Le réveil des nations, un défi pour Macron – par Ivan Rioufol

Le nationalisme, voilà l’ennemi ! Emmanuel Macron a réaffirmé, lundi à Versailles, sa vision datée de l’époque : “La frontière véritable qui traverse l’Europe est celle aujourd’hui qui sépare les progressistes des nationalistes.” Pour lui, “un combat est en train de se livrer qui définira le projet de l’Europe à venir : celui d’un repli nationaliste ou celui d’un progressisme contemporain ”. Mais pourquoi ce rejet de ceux qui redécouvrent leur nation et ses frontières ? “Le nationalisme, c’est la guerre ”, répète le président en reprenant la formule de François Mitterrand : il avait en mémoire les deux conflits mondiaux. Or, depuis, les démocraties se sont installées en Europe. S’il est une idée universelle qui partout renaît, c’est celle de la patrie protectrice. La modernité est réactionnaire : elle récuse le monde plat et indifférencié, ce cauchemar progressiste. L’engouement national veut se garder de l’intolérance que produit le multiculturalisme, béni des béats.

Si des guerres éclatent demain en Europe, elles verront s’affronter des civilisations importées et dissemblables. “Nous sommes riches de nos diversités !”, avait lancé le président il y a un an, en abusant des clichés. En fait, l’islam radical fourbit ses armes dans les recoins du communautarisme. D’ailleurs, le président le reconnaît quand il évoque un “terrorisme islamiste qui se love dans nos sociétés elles-mêmes”. Mais il a évacué cette menace, lundi, au profit d’un énoncé de mesures économiques.

La force de notre économie, quand nous l’aurons pleinement retrouvée, c’est le socle même de notre projet de société“, a-t-il réaffirmé. Ce raisonnement serait bon si les pays les plus performants produisaient des sociétés apaisées. Or c’est notamment en Pologne, en Autriche, en Allemagne que les mouvements populistes – cet autre nom pour désigner les affreux – font florès, en dépit de leurs bons taux de croissance.

Il est loin, le jeune candidat à la présidentielle qui parlait de “bienveillance” et recommandait à son public de ne pas siffler l’adversaire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 juillet 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Lutte contre l’immigration : rencontre trilatérale à Innsbruck

13/07/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Une rencontre trilatérale à eu lieu Innsbruck, en Autriche, ce jeudi, en marge d’une réunion des ministres de l’Intérieur des 28, entre le ministre autrichien et ses homologues allemand et italien, Horst Seehofer et Matteo Salvini.

Ce dernier, maître d’oeuvre du durcissement de Rome sur la question de l’immigration a réitéré sa vision des choses en la matière.

Matteo Salvini a notamment déclaré :

Moins de départs, donc moins d’arrivées de migrants signifient moins de morts mais aussi une réduction des problèmes et des coûts économiques et sociaux engendrés par une immigration que nous ne sommes plus capables de gérer. Si le modèle italien devient un modèle européen, ce sera pour moi, pour nous, une source de fierté. Un modèle que nous voulons encore améliorer grâce à l’appui des autorités libyennes.


Syrie : on tue encore !, par Etienne Defay

Deera et Idlib. Ces deux villes situées respectivement au sud et au nord de la Syrie ont été le théâtre de violents affrontements entre les forces de Bachar Al Assad et des rebelles syriens.

Au bout de sept ans de guerre, il semblerait en effet que l’armée syrienne ait enfin repris le contrôle de la situation. Au bout de sept ans de machinations étrangères et de déferlement de violences, il semblerait qu’enfin les Syriens soient globalement redevenus maîtres de leur pays. Mais pas totalement. En effet, à Deera, berceau historique de la rébellion syrienne, les combats ont cessé le 8 juillet dernier avec la reddition des rebelles, les civils commencent à peine à revenir dans la ville martyre. Ainsi, les convois de citoyens syriens croisent ceux des rebelles qui ont obtenu d’être évacués dans le nord du pays dans la province d’Idlib qui sera à n’en pas douter le prochain théâtre d’affrontements tout aussi violents.

Dans la zone kurde, la situation est tout aussi tendue. Les Kurdes de Syrie craignent le retour des persécutions, coincés entre la Turquie et les forces d’Assad. Coincés dans leur lutte identitaire et divisés par le retour du PKK en 2012 avec l’accord du régime qui y voyait un moyen efficace pour diviser les révolutionnaires, ces derniers voient leur avenir s’assombrir après plusieurs années de lutte contre le terrorisme.

Autre point chaud : les chrétiens. Le pourcentage de chrétiens au Moyen-Orient est passé de 20 % avant la Première Guerre mondiale à 4 %, estime le Vatican. Les responsables chrétiens de Syrie prônent une aide au retour des chrétiens réfugiés dans des pays limitrophes, à l’instar de l’archevêque grec-catholique d’Alep, Mgr Jean-Clément Jeanbart. « Le régime est une chose, le terrain une autre », confie cet homme qui n’a jamais abandonné sa ville.

Il a lancé une campagne intitulée « Alep vous attend », finançant les retours des chrétiens grâce à des bienfaiteurs suisses. Sur 170 000 chrétiens de la ville avant la guerre (11 dénominations différentes), il en reste peut-être 60 000, calcule-t-il, jugeant que ceux partis en Occident ne reviendront pas.

Si les grands médias se sont désintéressés du conflit syrien, il faut dire que l’issue de la guerre a fait mentir l’intégralité des éditorialistes et des pseudos humanitaires ; les combats à mener pour le retour de ces populations et le maintien coûte que coûte des minorités chrétiennes sur place ne sont pas encore gagnés. Le patriarche syrien-orthodoxe Ignace Ephrem II, qui vit à Damas, juge que « l’Occident a été trop obnubilé par un changement de régime. En tant que chrétiens nous avons le sentiment d’avoir été abandonnés », s’alarme-t-il ; « les programmes d’aides gouvernementales internationales ne nous parviennent pas, car on nous accuse d’être des suppôts du gouvernement ».

Un comble quand on sait que la seule alternative crédible au régime de Bachar serait une dictature basée sur le fondamentalisme islamique. Toujours cette vieille lubie occidentale croyant la démocratie universelle.

Pour Elisa Bureau, auteur des Chrétientés orientales (éditions Persée), les chrétiens d’Orient sont l’un des deux poumons du christianisme, s’en amputer constituerait une perte telle que notre religion aurait du mal à s’en remettre.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 12 juillet 2018

Marchandages sur l’effort de défense, par Jean-Gilles Malliarakis

Les rencontres atlantiques de ces 11 et 12 juillet, entre Européens et Américains portent sur l’avenir de l’Otan. Peut-être convient-il de mieux situer le contentieux qu’elles s’apprêtent à gérer. Avant même de remonter aux premières années de l’Alliance et à ses principes historiques reportons-nous à 2014.

Le débat remonte en effet à cette année-là. Les pays limitrophes de la Russie avaient assisté, au printemps, à l’affaire de Crimée, puis au développement d’une guerre hybride que Moscou mène dans l’est de l’Ukraine en soutien aux séparatistes.

Les menaces de la Russie poutinienne ressenties dans l’Est européen vont au-delà de la question de frontières théoriquement sanctuarisées par les accords d’Helsinki de 1975. Elles portent sur l’unité, et même sur l’indépendance des pays issus en 1991 de l’Union soviétique. Et cela a conduit à légitimer la marche vers un impératif comptable accepté par tous les alliés.

Il a été situé à échéance de 10 ans, c’est-à-dire pour 2024, à hauteur de 2 % du Produit intérieur brut de chaque pays, à investir dans les moyens matériels de défense. 20 % de cet effort devra être consacré à l’acquisition de nouveaux équipements majeurs, comprenant les dépenses de recherche et développement.

On peut parfaitement s’interroger sur la pertinence de tels ratios statistiques.

En France, par exemple, l’opinion peut désormais paraître majoritairement, sinon unanimement, acquise à la préoccupation militaire. Or, les services de l’Otan en mesurent la concrétisation à seulement 1,81 % en termes de PIB. La Cour des comptes estime, au contraire, que le seuil de 2 % est atteint ou dépassé.

Tout dépend en effet, d’abord, d’une donnée quantitative fluctuante, celle de la richesse produite dans le pays ; et d’autre part une notion qualitative interroge quant à la nature des missions définies par les lois de finances.

Faudra-t-il ainsi incorporer ou non le symbolique projet de service national restreint que la présidence de la république entend instituer et dont l’impact sur la capacité opérationnelle du corps de bataille tendra, de toute évidence, vers zéro ?

Depuis 1960, aussi, la force nucléaire hexagonale a absorbé une part considérable du budget des armées : faut-il la comptabiliser dans le contexte de l’Otan ?

De telles questions font autant de digressions dans un débat où devraient primer celles de l’esprit de défense et de l’effort matériel qu’il suscite.

À y regarder de près, on se rend ainsi compte que seuls quelques gouvernements ont vraiment tenu l’engagement à hauteur de 2 % fixés en 2014. La Grande Bretagne, alliée indéfectible, et à certains égards cavalier du cheval américain, la Grèce dont la préoccupation stratégique est déterminée par la menace d’une Turquie juridiquement alliée mais militairement ennemie, restent hors concours avec respectivement 2,10 % et 2,27 %. Viennent ensuite de manière significative les pays voisins de la Russie : Estonie à 2,14 %, Lettonie à 2 %, Pologne 1,98 %, Lituanie 1,96 %, Roumanie 1,93 %, c’est-à-dire là où les peuples, légitimement et directement, se sentent menacés par la velléité russe affirmée par la maître du pouvoir, de reconstruire l’espace soviétique.

Ce beau résultat de la politique grimaçante de Vladimir Poutine et de ses exactions sanglantes contre la Géorgie en 2008 et contre l’Ukraine depuis 2014, de son ambition de parler comme l’URSS le faisait, d’égal à égal avec l’Occident, doit être mis en perspective avec la réalité d’un budget militaire russe, certes considérable en pourcentage de la richesse effectivement produite par l’économie de ce pays, mais 15 fois plus modeste que celui de l’Otan dont les 2/3 sont assumés par l’Amérique.

Ne perdons pas de vue la part des faux-semblants dans la présentation de cette négociation entre Eurocrates et bureaucrates atlantiques.

Les gros intérêts de l’industrie militaire des États-Unis sont dans de nombreuses circonstances une motivation aussi importante que la nécessaire défense du monde libre.

N’esquivons donc pas non plus la part de bluff dans les propos, et dans les raccourcis sur Twitter, du président Trump. Observons-le désireux de faire pression sur l’Allemagne. On se préoccupe en effet, désormais, après plus de 70 ans de statut punitif, de la faire contribuer plus durement. Rappelons enfin qu’après avoir tenté de resserrer les liens au sein de son propre bloc, l’homme de la Maison Blanche rencontrera le 16 juillet dans la bonne ville d’Helsinki, à défaut de pouvoir le faire à Yalta, son partenaire du Kremlin.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Twitter supprime 70 millions de comptes en deux mois

Nous avions révélé le 26 février 2018 les pratiques de censure active de Twitter via le « shadow banning » qui permet à l’algorithme maison de rendre invisible un compte sans que l’utilisateur ne soit prévenu ni ne puisse le réaliser. L’Union Européenne avait félicité la société américaine pour sa politique. Mais Twitter va plus loin.

Mai-juin 2018 : 70 millions de comptes en moins

C’est le Washington Post du 6 juillet 2018 qui en parle sous la signature de Craig Timberg et Elizabeth Dwoskin. Chaque jour de mai et juin 2018 Twitter a supprimé plus d’un million de comptes par jour. Selon les déclarations de Del Harvey, vice-présidente « confiance et sécurité » (sic) de la société, Twitter est en train de faire évoluer la balance entre la libre diffusion de discours et la sécurité. Elle insiste « Un des plus grands changements est intervenu dans notre manière d’appréhender l’équilibre entre la liberté d’expression elle-même et le risque que cette liberté glace/effraie (chill en américain) le discours de quelqu’un d’autre ».

Et encore plus à venir

Le temps est loin où la société se revendiquait comme l’aile la plus libre discours du parti du libre discours (The free speech wing of the free speech party). Le sénateur démocrate Mark R. Warner a vivement encouragé Twitter dans sa politique de censure active, remarquant simplement « qu’il y a encore beaucoup à faire » (resic).

Les natures inquiètes sur les futures capacités de censure de Twitter peuvent être rassurées : la société a racheté en 2016 une société d’intelligence artificielle Magic pony, une technologie qui sera employée pour traquer et éliminer les comptes non politiquement corrects selon la sauce Twitter.

Article repris du site Ojim

Islam : Macron a tout faux

Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron entend « organiser » l’islam de France, a-t-il annoncé et précisé une nouvelle fois devant le Parlement réuni en Congrès. Mais, lui, ne veut pas seulement susciter une instance représentative avec laquelle les pouvoirs publics pourraient dialoguer, il se propose, en plus, de régler la question du financement des mosquées, celle de la formation des imams et réguler le marché du hallal. Vaste programme ! L’organisation de l’islam en France s’est toujours heurtée à ses divisions internes, à la mainmise des Etats étrangers sur leurs ressortissants et leurs lieux de culte, à la volonté des industriels du hallal de conserver leur pré carré et les revenus afférents. Mais aussi à l’indifférence de la grande masse des musulmans qui n’ont que faire de quelque structure prétendant les encadrer alors que l’islam, dans sa forme sunnite, ne connaît pas de hiérarchie, ni quelque autorité verticale.

Pourquoi l’actuel chef de l’Etat réussirait-il là où les autres ont échoué ? Réponse : parce qu’il l’a décidé ! Exécution ! Il a même prévu un calendrier, il y aura « dès l’automne un cadre et des règles ». Il croit, en technocrate, qu’il en est de l’islam comme du droit social ou de la politique fiscale, il faut et il suffit de définir quelle réforme est nécessaire et de l’appliquer au pas de charge. On a compris que cette étatisation de l’islam vise à soustraire les musulmans à l’influence des « extrémistes » qui nourrissent le terrorisme islamique en lui fournissant des troupes. Néanmoins, le président a cru devoir déclarer : « La République n’a aucune raison d’être en difficulté avec l’islam » à condition qu’on le confie à de bons bergers pour en écarter les mauvais, alors tout ira bien. Mais comment distinguer les uns des autres ? Très simple : les mauvais, explique Macron, ont « une lecture radicale, agressive de l’islam, dont les principes n’obéissent pas à des mots d’ordre religieux ». Les bons ont donc une lecture pacifique et se cantonnent à des principes « d’ordre religieux ». Comment avec un diagnostic aussi faux, trahissant son ignorance de l’islam, pourrait-il avoir une réaction juste ? Car ce n’est pas la lecture du Coran qui est « agressive » chez les terroristes islamistes, c’est le Coran lui-même qui est agressif, on ne peut citer ici toutes les sourates qui exigent la mort des « mécréants » et justifient celle des « associateurs » (les chrétiens.) Et ce sont là des principes religieux. Le chef de l’Etat, sur l’islam, a tout faux. L’Etat laïc n’a pas à décider quelle est la bonne lecture de la doctrine musulmane, comme le fait Emmanuel Macron, mué à l’occasion en docteur ès sciences islamiques, mais seulement à combattre, au nom de la sécurité et de l’ordre public, les conséquences criminelles de son application par des musulmans.

Ajoutons que les musulmans officiels, républicains, « modérés », ayant une « bonne » lecture du Coran, qui seront portés à la tête de l’instance voulue par Emmanuel Macron, seront aussitôt dénoncés par les djihadistes qui verront en eux des traîtres à abattre, pires que les « mécréants ». On sera loin d’« un cadre rénové, d’une concorde retrouvée » que porte, selon lui, sa réorganisation de l’islam.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 11 juillet 2018

Italie : Enchaînés pour soutenir l’invasion migratoire

12/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
En Italie, une quarantaine de militants du réseau #restiamounmani (restons humains) se sont symboliquement enchaînés devant le ministère italien des Transports pour protester contre la fermeture des ports aux navires des ONG décidée par le gouvernement.

Une militante immigrationniste a déclaré ceci :

C’est important que les gens sachent qu’il existe une société civile qui n’accepte pas que l’on traite les migrants de cette façon. C’est aussi un geste symbolique destiné à montrer qu’il y a des gens qui s’opposent à ce genre de pratiques non pas en traitant le problème assis derrière un ordinateur, mais physiquement.

Ces individus comprendront-ils un jour qu’ils se font les complices des mafias de passeurs ?


Un programme qui nie le risque migratoire, par Francis Bergeron

C’est la seconde fois que le président Macron donnait rendez-vous aux députés et sénateurs à Versailles, dans le cadre d’une réunion du Congrès. Il entendait ainsi, avec le maximum de solennité, donner le bilan de sa première année de présidence et dresser les grandes lignes de la suite. Il a souhaité faire preuve d’humilité, rappelant qu’il ne pouvait décider de tout et qu’il ne pouvait tout réussir. Ceci pour répondre aux critiques sur son côté un peu trop jupitérien. Notons qu’une partie de son opposition de gauche a boycotté cette réunion. Mais les élus RN étaient présents, notant que le boycott était surtout un moyen d’exister.

En ouverture, Macron a reconnu que les peurs et colères accumulées en 2017 n’avaient pas disparu. Ne s’attardant pas sur les réformes décidées et mises en œuvre ou sur le point de l’être (réformes sociales diverses dont celle de la SNCF etc.), il a très vite enchaîné sur les grands axes de ce qu’il fera les douze mois à venir :

Une réforme de l’assurance chômage et de la santé au travail ;

Une baisse des dépenses publiques, ce qui permettra une baisse des impôts ;

Une unification des régimes de retraite, sans remettre en cause les pensions de réversion, a-t-il tenu à souligner pour mettre un terme aux rumeurs sur cette question ;

Un plan pauvreté qui verra bien le jour en 2019, le retard enregistré avant son déploiement n’ayant pas pour but de préparer son enterrement ;

Un cadre donné à l’islam, pour que cette religion soit exercée « de manière conforme aux lois de la République », conscience ayant apparemment enfin été prise que ce n’était pas le cas aujourd’hui.

Sur toutes ces questions, il faudra étudier les textes proposés, mais la façon de les exposer devant le Congrès ne préjugeait pas d’une dérive, droitière ou gauchisante, de sa deuxième année de mandat.

Le nationalisme, voilà l’ennemi

Mais sur la question centrale et tellement actuelle de l’immigration, celle qui suscite le maximum de ces inquiétudes que M. Macron avait évoquées au début de son discours, c’est, pour Macron, la solidarité européenne qui réglera cette question. Nous en avons eu un aperçu ces derniers temps ! Macron a alors pris des accents gauchisants, devant les 900 élus, pour s’en prendre aux « nationalistes », seuls ennemis intérieurs stigmatisés :

« Toute politique nationaliste de court terme ne réglera en rien la situation migratoire » a-t-il conclu. Mais la situation migratoire, qui était encore une situation de moyen terme il y a quelques années, est devenue un problème de très court terme. C’est maintenant qu’il faudrait casser la décision du Conseil Constitutionnel (voir Présent du 10 juillet). C’est maintenant qu’il faudrait envoyer un signal très fort aux sécessionnistes de nos banlieues. Aveugle à ces « peurs, colères accumulées » qu’il évoquait pourtant au début de sa prise de parole, M. Macron y a donc répondu par une condamnation urbi et orbi, puisée dans les vieilles litanies de la gauche morale.
C’est là d’abord et avant tout qu’il était attendu. C’est la réforme qu’il ne fera pas. Il s’y est engagé devant le Congrès.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

[Vidéo] Que s’est-il passé en Vendée en 1793 ?

11/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Plongez dans l’une des plus profondes fractures politiques françaises, et découvrez ses conséquences contemporaines… Que s’est-il passé en Vendée en 1793 ?

La République française est-elle coupable d’un génocide contre sa propre population ? Dans ce cas, faudrait-il le reconnaître légalement ?

Découvrez les opinions de Philippe de Villiers, Patrick Buisson, Jean-Clément Martin, Reynald Secher et Gabriel Robin.

Un reportage exclusif de Sputnik France, signé Edouard Chanot, avec Thibaud Sacramone & Antonin Darwin à la technique.


Emmanuel Macron : le combattant intermittent…, par Philippe Bilger

Dans le livre où j’avais eu le front de faire monologuer Emmanuel Macron comme si j’étais lui, je lui avais fait cesser son propos au mois de septembre 2017. Quand c’était encore le temps des espérances. Avant que l’exercice du pouvoir vienne, avec ses limites et la résistance du réel, les dégrader.

Non pas que tout soit négatif dans ce que le président de la République nous a donné à voir depuis son élection. Bien au contraire. Mais il me semble qu’Emmanuel Macron est lui-même trop riche et trop complexe pour qu’on lui fasse l’affront d’une admiration éperdue – certains n’en démordent pas – ou d’une hostilité systématique – elle a ses partisans.

Maintenant que sa première année de mandat a été accomplie et que le surgissement du renouveau promis a épuisé ses effets, on perçoit mieux ce qu’il en est. Comme si, une forme de tension disparue, dorénavant le président de la République se laissait davantage aller dans la forme et révélait par ailleurs une appréhension du fond qui ne permettait plus de le considérer comme un inlassable activiste, un constant homme d’action mais plutôt pour un combattant intermittent. Dont le rapport avec le réel et la volonté d’entreprendre n’était pas uniforme.

Sur le plan du style et de ce que les débuts ont eu de remarquable, il y a depuis quelques semaines une libération, une attitude plus débridée, un comportement et des saillies voulus plus vulgaires pour “faire peuple”, un abandon au festif présenté comme un signe de modernité et une preuve de jeunesse – je ne parle pas des bras levés dans les jardins de l’Elysée pour applaudir la victoire contre l’Uruguay -, bref un laisser-aller présidentiel.

Faut-il admettre tristement qu’à la longue, chez n’importe quel président, il y a toujours un peu de Sarkozy qui survient, quel que soit le registre à peu près acceptable ou indécent de la posture ?

Pour l’action elle-même, même si le Premier ministre a bien raison de vanter “la ténacité” de son gouvernement, sinon qui le ferait ?, le recul permet d’analyser et de nuancer. Une première impression cherchait à instiller l’idée que ce pouvoir n’était pas celui d’un “roi fainéant” mais une invention et une énergie toujours en mouvement.

Aujourd’hui il paraît plus pertinent de distinguer, chez Emmanuel Macron – personne ne discute qu’il est à la source de tout au point de minimiser dans l’esprit public même l’aura de ses quelques excellents ministres – les réussites opératoires et menées à terme, les attitudes peu ou prou de désintérêt, enfin les atermoiements manifestant que le président est confronté à des problématiques où il risque de mécontenter tout le monde en préférant alors nous faire attendre que nous décevoir.

Le décrochage qu’il subit dans les sondages, à droite comme à gauche, n’est peut-être pas étranger à ce sentiment que le président fait ses choix et a son rythme et qu’ils peuvent nous surprendre ou nous désappointer.

Pour les premières – les succès -, il y a eu la réforme du droit du travail et celle de la SNCF. Les processus avaient été clairement conçus, les adversaires étaient du côté de la régression et de l’inefficacité, la constance serait récompensée et une France majoritaire applaudirait ces changements. Emmanuel Macron a pu, pour ces évolutions capitales même si d’aucuns – souvent ceux qui ne font rien – auraient aspiré à beaucoup plus, endosser le costume du combattant, imposer, tenir et vaincre. Ce sont des circonstances qui l’ont mis à l’aise : l’action comme démonstration de ce qu’il est.

Pour les deuxièmes – qui l’indifférent -, il y a eu la réduction à 80 kilomètres de la vitesse sur les routes secondaires. Il a laissé faire son Premier ministre sans l’ombre d’un enthousiasme, au bord de la dénégation, et pas loin à mon sens de la position qu’il avait prise sur le vin. Il aurait été capable, un peu poussé, de reprendre la fameuse formule de Georges Pompidou qui souhaitait vraiment qu’on laisse les Français en paix.

Il y a aussi, malgré les apparences, la préoccupation très relative qu’il affiche au sujet de la Justice, des peines et des prisons. Certes il ne serait pas honnête d’oublier quelques interventions de haute volée avec un projet mêlant le clair et l’obscur, un réalisme froid de droite, un humanisme confortable de gauche. Mais j’incline à penser que sa faiblesse sur le judiciaire ne tient pas seulement – et il est loin d’être le seul en politique avec cette disposition – à son désintérêt mais surtout au fait qu’il refuse de prendre en compte le lien pourtant avéré chaque jour entre le judiciaire ordinaire et le terrorisme. Négliger le premier comme il le fait revient à se priver de moyens décisifs pour lutter contre le second.

L’absence d’implication comme démonstration de sa hiérarchie des priorités.

Enfin il y a les hésitations – moins celles du caractère que celles du politique qui ne voudrait franchir le Rubicon qu’à coup sûr. Le report du plan sur la pauvreté – malgré la maladresse d’Agnès Buzyn – n’a évidemment rien à voir avec la Coupe du monde mais tout avec le constat que les processus et les nécessités qui ne le confrontent pas à des ennemis désignés ne le mobilisent pas vite, le laissent dans l’expectative ou l’incitent à des accommodements qui stérilisent l’essentiel. On l’a vu avec les banlieues, on l’a relevé avec la politique migratoire. Ce sera sans doute la même chose avec la PMA, ces sujets de société et de savoir vivre ensemble où il n’y a que des coups à prendre (Le Parisien).

L’absence de décision comme démonstration de ce qu’il tarde aussi à se mettre en marche.

Emmanuel Macron est un combattant intermittent.

En effet il fait parler la poudre démocratique et politique. Ou reste dans son coin comme un observateur sans doute de moins en moins bienveillant. Ou garde l’arme au pied parce qu’il ne sait pas comment accorder les désaccords et donc quelle bataille livrer.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Alain Marsaud : Le terrorisme face à la police de la pensée

11/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
A chaque attentat, les journalistes utilisent de plus en plus d’éléments de langage dignes de la novlangue, pour habiller la réalité violente qu’ils refusent de voir et de montrer. Dans leurs sillages, les hommes politiques adoptent les mêmes codes, quitte à faillir à leur mission de protection des populations. La société développe la culture de l’excuse et des circonstances atténuantes pour les coupables, laissant souvent sur le bord de la route de la bienpensance, les vraies victimes des attentats.

Quelques jours après le nouveau drame survenu à Marseille, Alain Marsaud, sans langue de bois, revient sur le véritable déni de réalité des acteurs politico-médiatiques.


Le problème migratoire est insoluble

L’immigration en cours depuis plus de 50 ans est un problème grave qui menace l’existence même de la civilisation européenne, la France déjà fortement africanisée étant, entre tous les pays d’Europe, le pays le plus menacé.

Cette menace qui ne cesse de se renforcer est due à la décolonisation et à une idéologie égalitariste illusoire. Elle ruine notre pays, provoque l’insécurité, aggrave le chômage ; les politiciens en parlent tous les jours, vont de sommet en sommet, promettent tout ce que vous voulez, mais ne font rien. Je vais dire pourquoi.

On compte déjà en France entre 10 et 15 millions d’immigrés, dont quelque 500 000 clandestins, la majorité d’entre eux provenant d’Afrique et d’Orient. Si l’on tient compte du droit du sol et du fait que bon nombre de familles immigrées sont en France depuis 3 générations, nouveaux Français souvent au chômage, faites le calcul. Pour cela, inutile de sortir de Polytechnique, il suffit de prendre le métro.

Ces communautés, sans oublier Chinois, Indochinois et Philippins, déjà un cinquième de la population, vivent en France en circuit fermé. Elles parlent leur langue d’origine et sont parfaitement organisées pour profiter au maximum des avantages que les pouvoirs publics leur accordent, allocations financières, hébergement et soins. Elles ne s’intègrent pas. Ce sont des prédateurs. Il va sans dire que le coût financier de cette invasion est considérable. Le droit d’asile, c’est deux milliards d’euros par an, l’AME un milliard, la lutte contre l’infiltration islamiste des centaines de millions. Bref, une part non négligeable des 714 milliards d’euros que la France consacre chaque année au « social ». Et l’on prévoit officiellement, et le plus tranquillement du monde, une augmentation du droit d’asile et des autorisations de séjour de 20 % par an. Quelque 700 000 migrants sont en attente en Libye !

Ainsi assiste-t-on à des situations stupéfiantes. À Paris, des bandes d’enfants et d’adolescents de 12 à 17 ans terrorisent des quartiers entiers et, à la belle saison, ils sont renforcés par des Roms, des enfants également, éduqués pour le vol à la tire. Je les ai vus moi-même opérer dans les transports en commun. C’est ce qu’on appelle la « mondialisation heureuse ».

Le cas de Mayotte, cette Île perdue de l’océan Indien, mais département français au même titre que la Loire-Atlantique, est tout un enseignement. L’administration, préfet en tête, ne parvient pas à maîtriser l’immigration venue des Comores et de toute l’Afrique noire. Tous ces gens, finalement, obtiennent la nationalité française, si bien qu’à Marseille, par exemple, on compte plus de Comoriens que dans toutes les Comores !

Et tout cela n’est qu’un début.

Il est pour le moins surprenant qu’aucun dirigeant français ne tienne compte des indéniables prévisions exposées par Stephen Smith dans son ouvrage récent (voir ma chronique du 6 avril, n° 1138 des « 4 Vérités ») qui prévoit une augmentation exponentielle de l’immigration dans les décennies à venir, en raison de l’explosion démographique en Afrique noire.

En Afrique, pour un jeune, émigrer en France est une obligation. C’est à la fois le bac et le service militaire. On part pour envoyer à la famille de quoi subsister et pour rembourser les 3 000 euros remis à des passeurs criminels. La France, c’est l’eldorado. Un Africain m’a dit : « Là-bas, en France, il suffit d’appuyer sur un bouton dans la rue pour recevoir des billets de banque. » Et, en effet, écrit « Le Figaro » du 26 juin : « Peu de pays comme la France offrent à leurs habitants les plus pauvres un revenu minimum, l’instruction gratuite, les colonies de vacances, les soins médicaux gratuits, ainsi que la prise en charge d’une partie des frais de logement. En Chine, pays communiste, tous ces services sont payants. »

En face de cette invasion, que font les pouvoirs publics ? Ils nous racontent des histoires. Ils parlent de « hot spots », centres de regroupement des candidats à l’émigration. C’est une vue de l’esprit. Les Africains ne s’y rendront pas, de peur de ne pouvoir en sortir. La Libye, d’ailleurs, a déjà dit non.

En France même, une partie importante de l’opinion est favorable à cette invasion, soit par ignorance, soit par idéologie, encouragée par les multiples organisations onusiennes et bruxelloises. Le seul fait d’avoir souhaité publiquement que la « France reste la France » a valu à Laurent Wauquiez une volée de protestations, Il est traité de « populiste », comme ces « abominables » dirigeantes hongrois, tchèques, polonais, maintenant italiens, qui veulent rester eux-mêmes et être honnêtes.

Quant à l’aide au développement, cette litanie, on sait de quoi il s’agit. L’Afrique noire a déjà reçu de l’Occident, et en particulier de la France, l’équivalent du plan Marshall. La corruption en a été le principal bénéficiaire, avec « retour sur investissement » …

Ajoutez à cette opinion le côté pratique et humain des choses. Si vous trouvez sur une plage 200 Africains avec femmes et enfants, vous n’allez pas les prendre par la peau du cou et les rejeter à la mer. Vous allez les secourir.

En réalité, il n’y a qu’une seule solution à cet immense problème. C’est une opération conjointe Europe, Russie et Amérique pour contrôler la Libye, y renvoyer les migrants et arrêter les passeurs criminels qui agissent en toute impunité. Tout le reste n’est que bavardage, promesse non tenue et discours trompeur dans une Europe divisée, impuissante et aujourd’hui à la dérive. Cette Europe qui a mis des siècles et des siècles d’effort, de courage, de travail, d’intelligence, pour écarter la misère et qui, aujourd’hui commet le crime d’en importer une autre, pire encore que celle qui, autrefois, fit son malheur.

Christian Lambert

Article repris du site les4verites.com

Theresa May face à la fronde des partisans d’un vrai Brexit, par Olivier Bault

Deux jours après que Theresa May eut présenté son nouveau plan pour un Brexit en douceur à ses ministres, celui pour la sortie de l’UE appelé aussi « ministre du Brexit », a annoncé sa démission dimanche peu avant minuit. David Davis, car c’est de lui qu’il s’agit, a expliqué dans sa lettre de démission, rendue publique, qu’il avait déjà accepté pas mal de propositions de Theresa May avec lesquelles il n’était pas d’accord, mais c’était parce qu’il pensait qu’un vrai Brexit restait possible. Un vrai Brexit, c’est un processus qui doit permettre rapidement au Royaume-Uni de recouvrer sa souveraineté, de voter lui-même toutes ses lois et de passer les accords commerciaux qu’il voudra avec n’importe quel autre pays. Mais avec le plan présenté par son Premier ministre vendredi – un plan pour lequel il n’avait pas été consulté, alors qu’il est le principal négociateur pour son pays –, David Davis estime qu’il n’y aura pas de vrai Brexit.

Il s’agit en effet d’une nouvelle mouture du « nouveau partenariat douanier » déjà proposé par Theresa May (voir Présent du 18 mai), qui est une forme d’union douanière qui ne dit pas son nom pour ne pas choquer la majorité d’électeurs ayant fait le choix de la sortie de l’UE il y a deux ans. Avec le plan de May, le Royaume-Uni, pour préserver la liberté des échanges et l’absence de frontière physique en Irlande, adopterait toutes les règles de l’UE. Le parlement de Westminster pourrait certes refuser certaines règles adoptées à Bruxelles, mais cela impliquera alors une limitation de l’accès au marché européen pour les marchandises britanniques. Dans les faits, cela voudrait aussi dire que Londres doit se conformer aux jugements de la Cour de Justice de l’UE, chose que les partisans du Brexit veulent éviter à tout prix.

A la suite du ministre du Brexit, deux secrétaires d’Etat ont démissionné, suivis lundi après-midi par le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, qui avait, comme David Davis et contrairement à Theresa May, fait campagne pour le Brexit avant le référendum de 2016. Selon Johnson, avec le plan de May le Royaume-Uni se dirige « vers un statut de colonie ».

Au Parlement, le député conservateur Jacob Rees-Mogg mène la fronde à la tête d’une soixantaine de partisans d’un vrai Brexit et il a déjà annoncé, en ce qui le concerne, qu’il voterait contre le plan de Theresa May. Ne jouissant d’une majorité de quelques voix que grâce au soutien des unionistes nord-irlandais depuis les élections anticipées ratées de 2017, c’est le gouvernement tout entier qui pourrait tomber. Theresa May pourrait alors être remplacée par un autre leader des Tories chargé de mener le pays vers un Brexit « dur », y compris sans accord avec l’UE. Mais le problème, en réalité, c’est que malgré le vote des Britanniques, une majorité du parlement ne veut pas du Brexit, pas plus que Mme May, ou alors, si Brexit il doit y avoir, ils le souhaitent le plus partiel possible. Pour obtenir gain de cause contre la fronde dans son propre parti, le Premier ministre va toutefois devoir se tourner vers l’opposition, ce qui en retour pourrait bien alimenter les rangs des frondeurs Tories et fragiliser encore plus son assise au sein du Parti conservateur. Des frondeurs que viennent de rejoindre deux poids lourds du parti. Un vrai Brexit est encore possible.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 10 juillet 2018

Pologne : des militants patriotes interrompent la première marche des fiertés à Czestochowa

10/07/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La première marche LGBT à se dérouler dans la ville polonaise de Czestochowa a été interrompue par des contre-manifestations organisées par des militants nationalistes, conservateurs et catholiques, malgré la présence de la police qui a ensuite séparé les deux rassemblements.


Placer l’enfant au centre de nos discours est une nécessité pour combattre la gauche morale – Cyril Raul (Les Identitaires)

On se souvient des terribles photographies du corps d’Aylan étendu sur une plage. On se rappelle des réactions scandalisées aux positions de Marine Le Pen sur l’école gratuite pour les enfants de clandestins. On a vu, il y a quelques jours, la campagne médiatique dirigée contre Donald Trump accusé de séparer les enfants d’immigrés illégaux de leurs parents à la frontière avec le Mexique. Campagne durant laquelle les médias mainstream américains ont procédé à des manipulations grossières notamment en couverture du prestigieux Times.

Tous ces faits ont été savamment relayés par une gauche pro-migrants dont la mort idéologique ne fait plus de doute. Une gauche zombie à qui il ne reste plus que le pathos comme arme politique. Et quoi de mieux que le sujet des enfants pour émouvoir l’opinion et tenter de la faire basculer ? Une posture efficace puisqu’elle fait appel aux sentiments : le recours au pathos a la force de transformer une idée bancale et mortifère en argument quasi-infaillible dans une époque où l’image et l’émotion guident bien souvent les opinions.

Naturellement, il ne s’agit ici que d’une posture. Cette gauche qui se pose en défenseur des enfants ne défend en vérité froidement que ceux susceptibles de servir sa cause et lui permettre d’alimenter son idéologie sans-frontiériste, pourtant massivement rejetée par les peuples européens.

Car cette même gauche médiatique néglige complètement d’autres enfants : les nôtres. Elle nie l’existence du racisme anti-blanc ou, a minima, le relativise ou le minimise. Elle défend la discrimination positive. Elle méprise la France périphérique blanche qu’elle laisse volontiers dépérir. Elle encourage la submersion migratoire en cours qui ne peut mener que vers le chaos.

Toutes ces positions ne ciblent pas que les « mâles blancs de plus de 50 ans ». Elles visent d’abord les gamins « de souche », qui seront les premiers concernés par cette France de demain que le gouvernement Macron leur prépare : celui de la discrimination sur le marché de l’emploi, celui de la violence anti-française justifiée et (donc) excusée à leur encontre, celui de la relégation des territoires de la France périphérique (qui perd ses écoles, ses médecins, ses hôpitaux) au profit des zones REP+. Désavantagés sur le marché de l’emploi, attaqués pour leur couleur de peau, vivotant dans des territoires abandonnés… Ce sont d’abord les gamins français d’aujourd’hui qui paieront le prix politique de la repentance, de la haine de soi et de la négation du racisme-blancs.

Sur le temps long, avec la submersion migratoire en cours, l’islamisation, le développement massif de « cités » en France (plus une seule ville moyenne sans son « quartier sensible » immigré), c’est potentiellement le chaos, le terrorisme et l’insécurité qui attendent cette génération d’enfants.

Face à ce constat révoltant et de plus en plus partagé, le pathos sur les enfants de migrants est la dernière arme de la gauche, la seule qui lui reste mais une arme aujourd’hui implacable. C’est l’ultime coup d’un boxeur acculé dans les cordes, un coup en dessous de la ceinture, mais un coup encore gagnant.

Un jour ou l’autre, il faudra pourtant bien dépasser et surmonter cette arme ultime de l’adversaire.

Cela suppose d’abord de mettre parallèlement en avant l’avenir de nos propres enfants, de les défendre coûte que coûte, viscéralement, face au sort qui les attend et à cette « France d’après » qui les guette.

Cela nécessite ensuite, face à l’hystérie entretenue par les médias et les politiques sur les enfants de migrants, d’adopter une attitude dépassionnée et apaisée en mettant en lumière la submersion migratoire en cours, qui passe d’abord par les naissances, et donc les enfants. Aujourd’hui, 40 % des Africains ont moins de 15 ans. Et selon le journaliste américain Stephen Smith, « d’ici à 2100, trois personnes sur quatre qui viendront au monde naîtront au sud du Sahara. » Des chiffres inquiétants à l’heure où nous ne sommes qu’au début d’une crise migratoire qui sera l’affaire du siècle. Mais la situation est aujourd’hui déjà critique. Selon un rapport officiel, les Blancs ne représentent par exemple plus que 40 % des enfants de Birmingham (personnes mineures), la deuxième plus grande ville du Royaume-Uni.

Il faut enfin replacer l’enfant au cœur du discours politique, que cet enfant soit d’ici ou d’ailleurs, afin de le défendre réellement en combattant toute forme de manipulation de son sort à des fins idéologiques.
À l’instar des questions bio-éthiques, où la gauche prétend qu’un enfant n’a pas besoin de père pour grandir, l’idéologie pro-migrants met, elle aussi, en danger les droits de l’enfant. Qui peut affirmer qu’un enfant peut décemment s’épanouir et grandir dans le chaos migratoire, au milieu des rancoeurs et des conflits latents ? Face au déracinement, chaque enfant doit se voir reconnaître, indépendamment des considérations des adultes, un droit à l’enracinement, c’est-à-dire le droit de vivre et grandir dans un cadre solide et apaisé, auprès de sa famille et sur la terre de ses ancêtres.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires