Emmanuel Macron et l’inversion accusatoire, par Guillaume de Thieulloy

À L’occasion de l’anniversaire du débarquement en Provence, Emmanuel Macron a notamment déclaré : « Je crois très profondément que ce que notre pays, notre continent sans doute, et le monde occidental traversent aujourd’hui, est une crise profonde de doute, mais réside aussi parfois dans l’oubli du courage, dans l’esprit de résignation, dans les petits abandons. Ce qui porte notre pays ce sont ces siècles de bravoure, c’est cette force d’âme, c’est cet esprit de résistance. C’est ce fait qu’il n’y a rien en France au-dessus de la liberté et de la dignité de chacun, cet amour de la France, c’est ce qui doit nous réconcilier. »

Nous serions tentés d’applaudir si M. Macron avait une légitimité quelconque à tenir un tel discours. Hélas, il n’en est rien.

L’amour de la France, l’actuel chef de l’État l’a piétiné à maintes reprises, accusant notamment son propre pays – et à l’étranger ! – de crimes contre l’humanité en Algérie.
Les malheureux Algériens qui, voici quelques mois, manifestaient contre le régime corrompu de Bouteflika au cri d’« Algérie française », avant de rejoindre les geôles sordides du FLN, ont dû apprécier !

De façon générale, ni l’histoire de notre pays, ni la beauté de ses paysages ne semblent émouvoir notre président.

Technocrate déraciné, il pense que la France n’a pas d’avenir et que l’heure est venue pour la « gouvernance » (pour employer le sabir en vigueur) européenne, en attendant sans doute la « gouvernance » mondiale.

Comment donc pourrait-il sortir notre France du doute ?

Il semble n’avoir aucune idée de ce qui a forgé l’identité de notre peuple – et, d’ailleurs, le mot même d’identité semble un gros mot pour ses soutiens.

Quant à l’esprit de résignation et d’abandon, c’est se moquer du monde que d’oser l’évoquer quand on est comptable du double bilan du quinquennat précédent et du quinquennat actuel !

Qu’est-ce que la loi Avia contre la « cyberhaine », sinon une façon particulièrement perverse d’acheter la « paix sociale » avec les banlieues de l’islam au prix de la liberté de tous les Français ? Cet aveuglement volontaire sur la réalité islamique n’est-il pas l’archétype de l’oubli du courage ?

Mais, surtout, il est ahurissant d’entendre l’homme d’État qui, en 70 ans, a le plus fait contre les libertés des Français et qui a le plus insulté les plus modestes affirmer tranquillement qu’« il n’y a rien en France au-dessus de la liberté et de la dignité de chacun ».

C’est d’autant plus ahurissant que, dans le même discours, Emmanuel Macron a implicitement accusé les gilets jaunes d’avoir divisé le pays par la violence.

Chacun sait que ces violences avaient tout à voir avec l’extrême gauche, choyée par les gouvernements successifs, et rien avec les gilets jaunes.

Chacun sait surtout que la révolte des gilets jaunes est une révolte pour la liberté et pour la dignité des Français.

Même dans la torpeur estivale, une telle inversion accusatoire aurait dû susciter des réactions indignées. Mais l’opposition reste aux abonnés absents.

J’avoue qu’entendre un tel discours dans la bouche d’un tel homme et n’entendre aucune réplique médiatique ou politique, ne me rassure pas sur la santé de notre pauvre pays.

Il est vrai qu’elle était en plus mauvais état en 1944, quand les troupes de de Lattre ont débarqué en Provence. Mais l’esprit de résistance était plus fort, alors. Aujourd’hui, ne semble subsister que le mensonge et l’esprit de soumission – soumission à l’islam comme au nihilisme.

Comme le rappelait Soljénitsyne à Harvard, seul le courage permet de s’opposer au totalitarisme – et le courage manque cruellement aujourd’hui.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Notre renaissance passe par la remigration

Forts du constat que les sociétés multiculturelles sont un échec retentissant, les identitaires proposent depuis plusieurs années une audacieuse politique de remigration. Le retour dans leur pays d’origine d’une majorité d’immigrés non Européens est une priorité absolue.

L’invasion migratoire n’est évidemment pas le seul malheur qui frappe les Européens : chômage de masse, explosion de la cellule familiale, progression constante de la dépression et des comportements addictifs, atomisation sociale, etc. La liste est longue.

Pour autant, c’est bien la remigration qui doit être la première étape de la reconstruction identitaire, sociale, économique et politique de la civilisation européenne.

Le multiculturalisme source du malaise européen

L’invasion migratoire et le matraquage médiatique destiné à la faire accepter constituent sans doute la cause principale du mal-être des Européens. Les autochtones subissent un exil dans leur propre pays, ils ont été chassés des banlieues par de nouveaux venus qui se comportent en conquérants arrogants, ainsi que par l’insécurité endémique et la dépossession culturelle qui les accompagne. À cela s’ajoute la peur de l’exclusion sociale pour qui oserait critiquer le dogme multiculturaliste. Vivre dans la France du XXIe siècle, c’est subir un politiquement correct étouffant et démoralisant.

Sans remigration, point de salut !

L’immigration n’est pas un problème particulier que l’on pourrait considérer isolément des autres grandes questions sociales et sociétales. C’est un phénomène majeur dont les ramifications sont multiples et durables. La présence massive de populations exotiques dans notre pays fausse tous les débats, tous les indicateurs, et paralyse tous les moyens mobilisables pour sortir du marasme ambiant.

Comment les syndicats pourraient-ils protéger les salariés quand l’essentiel de leur activité consiste aujourd’hui à défendre les immigrés dont l’arrivée a détruit la solidarité des travailleurs ? Au-delà des dysfonctionnements de l’Éducation nationale, la baisse généralisée du niveau scolaire n’est-elle pas due au poids écrasant de l’immigration ? Les systèmes sociaux sont-ils intrinsèquement trop coûteux ou sont-ils simplement inadaptés aux peuples de substitution qui se sont installés ici en moins d’un demi-siècle ?

Aucune réforme sociale fondée sur une augmentation de la dépense n’est envisageable lorsque des dizaines de milliards d’euros sont confisqués chaque année par le clientélisme gouvernemental envers les immigrés. Et dans le même temps, aucune réduction de ces dépenses n’est concevable sans mettre en péril la fameuse « paix sociale républicaine », qui n’est qu’une paix ethnique qui ne dit pas son nom. L’arrêt de la politique de la ville, c’est à coup sûr les banlieues qui s’embrasent et les émeutes de 2005 en pire. Prises entre le marteau et l’enclume, le seul horizon des classes populaires et moyennes françaises est la saignée fiscale.

De la nécessité de réapprendre à combattre

Si les raisons précédemment évoquées justifient à elles seules la remigration, ce combat pour la Reconquête permettra aussi aux peuples européens de retrouver les qualités intérieures, instinctives et spirituelles nécessaires à la rénovation de notre civilisation.

Le combat identitaire revêt un caractère à la fois urgent et existentiel. Urgent car l’immigration progresse massivement et continuellement. Existentiel car il répond à une question de survie ainsi que de développement spirituel et social en préservant une culture qui nous donne une raison d’être autre chose que des consommateurs.

Ce combat pour notre préservation n’est ni incompréhensiblement technique ni désespérément vague comme peuvent l’être les questions économiques. Chacun est concerné et les solutions de bon sens s’imposent progressivement dans le débat politique européen : les bonnes frontières font les bons voisins.

Ce combat est non seulement nécessaire mais il est aussi gagnable. En effet, la contestation populaire contre l’invasion migratoire ne cesse de s’amplifier : le mouvement des gilets jaunes n’hésitait pas au départ à dénoncer les clandestins et le Pacte de Marrakech, les sondages placent régulièrement l’immigration comme première préoccupation des Français. Dans le même temps, les digues médiatiques et politiques s’effritent.

Depuis plusieurs décennies, la droite a mené des combats parfois stériles ou d’arrière-garde, tout en vivant sous l’hégémonie culturelle de la gauche. Son muscle politique s’est atrophié par manque d’exercice sérieux. C’est en menant l’authentique lutte du XXIe siècle, celle de la démographie, que la droite retrouvera le sens du combat et de la victoire politique, faite de conquêtes concrètes et vitales. Lorsque la remigration sera mise en place, la droite aura renoué avec le succès. Alors seulement, la domination métapolitique « progressiste » sera brisée.

Aucune conquête politique future ne se fera sans redécouvrir une éthique de la volonté. Car, comme le disait Dominique Venner, « Tout montre selon moi que [les Européens] seront contraints d’affronter à l’avenir des défis immenses et des catastrophes redoutables qui ne sont pas seulement celles de l’immigration. Dans ces épreuves, l’occasion leur sera donnée de renaître et de se retrouver eux-mêmes ».

Corentin Rochefort

Texte repris du site de : Les Identitaires

Stéphane Ravier censuré – La Provence est devenue La Pravda de Marseille

Du temps de l’URSS, la pratique était courante, pour ne pas dire systématique : les photos étaient retouchées pour éliminer les visages des ennemis du peuple. Comme la définition d’ennemi du peuple était évolutive, les photos anciennes devaient être constamment retouchées.

Dieu soit loué, la Pravda d’aujourd’hui n’est plus la Pravda d’hier. Mais c’est la France qui se soviétise, et c’est le quotidien monopolistique de Marseille La Provence qui se transforme en une nouvelle Pravda. Le site Boulevard Voltaire nous le raconte sous la plume de Thomas Bertin.

A l’occasion des cérémonies du 15 août, les fidèles s’étaient rassemblés, comme chaque année, dans la cathédrale de la Major. La Provence avait réalisé le reportage habituel, avec une photo montrant la foule rassemblée dans la cathédrale, pour prier et chanter. Mais là, horreur, scandale, au milieu de la foule, les agents de la censure interne de La Provence reconnaissent… le sénateur RN des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier. Il faut avoir de bons yeux et être physionomiste pour l’identifier dans cette foule très dense de plusieurs centaines de personnes. Sans doute muni d’une loupe, le préposé à la censure a réussi à l’identifier, et il s’est apparemment dit que si lui avait réussi à la reconnaître, des lecteurs de La Provence risquaient d’en faire autant. Du même coup, cette image d’un sénateur RN qui prie et qui chante au milieu d’une foule de chrétiens va à l’encontre des pratiques habituelles de diabolisation des élus et militants de ce courant.

Ni une ni deux, la censure a flouté le visage de Stéphane Ravier. « Miracle de la technologie, commente Thomas Bertin, non pas une apparition, mais une disparition : celle du sénateur RN des Bouches-du-Rhône. »

A notre connaissance, ce cas est unique en France. Il y avait bien eu, en 1971, après les affrontements du palais des Sports entre militants d’Ordre nouveau et maoïstes et trotskystes (c’étaient les courants gauchistes à la mode à l’époque), la circulation et la publication d’une photo retouchée (par l’AFP ? par Le Républicain lorrain qui l’avait publiée en une ?) où les visages des jeunes nationalistes avaient été grossièrement affublés de dents de vampires et d’yeux à la Belphégor.

« Honte à vous ! »

Mais même de Gaulle, qui pratiqua la censure à haute dose contre les résistants à l’abandon de l’Algérie, n’a pas fait flouter le visage de Georges Bidault, descendant les Champs-Elysées à ses côtés, en août 1944, malgré son soutien ultérieur à l’OAS.

Le sénateur Ravier a aussitôt envoyé un message à La Provence : « Bonjour, La Provence, dans votre page sur la procession de la Major pour célébrer la Madone, vous avez flouté mon visage ! Ça vous prend souvent d’agir comme la Pravda de Staline ? Honte à vous ! » Ravier a demandé des excuses publiques, qu’il n’a toujours pas obtenues à l’heure où paraissent ces lignes.

France Info s’est fait l’écho de ce floutage, évoquant des raisons « obscures ». Non, les raisons ne sont pas obscures du tout. La Provence, qui bénéficie d’un monopole de fait de l’information locale écrite, se veut au service du parti de Macron, et entend bien peser localement, dans la perspective des élections municipales de mars prochain. Dans ce cadre, il est probable – comme cela s’est toujours pratiqué dans la « grande » presse – que Stéphane Ravier figure sur la liste noire de La Provence, liste qui identifie les personnes qu’il ne faut jamais citer positivement. C’est ça, la censure. •

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 19 août 2019

Grand remplacement en Europe : spirale infernale en Espagne

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. C’est au tour de l’Espagne d’être étudiée par Paul Tormenen. Face à l’afflux de migrants, la péninsule ibérique est dans une situation critique.

Comme l’Italie, l’Espagne a longtemps été un pays d’émigration. A partir des années 1980, l’immigration a commencé à prendre de l’importance dans la péninsule ibérique. Les nouveaux arrivants venaient surtout d’Afrique du nord (Maroc), et dans une moindre mesure d’Europe de l’Est et d’Asie (1).Mais c’est surtout durant les années 1990 et 2000 que l’immigration a augmenté considérablement en Espagne, tant en flux qu’en nombre d’étrangers présents dans le pays. Le secteur des services, l’agriculture et dans une moindre mesure l’industrie ont recruté en quantité des travailleurs étrangers (2).

Ces dernières années, hormis des baisses ponctuelles, les entrées illégales en Espagne d’africains via le Maroc et le détroit de Gibraltar sont en progression continue (3). L’Espagne devient la principale porte d’entrée à l’immigration illégale en Europe.

La population de l’Espagne s’est transformée rapidement pendant les dernières décennies. Les raisons principales sont une natalité très faible, le départ du pays de nombreux espagnols et une immigration très importante et mal maîtrisée.

Les entrées sur le territoire espagnol

En termes de flux, les entrées d’étrangers ont augmenté dans les dernières décennies de façon considérable. Alors que près de 30 000 personnes arrivaient dans le pays en 1996 (4),ils étaient 643 000 à y entrer en 2018 (5). Le solde des entrées et des sorties d’étrangers est excédentaire depuis 2015. Sur la seule période 2015-2018, ce solde aboutit à la présence de 717 000 étrangers supplémentaires en Espagne (6).

Le nombre d’étrangers présents dans le pays

La progression du nombre d’étrangers présents dans le pays est impressionnante : alors qu’il était d’un demi-million en 1996, le nombre d’étrangers légalement présents dans le pays est passé à 2,8 millions en 2006. En 2018, l’Espagne comptait 6,3 millions de résidents étrangers (7).

Les principales nationalités des étrangers sont par ordre d’importance roumaine (1 million), marocaine (786 000) et anglaise (330 000) (8). Dans la période 2009-2018, plus d’un million d’étrangers se sont vu attribuer la nationalité espagnole, dont 245 000 résidents originaires d’Afrique (9).

Le nombre d’enfants de père ou de mère étranger dans le pays est en hausse constante depuis 2015. Un enfant sur six a au moins un parent étranger (10). En 2018, les bébés nés en Espagne de mères étrangères représentaient 20,6 % du total des naissances (11).Si certains ont pu y voir le succès de l’intégration des nouveaux arrivés, les chiffres n’évaluent pas l’ampleur des mariages « communautaires » avec des conjoints issus du pays d’origine du couple.

Le nombre de clandestins dans le pays n’est pas clairement identifié. Des régularisations massives ont été organisées par les gouvernements socialistes dans les années 1990 et 2000. L’opération menée en 2005 a à elle seule concerné un demi-million de personnes (12). Les marocains en situation irrégulière en Espagne seraient au nombre de 250 000, ce qui, ajouté aux résidents légaux (786 000), en ferait la première communauté étrangère dans le pays (13).

La religion musulmane est en progression importante en Espagne. Le nombre de musulmans est estimé à deux millions (sur une population totale de 46,7 millions), un chiffre qui a progressé de 300 000 de 2012 à 2017. Le pays comptait en 2017 1630 institutions et 1 562« communautés » islamiques. Les musulmans représentent plus de 10 % de la population dans les provinces de Girone, Lleida, Tarragone, Castellón, Murcia et Almería. La progression de la population musulmane entre 2012 et 2017 est particulièrement marquée à Guipúzcoa (+78 %), Huelva, Lugo et Almería (+35 %) (14).

Un véritable grand remplacement ?

L’Espagne a depuis de nombreuses années un nombre très important de chômeurs (3,3 millions en mars 2019) (15) et l’économie « souterraine » y est importante (16). En dépit d’une timide reprise ces dernières années, la crise financière de 2008 fait encore sentir ses effets.

Paradoxe apparent : alors que les immigrés sont de plus en plus nombreux dans le pays, des espagnols quittent l’Espagne contraints de chercher un emploi à l’étranger. Ce phénomène est si important qu’en dépit d’une immigration plus que conséquente, le nombre de départs du pays a été pendant quelques années plus important que le nombre d’entrées. Cela a contribué, avec la chute de la natalité, à une baisse ponctuelle de la population (17).

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Le Kosovo : « un État mafieux non viable économiquement, politiquement, en plein cœur de l’Europe »

19/08/2019 – EUROPE (NOVOpress)
20 ans après la fin des combats, les relations sont exécrables entre Belgrade et Pristina ainsi qu’entre Serbes et Albanais.

Xavier Moreau, fondateur du think tank Stratpol, spécialiste des relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide, revient sur la situation explosive du Kosovo.


Et Angela Merkel continue de défendre sa politique migratoire…

Lors d’une discussion avec des citoyens, Angela Merkel a une nouvelle fois défendu sa politique migratoire, alors que des crimes en tous genres commis par des migrants ont lieu un peu partout en Allemagne.

De retour de vacances d’été, la chancelière démocrate-chrétienne Angela Merkel s’est rendue, ce mardi 13 août 2019, au sein de sa circonscription électorale, située dans le nord-est de l’Allemagne, sur la mer Baltique, et y a visité une école à Greifswald, puis a pris part à une rencontre à Stralsund avec 200 lecteurs du quotidien Ostsee Zeitung.

Elle a, à cette occasion, défendu sa politique migratoire, tout en déclarant devoir vivre avec la controverse qui porte sur celle-ci, avant d’ajouter que ce choix, en 2015, d’ouvrir les frontières a aidé lors d’une crise humanitaire exceptionnelle et urgente.

Selon Angela Merkel, l’Allemagne ne peut pas seulement prendre soin de sa propre prospérité, mais doit assumer sa part du monde : « Nous ne pouvons pas penser seulement à nous. » Elle a qualifié les « sauvetages » en mer Méditerranée de « devoir humanitaire », tout en critiquant les contrebandiers et passeurs.

Accusée par un élu local patriote, présent parmi les intervenants, de diviser, par sa politique migratoire, la société allemande, la chancelière a nié ce fait. Pourtant, il est évident qu’une partie du peuple vit très mal l’arrivée massive de gens venus d’autres continents et la criminalité engendrée par ceux-ci. Les sondages en vue des élections pour les Parlements de trois États allemands de l’Est prévues le 1er septembre – Saxe et Brandebourg – et le 27 octobre – Thuringe – donnent de très bons scores au parti patriotique Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Alors qu’Angela Merkel chante les louanges de sa propre politique d’accueil de migrants, quotidiennement, divers faits sordides se déroulent à travers le pays.

Ainsi, le dimanche 11 août, à 5 heures du matin, à Neuötting, en Bavière, une dame de 52 ans a été suivie, agressée en rue, tirée dans un pré et violée par deux hommes au teint sombre.

La même nuit, à 0 h 45, à Hanovre, en Basse-Saxe, une dame de 38 ans a été harcelée sexuellement en rue par deux hommes ayant un « physique du Sud », puis poussée contre un grillage et violée par un des deux individus.

Toujours le 11, cette fois vers 22 h 50, à Leipzig, en Saxe, une jeune femme de 21 ans a été victime en rue de propos sexistes d’un « homme du Sud », puis frappée par celui-ci avant de tomber au sol.

Les plus jeunes représentantes de la gent féminine ne sont pas épargnées. Le vendredi 9 au soir, à Straubing, en Bavière, deux adolescentes de 15 et 16 ans ont été harcelées et poursuivies par un homme « du Sud » parlant un allemand saccadé, alors que le jeudi 8 août, à Altenbeken, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, un homme à la peau foncée a abordé, sur une plaine de jeux, deux filles de 11 ans, en a embrassé une et a touché l’autre aux parties intimes.

Lionel Baland

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Statistiques ethniques : prouvez-nous que nous avons tort – Cyril Raul (Les Identitaires)

L’idéologie de gauche recèle aujourd’hui une forme d’obscurantisme : alors même qu’elle prétend se parer des oripeaux du progrès, elle censure la recherche à travers l’interdiction des statistiques ethniques en France. Une prohibition dont elle est à la fois garante et tributaire.

Libérer les sciences humaines

La submersion migratoire que nous subissons est un phénomène qui n’a tout simplement jamais été observé dans notre histoire. Nous n’avons dès lors jamais autant eu besoin des sciences humaines qu’à notre époque pour la décrire et la chiffrer, pour dresser le tableau de ce bouleversement humain. Or, censurer les statistiques ethniques, c’est supprimer un pan des sources les plus utiles au travail des démographes, des géographes ou des sociologues. Libérons ces sources, libérons le travail des chercheurs et des universitaires honnêtes. Les Christophe Guilluy, Michèle Tribalat ou autre Jean-Paul Gourévitch doivent pouvoir accéder à tous les chiffres, sans restriction ni tabou. À l’instar de leurs homologues des pays anglo-saxons, où le poids de l’idéologie sur la recherche est beaucoup moins prégnant qu’en France.

Dissiper le flou

Certes, il existe aujourd’hui de nombreuses sources chiffrées sur l’immigration. Et même de plus en plus, notamment grâce à de récentes recherches fondées sur l’onomastique (1). Mais l’absence des statistiques ethniques laissera toujours un vide, une brèche grâce à laquelle les données à notre disposition seront systématiquement relativisées, retournées, noyées, voire raillées par quelques experts-idéologues surmédiatisés bien moins scientifiques que militants (2). Ces derniers savent manier habilement les statistiques imparfaites et les chiffres lacunaires pour mieux entretenir le flou.

Face à ces vieilles techniques d’enfumage, les statistiques ethniques présentent un triple avantage : elles sont simples, nettes et incontestables. Elles ne laissent que peu de place au relativisme et aux interprétations biaisées de la gauche universitaire.

Une raison qui explique sans doute la quasi-absence de débats dans le monde de la recherche sur l’opportunité d’autoriser les statistiques ethniques (3), dans un univers penchant fortement à gauche de l’échiquier politique. Des chercheurs contre la libération des sources : voilà bien une position paradoxale, car tout scientifique devrait au contraire militer contre la censure des sources, cette matière première à partir de laquelle se façonne tout travail de recherche sérieux.

Chiffrer le ressenti

En autorisant les statistiques ethniques, nous aurions enfin les réponses aux questions les plus taboues et polémiques de notre société. Qui peuple nos prisons ? Quel est le profil des délinquants ? Qui sont les premières victimes des violences raciales ? Qui touche les aides sociales ? Sans oublier bien d’autres domaines de recherche tels que l’engorgement des urgences hospitalières et des tribunaux, les accidents de la route, le harcèlement de rue ou la violence à l’école. Les statistiques ethniques éclaireraient les vérités enfouies, elles révéleraient les évidences grâce à une nouvelle cartographie du réel. Elles transformeraient nombre de pressentiments en certitudes, nombre d’impressions en convictions.

Mais à ce jour, la submersion migratoire dont nous éprouvons tous les jours les effets dévastateurs n’est pas précisément ni clairement chiffrée. En l’absence de chiffres autorisés, il sera toujours aisé pour les experts de gauche de nous taxer de biais cognitif, de relativiser notre ressenti et de disqualifier notre discours.

Et s’ils avaient raison ? Et si la situation de notre pays était moins pire que ce que notre expérience personnelle nous laisse croire ? Tous nos constats sur l’immigration, la dissolution de notre identité ou le racisme anti-blanc ne seraient-ils pas en fait que les fruits d’une interprétation très subjective et pessimiste de la réalité ?

Nous ne pouvons plus laisser la place au doute. Dissipons définitivement l’incertitude. Messieurs les experts pour qui la submersion migratoire n’existe pas, les Clément Viktorovitch ou les Hervé Le Bras, militez avec nous pour la légalisation de statistiques ethniques : prouvez-nous une bonne fois pour toutes que nous avons tort.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

(1) L’onomastique est l’étude des noms propres. Saluons ici l’avancée que constitue le travail de Jérôme Fourquet dans son ouvrage L’Archipel français (Seuil, 2019), dans lequel l’auteur a recours à l’onomastique pour déterminer le nombre de naissances d’enfants portant un prénom musulman chaque année en France.
(2) On songe par exemple ici à Clément Viktorovitch, professeur de rhétorique à Sciences-Po Paris et passé maître dans l’art de l’enfumage chiffré, comme ici face à Charlotte d’Ornellas.
(3) Citons néanmoins l’ouvrage de Michèle Tribalat, Statistiques ethniques, une querelle bien française, (L’Artilleur, 2016) qui avait tenté d’ouvrir le débat sur le sujet.

Ce sheikh explique que le verset 4 de la sourate 65 autorise le mariage avec des petites filles et même des bébés

Novopress vous donne rendez-vous après les vacances d’été

Novopress Ecrire Plage

19/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque année à la même époque, Novopress s’interrompt le temps que sa petite équipe prenne des vacances bien méritées. Le temps, aussi, que nous prenions le temps d’analyser toutes les remarques que vous nous avez faites tout au long de l’année afin de vous proposer, à la rentrée, un Novopress.info qui soit encore plus conforme à vos attentes.

A cet égard, nous avons besoin d’étoffer notre équipe.

Si vous voulez nous rejoindre, si vous voulez participer au site historique de la réinformation identitaire, n’hésitez à nous contacter en cliquant ici,. Nous prendrons contact avec vous dans les meilleurs délais.

Nous avons également besoin de moyens pour nous développer. Pour cela, le moindre don nous est précieux. Pour nous aider, cliquer ici.

Naturellement, si l’actualité l’exige, nous interromprons nos congés pour vous livrer les informations que vous êtes en droit d’exiger.

Merci à tous et bonnes vacances.

Ni France des homards, ni France des kebabs… on a le droit ?

Ce n’est pas rien, d’être porte-parole du gouvernement. On en est à la fois le miroir, l’émissaire, le traducteur, l’intermédiaire, l’avocat, l’identité. On porte cette parole du gouvernement respectueusement comme le Saint-Sacrement et sans la travestir.

Si Sibeth N’Diaye est ce fidèle reflet, il y a de quoi s’interroger.

Le premier langage, celui que l’interlocuteur perçoit tout d’abord, est celui du corps. Passons sur le piercing lingual, qu’elle « tient à conserver malgré ses fonctions de porte-parole du gouvernement », explique Gala (11 juillet 2019), parce qu’il « lui rappelle son engagement passé et le travail de terrain qu’elle effectuait pour convaincre les jeunes de se mobiliser, notamment après le coup de tonnerre du 21 avril 2002 », et qu’elle « avait entamé un tour de France avec l’UNEF entre les deux tours de la présidentielle, pour convaincre la jeunesse étudiante de se mobiliser contre le FN ». Quel rapport ? Mais admettons. Après tout, s’il ne l’empêche pas de s’exprimer – l’organe sur lequel il est posé étant quand même son outil de travail -, cela ne nous regarde pas.

Passons sur ses tenues bigarrées diverses et variées. Les goûts et les couleurs, ma foi… et convenons que les costumes ajustés d’Emmanuel Macron ont remplacé les tenues tirebouchonnées de François Hollande sans que cela ne change d’un iota le mal-être des Français.

Ses atours « très décontractés » – comme les décrit (toujours) Gala – du 14 juillet ont fait, en revanche, légitimement tousser. Son tee-shirt imprimé « Tous les garçons et les filles », refrain de Françoise Hardy, sera sans doute du meilleur effet sur la plage, mais aucun ministre n’aurait eu l’idée d’arriver accoutré de son pendant masculin, version Jacques Dutronc « Je suis un opportuniste, je retourne ma veste », même si c’est souvent vrai.

Emmanuel Macron n’arborait ni tongs ni bermuda, les forces armées qui défilaient devant la tribune officielle dans leur costume chamarré auraient assez peu apprécié. La moindre des choses, pour un porte-parole, serait de se mettre modestement au diapason. Mais casser les codes est devenu le nouveau code. Et ses origines, qu’elle convoque à l’envi pour tétaniser ses détracteurs, ne sont pas le sujet. J’ai fait ma première communion au Sénégal, pays natal de Sibeth N’Diaye, et me différenciais, ce matin-là, à mon grand dam, des autres enfants par deux caractéristiques, les photos peuvent en témoigner : ma couleur de peau, à laquelle nul ne pouvait rien, et ma tenue que je reprochais in petto à ma mère… je portais robe à bretelles et sandales quand toutes les fillettes avaient les épaules couvertes et des socquettes bien tirées dans des chaussures fermées, ce qui, trouvais-je, me faisait ressembler par comparaison à une va-nu-pieds.

Mais ce sont surtout ses mots du 17 juillet, pour commenter la démission du ministre de l’Écologie, qui ont déchaîné les passions sur les réseaux sociaux : « Tout le monde ne mange pas du homard, on mange plutôt du kebab. » Pour la porte-parole de l’Élysée, exit le jambon-beurre, la quiche lorraine, la salade parisienne, le petit salé, la galette bretonne, le gratin dauphinois et tutti quanti… le plat populaire français symbolique est désormais le kebab.

En février 2017, Emmanuel Macron ironisait sur « les petits bourgeois », « les immobiles », ces empêcheurs de consommer en rond qui s’opposaient aux ouvertures le dimanche parce que, ce jour-là, « on reste chez soi à manger la blanquette de veau en famille ». Ce dont Emmanuel Macron rêvait, sa porte-parole Sibeth N’Diaye l’a fait : la France blanquette de veau n’est plus, écrasée entre la France des hauts lieux, celle des homards, et la France des banlieues, celle des kebabs. Avec le néant au milieu.

Son piercing, suggère Gala, serait un porte-bonheur dans sa lutte contre l’extrême droite ? Si elle multiplie ce genre de déclarations, au vu des tombereaux d’indignation, c’est tout un champ de clous en rangs serrés qu’il va falloir planter avant les prochaines élections.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

I-Média – Des émeutes algériennes bon enfant ?

19/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant.

Selon les médias qui ont couvert les exactions des supporteurs algériens, il s’agissait de simples incidents.

Une occultation médiatique évidente.


Vladimir Poutine attaque l’accueil des migrants : « Où sont les intérêts de la population autochtone ? »

Vladimir Poutine, président de la Russie, accordait récemment au Financial Times un entretien très commenté dans lequel il attaquait frontalement le libéralisme menant à l’accueil des migrants par de nombreux pays européens. Voici la traduction d’extraits de cet entretien par les soins de Polémia.

Financial Times : Une question générale maintenant. J’ai parlé au début de notre entretien d’une fragmentation. Un autre phénomène aujourd’hui est la vive réaction populaire contre les élites et l’establishment et vous avec vu cela avec le Brexit. Peut-être parlerez-vous de l’Amérique de Trump. Vous avez vu cela avec l’AFD en Allemagne, en Turquie et dans le monde arabe. Combien de temps pensez-vous que la Russie pourra rester immunisée contre ce mouvement global de réaction contre l’establishment ?

Vladimir Poutine : Vous devez examiner les réalités dans chaque cas particulier. Bien sûr il y a des tendances, mais elles sont seulement générales. Dans chaque cas particulier, lorsque l’on regarde la situation, et la manière dont elle se déroule, vous devez prendre en compte l’histoire du pays donné, sa tradition et ses réalités. Combien de temps la Russie restera-t-elle stable ? Le plus longtemps sera le mieux. Parce que de nombreuses choses, et sa position dans le monde, dépendent de sa stabilité, de sa stabilité intérieure.

Ultimement, le bien-être du peuple dépend tout d’abord de sa stabilité. Une des raisons, la raison interne, pour laquelle pour laquelle l’URSS s’est effondrée, est que la vie quotidienne était difficile pour le peuple, dont les salaires nets étaient très bas. Les magasins étaient vides et le peuple perdait le désir intrinsèque de préserver l’Etat. Les gens pensaient que les choses ne pouvaient pas empirer, quoi qu’il arrive. Or il advint que la vie devint pire pour de nombreuses personnes, spécialement au début des année 1990, lorsque la protection sociale et le système de santé s’effondrèrent et que le système industriel s’émiettait. Le régime soviétique était probablement inefficace mais au moins les gens avaient un travail. Après l’effondrement ils l’ont perdu. Donc vous devez étudier chaque cas particulier de manière séparée.

Que se passe-t-il en occident ? Quelle est la raison du « phénomène Trump », comme vous l’avez dit, aux Etats-Unis ? Que se passe-t-il aussi en Europe ? Les élites au pouvoir se sont détachées du peuple. Le problème évident est le fossé entre les intérêts des élites et ceux de l’écrasante majorité du peuple. Nous ne devons pas négliger cette possibilité. Une des choses que nous devons faire en Russie est de ne jamais oublier que le but de l’exercice et de l’existence de tout gouvernement est de créer une vie stable, normale et sûre pour le peuple, et d’œuvrer pour un avenir meilleur.

Il y a aussi la prétendue idéologie libérale qui a survécu à son objectif initial. Nos partenaires occidentaux ont admis que de nombreux éléments de l’idéologie libérale, comme le multiculturalisme, ne sont plus tenables. Quand le problème des migrations est devenu une préoccupation majeure, de nombreuses personnes ont admis que la politique multiculturaliste n’était pas efficace, et que les intérêts de la population nationale devaient être placés en premier. Il est vrai que ceux qui font face à des difficultés dans leur propre pays, pour des motifs politiques, ont aussi besoin de notre aide. C’est un bel idéal, mais où sont les intérêts de la population autochtone quand le nombre de migrants se dirigeant vers l’Europe de l’ouest n’est pas une simple poignée, mais des milliers ou des centaines de milliers de personnes ?

Financial Times : Angela Merkel a-t-elle commis une faute ?

Vladimir Poutine : Une faute cardinale. On peut critiquer Trump pour son intention de construire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis. Peut-être cela va-t-il trop loin. Je ne veux pas discuter cela. Mais il devait faire quelque chose contre l’énorme flux entrant de migrants et de narcotiques. Personne ne fait rien. On dit à l’envi que ce n’est pas bien. Mais qu’est-ce qui n’est pas bien ? Que faut-il faire ? Personne n’a rien proposé. Je ne dis pas qu’un mur doit être construit, ou les droits de douane relevés de 5 % par an avec le Mexique. Ce n’est pas ce que je dis, cependant quelque chose doit être fait. Trump cherche au moins une solution.

A quoi je veux en venir ? Ceux qui sont concernés à propos de cela, les Américains ordinaires, regardent cela et disent : « C’est bien, au moins il fait quelque chose, en proposant des idées et en cherchant une solution ». Les tenants de l’idéologie libérale ne font rien. Ils disent que tout va bien et que tout est comme cela devrait être. Ils sont installés dans leurs bureaux confortables tandis que ceux qui sont confrontés aux problèmes chaque jour, au Texas ou en Floride, ne sont pas heureux, et ils devront bientôt gérer leurs problèmes eux-mêmes. La même chose est en train de se passer en Europe. J’ai discuté de ce problème avec mes collègues mais personne n’a la réponse. Ils disent qu’ils ne peuvent pas mener une politique dure contre l’immigration pour de multiples raisons. Pourquoi exactement ? Juste parce que. « Nous avons des lois » disent-ils. Et bien alors, changez les lois ! Nous aussi avons des problèmes dans notre propre sphère. Nous avons ouvert les frontières avec les anciennes républiques soviétiques, mais au moins ces gens là parlent russe. Vous voyez ce que je veux dire ? Et en outre nous avons pris des mesures pour rationaliser les choses dans ce domaine. Nous travaillons avec les pays d’origine de ces migrants, on leur apprend le russe à l’école, et nous travaillons aussi avec eux ici. Nous avons durci la législation afin de montrer que ces migrants doivent respecter les lois, les coutumes et la culture de notre pays.

En d’autres mots, la situation n’est pas si simple en Russie non plus, mais nous avons commencé à travailler à l’améliorer. Alors que l’idéologie libérale présuppose que rien n’a besoin d’être fait. Les migrants peuvent tuer, piller et violer avec impunité car leurs droits en tant que migrants doivent être protégés. De quels droits s’agit-il ? Chaque crime doit être assorti d’une peine. Donc l’idéologie libérale est devenue obsolète. Elle est venue en conflit avec les intérêts de l’écrasante majorité de la population.

Article repris du site Polémia

Militaires et gendarmes de plus en plus tentés par le Rassemblement National ?, par Franck Deletraz

Nos soldats auraient-ils de plus en plus tendance à glisser un bulletin RN dans l’urne lors des élections ? C’est en tout cas la conclusion à laquelle est arrivée une étude récemment réalisée par l’IFOP pour la Fondation Jean Jaurès, après avoir longuement analysé les votes dans plusieurs communes où l’implantation des militaires et gendarmes mobiles est significative. Une conclusion qui semble on ne peut plus logique quand on se sait que le parti de Marine Le Pen est aujourd’hui le seul en position éligible à promouvoir les valeurs patriotiques et à défendre réellement les intérêts de l’armée comme ceux de la police.

Une rupture avec un certain conformisme

Logique mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, pas forcément acquise d’avance. Car, pendant longtemps, et aujourd’hui encore, on a pu reprocher aux militaires, surtout au sommet de la hiérarchie, une grande naïveté politique et un conformisme frileux. Voire, pour certains d’entre eux, un carriérisme excluant tout propos ou démarche susceptible de se heurter au politiquement correct. Il faut dire que ceux qui s’y risquent voient rapidement leur plan de carrière en prendre un coup et se trouvent vite relégués à des postes secondaires où ils végéteront pendant des années. Aussi, face à ces hommes soumis au devoir de réserve, et dont ils tiennent l’avenir entre leurs mains, les politiciens au pouvoir ont-ils souvent beau jeu. Cependant, la dérive de plus en plus inquiétante à laquelle est soumis notre pays, l’impunité croissante et inadmissible dont bénéficient les milices ethniques et anarcho-trotskistes, ainsi que les innombrables promesses non tenues et la dégradation générale des conditions de travail tendent de plus en plus à changer la donne.

Une progression aux dépens de la fausse droite

Une évolution relevée par l’IFOP, notamment dans des communes « où le poids des militaires et de leurs familles pèse significativement ». Parmi celles-ci, l’étude cite notamment l’exemple de Mailly-le-Camp, où le RN a recueilli 50,4 % des votes aux dernières européennes, soit 17 points de plus que sur l’ensemble du département de l’Aube. Mais aussi celui de Suippes, où le parti de Marine Le Pen a obtenu 45,5 % des suffrages (15 points au-dessus de la moyenne enregistrée dans la Marne).

Une forte progression qui se fait la plupart du temps (et c’est logique aussi) aux dépens de la fausse droite LR. Ainsi, souligne l’IFOP, alors que dans les communes retenues pour l’étude, le vote pour le RN a largement progressé entre le premier tour de la présidentielle de 2002 et les dernières élections européennes, celui en faveur des Républicains s’est littéralement effondré (moins 15,5 % à Mailly-le-Camp, moins 10,9 % à Sissonne). Enfin, cette tendance est loin de se limiter aux villes de garnison françaises. Car, observe l’IFOP, nos bases militaires implantées à l’étranger ont également une influence sur les résultats électoraux. Ainsi, à Abu Dhabi, Marine Le Pen a-t-elle recueilli 12,6 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, contre 4,9 % en moyenne dans les bureaux de vote de Dubaï…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 juillet 2019

Maître Louis Heraud « La loi Avia est incontestablement une menace pour les libertés individuelles »

La proposition de loi contre les contenus haineux sur internet (dite loi Avia ) a été adoptée par L’Assemblée Nationale le 9 Juillet 2019. Elle devrait être soumise au vote du Sénat en Janvier 2020..
Bien qu’elle ne soit qu’au stade de proposition de loi, la loi Avia est déjà très controversée, beaucoup y voient une atteinte à la liberté d’expression. Maître Louis Heraud, avocat à la Cour, nous explique pourquoi il considère la loi Avia comme étant liberticide.

L’entrée en vigueur de la loi Avia constituerait-elle une menace pour les libertés individuelles (en particulier pour la liberté d’expression) ? Si oui, pourquoi ?

Entendons-nous bien, la finalité de cette proposition de loi est louable car les réseaux sociaux sont anarchiques. Mais si elle entre en vigueur en l’état, c’est incontestablement une menace pour les libertés individuelles car elle pourrait entrainer une déjudiciarisation du contrôle de la liberté d’expression. Pour rappel, sa principale mesure tend à imposer aux plateformes de réseaux sociaux et moteurs de recherches (les opérateurs) de supprimer dans un délai de 24h, sur dénonciation (par un simple clic sur un bouton) tout contenu « manifestement illicite » comportant une incitation à la haine ou une injure à raison de l’ethnie, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle etc…

Or, qui a en principe le pouvoir d’apprécier ce qu’est un contenu « manifestement illicite » comportant une telle incitation à la haine et sanctionner l’auteur des propos ? Constitutionnellement, c’est le juge judiciaire, qui est garant des libertés individuelles. En fait, si elle est adoptée, cette loi permettrait de demander à une personne privée (ndlr: l’opérateur) d’apprécier et de dire ce qui est « manifestement illicite » au regard de la loi et donc de se substituer au juge. Sur les réseaux sociaux, on pourrait ainsi basculer d’un système de contrôle a posteriori de liberté d’expression, constitutionnellement dévolu à la Justice étatique, à un système préventif et restrictif, confié à un opérateur privé.

De plus, l’un des objectifs de cette proposition de loi est d’assouplir les règles procédurales et formelles très strictes qui encadrent la procédure actuelle de notification de contenus illicites sur internet, prévue par la loi pour la confiance dans l’économie numérique de 2004. L’idée étant de pouvoir faire supprimer très rapidement les propos haineux en moins de 24h. Mais ce que les parlementaires semblent oublier, c’est que le formalisme n’est pas seulement une coquetterie juridique; ce qui est vu comme un obstacle à la dénonciation est en fait une garantie des droits fondamentaux. « Ennemie jurée de l’arbitraire, la forme est sœur jumelle de la liberté » expliquait Ihering. En se débarrassant peu à peu de tout formalisme sous prétexte de rapidité, on s’avance dangereusement vers l’arbitraire.

D’ailleurs, il y a une comparaison qui est mise en avant par les parlementaires de la majorité pour essayer de justifier médiatiquement cette mesure : ce qui serait intolérable sur la place publique devrait également l’être sur les réseaux sociaux. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais sauf que si quelqu’un tient des propos injurieux à votre égard sur la place publique, il en répondra devant les tribunaux et vous devrez respecter des règles procédurales extrêmement strictes : vous n’allez pas simplement appuyer sur un bouton pour faire sanctionner leur auteur. Les tentatives de réglementation des réseaux sociaux ne doivent pas se faire au détriment de libertés fondamentales, telle que la liberté d’expression.

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Un magazine allemand évoque les femmes “massivement harcelées” par des jeunes “d’origine nord-africaine, arabe et turque” dans les piscines publiques

Général Bertrand Soubelet : « Nous devons prendre conscience que certains de ces jeunes ne se sentent pas Français ! »

Boulevard Voltaire a publié cet entretien très intéressant avec le Général Bertrand Soubelet qui revient sur les violences commises par les supporters algériens sur le sol français.

Vous avez réagi de façon vigoureuse sur les réseaux sociaux pour condamner les violences et dégradations commises à l’issue du match de foot impliquant l’équipe d’Algérie. Vous avez notamment écrit : « Quand on aime et on célèbre un pays, on y reste et on y vit. Ras le bol de ces faux Français. » Coup de sang, cri du cœur, dérapage ?

Le tweet que j’ai publié en réaction aux événements qui se sont déroulés dans certaines de nos grandes ville (Paris, Lyon, Marseille, notamment) le jour du 14 Juillet à l’occasion de la victoire de l’équipe de foot de l’Algérie n’est ni un coup de sang ni un cri du cœur et encore moins un dérapage.
Notre vie publique et nos médias sont beaucoup trop marqués par les réactions à chaud, excessives et passionnelles et j’évite de rentrer dans cette logique.
Mais il est nécessaire de dire les choses clairement lorsque tout est fait pour lisser et trouver des circonstances atténuantes là où il n’y en a pas.
J’ai exprimé simplement un sentiment partagé par au moins 80 % des Français.
Dire que des jeunes nés sur notre territoire qui ne respectent pas la France en paradant avec un drapeau étranger et en semant violence et destruction sur leur passage n’est pas acceptable, je ne vois pas où est le dérapage.
Je sais que le terme de « faux Français » a gêné, mais je l’assume. Tout d’abord parce qu’en 280 caractères il n’est pas possible d’être exhaustif ou nuancé et parce que je crois que nous devons prendre conscience que certains de ces jeunes ne se sentent pas Français et, dans l’esprit, ils ne le sont pas. J’ai déjà expliqué à de maintes reprises ce phénomène dans les colonnes du Figaro ou dans mon livre Sans autorité, quelle liberté ?
Nos gouvernants et nos élus ont évidemment une part de responsabilité. Est-ce une raison pour tout admettre et ne pas réagir ? Il n’est pas possible d’être Français à géométrie variable : oui quand c’est avantageux, et se réclamer d’un autre pays dans certaines circonstances. Ceux qui ne respectent pas les lois et les règles en dénigrant le pays dans lequel ils vivent doivent être sévèrement sanctionnés. Je vais même plus loin : pour ceux qui disposent de la double nationalit, on doit introduire une disposition législative pour qu’ils choisissent définitivement leur camp avec toutes les conséquences que cela comporte. La vie est une succession de choix et chacun doit assumer.

Quand je tiens de tels propos il n’est pas question d’extrémisme ni de racisme. C’est simplement du pragmatisme, du bon sens, et cette clarté permettra à la France de traiter dans de meilleures conditions tous les migrants légaux et les réfugiés vis-à-vis desquels nous avons des devoirs que nous ne sommes plus en mesure de remplir par faiblesse, par lâcheté ou par démagogie.
Le concept de nationalité française doit être revu et associé à des exigences et des devoirs. Nous avons trop longtemps négligé nos symboles.
Il est encore temps de réagir, mais le pouvoir actuel ne prend pas le bon chemin.

Réaction à ces réactions, vous avez déclaré, je crois, dans Ouest-France : « Dans notre pays, il semblerait qu’on ne puisse pas dire les choses sans être considéré comme un membre du camp du Mal… » Qu’est-ce pour vous, aujourd’hui, le camp du Bien, le camp du Mal ?

Il est vrai que, dans notre pays, la dictature de la pensée a empiré, depuis deux années. De manière schématique, la gauche a perverti le système pendant quatorze ans et, ensuite, la droite a renié son identité inhibée par des lobbies intellectuels « droits-de-l’hommistes » totalement déconnectés de la réalité. Désormais, il n’est plus possible de s’exprimer en dehors du prêt-à-penser validé par le pouvoir en place.
Soit on se situe dans la mouvance bien-pensante de la majorité présidentielle, soit on est taxé des pires maux de la Terre et soupçonné de volontés totalitaires.
Les camps du Bien et du Mal n’existent pas dans un débat démocratique et cette vision de la politique beaucoup trop présente pour les élections européennes est extrêmement dangereuse.

Donnez-nous, quand même, des raisons d’espérer, vous qui avez servi sous nos trois couleurs pendant près de quarante ans

Il y a toujours des raisons d’espérer dans un pays comme le nôtre.
La première raison, c’est que notre jeunesse est formidable.
Bien sûr, elle n’est pas uniforme et beaucoup reste à faire, mais je rencontre des jeunes d’âges différents, de régions et d’origine diverses, et ils ont pour la plupart envie de se réaliser et de prendre leur part du fardeau. Il suffit simplement de leur faire confiance, de leur montrer le chemin et de les accompagner.
Lorsque je vois ces jeunes des écoles militaires et ces engagés qui défendent notre pays sous des formes diverses, lorsque j’échange avec ces jeunes de centres d’apprentissage, ceux qui sont en alternance dans des entreprises ou de jeunes enseignants, je lis dans leur regard l’envie d’avancer et de montrer ce dont ils sont capables.
La deuxième raison est que notre pays a connu plusieurs révolutions, des périodes très difficiles, parfois très sombres, et la grandeur de la France a toujours resurgi.
Je crois que le peuple français a compris certaines choses depuis quelques mois et il se recentre sur l’essentiel : qui sommes-nous ? Que voulons-nous pour nos enfants ? Sur quels fondements notre société doit reposer ?
Les exigences collectives manifestées par l’opinion publique en termes d’écoute, d’exemplarité, de retour à l’ordre et à l’autorité sont un indicateur.
Il ne restera plus qu’à convaincre la moitié du corps électoral de retourner s’exprimer pour mettre en œuvre ce projet
Je suis un éternel optimiste car la France est encore un grand pays, mais ne tardons pas trop.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire