Vu sur Twitter

Les tabous du débat français : immigration, fiscalité, peine de mort, Europe, IVG, “mariage pour tous”

Publié le

Joachim Véliocas : « Avec cette plate-forme, les musulmans commencent tout juste à émerger dans le grand débat »

Une plate-forme en ligne, L.e.s Musulmans, relayée par les grands médias invite les musulmans de France à participer au grand débat « toutes tendances et sensibilités confondues » mais en leur qualité de musulman. Quel impact ? S’agit-il de la préfiguration d’un mouvement politique ?

Explications de Joachim Véliocas dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

La plateforme L.e.s Musulmans a profité de la crise des gilets jaunes pour lancer un appel au rassemblement à l’attention des musulmans de France. Pouvez-vous nous expliquer cette plateforme ?

Cette plateforme a été lancée par Marwan Muhammad. Il avait fondé le Collectif contre l’islamophobie en France. Il réunit de plus en plus d’imams qui viennent s’agréger à son initiative. Cet été, il a fait une tournée des mosquées pour essayer de collecter des réponses à un grand questionnaire qu’il a lancé. 27.000 personnes ont participé en ligne. Sur le terrain, cette consultation a été un relatif succès. Il a beaucoup de relais sur Internet, notamment celui des imams salafistes qui l’ont rejoint et qui ont eux-mêmes beaucoup de suiveurs sur les réseaux sociaux.
Il se vante, depuis le mois de septembre, d’avoir recruté Rachid Eljay, plus connu sous le nom de Rachid Houdeyfa, imam de Brest. Il avait suscité la polémique lorsqu’il avait dit à des enfants qu’ils allaient se changer en porc s’ils écoutaient de la musique. Il avait aussi dit que les femmes qui n’étaient pas voilées ne devaient pas s’étonner d’être abusées par des hommes. Voilà le personnage qui a 130.000 abonnés sur Facebook.
D’autres personnages de la mouvance salafiste l’ont également rejoint. Je pense, notamment, à Nader Abou Anas, l’imam du Bourget qui est également sur une ligne salafiste. Il dirige Dourous, un média musulman très puissant qui compte plus de 100.000 abonnés.
L’été dernier, lors de la mort du grand cheikh algérien, Abou Bakr al-Djazairi, il a exprimé ses condoléances en demandant qu’Allah fasse miséricorde à notre cheikh Abou Bakr al-Djazairi. Il faut préciser que c’est l’auteur d’un best-seller musulman qui s’appelle La Voie du musulman, qui appelle à des guerres offensives contre les mécréants, interdit de construire des églises en terre d’islam et se prononce pour tuer les apostats. C’est vraiment l’islam salafiste le plus extrémiste.

On peut difficilement y voir une bonne volonté de nos compatriotes musulmans d’entrer dans le débat…

C’est orienté. Ils se présentent comme étant les musulmans. Il aurait été plus juste de se présenter comme musulmans pro-Frères musulmans et pro-salafistes. Le cheikh Mohamed Minta a également rejoint la plate-forme L.e.s Musulmans. Il est diplômé de l’université islamique de Médine, en Arabie saoudite. On le voit dans des vidéos de soutien à l’école d’imams de l’UOIF, les Frères musulmans en France. Il a fondé un centre islamique qui s’appelle Shatibi, où il enseigne aux côtés d’Hani Ramadan. Hani Ramadan n’est autre que le frère de Tariq, qui s’était prononcé pour un djihad devant établir un califat. Il l’avait dit avant même la création de l’État islamique, dans les années 2000, dans des sermons qui sont édités.
Mohamed Minta a donc rejoint la plate-forme et le conseil scientifique, un terme pompeux pour rassembler les prédicateurs et imams salafistes ou encore les rares sociologues qu’ils ont trouvés pour donner un peu de crédit à leur organisation.

Y a-t-il un risque que les musulmans deviennent la formation politique des musulmans de France ?

Je pense qu’il est prématuré de dire qu’ils ont l’intention de se transformer en mouvement politique. Ils commencent juste à émerger et à actionner leur partition. Ils pourraient le faire, s’ils rassemblaient beaucoup de monde. Cela pourrait peut-être arriver localement, mais je ne pense pas, parce qu’ils sont très orientés. Ils ne récolteraient pas plus de 2 ou 3 % des suffrages lors d’une élection nationale. Malheureusement, de grands médias comme Le Monde leur donnent la parole. Beaucoup de grands médias relayent leur initiative sans jamais rappeler tout ce que je viens de vous dire, c’est-à-dire tous les profils radicaux des prédicateurs et des imams qui les rejoignent. S’il n’y a pas un contre-feu de réinformation pour présenter qui ils sont, ils peuvent engranger de nombreux ralliements.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La 13ème Marche pour la vie a eu lieu dimanche, en attendant de nouvelles mobilisations contre la PMA

24/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La Marche pour la vie est une manifestation annuelle organisée à Paris afin de protester contre l’avortement. Dimanche dernier se tenait la treizième édition de ce rassemblement engagé en faveur de la vie.

« L’IVG ne supprime que des innocents » pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants.

Le cœur de la lutte reste la banalisation de l’avortement, ainsi que la loi Veil, même si tous les participants, 50.000 selon les organisateurs et 7.400 selon la police, ne souhaitent pas sa suppression pure et simple. L’urgence pragmatique est d’abord d’offrir une autre perspective aux personnes se représentant l’avortement comme la seule solution.

L’actualité est aussi marquée par les conclusions du rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique.

Ce travail réalisé par le député Jean-Louis Touraine inquiète les organisateurs tant il tend à bouleverser les processus naturels de procréation. Les propositions finales soutiennent l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et son remboursement par la Sécurité sociale, ainsi que la « dérégulation des pratiques sur l’embryon humain », selon les organisateurs.

Selon le professeur Guillaume Bernard, l’avortement reste la matrice de toutes ces « dérives sociétales ».

Ce militant de l’union des droites a rappelé que la situation s’était même aggravée en la matière, citant notamment la suppression du délai de réflexion de sept jours ou de la condition de situation de détresse psychologique ou matérielle. Il voit dans l’avortement non seulement une atteinte contre des enfants innocents mais aussi une « agression contre la cohésion intergénérationnelle et culturelle du corps social ».

Certains aimeraient qu’on oublie les gilets jaunes…

Dans ses Commentaires sur la Société du Spectacle qui ont plus de trente ans, Guy Debord remarquait déjà : « Le gouvernement du spectacle, qui à présent détient tous les moyens de falsifier l’ensemble de la production aussi bien que de la perception, est maître absolu des souvenirs comme il est maître incontrôlé des projets qui façonnent le plus lointain avenir. » On ne pourra que constater, encore une fois, la justesse du penseur et écrivain situationniste suicidé en 1994.

Démêler le vrai de l’info

Pour qui a suivi le mouvement des gilets jaunes et a voulu vérifier ses intuitions après des conversations sur un rond-point, il a forcément été amené à faire un abus de chaînes d’infos en continu qui provoquent la sensation éprouvée par celui qui, faisant preuve de gourmandise devant un paquet de caramels au beurre salé, passe de l’appétit à l’écoeurement puis à la franche nausée.

C’est que l’apparition des chaines d’infos en continu puis celle des réseaux sociaux puis la merveilleuse communion des deux se sont définitivement substitués au réel et ont modifié notre perception. Il est et il sera désormais impossible de démêler le vrai du faux.

Pour s’informer, c’est-à-dire pour se renseigner sur le réel, il restera seulement, dans un paradoxe qui n’est qu’apparent, la fiction et la poésie. Les gilets jaunes et leur neutralisation en cours par le gouvernement ? Voyez le Rimbaud des Illuminations: « Nous massacrerons les révoltes logiques. (…) Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route. » Un vrai programme présidentiel !

La rebipolarisation par les gilets jaunes

Les gilets jaunes auront au moins eu un avantage : rappeler à quel point le mépris de classe se porte bien et se mue très vite en pure et simple haine de classe qui touche un prisme politique très large, de droite à gauche ou à cette partie de la gauche passée avec armes et bagages au macronisme dès le premier tour de 2017. Il faudrait aller voir, encore une fois, les pages de Sartre sur le Flaubert de la Commune dans L’Idiot de la famille qui se met à vouloir fusiller de l’ouvrier à tour de bras alors qu’on le pensait contempteur de la bêtise bourgeoise. C’est soit par bêtise d’ailleurs, soit par cynisme, soit par un mélange des deux, qu’on ne ne cesse d’accuser, du côté de la domination, les gilets jaunes d’antisémitisme, de complotisme, de soralisme, en gonflant goulûment le rôle de quelques imbéciles soralo-complotistes qui seraient des « leaders ». Ces mêmes accusateurs, de surcroît, ne cessent de faire des procès en sorcellerie, pour complicité avec le Rassemblement national (RN), à tous ceux qui soutiennent, même d’un soutien critique, ce mouvement, comme votre serviteur.

Ces gens-là, ce sont pourtant eux, depuis des années, les principaux fourriers du vote RN. Mais encore une fois, les plus cyniques d’entre eux ne rêvent que de ça : la disparition de la gauche de transformation et un paysage politique limité à l’affrontement artificiel entre un protofascisme populiste et tribunicien, et eux, les bourgeois ou petits bourgeois vaguement éclairés, le sel de la terre mais qui ne sont en fait que des larbins un peu moins mal rémunérés que les autres par le capital, qui sont un peu plus près de la table du festin pour manger les miettes dans la main de leurs maîtres.

Lire la suite

Le grand débat est tronqué sur l’immigration

24/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Finalement, Emmanuel Macron a abordé le thème de l’immigration dans sa lettre aux Français qui introduit le grand débat. Cependant, il ne s’agit pas d’une question ouverte, mais d’une formule interrogative soigneusement rédigée par le gouvernement. La voici : « En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? ».

Le site Polémia a décortiqué cette question pour dénoncer sa malhonnêteté.

En matière d’asile, accepter nos soi-disant obligations, c’est déjà accepter une voie d’immigration. En outre, les étrangers déboutés continuent le plus souvent de séjourner clandestinement en France.

Par ailleurs, les conventions internationales et la jurisprudence du Conseil constitutionnel empêchent d’appliquer des quotas aux mineurs étrangers ou aux titres de séjour consécutifs au regroupement familial. Quant aux étudiants étrangers, il n’est pas sûr que le gouvernement soit prêt à en réduire significativement le nombre.

Dès lors, seule l’immigration économique serait impactée par les objectifs évoqués par le président de la République. Un nouveau pied de nez aux Français exaspérés par l’immigration !

Sommet « Choose France » – Macron et la voix de ses maîtres, par Franck Deletraz

Pour la deuxième édition du sommet « Choose France », Macron recevait le 21 janvier, date anniversaire de la décapitation de Louis XVI, quelque 150 patrons des plus grandes entreprises mondiales au château de Versailles pour les convaincre d’investir en France. Un événement qui, dans le contexte actuel, aura bien sûr poussé nombre d’observateurs à établir un parallèle douteux entre ce président incompétent, empêtré par sa faute dans la crise des Gilets jaunes, et ce pauvre Louis XVI, victime de la folie sanguinaire des républicains. Or, si symbole il y a dans ce sommet de Versailles, c’est plutôt celui du dramatique déclin de notre pays et de sa soumission croissante aux puissances d’argent.

Une soumission aux puissances d’argent

En ce haut lieu de la puissance et de la grandeur françaises où, jadis, ambassadeurs et autres diplomates étrangers venaient implorer, avec la plus grande humilité et force déférence, une réponse positive de Sa Majesté très chrétienne, l’ancien banquier, hébergé à nos frais par l’Elysée, a choisi, lui, d’installer sa roulotte publicitaire destinée à convaincre, à grand renfort de cadeaux fiscaux et autres avantages, les ploutocrates de la planète d’investir dans notre pays, et donc de s’en rendre maîtres. Ce qui ne constitue pas à proprement parler une surprise puisque, en 2017 déjà, Dupont-Aignan avait très justement souligné qu’« élire Emmanuel Macron, c’est soumettre notre pays aux puissances d’argent et se résigner à la pire régression sociale depuis la Libération ».

Quant à la date du 21 janvier, pensée (ou non) comme un message à destination des maçons, particulièrement nombreux samedi, elle est en tout cas symbolique de la mort d’une France qui était respectée et redoutée dans le monde entier.

La « fine fleur » des patrons voyous

Quoi qu’il en soit, grâce, ou plutôt à cause de Macron, nous aurons vu samedi le célèbre patron voyou Lakshmi Mittal (ArcelorMittal), Satya Nadella (Microsoft), Dara Khosrowshahi (Uber), Jamie Dimon (JP Morgan), Larry Culp (General Electric), le Turc Yüksel Robert Yildirim (propriétaire du quart du capital du géant français du transport maritime CMA CGM), le Sud-Coréen Jeon-Jin Seo (Celltrion) ou encore l’Indien Umesh Chowdhary (Titagarh), soit quelques-uns des plus grands exploiteurs de la planète, fouler avec la joie insolente des parvenus les parquets de la fameuse galerie des Glaces, dans laquelle, il y a tout juste un siècle, la France victorieuse par les armes imposait sa paix à l’impérialisme germanique. Elle ne savait pas alors que d’autres la vendraient bientôt aux plus offrants des prédateurs étrangers…

Enfin, comble de l’absurdité, alors même que les milliers de PME françaises, bien qu’étant la proie préférée du fisc, sont aujourd’hui les premières à créer des emplois dans notre pays, pas une seule d’entre elles n’avait été invitée samedi à Versailles !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 23 janvier 2019

Marion Maréchal invitée à Oxford pour évoquer la coupure entre les élites et le peuple

23/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La directrice de l’ISSEP, l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques, était invitée hier par la prestigieuse université d’Oxford. Pendant une heure et demie, elle a disserté de la réconciliation entre les élites et le peuple (thème choisi par Oxford) devant 200 étudiants.

Evoquant les défis aux élites que constituent respectivement le Brexit outre-Manche et les Gilets jaunes en France, elle a reconnu que l’élite britannique avait accepté le résultat du référendum sur le Brexit… là où l’élite française persiste à ignorer les classes populaires. « L’élite doit reconnecter avec le peuple. C’est la tâche intimidante qui vous attend, chers étudiants d’Oxford, et c’est aussi la tâche que je me suis attribuée plus modestement en créant l’Issep ».

Un déplacement international qui relance les spéculations sur d’éventuelles velléités de retour en politique, qui ne semble toutefois pas à l’ordre du jour.

Gilets jaunes vs BFMTV : le match continue

Boostée par le mouvement des Gilets jaunes depuis novembre – BFMTV est devenue en décembre la sixième chaîne de France – la chaîne d’information continue est cependant en butte à une très forte hostilité des Gilets jaunes qui lui reprochent une forme de propagande pour Macron. Le récent lapsus (voir infra) d’une députée LREM – Alice Thourot – ne va pas arranger les choses.

Boycott symbolique

Pris à partie régulièrement par les Gilets jaunes, les journalistes de BFMTV ont décidé d’un « boycott » symbolique du mouvement, le 7 janvier. « La coupe est pleine pour de nombreux journalistes de BFMTV. Les premiers symptômes du malaise sont apparus ce week-end avec l’envoi d’un communiqué signé de la SDJ de la chaîne. Très discrète historiquement, cette dernière a condamné les nouvelles agressions dont ont été victimes des journalistes de BFMTV en marge de la mobilisation pour l’acte VIII des Gilets jaunes », écrit Ozap/Puremedias.

Tensions à la rédaction

Par ailleurs la rédaction aurait réclamé le lundi 7 janvier 2019, lors d’une réunion de debriefing, que l’antenne ne soit plus monopolisée par les Gilets jaunes – ce qui pose « un problème professionnel et éditorial. Et ce serait aussi un problème industriel », selon les propos d’Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFMTV, lors de la même réunion. En clair le public se reportera vers d’autres chaînes – LCI ou RT par exemple – et l’audience de BFMTV cessera d’augmenter.

« Une frange de la rédaction apparaît très remontée contre une direction jugée “trop verticale” et peu encline à se remettre en cause. Certains évoquent ainsi une motion de défiance », affirme même Ozap. Cependant il peut sembler assez curieux que les journalistes de BFMTV ne réfléchissent pas un peu plus au positionnement idéologique de la chaîne, qui peut passer pour une véritable tribune pro-Macron par moments.

Lapsus révélateur ?

Ainsi, le lapsus révélateur de la députée drômoise LREM Alice Thourot – à qui devrait être confiée la future loi anti-casseurs – a mis de l’eau au moulin des Gilets jaunes. Elle a en effet répondu à un intervenant Gilet jaune : Je ne peux pas vous laisser dire des choses comme ça à notre antenne », notre antenne étant celle de BFM… sans être d’ailleurs reprise par les journalistes présents.

Ce « notre antenne » en parlant de BFM résonne pour beaucoup comme un aveu. Du reste ses propos ont aussi été ignorés par la presse mainstream… mais largement repris par les médias proches des Gilets jaunes et le russe Sputnik News. Un peu partout en France, des Gilets jaunes ont déjà tiré les leçons de la guerre médiatique en excluant systématiquement BFMTV et les grands médias de leurs événements, AG et blocages.

Texte repris du site de l’OJIM

Vu sur Twitter

Michèle Tribalat : Débattre de l’immigration c’est bien, se donner les moyens d’agir c’est mieux !

Publié le

Oui, les journalistes ont des comptes à rendre, par Ivan Rioufol

Les journalistes seraient-ils inattaquables ? Les imbéciles qui s’en prennent physiquement à des reporters de terrain, lors des manifestations de Gilets jaunes, se comportent comme des petits fachos. Les insultes que reçoivent des personnalités médiatiques laissent souvent voir la bêtise de leurs accusateurs complotistes. Tout ceci est insupportable. Pour autant, l’erreur serait d’ériger le journaliste en une sorte de martyr, ou de vache sacrée. “S’attaquer à la presse, c’est s’en prendre à un des piliers de notre démocratie”, avait déclaré Benjamin Griveaux, il y a un mois. “S’attaquer à la presse procède de la haine des libertés. A quand les autodafés ?“, avait dit avant lui Richard Ferrand, le patron des députés LaRem.

Ce lundi, sur RTL, le ministre de la Culture et de la Communication, Franck Riester, s’est à son tour indigné : “Les attaques répétées contre les journalistes ne devraient pas exister dans une démocratie comme la nôtre (…) On ne peut pas faire siffler les journalistes quand on est en démocratie“. Est-ce à dire que le journalisme serait un nouveau clergé, dont la parole ferait naturellement autorité ? Faudrait-il inventer un délit de blasphème pour punir ceux qui accusent la presse de ne pas toujours assumer sa mission d’information équilibrée ? Evidemment non. Les raisons de la défiance contre les médias et leur suivisme ne peuvent se réduire à des attaques contre la démocratie, comme le soutient le discours gouvernemental. Plaider pour une impunité médiatique reviendrait à assigner la presse à un rôle de caste protégée par l’Etat. Une obligée du pouvoir en somme. Non, merci ! D’évidence, les journalistes ne sont pas des petits saints. Ils ont naturellement des comptes à rendre.

Relire Roland Barthes : “Le fascisme n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire“. Depuis des lustres, le journalisme s’est majoritairement rangé du côté du discours dominant, aseptisé et hygiéniste. Nombreux sont les faux curés à cartes de presse qui prétendent dire le Bien et décréter les excommunications. Alors qu’il n’est détenteur d’aucune légitimité démocratique, le journaliste peut décider de ce qui existe et de ce qui doit être tu. Le syndrome de la grosse tête accompagne souvent cet abus de pouvoir. Celui qui n’entend pas se plier à cette règle d’essence totalitaire se condamne le plus souvent à la caricature et à la marginalisation. Si les Gilets jaunes n’aiment pas la presse, c’est parce que celle-ci n’a jamais eu un regard pour cette société trop enracinée et trop française. “Nous n’avons rien vu venir“, reconnaissent d’ailleurs la plupart des commentateurs.

Cette honnêteté intellectuelle les honore. Mais elle dit le manque de curiosité d’une profession qui s’est laissé envahir par l’idéologie et ses idées fausses. Ce matin, Riester a dit vouloir mobiliser la profession et l’Etat contre la “désinformation”, les “fake news”, les “infoxs”. Le ministre a annoncé que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le gendarme de la pensée officielle, allait “monter en puissance en termes de pouvoir”. Or cette prétention de l’Etat à contrôler des vérités labellisées s’apparente à de la propagande. Cette dérive est une menace pour la liberté d’expression. C’est cette clef de voute de la démocratie que les journalistes doivent défendre, plutôt qu’un grotesque statut d’intouchables.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les conditions du Brexit incertaines après la dernière proposition de Theresa May au Parlement britannique

22/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Il y a près de deux ans et demi, les Anglo-Saxons votaient en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, événement couramment renommé le « Brexit ». Ce projet était massivement soutenu principalement par la population anglaise plus âgée, plus précaire, et moins favorable à l’immigration et porté par le Parti conservateur. Ce sont les citadins des classes aidées, ainsi que l’ensemble des médias britanniques qui défendent la présence de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. C’est depuis un véritable bras de fer entre les députés conservateurs et tout le reste de l’échiquier politique, ces derniers n’étant prêts à accepter qu’un Brexit de forme.

En novembre dernier, Theresa May, Premier ministre britannique négociait un arrangement de retrait avec les 27 pays membres de l’Union européenne.

Dans cet arrangement, le Royaume-Uni s’engageait, par exemple, à payer les factures des projets européens dans lesquels il s’était financièrement engagé. Parmi les questions épineuses autrement abordées : la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud, qui pourrait devenir beaucoup plus ferme avec le Brexit.

La semaine dernière, les députés de la Chambre des communes votaient à 432 voix contre 202 contre cet arrangement de retrait. Une motion de censure déposée par le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn était révoquée le lendemain par la Chambre des communes.

Conformément à un amendement voté par les députés le 9 janvier dernier, le gouvernement avait donc jusqu’à hier pour présenter une autre alternative aux députés

C’est dans ces circonstances que s’est exprimée le Premier ministre britannique Theresa May. Elle a évoqué un nouveau traité bilatéral entre les deux Irlande, proposé l’annulation d’une taxe de séjour qui concernerait les Européens qui souhaiteraient vivre au Royaume-Uni, promis de s’intéresser à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, de s’engager sur l’écologie et de travailler en étroite collaboration avec son gouvernement. Dans le même temps, elle refusé un report de la date du Brexit, fixée le 29 mars prochain, et affirmé que retirer la demande de Brexit irait à l’encontre de la volonté de son peuple.

À notre tour de les déconstruire ! – Cyril Raul (Les Identitaires)

La gauche s’acharne sans cesse à déconstruire, modeler ou redéfinir le sens des mots pour le noyer sous son idéologie. Et si nous tentions, à notre tour, de déconstruire quelques éléments clés du vieux champ lexical de la gauche ?

La gauche aime feindre de nous expliquer ce qu’est la France, mettant en avant des idées, des principes, des conceptions, des valeurs. Mais la France est d’abord et avant tout la patrie des Français. Étymologiquement, le mot « patrie » désigne le pays des pères, la terre des aïeux. Le terme ne fait pas référence à une idéologie mais à la généalogie. On ne peut pas plaquer des concepts sur la généalogie, science exacte de la filiation : on est d’une patrie ou on ne l’est pas.

La gauche fustige également sans cesse la notion de « préjugé », qui n’est pourtant ni plus ni moins qu’un jugement préalable, qui peut être bon ou mauvais. Dans un cadre socio-culturel, un préjugé peut, certes, être une marque de conformisme ou de paresse intellectuelle. Mais d’un point de vue politique, il peut aussi être un signe de sagesse qui guide l’action et prévient le danger.

Car toute prévention naît d’un préjugé. Il sauve des vies, notamment lorsque l’urgence exige la prise de décision rapide (1). La notion de préjugé n’est donc pas intrinsèquement mauvaise. Dans bien des situations, il est bon d’avoir des préjugés, souvent hérités de l’expérience du passé et de la sagesse populaire. Le fameux « bon sens paysan » est bâti sur des préjugés, préjugés d’autant plus pertinents qu’ils ont su traverser les siècles.
Un homme qui bannirait tout préjugé aurait une faible espérance de vie. En la matière, il en est des civilisations comme des hommes : on peut mourir d’une absence de préjugés, les exemples de l’immigration et de l’islamisme le montrent.

La gauche prône aussi, des manuels d’éducation civique aux allocutions présidentielles, les valeurs de tolérance pour faire accepter l’immigration. Le mot « tolérance » ne recèle pourtant rien de positif en soi. Il désigne en effet l’attitude consistant à accepter ce que l’on devrait normalement refuser. Il est synonyme de résignation et de capacité à résister à la souffrance que l’on nous cause. On ne tolère jamais quelque chose de plaisant qui nous enrichit. On tolère un fait, une situation que notre nature nous commande pourtant a priori d’éviter et de combattre. On « tolère » la douleur. On « tolère » une marge d’erreur. On « tolère » l’immigration massive. Et si on nous parle tant de tolérance, c’est bien parce que certains ne sont que tolérés.

« Valeurs de la République », « lutte contre les préjugés », « tolérance »… autant de totems sémantiques de la gauche, autant d’expressions ressassées, surannées et vidées de leur sens… mais qui envahissent encore les ondes médiatiques. C’est encore autour de ce champ lexical que les polémistes débattent, que les journalistes questionnent, que les politiques condamnent. Une grille sémantique qui permet de faire encore fonctionner le vieux logiciel périmé de la gauche dans l’inconscient collectif grâce aux forces du langage et du vocabulaire. Leur système idéologique est en train de s’effondrer face au retour du réel, mais sans doute ne sera-t-il définitivement vaincu que par le retour du sens, à commencer par celui des mots.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

(1) Lire à ce sujet le philosophe irlandais Edmund Burke (1729 – 1797) et son éloge du préjugé : « En cas d’urgence le préjugé est toujours prêt à servir ; il a déjà déterminé l’esprit à ne s’écarter jamais de la voie de la sagesse et de la vertu, si bien qu’au moment de la décision, l’homme n’est pas abandonné à l’hésitation, travaillé par le doute et la perplexité. Le préjugé fait de la vertu une habitude et non une suite d’actions isolées. » Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France.

Gilets Jaunes : la France immigrée à l’écart de la France périphérique

Nombre de commentateurs l’ont remarqué : les banlieues de l’immigration sont restées à l’écart du mouvement des Gilets Jaunes, lancé par des Français de métropole et par des domiens. Deux mois après, cette abstention interroge mais met mal à l’aise les commentateurs médiatiques attitrés.
La réponse à cette énigme est simple en effet : la France immigrée n’est nullement défavorisée ni abandonnée par le pouvoir, à la différence de la France périphérique. Elle est vit mieux qu’elle.
Un constat qui dérange le politiquement correct.

Ces pauvres banlieues défavorisées !

Certes, les médias et les politiciens nous répètent en boucle que la France d’origine immigrée serait défavorisée.

En novlangue une « banlieue défavorisée » ou un « quartier populaire » correspond en réalité à une zone avant tout peuplée de personnes d’origine immigrée. On insiste sur le fait que ces zones se caractériseraient par un fort chômage, un environnement urbain dégradé, de mauvais résultats scolaires et bien sûr que les personnes d’origine immigrée seraient victimes d’injustes discriminations de la part du reste de la population.

En permanence les médias et les pouvoirs publics victimisent donc la France immigrée.

Même lorsque ses « jeunes » commettent des violences ou des délits ,ce n’est jamais vraiment de leur faute, les pauvres, mais celle des contrôles au faciès, des provocations et violences policières et du manque de respect qui leur serait dû.Comme incendier des véhicules serait une tradition du Nouvel An. Et manifestations et pleureuses cathodiques se succèdent en soutien des « jeunes » délinquants et on a vu François Hollande se faire filmer au chevet de Théo, présenté trompeusement comme une victime de la police.

Et si l’intégration ne fonctionne pas – on a fini quand même par l’admettre tout en continuant à la promouvoir – c’est bien sûr la faute de la France, jamais celle des immigrants[1].

Le Système ne cesse de courtiser la France immigrée

Cela fait 30 ans que les politiciens de gauche comme de droite, et les pouvoirs publics à leur suite, courtisent la France immigrée, alors qu’ils ignorent et méprisent la France périphérique, les beaufs réacs « qui fument et roulent en diesel » comme disait si joliment Benjamin Griveaux, le porte-parole du Gouvernement.

On ne dirait jamais cela des personnes d’origine immigrée bien sûr, même lorsqu’elles roulent en BMW ou en Porsche Cayenne, en faisant hurler leur autoradio : n’incarnent-elles pas les exceptionnels talents dont nos banlieues, paraît-il, regorgent ?

Lire la suite

Les élections au Parlement européen en mai 2019 seront décisives

22/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon Viktor Orban, les élections européennes à venir au mois de mai seront l’occasion pour les États membres d’évoquer leurs points de vues sur le problème de l’immigration.

Le Premier ministre hongrois, lors d’une conférence de presse la semaine dernière, a dit que « jusqu’à présent le seul pays qui a eu la chance d’exprimer ses opinions sur le problème de l’immigration était la Hongrie. Les élections au Parlement européen en mai seront une grande occasion pour les européens d’exprimer leurs opinions ».

Orban a dit que la Hongrie visait à former une coalition de forces anti-immigration dans les institutions européennes, d’abord au Parlement, puis à la Commission européenne et enfin au Conseil de l’Europe.

Le Premier ministre hongrois a insisté sur le fait que la Hongrie était le premier pays à démontrer que les migrations peuvent être arrêtées pour une longue période. Il a salué au passage les efforts du ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini notamment les liens étroits qu’il a tissés avec le parti polonais au gouvernement récemment.

L’immigration a profondément changé l’avenir de l’Europe. Les pays avec une forte immigration n’ont pas d’autre choix que de discuter du seul problème de coexistence.

Gilets jaunes : « cette colère avait besoin de s’exprimer ! »

21/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
A la veille de l’acte X symbolique pour les Gilets jaunes, Sputnik France avait reçu Gabriel Robin – Rédacteur en chef web du magazine l’Incorrect – pour évoquer les suites de cette mobilisation populaire.

Peut-on parler de convergence des luttes ? Vers quoi la mobilisation se dirige-t-elle ? Que penser des violences policières ? Comment sortir de la crise ?