Jacques Bompard : « Emmanuel Macron représente, à mes yeux, l’abomination »

15/06/2017 – VAUCLUSE (NOVOpress) : Jacques Bompard, député sortant de la quatrième circonscription du Vaucluse et maire d’Orange, a obtenu 33,8 % dans sa ville mais n’est arrivé que deuxième dans la circonscription (19,1 %) derrière Carole Normani (LREM, 25,2 %). Il a accordé un entretien au quotidien Présent. Nous le publions ci-dessous.

Jacques Bompard Présent– Comment expliquez-vous [votre score] ?

— Je crois que l’explication est double : le FN, qui a strictement fait campagne contre moi, a engrangé des voix [ndlr : Catherine Candela, candidate FN, a obtenu 18,1 %], et le système médiatique est contre nous. Le poids de la télévision dans la vie politique est colossal, son impact sur les cerveaux se constate dans les résultats électoraux. Depuis quelques semaines, vous croisez des gens, intelligents par ailleurs, mais qui vous répètent les sornettes entendues dans telle ou telle émission, c’est effrayant. Il y a une dérive totalitaire : la France devient la Turquie et Macron, Erdogan. La Ligue du Sud, elle, n’est jamais à la télévision. Nous sommes tricards. Donc, quelle que soit la qualité du travail local que l’on fait, nous partons avec un handicap.

— Le FN n’est donc pas seul responsable de cette deuxième place ?

— Non, bien sûr : il y a Macron. Nous avons face à nous une candidate LREM inconnue, comme beaucoup d’autres ailleurs. Carole Normani sort de nulle part. Un jour elle se dit représentante commerciale, le lendemain spécialiste dans le vin. Son profil est confus, mais c’est logique : le macronisme, c’est la confusion. En ce sens elle est représentative de son mouvement. Sans mener campagne, elle fait un tabac. Mais c’est le jeu démocratique : on est jeune, on est beau, alors on plaît !

— Mais vous êtes jeune et beau vous aussi, Monsieur le maire…

— Je suis jeune et beau, mais personne ne le dit à la télé !

— Comment s’organisent les soutiens en vue du second tour ?

— Personnellement, j’apporte mon soutien à l’ensemble des candidats de droite dans le département, qu’ils soient FN (Hervé de Lépinau, Anne-Sophie Rigault) ou LR (Jean-Claude Bouchet, Julien Aubert). J’ai reçu le soutien de deux conseillers départementaux du FN, Antonia Dufour et Rémi Rayé.

Quant à Catherine Candela, qui a été éliminée, elle a appelé à voter pour moi, non sans y mêler des attaques personnelles et politiques – curieuse façon de soutenir. Mais le fait est que j’ai, formellement, le soutien du Front national. Or la cohérence politique implique aujourd’hui de se soutenir les uns les autres face à Emmanuel Macron qui représente, à mes yeux, l’abomination.

Néanmoins, je ne suis pas inquiet pour le second tour. Dans la circonscription, les électeurs de droite ont recueilli 52 % des suffrages et les électeurs d’extrême gauche ne devraient pas voter pour le candidat des banques.

Propos recueillis par Samuel Martin

Entretien publié dans Présent daté du 16 juin 2017

Robert Ménard

Tout n’est pas perdu pour la droite selon Robert Ménard

15/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : « Si on aime la France, si on se soucie de son avenir, on va voter dimanche ! » Cet appel de Robert Ménard à aller voter advient alors que plus de la moitié des électeurs se sont abstenus lors du premier tour des élections législatives. Le maire de Béziers considère qu’il n’est jamais trop tard pour réunifier la droite afin de s’opposer au nouveau président.

Que propose concrètement le maire de Béziers ? Selon Robert Menard, le FN et les Républicains (du moins ceux de droite) n’ont plus d’autre choix que de s’unir dans un nouveau parti conservateur : « Ne pas construire des alliances, c’est se suicider. » Le FN et les Républicains, estime-t-il, doivent absolument prendre conscience que leurs électorats sont en phase sur 90 % de leurs idées respectives. L’abandon de l’électorat de droite lors de ces législatives pourrait venir d’un sentiment commun d’écoeurement chez les électeurs du FN et des Républicains. Rappelons que ce discours sur l’union des droites est largement partagé par Jacques Bompard.

Quels sont les changements à opérer au Front national ? Selon le maire de Béziers, le Front national doit abandonner l’idée de sortir de l’euro. Et de ce côté‑là les choses pourraient changer. En effet, Marine Le Pen a déclaré hier que la question serait discutée au sein du parti après les législatives. De plus, Robert Menard estime que le FN a un discours d’ultragauche en terme d’économie.

Google Fisc

Google échappera t il au fisc français ?

15/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Sommée en février 2016 par Bercy de payer 1,6 milliard d’euros d’arriérés d’impôts, la firme américaine Google pourrait bien ne rien avoir à payer du tout, après avoir vu sa facture réduite une première fois à 1,115 milliard. Dans un avis consultatif, le rapporteur public du tribunal administratif de Paris s’est rangé du côté du géant américain et a conclu hier que Google ne devait subir aucun redressement fiscal en France. Pour ce magistrat, Google France ne disposait pas d’un « établissement stable » dans le pays.

Sur quelle notion juridique se fonde le magistrat ? C’est la notion juridique « établissement stable » qui pose problème, car comme l’a tout de même souligné le magistrat, « la présente affaire révèle les carences de la base juridique actuelle ». Pour le rapporteur, le géant américain exerce ses activités de vente de publicité sur le marché français via sa filiale irlandaise Google Ireland Limited (GIL) et estime ne pas devoir déclarer ses bénéfices en France, une pratique d’optimisation fiscale maintes fois dénoncée.

Qu’en est‑il dans le reste de l’Europe ? En mai dernier, en Italie, Google a été reconnu comme un établissement stable et a été sommé de payer ses impôts. Il a accepté de verser 306 millions d’euros pour mettre fin à ses contentieux fiscaux. Google a également versé quelque 168 millions au Trésor britannique l’an dernier dans le même but. Reste à attendre le jugement final mi‑juillet.

Chrétiens d'Orient

Un Son et Lumière au Val-de-Grâce sur les chrétiens d’Orient depuis saint Paul

Chrétiens d'Orient ValdeGrace15/06/2017 – PARIS (NOVOpress) : Le jeudi 29 juin à partir de 20 heures, SOS Chrétiens d’Orient organise, au profit des Arméniens d’Alep, une soirée exceptionnelle Son et Lumière au Val-de-Grâce. « La France a une place à part dans la mémoire et dans l’Histoire de la souffrance des Arméniens », exprimait Sa Béatitude Aram I, Catholicos des Arméniens de Cilicie, à SOS Chrétiens d’Orient.« Expliquez en France que ce qui nous arrive aujourd’hui ne vient pas de rien. »

Le spectacle unique Son et Lumière « Martyre et espérance des chrétiens d’Orient de Saint Paul à nos jours » répond directement à la demande de Sa Béatitude Aram I°.

Inscrivez-vous rapidement à l’une des deux séances proposées (21h30 ou 22h30) pour ne rien rater de l’histoire des Arméniens : inscriptions ici.

Grèce Dieux

Expatriation, dénatalité : il y a de moins en moins de Grecs en Grèce…

15/06/2017 – GRECE (NOVOpress) : « 350 000 Grecs auraient quitté leur pays depuis 2008 » : tel est le titre d’un article alarmiste paru dans Le Monde daté du 16 juin, qui assure que « la population hellène, tombée à 10,8 millions en 2016, vieillit et diminue ». Car les femmes « font peu d’enfants et les jeunes s’expatrient ». Extraits de cet article qui n’aborde pas l’autre aspect de la question : le remplacement des Grecs de souche par des « néo-Grecs »…

D’après Médecins du monde, près d’une femme sur quatre née dans les années 1970 n’a pas d’enfant. Et le nombre de naissances n’a cessé de baisser depuis le début de la crise selon Elstat, l’Autorité grecque des statistiques : de 114 766 en  2010, elles ne s’élevaient plus qu’à 94 134 en  2013 et à 91 847 en  2015.

La population grecque diminue. Elle est passée de 11,1  millions en  2011 à 10,8  millions de personnes en  2016. « Le solde des naissances et des décès est déficitaire depuis 2011 et cette tendance va s’accentuer : le nombre de décès va augmenter, car les générations qui sont nées après les années 1950, dans les années du baby-boom grec, ont désormais plus de 65 ans. Les naissances, non plus, ne vont pas augmenter, car les femmes en âge de procréer ne constituent pas une grosse part de la population et le taux de fertilité reste bas », souligne Vironas Kotsamanis, professeur de démographie à l’université de Thessalonique.

Avant la crise, le taux de fertilité grec était déjà de 1,5 et, en  2012, il a baissé à 1,3 enfant par femme, alors qu’il doit être d’au moins deux enfants par femme pour assurer le renouvellement des générations. […]

« L’absence de politique familiale et les coupes dans les dépenses sociales exigées par les créanciers du pays – Banque centrale européenne, Union européenne, Fonds monétaire international – n’ont pas non plus encouragé les femmes à faire plus d’enfants, commente Vironas Kotsamanis. Les allocations pour un troisième enfant sont ridicules en Grèce, de l’ordre de 50  euros par mois. »

[…]

Fléau supplémentaire pour la société grecque : l’exode de toute une génération de moins de 40 ans, en âge de procréer. D’après une enquête publiée en juillet  2016 par Endeavor Greece, un réseau de jeunes entrepreneurs, 350 000 Grecs se seraient expatriés entre 2008 et 2016.

Article intégral et dossier sur la Grèce à retrouver
dans Le Monde daté du 15 juin 2017

Nissan Bonnie and Clyde

Une apologie de meurtriers pour vendre des voitures : Nissan l’a fait !

Prospective : nous sommes dans les années 2080, une publicité vante les mérites d’une nouvelle voiture. Dans la scène finale, Chérif et Saïd Kouachi se congratulent d’avoir une nouvelle fois échappé aux forces de l’ordre après leurs exploits chez Charlie Hebdo. Comme c’est sympa de rouler libres comme l’air après avoir massacré des humoristes et des policiers…

Non, on ne cauchemarde pas. Cette publicité existe. C’est celle vantant la nouvelle Nissan Micra.

Bonnie et Clyde, célèbres criminels des années 1930 aux USA, à l’origine d’une vingtaine de meurtres, y sont présentés comme des jeunes gens, beaux, insouciants, vivant leurs désirs sans limite grâce à cette Nissan.

Comme le commente un publiphile: « C‘est sur cette image que surfe Nissan avec cette publicité qui donne des envies d’évasion sur fond de folie douce […]. » La ligne de base de cette pub est : « Nouvelle Nissan Micra complice de toutes vos audaces ». N’y a-t-il pas apologie de crimes ? Les juristes de Nissan ont dû répondre.

Bravo alors à l’agence TBWA G1, à Control Films, à Joachim Back, à Newton Thomas Sigel, à Theo Gosselin et à tous ceux dont on n’a pas trouvé mention. Vous êtes vraiment en phase avec votre temps !

A quand une pub avec Marc Dutroux pour vendre des jouets, avec Landru, des poêles, avec Mohamed Lahouaiej, des camions, etc. ?

On a plein d’idées. Que les publicitaires en panne n’hésitent pas à nous solliciter !

Frédéric Villaret

Texte repris du site de la fondation Polémia
(
titre initial : « Des meurtriers pour vendre des Nissan ! »)


Pascal Perrineau

La gauche qui vote FN : un phénomène réel mais minoritaire

Pascal Perrineau Livre FN14/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le politologue Pascal Perrineau (photo) vient de publier un livre intitulé Cette France de gauche qui vote FN (Seuil). Il revient avec force chiffres sur ce phénomène qui est que des électeurs de gauche, qui se revendiquent parfois expressément comme de gauche, votent FN. En termes de flux, Perrineau estime qu’un tiers du surcroît d’électeurs que Marine Le Pen a gagnés entre 2012 et 2017 vient de la gauche. En termes de stock, ce sont cependant seulement 6 % seulement des électeurs de Marine Le Pen en avril dernier qui se disaient « plutôt de gauche ».

Pascal Perrineau le rappelle explicitement : sa thèse n’est pas que le FN est devenu un parti de gauche. En revanche, il estime que la dynamique du Front National depuis 2012 est à mettre au crédit d’une inflexion politique plus ouverte à gauche, à savoir la ligne Marine Le Pen‑Philippot. Le premier tour des législatives a confirmé que, dans les Hauts‑de‑France, le FN a pour partie remplacé le PCF et le PS dans l’électorat populaire.

Perrineau décrit là un phénomène réel mais son analyse est celle d’un politologue et non d’un stratège politique.

D’une part – et il en convient –, ces électeurs de gauche ne sont pas seulement venus au FN pour son discours social, mais aussi pour son discours sur l’immigration.

D’autre part, ce que Marine Le Pen a gagné d’un côté – cet électorat issu de la gauche –, elle l’a reperdu de l’autre côté : c’est cet électorat bourgeois et même celui des classes moyennes – ou tout simplement l’électorat âgé – qui se détourne du FN.

Ce positionnement ni droite ni gauche condamne le FN à l’isolement politique et donc à l’éternel échec. Le second tour de la présidentielle l’a montré avec fracas : l’électorat de gauche a très peu voté Marine Le Pen.

L’électorat de centre‑droit offrait davantage de réserves de voix. Mais cet électorat de centre‑droit a été dissuadé par le discours gauchisant de Marine Le Pen. Or, sans lui, aucune majorité électorale n’est possible.

Pascal Perrineau préfère quant à lui pointer le manque « de gouvernementalité » de Marine Le Pen.

Mis en difficulté, Jean-Frédéric Poisson plaide pour une France qui protège

14/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Nettement devancé par l’ex-sarkozyste puis ex-juppéiste puis ex-filloniste et désormais macroniste Aurore Bergé, soutenue par Alain Juppé, Jean Frédéric Poisson est mis en ballotage. Avec seulement 19 % des suffrages contre plus de 46 % pour Aurore Bergé, son score sera, selon toute vraisemblance, difficile à remonter !

En difficulté, le chef de file du PCD en a profité pour libérer sa pensée !

En effet, le député sortant s’est d’abord livré à un constat sans concessions : « C’est une gifle pour nous, très clairement. Je souhaite, à ce stade, vous répéter que pour nous, pour moi, c’est une baffe comme on en prend rarement en politique ».

Il poursuit : « Il est, d’une certaine manière, incompréhensible, dans ce contexte qu’après tant d’heures données au service de ce territoire, des habitants et des communes, tout le travail qui a été fourni ne soit pas reconnu dans les urnes ».

Jean Frédéric Poisson n’a toutefois pas économisé la sévérité de son analyse, pour critiquer lucidement la vie parlementaire à venir :

Nous sommes en face d’une forme de 18 brumaire démocratique, il est en train de se préparer à l’Assemblée nationale une domination sans précédent d’une formation politique dont le projet est flou, dirigé par un président de la République qui dévoile peu à peu ses intentions, qui muselle la presse, qui s’apprête à démanteler le code du travail, qui, effectivement, installe petit à petit un matraquage fiscal comme jamais nous n’en avons connu et en définitive, c’est ce projet que les Français choisissent aujourd’hui.

Face à cette perspective, Poisson esquisse sa vision politique :

Je veux une France qui protège les faibles, je veux une France qui soit attentive aux plus fragiles, je veux une France qui accompagne ses tissus locaux, dans laquelle les députés s’occupent de leur territoire parce qu’ils y sont enracinés.

Et l’ancien député de conclure par la devise de Charette : “Combattu, toujours ; battu, parfois ; abattu, jamais“.

Invasion migratoire : L’UE veut sanctionner les pays qui refusent d’accueillir des demandeurs d’asile

14/06/2017 – EUROPE (NOVOpress)
La Commission européenne a décidé de lancer des procédures d’infraction contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque. Ces trois pays membres refusent d’accueillir des demandeurs d’asile.

Pour le Commissaire chargé de la Migration il s’agit avant tout de respecter les règles européennes. “Il est obligatoire et contraignant pour tous les Etats membres de se conformer et de mettre en oeuvre les promesses faites“, explique Dimitris Avramopoulos.

Pour l’eurodéputé polonais Jacek Saryusz-Wolski la méthode employée sur cette question migratoire n’est pas la bonne :

Je pense que nous devons nous asseoir ensemble et nous entendre de façon plus consensuelle plutôt que de pousser sur certains Etats membres les décisions d’autres pays membres qui veulent se débarrasser de leurs problèmes sans reconnaître ni respecter les difficultés des uns et des autres.


Philippe Vardon

Philippe Vardon : « Les sans-voix deviennent des sans-vote »

14/06/2017 – ALPES-MARITIMES (NOVOpress) : Philippe Vardon, candidat (FN) dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, s’est qualifié pour le second tour dans ce qui était jusqu’alors le fief de Rudy Salles, éliminé ! Il affrontera dimanche prochain le candidat de La République en marche. Celui qui est déjà conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) a accordé un entretien au quotidien Présent, que nous publions ci-dessous.

Philippe Vardon Présent— Dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, réputée « difficile », vous voilà désormais au deuxième tour en duel face à un candidat LREM, c’est une première victoire ?

— J’ai en effet l’immense satisfaction de « sortir le sortant », Rudy Salles, député UDI élu depuis… 1988 ! Nous mettons ainsi fin à trente ans de mandat sans conviction et sans action pour ce très proche lieutenant de Christian Estrosi, dont il est l’adjoint à la ville de Nice, qui semblait considérer (il était encore extrêmement sûr de lui voici quelques jours) son mandat comme une rente et penser que le clientélisme le protégerait de tout. Je rajouterai que ce dernier n’est pas innocent non plus dans la mainmise communautariste et même islamiste sur des secteurs entiers de cette circonscription. En 2000, il était venu apporter son soutien à une prière de rue pour réclamer une « grande mosquée » à Nice et, quelques années plus tard, on pouvait le retrouver visitant tout sourire la mosquée principale de l’UOIF dans notre ville.

Comme il avait pu lui-même l’écrire, fort inélégamment, lors de l’annonce du retrait de la politique de Marion, souhaitons donc à Rudy Salles « Bon débarras ! »

— Le Front national dont vous êtes l’une des figures dans les Alpes-Maritimes a presque partout balayé les candidats LR. Bien qu’il s’en défende, le FN n’est-il pas devenu le réceptacle de la « vraie droite » ?

— Le FN est surtout le réceptacle, et c’est bien logique, de la vraie contestation du projet politique dangereux de Macron ! Nous sommes présents dans quatre circonscriptions au second tour (contre deux en 2012). Dans trois d’entre elles face à des candidats macronistes et dans la quatrième face à une candidate macrono-compatible puisqu’il s’agit de Marine Brenier, qui a hérité de la circonscription de Christian Estrosi et n’avait pas de candidat En Marche ! face à elle. Les candidats LR éliminés ont durement payé les ambiguïtés et compromissions de leur camp vis-à-vis du nouveau président.

— Ce premier tour a été marqué par une abstention historique, peu à peu le peuple de France semble décrocher, n’est-ce pas irrémédiable ?

— Les gouvernants qui se succèdent et se relaient ont tout fait pour cela : en menant les mêmes politiques, se détestant un jour pour s’embrasser le lendemain, démontrant jour après jour leur inaptitude à agir réellement, déléguant une partie de leur pouvoir à Bruxelles et enfermant le débat politique dans l’économisme et la gestion, là où nous devrions parler vision du monde et valeurs de civilisation.

Nous sommes sans doute parmi les derniers – avec Jean-Luc Mélenchon, reconnaissons-le – à réellement faire de la politique. Je crois qu’il n’y a rien d’irrémédiable, mais la fracture démocratique est profonde et les sans-voix deviennent trop souvent désormais des sans-vote…

— Vous avez axé votre intense campagne sur les thèmes de l’identité et de notre modèle civilisationnel, cette ligne doit-elle prévaloir sur les considérations économiques et sociales ?

— Si, bien entendu, la défense de notre identité est un axe cardinal de mon engagement, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous concernant ma campagne. J’ai énormément défendu pendant celle-ci les commerces de proximité, l’artisanat, les petites et moyennes entreprises. Non seulement parce qu’ils constituent des poumons économiques, mais aussi parce qu’ils participent à faire vivre nos quartiers et communes et à leur garder un visage humain. Un quartier sans commerces, c’est aussi un quartier où l’insécurité se développe davantage par exemple. Tout est lié. Je crois que nous avons une vision du monde et un projet politique en découlant, articulé et cohérent. Nous devons le défendre dans son ensemble car c’est sans doute aussi une de nos forces.

— Vous abordez le second tour avec combativité, une victoire est-elle possible ?

— Il y a un mois il semblait impossible, dans cette circonscription qui n’est pas l’une des meilleures de notre département, de mettre fin à l’hégémonie estrosiste. Nous y sommes pourtant parvenus !

Le défi est désormais important, mais face à un candidat En Marche ! inconnu, sans aucune prise sur les problématiques de notre circonscription, je continue de mener une campagne au plus près de nos compatriotes.

Ils me connaissent et savent que demain, s’ils m’élisent, à l’Assemblée comme localement, je mettrai mon écharpe à leur service, avec une seule préoccupation : les défendre !

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

Entretien paru dans Présent daté du 15 juin 2017

Le grand remplacement a bien lieu, même en Algérie !

14/06/2017 – ALGERIE (NOVOpress)
En effet, l’Assemblée populaire communale de Sidi Moussa a joyeusement détruit à coups de pelleteuse une église située à 25 km de la capitale.

Ce qui fait scandale, c’est que les autorités ont pris le prétexte que l’église était classée en catégorie rouge par les services du contrôle technique de la construction alors qu’elle devait être restaurée et classée au patrimoine national.

De plus, le maire a annoncé peu de temps après la construction d’une mosquée et d’une école coranique sur le même emplacement !

Surpoids Malbouffe

Le surpoids touche maintenant 30 % de la population mondiale

14/06/2017 – MONDE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : La revue médicale américaine New England Journal of Medicine a publié lundi une étude sur l’obésité et le surpoids menée dans 195 pays sur plus de 25 ans. Il en ressort notamment que 30 % de la population mondiale serait actuellement en état de surpoids.

« En 2015, 107,7 millions d’enfants et 603,7 millions d’adultes souffraient d’obésité dans le monde », rapporte LCI.

Sans grande surprise les Etats‑Unis ont le plus grand nombre d’adultes obèses, mais aussi le taux d’obésité le plus élevé pour les enfants et jeunes adultes.

Cette étude a le mérite de rappeler également que nombre de décès sont directement liés à l’excès pondéral, 4 millions de personnes étant mortes en 2015 de maladies directement liées au surpoids. « Les personnes qui ne font pas attention à un gain de poids le font à leurs risques et périls : ils risquent d’avoir une maladie cardio-vasculaire, du diabète, un cancer et d’autres pathologies mettant la vie en danger », explique le Dr Christopher Murray.

Jared Taylor 2

Jared Taylor : « La discrimination “positive“ a toujours été la discrimination contre les Blancs »

14/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Au lendemain des événements dits d’Evergreen, l’Américain Jared Taylor a accordé un entretien exclusif à l’hebdomadaire Minute. Le fondateur de la revue American Renaissance témoigne de la folie du racisme anti-blanc qui règne dans son pays. Courts extraits.

Minute Jared TaylorMinute : Comment considérer cette évolution des rapports entre groupes ethniques aux Etats-Unis ? Est-ce l’aboutissement cahotique de cinquante ans de discrimination positive ou bien est-ce la mutation de la discrimination positive en un racisme antiblanc ?

Jared Taylor : Il n’est pas facile de distinguer l’un de l’autre. La discrimination soi-disant “positive“ a toujours été la discrimination officielle contre les Blancs. Mais comme malgré tous ces efforts de discrimination en faveur des “minorités“, celles-ci réussissent globalement moins bien que les Blancs ou les Asiatiques, le système est obligé d’aller encore plus loin dans l’accusation contre les Blancs et leurs responsabilités dans l’échec de ces minorités. […]

Minute : Vu d’Europe, votre situation est paradoxale : vous avez vingt ans d’avance sur nous pour ce qui est du « politiquement correct » mais, grâce au premier amendement, vous bénéficiez d’une liberté de parole totale, contrairement à ce qui se passe en France. Pour qui êtes-vous le plus optimiste, l’Amérique ou l’Europe ?

Jared Taylor : Pour l’Europe ! Incontestablement. Nous, Européens d’Amérique, avons des sites internet et des blogs, mais nous n’avons aucun poids politique, aucune chance de peser sur les décisions. Donald Trump a des réactions instinctives saines. Mais il a face à lui des ennemis puissants sans parler de son style vulgaire qui choque beaucoup, même parmi ses partisans. Il risque donc de faire peu, trop peu.

En revanche, les nations européennes de l’Ouest ont la chance de disposer de partis politiques qui luttent pour la survie de leurs peuples et de leur civilisation. C’est déjà beaucoup.

De plus, en Europe de l’Est, en Pologne, en Hongrie, en Slovaquie, vous avez des gouvernements qui ont compris le danger migratoire et les enjeux civilisationnels. C’est réellement un grand espoir pour tous les Européens du monde.

Extrait d’un entretien à lire dans son intégralité
dans Minute daté du 14 juin 2017

Richelieu La Rochelle

Ce que nous enseigne le siège de La Rochelle par Richelieu en 1627

13/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le portrait de Richelieu devant le siège de La Rochelle trônait à L’Escale, le surnom du siège de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Le siège de La Rochelle ? Oui, en 1627. Voilà bien un épisode historique qui devrait nous parler et nous éclairer. Nous sommes alors en pleine guerre de religion, lors des révoltes huguenotes. Depuis l’édit de Nantes, les protestants disposent de la liberté de culte, mais aussi de places fortes, d’institutions indépendantes ainsi que d’une armée autonome. Lorsque Louis XIII hérite de cette situation, la bombe à retardement est sur le point d’exploser. Il va falloir être ferme et ne pas transiger avec l’unité de l’État. Ce sera son rôle, tout comme celui de son grand ministre, Richelieu… Un récit de Christopher Lannes pour TV Libertés, en partenariat avec la Nouvelle Revue d’Histoire. Un récit de huit minutes seulement, pour comprendre que toute ressemblance ou similitude…

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Macron aura du mal à concilier le Puy du Fou et la Silicon Valley »

13/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Tu as voulu voir la VIe République ? T’as vu la Ve République ! », ricanait ce matin Eric Zemmour sur RTL, en commentant le résultat du premier tour des élections législatives : « La crise de régime annoncée s’est transformée en plébiscite. La Ve république est morte ? Vive la Ve République ! De Gaulle rit de se voir si beau en ce miroir. »

« Sa revanche, poursuit-il, est éclatante sur tous ceux qui crachaient sur sa tombe. Il avait déclaré la guerre aux partis ? Ils ont été exterminés. Il se moquait des hommes politiques, les politichiens comme il disait ? Ils ont été laminés et ils ne pourront pas revenir avec la loi qui interdira le cumul des mandats et qui plafonnera les possibilités de réélection. Il voulait un parlementarisme rationalisé pour que les querelles idéologiques si françaises n’empêchent plus le gouvernement de gouverner : grâce au scrutin majoritaire, le président Macron aura une majorité hégémonique alors que ses partisans n’ont recueilli que 32 % des suffrages, même pas 15 % des inscrits. »

Pour Eric Zemmour,

« Macron joue au petit roi et assume sans états d’âme l’esprit monarchique qui imprègne les institutions. C’est là encore un retour aux sources après que le pays a connu et subi deux rois qui avaient jeté la couronne dans le ruisseau. »

Car « Sarkozy comme Hollande furent deux désacralisateurs, deux déconstructeurs. Le premier au nom de l’argent, le second par un refus très soixante-huitard de toute verticalité. Et le peuple n’a pas aimé, le peuple s’est vengé. Le peuple a laissé faire Macron. »

Mais l’abstention, qui a atteint un sommet ?

« L’abstention fut certes massive mais ce fut une abstention de tolérance. »

Pour Eric Zemmour, le problème n’est pas là. Il est dans le fait que « la Ve République est fondée sur un Etat en majesté, un Etat souverain » et que « les institutions européennes lui ont depuis longtemps coupé les ailes. »

Conclusion :

« Macron aura de plus en plus de mal à être le roi de la France éternelle, et en même temps le patron de la start up nation, à concilier le Puy du Fou et en même temps la Silicon Valley. »

Et puis…

« En France, on aime tellement les rois qu’on montre parfois leur tête au peuple. »

Voile intégral

La Norvège va interdire le voile intégral dans l’enseignement

13/06/2017 – NORVEGE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le gouvernement norvégien a présenté un projet de loi qui bannira le port du voile intégral dans l’enseignement national, des crèches aux universités. Un communiqué a été publié, disant notamment : « Ces vêtements empêchent une bonne communication, déterminante pour que les élèves et les étudiants puissent bien apprendre. » Toutefois, précise RFI, « aucune sanction n’est prévue dans le projet de loi. En cas d’infraction, chaque institution scolaire pourra sanctionner comme elle l’entend ».

C’était un engagement pris l’an dernier par le gouvernement formé d’une coalition de conservateurs et de droite anti-immigration. « Avec ce projet, le parti de la droite populiste anti-immigration envoie un signe à ses électeurs à seulement trois mois des élections législatives, mais l’opposition travailliste s’est également engagée à voter le projet, ce qui devrait permettre une adoption rapide », ajoute RFI.

Cette loi devrait être votée au printemps 2018.

Présent Louis Aliot

Louis Aliot : « Les nôtres ne sont pas allés voter ! »

Implanté depuis quinze ans dans la région, Louis Aliot, qui se présentait dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, est arrivé en tête du premier tour avec 30,80 % des voix. Il devance de justesse la candidate En Marche-Modem Christine Espert, qui a recueilli 29,11 % des voix. Il est l’un de ceux qui ont de réelles chances de l’emporter dimanche.

Louis Aliot— Vous êtes en duel serré face à la candidate de Macron. Le PS est balayé. Que vont faire Les Républicains qui ont chuté à 13 % ? Y a-t-il des consignes pour le second tour ?

— Non, il n’y en a pas pour l’instant. Parce que le député sortant des Républicains Fernand Siré est celui que j’avais fait élire en 2012 en retirant notre candidate pour barrer la route à la socialiste Toussainte Calabrèse. [ndlr : Fernand Siré avait expliqué à l’époque « croire au front de droite et vouloir arrêter de diaboliser le Front national »]. Donc s’il est sincère, honnête et droit, il ne dira rien.

 — Que dites-vous aux abstentionnistes, plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé dans votre circonscription ?

— Ce sont surtout les nôtres qui ne sont pas allés voter. Quand on regarde les résultats bureau par bureau, on voit que nous faisons bien en deçà de nos scores passés. Comme aux dernières régionales en triangulaire. Il y a un potentiel énorme dans les abstentionnistes

 Je dis aux électeurs du FN que c’est le moment de savoir ce qu’ils veulent.

— Etes-vous déçu par le score du FN à l’échelle nationale et à quoi l’attribuez-vous ?

— Déçu oui. En parvenant au deuxième tour de l’élection présidentielle, on pouvait s’attendre à arriver second à l’élection législative et espérer que les électeurs tiendraient compte de ce que va être la politique de Macron. A quoi doit-on ce score ? A la déferlante Macron bien sûr. Peut-être aussi à un certain nombre de comportements et de commentaires de certains de nos cadres qui n’avaient pas lieu d’être avant les élections législatives.

Quand on est en guerre électorale, les élections législatives sont le second round de la présidentielle. Alors on ne se disperse pas, on ne raconte pas n’importe quoi sur ce que l’on va faire après, on reste concentré sur l’élection et on défend les législatives.

Parmi nos candidats, il y a des hommes et des femmes qui prennent sur leurs congés personnels pour faire campagne. Ils n’ont pas la chance d’être élus députés ou conseillers régionaux ni de vivre de la politique. Non seulement cette attitude n’a pas été correcte vis-à-vis d’eux et les a blessés mais elle nous a fait du tort.

— Que dites-vous d’un système qui donne entre un et trois députés au parti qui a fait 11 millions de voix à la présidentielle et dont la candidate est arrivée au second tour ? Précisément au moment où le gouvernement présente un projet de moralisation de la vie politique, de « loi pour la confiance dans notre vie démocratique ».

— Si demain il y a une Assemblée où le parti du président qui a fait 30 % au premier tour fait 80 % des députés, clairement il n’y a pas de système démocratique en France. Il n’y a qu’une seule chose à mettre en place d’urgence, c’est la proportionnelle, mais comme tous ces gens-là sont bienheureux de pouvoir confisquer le pouvoir pour appliquer la seule politique qui a toujours été contre les intérêts du peuple, nous en sommes là. C’est très inquiétant car ce sera comme ça jusqu’à l’explosion.

— Vous avez des chances dimanche mais que pourront faire deux ou trois députés FN à l’Assemblée nationale ?

 Ils pourront être des porte-voix. Ils pourront déposer des propositions de loi, des amendements, être les seuls à montrer au peuple français ce qui se passe dans ce cénacle. Alors que si nous les laissons entre eux, ce sera encore pire. Il faut que nous soyons le plus possible. Il reste cinq jours.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien publié par le journal Présent daté du 14 juin 2017

Triomphe de Macron à l’Assemblée : vers le développement d’actions extra-parlementaires pour se faire entendre ?

13/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un entretien accordé au site MSN, Jean Garrigues – historien et spécialiste de l’histoire politique contemporaine –, le triomphe probable des candidats d’Emmanuel Macron est totalement inédit et pose un grave problème de représentativité.

Pour ce professeur à l’Université d’Orléans et à Sciences Po, ce succès est incomparable :

Il n’y a pas d’exemple de majorité aussi vaste sous la Ve République. Avec 70 % des sièges, selon les projections des instituts de sondage, la vague de la République En Marche (REM) est au-dessus de celle des socialistes en 1981 et des vagues bleues de la droite, en 1968 et 1993. Surtout, il y a un découplage entre le pourcentage de voix obtenues au premier tour, 32 %, et la proportion de sièges, estimée à environ 70 %. Compte tenu de l’abstention historique de ce premier tour des législatives, le parti d’Emmanuel Macron obtiendrait cette majorité écrasante avec à peine 16 % des inscrits.

Par ailleurs, Jean Garrigues prévient que le manque de représentativité des patriotes pourrait susciter le développement de manifestations extra-parlementaires :

L’introduction de la proportionnelle se justifie pleinement, notamment par la nécessité de mieux représenter les deux partis d’extrême droite et d’extrême gauche. D’autant que l’électorat d’Emmanuel Macron est plutôt celui de la France qui réussit, urbain, cadres et professions libérales. Qui va représenter la France qui souffre et qui subit les dégâts de la mondialisation? Si elle n’entre pas au Parlement, cette France va s’exprimer de façon extra-parlementaire, dans la rue ou les réseaux sociaux.

Pour lire l’interview dans son intégralité, c’est par ici.