Au bonheur des djihadistes, par Jean-Gilles Malliarakis

La France et l’Europe se trouvent en situation de guerre, avec ceux qui se réclament, quant à eux, du djihad. Il s’agit de l’un des piliers traditionnels de l’islam sunnite. Ils l’entendent comme une guerre sainte[1]. Mais cette réalité semble condamnée à demeurer dissimulée, par les commentateurs médiatiques agréés, d’un voile d’hypocrisie et d’un manteau d’ignorance.

La première manipulation de l’opinion consiste évidemment à mentionner seulement le terrorisme, qui n’est qu’un moyen : on ne fait pas la guerre aux armes, mais à ceux qui les utilisent et à la puissance qui les commande.

Un “Livre noir et blanc du terrorisme en Europe” a été présenté le 6 mars au Parlement européen. Rédigé par Mme Maite Pagazaurtundua ce rapport fait état de 753 personnes tuées, depuis 2000, par des terroristes en Europe et de 1 125 Européens hors du continent. 120 Européens ont ainsi perdu la vie à New York le 11 septembre 2001, mais c’est en Afghanistan, que l’on enregistre le plus grand cimetière d’Européens avec 632 morts.

Pour des raisons sans doute compréhensibles, cette eurodéputée espagnole, ayant quitté le Pays basque du fait des crimes et menaces de l’ETA, incorpore cette organisation, plus ou moins marxiste-léniniste, dans la même rubrique que le djihadisme. Rappelons qu’en tout état de cause Euskadi Ta Askatasuna s’est dissoute en mai 2018.

Et il importe dès lors de souligner que, sur toute la période, le tableau de chasse des islamo-terroristes compte 84 % des victimes .

C’est donc bien face à cet ennemi qu’il s’agit de mobiliser.

Au lendemain de l’agression islamiste de Condé-sur-Sarthe, on se doit de rappeler certaines composantes de la situation à laquelle la France se trouve confrontée.

Commençons par l’insuffisance des moyens de toutes les forces appelées à maintenir l’ordre, et notamment ceux de l’Administration pénitentiaire.

À l’Assemblée nationale ce 6 mars, Mme Cécile Untermaier[2], a pu interpeller le garde des Sceaux sur ce qu’elle considère comme “la question centrale” car, dit-elle, “avec un surveillant en moyenne pour 2,5 détenus, la France a le plus mauvais taux d’Europe !“. Ridiculement la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, Brune Poirson se gargarise cependant de ce qui ne va pas tarder à être accompli, mais qui ne l’est toujours pas : “Il y a un plan qui est en train d’être mis en œuvre pour faire plus pour ces surveillants et mieux encadrer les détenus radicalisés.” En attendant Damien Abad, député de l’Ain, rappelle sur BFMTV que “les Français sont fouillés quand ils prennent l’avion pour partir en vacances… Mais les épouses des radicalisés islamistes rentrent librement dans nos prisons !“, et son collègue LR de l’Yonne, Guillaume Larrivé déplore : “La rupture avec les années Taubira n’a toujours pas été faite“.

On ne doit pas perdre de vue, non plus, l’indulgence médiatique dont bénéficie une certaine voyoucratie. Les émeutes de Grenoble en témoignent. Durant quatre nuits une partie de la ville s’est transformée en zone de guerre. Une pluie de cocktails Molotov, lancés depuis les barres HLM, s’est abattue sur les policiers, accompagnés de tirs tendus de feux d’artifice, de bombes agricoles, de guet-apens, d’embuscades, de lynchages sur les réseaux sociaux. Le tout témoignant d’une volonté affichée de massacrer et de tuer du flic ou du pompier.

Ce racisme anti-flic s’accompagne aussi d’un contexte de haine antichrétienne et antifrançaise, qui s’exprime dans la profanation scandaleuse de la basilique des rois de France vandalisée à Saint-Denis, son orgue dégradé, ses vitraux brisés. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Bien au contraire, la vague de profanation d’églises catholiques ne cesse de s’amplifier.

Plus généralement, nous citions dans l’Insolent du 12 mars[3] la présidente de la région Île de France. Elle considère que la situation explosive des banlieues requiert une intervention. Mais cela semble ressortir dans son esprit de moyens surtout matériels.

On aimerait pourtant que soit prise en compte, dans cette situation de guerre à laquelle l’Europe doit faire face, la dimension culturelle, la volonté de nous combattre coûte que coûte, de ceux qui ne doivent pas être vus comme des citoyens à récupérer mais comme des ennemis.

Citons ici, pour conclure, le reportage publié ce 9 mars par L’Orient le Jour[4] :

On se vengera, il y aura du sang“, le groupe État islamique “va rester et s’étendre“. En fuyant son ultime réduit dans l’Est syrien, des djihadistes promettent un retour en force de l’organisation ultraradicale en passe d’être vaincue. Des milliers de personnes, dont de plus en plus d’éclopés et de blessés, continuent d’abandonner la petite poche de l’État islamique dans le village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie. Parmi eux, de nombreux hommes et femmes refusent de reconnaître la défaite inéluctable des derniers djihadistes acculés.

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Yann Moix finalement condamné pour avoir qualifié Renaud Camus d’«antisémite»

14/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Yann Moix, relaxé en juillet, a donc été finalement condamné en appel – ce mercredi – pour diffamation envers l’écrivain Renaud Camus, qu’il avait qualifié d’antisémite.

Les propos visés avaient été tenus le 3 juin 2017, sur le plateau de l’émission «On n’est pas couché», sur France 2. Alors qu’il était question de Renaud Camus et du concept du Grand remplacement, Yann Moix avait déclaré : «Renaud Camus c’est un écrivain un petit peu misanthrope, assez antisémite». Charles Consigny, invité sur le plateau, l’avait coupé : «Il est pas antisémite».

Renaud Camus a réagi à cette condamnation :

M. Yann Moix qui m’avait traité d’“assez antisémite” à l’émission “On n’est pas couché” vient d’être condamné pour diffamation par la Cour d’Appel de Paris. Vingt ans d’une légende urbaine totalement absurde sont effacés.

Le chroniqueur devra ainsi verser 1000 euros de dommages et intérêts à Renaud Camus tout en s’acquittant de 2000 euros de frais de procédure.


Les gilets jaunes au cœur de la guerre médiatique

L’espace médiatique est désormais le lieu quasi unique où se joue le combat politique. C’est à partir de cette réalité, que le mouvement des gilets jaunes a bien mis en évidence, qu’il faut penser toute stratégie de confrontation politique. L’enjeu en est claire ; la conquête de l’opinion publique, qui fait la différence entre victoire et défaite, se joue à travers les médias et ouvre la voie à toutes formes de manipulation pour emporter la bataille des esprits.

Les gilets jaunes ont d’emblée assumé la radicalité de leur révolte en plaçant le gouvernement en situation d’accusé sur des thèmes très concrets comme le prix des carburants et le pouvoir d’achat. Ils n’ont, en revanche, pas su déployer une stratégie de riposte à la hauteur des manœuvres dilatoires du pouvoir en place, construites, nous l’avons vu, sur quatre piliers : minimiser, diaboliser, diviser, isoler. C’est sur cette stratégie du contre que doit porter aujourd’hui l’essentiel de la réflexion.

1000 et 1 façons médiatiques de neutraliser l’ennemi

Cette stratégie, qui ne peut être qu’offensive dans la forme, doit poser comme principe de base que les médias sont le cœur du combat politique et, qu’en conséquence, les journalistes sont, non seulement, des acteurs engagés et non des observateurs neutres, mais ils sont mêmes les principaux acteurs du jeu politique face aux citoyens. Ils sont les premiers acteurs avec lesquels les dissidents qui ont accès à l’espace médiatique doivent se confronter.

Dans le cas des gilets jaunes, la stratégie d’enlisement médiatique, pour l’essentiel, a consisté à minimiser l’ampleur du mouvement, en reprenant sans aucun recul les chiffres du ministère de l’Intérieur, et a extrémiser l’image des contestataires en focalisant l’information sur les violences. Il aura fallu plusieurs semaines, plus de deux mois, pour que les gilets jaunes finissent enfin par reprendre la main sur le sujet des violences en mettant en avant le nombre impressionnant de blessés dans les rangs des manifestants, et la gravité des blessures subies. Le débat national sur les LBD a, en quelque sorte, couronné le succès médiatique de cette contre offensive tardive. Si les médias ont été contraints de traiter le sujet, il n’en reste pas moins vrai que l’équilibre en termes d’images est loin d’être respecté. Les actes violents issus des manifestants sont passés en boucle de manière quasi hypnotique (exemple : l’épisode du boxeur), alors que les images des violences policières et leurs résultats sur les victimes sont présentés avec une grande retenue.

Il y a tout un art journalistique de mettre en avant une objectivité de façade – les choses ont été effectivement dites et montrées- tout en déséquilibrant systématiquement l’information par l’inégalité de ses traitements. Il est fréquent de voir, quand un représentant des gilets jaune s’exprime, des images de destruction, voitures en flamme ou autres, accompagner son propos.

Quant à la controverse sur les chiffres, elle n’a pas été arbitrée, et ceux annoncés par le pouvoir, massivement relayés par les médias, ont finit par s’imposer, contre toute logique, comme la seule réalité perçue. Les médias n’ont jamais mené le moindre travail critique sur les chiffres fantaisistes du gouvernement. On pourrait également analyser en détail la subtile utilisation des titres éditoriaux pour orienter la vision du citoyen, type la déclaration interrogative qui impose une réalité sans pour autant la revendiquer, comme, semaine après semaine, l’affirmation : « Le mouvement s’essouffle ? » Tout est dans le point d’interrogation ! On peut aussi utiliser la formulation directe : « La mobilisation en baisse »; on pourrait, à contrario, tout aussi bien affirmer: « La mobilisation se poursuit », ou « la contestation toujours vigoureuse », c’est juste une question de choix éditorial.

Reductio ad hitlerum

Enfin le processus de l’offensive anti gilets jaunes a atteint son point culminant avec la grande campagne sur le retour de l’antisémitisme et ses liens avec le mouvement de contestation populaire ; on peut d’ailleurs toujours mettre un point d’interrogation sur le sujet, mais le seul fait d’accoler les deux éléments constitue déjà une accusation. Une offensive particulièrement vicieuse qui consiste à laisser entendre, que, certes, tous les gilets jaunes ne sont pas antisémites, mais que le mouvement porte en lui- même le virus de l’antisémitisme, puisque d’essence populiste et, donc, d’extrême droite : cqfd, voilà le retour de la bête immonde !

Un système accusatoire grossier qui a probablement nui à la mobilisation contre l’antisémitisme. Il est tout de même énorme d’exhiber un activiste salafiste comme preuve d’un retour en force d’un antisémitisme d’extrême droite, faute d’avoir le moindre crane rasé à se mettre sous la dent, comme dans les belles années 80 de « l’antiracisme » triomphant. Gêné par cet obscène détournement de sens, Alain Finkielkraut a lui-même dénoncé avec vigueur cette inversion du réel.

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Débat Jacques Sapir et Étienne Chouard – Gilets jaunes : soumettre la monnaie au contrôle citoyen ?

14/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Bien qu’elle soit l’un des enjeux les plus politiques de l’économie, la monnaie, trop souvent vue comme un sujet technique, souffre d’un certain désintérêt dans le débat public.

Comment fonctionnent les banques centrales, qu’est-ce que la création monétaire, et peut-elle être mise au service de l’intérêt général ?

Une émission avec Jacques Sapir et Étienne Chouard, figure du militantisme pour la démocratie participative, qui publie Notre cause commune (éd. Max Milo, 2019).


Algérie : Le spectre du chaos, par Etienne Defay

La ferveur populaire aura eu raison de l’obstination du pouvoir. Le 11 mars dernier, le président algérien a en effet publié une lettre lue en direct par une journaliste d’information annonçant plusieurs dispositions décisives pour l’avenir du peuple algérien. Abdelaziz Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat, les élections présidentielles prévues le 18 avril sont reportées et « des changements importants au sein du gouvernement » sont annoncés. Pour cette dernière affirmation, on apprend ce mercredi matin la démission du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui est remplacé au pied levé par Noureddine Bedoui, ex-ministre de l’Intérieur, proche du frère d’Abdelaziz Bouteflika et bien-aimé des médias locaux.

En outre, des changements sur le moyen terme assez significatifs sont annoncés : la préparation d’une « Conférence nationale inclusive et indépendante », censée représenter toutes les sensibilités de la société algérienne, s’attaquera à l’élaboration d’une nouvelle Constitution soumise à référendum. Enfin, une élection présidentielle aura lieu dans le prolongement de cette conférence à une date encore indéterminée.

En résumé, c’est le grand flou. Conséquence d’un président algérien aux abonnés absents et dont la dernière sortie publique remonte à plus d’un an. Conséquence d’un pouvoir verrouillé et phagocyté par un clan depuis les évènements de la guerre civile. Conséquence d’une menace islamiste tapie dans les djebels. Conséquence d’une administration corrompue et d’une arrière cour composée de militaires et de rentiers pétroliers.

Du coté français, on observe la situation de l’Algérie avec inquiétude. Si Le Drian et Macron ont exprimé leur soulagement devant le retrait d’Abdelaziz Bouteflika, tous redoutent les conséquences d’une telle crise chez un si proche voisin dont la diaspora est (comment l’oublier) particulièrement présente sur le sol français. Une réalité qui s’est particulièrement rappelée à notre bon souvenir en observant la médiatisation du sinistre Rachid Nekkaz. La médiatisation et la crédibilisation de cet islamiste bon teint partisan du voile et proche des milieux les plus radicaux de l’islam est une création 100% française en définitive. Il suffit d’aller observer les milliers d’insultes et de menaces de mort que reçoit quotidiennement le courageux Pierre Liscia pour comprendre le caractère explosif de la situation. Le jeune élu du XVIIIe arrondissement et accessoirement chroniqueur de l’émission « Salut les Terriens » avait en effet eu le malheur d’asséner à Nekkaz ses vérités tout en refusant de lui serrer la main.

Il n’en fallait pas plus pour la jeunesse algérienne qui s’est déchaîné sur la page facebook de Liscia : « vive Hitler, va crever… » et autres joyeusetés… Comme le rappelle l’historien Jean Sevillia au média Boulevard Voltaire : « La population algérienne croît d’un million d’habitants par an. Sa population est extrêmement jeune. Il y a une forme de naïveté dans cette révolution. » Effectivement, souhaitons qu’à Alger, ils gardent la tête froide, ce serait dommage que certains la perdent littéralement de manière collatérale.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 13 mars 2019

Emmanuelle Ménard : « Ce défilé de femmes voilées, en cette journée de la Femme, était juste une provocation »

8 mars, Journée internationale de la femme. À cette occasion, Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault, a voulu rendre hommage à une belle figure de femme, Jacquette de Bachelier, qui vivait à Béziers aux XVIe et XVIIe siècles. Par ailleurs, la députée explique pourquoi la municipalité de Béziers a décidé d’interdire un stand de femmes portant le voile islamique à l’occasion du Salon de la femme et du bien-être.

Nous sommes le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. En cette journée; vous avez voulu rendre hommage à une figure biterroise, Jacquette de Bachelier, une personnalité inconnue sur le territoire national.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

J’ai voulu rendre hommage à une Biterroise. C’était une très belle figure de femme comme on aimerait en croiser plus souvent, tellement elle a fait preuve d’abnégation en se mettant au service des Biterrois.
Ce n’est pas une Biterroise contemporaine. Elle est née en 1559 dans une famille fortunée de Béziers. Elle menait une vie très mondaine. Elle a été promise à un seigneur du Biterrois, mais elle a refusé le mariage et a voulu prendre l’habit de Saint François pour se consacrer aux autres.
La peste de 1629 a ravagé la ville. Jacquette de Bachelier s’est mise au service des autres en allant soigner les Biterrois qui en avaient besoin. À ce moment-là, elle est devenue une grande figure. Les grands seigneurs venaient la rencontrer pour lui demander des conseils. Elle s’est totalement dévouée; à tel point qu’elle s’est épuisée à la tâche. Un jour, on a cru qu’elle était morte. Son corps a été transporté sur une charrette, mais elle s’est relevée. Elle était juste épuisée. Cette image a marqué les esprits des Biterrois à l’époque. Depuis, ils lui rendent ce culte à mon avis justifié, même s’il est un peu oublié.
Je voulais mettre en avant sa force de caractère. Cette femme est vraiment le courage incarné, le dévouement et l’abnégation.


Robert Ménard a interdit le défilé de femmes voilées dans la ville de Béziers…

Je ne ferais pas le parallèle entre les deux faits. Aujourd’hui et demain a lieu, à Béziers, un salon de la femme et du bien-être. La date de ce salon a été choisie de manière à coïncider avec cette journée du 8 mars, journée internationale des femmes. Or, nous avons découvert hier avec stupéfaction que parmi les stands qui devaient être installés au salon du palais des congrès, un stand était tenu par deux femmes voilées. Elles avaient décidé de faire aujourd’hui au palais des congrès un défilé de femmes voilées. Cette spécificité n’apparaissait sur aucun document qu’elles nous avaient fournis. Inutile de vous dire que cela nous a semblé être une provocation en cette journée internationale des femmes et absolument contraire aux valeurs de la République qu’on met tellement en avant. Le maire de Béziers a donc fait interdire ce stand; et par conséquent le défilé également.

En cette journée internationale du droit des femmes, les femmes ont pourtant le droit de s’habiller comme elles l’entendent…

C’est une véritable provocation par rapport à toutes ces femmes qui, partout dans le monde, se bagarrent pour avoir le droit de ne pas le porter. Je ne citerai qu’un exemple. En Iran, des femmes sont emprisonnées pour plusieurs dizaines d’années parce qu’elles refusent de porter le voile. Aujourd’hui, cela va plus loin. Ce ne sont plus ces femmes-là, mais leurs avocates qui sont condamnées à des années de prison pour avoir défendu celles qui refusent de mettre le voile.
Je trouve que par rapport à ces femmes courageuses qui luttent pour leur liberté et leur émancipation, ce défilé de femmes voilées à Béziers était tout simplement une provocation et absolument contraire à tout ce qui est prôné aujourd’hui en cette journée internationale des femmes.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Nord : un préfet condamné pour l’évacuation d’un camp illégal de migrants

Grande-Synthe

13/03/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’évacuation d’environ 600 migrants ordonnée en septembre 2017 à Grande-Synthe par la préfecture, près de Dunkerque, dans le Nord, n’est pas passée.

Le tribunal administratif de Lille vient en effet de condamner cette expulsion. Une nouvelle que se sont empressées d’annoncer plusieurs associations requérantes dans ce dossier, parmi lesquelles la Fondation Abbé Pierre, Médecins du Monde ou encore la Ligue des Droits de l’Homme.

D’après la justice, « l’évacuation s’est faite en dehors de toute base légale et [les magistrats] reprochent, par conséquent au préfet du Nord d’avoir eu recours à la force publique ».


L’ultime manœuvre du clan Bouteflika pour tenter de prolonger le quatrième mandat présidentiel, par Bernard Lugan

Charles Maurras disait de la République qu’elle gouverne mal mais qu’elle se défend bien. L’on peut dire la même chose d’un régime algérien aux abois qui vient de tenter une ultime manœuvre pour prolonger sa survie.
Car, en somme, ce qu’ont obtenu les millions d’Algériens qui manifestaient contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, c’est tout simplement le prolongement de son quatrième… Avec un report des élections et un régime maître du temps qui va désormais utiliser toutes ses courroies de transmission pour embrouiller la situation, diviser les contestataires et tenter toutes les provocations. Y compris celles qui pourraient conduire à un bain de sang afin de lui permettre d’apparaître comme le garant de la stabilité.

La manœuvre réussira-t-elle ? Il est permis d’en douter car la ficelle est bien grosse. L’opinion algérienne n’est pas dupe et elle n’a plus peur ; d’autant plus que la police a déjà largement fraternisé avec la foule. Quant à l’armée, elle n’est plus le bloc monolithique des décennies passées et, à force de vouloir « finasser », le vieux général Gaïd Saleh a fini par en perdre le contrôle. Désormais, en son sein, la nouvelle génération n’en peut plus du « chibanisme » ancré sur les références à une histoire que tous savent être fabriquée[1].

En définitive cet ultime coup de poker du régime pourrait bien au contraire précipiter sa chute avec une épuration totale du système FLN et de ses prébendiers.
L’Algérie qui vient de sauter de l’avion avec un parachute en torche se demande si le ventral va s’ouvrir…

[1] Voir à ce sujet mon livre Algérie, l’histoire à l’endroit

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Un djihadiste de l’État islamique à Baghouz : “Quel est notre crime ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Ce qu’on veut, c’est appliquer la Charia”

13/03/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
L’étau semble se resserrer autour de Baghouz, cette poche encore tenue par le groupe Etat islamique. Les combattants des Forces démocratiques syriennes ont engagé dimanche un assaut contre cette ville dans l’est de la Syrie. Et ce mardi, près de 2000 personnes se seraient rendues.

Des images présentées comme ayant été filmées à Baghouz, ont été publiées ce lundi sur les réseaux sociaux. On y entend un homme Abu Abd al-Azeem, militant du groupe Etat islamique déclarer ceci :

Quel est notre crime ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Pourquoi est-ce qu’on nous bombarde ? Pourquoi le monde entier est contre nous ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Pourquoi sommes-nous assiégés ? Pourquoi le monde entier reste-t-il silencieux ? Quel est notre crime ? Ce qu’on veut, c’est appliquer la Charia, la loi de Dieu. Si Dieu le veut, demain, nous serons au paradis. Et eux, nos ennemis iront brûler en enfer.


Permis de procréer et permis de tuer : le grand renversement

Il arrive assez fréquemment que les actualités se télescopent dans la noosphère, comme ce fut le cas lors des semaines écoulées où nous avons assisté à la légitimation d’idées autrefois tabous, rappelant d’ailleurs ces « zeures les plus sombres de notre histoire » si fréquemment convoquées ces dernières années qu’on ne sait plus les reconnaître quand elles reviennent véritablement. Permis de procréer sur L’Obs et permis de tuer sur Konbini : comment en sommes-nous arrivés là ?

Trois tendances semblaient se dégager depuis quelques semaines dans le cadre de la chasse à l’Homme que livrent les nouvelles ligues de petite vertu : les pervers narcissiques, la vasectomie pour tous et bien évidemment …la « masculinité toxique ». C’était sans compter sur l’arrivée en force de l’eugénisme compassionnel sur Konbini, grâce à l’inénarrable Hugo Clément.

Notre homme s’était déjà fait remarquer l’an passé en conviant une dame qui avait planifié son suicide assisté en Suisse et qui militait pour la légalisation de la pratique, mais aussi dernièrement en interrogeant un homme tout fier après avoir annoncé sa vasectomie censée sauver la planète de ses futurs rejetons – soit dit en passant, ce n’est peut-être pas plus mal de nous épargner ça -.

Au micro d’Hugo Clément donc, qui s’étonne que les porcs exposés au salon de l’agriculture finissent à l’abattoir, car il devait croire qu’on leur payait une retraite aux Caraïbes, s’expriment des « âmes en détresse », des gens qui ont des « témoignages à nous donner », dont Anne Ratier qui a confessé le meurtre de son enfant polyhandicapé âgé de trois ans en 1987.

On aimerait être compatissants envers cette dame. On voudrait nous aussi comprendre ce qui a pu la pousser à commettre un tel acte. Qui sommes-nous pour juger ce qu’elle a pu traverser ? Mais, au fond, est-ce le sujet principal de cette sombre affaire ?

Il est sidérant de penser qu’on puisse donner la parole à une meurtrière- c’est bien de ça qu’il s’agit -, y compris si elle a des circonstances atténuantes, et surtout de faire la promotion de ce geste qui, rappelons-le, est illégal au regard du droit pénal en vigueur. Permis de tuer, oui. Permis de tuer les éclopés, les handicapés et les gênants.

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Philippe de Villiers : « Les Américains envoyaient de l’argent à Monnet et Schuman pour configurer une Europe qui soit entièrement à leur main »

12/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe de Villiers a répondu ce lundi aux questions du Parisien au sujet de son dernier livre intitulé : « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu ».

Le fondateur du Puy du Fou dénonce dans celui-ci l’influence intéressée des Américains dans la création de l’Europe en s’appuyant sur des archives récemment déclassifiées :

Que la construction européenne ait été encouragée dès ses origines par les Etats-Unis pour en faire un bloc libéral face à l’URSS n’est pas un secret.

La guerre froide était la couverture des Américains pour mener discrètement des opérations d’influence. Les Américains envoyaient de l’argent à Monnet et Schuman pour configurer une Europe qui soit entièrement à leur main.


Stéphane Ravier au sujet du renoncement de Bouteflika : « Tous ces Algériens qui manifestaient en France vont pouvoir rentrer au pays»

La grande mascarade du grand débat, par Ivan Rioufol

Le grand débat national s’achemine vers la grande débâcle annoncée (blog du 9 janvier). En dépit de la propagande d’Etat qui survend le “succès” de l’initiative présidentielle, les chiffres apportent un sérieux bémol à l’euphorie. S’il y a eu 1,4 million de contributions, elles ne proviennent que de 300.000 contributeurs. Cette faible participation, au regard des 46 millions d’électeurs inscrits, relativise l’auto-contentement d’Emmanuel Macron. D’autant que c’est une France “urbaine, favorisée et retraitée” qui s’est majoritairement exprimée, aux dires de Jérôme Fourquet (IFOP) : c’est-à-dire une population éloignée des préoccupations des Gilets jaunes, éléments déclencheurs de la manoeuvre élyséenne. 10.000 communes ont également ouvert 16.000 cahiers de doléances. 7000 réunions ont été tenues, sans qu’il soit possible de savoir si elles ont été suivies par beaucoup de citoyens.

Au total, l’opération aura surtout été le prétexte pour Macron de s’inviter à plusieurs reprises, et sur la longueur, dans des débats encadrés et retransmis en direct sur les chaines d’information. Il a trouvé là l’occasion de se laisser aller à un one man show, en mettant en scène une incontestable maîtrise des dossiers techniques. Mais, trois mois après le lancement du grand débat, qui se termine cette fin de semaine, que faut-il retenir ? La semaine dernière, Macron a demandé à ses ministres de lui transmettre “des propositions le plus rockn’roll possible“. Cette infantilisation des enjeux laisse perplexe. La grande mascarade colle aux basques de la macronie.

Le point de départ est, rappelons-le, de répondre à la révolte existentielle des Français oubliés. Quand, mardi dernier à Milan, Bernard-Henri Lévy dépeint les Gilets jaunes qui manifestent à Paris chaque samedi comme des types qui ne pensent qu’à “casser du flic, du juif et du pédé“, l’écrivain proche de Macron laisse voir sa profonde incompréhension de la révolte et sa rupture avec la France périphérique et rurale. Dans son outrance, incroyablement haineuse, BHL fait aussi comprendre que seule lui importe la défense du chef de l’Etat. Or cet esprit de meute est partagé par le reste de la cour. Elle se montre incapable d’entendre les critiques qui lui portées. Le désarroi du camp présidentiel s’observe aux crocs montrés par la garde rapprochée, mais aussi au manque d’imagination des politiques.

Alors qu’une partie des Français réclame moins de taxes, d’impôts et de technocratie, le pouvoir ne cesse de raisonner en terme de fiscalité supplémentaire et d’usines à gaz. La dernière idée en date serait, selon le député LREM Cédric Villani entendu ce lundi matin sur Europe 1, d’augmenter les impôts pour les riches. Il n’était pas utile de faire tout ce tintouin pour en arriver à cette banalité démagogique. En fait. Depuis la première manifestation des Gilets jaunes le 17 novembre, rien n’a bougé. A la (bonne) question initiale posée par Jacline Mouraud à l’adresse de Macron : “Qu’est-ce que vous faites du pognon des Français ?“, aucune réponse n’a été apportée à ce jour. Oui, les prochaines semaines s’annoncent rockn’roll … pour Macron.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Acte XVI des Gilets jaunes : « Démobilisation »… ou refus de récupération ?, par Franck Deletraz

Invoquant les effets supposés positifs du grand débat national, les prétendus « efforts » effectués par le gouvernement pour répondre aux attentes de nos compatriotes ou bien encore une certaine lassitude qui se serait installée dans les rangs des Gilets jaunes, les grands médias ne cachaient pas leur joie samedi devant la mobilisation moindre enregistrée à l’occasion de cet acte XVI. Un acte XVI qui aura tout de même, rappelons-le, jeté dans les rues près de 40 000 personnes partout en France (selon l’Intérieur), dont 4 000 à Paris. Un recul qui, en réalité, est loin de constituer une victoire pour le gouvernement, et cela pour plusieurs raisons que les journalistes se gardent bien d’évoquer.

Un mouvement peu à peu confisqué par la gauche

On rappellera d’abord que l’écrasante majorité des vrais Gilets jaunes sont des gens qui travaillent et sacrifient donc leurs journées de repos pour manifester. Ce sont aussi souvent des gens aux revenus modestes, n’ayant pas les moyens de multiplier les déplacements pour les grandes manifestations parisiennes et autres. Cependant, au-delà de ces raisons matérielles, on trouve également des motifs bien plus politiques, tels que le refus d’être récupéré et même d’être mêlé à la faune anarcho-trotskiste qui a peu à peu confisqué ces manifs. Dans Présent du 1er mars, nous évoquions ainsi les innombrables tentatives de récupération du mouvement opérées ces derniers mois par les partisans de Mélenchon. Mais ils ne sont pas les seuls : samedi encore, alors que nombre de Gilets jaunes s’apprêtaient à rejoindre le cortège sur les Champs-Elysées, ceux-ci ont finalement renoncé après avoir constaté que la tête de la manif était constituée de femmes brandissant des banderoles LGBT et criant des slogans pour la PMA et contre « le patriarcat », suivies de la CGT !

L’indignation à géométrie variable de « frère Castaner »

Quoi qu’il en soit, cet acte XVI aura à nouveau donné lieu à un certain nombre de heurts entre manifestants et forces de l’ordre, au cours desquels ces dernières, regonflées la veille par un Castaner qui avait promis que « chaque brute sera punie », n’auront guère fait dans la dentelle. Dès le lendemain soir, en effet, le parquet de Paris annonçait avoir confié à l’IGPN une énième enquête, après la prise en charge par les secours d’un homme grièvement blessé au visage, « probablement » par un tir de LBD. En même temps, une vidéo tournée samedi à Quimper, et visionnée plus de 640 000 fois sur les réseaux sociaux, montrait un Gilet jaune sérieusement passé à tabac par un gendarme qui, après l’avoir frappé à deux reprises à la tête, lui assénait au moins neuf coups de matraque sur le dos…

Des incidents qui ont jusque-là laissé de marbre Castaner, celui-ci préférant en effet s’indigner contre les quelques dégradations perpétrées dans la nuit de samedi à dimanche par plusieurs Gilets jaunes contre le temple maçonnique de Tarbes. Fin en colère, le franc-maçon Castaner s’est en effet exclamé : « Après les juifs, les francs-maçons… Quand la bêtise rivalise avec l’intolérance la plus crasse. » Avant d’annoncer bien sûr l’ouverture immédiate d’une enquête qui, n’en doutons pas, aura, elle, tôt fait d’aboutir…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 mars 2019

Démographie française : attention, tout s’accélère ! – Cyril Raul (Les Identitaires)

La démographie est implacable. Dans le plus grand silence, nous approchons d’un point de bascule historique dont voici les principaux traits.

Une grande ville arabo-musulmane chaque année en France

Selon Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’institut de sondage Ifop, 18,5 % des nouveau-nés de 2015 portaient un prénom arabo-musulman.[1] L’Insee ayant recensé 800 000 naissances cette année-là, environ 150 000 personnes d’origine arabo-musulmane sont donc nées en France en 2015. Chaque année dans notre pays, les naissances arabo-musulmanes représentent l’équivalent d’une nouvelle grande ville française comme Angers ou Nîmes.

Des chiffres édifiants… et pourtant très incomplets

Les chiffres de Jérôme Fourquet sont d’autant plus préoccupants que l’origine de ces naissances présente deux critères cumulatifs, puisqu’elle est à la fois musulmane et arabe. Ce qui exclut donc de facto l’essentiel des prénoms d’Afrique noire ainsi que des prénoms donnés dans les pays musulmans non arabes (les prénoms d’origine turque, par exemple) ou les pays asiatiques. Le taux de prénoms extra-européens est donc aujourd’hui très largement supérieur à ce pourcentage de 18,5 %. De combien est-il réellement ? Un tiers ? La moitié ? Dans tous les cas, ces stades seront a minima dépassés dans les années à venir si les courbes de natalité poursuivent leur évolution actuelle.

Les maternités de la France périphérique ferment

Alors que la part des naissances extra-européennes ne cesse d’augmenter, la moitié des maternités françaises a fermé en 20 ans.[2] Ces fermetures n’ont bien évidemment pas lieu dans les grandes métropoles multi-ethniques, mais dans la France périphérique désertifiée… et très majoritairement habitée par des Français de souche.

Des décisions qui, sur le temps long et à l’échelle d’une population, ont nécessairement un impact sur la démographie et les taux de natalité dans les régions concernées. Pour les femmes enceintes habitant ces zones, l’angoisse d’accoucher dans sa voiture devient de plus en plus prégnante. À ce constat s’ajoutent les fermetures d’écoles, le manque de médecins, la hausse du coût de la vie… Autant de circonstances pouvant objectivement dissuader d’avoir un enfant.

Une politique gouvernementale dé-nataliste

Des fermetures de maternités contre lesquelles les pouvoirs publics ne font rien. Pire : ces derniers ont mis en œuvre des mesures clairement dissuasives en matière de natalité ces dernières années. Qu’on en juge : sous les mandats Hollande et Macron, le plafond du quotient familial a été rabaissé à 1500 euros[3], les allocations familiales ont été divisées par 2 ou par 4 pour les revenus les plus élevés, les plafonds de la prime de naissance et de l’allocation de base de la Paje[4], qui englobaient jusqu’ici toute la classe moyenne, ont été nettement rabotés… À défaut d’encourager la natalité, les derniers gouvernements français se livrent au contraire à une véritable politique dé-nataliste… pour une partie de la population du moins. Car entre ces mesures et les fermetures d’écoles et de maternités dans la France périphérique, ce sont bien les parents français de souche qui sont les premiers impactés. Un constat d’autant plus révoltant qu’il se déroule dans un silence assourdissant.

Pendant ce temps, les baby-boomers amorcent leur disparition

Concomitamment, l’Insee enregistre désormais plus de 600 000 décès par an en France. Le solde naturel, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les décès, est le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette augmentation des décès devrait s’amplifier dans les années à venir puisqu’elle est essentiellement liée à un phénomène démographique logique et prévisible : l’amorce de la disparition des baby-boomers. Après avoir régné démocratiquement sur la seconde moitié du XXe siècle grâce à son poids numérique, cette génération née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale débute son déclin démographique.

Une génération qui présente deux caractéristiques essentielles. Elle est d’abord quasi-exclusivement française de souche : mécaniquement, la hausse de son taux de mortalité contribue donc notablement à la réduction de la proportion de la population « indigène » française. Elle vote ensuite massivement Emmanuel Macron : les trois quarts des plus de 65 ans ont choisi le candidat d’En Marche au second tour des présidentielles 2017, de loin le meilleur taux de vote Macron selon les tranches d’âge. Deux éléments qui illustrent l’émergence d’une « France d’après » : celle où la proportion de la population européenne diminue, mais aussi celle où les Français de moins de 65 ans ont une conscience identitaire nettement plus développée que leurs anciens.

Décennie 2020 et accélération de l’Histoire

Ce compte à rebours démographique se déroule à une période charnière. Depuis 2015, notre époque connait une succession de secousses sur un laps de temps très court : les attentats islamistes, la crise des migrants, les arrivées au pouvoir de Trump et de Salvini, la révolte des gilets jaunes… Autant d’éléments survenus en à peine quelques années qui illustrent un phénomène incontestable dont il faut prendre conscience : nous assistons à une accélération de l’Histoire.

Bien sûr, il est aujourd’hui impossible de savoir où nous conduira cette accélération. Mais ce constat conjugué aux bouleversements démographiques en cours permet néanmoins de dessiner les contours d’une prévision : la décennie 2020 dans laquelle nous entrerons dans quelques mois sera manifestement décisive.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

[1] https://twitter.com/franceinter/status/1103560323271966728

[2] https://www.bfmtv.com/economie/en-20-ans-la-moitie-des-maternites-francaises-a-ferme-1629774.html

[3] Mécaniquement, le quotient familial réduit le montant de l’impôt sur le revenu d’une famille. Son plafonnement consiste à limiter cette réduction a une certaine somme : plus cette somme est réduite, moins l’avantage sera important et plus la famille paiera d’impôt.

[4] aide mensuelle versée par la Caf pour les enfants de moins de 3 ans