Romain Espino : « SOS Méditerranée déploie sa propagande dans les écoles »

Le 9 janvier 2019, l’association SOS Méditerranée a reçu l’agrément du ministère de l’Éducation nationale afin d’intervenir dans les établissements scolaires pour présenter son action.

Romain Espino réagit sur Boulevard Voltaire et dénonce cet « endoctrinement » des plus jeunes par les militants de cette association.

SOS Méditerranée vient de recevoir l’agrément du ministère de l’Éducation nationale pour faire partie des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public. Elle sera donc susceptible d’intervenir dans les écoles. Pourquoi avez-vous dénoncé ce choix ?

L’ONG SOS Méditerranée est véritablement un organe militant. Les membres de cette association sont des militants immigrationnistes, sans frontiéristes avec une vraie idéologie. Ils ne sont pas simplement des humanitaires. C’est pourquoi nous dénonçons le fait qu’il puisse avoir l’agrément pour aller dans les écoles et parler aux plus jeunes. Cela leur donne la possibilité de déployer leur propagande auprès des plus jeunes, de faire de l’endoctrinement et d’user de manipulation pour faire passer leur idéologie. C’est totalement inacceptable !

Il y a quelques mois , vous aviez envahi pacifiquement les locaux de SOS Méditerranée. Où en est cette affaire ?

Le 5 octobre dernier, nous avons effectivement occupé les locaux de l’association SOS Méditerranée à Marseille. Nous avions déployé une banderole aux fenêtres dénonçant la complicité de SOS Méditerranée dans le trafic d’êtres humains. Suite à cette opération, nous avons été placés en garde à vue pendant 48 heures avec à l’issue une mise en examen avec contrôle judiciaire. Nous sommes 22 militants à devoir aller pointer au commissariat. Aujourd’hui, j’étais à Marseille pour une audition devant le juge d’instruction. La procédure continue et l’enquête est toujours ouverte.

Suite à cette action, 56 personnalités de droite avaient signé une tribune pour soutenir votre action. Êtes-vous en lien avec ces personnalités pour interpeller le ministre de l’Éducation nationale ?

Notre tribune a en effet été signée par 50 personnalités de la droite au sens large. Elle fut un véritable levier pour faire passer notre message. On continue toujours à échanger avec ce réseau pour défendre notre identité contre l’immigration.

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gilets jaunes

Le lancement du grand débat national n’a pas affaibli la mobilisation des Gilets jaunes

21/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Gilets jaunes toujours mobilisés. Ce samedi, pour leur dixième samedi de manifestation, 84.000 personnes ont bravé le froid et se sont rassemblées dans différentes villes de France, selon des chiffres rendus publics par le ministère de l’Intérieur. À 14 heures, le ministère annonçait 27.000 manifestants.

« Une mobilisation au moins égale à la semaine dernière est attendue », avait indiqué une source policière à l’AFP.

Oui, et les Gilets jaunes lui ont donné raison : ils étaient aussi nombreux que samedi dernier à descendre dans la rue. Cette journée faisait office de test pour le gouvernement qui a lancé cette semaine son grand débat national.

Avec plus de 10.000 manifestants, la ville de Toulouse a été en tête de la contestation.

De nombreux appels à converger vers Toulouse avaient été lancés sur les réseaux sociaux. Ils semblent avoir été entendus, puisque samedi, pour l’acte X du mouvement, la bvlle rose a été celle qui a recensé le plus de Gilets jaunes. La préfecture a recensé 10.000 manifestants au plus fort de l’après-midi, contre 6.000 la semaine précédente, ce qui était déjà un record. Selon les Gilets jaunes, ils étaient au moins 5.000 de plus.

La première pierre du Puy du Fou à Tolède vient d’être posée

21/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Alors que le Puy du Fou vient de refermer les portes de sa saison 2018, le parc vendéen annonce avoir encore battu son record de fréquentation. Mais les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là !

Le Puy du Fou, deuxième parc le plus fréquenté en France, va créer un autre parc, à Tolède, dédié à l’histoire de l’Espagne.

La première pierre a donc été posée le 16 janvier dernier, en présence du créateur du Puy du Fou, Philippe de Villiers et de son fils Nicolas, le président du Grand Parc.

Un spectacle nocturne est prévu pour 2019 et l’ouverture du parc pour 2020.


Acte 10 des gilets jaunes : « Le grand débat, c’est de l’enfumage »

21/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Deux mois après le début de la mobilisation des gilets jaunes, l’heure est aujourd’hui au grand débat national, inauguré lundi par Emmanuel Macron.

Mais dans les cortèges de l’acte 10 de ce samedi à Paris, les gilets jaunes, eux, n’adhèrent pas. “Pour moi, le grand débat, c’est de l’enfumage” lance Maxime qui suit le rassemblement au départ des Invalides.


Le parti AFD en Allemagne sous surveillance

18/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) a annoncé mardi 15 janvier l’ouverture d’une enquête sur l’Alternativ für Deutschland (AfD, devenu en 2017 la principale force d’opposition au parlement avec 92 députés (sur 730).

Selon le BFV, l’AFD menacerait, « l’ordre constitutionnel libéral et démocratique », c’est-à-dire qu’il porte atteinte selon ses détracteurs aux principes de l’État de droit. Si la décision est saluée à droite comme à gauche de l’échiquier politique allemand, la réaction des intéressés ne s’est pas faite attendre : les responsables du parti ont tenu une conférence de presse juste après l’annonce, annonçant leur intention de saisir la justice.

Ils dénoncent une décision prise « sous pression politique », à l’orée d’une année électorale importante.

«NOoS-citoyens» : une plateforme informatique pour collecter les revendications

18/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien avec Elyan Calhiol, créateur de la plateforme digitale noos-citoyens.com.

Pour l’instant informative, elle va servir à enregistrer de façon numérique les revendications politiques et sociales des citoyens.

L’objectif est aussi d’accompagner la digitalisation du mouvement des Gilets jaunes.


Gilets jaunes : une pétition en ligne réclame la mise en place du référendum d’initiative citoyenne

18/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Revendication phare des manifestants qui prennent pour exemple leurs voisins suisses, le RIC est une invitation au dialogue avec les instances de l’État. Cette démarche a été soutenue par des dizaines de milliers de personnes depuis lundi. Traduisant un ras-le-bol de la démocratie représentative corrompue, cette initiative n’est pas sans danger puisque ses partisans demandent à s’exprimer seuls, sans députés ou multiples commissions.

La question a déjà été désamorcée par le gouvernement puisque, subtile mais bien présente, la propagande contre le référendum d’initiative citoyenne est lancée !

Oui, notons par exemple les articles de Gaspard Koening, dans les Echos ou encore Le Figaro. Gaspard Koenig, fondateur du think tank ultra-libéral Génération Libre est loin d’être neutre puisqu’il y a moins d’un an, il estimait qu’Emmanuel Macron était un « Prophète du libéralisme ». Dans ses articles, il estime que « le RIC ouvre la voie à la démagogie et à la tyrannie de la majorité ».

Emmanuel Macron aussi a bien anticipé le virage.

D’abord, dans sa fameuse « lettre aux Français », les plumes d’Emmanuel Macron écrivaient en son nom, « Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre. »

Et puis dans un second temps, lors de son opération de communication auprès de 600 maires normands, il a déclaré « Il faut de l’expression citoyenne mais pas sur tous les sujets. ». Dans le même temps, plusieurs élus invités sur les plateaux télé expliquaient que le RIC était dangereux, expliquant que les Français pourraient voter contre le mariage homosexuel et l’immigration.
Bref, discutons mais pas de tout, et surtout laissons la décision aux élus !

Pour signer cette pétition : https://www.change.org/p/un-referendum-pour-le-ric-la-baisse-des-taxes-de-1%C3%A8re-n%C3%A9cessit%C3%A9-et-des-salaires-des-elus

Robert Ménard : « L’autre performance, c’est la capacité des maires à oublier ce que le même Macron leur a fait ! »

Emmanuel Macron a lancé le coup d’envoi du débat national devant 653 maires normands : il s’est exprimé durant plus de six heures et demie. Robert Ménard réagit à cette « performance ».

À la veille de l’arrivée d’Emmanuel Macron dans sa région, le maire de Béziers – ville emblématique de la France périphérique – déplore ne pas avoir été invité.

Emmanuel Macron a lancé, hier, le grand débat national face à 653 maires normands. Il s’est exprimé plus de six heures sur de nombreux sujets. Qu’avez-vous pensé de cette performance ?

On ne peut pas lui retirer un vrai talent. S’exprimer plus de six heures devant les maires avec l’aisance qui est la sienne, ce n’est pas rien. Reste l’autre performance : faire oublier aux maires ce que le même Macron leur a fait depuis qu’il est élu. Je suis sidéré de voir un certain nombre d’élus oublier qu’Emmanuel Macron méprise la province, les villages, la ruralité et tout ce qui n’est pas parisien. On tomberait à la renverse en voyant que les maires lui ont fait une ovation. Ils ont perdu la tête.

Emmanuel Macron avait cependant reconnu l’utilité des maires dans sa lettre ouverte aux Français. Cela vous a-t-il convaincu ?

Tous les sondages disent que les maires sont les seuls élus populaires en France. En revanche, qu’Emmanuel Macron, ce Président particulièrement impopulaire, ait l’intelligence et le machiavélisme d’utiliser ce qu’il a tout le temps critiqué et méprisé, c’est-à-dire leur popularité, pour en tirer parti et renouer des liens avec les Français, la ficelle est un peu grosse.
Je suis évidemment pour le débat, mais je ne veux pas être instrumentalisé. J’ai le vague sentiment qu’on assiste à une véritable instrumentalisation. Je suis plus qu’étonné que les élus n’y prennent pas garde.
C’est un peu comme tous ces gens qui fréquentent des gens connus et qui ont l’impression qu’il y a une sorte de poussière d’or qui leur retombe sur les épaules, juste parce qu’ils fréquentent des puissants. Je me contrefous de fréquenter des puissants et je m’étonne qu’un certain nombre de maires acceptent de jouer ce jeu-là.
Que les maires soient les porte-parole des gens qui sont descendus sur tous nos ronds-points depuis des mois, bien sûr. Mais qu’ils servent de courroie de transmission à un pouvoir qui est à ce point discrédité, il me semble que ce n’est pas tout à fait la même chose.

Emmanuel Macron continue sa tournée. Il se rendra, demain, dans le Gers, à quelques kilomètres de Béziers. Êtes-vous convié ?

C’est la même région, mais c’est un peu plus que quelques kilomètres ! Je n’ai, bien sûr, pas été convié. Béziers est l’exemple même de cette ville moyenne et de cette France périphérique. Elle a deux quartiers prioritaires. Elle connaît des difficultés et des succès.
Évidemment, monsieur Macron n’a pas imaginé nous inviter. Je lui avais écrit pour lui dire que j’étais prêt à le recevoir dans ma ville. J’ai reçu une réponse du genre « J’ai bien noté votre CV, je le laisse sur la pile et on en reparlera une prochaine fois ».
Tout cela finit par ressembler à une mascarade.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Interdit d’interdire : Twitter rend-il fou ?

18/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans cette nouvelle émission, Frédéric Taddeï reçoit Odile Ambry, experte en conseil et stratégie de communication, Fabrice Epelboin, entrepreneur et spécialiste des médias sociaux, Thomas Guénolé, politologue et Joachim Son-Forget, député, ex-LREM.


Saint-Denis : un nouveau toit pour les immigrés clandestins

18/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Russier maire de Saint-Denis a annoncé avant-hier, dans un entretien avec France Bleu, que 400 clandestins vont être mis à l’abri à la fin de la semaine.

Ils occupent l’avenue Wilson dans sa ville. Il estime qu’il ne faut pas faire de différence entre clandestins ou non.

Il dénonce l’absence « d’une politique digne d’accueil des migrants ».

Rappelons que le nombre de SDF morts dans la rue se situe entre 400 et 500 tous les ans depuis 2013.


Ces Gilets jaunes que Macron veut faire taire, par Ivan Rioufol

Merci qui ? Merci les Gilets jaunes ! Ceux qui s’enchantent du grand débat national, ouvert mardi, en ont déjà oublié la cause. Hier, à Grand Bourgtheroulde (Eure), les Gilets jaunes étaient indésirables. Porter un gilet était même susceptible d’une amende de 135 euros. Les forces de l’ordre ont été plus intraitables pour cette tenue que, en d’autres lieux, pour le port de la burqa. Passons sur cette absurdité. La consigne était de ne pas perturber la prestation d’Emmanuel Macron, venu là pour lancer son initiative face à 653 maires normands. Même lui ne se résout d’ailleurs pas à nommer les Gilets jaunes, c’est-à-dire à les faire exister. Ils n’ont été évoqués qu’une fois par le chef de l’Etat.

Alors qu’ils se sont imposés, en deux mois, comme l’expression politique de la France invisible, les voici relégués à nouveau par le pouvoir dans l’anonymat de leur marginalisation et de leur beaufitude. Il n’est pas certain que cette stratégie présidentielle, qui vise à s’approprier un exercice démocratique dont Macron se serait passé sans cette révolte des Oubliés, soit bien comprise par la France d’en bas, plus souvent insultée que soutenue. Hier, la prestation du président fut certes impressionnante : durant près de 7 heures, il a écouté et répondu aux questions et doléances des maires. Il est vrai qu’il aurait pu avoir ce même dialogue en novembre, s’il avait tenu sa promesse d’assister au congrès des maires de France. Toutefois, le chef d l’Etat se tromperait s’il pensait effacer si facilement les Gilets jaunes de sa vue. C’est eux qu’il doit affronter prioritairement.

La macronie s’agace d’avoir à répondre aux injonctions du peuple en colère. En Marche ne comprend rien à ce réveil d’une France immobile. Or une post-modernité émerge de cette société civile enracinée. Elle porte une vision plus humaine des relations sociales et économiques. La fraternité, la proximité, l’accessibilité, le respect des gens sont des tendances qui dépassent la seule quête égalitariste et revancharde avancée par ceux qui réclament le retour à l’ISF. Si Macron va au bout de sa démarche, elle ne peut que déboucher sur une remise en question de sa politique mondialiste et relativiste. Car c’est bien son “progressisme” post-national qui est contesté. Son nouveau monde est déjà obsolète.

La post-modernité s’annonce réactionnaire, en ce sens qu’elle s’inscrit dès à présent en réaction aux visions déracinées et mercantiles de l’homme augmenté. Hier, le président est convenu que la généralisation des 80km/h sur les routes aurait mérité plus de souplesse. Mais il a fait savoir également sa méfiance pour le référendum d’initiative citoyenne, qu’il voit comme une menace pour la démocratie représentative. Pourtant, il est tout aussi loisible de faire de cette procédure, intelligemment encadrée, un partenaire du législateur. Hier, parlant des Français en situation difficile, il a dit : “Il y en a qui font bien, et il y en a qui déconnent“. En macronie, le déconomètre s’est emballé. Et ce sont les Gilets jaunes qui ont donné l’alerte. Merci qui ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Une petite commune du Finistère en grogne contre l’installation de clandestins sur son sol

17/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les chiffres officiels de l’immigration en 2018 sont tombés hier, augmentant de 22% par rapport à l’année précédente. Près de 250.000 titres de séjour ont été accordés l’année dernière. Sur cinq ans, le volume de clandestins légalisés en France a donc atteint le volume en habitants de la ville de Lyon.

Comment l’Etat fait-il pour traiter autant de dossiers de sans-papiers ?

Le gouvernement d’Emmanuel Macron délocalise la majeure partie des clandestins vers de petits villages ruraux, en attendant que leurs dossiers soient validés et qu’ils obtiennent un titre de séjour. C’est ce qui risque d’arriver à la petite commune d’Arzano dans le Finistère, qui compte un peu plus de mille habitants.

Que se passe-t-il concrètement là-bas ?

La mairie a décidé d’utiliser les locaux de la gendarmerie désaffectée pour en faire un CAO, c’est-à-dire un Centre d’Accueil et d’Orientation pour les clandestins. Le nombre exact de clandestins qui vont y être installés est encore inconnu, mais la décision inquiète déjà les riverains. Une réunion publique a pourtant eu lieu en décembre dernier visant à rassurer les habitants.

Les riverains semblaient avoir beaucoup de questions à poser au maire !

Ils étaient nombreux à rappeler que la commune ne faisait rien pour aider les anciens et les plus défavorisés. D’autres se sont inquiétés quant à la possible apparition de clandestins désœuvrés à cinquante mètres de l’école. Enfin, certains habitants ont rappelé le coût pharaonesque d’une telle entreprise aux frais du contribuable : près de 6000 euros par mois et par sans-papier !

Mais il resterait peut-être un espoir pour les habitants réfractaires, dans l’exemple de la petite ville de Louveciennes, dans les Yvelines. Un projet similaire avait été lancé, mais la volonté des habitants qui refusaient cette installation arbitraire avait été la plus forte, et le projet avait donc avorté !

Le Gallou décrypte iMédias

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou : Cultiver l’esprit de résistance

On connaît le caractère percutant des ouvrages de Jean-Yves Le Gallou. Européens d’abord – Essai sur la préférence de civilisation (Via Romana) ne déroge pas à la règle et ne pourra que passionner nos lecteurs.

— Nous avions déjà la préférence nationale, qu’est-ce qui vous a fait passer à la « préférence de civilisation » ?

— La préférence nationale consiste à accorder des droits préférentiels aux nationaux : droits politiques (vote), droits associatifs et syndicaux (droits de représentation), droits économiques (emploi), droits sociaux (prestations familiales et sociales). La préférence nationale reste évidemment pertinente mais elle a perdu une partie de son sens puisque la nationalité a été bradée. Et qu’une partie des gens d’origine étrangère qui ont acquis la nationalité française ne sont français ni par l’origine, ni par la mémoire, ni par le cœur, ni par les mœurs. Aujourd’hui, un Français de civilisation européenne se sent davantage chez lui à Prague, Budapest ou Lisbonne qu’en Seine-Saint-Denis.

La préférence de civilisation consiste à prendre acte que des civilisations différentes coexistent sur notre sol et que nous n’avons pas à les mettre sur le même plan. Nous devons exercer une préférence en faveur de notre civilisation, la civilisation européenne : la civilisation des libertés, la civilisation de l’incarnation, la civilisation qui respecte la femme, la civilisation des grandes découvertes. Impossible de mettre sur le même plan les mœurs musulmanes (voile islamique, halal, ramadan) et les nôtres. Impossible de mettre sur le même plan la religion chrétienne au cœur de l’histoire européenne depuis quinze siècles et l’islam religion étrangère, sinon hostile.

— Léon Daudet qualifiait le XIXe siècle de « stupide ». Comment qualifieriez-vous le XXe ?

— D’« horrible !» D’« infâme ! » Pour l’Europe c’est le siècle de la grande guerre civile intereuropéenne (1914, 1945). Puis le siècle de la culpabilisation. De la triple culpabilisation : les Européens – collectivement – sont successivement déclarés coupables des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, des horreurs de la colonisation, des horreurs de l’esclavage. Les médias dominants, les ONG, les structures d’enseignement imposent une idéologie de haine de soi et de préférence pour l’Autre, c’est le culte de « Big Other » selon Jean Raspail. C’est insupportable !

— Où est l’Europe pour vous ? De l’Atlantique à l’Oural ?

— Il y a plusieurs définitions possibles de l’Europe :

La petite Europe à l’ouest : le monde impérial des Habsbourg (Allemagne, Autriche, Italie, Espagne), celui des Etats nations (France, Grande Bretagne) et des cités Etats (mer du nord, Hanse, Italie).

La grande Europe qui va jusqu’à l’Oural avec le monde catholique (et en partie protestant) à l’ouest et le monde orthodoxe à l’est.

L’Europe monde, selon cette dernière définition l’Europe est là où il y a des Européens : en Europe bien sûr mais aussi en Sibérie, en Afrique du sud, au Chili, en Argentine, à l’ouest du brésil, dans les quartiers européens d’Amérique du nord, en Australie, en Nouvelle Zélande. La préférence de civilisation vaut partout. Et par-delà les possibles querelles géopolitiques.

— Quelles qualités et quels défauts a cette Europe ?

— Le défaut c’est l’hybris. La perte de la mesure. La folie de la croyance en un progrès indéfini. L’arraisonnement sans limites du monde par la technique. L’obsession de la croissance marchande. Le scientisme, le transhumanisme. Et dans le même temps l’autoflagellation et l’auto-culpabilisation.

— Quels sont les dangers qui la menacent ?

— Le Grand Remplacement. Le Grand Remplacement démographique qui débouche sur le Grand Remplacement civilisationnel. De même que sous les pommiers, on trouve des pommes, les musulmans islamisent et les Africains africanisent…

— Une civilisation souffre par masochisme, selon vous, et risque de mourir par suicide. Alors, on baisse les bras ?

— Sûrement pas. On cultive l’esprit de résistance. J’oppose au Grand Remplacement le Grand Ressourcement le retour aux fondements de notre civilisation. Ce qu’on a appelé pendant très longtemps « les humanités ». Je propose aussi un récit civilisationnel, l’histoire commune des Européens. Celle des grands cycles artistiques et architecturaux qu’ils ont partagés au cours de plusieurs millénaires. Leur histoire-bataille commune : l’affrontement entre l’Orient et l’Occident (Les Thermopyles, Salamine, Rome contre Carthage), la chrétienté contre l’islam (la Reconquista, les Croisades, la lutte contre le Grand Turc, les batailles de Lépante et de Vienne), les grandes découvertes et la conquête du monde. Enfin il faut redonner des frontières – physiques et mentales – à l’Europe pour lui permettre de s’opposer à l’invasion afro-musulmane.

— A quelques mois des européennes, voyez-vous, comme Bruno Gollnisch (voir notre entretien du 24 octobre), « une poussée considérable en faveur d’une Europe protectrice de ses frontières, indépendante de toute vassalité » ?

— « Indépendante de toute vassalité », je n’en suis pas sûr car certains pays par leur histoire (Pologne, Danemark, pays baltes) gardent un tropisme proche des Etats-Unis. En revanche le besoin de frontières est profondément ressenti par les peuples et il devrait s’exprimer lors de ces élections. « Europe, l’heure des frontières » sera d’ailleurs le thème du V e colloque de l’Institut Iliade qui se tiendra le samedi 6 avril à la Maison de la chimie.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2019

Année 2018 : les premières statistiques sur l’immigration dévoilées – un bilan en demi-teinte

17/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La Direction générale des étrangers en France (DGEF) du ministère de l’Intérieur a mis en place un calendrier de publication des statistiques annuelles entrant dans le champ de la migration et de la protection internationale. Ainsi, dans le respect des règles de la statistique publique, ont été diffusées le 15 janvier 2019 les données provisoires relatives à la délivrance des visas aux étrangers, aux éloignements des étrangers en situation irrégulière, à la demande d’asile et à l’acquisition de la nationalité française ainsi qu’une première estimation de l’admission au séjour.

Une hausse constatée dans plusieurs domaines

Le nombre de visas délivrés progresse de 4,3% en 2018, avec un total de 3 .571.399 visas délivrés. L’immigration familiale, qui représente la plus grande part du flux migratoire, est quasiment stable (+ 0,5 %). 82.580 premiers titres de séjour ont été délivrés à des étudiants, ce qui représente le plus haut niveau jamais atteint, après 80.339 en 2017. En 2018, 122.743 demandes d’asile y compris mineurs accompagnants ont été introduites à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, soit 22 % de plus qu’en 2017. Le nombre de demandes d’asile enregistrées au niveau des guichets uniques atteint le chiffre de 128.800. En 2018, le premier pays de provenance des primo-demandeurs d’asile est l’Afghanistan, suivi de la Guinée, de l’Albanie, de la Géorgie, de la Côte d’Ivoire et du Soudan. Le nombre de personnes s’étant vu octroyer en France une protection s’élève à 33.380 personnes en 2018 après 31 964 en 2016 (+ 4,4 %).

Une baisse dans d’autres domaines

Au total, plus de 30.000 étrangers en situation irrégulière ont quitté le territoire national en 2018 (qu’il s’agisse d’éloignements, départs volontaires et départs spontanés), soit un niveau supérieur de 22% à celui de 2016. En 2018, le nombre des acquisitions de la nationalité française par décret et par déclarations (qu’il s’agisse de mariage, ascendants de Français, frères et sœurs de Français) relevant du ministère de l’Intérieur a connu une baisse de 7,0 %. Cette évolution recouvre à la fois une diminution marquée des acquisitions par décret et une augmentation sensible du nombre d’acquisitions par naturalisation.

Consultation du CESE : 99 % contre l’immigration

La consultation lancée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) fait ressortir l’expression d’un ras-le-bol des Français envers l’immigration. En effet, on relève 146 propositions ayant trait à ce sujet, lesquelles se répartissent en deux catégories ; pour faire simple : les pour et les contre. Selon mon propre décompte :
– 51 votes en faveur de mesures destinées aux migrants, réparties sur 9 propositions de contributeurs différents.
– 6.002 votes en faveur de mesures visant à réduire, stopper ou contrôler le flux des migrants, réparties sur 137 propositions de contributeurs différents.

Ainsi, l’expression ou l’attente de mesures visant à refréner l’immigration est-elle claire et massive contre ceux qui tiennent pour l’inverse : plus de 6.000 votes dans un cas, à peine 50 dans l’autre. C’est du 99 % ! Je ne sais si cela vaut sondage, mais l’on dépasse ici, et de loin – 31.044 participants –, le nombre moyen de personnes interrogées dans une consultation labellisée « sondage ». Reste la méthode des quotas. Les résultats seraient-ils différents si l’on en avait usé ? On doute. Mais, in fine, cette enquête ouverte à tous vaut bien véritable mesure de l’état d’esprit des résidents en France ; l’exaspération devant ces mouvements de population est nettement confirmée.

Si la première contribution portant le mot « immigration » n’arrive qu’en 25e position, il faut observer que 8 des précédentes émanent de l’Institut pour la justice, qui sut mobiliser ses adhérents ! Six autres ont trait au thème PMA-GPA. Ces sujets fondamentaux ne sont pas à évacuer, mais il demeure que ces axes sont peut-être moins l’objet de l’expression spontanée de l’attente des gilets jaunes que celui de l’immigration. Et sont tous deux d’une bien moins grande conséquence financière.

Qui plus est, il n’y eut aucune campagne pour voter émanant d’une association bien connue centrée sur le thème de l’immigration – faute qu’elle existe et en soit leader reconnu, alors que l’IPJ et LMPT sont bien des faiseurs et porteurs d’opinion majeurs sur leurs préoccupations.

Une fois omises les attentes IPJ et LMPT, la proposition la mieux votée traitant de l’immigration émerge en 11e place. Reste à attendre l’agrégation des autres propositions pour être éclairé.

Pour la suite, doit-on craindre que le gouvernement escamote le sujet de l’immigration ? On le doit ! Car la nomination de l’illustre respectueux de la démocratie et du peuple, Jean-Paul Delevoye, cumulard patenté, choisi pour présider au débat national, est une véritable provocation : se souvenir de la pétition de 2013.

Reste que le gouvernement – pour l’instant et très pudiquement ! – semble accepter que le sujet soit enfin abordé, bien qu’intégré au « Débat sur la citoyenneté : Quelles réponses aux questions sur l’immigration ? » Comme si l’unique attente des Français envers les immigrés était de savoir comment les intégrer, officialiser leur présence, leur donner place… Et non pas comment réguler, restreindre ou stopper le flux !

Vivement le RIC !

N.B. : le CESE semble avoir supprimé certaines contributions, dont les miennes. À suivre…

Bertrand du Boullay

Tribune reprise de Boulevard Voltaire