De Pernaut à Orban : la revanche des pestiférés, par Ivan Rioufol

Les “populistes” seraient-ils vraiment d’affreux fachos ? Il a toujours été de bon ton, dans le petit monde médiatique, de mépriser Jean-Pierre Pernaut, trop franchouillard et provincial pour ne pas être suspecté d’être d’extrême droite. Quant à Viktor Orban, le premier ministre hongrois, il est d’usage dans les salles de rédaction de le considérer comme un autre pestiféré. Oui, mais voilà. Jeudi à midi, c’est le présentateur du journal de 13 h de TF1 qu’Emmanuel Macron a choisi pour l’interviewer durant une heure. L’entretien se déroulera dans une salle de l’école de Berd’huis, petit village de l’Orne.

Quant à Orban, il vient pour la troisième fois de remporter une victoire triomphale aux législatives qui se déroulaient hier (son parti, le Fidesz, a récolté près de 49% de voix). Ces deux faits ont en commun de mettre en scène deux acteurs, l’un médiatique l’autre politique, en prise directe avec leur société. C’est à la France périphérique des Oubliés, qui pâtit autant des grèves des cheminots que de la politique de l’Elysée, que le chef de l’Etat va tenter de s’adresser à travers le public de Pernaut. Avoir choisi ce “populiste” est un premier aveu de la fausse route prise jusqu’à présent par Macron, prisonnier de la France élitiste, mondialiste et urbaine qui lui ressemble trop. Pour sa part, Orban devient l’expression d’une résistance à la crise identitaire qui parcourt l’Europe et qui mine notamment la France. Ce qu’il dit aux Hongrois est de plus en plus audible aux Français.

Ceux qui croient défendre la France et son “modèle de société” en cherchant à maintenir coûte que coûte des services publics fonctionnarisés se trompent de priorités. Que cela plaise ou non, la préservation de la nation est mieux posée par Orban quand il assure : “Bruxelles ne défend pas l’Europe” et quand il désigne le multiculturalisme comme le danger. Voilà ce qu’il a déclaré, le 15 mars : “Ils veulent qu’en quelques décennies, de notre propre gré, nous donnions notre pays à d’autres : des étrangers venus d’autres coins du monde, qui ne parlent pas notre langue, ne respectent pas notre culture, nos lois et nos modes de vie, et qui veulent remplacer les nôtres par les leurs. Ceux qui n’arrêtent pas l’immigration à leurs frontières disparaissent (…) Nous avons renvoyé le sultan et ses janissaires, nous avons renvoyé l’Empereur Habsbourg et ses soldats, les Soviets et leurs camarades et maintenant nous allons renvoyer Georges Soros et ses réseaux.

Nous lui demandons de retourner en Amérique”. Ce lundi, le ministre allemand de l’Intérieur a invité l’Union européenne à cesser de se montrer “arrogante et condescendante” avec les “petits” pays membres comme la Hongrie. Ce conseil, Macron devrait aussi l’entendre s’agissant des Français du “monde ancien”, qu’il méprise tant. Non seulement ils n’ont pas disparu, mais il m’étonnerait qu’ils restent longtemps silencieux.

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 avril 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

« MBS » révèle que les Occidentaux ont encouragé le wahhabisme

12/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Mohammed Bin Salmane, a déclaré, fin mars, dans le Washington Post, que l’Arabie Saoudite aurait œuvré à la diffusion du wahhabisme dans le monde islamique sur injonction de ses alliés occidentaux, afin de contrecarrer l’influence soviétique.

Se déchargeant ainsi de sa responsabilité dans le financement international du terrorisme, le nouveau prince héritier d’Arabie Saoudite poursuit le processus de séduction de ses alliés occidentaux traditionnels. Manœuvre très compréhensible alors que MBS semble vouloir rompre avec l’établissement wahhabite, avec la bénédiction de Donald Trump.

Moins compréhensible, en revanche, est la faiblesse des relais de ces déclarations dans la presse francophone, où l’on préfère cacher ce soutien occidental à l’islamisme, qui était encore récemment la politique de Hollande et de Fabius.

Macron en campagne chez les catholiques, par Guy Rouvrais

Le président de la République était donc l’invité de l’épiscopat français lundi soir au collège des Bernardins. Si le chef de l’Etat a participé à une fête religieuse, la rupture du jeûne lors du ramadan dans le cadre du Conseil français du culte musulman, il a pris soin que la rencontre avec les catholiques fût dépouillée de cet aspect religieux, intervenant huit jours après Pâques. Prenons acte de ce que le respect strict de la laïcité ne s’applique qu’à l’Eglise.

Son message aux catholiques lors d’un long discours ? « Engagez-vous ! Rengagez-vous ! », comme le slogan du ministère des Armées naguère quand il voulait recruter des troupes. Il a exhorté les fidèles à investir la « scène nationale et européenne » en y apportant leur propre vision. Mais attention ! Pas en s’opposant à celle du pouvoir pour ce qui est de la PMA et la bioéthique. Là, les catholiques qui s’y sont investis, doivent se désinvestir et ne pas contrarier le projet annoncé par le candidat Emmanuel Macron. Dans ce domaine, la « voix de l’Eglise » a-t-il dit, ne peut être « injonctive » mais « questionnante » et d’autant plus que lui-même et le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ont déjà répondu à la question. Mais le Président veut bien, quand même, que les évêques prêchent dans le désert, « cause toujours, tu m’intéresses… »

Dès lors, où les catholiques doivent-ils s’investir ? Du côté des « déshérités », de ceux qu’affecte « la souffrance sociale », comme si les fidèles avaient attendu Emmanuel Macron pour se soucier des plus pauvres et s’investir dans l’aide à ces délaissés ! Mais, surtout, s’investir électoralement. Il ne l’a pas dit comme cela, mais en évoquant la « scène européenne » il invite les évêques à suivre son regard vers la ligne bleue des élections européennes, son parti est déjà en campagne et lui aussi. Or, l’épiscopat français, hormis quelques individualités, est notoirement pro-européen, ce dont témoignent ses prises de position. Le chef de l’Etat, dit-on, a été ulcéré de ce que, lors de la présidentielle, les évêques ne prennent pas position en sa faveur face à Marine Le Pen, au moins au second tour. Il leur lance un appel afin qu’ils se rattrapent pour les européennes. Il oublie la raison de ce silence invoquée par Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France dans Le Figaro quelque temps auparavant : « Il suffirait que nous, évêques, disions pour qui voter pour que les catholiques fassent le contraire. »

Le chef de l’Etat, toujours en campagne, a ensuite manifesté son désir de « réparer le lien » qui « s’est abîmé entre l’Eglise et l’Etat ». La gauche anticléricale de Mélenchon à Faure, en passant par Valls, s’est insurgée contre ce qui serait une trahison de la laïcité par une remise en cause de la loi de de 1905. Que ces sectaires se rassurent ! Le Président a bien en projet une révision de cette loi, il l’a confié au Journal du Dimanche, en février dernier, non pas pour favoriser l’Eglise mais en faveur de l’islam, au motif, a-t-il précisé, que le législateur sous la IIIe République « n’a pas pensé le fait religieux avec et par l’islam, parce qu’il n’était pas présent dans notre société comme il l’est aujourd’hui ».

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 11 avril 2018

Laurence Trochu nouvelle présidente de Sens commun

11/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le mouvement politique issu de La Manif pour tous, Sens commun, a désormais une nouvelle présidente en la personne de Laurence Trochu. Originaire de Nantes, âgée de 44 ans, ex-professeur de philosophie au lycée, elle est élue au conseil départemental des Yvelines.

Durant la campagne présidentielle, elle a été porte-parole de François Fillon chargé des dossiers de la famille et des valeurs ; elle était également membre du bureau politique de LR. Désormais, elle se donne la mission « d’enraciner dans la durée ce mouvement et de porter une droite de conviction au sein des Républicains ».

A noter qu’elle promeut également les méthodes de régulation naturelle des naissances dans le cadre du mouvement Billings France.

[Vidéo] Viktor Orbán : “les pays occidentaux subissent un grand remplacement”

11/04/2018 – HONGRIE (NOVOpress)
L’émission C politique du dimanche 8 avril a diffusé l’extrait d’un discours de Viktor Orbán au cours duquel le leader hongrois dénonce le grand remplacement :

Il n’y a aucune exagération dans ce que je vous dis. Jour après jour, nous voyons que les grands pays occidentaux subissent un grand remplacement, quartier par quartier, ville par ville. Ces pays sont en train de disparaître sous la pression migratoire. Aujourd’hui, nous vivons une guerre entre les forces mondialistes et les forces nationalistes.


Plus de 100 000 demandes d’asile en France en 2017

11/04/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En 2017, l’Office française de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) a enregistré un nombre record de 100 755 demandes d’asile. Soit une hausse de 17,5% par rapport à 2016.

Selon Pascal Brice, directeur de l’Ofpra, cela s’inscrit dans un mouvement de hausse depuis plusieurs années

Et le directeur de nier l’idée d’un « afflux massif », en comparant avec la situation allemande. Cependant, on notera qu’il y a eu en 2015 un essor plus important puisque nous sommes passés d’environ 64 000 demandes à plus de 80 000 en 2015 – et donc à plus de 100 000 en 2017.

Surtout, il faut rappeler qu’en 1951, au moment de la signature de la convention de Genève sur le droit d’asile, la France recevait environ 300 demandes par an.

Il s’agissait alors de Sud-Américains fuyant des dictatures militaires et de dissidents politiques de l’Est fuyant le communisme. C’est dans les années 70 que les demandes ont considérablement évolué. En effet, c’est en 1967 que le protocole de New-York a étendu le droit d’asile de la convention de Genève à l’ensemble des pays et conflits, sans restrictions géographiques. Alors que la convention de Genève de 1951 restreignait le statut de réfugié aux Européens. Maintenant, les demandes d’asile proviennent massivement d’Afrique et du Moyen-Orient.

Les services peuvent-ils faire face à un tel volume ?

Le délai d’instruction d’une demande, qui était de sept mois, est désormais passé à trois mois grâce à un recrutement important de personnel, l’objectif fixé par le président de la République étant de deux mois – sans compter cependant les délais de recours.

Cet accroissement de la demande semble marquer ainsi une profonde transformation du droit d’asile, devenu un moyen d’accès au territoire comme un autre.

Les demandes ne risquent pas de décroître compte tenu du désarmement moral des Européens. Le principal problème qui demeure est la gestion des déboutés du droit d’asile, sachant que la plupart demeurent sur le territoire sans autorisation.

Élections en Hongrie : comment Le Figaro prend ses désirs pour des réalités et se prend les pieds dans le tapis

Les lecteurs du Monde et du Figaro représentent sans doute des univers différents. Pourtant, sur certains sujets, les deux grands quotidiens nationaux se rejoignent. En particulier sur les sujets de politique étrangère, comme la victoire électorale éclatante de Victor Orbán en Hongrie le 8 avril 2018.

Quand Blaise Gauquelin, envoyé spécial du Monde à Budapest, interroge un analyste hongrois (de l’opposition bien sûr), ce dernier explique ainsi la victoire d’Orbán « la majorité des électeurs n’a pas accès à toutes les informations pour voter. » Sous entendu, ceux qui ont les bonnes informations (par exemple, celles du Monde) votent contre Orbán. Les crétins sous-informés votent Orbán. Une version recyclée pour la circonstance des fake news qui ont permis la victoire de Trump et celle du brexit.

Pour la Hongrie, Laure Mandeville, envoyée spéciale du Figaro à Budapest, est sur la même longueur d’onde que son confrère du quotidien du soir, elle le dépasse même d’une brasse puissante et régulière.

Laure Mandeville du Figaro laisse entrevoir la défaite d’Orbán

La malheureuse correspondante, dans la première édition papier du Figaro, laissait prévoir (avec espoir) la défaite d’Orbán avec le titre : Hongrie, Orbán perd de sa superbe (titre calqué mot pour mot sur un article de L’Humanité ?). Mieux « un fort taux de participation menaçait de transformer en revers, voire même en défaite cinglante… son parti le Fidesz ». Le reste – pour la décidemment malchanceuse journaliste (stagiaire peut-être ?) – est de la même eau. Nous citons : autoritarisme croissant, scandales de corruption, campagne très manichéenne, exaspération croissante de la population qui n’aime pas les mensonges. Bien entendu une forte participation pouvait permettre d’augurer d’une victoire de l’opposition « si la participation devait atteindre 70% un éventuel basculement pourrait même se produire, ce qui serait un tremblement de terre politique » Fin de citation.

Les électeurs hongrois ont voté : retour au réel

Las, la participation est supérieure à 69% (en hausse de 7 points), Orbán obtient près de la moitié des voix (imaginons un parti en France qui raflerait 50% des suffrages…), progresse de quatre points par rapport aux élections précédentes et obtient les 2/3 des sièges.

La dernière édition papier tente de rattraper la boulette en titrant Un troisième mandat pour Orbán. Mais le sous-titre s’emmêle tout de suite les pinceaux. « Malgré une mobilisation historique de près de 70% qui avait poussé l’opposition à espérer une percée, le premier ministre est reconduit confortablement ». Il n’est pas nécessaire d’être un expert en interprétation des chiffres électoraux pour comprendre le contraire : Orbán n’a pas gagné malgré la participation massive mais grâce à celle-ci. C’est la participation électorale massive qui a permis la victoire d’Orbán. Mais ne tirons pas sur une ambulance déjà en bien mauvais état.

La lecture de la première édition (modifiée en urgence ensuite sur la dernière édition papier et sur le web) laisse une étrange impression : s’agit il d’un poisson d’avril à retardement ? D’un article humoristique sous forme de pastiche reprenant les poncifs lus habituellement sur la Hongrie ? D’un aveuglement à caractère compulsif ? Ou bien d’une incompétence si remarquable qu’elle devient un cas d’école pour les étudiants en journalisme ? Nous laissons nos aimables lecteurs trancher.

Article paru sur le site Ojim

Nouveau livre de Bernard Lugan : “Mai 68 vu d’en face”

11/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
L’auteur, qui était à l’époque responsable pour l’Action française à Nanterre et chargé du service d’ordre de cette organisation, nous donne ici un témoignage sur Mai 68 vu d’en face, sous la forme de récits de différents épisodes qui dessinent l’état d’esprit d’une époque et sa postérité.

À travers une vingtaine d’anecdotes, Bernard Lugan fait entendre un ton différent sur la perception des “événements” 50 ans après. Un auteur emblématique, une voix originale sur Mai 68.

Liste des chapitres :
– Le couscous de Nanterre-La Folie
– La Corniche du lycée Henri IV
– Le réveil de la belle endormie
– Les cerises de Mai 1968
– Comment je suis entré à Sciences-Po
– Le grand escalier de la faculté de Lyon
– “Certes, les apparences sont contre nous…”
– “Prince, tu diras au Prétendant…”
– Le doyen qui ne voulait pas voir le sang couleur sur sa belle moquette
– Les fourches caudines d’Assas
– Derniers outrages gare Saint-Lazare
– Le dîner d’huitres
– Les “amis” du Père Bourdaloue
– Des anciens qui ont la pêche
– Une belle soirée place Contrescarpe

Pour le commander cliquer ici

Le ministre britannique du Logement accuse l’immigration d’avoir provoqué l’explosion du prix de l’immobilier au Royaume-Uni

11/04/2018 – GRANDE-BRETAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
D’après le Sunday Times, Dominic Raab aurait déclaré que l’immigration a provoqué ces 25 dernières années une augmentation des prix du logement d’environ 20% au Royaume-Uni. Il a également ajouté que les contrôle au frontière de l’après Brexit devaient prendre en compte la demande de logement bon-marché. Il a en outre affirmé au Sunday Times qu’il écrivait en ce moment même au Comité consultatif sur la migration (MAC) afin de lui demander la production d’un rapport sur les effets de l’immigration sur le marché du logement au Royaume-Uni.

Les déclarations de cette personnalité montante de la droite britannique s’inscrivent dans un contexte de réforme de la politique du gouvernement vis-à-vis de l’immigration.

Theresa May a par ailleurs annoncé une série de mesures axées sur l’offre pour stimuler la construction de logements. Ce à quoi le ministre à réagit :

Vous ne pouvez pas retirer le logement du débat sur l’immigration. Si nous atteignions l’objectif du gouvernement de réduire l’immigration à des dizaines de milliers chaque année, cela aurait une incidence importante sur le nombre de logement que nous devons construire chaque année.

Notre-Dame-des-Landes : 2 500 gendarmes pour déloger 200 illuminés, par Francis Bergeron

Notre-Dame-des-Landes : un si joli nom pour désigner un cloaque boueux encombré de carcasses rouillées et de cabanes de clochards. La ZAD de NDDL : un sigle qui va mieux à la fausse modernité de cette zone de non-droit investie depuis neuf ans par 200 marginaux, curieux mélange de drogués et poivrots, et de dévots du véganisme et de la culture bio. Un endroit que l’on nous présente comme un modèle de contre-société mais qui a tout d’un bidonville infâme.

Le 17 janvier dernier, Edouard Philippe avait annoncé l’abandon du projet de construction du nouvel aéroport dans cette zone. Il aurait pu, il aurait sans doute dû, dans la foulée, faire évacuer le camp des pouilleux. Il a préféré jouer l’apaisement, la concertation, et garantir une impunité aux « maquisards » (comme se nomment ces pseudo-Résistants).

Du coup, l’évacuation du camp s’opère au plus mauvais moment, alors que la CGT paralyse la SNCF, que les néostaliniens bloquent les facultés, et que les « islamo-progressistes » marquent des points dans nos banlieues. La « convergence des luttes », pour parler comme un militant NPA, doit englober aussi les « résistants » de NDDL.

Perfectionner les chausse-trappes

Le jour, l’heure et la minute du mouvement de reconquête de l’espace public étaient connus de tous les zadistes, qui ont passé la nuit de dimanche à lundi à reconstruire barricades et chicanes et à perfectionner les chausse-trappes. Lorsque les gendarmes ont investi les lieux, ils se sont retrouvés face aux habituels deux cents militants et marginaux, passablement mis en condition par force libations et pétards, rejoints au fil de la journée par quelques dizaines de marginaux armés, de type « black bloc », venus essentiellement pour en découdre.

Mais la pluie, une pluie froide et continue, a davantage calmé les ardeurs guerrières que la présence massive des forces de l’ordre.

Autre coup de chance inattendu pour le gouvernement : la grève de la SNCF a empêché le déferlement d’anarchistes venus de Hollande, d’Allemagne ou de plus loin encore, comme cela avait été le cas dans le passé. Les renforts espérés par les zadistes étaient, lundi soir, plutôt maigres. Et la « résistance » de NDDL rappelait davantage la retraite de Russie que le plateau du Vercors.

Lundi en fin de journée treize squats sur quarante avaient été démantelés, un gendarme avait été blessé, et sept anarchistes mis sous les verrous, pour transport d’armes ou de stupéfiants et pour conduite en état d’ivresse.

Dans différentes villes, les mouvements anarchistes et néostaliniens ont cherché à mobiliser leurs troupes, avec des heurts et des saccages de boutiques en centre-ville à Rennes, à Nantes, et même à Paris. Mais au total les manifestants étaient assez peu nombreux. Et là aussi, pour l’heure, la grève des trains constitue un obstacle à la « convergence des luttes ».

Il reste néanmoins une trentaine d’autres squats à détruire. Deux cent cinquante enragés sont toujours là, multipliant les provocations devant les multiples caméras de télévision à l’affût de la bavure ou de violences photogéniques. Madame le préfet des Pays de la Loire, Nicole Klein, fait preuve d’un beau sang-froid, mais plus le démantèlement sera long, plus les zadistes espèrent que leurs appels à la mobilisation seront entendus. C’est leur seul véritable objectif.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Pour Marine Le Pen, “les zones de non-droit se multiplient”. De Notre-Dame-des-Landes à Mayotte en passant par les banlieues

10/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Au deuxième jour de l’expulsion des occupants du site de Notre-Dame-des-Landes, Marine Le Pen était l’invitée de RTL ce mardi 10 avril.
Si la présidente du Front national soutient l’initiative de l’exécutif de procéder à l’évacuation du site, qui fut pressenti pendant longtemps pour la construction d’un nouvel aéroport dans l’Ouest, elle la juge trop tardive.

Moi, j’aurais souhaité que les zadistes soient expulsés avant“, a reproché la députée, refusant de saluer davantage l’action de l’exécutif. “Pourquoi a-t-on attendu des années en laissant s’installer un état, une zone de non-droit à Notre-Dame-des-Landes ?“, s’est-elle interrogée au micro de RTL.

Puisque le gouvernement veut donner des signes de fermeté, qu’il aille au bout de sa logique, qu’il rétablisse la sécurité à Mayotte“, a poursuivi l’ex-candidate d’extrême droite à la présidentielle, appliquant également son analyse aux “banlieues“.


Un projet pour faire rentrer les immigrés dans leur pays d’origine voit le jour en Allemagne

10/04/2018 – ALLEMAGNE (NOVOpress)
Le ministre Allemand du développement Gerd Müller, a annoncé un programme de retour au pays pour les immigrés clandestins d’Allemagne.

En effet, celui-ci prévoit un budget de 500 millions d’euros à cette fin. Ce programme comprend la dispense d’une formation professionnelle pour le clandestin ainsi qu’une création d’emplois dans son pays d’origine.

En échange de cela, ce dernier devra s’engager à retourner dans son pays d’origine. Pour le ministre, il s’agit d’un projet de retour durable : « Nous n’allons pas mettre un billet dans chaque poche ».

Le projet prévoit en tout de faire rentrer entre 20 000 et 30 000 clandestins par ans dans leur pays d’origine.

Hongrie viktor-orban

Éric Zemmour : “Viktor Orban est désormais l’opposant numéro 1 à Bruxelles”

10/04/2018 – HONGRIE (NOVOpress)
Le parti national-conservateur de Viktor Orban frôle les 50% aux élections législatives en Hongrie, alors même que le scrutin du dimanche 8 avril a connu une très forte participation. Le premier ministre pourra tranquillement entamer son troisième mandat consécutif.

Pour Éric Zemmour, il s’agit d’une leçon pour tous les partis de droite :

Le triomphe de Viktor Orban va bien au-delà de la petite Hongrie. C’est une nouvelle victoire électorale de ce que les élites occidentales appellent avec mépris le populisme.

C’est une leçon pour tous les partis de droite : le parti d’Orban, qui est toujours membre du PPE, qui rassemble les Républicains français et la CDU allemande, gagne haut la main en assumant la lutte contre le grand remplacement et les racines chrétiennes de l’Europe, et en donnant en contre-exemple les pays multiculturels comme la France.

Après l’Autriche, la Slovaquie, l’Italie et la Pologne, le mouvement parti de Hongrie est revenu à la case départ. C’est la moitié du continent qui, désormais, s’oppose à Bruxelles et aux deux patrons de l’Europe, le Français et l’Allemand. C’est la moitié de l’Europe, y compris l’Italie du nord, qui fait sienne l’illibéralisme théorisé par Viktor Orban.


L’amendement demandant l’expulsion des étrangers condamnés pour crimes ou délits graves a été rejeté par les députés

10/04/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un amendement de Valérie Boyer, soutenu par le Front National, réclamait que des condamnés pour terrorisme de nationalité étrangère soient expulsés.

L’amendement n’a pas été voté par les députés LR et En Marche, il a donc été rejeté. La très large majorité des Français (88%) sont pourtant favorables à l’expulsion systématique des étrangers condamnés à des peines de de prison pour crimes et délits graves selon un Sondage de l’IFOP de mars 2017.

Pour Marine Le Pen, interrogée dans l’émission Questions Politiques, c’est bien la preuve que « le gouvernement n’est pas sérieux dans la lutte contre le terrorisme. »


Sylvain Tesson : “L’islam modéré est du même registre que les banques populaires ou la musique militaire : c’est un oxymore”

10/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Sylvain Tesson a livré des propos choc au Figaro au sujet de l’Islam

L’aventurier bien connu considère que notre pays souffre du syndrome du scorpion, c’est-à-dire qu’il cherche à se détruire lui-même.

Quand je traversais à 20 ans l’Asie centrale à vélo, je voyais ces manifestations de haine et de violence terrifiantes au Pakistan et en Afghanistan. J’étais alors revenu avec l’espoir que jamais cette proposition sociologique, politique, psychique, administrative et religieuse ne puisse s’exprimer en France.

Et de poursuivre :

L’islam modéré est du même registre que les banques populaires ou la musique militaire : c’est un oxymore.

[Vidéo] Coupeurs de têtes et coupeurs de langues, le duo terroriste

10/04/2018 – MONDE (NOVOpress)
« Plus on tue au nom de l’Islam, plus l’Occident combat l’islamophobie ».

Dans son nouvel ouvrage « La stratégie de l’intimidation » le géopolitologue Alexandre Del Valle met le doigt où ça fait mal.

Au fil des pages, il décortique comment djihadisme et terrorisme intellectuel marchent de concert pour anéantir toute capacité de défense de l’Occident.


En Suisse les immigrés en situation régulière ne peuvent pas être naturalisés s’ils bénéficient des allocations sociales

10/04/2018 – SUISSE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Aux termes d’une nouvelle loi sur l’immigration plus restrictive entrée en vigueur depuis le mois de janvier, les immigrés qui ont un titre de séjour ne peuvent faire une demande de naturalisation s’ils ont bénéficié des aides de l’Etat dans les trois dernières années, à moins qu’ils remboursent ce qu’ils ont reçu.

Cette nouvelle loi s’inspire d’une législation qui a été essayé dans les villes comme Bâle et Zurich.

La seconde partie de la loi exige que les immigrés fassent preuve d’une intégration réussie, ce qui implique d’avoir un certain nombre d’amis suisses.

La langue est un facteur important, une bonne élocution et une compréhension de la langue française, allemande ou italienne est un atout pour obtenir la citoyenneté suisse.

Les migrants qui ont commis un crime sont déchus de leur titre de séjour.

LREM découvre la vraie nature du gauchisme, par Francis Bergeron

A Nantes, les photos du président Macron pendu à un gibet, puis brûlé, ont d’autant plus choqué que le pantin était plutôt réaliste. Cette pratique gauchiste, qui tient davantage du culte vaudou que de la manifestation politique, s’est déroulée samedi, à l’issue d’un rassemblement de deux mille militants néostaliniens, selon les organisateurs. Beaucoup venaient de la ZAD proche. Et ils étaient là d’abord pour affirmer que « les maquisards sont dans les gares ».

Des maquisards en peau de lapin, qui bénéficient à ce jour d’une impunité totale. Les gauchistes modèle 2018, élevés au lait de la Révolution française, revivent perpétuellement la geste héroïque de ceux dont ils se réclament : émeutiers de 1830 ou de 1848, communards de 1870, maquisards de 1944, « katangais » de 1968… Cette grosse poignée d’anarchistes ultraviolents a son bivouac et son camp d’entraînement dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, et a déjà saccagé à plusieurs reprises le centre de Nantes.

Le simulacre d’assassinat de Macron a frappé les esprits, alors même que l’histoire de France enseigne depuis deux siècles les bienfaits de la guillotine et de la Terreur. C’est « un appel au meurtre », ont réagi les partisans de LREM. Pour François de Rugy, président de l’Assemblée nationale, « c’est un scandale […]. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? ». Pascal Gannat, élu régional de la droite nationale, a évoqué pour sa part « une mise en scène ignoble et dégradante. A Nantes elle rappelle trop les tribunaux d’exception du sinistre Carrier. En tolérant antifas et gauche violente, LREM laisse se développer un climat de guerre civile ».

Combien de fois, dans le passé, Jean-Marie Le Pen ou sa fille ont-ils été ainsi pendus, brûlés, empalés, en effigie ? C’est un rituel fréquent qui, des années durant, n’a guère ému la classe politique.

« Crame un flic »

Cette ultraviolence au service de la gauche, les partisans de LREM la découvrent aussi dans les facultés occupées. Une poignée de gros bras néostaliniens continue à interdire l’accès aux locaux. Et quand des étudiants se rebellent, tentent d’entrer en force (Tolbiac, Montpellier), ce sont eux qui sont arrêtés, pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations », et sanctionnés. Pourtant les violences et les dégradations gauchistes durent, elles, depuis trois semaines. Sur les murs des salles de cours de Tolbiac, on peut lire des inscriptions telles que « Frapper vite. Frapper fort. Un bon flic est un flic mort » ou encore « Crame un flic et trempe tes cookies dans ses larmes ». Slogans inspirés des « chansons » du rappeur Kaaris.

Et quand l’UNI, syndicat non marxiste, saisit la justice pour que les étudiants aient accès aux locaux, le juge rejette la demande au motif qu’il n’y a pas « une situation d’urgence ». L’UNI prévoyait une nouvelle action en référé lundi.

Le gouvernement, peu habitué à cette violence, craint « un climat général que l’on sent monter avec des risques d’affrontement ».

Il préfère donc mettre en garde à vue six non-grévistes de Tolbiac ou infliger 40 000 euros d’amende à des identitaires de Poitiers, plutôt que de réagir, à Nantes, à Notre-Dame-des-Landes, à Tolbiac, Montpellier et ailleurs, aux multiples atteintes à la liberté, aux appels aux meurtres contre la police, aux dégradations. Mais la violence, l’extrémisme, s’alimentent de cette impunité.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent