Longue mémoire européenne : à l'heure du solstice d'été, par Jean Mabire

Longue mémoire européenne : à l’heure du solstice d’été, par Jean Mabire

“21 juin à l’aube. la nuit disparait devant le jour naissant. Là-bas, vers l’est, le ciel se colore de vert émeraude, tel un océan paisible. Puis tout vire au rose, comme si mille fleurs aux tendres pétales éclataient au milieu des nuages gris. Enfin du sol même de la vieille Angleterre semble surgir le disque du soleil, rouge vif. Aujourd’hui il va accomplir sa course la plus longue. Jamais comme au solstice d’été il ne s’attarde ainsi parmi les hommes, avec une telle chaleur, une telle force, une telle puissance. Le soleil tient enfin la promesse des longs mois d’hiver. Il revient parmi nous. Il nous réchauffe et nous éclaire. Il protège l’océan des blés et annonce l’or des moissons.

En ce matin sacré, nous sommes à Stonehenge (photo ci-dessus, note de Novo), sur les hautes terres dénudées de la plaine de Salisbury. Au nord, le pays de Galles et ses vertes collines. Au sud, la presqu’île de Cornouailles et ses rochers roux. Derrière nous vers l’ouest, l’océan où va, ce soir, au terme de sa plus longue journée de labeur, sombrer le soleil. Quand il aura fini sa course, il disparaitra dans la mer où dorment à jamais, dans les grands fonds, les temples et les hommes de l’Hyperborée. De la pierre de l’autel, au centre du monument mégalithique de Stonehenge, on voit le soleil se lever sur la pointe d’un menhir, du nom de Heel stone, dressé dans le prolongement de l’avenue principale. Ici, depuis trente ou quarante siècles, des hommes sont venus, en ce jour unique de l’année, assister au lever du soleil créateur, du soleil invaincu, du soleil souverain.(…)

Dans ce temple à ciel ouvert qui n’avait pas d’autre dieu que le soleil, ceux qui nous ont précédé célébraient le grand mariage de la terre et du feu, le grand culte tellurique de la seule force qui ne mente pas et de la seule vie qui soit éternelle. La science ne s’oppose pas à la foi. Elle l’éclaire et la renforce. On sait aujourd’hui que Stonehenge n’est pas seulement un monument élevé pour découvrir le soleil du solstice d’été au nord-est, mais aussi pour saluer celui du solstice d’hiver au sud-ouest.(…)

Le passé et l’avenir avancent du même pas. La vie semble mourir au solstice d’hiver et elle renaît au solstice d’été. Stonehenge n’est pas le témoignage impressionnant d’un culte disparu mais le point précis où peuvent désormais s’ancrer notre certitude et notre espérance. Ce que les hommes aperçoivent dans Sun stone, la pierre du soleil, ce n’est pas le signe maudit de la fin du monde, c’est la présence vivante de l’éternel retour.”

Jean Mabire, cité dans “Fêtes païennes des quatre saisons”, sous la direction de Pierre Vial. Éditions de la Forêt.

Crédit photo : Andrew Dunn/Wikipédia sous licence CC

“Jörg Haider, le phénix. Histoire de la famille politique libérale et nationale en Autriche” – Interview de l’auteur, Lionel Baland

“Jörg Haider, le phénix. Histoire de la famille politique libérale et nationale en Autriche” – Interview de l’auteur, Lionel Baland

[box class=”info”] Lionel Baland, spécialiste des partis patriotiques en Europe et correspondant de Novopress, publie aux Éditons des Cimes à Paris un livre intitulé « Jörg Haider, le phénix. Histoire de la famille politique libérale et nationale en Autriche. ».

Cet ouvrage présente : la vie privée de Jörg Haider et de sa famille, sa carrière politique, l’histoire depuis 1848 de la tendance idéologique qu’il représente, la Carinthie dont il a été gouverneur. Le livre a été réalisé à partir de sources en allemand, de rencontres avec des proches de Jörg Haider, de visites de lieux en rapport avec sa vie. [/box]

Novopress : Quelle est la principale caractéristique de la méthodologie politique de Jörg Haider ?

“Jörg Haider, le phénix. Histoire de la famille politique libérale et nationale en Autriche” – Interview de l’auteur, Lionel Baland Lionel Baland : La méthodologie de Jörg Haider s’appuie sur un bastion : la Carinthie. En 1976, appelé par le président du FPÖ de Carinthie en tant que secrétaire du parti, Jörg Haider y débarque. Il quadrille systématiquement le terrain. Il sillonne ce Land de 500.000 habitants qui est à cette époque un bastion socialiste. Grâce à ces méthodes innovantes, il conquiert ces terres dont il devient gouverneur. Jörg Haider est actif à deux étages différents de la politique de son pays : lorsqu’il n’est pas en Carinthie, il mène ses activités politiques au niveau national à Vienne. Grâce à son bastion, il peut à tout moment quitter la politique nationale afin de se replier en Carinthie et d’y travailler le terrain avant de rebondir au niveau national. La Carinthie constitue également une vitrine de ses réalisations.

Novopress : Quel type de parti est le FPÖ ?

 Lionel Baland : Le FPÖ est un parti libéral qui a été membre de l’Internationale libérale. Lors de la  révolution allemande de 1848, qui se déroule à Francfort-sur-le-Main, les libéraux exigent des mesures libérales (liberté de la presse, d’association, de réunion…), mais également des mesures sociales. Ils sont également anticléricaux, c’est-à-dire opposés à une intervention de l’Église dans les affaires de l’État. Si ces idées sont partagées à l’époque par les libéraux au sein des différents pays d’Europe, en Allemagne ceux-ci désirent également réaliser l’unité du peuple allemand par le bas. Ils s’opposent à l’Allemagne des princes, constituée d’une multitude d’États.

De nos jours, cette idée d’unir l’ensemble du peuple allemand a quasiment disparu au sein du Parti libéral allemand, le FDP. Par contre, elle a survécu au sein du FPÖ.

Novopress : Que penser des conditions du décès de Jörg Haider ?

 LB : La version officielle ne tient absolument pas la route. J’explique pourquoi au sein du livre.

Novopress : Quel est le principal enseignement que vous tirez de la réalisation de cet ouvrage ?

 LB : Ce qui m’a le plus frappé au cours des recherches que j’ai réalisées sur le sujet, c’est le fonctionnement de la presse. De plus, les pratiques douteuses des médias autrichiens sont amplifiées par la presse française. Un article sort en allemand dans un quotidien ou un hebdomadaire autrichien et la presse francophone traduit cette information et la publie. Plus tard, il apparaît que ces données sont fausses ou incomplètes et la presse française n’émet pas un démenti ou un rectificatif.

Une fois que des articles ont été diffusés au sein de journaux ou hebdomadaires du système, ces écrits deviennent des sources fiables pour la réalisation d’articles de l’encyclopédie en ligne Wikipédia, pour des professeurs d’université qui écrivent des travaux ou pour la publication de livres.

 

* Lionel Baland – Jörg Haider, le phénix. Histoire de la famille politique libérale et nationale en Autriche. Edition des cimes, 2012.

Les électeurs de l'UMP pratiquent déjà l'union des droites

Les électeurs de l’UMP pratiquent déjà l’union des droites

20/06/2012 — 18h45
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
La comparaison des résultats du second tour des élections législatives de 2012 dans des circonscriptions représentatives avec ceux de 2002 est riche d’enseignements. En effet, on constate que les reports de voix entre les premiers et seconds tours ont considérablement évolué.

En cas de triangulaire entre des candidats PS, UMP et FN, quelle est l’évolution ?

En 2002, lorsque le FN était au 2e tour dans une triangulaire, il perdait presque systématiquement des voix par rapport au 1er tour. En 2012, en cas de triangulaire, lorsque le FN arrive devant l’UMP au 1er tour, il améliore très largement son score, les électeurs de droite votant pour le candidat le plus à même de battre la gauche, comme ce fut le cas pour le député Étienne Mourrut, adversaire de Maître Collard.

Quand le FN arrive derrière l’UMP au 1er tour, les électeurs font le choix inverse et choisissent de se reporter largement sur le candidat UMP, mieux placé pour battre la gauche.

Qu’en est‑il lors de duels gauche/FN ?

En 2002, l’abstention explosait et le candidat de gauche s’imposait très largement, le candidat FN ne progressant que peu. Moins de 20 % des électeurs UMP se reportaient sur le FN. En 2012, la participation à peu près constante et les reports de l’UMP vers le FN s’effectuent presqu’à 80 ou 90 %, en dépit des consignes du parti. C’est ainsi que plusieurs candidats FN ont frôlé la majorité absolue, doublant leur résultat du premier tour : Florian Philippot en Moselle, Valérie Laupies ou Stéphane Ravier dans les Bouches‑du‑Rhône.

Et en cas de duel droite/FN ?

En 2002, la participation restait constante, voire s’améliorait et le candidat FN restait stable, sans améliorer sensiblement son score du 1er tour. En 2012, on note un effondrement de la participation, les électeurs de gauche restent en partie chez eux et ne suivent pas tous les consignes du PS de voter UMP. Donc pour eux, il n’y a pas de drame à voir arriver un député FN. L’autre partie des électeurs de gauche votent UMP selon la consigne. Mais les candidats FN augmentent leurs scores de manière spectaculaire, notamment dans plusieurs circonscriptions du Var ou dans la 5e circonscription de l’Eure. Cela signifie que des électeurs UMP du 1er tour, (qui avaient voté “utile” par peur de la gauche) se sont sentis libres de voter FN au 2e, la circonscription étant assurée pour la droite.

En dix ans, le comportement de l’électeur de droite a bien changé dans le sens d’une union des droites, bien que les directions de l’UMP et, dans une moindre mesure du FN, en soient très loin.

Le rassemblement "Hollande n'est pas mon président" du 7 juin à Paris, en vidéo

Le rassemblement “Hollande n’est pas mon président” du 7 juin à Paris, en vidéo

Nous avons déjà relaté le succès de ce rassemblement du 7 juin à Paris et montré des photos. Le voici maintenant en vidéo.

La dissidence est allé crier haut et fort “François Hollande n’est pas mon président !”, rue de Solférino, devant le siège du Parti Socialiste.

Ce rassemblement s’inscrit dans le cadre de la campagne “Hollande n’est pas mon président” des identitaires qui avait déjà fait l’objet d’affichages (un exemple ici) ou de manifestations dans de nombreuses régions de France.

Un site internet est dédié à cette campagne, où d’autres renseignements peuvent être trouvés et où l’on peut commander affiches et autocollants.

Bien se nourrir, condition de la survie d'un peuple - Par Louis Tode

Bien se nourrir, condition de la survie d’un peuple – Par Louis Tode

La nourriture nous définit, témoigne de qui l’on est, de nos goûts et de nos origines. C’est elle qui nous fait vivre et grandir, qui nous apporte les éléments nécessaires pour être en bonne santé et accomplir nos tâches, et qui par conséquent nous permet de nous développer et de nous reproduire : « dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ».

Pourtant, des maladies se développent à une vitesse fulgurante : le cancer, véritable maladie du XXe siècle, poursuit son ascension : hausse du nombre de cancers du sein, de la prostate et du colon ; cas de diabète de plus en plus graves et, surtout, de plus en plus jeunes (dès 6 ans aux Etats-Unis) ; obésité galopante, non plus cantonnée à l’Amérique mais en France aussi (1 enfant sur 5 dans l’Hexagone) ; culte de la malbouffe de la rue au réfrigérateur ; perte de recettes, de plats régionaux et enracinés, témoins d’une culture et d’un savoir-vivre ; expansion du hard discount dans l’alimentation, etc.

Lorsque même la nourriture est touchée par les fléaux du monde moderne, c’est la disparition annoncée des peuples.

Nous voyons depuis quelques décennies se développer toutes sortes de techniques visant non plus à nourrir les populations, mais simplement à atteindre des productions optimales et des niveaux de profit exceptionnel.
Les révolutions vertes et industrielles nous ont fait perdre des savoir-faire ancestraux ; ceux-ci savaient allier efficacité de production et respect de la nature et de l’environnement, pouvant ainsi se perpétuer durant des siècles : désormais la machine a remplacé l’homme, et nous avons abandonné le juste équilibre entre forêts, cultures et bétail, pour laisser place à la spécialisation et à la désertification, à l’appauvrissement des sols qui sont de moins en moins riches en nutriments. Ces nutriments sont pourtant ceux qui, en nourrissant les végétaux, sont garants de la vie humaine.
La qualité des aliments baisse de manière drastique : notre alimentation devient une véritable bombe à retardement au vu du développement des maladies et des dépenses de sécurité sociale de demain.

Les multinationales de l’agroalimentaire et des OGM ôtent leur souveraineté aux agriculteurs, corrompent les gouvernements pour que les OGM entrent dans le pays et infectent les autres cultures non OGM (Amérique latine, Inde), trafiquent les études scientifiques, achètent les agences sanitaires et y placent leurs propres experts. Ce travail de sape, rondement mené par une guerre médiatique et intellectuelle, fait rêver des agriculteurs et des marchés entiers qui ne se rendent pas compte qu’ils deviennent pieds et poings liés aux multinationales. Ce terrorisme sournois, plus doux qu’une kalachnikov mais bien plus efficace, cause le suicide de centaines d’agriculteurs et en fait vivre des milliers d’autres dans la peur. Et quiconque, scientifique ou autre, souhaite dire un peu de vérité et balayer cet écran de fumée se retrouve sur les bancs des accusés et/ou est prié de se taire.
Les intérêts économiques ont pris le dessus sur l’intérêt des populations, et il devient de plus en plus difficile de dire la vérité, tant le lobbying est puissant. Les associations ou scientifiques voulant que celle-ci apparaisse au grand jour s’y cassent les dents (UFC-Que choisir concernant l’obésité, Pierre Méneton et les dangers du sel, etc.).

Nous devons retrouver une alimentation saine, locale, naturelle, en famille, sans plats préparés ou malbouffe bourrée de sucres, de graisses, sels, édulcorants et autres additifs cancérigènes, pris devant la télévision avec des sodas et des bonbons. Et nous devons surtout faire connaître ce danger qui plane au-dessus de nous et nous menace grandement.

Louis Tode

Liens :

Travaux de Pierre Méneton
Vidéos de l’agronome Claude Bourguignon
– Marie Monique Robin :
Du poison dans nos assiettes
Le monde selon Monsanto

Image : En particulier, la nourriture peut agir sur l’expression de nos gènes : nous sommes ce que nous mangeons, et nos enfants aussi !!!

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Halal et casher : l’explosion du « marketing des communautés »

Halal et casher : l’explosion du « marketing des communautés »

20/06/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) – Une étude réalisée par l’institut Promise Consulting et publiée le 18 juin, révèle que plus de neuf enseignes de distribution sur dix proposent des rayons dédiés aux rites juifs et musulmans. Auchan, Carrefour, Leclerc… Pour Philippe Jourdan, fondateur de Promise Consulting, ces enseignes de la consommation de masse, se sont emparées du « marketing des communautés » avec le business du halal et du casher.
Ce business est source notamment d’une « souffrance animale inacceptable ».

Par ailleurs, 69% des clients fréquentent régulièrement les rayons “produits du monde” (gastronomie asiatique, mexicaine ou japonaise). C’est « une évolution notable de notre modèle alimentaire », note l’institut. Des indicateurs précieux permettant de confirmer la progression du communautarisme en France, mais aussi de l’islamisation et de la mondialisation.

Vidéo : Abattage halal d’un veau, donc sans étourdissement préalable de l’animal.

Crédit photo : Garrett Ziegler via Flickr, licence CC.

[Lu sur le Net] Google dénonce les tentatives de censure politique

[Lu sur le Net] Google dénonce les tentatives de censure politique

20/06/2012 — 09h30
Via LE FIGARO Dans un rapport rendu public, le géant américain remarque une hausse conséquente des demandes de suppression de contenus de la part d’États.

Au risque de déranger, la firme de Mountain View joue la transparence. Google a publié dimanche son 5e «rapport de transparence» qui, depuis 2010, indique en particulier le nombre de demandes de suppression de contenus reçues de la part de gouvernements ou de tribunaux. La période analysée est comprise entre juillet et décembre 2011.

Comme le rappelle le géant informatique, «certaines demandes de suppression de contenu sont dues à des allégations de diffamation, tandis que d’autres sont basées sur le non-respect des lois locales interdisant l’incitation à la haine ou la pornographie». Mais certaines demandes de suppression sont autrement plus politiques, ce que Google considère sur son blog comme «alarmant». Pas seulement car la liberté d’expression «est en péril» selon la firme, mais surtout car certaines de ces demandes proviennent de pays démocratiques qui ne sont généralement pas «associés à la censure».

[…]

En France, les autorités ont mis en cause 58 liens, textuels ou vidéos, et Google a accédé à plus de la moitié des sollicitations appuyées d’une demande de la justice. […]

Nasri ricane à la mémoire de Thierry Roland

Nasri ricane à la mémoire de Thierry Roland

20/06/2012 – 07h30
KIEV (NOVOpress) —
Les ricanements du joueur de football Samir Nasri, au moment de la minute de silence à la mémoire de Thierry Roland, mardi soir à Kiev (Ukraine), ont choqué de nombreux Français. L’UEFA avait en effet annoncé qu’une minute de silence serait observée avant le dernier match du groupe D entre la Suède et la France à l’Euro 2012. Au mieux, l’initiative de Samir Nasri relève du manque de respect. Au pire, elle ressemble à une nouvelle provocation à l’encontre de l’ex-journaliste, décédé samedi à l’âge de 74 ans.

Thierry Roland était très populaire auprès des Français pour son absence de langue de bois. Le commentateur sportif avait notamment créé une polémique en 1986, lors du quart de finale du Mondial entre l’Angleterre et l’Argentine, alors que Maradona mettait un but de la main accordé par l’arbitre. Thierry Roland avait alors pris à témoin son collègue Jean-Michel Larqué : “Honnêtement, Jean-Michel, ne croyez-vous pas qu’il y a autre chose qu’un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance ?”. Il est vrai que la Tunisie n’a jamais été une terre de football.

Samir Nasri s’est déjà distingué au début de l’Euro en insultant la presse française d’un « Ferme ta gueule », contre l’Angleterre. Un problème comportemental qui rappelle que la « racaille attitude » sévit toujours chez les Bleus depuis l’épisode de Knysna en 2010, quand une partie des joueurs tricolores avaient sombré dans la mutinerie pendant le Mondial 2010. Le plus grand scandale dans l’histoire du sport français.

Crédit photo : Ronnie Macdonald, via Wikipédia Commons. Photo prise le 31 juillet 2010

Afghanistan : encore une balle dans le dos pour les soldats de l'Isaf

Afghanistan : encore une balle dans le dos pour les soldats de l’Isaf

19/06/2012 — 19h00
KABOUL (NOVOpress vie le bulletin de réinformation) — Hier encore, un soldat de la force internationale de l’Otan (Isaf) a été abattu par trois hommes portant des uniformes de la police afghane. L’incident se serait produit dans la province de Kandahar, l’un des principaux fiefs tenu par les insurgés.

Si les trois meurtriers sont bien des policiers, ce sera le 23e soldat tué par les forces afghanes censées être nos alliées depuis le début de l’année 2012. La situation est d’autant plus critique que ces assassins sont, eux‑mêmes formés par les militaires de l’Otan. L’objectif de ces formations étant de permettre aux Afghans de s’autogérer  en prévision du retrait définitif des troupes en 2014.

Des faits divers révélateurs des maux de notre société

Des faits divers révélateurs des maux de notre société

19/06/2012 — 17h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation ) — Décidément, notre système capitaliste ne rend pas tout le monde heureux. Un retraité a tenté de se suicider dans une banque vendredi dernier. Cet homme de 68 ans n’est pas mort suite à son coup de fusil, mais se trouve dans un état grave et a été hospitalisé à Bordeaux. Le Crédit Agricole, qui était la banque de cet homme, a laissé entendre qu’il avait des problèmes financiers. Un fait divers qui illustre bien le malaise que provoque la toute‑puissance de la finance sur nos vies.

Un autre fait divers, représentatif cette fois de mœurs d’autres civilisations importées dans notre pays. Deux cadavres en différents morceaux ont été retrouvés au bois de Vincennes, à Paris. Un couple d’origine asiatique avait en effet indiqué les endroits aux policiers. Selon les premiers éléments de l’enquête, ce couple aurait tué puis dépecé début juin un autre couple, également d’origine asiatique. L’origine de ces meurtres serait une dispute au sujet de l’enfant des victimes, décédé alors qu’il était sous la garde des suspects.

[Tribune libre] Lendemains d’élections : réfléchir un peu, par Dominique Venner

[Tribune libre] Lendemains d’élections : réfléchir un peu, par Dominique Venner

19/06/2012 — 15h30
Tribune parue initialement sur le site de Dominique Venner Il n’est pas dans mes habitudes de commenter des élections. Celles qui se sont déroulées en France depuis la présidentielle de mai 2012 présentent cependant une vraie nouveauté. On peut définir celle-ci comme la manifestation d’une conscience accrue du problème n°1 de notre temps : le « remplacement » des populations de souche par l’immigration de masse arabo-musulmane. Les images des drapeaux africains et maghrébins agités place de la Bastille le soir du 6 mai 2012 pour saluer la victoire du candidat socialiste, ont rappelé les images, dix ans auparavant, de la réélection de Chirac après son duel inégal avec un Le Pen diabolisé comme jamais.

Les conditions sont toutefois très différentes. La personnalité moderne et « apaisante » de Marine Le Pen n’a pas favorisé la même mobilisation contre son mouvement après son score très honorable de 17,9 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle du 10 juin. Avec 6,4 millions de voix lors de ce scrutin, le FN se pose comme le troisième parti de France. Une loi électorale cousue sur mesure pour maintenir les oligarchies en place interdit une nouvelle fois que les 6,4 millions d’électeurs du FN soient représentés à l’Assemblée nationale, sinon par deux élus, contre des centaines pour les partis oligarchistes : UMP et socialistes (associés au Front d’extrême gauche).

Ce qui se passe en France n’est pas spécifique à ce pays. C’est un phénomène européen. Cependant, comme je l’ai déjà souligné, les mouvements identitaires européens sont victime d’une « maladie infantile » que je qualifie de chauvine. Agissant en ordre dispersé, sans liens ni concertation, ils sont pour le moment incapables d’imaginer des initiatives face à un adversaire commun. Cela ne signifie par qu’il en sera toujours ainsi. Dans tous les mouvements concernés, les militants les plus réfléchis songent à la nécessité de convergences. Partout en Europe des partis analogues au FN, rejetant le racisme et l’antisémitisme, font de la préservation de l’identité des peuples européens leur raison d’être. Citons entre autres le Parti du peuple danois, le Parti de la liberté néerlandais, le FPÖ et le BSÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, Le Parti du progrès norvégien, le Vlaams Belang flamand, l’English Defense League, le Fidesz au pouvoir en Hongrie, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède ou l’Union démocratique (UDC) du centre en Suisse. Tous ces partis dépassent 5 % des voix et atteignent parfois 25 % ou plus, en dépit de l’hostilité active des médias qui constituent le « clergé séculier » du Marché, relayé par son « clergé régulier » (prof des universités et des écoles), sans compter le vieux clergé des Eglises traditionnelles chargé d’apporter la dimension compassionnelle et paralysante qui est sa spécialité.

Dans Le Monde du 14 juin 2012, pages Débats, une politologue (Virginie Martin) et un sociologue (Pierre Lénel), après avoir noté l’étonnante permanence du votre FN, malgré son exclusion électorale, en tiraient une conclusion pertinente qui doit être relevée. Ces deux chercheurs estiment en effet qu’il faut réviser l’interprétation habituelle du vote FN comme simplement « protestataire ». Sa permanence dans le temps exige plutôt d’y voir un véritable « vote d’adhésion ». Adhésion à quoi ?

Usant d’un vocabulaire prudent, les deux chercheurs proposent de rechercher un dénominateur commun à tous ceux (nantis ou démunis, jeunes ou plus âgés, urbains ou ruraux, qui ont accordés leurs suffrages à Marine Le Pen à l’élection présidentielle du 10 juin. Ce dénominateur commun c’est, disent-ils, un « trouble civilisationnel », expression juste et modérée.

« Ce trouble, écrivent-ils dans leur jargon, met en avant une lecture du monde qui révèle une hostilité au pluralisme culturel sur le plan intérieur et le refus du multiculturalisme sur le plan international ». En clair, il révèle une forte inquiétude identitaire, face à des menaces toujours plus évidentes.

Les deux chercheurs poursuivent en estimant que le « trouble » se cristallise plus particulièrement autour de quatre points. « La nationalité en constitue le premier marqueur : les Français d’origine immigrée ne sont pas vus comme « légitimes », leur nationalité serait usurpée. Cette illégitimité vient s’appuyer sur la question culturelle et bien souvent cultuelle (islam). C’est le deuxième élément : une relation négative s’instaure entre signes de métissage et identité française. « Nous » s’oppose à « eux », la différence trouve là son expression la plus criante : « eux » ont une autre histoire que celle qui « nous » constituerait de tout temps. »

Ce trouble, ajoutent les auteurs, est un élément nouveau par rapport à leurs enquêtes de la fin des années 1990. Il est relié, disent-ils, aux événements de la scène internationale : le monde arabo-musulman apparaît désormais comme dangereux… « Et c’est bien souvent à cette question que la question sécuritaire est réinterprétée… Tous ces éléments se confondent dans la figure de l’immigré, présence ici de cet ailleurs arabo-musulman qui apparaît comme diabolique ».

« Enfin, poursuivent les deux chercheurs, l’élément le plus prégnant est celui du sentiment d’un rapport de forces devenu défavorable entre les Français d’origine maghrébine et les Français « de souche » : l’idée d’un effet de nombre produit un sentiment de colonisation inversé ».

Rarement les faits ont été observés avec autant de pertinence dans cet organe central de l’oligarchie mondialiste qu’est Le Monde. Au passage, on ne peut négliger un fait anecdotique et cependant gros de symbole : l’un des deux élus du FN à ce deuxième tour du 17 juin 2012 est la propre petite-fille du fondateur, la toute jeune Marion Maréchal-Le Pen, 22 ans, qui a conquis le siège de Carpentras (Vaucluse), ville qui avait été le prétexte d’une opération géante de diabolisation du FN en 1990 par l’instrumentalisation d’un fait divers : la profanation d’une tombe par des loubards (sans lien avec le FN) dans le cimetière juif de la ville. La plus jeune députée de toute l’histoire de la Ve République accorde aux siens une revanche inattendue.

Sans doute peut-on penser que la conscience identitaire est lente à s’éveiller. Mais il faut se souvenir de quel chaos historique et intellectuel elle a surgi, sans compter les obstacles immenses qui lui sont opposés. C’est donc son affirmation qui surprend et non une ampleur jugée encore insuffisante.

Une exception en Bretagne : Marc Le Fur (UMP) réélu brillamment dans les Côtes-d’Armor

Une exception en Bretagne : Marc Le Fur (UMP) réélu brillamment dans les Côtes-d’Armor

19/06/2012 — 14h00
LOUDEAC (NOVOpress Breizh) – Déception pour la gauche bretonne : alors qu’elle espérait remporter les cinq circonscriptions des Côtes-d’Armor, Marc Le Fur, député UMP sortant de la circonscription Loudéac-Lamballe, a été réélu avec 54,28 % des suffrages. Un succès incontestable pour ce député très attaché à l’identité bretonne et européenne.

En 2007, dans la foulée de l’élection de Nicolas Sarkozy, Marc Le Fur avait déjà été réélu avec 52,02% des suffrages. Cette année il réussit – en pleine vague rose – à augmenter son score, face au socialiste Loïc Cauret. «En quatre victoires à la députation, je n’ai jamais fait un score aussi élevé», a-t-il déclaré hier soir, ne cachant pas sa joie. Un succès incontestable pour cet énarque breton, très enraciné dans sa circonscription et qui n’a jamais caché ses convictions.

Dans une tribune publiée par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles (25/03/2010) qu’il avait signé avec 13 députés UMP, il affirmait : « Notre peuple a une identité et il exige qu’elle soit respectée. Nous sommes culturellement des Gaulois et nous en sommes fiers… cela marque l’affirmation d’une chance d’exister dans une mondialisation qui tend à niveler les peuples et les nations». Avant d’ajouter : « Les délinquants étrangers arrêtés et condamnés devront être expulsés du territoire national une fois leur peine purgée. Cela évitera un certain nombre de récidives… Agir pour stopper l’immigration de peuplement, c’est préserver la paix civile et notre système de protection sociale, faute de quoi les digues finiront par céder devant les extrémismes de tous bords. »

Bien avant la polémique sur la viande halal, le député des Côtes-d’Armor avait signé en novembre 2010  avec une cinquantaine de ses collègues une proposition de loi pour que l’étiquetage de la viande – ou d’une préparation à base de viande – précise le mode d’abattage de l’animal. Partant du constat « qu’entre un tiers et deux tiers de la viande consommée est issue de la filière certifiée d’abattage rituel, tandis que le nombre de consommateurs potentiels représente tout au plus 1/10e de la population française » les parlementaires estimaient que « le consommateur est en droit d’être informé que l’achat de viande issue d’un abattage rituel implique une participation financière à un culte ».

Le 21 décembre 2011, avec le député de Loire-Atlantique François de Rugy (EELV), Marc le Fur avait déposé un amendement visant à permettre à un département qui souhaiterait changer de région administrative de demander l’organisation d’un référendum local sur son territoire et dans les départements de sa future région de rattachement, sans que les autres départements de sa région ne puissent l’en empêcher. Contre toute attente ce texte, qui visait explicitement à engager le processus de réunification de la Bretagne, avait été adopté par l’Assemblée nationale. Dans un entretien accordé à NOVOpress Breizh, le député des Côtes-d’Armor expliquait les raisons de sa démarche.

Crédit photo : UMP photo, via Flickr, licence CC

Valenciennes : il veut « exterminer » sa mère au nom de l’islam

Valenciennes : il veut « exterminer » sa mère au nom de l’islam

19/06/2012 — 12h30
VALENCIENNES (NOVOpress ) — L’observateur du Valenciennois a relaté dimanche dernier qu’un jeune musulman d’une vingtaine d’années a voulu « exterminer » sa propre mère, en brandissant le Coran.

Motif de son courroux : sa génitrice, handicapée, lui avait refusé une fellation. « J’ai fait ça parce qu’elle avait un beau pyjama », révèle notre confrère nordiste. L’agresseur, « déjà condamné à onze reprises pour vols, violences, menaces, stupéfiants », avait « multiplié les violences verbales et autres menaces, refusant de quitter le domicile malgré les injonctions de la victime ». Cette agression l’a conduit en prison. De quoi contrarier son projet de se rendre en Afghanistan afin de « tout faire péter » au nom du djihad.

Crédit photo : zskdan/Flickr sous licence CC

Balkans, un éclatement programmé : ex-Yougoslavie, 20 ans après

Balkans, un éclatement programmé : ex-Yougoslavie, 20 ans après

19/06/2012 — 11h00
PARIS (NOVOpress via Realpolitik.tv) — L’éclatement de la Yougoslavie, dès les années 1991-1992, accompagné de guerres civiles meurtrières, fut un grand traumatisme européen. Ce fut également le modèle et le banc d’essai de toutes les ingérences occidentales de l’ère post-soviétique, justifiées par la défense des minorités et des droits de l’homme, mais sous-tendues par des objectifs géopolitiques précis.

Vingt ans plus tard, alors que les armes se taisent et que les passions paraissent endormies, Alexis et Gilles Troude jettent un regard rationnel sur ces événements déjà entrés dans l’histoire.

Présentées à l’époque, en Occident, comme des insurrections spontanées et autonomes des peuples assoiffés de liberté et de démocratie contre le pouvoir centralisateur de Belgrade, les sécessions des années quatre-vingt-dix révèlent une implication lourde des facteurs étrangers, notamment allemands et américains, tant sur le plan militaire et diplomatique que dans le domaine du conditionnement de l’opinion.

Mettant en évidence les circonstances réelles de cette recomposition, cet ouvrage se penche également sur le destin des nouveaux États créés sur le territoire yougoslave et sur leurs chances de stabilisation et de survie dans le contexte actuel. Soulevant autant de questions qu’il apporte de réponses.

« Ce que la chronique quotidienne, telle que l’ont mal relaté les médias au long des années 1990 n’a pas cessé d’embrouiller, ressort ici avec une stupéfi ante évidence. C’est l’empire et ses alliés qui ont été à la manœuvre de bout en bout. La conclusion donne le frisson, n’importe quelle Nation mal placée sur la carte du monde ou par trop indisciplinée est à la merci de pareille manœuvre. »

(Extrait de la préface de Paul-Marie Coûteaux)

Alexis Troude est professeur d’histoire et géographie, chargé de cours de géographie à l’Université de St Quentin-Versailles. Directeur du Département d’études balkaniques à l’Académie internationale de Géopolitique. Thèmes de recherche : géostratégie, frontière, identité et régions, géo-économie, histoire des Balkans, territoires européens. Il est notamment l’auteur de Géopolitique de la Serbie (Ellipses, 2006).

Gilles Troude est Docteur en Histoire contemporaine de l’Université Paris III-Sorbonne Nouvelle. Après une carrière en France et à l’étranger dans l’industrie, il participe à un projet communautaire de recherches historiques sur les Identités européennes au XXème siècle. En tant qu’observateur de l’O.S.C.E., il effectue de nombreuses missions dans les Balkans et en Europe de l’Est. Il est l’auteur de Yougoslavie, un pari impossible ?, paru chez L’Harmattan en 1998, et de Conflits identitaires dans la Yougoslavie de Tito (1960-1980) édité par l’Association Pierre Belon (E.H.E.S.S.) en 2007.

[Tribune libre] Au-delà du vote individuel, par Georges FELTIN-TRACOL

[Tribune libre] Au-delà du vote individuel, par Georges FELTIN-TRACOL

19/06/2012 — 09H30
PARIS (NOVOpress via Europe Maxima) — Parmi les nombreuses promesses électorales du socialiste François Hollande, il y a le droit de vote aux élections locales des étrangers extra-communautaires qui seraient victimes d’une soi-disant discrimination alors qu’ils paient leurs impôts (les braves gens !). Avant d’étendre ce droit politique majeur à des non-citoyens, il serait approprié de l’accorder aux nouvelles générations de racines européennes.

Avec La famille doit voter, Jean-Yves Le Naour et Catherine Valenti retracent l’histoire d’un enjeu politique qui fit longtemps débat, mais qui pourrait resurgir : le vote plural familial. Le « vote plural » se pratique dans les systèmes censitaires pour désigner l’attribution à un même électeur de plusieurs suffrages. Il se distingue du vote familial qui revendique une autre forme de représentativité.

L’ouvrage retrace en détail les débats sur le rôle politique des familles sous la IIIe République, l’État français et aux débuts de la IVe République. Ce thème, méconnu et intéressant, méritait un meilleur traitement. Malheureusement, Le Naour et Valenti se montrent partiaux. S’inscrivant dans le conformisme intellectuel de la gauche bien-pensante, ils étudient leur sujet avec un parti-pris défavorable. Pour eux, le suffrage familial est une tentative inacceptable de remise en cause du suffrage universel d’essence égalitaire. Un mineur pouvant, dès sa naissance, hériter ou posséder un bien sous la tutelle de ses représentants légaux, pourquoi ne pourrait-il pas être électeur par délégation ?

Certes, les partisans du vote familial qui se recrutent dans la droite conservatrice invoquent l’ordre supposé des pères de famille. Mais ils ne sont pas les seuls à en réclamer l’instauration. La Belgique (État fasciste ?) l’applique de 1893 à 1919. En décembre 1923, 440 députés de la Chambre bleu-horizon (en chemises brunes ?) en votent le principe. En 1945 – 1946, d’anciens résistants démocrates-chrétiens défendent en vain l’idée d’une « République familiale » contre un Sénat à majorité radicale. Et, dans les années 1970, l’ancien Premier ministre gaulliste Michel Debré qui ne passe pas pour un nostalgique de l’alliance du Trône et de l’Autel, ne reprend-il pas le combat en faveur du vote familial ? Bien entendu, les auteurs ont beau jeu de noter que le Front national s’y est montré favorable, surtout pour des motifs démographiques (1). En 1988, Bruno Gollnisch, alors député du Rhône, observait dans une proposition de loi que « les familles de trois enfants et plus, qui représentent 11 % de la population, et qui assurent à elles seules 27 % du renouvellement des générations, ne représentent que 5,3 % du corps électoral (2) ».

Le vote familial eut cependant des alliés surprenants, comme les militantes du vote féminin ou les partisans de « l’approbation des morts ». À l’exception de quelques pétroleuses suffragettes extrémistes, les organisations féministes ont souvent collaboré avec les partisans du vote familial, car elles y voyaient une avancée notable dans la réalisation de leur objectif final. Quant au vote des morts tombés pour la France proposé par Maurice Barrès dans sa chronique du 1er février 1916 (et reprise vers la fin de la Seconde Guerre mondiale par le communiste Jacques Duclos !), il fait resurgir les débats autour de la citoyenneté accordée aux femmes et du suffrage multiple, l’académicien suggérant que les épouses ou les pères des disparus en deviennent les mandataires.

De leur côté, les promoteurs du vote familial se divisent en natalistes et en familialistes. Pour le courant nataliste, « le dénombrement intégral des membres de la famille répond […] à une logique individualiste qui reconnaît à l’épouse et aux enfants le droit d’être représentés » alors que la tendance familialiste considère que la famille est la « cellule sociale fondamentale et repose sur la fonction supérieure du père de famille par rapport au célibataire ». Nourris par les travaux de Frédéric Le Play et de René de La Tour du Pin qui associent familialisme et corporatisme, les seconds accusent les premiers d’aménager et donc d’accepter la dérive individualiste. En revanche, les deux parties s’inquiètent de la dépopulation de la France. Soucieux de la faible natalité persistante après 1918, ils réclament une grande politique familiale nataliste et lorgnent, dans les années 1930, du côté des régimes autoritaires voisins, avec toutefois d’importantes nuances. « Si les natalistes admirent les politiques démographiques menées par les fascismes, les familialistes se méfient de l’omnipotence de l’État qui écrase l’autorité paternelle et finalement nuit aux familles. L’étatisme est pour eux un péril au moins aussi redoutable que l’individualisme », leur préférence allant pour le régime portugais de Salazar.

Soulagés par une décision du Conseil constitutionnel du 17 janvier 1979 qui proscrit tout vote plural, Le Naour et Valenti pensent que le vote familial se trouve désormais dans les « poubelles de l’histoire », car « la réforme du suffrage universel est maintenant complètement inintelligible aux Français. La famille ne votera pas », concluent-ils. Pourquoi cette assurance fate ? Ignorent-ils que l’histoire est toujours ouverte ? Longtemps, on a estimé que la famille était une structure vieillotte, ringarde, dépassée. Et à quoi assiste-t-on maintenant ? À une intense propagande en faveur du mariage homosexuel, de l’homoparentalité et de la famille homosexuée. Pour peu que les couples de même sexe obtiennent le droit à l’enfantement (la maternité étant l’ultime discrimination à bannir), des groupes activistes exigeront ensuite l’extension du suffrage à leur progéniture…

En dépit de la multiplication des familles monoparentales et des familles recomposées, l’enjeu du vote familial reste d’actualité. En 2004, des parlementaires conservateurs autrichiens demandèrent son introduction rapide. Et en 2005, ce sont trente députés allemands du Bundestag qui déposèrent une proposition de loi similaire. Dans une Europe touchée par l’« hiver des berceaux », la « Peste blanche » et le Papy Boom, la reconnaissance du vote familial s’interpréterait comme le signal fort d’une relance volontariste de la fécondité autochtone. Mais cette mesure politique de salut public doit impérativement s’accompagner d’une révision draconienne des naturalisations et de la réforme radicale du code de la nationalité. Le droit du sang remplacerait avantageusement le droit du sol sous peine d’obtenir le contraire de ce que l’on souhaite. L’application du vote familial suppose enfin une remise en cause des dogmes égalitaires et universalistes actuellement dominants, en clair, entreprendre une gigantesque révolution intellectuelle. « Mais après tout, écrivait Marc Dem, pourquoi la gauche aurait-elle le monopole de la révolution ? (3) » Loin d’être dépassé, le suffrage familial ou plural a de l’avenir et la grande supériorité d’être pré-moderne, anti-moderne et post-moderne.

Notes
1 : Cette proposition qui figurait dans le programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen de 1988 à 2007 semble avoir été abandonnée en 2012, car très incorrecte au regard des gras médias.

2 : Proposition de loi cité par Marc Dem, « Que deviendra la France quand il n’y aura plus de Français ? », Le Choc du Mois, n° 5, avril 1988, p. 26.

3 : Idem.

• Jean-Yves Le Naour (avec la collaboration de Catherine Valenti), La famille doit voter. Le suffrage familial contre le vote individuel, Hachette, coll. « Littératures », 2005, 266 p., 20,50 €.

[box class=”info”]Article d’abord paru dans la revue Liberté politique, n° 31, octobre – novembre 2005 – 2006, et largement modifié pour la présente mise en ligne (sur Europe Maxima)[/box].

Italie : le gouvernement Monti subventionne le dialogue islamo-chrétien sur fonds européens

Italie : le gouvernement Monti subventionne le dialogue islamo-chrétien sur fonds européens

19/06/2012 — 08h00
ROME (NOVOpress) — Le gouvernement italien n’a pas d’argent pour venir en aide aux victimes des tremblements de terre, ou pour entretenir l’immense patrimoine archéologique et artistique de la péninsule, dont la dégradation ne cesse de s’aggraver. Mais il sait trouver de l’argent pour les dépenses vraiment importantes.

Le ministère de l’Intérieur italien (Direction centrale pour les affaires des cultes, Département pour les libertés civiles et l’immigration) vient ainsi de publier un appel d’offres, en qualité d’autorité responsable du Fonds européen pour l’intégration des citoyens des pays tiers : 825 millions d’euros à dépenser entre 2007 et 2013, pour permettre aux citoyens des pays tiers « de s’intégrer plus facilement dans les sociétés d’accueil » – il s’agit uniquement des immigrés « arrivés légalement en Europe », le gouffre des clandestins, demandeurs d’asile, réfugiés ou pseudo-réfugiés, dépendant d’un autre programme.

L’appel d’offres porte cette fois sur la création d’un service de « Promotion du dialogue interreligieux ». Dans le jargon technocratique, « il s’agit d’une recherche–intervention sur des thèmes liés au phénomène religieux, à travers la mise en œuvre d’une confrontation avec les communautés religieuses, et la finalité est de recueillir des éléments pour favoriser les processus d’intégration ».
Le lauréat recevra une somme de 129.000,00 € (hors TVA). S’agissant d’immigration extra-européenne, on voit sans peine avec quelle religion il s’agit de promouvoir le dialogue…

Heureuse coïncidence, un des organismes les plus actifs dans le dialogue islamo-chrétien, sous le signe de l’esprit d’Assise, n’est autre que la communauté catho-progressiste Sant’Egidio, qui avait organisé en septembre dernier sa rencontre internationale sur le thème, « Bound to live together : Religions et cultures en dialogue », et son président-fondateur, Andrea Riccardi, est ministre dans le gouvernement Monti.

Riccardi s’est récemment signalé en visitant l’Émilie dévastée par les tremblements de terre et en promettant à un Marocain que le gouvernement italien reconstruirait en priorité… la mosquée. Cet engagement ayant reçu en ligne une publicité assez peu flatteuse, le même Riccardi vient de réclamer « des règles plus sévères pour lutter contre la propagande raciste et xénophobe sur Internet », qui, selon lui, met en péril « le tissu social » de l’Italie. Dialoguons, dialoguons, on vous dit.

Des touristes non désirés pour Le Voyage à Nantes

Des touristes non désirés pour Le Voyage à Nantes

18/06/2012 — 20h00
NANTES (NOVOpress Breizh) — Le Voyage à Nantes refusait d’utiliser la contrainte contre les Roms installés de force sur un terrain destiné à une œuvre artistique. Les touristes désireux de contempler celle-ci devront traverser le campement.

Depuis plusieurs mois, les organisateurs de la manifestation touristique Le Voyage à Nantes se demandaient comment dégager l’une de leurs « œuvres artistiques », le pendule de Roman Signer fixé sur une centrale à béton désaffectée de Trentemoult, sur la rive gauche de la Loire. Située sur un terrain envahi par plusieurs familles de Roms et leurs caravanes, l’œuvre n’était pas montrable en l’état à des touristes autres que les Roms eux-mêmes (puisque c’est à ce titre qu’ils sont entrés en France).

Pour que des Roms s’en aillent, suffit-il de le leur demander aimablement, comme l’espéraient les organisateurs ? Non, si l’on en juge par cette expérience précise : le coup d’envoi du Voyage à Nantes a été donné le 15 juin et les Roms occupent toujours le terrain de Trentemoult. On a cependant réussi à limiter les nuisances visuelles en éliminant les carcasses de voitures qui entouraient celle de la centrale à béton.

L’idée délirante émise par une association pro-Roms locale – transformer les Roms en médiateurs culturels qui auraient accueilli les touristes sur le site pour leur expliquer l’œuvre – n’a évidemment pas eu le moindre début d’exécution. Les touristes désireux de contempler le pendule de Signer devront donc traverser le campement sous l’œil goguenard des occupants du lieu.

[lu sur le Net] Vague “d'antihollandisme” sur le web : moins visible mais plus organisé que l’antisarkozysme

[lu sur le Net] Vague “d’antihollandisme” sur le web : moins visible mais plus organisé que l’antisarkozysme

18/06/2012 —18h00
Via ATLANTICO
Sur la toile, quelques campagnes virales ont commencé à dresser un portrait caricatural de François Hollande. L’émergence d’un “antihollandisme” pourrait-elle reproduire la vague “antisarkozyste” qui a marqué le quinquennat puis la campagne de l’ancien président ?

Atlantico : Quelles premières conclusions peut-on tirer des premières campagnes anti Hollande sur le web ?

Alexandre Villeneuve : L’une des composante de cette tendance est entretenue par des mouvances d’extrême droite. Assez organisées, leurs démarches circulent car elles sont relayées par la presse. Dans tous les cas, ils comptent sur les images et sur le net pour faire connaître leurs initiatives. On est là dans le modèle de l’apéro saucisson-pinard qui avait beaucoup fait parler il y a quelques mois.

L’UMP, de son côté, a toujours été très active sur le net, même sous Nicolas Sarkozy. Des actions ont régulièrement été menées contre le Parti socialiste. On se souvient par exemple de l’achat des AdWord achetés pour dénigrer le PS, une démarche qui a été interdite par la justice.

Les militants de droite peinent à trouver les détails auxquels se raccrocher pour nourrir le buzz contre François Hollande. L’un de ceux qui a relativement fonctionné, c’est l’image des drapeaux étrangers sur la place de la Bastille. Ces photos ont été largement reprises par une partie de la droite, mais surtout par le Front national et le Bloc identitaire.

Dans l’ensemble, les campagnes virales mises en place sont relativement classiques. On prend une information et on cherche à la faire circuler via les réseaux sociaux et les blogs afin de capter l’attention de sites plus généralistes. Là encore, l’extrême droite a créé ses propres outils pour diffuser une information orientée : Metamédia, qui est un wikipédia version extrême droite ou encore des sites comme Novopress ou Fdesouche qui font office de médias attitrés à ces mouvances. Autant de relais qui doivent permettre de donner du souffle aux messages anti François Hollande. D’autant plus qu’ils n’ont pas toujours facilement accès à la presse.