Vers une alliance Peyrat-Nissa Rebella aux prochaines municipales à Nice : entretien exclusif avec Jacques Peyrat

Vers une alliance Peyrat-Nissa Rebela aux prochaines municipales à Nice : entretien exclusif avec Jacques Peyrat [audio]

Nous vous rapportions avant-hier le ralliement imminent d’un membre de l’Entente Républicaine de Jacques Peyrat au profit de la majorité estrosiste à la municipalité de Nice.

Nous avons souhaité interroger l’ancien sénateur-maire sur ces nombreuses défections au sein du camp Peyrat mais également sur les alliances envisagées pour les prochaines élections municipales de 2014.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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Le Bloc Identitaire cité dans le livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner sur Marine Le Pen

Le Bloc Identitaire a les honneurs de Caroline Fourest et Fiammetta Venner

[box class=”info”]Riposte Laïque revient sur les pages du livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner (de gauche à droite sur la photo) consacré à Marine Le Pen. Pages dans lesquelles Riposte laïque est associée au Bloc Identitaire. Extraits.[/box]

“Le 18 juin 2010, jour anniversaire de l’appel à la résistance du Général de Gaulle, les identitaires annoncent leur intention de participer à un ‘apéro saucisson pinard’ à la Goutte d’Or. (…) Le texte de l’appel ne laisse d’ailleurs aucun doute sur l’orientation de l’‘apéro’. Il ne parle pas de se rassembler pour faire respecter la ‘laïcité’, mais de protester contre ‘les adversaires résolus de nos vins de terroir et de nos produits charcutiers’. Le nom des associations partenaires achève de signer : le Bloc Identitaire, mais aussi le Projet Apache (branche de la jeunesse parisienne des Identitaires), Terroirs parisiens, le site Bivouac-ID, quelques villiéristes (Jeunes pour la France)… et Riposte Laïque. La caution laïque du rassemblement.”

“Riposte Laïque milite surtout avec le Bloc Identitaire, dont Pierre Cassen minimise la radicalité : ‘Le Bloc Identitaire a mené quelques actions qui nous ont interpellé, par exemple sur l’histoire des Quick halal. On ne se reconnaît certes pas dans leur régionalisme et leur conception ethnique. Mais on a senti chez eux une volonté de se défaire de leur côté sulfureux et de se rapprocher d’une droite populiste à l’image de l’UDC suisse’”.

“Les fiançailles entre Riposte Laïque et le Bloc Identitaire se concrétisent six mois plus tard, le 18 décembre 2010 à l’occasion d’‘Assises contre l’islamisation’, organisées ensemble à Paris. Avec pour invité vedette, Oskar Freysinger, l’homme de la votation suisse interdisant les minarets.”

Martine Aubry, une dhimmi ? Entretien avec Pierre Cassen de Riposte laïque [audio]

Martine Aubry, une dhimmi ? Entretien avec Pierre Cassen de Riposte laïque [audio]

Les rumeurs vont bon train actuellement sur Martine Aubry. La sphère politique est en ébullition. La course à la présidentielle semble lancée pour de nombreux candidats, prêts à tous les coups pour parvenir à la victoire. Néanmoins, au-delà des rumeurs sur l’alcoolisme ou la sexualité de Martine Aubry, qui – au final – ne regardent que la personne concernée, la question des rapports entretenus avec les milieux musulmans intégristes par une candidate potentielle à l’élection présidentielle mérite d’être soulevée.

En islam, un dhimmi signifie allié ou protégé et désigne un non-musulman ayant conclu un traité de réddition déterminant ses droits et ses devoirs. A travers l’ensemble de l’oeuvre de Martine Aubry, notamment en faveur des musulmans de la municipalité de Lille, la question de savoir si elle est ou non une dhimmi, une soumise à l’islam, mérite d’être posée, afin que les Français puissent voter en toute âme et conscience lors des prochaines échéances électorales à venir.

Pour répondre à nos interrogations, nous avons interrogé Pierre Cassen, animateur du site Riposte laïque et qui en tant qu’homme de gauche et syndicaliste CGT,  connaît parfaitement la carrière et les travaux mis en oeuvre par la candidate aux primaires du Parti socialiste.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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La télévision, arme de destruction mentale massive

La télévision, arme de destruction mentale massive

[box class=”info”] Article de Sarah Brunel pour Belle et Rebelle.[/box]

Les critiques de la télévision, même les plus virulentes, remettent rarement en cause l’existence même de la télévision, se bornant à vilipender ou à déplorer la médiocrité et la nocivité de ses « programmes ». Dans ce schéma critique, il existerait donc la possibilité d’une « bonne » télévision (éducative, pluraliste, culturelle…) qu’il suffirait de substituer à la « mauvaise » (commerciale, vulgaire, racoleuse…). Cette vision optimiste a pourtant tout du vœu pieu et ignore le caractère néfaste « par essence », ontologique, du média télévisuel, quels que soient les programmes véhiculés. Il faut avoir le courage de l’affirmer: il n’y a pas de bon usage de la télévision. Arte et les chaînes historiques documentaires ne seront jamais autre chose que les cache-sexe et les alibis de la lobotomie de masse par injection de 3 à 4 heures quotidiennes de télévision.

Une telle affirmation n’a évidemment que peu de chances d’être populaire dans un pays où le taux d’équipement en télévisions couleurs frise les 98 % et où la norme est même désormais de détenir plusieurs postes par foyer. Admettre cette nocuité intrinsèque de la télévision est pourtant l’un des préalables indispensables à la libération du joug du matérialisme, du consumérisme et de la tyrannie de l’apparence et de la superficialité. Aucune lutte efficace contre la marchandisation de l’existence humaine n’est envisageable dans le cadre civilisationnel et mental créé par la télévision. Car la télévision n’est pas un simple outil, une machine réductible à son simple utilitarisme, c’est un vecteur de conditionnement psychologique et la source de production d’une néo-réalité totalement conditionnée par le matérialisme et le consumérisme.

L’avènement du règne de la télévision n’est donc pas une simple innovation technique mais bien une révolution anthropologique. L’Homme de la télévision n’a que fort peu de points communs avec son ancêtre dépourvu de cet appendice cathodique. La télévision a profondément transformé l’Homme et son rapport à l’autre. Illustration particulièrement frappante de cette mutation, l’organisation du foyer, qu’elle soit spatiale (disposition des meubles, fonction des pièces…) ou temporelle (horaires des repas, du coucher…) est dorénavant entièrement régie par la télévision qui prend peu à peu la place symbolique que pouvaient avoir les dieux ladres dans les sociétés primitives. La vie familiale –si tant est que l’on puisse encore donner ce nom à l’espèce de cohabitation ennuyée, quand elle n’est pas carrément hargneuse, qui tient lieu d’existence à tant de familles modernes- s’organise presque exclusivement autour des impératifs, des injonctions de la sublime et vénérée lucarne. Il n’est ainsi aujourd’hui ni inconcevable ni même rare de refuser une invitation ou d’annuler une sortie pour cause de dénouement de telle série policière ou de « prime » de tel autre jeu de télé-réalité.

Sur les ruines de toutes les cultures populaires passés (métiers, corporations, syndicats, églises, partis, communautés locales…), la télévision est incontestablement devenu le principal, pour ne pas dire l’unique, prescripteur social, et son influence s’étend à toutes les dimensions de l’humain. Le vocabulaire, qui structure la perception du monde et le lien à autrui, est notamment totalement phagocyté par la phraséologie télévisuelle et notamment les salmigondis psychologisants qui baignent les dialogues de Desesperate Housewife ou Sex and the City et consorts. Les affres, tournant invariablement autour du fric et de la fesse, des avocats new-yorkais et des executive women californiennes (ou plus exactement de leurs caricatures respectives) sont devenus, par la grâce du média télévisé, les obsédantes préoccupations des secrétaires de Roubaix comme des employées de banque de Milan ou des gamines de Clichy-sous-bois. A défaut de partager les bénéfices, le système capitaliste partage généreusement les modèles sociétaux et les archétypes comportementaux.

Par la télévision sont également véhiculés tous les stimuli d’achats. Via la publicité directe bien sûr, assénée à un rythme toujours plus soutenu, mais aussi, et peut-être surtout, au travers de toutes ces publicités indirectes ou même cachées que sont les clips musicaux, les reportages «de société », les émissions « économiques » (type « Capital ») ou les grands reportages exotiques sponsorisés par United Airlines ou le Club Med.

La télévision compose ainsi une vaste mosaïque de signes clinquants et obsédants que l’on ne peut espérer approcher ou partiellement posséder que moyennant finances (le même voyage que l’aventurier présenté au 20 heures, les mêmes fringues que la chanteuse mise en avant par la chaîne musicale, la même voiture ou le même café –car il convient de racketter tous les types de bourses- que le beau George Clooney, la même drogue que cet écrivain branché tellement sympathique malgré tout…).

A la fois sujet de conversation, source de références et usine à désirs, la télévision colonise ainsi tyranniquement les imaginaires et arase méthodiquement les ancestrales différences historiques et géographiques au profit d’un égalitarisme de caniveau où tout le monde, du balayeur anglais au PDG danois en passant par la prof de banlieue française ou l’agent immobilier allemand, croupit dans le même désert intellectuel et culturel, agitant pathétiquement les mêmes hochets de grande distribution. Alléluïa, nous sommes tous des personnages de sériés télé ! Ou tout du moins aspirons-nous à un jour en devenir un… Voilà la grande ambition du temps. Il ne peut y en avoir d’autre d’ailleurs, tant que ne sera pas rompu le carcan télévisuel, cette geôle personnelle et festive dans laquelle meurent peu à peu la pluralité du monde et la diversité des individus.

Il ne peut y avoir de rupture avec la marchandise sans renoncement à la télévision. Sans ce préalable, toute contestation de l’ordre marchand ne sera que discours et gesticulation. On ne mord pas le maître dont on adore la laisse.

Répétons le donc, penser pouvoir subir la télévision « avec recul et distance », imaginer qu’il suffit de « faire le tri » dans ce que l’on regarde, c’est à la fois survaloriser ses forces et sous-estimer la puissance du mal.

Le flux ininterrompu d’images et de sons, la multiplication des chaînes engendrant un « zapping » presque obligatoire, les innombrables coupures publicitaires, les représentations induites, le choix des sujets, imprègnent inconsciemment tout cerveau qui y est confronté.

Par ailleurs, quelle que soit la supposée « qualité » du programme absorbé, l’(in)activité télévisuelle « en tant que telle » engendre isolement, atomisation sociale, avachissement physique et enfermement individualiste.

La seule défense contre la télévision, une défense active et pleine de promesses, par le temps qu’elle libère, par la liberté retrouvée qu’elle induit, par la réappropriation de sa vie qu’elle entraîne, c’est son refus total et définitif.

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d'hab ! © photo : DR delanopolis.fr

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d’hab !

[box class=”warning”]En plus de bénéficier gratuitement du Champs-de-Mars, SOS Racisme va recevoir 230 000 euros de subventions pour le concert du 14 juillet. Une information révélée par le site delanopolis.fr.[/box]

SOS Racisme va organiser un concert au Champ-de-Mars pour le 14 juillet, et encore une fois, les contribuables vont devoir payer l’addition ! L’ association Macaq (voir Les squatteurs de l’association MACAQ sous-louaient les locaux de la Ville de Paris) est d’ailleurs attendue à ce concert…

Pour son concert du 14 juillet, SOS Racisme va bénéficier de la mise à disposition “gracieuse” du Champ-de-Mars.

SOS Racisme va également bénéficier de 190 000 euros de subvention de la mairie de Paris (dont 30 000 euros pour un “village dédié à SOS Racisme”), plus une rallonge de 40 000 euros. SOS Racisme est réputé pour vivre grassement des subventions et de l’argent public, et touche déjà chaque année de très grosses subventions (voir Les subventions à SOS Racisme).

C’est évidemment sans compter le coût des services de de police qui seront présents sur place en grand nombre pour veiller à la sécurité des participants… La encore, la facture va être salée pour les contribuables parisiens.

SOS Racisme a eu la très bonne idée d’inviter Yannick Noah au concert du 14 juillet !

Noah jouait déjà “gratuitement” il y a quelques semaines, peu avant la fête de la musique, grâce à l’argent des contribuables d’ Argenteuil (voir Qui paye le concert de Noah à Argenteuil ?). Quand les profiteurs se rassemblent, les contribuables passent à la caisse…

En 2009, SOS Racisme a bénéficié de 579 000 euros de subventions publiques [NDLR : sans compter les subventions aux sections locales] pour seulement 18 669 euros de cotisations de ses membres (voir Les subventions à SOS Racisme) !

SOS Racisme, une association entièrement vouée au gaspillage d’argent public

[box class=info]Sources : Observatoire des subventions et  delanopolis.fr[/box]

Eva Joly candidate des Verts : réaction de Frédéric Nihous (CPNT)

Eva Joly candidate des Verts : réaction de Frédéric Nihous (CPNT)

12/07/2011 – 17h10
PARIS (NOVOpress) Défendant “l’écologie raisonnée, respectueuse de nos terroirs et des Français qui y vivent”, Frédéric Nihous, candidat à l’élection présidentielle et président de CPNT-Mouvement de la ruralité, prend acte de la victoire d’Eva Joly pour représenter les verts à l’élection présidentielle. Pour Frédéric Nihous, Eva Joly incarne “l’écologie punitive”.

Il enjoint Eva Joly d’“accepter de débattre avec ses contradicteurs” et d’en finir avec “une mise en accusation permanente de tous ceux qui refusent de suivre son Petit Livre vert”. Frédéric Nihous se déclarant même prêt à un débat.

De plus, le président de CPNT développe sa vision de l’écologie dans une tribune à paraître cette semaine dans les colonnes de Valeurs actuelles.

Tariq Ramadan est contre la mixité dans les piscines [vidéo]

Tariq Ramadan est contre la mixité dans les piscines [vidéo]

Malgré ses discours prônant une version progressiste de son islam, Tariq Ramadan est en réalité un musulman rigoriste, à l’image de son grand-père fondateur des Frères musulmans en Egypte. Pour preuve, cette vidéo où il s’insurge contre la mixité dans les piscines.

Influence des Identitaires : La Droite Populaire est-elle républicaine ?

Influence des Identitaires : La Droite Populaire est-elle républicaine ? (Actualisé)

[box class =”warning”]Après la presse, les politiques. Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) n’apprécie guère l’initiative des élus de la Droite populaire, c’est peu dire. A tel point que le MJS a publié un communique intitulé : “La Droite populaire : les idées, les méthodes et la xénophobie  du Bloc identitaire.” (sic)[/box]

Extraits : “En proposant de fêter ‘dignement’ la fête nationale avec du saucisson et du vin rouge comme symbole des traditions françaises, la Droite populaire sous-entend, comme l’avait fait le Bloc identitaire, que ceux qui ne boivent pas d’alcool où ne mangent pas de porc ne seraient pas de bons français.” (sic)

[box class=”info”]11/07/2011 – 16h10 Décidément, l’apéro saucisson-pinard de la Droite populaire fait parler de lui. C’est désormais “Le Point“, le “Nouvel Obs” et le site eitb.com qui consacrent des articles à cet événement. En particulier pour évoquer les remous internes à la Droite populaire. Christian Vanneste ayant du mal, semble-t-il, à digérer ce saucisson…[/box]

Extraits (Le Point) : “‘Ceux qui ont des haut-le-coeur prendront des digestifs !’ Lionnel Luca est ‘mort de rire’ à la lecture des réactions de la ‘police de la pensée’  sur la dernière initiative du collectif de la Droite populaire : un ‘apéritif saucisson-vin rouge pour fêter dignement la fête nationale’, à l’occasion du premier anniversaire de ce groupe de députés au sein de l’UMP. Il y a un an environ, le Bloc identitaire et Riposte laïque avaient eux-mêmes organisé un ‘apéro saucisson-pinard’, comme le rappelle Le Monde, provoquant un tollé médiatique. Alors, une provocation de plus envers la communauté musulmane pour la Droite populaire ? ‘Non, sûrement pas !’, s’emporte Lionnel Luca ravi de constater la publicité faite autour du collectif qu’il a cofondé avec Thierry Mariani à l’été 2010.”

[box class=”info”]11/07/2011- 15h00 – Après “Droite(s) Extreme(s)”, “Atlantico” et le blogueur Koz, les “Inrocks” reviennent également  sur l’apéro saucisson-pinard de la Droite populaire en faisant réagir Pierre Cassen et Fabrice Robert.[/box]

Extraits : “L’écho rencontré par les propositions du Bloc identitaire chez certains parlementaires UMP fait en tout cas le bonheur de Fabrice Robert : ‘On sert souvent d’aiguillon idéologique. Je me souviens de la manière dont était évoquée notre action l’an dernier, la dénonciation par la presse, l’idée que nous étions des provocateurs. En quelques mois la donne a bien changé, nos idées sont reprises par une partie de la classe politique. On l’a déjà vu lors du débat sur l’islam organisé par l’UMP ou quand Claude Guéant s’est opposé aux prières de rue à Nice. Plus les forces politiques reprennent nos thématiques, plus l’identitarisation des esprits avance.’”

[box class =”info”]11/07/2011 – 12h50 – Après “Atlantico” et Koz (voir ci-dessous), c’est au tour du blog droite(s) extreme(s) associé au “Monde” de s’offusquer des rapports entre la Droite populaire et les Identitaires. Pour preuve l’article intitulé “Quand les durs de l’UMP s’inspirent du Bloc identitaire”. Extraits [/box]

“Drôle de façon de fêter un anniversaire. Pour sa première année d’existence, le collectif de députés de la ‘droite populaire’, l’aile ‘dure’ de l’UMP, a décidé d’organiser le 12 juillet, un ‘apéritif saucisson-vin rouge’, au salon Gabriel de l’Assemblée nationale. Une forme de clin d’oeil à ‘l’apéro saucisson-pinard’ organisé le Bloc identitaire et Riposte laïque le 18 juin 2010 et qui avait défrayé la chronique”.

“Un peu plus tard, en octobre 2010 cette fois, Elie Aboud, député UMP de l’Hérault et membre de la ‘Droite pop’ s’était rapproché des identitaires dans le cadre du soutien à René Galinier – ce septuagénaire qui a blessé par balles deux cambrioleuses, et qui fut incarcéré du 5 août au 13 octobre 2010. Elie Aboud, était allé le visiter en prison à la demande d’un comité piloté par Richard Roudier, un cadre du Bloc”.

[box class=warning]Pour le blogueur Koz, également repris par Atlantico, c’est la mauvaise (bien sûr !) influence des Identitaires sur La Droite Populaire qui ferait poser la question “La Droite Populaire est-elle républicaine ?”. Un nouvel hommage au rôle d’éveilleurs de peuple des Identitaires pour la résistance française et européenne.[/box]

La « droite populaire » est-elle républicaine ?

Les membres du Collectif La Droite Populaire ne sont pas stupides. La prudence et une forme d’éducation chrétienne m’interdisent de le supposer. Ils perçoivent donc les implications de leurs initiatives, et les assument. La question du républicanisme se pose dès lors aujourd’hui et elle se pose à l’UMP.

L’UMP a toujours mis en avant le caractère non républicain du Front National pour rejeter l’idée d’alliances avec cette formation : est-ce pour en couver un ersatz en son sein même ?

Cette question doit aussi inquiéter ceux qui se sentent ou ont pu se sentir naturellement représentés par l’UMP, parce qu’il est lassant autant que sidérant de voir la première formation politique du pays, le parti majoritaire, être pris en otage par un groupuscule identitaire, et sommaire.

L’image ci-contre est le communiqué de presse envoyé à toutes les rédactions françaises afin de célébrer le premier anniversaire de ce funeste collectif. La Droite Populaire y convie la presse à un « apéritif saucisson vin rouge afin de fêter dignement la fête nationale ».

Chacun aura fait le lien avec les opérations saucisson pinard goûtées par les identitaires et autres extrémistes. […]

[box class=info]Source et suite de l’article sur Koztoujours ou sur Atlantico[/box]

Les Identitaires bretons se mobilisent pour la préservation de l'environnement

Les Identitaires bretons se mobilisent pour la préservation de l’environnement [vidéo]

11/07/11 – 14h00
CARQUEFOU (NOVOpress)
– Hier, dimanche 10 juillet 2011, les habitants de Carquefou en Loire-Atlantique ont pu bénéficier d’une action de la Brigade d’intervention rapide identitaire (BARID) – section environnement. Cette dernière, comme elle l’indique dans un communiqué, “est intervenue dans un contexte de sauvegarde et de protection de la Bretagne sur une des trop nombreuses zones bretonnes souillées par des individus non seulement peu soucieux des règles élémentaires de propreté mais plus grave encore totalement indifférents à la préservation de notre terre, celle que nos aïeux nous ont léguée et sur laquelle, depuis des siècles, tant de courageux Bretons ont œuvré et continuent à le faire.”

Considérant que le “patrimoine environnemental doit être conservé et préservé, les Identitaires bretons de Jeune Bretagne, ayant pleinement conscience des dangers qui le menace se trouveront désormais partout où ils le jugeront utile”.

Enfin, la BARID invite toutes celles et tous ceux qui souhaitent franchir le pas de spectateur sensibilisé à celui d’acteur mobilisé à la rejoindre.

Martine Aubry, épouse Brochen, se plaint des « rumeurs » : Riposte Laïque persiste et signe !

[box class=”info”]Par Riposte Laïque[/box]

C’est du sérieux ! Les journaux télévisés en parlent, les quotidiens s’emparent de l’affaire, le JDD en fait sa page une, ce dimanche ! Martine Aubry va contre-attaquer durement, sur les rumeurs malveillantes dont son mari et elle seraient l’objet. D’affreux sites internet véhiculeraient des horreurs sur son compte, et sur celui de son malheureux époux, Jean-Louis Brochen. La candidate PS aux présidentielles annonce qu’elle a averti les sites en question, et que si ceux-ci avaient l’outrecuidance de ne pas retirer  leurs articles, ils seraient poursuivis devant les tribunaux !

Naturellement, des journalistes ont affirmé que notre journal ferait partie des premiers visés… France 3, Le Monde, L’ Express, Le Figaro et quelques sites moins connus nous font l’honneur de nous citer, voire de nous attribuer l’origine de certaines de ces rumeurs. (1)

Nous constatons avec amusement que la vérité que colportent des sites comme Riposte Laïque et d’autres, notamment sur la connivence de Martine Aubry avec Amar Lasfar et les islamistes, commence à porter ses fruits, puisque la voilà obligée de sortir du bois, et de rendre publiques ces rumeurs, quitte à leur faire une publicité inespérée, et sans doute contre-productive.

Nous apprenons également que quelques sites ont préféré prendre les devants, et retirer certains articles parlant du mari de Martine Aubry, Jean-Louis Brochen. Nous n’en ferons rien, nous persistons et nous signons, et nous assumons l’intégralité du numéro spécial que nous avions consacré à la secrétaire du Parti socialiste, le jour où elle a annoncé sa candidature (2).

Nous assumons les vidéos publiées (nous en ajoutons même une, ci-dessus), le dessin animé d’un de nos lecteurs, et surtout les articles répertoriés de Fanny Deulin, Chantal Crabère, Christine Tasin, Leila Adjaoud, Jacques Philarchein, Jeanne Bourdillon, Marie-José Letailleur, Alain Dubos Maurice Vidal… et tous les articles publiés sur le bilan et les orientations de celle qui entend, avec son parti, amener notre pays vers « une nouvelle civilisation ».

Le Journal du Dimanche évoque des rumeurs sur la supposée homosexualité de Martine Aubry, ou sur son prétendu alcoolisme. Les avocats de Martine Aubry ne trouveront nulle trace de tels propos dans les dizaines d’articles qu’ils éplucheront sur notre site. Ce n’est pas notre terrain. Ils ne trouveront aucune phrase affirmant que Jean-Louis Brochen est un salafiste converti à l’islam, information que certains autres sites ont relayé à tort. Là encore, la désinformation n’est pas notre terrain, pourquoi raconter des mensonges sur Brochen, quand la vérité est suffisamment accablante ? Pourquoi se priver de remarquer la complémentarité de l’action de l’avocat Brochen, son appartenance à la Ligue des Droits de l’Homme, et la ligne politique de son épouse ?

Qu’on ne nous fasse pas le coup de l’avocat qui ne serait pas d’accord avec les causes qu’il défend, mais se comporterait en amoureux d’une Justice qui se fait un honneur de fournir un défenseur à chaque accusé. Les causes défendues par Brochen (jeunes filles voilées, gang de Roubaix, groupe de rap Sniper) sont éminemment politiques, et se doivent d’être relevées. Si Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen et lui-même avocat, défendait systématiquement des négationnistes ou des antisémites notoires, ne serait-il pas tout aussi légitime de relever ce fait, qui serait loin d’être neutre politiquement, et indolore pour l’image de sa compagne ?

De même, si nous insistons fréquemment sur la filiation de la maire de Lille avec Jacques Delors, c’est parce qu’elle incarne dans la continuité la ligne politique et l’oeuvre européiste de son père, dans une vision politique porteuse de la disparition de notre pays et du détricotage de la République une et indivisible au service d’une Europe fédérale des régions.

Nous ne retirerons donc pas un seul article consacré à Aubry et aux siens. Nous ne nous laisserons pas davantage intimider par les menaces à peine voilées de la première secrétaire du Parti Socialiste  que nous ne l’avions été quand le maire de Trappes, via son avocat, nous avait menacés de poursuites judiciaires pour un article sur sa commune qui lui déplaisait… (3) Et nous ne l’avions été pas davantage quand l’avocat de la Ligue des Droits de l’Homme nous avait, de manière grotesque, sommé de retirer l’interview du 1er avril de Michel Tubiana, estimant que ce poisson d’avril, de tradition gauloise, portait préjudice à son client. (4) Nous remarquons d’ailleurs, avec la multiplication des procès intentés par les organisations dites « anti-racistes », ou par des manifestations débouchant souvent sur des violences physiques, que ce sont aujourd’hui des pans entiers de la gauche qui sont les pires ennemis de la liberté d’expression. Voltaire disait : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire ». Aujourd’hui, autres temps, autres mœurs, Aubry et certain de ses supporters disent ouvertement : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, et je ferai tout pour que vous ne puissiez plus jamais le dire ! »

Nous ne combattons pas Martine Aubry sur des rumeurs, mais sur sa ligne politique. Cette femme incarne tout ce que nous refusons, sur des dossiers comme l’islamisation de la France, l’immigration, l’insécurité, l’Union européenne au service du mondialisme. Nous la considérons, elle et ses amis du Parti socialiste, comme les pires adversaires de notre modèle républicain, laïque, social et civilisationnel. Nous ne voulons pas du modèle de société multiculturelle qu’elle veut nous imposer, pas davantage du changement de population qu’elle impulse, et nous réclamons la liberté de l’écrire, chaque semaine, dans nos colonnes.

Nous trouvons inquiétant, à l’époque où Nicolas Sarkozy veut museler la liberté d’expression que permet « Internet », de savoir qu’il pourra compter – exactement comme pour la ratification du « traité de Lisbonne » – sur de solides appuis, du côté socialiste. Nous trouvons curieux cette haine qui s’exprime, à l’encontre d’Internet, chez des personnalités aussi diverses que Philippe Val, Caroline Fourest, Alain Finkielkraut, Daniel Cohn-Bendit et nombre de journalistes professionnels. Ceux-ci paraissent regretter le temps béni où la liberté d’informer appartenait à une caste médiatique bien en cour, qui décidait, souvent en accord avec le pouvoir en place, ce que le bon peuple devait et savoir et ignorer. Comme ils paraissent nostalgiques de leur petit pouvoir, et en vouloir à une nouvelle presse, souvent constituée de militants bénévoles, qui, par les informations qu’elle donne, rend intenable certains des silences de ceux qui se prennent pour de vrais journalistes, parce qu’ils ont une carte professionnelle…

N’en déplaise à Martine Aubry, nous allons finir cet édito en colportant une autre « rumeur ». Nous donnons raison à Arnaud Montebourg, qui a courageusement publié un rapport sur les pratiques quasi-mafieuses du Parti socialiste et de son chef de file, Jean-Noël Guérini, (5) dans les Bouches-du-Rhône (Arnaud Montebourg parlant de liens avec le grand banditisme). Le dossier, accablant, était sur le bureau de Martine Aubry. Que croyez-vous qu’il advient ? Rien, classé sans suite, par un vote de 26 dirigeants sur 27… Que croyez-vous qu’il va se passer ? Jean-Noël Guérini soutiendra Martine Aubry, lors de la primaire socialiste. Roger Heurtebise résume cet accord Aubry-Guérini : « Touche pas à mon pote Nono, et je soutiendrai ma pote Martine ! ».

Cela n’est nullement une « rumeur », mais la terrible réalité de ce qu’est devenu le Parti socialiste. Cela n’empêchera pas Martine Aubry et les siens de se réclamer de la gôche morale, et de gémir que ceux qui véhiculent des « rumeurs » à son encontre tiennent des propos « nauséeux », qui « rappellent les heures les plus sombres de notre Histoire » !

Sauf que cela ne trompe plus grand monde, et grâce à ces « rumeurs » rendues publiques par la cheftaine du PS, toute la France connaît à présent la connivence de Martine Aubry avec Amar Lasfar et les islamistes…

Source : Riposte Laïque.

(1) http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/11/aubry-des-rumeurs-anciennes-et-connues-a-lille_1547197_823448.html

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/martine-aubry-part-en-guerre-contre-les-rumeurs_1010712.html?xtor=x

(2) http://ripostelaique.com/pour-une-france-islamisee-votez-martine-aubry-brochen-nee-delors-bande-dessinee.html

(3) http://ripostelaique.com/Le-maire-de-Trappes-et-son-avocat.html

(4) http://ripostelaique.com/le-proces-contre-rl-ne-suffit-plus-la-ldh-et-tubiana-veulent-maintenant-faire-condamner-nos-poissons-davril.html

(5) http://actu.orange.fr/politique/montebourg-inquiet-que-le-ps-soit-solidaire-d-elus-en-lien-avec-le-grand-banditisme_157228.html

Fabrice Robert : “Si on aime la France, on doit se battre pour l'unité européenne”

Fabrice Robert : “Si on aime la France, on doit se battre pour l’unité européenne”

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire revient sur les sujets récents d’actualité. Et il insiste notamment sur la nécessité de plus et mieux d’Europe.

[question]Fabrice Robert, en ce début d’été, les médias parlent beaucoup de l’affaire DSK, des primaires du PS, du tour de France, de la bactérie tueuse et de la faillite grecque. Selon vous, le rôle d’un responsable politique est-il d’avoir un avis sur tout ?[/question]
[answer]C’est en tous les cas ce que lui demandent les médias : du commentaire. Qu’en reste-t-il quelques mois plus tard ? En général, rien. Le terme même de « responsable politique » indique bien de qui on parle : de quelqu’un qui a autant d’influence sur les évènements qu’un sous-chef de gare en a sur le trafic de la SNCF.
A l’été de 1914, la presse était pleine de l’affaire Caillaux, le meurtre du directeur du Figaro commis par une femme de ministre, ou de la création de l’impôt sur le revenu. Qu’en garde la mémoire collective aujourd’hui ? Rien.
L’actualité, c’est l’écume de l’histoire. Et un certain journalisme, hier comme aujourd’hui, consiste à attraper l’écume avec une passoire.[/answer]

[question]Il arrive quand même que l’actualité soit de l’histoire et fasse l’histoire comme le 11 septembre 2001…[/question]
[answer]Non, l’assassinat de l’archiduc d’Autriche en 1914  n’est pas la cause de la guerre mondiale, pas plus que l’attentat de New York n’est la cause de l’invasion de l’Irak. Ce sont des facteurs prétextes ou révélateurs. Ce qui est important, c’est de tenter de voir au-delà, d’identifier les mouvements historiques, les fins de cycle, les renaissances.
A cet égard, je crois qu’il y a aujourd’hui dans le monde européen au moins un consensus, qui est aussi un sentiment, et qui traverse toutes les frontières : nous allons vers des crises majeures. De quelle ampleur ? A quelle échéance précise ? C’est le jeu des prévisions. Mais tout le monde voit bien que nous avons définitivement tourné la page des années de croissance illimitée, des années d’espoir en un monde dit de progrès, grosso modo le monde de l’après 45 qui a perduré au-delà de la crise pétrolière des années 70.
Ces enjeux sont démographiques, et donc écologiques : quelle planète avec 10 ou 12 milliards d’habitants ? Quel monde avec le modèle économique américain de développement de consommation et de gâchis étendu à tous ?
En d’autres termes, le modèle de développement du XXème siècle parvient à son terme. La croissance sans limite et sans dommages est une croyance et non un fait. Il va falloir repenser le monde. Je crois que cette reconstruction peut venir d’Europe. L’affirmation de l’Europe comme une vraie puissance peut-être une garantie de paix et d’équilibre à l’échelle mondiale.[/answer]

[question]Le mouvement identitaire fait de l’Europe le cadre permanent de sa réflexion. En cela, il se différencie des souverainismes de droite ou de gauche. Quelle est votre position à propos de l’euro ?[/question]
[answer]Faire de l’euro la cause de tous les malheurs économiques de la France ou de l’Europe est, à mon sens, une erreur de fond.
Sans l’euro, des pays au bord du gouffre comme la Grèce seraient déjà au fond, et la France elle-même aurait sans doute déjà été attaquée par les marchés financiers. Le drame de la Grèce, du Portugal, de l’Italie ou de la France, ce n’est pas l’euro, pas plus que ce ne serait le drachme, la lire, l’escudo ou le franc. Tous ne sont que des noms de monnaie et donc des outils de taille différente. Le mur qui se dresse devant nous est la conséquence de la dette publique, de la fin de l’étalon or au profit du pseudo étalon dollar, de la financiarisation sans contrôle des activités économiques.
Dire aux gens : sans l’euro, tout ira mieux, est peut-être un pari politique, mais sans aucun doute un aveuglement économique. Revenir au franc, proposer de le dévaluer massivement, affirmer que l’inflation, c’est la faute de l’euro, ne me semble pas sérieux… A propos de l’inflation, il convient de rappeler qu’elle est plus importante dans des pays qui ne sont pas dans la zone euro comme la Grande Bretagne et d’autres pays européens, ou encore les USA.
Comment ne pas observer aussi que la presse la plus acharnée contre l’euro est la presse britannique. Pourquoi ? Voila une question intéressante… Une presse bien indulgente, en revanche, envers le dollar américain.[/answer]

[question]Soit. Mais, pour autant, l’euro est-il une panacée ?[/question]
[answer]Certainement pas tel qu’il est utilisé depuis sa création. Penser que la monnaie n’est qu’un agent économique est une erreur. Une monnaie, c’est aussi une domination politique. Tel est le rôle du dollar depuis 1945. Et tel est le reproche qu’il convient de faire à l’euro : ne pas être soutenu par une volonté européenne politique, par une souveraineté continentale. Faute d’un budget européen suffisant, faute des nécessaires transferts économiques et financiers qui ont été réalisés, par exemple, entre les “deux Allemagnes” ou entre la France prospère et industrieuse, et les DOM TOM, on ne peut que constater une absence de convergence entre pays européens qui pénalise la monnaie unique. Faute d’une volonté politique, l’euro est sans doute trop cher, favorisant ainsi la poursuite artificielle de la main mise du dollar et des USA sur le monde. Mais il reste, en dépit de ses défauts, la seule monnaie crédible à la taille nécessaire dans le monde actuel. Les Chinois ne s’y trompent pas, et convertissent leurs réserves de dollars en euros…..[/answer]

[question]Vous devez être particulièrement satisfait alors des études qui affirment que très majoritairement les Français ne veulent pas d’un retour au franc. Cependant, sur des sujets aussi techniques, la majorité a-t-elle forcément raison ?[/question]
[answer]En tous les cas, il n’y a pas de raison qu’elle ait davantage tort que la minorité. Je pense que si on laisse de côté l’attachement affectif pour notre bon vieux franc, les Français ont compris que l’indépendance, la puissance, l’emploi, le pouvoir d’achat même, supposent des outils. Il faut une monnaie et un protectionnisme pour avoir une vraie souveraineté économique. Or, la seule échelle pertinente, possible, c’est l’échelle continentale. Sans l’Europe, chaque nation européenne est un nain démographique et politique, sous dépendance des puissants du moment.
Alors, le problème n’est pas d’avoir moins d’Europe comme le réclament les souverainistes, mais d’avoir une autre Europe, et in fine cela signifie plus d’Europe. Evidemment, en France comme dans tous les pays d’Europe, cela veut dire une autre classe politique.[/answer]

[question]Ce « plus » d’Europe heurte les souverainistes qui préfèrent l’idée d’une coopération entre Etats souverains. Pour eux, toute souveraineté européenne est une atteinte aux nations.[/question]
[answer]Les souverainistes sont des nostalgiques. Ils aspirent à un retour au passé, sans voir que le passé  est, par définition, mort. Vouloir une France française, une France forte, c’est encore possible, mais cela passe par l’Europe, pas par la France seule. Préférer la « francophonie » à l’Europe est à la fois une illusion et un crime. L’illusion de rester une pseudo grande puissance au prétexte que dans cent collèges du tiers-monde, on baragouine notre langue, le crime de préférer nos ex-colonies à nos voisins de même civilisation et de même destin.
On retrouve dans cette forme précise de souverainisme, qui est celle, par exemple, d’un Chevènement, l’acceptation d’impuissance et de réductionnisme qui se définit autour du concept « d’assimilation républicaine » systématique. Cette assimilation n’est en fait qu’un viol collectif, une forme de génocide culturel.
Or, ce qui relie les individus et leur donne une identité (élément constitutif indispensable de l’esprit et de l’équilibre des hommes ), ce n’est pas un principe abstrait, mais une réalité charnelle, historique et culturelle. Répétons-le toujours et encore, si l’on aime la France et l’on veut qu’elle survive, l’on doit se battre pour l’unité européenne et l’affirmation de notre continent comme une puissance politique indépendante. D’ailleurs à tous les souverainistes, je pose une question : préférez-vous vivre dans la France de Sarkozy ou, si la chose était possible, dans un pays européen voisin, qui serait libéré de la sous-culture américaine, sans immigration, avec des écoles où nos enfants ne seraient pas soumis au modelage de Big Brother ? Se poser cette question, c’est se rendre compte que, bien sûr, nous aimons notre pays, que nous y sommes profondément attachés, mais que sans nos mœurs, nos coutumes, notre culture, c’est à dire sans notre civilisation européenne, au fond, il n’est plus notre pays. Et c’est parce que nous voulons que la France redevienne la France qu’il faut faire l’Europe ![/answer]

[question]Les Identitaires sont en première ligne dans la lutte contre l’islamisation s’attirant parfois le reproche de s’en prendre à une religion en « oubliant » de parler de l’immigration. A votre avis, pourquoi ?[/question]
A vrai dire, je ne sais pas trop comment on peut nous faire un tel reproche. Bien évidemment, l’islamisation n’est qu’une conséquence de l’immigration. Sans immigration, pas d’islamisation. C’est du domaine de La Palice… Mais si l’islamisation est une conséquence, elle est également une cause de changements graves comme, par exemple, le halal en passe de devenir une norme dans les abattoirs. C’est inacceptable.
L’enjeu du XXIème siècle est de créer les conditions politiques et sociales d’une re-migration qui est la seule bonne solution, sans dommage pour tous. C’est soit la reconnaissance de l’identité comme premier droit de l’homme, soit une chaine de conflits sans fins et d’une ampleur insoupçonnée. Je réponds à ceux qui considèrent la re-migration -c’est-à-dire un retour au pays, et aux racines – comme une solution violente, que c’est, au contraire, la solution la plus respectueuse et la plus pacifique. Bien plus pacifique que laisser prospérer sur notre sol certaines populations qui ne souhaitent pas s’assimiler, et je ne le leur reproche pas. A court terme, c’est-à-dire vingt ans, nous allons aboutir au mieux à un scénario à la brésilienne, au pire, à une situation comme au Kosovo. Sociétés policières ou guerres civiles, personne ne peut souhaiter cela. La seule solution pour le monde, c’est une identité, un territoire. Ceux qui militent contre cela sont des fauteurs de guerre.

[question]Quelques questions maintenant sur le mouvement identitaire. La campagne présidentielle, ça marche ?[/question]
Avec un million d’euro, ce qui représente la somme minimale que dépensent la plupart des candidats à la candidature afin de pouvoir récolter leurs signatures, cela marcherait merveilleusement bien. Mais ce n’est pas notre cas et nous n’investissons pas toutes nos ressources dans cette pré-campagne. Je le rappelle, notre campagne présidentielle n’est pas et n’a jamais été une fin en soi. Cependant, nous avons obtenu un nombre de parrainages très important au regard de nos moyens de prospection qui ne reposent que sur du militantisme.
Arnaud Gouillon a pu mesurer lors de ses visites auprès des élus locaux deux faits importants : d’abord, le profond ras-le-bol de 90% de ces élus. Ils ne croient plus en l’Etat ni aux partis. Ensuite, leur inquiétude devant l’islam et l’immigration. Ce n’est pas unanime, mais presque.

[question]Dans l’hypothèse où vous n’obtiendriez pas les 500 signatures d’élus, pour qui appeleriez-vous à voter en avril 2012 ?[/question]
Si nous n’obtenons pas les 500 signatures ou si, à un moment donné, nous estimons que nous ne parviendrons pas à les obtenir, alors, nous conclurons notre campagne comme nous l’avons commencée : en consultant les militants identitaires.
Au terme d’un débat, ce sont eux qui choisiront notre position. Nous concevons le mouvement comme une communauté et non comme un parti au sens classique. Nous n’avons pas des intérêts à défendre, mais un destin à construire.  Bien entendu 2012 est une échéance électorale importante, mais le rôle des Identitaires est de continuer à diffuser au sein de la population des idées alternatives, et de renforcer leur communauté militante. Bien au-delà de 2012, nous préparons une organisation pour les années – difficiles, ne nous mentons pas – à venir.

[question]En ce début d’été, le mouvement identitaire, c’est combien de divisions, ça pèse quoi ? La presse dit souvent : les Identitaires sont très forts pour le buzz médiatique mais ne sont pas si nombreux…[/question]
[answer]Les partis politiques français ont un point commun. Ils mentent sur leur nombre d’adhérents. Quand ils vous disent 100 000, vous pouvez traduire 50 ou 30 000. Il est donc toujours difficile de répondre à une question comme la votre car le lecteur aura toujours tendance à penser que vous multipliez par deux ou trois. Dire la vérité, c’est donc courir le risque d’être sous-estimé.
Ce que je peux vous dire, c’est que nous progressons fortement. Il y a trois façons de mesurer une progression. Le baromètre électoral, le nombre d’adhérents et de sympathisants connus, le montant des fonds qui alimentent les activités. Électoralement, les résultats des tests faits aux cantonales n’ont pas été à la hauteur de nos attentes. Exceptés deux scores flatteurs de 15% en Bretagne et en Pays Niçois, nous avons obtenu soit des scores marginaux, soit des scores corrects mais sur des zones où nous espérions plus. Inutile d’épiloguer sur les raisons de ces performances, tout le monde les connaît. L’intérêt public pour les mouvements politiques se mesure à l’aune du  passage  à la télé. Si vous n’êtes pas une « marque » comme l’UMP, le PS ou le FN, vous n’existez pas, même si vous présentez un excellent candidat face à un clochard analphabète. Si vous êtes une « marque » en perdition comme le PC, vous devenez une filiale du Front de Gauche.
Il n’en reste pas moins que le combat électoral est un des moyens le plus efficace de se faire connaitre. Or, c’est notre position : le combat, par tous les moyens.
En revanche, cette première moitié d’année 2011 se caractérise par une augmentation sans précédent du nombre d’adhérents au Bloc, mais aussi au sein des autres structures composant le mouvement identitaire dans sa diversité, qui accompagne une augmentation très sensible des rentrées financières. D’une certaine manière, ce genre de progression précède toujours toutes les autres, que ce soit sur le terrain politique, médiatique, culturel.
Parti de rien il y a seulement huit ans, le mouvement identitaire, c’est aujourd’hui des dizaines de sections, des centaines de militants actifs, des milliers d’adhérents ou de donateurs, des dizaines de milliers de sympathisants connus. des dizaines de sites web, des dizaines d’associations, des dizaines d’initiatives culturelles ou sportives.[/answer]

[question]Un dernier mot ?[/question]
[answer]Je donne rendez-vous à tous ceux que nos thématiques intéressent pour notre université de rentrée qui se tiendra les 9, 10 et 11 septembre dans la région d’Aix-en-Provence. Le sujet principal des ces journées sera l’Europe. Je conseille de s’inscrire au plus tôt car le nombre de places est limité à 150 personnes et une bonne part sont déjà réservées.
Enfin, je peux vous annoncer que nous tiendrons une grande convention en janvier 2012, sans doute à Paris. Ce sera un événement majeur lors duquel nous espérons doubler le nombre de participants par rapport à la convention de 2009.[/answer]

Italie : Tuberculose dans un centre pour immigrés

11/07/2011 – 22h50
ROME (NOVOpress) –
L’invasion migratoire à laquelle est confrontée l’Italie a aussi des conséquences sanitaires. Un cas de tubercolose pulmonaire a été découvert dans le Centre d’accueil pour demandeurs d’asile qui avait été installé en avril dans une caserne de Civitavecchia, à côté de Rome, pour accueillir une partie des clandestins débarqués à Lampedusa. Certains se souviendront de l’enthousiasme déployé à cette occasion par l’évêque de la ville.

L’infection par la tuberculose a été établie sur un Ghanéen d’environ 35 ans, qui est actuellement soigné à l’hôpital Spallanzani de Rome. Les responsables de l’hôpital San Paolo de Civitavecchia, où l’immigré avait été transporté aux urgences après un malaise, ont signalé le cas à la direction régionale de la santé, en proposant la fermeture du centre d’accueil et l’intensification des contrôles sanitaires internes. Qu’il s’agisse de tuberculose pulmonaire a été confirmé par les premières analyses effectuées aux urgences de San Paolo.

Des examens plus approfondis sont en cours à l’hôpital Spallanzani de Rome. Le Centre d’accueil, géré par la coopérative sociale Domus Caritatis, abrite actuellement environ 250 immigrés. La décision sur une éventuelle fermeture est attendue pour les prochaines heures.

*** Photo : Mycobacterium tuberculosis (ou Bacille de Koch, BK), le germe de la tuberculose. Vu au microscope électronique.

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : les opposants

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : point de discorde de la gauche ?

11/07/2011 – 21h30
NANTES (NOVOpress Breizh) “Vinci, dégage !” La fresque humaine réalisée dimanche matin par les opposants au projet d’aéroport donnait le ton. Réunies ce week-end à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), les quelque milliers de personnes qui avaient fait le déplacement ont pris pour cible le groupe Vinci, retenu il y a un an par l’État pour construire et gérer ce nouvel aéroport nantais. A moins d’un an de la présidentielle, un projet bétonneur qui divise profondément la gauche.

Alors que Nicolas Dupont-Aignan, jugé trop à droite,  n’avait pas été autorisé à venir, la quasi-totalité des partis de gauche non socialistes étaient représentés  au meeting d’opposition qui s’est tenu samedi après-midi : Parti de gauche, Gauche unitaire, Parti communiste français (mais seulement celui de Vendée), Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et Alternatifs étaient présents aux côtés du Modem et surtout d’Europe-Écologie Les Verts (EELV), dont les trois principales figures avaient fait le déplacement. Aux côtés de la patronne Cécile Duflot et du très médiatique faucheur d’OGM José Bové, Eva Joly  – “l’écologiste de la dernière pluie” en passe de représenter le mouvement à la présidentielle – et son concurrent  Nicolas Hulot, qui a reçu samedi un seau d’épluchures (bio ?) sur la tête,  étaient au rendez-vous.

Madame Duflot a réaffirmé la motion d’EELV prévoyant qu’en cas d’accord avec le PS “l’une des conditions incontournables sera l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes”. Une position selon elle non négociable. “C’est une question de valeurs, de choix de société, pas du tout un problème d’aménagement”, a-t-elle affirmé, précisant que “le sujet est éminemment politique et touche au cœur du projet d’alternative à la politique de l’UMP et de Nicolas Sarkozy sur lequel nous travaillons avec l’ensemble des partenaires de gauche.”

Beaucoup plus crédible, Evguenia Tchirikova, était venue apporter son témoignage de la lutte engagée en Russie contre Vinci, opérateur d’un projet d’autoroute entre Moscou et Saint-Pétersbourg qui détruirait la forêt de Khimki. “Vinci, dégage !”, a lancé en français la jeune femme russe, très applaudie. “Nous vaincrons ce monstre qu’est la firme Vinci, liée à Arkady Rotenberg, un ploutocrate ami intime de Poutine, par un montage financier via les îles Vierges, le Liban et Chypre, révélé par l’ONG Bank Watch”, a-t-elle affirmé sous les applaudissements.

L’engagement a été pris en public, devant les journalistes, qu’une alliance des écologistes avec les socialistes serait soumise à un abandon du projet.” Julien Durand, un des porte-parole de l’Acipa, la principale association mobilisée contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, veut y croire. Prudent, il précise “qu’en politique, on sait que rien n’est acquis tant que cela n’a pas été acté. Y compris avec  Europe Écologie-Les Verts”.

Quand on sait que quatre membres d’EELV (Bouchaud, Bringuy, Magnen et Orphelin) exercent sans broncher des fonctions de vice-présidents au conseil régional des Pays de la Loire, aux côtés de Jacques Auxiette (PS) devenu, depuis le 1er juillet, président du syndicat mixte aéroportuaire, on ne saurait lui donner tort.

 

La solitude, nouveau fléau de la société de consommation

La solitude, nouveau fléau de la société de consommation

11/07/2011 – 20h00
PARIS (NOVOpress) – Les chiffres donnés par l’étude de la Fondation de France sur la solitude dans notre pays font froid dans le dos et en disent long sur l’état de délabrement de cette société de consommation. Il y a actuellement dans notre pays 4 millions de personnes isolées et 2 millions en souffrent de manière aiguë. Comme le souligne le rapport, “loin des représentations communes qui font rimer isolement, grand âge et grands ensembles, la solitude frappe hommes et femmes dès 40 ans, dans les grandes villes comme dans les villages et les campagnes.” Et les statistiques le montrent : il existe une corrélation forte entre précarité économique et isolement relationnel. L’étude pointe du doigt les raisons de ce processus de désaffiliation ou de désinsertion :

– Sur le plan du travail, le chômage, le développement de l’intérim, de la sous-traitance, le durcissement des conditions de travail, le développement du temps partiel, la raréfaction des appartenances de métier et des sentiments corporatistes, les nouveaux modes de management affaibliraient le travail dans sa fonction intégratrice.

– Sur le plan de la famille, la banalisation de la monoparentalité, l’augmentation du célibat, la mobilité résidentielle, le desserrement des relations intrafamiliales ne permettraient plus à la famille de jouer le rôle qu’elle a tenu durant des décennies.

– Sur le plan sociétal, de plus en plus de personnes âgées, précaires, malades ou handicapées se sentiraient “inutiles au monde” (B. Geremek) jusqu’à se replier et se retirer de la vie sociale.

Des chiffres alarmants : 33% des Français ne rencontrent pas leur famille au-delà de quelques fois dans l’année (dont 8% n’ont aucun lien, ne serait-ce qu’occasionnel), 20% des Français qui travaillent ne sont pas en capacité de construire des relations sociales dans le cadre de leurs activités professionnelles et 19% des Français n’ont pas de relations amicales régulières. Cette situation d’isolement relationnel n’est pas compensée par un surinvestissement des réseaux sociaux virtuels, contrairement à ce que l’on aurait pu penser ou espérer. 88% des personnes isolées ne fréquentent pas ces réseaux à distance.

Déracinés, nomadisés, transformés en vulgaires consommateurs, les Français commencent à payer au prix fort la destruction de leurs attaches traditionnelles par le monde économique. La solitude et l’isolement seront désormais les nouveaux fléaux des sociétés européennes.

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

M. Sarkozy est un connaisseur. Un grand connaisseur en matière de dette publique. Ce qui l’autorise à s’en prendre au programme du PS pour 2012. En effet, à l’entendre, les propositions socialistes présentent de grands dangers : « ceux qui auront l’idée de revenir sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, de refuser une règle d’or qui oblige tout nouveau gouvernement à prévoir un budget en équilibre » conduiront « à l’explosion de la dette et des déficits et à l’impossibilité pour la France de les financer » (quatrième conférence de presse de Nicolas Sarkozy, lundi 27 juin 2011). Fermez le ban.

D’après l’INSEE, à la fin mars 2011, la dette publique française atteignait 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du PIB. Un record toutes catégories. Surtout lorsqu’on sait que, d’après le traité de Maastricht, le ratio de la dette publique ne doit pas excéder 60% du PIB. Avec une progression de 55 milliard d’euros en trois mois, Nicolas Sarkozy fera figure de « grand argentier » de la Vème République.

Certes, la crise est passée par là, creusant les déficits de l’Etat : 56 milliards en 2008, 138 en 2009,148 en 2010. Quand tout va bien (?!), le déficit structurel de l’Etat tourne autour de 40 milliards d’euros. Un exemple : 43,9 milliards en 2004. Quelquefois la moisson est bonne : seulement 34,7 milliards de déficit en 2007.

En 2008 et 2009, la baisse des recettes fiscales pour cause de dégradation de la situation économique et le coût du plan de relance sont pour beaucoup dans l’aggravation des déficits de l’Etat.

Pour autant la situation internationale n’explique pas tout. La Cour des comptes estime ainsi que, depuis deux ans, les orientations politiques, indépendantes de la crise, ont mené à une aggravation du déficit structurel comprise entre 0,9 et1,2 point de PIB (un point de PIB = 20 milliards d’euros). En cause : les baisses des prélèvements obligatoires (exonérations diverses, baisses d’impôts ciblées) qui ont amenuisé les recettes. Mais aussi la croissance des dépenses publiques, qui a continué en dépit du discours du gouvernement. Au total, depuis 2007, les choix politiques du Président de la République expliquent entre un quart et un tiers de la dégradation du déficit.

Bercy 1

A la vérité, les exploits financiers de Nicolas Sarkozy ne datent pas d’aujourd’hui. Il a déjà fait ses preuves à Bercy en tant que ministre du Budget (29 mars 1993 -11 mai 1995) ; son patron s’appelait Edouard Balladur, Premier ministre et prétendant à l’Elysée. Tout ce petit monde s’activait pour remporter l’élection présidentielle de 1995. Donc l’équilibre des comptes publics ne constituait pas la préoccupation première de ces messieurs. Pas question d’effrayer l’électeur avec des histoires d’augmentation des impôts ou de baisse de la dépense publique. Pourtant la baisse de l’activité économique l’aurait exigé. A la fin 1993, la dette publique représente 440,1 milliards d’euros. A la fin 1994, 570 milliards. A la fin 1995, 662,8 milliards.

Bercy 2

Lors de son second mandat à la présidence de la République, Jacques Chirac donne, lui aussi, l’occasion  à M. Sarkozy de briller de tous ses feux. Ce dernier revient en effet à Bercy avec le titre ronflant de ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (31 mars 2004 au 29 novembre 2004) du gouvernement Raffarin. Pendant ces huit mois, ses résultats n’épatent personne. Sauf ceux qui suivent de près l’évolution des Finances publiques. A la fin 2003, la dette publique s’établit à 994,5 milliards d’euros ; à la fin 2004 elle atteint 1068,3 milliards d’euros. Titre de gloire de l’intéressé : c’est sous son magistère que la dette publique a franchi la barre des 1000 milliards d’euros.

Un président de la République se doit de faire mieux qu’un simple ministre. Nicolas Sarkozy l’a compris. La dette publique était de 1142,1 milliards d’euros à la fin 2006 ; à fin mars 2011, elle a bondi à 1646,1 milliards. Soir une progression formidable de 504 milliards en quatre ans. Qui dit mieux ?

Dans le projet socialiste intitulé « Le changement » (« 30 priorités pour 2012 »), il est écrit que « la diminution des déficits ne fait pas à elle seule une politique ». Il y a bien longtemps que Nicolas Sarkozy a fait sienne cette devise.

NDLR – On appelle dette publique l’addition des dettes de l’Etat, des collectivités territoriales, des administrations de sécurité sociale et des ODAC (organismes divers d’administrations centrale, des annexes de l’Etat). La dette de l’Etat représente environ 80% de la dette publique. Contrairement au Traité de Maastricht, la Commission européenne et Eurostat (organisme statistique de l’Union européenne) ne prennent en compte que la dette publique. Ce sont les déficits de l’Etat – réguliers et de plus en plus volumineux – qui gonflent la dette publique.

Le système carcéral est à l'image de la République

Le système carcéral est à l’image de la République

[box class=”info”]Texte repris de Zentropa.[/box]

Le constat est accablant et sans appel : la prison en France échoue totalement dans l’ensemble de ses missions.

Elle ne punit plus de façon suffisamment dissuasive pour endiguer la récidive. Elle ne protège plus la collectivité de ses éléments criminels puisque, désormais, ceux-ci continuent à exercer leurs activités délictueuses, à organiser leurs trafics et à donner leurs ordres et consignes depuis l’intérieur des établissements carcéraux. Elle ne corrige plus ni ne rééduque ou ne réinsère, produisant en masse des « prisonniers professionnels », multipliant les vas et viens entre leur cellule et l’extérieur, et des hordes de bêtes fauves de tous acabits.

Ajoutons à cela la surpopulation, le délabrement, la violence sexuelle, la généralisation des camisoles chimiques, la propagande islamiste et la corruption latente et nous obtenons un tableau apocalyptique qui ne peut d’évidence satisfaire personne, que l’on soit « droitier sécuritaire » ou « gauchiste humanisto-laxiste », et encore moins si  l’on est ni l’un ni l’autre.

Cette situation est d’autant plus dramatique que les prisons sont aujourd’hui alimentées par une justice matériellement exsangue et idéologiquement colonisée par les pires et plus caricaturaux résidus du gauchisme trotskyste via l’Ecole Nationale de la Magistrature et le syndicat du même nom. Laxiste et masochiste lorsqu’elle est confrontée au lumpen prolétariat racaillesque qu’elle confond encore avec le prolétariat tout court et vénère intimement au nom d’une malsaine (et finalement paternaliste) xénophilie, elle se mue en louve impitoyable et vengeresse en face du militant politique « incorrect » ou du « français moyen » toujours soupçonné de pétainisme larvé et de racisme ontologique.

Cet état de faits n’est pas un problème accessoire, car une prison en déshérence nourrie par une justice idéologisée est un cancer au coeur de la nation, une école du crime de grande envergure, capable aussi bien de briser des vies tranquilles et honnêtes (Gaston Malafosse…) que de promouvoir les pires comportements, les sentiments d’absolue impunité ainsi que les nihilismes les plus destructeurs.

Ce constat, tous les « braves gens », si prompts à jeter un voile pudique, voir méprisant, sur cette question au prétexte que les gens qui sont en taule « le méritent » et que peu importe donc aussi bien leurs conditions de détention que leur devenir à la sortie, doivent l’intégrer afin de comprendre que la prison n’est pas une abstraction lointaine, hors de « leur monde », et ne concernant que des individus « anomiques et asociaux », définitivement perdus pour la société. Non, la prison est, ou plutôt devrait être, un levier de régulation sociale, à la fois épée de Damoclès, soupape de décompression et camp de base d’une seconde chance, qui se doit, comme toutes les autres institutions étatiques, d’être à la fois ferme, juste, digne et cohérente pour être utile et efficace.

Il apparaît donc impératif de son donner les moyens notamment financiers, d’une ambitieuse politique judiciaire et carcérale, débarrassée aussi bien de ces scories gaucho-boboesques que de ses péroraisons poujado-sécuritaires et assumant à la fois la nécessité de la punition et la possibilité de la rédemption.

Les pistes d’une telle réforme sont nombreuses, allant de la multiplication des peines alternatives (mais effectives) à l’enfermement pour les délits sans dangerosité directe pour les personnes à la création de nouvelles prisons spécialisées par catégories de peines, afin de ne pas mélanger les requins et les poissons rouges, en passant par l’expulsion automatique, et définitive, des délinquant étrangers, le retour du « travail obligatoire » (qui n’est pas synonyme de cassage de cailloux) pour lutter contre la déshérence carcérale, la « responsabilisation pénale » des « psys » et autres « experts » dans les actes de libération anticipée (notamment en cas de récidive), l’amélioration du recrutement et de la formation (et de la rémunération) des surveillants, l’encadrement strict de la détention préventive limitée à des cas de potentiels récidives immédiate ou d’éventuelle fuite, la multiplication des « fermes écoles » et des « ateliers de réinsertion » encadrés non pas par des « éducateurs » dreadlockeux et enshités mais par des professionnels du secteur épaulés par des personnels militaires, etc., etc.

Un peuple se juge aussi à l’état de ses prisons. Les nôtres sont à l’image de nos écoles sinistrées, de nos administrations rancies et de nos partis corrompus et veules.

Une révolution sociale, identitaire et européenne ne peut les laisser sur le bord de la route.

Philippe Vardon et l'Entente Républicaine s'insurgent contre la trahison d'André Chauvet

Philippe Vardon et l’Entente Républicaine s’insurgent contre la trahison d’André Chauvet

11/07/2011 – 15h10
NICE (NOVOpress) – Comme NOVOpress vous l’annonçait en exclusivité dès ce matin, l’élu de Nice André Chauvet, l’un des deux représentants de l’Entente Républicaine (le parti local de Jacques Peyrat, l’ancien maire de Nice), a entériné ce matin son rapprochement avec la majorité UMP de Christian Estrosi. Il a en effet été nommé pour une délégation en tant que représentant du conseil municipal auprès de l’Opéra de Nice. Maigre récompense pour une trahison dans les règles… Si André Chauvet n’a pas encore officialisé son ralliement total à la majorité, et donc la fin du groupe Entente Républicaine (ne restant plus qu’un seul élu sur les onze entrés en 2008 ! ), on s’attend à ce que cela se fasse lors du prochain conseil.
Ce matin, une dizaine de représentants et militants de l’Entente Républicaine, accompagnés du dirigeant identitaire niçois Philippe Vardon, assistaient au conseil municipal et ont symboliquement quitté la salle lors de l’annonce des nouvelles fonctions d’André Chauvet. Lui tournant le dos tout comme lui le tourne aux milliers d’électeurs qui avaient voté pour la liste Peyrat en choisissant une alternative – de droite – au sarko-estrosisme.
Notons que Jean-Claude Mari, dernier élu peyratiste du conseil municipal et beau-frère de l’ancien maire, a voté contre cette nomination, alors même qu’il siégeait encore à côté d’André Chauvet. Christian Estrosi s’est offert la peau d’un opposant à peu de frais, André Chauvet lui ayant à plusieurs reprises causé des soucis par ses actions en justice contre les décisions de la ville de Nice.