Le Gallou décrypte iMédias

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou : Cultiver l’esprit de résistance

On connaît le caractère percutant des ouvrages de Jean-Yves Le Gallou. Européens d’abord – Essai sur la préférence de civilisation (Via Romana) ne déroge pas à la règle et ne pourra que passionner nos lecteurs.

— Nous avions déjà la préférence nationale, qu’est-ce qui vous a fait passer à la « préférence de civilisation » ?

— La préférence nationale consiste à accorder des droits préférentiels aux nationaux : droits politiques (vote), droits associatifs et syndicaux (droits de représentation), droits économiques (emploi), droits sociaux (prestations familiales et sociales). La préférence nationale reste évidemment pertinente mais elle a perdu une partie de son sens puisque la nationalité a été bradée. Et qu’une partie des gens d’origine étrangère qui ont acquis la nationalité française ne sont français ni par l’origine, ni par la mémoire, ni par le cœur, ni par les mœurs. Aujourd’hui, un Français de civilisation européenne se sent davantage chez lui à Prague, Budapest ou Lisbonne qu’en Seine-Saint-Denis.

La préférence de civilisation consiste à prendre acte que des civilisations différentes coexistent sur notre sol et que nous n’avons pas à les mettre sur le même plan. Nous devons exercer une préférence en faveur de notre civilisation, la civilisation européenne : la civilisation des libertés, la civilisation de l’incarnation, la civilisation qui respecte la femme, la civilisation des grandes découvertes. Impossible de mettre sur le même plan les mœurs musulmanes (voile islamique, halal, ramadan) et les nôtres. Impossible de mettre sur le même plan la religion chrétienne au cœur de l’histoire européenne depuis quinze siècles et l’islam religion étrangère, sinon hostile.

— Léon Daudet qualifiait le XIXe siècle de « stupide ». Comment qualifieriez-vous le XXe ?

— D’« horrible !» D’« infâme ! » Pour l’Europe c’est le siècle de la grande guerre civile intereuropéenne (1914, 1945). Puis le siècle de la culpabilisation. De la triple culpabilisation : les Européens – collectivement – sont successivement déclarés coupables des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, des horreurs de la colonisation, des horreurs de l’esclavage. Les médias dominants, les ONG, les structures d’enseignement imposent une idéologie de haine de soi et de préférence pour l’Autre, c’est le culte de « Big Other » selon Jean Raspail. C’est insupportable !

— Où est l’Europe pour vous ? De l’Atlantique à l’Oural ?

— Il y a plusieurs définitions possibles de l’Europe :

La petite Europe à l’ouest : le monde impérial des Habsbourg (Allemagne, Autriche, Italie, Espagne), celui des Etats nations (France, Grande Bretagne) et des cités Etats (mer du nord, Hanse, Italie).

La grande Europe qui va jusqu’à l’Oural avec le monde catholique (et en partie protestant) à l’ouest et le monde orthodoxe à l’est.

L’Europe monde, selon cette dernière définition l’Europe est là où il y a des Européens : en Europe bien sûr mais aussi en Sibérie, en Afrique du sud, au Chili, en Argentine, à l’ouest du brésil, dans les quartiers européens d’Amérique du nord, en Australie, en Nouvelle Zélande. La préférence de civilisation vaut partout. Et par-delà les possibles querelles géopolitiques.

— Quelles qualités et quels défauts a cette Europe ?

— Le défaut c’est l’hybris. La perte de la mesure. La folie de la croyance en un progrès indéfini. L’arraisonnement sans limites du monde par la technique. L’obsession de la croissance marchande. Le scientisme, le transhumanisme. Et dans le même temps l’autoflagellation et l’auto-culpabilisation.

— Quels sont les dangers qui la menacent ?

— Le Grand Remplacement. Le Grand Remplacement démographique qui débouche sur le Grand Remplacement civilisationnel. De même que sous les pommiers, on trouve des pommes, les musulmans islamisent et les Africains africanisent…

— Une civilisation souffre par masochisme, selon vous, et risque de mourir par suicide. Alors, on baisse les bras ?

— Sûrement pas. On cultive l’esprit de résistance. J’oppose au Grand Remplacement le Grand Ressourcement le retour aux fondements de notre civilisation. Ce qu’on a appelé pendant très longtemps « les humanités ». Je propose aussi un récit civilisationnel, l’histoire commune des Européens. Celle des grands cycles artistiques et architecturaux qu’ils ont partagés au cours de plusieurs millénaires. Leur histoire-bataille commune : l’affrontement entre l’Orient et l’Occident (Les Thermopyles, Salamine, Rome contre Carthage), la chrétienté contre l’islam (la Reconquista, les Croisades, la lutte contre le Grand Turc, les batailles de Lépante et de Vienne), les grandes découvertes et la conquête du monde. Enfin il faut redonner des frontières – physiques et mentales – à l’Europe pour lui permettre de s’opposer à l’invasion afro-musulmane.

— A quelques mois des européennes, voyez-vous, comme Bruno Gollnisch (voir notre entretien du 24 octobre), « une poussée considérable en faveur d’une Europe protectrice de ses frontières, indépendante de toute vassalité » ?

— « Indépendante de toute vassalité », je n’en suis pas sûr car certains pays par leur histoire (Pologne, Danemark, pays baltes) gardent un tropisme proche des Etats-Unis. En revanche le besoin de frontières est profondément ressenti par les peuples et il devrait s’exprimer lors de ces élections. « Europe, l’heure des frontières » sera d’ailleurs le thème du V e colloque de l’Institut Iliade qui se tiendra le samedi 6 avril à la Maison de la chimie.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2019

Année 2018 : les premières statistiques sur l’immigration dévoilées – un bilan en demi-teinte

17/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La Direction générale des étrangers en France (DGEF) du ministère de l’Intérieur a mis en place un calendrier de publication des statistiques annuelles entrant dans le champ de la migration et de la protection internationale. Ainsi, dans le respect des règles de la statistique publique, ont été diffusées le 15 janvier 2019 les données provisoires relatives à la délivrance des visas aux étrangers, aux éloignements des étrangers en situation irrégulière, à la demande d’asile et à l’acquisition de la nationalité française ainsi qu’une première estimation de l’admission au séjour.

Une hausse constatée dans plusieurs domaines

Le nombre de visas délivrés progresse de 4,3% en 2018, avec un total de 3 .571.399 visas délivrés. L’immigration familiale, qui représente la plus grande part du flux migratoire, est quasiment stable (+ 0,5 %). 82.580 premiers titres de séjour ont été délivrés à des étudiants, ce qui représente le plus haut niveau jamais atteint, après 80.339 en 2017. En 2018, 122.743 demandes d’asile y compris mineurs accompagnants ont été introduites à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, soit 22 % de plus qu’en 2017. Le nombre de demandes d’asile enregistrées au niveau des guichets uniques atteint le chiffre de 128.800. En 2018, le premier pays de provenance des primo-demandeurs d’asile est l’Afghanistan, suivi de la Guinée, de l’Albanie, de la Géorgie, de la Côte d’Ivoire et du Soudan. Le nombre de personnes s’étant vu octroyer en France une protection s’élève à 33.380 personnes en 2018 après 31 964 en 2016 (+ 4,4 %).

Une baisse dans d’autres domaines

Au total, plus de 30.000 étrangers en situation irrégulière ont quitté le territoire national en 2018 (qu’il s’agisse d’éloignements, départs volontaires et départs spontanés), soit un niveau supérieur de 22% à celui de 2016. En 2018, le nombre des acquisitions de la nationalité française par décret et par déclarations (qu’il s’agisse de mariage, ascendants de Français, frères et sœurs de Français) relevant du ministère de l’Intérieur a connu une baisse de 7,0 %. Cette évolution recouvre à la fois une diminution marquée des acquisitions par décret et une augmentation sensible du nombre d’acquisitions par naturalisation.

Consultation du CESE : 99 % contre l’immigration

La consultation lancée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) fait ressortir l’expression d’un ras-le-bol des Français envers l’immigration. En effet, on relève 146 propositions ayant trait à ce sujet, lesquelles se répartissent en deux catégories ; pour faire simple : les pour et les contre. Selon mon propre décompte :
– 51 votes en faveur de mesures destinées aux migrants, réparties sur 9 propositions de contributeurs différents.
– 6.002 votes en faveur de mesures visant à réduire, stopper ou contrôler le flux des migrants, réparties sur 137 propositions de contributeurs différents.

Ainsi, l’expression ou l’attente de mesures visant à refréner l’immigration est-elle claire et massive contre ceux qui tiennent pour l’inverse : plus de 6.000 votes dans un cas, à peine 50 dans l’autre. C’est du 99 % ! Je ne sais si cela vaut sondage, mais l’on dépasse ici, et de loin – 31.044 participants –, le nombre moyen de personnes interrogées dans une consultation labellisée « sondage ». Reste la méthode des quotas. Les résultats seraient-ils différents si l’on en avait usé ? On doute. Mais, in fine, cette enquête ouverte à tous vaut bien véritable mesure de l’état d’esprit des résidents en France ; l’exaspération devant ces mouvements de population est nettement confirmée.

Si la première contribution portant le mot « immigration » n’arrive qu’en 25e position, il faut observer que 8 des précédentes émanent de l’Institut pour la justice, qui sut mobiliser ses adhérents ! Six autres ont trait au thème PMA-GPA. Ces sujets fondamentaux ne sont pas à évacuer, mais il demeure que ces axes sont peut-être moins l’objet de l’expression spontanée de l’attente des gilets jaunes que celui de l’immigration. Et sont tous deux d’une bien moins grande conséquence financière.

Qui plus est, il n’y eut aucune campagne pour voter émanant d’une association bien connue centrée sur le thème de l’immigration – faute qu’elle existe et en soit leader reconnu, alors que l’IPJ et LMPT sont bien des faiseurs et porteurs d’opinion majeurs sur leurs préoccupations.

Une fois omises les attentes IPJ et LMPT, la proposition la mieux votée traitant de l’immigration émerge en 11e place. Reste à attendre l’agrégation des autres propositions pour être éclairé.

Pour la suite, doit-on craindre que le gouvernement escamote le sujet de l’immigration ? On le doit ! Car la nomination de l’illustre respectueux de la démocratie et du peuple, Jean-Paul Delevoye, cumulard patenté, choisi pour présider au débat national, est une véritable provocation : se souvenir de la pétition de 2013.

Reste que le gouvernement – pour l’instant et très pudiquement ! – semble accepter que le sujet soit enfin abordé, bien qu’intégré au « Débat sur la citoyenneté : Quelles réponses aux questions sur l’immigration ? » Comme si l’unique attente des Français envers les immigrés était de savoir comment les intégrer, officialiser leur présence, leur donner place… Et non pas comment réguler, restreindre ou stopper le flux !

Vivement le RIC !

N.B. : le CESE semble avoir supprimé certaines contributions, dont les miennes. À suivre…

Bertrand du Boullay

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Facebook 2018, beaucoup de problèmes et encore plus de censure

Le 20 décembre 2018, le site américain Buzzfeed a passé en revue les différents problèmes ou scandales qui ont touché Facebook l’an passé. Trente et un au total, vol de données via Cambridge analytica, auditions au Congrès américain et au Parlement européen, départ du fondateur de WhattsApp Jan Koum, chute brutale du cours de l’action à l’été, évasions massives de données personnelles d’utilisateurs, fronde des employés etc. La réponse du réseau social : plus de contrôle (lisez censure) sur les contenus.

Devinette : combien de censeurs sont ils employés par Facebook ?

Le réseau les appelle des « modérateurs », ils sont parfois employés directement mais le plus souvent externalisés auprès de sociétés spécialisées comme CCC (Competence Call Center) qui dispose de 22 bureaux en Europe dont aux moins deux sont exclusivement dédiés à cette activité, ce qui ne veut pas dire que d’autres n’y concourent pas également. Un reportage du Monde du 13 décembre 2018 fût effectué dans le centre de Barcelone dans des conditions draconiennes. Pas de photos, les ordinateurs des employés en veille lors de la visite, 15 minutes pour un entretien sous contrôle. Le centre catalan compte 800 personnes à plein temps .

Venons en à la devinette. Début 2017 le réseau annonçait 3.500 modérateurs ? Et fin 2018 ? Le double ? Trois fois plus ? Six fois plus ? Vous avez perdu ! Même si Facebook refuse de donner le chiffre exact, il annonce fièrement autour de 30.000 contrôleurs de l’information sur le réseau. Avec objectifs chiffrés, temps de contrôle à la seconde, plus de 2 millions de posts examinés par jour. Si les justifications des contrôles sont la lutte contre le terrorisme ou la pédophilie, le désir de contrôle politique est omniprésent.

En France une alliance inédite Macron/Facebook

Nous vous en parlions en novembre 2018. Le 12 novembre 2018, le Emmannuel Macron annonçait au Forum sur la gouvernance de l’Internet le lancement d’un groupe de travail État français/Facebook contre « les discours de haine ».

Nous citons une partie de notre article :

« Cette « expérience pilote pour six mois » permettra en théorie aux agents de l’État d’avoir accès aux méthodes de Facebook. Et qui sait à une partie juteuse de ses précieuses bases de données auxquelles déjà la CIA et la NSA peuvent accéder sur simple demande d’un juge américain. Oubliez la confidentialité de vos données, elle n’existait que peu de toutes façons, le réseau social se faisant piller régulièrement, elle sera réduite à bien peu lorsque la Dilcrah, la délégation interministérielle contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti LGBT (vous pouvez compléter la liste) mettra son grand nez dans vos comptes sur le réseau social. »

Les déboires du gouvernement Macron/Philippe avec les gilets jaunes ne pourront qu’encourager les deux parties à collaborer plus activement. Facebook – attaqué de partout pour évasion fiscale massive – se refait une beauté politique et morale et les autorités françaises vont pouvoir mettre en pratique la loi « anti-fake news/infox » votée fin 2018.

De manière quasi naïve et charmante un article du Monde (mercredi 14 novembre 2018) note :

« Plus largement, Emmanuel Macron cherche à montrer qu’il n’est pas inactif face aux géants du numérique, dans la perspective des élections européennes de mai 2019 » (sic).

Article paru sur le site de L’OJIM

Gilets jaunes : lancement du grand débat national, grand-messe macronienne

16/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La réunion d’ouverture s’est tenue hier à Grand Bourgtheroulde, dans l’Eure

C’est la première des concertations locales qui devront se succéder jusqu’à la mi-mars. Après un discours de trois heures et demie, Emmanuel Macron s’est entretenu pendant plus de quatre heures avec six cents maires des cinq départements de Normandie. L’arrêté préfectoral interdisant toute manifestation sur le territoire de la commune n’a pas empêché une centaine de Gilets jaunes sans gilets de huer le cortège et d’accueillir le président aux cris de « Macron, démission ! », avant d’être dispersés par la gendarmerie. Emmanuel Macron aura certes recueilli une ovation debout à la fin de la soirée.

Assistera-t-on à des états généraux délocalisés ?

En tout cas, ce grand débat rappelle bien ceux de 1789. Les concertations du président avec les maires ressemblent à s’y méprendre à la consultation des représentants de la nation, jusqu’au mandat impératif : leur rôle se cantonne en effet à rapporter les plaintes et les demandes de leurs administrés. Ils remettent d’ailleurs à cette occasion des cahiers déjà communément appelés « cahiers de doléances », bien qu’Emmanuel Macron refuse de les désigner par ce nom.

Ici s’arrête la ressemblance, car les citoyens pourront également exprimer individuellement leurs doléances via le site granddebat.fr… à partir du 21 janvier : cela ne s’invente pas !

Enfin, contrairement aux derniers états généraux, il y aura bien des débats locaux confiés à l’initiative des citoyens, mais sans influence sur la consultation nationale, car ils ne devraient pas entraîner la constitution de nouveaux cahiers de doléances. Les débats régionaux, dont les participants seront désignés et non pas élus, ne semblent pas devoir en produire non plus. Ce dernier volet du grand débat national ne semble guère soulever l’enthousiasme des Français, six débats seulement étant prévus à ce jour.

La présidence du grand débat national fait toujours polémique

En effet, à peine Chantal Jouanno s’est-elle démise de cette fonction, sa rémunération de 14.700 € par mois faisant scandale, que le duo nommé pour la remplacer suscite l’ire des Français. Pour animer le débat, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique, se trouvera aux côtés de Sébastion Lecornu, ministre en charge des collectivités territoriales. Or ce dernier se trouve être l’ancien chef de peloton d’Alexandre Benalla, avec qui il a gardé contact jusqu’à aujourd’hui.

Ouvrons les vrais cahiers de doléances

C’est la troisième fois que Macron prend la parole depuis le début de la crise. Le processus semble mal parti, mais le président soutient qu’il n’y a pas de questions interdites. Prenons-le au mot !

Il y a quelques formules positives dans cette lettre, par exemple : « Comment ne pas éprouver la fierté d’être français ? » A une époque de repentance ad nauseam, la question est bienvenue. Quant à l’idée de « transformer les colères en solutions », qui n’y adhèrerait ? Il y a enfin cette affirmation selon laquelle il n’y aura pas de questions interdites.

Mais la lettre commence par une série d’erreurs de diagnostic :

– « Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. » C’était vrai il y a un demi-siècle, mais la retraite vieillesse et la retraite par répartition ne permettent plus à un retraité de vivre décemment. La démographie, l’immigration de masse, et l’aberrant passage à la retraite à 60 ans en 1983, ont détruit notre système de retraite.

– « Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. » Mais il existe une caste, les gagnants de la mondialisation. Et les enquêtes montrent que les inégalités se sont accrues, en particulier sous Hollande.

– « Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés. » Mais notre taux de chômage est le double ou le triple de celui de tous les pays ayant un niveau de développement comparable.

– Enfin la France serait « l’une des nations les plus libres ». L’indice Libertex qui analyse le degré de liberté dans le monde, déclasse régulièrement notre pays, désormais noyé sous un empilement de lois liberticides, mémorielles, politiquement correctes et autres. Les Etats-Unis, bien entendu, mais aussi la Hongrie, l’Italie ou la Russie, sont mieux classés que nous.

« Pour moi il n’y a pas de questions interdites » (Macron)

Macron fustige ensuite « la mise en accusation générale des médias ». Il vise là directement les Gilets jaunes. Mais il ne dit mot de l’hyper-concentration des grands médias entre les mains de quelques milliardaires.

Quant à la consultation populaire, après nous avoir précisé qu’« il n’y a pas de questions interdites », Macron la cantonne à quatre thèmes : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté.

L’idée est de canaliser la parole en amont. Mais pour notre part, sur la base de cette absence de « questions interdites », nous vous proposons de faire de Présent la tribune de vos attentes, ceci jusqu’au 15 mars, date-butoir annoncée par la lettre.

Dans Présent, puis dans vos mairies, sur les cahiers de doléances, faites-vous les porteurs de nos revendications. La peine de mort, les 80 km/heure, l’immigration, les taxes relatives aux carburants ou à l’électricité, les éoliennes, le mariage homo, la PMA, l’avortement, la double nationalité, la construction de mosquées, la concentration des médias, les lois mémorielles et du soi-disant antiracisme, les prébendes d’Etat (CESE et autres), les 300 autorités « indépendantes » mais surpayées, Benalla et Jouanno, le nombre de députés, la moquette de l’Elysée, les associations mainstream sans adhérents mais qui croulent sous les subventions, la mainmise maçonnique, l’indulgence d’Etat à l’égard des « antifas », l’enfer des zones de non-droit, le pillage de notre pays par des bandes venues d’Europe centrale ou d’Afrique, sur tous ces sujets, exprimez-vous, n’ayez pas peur, remplissez les cahiers de doléances.

Organisez-vous pour préparer vos messages. Contactez les associations spécialisées sur chacun des sujets. Quant à nous, nous allons nous efforcer de relayer vos initiatives, de faire partager vos expériences, de porter votre parole, celle du peuple français, celle des « invisibles ». Un grand débat s’ouvre ? Oui, et ça va secouer !

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2019

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Pourquoi l’affaire Cesare Battisti restera dans les annales

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Européennes 2019 : « Les peuples sont de retour ! »

Le Rassemblement national a tenu le 13 janvier sa grande convention de lancement des européennes, avec Jordan Bardella comme tête de liste.

Ce dimanche midi, les CRS postés aux abords de la Mutualité s’attirent des regards sans sympathie de la part de militants RN pourtant bien disposés à l’égard de la police et qui l’ont toujours soutenue face à la racaille. Conséquence de la violente répression des manifestations des Gilets jaunes, qui laissera des traces durablement. La Mutualité s’emplit rapidement, 2 000 personnes, les militants retardataires ne pourront entrer. A l’intérieur, la bonne humeur règne. Un entrain compréhensible : le dernier sondage donne 24 % des intentions de vote au RN, 18 % à LREM (Ifop).

Sébastien Chenu, député et porte-parole du parti, est le monsieur Loyal de la convention. Au micro se succèdent :

— Steeve Briois, qui évoque « ces Français qui ne sont rien pour Macron parce qu’ils sont des Gilets jaunes et non pas des racailles, parce qu’ils sont des Français et non pas des migrants ».

— Jean-Paul Garraud, qui a annoncé la semaine dernière son ralliement (voir notre édition du 11 janvier). Il s’en prend au gouvernement qui traite les Gilets jaunes comme il n’a jamais traité les islamistes et les fichés S. Petit renvoi chiraquien lorsqu’il affirme « le primat de la loi républicaine sur tous les préceptes religieux ».

— Hervé Juvin qui pose le constat que « l’écologie commence par la fin des individus hors-sol ».

— Christiane Delannay-Clara, originaire de Guadeloupe et qui a vécu en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, à La Réunion : « Je représente cette France si lointaine mais tellement chère. »

— Thierry Mariani, enfin, autre rallié de fraîche date « sans réserves et avec enthousiasme » (voir encore notre édition du 11 janvier). Les journalistes relèveront surtout qu’il a qualifié Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, d’« ivrogne notoire » – ce que semblent confirmer bien des vidéos où on le voit titubant, éméché.

« On arrive », « On est chez nous ! »

Vient le tour de Marine Le Pen de prendre la parole. « Dans le contexte de la saine révolte populaire des Gilets jaunes, ces élections européennes offrent l’occasion de dénouer la crise politique née de l’aveuglement, de l’intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine du président. » Ces mots, « déconnexion humaine », font écho au débat, le fameux débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle, lorsqu’elle reprochait à Macron « la froideur du banquier d’affaires que vous n’avez jamais cessé d’être ». Les européennes s’annoncent comme le match retour de la présidentielle.

Galvanisée, l’assistance scande le slogan de la campagne, « On arrive », mais aussi, spontanément, le « On est chez nous », autre écho de la campagne présidentielle. Marine enchaîne : « Puisqu’on est chez nous, c’est à nous de décider. C’est à nous de décider qui rentre chez nous, qui y reste et, si nécessaire, qui est invité à repartir ! C’est à nous de décider où va notre argent et même de décider que nos compatriotes et que nos entreprises sont prioritaires chez nous. »

Puis Marine Le Pen appelle les douze premiers candidats de la liste aux européennes – il faudra une liste de 79 noms, le nombre de députés alloués à la France dans la prochaine représentation au Parlement européen : Jordan Bardella, Hélène Laporte, Thierry Mariani, Dominique Bilde, Hervé Juvin, Joëlle Melin, Nicolas Bay (particulièrement ovationné), Virginie Joron, Jean-Paul Garraud, Catherine Griset, Gilles Lebreton, Christiane Delannay-Clara.

Le monde qu’ils ont construit

Tête de liste, Jordan Bardella n’a que 23 ans. Pas de maturité politicienne, mais politique, oui. Né à Drancy en Seine-Saint-Denis, il n’a jamais quitté le 93, s’engageant au FN à 16 ans, et devenant quatre ans plus tard responsable départemental du parti. « Je peux vous assurer que, quand vous grandissez en Seine-Saint-Denis, vous êtes exactement au bon endroit pour voir, observer, vivre et subir toutes les dérives du pays : délinquance, ravages de l’immigration de masse, clientélisme, terrorisme… » Le FN a par deux fois fait élire « le plus jeune député de France » (Marion Maréchal puis Ludovic Pajot). Jeunisme ? Non. Démonstration de l’engagement d’une certaine jeunesse qui ne veut pas de la France telle que l’ont faite 40 années de politique antinationale : « Oui, je le redis à toutes ces belles âmes, c’est le monde qu’ils ont construit : j’appartiens à une génération qui peut mourir pour une cigarette ou un mauvais regard, qui peut mourir sur un trottoir, à un concert, sur un parking de discothèque ! »

Et Jordan Bardella de conclure : « Le soir du dimanche 26 mai, je veux que Castaner ait les larmes aux yeux en voyant les résultats arriver, que Griveaux cherche ses mots sur les plateaux, que Macron, Juncker et Merkel comprennent que c’est fini et que les peuples sont de retour ! » D’ici là, c’est un marathon électoral que vont courir dans tout le pays Jordan Bardella et Marine Le Pen, et leurs équipes, pour convaincre les électeurs qu’on peut agir efficacement pour la France et l’Europe… en étant nombreux au Parlement européen.

Samuel Martin

Article paru dans Présent daté du 14 janvier 2019

L’Algérie refoule ses migrants

15/01/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
À en croire les médias dominants, les images provoquent un tollé : des migrants abandonnés dans le désert, des hommes mais aussi des femmes enceintes, des vieillards et des enfants. Ces vidéos apparaissent sur la toile après la décision du Gouvernement algérien de durcir sa politique migratoire.

Le directeur chargé de l’immigration au ministère algérien de l’Intérieur, Hacène Kacimi, l’a annoncé hier : l’Algérie n’accepte plus aucun immigré illégal à la frontière du Tchad et du Niger.

De plus, ceux déjà présents sur le territoire ont été reconduits à la frontière. Face à la polémique le Gouvernement algérien a réagi en ces termes : « quand certains migrants commencent à constituer un danger pour la stabilité du pays, l’Algérie doit bouger ».


Attentat islamique de Strasbourg : Chérif Chekatt cherchait des armes depuis plusieurs semaines

15/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Avec l’analyse des éléments retrouvés au domicile du terroriste islamiste, la thèse de la préméditation est plus que privilégiée.

Après une vidéo d’allégeance au califat islamique, les enquêteurs ont trouvé des traces de ses recherches pour se fournir en armes. En plus du Colt avec lequel il a tué 5 personnes et blessé gravement 10 autres, il avait une arme de calibre 22 long rifle chez son père mais ne comptait pas s’arrêter là.

Il avait tenté d’entrer en contact avec des gros fournisseurs d’armes de Strasbourg sans réussir à s’en procurer avant le 11 décembre. Malgré l’assurance que ce n’était pas un geste spontané, les forces de police restent persuadées que la réalisation a été brusquée par la tentative d’interpellation du 11 décembre au matin.


La monture mythique de Mahomet, par Jean-Gilles Malliarakis

Le verrouillage annoncé du prétendu grand débat national, n’empêchera pas l’existence d’une pomme de discorde. Elle s’impose aussi bien parmi les protestataires que chez les partisans du rétablissement de l’ordre. Appelez-la comme vous voudrez : problèmes de l’immigration, définition de l’identité, ou menaces de l’islamisation.

L’État prétend interdire son évocation, non seulement au sein de la classe politique qui obtempère docilement et qui applique le tabou, mais également aux citoyens.

Et le sujet sera d’autant moins abordé que le gouvernement cherche par ailleurs à organiser un prétendu islam de France, qui n’a jamais existé. Or les décideurs et autres technocrates s’enferment superbement, au nom du laïcisme, dans leur ignorance à vrai dire bien réelle. Ils ne veulent donc entendre parler ni des réalités de la foi mahométane, ni des conséquences de la loi coranique, ni de l’histoire d’une Europe confrontée depuis.

C’est dans un tel contexte, que Le Parisien[1], le 8 janvier annonçait joyeusement l’ouverture prochaine, dans une des plus belles demeures de Chatou, d’un nouveau musée du soufisme. Sans aucune réserve. Le quotidien La Croix vieil organe poussif de la démocratie-chrétienne avait même assorti[2] cette bonne nouvelle, deux jours plus tôt, d’un important appareil de renvoi à des articles antérieurs. Totalement laudateurs, totalement trompeurs.

La désinformation fondamentale consiste à nous présenter cette frange du monde oriental comme un courant unique. Professant, en apparence, une sympathique tolérance, véhiculant des contes initiatiques parfois charmants, rejoignant en partie l’imaginaire occidental, ayant emprunté à l’origine des thèmes issus de la philosophie grecque[3], sa propagation fonctionne à merveille pour désarmer la résistance et encourager la naïveté de l’Europe confrontée à la RATP – Religion d’Amour de Tolérance et de Paix.

Ce gigantesque enfumage revient caricaturalement à confondre les loges voltairiennes de la franc-maçonnerie à l’inquisition espagnole. Or, cette tromperie sert de brise-glace à l’invasion culturelle de l’obscurantisme wahhabite et salafiste en Europe.

Or cette dernière vague se révèle concrètement totalitaire. C’est elle qui nourrit les indulgences et les voiles pudiques dont nos lâches et ignorants dirigeants politiques couvrent la réalité sanglante et les actes fanatiques de ceux qui nous combattent.

Si vaillants quand il s’agit de stigmatiser tel ou tel anachronisme de notre société, ils disparaissent dès qu’il s’agit de s’interroger sur la portée, par exemple, du songe de Mahomet survolant l’orient et Jérusalem, sur son cheval ailé[4]. Ce rêve mythique aurait ainsi fondé la légitimité de la volonté d’expansion arabo-musulmane.

Devons-nous – chez nous, au nom de la tolérance, instituer et subventionner cette croyance ? avaliser ses conséquences ? laisser faire ses propagandistes ? Au nom de quoi est-il interdit d’en débattre ?

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

[1] cf. article “Chatou : bientôt un musée du soufisme”
[2] cf. article “Le musée du soufisme va ouvrir ses portes à Chatou.”
[3] Les écoles concurrentes du soufisme pratiquent une vingtaine de tarikas Résolument hostiles les unes autres aux autres elles vivent, depuis les mourides du Sénégal jusqu’aux fakirs de l’Inde et du Pakistan, en passant par les derviches de l’Asie centrale, une rivalité inextricable. Henry Corbin, grand spécialiste du sujet, va jusqu’à considérer que leur vrai point commun et leur intention réelle aurait toujours été, par des voies devenues divergentes dès le IXe siècle, de s’affranchir secrètement de la foi mahométane, en la privant de son contenu obscurantiste. Au dela de leurs divergences elles seraient demeurées sous l’influence originelle de l’école philosphique d’Ispahan formée au VIe siècle par les platoniciens chassés par Justinien de l’université d’Athènes. cf. son œuvre majeure “En islam iranien” publié par Gallimard en 4 volumes en 1978, il a été réédité en collection de poche en 1991.
[4] Bouraq était le nom de cette supposée monture. Signalons qu’en juillet 2018 “le Roi Mohammed VI baptise le train à grande vitesse marocain du nom d’al Boraq”

Grand débat national : une “compensation de la campagne présidentielle”, selon Éric Zemmour

15/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le grand débat national bat déjà de l’aile. 70% des Français pensent que la grande concertation nationale, qui doit débuter le 15 janvier, ne sera pas utile au pays, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro.

Pour Éric Zemmour, “ce grand débat est peut-être la compensation inconsciente de la campagne présidentielle“. “On n’a pas parlé du fond […], on a parlé des costumes de Fillon” pendant cette campagne, estime-t-il. “Il n’y a pas eu de campagne présidentielle, on a eu ce que j’appelle un putsch médiatico-judiciaire contre Fillon qui a kidnappé la campagne présidentielle“.

Ce grand débat national peut ainsi se voir comme un “besoin de s’exprimer sur les vraies questions que se pose le pays depuis des années“.


Face à la vague patriotique, la violence « démocratique » ?, par Franck Deletraz

A l’heure où nous assistons au réveil tant attendu des peuples européens et à une heureuse dynamique de rapprochement entre des grandes figures patriotiques du vieux continent dans le but de secouer le joug bruxellois, les enragés de l’Europe technocratique et du système moribond n’ont-ils pour seul et dernier argument que celui de la barre de fer ? C’est en tout cas ce que tend à démontrer la sauvage agression dont a été victime en Allemagne Frank Magnitz, d’Alternative für Deutschland.

La piste politique privilégiée

Lundi dernier, le député du parti de la droite souverainiste allemande, responsable de l’AfD pour le land de Brême, était en effet retrouvé allongé et grièvement blessé par deux ouvriers du bâtiment. Violemment passé à tabac « avec un morceau de bois » par trois hommes encagoulés qui ont pris la fuite, Magnitz, transféré en urgence à l’hôpital, a heureusement pu rentrer chez lui mercredi, avec néanmoins d’importantes séquelles. Une agression pour laquelle le parquet et la police ont ouvert une enquête et lancé un appel à témoins. Selon Der Spiegel, les policiers, qui privilégient logiquement le « mobile politique », éplucheraient actuellement les images d’une caméra de vidéosurveillance ayant enregistré la totalité de la scène et devraient progresser assez vite. Cependant, comme l’a déclaré Alexander Gauland, vice-président de l’AfD, il est d’ores et déjà évident que cette « tentative d’assassinat […] résulte de l’ostracisme et de l’agitation auxquels l’AfD fait face » depuis des mois, notamment de la part des antifas. Lors de son audition, Magnitz a d’ailleurs expliqué être passé, quelques minutes avant son agression, « à proximité d’une manifestation antiraciste »…

« Un nouveau printemps européen »

Il faut dire que le grand réveil patriotique auquel nous assistons en Europe suscite une vive panique dans les rangs des ennemis de la patrie, qu’ils soient europhiles ou d’extrême gauche. A mesure que les peuples reconquièrent leur liberté et que l’édifice se fissure, les prétendus « démocrates » de tout poil donnent libre cours à leur haine et à leur violence. Ce qui n’empêche pas ce vent de liberté de souffler.

Mercredi encore, la visite de Salvini à Varsovie, pour discuter de la coopération et d’un programme commun entre la Ligue et les patriotes polonais du parti Droit et justice en vue des élections européennes de mai, a en effet été fructueuse. A l’issue de sa rencontre avec Mateusz Morawiecki, le Premier ministre polonais, Salvini a ainsi expliqué que si « l’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre » et que « la Pologne et l’Italie seront les protagonistes de ce nouveau printemps européen ». Une coopération qui, concrètement, pourrait prendre la forme d’une extension du groupe Europe des nations et des libertés, où siègent notamment la Ligue, le RN et le FPÖ, au Parlement européen. Un projet de pacte salué jeudi par Orbán, qui a accueilli en août dernier Salvini avec une même volonté de coopération.

Le réveil de l’Andalousie

Un vent de liberté qui souffle également sur l’Espagne grâce au parti Vox qui, rappelons-le, a fait son entrée le 2 décembre dernier au Parlement andalou en remportant 12 sièges lors des élections régionales, mettant ainsi fin à la domination de la gauche dans la région la plus peuplée du pays.

Désormais politiquement incontournable, Vox seul a permis la formation mercredi d’un gouvernement de coalition entre le Parti populaire et Ciudadanos, qui dirigera l’Andalousie à droite pour la première fois depuis 36 ans. Une belle victoire pour ce parti qui a pris pour slogan « Nous ne jurons que par l’Espagne », et dont le numéro deux, Javier Ortega Smith, a averti mercredi soir, à Séville : « Aujourd’hui, les lois liberticides, l’immigration illégale, la corruption ont perdu » et « le pré carré de la gauche en Andalousie est enfin terminé » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2019

L’association pro-migrants SOS Méditerranée agréée pour intervenir dans l’enseignement public

14/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, vient de signer un arrêté autorisant pour cinq ans l’association pro-migrants SOS Méditerranée à intervenir en appui auprès des enseignants. Selon l’arrêté, cette association respecterait les trois critères exigés : poursuite d’un intérêt général, transparence financière et fonctionnement démocratique.

Cela n’a pas manqué de susciter de vives critiques. Ainsi le Figaro estime que le ministère a trahi son devoir de neutralité et Boulevard Voltaire est encore plus sévère en titrant : « Blanquer, complice du prosélytisme migratoire ».

Alors que selon un récent sondage de BVA, 7 Français sur 10 jugent négativement la politique d’immigration de la France et de l’Union européenne, les activités de SOS Méditerranée, qui a affrété l’Aquarius sont plus que controversées.

Rappelons que de nombreuses associations droit-de-l’hommistes bénéficient aussi d’un agrément Education Nationale : SOS racisme, la Ligue des Droits de l’homme, le MRAP, la LICRA, SOS Homophobie pour ne citer qu’elles, dont on connaît le caractère trop souvent partisan et prosélyte.

Encore une fois, il est légitime de se poser la question suivante : est-ce bien le rôle de l’école que de faire des petits écoliers français de parfaits pro-migrants, au détriment de la transmission des fondamentaux que sont la lecture, l’écriture et le calcul ? Entre éducation et rééducation nationale, la frontière semble poreuse…


Du grand débat… à la grande débâcle, par Ivan Rioufol

Le grand débat s’achemine-t-il vers la grande débâcle ? L’amateurisme et la confusion sont tels, au sommet de l’Etat, que la méfiance entache déjà l’initiative d’Emmanuel Macron, qui devrait débuter le 15 janvier. Conçue il y a un mois, dans l’improvisation de l’urgence, pour répondre à la révolte des Gilets jaunes, cette ouverture à la parole libre semble prendre peur de ce qui pourrait être dit par des Français longtemps bâillonnés. “N’y-a-t-il pas danger à laisser le peuple s’exprimer librement ?”, interrogeait la journaliste Audrey Crespo-Mara, lundi sur Europe 1, en recevant Chantal Jouanno, avant que la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) ne démissionne le lendemain de son rôle d’organisatrice.

De fait, le pouvoir semble redouter les effets d’une libération des opinions, actuellement entravées par la pensée conforme et le politiquement correct. Hier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rappelé l’exigence d’un encadrement, en excluant par exemple la remise en cause du mariage homosexuel (revendication prioritaire qui ressort de la consultation en ligne lancée par le Conseil économique, social et environnemental), mais aussi l’immigration ou la PMA pour toutes. Ce carcan idéologique ne peut qu’être rejeté par des Gilets jaunes, qui remettent justement en cause le jacobinisme, le pouvoir vertical et le fait du prince. De surcroît, le chef de l’Etat a réaffirmé, vendredi, qu’il entendait dès à présent poursuivre, et “plus radicalement”, sa politique. A quoi bon dès lors organiser une telle mascarade – une de plus – sinon pour avaliser un agenda officiel prévoyant notamment la poursuite de la politique de transition écologique et la réforme constitutionnelle ?

En réalité, l’Elysée joue un jeu insincère et pervers avec ce débat qu’il désire si peu. Insincère dans la mesure où rien ne vient garantir, pour le moment en tout cas, l’écoute et le suivi des mises en accusation d’un pouvoir hors sol. Pervers avec la mise en discussion, dans l’ordre du jour officiel, du maintien de la taxe d’habitation pour les 20% des Français les plus riches : alors que le pays se fracture et se laisse envahir par la haine, il y a une sorte de sadisme à montrer du doigt les plus riches, accentuant les ressentiments entre les Français. Toutes ces manœuvres maladroites ont-elles incité Chantal Jouanno à démissionner de sa mission de pilote du grand débat ? La polémique née de son salaire – 14.700 euros bruts par mois à la tête de la CNDP – a sans doute été pour elle un prétexte opportun pour quitter à son tour le Titanic (tout en se gardant de démissionner de sa fonction rémunératrice).

Si l’enjeu est bien, notamment, de réconcilier l’oligarchie technocratique avec le peuple oublié et méprisé, il reste désormais à poser également dans la discussion la légitimité des rémunérations de la haute fonction publique, mais aussi la légitimité des recasements amicaux dans les juteuses Autorités administratives indépendantes et autres comités Théodule qui coûtent également “un pognon de dingue”, pour reprendre l’expression que Macron avait réservé pour les minima sociaux. Le peuple a suffisamment été berné pour ne plus vouloir s’entendre dire : “Cause toujours, tu m’intéresses”.

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol