Le débat sur l'IVG revient aujourd'hui à l’Assemblée nationale

Le débat sur l’IVG revient aujourd’hui à l’Assemblée nationale

20/01/2014 – 14h05
PARIS (NOVOpress) – La proposition de certains parlementaires PS de réécrire la loi Veil de 1975 sur l’interruption volontaire de grossesse relance le débat. La refonte viserait à supprimer la référence à la « situation de détresse » de la femme, justifiant le recours à l’IVG, même si elle n’est pas appliquée en pratique — rappelons que plus d’un tiers des françaises ont déjà eu recours à l’avortement. Seconde mesure : l’extension du délit d’entrave à l’IVG au « fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption de grossesse ». Les associations de soutien aux femmes choisissant de garder leur enfant risquent désormais jusqu’à deux ans de prison et 30.000 € d’amende.

Ce débat anime aussi les plateaux télévisés et Roselyne Bachelot, ancienne ministre de François Fillon, a eu l’occasion de prendre farouchement la défense du droit à l’avortement : « Il s’agit, a‑t‑elle dit, d’une liberté imprescriptible, nous l’avons conquise il y a 40 ans, il n’est pas question de revenir sur ce droit ».

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Les Hôpitaux de Paris tournent à plein régime

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Dossier médical personnel : 500 millions d’euros jetés par les fenêtres

Dossier médical personnel : 500 millions d’euros jetés par les fenêtres

05/01/2014 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – À la base, l’idée semblait bonne : le dossier médical personnel (DMP) était destiné à répertorier sur support informatique les antécédents d’un patient, ses allergies, ses résultats d’examens et toute information susceptible de faciliter sa prise en charge par un praticien ou un établissement hospitalier. Sécurisé et confidentiel, ce document ne pouvait être consulté qu’avec l’accord du patient.

Mais, comme souvent quand de grosses sommes d’argent public sont en jeu, les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu… Initié par Philippe Douste-Blasy en 2004, le projet est resté en jachère jusqu’à ce que Roselyne Bachelot (qui allait démontrer un an plus tard son art du gaspillage en dilapidant un milliard d’euros pour la grippe H1N1), le ressorte des tiroirs en 2008.

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Le livre du docteur Jean Gautier “Freud a menti”

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Le gouffre financier des médecins intérimaires

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18/12/2013 – 13h30
PARIS (NOVOpress) – C’est une aberration du système français dont les professionnels et les politiques n’aiment pas beaucoup parler : chaque année, les quelque 6000 médecins intérimaires de l’hôpital public coûtent à la France environ 500 millions d’euros.

Pourquoi avoir recours à des intérimaires ? Pour pallier la pénurie de médecins. Pourquoi y a-t-il pénurie ? À cause du numerus clausus qui sévit depuis des lustres : une absurdité limitant le nombre de nos étudiants en médecine formés par an. Certains n’hésitent pas à profiter de l’aubaine pour faire monter les enchères, touchant en moyenne 600 à 800 euros nets la journée, contre seulement 260 pour un titulaire ! Des directeurs d’hôpitaux doivent parfois se livrer à de petits arrangements plus ou moins légaux, tels des contrats de recrutements de courte durée renouvelés au fil des mois. Dans les petits hôpitaux, certains services ne peuvent se maintenir qu’en recrutant 100% de remplaçants.

Autant d’incohérences que dénonce le rapport du député PS Olivier Véran, pointant également la dégradation de la qualité des soins qui en découle : « Le marché s’est emballé, remettant en cause par endroits la qualité, la continuité, la sécurité des soins », confie-t-il. À la lecture de ces observations, la ministre de la Santé Marisol Touraine s’est déclarée « choquée » et « préoccupée » par une situation à laquelle elle souhaite « apporter de la régulation », comme si elle semblait soudain découvrir des pratiques connues de tous dans le milieu médical.

Crédit photo : nightblue via Flickr (cc)