La mémoire de l’Algérie : panser l’avenir, par Clément Martin (Les Identitaires)

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Tous les ans, le cirque se répète : la mémoire de l’Algérie française envahit la conscience nationale. Que l’épopée coloniale soit regrettée ou mise au ban, elle révèle le blocage culturel qui fait que, 60 ans après son indépendance, l’Algérie n’a jamais été aussi présente en France, tant dans nos rues que dans nos esprits.

La concurrence des mémoires algériennes

Pour la gauche, l’histoire de l’Algérie est un outil de propagande ultra-efficace (dont Benjamin Stora est le porte-parole par excellence) qui permet de mobiliser le ressentiment du peuple algérien ainsi que l’ethnomasochisme des Européens pour faire progresser leur agenda politique. La colonisation de l’Algérie est ainsi placée au rang des tragédies causées par l’Europe, telles que l’esclavage, Vichy ou des génocides et guerres diverses. Le plan est limpide : mettre en avant les portions de l’histoire qui révèleraient véritablement le fond de la morale européenne, c’est-à-dire une civilisation intrinsèquement barbare et cruelle, afin de justifier son humiliation et son pillage aux mains des descendants des « damnés de la terre ». Après tout, que sont la rapine quotidienne, les attaques au couteau et la transformation de quartiers entiers en plateformes de la drogue à côté de la bataille d’Alger, durant laquelle l’armée a torturé des poseurs de bombes ?

Pour la droite, la mémoire algérienne est marquée du sceau de la nostalgie, comme l’a révélée l’allocution récente du doyen RN de l’Assemblée nationale[1] : elle est tout entière habitée par le deuil des Pieds-noirs, expulsés après 130 ans à bâtir un avant-poste de l’Europe sur une terra nullius. Certains Français d’Algérie regrettent non seulement ce qui fut leur patrie mais aussi la « mission civilisatrice » de la France. Chez eux, le volontarisme de la France, celui des routes, des écoles et des hôpitaux, est la preuve de la générosité sans égale du peuple de France, injustement pris pour cible par le ressentiment et la haine des immigrés algériens. Placés, de par leur expulsion (« la valise ou le cercueil »), en première ligne pour constater l’impossibilité du multiculturalisme, les nostalgiques de l’Algérie française sont des messagers précieux pour comprendre l’avenir proche.

De la mémoire comme instrument de blocage et de soumission

Les débats publics en France sont historiquement surchargés : le calendrier de l’année se résume peu ou prou à celui de célébrations ou de commémorations historiques. Ces épisodes, plus ou moins distants dans le temps et plus ou moins adaptés pour comprendre l’époque, font l’objet de références permanentes. À tel point qu’il est quasiment impensable d’imaginer un débat politique qui ne ferait pas la part belle aux parallèles historiques. Bien entendu, la récupération politique de la mémoire n’est ni neutre ni équilibrée : c’est bien la gauche qui a un quasi-monopole dessus.

Cette invasion complète de la mémoire entraîne des conséquences politiques bien réelles : lorsque le sujet de l’identité (et ses corollaires – immigration, insécurité…) est abordé, le détour par la référence à l’Algérie française est mécanique. Le discours de gauche, explicitement ou implicitement, se sert de la colonisation comme un outil de chantage à la soumission au multiculturalisme. Le crime suprême de la colonisation ferait bien pâle figure face aux quelques actes d’ultraviolence gratuite qui gangrènent les rues de la métropole, commis par les descendants de l’immigration algérienne. Et vu qu’il est impossible de changer le passé, le dispositif est inépuisable. L’expiation sans promesse de rédemption, c’est la garantie de voir la France se transformer en bidonville pour les prochains millénaires.

Bien entendu, la droite molle, tenue en laisse par les diktats culturels de la gauche, valide le discours de cette dernière (de façon plus modérée, mais le résultat est le même) participe de la même logique.

Il y a cependant un espoir dans cette lutte mémorielle : les descendants des colons. Ceux-ci sont placés mieux que quiconque pour comprendre à quoi ressemble la fracture ethnique, la résurgence de l’islamisme et la normalisation du discours antiblanc. Mâtinée de nostalgie, leur analyse a parfois tendance à voir dans la décolonisation moins le tout début d’une nouvelle ère entre les civilisations, caractérisée par le retour de l’ « ethno-politique » évoquée par Guillaume Faye que le dernier chapitre de la grandeur nationale de la France. Les deux analyses doivent se compléter pour comprendre la signification de la décolonisation dans notre passé. Mais en réalité, la mémoire de l’Algérie permet surtout de comprendre quels sont les enjeux et les tendances du temps présent : l’histoire de la décolonisation, c’est celle d’un divorce non consommé, d’un État autiste et incapable de comprendre que l’époque a changé, et d’un peuple laissé à l’abandon. Les rimes avec la situation actuelle sont omniprésentes autant qu’elles sont évidentes.

La droite répète souvent qu’il est nécessaire d’étudier l’histoire pour éviter de refaire les erreurs du passé. Le cas de l’Algérie française illustre ce principe plus que n’importe quelle autre période de l’histoire : la période des troubles a commencé depuis un bon moment dans la France multiculturelle de 2022. Il y a fort à parier qu’elle va de plus en plus ressembler à la situation de l’Algérie coloniale. Parce que nous avons le luxe de connaître un précédent historique, nous avons le devoir de ne pas laisser notre identité se faire bafouer une seconde fois.

[1] https://www.leparisien.fr/politique/assemblee-les-propos-du-doyen-rn-sur-lalgerie-francaise-et-loas-agitent-lhemicycle-28-06-2022-SH3Z25EILJDRHISFHPG5NGDP4Y.php

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La Slovénie autorise le mariage homosexuel contre la volonté populaire

Slovénie

La Slovénie vient de légaliser le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels. « Une nouvelle fois, la petite Slovénie fait preuve d’un progressisme rare au sein des « ex-pays de l’Est » », écrit Le Monde, apparemment admiratif. Les mouvements LGBT locaux saluent « une victoire complète », obtenue « après de longs efforts de la société civile ». Mais ne peut-on pas y voir, plutôt, une défaite de la démocratie ? En effet, les citoyens slovènes avaient rejeté par trois référendums le mariage homosexuel. La souveraineté du peuple, dans une démocratie, ne serait-elle qu’une illusion ?

C’est la Cour constitutionnelle qui, le 8 juillet 2022, a pris cette décision historique, estimant que l’interdiction de se marier et d’adopter faite aux couples homosexuels constituait « une discrimination inadmissible à l’encontre des couples de même sexe ». Elle a donné six mois au Parlement slovène pour s’y conformer. On peut voir dans cette injonction une nouvelle illustration du « gouvernement des juges » que critiquait Éric Zemmour, lors de la campagne présidentielle. Alors que le peuple est censé faire la loi, directement ou par l’intermédiaire de ses représentants, y aurait-il une instance supérieure qui définirait les « droits fondamentaux » ?

Certes, il peut paraître de prime abord rassurant que les « droits fondamentaux » soient protégés : mais quels sont ces droits ? La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à laquelle fait référence le préambule de la Constitution française, est elle-même soumise à des interprétations qui la relativisent. Ainsi, les libertés d’opinion et d’expression subissent des restrictions. Et qui peut affirmer que l’admission des citoyens aux « places et emplois publics » se fonde toujours sur leur « capacité » et « sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents » ? La « discrimination positive » et le « copinage » tendent à remplacer ces critères. Il peut même arriver que le droit de tous les citoyens de « concourir personnellement, ou par leurs représentants » à l’expression de la « volonté générale » soit bafoué. On se souvient comment, en France, au mépris de la volonté populaire, le résultat du référendum du 29 mai 2005 fut jeté aux oubliettes par le gouvernement de l’époque. Voyez, aujourd’hui, comment les macronistes se plaignent de n’avoir à l’Assemblée nationale qu’une majorité relative, ce qui les empêche, comme le disait Marisol Touraine au Président réélu, d’avoir « les mains libres » et de pouvoir « faire tout ce [qu’il veut] ». C’est à croire que la démocratie se moque de la démocratie !

Dans le domaine sociétal comme dans le domaine éthique, on ne peut mettre en avant des certitudes incontestables. Quand on on envisage d’inscrire le droit à l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ou que la majorité et la gauche préconisent de l’inscrire dans la Constitution pour le sacraliser, on se demande jusqu’où pourrait aller ce dogmatisme idéologique. Simone Veil avait pourtant déclaré que « l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour les situations sans issue » : on mesure à quel point sa loi a été dénaturée. Non seulement on ne prend pas des mesures pour limiter les IVG, mais on va jusqu’à s’attaquer aux associations qui proposent des solutions pour accompagner les femmes en détresse.

Le concept d’État de droit s’oppose théoriquement à la notion de pouvoir arbitraire, mais il est progressivement dévoyé au point qu’il dénature la démocratie qu’il est censé défendre. Quand les dirigeants d’un pays font fi de la souveraineté du peuple, ils nient l’essence même de la démocratie.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

C’étaient les Celtes

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La chaîne Arte diffuse jusqu’à la fin du mois d’août (en replay) un documentaire allemand sur les Celtes, en trois parties. Riche des dernières découvertes archéologiques, il réhabilite une civilisation qui a étendu son influence sur tout le continent, et au-delà, fit trembler Rome, avant de succomber à ses légions et de se romaniser. Nos ancêtres pour sûr.

Issus de la matrice indo-européenne située à l’est dans les plaines russo-ukrainiennes, les Celtes commencent à s’installer en Europe occidentale à partir du début du deuxième millénaire avant notre ère. Ils dominent très rapidement un vaste espace compris entre l’Espagne du nord-ouest et les îles Britanniques, de la Galicie (Pologne) jusqu’à la plaine du Pô. Plus tard certains d’entre eux pousseront même leur influence jusqu’en Asie Mineure où leur art militaire les a fait appeler comme mercenaires ; ce sont les Galates, rameau isolé du centre d’où se diffuse la culture celtique. Ils ne constituent pas un empire unifié mais sont distribués en tribus querelleuses et farouchement jalouses de leur indépendance. Ils savent s’unir cependant face à un danger commun.

Depuis une quarantaine d’années, les remarquables progrès de l’archéologie ont permis d’en apprendre beaucoup sur leur civilisation dont la richesse a totalement démenti le qualificatif de « barbares » dont les affublaient Grecs et Romains. Pourvus d’une langue commune quoique différenciée en dialectes, leur art du bois et des métaux et leurs motifs esthétiques identiques d’un bout à l’autre de leur aire civilisationnelle dépassaient souvent ceux des Romains qui leur ont beaucoup emprunté. Des villes fortifiées (oppida) et un réseau routier assurent des relations permanentes y compris avec le monde méditerranéen. Leur absence d’écriture est peut-être due à un interdit des druides. Ces derniers assuraient l’enseignement et la transmission de l’héritage des croyances religieuses.

De Brennus à Vercingétorix

Le documentaire est chronologique. Sa première partie est axée sur la descente de Brennus au-delà des Alpes qui remporte sur les légions une victoire fulgurante en 387 avant notre ère. S’ensuit le pillage de Rome appelé à inscrire dans la mémoire de Rome un traumatisme durable.

La deuxième partie est consacrée à la conquête de la Gaule par César. Elle montre que les combats furent indécis jusqu’à la reddition de Vercingétorix à Alésia en moins 52. Cette défaite signe la fin de l’indépendance gauloise en même temps que celle du deuxième âge du fer (la Tène).

Ne demeure plus comme foyer de l’autonomie celtique que la Grande-Bretagne conquise par l’empereur Claude au premier siècle de notre ère, l’Irlande et l’Écosse restant préservées. Conquête un moment interrompue par la révolte de Boudicca, une princesse qui mena la guerre de toutes les tribus celtiques durant près de deux ans qui fut finalement défaite face à une armée romaine inférieure en nombre mais tellement mieux organisée. C’est le cœur du troisième épisode de la série.

Finalement, la plupart des Celtes furent rapidement romanisés, leur proximité ethnique et culturelle avec les Latins était telle qu’il pouvait difficilement en être autrement.

La plupart des séquences de ce documentaire sont ponctuées de démonstrations pédagogiques expliquées par des archéologues sur les lieux mêmes de leurs découvertes.

Tribune reprise de revue-elements.com

Variole du singe : une nouvelle pièce dans le jukebox, par Clément Martin (Les Identitaires)

variole singe

À en croire les articles récents de la presse mainstream, le nouveau danger qui menace la vie des Français, c’est la variole du singe (ou monkeypox). Après l’hystérie autour du Covid-19, c’est au tour de cette variole venue du Nigéria de prendre la vedette. Alors que la maladie n’a fait qu’un seul mort (dans son pays d’origine, qui plus est), sa couverture médiatique semble disproportionnée.

Bref rappel historique

Le 7 mai dernier, un individu revenant du Nigéria constituait le premier cas de personne infectée par la variole du singe sur le sol européen. La maladie, qui existe depuis les années 70, apparue dans le bassin du Congo, se transmet essentiellement au sein des communautés d’hommes homosexuels. Pourtant, cela n’a pas empêché la presse de présenter cette maladie comme un danger existentiel qui toucherait tous les individus de façon égale. Et ce, alors même que la Haute Autorité de santé recommande la vaccination préventive pour les homosexuels multipartenaires[1] et que le Center for Disease Control (CDC) rappelle que le risque de contagion est « très faible ».

Ce procédé n’est pas nouveau : c’était déjà la même chose avec le SIDA. Dès le début des années 80, il était évident pour les spécialistes que le VIH touchait les homosexuels bien plus que n’importe quelle autre population. Pourtant, une véritable campagne de terreur médiatique a été mise en place auprès des jeunes générations. La panique du SIDA a sévi jusqu’au début des années 2000, pour se calmer ensuite. Tous ceux qui sont allés au collège au cours de la période 1986-2005 s’en souviennent.

À cette liste des paniques sanitaires, rajoutons la pandémie de grippe H1N1 de 2009. Un battage médiatique délirant s’était cristallisé autour de ce nouveau danger mondial. Alors que le taux de mortalité de la grippe A était inférieure à celui de la grippe saisonnière, une campagne de vaccination non-obligatoire fut mise en place par la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot. Celle-ci fut d’ailleurs un échec retentissant.

Bien entendu, la pandémie de Covid-19 a été le clou du spectacle en matière de terreur sanitaire. Inutile de revenir dessus.

Peur de la mort et contrôle politique

On peut alors se demander ce qui cause la récurrence de ces phénomènes. Pourquoi les risques sanitaires semblent si efficaces pour causer des paniques de groupes dans nos sociétés post-industrielles et post-modernes ?

Une première explication réside dans le niveau de confort atteint par l’accumulation économique : certes, l’Occident se paupérise, mais il demeure une zone de grand confort matériel. Et une pandémie figure au premier rang des menaces dont il est quasi-impossible de se prémunir. Puisque l’accumulation matérielle des individus ne permet pas de lutter contre le risque de la mort, le risque sanitaire est perçu comme une anomalie qui contourne les règles du jeu. La peur de la mort revient et l’hystérie s’en suit.

La deuxième explication tient à l’opportunisme de la classe médiatico-scientifique. Les périodes de crise sont pour les journalistes, les faiseurs d’opinion et les spécialistes en tout genre les moments idéaux pour justifier leur existence et pour transformer leur savoir en autorité. Le Covid a été l’occasion de mettre en scène un défilé ininterrompu de médecins divers et variés sur les plateaux télévisés, pour la plupart venus diffuser des prévisions de mortalité complètement surestimées et défendre des restrictions des libertés fondamentales dignes des républiques bananières du Tiers-monde.

Enfin, les gouvernements de managers mondialisés qui sont au pouvoir dans la majorité des pays de l’Ouest sont beaucoup plus réceptifs au danger sanitaire qu’aux dangers migratoires, par exemple. Selon leur vision du monde dans laquelle les peuples n’existent que comme des agrégats de contribuables et d’agents économiques, il est impensable d’imaginer que les tensions identitaires puissent être le résultat d’autre chose que d’un malentendu entre deux communautés ou de la manipulation d’un démagogue. Le risque sanitaire, quant à lui, est aisément observable, mesurable et modélisable par des experts certifiés. Il est ainsi bien plus conforme à l’idée de la politique « sérieuse » et « rationnelle » que s’en font nos dirigeants.

Il faut donc rappeler quelques fondamentaux à chaque fois que l’hystérie sanitaire revient : ce qui met l’Europe en danger, ce n’est pas une grippe, un virus ou une variole mais bien le déversement de l’Afrique sur son sol. Si la Peste noire de 1348 n’a pas représenté un risque aussi vital pour notre patrie que les invasions arabo-musulmanes du viiie siècle ou que la chute de Constantinople, alors le Covid est bien un non-événement.

[1] https://www.has-sante.fr/jcms/p_3351443/fr/monkeypox-une-vaccination-preventive-proposee-aux-personnes-les-plus-a-risque-d-exposition

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Vulcain » s’accroche à son monde irréel, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron se prend donc pour Vulcain, dieu du feu et de la forge, à défaut d’avoir su être Jupiter. Lui-même a suggéré ce parallèle lors de son entretien télévisé du 14 juillet. Les journaux, ce vendredi, ne s’attardent pas sur cette nouvelle poussée de fièvre du Narcisse ; elle aurait pourtant fait hurler de rire la cour médiatique, si cette outrance était venue de Donald Trump ou de Vladimir Poutine. Cette comparaison épique dit beaucoup, pourtant, du monde irréel dans lequel évolue le chef de l’Etat. Il demeure plus que jamais éloigné des faits et des gens. Le récit présidentiel n’a le plus souvent rien à voir avec les réalités. Son narratif a même pris les caractéristiques du « Contrôle de la Réalité » : ce mécanisme totalitaire décrit par George Orwell, dans 1984, permet à la novlangue d’imposer la « double pensée » de Big Brother, qui n’est pas sans rappeler le « en même temps » de notre Vulcain.

Cette double pensée permet, « en pleine conscience et avec une absolue bonne foi (d’) émettre des mensonges soigneusement agencés ». Dans le roman, par exemple, la propagande annonce une brillante victoire militaire contre l’armée eurasienne, immédiatement suivie de la décision de réduire la ration de chocolat de trente à vingt grammes. Hier, Macron assuré, parlant des forces ukrainiennes, que « l’armée repousse l’assaillant », avant de reconnaître que les Français allaient devoir subir très rapidement des réductions importantes dans leur consommation de gaz et d’électricité.

La confusion ressort du discours de Macron. Le 16 mars 2020 le chef de l’Etat avait répété six fois : « Nous sommes en guerre », en parlant du Covid. Cette fois, il a assuré, à propos du conflit en Ukraine : « Nous ne sommes pas partie prenante ». Le président a néanmoins admis que la France allait connaître « une économie de guerre », afin d’accentuer ses aides militaires à l’Ukraine. « Nous allons produire plus vite et plus fort », a-t-il notamment annoncé, tout en assurant en substance : « Nous voulons stopper cette guerre sans faire la guerre ». Que comprendre de cet illogisme sinon que Macron, au nom de la France, est entré sans débats dans un conflit qui pourrait devenir mondial. C’est d’ailleurs pour cette raison que Poutine a décidé de répliquer aux sanctions européennes en coupant le gaz.

« La Russie veut utiliser le gaz comme instrument de cette guerre », a reproché Macron en dénonçant une « guerre hybride ». Reste qu’une fois de plus les Français, à peine sortis de l’hystérie hygiéniste de l’Etat-Nounou, doivent s’attendre à être une nouvelle fois maltraités, au nom de la crise énergétique. Après le passe vaccinal, il ne serait d’ailleurs pas surprenant de voir apparaître, en tout cas pour les entreprises sommées de faire des économies, un passe énergétique. Macron promet de faire de la guerre en Ukraine une opportunité pour « aller beaucoup plus vite sur le climat ». Mais Vulcain se rend-il compte que son trône est posé sur un volcan ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 juin 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Marie-Estelle Dupont fait le constat que les mesures de lutte contre le Covid-19 ont «flingué la santé mentale et physique des Français»

Le magazine Têtu dénonce un gouvernement composé de personnes “haineuses”, par Louise Hersent

Caroline Cayeux

Ce 11 juillet, le magazine Têtu proclamait sa vertu et lançait une grande pétition « pour un gouvernement sans LGBTQIAphobies ».

Extrémiste de la pondération, templier du moindre mal, le président de la République a contre toute attente nommé Caroline Cayeux ministre chargée des Collectivités territoriales et Christophe Béchu au ministère de l’Écologie et de la transition écologique. Par ailleurs, Gérald Darmanin a obtenu le portefeuille des Outre-mer.

Tristement célèbres des partisans du Bien, ces trois réfractaires au Mariage pour tous figurent donc désormais dans le collimateur de la bonne-conscience têtue du magazine éponyme.

Entre autres cadavres déterrés, celui-ci rappelle dans l’exorde larmoyant de sa pétition le crime de lèse-lobbying de Caroline Cayeux. Lorsqu’elle était sénatrice en 2012, elle disait au sujet du Mariage pour tous qu’il était « une ouverture de droit irrespectueuse de la nature et insensée ». Le magazine s’exempte de toute contestation argumentée, et ces propos de Madame Cayeux suffisent apparemment à en faire un « porte-voix du mouvement de la haine et du rejet ». Le Mariage pour tous serait en péril. « Comment croire que ce gouvernement (…) garantira la liberté de genre quand (il) comporte trois LGBTQIAphobes notoires ? ». S’ensuit alors la liste des signataires refusant « la participation de personnes haineuses LGBTQIAPhobes au gouvernement »…

La “liberté de genre”, nouveau combat de Têtu

En substance, nous avons une revendication : « la liberté de genre », et une accusation tenant lieu d’argumentation contre les trois ministres de l’Apocalypse, « porte-voix du mouvement de la haine et du rejet ».

Interrogeons la revendication. Liberté, j’écris ton nom (sur tout ce que l’on voudra) clamait Eluard à qui Paul Valéry répondait « Liberté, c’est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens ; qui chantent plus qu’ils ne parlent, qui demandent plus qu’ils ne répondent ». Liberté, un de ces mots qui sonnent creux autant qu’ils résonnent trop. En réalité, la « liberté de genre » que revendique Têtu est une licence, le droit de faire ce que l’on veut du moment que cela n’empiète pas sur celui d’autrui. Définition libérale de la liberté née au XVIème siècle après le traumatisme des guerres de religion : elle succède à la liberté des « anciens », disait Constant, c’est-à-dire à la faculté politique de déterminer ensemble le Bien commun, une identité de valeurs fédératrices. Or au XVIème siècle, la Réforme protestante et l’éclatement des valeurs, le dissensus idéologique au sein d’un même État ont brisé la paix de l’équation « Une religion, un État ».

Ce trauma initial est l’acte de naissance du libéralisme moderne : depuis, les valeurs sont l’objet de l’arbitraire individuel. À moins d’une nouvelle guerre civile nous avertissent les libéraux, il n’est plus question de prétendre privilégier certaines valeurs sous l’égide d’un Bien Commun dont nous déterminerions ensemble la teneur concrète, et autour de laquelle nous édifierions une identité nationale. La liberté libérale devient alors le porte-étendard de l’empire du moindre mal, et de l’abandon progressif de toute axiologie. Dans ce bain cotonneux de l’indifférence généralisée, tout se vaut du moment que rien ne prétend s’imposer. Pour l’inconscient de la bien-pensance médiatique, oser affirmer comme le fait Madame Cayeux que le Mariage pour tous est « une ouverture de droit irrespectueuse de la nature » serait comme dans le monde des goûts et des couleurs mettre Raphaël au-dessus de Jeff Koons.

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Une guerre civile menée contre les peuples indigènes d’Europe ?

Le suprémacisme blanc

Doctorant en philosophie et conférencier, Lucien Cerise défend des positions souverainistes hostiles à l’Union européenne (« qui n’a rien d’européenne », souligne-t-il) et à l’OTAN en s’inspirant d’idées provenant de philosophies politiques parfois opposées. Ses travaux l’amènent à s’interroger sur des concepts tels que la « gouvernance par le chaos » ou « l’ingénierie sociale » pour analyser les méthodes de manipulation et de contrôle social utilisées par les milieux politico-médiatiques en vue d’instaurer un « nouvel ordre mondial » tyrannique.
Dans son dernier livre, Le suprémacisme blanc – Peuples autochtones et Great Reset, il tente de déterminer les raisons pour lesquelles les quatre formes historiques de « suprémacisme blanc » se sont finalement soldées par autant d’échecs.
Une analyse signée Johan Hardoy.

L’homme malade du continent

Lucien Cerise dresse un constat dramatique sur la situation en Europe de l’Ouest, où une « épuration ethnique » contre les populations d’origine est en cours, « organisée au plus haut niveau du pouvoir par d’autres Blancs, au moyen de non-Blancs », les sociétés d’accueil se contentant de subir plus ou moins consciemment leur propre disparition quand elles ne vont pas jusqu’à la désirer.

Une « guerre civile » est ainsi menée contre les « peuples indigènes d’Europe » en vue d’aboutir à leur substitution démographique. À cette fin, les tenants du « capitalisme décroissant », soit « l’alliance de la ploutocratie et du gauchisme sociétal », soutiennent l’immigration et la natalité immigrée, tout en encourageant les autochtones à adopter un mode de vie défavorable à leur reproduction en promouvant une culpabilisation de masse et une mentalité « ethno-masochiste » parmi eux.

L’anti-racisme officiel ne cherche pas à protéger les populations d’origine étrangère mais à promouvoir un schéma essentialisé où celles-ci sont d’emblée considérées comme des victimes tandis que le rôle de bourreaux est systématiquement attribué aux Blancs (le même stratagème est à l’œuvre avec le féminisme et l’homophobie).

L’Europe de l’Est connaît une situation différente en raison de l’inertie socio-culturelle héritée du bloc communiste, qui a protégé les populations de la société de consommation et du spectacle tout en leur épargnant une immigration non européenne de masse.

Différentialisme versus suprémacisme

Lucien Cerise est hostile au « suprémacisme racial » qui affirme l’existence d’une hiérarchie des valeurs entre les races et réduit les êtres humains à leurs caractéristiques génétiques. Par ailleurs, le suprémacisme se révèle tout à fait compatible avec « l’idéologie du marché global » et même avec ses prolongements transhumanistes lorsque ses tenants identifient techno-science et race blanche.

Il défend quant à lui une conception « ethno-pluraliste » non hiérarchisée, protectrice des différentes « communautés ethniques » et respectueuse de la « biodiversité humaine ». Il cite à cet effet la Déclaration sur les droits des peuples autochtones » adoptée à l’ONU en 2007, qui concerne les peuples du monde entier.

Les « nationalismes autochtones » doivent donc faire front pour lutter contre le projet de « Grand remplacement par l’intelligence artificielle, la robotisation et les chimères génétiques homme/animal » mis en œuvre par les partisans de la « Grande réinitialisation » et du « transhumanisme malthusien ».

Quatre incarnations historiques du suprémacisme blanc selon Lucien Cerise

La confédération sudiste et le Ku Klux Klan

Pendant la Guerre de Sécession, des loges maçonniques défendaient l’abolition de l’esclavage dans le Nord du pays tandis que leurs homologues sudistes soutenaient l’effort de guerre des États confédérés.

Après ce conflit, la franc-maçonnerie a encore joué un grand rôle lors de la création du Ku Klux Klan, puis à l’occasion de sa renaissance en 1915. Au-delà du goût du secret et du pouvoir, ces organisations partageaient une forte tendance au syncrétisme et associaient toutes deux, dans un bric-à-brac éclectique, des éléments judéo-chrétiens, néo-païens et anti-chrétiens.

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« L’heure est grave » : quand Élisabeth Borne livre un éloge… involontaire des frontières

Élisabeth Borne

Donc, « l’heure est grave ». Notre Premier ministre l’affirme dans un tweet qui tente d’habiller le camouflet parlementaire reçu ce 12 juillet des oripeaux de la dignité bafouée.

L’heure est grave car, jusqu’ici, tout s’était passé comme prévu pour notre gouvernement tout neuf. La NUPES avait fait beaucoup d’agitation – c’est ce qu’ils font de mieux – pour rien. La motion de censure de la gauche s’était écrasée sur la réalité de son poids au Parlement et dans l’opinion : 25 % des voix, pas plus. Passé le temps de l’esbroufe, le roi Mélenchon reste plus nu que NUPES. Élisabeth Borne a jusqu’ici triomphé facilement. Avec le Covid, c’est une autre paire de manches, car le Premier ministre paye, d’un coup d’un seul, cinq années d’autoritarisme du chef de l’ÉEtat auprès d’une chambre de godillots LREM, prêts à voter au coup de sifflet. Le virus macronien a bien affaibli, cinq ans durant, le jeu parlementaire, mais il a créé des anticorps. Une mauvaise campagne, des ficelles de démagogue un peu grosses – pas de programme, votez pour moi, ça se passera bien – et l’anticorps prend le dessus. Trop, c’est trop.

Le projet de loi sur les contrôles aux frontières n’aura pas franchi celle du palais Bourbon. Les députés donnent un coup d’arrêt (provisoire, avant l’examen par le Sénat) aux vagues de décisions liberticides enfilées comme des perles par le pouvoir macroniste depuis cinq ans et entérinées à coup de massue parlementaire.

Et oui, Madame Borne, l’Assemblée revient. Le jour même, ce 12 juillet, vous mettiez en scène une exclusion radicale du Rassemblement national pourtant démocratiquement élu, le mot dur et la mâchoire serrée, reprenant une pauvre antienne, usée par quarante années de service. « Je n’irai pas chercher les voix du Rassemblement national. Il y aura toujours quelque chose qui s’interposera entre nous. Cela s’appelle les valeurs. » Quelques heures plus tard, vos alliés LR et la gauche NUPES rejoignaient les mêmes députés RN pour voter contre une partie de votre loi. Serez-vous la dernière à le voir ? Le cordon sanitaire termine sa décomposition. L’exclusion de ce parti appartient au passé. Le 30 juin, des députés de la majorité ont voté en faveur des députés RN Sébastien Chenu et Hélène Laporte au poste de vice-président de l’Assemblée (l’un élu avec 290 voix, l’autre avec 284 voix). De son côté, le RN n’a pas voté la motion de censure au gouvernement : il a donc effectivement soutenu Élisabeth Borne, toute abstention dans ce scrutin étant considérée comme un soutien. Surtout, Marine Le Pen l’a dit et redit, elle votera ou non les mesures proposées par le gouvernement en fonction de ses propres critères et de l’intérêt de la France. Il n’appartiendra pas à Borne d’accepter ou de refuser les voix des députés du RN. Difficile de faire comme si ces 89 députés n’existaient pas.

« Passée l’incrédulité de ce vote », avoue le Premier ministre… Eh oui, le retour de la liberté, on n’y croit pas. Élisabeth Borne met ainsi tout son espoir dans le Sénat. Elle a tort, car le Sénat ne lui est pas acquis, loin s’en faut. Certains sénateurs l’attendent même sans bouquet. Tel Philippe Bas (LR).

Les Français par leur vote ont voulu encadrer la propension du macronisme au caprice autoritaire et à la puissance illimitée. Apparemment, ce n’était pas inutile !

Au fond et surtout, le mot de colère d’Élisabeth Borne est révélateur. Il dévoile la duplicité du macronisme vis-à-vis de ce qui fait la France : ses frontières. Macron, l’un des chefs d’État les plus mondialistes de l’Occident, l’Européen supranational le plus convaincu, celui qui méprisait l’utilité de nos frontières en lançant follement que « le virus n’a pas de passeport », celui qui refuse de se pencher sur le désastre de ces frontières-protections devenues des passoires au pire moment de l’Histoire, cet homme nous impose soudain, via son Premier ministre, un subit retour du contrôle aux frontières sur des questions sanitaires.

Eh oui, l’heure est grave, Madame Borne. Les députés ont majoritairement jugé que ce « contrôle aux frontières » n’était pas nécessaire pour protéger les Français du Covid. Mais permettez-nous de découvrir, au passage, qu’il est donc possible, ce « contrôle aux frontières », puisque vous le proposez. Possible pour lutter contre l’immigration clandestine, les trafics d’armes ou les importations qui détruisent nos productions nationales. « Passée l’incrédulité sur ce vote », comme vous dites, il serait judicieux de les rétablir, ces frontières, et d’en faire usage. Merci, donc, Madame le Premier ministre, pour cet éloge involontaire de nos frontières que nos aïeux ont défendues de leurs vies et que cinq années de macronisme ont fini de ruiner. Nous nous en contenterons, pour l’instant !

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Agriculteurs néerlandais : les damnés de la mondialisation, par Clément Martin (Les Identitaires)

L’actualité récente en Europe a notamment mis en lumière les manifestations des agriculteurs néerlandais. Ceux-ci sont mobilisés contre le projet du gouvernement de réformer l’agriculture néerlandaise (et qui se solderait par des larges pertes dans ce secteur). Comme pour les Gilets jaunes en France, le gouvernement a décidé d’apporter la répression comme seule réponse.

Parallèles et reprises historiques

La mobilisation des agriculteurs néerlandais est en réalité plus ancienne que le printemps 2022. Dès le mois d’octobre 2019, ceux-ci étaient déjà dans la rue pour protester contre la politique du gouvernement visant à réduire la taille des troupeaux de bétail des éleveurs du pays. Cette mesure a été décidée afin de réduire les émissions de nitrogène, pour une large part due au secteur agricole (46 %[1]), qui détériorent les sols et préparent une crise écologique grave. Ce premier chapitre s’est achevé en février 2020 via l’intervention des forces de l’ordre. À l’époque, la répression est demeurée faible, se soldant par quelques arrestations.

Il faudra attendre juin 2022 (et le déblocage d’un budget pour la mise en place d’une réforme pouvant se solder par la fermeture de près de 30 % des exploitations de bétail[2]) pour que les manifestations reprennent. Celles-ci ont fait l’objet d’une réponse de l’État autrement plus sévère qu’en 2019-2020, puisque la police néerlandaise a ouvert le feu sur certains conducteurs de tracteurs (sans pour autant qu’il n’y ait à déplorer de blessés).

Le mouvement des fermiers au Pays-Bas n’est pas sans rappeler le Convoi de la liberté canadien (janvier-février 2022) ou le mouvement des Gilets jaunes chez nous. À chaque fois, le principe est le même : des actifs (le plus souvent des natifs du pays, par ailleurs) refusent la ponction fiscale et les politiques managériales et purement idéologiques qui se fait sur leur dos, qu’il s’agisse d’un agenda écolo mal placé, de l’hystérie covidiste ou du culte français pour la fiscalité confiscatoire. Et, à chaque fois, la réponse de l’État est la même : répression, surveillance et marginalisation médiatique.

L’autisme et la fureur

Qu’est-ce qui motive, en Europe, les dirigeants politiques à vouloir appliquer la même politique de massacre des actifs au nom de l’idéologie du Progrès, alors qu’à chaque fois celle-ci suscite des résistances ?

Comme expliqué dans un article précédent, les dirigeants de l’Occident sont tout entiers soumis aux impératifs du management de la mondialisation : le pouvoir politique n’est, pour eux, que l’outil qui permet de mettre en œuvre les deux impératifs de l’époque pour cette caste, à savoir la gestion saine et rationnelle de l’économie (quand bien même cette gestion repose sur des dogmes tels que celui du libre-échange) et la loyauté à la moraline du progrès, incarnée par le règne des spécialistes, la transition écologique (qui n’est qu’un terme poli pour désigner l’austérité à marche forcée) et la saignée à blanc des actifs pour financer tous les parasites de l’économie, qu’ils soient fraudeurs, fonctionnaire ou immigrés. Dans cette configuration, la volonté des peuples n’a que peu d’importance : la fonction des électeurs, c’est de valider les orientations du gouvernement par le biais des sondages et de voter pour la prochaine génération de managers (via le chantage au fascisme comme en France, lorsque nécessaire). Lorsqu’ils descendent dans la rue, les citoyens qui pensent résister à un projet politique ne se rendent pas compte qu’ils commettent un affront, non seulement contre le gouvernement en place, mais contre l’idée même du bon gouvernement, de la raison, de la tolérance, du progrès et du sérieux. En s’impliquant dans ces mouvements sociaux, leurs participants contestent le pouvoir des « sachants » et des « experts ». Qu’importe l’inflation rampante, la paupérisation, la destruction des libertés, la transformation de la société en champ de bataille entre les natifs et les fils de l’immigration : rien ne saurait faire changer d’avis la classe dirigeante de l’Occident.

Tout le projet de gouvernance porté par les « élites » de l’Ouest est une guerre permanente contre le peuple et les forces vives de la patrie : contre les actifs et les familles, contre les autochtones et les honnêtes gens, ils prennent le parti de la rente, de l’étranger, du caprice individuel et de l’hédonisme nihiliste. L’Europe doit se penser comme un territoire administré par une caste, qui n’a aucune attache ni aucune loyauté envers son peuple originel. Sans cette révolution intérieure, rien ne sera possible.

[1] https://nos.nl/artikel/2306007-weer-een-week-vol-boerenprotest-een-overzicht-van-de-acties
[2] https://thewest.com.au/politics/dutch-farmers-block-roads-ports-in-demos-c-7404365

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La Une de Valeurs Actuelles – Qui veut la peau de la bagnole ? Pourquoi les progressistes détestent la voiture

Xavier Moreau : « Pour moi, la Russie a déjà gagné la guerre ! »

Xavier Moreau

14/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Xavier Moreau, analyste politico-stratégique porte un regard peu commun sur le conflit entre l’Ukraine et les Russie. Installé à Moscou depuis plus de vingt ans, Xavier Moreau revient sur les raisons de la guerre et les nombreux événements qui ont ponctué ces derniers mois. Il souhaite apporter des réponses sans langue de bois et sans le prisme du politiquement correct aux questions de TVLibertés.

Opération spéciale ou guerre, souffrance des civils ukrainiens, crise énergétique, moral du peuple russe, situation au Donbass et perspectives de paix sont passés en revue. Un discours et des arguments qui peuvent surprendre mais doivent être entendus pour comprendre les véritables enjeux pour ces deux pays mais aussi pour l’Europe et la France.


Crise des migrants dans les médias : défense et illustration de l’immigration clandestine

migrants médias

En cet été 2022, la lecture d’articles des médias de grand chemin consacrés à l’immigration clandestine est une source inépuisable de perplexité. Notre revue de presse du 4 juillet révèle en effet un parti-pris éditorial excessivement favorable aux migrants illégaux, excluant tout autre éclairage sur une submersion migratoire qui ne dit pas son nom.

Le choix des articles

Nous avons le 4 juillet sélectionné 5 articles à partir du mot clef « migrants » sur un célèbre moteur de recherche. Les articles proviennent de médias différents : une radio périphérique : Europe 1, un quotidien national : Le Figaro, une radio internationale de service public : RFI, une radio nationale de service public : France Info et un quotidien régional : Ouest-France.

Europe 1 : l’impossible résistance à l’immigration clandestine

La Grèce fait face depuis plusieurs années à une immigration clandestine considérable venue de Turquie, en dépit d’un accord conclu en 2016 entre l’Union européenne et ce pays visant à la contenir.

Durant le 2ème semestre 2022, comme le relate notamment le site Infomigrants, le rythme des arrivées clandestines en Grèce depuis la Turquie s’est accéléré. Cette accélération fait très probablement suite aux déclarations du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, devant le Congrès américain le 17 mai, évoquant les menaces et violations de son espace aérien et maritime opérées par un pays tiers, dont tous les observateurs ont compris qu’il s’agit de la Turquie. Les suspicions sont fortes que le gouvernement turc ouvre les vannes de l’immigration clandestine afin de déstabiliser la Grèce.

On pourrait donc s’attendre à ce que les médias s’attachent à présenter la crise migratoire sous l’angle de ces manœuvres. Mais, non, rassurez-vous, pour Europe 1, la question essentielle est de savoir si « la Grèce refoule les migrants qui tentent de rejoindre ses côtes ». Dès le sous-titre de l’article, mis en ligne sur le site de la radio, le ton est donné : « pour de nombreuses ONG, cela s’apparente à des refoulements, une pratique illégale ». Le droit est une fois de plus présenté comme un sésame qui permet d’entrer sans autorisation dans n’importe quel pays européen. C’est de façon à peine voilée que le gouvernement grec, qui refuse de laisser son pays se faire submerger par l’immigration clandestine, est mis en accusation, ceci alors que la Turquie est rétribuée pour garder les migrants sur son territoire. Une bien curieuse inversion accusatoire…

Le Figaro et « la question de la violation des Droits de l’Homme dans la tragédie de Melilla »

Vendredi 24 juin, plusieurs milliers de migrants ont tenté, parfois violemment, d’entrer dans le territoire espagnol de Melilla, en Afrique du nord. Au cours de l’assaut, au moins 27 migrants sont morts. Les blessés se comptent par centaines parmi les migrants et les forces de l’ordre marocaines et espagnoles.

On pourrait s’attendre que le débat se porte après cet assaut d’une rare violence sur l’insuffisante protection des frontières espagnoles.

Que nenni ! pour évoquer ces événements, Le Figaro choisit dans le sous-titre d’un article publié le 3 juillet un extrait d’une interview qu’a donnée le Premier ministre espagnol qui s’attarde sur « la question de la violation des Droits de l’Homme dans la tragédie de Melilla doit être posée à Rabat ». Si la réaction de Pedro Sanchez est importante, Le Figaro aurait tout aussi bien pu donner la parole à un observateur averti de cette crise migratoire permanente en Afrique du nord, comme par exemple Ruben Pulido, qui sur le site d’information La Gaceta de la Iberosfera, met à jour le business des passeurs qui s’affiche ouvertement sur les réseaux sociaux.

Sur RFI, les conditions de détention des passeurs sont mises en accusation

« En Italie, près de 27 000 migrants ont posé le pied sur les côtes du pays depuis le début de l’année. Les récentes arrivées en Calabre et en Sicile confirment une tendance à la hausse : plus de 7 000 personnes en plus par rapport à la même période l’année dernière », nous informe RFI dans un article du 4 juillet.

Dans ce contexte, la lutte contre les passeurs devrait être menée avec une grande fermeté. La chaine de radio a pourtant choisi un angle très subjectif pour aborder le trafic d’êtres humains : donner la parole à une O.N.G. qui critique fortement les incarcérations des passeurs, dans un savant amalgame entre passeurs et migrants : « À Palerme, l’association Arci Porco Rosso, qui vient en aide aux migrants, dénonce leurs conditions de détention, les procès hâtifs dont ils font l’objet et leur criminalisation ». Les passeurs auraient-ils bonne presse sur le service publique de radio ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Il forge des ARMURES du Moyen-Âge !

armures

14/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Rudolf est l’un des 4 forgerons français à fabriquer des armures du Moyen-Âge. Ils sont une poignée dans le monde à perpétuer ce savoir-faire millénaire qui autrefois constituait une véritable industrie.

Exceptionnellement, Rudolf a accepté d’ouvrir les portes de son atelier à une équipe de tournage et à fabriquer, devant Vincent Lapierre et son cadreur, une pièce d’une armure du XVème siècle. Un véritable voyage dans le temps !