Le CSA en plein délire totalitaire contre Éric Zemmour

C’est officiel depuis ce 13 septembre au matin, Éric Zemmour ne participera plus à l’émission Face à l’info dont il était la figure de proue pendant deux années. Après avoir connu un succès d’audience et d’estime considérable, il est privé de cette émission par une décision incroyablement liberticide du CSA qui a décidé de tout faire pour l’empêcher de s’exprimer publiquement d’ici sa probable annonce de candidature. Retour sur cette décision alarmante avec Pierre Boisguilbert.

Ils n’ont pas trouvé le vaccin anti-Zemmour. Le taux de transmission du virus des vérités est très important. La contamination est en croissance exponentielle. Cette drôle d’épidémie produit de plus de nombreux anticorps, mais contre le discours officiel. C’est pourquoi le système menacé dans sa doxa n’a qu’une solution, il faut confiner le soldat Zemmour. Ils pensaient que la justice s’en chargerait. Mais, pour le moment les résultats ne sont pas à la hauteur. Le pouvoir a donc eu recours à un « machin » médiatique, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA). On doutait de son indépendance, on est maintenant convaincu de sa soumission.

Le CSA aux ordres

Le CSA demande aux médias de décompter les interventions de Zemmour de son temps de parole de la campagne présidentielle. Une forfaiture qui est une imbécillité, qui s’est déjà retournée contre ses auteurs et leurs inspirateurs. Zemmour est un éditorialiste et un polémiste ; l’empêcher de s’exprimer, c’est l’empêcher de travailler. Si demain il est candidat, ce serait une autre affaire mais pour le moment ce n’est pas le cas et sont donc appliquées à un non-candidat les règles réservées aux candidats. On attend avec impatience une décision décomptant du temps de Macron les éditoriaux en sa faveur dans les médias : rien qu’avec BFM TV, il n’aurait plus droit avant le vote à la parole !

Le CSA est critiqué, prudemment par Christine Kelly, ancien membre du Conseil mais, animatrice des chroniques zemmouriennes, elle passe certainement une mauvaise période. Le Conseil a aussi été étrillé par Françoise Laborde, ancien membre également du « machin », dans une démonstration aussi implacable que courageuse. On sait qu’elle est à l’opposé des idées du chroniqueur ce qui rend son réquisitoire encore plus convaincant : « Quelle honte ! Depuis quand le CSA censure les journalistes ? Ce CSA qui n’a jamais fait preuve du moindre courage, se discrédite définitivement… C’est une dérive très grave. ‘Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer.’ »

Hugo ou Lamartine ?

L’audience d’Éric Zemmour est forte et son discours porte. Il est limité cependant à ceux qui veulent l’écouter sur CNews. Or, le CSA lui donne une visibilité nationale et fait son jeu. Ce serait suspect si on ne connaissait pas la puissance la haine idéologique des bien-pensants autoproclamés à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme eux et surtout qui le disent. La force de Zemmour tient en une formule : « Il dit tout haut ce que Marine Le Pen n’ose même plus penser tout bas. ». Il faut donc limiter au maximum sa liberté d’expression. Car si le virus de la France Française se propage et que Zemmour passe dans les sondages les 10 %, cela pourrait tout changer. Il peut vouloir aussi se présenter uniquement pour témoigner et porter ses idées au plus haut niveau du débat politique français, la présidentielle. S’il le fait, il manifestera un courage moral très rare, car rien ne lui sera épargné.

La justice n’a pas dit son dernier mot, on traquera ses homards et ses costumes, le financement de ses soutiens, des relations sexuelles fantasmées ou inventées. Il prendra le risque de tout perdre son statut médiatique mais aussi sa vie privée, sa famille souffrira. Un suicide, lui disent certains de ses amis. Les suicides sont souvent glorieux mais presque toujours inutiles. Que reste-t-il au Japon de celui de Mishima et, en France, de celui plus récent de Dominique Venner ? Il aurait été plus utile en continuant son combat intellectuel, même désespéré. Faut-il être Hugo ou Lamartine ?

Seul Zemmour pourra apporter sa réponse et son choix, quel qu’il soit, sera honorable.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Nouvelle Vague #2 avec Laurent Obertone [vidéo]

14/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Censuré sur YouTube, voici le deuxième épisode de l’émission “Nouvelle Vague”, avec Laurent Obertone et Romain Petitjean (Institut Iliade).

Voici un extrait du sommaire de l’émission :

04:32 Présentation de Laurent Obertone

08:44 Cahier de vacances

– Souvenirs d’enfance
– Les vacances de Laurent Obertone
– Les projets de rentrée

17:29 L’actu au shaker – Passe sanitaire, la tentation totalitaire ?
32:12 L’actu au shaker – Éric Zemmour, le feuilleton de l’été
42:35 L’actu au shaker – Grand Remplacement, réalité enfin admise ?
53:40 L’actu au shaker – Quotidien en plein déni


Mathieu Bock-Côté : « Une guérilla quotidienne est menée contre les policiers. Dans les zones de non-France, ils sont considérés comme les représentants d’un pays étranger »

Le procès oublié de l’islamisme et ses valets, par Ivan Rioufol

La France, terrorisée par un virus, est-elle armée pour faire face à l’islam qui tue ? Le procès des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts, à Saint-Denis et Paris) s’est ouvert mercredi à Paris et durera neuf mois. Il racontera l’horreur de ce vendredi soir. Un commando de dix djihadistes, dépêchés par l’État islamique en Syrie, faucha à la kalachnikov des vies sur des terrasses de bistrots (Le Carillon, Le Petit Cambodge, À la bonne bière, La Belle Équipe, Cosa Nostra). Il transforma la salle de spectacle du Bataclan en un bain de sang (90 morts). Les victimes raconteront cette barbarie. Seul un survivant du commando, le « Français » Salah Abdeslam, se retrouve dans le box auprès de treize autres accusés subalternes. Mais ce tribunal ne pourra être, hélas, le Nuremberg du nazislamisme et de ses collabos : cette idéologie mortifère prospère toujours en certaines terres d’islam. L’angélisme occidental est son valet.

La République exhibe trop de faiblesses pour impressionner ces fanatiques. Ses priorités ouatées pour le bien-être, la santé, le vivre-ensemble laissent voir sa pusillanimité. Les plaques commémorant les attentats de 2015 ne disent rien de leur caractère islamiste. Il est aisé pourtant de voir d’autres témoignages, dans les rues de Paris, rappelant sans fausse pudeur les crimes de l’occupant nazi. Le « pas d’amalgame », qui dissocie avec raison les musulmans de l’islam terroriste, est un prétexte pour effacer le lien entre la guerre sainte et une lecture du Coran. « Ceci n’est pas l’islam », répètent perroquets et autruches. Or cette peur d’avoir à mettre en cause le dévoiement d’une religion est un renoncement à combattre le mal. Après la décapitation par un djihadiste du professeur Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), une seule école maternelle ose porter son nom.

La France craintive doit s’endurcir si elle veut résister à la pression islamiste, qui se rit de la mort. Continuer à combattre ce totalitarisme au Sahel est une chose utile.

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Covid-19 : Agnès Buzyn mise en examen

Si l’on peut évidemment se réjouir qu’un membre des classes dirigeantes soit enfin mis en cause pour la gestion calamiteuse de la crise sanitaire, on peut, hélas, également se demander si cette très médiatique mise en examen n’est pas en réalité un simple coup d’épée dans l’eau.

L’ancien ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a en effet été mis en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui » par la Cour de la justice de la République.

« Aujourd’hui, c’est une excellente opportunité pour moi de m’expliquer et de rétablir la vérité des faits. Je ne laisserai pas salir l’action du gouvernement, mon action en tant que ministre, alors que nous avons fait tant pour préparer notre pays à une crise sanitaire mondiale, qui, je le rappelle, dure encore », a-t-elle déclaré pour sa défense.

Il est notamment reproché à l’ancien ministre ses déclarations de janvier 2020 expliquant que « les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles », mais surtout ses propos tenus dans Le Monde en mars 2020, après son remplacement par Olivier Véran et sa déroute électorale à Paris, où elle affirmait : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. »

Le ministre a-t-il donc sciemment menti et minimisé les risques représentés par le virus ?

Par ailleurs, d’autres faits lui sont reprochés comme le manque d’équipements de protection pour les soignants et la population, et des déclarations sans cesse contradictoires, notamment sur la nécessité du port du masque.

Si le Premier ministre Jean Castex s’est refusé à tout commentaire sur cette procédure judiciaire, cette mise en examen a suscité de nombreuses et virulentes réactions, certains s’inquiétant d’une nouvelle étape dans la judiciarisation de la société pouvant conduire à une forme de « paralysie politique » en faisant peser une épée de Damoclès au-dessus de la tête des décisionnaires.

Ainsi Aurore Bergé, présidente déléguée du parti présidentiel, estime que la mise en examen d’Agnès Buzyn représente « un précédent dangereux ». « Si demain un ministre peut être mis en examen pour ce qu’il n’aurait pas fait, pas assez fait, ou mal fait, alors qui qualifie le “mal” fait ? Quand ? Sur quels critères d’appréciation ? », a-t-elle notamment publié sur Twitter.

D’autres au contraire, comme Florian Philippot, applaudissent à cette marque d’« indépendance de la justice » et appellent même à étendre l’enquête à d’autres responsables politiques, comme l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, afin qu’Agnès Buzyn ne soit pas l’unique bouc émissaire d’un « ratage général ».

Cependant, de l’avis de nombreux spécialistes du droit, il y a très peu de chances que cette affaire débouche sur une véritable condamnation et l’on peut par ailleurs regretter que l’enquête en cours ne se penche pas sur d’autres « casseroles » de l’ancien ministre, notamment les divers et considérables conflits d’intérêts mis en lumière par Olivier Pichon dans le numéro de Présent du 17 août.

Peut-être peut-on au moins espérer que cette mise en examen soit perçue comme un coup de semonce rappelant à nos dirigeants qu’ils ne sont pas totalement irresponsables vis-à-vis de la justice et qu’il est possible que celle-ci leur réclame un jour des comptes.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 13 septembre 2021

Derrière le Covid, le ras-le-bol des Français, par Michel Geoffroy

sondages référendum

L’actualité liée au Covid, sur médiatisée, tend à faire oublier que la défiance des Français à l’égard des commandements du politiquement correct et du Pouvoir n’a pas diminué, bien au contraire, comme le montrent les sondages d’opinion, y compris chez les sondeurs habituellement favorables à Emmanuel Macron.
Un avertissement pour toute la classe politique dans la perspective des élections présidentielles de 2022.

Immigration, asile et diversité : le ras-le-bol

71 % des personnes interrogées estiment que la France « compte déjà beaucoup d’étrangers et qu’accueillir des immigrés supplémentaires n’est pas souhaitable », un taux en hausse de sept points par rapport à une enquête similaire de l’Ifop en 2018.

64 % établissent un lien entre terrorisme et accueil des réfugiés migrants, une proportion qui a augmenté de 11 points en trois ans.

81 % des personnes interrogées estiment qu’il faut « mieux maîtriser l’immigration » (sondage Harris Interactive/Challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

55 % se disent aussi inquiets vis-à-vis des politiques censées encourager la « diversité », un taux en hausse de 11 points par rapport à 2018. Un sentiment progresse (+10 points en un an) : celui d’une diversité « qui génèrerait des politiques favorisant les minorités au détriment de la majorité », une opinion partagée par 62% des sondés. Enfin, 54 % des personnes interrogées estiment que «la diversité nous fait perdre notre identité, nos valeurs ». (« baromètre de la fraternité » de l’Ifop réalisé du 27 au 30 avril 2021).

66% des personnes interrogées se montrent favorables au fait que les étrangers condamnés à de la prison purgent leur peine dans leur pays d’origine (sondage de l’Institut d’études CSA pour CNews réalisé le 2 juin 2021).

79% des personnes interrogées sont hostiles à l’accueil de réfugiés afghans n’ayant pas travaillé avec la France (sondage Harris interactive LCI réalisé du 24 au 26 aout 2021).

Le rejet du Système

61 % des personnes interrogées ne veulent pas qu’Emmanuel Macron se représente à l’élection présidentielle en 2022 ; 59% estiment que son bilan est mauvais (sondage Odoxa-Backbone Consulting pour le Figaro et franceinfo réalisé les 2 et 3 juin 2021).

60% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion d’Emmanuel Macron comme de Jean Castex.54% des Français estiment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement gèrent mal la crise ; ils sont également largement opposés à la vaccination des enfants (63%). (Observatoire de la politique nationale BVA-Orange-RTL réalisé 25 et 26 Août 2021).

76 % des personnes interrogées jugent que “les médias ont tendance à tous dire la même chose” et que “la diversité des opinions dans les médias s’est réduite ces dernières années” . La méfiance (55%) est le premier sentiment ressenti par les Français face aux médias, devant la colère (18%), le dégoût (17%) et l’intérêt (16%) (sondage IFOP Opinion pour Flint-Média réalisé les 1ers et 2 juin 2021)

81 % des Français estiment la justice française manque de sévérité vis-à-vis des délinquants. Dans le détail, 37% des sondés sont « tout à fait » d’accord pour dire que la justice française est trop laxiste, et 44% se disent « plutôt » d’accord (sondage réalisé par l’institut CSA les 25 et 26 mai 2021)

Des opinions tranchées

43 % des personnes interrogées estiment que La France devient une dictature (sondage IFOP pour le JDD réalisé les 11 et 12 août 2021).

Seules 13 % des personnes interrogées estiment que la France est en progrès (sondage Harris Interactive/challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

Tribune reprise de Polémia

Marine Le Pen se présente comme l’avocate “des libertés” pour l’élection présidentielle de 2022 qui sera, selon elle, “un choix de civilisation”

Procès des attentats du 13 novembre – Salah Abdeslam, toute honte bue

Sans qu’il y ait de lien entre islam et islamisme, le terroriste Salah Abdeslam a ouvert son procès avec la chahada, profession de foi musulmane. Une tranquille affirmation de soi devant la cour d’assises laïque et républicaine.

Près de six ans après l’explosion de barbarie islamiste qui a ensanglanté Paris, le procès des terroristes a enfin débuté. Un procès historique, le « procès du siècle » même pour certains observateurs. Ce sont en effet 20 personnes qui comparaissent aujourd’hui devant la cour d’assises spéciale de Paris pour leur implication, à des degrés divers, dans la préparation et la réalisation des attentats du 13 novembre 2015. Un procès sous haute sécurité qui compte 1 800 parties civiles, plus de 300 avocats et qui devrait durer neuf mois.

Au premier rang des accusés, on trouve le Franco-Marocain Salah Abdeslam, seul assaillant encore en vie de la cellule djihadiste. Ce dernier s’est déjà distingué par sa morgue provocatrice en se livrant, dès l’ouverture des débats, à une profession de foi islamiste alors qu’il était invité à décliner son identité. « Je tiens à témoigner qu’il n’y a point de divinité à part Allah et que Mohamed est son prophète […]. Les noms de mon père et de ma mère n’ont rien à faire ici […]. J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’Etat islamique. » Au moins les choses sont claires, l’accusé assume, revendique, ne regrette rien et démontre que les années passées derrière les barreaux ne l’ont pas le moins du monde « déradicalisé » si tant est que ce concept soit autre chose qu’un fantasme pour progressistes toujours en attente de « rédemption », même pour les pires criminels. Par ses propos, Salah Abdeslam prouve également de façon indiscutable que s’il sort un jour de prison, il représentera toujours le même danger pour la communauté nationale.

Mais le tueur islamiste n’en est pas resté là, dépassant toutes les bornes de l’indécence, il s’est également permis de se plaindre de ses conditions de détention, interpellant le président en ces termes : « Ecoutez, Monsieur le Président. On est des hommes, on a des droits. Faut pas nous traiter comme des chiens. Là-bas derrière [en prison], ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien, ça fait six ans que je dis rien car je sais qu’après la mort je serai ressuscité. » Il faut vraiment se pincer pour croire à tant de folle outrecuidance, d’autant plus quand on sait que le régime spécial de détention dont bénéficie l’accusé comprend l’accès à une salle de sport, des promenades régulières, une double cellule et coûte des dizaines de milliers d’euros par an au contribuable français.

Il est vrai que Salah Abdeslam, déjà condamné en Belgique à 25 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers, n’a pas grand-chose à perdre et l’on peut espérer que son odieuse arrogance ne fasse qu’inciter un peu plus la cour à lui infliger la peine la plus sévère possible.

On pourra par ailleurs regretter l’absence de certaines personnes sur le banc des accusés, notamment celles qui ont organisé l’immigration massive dans notre pays et se montrent depuis des années d’un invraisemblable laxisme envers l’islam radical. Mais ceci est une autre histoire.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 septembre 2021

Idéologie Woke – Ouvrages brûlés par des écoles canadiennes : l’imposture Suzy Kies, «gardienne du savoir» autochtone

astérix indiens

Alors que le monde entier s’insurge contre la destruction de livres destinés aux enfants, dont des bandes dessinées d’Astérix ou de Tintin, la chercheuse indépendante qui a incité à cette purge n’aurait, contrairement à ses dires, aucun lien avec les peuples des Premières Nations.

Au pays du multiculturalisme, son ascendance autochtone lui assurait la légitimité nécessaire dans son combat pour la réconciliation avec les Premières Nation. Mais une nouvelle enquête de Radio-Canada démontre que Suzy Kies, «gardienne» autoproclamée du «savoir» autochtone et coprésidente de la commission des peuples autochtones du Parti libéral du Canada (PLC, formation du Premier ministre Justin Trudeau), n’a pas les origines qu’elle prétend avoir. La dame n’apparaît en effet sur aucun des registres amérindiens consultés par nos confrères.

Démission du Parti Libéral

Après des recherches approfondies dans les actes d’état civil, ainsi que dans les registres de recensement, il apparaît que Suzy Kies ne descend d’aucune des branches du peuple Abénakis, ethnie dont elle se réclame pourtant. En vertu de la Loi autochtone, elle n’a donc aucun statut d’Indien. Ironie de l’histoire pour celle qui dénonçait l’appropriation de l’histoire des Premières Nations par les Blancs. Et qui est en partie responsable de la destruction de près de 5000 livres destinés aux enfants, dont des bandes dessinées d’Astérix, Tintin et Lucky Luke, jugés offensants pour les peuples autochtones. Après ces révélations, cette chercheuse a démissionné le 8 septembre du PLC. Tout en maintenant ses affirmations quant à sa généalogie: «Ces recherches [Effectuées par elle et sa famille dans les années 1990, N.D.L.R.] ont confirmé que nous étions d’ascendance abénakise. Cela a confirmé ce que ma grand-mère nous avait toujours dit», a-t-elle écrit dans un communiqué transmis à la presse.

Elle a également justifié son retrait du parti par le refus «que l’on se serve de [son] histoire pour nuire à Justin Trudeau». Elle s’est également dite blessée de cette remise en question publique de son identité, arguant qu’elle poursuivrait son «travail pour faire avancer la réconciliation et honorer l’histoire de [sa] famille». «J’ai consacré ma vie à rendre hommage à ma culture et à défendre les droits des enfants et jeunes Autochtones à bénéficier des mêmes opportunités d’éducation et d’emploi que les peuples non autochtones», poursuit-elle. Contactée par Le Figaro, Suzy Kies n’a pas donné suite pour l’instant à nos demandes d’entretiens.

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Attentats du 13 novembre 2015 – Régis de Castelnau : “le danger de ce procès c’est qu’il offre une tribune aux terroristes. Ils en profitent et c’est insupportable”

Privilège blanc, déconstruction d’une imposture

privilège blanc

Qui avait entendu parler du privilège blanc avant que le mouvement Black Lives Matter, à la suite de la mort de George Floyd, en 2020, ne lui donne une audience internationale ? Pas grand monde en vérité. Un mort plus tard (et des centaines de manifestations), tout le monde en parle et ne parle même plus que de cela. Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est l’objet même du livre de Georges Guiscard : « Le privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ? », paru à la Nouvelle Librairie sous le parrainage de l’Institut Iliade. Une enquête fouillée, première du genre, qui sort à point nommé.

ÉLEMENTS : On n’a jamais autant parlé de privilège blanc. Or, on en connaît mal la généalogie et la nature. Quels en sont les penseurs, les militants, les soutiens, les idiots utiles ?

GEORGES GUISCARD : Le premier à employer l’expression est le militant communiste américain Theodore W. Allen. Dans un ouvrage publié en 1975, il affirme que le concept de race blanche est une « invention » visant à diviser les travailleurs dans les plantations coloniales : un sentiment de « privilège de la peau blanche » aurait permis de créer une hiérarchie.

En 1988, la féministe antiraciste Peggy McIntosh popularisa l’expression en la reprenant dans son essai « White Privilege: Unpacking the Invisible Knapsack ». Elle y liste une série d’avantages liés à sa peau blanche, invisibles à ceux qui en bénéficient – Allen parlait déjà « d’angle mort blanc » –, comme la couleur des pansements qui rappelle que la norme, en Occident, est d’avoir la peau blanche.

McIntosh explique qu’elle pensait naïvement que « le racisme ne pouvait exister que par des actes individuels de méchanceté » avant de comprendre que le racisme est en fait un « système invisible » dont on jouit « de par sa naissance ». C’est l’idée centrale de cette théorie : l’Occident tout entier se serait construit sur le racisme au bénéfice des Blancs, par l’esclavage en Amérique et par la colonisation en Europe. Ce racisme, consubstantiel à nos sociétés, est présent partout quoique souvent diffus, prenant la forme de discriminations systémiques désavantageant en permanence les non-Blancs.

Au-delà de ces deux pionniers, le concept du privilège blanc prend sa source dans des axiomes typiquement marxistes de relations entre dominants et dominés, nourris par la théorie critique de l’École de Francfort et les postmodernistes de la French Theory. Ces intellectuels ont élaboré le cadre de référence, celui des « structures d’oppression » qui seraient constitutives de nos sociétés. L’expression actuelle de ces idées, conséquence de nos sociétés multiraciales, est la « théorie critique de la race » dans laquelle les Blancs se substituent schématiquement à la bourgeoisie et les non-Blancs au prolétariat.

Dans ce courant plus spécifique, on trouve notamment Kimberlé Crenshaw, féministe afro-américaine qui théorisa l’intersectionnalité – c’est-à-dire le cumul des discriminations – pour rappeler aux féministes blanches qu’elles restent des privilégiées. Plus récemment ont émergé des figures comme Ibrahim X. Kendi ou Robin DiAngelo, l’auteur de White fragility, dont le postulat est qu’un Blanc qui n’accepte pas d’être qualifié de raciste démontre par-là son racisme. Ce dernier exemple illustre bien l’une des caractéristiques du concept de privilège blanc, qui n’est fait que de raisonnement circulaire et de biais de confirmation.

Les militants appartiennent la plupart du temps à une minorité raciale et sont souvent issus des minorités. D’une part les convaincus, les politiques, les décoloniaux motivés par une forme de ressentiment, mêlant haine, jalousie et culture de l’excuse. Rohkaya Diallo et Houria Bouteldja sont, en France assez représentatives de ce phénomène. À leurs côtés se trouvent des personnes plus cyniques, qui manient ces idées à des fins plus personnelles : notoriété, argent… On pense à Assa Traoré, dont la position de victime fonctionne comme un statut social qui lui donne accès à la une du Time et à une paire de Louboutin, mais aussi plus largement à n’importe quel Afro-Maghrébin qui criera vite au racisme pour prendre l’avantage sur un adversaire ou attirer la sympathie.

Les soutiens sont plus blancs. Le capitalisme woke, qui joue sur les codes du privilège blanc mais aussi sur les thèmes du lobby LGBT pour des motivations à la fois idéologiques et commerciales. La haute bourgeoisie qui cherche à signaler sa vertu morale, tel Emmanuel Macron assurant dans les colonnes de L’Express qu’ « être un homme blanc peut être vécu comme un privilège ». Et bien sûr la cohorte de sociologues stipendiés – tel Éric Fassin –, artistes et journalistes qui prêchent la bonne parole de l’idéologie dominante.

Quant aux idiots utiles, ce sont tous les Blancs woke, « éveillés », qui acquiescent à leur expropriation au nom d’un antiracisme ethnomasochiste. Ils sont convaincus que la « blanchité » est un fléau à éradiquer, même si cela doit passer par leur contrition et, à terme, leur soumission. Il y a là une forme de néo-protestantisme, idée que je développe dans l’ouvrage.

ÉLEMENTS : La notion de privilège blanc a trouvé en Joe Biden un allié de poids. Comment expliquez-vous le ralliement de la bourgeoisie progressiste à cette thèse ? Serait-ce parce que la gauche Terra Nova US – les démocrates – a trouvé une majorité électorale composite à base de minorités (mais pas la gauche française) ?

GEORGES GUISCARD : Joe Biden, qui a parlé en juin du racisme systémique comme d’une « tache sur l’âme de la nation » – vocabulaire renvoyant au néo-protestantisme que j’évoquais –, est effectivement emblématique. Biden a été choisi par le parti démocrate car il incarnait une forme de pondération, d’équilibre, qui paraissait tactiquement opportune. Il a toujours été considéré comme un modéré et un centriste, de quoi rassurer les électeurs de droite rétifs au style tumultueux de Trump.

Biden, qui a pourtant très vite donné des gages à la gauche woke, a admis son propre privilège blanc et s’est même agenouillé devant des manifestants de Black Lives Matter. Il y a là un mélange de stratégie politique et d’idéologie. Stratégie d’abord, que le journaliste américain Steve Sailer a nommée la « coalition des marges ». Il s’agit d’unir toutes les minorités – non-Blancs, LGBT, musulmans… – ainsi que les femmes, entretenues dans un sentiment d’infériorité ou de désavantage structurel et partiarcalo-raciste, contre un adversaire oppresseur commun : l’homme blanc hétérosexuel et chrétien. D’après Sailer, cette approche a permis l’élection d’Obama en 2008.

En France, la stratégie « Terra Nova » dont vous parlez suit ce modèle. L’abandon des classes populaires pour la coalition des marges est explicite dans la « contribution n° 1 » du think tank au programme du PS en 2012, qui précise que, chez les Français immigrés et leurs enfants, « le rapport de force droite-gauche y est extrême, de l’ordre de 80-20 voire 90-10 ». L’avantage de cette approche électorale est que la part des minorités dans la population ne peut que croître par le jeu démographique, basculement accentué lorsque la gauche parvient au pouvoir.

Mais il ne faut pas y voir qu’un froid plan pour la prise du pouvoir : l’idéologie joue un rôle majeur dans cette mutation. Ce sont toujours les minorités fanatiques et intolérantes qui parviennent à vaincre, car elles refusent la tiédeur, les compromis. Elles sont capables de plus de violence, de plus d’intransigeance. C’est très visible avec le wokisme, de plus en plus exigeant, prêt à excommunier les lâches qui doutent. Plus dynamiques, plus convaincues, ces avant-gardes entraînent les autres à leur suite… ou bien les purgent, ce que l’on voit avec la cancel culture qui frappe volontiers les anciens alliés.

L’évolution de Mélenchon illustre parfaitement ce mécanisme, cette « spirale de la pureté » analysée par les sociologues Bradley Campbell et Jason Manning dans leur ouvrage The Rise of Victimhood culture. Vieux laïcard communisant qui défendait « l’idée qu’on a le droit de ne pas aimer l’islam » en 2015, Mélenchon marchait quatre ans après « contre l’islamophobie » avec les islamistes du CCIF. Il a été comme happé par sa jeune garde radicale et woke, dont Danièle Obono. À sa décharge, Mélenchon se refuse encore à parler de privilège blanc. Finira-t-il, comme Biden, à mettre le doigt dans l’engrenage par stratégie pour finir presque plus radical que ceux qu’il veut séduire ?

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RÉVOLTE contre le PASSE SANITAIRE – Entretien avec Florian Philippot [vidéo]

Florian Philippot

10/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Président des Patriotes, ancien vice-président du Front National, Florian Philippot est aussi engagé depuis le 24 octobre 2020 dans l’organisation de manifestations politiques contre les mesures sanitaires du gouvernement.

Il réaffirme aussi la ligne des Patriotes sur la sortie nécessaire de l’Union européenne pour que la France reprenne le contrôle de sa politique industrielle et migratoire.


Attentats du 13-Novembre – Alexandre Del Valle : « J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque »

Alors que le procès des attentats du Bataclan a débuté ce mercredi, le politologue Alexandre del Valle s’exprime au micro de Boulevard Voltaire.

La France va juger les personnes ayant participé de près ou de loin aux attentats du 13 novembre 2015 qui ont coûté la vie à 130 personnes. Un procès sous haute tension et hors normes en termes de nombre de participants. Qu’attendez-vous de ce procès ?

Nous attendons d’en apprendre un peu plus sur les réseaux, les fonctionnements, les motivations et sur les différentes cellules pour pouvoir anticiper les prochaines fois. Ce qui est certain, c’est que la justice est très lente. Deux pays européens sont impliqués, la plupart sont des Belgo-Marocains, il y a également un Tunisien et deux clandestins, dont un arrivant de Syrie. Il y a donc des personnes de différentes nationalités ou ayant des doubles nationalités sur au moins deux pays européens et quatre ou cinq pays au niveau mondial.

Il y a un immense gâchis : peut-être que ces attentats auraient pu être évités si nous avions collaboré, à l’époque, beaucoup plus étroitement avec le régime syrien, sans forcément cautionner, bien sûr, la dictature et le profil de Bachar el-Assad. Un certain nombre des personnes qui vont être jugées, parce qu’ils sont là ou par contumace, figuraient sur une liste remise par les services syriens au ministère de l’Intérieur, sous François Hollande. Or, on n’en avait pas tenu compte car, jusqu’à l’arrivée de Macron, on refusait toute collaboration avec les méchants Syriens. Cela nous a fait perdre beaucoup d’énergie

Par idéologie, on a négligé une menace. Est-ce une complicité passive de l’État ?

C’est plus complexe qu’une complicité. Je l’avais écrit dans Les Vrais Ennemis de l’Occident : à l’époque, sous Hollande, on était au summum de la diplomatie moraliste. Les deux méchants étaient la Syrie et la Russie. Tout était bon pour renverser le pouvoir de Bachar el-Assad, y compris parler des rebelles au lieu de les désigner comme islamistes qu’ils étaient et qui étaient pires que le régime, car liés aux Frères musulmans, au Qatar, et à la Turquie d’Erdoğan et même à Al-Qaïda qui est aussi dangereux, en Syrie, que Daech.

Le Président Hollande lui-même, comme de nombreux démocrates occidentaux, appelait à renverser Bachar el-Assad. Certains, comme les néoconservateurs ou démocrates américains, voulaient intervenir militairement. L’ensemble de l’Occident, excepté l’Espagne, voulait éradiquer un régime dictatorial accusé d’être trop proche de la Russie. Cela aurait permis à l’OTAN de gagner du terrain en Méditerranée et de faire perdre à la Russie le seul accès qu’elle a à la Méditerranée.

Imaginez les islamistes français ou ceux qui étaient tentés d’aller en Syrie. Ainsi, l’imam de Lunel a dit : « Comment voulez-vous nous demander d’empêcher les jeunes de partir en Syrie puisque les pays occidentaux et le Président Hollande disent que Bachar est une ordure qu’il faut dégager ? » Cela a créé un climat de légitimation du djihad contre Bachar et cela a contribué au phénomène.

Il a donc été difficile de collaborer avec les services syriens. Quoi qu’on pense du régime syrien, ce pays était l’épicentre de l’organisation État islamique et d’Al-Qaïda à partir duquel étaient organisés les attentats et formés ceux qui sont venus mitrailler nos jeunes sur les terrasses et au Bataclan. Il aurait donc été obligatoire que les États occidentaux collaborent un minimum avec les interlocuteurs sécuritaires du pays. On n’a pas voulu les écouter, c’est gravissime.

J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque.

La deuxième leçon que l’on tire est que l’Europe n’est pas du tout efficace. Les membres du commando du Bataclan se sont enfuis, ils ont été contrôlés par la police du nord de la France, ils étaient déjà condamnés plusieurs fois par la justice et on avait des informations, en Belgique, au sujet de leur radicalisation. La Belgique avait transmis les condamnations pour faits de délinquance, mais rien sur leur radicalisation islamiste. C’est pareil pour la police grecque qui aurait pu arrêter un des membres du commando du Bataclan. Or, elle n’a pas eu les informations de la part de la Belgique. La Belgique a une énorme responsabilité, dans cette histoire. Il n’y a pas eu de collaboration entre les polices de plusieurs États européens qui arrivent à collaborer pour nous empêcher d’aller au ski ou pour des passes sanitaires européens ! Ils ne sont pas arrivés à collaborer au sujet des radicalisés fichés.

C’est donc plus particulièrement le procès des administrations de l’Europe et de la Belgique ?

C’est le procès d’un manquement des administrations européennes qui collaborent sur beaucoup de bêtises et retirent la souveraineté aux États sur des choses inutiles. Et sur la seule chose qui devrait être un domaine de coopération réelle, ils ne sont pas efficaces.

Par ailleurs, il y a aussi un échec énorme de la bureaucratie française. Il y avait la BRI, le RAID, la gendarmerie, les gardes mobiles. Les forces de police et de gendarmerie pouvaient intervenir et elles ont eu l’ordre de ne pas intervenir. Certains ont eu l’ordre de faire demi-tour pour revenir ensuite deux heures plus tard. Il y a eu un couac administratif, une rivalité entre les polices, entre la police et la gendarmerie, entre des ministres. Il y a eu énormément de manquements. J’espère que ce sera aussi le procès des incohérences, des lenteurs administratives et du manque de coopération entre différents corps de police.

Je n’accuse pas la police, c’est de la faute des politiques.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Thaïs d’Escufon condamnée par la justice à 2 mois de prison et 3000 euros d’amende

Thaïs d’Escufon

La Justice a tranché. La jeune influenceuse de droite Thaïs d’Escufon a été condamnée par le tribunal de Saint-Gaudens à une peine de 2 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 3.000 euros.

Une condamnation pour « provocation publique à la haine raciale »

Le parquet de Saint-Gaudens avait requis en première instance une peine de 4 mois d’emprisonnement et une amende de 4.000 euros. Le procureur en charge de l’affaire avait notamment retenu pour caractère pénal une infraction d’injure et avait expliqué que la militante « stigmatisait » les migrants. Ce dernier avait ajouté que les mots de Thaïs étaient « une expression outrageante, un terme de mépris ou invective ».

Thaïs, ancienne porte-parole du mouvement Génération identitaire, avait été mise en cause pour « provocation publique à la haine raciale et injures publiques » après l’opération anti-migrants menée par le collectif, mi-janvier, dans les Pyrénées. Plus précisément, Thaïs d’Escufon avait tenu les propos suivants : « Nous refusons que notre peuple continue d’être submergé et assassiné par cette immigration massive. […] À tous ceux qui veulent nous envahir, retournez chez vous. L’Europe ne sera jamais votre maison. »

Déclarée coupable des faits reprochés, la jeune Thaïs a déjà annoncé vouloir faire appel et assure continuer son combat idéologique. Elle a également lancé un appel aux dons afin de payer ses frais d’avocat.


Texte repris du site Valeurs Actuelles