L’enquête progresse sur l’attentat islamiste de Londres

05/06/2017 – LONDRES (NOVOpress)
L’État islamique a revendiqué l’attaque perpétrée samedi soir à Londres alors que la police poursuit ses investigations. A Barking, dans la banlieue Est de la capitale britannique, douze personnes ont été arrêtées dimanche matin. Selon une chaîne de télévision britannique, les policiers ont perquisitionné le domicile d’un des trois assaillants.

Les trois auteurs de la tuerie ont été abattus par les policiers huit minutes seulement après que l’alerte a été lancée. “Huit policiers ont tiré avec leur arme, et cela fera l’objet d’une enquête officielle, a déclaré le chef du service antiterroriste, Mark Rowley.


Julien Sanchez

Julien Sanchez : « On ne peut nier qu’il y a substitution de population »

05/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invité hier de France Info, Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire (Gard) et porte-parole national de la campagne du Front national pour les élections législatives, a évoqué le Grand Remplacement :

« Il y a dans certains endroits une substitution de population. Lorsque vous voyez les prénoms donnés aux enfants et lorsque vous voyez les prénoms des personnes qui décèdent dans certains endroits, c’est très clair. Ce sont des faits objectifs. »

Julien Sanchez s’en est également pris à la politique de la ville, ces milliards d’euros dépensés « à fonds perdus » dans les banlieues. Il faut plutôt, a-t-il expliqué, « restaurer l’autorité et l’exemplarité », pour éradiquer la délinquance et la criminalité, notamment le trafic de drogue, et lutter dans le même temps contre la « radicalisation » :

« La radicalisation existe parce qu’on a abandonné des pans entiers du territoire où la police ne peut plus pénétrer […] Il faut reconquérir ces territoires. »

Henri Guaino

Henri Guaino : « Tout l’Occident est traversé par un profond malaise de civilisation »

04/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans cet entretien accordé à Charlotte d’Ornellas pour Boulevard Voltaire, Henri Guaino estime que la vision communautariste de la France déployée par Emmanuel Macron est « contraire à toute notre histoire, à toute notre culture, à la manière dont cette nation s’est constituée et à tout ce qui la fonde ». S’il est élu, explique-til, il sera « intransigeant » à l’égard de tout ce qui conduit « à la liquidation de la nation », comme l’Europe fédérale, comme à l’égard de « la conception de l’homme » comme la vision de la filiation » :

« Aujourd’hui […] tous les fondements même de la civilisation, toutes les raisons qui nous ont fait partager une destinée commune sont remis en cause. Ce n’est pas propre à la France […] Tout l’Occident est traversé par un profond malaise de civilisation. »

Celui qui est candidat aux élections législatives dans la circonscription de Paris que vise également Nathalie Kosciuzko-Morizet estime qu’il est temps de trancher vis-à-vis de M. Macron : « Pour la première depuis 1958, explique l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, personne ne sait à l’avance si celui pour lequel il vote sera demain dans la majorité ou dans l’opposition. […] C’est une chose d’être dans une opposition constructive, c’en est une autre de se retrouver dans la majorité en train de soutenir le projet du président de la République. »


Henri Guaino : “Tous les fondements de la… par bvoltaire

Narcotrafic

Au cœur de la guerre des gangs entre narcotrafiquants au Brésil

04/06/2017 – BRESIL (NOVOpress) : Au nord du Brésil, en Amazonie, la ville de Manaus est le théâtre d’affrontements sanglants entre narcotrafiquants, qui a fait 400 morts depuis le début de l’année. Situé à plusieurs centaines de kilomètres de la Colombie, cet îlot de béton au cœur de la jungle est devenu une plaque tournante du trafic de drogue. Malgré de fréquentes opérations coup de poing de la police, de redoutables gangs y prospèrent. Leurs chefs contrôlent parfois les opérations depuis leurs prisons. Un reportage exclusif du correspondant de France 24 au Brésil.

theresa-may

Theresa May désemparée après la nouvelle opération islamiste à Londres

04/06/2017 – LONDRES (NOVOpress) : Sept morts et une cinquantaine de blessés selon le bilan provisoire de l’opération islamiste menée hier soir à Londres – un véhicule fonçant sur les piétons puis trois islamistes égorgeant des Londoniens ! – et le premier ministre Theresa May est… désemparée. En même temps (© Macron), il faut la comprendre : avant de devenir premier ministre en juillet 2016 à la suite du Brexit, Theresa May avait été ministre de l’Intérieur durant six ans ! On voit le résultat : 5 morts le 22 mars à Westminster, 22 morts le 22 mai à Manchester et 7 morts hier soir à Londres !

Dans une déclaration effectuée ce matin devant le 10, Downing Street, Theresa May a donc affirmé que « nous ne pouvons pas et ne devons pas prétendre que les choses peuvent continuer ainsi » et que « nous sommes persuadés d’avoir affaire à un nouveau type de menace » (sic) car « le terrorisme nourrit le terrorisme et les auteurs sont incités à commettre leurs attaques non seulement sur la base de complots minutieusement élaborés après des années de planification et d’entraînement, non seulement par des assaillants isolés radicalisés sur internet, mais aussi en se copiant les uns les autres et en utilisant les moyens les plus sommaires » (re-sic). Elle sait ce qui se passe en France depuis Merah, en 2012 ?

Moyennant quoi Theresa May, qui prétend que « les attaques récentes ne sont pas reliées les unes aux autres », veut principalement « travailler avec les gouvernements démocratiques alliés pour conclure des accords internationaux sur la régulation du cyberespace », car « il faut priver les terroristes des espaces de liberté dont ils profitent en ligne ». Sûr que ça va marcher… Et sinon, les mosquées au Royaume-Uni, ça va comme elle veut ? Et sa société multiculturelle aussi ? Décidément, n’est pas Churchill qui veut…

Notre société s’ensauvage : le procès du racisme anti-blanc à Évry

Il convient de prendre conscience du danger posé par une jeunesse immigrée de plus en plus radicalisée.

Souvenez-vous, une jeune fille était victime d’un viol collectif dans la ville d’Évry, fief de Manuel Valls, en 2014. À l’époque, ce cas avait suscité une vive émotion en raison de son hyper-violence, mais aussi des motivations racistes des agresseurs. Une indignation qui s’était malheureusement cantonnée aux réseaux sociaux, aucun des acteurs du gouvernement d’alors n’ayant daigné réagir. Il ne fallait peut-être pas « faire le jeu du Front national »…

Dans la soirée du 30 mars 2014, une jeune fille de 18 ans descendait du RER en gare d’Évry. Quatre racailles, toutes mineures, se sont jetées sur elle dans la rue, l’emmenant de force dans un petit parc à proximité. Après lui avoir dérobé toutes ses possessions, ils l’ont déshabillée puis violée chacun à tour de rôle pendant plus de deux heures. Sans égard pour une victime traumatisée à vie, ils l’ont abandonnée à son sort à demi-inconsciente. Qui étaient les monstres ? Trois frères turcs et un Marocain, âgés de 13 à 17 ans.

L’aîné, meneur naturel du groupe, avait été remis en liberté six mois plus tôt après avoir purgé les deux tiers d’une peine d’emprisonnement relative au viol du fils d’un sous-officier de gendarmerie, âgé de 13 ans, à l’aide d’un embout d’extincteur ! Les autres agresseurs avaient tous déjà été précédemment interpellés.

Un drame qui aurait donc pu être évité si nous avions une justice moins à l’écoute des voyous et plus concernée par la sécurité des honnêtes gens. Les fauves ne doivent pas être laissés en liberté car ils finissent toujours par tuer ou blesser. N’ayant aucun remords, ces psychopathes ont expliqué, lors des auditions, qu’ils avaient violé la jeune fille en raison de ses origines, les Français étant tous « des fils de pute ». Pourquoi une telle haine pour le pays qui leur a offert le gîte, l’accès à l’école publique et quantité d’aides ? Pourquoi une telle haine contre les Français qui n’ont rien fait d’autre que les accueillir ? Notre pays héberge une population qui refuse absolument de s’assimiler, de s’intégrer et même de respecter les lois, insensible aux sanctions.

À l’époque, le procureur d’Évry avait choisi d’indiquer que l’agression n’avait pas été motivée par le racisme, alors même que les violeurs auraient affirmé aux enquêteurs qu’ils n’auraient pas violé une jeune fille turque. En effet, les parents n’avaient pas voulu dévoiler l’intégralité des actes. « C’est à notre demande que les faits n’ont pas été révélés. Nous voulions protéger notre fille et, surtout, éviter toute récupération politique », déclarait le père de la victime au Parisien en octobre 2016. Si la famille a le droit le plus absolu de vouloir protéger l’un de ses membres, il faut néanmoins médiatiser cet élément, tant il est exemplaire d’un racisme anti-blanc qui est régulièrement occulté. L’an passé, Marie Kirschen écrivait ainsi sur BuzzFeed : « Peut-on réellement mettre sur le même plan le racisme contre les personnes non-blanches et les attaques dont peuvent être victimes les personnes blanches ? Pas vraiment. »

À l’occasion du procès en appel du plus âgé des agresseurs, se tenant actuellement au tribunal de Melun, il convient de prendre conscience du danger posé par une jeunesse immigrée de plus en plus radicalisée, violente et sortie de la France.

Dominique Bilde

Article paru sur le site de Boulevard Voltaire

Portrait vidéo : Jean-Michel Aphatie, le gardien de caste

Source : OJIM – “Portrait vidéo : Jean-Michel Aphatie, le gardien de caste”

Pour ce nouveau grand portrait, on s’attaque une fois de plus à un gros poisson : Jean-Michel Aphatie. Parti de rien, ce passionné de politique et de journalisme s’est hissé au sommet du monde médiatique, devenant un incontournable de l’interview politique.

Et selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements d’Aphatie vous rendront blanc ou noir, légitime ou illégitime, sérieux ou risible. Depuis des années maintenant qu’il officie en radio comme en télé, le journaliste politique qu’il est a eu largement le temps de montrer son vrai visage : celui d’un fervent petit soldat de la caste médiatique, tout d’abord, mais aussi celui d’un zélé défenseur de l’oligarchie, d’un chien de garde de l’ordre établi.


Jean-Michel Aphatie, le gardien de castes from OJIM France on Vimeo.

RIchard Ferrand

La République en marche : nouvelle extension du domaine des casseroles

03/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Décidément, chaque jour apporte son lot de révélations sur les turpitudes qui agitent la Macronie

Oui, à tel point qu’on a un peu de mal à suivre. Prenons le cas Bayrou, le « M. Propre » du gouvernement, celui qui porte la loi sur la « moralisation de la vie publique ». François Bayrou et le Modem n’en font pas moins l’objet de trois accusations d’emplois fictifs. Deux de ces accusations concernent directement Marielle de Sarnez, la nouvelle ministre des Affaires européennes. L’une d’elles s’appuie sur le témoignage éloquent de Corinne Lepage, dans son livre « Les mains propres », publié en 2014.

Le cas Ferrand est à soi seul un roman

Nouveau tournant dans l’affaire Richard Ferrand : hier, sous la pression de l’association Anticor, le Parquet de Brest décidait d’ouvrir une enquête préliminaire à propos des liens troubles de M. et Mme Ferrand avec les Mutuelles de Bretagne. Il pourrait être suivi par le Parquet national financier, jusque là d’une indulgence curieuse. Rappelons qu’au cours de la campagne présidentielle, Richard Ferrand avait déclaré, je cite : « François Fillon souille tous les élus de France !».

Mais ce n’est pas tout…

Citons pêle mêle : dans son livre « Maman travaille, mode d’emploi », de 2010, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, donne des conseils aux jeunes femmes pour… frauder la Sécurité sociale ! En 2012, Olivier Serva, candidat LREM, qualifiait l’homosexualité d’« abomination ». Que fait le lobby LGBT ? Véronique Avril, autre candidate LREM, loue un appartement à une famille dans un immeuble frappé d’un arrêté de péril, ce qui est tout à fait illégal. Stéphanie Jannin, autre candidate LREM, est visée par une enquête pour prise illégale d’intérêt dans l’affaire de la construction de 63 logements sociaux à Montpellier. Houmria Berrada, autre candidate LREM, a été exclue de l’école des avocats de Lille en 2010 après sa condamnation pour falsification de diplôme. Etc., etc.

Moralisation sans vraie morale, par Jean-Gilles Malliarakis

Un certain discours moraliste a joué un rôle décisif dans cette campagne présidentielle 2016-2017. Observons aussi que le ralliement en février du petit Modem résiduel et son apport de 5 % de voix centristes s’est révélé indispensable à la présence du candidat Macron au second tour, et donc à sa victoire. L’affaire était supposée conditionnée par un projet de loi de moralisation prétendue de la vie politique. Enfin révélé ce 1er juin, l’expression bien connue, qui nous vient du bon La Fontaine, de la montagne accouchant d’une souris (1) reste faible pour décrire la dérision dans laquelle ce nouveau texte, tant attendu, nous plonge.

Pour parler de moralisation on devrait d’abord s’entendre sur ce que nous appelons la morale. Jusqu’à une date récente et depuis 3 000 ans environ, l’occident judéo-chrétien a fondé en gros sa morale sur la loi de Moïse. Outre l’observation de règles proprement religieuses comme la prohibition de certaines impuretés, la sanctification du jour du Seigneur, ou le respect de son Nom, s’imposent encore à nous les commandements pratiques: ne pas mentir, ne pas désirer le bien d’autrui, a fortiori ne pas voler, ne pas commettre l’adultère, ne pas tuer, etc. En France, certains particularistes aiment à souligner qu’à de tels interdits, simples à énoncer, pas toujours à observer, nos ancêtres les Gaulois ajoutaient des impératifs positifs, comme la bravoure.

Rien de tout cela ne se profile bien évidemment à l’horizon du projet dévoilé par le garde des Sceaux. Aux dernières nouvelles, le catholicisme de l’intéressé apparaît d’ailleurs bien affadi. Promoteur de cette loi le ministre de la justice semblait pourtant jusqu’ici le dernier des démocrates chrétiens, héritier du MRP de la IVe république. Cette “Machine à Ramasser les Pétainistes” pouvait déjà se définir en son temps comme un parti de droite siégeant au centre avec des idées de gauche.

L’humour froid de Nicolas Beytout l’amène à parler, dans son éditorial de l’Opinion, d’une “magnifique ambition” qu’aurait exprimée François Bayrou en mettant sa batterie de lois sous le sceau de la confiance. Au-delà de la moralisation de la vie démocratique, lutter contre le doute croissant des Français à l’égard de la chose publique est effectivement plus impératif encore.

“L’avenir dira, souligne en effet l’éditorialiste libéral, si le catalogue de procédures coercitives, mécanismes de certification, parcours de probation, obligations déclaratives, prévention des conflits d’intérêts et autres réformes du financement des partis politiques, aura l’effet escompté. Constatons cependant, observe-t-il, que ces lois, venant après une quinzaine de textes législatifs, n’auraient pas empêché Richard Ferrand de faire des affaires immobilières avec sa compagne, ni un (ou une) député(e) européen (ne) de prêter son assistant parlementaire à son parti politique, ni aucun parlementaire doté d’une structure de conseil ad hoc d’en tirer des revenus substantiels, au risque parfois du conflit d’intérêts. Preuve que les meilleures intentions du monde ne suffiront pas à rétablir la confiance.

À l’autre bout de l’échiquier idéologique, Médiapart remarque que la présentation par le ministre de la justice, François Bayrou, de son projet phare “pour redonner confiance dans la vie démocratique du pays” a été “quelque peu parasitée par l’affaire Ferrand. Des mesures importantes sont avancées, d’autres manquent.”

Commenter l’actualité ne devrait jamais se résumer à un simple exercice de démarquage critique des médias. L’une des fonctions, peut-être même le rôle essentiel des gros moyens de la désinformation consiste à nous faire croire à l’importance des choses et des événements qu’un minimum de réflexion ou de culture devrait nous conduire à minimiser, à relativiser, parfois même à ridiculiser.

De la sorte, c’est bien la notion même d’actualité qu’il s’agit aussi de remettre en cause. La moralisation de la vie publique en France, en l’absence aujourd’hui d’une référence morale authentique relève donc de la plus trompeuse des fumisteries.

Jean-Gilles Malliarakis

(1) – cf. Fable “La Montagne qui accouche”, in premier recueil des Fables de La Fontaine Livre V, fable 10 tirée elle-même de “l’Art poétique” d’Horace.

Article paru sur le site de L’Insolent

Macron Médias

Macron et les médias : contrôlons, intimidons, censurons

02/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron ne s’en cache même pas. Les médias doivent être sous contrôle de son régime. Tout entier à sa dévotion. Photographe exclusif pour les photos de la vie privée, choix des journalistes pour le déplacement du président au Mali, choix des médias, Russia Today et Sputnik qualifiés de « médias de propagande » devant Vladimir Poutine : Jean-Yves Le Gallou en dresse l’inventaire et en fait l’analyse dans ce numéro 154 d’I-Média, l’émission hebdomadaire de décryptage des médias diffusée par TV Libertés.

Egalement au sommaire :

• Le Zapping d’I-Média
Natacha Polony : « La neutralité absolue n’existe pas, c’est un fantasme ! […] il est très malsain pour les journalistes de faire croire qu’ils sont objectifs ». Cependant, il est possible de ne pas être neutre en ayant un point de vue dicté par une opinion. Il suffit de respecter les faits.
Hanouna Gate : Bobard de la presse, bobard de France info. Les médias ont relayé sans vérification les accusations de l’association pro-LGBT « Le Refuge ». Le centre d’accueil pour jeunes homosexuels avait affirmé qu’une victime du canular de l’animateur Cyril Hanouna avait été chassée de chez elle par ses parents. Un mensonge au service d’une cause.

• Nyansapo : festivités racistes anti blanches chez Hidalgo
Nyansapo : festival anti blanc organisé à Paris par le collectif afro féministe Mwasi. La presse française a réussi à tordre la réalité en couvrant le double délit de ségrégation raciale et sexuelle.

• Les Tweets d’I-Média
Coup de chapeau au Bastion social à Lyon : le Groupe Union Défense a pris possession d’un bâtiment public inhabité de Lyon pour venir en aide aux français démunis.

• Ondes migratoires : les migrants, ces futurs Montaigne !
Ondes migratoires, la chronique de Nicolas Faure sur l’immigration. Comment faire passer la pilule de l’immigration aux Français ? Par le talent et par l’art ! Pour la presse, les clandestins sont des artistes en puissance.

L’Europe que nous voulons, par Virginie Joron (conseiller régional FN)

Virginie JoronOui, nous sommes pour l’Europe ! Évidemment, que nous sommes pour l’Europe ! Nous sommes profondément européens ! Nous sommes d’ailleurs les seuls vrais Européens dans le paysage politique français.

La civilisation européenne, cet ensemble unique de peuples, de cultures, de traditions, de conscience de soi face au reste du monde, a toujours été dans l’ADN de notre mouvement. La civilisation européenne, nous la revendiquons, nous la chérissons, nous voulons la mettre en valeur et nous voulons la protéger.

La protéger contre la submersion migratoire. Les échanges avec les peuples non européens sont, bien sûr, une richesse et doivent être préservés.

Mais nous n’accepterons jamais la destruction de notre identité, la prolifération sur notre terre de mouvements qui ont toujours été hostiles à notre civilisation, l’importation dans nos pays de conflits qui ne sont pas les nôtres. Nous voulons donc une Europe qui protège ses frontières extérieures et, en cas d’échec, nous autorise à protéger les frontières intérieures.

La protéger contre l’ensauvagement généralisé de notre société, dont la submersion migratoire est l’une des causes principales. Nous voulons donc une Europe qui autorise nos forces de sécurité à prévenir et qui autorise notre Justice à punir. On doit pouvoir expulser les étrangers dangereux, fermer les centres de radicalisation, maintenir en détention (y compris à perpétuité) les nationaux condamnés pour des crimes et délits graves, sanctionner les magistrats qui jouent avec la vie des autres en libérant des récidivistes.

La protéger aussi contre le post-humanisme et le consumérisme nihiliste et globalisé qui réduisent la dignité humaine à une volonté individuelle détachée de toute responsabilité et de toute appartenance. Appartenance à une famille, à un peuple, à une histoire, à une civilisation. La civilisation européenne, justement.

L’Europe que nous voulons, c’est la grande alliance de tous les peuples européens, fiers de leurs racines et conscients du rôle qui a toujours été le leur dans l’histoire de l’humanité. L’Europe de Brest à Vladivostok, chère au général de Gaulle.

Nous voulons une Europe qui valorise les territoires et le produire local, au lieu de les sacrifier au profit mondialisé. Une Europe qui fasse sentir sa voix sur la scène internationale, y compris à travers une alliance militaire continentale. Une Europe qui apprenne à ses enfants à redécouvrir leurs racines grecques, romaines, celtes, slaves et germaniques. À parler correctement leur propre langue. À connaître, d’abord, leur propre histoire.

Que l’Union européenne, dans sa forme et son mode de fonctionnement actuels, soit un échec, même nos adversaires les plus « européistes » l’admettent. Est-il possible de la réformer pour qu’elle devienne réellement l’instrument de la grandeur retrouvée des peuples européens ? L’avenir le dira.

À titre personnel, je préfère le modèle du Conseil de l’Europe, dont le siège est à Strasbourg. Une organisation plus ancienne que l’Union européenne et qui a un double avantage. Elle regroupe 47 pays européens, y compris la Russie, au lieu des 28 de l’Union européenne. Et, surtout, elle fonctionne sur un modèle intergouvernemental : chaque nation est libre d’adhérer ou pas aux conventions proposées par le Conseil de l’Europe et de coopérer ou pas sur tel ou tel projet. Un Conseil de l’Europe refondé, renforcé et disposant d’un volet en matière de coopération militaire et de sécurité ferait du bien à l’Europe, du bien à la France… et du bien à l’Alsace.

Virginie Joron,
conseiller régional (FN) du Grand Est

Texte repris de Boulevard Voltaire

Ce que dit le théâtre muet de la Macronie, par Ivan Rioufol

Les médias sont unanimes : Emmanuel Macron est sorti vainqueur de sa poignée de main avec Donald Trump. La scène, filmée jeudi dernier à Bruxelles lors du sommet de l’OTAN, est passée en boucle sur les télévisions, avec arrêts sur image et gros plans sur les doigts du président américain : ils lâchent prise mais restent enserrés encore une seconde. Interrogé sur cette insignifiance par le JDD, le président français a déclaré : “Ma poignée de main avec lui ce n’est pas innocent, ce n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique, mais un moment de vérité (…) Il faut montrer qu’on ne fera pas de petites concessions, même symboliques“. Dans cet univers artificiel, fait de signes prémédités, Macron confirme ses dons d’acteur et de communicant. “Un sans-faute”, ont dit les choeurs.
Reste que ce recours au théâtre muet, intrusion du mime Marceau en politique, infantilise un peu plus la chose publique. Macron n’a évidemment pas vaincu Trump ce jour-là. Mais le président a décidé d’écrire son épopée.

Le pire est que ce narcissisme fait mouche. La presse est majoritairement conquise par le personnage. Est-elle encore un contre-pouvoir? Pour l’instant, elle est tout contre. “Nous n’avons jamais eu ce climat de béatitude”, grinçait, lundi, Bernard Cazeneuve, l’ancien premier ministre. Mais les limites de l’euphorie sont visibles. L’envoûtement que Macron croyait avoir eu sur l’Américain n’empêchera pas Trump de garder sa liberté sur l’accord sur le climat. Il aura également incité l’Otan à se concentrer sur la lutte contre l’immigration et le terrorisme djihadiste, ces sujets délaissés par l’Union européenne, obnubilée par le danger russe.

L’invitation de Vladimir Poutine au château de Versailles, lundi, a été plus heureuse dans le symbole d’un dialogue rétabli avec la Russie. Le choix de tenir une conférence de presse commune dans la galerie des Batailles, qui abrite les tableaux évoquant la France héroïque, a un peu verbalisé la rencontre, glaciale selon des témoins.

L’approche des législatives (1er tour le 11 juin) sert de prétexte à la Macronie pour s’entourer d’un épais brouillard. (La suite ici)

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er juin et repris du blog d’Ivan Rioufol

Eleonore Bez

Eléonore Bez (FN) : « En ce moment, Marseille vit à l’heure du ramadan »

02/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Eleonore Bez est candidate FN aux élections législatives dans la 6circonscription des Bouches-du-Rhône, qui comprend le 9e et une partie du 10e arrondissement de Marseille. Oui, l’immigration a transformé le visage de sa ville. « Si ce n’est pas un remplacement, en tout cas, ça y ressemble », confie dans cet entretien au quotidien Présent celle qui est aussi conseiller régional de Paca, alors que Marseille vit à l’heure… du ramadan.

Eleonore Bez 2— Vous avez grandi à Marseille, votre 6e circonscription des Bouches-du-Rhône s’étend de Mazargues aux Calanques en passant par les Baumettes, qu’est-ce que l’âme de Marseille que vous affirmez défendre et vouloir préserver ?

— Je suis née à Paris et arrivée à Marseille à l’âge de sept mois. Marseille est ma ville et celle de ma famille maternelle depuis des générations. Une partie de ma famille est enterrée au cimetière de Mazargues. Pratiquement, chaque quartier, que l’on appelle ici « noyaux villageois », porte le nom d’un saint et a son église. Marseille est une ville avec une histoire des plus riches : grecque, romaine, ligure, provençale et profondément française. C’est aussi le premier port où sont arrivés nos compatriotes pieds-noirs et harkis qui ont été si indignement et ignoblement accueillis par Gaston Deferre après l’infâme trahison des Accords d’Evian.

La vraie richesse c’est sa terre et ma terre c’est Marseille. Je me battrai pour préserver cet extraordinaire patrimoine des politiques mondialistes qui ont tant abîmé notre pays et notre ville, véritable laboratoire des politiques d’immigration massive depuis 40 ans.

— Quelles sont les problématiques sur lesquelles vous avez axé votre campagne ?

— Depuis près d’un an, j’arpente la circonscription et j’assiste aux Comités d’intérêt de quartiers à l’écoute des habitantes et des habitants : les commerces qui ferment les uns après les autres au profit des grands supermarchés sans âme, les villages qui deviennent de simples voies de passage vers les différentes autoroutes, l’insécurité et le communautarisme.

Je vais prendre l’exemple qui est le plus frappant : le quartier de la Capelette que j’ai connu enfant et qui était un quartier populaire, tranquille. Aujourd’hui ce quartier vit au rythme de la mosquée qui est une des plus grandes de la ville et qui risque d’être encore agrandie au vu de l’affluence. Chaque vendredi les rues sont bloquées par des « vigiles » de la mosquée qui empêchent le stationnement des riverains.

Tous les commerces traditionnels ont été remplacés par des commerces communautaristes, des alimentations de nuit et des bars à « chichas » dont chacun sait que la plupart sont des « blanchisseries » pour laver l’argent des trafics des cités de la ville.

Les habitants que j’ai rencontrés m’ont tous confié leur exaspération devant cette situation. La pratique de l’islam lorsqu’elle est respectueuse des lois de la République et de la laïcité est bien évidemment possible mais aujourd’hui elle apparaît trop souvent utilisée à des fins idéologiques, politiques à l’encontre de la laïcité républicaine.

J’ai essentiellement axé ma campagne sur la lutte contre l’insécurité qui détruit la vie de nos quartiers, nous proposons de réarmer physiquement et moralement les effectifs de police. Nous avons dans la circonscription une cité où les forces de l’ordre ne rentrent pas, c’est La Cayolle dans le IXe arrondissement et le commissariat de cet arrondissement est fermé le soir et le week-end ! Je me bats aussi pour la protection des artisans, des commerçants, des TPE-PME contre la fiscalité confiscatoire de Macron. Pour la défense de nos retraités, nombreux dans les IXe et Xe arrondissements, pour lesquels il faut revaloriser le minimum vieillesse et supprimer la CSG. La lutte contre le communautarisme est fondamentale parce que la seule communauté qui assimile et qui est garante de l’unité de la France, c’est la communauté nationale.

Pour cela, il est essentiel de réapprendre à nos compatriotes l’amour de la France et le respect de son histoire. Et cela passe, par exemple, par ne plus jamais permettre que l’on insulte comme l’a fait Emmanuel Macron les harkis et les pieds-noirs qui ont tout donné pour leur pays. Je les rencontre régulièrement. Ma directrice de campagne qui habite dans cette circonscription est pied-noir.

Eleonore Bez Affiches— Vous avez vu changer et même remplacer la population de cette ville et de sa périphérie, vous avez suivi les étapes de son islamisation. Que peut faire un député de plus contre les homicides, le trafic de drogue, le communautarisme, les mosquées salafistes ?

— Oui, la population a changé comme dans beaucoup de grandes villes de France et si je ne suis pas une adepte des grandes théories, je vis ma ville chaque jour : si ce n’est pas un remplacement, en tout cas, cela y ressemble beaucoup.

L’islamisation de la ville est un fait. En ce moment, Marseille vit à l’heure du ramadan.

Le désespoir est une sottise en politique, il n’est jamais trop tard pour proposer à tous les Marseillais qui aiment la France de la défendre. 240 morts en France au nom d’une idéologie religieuse meurtrière : déposer des bougies et des fleurs c’est gentil mais ça ne sert à rien. Lutter contre le laxisme judiciaire, faire appliquer la loi tout simplement, c’est ça aussi le travail du député. C’est pour cela que nous devons former un groupe à l’Assemblée. Le Front national avec Marine Le Pen est le seul parti d’opposition crédible face au gouvernement Macron.

— Qui sera votre plus redoutable adversaire ici ? Le candidat sortant LR Guy Teissier en place depuis 30 ans, l’abstention, le candidat de Mélenchon, ou l’état de grâce de Macron ?

— Mélenchon, Les Républicains et En marche ne sont pas crédibles. Pris un à un, ils représentent très peu d’électeurs. Quant au candidat Guy Teissier, on le distingue mal désormais de son adversaire d’En Marche : il a soutenu Fillon qui a appelé à voter Macron sans même attendre 20 h 15 le 23 avril. Il distribue le programme de Baroin qui drague Macron, il soutient la majorité Muselier-Estrosi à la Région et c’est de cette majorité qu’est issue Mme Leprettre, qui est candidate En Marche… Guy Teissier meurt de peur de perdre ses dernières prébendes et essaie de sauver son 6e mandat ! Pour un homme qui dans sa jeunesse a été au PFN, il se serait grandi en se positionnant clairement en faveur de Marine Le Pen mais il a définitivement claqué la porte à ses convictions préférant ses dernières ambitions.

C’est à cause de ces escroqueries politiques et morales que beaucoup d’électeurs sont las d’aller aux urnes, voyant chaque fois leurs espoirs trahis. Mon principal adversaire c’est l’anti-France. C’est pour cela que j’appelle chaque électrice et électeur de cette 6e circonscription à me choisir, à choisir le Front national, à choisir la France.

propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien paru dans Présent daté du 3 juin 2017

Chroniques de la France occupée : le « street pooling » et les « baignades citoyennes »

02/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Deux « histoires d’eau » qui pourraient très mal se terminer

De la première, notre équipe du mardi vous a déjà parlé : les « jeunes » des quartiers de l’immigration s’adonnent depuis plusieurs jours à leur passe temps favori par ces fortes chaleurs : le « street pooling ». C’est ainsi que la presse de l’oligarchie qualifie cet acte de vandalisme qui consiste à ouvrir les bouches à incendie pour créer des fontaines géantes d’eau fraîche dans les rues. Caves inondées, circulation interrompue, installations électriques dégradées, plus de réserves d’eau pour faire face à un éventuel incendie, etc. : les dégâts se chiffrent en millions d’euros. A Lille, pas moins de 30 000 m3 d’eau, soit l’équivalent de la consommation quotidienne de la ville ont déjà été gaspillés.
On ne compte plus les caillassages de pompiers venus procéder à la fermeture des bouches à incendie. A Saint Denis, le 29 mai dernier, le conducteur d’un Scooteur dérape et chute dans une rue inondée. Alors qu’elle est à terre, les « jeunes » frappent violemment la victime et lui volent son scooter. L’homme sera transporté à l’hôpital, dans le coma. Quelques minutes plus tard, le « jeune » qui s’était emparé du Scooter percute un piéton, qui devra à son tour être transporté à l’hôpital, également dans un état critique.

Réaction des maires confrontés au « street pooling »

A Gennevilliers, 500 € d’amende ! On souhaite bonne chance aux policiers municipaux chargés de dresser le procès verbal. A Paris, Mme Hidalgo a décidé de doter les quartiers de l’immigration de « fontaines légères », aux frais du contribuable parisien évidemment. Mais à quoi riment ces « fontaines légères », alors que des bouches à incendie sont impunément à portée de main ?

Une deuxième « histoire d’eau », qui pourrait avoir des conséquences infiniment plus graves…

Dimanche dernier, sept individus ont réussi à s’introduire dans la réserve métropolitaine d’eau potable de la ville de Nice. Ils se sont contentés, nous ont certifié les autorités, d’y piquer une tête. Une prochaine fois, à Nice ou ailleurs, rien ne les empêche d’y déverser quelques kilos d’anthrax, par exemple. Un geste qui se traduira par des milliers de morts, ringardisant celui de ce musulman immodéré qui fit passer quelque 90 personnes de vie à trépas le 14 juillet dernier sur la Promenade des Anglais…

CSG

La hausse de la CSG promise par Macron ferait huit millions de perdants !

02/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les retraités, a-t-on dit, ont eu peur d’une sortie de l’euro. Pourtant, c’est la hausse de la CSG promise par Emmanuel Macron qui aurait dû les effrayer. Car « les principaux perdants de cette réforme fiscale seront la majorité des retraités » :

« Seront touchées les personnes à la retraite soumises à une CSG de 6,6%, c’est-à-dire celles qui ont des revenus annuels dépassant 14 375 euros pour un célibataire (soit 1 200 euros par mois), selon les seuils en vigueur. Cela représente entre 8 et 9 millions de personnes sur les quelque 14 millions de retraités français ».

Il reste les élections législatives pour que les retraités prennent conscience de la perte de pouvoir d’achat qu’entraînerait cette hausse de 1,7 point de la CSG figurant dans le programme d’Emmanuel Macron et que défendront donc les élus de La République en marche.


Hausse de la CSG : comment ça marche ? Qui sortira gagnant ?

Bernard Lugan

Misrata, fief des Frères musulmans, et l’anarchie libyenne, par Bernard Lugan

En Libye la guerre est désormais totale. Jusqu’à présent tous se battaient contre tous dans un climat d’anarchie duquel aucune solution ne pouvait émerger. Désormais, trois grands camps s’affrontent qui devraient peu à peu engerber les multiples forces secondaires qui mettent le pays en coupe réglée. Nous commençons donc à y voir plus clair car, c’est du rapport de force qui va s’établir entre ces trois grandes composantes que sortira la paix future et la reconstruction de la Libye.

Khalifa Haftar1) En Cyrénaïque, depuis le début du mois de mai 2014, le général Khalifa Haftar (photo), a lancé l’Opération dignité contre les milices islamistes. Aujourd’hui, il contrôle la région, à l’exception de la ville de Derna. Après les derniers attentats dirigés contre les coptes et qui furent téléguidés depuis Derna, le maréchal Sissi va appuyer encore davantage le général Haftar, avec une priorité : liquider cette poche islamiste.

Le général Khalifa Haftar est issu de la tribu des Ferjany dont le fief est la ville de Syrte, ville natale du colonel Kadhafi. Il fut avec ce dernier, un des auteurs du coup d’Etat militaire qui renversa le roi Idriss en 1969. S’il s’est ensuite brouillé avec son camarade, il n’a en revanche jamais rompu les liens avec sa tribu, ce qui le place au cœur d’une alchimie tribale stratégique située à la jonction de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine. Il est soutenu par l’Egypte, les Emirats arabes unis et la Russie. Actuellement, il livre bataille dans le Fezzan afin d’isoler les forces de Misrata (voir l’article consacré à la bataille de Brak page 3 de ce numéro).

2) A Tripoli, le Glun (Gouvernement libyen d’union nationale) est désormais disposé à s’entendre avec le général Haftar. C’est pourquoi il est actuellement combattu par Misrata (Frères musulmans) qui serait la grande perdante d’un accord Glun-Haftar.

Alliées à de multiples composantes islamistes, les milices de Misrata occupent une partie de Tripoli, ce qui provoque l’exaspération de la population. Pour mémoire, le 15 novembre 2013, les miliciens de Misrata y avaient ouvert le feu sur une foule réclamant déjà leur départ, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.

3) Misrata, ville riche, puissante, fief des Frères musulmans et tournée culturellement et politiquement vers la Turquie est une sorte de corps étranger sur le littoral libyen. De tout temps, elle a mené une politique autonome et, aujourd’hui, elle sent bien qu’elle risque d’être prise en étau entre le général Haftar et un pouvoir tripolitain reconstitué. Bien que soutenue par la Turquie et par le Qatar, sa position est fragile. Misrata a en effet contre elle, outre la population de Tripoli, les milices de Zenten, celles du djebel Nefusa, celles des Warfalla et les  tribus de la région de Syrte qui n’ont pas oublié le traitement ignominieux que ses membres réservèrent au colonel Kadhafi après qu’ils l’eurent capturé.

Comme rien ne pourra être entrepris en Libye tant que la puissance de Misrata demeurera intacte, les actuels combats de Tripoli doivent donc être suivis avec attention. En effet, si les milices de Misrata étaient chassées de la ville, une telle défaite marquerait un tournant dans le conflit libyen car deux options seraient alors ouvertes :

1) Misrata accepte de négocier. La sortie de guerre prendrait alors la forme d’un fédéralisme à trois têtes : Tripolitaine, Misrata et Cyrénaïque. Le Fezzan des Toubou regarderait vers Benghazi et celui des Touareg vers Tripoli.

2) Misrata refuse de négocier. Toutes les forces de Libye risquent alors de se coaliser contre elle et des comptes séculaires se régleront alors.

Bernard Lugan

Editorial n° 90 de L’Afrique réelle daté de juin 2017

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Les partis ont cru tuer la Ve République, c’est la Ve qui va les tuer »

01/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Avec Hollande, c’était le mariage pour tous. Avec Macron, ce sera la Berezina pour tous », affirmait ce matin Eric Zemmour sur RTL avec le sens de la formule qui le caractérise : « Le Parti socialiste ne se remettra pas de sa noyade avec Hamon […] La rue de Solferino, décimée au sens exact du terme, sera vendue à la découpe. Aux Républicains, les chiffres promis sont un peu moins désespérants, mais la centaine de députés annoncée ne servira à rien ». Pour Eric Zemmour, « la mort des deux grands partis qui ont structuré et dirigé la Ve république depuis cinquante ans est historique ».

Une chance historique du Front national et de la France Insoumise, qui se voient déjà comme les « heureux héritiers » ? Nullement, estime Zemmour :

« Ils se leurrent. Ils n’auront que des miettes du festin. Ils sont aussi morts que les autres, mais ne le savent pas. Le Front national est atteint au cœur car Marine Le Pen a montré a qu’elle était incapable de se hisser au niveau suprême. […] Ni l’un ni l’autre ne peut rassembler une majorité contre le pouvoir. »

« Seule la conjonction macronienne, explique-t-il, est cohérente politiquement, car elle est cohérente sociologiquement. » Avant de conclure, amusé :

« Les partis ont cru tuer la Ve République, mais c’est la Ve république qui va tuer les partis. Même dans sa tombe profanée, de Gaulle se marre. »