Lahoo Samsooryamal

Hongrie : le procès du « camion charnier » bourré de migrants

Au 12 juillet, le procès de Kecskemét, dure depuis trois semaines. Et chaque jour y dévoile l’ampleur criminelle du trafic de réfugiés, auquel a décidé de mettre un terme le gouvernement hongrois de Viktor Orban. Un empêcheur de tourner en rond pour sûr.

En août 2015, en effet, les corps de 71 réfugiés étaient retrouvés dans un camion frigorifique abandonné près de la frontière entre la Hongrie et l’Autriche. Deux ans plus tard, le procès du réseau de passeurs se tient devant un tribunal hongrois. Ce groupe, dirigé par un Afghan entouré de Bulgares, avait méthodiquement organisé ce trafic d’êtres humains, aussi criminel que lucratif. Dans leur camion étaient transportés vers l’Autriche, et furent atrocement asphyxiés, ces immigrés illégaux, hommes, femmes, enfants, originaires de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan et d’Iran.

Le chef du réseau est revêtu d’une tunique rouge, verte et noire. Il s’avance en souriant devant les trois juges. C’est un Afghan de 30 ans qui s’appelle Lahoo Samsooryamal (photo).

Il brandit un cahier où est écrite en arabe l’invocation Allahu Akbar, accompagnée d’une inscription en pachtoun : « Je ne suis ni meurtrier ni oppresseur. »

Accusé d’être son bras droit, Metodi Ivanov Georgiev, est un Bulgare de 31 ans qui faisait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt en Bulgarie lors de son arrestation en août 2015. Il fait profil bas. Suivent deux autres accusés bulgares. Venceslav Todorov Borisov, 38 ans, accompagnait, en éclaireur, le « camion charnier » sur l’autoroute. Ivaljo Nelev Stojanov, 25 ans, était le chauffeur du convoi. Les quatre hommes encourent une peine de réclusion à perpétuité.

Saleh Kasim Hassan, 51 ans, ressortissant libano-bulgare, était, lui, chargé de se procurer et d’immatriculer les camions achetés par Lahoo Samsooryamal. Cinq autres inculpés bulgares suivaient, qui ont tous participé aux transports de réfugiés…

Article paru dans Présent daté du 18 juillet 2017

Elisabeth Lévy : Macron sous-estime “les problèmes posés par l’avancée d’un islam radical”

17/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
A l’occasion de la sortie du dernier numéro de Causeur, Elisabeth Lévy revient sur les premières semaines de présidence d’Emmanuel Macron. Pour elle, Macron sous-estime les problèmes posés par l’avancée d’un islam radical en France.

Vous reprochez à Macron d’oublier le terrorisme et l’angoisse identitaire. Ça ressemble à une obsession chez vous…

Elisabeth Lévy : Nous reprochons effectivement au président de sous-estimer gravement les problèmes posés par l’avancée d’un islam radical qui, d’une part met à mal la cohésion française et d’autre part, nourrit la violence terroriste. Ce qui nous menace encore plus que la volonté d’emprise islamiste, c’est le déni qui nous rend incapables d’affronter les défis. Et si c’est une obsession, nous la partageons avec pas mal de nos concitoyens. À en croire, par exemple, un sondage publié dans Le JDD, la question de l’intégration de l’islam est une priorité pour 61 % des Français, loin devant les retraites (43 %), l’emploi (36 %) et le pouvoir d’achat (30 %). Alors oui, au risque de déclencher les habituels airs excédés et les mêmes pincements de nez de la gauche olfactive, je crois que la crise de l’intégration devrait être une priorité du pouvoir. Or, sur ce sujet, c’est silence radio ou presque. De même que sur l’assassinat, à Belleville, de Sarah Halimi par un de ses voisins, aux cris d’«Allah Ouakbar». Et si je suis démentie sur ce point par le discours qu’Emmanuel Macron prononcera à Nice, tant mieux! Reste que, plus largement, il est urgent de négocier un pacte entre l’islam de France et la République c’est-à-dire de définir la règle du jeu. Dire cela n’a rien de raciste. Pour qualifier les djihadistes qui détiennent une humanitaire française, le président a employé exactement les mêmes mots qu’à la Halle F: «Ils ne sont rien.» Cette récurrence révèle peut-être une autre facette de la «pensée Macron»: une propension à écarter de la photo les réalités déplaisantes. Quand le président affirme «on ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique», il ressort la vieille antienne selon laquelle l’économie est la source de tous les maux et de toutes les solutions. L’homme macronien se nourrirait-il seulement de pain?


Les Idées à l’endroit : une évocation de Carl Schmitt

17/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Sur TV Libertés, Alain de Benoist et ses invités, Aristide Leucate et Alexandre Franco de Sa, évoquent la personnalité du philosophe Carl Schmitt. Ils étudient les aspects les plus essentiels de son oeuvre toujours très lue.

En effet, il se publie un ouvrage sur Carl Schmitt tous les dix jours à travers le monde.

Les Idées à l’endroit permettent d’explorer la pensée de ce brillant juriste, implacable philosophe du droit, théoricien rigoureux qui a forgé des outils de réflexion empruntés par la droite comme par la gauche.


Général Pierre de Villiers 1

Confiance, par le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées

Général de Villiers

Général de Villiers

Mon cher camarade,

« Confiance, confiance encore, confiance toujours ! ». C’est par ces mots que le général Delestraint conclut ses adieux à ses compagnons d’armes, au mois de juillet 1940, à Caylus. Alors même que la défaite est actée, son discours est une exhortation ferme à rejeter toute « mentalité de chien battu ou d’esclave ».

Quelques mois plus tard, conformant ses actes à ses paroles, il prend la tête de l’Armée secrète. Arrêté, torturé puis déporté, il meurt au camp de Dachau, le 19 avril 1945, moins de trois semaines avant la victoire, dont il a été l’un des artisans les plus actifs.

Ce qui m’a toujours frappé dans cette recommandation du général Delestraint, c’est d’abord ce qu’il ne dit pas. Il ne dit ni « en qui », ni « en quoi » avoir confiance. A ses yeux, le plus important est, avant tout, cet état d’esprit singulier – cet « optimisme de volonté » – qui choisit de voir la plus infime parcelle de lumière au cœur des ténèbres les plus noires.

La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller.

Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre.

La confiance en soi, d’abord. Vertu essentielle qui se construit dès l’enfance. Vertu qui naît des obstacles surmontés. C’est le cas dans les stages d’aguerrissement, que certains d’entre vous ont vécus. Ils vous révèlent vos capacités réelles qui dépassent, de beaucoup, ce que vous auriez pu imaginer. La confiance en soi est un moteur. Elle libère les énergies et encourage à l’action. Les fausses excuses tombent. Tout ce dont je suis capable devient possible !

La confiance dans l’autre, ensuite. Celle par laquelle je reconnais que je ne peux pas tout ; que le salut passe autant par mon camarade, mon chef, mon subordonné que par moi-même. Par cette confiance, je m’assume dépendant. Cette reconnaissance est le ciment de nos armées. La confiance mutuelle fait notre unité, en même temps que notre assurance. C’est elle qui fait dire au capitaine de Borelli, considérant ses légionnaires : « Par où pourrions-nous bien ne pas pouvoir passer ? ».

La confiance dans le subordonné est, particulièrement, féconde. On a pris l’habitude de lui donner un nom savant : la subsidiarité ; mais ça ne change rien. Comme chef d’état-major des armées, je mesure chaque jour davantage à quel point je suis dépendant de l’action de chacune et de chacun d’entre vous. Seul, je ne peux rien. Ensemble, rien n’est impossible !

Je terminerai par une recommandation. Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi. La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages. Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte.

Une fois n’est pas coutume, je réserve le sujet de ma prochaine lettre.

Fraternellement,

Général d’armée Pierre de Villiers

Texte repris de la page Facebook du général de Villiers

Tarek, une chance pour la France ?, de Jean-François Chemain

tarek-une-chance-pour-la-france-jean-francois-chemainJean-François Chemain, une décennie durant consultant dans des cabinets anglo-saxons, a choisi de passer l’agrégation d’histoire et d’enseigner dans un collège situé en zone d’éducation prioritaire. Dans cette ZEP il a eu tôt fait de constater que « l’islam, en banlieue, est une “culture de classe”, celle des “pauvres”, des “dominés”, que les “riches”, les “Français”, les gens du centre-ville piétineraient à loisir, et à laquelle chacun s’identifie peu ou prou. Un avatar de la lutte des classes, en somme » :

« On ne peut pas y échapper, ajoute-t-il, la pression exercée sur tous – même les non-musulmans, regardés avec incompréhension et impatience – par le groupe musulman est permanente. Pas forcément violente, mais implacable […] l’immense majorité des prénoms des élèves du collège est musulmane, y compris quand ils ont un patronyme d’origine européenne. Pas besoin de tenir des statistiques interdites pour constater que la domination de cette religion [l’islam] y est, non pas relative, mais écrasante, définitive, sans appel. »

Comme la pression que fait peser sur la classe, le jeune Tarek, élève emblématique car combinant au superlatif arrogance et victimisation, attitude dans laquelle son professeur voit « la clef de voûte du mystère de la radicalisation » car elle justifierait « une violence perçue alors comme légitime défense ». Ce qu’exprime une autre élève, Sonia, quand elle lance : « Tout le monde dit que l’islam est violent, alors que c’est une religion de paix… Moi, ça me dégoûte… Alors je vais finir par partir le faire, le djihâd ! » A quoi répond en écho un certain Benjamin quand est évoquée l’exécution de Danton : « Ce n’est pas un vrai martyr ! Le vrai martyr, c’est celui qui meurt en faisant le djihâd ! »

Et voici comment Tarek, encore lui, commente la décapitation de notre compatriote Hervé Gourdel en Algérie en septembre 2014 :

« J’ai regardé la vidéo du pélo qu’ils ont égorgé au bled […] Le gars il chialait, il suppliait qu’on ne le tue pas ! Ils lui ont d’abord mis quelques coups de couteau dans le ventre pour le calmer… Putain, ma parole, il n’y a qu’un Français pour mourir aussi lâchement ! »

Ce disant, il rejoint bien involontairement Albert Camus qui avait prédit dès 1957 :

« A longue échéance, tous les continents (jaune, noir et bistre) basculeront sur la vieille Europe. Ils sont des centaines et des centaines de millions. Ils ont faim et ils n’ont pas peur de mourir. Nous, nous ne savons plus ni mourir, ni tuer. »

Comme ses camarades, Tarek est incapable de faire une division par dix et ignore le sens des terme « distraction », « bétail », « exode », « fonction » ou « charrue ». En revanche, on lui impose la présence de militantes associatives venues « informer garçons et filles des différentes possibilités de contraception et de l’IVG » et le rectorat exige des débats sur le sujet. Ce qui favorise encore un peu plus le retour à l’islam.

« Nous ne pourrons pas transmettre nos valeurs républicaines et laïques si nous n’avons pas le courage de les affirmer au risque de “blesser” ou de “choquer”, écrit Jean-François Chemain. Il est étrange que notre audace se limite à parler de masturbation, de capote et de bisexualité à des enfants que cela choque profondément. La République en dessous de la ceinture… » alors que, selon lui « les élèves de banlieue ont soif de parler de religion, notamment du christianisme, qui les interpelle, ils apprécient d’avoir affaire à des enseignants qui puissent en parler, plutôt que se réfugier dans une ignorance convenue et fièrement assumée, ou dans un rejet proclamé… La France ne croit plus en son avenir, rongée qu’elle est par le désespoir, le relativisme, la honte d’elle-même […] Il y a du religieux dans cette autodétestation imposée à notre nation par ses clercs…

« Quelle autorité veut-on avoir sur des jeunes qui ont leur vie à construire, et des rêves plein la tête, et à qui on est payé pour expliquer qu’ils vivent dans un pays d’anciens esclavagistes, colonialistes et collabos, et d’actuels racistes, qui a tant contribué à polluer la planète que la catastrophe écologiste est imminente, et qui n’est plus qu’une goutte d’eau dans l’océan de la mondialisation ? »

Et pourtant, tout n’est peut-être pas irrémédiablement perdu :

L’auteur raconte avoir, « au mépris du programme », diffusé des extraits de films sur les batailles napoléoniennes pour montrer aux élèves « toute cette gloire française qu’on a aujourd’hui passée aux oubliettes ». Or, « beaucoup étaient émus aux larmes devant l’héroïsme, le panache de leurs ancêtres d’adoption » ;

Autre explosion d’émotion lors de la projection, pour calmer une classe en ébullition, d’un téléfilm canadien sur Jeanne d’Arc :

« Miracle : la fureur retombe aussitôt. Domrémy, la petite bergère, les voix, Vaucouleurs, Chinon… Au moment où retentit la sonnerie de fin de cours, la sainte est devant la porte de la cité d’Orléans. Faisant cabrer son cheval blanc, elle s’écrie, brandissant son oriflamme : “En avant, mes frères, pour Dieu et pour la France !” D’habitude, à la sonnerie, toute la classe est déjà debout comme un seul homme. Mais là, personne ne bouge […] Par la suite, tout au long de l’année, et même l’année suivante, on m’a redemandé le film sur Jeanne d’Arc. C’est devenu un rituel. Soif de Jeanne dans les banlieues… »

Et soif de transcendance, sans doute, que la religion républicaine ne saurait offrir. Dans ce petit livre allégrement écrit, où alternent portraits, choses vues et observations souvent profondes, Jean-François Chemain montre le… chemin à suivre pour tenter d’éviter, s’il n’est pas trop tard, que les adolescents allogènes d’aujourd’hui ne deviennent obligatoirement l’ennemi intérieur de demain.

Camille Galic

Jean-François Chemain, Tarek, une chance pour la France ?, préface d’André Gerin (maire honoraire [PCF] de Vénissieux), Ed. Via Romana, 94 pages.

Texte repris du site de la fondation Polémia

Migrants France

L’Europe face au Grand Remplacement : le « plan migrants » de la France

Alors que le déferlement migratoire auquel est confronté notre pays impose des mesures d’une grande fermeté, Edouard Philippe, dévoilant mercredi son « plan immigration », n’a fait qu’annoncer la poursuite de la politique suicidaire menée par tous ses prédécesseurs depuis des années.

Dans ses cartons, en effet, rien que du déjà-vu et des mesures qui ne feront que relancer les pompes aspirantes de l’immigration-invasion : la création pour les demandeurs d’asile de 4 000 places d’hébergement supplémentaires en 2018, puis de 3 500 l’année suivante. Ce qui, à l’heure où la France enregistre un déficit abyssal, portera le nombre total de places à près de 90 000 ! Mais ce n’est pas fini. Il faut encore ajouter à ce chiffre la création sur la même période de 5 000 places d’hébergement à destination des prétendus « réfugiés ».

Des foules de clandestins qui, a annoncé le Premier ministre, devront bénéficier de cours de langue française, afin de « renforcer leur intégration dans notre pays ». Preuve, s’il en était besoin, que le pouvoir n’a pas pour projet d’accueillir provisoirement des masses humaines persécutées, mais bien d’organiser la colonisation de notre pays.

Certes, conscient sans doute que nos compatriotes auront été scandalisés d’apprendre à cette occasion que sur 91 000 clandestins interpellés en France en 2016, moins de 25 000 ont effectivement quitté le territoire, Philippe s’est engagé parallèlement à renforcer l’effectivité des reconduites à la frontière, en affectant à cette mission dix obscurs « pôles spécialisés dans l’éloignement ». Tout comme il a garanti le maintien des contrôles systématiques aux frontières françaises : une vaste plaisanterie puisque, comme chacun sait, dès le 11 novembre, l’UE lui interdira cette mesure d’exception.

Bref, comme l’a rappelé Nicolas Bay pour le FN, « l’expulsion automatique et immédiate de toute personne entrée illégalement sur le sol national doit être une priorité. Cette politique ne peut être appliquée que si elle s’accompagne, bien sûr, d’un rétablissement complet de nos frontières nationales et d’un choix clair : l’arrêt de l’immigration massive, incontrôlée et continue ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 juillet 2017

Frédéric Pichon : « L’État islamique renaîtra, sous une forme ou une autre »

15/07/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Pour Frédéric Pichon, avec la mort d’Al Baghdadi et la perte de Mossoul, « l’année 2017 sera celle de la fin de l’État Islamique ». Mais pour lui, l’islamisme et le terrorisme survivront à cette disparition. Extraits.

L’année 2017 sera celle de la fin de l’État Islamique. Né en Irak, il mourra en Irak… et renaîtra en Irak. Mais tandis que les efforts militaires se concentrent sur son cœur mésopotamien, la recomposition de la région qui est en cours annonce des années de soubresauts violents. Une chose est sûre: la question syrienne, le nationalisme kurde, le bourbier irakien et l’influence de l’Iran sont là pour des décennies. On se souvient que Mossoul fut prise en moins de quatre jours durant le mois de juin 2014 par une organisation qui disposait de nombreux soutiens au sein même de la ville. L’armée irakienne, peu aguerrie et surtout prisonnière des choix politiques désastreux du gouvernement al Maliki, apparaît comme une armée d’occupation face à des sunnites, qui depuis 2003, furent non seulement les grands perdants des décisions américaines mais aussi les victimes du sectarisme des nouveaux dirigeants irakiens, désireux de se venger de près de soixante-dix ans d’humiliations et de massacres à l’encontre de la majorité chiite.

(…)

L’État islamique est né dans un moment eschatologique pour ses partisans, il disparaîtra (provisoirement) de manière apocalyptique.
Ensuite, un chef se remplace. Ni la mort de Zarqaoui, ni celle de Ben Laden n’ont entraîné la disparition de leurs organisations respectives (EIIL/ Al Qaida). Mais je voudrais insister sur une dimension que nous avons du mal à prendre en compte en Occident. S’il y eut bien un calife (turc) jusqu’en 1924, en réalité la fonction avait été largement vidée de son sens dès le Moyen-Âge, sous l’action des différences culturelles et linguistiques présentes au sein du monde musulman. Du coup, la proclamation d’Al Baghdadi comme Calife nous est apparue comme désuète, mais constitua en fait une formidable bouffée d’utopie, d’autant que les terres convoitées par ce proto-État ont une résonance eschatologique dans les textes de l’Islam, Coran et Hadiths inclus.

(…)

L’attractivité de l’État Islamique s’appuie sur un triptyque récurrent: régénération, émotion, renonciation. Régénération par le retour sur des terres historiques et apocalyptiques, émotion religieuse et effusions entre ces jeunes hommes qui reconstituent une Oumma concrète et enfin renonciation au style de vie occidental, souvent jugé corrompu et permissif. Les jeunes djihadistes, qui se sentent en opposition avec la société, avec leur famille, marquent leur différence en s’engageant dans un mouvement religieux extrême, critiqué et rejeté par la grande majorité des gens, très médiatisé et très spectaculaire qui les arrache de façon radicale et extrêmement contraignante à leur milieu et à leur mode de vie.


L’identité de la France comme réponse au communautarisme dans le système éducatif – par André Murawski

Dans une circulaire du 30 juin 2016, le directeur du Service interacadémique des examens et concours (SIEC) des académies de Créteil, Paris et Versailles constatait la coïncidence entre le premier jour de l’oral de rattrapage du baccalauréat et la fête musulmane de l’Aïd el Fitr qui figure dans le calendrier des fêtes légales arrêté par le ministère de l’Education nationale.

Appliquant la réglementation en vigueur, la circulaire posait que les candidats convoqués le 6 juillet et qui invoqueraient la fête de l’Aïd el Fitr devraient être reconvoqués le lendemain. Les enseignants invoquant la même fête devaient être remplacés.

Cette situation donna naissance à une polémique dans la mesure où certains interprétèrent le texte comme une atteinte au principe de laïcité en ce qu’il invitait l’administration à interroger les élèves sur leur pratique religieuse. Les principaux syndicats de chefs d’établissement firent savoir qu’ils n’appliqueraient pas la circulaire controversée.
L’arbre de l’indignation, feinte ou réelle, cachait mal cependant la forêt de difficultés auxquelles l’école est aujourd’hui confrontée, et qui relèvent de pratiques communautaristes.

La nécessaire adaptation du système éducatif

La IIIe République a posé les principes sur lesquels elle entendait bâtir le système éducatif : Liberté, laïcité, neutralité, gratuité et obligation scolaire. Le principe d’obligation scolaire a été conçu dans le contexte d’une France majoritairement rurale, où le catholicisme restait la principale religion et où la pérennité de la forme républicaine du gouvernement n’était pas acquise. La situation actuelle est fort différente. La France est désormais urbaine et péri-urbaine, le catholicisme a décliné au profit de l’irréligion et les immigrations originaires d’espaces civilisationnels autres qu’européens ont entraîné l’apparition de religions nouvelles. L’islam est la deuxième religion pratiquée en France. Quant à la forme républicaine du gouvernement, nul ne la conteste plus sérieusement en ce début du XXIe siècle.

Les « aménagements » liés à la pratique de religions nouvelles, mais aussi à des revendications parfois très fortes de nature communautaire amènent à s’interroger sur la pertinence des solutions apportées par le droit issu des lois de Jules Ferry. Sachant que le fond du problème reste toujours de nature identique : voulons-nous d’une France multiculturelle et, donc, forcément, communautarisée ? ou préférons-nous que l’identité de la France se manifeste par un fort sentiment de cohésion nationale ?

Les fondements républicains et patriotes de l’école…

Qu’est-ce que l’obligation scolaire ? C’est un principe qui a été imposé par la loi du 28 mars 1882 « sur l’enseignement primaire obligatoire ». L’article 1er de la loi définissait l’enseignement primaire qui comprenait, dans l’ordre : L’instruction morale et civique, la lecture et l’écriture, la langue et la littérature françaises, la géographie, l’histoire, quelques notions usuelles de droit et d’économie politique, les sciences naturelles, physiques et mathématiques, les éléments du dessin, du modelage et de la musique, la gymnastique et, pour les garçons, les exercices militaires. L’esprit national est évident. Il fallait former des Français républicains, et des Français patriotes.

L’article 4 précisait l’étendue de l’obligation scolaire : « L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de six ans révolus à treize ans révolus. » L’obligation fut portée à quatorze ans en 1936, puis à seize ans en 1959. A l’origine, l’obligation scolaire ne concernait que les enfants de nationalité française car « la loi du 28 mars 1882 n’est ni une loi de police, ni une loi de sûreté et, comme elle atteint plus ou moins la puissance paternelle, elle ne saurait être imposée à des étrangers dont nos lois respectent l’état et la capacité ». Toutefois, l’obligation fut étendue en 1936 aux enfants des deux sexes, français et étrangers, sous l’impulsion de Jean Zay.

L’article 2 de la loi réglait la question des convictions religieuses des familles en dégageant une journée par semaine : « Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants, l’instruction religieuse, en dehors des édifices scolaires. » Sans distinguer entre les confessions, la loi permettait donc que les enfants reçoivent une instruction religieuse, dans le cadre d’une stricte séparation avec l’école publique.

Le corollaire de l’obligation scolaire était bien évidemment l’assiduité. La loi de 1882 était coercitive. Lorsqu’un élève était absent sans justification admise quatre fois dans le mois, le responsable légal était invité à comparaître dans la salle des actes de la mairie devant la commission municipale scolaire qui lui rappelait le texte de la loi et lui expliquait son devoir. En cas de récidive dans les douze mois, les nom, prénom et qualités de la personne responsable, avec indication des faits relevés contre elle, étaient inscrits pendant une période de quinze jours ou un mois à la porte de la mairie. En cas de nouvelle récidive, la commission ou l’inspecteur primaire devait adresser une plainte au juge de paix qui constatait la contravention et qui pouvait prononcer une peine de police.

La solennité et la sévérité de la loi permirent un fonctionnement convenable du système éducatif aussi longtemps que la société française demeura globalement équitablement répartie sur le territoire national, dominée par la religion catholique et confrontée à une immigration régulière. Mais l’exode rural, l’apparition de nouvelles religions liées à l’immigration et la présence de plus en plus constante d’étrangers en situation irrégulière ont bouleversé la situation. Ainsi, même si la loi Haby a réaffirmé, en 1975, le droit de tout enfant à l’éducation ; même si la loi d’Orientation, en 1989, a confirmé l’obligation d’assiduité ; même si une circulaire du 12 décembre 1989 a précisé les règles de suspension des allocations familiales, il faut bien admettre que les enfants des immigrés clandestins ne satisfont que rarement à l’obligation scolaire, et surtout que la présence à l’école d’importants contingents originaires d’autres espaces civilisationnels, dont les références culturelles, religieuses ou simplement traditionnelles sont différentes de celles qui font l’identité française, doivent amener à s’interroger sur ce que l’on attend du système éducatif dans son ensemble.

…sont confrontés à des contestations communautaristes…

Concernant l’obligation et l’assiduité scolaire, ce sont plus souvent des motifs liés à la pratique d’une confession religieuse qui sont invoqués pour justifier des autorisations d’absence, voire des absences constatées sans demande d’autorisation préalable. Le principe est que les élèves peuvent bénéficier d’autorisations d’absence nécessaire à l’exercice d’un culte reconnu par la République sous réserve que ces absences soient compatibles avec l’accomplissement des tâches inhérentes à leurs études et à l’ordre public dans les établissements d’enseignement. Les pouvoirs publics reconnaissent les fêtes catholiques et protestantes, ainsi que les fêtes orthodoxes, arméniennes, musulmanes, juives et bouddhistes. Le premier problème qui se pose concerne les écoles « ethniques » liées à une politique d’immigration inconséquente qui a abouti à la constitution d’espaces, souvent urbains, de regroupement de populations issues d’une ou plusieurs immigrations. Les enseignants peuvent alors se trouver en « chômage technique » faute d’élèves, tous absents à l’occasion d’une fête religieuse.

Un autre problème se pose lorsqu’une prescription religieuse impose des obligations contraignantes qui s’inscrivent dans la durée. Le ramadan en est un exemple typique, où l’observance du jeûne, parfois draconien sous l’influence des surenchères de diverses organisations religieuses, doit être poursuivie pendant tout un mois lunaire, soit 28 jours. L’institution scolaire est alors confrontée aux récriminations d’élèves qui se plaignent d’une fatigue, réelle ou feinte, pour se soustraire à tout ou partie des tâches inhérentes à leurs études. Les fêtes marquant la fin du carême sont aussi l’objet d’un absentéisme de plus en plus massif de la part des élèves, pouvant pour certains se prolonger plusieurs jours en dehors de toute autorisation. L’absence de prise en compte du ramadan dans le calendrier scolaire est aussi prétexte de la part de certaines organisations à contestation du calendrier ou les fêtes scolaires. La pratique religieuse tend alors à devenir une manifestation identitaire, allant de la scansion sacrée du temps à la remise en cause des programmes scolaires.

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Sortir enfin pour toujours du piège turc – par Henri Temple

L’idée d’une adhésion de la Turquie à l’UE (1987), soufflée par les Américains et leurs lobbys, est une idée absurde et dangereuse qui ne résiste pas à la réflexion.

Ce 6 juillet 2017, le Parlement européen s’est prononcé (depuis Strasbourg) pour une suspension des négociations d’adhésion à l’Union européenne de la Turquie si celle-ci met en œuvre sa réforme constitutionnelle, comme prévu, en 2019. Le Parlement – qui s’est prononcé par 477 voix contre 64 et 97 abstentions – reproche à Ankara la réforme constitutionnelle prévue pour 2019. Cette réforme, adoptée au terme d’un scrutin serré et suspect, permettra au chef de l’État turc de bénéficier de pouvoirs accrus, sur fond d’arrestations massives de dizaines de milliers d’opposants, mais aussi de juges, avocats, universitaires, journalistes. Et la révocation ou la suspension sans solde de plus de 100.000 fonctionnaires.

Dans la résolution qu’il vient d’adopter, le Parlement européen « demande à la Commission et aux États membres de suspendre formellement les négociations d’adhésion avec la Turquie sans plus attendre si le “paquet” de réformes constitutionnelles est mis en œuvre tel quel ». C’est-à-dire en violation des « critères de Copenhague » (notamment ceux relatifs à l’État de droit, à la démocratie et aux droits de l’homme, requis comme préalable à l’ouverture des négociations d’adhésion – une étape déjà franchie par la Turquie en 2004).

Johannes Hahn, commissaire européen à l’Élargissement, « a plaidé pour plus de dialogue » (sic). Ce qui pourrait constituer une faute lourde méritant sanction.

L’idée d’une adhésion de la Turquie à l’Union européenne (1987), soufflée par les Américains et leurs lobbys, est une idée absurde et dangereuse qui ne résiste pas à la réflexion. De surcroît, elle est aussi, dans la conjoncture, odieuse et la marque d’une insupportable couardise du système bruxellois. Rappelons que la Turquie occupe une partie de Chypre (État membre) depuis son invasion militaire il y a quarante ans, la colonisation (100.000 continentaux) et la création d’un pseudo-État mafieux.

Or, l’Union européenne continue à financer (et les contribuables français aussi) non seulement l’accueil des réfugiés (dont des centaines de milliers ne font que transiter par la Turquie, enrichissant filières et fonctionnaires corrompus), mais aussi les travaux de mise en conformité de la société turque en vue de l’adhésion…

Selon le décompte fourni par la Commission européenne (Europe 1, 20 avril 2017), elle a reçu sept milliards de l’Europe et six milliards supplémentaires doivent lui être versés dans les trois ans à venir (dont trois milliards promis pour la gestions des réfugiés).

La France, compte tenu de sa contribution au budget de l’Europe, a versé à elle seule plus d’un milliard à la Turquie. Les contribuables dévastés apprécieront.

Ce gouvernement français devra respecter le vote du Parlement européen, puis en finir avec cette chimère de faire entrer l’Europe en Asie et lui donner des frontières avec l’Iran, l’Irak et la Syrie… Cela n’exclura nullement l’établissement de relations bilatérales de bon voisinage avec la Turquie car le peuple turc, courageusement attaché aux libertés, comme il vient de le prouver (Marche pour la justice), ne mérite pas d’être sanctionné pour les fautes de son président et les erreurs de Bruxelles.

Henri Temple

Texte repris du site Boulevard Voltaire

SOS Méditerranée, importateur de migrants

Oyez, braves gens, la belle histoire du brave marin de la Baltique et de la gentille humanitaire tourangelle qui, en deux ans, ont sauvé de la mort 20 000 migrants. Louez et admirez Klaus Vogel et Sophie Beau, qui ont reçu, fin juin, conjointement avec l’ancien maire de Lampedusa Giuseppina Nicolini, le prix Houphouët-Boigny de l’Unesco « pour la recherche de la paix ».

Klaus Vogel et Sophie Beau

Klaus Vogel et Sophie Beau

Klaus Vogel et Sophie Beau ont fondé SOS Méditerranée au printemps 2015. De toutes les ONG qui opèrent entre l’Italie et l’Afrique, elle est sans aucun doute la plus médiatisée. A cela deux raisons. D’abord, une présence réelle en mer. L’hiver dernier, durant deux mois, l’Aquarius, le navire de l’association, était le seul à opérer au large de la Libye. En deux ans, 120 missions de sauvetage ont été menées. Ensuite, le profil de ses deux fondateurs.

Vogel, l’Allemand, 61 ans au compteur, a tout pour plaire. Commandant dans la marine marchande, appointé à 6 000 euros par mois, il a démissionné du jour au lendemain pour aller sauver des migrants. Une « irrépressible nécessité ». Difficile à croire ? Peut-être pas car l’individu a un profil psychologique très particulier. Jeune homme, il embarque comme matelot vers l’Indonésie. A son retour, il étudie deux ans la médecine, réussit ses examens, puis abandonne. Il repart en mer. Puis revient et décroche un doctorat en histoire après un détour par Paris à l’École des Hautes Études en Sciences sociales. Il devient alors « chercheur » sur les origines de la violence. Dix-sept ans plus tard, son laboratoire perd ses subventions. Pourquoi ? Vogel ne le dit pas. Il repart alors en mer et ne la quitte plus jusqu’à 2015.

Klaus Vogel voit des nazis partout

Présenté comme un homme de gauche par la presse – on ne s’en serait pas douté –, Klaus Vogel est de ces Allemands qui souffrent profondément de leurs origines familiale et nationale. Un de ses démons intérieurs est son grand-père maternel, ancien SA, ami de Léon Degrelle, le chef de la division SS Wallonie. Un démon mort sans jamais abjurer sa foi national-socialiste.

Dans ce contexte, certaines déclarations de Klaus Vogel valent leur pesant de canapé : « Quand j’ai découvert le premier bateau auquel nous avons porté secours, je pense que j’ai senti la même chose que les GI qui ont libéré les camps de concentration en 1945. » Ach ! La mer, Gross Malheur !

Dans un autre interview, il réitère : les camps de réfugiés en Libye sont « des camps de concentration ». Il serait peut-être temps de consulter pour trouble identitaire majeur…

Le cas de Sophie Beau est d’un point de vue français plus classique. Ses parents, Bertrand et Christiane Beau, ont créé en septembre 2015 dans leur village d’Indre-et-Loire, Preuilly-sur-Claise, un comité d’aide aux migrants. Maman Christiane n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle a enseigné notre langue pendant vingt ans à Paris dans un foyer pour immigrés.

Sophie, la quarantaine, mariée, quatre enfants, présente le parcours type de l’humanitaire qui a réussi : Médecins du monde, Médecins sans frontières, directrice des Associations d’Accueil et de réinsertion sociale (pour la Paca)… En professionnelle de la charité bien-pensante, elle sait égrener à chaque interview les mantras de la « solidarité citoyenne européenne », laissant cependant parfois échapper au détour d’une phrase un bout de vérité : « Les bateaux [des migrants] n’ont aucune chance de faire la traversée. »

Faites venir à nous les petits enfants…

SOS MéditerranéeEt c’est là que le conte humanitaire prend l’eau. Les ONG viennent sauver les migrants à quelques encablures de l’Afrique. Les passeurs n’ont même plus besoin de prendre la peine d’affréter de vraies embarcations. Ils savent que leurs « clients » seront pris en charge sitôt dans les eaux internationales. Les migrants le savent aussi. Sinon la plupart ne partiraient pas.

Collaborateurs bénévoles des mafias, les humanitaires ont été récemment montrés du doigt par le procureur général de Catane. Ils ont répliqué. L’affaire s’est tassée. Et pourtant… Pourtant les ONG assurent bien d’un point de vue pratique le service après-vente des passeurs. Au nom des droits de l’homme ? Bien sûr. Mais aussi au nom de la culpabilité de l’Europe. Car qu’il dirige le monde ou qu’il s’en retire, c’est toujours la faute de l’homme blanc. Klaus Vogel est intarissable sur ce point. Il voit dans « les bateaux de réfugiés qui chavirent une responsabilité de l’Europe ». A contrario, son action, c’est « l’Europe qui s’ouvre au monde ». Réflexion faite, une simple consultation ne devrait pas suffire…

L’Aquarius déverse chaque semaine en Italie ses bataillons de migrants. Le 28 juin, ce sont 1 032 Africains que le navire a transportés. Un record, paraît-il. Parmi eux, 80 % de mâles dont 230 mineurs non accompagnés qui feront pour certains un jour prochain la joie des centres d’accueil de France.

Sur les 20 500 personnes récupérées par le seul Aquarius en deux ans, un quart environ sont des mineurs, soit 5 000. Pour info, la France ne comptait en 2013, il y a seulement quatre ans, « que »  3 700 mineurs isolés…

En février dernier, l’Union européenne et la Libye ont signé à Malte un accord prévoyant une aide européenne pour mieux équiper et former les gardes-côtes libyens afin d’éradiquer les mafias de passeurs. Des subventions pour améliorer le quotidien des migrants ont aussi été versées : 90 millions en avril, puis un bonus de 3,5 millions en juin par l’Allemagne.

Mais pour Klaus Vogel et Sophie Beau, cette collaboration avec la Libye enfreint les droits des migrants. La solution ? Organiser par les États le transfert de chaque migrant en Europe. En d’autres termes, ouvrir à plein le robinet et noyer l’Europe. La boucle serait bouclée. La repentance achevée. Et le suicide consommé.

Philippe Martin

Article paru dans Minute n° 2829 daté du 5 juillet 2017

Macron Climat

Climat et terrorisme : Macron en surchauffe !, par Jean-Yves Le Gallou pour iMedia

01:35 Climat et terrorisme : Macron en surchauffe. Et Hambourg explose lors du sommet du G20.
Les altermondialistes saccagent la ville et blessent 500 policiers. De son côté, Emmanuel Macron lie le terrorisme au réchauffement climatique, le tout sous le regard béat de la presse française.

13:12 Le Zapping d’I-Média
Coup de gueule de Denis Demonpion (L’Obs) sur LCI contre Emmanuel Macron. Le président de la République se démène pour obtenir les Jeux Olympiques qui coûteront une véritable fortune. « Les images sont belles, mais attention à l’ardoise ! Et l’ardoise, qui la paiera ? Le contribuable. » La campagne autour de la candidature de Paris aux JO 2024 est avant tout une campagne de communication. Un jeu de donnant donnant entre les politiques et les communicants.

20:20 Après Alep outragée, Mossoul libérée.
Propagande de guerre au Moyen-Orient : la presse se réjouit de la libération de Mossoul. Quelques mois plus tôt, cette même presse qualifiait Alep « d’outragée ». Deux poids, deux mesures.

25:25 Les tweets de la semaine
Les plaintes prononcées à l’encontre du cardinal Barbarin finalement classées sans suite. Les internautes ont déterré les articles à charge contre le cardinal. Après la Une de Libération « Rappelle-toi Barbarin », place au « Souviens-toi Libération ».

Cyril Hanouna fait son marché dans la “diversité” pour satisfaire les annonceurs. L’animateur de « Touche Pas à Mon Poste » avait été lâché par les publicitaires suite à une blague jugée homophobe. La chaîne C8 se devait de donner des gages. Elle les a trouvés avec des animateurs représentatifs de la “diversité”.

30:56 En marche vers un nouveau média.
Pravda ou coup de communication ? La République en marche veut constituer son propre média. Une manière d’éviter la presse qui l’a pourtant tiré vers le sommet.

Une émission de TVLibertés

Chard ONG migrants

Migrants en Italie : un code de conduite pour les ONG opérant en Méditerranée ?

Sous la pression de l’afflux toujours plus important d’immigrants, le gouvernement italien voudrait imposer aux ONG un code de conduite. Présenté il y a une semaine lors d’un conseil des ministres de l’Intérieur de l’UE en Estonie, ce code de conduite interdirait aux navires des ONG d’opérer dans les eaux territoriales libyennes, de désactiver leurs transpondeurs pour masquer aux autorités leur position au moment des opérations de « sauvetage », de signaler aux passeurs libyens leur position au moyen de projecteurs, de communiquer par téléphone avec les passeurs ou encore de gêner le travail des garde-côtes libyens.

En outre, si ce code de conduite est appliqué, les navires des ONG devront ramener eux-mêmes jusqu’en Italie les immigrants récupérés plutôt que de les transférer sur les navires des opérations européennes Triton et Sophia. Les ONG devront aussi coopérer avec les autorités souhaitant mener des inspections à bord de leurs bateaux et annoncer leur arrivée dans un port italien au moins deux heures à l’avance. Et pour finir, les ONG opérant en Méditerranée devront révéler toutes leurs sources de financement.

Pour le moment, c’est la levée de boucliers chez les « humanitaires » dont l’action pousse tant d’Africains à tenter leur chance en risquant leur vie (2 206 noyades recensées par l’OIM entre le 1er janvier et le 9 juillet). Parmi les protestataires, Amnesty international et Human Rights Watch prétendent hypocritement que c’est justement ce code de conduite qui va causer plus de morts. Espérons donc que le gouvernement italien mettra à exécution sa menace d’interdire l’accès à ses ports pour les ONG qui refuseront de signer et de respecter ce code de conduite.

Un sondage publié le 8 juillet par le Messagero montre que 67 % des Italiens veulent un arrêt total des arrivées d’immigrants. Seuls 33 % sont favorables à la poursuite de la politique d’accueil contre 43 % il y a un an. Même dans les rangs du PD du Premier ministre Gentiloni, 52 % ne veulent plus d’immigrants. 61 % des personnes interrogées souhaitent même un blocus naval.

Parallèlement, alors que le gouvernement PD veut faire voter une loi instaurant le droit du sol, un sondage publié le 5 juillet sur le site Termometro Politico montre que les deux tiers des Italiens s’y opposent. Plus de la moitié des personnes interrogées pensent même que le but du droit du sol est de pérenniser le « remplacement ethnique » !

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent

Eric-Zemmour

Le coup de gueule d’Eric Zemmour contre la baisse du budget de la Défense

13/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour a poussé un coup de gueule contre la baisse annoncée du budget de la Défense, qui perdrait la somme rondelette de 850 millions d’euros, soit 20 % de l’ensemble des coups budgétaires prévues, ce qui a déjà fait dire au chef d’état-major des armées dans Les Echos : « Je ne me laisserai pas baiser par Bercy » !

Dire que le candidat Emmanuel Macron avait promis d’augmenter les dépenses militaires afin qu’elles atteignent les 2 % du PIB – ce qui est déjà peu au regard de ce qu’elles étaient sous De Gaulle (5 %) et même sous Mitterrand (3 %).

Comme le dit Eric Zemmour :

« Jouer au petit soldat est le nec plus ultra de nos présidents, mais la vareuse est élimée et il y a des trous dans les poches et dans les chaussures. Nos soldats jouent leur vie pendant qu’à Bercy, on joue avec les millions d’euros. L’armée française gagne toutes les batailles, grâce à l’excellence de ses hommes, et perd toutes les guerres, à cause du manque de moyens. »