La liste Gilets jaunes en vue des européennes contestée lors de l’acte XI

28/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le rassemblement des Gilets jaunes à La Bastille puis à République fut un temps fort du XIe acte des Gilets jaunes. Et comme chaque samedi, l’accès aux Champs-Élysées était quasiment impossible du fait des barrages des rues avoisinantes. Le ministère de l’Intérieur a annoncé 69.000 manifestants sur toute la France, un chiffre très en deçà de la réalité selon les organisateurs.

Le projet d’une liste Gilets jaunes n’a donc pas ébranlé la combativité des manifestants ?

Non à en juger par la forte participation à la fois à Paris et en province. Cependant des manifestants ont repris des slogans hostiles à la liste d’Ingrid Levavasseur, chouchou des plateaux de télévision et qui n’a pas hésité à dire qu’elle ne regrettait pas d’avoir voté Macron, ce qui a fait dire à Eric Zemmour que « La liste Gilets jaunes est une combine entre Bernard Tapie et Emmanuel Macron ».

Mais le XIe acte ne s’est pas vraiment déroulé dans le calme ?

En effet, Jérémie Rodriguez, un proche d’Eric Drouet a été grièvement blessé à l’œil samedi vers 17 heures par un tir de flashball ou un éclat de grenade (la cause exacte n’est pas encore élucidée) alors qu’il filmait place de la Bastille. Une enquête a été confiée à l’Inspection Générale de la Police Nationale. Dans une lettre ouverte à Macron, Eric Drouet accuse les forces de l’ordre de complaisance envers les Black Blocs responsables selon lui des provocations et promet sur Facebook un « soulèvement sans précédent ». De son côté, Pierre Cassen de Riposte Laïque s’étonne que des mesures n’aient pas été prises à l’encontre des Black Blocs qui s’étaient invités en tête du cortège, alors que l’on connaissait pertinemment leur intention de provoquer les forces de l’ordre. Le journaliste David Dufresne rappelle que parmi les Gilets jaunes, on dénombre à ce jour 17 personnes éborgnées, 152 blessées à la tête, 2000 blessées, 250 emprisonnées, 5000 gardées à vue, ce qui fait dire à Eric Drouet que « la justice est forte avec les faibles mais lâchement faible avec les forts ».

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Éric Zemmour : “On a des élites qui organisent l’invasion”

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Pacte pour les Réfugiés : le petit frère du Pacte de Marrakech

Le pacte sur les migrations sûres, ordonnées et régulières adopté par 150 pays au sein de la conférence intergouvernementale de Marrakech le 10 décembre 2018, signé par la France sans le moindre débat dans notre pays et ratifié par l’Assemblée générale de l’ONU le 19 décembre n’est pas tout seul.
Il est accompagné d’un petit frère, le pacte mondial sur les réfugiés beaucoup plus discret dont l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU le 17 décembre dernier est passée quasiment inaperçue.
Renforcement du dispositif du pacte sur les migrations, roue de secours en cas d’échec de celui-ci ? En tout cas il fait partie intégrante de la démarche mondialiste d l’ONU en rupture avec sa vocation première qui est la défense de la paix et non la constitution d’un gouvernement mondial.

Il apparaît indispensable que le public et plus particulièrement les opposants aux pactes sur les migrations et sur les réfugiés sachent que cette forfaiture est doublement attentatoire à nos souverainetés nationales et doublement mortifère pour nos sociétés.

Une très grande discrétion

Comme le Pacte sur les migrations, le Pacte mondial sur les réfugiés découle d’une Déclaration de New York adoptée à l’unanimité en 2016 par les 193 membres de l’ONU et qui visait à améliorer leur aptitude à mieux accueillir réfugiés et migrants.

Rédigé sous l’autorité du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), basé à Genève et dirigé par l’Italien Filippo Grandi, le Pacte mondial sur les réfugiés a pour but de favoriser et organiser une réponse internationale adéquate aux mouvements massifs de réfugiés et aux situations de réfugiés prolongées.

Les phases de consultation multilatérale des Etats membres et d’autres parties prenantes, de négociation et de rédaction ont eu lieu en 2017 et surtout 2018 pendant 18 mois, parallèlement à celles du pacte sur les migrations. Le projet de pacte sur les réfugiés a été publié le 20 juillet 2018, approuvé par la commission compétente de l’ONU, le 13 novembre 2018 et ratifié par l’Assemblée générale de l’ONU le 17 décembre.

Tout au long du processus la discrétion a été de mise. Il y eut peu de communication de la part des médias alors que le pacte sur les migrations a été nettement plus visible. Les actes d’approbation et de ratification n’ont donné lieu qu’à peu de publicité et les oppositions ont été muettes.

Peu d’opposition

La résolution sur ce Pacte sur les réfugiés a été approuvée par 181 pays, deux seulement ont voté contre, les Etats-Unis et la Hongrie, et trois se sont abstenus.

L’administration de Donald Trump, qui a été partie prenante aux négociations pendant 18 mois, a expliqué que si elle soutenait l’essentiel du texte, elle était opposée à certaines dispositions comme celles visant à limiter les possibles détentions de personnes cherchant l’asile dans un pays.

Quant à la Hongrie elle a soutenu qu’il n’existait pas le besoin d’un nouvel instrument légal faisant ainsi référence à la convention de 1951 sur les droits des réfugiés.

Une présentation rassurante des objectifs

Tout d’abord, comme pour le pacte sur les migrations, il nous est bien affirmé de manière pateline que ce pacte sur les réfugiés n’est pas contraignant. Nous savons ce que cela veut dire et toute la charge de duplicité que contient cette affirmation.

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“Gilets jaunes” aux Européennes : “une combine de Tapie et Macron” pour Éric Zemmour

28/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Vers une liste “gilets jaunes” aux élections européennes ? L’annonce a été faite mercredi 23 janvier. Le “ralliement d’initiative citoyenne” (RIC) a diffusé un embryon de liste comprenant dix noms, avec à leur tête Ingrid Levavasseur, une des figures du mouvement.

Réaction de Nicolas Domenach : “On les a traités de vendus, d’imposteurs, de traîtres. C’est d’une telle brutalité que je ne suis pas sûr qu’ils puissent aller au terme de leur projet“, dit-il.

Une vision critiquée par Éric Zemmour. “J’aime bien quand on se lamente sur la brutalité, la violence des ‘gilets jaunes’. Ça permet de ne pas montrer ce qu’il y a derrière”, lance-t-il. Et de poursuivre : “C’est une combine de Bernard Tapie et d’Emmanuel Macron, c’est une évidence“.


Marks & Spencer se soumet aux délires d’extrémistes musulmans

Horrifiée, une jeune femme montre à la caméra des rouleaux de papier toilette vendus par les magasins Marks & Spencer. C’est affreux, le nom d’Allah est inscrit en relief dans le gaufrage du produit. La plaignante zoome sur l’objet du délit. Effectivement, il y a des motifs… Des pointillés pour faire joli. « Le nom de Dieu est ici ! Regardez ! » Ah, bon. Dans un éclair de lucidité, la reporter « spécial PQ » concède que l’inscription ne saute pas aux yeux… « Effectivement, sur certaines vidéos, peut-être que c’est pas clair, peut-être que là non plus ». Mais il faut penser au consommateur musulman qui se rend aux toilettes muni d’un microscope électronique. Il y en a.

La nouvelle fait le tour de la sphère « coupeurs-de-cheveux-en-quatre » en Angleterre et en France. La Fédération des collectionneurs de papiers hygiéniques fantaisie s’indigne. Les dames pipi voilées sont scandalisées alors que dans le Pas-de-Calais, on signale un consommateur musulman qui aurait été happé par sa chasse d’eau après s’être servi du produit. La punition divine. Il fallait s’y attendre.

Devant les protestations, ni une, ni deux : Marks & Spencer France retire le papier toilette de ses rayons non sans avoir expliqué, preuve à l’appui, que le dessin incriminé représentait une plante d’aloe vera. La clientèle en question pourrait penser qu’il y a du porc dans l’aloe vera… L’accusé s’inflige une punition pour une faute qu’il n’a pas commise. Soumission, Houellebecq, allée B, 3e étage.

En 1997, Nike USA retirait de la vente 38.000 paires de baskets portant un logo « offensant », plus récemment H&M bannissait une série de chaussettes supposées receler le mot « Allah » écrit à l’envers et il y a une semaine, Amazon supprimait des housses de toilettes pour des raisons similaires… Doléances infinies. Puits sans fond. Interdictions de toutes parts… Pendant ce temps-là, les magasins Lidl effaçaient des croix orthodoxes des emballages de spécialités grecques. Soumission, Houellebecq, en vente partout à prix discount.

Le gag final revient à la jeune fille de la vidéo qui, au moment de son tournage, a menacé d’aller se plaindre au siège. Après observation au microscope, aucune trace de sens du ridicule n’a été détectée chez cette personne.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

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Éric Drouet et Maxime Nicolle scandalisés par la liste gilets jaunes aux Européennes : « Voter Gilets Jaunes, c’est voter Macron »

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Le mirage d’un islam de France, par Jean-Gilles Malliarakis

Ce 21 janvier était annoncée pour imminente la création d’une association des musulmans pour l’islam de France l’AMIF, à vocation officielle. Saluée comme nécessaire et salutaire, aussi bien par les bien-pensants laïcistes, que par le quotidien La Croix, elle est inspirée par un brillant normalien, musulman de nationalité française, de mère protestante, Hakim el Karoui. Cette structure en projet se propose de construire un modèle bien intentionné, et qu’on juge d’avance bien en cour, mais dont on peut se demander s’il existera jamais[1].

L’AMIF militera donc pour un islam de France. Candidate à l’organisation des pèlerinages à La Mecque, qui drainent chaque année quelque 25 000 possesseurs de passeport français, elle se préoccupe également de la gestion du label halal et de la redevance correspondante. Les fonds collectés ainsi serviraient à assurer la formation d’imams français, respectueux des principes républicains et que l’on assimilerait aux ministres des autres cultes.

Première petite objection : une telle fonction ne correspond pas à la foi de Mahomet. Celle-ci ne connaît que des prédicateurs et des docteurs de la loi coranique. Elle englobe d’ailleurs la plupart des aspects concrets de la vie quotidienne. Elle n’opère pas de distinction entre le temporel et le spirituel. Or, cette seule caractéristique pose, comme chacun devrait le savoir, le problème de la citoyenneté. Et celui-ci est inscrit, en théorie, par le gouvernement dans la liste des sujets abordés dans le grand débat national.

Le projet d’AMIF plaît d’autant plus aux pouvoir publics. Ceux-ci ont échoué sur ce terrain depuis 30 ans. Et cependant ils reviennent toujours à peu près aux mêmes schémas, que le ministre de l’Intérieur s’appelle Chevènement ou Pasqua, Joxe ou Sarkozy, Valls ou Cazeneuve.

Or, en face se dessine une autre structure naissante, autour du militant islamiste Marwan Muhammad. Beaucoup plus proche des salafistes, il prend le relais de la défunte UOIF, qui s’appelle provisoirement L.E.S.musulmans. Et, reconnaissons-le, son programme ressemble beaucoup plus aux critères mahométans[2].

Faire coïncider une organisation centrale de l’islam en France, à vocation officielle, avec les principes constitutionnels du régime républicain relève en effet de la gageure.

Il faudrait d’abord contrevenir à des règles réputées intangibles définies par la loi de séparation de 1905. Car cette charte de la laïcité est devenue fondamentale, au gré du préambule de 1946, réaffirmé par la constitution de 1958. C’est son contenu, affirmé comme inamovible, qui institue une république laïque.

Or, la seule définition de ce concept consiste à dire que cette forme d’État ne reconnaît ni ne salarie aucun culte.

Mais, l’organisation projetée de l’islam tendrait, au contraire, à institutionnaliser et subventionner cette prédication.

L’islam français éventuel ne pourrait exister d’autre part sans prendre parti entre les différentes écoles, comme le font ses homologues marocains, sénégalais, tunisiens, turcs ou iraniens, qui se réfèrent dans chaque pays à des jurisprudences particulières. Qui choisira donc à Paris entre les rites hanéfites, malékites, chaféites, hanbalites voire à la Shi’a des partisans d’Ali.

Quelle place enfin pour les confréries ?

Comment prendre au sérieux une administration laïque intervenant dans un domaine pareil ?

On imagine une fois de plus de péremptoires technocrates s’auto proclamant omnicompétents. Votre serviteur pour sa part, les a entendus déjà deux fois dans sa vie dire, sans rire : “je ne connais rien à votre problème, mais je vais vous l’expliquer”.

Non, par conséquent, il ne faut pas monter dans leur taxi.

[1] On ne saurait douter que tout est possible… N’oublions jamais le premier mirâj. Ce voyage nocturne, reconnu comme une vérité de foi par les adeptes de l’islam a conduit un jour précis de l’année 620 Mahomet de La Mecque à Jérusalem. Il serait monté aux cieux puis descendu aux enfers en compagnie de l’ange Gabriel sur une monture appelée Bouraq après s’être rendu sur le mur du temple à Jérusalem. Cet événement, commémoré durant la nuit de l’ascension (lailat al-miraj) est supposée légitimer les revendications islamiques sur la Ville Sainte.

[2] cf. article Deux projets concurrents pour réorganiser l’islam de France

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Le djihadisme a-t-il perdu sa capacité de nuisance au Sahel ?

25/01/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est effectivement la question que l’on ne peut s’empêcher de poser, après qu’une nouvelle attaque, la plus meurtrière subie par l’ONU, a fait dix morts et une trentaine de blessés au sein de la MINUSMA, dimanche dernier.

Emmanuel Macron s’est voulu confiant lors de ses vœux aux armées concernant la situation au Sahel, affirmant que « les résultats sont là […] nous les avons bousculés », en parlant des terroristes d’AQMI. Pourtant, l’insécurité est loin d’avoir été endiguée : non seulement elle s’est propagée aux Niger et Burkina Faso, pays voisins du Mali, mais aussi au cœur même de ces pays, se nourrissant des conflits ethniques locaux.

Le pouvoir de nuisance djihadiste ne semble pas avoir été atteint. Et les initiatives mises en place pour soutenir la gouvernance locale sont bien lentes à produire leurs effets. En témoigne la lente reprise des opérations de la force conjointe du G5, qui avait dû suspendre ses activités après le coup d’arrêt imposé par la destruction de son quartier général en juin dernier.

« Grand remplacement » : la dynamique démographie

Pour la quatrième année consécutive, la France a accusé en 2018 une baisse de sa natalité. Selon le bilan démographique récemment publié par l’Insee, c’est douze mille naissances en moins par rapport à 2017.

Si ce rapport se veut positif en rappelant que la France compte dorénavant près de 67 millions de personnes, que notre croissance démographique de 0.3% par rapport à l’année précédente reste majoritairement due à un solde naturel positif, s’il s’enorgueillit enfin de voir la France conserver son titre de pays le plus fécond d’Europe, il ne saurait cependant cacher la pente sur laquelle s’est engagée notre démographie, et au-delà, celle de notre continent. Et cette pente est descendante.

Car l’Europe se dépeuple. Ou du moins, elle se dépeuple d’Européens.

Depuis près de soixante ans, le taux de natalité de l’Europe n’a cessé de diminuer, passant de 18 naissances par an pour mille habitants en 1960 à un peu plus de 11‰ en 1995, date à laquelle le taux de natalité a commencé à dangereusement flirter avec le taux de mortalité. Vingt ans plus tard, les courbes se croisèrent, les naissances se firent moins nombreuses que les décès. Quant aux projections pour les années à venir, elles ne sont guère réjouissantes. Selon l’Ined, en 2019, le taux de mortalité devrait être d’un point supérieur au taux de natalité. Et à mesure que la génération du baby-boom vieillit, ce taux continuera à croître.

Quelle que soit la couleur dont on habille ce phénomène, verte pour l’heure ; quelle que soit la vertu dont on pare le choix de non-procréation, de la sensibilité écologique à la volonté d’accueil inconditionnel de l’Autre, toujours le même ressort : la recherche d’absolution pour les crimes du passé.

L’Europe est ainsi le seul continent au monde à connaître un solde naturel négatif. Et alors que la population européenne représente aujourd’hui 9.8% de celle mondiale, elle pourrait n’atteindre que 7.5% d’ici trente ans, loin derrière l’Asie et l’Afrique.

Mais rassurons-nous, la population continuera de croître. Et ce, grâce à l’immigration qui permet, parfois elle-seule, à certains pays de voir leur démographie augmenter, comme c’est le cas en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en Espagne.

L’Europe ne s’évanouit que parce que sa disparition a été programmée et acceptée.

Comme l’écrivait Hannah Arendt, « avec la conception et la naissance, les parents n’ont pas seulement donné la vie à leurs enfants : ils les ont en même temps introduits dans un monde. En les éduquant, ils assument la responsabilité de la vie et du développement de l’enfant mais aussi celle de la continuité du monde ».

Le rapport à l’enfant n’est donc rien d’autre qu’un rapport à sa communauté politique. « Chaque génération n’est que la gérante temporaire et le dépositaire responsable d’un patrimoine précieux et glorieux qu’elle a reçu de la précédente à charge de le transmettre à la suivante » écrivait Hippolyte Taine. Or, la logique de déconstruction et d’ouverture radicales au cœur de l’idéologie libérale-libertaire puise sa source dans un sentiment de culpabilité profondément ancré dans nos sociétés.

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Les tabous du débat français : immigration, fiscalité, peine de mort, Europe, IVG, “mariage pour tous”

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Joachim Véliocas : « Avec cette plate-forme, les musulmans commencent tout juste à émerger dans le grand débat »

Une plate-forme en ligne, L.e.s Musulmans, relayée par les grands médias invite les musulmans de France à participer au grand débat « toutes tendances et sensibilités confondues » mais en leur qualité de musulman. Quel impact ? S’agit-il de la préfiguration d’un mouvement politique ?

Explications de Joachim Véliocas dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

La plateforme L.e.s Musulmans a profité de la crise des gilets jaunes pour lancer un appel au rassemblement à l’attention des musulmans de France. Pouvez-vous nous expliquer cette plateforme ?

Cette plateforme a été lancée par Marwan Muhammad. Il avait fondé le Collectif contre l’islamophobie en France. Il réunit de plus en plus d’imams qui viennent s’agréger à son initiative. Cet été, il a fait une tournée des mosquées pour essayer de collecter des réponses à un grand questionnaire qu’il a lancé. 27.000 personnes ont participé en ligne. Sur le terrain, cette consultation a été un relatif succès. Il a beaucoup de relais sur Internet, notamment celui des imams salafistes qui l’ont rejoint et qui ont eux-mêmes beaucoup de suiveurs sur les réseaux sociaux.
Il se vante, depuis le mois de septembre, d’avoir recruté Rachid Eljay, plus connu sous le nom de Rachid Houdeyfa, imam de Brest. Il avait suscité la polémique lorsqu’il avait dit à des enfants qu’ils allaient se changer en porc s’ils écoutaient de la musique. Il avait aussi dit que les femmes qui n’étaient pas voilées ne devaient pas s’étonner d’être abusées par des hommes. Voilà le personnage qui a 130.000 abonnés sur Facebook.
D’autres personnages de la mouvance salafiste l’ont également rejoint. Je pense, notamment, à Nader Abou Anas, l’imam du Bourget qui est également sur une ligne salafiste. Il dirige Dourous, un média musulman très puissant qui compte plus de 100.000 abonnés.
L’été dernier, lors de la mort du grand cheikh algérien, Abou Bakr al-Djazairi, il a exprimé ses condoléances en demandant qu’Allah fasse miséricorde à notre cheikh Abou Bakr al-Djazairi. Il faut préciser que c’est l’auteur d’un best-seller musulman qui s’appelle La Voie du musulman, qui appelle à des guerres offensives contre les mécréants, interdit de construire des églises en terre d’islam et se prononce pour tuer les apostats. C’est vraiment l’islam salafiste le plus extrémiste.

On peut difficilement y voir une bonne volonté de nos compatriotes musulmans d’entrer dans le débat…

C’est orienté. Ils se présentent comme étant les musulmans. Il aurait été plus juste de se présenter comme musulmans pro-Frères musulmans et pro-salafistes. Le cheikh Mohamed Minta a également rejoint la plate-forme L.e.s Musulmans. Il est diplômé de l’université islamique de Médine, en Arabie saoudite. On le voit dans des vidéos de soutien à l’école d’imams de l’UOIF, les Frères musulmans en France. Il a fondé un centre islamique qui s’appelle Shatibi, où il enseigne aux côtés d’Hani Ramadan. Hani Ramadan n’est autre que le frère de Tariq, qui s’était prononcé pour un djihad devant établir un califat. Il l’avait dit avant même la création de l’État islamique, dans les années 2000, dans des sermons qui sont édités.
Mohamed Minta a donc rejoint la plate-forme et le conseil scientifique, un terme pompeux pour rassembler les prédicateurs et imams salafistes ou encore les rares sociologues qu’ils ont trouvés pour donner un peu de crédit à leur organisation.

Y a-t-il un risque que les musulmans deviennent la formation politique des musulmans de France ?

Je pense qu’il est prématuré de dire qu’ils ont l’intention de se transformer en mouvement politique. Ils commencent juste à émerger et à actionner leur partition. Ils pourraient le faire, s’ils rassemblaient beaucoup de monde. Cela pourrait peut-être arriver localement, mais je ne pense pas, parce qu’ils sont très orientés. Ils ne récolteraient pas plus de 2 ou 3 % des suffrages lors d’une élection nationale. Malheureusement, de grands médias comme Le Monde leur donnent la parole. Beaucoup de grands médias relayent leur initiative sans jamais rappeler tout ce que je viens de vous dire, c’est-à-dire tous les profils radicaux des prédicateurs et des imams qui les rejoignent. S’il n’y a pas un contre-feu de réinformation pour présenter qui ils sont, ils peuvent engranger de nombreux ralliements.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La 13ème Marche pour la vie a eu lieu dimanche, en attendant de nouvelles mobilisations contre la PMA

24/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La Marche pour la vie est une manifestation annuelle organisée à Paris afin de protester contre l’avortement. Dimanche dernier se tenait la treizième édition de ce rassemblement engagé en faveur de la vie.

« L’IVG ne supprime que des innocents » pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants.

Le cœur de la lutte reste la banalisation de l’avortement, ainsi que la loi Veil, même si tous les participants, 50.000 selon les organisateurs et 7.400 selon la police, ne souhaitent pas sa suppression pure et simple. L’urgence pragmatique est d’abord d’offrir une autre perspective aux personnes se représentant l’avortement comme la seule solution.

L’actualité est aussi marquée par les conclusions du rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique.

Ce travail réalisé par le député Jean-Louis Touraine inquiète les organisateurs tant il tend à bouleverser les processus naturels de procréation. Les propositions finales soutiennent l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et son remboursement par la Sécurité sociale, ainsi que la « dérégulation des pratiques sur l’embryon humain », selon les organisateurs.

Selon le professeur Guillaume Bernard, l’avortement reste la matrice de toutes ces « dérives sociétales ».

Ce militant de l’union des droites a rappelé que la situation s’était même aggravée en la matière, citant notamment la suppression du délai de réflexion de sept jours ou de la condition de situation de détresse psychologique ou matérielle. Il voit dans l’avortement non seulement une atteinte contre des enfants innocents mais aussi une « agression contre la cohésion intergénérationnelle et culturelle du corps social ».

Certains aimeraient qu’on oublie les gilets jaunes…

Dans ses Commentaires sur la Société du Spectacle qui ont plus de trente ans, Guy Debord remarquait déjà : « Le gouvernement du spectacle, qui à présent détient tous les moyens de falsifier l’ensemble de la production aussi bien que de la perception, est maître absolu des souvenirs comme il est maître incontrôlé des projets qui façonnent le plus lointain avenir. » On ne pourra que constater, encore une fois, la justesse du penseur et écrivain situationniste suicidé en 1994.

Démêler le vrai de l’info

Pour qui a suivi le mouvement des gilets jaunes et a voulu vérifier ses intuitions après des conversations sur un rond-point, il a forcément été amené à faire un abus de chaînes d’infos en continu qui provoquent la sensation éprouvée par celui qui, faisant preuve de gourmandise devant un paquet de caramels au beurre salé, passe de l’appétit à l’écoeurement puis à la franche nausée.

C’est que l’apparition des chaines d’infos en continu puis celle des réseaux sociaux puis la merveilleuse communion des deux se sont définitivement substitués au réel et ont modifié notre perception. Il est et il sera désormais impossible de démêler le vrai du faux.

Pour s’informer, c’est-à-dire pour se renseigner sur le réel, il restera seulement, dans un paradoxe qui n’est qu’apparent, la fiction et la poésie. Les gilets jaunes et leur neutralisation en cours par le gouvernement ? Voyez le Rimbaud des Illuminations: « Nous massacrerons les révoltes logiques. (…) Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route. » Un vrai programme présidentiel !

La rebipolarisation par les gilets jaunes

Les gilets jaunes auront au moins eu un avantage : rappeler à quel point le mépris de classe se porte bien et se mue très vite en pure et simple haine de classe qui touche un prisme politique très large, de droite à gauche ou à cette partie de la gauche passée avec armes et bagages au macronisme dès le premier tour de 2017. Il faudrait aller voir, encore une fois, les pages de Sartre sur le Flaubert de la Commune dans L’Idiot de la famille qui se met à vouloir fusiller de l’ouvrier à tour de bras alors qu’on le pensait contempteur de la bêtise bourgeoise. C’est soit par bêtise d’ailleurs, soit par cynisme, soit par un mélange des deux, qu’on ne ne cesse d’accuser, du côté de la domination, les gilets jaunes d’antisémitisme, de complotisme, de soralisme, en gonflant goulûment le rôle de quelques imbéciles soralo-complotistes qui seraient des « leaders ». Ces mêmes accusateurs, de surcroît, ne cessent de faire des procès en sorcellerie, pour complicité avec le Rassemblement national (RN), à tous ceux qui soutiennent, même d’un soutien critique, ce mouvement, comme votre serviteur.

Ces gens-là, ce sont pourtant eux, depuis des années, les principaux fourriers du vote RN. Mais encore une fois, les plus cyniques d’entre eux ne rêvent que de ça : la disparition de la gauche de transformation et un paysage politique limité à l’affrontement artificiel entre un protofascisme populiste et tribunicien, et eux, les bourgeois ou petits bourgeois vaguement éclairés, le sel de la terre mais qui ne sont en fait que des larbins un peu moins mal rémunérés que les autres par le capital, qui sont un peu plus près de la table du festin pour manger les miettes dans la main de leurs maîtres.

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Le grand débat est tronqué sur l’immigration

24/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Finalement, Emmanuel Macron a abordé le thème de l’immigration dans sa lettre aux Français qui introduit le grand débat. Cependant, il ne s’agit pas d’une question ouverte, mais d’une formule interrogative soigneusement rédigée par le gouvernement. La voici : « En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? ».

Le site Polémia a décortiqué cette question pour dénoncer sa malhonnêteté.

En matière d’asile, accepter nos soi-disant obligations, c’est déjà accepter une voie d’immigration. En outre, les étrangers déboutés continuent le plus souvent de séjourner clandestinement en France.

Par ailleurs, les conventions internationales et la jurisprudence du Conseil constitutionnel empêchent d’appliquer des quotas aux mineurs étrangers ou aux titres de séjour consécutifs au regroupement familial. Quant aux étudiants étrangers, il n’est pas sûr que le gouvernement soit prêt à en réduire significativement le nombre.

Dès lors, seule l’immigration économique serait impactée par les objectifs évoqués par le président de la République. Un nouveau pied de nez aux Français exaspérés par l’immigration !

Sommet « Choose France » – Macron et la voix de ses maîtres, par Franck Deletraz

Pour la deuxième édition du sommet « Choose France », Macron recevait le 21 janvier, date anniversaire de la décapitation de Louis XVI, quelque 150 patrons des plus grandes entreprises mondiales au château de Versailles pour les convaincre d’investir en France. Un événement qui, dans le contexte actuel, aura bien sûr poussé nombre d’observateurs à établir un parallèle douteux entre ce président incompétent, empêtré par sa faute dans la crise des Gilets jaunes, et ce pauvre Louis XVI, victime de la folie sanguinaire des républicains. Or, si symbole il y a dans ce sommet de Versailles, c’est plutôt celui du dramatique déclin de notre pays et de sa soumission croissante aux puissances d’argent.

Une soumission aux puissances d’argent

En ce haut lieu de la puissance et de la grandeur françaises où, jadis, ambassadeurs et autres diplomates étrangers venaient implorer, avec la plus grande humilité et force déférence, une réponse positive de Sa Majesté très chrétienne, l’ancien banquier, hébergé à nos frais par l’Elysée, a choisi, lui, d’installer sa roulotte publicitaire destinée à convaincre, à grand renfort de cadeaux fiscaux et autres avantages, les ploutocrates de la planète d’investir dans notre pays, et donc de s’en rendre maîtres. Ce qui ne constitue pas à proprement parler une surprise puisque, en 2017 déjà, Dupont-Aignan avait très justement souligné qu’« élire Emmanuel Macron, c’est soumettre notre pays aux puissances d’argent et se résigner à la pire régression sociale depuis la Libération ».

Quant à la date du 21 janvier, pensée (ou non) comme un message à destination des maçons, particulièrement nombreux samedi, elle est en tout cas symbolique de la mort d’une France qui était respectée et redoutée dans le monde entier.

La « fine fleur » des patrons voyous

Quoi qu’il en soit, grâce, ou plutôt à cause de Macron, nous aurons vu samedi le célèbre patron voyou Lakshmi Mittal (ArcelorMittal), Satya Nadella (Microsoft), Dara Khosrowshahi (Uber), Jamie Dimon (JP Morgan), Larry Culp (General Electric), le Turc Yüksel Robert Yildirim (propriétaire du quart du capital du géant français du transport maritime CMA CGM), le Sud-Coréen Jeon-Jin Seo (Celltrion) ou encore l’Indien Umesh Chowdhary (Titagarh), soit quelques-uns des plus grands exploiteurs de la planète, fouler avec la joie insolente des parvenus les parquets de la fameuse galerie des Glaces, dans laquelle, il y a tout juste un siècle, la France victorieuse par les armes imposait sa paix à l’impérialisme germanique. Elle ne savait pas alors que d’autres la vendraient bientôt aux plus offrants des prédateurs étrangers…

Enfin, comble de l’absurdité, alors même que les milliers de PME françaises, bien qu’étant la proie préférée du fisc, sont aujourd’hui les premières à créer des emplois dans notre pays, pas une seule d’entre elles n’avait été invitée samedi à Versailles !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 23 janvier 2019

Marion Maréchal invitée à Oxford pour évoquer la coupure entre les élites et le peuple

23/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La directrice de l’ISSEP, l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques, était invitée hier par la prestigieuse université d’Oxford. Pendant une heure et demie, elle a disserté de la réconciliation entre les élites et le peuple (thème choisi par Oxford) devant 200 étudiants.

Evoquant les défis aux élites que constituent respectivement le Brexit outre-Manche et les Gilets jaunes en France, elle a reconnu que l’élite britannique avait accepté le résultat du référendum sur le Brexit… là où l’élite française persiste à ignorer les classes populaires. « L’élite doit reconnecter avec le peuple. C’est la tâche intimidante qui vous attend, chers étudiants d’Oxford, et c’est aussi la tâche que je me suis attribuée plus modestement en créant l’Issep ».

Un déplacement international qui relance les spéculations sur d’éventuelles velléités de retour en politique, qui ne semble toutefois pas à l’ordre du jour.