssander de l’institut national suédois pour la santé publique. L’on avait jusqu’alors pressenti qu’il devait y avoir un lien entre morbidité, taux de mortalité et éducation et milieu social, sans toutefois pouvoir réaliser une étude approfondie sur le sujet : il aurait fallu observer les populations concernés sur des périodes excessivement longues. Comment alors pouvoir étudier des groupes suffisamment représentatifs ?

La Suède a procédé à une réforme scolaire à la fin des années 40, faisant passer la scolarité obligatoire de 8 à 9 ans, en vue d’augmenter significativement le nombre d’étudiants se lançant dans les études après le bac. Le passage d’un système à l’autre ne s’est pas fait brutalement mais progressivement, sur une période de 19 ans. Chaque année, la réforme a été introduite dans un nouvel ensemble de villes et d’agglomérations, tiré au hasard sur tout le pays. Les chercheurs ont donc ainsi disposé de deux groupes d’étude dont la seule différence a été de faire 8 ou 9 ans de scolarité, et les survivants des 1.247.000 enfants concernés par cette réforme ont actuellement de 47 à 69 ans. Une banque de données formidable, d’autant qu’en Suède on ne répugne pas à recouper les informations du Ministère de l’Education avec celles du ministère de la Santé, qui centralise aussi les causes de décès.

Dans un premier temps les chercheurs ont comparé les taux de mortalité des deux groupes totalisant 92 000 décédés. Puis, en prenant comme référence les personnes qui avaient dépassé les 40 ans, il devint évident que le taux de mortalité chez les élèves ayant bénéficié de 9 ans d’école était significativement inférieur à celui de ceux qui y avaient été moins longtemps. Les causes de mortalité soulignaient encore plus la différence entre les deux groupes : moins de cancers – tout particulièrement du poumon –, moins d’infarctus du myocarde dans le groupe ayant bénéficié d’une scolarité plus longue. Le simple risque de mourir semblait inversement proportionnel au nombre d’années d’études.

Ceci dit, il serait sans doute imprudent d’abandonner prématurément le principe des campagnes de dépistage systématique : il ne s’agit là, après tout, que des résultats d’une étude. Pour le moment, l’espérance de vie reste donc ce qu’elle est : une moyenne et non un droit, pas même dans un quelconque programme électoral socialiste…

Crédit photo : peinture d’Albert Anker/Wikipédia sous licence CC.

Un tribunal allemand interdit la circoncision religieuse des enfants

Un tribunal allemand interdit la circoncision

29/06/2012 – 08h00
COLOGNE (NOVOpress) –
Selon le jugement délivré par un tribunal allemand, mardi dernier, la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux constitue une blessure corporelle passible d’une condamnation.

A la suite d’une complication médicale survenue chez un enfant de 4 ans circoncis à la demande de ses parents musulmans, le tribunal de grande instance de Cologne a estimé que « Le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision ». Le tribunal ajoute « Que cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse ». Avec cette jurisprudence, le droit de l’enfant au respect de son intégrité physique prime sur le droit des parents.

Cette décision a été immédiatement contestée par le Conseil central des juifs d’Allemagne qui y voit « Une intervention insensible, gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses ». Le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) proteste également.

Photo : circoncision religieuse juive. Crédit photo : Cheskel Dovid via Wikipédia, licence CC.

Infections à e-coli dans le Sud-Ouest : abattoir halal ?

Infections à e-coli dans le Sud-Ouest : abattoir halal ?

27/06/2012 – 16h40
BORDEAUX (NOVOpress via Riposte Laïque) – Cette affaire émerge dans la presse. « Les trois jeunes gens hospitalisés à Bordeaux — une fillette de 8 ans originaire des Pyrénées-Atlantiques, une enfant en bas âge de 2 ans et demi et un adolescent de14 ans, originaires de Gironde —, ont très probablement été infectés par la bactérie Escherichia coli. Leur maladie est sans doute liée à la consommation de steaks hachés de viande bovine française vendus dans les enseignes Intermarché et Netto. »

[L’infection par la bactérie E.Coli vient d’être confirmée par des analyses pour un des enfants. Les autres analyses sont en cours.]

On sait même maintenant avec certitude quel est le fournisseur de cette viande infectée : la Société des viandes élaborées (SAVIEL) d’Estillac dans le Lot-et-Garonne. Mais la SAVIEL n’est pas un abattoir, seulement une entreprise de découpe et de conditionnement de la viande.

Il existe d’ailleurs plusieurs SAVIEL en France. Ce sont des filiales du groupe SVA Jean Rozé, qui compte également plusieurs abattoirs. On en compte 4 sur sa page web de présentation historique, mais il peut y en avoir davantage. C’est difficile de savoir combien, puisque sur la cartographie des établissements du groupe, les établisssements « SVA Jean Rozé » sont présentés comme « base logistique » et non comme « abattoir ».

Combien de ces abattoirs seraient « traditionnels » ou « rituels » ? La liste de l’OABA des « abattoirs classiques » (donc ni halal ni casher) ne mentionne que deux abattoirs du groupe SVA Jean Rozé qui en compte au moins quatre.

De plus, dans une interview datant de février dernier, Dominique Langlois, président du groupe SVA Jean Rozé, déclare : « nous attendons l’agrément de la Malaisie. J’espère qu’on l’aura : ce pays de 50 millions d’habitants est la référence des États musulmans. »

Par conséquent il est clair que SVA Jean Rozé vise le marché halal, voire commercialise du halal (officiel ou recyclé). On peut également raisonnablement penser que la SAVIEL d’Estillac se fournit chez sa maison-mère. La viande infectée proviendrait-elle de bêtes abattus rituellement et recyclées ? L’hypothèse est plausible, quand on sait que l’abattage halal augmente les risques de contamination par la bactérie Escherichia coli (1).

Il appartient désormais aux autorités sanitaires et judiciaires de faire la lumière sur cette affaire. Et aussi aux journalistes d’investigation de faire leur travail jusqu’au bout.

Roger Heurtebise

 

(1) La bactérie Escherichia coli, habite l’intérieur des intestins des bovins.
Dans un rapport transmis aux autorités en septembre 2010, l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) alertait sur le risque de contamination par l’égorgement rituel (halal et kasher) des bêtes (image en Une) car l’impossibilité matérielle de ligaturer l’œsophage des animaux entraîne un « épanchement de matières stercoraires en provenance de l’estomac qui s’écoulent à travers la section béante de l’œsophage ».

De même, par exemple, en février dernier le Dr Jean-Louis Thillier, auteur de nombreux rapports officiels sur la sécurité sanitaire, indiquait que « Le problème posé, le scandale même » est que « Au cours de ce type d’abattages rituels, le contenu de l’œsophage et des intestins des animaux risque de souiller la viande, particulièrement les quartiers avant qui finissent dans les steaks hachés. Voilà pourquoi l’étiquetage indiquant comment les animaux ont été abattus est si important. Le consommateur est en droit de savoir. »

Cancer du sein : le travail de nuit, facteur aggravant de risque

Cancer du sein: le travail de nuit, facteur de risque aggravant ?

24/06/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Le travail de nuit des femmes semble avoir une incidence sur la probabilité de développer un cancer du sein. C’est en tout cas ce que semblent démontrer les résultats d’une toute nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Inserm (Unité Inserm 1018 centre de recherche en épidémiologie et santé des populations).

Etonnante et inquiétante, l’étude publiée dans l’International Journal of Cancer, réalisée en France et baptisée CECILE, a comparé le parcours professionnel de 1200 femmes ayant développé un cancer du sein entre 2005 et 2008 à celui de 1.300 autres femmes.

« On a observé que les femmes qui avaient travaillé de nuit dans leur vie avaient un risque augmenté de 30% de cancer du sein par rapport à celles qui n’avaient jamais travaillé de nuit. Ceci en tenant compte de tous les «facteurs de confusion» possibles (c’est à dire de la consommation d’alcool, de l’âge des premières règles, du nombre d’enfants, etc.). Par ailleurs, c’était inattendu, mais on observe que moins le nombre de nuits travaillées par semaine est important et plus le risque est accru. En fait, on peut considérer qu’il y a une perturbation plus importante du rythme biologique, car elles passent plus souvent d’un rythme de jour à un rythme de nuit », ont notamment expliqué les chercheurs de l’Inserm.

Un résultat qui confirme de précédentes études qui démontraient que le rythme circadien (contrôlant l’alternance veille-sommeil) régulait de très nombreuses fonctions biologiques et était altéré chez les personnes travaillant la nuit où avec des horaires décalés.

On se souvient que c’est sur pression des institutions européennes que, au nom de « l’égalité professionnelle Hommes/femmes », a été réintroduit en 2000 le travail de nuit des femmes en France, alors qu’il était jusque là interdit par le Code du travail.

Crédit photo : Jessie Romaneix via Flickr (CC)

Rome: Casapound s’oppose à la nouvelle décharge publique et dénonce l’absence de recyclage

Rome: Casapound s'oppose à la nouvelle décharge publique et dénonce l'absence de recyclage

08/06/12 – 20h00
ROME (NOVOpress)
– Alors que la quasi totalité des grandes villes européenne est déjà passée depuis plusieurs années au tri et au recyclage de ses déchets, la capitale italienne continue à se borner à les déverser sans distinction puis à les enfouir. Cette pratique a entrainé la saturation des divers sites de déversement et le projet récent d’ouverture d’une nouvelle décharge publique géante dan le quartier de Riano, suscitant l’inquiétude et la colère des habitants du lieu.

Rejoignant la mobilisation citoyenne contre ce projet anti-écologique, anachronique et économiquement aberrant (de nombreux détritus triés pourraient être revendus à des entreprises pour réutilisation), les militants de Casapound œuvrent depuis plusieurs jours à la dénonciation d’une décision politique inique et néfaste au bien être de la population et à la protection de l’environnement. Ils participent notamment, nuit et jour, à l’occupation du lieu choisi pour installer la nouvelle décharge. Une trentaine de jeunes militants du mouvement ont également bloqué la route de Flaminia, à l’entrée de Riano, en exhibant des banderoles proclamant « Les déchets tuent » ou encore « les habitants de Riano veulent continuer à vivre« .

Le mouvement Casapound réclame la suspension du projet et la mise en place d’une politique ambitieuse de tri sélectif et de recyclage.

Comme l’a déclaré le vice-président de Casapound, Andrea Antonini : « Nous ne voulons pas simplement que la décharge soit déplacée, nous exigeons un système plus adapté à l’époque, plus protecteur de l’environnement et des populations. Nous ne voulons pas compromettre notre vie, notre économie et la santé de nos enfants simplement parce que Monsieur Allemanno (NDLR: l’actuel maire de Rome) n’a pas tenu ses promesses électorales et a préféré distribuer à tort et à travers l’argent public ».

Crédit photo : un.2vue via Flickr (CC)

Société toxique : toujours plus de jeunes français fument du cannabis

Société toxique : toujours plus de jeunes français fument du cannabis

03/06/12 – 08h30
PARIS (NOVOpress)
– Ennui, absence de perspectives, d’idéal, délitement familial …. Dans la tranche d’âge des 15-16 ans, la France est le pays d’Europe qui a connu la plus forte augmentation de la consommation de cannabis entre 2007 et 2011.

Selon l’enquête Espad (European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs), aujourd’hui 39 % des jeunes de 15-16 ans ont déjà fumé du cannabis au moins une fois dans leur vie quand ils n’étaient que 31 % en 2007, soit la plus forte croissance des 36 pays européens analysés.

La France est également le pays où l’on trouve le plus d’utilisateurs de cannabis « à problème » (violence, dépression, déscolarisation, troubles mémoriels…). Ils sont en effet près de 10% à souffrir de ces maux, contre 4 à 6 % dans les autres pays testés.

Parallèlement, l’étude révèle que l’usage des autres substances psychoactives est également à la hausse, notamment pour le tabac et l’alcool.

Crédit photo M. Martin Vicente via Flickr (CC).

OGM / Europe : la stratégie du « pied dans la porte » ?

OGM / Europe : la stratégie du "pied dans la porte" ?

20/05/2012 – 17h30
PARIS / VIENNE (NOVOpress) —
Les OGM seraient-ils l’avenir, comme nous le promettent leurs producteurs, ou seraient-ils dangereux, tant on n’a guère de connaissances – faute aussi du recul nécessaire – sur l’impact de ces semences sur la santé et les problèmes posés par leur dissémination ? Toujours est-il que les incessants palabres à leur sujet donnent une bonne illustration du fonctionnement compliqué et opaque des institutions européennes : la Commission européenne, sous la pression des lobbies agraro-industriels, voudrait les imposer ; de nombreux états membres, sous la pression populaire, appliquent au moins le principe de précaution ; le Parlement… parlemente.

La fragilité juridique des divers moratoires mis en œuvre par les États pour se protéger, et les controverses sans fin qui s’en suivent, ont conduit en juillet 2010 la Commission à accorder aux États membres la liberté d’interdire les OGM.

OGM / Europe : la stratégie du "pied dans la porte" ?
Franz Obermayr
Toutefois, le Danemark qui préside actuellement l’Europe a décidé de revoir ce fonctionnement : si un État veut obtenir par dérogation le droit d’interdire la culture d’un OGM, il devra tenter de trouver un accord avec l’entreprise qui demande l’autorisation de le cultiver, pour qu’elle renonce à le faire sur son territoire. Un compromis aberrant qui mettrait sur pied d’égalité États et multinationales, et censé paraît-il rassurer les « pro » et anti-OGM. Ce sujet inquiète en particulier Franz Obermayr (photo), député européen du Parti autrichien de la liberté FPÖ, parce qu’il irait sans aucun doute de pair avec un assouplissement de la réglementation. Obermayr réclame au contraire une tolérance zéro stricte pour les aliments qui seraient contaminés par des OGM.

Face au projet de la Commission de définir un seuil de tolérance pour les OGM non autorisés dans l’UE, il tonne : « le jeu est bien rôdé, mais il ne me plait pas plus qu’auparavant ! ». « Lors de l’introduction d’une réglementation à ce sujet pour l’alimentation animale, on nous a garanti une tolérance zéro en ce qui concerne l’alimentation humaine », continue-t-il. « À l’évidence, tout cela est caduque, et on nous jure maintenant qu’il serait hors de question d’envisager un seuil de tolérance de contamination pour les semences. Il est donc prévisible qu’à moyen terme, la tolérance zéro pour les semence aura également vécu ».

OGM / Europe : la stratégie du "pied dans la porte" ?Viendra donc probablement le jour où les producteurs de semences génétiquement modifiées voudront tout à coup faire valoir leur « propriété intellectuelle ». L’ensemble de la chaine de production alimentaire et le ravitaillement de la population s’en trouveront alors d’un coup sens dessus-dessous.

« Les européens ne veulent pas d’OGM dans leur assiette » clame Obermayr. « Il faut que la Commission l’accepte et ne cherche pas toujours à nouveau des pistes pour complaire à l’industrie et éviter des frictions avec l’OMC. Ce choix de fonctionnement fort peu pertinent ne fait qu’amener de l’eau au moulin de ceux qui associent Bruxelles avec le mépris des citoyens et une trop grande écoute des intérêts industriels ».

Photo en Une : myri_bonnie via Flickr (cc)

Le Coca-Cola cancérigène aux Etats-Unis mais pas en Europe [vidéo]

Le Coca-Cola cancérigène aux Etats-Unis mais pas en Europe [vidéo]

L’Etat de Californie a classé le 4-méthylimidazole, un composant du Coca-cola, comme étant un produit ayant un risque cancérigène à partir d’une dose très inférieure à la quantité contenue dans ce breuvage (comme d’ailleurs dans Pepsi ou d’autres sodas). Couramment appelée « 4-MEI », cette substance chimique sert à colorer la célèbre boisson gazeuse en lui donnant son aspect brun/caramel.

Afin d’éviter d’apposer un logo d’avertissement sur ses bouteilles et cannettes, Coca-cola a décidé, au cours du 1er trimestre de 2012, de modifier sa recette en réduisant le taux de 4-MEI ; mais aux Etats-Unis seulement.

La législation européenne fixant le seuil de dangerosité du 4-MEI  à un niveau nettement plus élevé que la quantité contenue dans le Coca-Cola, la firme américaine ne prévoit pas de modifier ses ingrédients de ce coté-ci de l’Atlantique.

Les polluants chimiques seraient en partie responsables de l’obésité

Les polluants chimiques seraient en partie responsables de l’obésité

12/04/2012 – 18h45
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
Deux études publiées le mois dernier, une française (par le Réseau Environnement Santé, RES) et une britannique (par Chemicals, Health and Environment Monitoring Trust, CHEM Trust), trouvent que les polluants chimiques seraient gravement impliqués dans l’épidémie actuelle d’obésité.

D’après ces études, la nutrition et la sédentarité ne seraient pas les seules causes de l’obésité ?

Les polluants chimiques « obésogènes » seraient en effet d’importants perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire des molécules déséquilibrant le système hormonal en altérant la croissance, le développement et le comportement. Les polluants organiques persistants (POP), utilisés dans les insecticides, sont particulièrement nocifs.

Le bisphénol A a-t-il lui aussi un impact sur l’obésité ?

Ce composé chimique sera prochainement exclu des conditionnements alimentaires. Il est également mis en cause par les chercheurs qui s’intéressent à l’obésité. Comme le constatait déjà en 2006 le chercheur Bruce Blumbert, qui fut le premier à avoir utilisé le terme « obésogène », certaines molécules peuvent inciter le corps à produire plus de cellules graisseuses.

En tout cas, la multiplication des séminaires scientifiques prouve que ce sujet préoccupe aujourd’hui grandement les chercheurs. Pourtant, l’Agence nationale de la recherche a annulé en 2012 son programme de recherche « Contaminants et environnements », qui mettait l’accent sur les conséquences des facteurs environnementaux sur la santé humaine.

Image : normalité, surpoids, obésité. Domaine public.

La dégradation de l’environnement, cause de la baisse de la fertilité française ?

01/03/12 – 08h00
PARIS (NOVOpresss)
– Selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), la nette augmentation des cancers du testicule depuis les cinquante dernières années, pose désormais un problème grave de santé publique.

Selon le Bulletin également, en France, environ 1 couple sur 5 qui arrête d’utiliser un moyen de contraception sera concerné par une infécondité involontaire d’au moins un an.

Par ailleurs, des études concernant l’évolution des caractéristiques du sperme chez l’homme montrent qu’« une décroissance de la qualité du sperme a été mise en évidence ».

Selon les auteurs, ces variations pourraient être le fait d’une « exposition à de multiples facteurs reprotoxiques, environnementaux ou liés au mode de vie ». Par exemple, l’exposition professionnelle aux pesticides, la pollution urbaine, le surpoids, ou encore l’imprégnation tabagique et alcoolique – fût-elle passive durant la grossesse de leur mère- réduiraient les capacités de reproduction des hommes adultes.

A cela s’ajoute l’augmentation importante de la fréquence de la stérilité due au fait que les couples reportent à un âge de plus en plus tardif les naissances désirées. La proportion de femmes stériles n’est que de 5% à 25 ans, elle atteint les 10% à 30 ans, approche les 30% à 40 ans pour croître encore plus vite ensuite.

Crédit photo : j.dopf via Flickr (cc).

Le maïs OGM Monsanto va-t-il être commercialisé ?

Le maïs OGM Monsanto va-t-il être commercialisé ?

25/02/11 – 12h00
PARIS (NOVOpress)
– Le 20 février dernier, les ministres de l’Écologie et de l’Agriculture ont demandé à la Commission européenne de suspendre la mise en culture du maïs transgénique MON 810.
Parallèlement à cette démarche, les autorités françaises se préparent à prendre une mesure conservatoire en cas de refus européen.

Mais dans l’attente de cette mesure, quid du maïs OGM MON810 à nouveau autorisé par les instances européennes (et le Conseil d’Etat français pour non-respect des procédures) et de sa diffusion sur notre sol ?

Face à cette question, les associations environnementalistes sont inquiètes et demandent à ce que ce maïs ne puisse pas être commercialisé durant le laps de temps nécessaire à l’Etat français pour prendre une nouvelle mesure légale d’interdiction. Cette interdiction est d’autant plus urgente que la période des semis approche.

Dans l’attente d’une mesure gouvernementale, les associations écologistes et environnementalistes « appellent au bon sens et à la responsabilité des coopératives et des agriculteurs et leur demandent de ne pas vendre ni semer ce maïs transgénique lors de la prochaine campagne ».

Elles invitent par ailleurs la population à participer à la consultation publique ouverte sur ce sujet : http://agriculture.gouv.fr/consultation-mesure-d-urgence-MON810

Crédit photo : kmillard92 via Flickr (cc).

Russie : nombreux cas de maladies infectieuses parmi les migrants

Russie : nombreux cas de maladies infectieuses parmi les migrants

23/02/11 – 15h00
MOSCOU (NOVOpress)
– Contrairement à l’inconscience repeinte en « humanisme » de plusieurs pays occidentaux, au premier rang desquels la France, la Russie impose des contrôles sanitaires et des tests de dépistage aux immigrants venant travailler sur son sol.

Ce principe de précaution et de protection de la population locale a permis de dépister plus de 1.200 séropositifs en 2011, selon les chiffres révélés par le directeur du Service fédéral russe de contrôle sanitaire, Guennadi Onichtchenko.

« Selon nos données, 38.000 migrants atteints de maladies infectieuses ont été signalés en 2011, ils sont passibles d’expulsion. A notre avis, une telle mesure est justifiée. Sur la période comprise entre janvier et décembre 2011, plus de 6.000 personnes atteintes de maladies dangereuses et transmissibles, dont 1.200 séropositifs et plus de 2.000 tuberculeux, ont été dépistées« , a-t-il déclaré lors d’une réunion du Service fédéral russe des migrations.

Crédit photo : Gates Foundation via Flickr (cc)

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments une nouvelle fois lourdement critiquée

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments une nouvelle fois lourdement critiquée

18/02/12 – 10h00
PARIS (NOVOpress)
– Dans un nouveau rapport rendu public le 14 février dernier, Corporate Europe Observatory (CEO) et Earth Open Source (EOS) critiquent avec force et vigueur l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), mettant notamment en doute son indépendance vis-à-vis de l’industrie agro-alimentaire.

En effet, selon leur rapport, cette administration se base sur des données et des experts en provenance de cette industrie pour évaluer la sécurité des aliments, soulevant de sérieux doutes quant à la neutralité et l’objectivité de ses recommandations.

« Notre enquête montre que les intérêts industriels ont pénétré au cœur même de l’EFSA. La fréquence des conflits d’intérêts au sein du conseil d’administration et des panels d’experts, ainsi que le fait de se baser largement sur des études de l’industrie, sapent la capacité de l’EFSA à agir conformément à l’intérêt public en matière de sécurité alimentaire. Le fonctionnement de l’EFSA doit être complètement révisé », explique notamment Nina Holland, de Corporate Europe Observatory.

Par ailleurs, les recommandations de l’EFSA ont été critiquées en de nombreuses occasions. Des produits tels que l’Aspartame (un édulcorant), le Glyphosate (un herbicide) et le composé chimique Bisphénol A, utilisé dans les plastiques, auraient été approuvés en dépit des réserves soulevées par des études scientifiques indépendantes, peut on lire dans le communiqué de presse accompagnant le rapport.

Crédit photo : Magharebia via Flickr (cc)

Condamnation du géant américain Monsanto en France

Condamnation du géant américain Monsanto en France

14/02/2012 – 16h00
LYON (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – C’est une grande première en France. Un particulier s’est attaqué au groupe Monsanto, géant américain des pesticides, et a réussi à le faire condamner, hier à Lyon, pour intoxication à l’herbicide en 2004.

Cela lui ouvre la voie à des dommages‑intérêts. L’agriculteur français, Paul François, exploite 400 hectares de céréales en Charente et avait l’habitude de traiter ses champs de maïs avec du produit Lasso, fabriqué par Monsanto. Il avait dû être hospitalisé à plusieurs reprises et avait subi de graves troubles neurologiques après avoir inhalé le produit. Mosanto a fait appel de cette condamnation.

Crédit photo : United States Department of Agriculture/Wikipédia sous licence CC.

Un Allemand sur cinq atteint de troubles psychologiques à cause du travail

Un Allemand sur cinq souffre de troubles psychologiques à cause du travail

10/02/12- 18H00
BERLIN (NOVOpress)
– Il y a des aspects du « modèle allemand » tant vanté actuellement que nos politiques ne semblent pas pressés de mettre en avant.

Ainsi ,le coût en matière de santé publique des réussites de la première économie européenne ne sont guère évoqués.

Pourtant, un Allemand sur cinq souffre de troubles psychologiques à cause du travail, d’après une enquête menée par la caisse d’assurance maladie TK auprès de plus de 3 millions d’assurés.

Par ailleurs, l’enquête montre que cette souffrance au travail ne cesse d’augmenter avec notamment une augmentation 33% depuis 2007 des arrêts de maladies pour « stress » et une véritable explosion de la consommation d’anti-dépresseurs (+ 41% sur la même période).

Le syndrome d’épuisement professionnel toucherait en Allemagne plus de 9 millions de personnes dans tous les secteurs d’activité et parmi toutes les tranches d’âges.

A force de n’avoir de l’existence qu’une vision purement économique, on semble oublier de plus en plus souvent que derrière les chiffres, il y a des hommes.

Crédit photo : darkwood67/Flickr sous licence CC