Didier Lallement, fanatique de la répression

« Portrait de Didier Lallement » issu de la lettre d’informations confidentielles Faits & Documents (n° 505, février 2022, 12 pages, 8 euros). La lettre mensuelle fondée par feu Emmanuel Ratier aborde cette fois le cas du préfet de police qui part à la retraite en juillet 2020, après une dérogation l’ayant autorisé à une prolongation de quelques mois.

Une carrière fulgurante

Didier Lallement naît le 27 août 1956 à Lyon Vie, dans une famille de la classe moyenne. Son père est technicien commercial et sa mère secrétaire de direction.
Lors de ses études où il obtient un DESS de droit des collectivités locales, il s’engage dans le syndicalisme étudiant au sein du CERES, le courant de Jean-Pierre Chevènement au Parti socialiste. En 1984, il fait ainsi partie d’une délégation qui se rend au Nicaragua par solidarité révolutionnaire avec le mouvement sandiniste.
Parallèlement, il commence sa carrière en 1981 comme chef de bureau à la mairie d’Épinay-sur-Seine, ville de Seine-Saint-Denis dont il devient secrétaire général du syndicat intercommunal quatre ans plus tard.
Le 8 décembre 1987, son initiation au sein d’une loge parisienne du Grand Orient de France constitue un véritable accélérateur pour sa carrière. Après un semestre, il est nommé chef de cabinet de Roger Bambuck au secrétariat d’État chargé de la Jeunesse et des Sports. Il rejoint ensuite le secrétariat d’État chargé des Collectivités locales avant d’exercer, en tant que sous-préfet, les fonctions de directeur du cabinet du préfet de l’Essonne.
Après la débâcle de la gauche aux élections législatives de 1993, il exerce les missions de secrétaire général de la préfecture de la Marne et de chef de service de l’action régionale et rurale de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale.
Lors du retour de la gauche au gouvernement en 1997, il revient comme conseiller technique du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, avant d’être rapidement promu directeur général des collectivités locales.

En 2000, ce ministre lui permet de « prendre sa casquette » en lui offrant la préfecture de l’Aisne, un poste qu’il occupe brièvement avant de se voir confier la direction de l’Administration pénitentiaire, où il est maintenu par le Garde des Sceaux Dominique Perben malgré l’alternance politique de 2002. Ce dernier négocie ensuite son arrivée à la préfecture de Chalon-sur-Saône avant de l’intégrer au ministère des Transport, où il occupe la fonction de directeur de cabinet avant d’être nommé directeur général de l’Aviation civile et commissaire du Gouvernement auprès des Aéroports de Paris.
Préfet du Calvados et de la région Basse-Normandie entre 2010 et 2012, il rejoint le ministère de l’Écologie après l’élection de Nicolas Sarközy, puis fait son retour en force place Beauvau après la victoire de la gauche à l’élection présidentielle, en tant que secrétaire général, un poste qui donne notamment la main sur les carrières du corps préfectoral.
Ses manœuvres à ciel ouvert pour prendre la tête de la préfecture de police de Paris finissent par entraîner une levée de boucliers contre lui. Il n’est pas considéré comme fiable par François Hollande et reste maintenu à distance par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, mais il est nommé au tour extérieur conseiller maître à la Cour des Comptes en 2014 avant d’être promu président de section en 2017.
Bien que fort détaillé, son CV disponible sur Internet omet une des fonctions qu’il a occupées à l’époque, à savoir la présidence de la Commission d’examen des offres de la Société du Grand Paris, soit un des plus grands chantiers d’Europe. Des marchés « pour lesquels les procédures et les grands principes de mise en concurrence n’avaient pas été respectés, soit en attribuant un marché à une entreprise dont l’offre aurait dû être rejetée pour irrecevabilité, soit en modifiant en cours de procédure les modalités de calcul des offres financières, ce qui a eu pour effet de modifier l’ordre de sélection des candidats », note la Cour des Comptes dans un rapport rendu public le 17 janvier 2018.

Quand les cartes sont rebattues avec l’arrivée d’Emmanuel Macron, Didier Lallement est nommé préfet de la Gironde et de la région Nouvelle-Aquitaine puis, après seize mois passés à Bordeaux, à la tête de la préfecture de police (« PP »). Cette puissante institution est considérée comme un État dans l’État, gérant Paris et les départements de la petite couronne avec sa propre police judiciaire, ses prestigieuses brigades, son service de renseignement, son siège au Conseil de Paris, ses compétences en matière de lutte contre l’immigration, etc.

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Viktor Orbán : « L’immigration a divisé l’Europe en deux »

Tandis qu’en Occident, nos dirigeants multiplient discours creux, éléments de langage rédigés par des chargés de communication douteux, il est toujours intéressant de regarder ce qui se fait à côté de nous : voici quelques morceaux choisi du discours prononcé par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán le 23 juillet 2022, devant des étudiants.

Chers amis,

Lorsque l’on observe le monde, ce qui est le plus frappant, c’est que les données suggèrent qu’il va de mieux en mieux et pourtant nous avons l’impression que c’est le contraire. L’espérance de vie a atteint soixante-dix ans, et en Europe, elle est de quatre-vingt ans. Au cours des trente dernières années, la mortalité infantile a diminué d’un tiers. En 1950, le taux de malnutrition dans le monde était de 50 %, alors qu’il est aujourd’hui de 15 %. En 1950, la proportion de la population mondiale vivant dans la pauvreté était de 70 %, et en 2020, elle ne sera plus que de 15 %. Dans le monde entier, le taux d’alphabétisation est passé à 90 %. En 1950, la durée moyenne de la semaine de travail était de 52 heures, mais elle est tombée à 40 heures par semaine aujourd’hui, le temps de loisirs passant de 30 à 40 heures. Je pourrais continuer la liste longuement.

(…)

Il y a cent ans, quand on parlait du déclin de l’Occident, on faisait référence au déclin spirituel et démographique. Ce que nous voyons aujourd’hui, en revanche, c’est le déclin de la puissance et des ressources matérielles du monde occidental. Je dois dire quelques mots à ce sujet pour nous permettre de bien comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Il est important que nous comprenions que d’autres civilisations – la Chine, l’Inde, disons le monde orthodoxe, et même l’Islam – ont également connu un processus de modernisation. Et nous constatons que les civilisations rivales ont adopté la technologie occidentale et maîtrisé le système financier occidental, mais elles n’ont pas adopté les valeurs occidentales – et elles n’ont absolument pas l’intention de les adopter. Néanmoins, l’Occident veut diffuser ses propres valeurs, ce que le reste du monde ressent comme une humiliation. C’est quelque chose que nous comprenons, car nous ressentons parfois la même chose. Je me souviens d’un épisode de la vie de notre ministre des affaires étrangères Péter Szijjártó, vers 2014, sous une précédente administration américaine. Un fonctionnaire du gouvernement américain en visite a poussé négligemment une feuille de papier devant lui et a simplement dit que la Constitution hongroise devait être modifiée sur les points qu’elle contenait, après quoi l’amitié serait restaurée. Nous comprenons donc cette résistance du reste du monde à la propagation des valeurs par l’Occident, à son exportation de la démocratie. En fait, je soupçonne que le reste du monde a compris qu’il doit se moderniser précisément parce que c’est le seul moyen de résister à l’exportation des valeurs occidentales qui lui sont étrangères. Le plus douloureux dans cette perte de territoire, cette perte de pouvoir et de territoire matériel, c’est que nous, en Occident, avons perdu le contrôle des vecteurs énergétiques. En 1900, les États-Unis et l’Europe contrôlaient 90 % de tous les approvisionnements en pétrole, gaz naturel et charbon. En 1950, ce chiffre était tombé à 75 %, et aujourd’hui la situation est la suivante : les États-Unis et l’Europe contrôlent ensemble 35 %, les États-Unis 25 %, tandis que nous contrôlons 10 % ; les Russes 20 % ; et le Moyen-Orient 30 %. Et la situation est la même pour les matières premières. Au début des années 1900, les États-Unis, les Britanniques et les Allemands détenaient une proportion considérable des matières premières nécessaires à l’industrie moderne. Après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques sont intervenus ; et aujourd’hui, nous constatons que ces matières premières sont détenues par l’Australie, le Brésil et la Chine – 50 % des exportations totales de matières premières de l’Afrique allant à la Chine. Mais si nous regardons vers l’avenir, ce que nous voyons n’est pas très bon non plus. En 1980, les États-Unis et l’Union soviétique dominaient l’approvisionnement de la plupart des terres rares qui constituent les matériaux de base des industries fondées sur la technologie moderne. Aujourd’hui, les Chinois en produisent cinq fois plus que les États-Unis et soixante fois plus que les Russes. Cela signifie que l’Occident est en train de perdre la bataille des matériaux. Si nous voulons comprendre l’état du monde, si nous voulons comprendre l’état de l’Occidental dans le monde, notre point de départ doit être que la plupart des vecteurs énergétiques et des ressources énergétiques du monde se trouvent en dehors de la civilisation occidentale. Ce sont des faits concrets.

Dans ce contexte, notre situation – celle de l’Europe – est doublement difficile. C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont la stratégie qu’ils ont. L’année 2013 est une année qui n’a été notée ou écrite nulle part par personne. Mais c’est l’année où les Américains ont lancé de nouvelles technologies d’extraction de matières premières et d’énergie – pour simplifier, appelons cela la méthode d’extraction d’énergie par fracturation. Ils ont immédiatement annoncé une nouvelle doctrine de la politique de sécurité américaine. Je la cite, elle est la suivante. Cette nouvelle technologie, ont-ils dit, les mettrait dans une position plus forte pour poursuivre et atteindre leurs objectifs de sécurité internationale. En d’autres termes, l’Amérique n’a pas caché qu’elle allait utiliser l’énergie comme une arme de politique étrangère. Le fait que d’autres soient accusés de cela ne doit pas nous tromper. Il s’ensuit que les Américains mènent une politique de sanctions plus audacieuse, comme nous le voyons dans l’ombre de l’actuelle guerre russo-ukrainienne ; et ils ont entrepris d’encourager fortement leurs alliés – en d’autres termes, nous – à s’approvisionner chez eux. Et cela fonctionne : les Américains sont en mesure d’imposer leur volonté parce qu’ils ne dépendent pas de l’énergie des autres ; ils sont en mesure d’exercer une pression hostile parce qu’ils contrôlent les réseaux financiers – appelons-les interrupteurs pour simplifier – de la politique de sanctions ; et ils sont également en mesure d’exercer une pression amicale, ce qui signifie qu’ils peuvent persuader leurs alliés d’acheter chez eux. Une version plus faible de cette politique a été observée lorsque le président Trump s’est rendu pour la première fois en Pologne, où il a simplement parlé de la nécessité pour eux d’acheter du « gaz de la liberté ». Cette stratégie américaine n’a été complétée que maintenant, en 2022, par la politique de sanctions. Voilà où nous en sommes, et je ne serais pas surpris que l’uranium, l’énergie nucléaire, soient bientôt inclus dans cette sphère. Les Européens ont répondu à cela, nous, Européens, avons répondu à cela, car nous ne voulions pas nous rendre dépendants des Américains. Ce n’est pas gentil, mais entre eux, les politiciens européens disent : « Nous avons attrapé un Yankee, mais il ne nous lâche pas. » Ils ne voulaient pas vraiment maintenir cet état de fait, et ils ont donc essayé de protéger l’axe énergétique russo-allemand aussi longtemps que possible, afin que nous puissions faire entrer l’énergie russe en Europe. Cet axe est aujourd’hui mis en pièces par la politique internationale. Puis, sous l’impulsion des Allemands, nous avons apporté une autre réponse : le passage aux sources d’énergie renouvelables. Mais jusqu’à présent, cela n’a pas fonctionné, car la technologie est coûteuse, et donc l’énergie qui en est tirée l’est aussi. En outre, le passage à cette technologie moderne ne se fait pas automatiquement, mais seulement sous la pression d’en haut, exercée sur les États membres par la Commission de Bruxelles – même si cela nuit gravement aux intérêts des États membres.

En passant, je dirai quelques mots sur les valeurs européennes. Voici, par exemple, la dernière proposition de la Commission européenne, qui dit que tout le monde doit réduire sa consommation de gaz naturel de 15 %. Je ne vois pas comment elle sera appliquée – même si, d’après ce que j’ai compris, le passé nous montre le savoir-faire allemand en la matière. De plus, si cela ne produit pas l’effet escompté et que quelqu’un n’a pas assez de gaz, il sera retiré à ceux qui en ont. Donc, ce que fait la Commission européenne, ce n’est pas demander aux Allemands d’inverser la fermeture de leurs deux ou trois dernières centrales nucléaires encore en activité, qui leur permettent de produire une énergie bon marché : elle les laisse fermer ces centrales. Et s’ils manquent d’énergie, d’une manière ou d’une autre, ils prendront du gaz chez nous qui en avons, parce que nous l’avons stocké. Nous, les Hongrois, appelons cela un « Einstand » [confiscation forcée par une partie plus forte], ce que nous avons appris dans « Les garçons de la rue Paul » [le roman A Pál utcai fiúk]. C’est à cela que nous pouvons nous préparer.

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La mémoire païenne contre les ravages de la modernité – Le Zoom – Pascal Eysseric

Pascal Eysseric

28/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Directeur de la rédaction du magazine Eléments, Pascal Eysseric vient présenter le premier hors-série de la revue consacrée aux « sagesses païennes » ou la renaissance des dieux face la crise des valeurs.

Depuis plus de 50 ans, Eléments a recours à la mémoire païenne pour en faire un idéal de résistance face aux ravages de la modernité. En rassemblant dans ce hors-série exceptionnel une sélection d’articles et d’entretiens parmi les plus marquants consacrés aux anciennes religions natives des Européens, Pascal Eysseric et l’équipe du magazine ont voulu dévoiler ce que pourrait être un réveil des dieux. La renaissance des dieux face au nihilisme…


En quelques années, les menaces et les agressions contre les chrétiens se sont multipliées au Moyen-Orient

Six ans plus tard, souvenons-nous du père Hamel

père Hamel

C’est un petit village de campagne, pas loin de Rouen : Saint-Étienne-du-Rouvray. Le père Jacques Hamel avait passé toute sa vie dans cette région : originaire de Darnétal, enfant de chœur à six ans, pour l’église Saint-Paul de Rouen, entré au petit séminaire à quatorze, il est envoyé en Algérie. Sa sœur, qui sera religieuse, témoigne qu’il refusa toujours, malgré ses performances lors de son service militaire, de devenir officier, « pour ne pas avoir à donner l’ordre de tuer d’autres hommes ». Entre son ordination, en 1958, et sa mort, il n’aura servi qu’au sein de l’archidiocèse de Rouen et fera même partie, cruelle ironie du sort, du comité interconfessionnel créé par l’archevêque après les attentats de novembre 2015. Une vie humblement offerte au Bon Dieu, sans espoir de vaine gloire ni de grandes réalisations : une vie de sainteté silencieuse, comme il y en avait des milliers en France dans la génération du père Hamel.

Ce matin-là, il célébrait la messe pour cinq personnes : un couple de paroissiens et trois sœurs. Deux « djihadistes », en réalité deux minables radicalisés (comme dans la plupart des cas), sont entrés dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray en criant « Allahu Akbar ». Leurs noms ne méritent pas d’être cités ici. Tout chez eux était factice : ceintures d’explosifs, grenades, armement, accoutrement, foi en kit – tout sauf, hélas, les couteaux. Après avoir regroupé les fidèles, ils se sont dirigés vers le père Hamel qui, du haut de ses 85 ans, les a apostrophés sans peur. Les deux assassins ont forcé un des paroissiens, un octogénaire, à filmer l’égorgement du père Hamel, dont les dernières paroles ont été, par deux fois : « Va-t’en, Satan ! » Les policiers sont arrivés sur les lieux assez vite et les ont abattus.

Jacques Hamel sera retrouvé « égorgé » – « massacré » serait le terme exact. Il a reçu en tout vingt-huit coups de couteau. Les services de police de la région avaient reçu des renseignements selon lesquels un attentat était en préparation dans ce village. Les autorités musulmanes du village avaient construit leur mosquée sur un terrain cédé par l’archevêché pour un euro symbolique : elles exprimeront leur surprise mais reconnaîtront que quelques salafistes se rendaient parfois aux prêches. Après un emballement médiatique et religieux (notamment sur la possibilité d’un procès en béatification), l’histoire retombera, comme un soufflé.

Reste-t-il quelque chose, six ans plus tard, de cet attentat qui avait, à l’époque, foudroyé les consciences en France ? Pas grand chose. Y aura-t-il quelques mots là-dessus dans la presse dite mainstream ? On l’espère. On peut lire, ici ou là, qu’un centre d’accueil des pèlerins est envisagé dans les années qui viennent. On peut même se procurer, sur le site de France 3 régions, le programme des commémorations de ce mardi 26 juillet : la messe sera donc suivie d’une cérémonie républicaine pour la paix et la fraternité devant la stèle du même nom, puis d’un verre de l’amitié au centre socio-culturel Georges-Déziré. Je n’invente rien. Tremble, Daech ! Nous vaincrons ta haine avec nos cérémonies neuneus façon IIIe République ; nous repousserons ton intolérance avec nos kirs, nos gobelets en plastique et nos bols de Monster Munch !

Le père Hamel est mort en martyr, égorgé in odium fidei comme autrefois, comme aux origines. Il ne faudrait pas l’oublier. Il paraît que certains visiteurs prient pour lui. Je pense, au contraire, que nous devrions lui demander de prier pour nous, aujourd’hui plus encore qu’il y a six ans…

Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Tout va très bien, messieurs les ministres…, par Philippe Bilger

police

Les cocoricos de nos ministres régaliens sont de plus en plus contredits par une réalité dont la brutalité ne cesse de s’amplifier.

La délinquance et la criminalité ordinaires sont déjà insupportables et ce n’est pas un « sentiment d’insécurité » qu’éprouvent les victimes nombreuses mais un désespoir aggravé par la relative impuissance des forces chargées de les combattre.

Il suffit pour en avoir un tableau hebdomadaire (et il n’est pas exhaustif) de se reporter du 11 au 17 juillet avec une recension de Valeurs actuelles mentionnant notamment une quinzaine de coups de couteau, coups de marteau, coups de hache, une femme poignardée par un clandestin…

Un basculement dramatique s’est produit dans notre société quand la police, de plus en plus souvent, au lieu de pouvoir opérer sa mission de contrôle et d’interpellation, est devenue elle-même une cible. La malfaisance spécifique, les guet-apens, les violences à son encontre font qu’elle ne peut plus nous protéger mais doit être protégée. Un comble.

Dans une commune près de Dijon, un policier est violemment « tabassé » parce qu’il tente d’interpeller un voleur de scooter armé.

Dans un quartier de Lyon à la Guillotière, trois policiers en civil dont une femme, sont agressés et lynchés à coups de barres de fer et avec du gaz lacrymogène, par une cinquantaine de voyous qui les empêchent d’appréhender un voleur à l’arraché. L’un des agresseurs est interpellé mais réussit à prendre la fuite (Le Parisien).

C’est tous les jours comme cela. Il paraît que ceux qui s’émeuvent exagèrent ou appartiendraient au RN et donc seraient forcément inaudibles et de mauvaise foi.

On a un ministre de l’Intérieur qui tweete beaucoup après. C’est le signe de l’échec. Un Eric Ciotti a le droit de tweeter : il n’est pas ministre. Gérald Darmanin, lui, quand il termine son tweet par « s’en prendre à un policier c’est s’en prendre à la République » a un propos à peu près équivalent à zéro et magnifie son inaction.

Il n’est plus à cela près. Il a déclaré qu’il allait s’occuper « personnellement » des JO. Pas de quoi rassurer : il n’était tout de même pas à mille lieues du Stade de France et du préfet Lallement lors de ce fiasco dont il ressort virginal grâce au président de la République !

Eric Dupond-Moretti, certes non directement concerné par ces soucis d’ordre et de tranquillité publics, ne rassure pas davantage sur la Justice quand il fait des réponses méprisantes aux questions qui lui sont posées.

J’ai le droit de suggérer des pistes dont la plus importante est inconcevable.

Il faudra un jour instaurer de vraies peines planchers. Je devine trop ce que vont devenir les procédures de Lyon et de Dijon si on réussit à appréhender des auteurs alors que le caractère collectif des violences rend la preuve individuelle quasiment impossible. Elles s’enliseront dans des délais trop longs et l’indignation initiale finira en en indulgence judiciaire.

Surtout il conviendrait non pas de sortir de l’état de droit ressassé tel un mantra mais de l’adapter. C’est une incantation à défaut d’être une protection, une solution. Il n’est plus possible, face à des transgressions éclatantes, irrécusables, de laisser le temps noyer les vérités et des culpabilités immédiatement imputables. On ne devrait plus admettre que la bureaucratie s’oppose à la Justice. Il y a une multitude d’affaires qui justifieraient des allègements et des urgences et satisferaient l’attente citoyenne qui veut que justice soit rendue certes mais vite !

J’ai évoqué l’autosatisfaction du pouvoir. Elle est normale. Quand on échoue il est urgent de se gratifier : c’est le seul baume.

Que la France ait mal ne troublera pas un pouvoir sûr de son fait.

On aura compris que mon titre renvoie à une célèbre chanson de mon enfance où, annonçant à « madame la marquise  » une série de catastrophes, on lui certifiait pour la rassurer que « tout allait très bien ».

Faisons-leur plaisir : tout va très bien, messieurs les ministres…

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Henry David Thoreau – La désobéissance civile

Henry david Thoreau

27/07/2022 – POLITIQUE (NOVOpress)
Nouvelle vidéo signée Le Doc, sur un ouvrage essentiel de la science politique, « La désobéissance civile » de Henry david Thoreau. Que faire quand l’Etat va à l’encontre de nos valeurs ? Un concept majeur qui a eu des répercutions importantes dans l’Histoire.

En juillet 1846, Henry David Thoreau est emprisonné car il a volontairement refusé de payer un impôt à l’État américain. Par ce geste, il entendait protester contre l’esclavagisme qui régnait alors dans le Sud et la guerre américano-mexicaine. Il ne passe qu’une nuit en prison, car sa tante paie la caution, ce qui le rend furieux.

Ce livre était originellement intitulé Resistance to Civil Governement (Résistance au gouvernement civil); c’est l’éditeur qui l’aurait renommé en Civil Disobedience – selon l’expression inventée par Thoreau dans une correspondance – lors de sa réédition posthume (1866). Avec le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de La Boétie, La Désobéissance civile est un ouvrage fondateur du concept de désobéissance civile.

Merci à Breizh-info qui a repéré cette vidéo.


Le « Coup d’éclat » ridicule des députées Insoumises arrivées en cravate pour répondre à Eric Ciotti

Propagande LGBT – Bruxelles contre Budapest

Orban

La commission européenne a récemment saisi la Cour de justice européenne contre la Hongrie accusée de violer « l’état de droit ».

Ce qui est en cause dans cette procédure est la loi, votée en juin 2021, interdisant la propagande homosexuelle dans les écoles hongroises.

On peut penser ce que l’on veut de cette loi, on peut la juger anachronique, mais il serait assez difficile de la faire passer pour une loi de persécution des homosexuels.

Bien d’autres propagandes sont interdites dans les écoles de Hongrie et d’ailleurs, sans que cela soit nécessairement attribué à une « phobie » quelconque.

Personne, en particulier, ne s’indigne que la propagande politique soit interdite dans les écoles – au moins en droit car, dans les faits, la gauche se dispense assez volontiers d’appliquer la loi en la matière !

En réalité, ce que révèle cette procédure, c’est un fossé grandissant entre les Européens sur la notion d’« état de droit ».

Jusqu’à une date récente, lorsqu’on parlait du droit des homosexuels, on désignait le fait que ces derniers n’avaient pas à être humiliés, voire battus ou même assassinés pour leur orientation sexuelle.

Un tel respect de la dignité de la personne humaine est à l’honneur de notre civilisation.

Mais, désormais, à Bruxelles et dans bon nombre de pays d’Europe de l’ouest, on considère que les droits des homosexuels ne concernent pas seulement le respect de leur humanité, mais aussi le droit de recruter dans les écoles et donc parmi des mineurs.

Imaginons un seul instant qu’à la place d’« homosexuels », on lise « communistes » ou « fascistes » et que l’on autorise des groupuscules révolutionnaires à recruter dans les écoles. Ce serait – à juste titre – une levée de boucliers.

En l’occurrence, c’est d’une certaine façon encore pire puisque cela ne concerne pas seulement les convictions idéologiques, mais les mœurs – qui engagent bien davantage la personnalité que l’intellect.

On s’approche du détournement de mineur.

Accessoirement, on peut estimer que l’éducation sexuelle est davantage l’affaire des familles que des professeurs ou des associations militantes.

En tout cas, en introduisant cette procédure judiciaire, la commission européenne envoie un message qui pourrait bien se retourner contre Bruxelles et contre l’idéologie libertaire ambiante : il est en effet fort étrange que l’idéologie libertaire ait besoin des tribunaux et des condamnations pour triompher. Mais l’expérience contemporaine montre que l’on peut être simultanément libertaire et liberticide !

Tribune reprise de les4verites.com

Attaques au C0UTEAU, flics tabassés, l’insécurité est-elle un sentiment ou une réalité ?

insécurité

26/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Angers, Nantes, les attaques à l’arme blanche se multiplient ces derniers temps, ce qui inquiète les autorités.

Des policiers roués de coups dans le quartier de la Guillotière à Lyon, la multiplication des faits divers est-elle une illusion que les médias créent ou tout simplement les prémisses d’une société au bord de l’implosion ?


La Gauche a-t-elle triomphé grâce à la violence ?

gauche violence

Avocat fiscaliste et essayiste, Thierry Bouclier a écrit des romans et des biographies sur des personnalités telles que Pierre Drieu la Rochelle, Jacques Benoist-Méchin, Alphonse de Châteaubriant, Jean-Louis Tixier-Vignancour et ADG. Son dernier livre, La Gauche ou le monopole de la violence, recense les événements de l’Histoire contemporaine qui ont permis à la gauche d’imposer son magistère moral à l’ensemble de la société, en dictant les règles et en fixant les interdits. Nous proposons ici quelques-uns des thèmes évoqués dans l’ouvrage.

Le clivage gauche-droite

Le 28 août 1789, au moment de se prononcer sur l’attribution d’un droit de veto au roi Louis XVI, les députés de l’Assemblée constituante se séparent en deux parties antagonistes situées respectivement à gauche et à droite.

Ce clivage existe encore aujourd’hui et reste marqué par les mythes de la Révolution. La gauche est censée incarner la lumière, le bien et le progrès, ce qui lui permet de relativiser les massacres commis lors de la Révolution et de la Commune de Paris, voire même les crimes du communisme. Malgré leur turbulence, les multiples chapelles du gauchisme appartiennent également à cette grande famille du progrès.

À l’opposé, la droite et ses valeurs sont considérées comme le mal dont l’extrême droite, d’ailleurs assez rarement définie, représente la quintessence. En conséquence, la droite tente constamment de se racheter en faisant voter des réformes sociétales et en s’abstenant de remettre en cause les lois votées par ses adversaires.

L’antifascisme comme idéologie

Le terrorisme

Ce terme, dont l’acception a évolué, trouve son origine en 1793 dans le gouvernement par la Terreur, lorsque la Convention décide de voter la Loi des suspects. Selon Robespierre, la Vertu demeure impuissante sans elle.

De nos jours, les politiciens et les médias de gauche tentent d’instrumentaliser chaque attentat terroriste en désignant la responsabilité de « l’extrême droite ». En 2012, Mohamed Merah est ainsi décrit comme « un Blanc aux yeux bleus » avant son identification.

Lors de l’attentat commis en 1980 devant la synagogue de la rue Copernic à Paris, les investigations s’orientent très vite vers la FANE, un groupuscule néo-nazi récemment dissous (des pistes plus sérieuses se porteront plus tard vers le Proche-Orient). De nombreuses manifestations se déroulent dans de nombreuses villes du pays pour dénoncer le « fascisme assassin ». Les grands journaux de gauche, les organisations antiracistes, BHL (déjà !) profitent de l’occasion pour attaquer violemment le Figaro Magazine qui a ouvert ses portes à Alain de Benoist et d’autres intellectuels du GRECE, ce qui conduit à leur éviction du journal.

Les médias, friands de complots d’extrême droite, se gardent également de communiquer les résultats des enquêtes qui innocentent leurs adversaires. L’affaire des « néo-nazis de Châteauroux » est emblématique : dix-sept ans de procédure, quatre-vingts personnes placées en garde à vue, vingt et une mises en examen et un jeune père de famille incarcéré. Selon la presse, un véritable arsenal composé de trois cents armes, dont soixante-quinze fusils mitrailleurs, a été saisi. En fait, celles-ci sont en vente libre dans les stocks américains. Les seuls objets sulfureux découverts se résument à une photographie de Léon Degrelle et un casque allemand de la Seconde Guerre mondiale. Ce fiasco judiciaire se solde par une condamnation à une amende de deux cents euros pour un fusil de chasse non déclaré. Les médias, qui ont pourtant largement relayé les poursuites initiales, n’en disent rien.

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« Gauche pastèque »: Olivier Véran s’approprie (aussi) l’expression de Jean-Marie Le Pen