bombardements de l'Otan sur la Serbie

20 ans après l’intervention de l’Otan en ex-Yougoslavie, quelles leçons pour aujourd’hui ?

05/04/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
20 ans après les frappes de l’Otan sur la Serbie, au nom de la défense des populations albanaises du Kosovo, quel bilan et quelles conséquences tirer de cette intervention ?

Le colonel Jacques Hogard, qui a servi dans les Balkans à l’époque et qui est l’auteur de “L’Europe est morte à Pristina” revient pour le Désordre mondial sur ce dossier.


Brexit crise

Brexit en folie, par Jean-Gilles Malliarakis

Au moment où ces lignes sont écrites, le feuilleton se rapproche d’une nouvelle date butoir théorique, celle du 12 avril, après celle qu’on croyait avoir fixée pour la sortie de l’Union européenne, prévue le 29 mars.

En même temps, et à la même vitesse, celle d’un sablier où toutes les 24 heures on perd un jour de plus, se profilent des élections au Parlement européen.

À ce scrutin du 26 mai, les Anglais, les Écossais, les Gallois et les Irlandais du nord, mais aussi les citoyens européens résidant en Grande Bretagne, s’exposent dès lors à devoir participer… si le Royaume-Uni n’a pas acté, lors du Conseil des chefs d’États et de gouvernements, qui se tiendra à Bruxelles le 10 avril, leur décision de sortie.

On dit maintenant, de plus en plus ouvertement, qu’une prolongation de 21 mois des négociations de l’article 50 devient envisageable, jusqu’à ce que les honorables parlementaires de Westminster aient décidé de s’accorder avec eux-mêmes.

Incroyable mais vrai : la plus prestigieuse démocratie parlementaire du monde se révèle en crise rave. Plus de 800 ans après la signature par Jean sans Terre des 63 articles de la Grande Charte de 1215, le mécanisme constitutionnel britannique est enrayé. Plus de 400 ans après la formation, sous le règne de Charles II, des deux partis, alors whig et tory, le système bipartisan s’est émietté. Plus de 60 ans après son couronnement, la Reine Élisabeth se voit obligée de se déguiser en drapeau européen pour faire comprendre que ses loyaux sujets doivent se réconcilier.

On parle, depuis le 31 mars, après trois votes négatifs de la chambre des Communes rejetant l’accord négocié avec l’Union européenne, de faire revoter sur le même texte. À nouveau : autrement dit, une quatrième fois. Certains commentateurs continentaux ironisaient déjà à propos du rappel à l’ordre du “speaker” John Bercow présidant l’Assemblée, opposé lui-même à une troisième lecture du même texte. Quel archaïsme !, les entendait-on soupirer, car ce personnage invoque une décision remontant à 1604.

À cette époque, pourtant, le roi écossais Jacques VI, fils de Marie Stuart, venait tout juste de succéder, sous le nom de Jacques Ier à la dernière représentante de la dynastie des Tudor, Élizabeth Ire (†1603). Tout le XVIIe siècle anglais allait être marqué par la reconquête de son pouvoir par le parlement. Celui-ci s’était trouvé sérieusement ébranlé par l’autoritaire dynastie précédente. Empêcher le souverain de revenir trois fois devant les Communes et les Lords pour imposer un projet, c’est-à-dire, pour lui interdire de proposer comme toujours, d’identiques augmentations d’impôts, concrétisa la première des luttes victorieuses pour la constitution parlementaire et les libertés.

Celle-ci triompha lors de la Glorieuse Révolution de 1688[1]. Les gens qui se gargarisent aujourd’hui d’une démocratie, dont ils ont perdu le sens, gagneraient à s’en souvenir avec un peu plus de respect.

Les signes d’un désarroi du régime représentatif[2] se situent, à l’évidence, bien au-delà de cette ignorance historique. Ils ne concernent pas le seul parti conservateur dont Mrs May s’acharne à recoller les morceaux[3]. Ils ne se limitent pas à l’Angleterre. Quand on brandit des panneaux réclamant le Référendum d’initiative citoyenne on tourne le dos à l’expérience des quelques pays où la procédure référendaire fonctionne normalement et ne se transforme pas en plébiscite,

L’impasse évidente et exaspérante de la procédure adoptée pour la sortie britannique de l’Union européenne le prouve : le référendum ne résout pas la crise, il l’aggrave.

[1] cf. “Les Deux révolutions d’Angleterre” par Edmond Sayous.
[2] Pas d’impôts sans représentation, dit l’adage fondateur. Au nom même de ce principe raisonnable, les colonies américaines en 1776 se sont insurgées contre les édits du parlement de Westminster. Cette démocratie des contribuables ne se confond pas nécessairement avec le gouvernement d’opinion.
[3] On appréciera à ce sujet le message que des soldats anglais adressent symboliquement depuis Kaboul à Jeremy Corbyn.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Gilbert Collard

Gilbert Collard : « Les députés macronistes ? Des « Danette® » qui se lèvent tous ensemble ! »

Ce mardi 2 avril, à l’Assemblée nationale, s’ouvrait le grand débat réservé, cette fois, aux députés.

Voici la réaction de Gilbert Collard dans les colonnes de Boulevard Voltaire. L’occasion d’évoquer avec lui l’ambiance qui règne au sein de l’Hémicycle et aussi la perspective des élections européennes.

Qu’attendez-vous du grand débat des députés qui commence aujourd’hui à l’Assemblée nationale ?

Rien ne pourra sortir de ce grand débat. Il est malheureusement technocratique et complètement englouti dans le formol des réunions du président de la République. Il s’est cru à un exercice répétitif de l’ENA. C’est hallucinant de voir à quel point un exercice né de la spontanéité d’une revendication populaire peut se rabougrir à une espèce de répétition technocratique et égocentrique d’un seul personnage qui pérore pendant des semaines et des semaines dans une espèce d’inaudibilité. C’est assez fascinant de voir comment la spontanéité d’un peuple peut aboutir aux rhumatismes verbaux d’un homme.

L’élection d’Emmanuel Macron est-elle, pour vous, une erreur ?

J’ai toujours considéré et dit qu’il allait être un Président très violent. Je pense qu’avec lui, on oscillera entre Néron et de Funès. Comme il est là pour appliquer des directives de Bruxelles et pour jouer le jeu des grandes banques avec toutes les ramifications que cela implique, il sera d’une impitoyabilité et va nous étonner d’événement en événement. Je pense qu’on s’est marré avec Hollande, on va pleurer avec Macron.

Grand débat ou non, un léger remaniement a eu lieu. On a, notamment, assisté au départ de Benjamin Griveaux, de Nathalie Loiseau et des arrivées,au gouvernement, de la porte-parole Sibeth Ndiaye et d’Amélie de Monchalin. Ce mini-remaniement est-il significatif et traduit-il une quelconque volonté politique ?

C’est un remaniement de repliement. Il est surtout l’expression de l’asphyxie spatiale politique de monsieur Macron, qui est obligé de faire appel à des proches parce que son espace est de plus en plus restreint. Il y a aussi des significations symboliques qui ne sont pas bonnes. Par exemple, prendre comme porte-parole une jeune femme qui a fait du mensonge en politique sa devise. Je rappelle qu’elle a dit qu’elle était prête à mentir pour le Président. Même si elle s’en est expliquée maladroitement, du reste, cela reste quand même malvenu pour quelqu’un qui va porter la parole où il faut précisément ne pas mentir.
Le manque de délicatesse à l’égard de Simone Veil. Je dirais que les augures ne sont pas bons.

Avez-vous l’impression qu’un semblant de dialogue ou un semblant d’opposition respectueuse s’est mis en place ?

Malheureusement non, même s’il y en a de très bien. J’en connais quelques-uns avec lesquels j’échange très volontiers. Ils sont au Club Med ou au golf, mais pas au Parlement. On leur donne des éléments de langage, ils les répètent d’une manière souvent mécanique. Dès que quelque chose se passe à l’Assemblée, ils se lèvent. À tel point qu’aujourd’hui, j’ai crié « Debout ! Couché ! »
C’est incroyable, au moindre bruit dans l’Assemblée, ils se lèvent. Dès qu’un orateur de leur majorité prend la parole, ils se lèvent. C’est La République en marche pour Danette !
C’est hallucinant de les voir se lever comme cela. On pourrait les qualifier, dans l’Histoire, comme les « Danette® de la politique ».

Prochainement se tiendront les élections européennes. On a vu Jordan Bardella extrêmement présent dans les médias. Le Rassemblement national peut-il arriver en tête ?

Je ne pense pas qu’il y aura un envol de La République en marche, même si les sondages, auxquels je ne crois pas, même lorsqu’ils sont favorables, le prédisent.

Cela vous fait un point commun avec Jean-Luc Mélenchon.

Il est bon d’avoir des points communs avec les autres. C’est cela, le vivre ensemble.
Tant que ce ne sont pas des « coups de poing » communs, ce n’est pas grave. Je pense qu’on va arriver en tête. Je n’imagine pas, sauf erreur de ma part, que la majorité critiquée, insultée, contestée puisse, en dehors des plateaux de télévision, faire le point. Je pense que nous pouvons, avec la modestie qui s’attache à toute prédiction politique, arriver en tête.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les complices de l’immigration clandestine en grève mardi 9 avril

04/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Médecins du monde, Emmaüs, le Secours Catholique et une vingtaine d’associations d’aide aux migrants ont annoncé hier leur décision. Elles ont décidé de suspendre leurs interventions à Paris et ses environs pour dénoncer « l’action des pouvoirs publics » face à cette situation « dramatique ». Les signataires déplorent la situation intenable dont « les services de l’Etat et le gouvernement semble se satisfaire ».

Dans le communiqué de presse, les immigrationnistes écrivent :

Depuis plus de trois ans un cycle infernal fait de campements, de démantèlements, de dispersions et de harcèlements se développe dans le nord-est de Paris et dans son immédiate périphérie, avec à chaque fois une violence accrue.

Ces associations invitent notamment la maire de Paris Anne Hidalgo à entrer dans l’action et trouver des solutions.

Jean-Yves Le Gallou : "La victoire institutionnelle du gauchisme a posé un couvercle sur la droite. Il est temps d'agir"

[vidéo] L’Europe : une définition – Entretien avec Jean-Yves le Gallou

04/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien du Cercle Henri Lagrange avec Jean-Yves Le Gallou sur la question de l’identité européenne.

Voici le sommaire :

0:26 – Origines mythologiques
1:47 – Origines biologiques de l’homme européen
3:59 – La question indo-européenne
9:05 – Le berceau de la civilisation européenne
10:53 : Une figure fondatrice : Charlemagne
12:55 – Christianisme et identité européenne
17:57 – Les grandes dates de l’histoire européenne
22:27 – La Chrétienté face à l’islam
27:49 – Les grandes découvertes
29:21 – Protestantisme et unité européenne
30:52 – L’unité européenne : une idée trans-partisane
34:11 – De l’opportunité de construire l’Europe
37:44 – La Nouvelle Droite
43:16 – L’Union Européenne
46:52 – L’immigration est-elle une chance pour l’Europe
48:38 – La Turquie et la Russie sont-elles européennes ?
51:39 – Lectures pour s’initier à l’identité européenne
52:54 – L’Europe a-t-elle un avenir ?


algériens agression transphobe

Place de la République : sous les pavés… la charia ?

Cela crèverait les yeux de l’observateur le plus sceptique, tous l’ont vu, tous l’ont pensé mais combien l’ont écrit ? La scène de cette personne transsexuelle molestée par une poignée d’individus au cœur de la foule a fait le tour du web et révolté l’intégralité de la caste médiatique.

« Transphobie ordinaire, lutte contre la haine… » tous les poncifs habituels y sont passés, à l’exception d’un seul. A chaque agression envers la communauté LGBTQIAZERTY, il se trouvait toujours quelque ministre zélée ou quelque procureur d’opérette pour désigner cette intolérable montée de l’homophobie due au discours de la Manif pour tous. Mais ici, ils n’auront pas osé. Car, dans les tourbillons de cet odieux lynchage, flottaient les drapeaux algériens. Ici, ces racailles binationales (pardon ces personnes racisées victimes de discriminations) n’auront même pas la joie d’être désignées comme telles a contrario de leurs homologues (d’après Marlène Schiappa) de la Manif pour tous. Nos confrères journalistes parleront pudiquement de « personnes », de « foule » ou encore « d’individus ».

Et là, nous imaginons sans peine les pensées apeurées de tel ou tel pigiste : « Pourvu que cet article ne serve pas d’argument aux islamophobes. »

Qu’il se rassure, lui et tous les autres, SOS Homophobie a tweeté « Que cela ne serve pas de prétexte aux discours racistes ou xénophobes de celles et ceux qui ne défendent les personnes LGBT que quand leurs agresseurs sont racisés. » On n’ose imaginer le procès médiatique qui aurait été fait si ces agresseurs portaient un signe distinctif de la Manif pour tous, on n’ose subodorer les réactions emphatiques et dégoulinantes des observateurs condamnant d’un seul geste les fautifs, les responsables et toutes leurs descendances sur douze générations.

Vivre-ensemble à deux vitesses

Paradoxalement, la veille sur le réseau social Twitter, le militant identitaire Clément Galant postait la photo d’une famille de Clichy-sous-Bois : le père, la mère et les quatre enfants dont des fillettes en bas âge intégralement voilées. Ce dernier alertait donc sur le nouveau visage de Clichy qui n’avait, peut-on le nier, strictement rien de réjouissant. Las, Clément Galant se prit instantanément une avalanche de critiques de journalistes bien blancs et bien implantés entre Saint-Cloud et le VIIe arrondissement qui ont préféré s’extasier sur cette famille heureuse. Ceux-là mêmes qui sont incapables de faire une corrélation entre l’explosion de l’immigration musulmane et l’augmentation drastique des actes antisémites, homophobes, transphobes et anti-blancs. Ceux-là mêmes qui s’obstineront à ne pas voir ce qui leur crèvent la vue à savoir des drapeaux algériens environnant cette malheureuse victime perdue au milieu de ses bourreaux.

Ces mêmes journalistes qui prônent chaque jour et de concert une immigration massive, le vivre-ensemble et l’inclusivité, ces mêmes journalistes dont on rit car ils déplorent les effets dont ils chérissent les causes.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 3 avril 2019

Sibeth Ndiaye, nouveau porte-parole du Gouvernement, est la fille de dignitaires sénégalais

04/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis sa nomination, le nouveau porte-parole du Gouvernement, Sibeth Ndiaye, a déjà fait l’objet de vives critiques, notamment pour avoir assumé mentir pour le président Macron. « En même temps », elle est présentée comme un exemple de réussite sociale et d’intégration nationale. Pourtant, son intégration est perfectible au moins sur le plan linguistique, puisqu’elle fait un grand usage du franglais. Surtout, Sibeth Ndiaye n’est pas tout à fait l’exemple réussi de l’ascenseur social à la française.

Elle est en effet la fille de dignitaires sénégalais.

Son père, Fara Ndiaye, est un des fondateurs du Parti africain de l’indépendance et a été numéro deux du Parti démocratique sénégalais de l’ex-président du Sénégal Abdoulaye Wade ; sa défunte mère, Mireille Ndiaye, a quant à elle été rien de moins que présidente du Conseil constitutionnel du Sénégal. C’est grâce à cette position sociale élevée que les époux Ndiaye ont pu envoyer leur fille Sibeth faire ses études en France, d’abord au très réputé lycée Montaigne puis à l’université Paris-Diderot. Mme Ndiaye, qui a été naturalisée française en 2016, n’est donc pas issue de nos banlieues de l’immigration et a conservé des attaches au Sénégal, dont elle est ressortissante. Peut-être y retournera-t-elle d’ailleurs un jour.

Radio Thermopyles : chasse aux Roms dans le 93 et censure par les GAFA

03/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Radio Thermopyles est un nouveau média qui se propose de diffuser régulièrement des émissions traitant de l’actualité sous un angle identitaire.

Dans ce numéro, l’émission s’intéresse aux thématiques suivantes :
– Chasse aux Roms dans le 93
– Article 13 et la question de la censure par les GAFA


L’Institut Iliade débat des frontières physiques et spirituelles de l’Europe ce samedi

03/04/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne organise ce samedi 6 avril son colloque annuel sur le thème « Europe : l’heure des frontières ». Le public sera accueilli à partir de 10 heures, à la Maison de la Chimie.

Pour démarrer la matinée, on se posera la question : « Europe, qui es-tu ? »

Cette journée dense sera introduite par Philippe Conrad, président de l’institut. Puis, le philosophe Jean-François Gauthier prendra la parole sur « Les frontières, un besoin vital face à la métaphysique de l’illimité ». S’en suivra un entretien sur les frontières européennes avec Jean-Philippe Antoni, professeur de géographie.

En fin de matinée, le porte-parole de Génération Identitaire Romain Espino parlera de l’action spectaculaire de son mouvement dans les Alpes, réalisée l’an dernier. Enfin, l’Italien Vincenzo Sofo, membre éminent de la Lega et par ailleurs compagnon de Marion Maréchal, terminera par un exposé sur « Les frontières ou les invasions barbares : souveraineté et pouvoir ».

Après la pause déjeuner, le colloque reprendra à 14h30 pour « Défendre l’Europe et les Européens ! ».

Nous retrouverons Jean-Yves Le Gallou pour mener « Les grandes batailles des Européens », puis Thibault Mercier plaidera pour « Le droit des Européens à la frontière ». Lionel Rondouin suivra pour expliquer pourquoi il n’y a « Pas de souveraineté sans protection ni puissance ». La parole sera ensuite donnée à l’ancien eurodéputé Belge Koenraad Dillen sur le pacte de Marrakech.

La deuxième partie de l’après-midi verra Alain de Benoist qui manifestera « Pour une Europe illibérale », une bonne nouvelle car l’intellectuel phare de la nouvelle droite n’était pas intervenu aux colloques de l’Iliade ces dernières années. La journée sera close par le secrétaire général de l’Institut Iliade Benoît Couëtoux.

En plus des conférences, le public pourra profiter d’une journée de convivialité dans la grande salle de la Maison de la Chimie

Vous pourrez visiter des comptoirs de diverses associations et d’artisans enracinés et rencontrer des auteurs qui dédicaceront leurs ouvrages. La revue Livr’Arbitres proposera un numéro spécial pour l’occasion. Une buvette sera également ouverte.

Les réservations peuvent encore être faites sur le site institut-iliade.com, à partir de 10 €. Rendez-vous samedi 6 avril 2019 à partir de 10 heures à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique, 75007 Paris.

Eschyle censure antiracisme

Un antiracisme coupable du délit de bêtise…, par Philippe Bilger

Des étudiants et des militants de la cause noire ont empêché par la force la tenue d’une pièce d’Eschyle, Les Suppliantes, au motif que des acteurs blancs portaient des masques sombres ou étaient grimés en noir” (Le Monde).

Ces étudiants appuyés et soutenus par le CRAN jamais en retard d’un combat absurde dénonçaient le “blackface”, un procédé qui consistait à exhiber et à ridiculiser des Noirs pour amuser les Blancs.

Pour le metteur en scène Philippe Brunet, helléniste passionné, il s’agit “d’une forme d’ordre moral imposé de force“. Il récuse à juste titre l’accusation d’avoir voulu tourner en dérision les Noirs alors que dans le théâtre antique, le masque est constamment utilisé et que faute de budget et de temps, il n’a pu faire porter aux comédiens les masques dorés initialement prévus.

Par ailleurs, la tragédie d’Eschyle est aux antipodes du sarcasme et de la discrimination : elle se contente d’être une grande oeuvre universelle.

Philippe Brunet, la pièce ayant dû être annulée, s’interroge sur un dépôt de plainte ou non. Ces censeurs se rengorgeant face au succès de leur intervention, la plainte marquerait un coup d’arrêt et l’expression du refus de céder à cette scandaleuse intimidation (Le Figaro).

Que tirer de cette lamentable péripétie ?

D’abord l’absence de culture, radicale, de ces étudiants et militants. Ils ignorent tout et ont remplacé le savoir par un esprit vindicatif compulsif mettant sur le même plan des démarches douteuses et racistes qui ont existé et des manifestations honorant le théâtre et n’offensant en aucun cas ce qu’ils sont.

C’est de la bêtise dans sa quintessence.

Mais, comme ce groupuscule et le CRAN sont prétendus progressistes, de gauche et forcément admirables puisqu’ils mettent en cause un racisme, aussi imaginaire soit-il, ils ne sont pas traités comme ils le mériteraient : pour des ignares que l’idéologie a rendu délirants. Il y a encore un zeste de révérence pour ces obsessionnels de la race. Au point de faire ressembler leur antiracisme à une lamentable pantalonnade tristement contre-productive.

Tentons de deviner quelles seraient les réactions si l’extrême droite ou le catholicisme conservateur, face à d’authentiques indignités, se révoltaient et faisaient annuler une pièce emplie de toutes les nauséabondes audaces que l’air du temps adore : la prévision est facile, ce serait un lynchage politique et médiatique contre ces rustres incapables d’apprécier les vrais, les grands spectacles.

Deux poids deux mesures à l’évidence.

Cessons de gratifier en l’occurrence ces étudiants et le CRAN de quoi que ce soit d’autre que de bêtise !

Il faudrait inventer ce délit pour eux.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Vu sur Twitter

«Islamophobie» : une arme d’intimidation pour dissuader d’observer la réalité

Publié le
Souverainistes parlement européen

Souverainistes : un rideau de frères peut s’abattre sur l’Europe

Sans être encore en mesure de la révolutionner, l’alliance des partis souverainistes européens pourrait peser sur la politique menée par le Parlement européen qui sera renouvelé du 23 au 26 mai 2019.

À l’heure du réveil identitaire des peuples européens, les partis souverainistes parviendront-ils à changer de l’intérieur la politique de l’Union européenne (UE) ? L’optimisme semble plus que jamais de rigueur. Entraînée par l’effervescence actuelle, Marine Le Pen affirme que les prochaines élections européennes seront historiques. Rêvant de voir émerger une majorité souverainiste au Parlement européen, la présidente du Rassemblement national imagine déjà réaliser « le sauvetage de l’Europe ». Mais cet enthousiasme correspond-il à la réalité politique ? L’heure de la recomposition du Parlement européen est-elle vraiment arrivée ? C’est peut-être un peu exagéré. Mais les élus souverainistes auront entre leurs mains bon nombre d’instruments juridiques pour bousculer l’actuelle politique de l’UE.

Le souverainisme, une valeur en hausse

Alors que les deux principaux groupes pourraient perdre un nombre considérable de sièges (le Parti populaire européen chutant, selon des estimations, de 217 à environ 174 et l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates de 186 à 141), le groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL), dans lequel figurent les élus du RN et de la Lega, pourrait gagner 30 sièges (passant de 37 à 67). Le deuxième groupe parlementaire eurosceptique, l’Alliance des conservateurs et réformistes européens (ECR), comprenant notamment les Polonais du PiS, les Tchèques du Parti démocrate civique et les Anglais du Parti conservateur, pourrait obtenir jusqu’à 58 sièges. Actuellement composé de 75 eurodéputés, l’ECR ferait les frais du départ des conservateurs britanniques. Enfin, l’Europe pour la liberté et la démocratie directe (ELDD), regroupant le M5S, l’UKIP et les élus français Les Patriotes et Debout La France, pourrait rassembler 47 membres contre 41 aujourd’hui. Un de ces groupes eurosceptiques peut également envisager un ralliement du Fidesz, suspendu du PPE depuis le 20 mars. Les souverainistes dénombreraient alors près de 180 représentants, soit 26 % des membres du Parlement.

Debout les damnés de l’Europe

La réunion des souverainistes en un seul groupe parlementaire est-elle envisageable ? C’est le projet porté par Matteo Salvini, prêt à saisir l’opportunité de créer, à l’issue des élections européennes, un groupe « réformiste » déterminé à transformer les institutions européennes. Les pro-européens tentent de se rassurer en rappelant que les souverainistes des différents pays ne sont jamais parvenus à former une coalition. Ils se réjouissent ainsi que la russophilie des dirigeants souverainistes les éloigne des Polonais. Alors que Matteo Salvini envisageait une récupération du PiS au sein de l’ENL, la défiance de la Pologne à l’égard de la Russie aurait entraîné un statu quo. La réalité rattrape cependant les commentateurs europhiles. Ces derniers mois, alors que la Pologne, puis la Hongrie, subissaient les attaques des institutions européennes, la question russe ne fit jamais obstacle à un soutien mutuel. La récente rencontre entre les dirigeants italiens et polonais s’est révélée si fructueuse que Matteo Salvini déclarait en janvier : « La Pologne et l’Italie seront absolument les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes ».

De même, les divergences annoncées comme insurmontables entre les catholiques polonais et des nationalistes laïques (RN, PVV, Parti des Vrais Finlandais) pourraient se révéler secondaires, les intéressés partageant avant tout la même volonté de résister au libéralisme culturel et à l’islamisation de la société. Leur intérêt commun face aux périls de l’immigration de masse et de la déculturation des nations pourrait unir les souverainistes à travers toute l’Europe. Ainsi, à l’initiative de Matteo Salvini, les différents partis eurosceptiques pourraient tenir un congrès à Rome au cours du mois d’avril. Néanmoins, les groupes parlementaires resteront a priori inchangés pour la législature à venir. Cette répartition ne saurait pourtant entraîner des votes divergents dans les rangs souverainistes, les eurodéputés étant détachés de la logique partisane qui préside souvent dans les parlements nationaux.

Pour lire la suite, c’est ici !

Alexandre Moreau

Article paru sur Causeur daté du 2 avril 2019

Donald Trump supprime les aides financières aux pays qui « ne font rien » contre l’immigration clandestine

02/04/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jugeant qu’ils ne faisaient pas assez pour endiguer le flux de migrants clandestins qui partent de leur pays à destination des États-Unis, Donald Trump a supprimé les aides financières au Salvador, au Guatemala et au Honduras.

« A la demande du secrétaire d’État, nous mettons en œuvre la décision du président et mettons fin aux programmes d’assistance pour le « triangle du Nord » pour les années budgétaires 2017 et 2018 », a expliqué un porte-parole de la diplomatie américaine.

Le président américain avait auparavant dénoncé la formation de deux nouvelles caravanes de migrants, principalement en provenance du Guatemala. Dans un message publié sur Twitter, il avait vilipendé l’inaction des gouvernements des trois pays face à ce phénomène : « Le Honduras, le Guatemala et le Salvador ont pris notre argent pendant des années et ne font rien ».

Il a également menacé de fermer la frontière sud des États-Unis si le Mexique ne prenait pas des mesures pour stopper les flux de migrants clandestins.

Immigrationnisme – 120 millions d’euros prévus pour l’accueil des clandestins pour la région Grand Est

02/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce sont en effet les chiffres annoncés par le préfet de la région Grand Est, Jean-Luc Marx, lors de la session plénière du 29 mars 2019 : 120 millions d’euros soit l’équivalent de 3,75% du budget total de la région. Cette somme est prévue pour créer 14.400 places d’hébergement pour des demandeurs d’asile en région Grand Est, qui représentent 700 € par mois et par personne.

Pourtant, sur une page internet dédiée à la description du budget, nulle trace de cette aide aux immigrés clandestins, puisqu’il s’agit directement du budget de l’État, en vertu de la loi Asile et Immigration.

Il aura fallu que Françoise Grolet, élue au Conseil régional et membre du groupe Rassemblement national, pose la question, pour obtenir cette information.


Brexit

Un Brexit « dur » pour le 12 avril ?

En ce début de semaine tout restait possible en matière de Brexit alors que le Premier ministre Theresa May envisageait un quatrième vote sur son accord avec l’UE déjà rejeté trois fois par la Chambre des communes. La troisième fois, c’était le 29 mars, c’est-à-dire à la date initialement prévue pour le Brexit. Si l’écart s’est resserré avec la promesse de Mme May de démissionner après l’approbation de son accord avec les 27 par le Parlement, il reste important : 344 députés ont voté contre et 286 pour, malgré le ralliement en faveur de l’accord, pour ce troisième vote, de poids lourds pro-Brexit : l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, l’ancien ministre pour le Brexit Dominic Raab (tous deux démissionnaires du gouvernement de Mme May en raison de leur refus de la forme que prenait l’accord sur le Brexit) et Jacob Rees-Mogg le chef du groupe conservateur pro-Brexit European Research Group à la Chambre des communes.

La date prévue pour le Brexit, conformément à ce qui avait été annoncé par l’UE, est donc désormais fixée au 12 avril puisque le report au 22 mai n’était valide qu’en cas d’adoption de cet accord. Après l’annonce du résultat du vote à Westminster, le président du Conseil européen Donald Tusk a convoqué un sommet urgent des 27 pour le 10 avril.

Toutes les options restaient donc sur la table lundi, alors que la Chambre des communes s’apprêtait à procéder à une série de votes « indicatifs » pour faire connaître sa préférence au gouvernement. Une sortie sans accord reste toujours possible. L’adoption de l’accord signé en novembre par Theresa May est toujours improbable. Une autre option sur la table, qui pourrait peut-être obtenir une majorité au Parlement britannique où dominent les partisans de l’UE, c’est celle proposée depuis le début par Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste : que le Royaume-Uni reste dans l’union douanière avec l’UE, comme c’est déjà le cas de la Norvège. Le problème, c’est que cela forcerait le pays à appliquer la législation européenne, à reconnaître la juridiction de la Cour de justice de l’UE et à respecter les quatre libertés du Marché unique, y compris la liberté de mouvement des travailleurs. Ce n’est de toute évidence pas ce pour quoi les Britanniques ont voté lors du référendum de juin 2016.

Inversement, les partisans d’un deuxième référendum se demandent, si le Parlement peut voter trois fois sur le même accord, voire quatre si Mme May propose à nouveau son accord aux Communes cette semaine, pourquoi les citoyens ne pourraient pas eux aussi voter plusieurs fois sur la question du Brexit. Theresa May menaçait la semaine dernière, en cas de troisième rejet de son accord avec l’UE, d’avoir à demander un report bien plus long du Brexit. Si elle met sa menace à exécution, il faudra bien, pour que les 27 acceptent, que Londres propose une porte de sortie. Des élections anticipées sont fort possibles dans la situation actuelle, mais elles risqueraient de ne rien résoudre. Reste donc la possibilité d’un deuxième référendum, à l’issue par ailleurs certaine. Certains proposent d’annuler purement et simplement le Brexit.

On ne sait donc même pas à ce stade si les Britanniques vont prendre part ou non aux prochaines élections européennes, ce qui veut dire qu’on ne sait pas non plus combien chaque pays aura de sièges au Parlement européen après le 26 mai.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er avril 2019