Traditions européennes : la fête de mai

Traditions européennes : la fête de mai


Traditions européennes : la fête de mai

Traditions européennes : la fête de mai

La fête de Mai marque le « début de l’été ». Mai est le moi où l’année bascule, entre sur son second versant, où le printemps triomphe définitivement des puissances de l’hiver et de la nuit.

C’est l’occasion d’une fête communautaire, un des moments privilégiés pour les familles de se retrouver dans un contexte champêtre.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes gens des villages se réunissaient autrefois et s’affairaient pour préparer la fête du printemps. Ils devaient couper un arbre, ne conserver à son extrémité que quelques branches garnies de feuilles puis le dresser devant l’église ou sur la place du village, après l’avoir décoré de ruban et de petits drapeaux et fixé à son sommet une couronne confectionnée de feuilles et de fleurs.

Il est en quelque sorte le pendant du sapin de Noël.

L’arbre de Mai est le symbole de la vie et la couronne, par sa forme circulaire, symbolise une année, c’est-à-dire les quatre saisons s’incarnant dans l’éternel retour du cycle de la vie.

Traditions européennes : la fête de maiCet arbre de mai, symbolisant le triomphe du Printemps sur les forces obscures de l’hiver, devenait pour un temps le point de polarité de toutes les festivités. Autour de lui se succédaient les danses et les grandes rondes, dans l’ambiance chaleureuse et communautaire d’un grand repas.

Il est intéressant de noter que le nom de mai dérive du nom de Maia, la déesse de la fertilité. Et la fête de l’arbre de mai est bel et bien une fête dédiée à la fertilité. On y retrouve tous les symboles de la naissance. Ainsi, la nuit de la pleine lune de mai, les anciens germains dressaient des mâts décorés ou des arbres.

Une variante de ces festivités consistait à planter un arbre, et non plus à le couper.

Emmanuel Todd et le Printemps arabe : Candide au pays des merveilles [tribune libre]

Emmanuel Todd et le Printemps arabe : Candide au pays des merveilles [tribune libre]

29/04/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) — En 2007, Emmanuel Todd publiait « Le rendez-vous des civilisations » en collaboration avec le démographe Youssef Courbage. Ce livre se voulait une réponse au « Choc des civilisations » de Samuel Huntington. L’ouvrage reprenait une analyse récurrente chez Emmanuel Todd, qui consiste à expliquer les évolutions politiques d’un pays en fonction de son schéma démographique.

« Le rendez-vous des civilisations » s’intéressait donc particulièrement au monde musulman. Si les auteurs notaient une très forte disparité entre les différents pays, leurs conclusions sur les pays du Maghreb étaient sans appel : en croisant les indices de fécondité, le taux d’alphabétisation (notamment des femmes) et l’évolution des structures familiales, l’on nous expliquait que ces pays avaient entamé une évolution démographique qui les conduiraient à terme à s’aligner sur les standards occidentaux.

Mieux, bien au-delà d’une analyse strictement démographique partant du principe que la baisse des taux de fécondité en Europe a coïncidé à la baisse de la ferveur religieuse, Emmanuel Todd se risquait à étendre l’hypothèse au monde arabe. « L’effacement du religieux serait-il une pré-condition de la modernisation démographique ? » Pour lui, la réponse est oui. Constatant un regain de natalité dans les pays musulmans dans lesquels on notait également une nouvelle ferveur religieuse (Malaisie, Indonésie), il était donc entendu que la chute des indices de fécondité dans le monde arabe pouvait s’expliquer par une « poussée de l’indifférence religieuse, voire de l’athéisme ».

Les faits semblaient à l’époque lui donner raison

Emmanuel Todd voulait nous démontrer à tout prix qu’il n’y a plus de problème avec l’islam dans le monde arabe et qu’il n’y a pas de poussée nataliste dans ces populations. Il persistait dans une interview parue en janvier 2011 dans le quotidien Libération. Si la Tunisie se rapprochait des standards démographiques occidentaux, le maintien d’un régime autoritaire lui semblait une anomalie. Ben Ali est certes parti depuis, mais la Tunisie est encore loin du modèle démocratique occidental avec la victoire des islamistes aux dernières élections. Dans la suite de l’interview, Emmanuel Todd nous prédisait que le prochain pays dont le régime autoritaire serait caduc, serait l’Égypte. Là aussi, depuis, le régime est tombé, mais les islamistes ont pris le pouvoir.

L’analyse d’Emmanuel Todd, selon laquelle la baisse de la natalité induit une convergence vers les standards politiques et démocratiques occidentaux, semble donc, à première vue erronée. À l’inverse, la poussée islamiste devrait induire une hausse de la natalité. Emmanuel Todd ne veut pas voir ce qui ne s’accommode pas de ses présupposés. Selon lui, ces pays vont nécessairement évoluer et se rapprocher du modèle occidental, la démographie est sans appel, le printemps démocratique est en marche dans le monde arabe. Dans ce cas, comment expliquer la poussée islamiste ?

Des chiffres obsolètes, une analyse faussée

L’on sait maintenant que les chiffres d’Emmanuel Todd sont obsolètes. Le démographe Philippe Fargues nous apprend que les taux de fécondité repartent à la hausse au Maghreb depuis une dizaine d’années en Égypte, Tunisie, Algérie, Maroc, avec une moyenne de 4 enfants par femme. Philippe Fargues nous explique pourquoi ces chiffres ne sont pas encore pris en compte : « Ces réalités sont parfaitement méconnues car les bases de données statistiques utilisées aux Nations unies ne sont pas à jour. Il faut attendre plusieurs années pour qu’elles prennent en compte des changements aussi récents. Les démographes ont pris connaissance, eux, de cette réalité grâce aux publications des statistiques des naissances des pays en question ».

Il avance d’ailleurs l’hypothèse d’une réislamisation des sociétés du Maghreb pour expliquer ces chiffres. « On peut imaginer, tout simplement, que le monde arabe résiste aux normes établies dans les pays du nord, où les taux de fécondité se sont stabilisés à environ deux enfants par femme. On peut également imaginer qu’il y a une influence d’un certain nombre de difficultés économiques. On peut enfin imaginer un rôle de la part des islamistes ».

Des conséquences en matière d’immigration vers l’Europe

Avec les conséquences que cela aura pour l’immigration future : une population de plus en plus jeune dans des pays économiquement en crise, donc de fortes migrations vers l’Europe. « On observe plus de départs lorsqu’il y a des renflements importants de générations adultes. Lorsqu’il y a de nombreux jeunes adultes, on observe souvent des phénomènes de migrations accrus ». Si l’on ajoute à cela les populations éduquées qui vont vouloir fuir des sociétés islamisées, on peut, sans être grand devin, s’attendre à une immigration encore plus massive du Maghreb vers l’Europe dans les années qui viennent.

Emmanuel Todd – véritable somnifère médiatique – continue entretemps à expliquer que le monde arabe se démocratise et qu’il n’y a pas de problème migratoire à venir puisque la natalité continue de chuter. Avec une grande « flexibilité » intellectuelle, il ne tient pas compte des dernières données statistiques qui si elles valident sa grille d’analyse (la natalité repart à la hausse si l’on assiste à une poussée de la pratique religieuse), ne valident pas pour autant la vision enchantée du monde arabe qu’il souhaite avoir : pour lui les sociétés arabes sont vouées à s’occidentaliser, c’est inéluctable. En cela, Emmanuel Todd est bien archétypal de l’intellectuel français, qui préfère avoir tort contre lui-même plutôt que d’affronter le réel.

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photo : France 3 – capture d’écran

Rencontre avec les revues Eléments et Krisis sur Méridien Zéro, ce dimanche 29 avril à 23h

Rencontre avec les revues Eléments et Krisis sur Méridien Zéro, ce dimanche 29 avril à 23h

A l’occasion de la sortie du dernier numéro d’Eléments (n°143) et des deux derniers numéros de la revue Krisis (Religion ? et Monothéisme/Polythéisme ?), le Lieutenant Sturm et PGL reçoivent à 23h sur Méridien Zéro, Pascal Esseyric et Patrick Pehel d’Eléments et Michel Thibault de Krisis.

[box class=”warning”]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera et Europa Radio.[/box]

Rencontre avec les revues Eléments et Krisis sur Méridien Zéro, ce dimanche 29 avril à 23h

A Notre-Dame-des-Landes, la candidature d’Eva Joly a fait flop

A Notre-Dame-des-Landes, la candidature d’Eva Joly a fait flop

28/04/2012 – 18h45
NANTES (NOVOpress Breizh) – Alors qu’elle s’est engagée tout au long de sa campagne à contester le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire Atlantique, Eva Joly n’a pas récolté sur place les fruits de son action. Le 22 avril dernier, si son score dans les communes concernées était supérieur à son résultat national, il demeure cependant très faible. Un flop de plus pour « l’écologiste de la dernière pluie ».

Déclaré d’utilité publique en 2003 le projet d’aéroport du « Grand Ouest » à Notre-Dame-des Landes n’a cessé depuis plus d’une décennie de faire l’objet d’une violente contestation de la part des écologistes et de l’extrême gauche. Au Conseil régional des Pays de la Loire comme à celui de Bretagne les élus UMP, PS et PC s’y étaient montrés favorables dès le début, activement soutenus par le maire de Nantes à tel point qu’on a pu parler d’ “Ayraultport”.

Le Front de Gauche est lui divisé sur cette question. Mélenchon s’est déplacé à Notre-Dame-des-Landes, haut lieu des luttes écologistes, le 13 janvier dernier (bien après Eva Joly) pour y rencontrer « en privé » les opposants alors que ses alliés communistes soutenaient le projet. De leur côté les Verts et le PS ont signé en vue des législatives un accord électoral très politicien qui se borne prudemment à acter leurs désaccords sur l’aéroport et le nucléaire.

Les élections présidentielles de dimanche dernier ont permis de faire le point exact des différentes forces politiques à Notre-Dame-des-Landes et dans toutes les communes impactées le projet d’aéroport. L’échec d’EELV et de leur candidate est flagrant. Avec 5,89 % des suffrages Eva Joly ne retrouve même pas, à Notre-Dame-des-Landes, le total des voix de Dominique Voynet et de José Bové en 2007 (6,07%). Et il en est de même dans toutes les communes limitrophes, que ce soit à Fay-de-Bretagne (4,35%), Heric (3,18%), Vigneux (5,35%) ou Grandchamp des Fontaines (4,70%).

Le NPA de Poutou, très actif dans la contestation, s’effondre de 6,3 à 2,5%. A gauche, seul Mélenchon tire son épingle du jeu avec 15%, un score un peu plus élevé que sa moyenne départementale (12%). Marine Le Pen enregistre pour sa part une très forte progression, passant de 9% à 15,9%.

Cet échec électoral des anti-aéroports ne leur a pas fait renoncer à leur contestation. Depuis plusieurs jours trois opposants ont entamé à Nantes une grève de la faim très médiatisée . François Verchère conseillère générale (Parti de gauche) de Bouguenais s’y est « associée » mais a très vite été remplacée par une « paysanne boulangère » de Bouvron. Et ce n’est pas la nuit passée avec eux par José Bové qui va relancer le mouvement.

Le groupe Vinci, concessionnaire de l’aéroport, a déjà acquis 85% des 1.240 ha concernés. Des procédures amiables ont été conclues auprès de 29 des 40 exploitations agricoles concernées. Vinci souhaite maitriser l’ensemble du foncier avant la fin de l’année et garde « son objectif de mise en service de l’aéroport fin 2017 ». Manifestement Notre-Dame-des-Landes est mal parti pour être un nouveau Larzac.

Crédit photo : anthony4, via Flickr, licence CC.
La petite-fille de Mussolini soutient Hollande

La petite-fille de Mussolini soutient Hollande

28/04/2012 – 17h00
ROME (NOVOpress) –
Les Sarkozy, le mari et surtout la femme, sont décidément impopulaires au Popolo della Libertà, équivalent italien de l’UMP (avec laquelle le PDL est associé au Parlement européen).

Après le premier tour de la présidentielle française, l’ancien ministre de la défense de Berlusconi, Ignazio La Russa, a expliqué que beaucoup de gens de droite avaient voté Marine Le Pen parce qu’ils étaient choqués par les engagements de Mme Sarkozy, en particulier par son intervention en faveur du terroriste Battisti.

C’est à présent la petite-fille du Duce (et nièce de Sophia Loren), Alessandra Mussolini (photo), députée PDL, qui s’est déchaînée contre le couple présidentiel dans la très populaire émission de radio, « La Zanzara ». « Je soutiens Hollande, a-t-elle déclaré, pour que tant Sarko que la Bruni quittent l’Elysée. Je me l’imagine déjà, elle avec sa petite guitare, hors de l’Élysée, qui chante pendant que Sarko fait la manche ».

« Si la Bruni se remet à chanter, a ajouté la petite-fille de Mussolini, c’est quand même un drame : elle a la voix flétrie. Je suis contente que la première dame déloge de l’Élysée. Après l’insulte qu’a représentée le rire de son mari avec Merkel [le ricanement de Nicolas Sarkozy, en octobre dernier, quand on l’avait interrogé sur la capacité du gouvernement italien à affronter la crise de la dette, ce qui avait beaucoup choqué en Italie], elle le mérite bien ».

Crédit photo : DR.

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

[box]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

FRANCE

Le premier tour de la présidentielle, au pas de charge

Une forte participation, 80 %, a fait mentir un certain nombre de sondeurs. C’est un peu moins qu’en 2007 qui avait connu une affluence record de 84 % mais c’est beaucoup mieux que les 72 % de 2002.

Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritHollande et Sarkozy réussissent l’exploit de réunir à eux deux plus de 50% des suffrages exprimés, alors qu’ils représentent deux forces politiques passablement discréditées, qui alternent au pouvoir depuis plus de trente ans avec les résultats que l’on sait, et qu’il y avait dix candidats en lice.

Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritHollande arrive en tête avec près de 29% des voix. Un joli score, mais c’est moins que Mitterrand en 1988, qui avait fait 34%. Sarkozy, avec un peu plus de 27% sauve les meubles. Le président mal aimé fait beaucoup mieux que Jacques Chirac (photo) en 2002 qui n’avait recueilli qu’à peine 20% des suffrages, alors qu’il sortait de cinq ans de cohabitation avec la gauche, une cohabitation qui l’avait largement exonéré du bilan calamiteux de Lionel Jospin.

 

Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritRésultat superbe et sans équivoque, en revanche, de Marine Le Pen (photo) avec 6 millions 500.000 voix. Jamais la famille politique qu’elle représente n’avait recueilli autant de suffrages. Dans le Languedoc-Roussillon, la Provence et la Côte d’Azur, le Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine et l’Alsace, la droite nationale progresse par rapport à 2002, totalisant entre 20 et 30 % des suffrages et se retrouve fréquemment en première ou en deuxième position. Dans tout l’ouest, de tradition centriste, y compris la Bretagne, on assiste à une progression significative du vote frontiste. Il en est de même dans le sud-ouest et la Corse, pourtant de tradition radical-socialiste. Dans nombre de départements, les scores de Marine Le Pen augmentent de 50 à 70 % par rapport à l’addition de ceux de Jean-Marie Le Pen et de Mégret en 2002. Une validation incontestable de la stratégie de dédiabolisation mise en place par Marine Le Pen, dès avant son accession à la présidence du Front national. En 40 années d’existence, même au temps de la grande époque de 1995 à 1998, jamais le Front national n’avait obtenu de tels scores dans ces régions. La stratégie de Marine Le Pen ne lui a pas aliéné ses soutiens traditionnels comme le prédisaient les Cassandre.

L’exception parisienne se confirme. La capitale, et dans une moindre mesure les grandes villes françaises, sont déconnectées de la France enracinée. Marine Le Pen ne recueille que 6 % des voix à Paris. C’est dans ce Paris boboïsé qu’habite la plupart des faiseurs d’opinion. Des sondages internes aux rédactions estiment à plus de 75 % à gauche le vote des journalistes.

Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritCertes la barre des 20% qui a souvent semblé à la portée de la présidente du Front national au cours des mois précédents n’a pas été franchie, certes Marine Le Pen n’est pas au deuxième tour, mais elle est sans conteste devenue le centre de gravité de la vie politique française (le « brise-glace » selon sa propre expression), forçant les candidats du système à prendre en considération l’ensemble de sa thématique, voire à adopter certaines de ses positions. Tout dernier exemple en date : sa proposition de loi sur la présomption de légitime défense des policiers, maintenant défendue par un Nicolas Sarkozy dans l’affaire de la mise en examen controversée d’un policier de Seine-Saint-Denis.

Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritPour Florian Philippot (photo), l’un de ses proches conseillers, Marine Le Pen devient de fait le « chef de l’opposition ». Les élections législatives vont avoir une importance capitale pour transformer cet essai. La tâche n’est pas évidente lorsqu’on sait qu’un découpage électoral particulièrement crapuleux, joint au système majoritaire à deux tours donne une Assemblée nationale largement déconnectée du pays réel, sans parler du Sénat.

Si Marine Le Pen n’est pas courtisée par les appareils politiques de deux candidats restant en lice, ses électeurs le sont en revanche. Exercice extrêmement périlleux pour les caciques du système et leurs seconds-couteaux : il s’agit de dire à ses électeurs qu’on « les comprend », mais qu’ils ont fait « le mauvais choix ». On connaît l’antienne : « Le Front national pose les bonnes questions mais apporte les mauvaises réponses ».
Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritUne antienne reprise il y a quelques jours par Claude Guéant (photo). Pourtant, pour de nombreux observateurs, le vote frontiste n’apparaît plus comme un simple vote protestataire, mais bien comme un véritable vote d’adhésion.

 

De nombreuses critiques se font jour à l’encontre du discours et des méthodes de l’UMP : un « mépris » réel à l’égard du Front national notamment de la part de Nicolas Sarkozy et des cadres du parti présidentiel dont l’appareil ne semble pas s’être adapté aux aspirations de ses électeurs, alors que, selon un sondage paru pour les Echos, près de 64 % désirent une alliance avec le Front national. Mercredi sur France Info, Nicolas Sarkozy déclarait pour la première fois, que le Front National était « compatible avec la République », alors même que son parti affirmait jusqu’ici que l’on ne dialogue pas avec « l’extrême droite », et que ce parti n’était pas républicain.

Nicolas Sarkozy semble à l’évidence déterminé à capter le maximum de voix frontistes, en appelant ses électeurs à « faire barrage à la gauche », expression sur toutes les lèvres. Mais s’il demande les voix du Front national, il se refuse en revanche à tout accord avec le parti à la flamme. C’est aussi le cas de Claude Guéant et de François Fillon qui, en début de semaine, ont déclaré qu’en cas de second tour opposant PS et FN lors des législatives, ils ne voteraient pas pour le FN.
Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritChantal Jouanno (photo) a quant à elle déclaré lundi sur Public-Sénat qu’elle voterait sans hésiter pour le PS. Nathalie Kosciusco-Morizet avait affirmé en mars dernier qu’elle voterait à coup sûr PS. Interrogée mardi, la porte-parole de Sarkozy n’a pas réitéré ses déclarations, préférant courageusement botter en touche.

Mercredi, dans la même émission de France Info, le Président a indiqué qu’il lui faut “entendre” les électeurs de Marine le Pen du premier tour sans « considérer qu’il faut se boucher le nez » (sic !). On a également vu Claude Guéant jeudi à Luxembourg venir proposer une mini réformette de l’espace Schengen (à des années lumières de la proposition de Marine Le Pen qui est de sortir purement et simplement du dispositif), histoire de montrer aux patriotes combien « il les avait compris ». Une demande vouée à l’échec, puisque la libre circulation est l’un des principes essentiels de l’Europe libérale de Bruxelles. Bref, on a connu des dragues plus subtiles…

Si le président sortant veut refaire son retard sur son rival socialiste, il doit résolument et sincèrement mobiliser sur sa droite en tenant compte du fait que si l’ensemble de la gauche progresse, la droite, toutes sensibilités confondues, reste encore, mais sans doute pour très peu d’années compte tenu du poids démographique croissant de l’immigration, majoritaire dans le pays. Mais il s’agit vraisemblablement d’un vœu pieu : en cinq ans d’exercice du pouvoir, le personnage a eu tout le temps de montrer l’étendue de sa duplicité.
Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritAinsi jeudi, lors de l’adoption par le Sénat de la proposition de loi constitutionnelle accordant le droit de vote aux élections municipales aux étrangers non communautaires, le rapporteur, Esther Benbassa (Europe Ecologie Les Verts) (photo) a provoqué l’hilarité de ses collègues de gauche en lisant à la tribune des déclarations passées de Nicolas Sarkozy, Eric Besson, Jean-Pierre Raffarin ou Brice Hortefeux, en faveur du droit de vote des étrangers…

 

MONDE

Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écrit« Ce haut score est préoccupant »

Nous ne quittons pas l’actualité française, avec cette phrase prononcée lundi dernier par la chancelière Angela Merkel (photo) à propos des résultats obtenus par Marine Le Pen. L’Union européenne, par la voix des ministres des Affaires étrangères suédois, belge, luxembourgeois et danois entre autre, ne cache pas non plus son inquiétude. Ces chefs de la diplomatie ont également témoigné de leur inquiétude face à la montée en Europe, et particulièrement en France, des courants dits « populistes ». Entre les peuples et leurs « élites » cosmopolites, le divorce semble décidément consommé.

Le président de l’Union européenne veut maintenir les frontières ouvertes

Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritLe président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy (photo), a dénoncé jeudi la montée des « populismes » en Europe et la menace qu’ils font peser sur la libre circulation des personnes. Cette déclaration survient à quelques heures d’une réunion des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne. « Malheureusement, les vents du populisme menacent une des grandes réalisations de l’intégration européenne : la libre circulation des personnes au sein de l’Union européenne. », a-t-il déploré.

 

Les banques grecques sont dans le rouge vif

Les résultats pour 2011 des quatre premières banques grecques viennent d’être publiés. Plus de 27 milliards d’euros de pertes l’an passé. Encore ces chiffres ne comprennent-ils pas la banque postale et les banques chypriotes installées en Grèce. Pour faire face à leurs besoins en capital les banques grecques ont reçu 25 milliards d’euros la semaine dernière du Mécanisme européen de stabilité financière (le MES). Mais la Grèce continue de s’enfoncer dans la récession et les impôts ne rentrent pas assez vite. La baisse des dépôts dans les banques atteint 20 % en un an. La Commission européenne estime qu’au premier semestre 2012, mille PME grecques disparaîtront chaque semaine. Les multiples plans de sauvetage de la Grèce semblent être totalement inefficaces.

Pays-Bas : l’austérité fait sauter le gouvernement

Kiosque Courtois du samedi 28/4/2012 – L’actualité de la semaine en écritLa crise de la zone euro a encore fait chuter un gouvernement, celui des Pays-Bas, dirigé depuis 18 mois par le libéral Mark Rutte. La coalition gouvernementale de droite minoritaire a éclaté sur le sujet de la politique à mener pour réduire le déficit public. Le Parti pour la liberté (PVV), le mouvement de droite nationale de Geert Wilders (photo) a en effet claqué la porte. « Ce projet n’était pas dans l’intérêt des électeurs du PVV », s’est insurgé Geert Wilders. « Nous ne voulons pas soumettre nos pensions à une saignée à cause du diktat de Bruxelles ». Les Pays-Bas, qui ont gardé néanmoins leur triple A, se retrouvent désormais dans une situation financière identique à celles de la Grèce et du Portugal.

La démission du Premier ministre néerlandais ouvre la porte à des législatives anticipées, probablement en septembre ou en octobre.

L’économie britannique est en récession

Alors qu’une légère hausse du PIB de 0,1 % était attendue, celui-ci s’est contracté de 0,2 %. C’est une douche froide pour le gouvernement britannique qui tablait sur l’efficacité de sa politique de rigueur. « David Cameron et George Osborne s’étaient vantés que leur plan d’austérité avait sorti le pays de la zone de danger. Mais ils ont échoué et nous ont fait replonger dans la récession », a affirmé l’un des dirigeants travaillistes, Ed Balls. « La seule chose qui aggraverait encore la situation serait d’abandonner notre programme » a répliqué David Cameron.

L’armée israélienne admet que l’Iran n’est pas près de fabriquer la bombe atomique

Dans un entretien publié mercredi par le quotidien israélien Haaretz, le général Benny Gantz (photo), chef d’état-major de l’armée israélienne, a exprimé ses doutes quant à la volonté de l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Le même jour, le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak (photo), livrait un diagnostic semblable. Même Avidgor Lieberman, le très belliqueux ministre des Affaires étrangères d’Israël, avait récemment laissé entendre qu’il croyait davantage à la diplomatie qu’à la voie militaire. Les Etats-Unis qui ont échoué à faire tomber la Syrie, proche alliée de l’Iran, se rendent compte qu’il leur faudra négocier avec ce dernier. Israël n’a donc d’autre choix que de jouer la carte de l’apaisement. Il y a une dizaine de jours déjà, les services de renseignements israéliens ont dû admettre que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad n’avait jamais affirmé vouloir rayer Israël de la carte du monde.

 

Première Guerre mondiale : des combattants unis par des « traits culturels communs »

Première Guerre mondiale : des combattants unis par des « traits culturels communs »

28/04/2012 – 12h00
MUNICH (NOVOpress) –
Professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Aberdeen (Ecosse), Thomas Weber s’intéresse dans son ouvrage intitulé, « La Première guerre d’Hitler », au destin du 16ème régiment bavarois d’infanterie de réserve (16ème RIR), plus connu sous le nom de régiment List, où le futur dictateur national-socialiste servit durant la Grande Guerre.

Première Guerre mondiale : des combattants unis par des « traits culturels communs »Le récit plonge le lecteur dans l’apocalypse de la Première Guerre mondiale qui fut une horreur pour les Européens et une catastrophe pour l’avenir du continent. La boue, les rats, les tranchées inondées par la pluie, l’odeur des cadavres en décomposition, baignant « dans un jus d’organes liquéfiés », provoquant des effluves « intenses et écœurants, douceâtres mais sûrement pas comme les émanations des fleurs. Ils se situent quelque part entre les fruits pourris et la viande putréfiée », témoigne un combattant bavarois.

Thomas Weber s’attaque à la thèse orthodoxe de troupes galvanisées par un élan militariste et hypernationaliste dès 1914. Pour ce spécialiste des relations internationales et de l’Europe, « les traits culturels communs aux protagonistes, des deux côtés du front, étaient largement capables de contrebalancer les haines cultivées au fil de l’histoire ». L’auteur a épluché les cartes postales envoyées du front par les soldats du régiment List ou d’autres unités de l’armée allemande. Elles « ne comportent ni apologie de la violence guerrière, ni slogans patriotiques ». Leur motivation ? « Les soldats persistent à penser que la cause défendue par leur pays est juste », analyse l’historien.

L’auteur écossais remet en cause également l’image d’un Hitler héroïque pendant ces années de guerre. Certes, le futur maître du Troisième Reich a été décoré de deux croix de fer en 1918, médailles récompensant la bravoure. Mais pour Thomas Weber, ces distinctions relèvent de la proximité du soldat Hitler avec les officiers dans son rôle d’estafette pour l’état-major. Un pavé de 430 pages aux éditions Perrin qui se lit pourtant d’une traite grâce à une plume érudite et vivante.

Photo : Soldats allemands, guerre de 1914-1918. Crédit photo : Deutsches Bundesarchiv via Wikipédia, licence CC.
Quel est l'ennemi ? La superclasse mondiale ou la puissance américaine ?

Quel est l’ennemi ? La superclasse mondiale ou la puissance américaine ?

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”] Qui menace le plus l’indépendance et l’identité de la France ? La superclasse mondiale ou la puissance américaine ? Voici une disputatio entre Henry de Lesquen et Yvan Blot, mise en forme par Pierre Milloz, à partir de nombreux échanges de courriels. A nos lecteurs de forger leur opinion.
Polémia. [/box]

La disputatio oppose deux manières d’analyser la situation de la France dans le monde contemporain. Les deux débatteurs considèrent implicitement que l’indépendance et l’avenir de notre pays sont menacés par des puissances qu’ils tiennent pour ennemies.

La nouvelle lutte des classes : les peuples face à la superclasse mondiale ?

Pour Henry de Lesquen, le principal de ces ennemis est la superclasse mondiale dont l’apparition, après la chute de l’URSS, est l’un des événements majeurs des vingt dernières années. Cette superclasse exerce désormais, dans un esprit cosmopolite, une hégémonie sur le monde à travers les oligarchies qui sont ses émanations dans chaque pays.

Dès lors la lutte des classes change de dimension. Alors que jusqu’ici elle se déroulait dans les frontières nationales, elle oppose désormais les peuples ou les nations à cette superclasse. Celle-ci doit donc être tenue pour l’ennemi principal des nations et spécialement de la nation française.

Les Etats-Unis, ennemi principal ?

Yvan Blot désigne au contraire les Etats-Unis comme l’ennemi principal de la France. Son point de vue est fondé sur une idée directrice de nature politique : la réalité du monde est encore aujourd’hui faite de la lutte des nations entre elles. Il faut se garder des façons de penser d’inspiration marxiste ou libérale. Ce sont elles qui orientent préférentiellement l’analyse vers l’économie et incitent à choisir la classe comme unité de base de la réflexion. Or l’histoire a toujours montré que la réalité nationale prime l’appartenance à la classe

La situation présente est une illustration de ces considérations générales. Une lutte de nations s’est terminée dans les années 1990 : l’URSS a été vaincue par sa rivale, les Etats-Unis d’Amérique et depuis lors, ceux-ci dominent le monde. Yvan Blot décrit les multiples facettes de cette domination : universalisation de la langue anglaise, diffusion de certaines modes « jeunes », influence du cinéma américain, implantation des organismes internationaux à Washington ou à New-York, OTAN (où le commandement est assuré par des officiers généraux américains).

Cette domination se manifeste aussi par une multitude d’interventions que les Etats-Unis mènent sur toute la planète pour affaiblir leurs adversaires (la Russie de Poutine surtout), pousser au pouvoir des factions qui ont leur faveur (« printemps arabes ») ou écraser militairement un Etat qui leur résiste : tel fut le cas de la Serbie.

Elle se manifeste même sur le plan culturel où l’on voit les Américains diffuser des idées qui deviennent dominantes chez les nations vassalisées : pénalisation du racisme et de l’antisémitisme, éloge de la « diversité » et du multiculturalisme, théorie du genre etc.

Quant à la nouvelle superclasse mondiale, Yvan Blot n’en nie ni l’existence ni l’influence. Mais d’une part il doute qu’elle soit véritablement mondiale. Et d’autre part il considère ou bien qu’elle agit en faveur des intérêts américains ou bien qu’elle ne peut, en raison de sa nature même, qu’être absente et privée d’importance dans les opérations américaines majeures (cas sus-évoqué de la Serbie). Il pense même qu’invoquer son rôle a pour effet fâcheux de renvoyer sur elle, c’est à dire sur une abstraction, la responsabilité de l’état du monde qui est proprement l’affaire d’une nation : les Etats-Unis d’Amérique.

La superclasse mondiale : une nouveauté historique fondamentale

Henry de Lesquen insiste au contraire d’abord sur la nouveauté fondamentale que constitue cette superclasse (pour lui, il n’en existe pas de véritable précédent dans l’Histoire et c’est pourquoi il faut réviser les méthodes d’analyse des faits historiques) et ensuite sur la circonstance qu’elle n’est liée aux intérêts d’aucune nation.

Sur ce dernier point, il admet certes qu’elle est née d’une extension de la haute bourgeoisie de la côte est des États-Unis. Mais, il fait valoir qu’aujourd’hui elle s’étend pratiquement à toutes les nations.

Par ailleurs il souligne qu’il n’y a pas coïncidence entre les objectifs fondamentaux de la superclasse et les Etats-Unis. Alors que la première appelle de ses vœux un gouvernement mondial et travaille à la disparition des nations, les nationalistes américains, de leur côté, agissent certes pour établir la domination de leur pays sur le monde et la vassalisation des autres nations mais ils ne souhaitent ni la suppression de ces dernières ni un gouvernement planétaire qui pourrait les gêner.

Cette divergence est illustrée par certains épisodes politiques récents. Tel fut le cas le cas de l’opération qui a imposé le dogme du réchauffement climatique planétaire, a amené au protocole de Kyoto et a pour ambition évidente de créer une gouvernance mondiale sur le sujet. Or précisément les États-Unis ont refusé ce protocole.

Et ils récusent de même toute forme de supranationalité. Or l’idée cosmopolite les gêne dans la mesure où elle débouche sur la multiplication d’organismes internationaux de toutes sortes et en tous lieux, et notamment hors des Etats-Unis. Il en est de nature publique (ONU, FMI, Banque mondiale, Unesco, OMM, etc.), mais il en est aussi des privés qu’il ne faut pas négliger comme instruments du cosmopolitisme de la superclasse (tels Amnesty International ou Greenpeace ou les fondations Soros ou Rockfeller).

Huntington : un américain contre la superclasse mondiale

De Lesquen cite Samuel Huntington qui va plus loin et estime que l’idéologie cosmopolite de la nouvelle classe mondiale menace même les Etats Unis, car celle-ci se caractérise par l’affaiblissement chez ses membres du sentiment national.

D’ultimes considérations semblent offrir une conclusion au débat. Yvan Blot fait valoir, sans être contredit par de Lesquen, que l’impérialisme américain est messianique et qu’il tente de se justifier en se donnant une mission mondialiste : répandre la liberté et la démocratie sur le monde. Cette idée rapproche le cosmopolitisme des Etats-Unis et celui de la superclasse (proximité que de Lesquen avait déjà notée), même si, évidemment, les motivations des premiers et de la seconde ne sont pas les mêmes.

Textes rassemblés et mis en forme par Pierre Milloz, avril 2012.

PS. Note du présentateur : La question essentielle du débat ressort clairement : la superclasse mondiale mène-t-elle une politique autonome par rapport au pouvoir américain ou n’en est-elle qu’un instrument ? Ou plus précisément, ses initiatives prouvent-elles son indépendance ou ne sont-elles que les applications anodines, tolérées par le pouvoir américain, d’une idéologie cosmopolite qui le sert et dont il se sert ?

Selon la réponse, on jugera que l’ennemi principal de la France est la superclasse mondiale ou les Etats-Unis.

Le précédent historique de la Rome antique

Une telle réponse est plus facile à propos d’une sorte de précédent historique de superclasse mondiale : celle qui paraît avoir été créée par la politique de l’empire romain. Celui-ci en effet, fort avaricieux (jusqu’au début du IIIe siècle) de la citoyenneté romaine, l’accordait aux élites des pays conquis, en lesquelles il trouvait des relais de sa domination. Aelius Aristide pouvait écrire en 143 en son Éloge de Rome : « Vous avez partout donné la citoyenneté à tous ceux qui représentent les élites du talent, du courage et de l’influence… Il n’est nul besoin de garnisons qui tiennent les acropoles. Les habitants les plus importants et les plus puissants de chaque endroit gardent pour vous leur propre patrie. »
Il est probable que se constitua une superclasse couvrant tout l’empire, romanisée parfois jusqu’au patronyme, parlant latin, accédant au saint des saints, c’est à dire au Sénat, et admirant Rome, centre de la civilisation (comme il y a aujourd’hui en France des élites convaincues que le soleil se lève à l’Ouest).
Mais ce cas n’est pas transposable à la situation contemporaine, tant il est incontestable que cette superclasse était un instrument de Rome. Il serait intéressant d’étudier spécialement ce que fut son comportement à partir du jour où commença la lente décomposition de l’empire.

Pierre Milloz

Voir aussi :

L’Idéologie de la superclasse mondiale (1re partie)
L’identité nationale selon Huntington

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Alain Juppé veut-il faire perdre Nicolas Sarkozy ?

Alain Juppé veut-il faire perdre Nicolas Sarkozy ?

28/04/2012 – 08h30
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Ce n’est un secret pour personne, le maire de Bordeaux est hostile au positionnement du président de la République. Hostile à la place prise par le conseiller Patrick Buisson, hostile à la campagne de droite menée depuis plusieurs semaines, et enfin hostile à la main tendue aux électeurs de Marine Le Pen.

Dernier exemple en date sur RTL, Alain Juppé, qui se prépare à la défaite de son camp, déclarait « si Nicolas Sarkozy perdait, nous serions un certain nombre à tout faire pour que l’UMP garde sa cohésion », provoquant la fureur de ce dernier : « il ferait mieux de se concentrer sur le second tour, on est exactement dans ce qui n’intéresse nullement les Français ». Conformément à ses convictions proches du centre-gauche, le ministre des affaires étrangères avait déjà provoqué une polémique interne en suggérant il y a quelques jours, lors d’un entretien au Figaro Magazine, la nomination de François Bayrou au poste de premier ministre !

Pour les conseillers de l’UMP, la réserve de voix est à droite. Il faut donc notamment tenir un discours ferme (à défaut d’actes) sur l’immigration, les valeurs et le protectionnisme. Ces valeurs révulsent pourtant Alain Juppé, qui avait déjà fortement critiqué le débat sur l’identité nationale. Lors du premier tour, Bruno Dive, journaliste au Sud-Ouest, rapportait qu’au siège du PS, « tous les leaders de l’UMP sont hués quand ils parlent à la télé. Sauf Juppé, écouté dans un silence respectueux » !

Alain Juppé avait lui-même confirmé se sentir plus proche du Parti socialiste que du Front national. En mars dernier, lors du second tour des élections cantonales, le maire de Bordeaux appelait à voter pour le candidat de gauche dans les duels avec le FN : « le Front national ne doit bénéficier d’aucune de nos voix ».

« Le meilleur d’entre nous », faute d’avoir un sens politique aigu, (un positionnement de Nicolas Sarközy sur une ligne centriste l’aurait à coup sûr éliminé du premier tour) risque pourtant de connaitre une fin de carrière proche. Ses jours au ministère des affaires étrangères sont comptés, et dans une ville où la gauche est maintenant majoritaire, sa reconquête du poste de député au mois de Mai, ainsi que les municipales de 2014, risquent de sonner le glas de sa carrière.

Menacés par les islamistes de Forsane Alizza, les identitaires se constituent partie civile

Menacés par les islamistes de Forsane Alizza, les identitaires se constituent partie civile

27/04/2012 – 18h50
PARIS (NOVOpress) —
Comme nous l’avions publié le 13 avril dernier, des informations révélées par des sources policières indiquaient que les islamistes du groupe Forsane Alizza visaient les Identitaires. Ceci avant que treize membres présumés de Forsane Alizza aient été mis en examen, et neuf d’entre eux écroués, pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et acquisition, détention et transport d’armes (dont des fusils d’assaut de type kalachnikov).

Le Bloc Identitaire a publié hier que cette information “a été confirmée la semaine dernière lors d’un entretien entre les services de la DCRI et Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, visé directement par les menaces. Le Bloc Identitaire, perçu par Forsane Alizza comme un adversaire farouche de l’islamisation, était clairement désigné et c’est pourquoi le parti a décidé de se constituer partie civile dans le cadre des poursuites engagées contre ces islamistes.”

La grandiloquence et les excès verbaux de Forsane Alizza font reconnaitre au Bloc Identitaire que ces islamistes peuvent prêter à sourire. Mais, en particulier depuis les attaques terroristes de Mohamed Merah, on sait que “la plus minable des racailles peut devenir le plus ignoble des assassins. Ainsi, sans se prêter au jeu de la justice-spectacle (au service d’une politique tout aussi spectacle), il ne faut pas non plus douter de la détermination et de la dangerosité des fanatiques.”

Les Identitaires rappellent qu’ils “assument au quotidien et à visage découvert leur engagement, et ne céderont face à aucun terrorisme, intellectuel ou autre.”

Image : manifestation de Forsane Alizza. Le leader islamiste Mohammed Achamlane harangue ses troupes. Copie d’écran d’une vidéo publiée par Forsane Alizza sur le web.
Sortie le 2 mai des « mémoires » d'Alain de Benoist

Sortie le 2 mai des « mémoires » d’Alain de Benoist

27/04/12 – 15h30
PARIS (NOVOpress)
– C’est un événement que tous les amateurs de la pensée iconoclaste et exigeante d’un des derniers grands intellectuels français attendaient avec impatience. Les « mémoires » d’Alain de Benoist, chef de file de la « Nouvelle Droite » et fondateur du GRECE, sortent le 2 mai prochain aux Editions de Fallois.

Sous le tire de « Mémoire vive », l’ouvrage prend la forme d’un long entretien avec François Bousquet, journaliste et ancien rédacteur en chef du Choc du mois, qui retrace le parcours personnel et intellectuel de l’auteur de « Vu de droite », « Demain, la décroissance », « Nous et les autres », « Au bord du gouffre » et tant d’autres ouvrages et articles ayant nourris la réflexions de plusieurs générations de militants politiques.

Sur six pages, la magazine « Causeur » (n°46, avril 2012) publie en avant-première les “bonnes feuilles” de cet ouvrage fondamental.

« Mémoire vive : Entretiens avec François Bousquet »
336 pages ; 15,5 x 22,5 cm ; broché
Prix de vente au public (TTC) : 22 €
ISBN 978-2-87706-793-5

Un député britannique secrètement converti à l’Islam

Un député britannique secrètement converti à l’Islam

27/04/2012 – 13h00
LONDRES (NOVOpress) –
Le parfait dhimmi : c’est ainsi qu’apparaissait George Galloway (troisième à partir de la gauche sur la photo) il y a un mois, après sa victoire écrasante à la législative partielle de Bradford Ouest (Yorkshire). Le député socialiste  (officiellement catholique, fils d’un père écossais et d’une mère irlandaise) avait délibérément mené campagne sur les valeurs islamiques, en association étroite avec les mosquées, pour séduire l’électorat pakistanais et retrouver une circonscription – puisqu’il ne parvenait plus à se faire élire à Glasgow, où il avait été longtemps député. Il s’était présenté comme plus fidèle à la loi islamique que le candidat travailliste, Imran Hussain.

Ce n’était pourtant pas le vrai visage de Galloway. Dans New Statesman, l’hebdomadaire de la gauche intellectuelle, la journaliste Jemima Khan vient de révéler que Galloway « est musulman. Il s’est converti il y a plus de dix ans dans une cérémonie qui s’est déroulée dans un hôtel à Kilburn, au Nord Ouest de Londres, en présence de membres de la Muslim Association of Great Britain. Ses proches le savent. Le reste du monde, y compris les électeurs musulmans de sa circonscription, ne le sait pas ». Dans un entretien avec Galloway « au cours d’un déjeuner halal, sans alcool, dans un café de Bradford », Khan lui a lancé : « Je connais quelqu’un qui a assisté à votre shahadah [la cérémonie de conversion musulmane] ». Galloway n’a rien répondu.

Jemima Khan connaît le sujet : fille du milliardaire Sir James Goldsmith et divorcée du joueur de cricket pakistanais Imra Khan, elle est elle-même une des plus célèbres converties à l’Islam . Selon elle, Galloway s’est marié selon le rite musulman avec Gayatri Pertiwi – une musulmane néerlandaise d’origine indonésienne, qui a trente ans de moins que lui. « George et Gayatri ont accompli le nikah, la cérémonie du mariage islamique, au Théâtre Royal à Amsterdam, il y a quatre semaines, le lendemain de son élection sensationnelle et inattendue à Bradford. Cela signifie probablement qu’ils ne sont pas mariés selon la loi britannique. Galloway a déjà eu deux femmes musulmanes (ce nouveau mariage avec Gayatri est le quatrième au total). Mais, selon la loi islamique, une femme musulmane n’a pas le droit d’épouser un non-musulman – alors que l’inverse est permis ».

Dans une réponse ambiguë, Galloway ne dément pas sa conversion à l’Islam mais soutient qu’il n’a jamais participé à une cérémonie de conversion telle que Jemima Khan la décrit, « que ce soit à Kilburn, Karachi ou Katmandou ». Le New Statesman maintient ses informations.

Khan accuse Galloway d’avoir délibérément joué sur deux tableaux. « Il y a dû avoir des électeurs blancs à Bradford, qui, quoique normalement partisans des travaillistes, ont préféré voter pour le candidat blanc catholique plutôt que pour le musulman basané qui représentait le Labour. Dans le même temps, les électeurs musulmans se réjouissaient de ses allusions – “un musulman est quelqu’un qui n’a pas peur du pouvoir terrestre mais craint seulement le jour du Jugement. J’y suis prêt, j’y travaille et c’est la seule chose que je craigne.” »

Les analystes politiques avaient été frappés, de fait, du résultat obtenu par Galloway dans l’ensemble de la circonscription, « dans les arrrondissements mélangés et à dominante blanche de Thornton & Allerton, Heaton, Clayton & Fairweather Green, aussi bien que dans les arrondissements du centre-ville, qui ont une des populations d’ethnie asiatique les plus fortes de Grande-Bretagne. Bradford West comptait un fort électorat tory, et constituait une cible sérieuse pour les conservateurs aux élections législatives de 2010. Une bonne part de cet électorat tory, comme de l’électorat travailliste, a dû aller à Galloway ».

On parlait beaucoup autrefois des Jésuites secrets, dits aussi Jésuites de robe courte qui, selon l’histoire ou la légende, auraient caché leur appartenance à la Compagnie pour mieux travailler à sa domination. Y aurait-il aujourd’hui des musulmans secrets ? Sont-ils nombreux, parmi tous ceux qui célèbrent sans cesse les valeurs musulmanes et que l’on prend pour des dhimmis – hommes politiques, journalistes, évêques –, à être en réalité, comme George Galloway, des convertis clandestins de l’Islam ?

Crédit photo : gloucester2gaza, via Flickr, licence CC.
Histoire économique. Mairies FN : elles auraient mérité le triple A ! - Par Jean-Yves Le Gallou

Histoire économique. Mairies FN : elles auraient mérité le triple A ! – Par Jean-Yves Le Gallou

L’opinion médiatique est unanime : la gestion des mairies FN (conquises en 1995 et 1997) a été catastrophique, absolument ca-tas-tro-phi-que, vous dis-je. Le Front national lui-même ne cherche pas à démentir : pour certains de ses dirigeants, parce que les maires des villes concernées ont été exclus du FN ; pour les autres, parce que de toute façon on ne peut rien contre une opinion médiatique aussi fermement (même faussement) établie.

Il n’y a qu’un seul problème : cette opinion médiatique est complètement à l’opposé de la réalité. Tous les maires FN, ou ex-FN, ont rétabli la situation financière de leur ville. Ce n’est pas ici une question d’opinion, c’est une question de chiffres.

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Pas une question d’opinion : une question de chiffres

Prenons la ville d’Orange, toujours dirigée par Jacques Bompard. Quand ce militant national a pris la ville en 1995, la dette par habitant s’élevait à 1462€ par habitant ; elle n’est plus que de 79€ par habitant en 2010 : 20 fois plus faible qu’à Carpentras ou Cavaillon ; 40 fois plus faible qu’à Avignon. Et les taux des quatre taxes locales ont baissé. Et pourtant, en 2010, les investissements à Orange restent élevés : 571€ par habitant, plus que dans les autres grandes communes du Vaucluse. Quant au taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, c’est le plus bas du Vaucluse.

Catherine Mégret est devenue maire de Vitrolles en 1997. Ella a été réélue en 2001 (avant de perdre son mandat à la suite d’une annulation survenue dans une période particulièrement difficile pour sa formation de rattachement, le MNR). Mais, là encore, la comparaison des ratios financiers entre 1997 et 2001 montre l’ampleur du redressement financier accompli. L’endettement a baissé, passant de 811 millions de francs à 687 millions de francs ; et ce alors même que la taxe d’habitation a diminué, que le prix de l’eau a baissé de 10% et celui de la taxe des ordures ménagères de 25%. Dans le même temps la capacité d’équipement est remontée.

Une analyse comparable peut être faite sur Marignane dont Daniel Simonpieri fut le maire de 1995 à 2008.

Les campagnes de sidération et de désinformation

Il est d’ailleurs intéressant de rappeler les résultats d’un sondage, publié en 2001 et portant sur l’opinion des habitants de Marseille, Vitrolles et Marignane sur leur municipalité : sur les faits – qualité de la gestion, fiscalité, propreté, sécurité – Vitrolles et Marignane devançaient Marseille. En revanche, Jean-Claude Gaudin jouissait de la meilleure image ! On mesure ici l’effet des campagnes de désinformation et de sidération des médias nationaux ainsi que de France3 Provence et de La Provence.

A Toulon aussi il y a eu redressement financier, selon la Cour des comptes

Reste Toulon. C’est la ville la plus importante prise par le Front national en 1995, une ville qui a cumulé les problèmes et les polémiques. Pourtant, là aussi, le bilan financier est positif. Il y a à l’appui de cette affirmation un rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la période 1995-2005. Certes, le rapport ne va pas sans formuler des critiques : par exemple certaines pratiques anciennes – des avantages sociaux remontant aux années cinquante – ont perduré et l’absentéisme est resté à un niveau élevé. Mais l’encours de la dette par habitant a diminué, passant de 1491€ à 1382€ de 1997 à 2000. La capacité d’autofinancement disponible s’est aussi améliorée.

Cela n’a pas empêché les campagnes de diffamation de durer jusqu’en 2010. Ainsi, lorsqu’un litige opposant Jean-Marie Le Chevallier à son successeur agissant au nom de la ville de Toulon fut tranché par le Conseil d’Etat en faveur de l’ancien maire de Toulon, Le Point titra sur le thème « Toulon, la facture du FN s’alourdit encore ! » alors que le Conseil d’Etat venait simplement de rappeler des règles de droit habituelles. Evidemment tout cela laisse des traces dans les esprits. C’est le but, d’ailleurs…

Un jugement plutôt positif des électeurs

Les électeurs locaux, eux, ont porté un jugement nuancé et souvent positif sur les mairies Front national. Notons d’abord qu’en dehors de Vitrolles, conquise à la majorité absolue en 1997, les mairies de Marignane, Toulon et Orange ne furent gagnées, en 1995, que dans le cadre d’élections triangulaires, les vainqueurs ne commençant leur mandat qu’avec un potentiel de moins de 40% des suffrages. Pourtant trois des quatre maires furent réélus en 2001. Et Jacques Bompard le fut à nouveau en 2008.

Après Orange, Bollène se redresse financièrement

Sa gestion d’Orange a d’ailleurs paru si convaincante que les électeurs de la commune voisine de Bollène ont porté à la tête de leur ville Marie-Claude Bompard, la femme de Jacques Bompard. A Bollène aussi le redressement financier est en cours : ainsi la dette par habitant est passée de 1646€ au 1er janvier 2008 à 1143€ au 1er janvier 2012.

Ces résultats financiers sont d’autant plus remarquables que, durant les mêmes périodes, l’endettement de l’Etat et des collectivités territoriales a explosé. A contrario on peut dire qu’avec une gestion comparable à celle des villes FN, la France aurait gardé le triple A et surtout ne serait pas plombée par l’endettement excessif qui est le sien.

Cette affirmation est, bien sûr, politiquement incorrecte. Mais elle repose sur des faits et des chiffres, ce qui la rend peu susceptible d’intéresser les médias de l’oligarchie. Car dans le monde médiatique les faits comptent peu, les préjugés comptent davantage.

Jean-Yves Le Gallou

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Photo : Hôtel de Ville d’Orange. Crédit photo : Véronique PAGNIER via Wikipédia, domaine public.
Soudan : les causes d’une guerre annoncée - Par Bernard Lugan

Soudan : les causes d’une guerre annoncée – Par Bernard Lugan

Il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir que le Nord et le Sud Soudan allaient immanquablement se faire la guerre. Dans le numéro de l’Afrique Réelle daté du mois de juin 2011, j’avais ainsi signé un article titré : « Soudan : guerre pour le saillant d’Abyei ? ». Moins d’un an plus tard, le 10 avril 2012, la guerre a effectivement éclaté à Heglig, zone produisant 50% de tout le pétrole extrait dans le Nord Soudan et qui touche le saillant d’Abyei. Une violente contre-attaque accompagnée de raids aériens contre certaines villes du Sud, dont Bentiu, permit ensuite aux forces de Khartoum de reprendre le terrain perdu ; le 20 avril, après de durs combats, les forces sudistes se replièrent.

Trois grandes raisons expliquent cette guerre :

Soudan : les causes d’une guerre annoncée - Par Bernard Lugan

Soudan (Soudan du Nord)

1) La région d’Abyei et d’Heglig est le homeland de certaines tribus Dinka dont les Ngok. Elle est actuellement occupée par l’armée nordiste. Un référendum devrait décider de l’appartenance d’Abyei au Nord ou au Sud Soudan ; or, les Dinka y ayant été l’objet d’un vaste nettoyage ethnique opéré par les milices islamiques favorables à Khartoum, la composition du corps électoral y a profondément changé.

Soudan : les causes d’une guerre annoncée – Par Bernard Lugan

Soudan du Sud

2) Au mois de juillet 2009, la Cour d’arbitrage de La Haye préconisa le partage de toute la région entre Dinka et Arabes de la tribu des Misseryia sur la base de l’occupation actuelle, entérinant ainsi la spoliation des Dinka, la zone pétrolière d’Heglig étant, elle, définitivement rattachée au Soudan Khartoum.

3) Avant la partition de 2011, le Soudan produisait 470 000 barils/jour dont les ¾ au Sud. Or, les 350 000 barils/jour extraits dans le nouvel Etat du Sud Soudan sont exportés par un pipe line traversant tout le Nord Soudan pour aboutir sur la mer Rouge. Les négociations entre les deux pays portant sur les droits de transport du brut du Sud à travers le pipe line du Nord ont été rompues. Pour ne plus dépendre du Nord Soudan, le Sud Soudan a signé deux accords de désenclavement prévoyant la construction de deux nouveaux pipe line, l’un avec le Kenya et l’autre avec l’Ethiopie. Puis, le 26 janvier 2012, le Sud Soudan a fermé tous ses puits situés à proximité de la frontière avec le Nord Soudan. Avec cette mesure, certes il se pénalisait, mais il privait en même temps le Soudan du Nord des droits de transit de son propre pétrole.

Quand, le 10 avril 2012, le Sud Soudan lança son offensive surprise à Heglig, il n’avait pas pour objectif de s’emparer de cette région, ce que Khartoum n’aurait jamais accepté. Son but était d’y détruire les infrastructures pétrolières afin d’affaiblir encore davantage le Nord Soudan pour le contraindre à accepter, à la fois ses revendications territoriales et celles portant sur le coût du transit de son pétrole en attendant la construction des deux pipe line sudistes.

Bernard Lugan
25/04/2012

* La question de la guerre du Soudan sera développée dans le numéro de mai de la revue l’Afrique réelle.

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Crédit des cartes : CIA World Factbook , domaine public.
FN : Sarkozy ne veut pas (ou plus ?) “se boucher le nez” en “entendant” les électeurs du Front National

FN : Sarkozy ne veut pas (ou plus ?) “se boucher le nez” en “entendant” les électeurs du Front National

26/04/2012 – 18h50
PARIS (NOVOpress, en partie via le Bulletin de réinformation)
– Hier sur France Info, pour la première fois, Nicolas Sarkozy a déclaré, que le Front National était “compatible avec la République”, alors même que son parti affirmait jusqu’ici que l’on ne dialoguait pas avec l’extrême droite, et que ce parti n’était pas républicain. Nicolas Sarkozy semble à l’évidence déterminé à capter le maximum de voix du FN, en appelant ses électeurs à “faire barrage à la gauche”, expression sur toutes les lèvres. Cependant il demande les voix mais refuse tout accord.

Dans cette même émission de France Info, le Président a indiqué qu’il lui faut “entendre” les électeurs de Marine le Pen du premier tour sans “considérer qu’il faut se boucher le nez”. Merci pour eux !
“Ces gens-là, si on veut les remettre dans le champ des formations républicaines, il faut s’adresser à eux
“, a-t-il ajouté. Remerci pour eux !

Qu’est ce qui pourrait nuire à cette tentative de mue du président-candidat ?

On peut souligner que ces déclarations sont en contradiction avec son quinquennat, dans lequel Sarkozy à encouragé l’arrivée des socialiste. Besson, Amara, Kouchner ministres, ou Jack Lang au comité de réforme des institutions sont autant d’exemple que ce barrage à la gauche n’est qu’une volonté électorale tactique.

Par ailleurs, aux élections cantonales de 2011 l’an dernier, la ministre de l’Ecologie Kociuzco-Morizet avait déjà appelé à voter PS contre le FN s’il était au deuxième tour. Le numéro un de l’UMP Jean-François Copé, assurait déjà qu’il n’y aurait “jamais d’alliance électorale” avec le Front national, ce que Nicolas Sarkozy a confirmé hier matin.

Qu’en est-il des risques en cas d’élection de François Hollande ?

Hollande, s’il est élu président, sera pour la première fois au pouvoir. Ce que lui reprochent nombre de sympathisants de droite, est une possible hausse des impôts, de la dette, de l’immigration, l’union homosexuelle ou le vote des étrangers. Malheureusement, l’on ne peut que constater qu’en cinq ans sous Sarkozy, la dette publique est passée de 1.200 à 1.700 milliards d’euros, soit + 42 %. Par ailleurs le taux de prélèvements obligatoires a augmenté lui aussi. Enfin, le nombre des naturalisations était à 123.000 en 2002 sous Jospin, il est désormais à 133 000 par an en moyenne depuis 2007. Sans parler de l’expulsion des délinquants étrangers (“double peine” en Novlangue) que Sarkozy a supprimée.

Qu’en est-il du ou des débats entre les deux tours ?

On peut souligner que l’UMP s’agace du refus de François Hollande de participer à trois débats, ce dernier en préférant un seul. En un mot, l’UMP semble s’intéresser  aux débats, contre toute attente, alors qu’en 2002, il n’avait pas été question d’échanger un mot avec Jean-Marie Le Pen.

"Le Voyage à Nantes" fait appel à un acteur qui insulte les Bretons

“Le Voyage à Nantes” fait appel à un acteur qui insulte les Bretons

26/04/2012 – 18h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Pour une vidéo de promotion, la société publique locale Le Voyage à Nantes, chargée des opérations touristiques dans la ville de Jean-Marc Ayrault a fait appel à un acteur qui a tourné la Bretagne en ridicule.

La communauté urbaine de Nantes prépare pour cet été une opération promotionnelle intitulée « Le Voyage à Nantes » dotée d’un budget de 8 millions d’euros. Le vidéaste Gaëtan Chataigner vient de réaliser un clip destiné à faire connaître la manifestation. Il montre un dialogue entre les acteurs Julie Depardieu et Jackie Berroyer. Le second, diction pâteuse et mémoire défaillante, tente de convaincre la première que Le Voyage à Nantes est épatant.

Extrait d'un plan de la vidéo de Chataigner pour Le Voyage à Nantes : Berroyer assis à une table de la brasserie La Cigale

Les Bretons n’oublient pas que Berroyer est cet histrion qui voici quelques années chantait à l’émission « Les Grosses têtes » un morceau de sa composition dont voici le premier couplet : « Ah ! Connaissez-vous bien la Bretagne, avec ses femmes en coiffe et ses hommes vêtus de pagnes, leurs enfants sont hydrocéphales, les garçons sont aussi méchants que les filles sont sales. » Le reste à l’avenant. La chanson était censée être celle d’un mari trompé dont la femme était partie avec un Breton.

« Un sacré coup de bol », avait alors souligné l’UDB. « Imaginons qu’elle ait été séduite par un Algérien, un Camerounais ou un Israélien… En dépeignant ainsi son rival et son pays, le personnage de Jackie Berroyer aurait déjà conduit son créateur devant un tribunal pour propos racistes et xénophobes. »
Il est vrai que pour les Bretons c’est différent, puisqu’après tout ce ne sont que des Européens ! Une plainte pour provocation à la haine raciale avait cependant été déposée par un Collectif breton pour la démocratie et les droits de l’Homme, et évidemment rejetée par le Parquet. La Cour européenne des droits de l’homme a plus tard refusé d’examiner une plainte analogue.

De la part des collaborateurs du maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, le choix d’un tel personnage n’est peut-être pas un hasard…

Deuxième tour : le Crif choisit Nicolas Sarkozy

Deuxième tour : le Crif choisit Nicolas Sarkozy

26/04/12 – 16h30
PARIS (NOVOpress)
– On connaissait la proximité de Nicolas Sarkozy avec le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et son empressement constant envers celui-ci.

Une déférence et un soutien permanent qui se révèlent ne pas être unilatéral puisque le président du Crif, Richard Prasquier, dans une tribune au journal israélien Haaretz, a implicitement soutenu le président sortant en s’inquiétant d’une éventuelle victoire de François Hollande à la présidentielle française.

En effet, s’il affirme penser que le candidat socialiste et le président sortant “ont des opinions similaires sur Israël et l’antisémitisme”, Richard Prasquier se dit préoccupé par les positions des alliés du PS sur ces questions, notamment les Verts qui, selon le président du Crif, “affichent une forte hostilité envers Israël et sont en pointe de toute manifestation”.

Au-delà de la démonstration que le Crif juge l’élection présidentielle française à l’aune des intérêts d’ Israël, la prise du position de Richard Prasquier, qui fait notamment miroir aux appels à voter François Hollande entendus dans diverses mosquées, renforce l’actuelle dérive d’un “vote communautaire” de plus en plus présent.

Crédit photo : Marcel Masferrer Pascual via Flickr, licence CC.

Renégat : Stéphane Durbec dénigre le Front national

Renégat : Stéphane Durbec dénigre le Front national

26/04/12 – 15h30
PARIS (NOVOpress)
– Il aura fallu à Stéphane Durbec plus de 25 ans d’appartenance au Front National et sa mise à l’écart de ses instances dirigeantes pour se rendre compte de “l’horreur” et de “la dangerosité” de ce parti.

Avec toute l’indécence qui sied aux “repentis”, Stéphane Durbec se répand aujourd’hui dans les journaux pour tenter de discréditer et de salir le mouvement dont il fut militant et élu durant de si longues années.

Mordant sans hésitation la main qui l’a nourri, Durbec n’hésite pas désormais à déclarer, dans une entrevue accordée au Figaro, que “le FN monte les français les uns contre les autres” et que sa “dédiabolisation n’est qu’une façade”.

Sans doute dans l’espoir d’un recasage rémunérateur, Stéphane Durbec appelle aujourd’hui à voter pour Nicolas Sarkozy, autre grand spécialiste en fidélité et en honnêteté politique.

Crédit photo : Neno via Flickr (CC)