Edouard Philippe Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe : le duel annoncé fut un duo

Présent Edouard PhilippeNormalement, c’est la personnalité dont le statut politique est le plus important qui, dans un débat, sert de faire-valoir à un politicien de moindre calibre, c’est pour ce dernier une occasion prestigieuse d’accroître sa notoriété. On l’a bien vu naguère lors du débat autour du référendum de Maastricht quand le président Mitterrand choisit Philippe Séguin comme interlocuteur qui en rougit d’émotion et dont le fleuret en fut moucheté. Or, voilà qu’on nous change ça aussi ! Jeudi soir, lors du débat de L’émission politique, c’est Mélenchon, simple député, qui tint le rôle de faire-valoir du Premier ministre lui-même.

Demandez à un quidam qui est Edouard Philippe, rares sont ceux qui vous répondront qu’il est le chef du gouvernement. D’ailleurs, la question la plus fréquente posée par les téléspectateurs au cours de l’émission fut : « Qui est Edouard Philippe ? » Même avec deux prénoms, il peine à se faire un nom, même avec sa grande taille on ne peut le voir de loin puisqu’on ne le voit pas du tout. Il n’existe que comme l’ombre portée de son mentor, Emmanuel Macron, sans qui il serait resté l’obscur maire juppéiste du Havre. On n’a pas souvenir non plus qu’il ait prononcé une parole forte, tenu un discours qui ait marqué les esprits, à défaut des cœurs, ou qu’une expression inspirée ait franchi ses lèvres.

Or, il fallait pour le premier numéro de la nouvelle saison de L’émission politique inviter le Premier ministre au lendemain de la présentation du budget 2018, l’agenda politico-médiatique l’imposait. Mais Léa Salamé, qui passe les plats, a forcément un œil sur l’actualité politique et un autre sur l’Audimat et en ayant Philippe comme invité principal ce strabisme divergent l’assurait qu’avec lui ce serait le « bide », comme disent les artistes. Qui, sauf devoir professionnel, tel le pauvre journaliste, va distraire quelques heures de son précieux sommeil pour entendre un certain Edouard Philippe dont on essaie de nous convaincre qu’il gouverne la France ?

Edouard Mélenchon !

Chard Edouard PhilippePour éviter la catastrophe industrielle, il fallait donc lui opposer un « bon client », plus connu et plus dynamique dont on pouvait espérer quelque esclandre, ce fut Mélenchon. Avec la justification que les médias l’ont désigné leader de l’opposition, Léa Salamé prétendant même que ce sont les Français qui l’ont sacré « opposant n° 1 » !

Même si l’individu est pugnace, voire agressif, avec un tel « opposant », Philippe était tranquille. Il le fut. Ils font partie du même établissement, ce sont des rouages du même système et qui sacrifient pareillement au politiquement correct. Avec lui, pas de questions qui fâchent sur l’immigration galopante, l’islamisation accélérée de notre pays, la politique de la ville ouverte face aux « migrants ». On l’a bien vu lors de cette soirée, pas un mot sur ces drames qui préoccupent et dont souffrent les Français, il est vrai qu’ils sont tombés d’accord pour exprimer leur commune hostilité à Marine Le Pen.

On comprend le lapsus révélateur de la journaliste qui a présenté le leader de la France insoumise comme… Edouard Mélenchon. On nous annonçait un duel, ce fut un duo.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 30 septembre 2017

novlangue

La novlangue se porte toujours aussi bien, merci, par Michel Geoffroy

Novlangue 201329/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Co-auteur, avec Jean-Yves Le Gallou, d’un Dictionnaire de novlangue réédité dans une édition augmentée de 500 mots nouveaux sous le titre Nouveau Dictionnaire de novlangue en 2013 – ces « mille mots qui manipulent les Français » –, toujours aux éditions Polémia, Michel Geoffroy poursuit son entreprise de décryptage du vocabulaire propagé par l’idéologie dominante et les médias mainstream. Pour la fondation Polémia, il a répertorié seize mots ou expressions qui envahissent désormais les médias, et en donne le véritable sens.

• Attaque : Terme utilisé sans qualificatif particulier afin de tenter de banaliser les attentats terroristes commis par des personnes invoquant Allah. On n’évoque pas ainsi les terroristes mais les « attaquants ».

• Candidat à l’Europe : Immigrant clandestin selon le journal Le Monde du 15 septembre 2017.

• Déséquilibré : Islamiste opérant en Europe mais dont les actes ne sont pas revendiqués par l’Etat Islamique ou qui n’a pas fait explicitement allégeance à Daesh. Pour les médias de propagande ce type de terroriste a toujours des « antécédents psychiatriques ».

• Ecriture inclusive : Façon d’écrire conforme à l’idéologie féministe consistant à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans tous les noms, comme dans « mes ami.e.s ». Les éditions Hatier se déclarent ainsi « fières » de publier un premier manuel scolaire pour CE2 écrit de cette façon.

• Fait divers : Expression classique en matière de presse, mais appliquée désormais à des faits très violents, notamment afin de banaliser les agressions à caractère islamiste ou terroriste (ainsi la tentative de poignarder un agriculteur à Laroque-Timbaut en juin 2017 par un individu criant « Allahou akbar a été présentée comme un simple « fait divers » et non pas considérée comme acte terroriste mais comme « violence volontaire avec arme »).

• Harcèlement de rue : Expression alambiquée destinée à présenter comme un problème général un comportement pourtant clairement limité à une certaine catégorie de population et à certaines zones urbaines (ex. : « Marlene Schiappa installe un groupe de travail sur le harcèlement de rue », Acteurs publics du 20 septembre 2017).

Novlangue non Blanc

Ceci est un « non Blanc ».

• Homme menaçant : Islamiste selon Le Parisien du 17 septembre 2017 (« Dans la nuit de vendredi à samedi, un homme menaçant, criant “Allahou akbar” a été interpellé alors qu’il fonçait sur des policiers avec des ciseaux. Le suspect n’était pas dans son état normal »). Le terme générique « homme » est souvent utilisé afin de ne pas caractériser plus avant un auteur de délit.

• Incident terroriste : Attentat islamiste dans le métro de Londres pour le journal Libération du 15 septembre 2017.

• Insoumis : Terme trompeur faisant référence à la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dans la mesure où ce dernier roule en réalité pour le Système, car il cherche avant tout à détacher les classes populaires du vote pour le Front national. C’est pourquoi Jean-Luc Mélenchon est le chouchou des médias de propagande.

• Islamisme radical : Expression destinée à établir une nuance lénifiante entre les islamistes et les terroristes qui se seraient, eux, « radicalisés » (ex. : « l’attaquant de Hambourg a agi par islamisme radical »).

• Motivations : Dans le cadre de la stratégie du déni adoptée par les pouvoirs publics, lorsqu’un acte terroriste n’est pas explicitement revendiqué par Daesh, on communique longuement sur le fait que les motivations de son auteur seraient « floues » ou « douteuses », même quand il a expressément invoqué la religion musulmane.

• Non-Blanc : Expression pour désigner les personnes de couleur puisque les races humaines sont réputées ne pas exister. On doit dire « perçu comme » Blanc ou comme non-Blanc, pour bien suggérer qu’il ne s’agit que d’une impression qui ne renvoie à aucune réalité.

• Prétendue race : Expression utilisée par le Décret du 3 août 2017 destinée à nier la réalité des races humaines tout en prétendant pourchasser… le racisme.

• Propos incohérents : Façon de s’exprimer des terroristes selon les médias de propagande qui cherchent ainsi à masquer leur caractère islamiste.

• Réfugié : Immigrant clandestin s’installant en Europe avec la complicité des pouvoirs publics et à la demande de Mme Merkel.

• Relocalisation : Répartition obligatoire des immigrés clandestins entre les différents pays de l’Union européenne au nom du principe de « solidarité ». En France on dit aussi « démantèlement » dans le même sens : mettre les immigrants irréguliers ailleurs.

 

Emmanuelle Ménard : “On ne peut pas continuer à accueillir des migrants avec ce taux de chômage”

26/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Invitée de RTL, mardi 26 septembre, Emmanuelle Ménard a expliqué pourquoi elle “pense qu’il faut arrêter l’immigration”.

On arrive maintenant à un point de non-retour où l’on arrive même pas à nous occuper convenablement des migrants qui sont sur le territoire français.

De confession catholique, elle reconnaît une “obligation d’humanité” vis-à-vis des migrants. Mais pas quand cela se fait au détriment des migrants eux-mêmes stockés, si j’ose dire, dans des camps, que ce soit à Calais, Grande-Synthe ou Porte de la Chapelle (à Paris, ndlr)”.

On ne peut pas continuer à accueillir des milliers de migrants chaque année quand, par ailleurs, on a un taux de chômage qui est le nôtre. Rétablissons la situation française d’abord, ensuite on verra si on peut accueillir tous ces migrants.


Vu sur Twitter

Général Aoun, président du Liban : ”Français et Libanais doivent être unis contre l’islamisme”

Publié le
Robert Ménard

Robert Ménard : « Créons ce grand mouvement conservateur dont la France a besoin »

Alors que Marine Le Pen promet une « refondation historique » de son parti, Robert Ménard invite la présidente du Front National à tout mettre sur la table.


À Toulouse, Marine Le Pen a promis de tout revoir au Front national, du « sol au plafond ». Que lui répondez-vous ?

Chiche ! J’ai envie de la prendre au mot. Et de lui faire confiance. Oui, après le séisme de la présidentielle, il faut qu’elle revoie toute sa copie. Et je ne parle pas des questions d’organisation interne qui ne me regardent pas, n’étant pas membre du FN. Oui, il faut s’interroger sur ce programme qui, après avoir fait progresser son parti, l’a conduit dans le mur. Oui, il faut questionner l’incapacité du FN à tisser des liens avec d’autres partis, à l’exception, c’est vrai, de l’éphémère flirt avec Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Oui, il faut revoir toute une rhétorique qui fait peur à un électorat partageant pourtant, sur le fond, nos analyses et, moins souvent c’est vrai, nos solutions. Oui, il faut en finir avec une culture uniquement protestataire et se poser en parti capable de gouverner. Marine Le Pen a raison de dire qu’elle ne veut pas « être l’opposition » mais « être l’alternance ».

Vous applaudissez des deux mains…

Je veux retenir de ce premier discours qui a suivi le départ de Florian Philippot ce qui me semble positif. Même si je m’interroge sur la suite qui sera donnée à cette séparation dans le couple qu’elle formait avec son numéro 2. Personnellement, je n’avais rien contre Florian Philippot. Même si je me suis toujours opposé à la ligne politique qu’il incarne et n’ai cessé de le dire. Il faut tourner une page. Mais pas pour revenir au Front national de Jean-Marie Le Pen. Pas pour s’enfermer dans un discours uniquement tourné vers le passé, recroquevillé sur une vision paranoïaque du monde.

Des exemples ?

L’Europe n’est pas notre ennemie ! La France est une nation européenne. Et si je suis de ceux qui montrent du doigt la bureaucratie bruxelloise, je ne crois pas que tous nos problèmes trouvent leur origine dans la Commission européenne. C’est un peu court, c’est un peu facile comme explication… Si notre école va mal, c’est la faute à Bruxelles ? Si nos familles sont ébranlées dans leurs fondements mêmes, c’est la faute à Bruxelles ? Si nous esquivons les questions difficiles, cruciales que pose l’islam radical pour l’intégration que nous réclamons, c’est la faute à Bruxelles ? Si nous ne renvoyons pas ceux qui se voient refuser le statut de réfugiés politiques, c’est la faute à Bruxelles ? Qui peut le croire ? Mais c’est tellement commode…

Mais le programme du Front national ne se réduit pas à cela…

J’ai l’impression que vous n’avez pas bien lu ou relu les 144 propositions du programme de Marine Le Pen à la présidentielle. La première était consacrée… à la tenue « d’un référendum sur notre appartenance à l’Union européenne ». Il y avait même une proposition 93 qui proposait de « retirer le drapeau européen » de tous les bâtiments publics… Vous conviendrez que c’est d’une urgence absolue !

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Quand l’AFP fait silence sur les migrants terroristes

C’est le site Arrêt sur images de Daniel Schneidermann qui reprend la nouvelle que seul Ouest-France a mise en ligne : Salah Abdeslam non seulement aurait véhiculé trois des tueurs du Bataclan mais il aurait également convoyé dix autres terroristes avec l’involontaire complicité d’ONG humanitaires locales.

Une information révélée au départ par le quotidien hongrois Magyar Idök considéré comme proche des autorités hongroises. Reprenons Ouest France (verbatim repris d’Arrêt sur images) :

Ces derniers s’étaient infiltrés dans la zone Schengen par la frontière entre la Hongrie et la Serbie, dissimulés parmi les flots de migrants. […] Le réseau pourrait aussi avoir profité de l’assistance involontaire des nombreux bénévoles qui venaient en aide aux migrants : Salah Abdeslam a séjourné à deux reprises dans l’appartement d’un membre d’une organisation humanitaire.

Une nouvelle aussi sensationnelle n’a pas été reprise ni par l’AFP ni par la presse dominante. Pourquoi ? Trois explications sont possibles.

Elle est parue au milieu des vacances et serait ainsi passée inaperçue.
L’information est venue de Hongrie un pays qui n’a pas bonne presse chez les libéraux-libertaires.
Enfin elle est défavorable aux mouvements migratoires.

Aucune de ces explications n’est exclusive des deux autres et comme dit le proverbe : n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Texte repris du site OJIM

Front national médias Philippot

La crise au Front national : une source de délectation pour les médias

22/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pendant une semaine les médias se sont régalés du conflit entre Marine Le Pen et son vice-président, qui a fini par quitter le Front national. Ils ont multiplié les invitations sur les plateaux télévisés, cherché de nouvelles réactions, se positionnant ainsi en chambre d’écho de la crise frontiste. Désormais dehors, Florian Philippot joue la carte de la “rediabolisation” du Front national, avec la complicité des médias.

Sur LCI le président des “Patriotes” a affirmé, au micro de Laurence Ferrari, que la nouvelle ligne du Front National est un « retour en arrière qui affole des milliers de personnes ». La journaliste reformule cette idée et rajoute une couche de rediabolisation : « C’est un retour en arrière sur une ligne identitaire, classiquement anti immigration, xénophobe. »

Le Zapping d’I-Média

Zone interdite, un jeune musulman refuse d’approcher un monument aux morts à cause d’une croix chrétienne. Le professeur s’explique devant le journaliste : « Je trouve cela touchant et même attendrissant. Cela montre qu’il veut être un bon musulman car ça fait partie de son identité. »

Signature des lois de moralisation de la vie publique, Macron se met en scène et promulgue la loi devant les caméras. Une cérémonie directement inspiré de la signature des décrets présidentiels aux Etats-Unis.

120 battements par minute aux Oscars : adieu cinéma, bonjour militantisme

Le film 120 battements par minute représentera la France pour les Oscars. Le long métrage de Robin Campillo a été promu par la plupart des journalistes pendant plusieurs mois, plus pour son message militant que pour sa qualité artistique.

Les tweets de la semaine

Mais où est passé l’esprit Charlie ? Vague d’indignation dans la presse et dans les milieux LGBT suite à la Une de Charlie Hebdo. Le journal publie un dessin de Riss anti-PMA. On y voit une caricature d’Emmanuel Macron enceint, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre : « PMA GPA, il va faire des horreurs. »

Discrimination à France Télévision, Delphine Ernotte persiste et signe.
Longue interview de Delphine Ernotte dans le journal Society. La présidente de France Télévision a réitéré ses propos discriminants sur les hommes blancs de plus de 50 ans. Pour la presse pas de problème sur ce point, il faut occulter cette information et commenter le reste de l’entretien.

A voir dans ce n° 168 d’IMédia sur TVLibertés

Profession de foi Marine Le Pen 1

Haro sur Marine Le Pen !, par Guy Rouvrais

Il paraît donc que pour Marine Le Pen, c’est la chute finale, entraînant avec elle, à terme, celle du Front national ! C’est là une curieuse musique qui va crescendo depuis les élections de mai-juin. Le Parisien, dimanche, en faisant même sa une, ce qui prouve, au moins, que la présidente du Front est toujours « vendeuse »… Ses électeurs, dont la feuille de LVMH – leader mondial du luxe – espère qu’ils seront des lecteurs, seraient frappés de « désamour » à son égard au point, assure le journal, qu’elle « a perdu le droit de parler » en leur nom. Bigre ! Et cela, d’abord et surtout, à cause d’un débat raté entre les deux tours, comme si l’avenir d’un leader se jouait pour toujours sur trois heures de joute oratoire ! C’est aussi excessif qu’injuste.

Le même jour, le concurrent de cet organe vespéral, Le Journal du dimanche, suggérait, pour François Hollande, que « son avenir politique n’est pas totalement derrière lui » ! Rappelons qu’il a été incapable de défendre son bilan devant les Français qui l’avaient élu et qu’il a dû renoncer piteusement à se représenter… Mais c’est Marine Le Pen qui a rassemblé près de onze millions d’électeurs sur son nom dont la carrière serait dans l’impasse. Cherchez l’erreur…

C’est entendu, rien ne vaut la victoire, et une défaite, même honorable, reste un échec et la première déçue, c’est l’intéressée elle-même, à l’unisson de ceux dont elle portait les espoirs. Qu’il faille en cerner les raisons, analyser les erreurs, entendre ce qu’ont à dire électeurs, militants et cadres, c’est ce que va faire la présidente du FN dans les semaines qui viennent en sollicitant « l’intelligence collective, l’écoute mutuelle et à la fraternité militante », a-t-elle dit dans son discours de rentrée à Brachay.

Ceux qui voient Marine Le Pen sur le déclin et prédisent la dégringolade du Front national prennent leurs désirs pour des réalités ! Ce sont des récidivistes ! Depuis la création du FN on ne compte plus le nombre de fois où on a annoncé sa fin ! C’était soit, déjà, à la suite d’un échec électoral, ou d’une dissidence, d’une crise dont politologues et journalistes affirmaient au nom de leur expertise infaillible qu’il ne s’en remettrait pas. Ou alors, souvenez-vous, c’était après une petite phrase malheureuse d’un dirigeant à partir de laquelle les mêmes expliquaient que le Front « met bas le masque » et révèle son « vrai visage », dessillant ainsi les yeux de ses électeurs qui allaient enfin apercevoir l’ombre d’Adolf derrière Jean-Marie et l’abandonner à jamais. On sait ce qu’il est advenu de ces sombres prophéties, le Front national sous Jean-Marie Le Pen comme sous la présidence de sa fille, n’a cessé de progresser, jusqu’à battre tous ses records lors de la dernière élection présidentielle.

Il en est ainsi dans la vie politique, les partis et leurs leaders connaissent des hauts et des bas, des victoires et des défaites, des crises et des moments de grâce. L’important, ce ne sont pas ces inévitables péripéties, mais la tendance de fond, et celle de Marine Le Pen et du FN sont ascendantes. Fort heureusement, l’avenir n’appartient pas aux augures journalistiques mais aux Français, laissons les uns parler et attachons-nous à mobiliser les autres pour le salut du pays.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 19 septembre 2017

Irma I-Médias

Irma, une tempête de mensonges médiatiques

17/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Durant huit jours, vols et agressions ont rythmés la vie sur l’île de Saint-Martin. Les médias n’ont vu que les dommages matériels et les conditions sanitaires. En revanche peu de place pour les pillages. « Les Décodeurs » du Monde ont traité cette information comme une rumeur et « Désintox » de Libération a, quant à lui, publié un bobard en niant l’évasion de plusieurs dizaines de prisonniers dangereux. Tel est le sujet principal de cette nouvelle édition de I-Média, l’émission de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés.

Egalement au sommaire de cette émission :

Le zapping d’I-Média

Propagande transgenre sur TF1.

La chaîne a diffusé un reportage sur un enfant transgenre persuadé d’être une fille. Pour la première chaine d’Europe, « Aux Etats Unis il y a aurait 200 000 enfants comme elle ». TF1 met en avant 1 cas pour évoquer 200 000 enfants tout en mettant cette information au conditionnel. Par ce grossissement, la chaîne fait avancer une idéologie de déconstruction générale de la société et de l’enfant.

Pernaut persiste et signe face à la censure médiatique

Jean Pierre Pernaut vent debout contre le CSA et la bien pensance médiatique. Le présentateur du JT de 13 heure a assumé dans l’émission « Salut les terriens » sa déclaration sur les SDF victimes des « migrants », (« Si j’avais à le redire demain, je le redirais ») au grand dam de la presse.

Les tweets de la semaine

Le 11 septembre visite et bain de foule d’Emmanuel Macron à Toulouse. La presse était présente sur la place du Capitole : France info a titré « Selfies autographe : le bain de foule « rockstar » d’Emmanuel Macron » tout en illustrant l’article avec des photos prises en plan serré. La réalité est tout autre et le traitement médiatique de France Info relève encore une fois du bobard : la principale place de Toulouse était quasiment vide, seulement une cinquantaine de personnes était venue saluer le président.

Seuls les banquiers et les lobbys pleurent Pierre Bergé

8 septembre mort de l’homme d’affaires et propriétaire du Monde Pierre Bergé. Seuls les banquiers et les lobbys ont pleuré sa mort. Retour sur un hommage médiatique mitigé.

Gilbert Collard : « La dédiabolisation, c’est un piège à cons »

13/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Lundi dernier, le député du Front national a déclaré sur Sud Radio :

J’ai fait une véritable révolution copernicienne : j’ai toujours été un partisan de La dédiabolisation, et bien c’est un piège à cons. Parce que de toute manière ils ne cesseront de nous diaboliser pour une bonne raison, c’est qu’ils ont besoin absolument de nous mettre sur le côté pour continuer à combiner entre eux. On est le repoussoir qui permet de faire aller les uns et les autres dans leurs propres bras. Donc, la diabolisation, même si on voulait nous canoniser, elle continuerait d’exister, parce que c’est un instrument politique majeur de la domination du pouvoir par le système, la classe, en place.

L’élu a ainsi signifié sa volonté de voir le Front national se tourner vers une union des droites autour des thèmes identitaires plutôt que de s’entêter à vouloir donner des gages aux médias de l’oligarchie et à une gauche qui ne les acceptera jamais.


Novopress Ecrire Plage

Novopress vous donne rendez-vous après les vacances d’été

23/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Comme chaque année à la même époque, Novopress s’interrompt le temps que sa petite équipe prenne des vacances bien méritées. Le temps, aussi, que nous prenions le temps d’analyser toutes les remarques que vous nous avez faites tout au long de l’année afin de vous proposer, à la rentrée, un Novopress.info qui soit encore plus conforme à vos attentes.

A cet égard, nous avons besoin d’étoffer notre équipe.

Si vous voulez nous rejoindre, si vous voulez participer au site historique de la réinformation identitaire, n’hésitez à nous contacter en cliquant ici, ou en vous adressant directement à notre rédacteur en chef : marc.limeuil@novopress.info, nous prendrons contact avec vous dans les meilleurs délais.

Nous avons également besoin de moyens pour nous développer. Pour cela, le moindre don nous est précieux. Pour nous aider, cliquer ici.

Naturellement, si l’actualité l’exige, nous interromprons nos congés pour vous livrer les informations que vous êtes en droit d’exiger.

Merci à tous et bonnes vacances.

Marc Limeuil

Tuer et mourir pour dieu, par Philippe Conrad

Philippe-Conrad guerres religion

Philippe Conrad

Les Occidentaux pensaient en avoir fini avec les guerres de religion, vestiges d’un passé révolu que la sécularisation de nos sociétés et l’hédonisme dominant semblaient devoir rejeter dans les ténèbres d’une histoire désormais très lointaine. C’était méconnaître grandement les sociétés humaines et les héritages spirituels dans lesquels elles plongent leurs racines.

La puissance du réveil islamique engagé depuis quatre décennies a surpris avant d’inquiéter. L’offensive djihadiste à l’œuvre aujourd’hui semble confirmer la perspective du choc des civilisations prophétisé par Samuel Huntington à l’issue de la confrontation entre les blocs occidental et soviétique. Les nationalistes hindous ont le vent en poupe et s’en prennent aux minorités religieuses. Les coptes d’Égypte ou les chrétiens assyriens d’Irak sont la cible des tueurs d’Al-Qaïda et de Daech, alors que Boko Haram et les djihadistes sahéliens terrorisent une partie de l’Afrique occidentale. Les Philippines doivent faire face à la dissidence musulmane de l’île de Mindanao.

L’immigration massive qui affecte l’Europe laisse craindre de futures explosions de violence, dont les attentats survenus en France, en Allemagne, en Belgique ou en Angleterre ne seraient que de modestes signes avant-coureurs.

Une telle situation conduit naturellement à se tourner vers les périodes de l’histoire qui, bien avant le choc suicidaire des nationalismes nés de la Révolution française, ont vu les Européens s’affronter au nom de la foi.

L’Église médiévale s’était bien dressée contre l’hérésie, mais l’unité de la Chrétienté latine avait été préservée malgré les difficultés qu’elle avait connues à la fin du Moyen Âge : des effets de la Grande Peste aux attentes de réformes, du grand schisme d’Occident qui avait opposé Avignon à Rome, à l’éveil de nouvelles aspirations spirituelles.

NRH-HS-14 guerres religion 2L’éveil de la modernité, qui va de pair avec la découverte des nouveaux mondes, l’essor de l’humanisme et la diffusion de l’imprimerie créait un terrain favorable à l’apparition de la Réforme. Les Allemands la célèbrent aujourd’hui, à l’occasion du cinquième centenaire de la publication par Luther, en octobre 1517 à Wittenberg, de ses 95 thèses contre les indulgences pontificales. L’écho qu’elles rencontrèrent et la rupture avec Rome qui suivit sont à l’origine du protestantisme, qui a bouleversé, en quelques décennies, la carte politique et religieuse de l’Europe.

D’abord celle de l’Allemagne où un compromis politique sera trouvé entre le pouvoir impérial et la dissidence réformée. La Suisse, la Scandinavie, les Pays-Bas et les îles Britanniques vont ensuite rallier à leur tour la nouvelle confession. Le luthéranisme ne rencontre initialement en France qu’un succès limité. Puis, Jean Calvin, inspirateur de la théocratie genevoise, va s’imposer comme le maître spirituel des réformés dans le royaume des Valois, si profondément divisé qu’il va connaître, dans la seconde moitié du XVIe siècle, une longue litanie de « guerres de Religion ».

Identifiée jadis comme « le temps des troubles », Michelet et ses héritiers ont, au XIXe siècle, donné à cette époque le nom qu’elle a conservé depuis : guerre de religion. Censé rendre compte de l’affrontement entre catholiques et protestants, le terme n’est pas neutre. Les historiens qui l’ont utilisé ont en effet clairement choisi leur camp, celui des « réformés » présentés comme des victimes du « fanatisme » catholique.

L’image des derniers Valois – du faible Charles IX à Henri III et à ses « mignons », sans oublier Catherine de Médicis, la mégère florentine responsable de la Saint-Barthélemy – a été aussi lourdement chargée. Puis intervient le règne réparateur du « bon roi Henri », magnifié par la tradition monarchiste comme le souverain rassembleur et restaurateur de la paix, mais aussi par l’histoire républicaine faisant de lui, au prix d’un lourd anachronisme, le champion d’une « tolérance » dont on cherche en vain la trace à la fin du XVIe siècle. Un manichéisme assez élémentaire tend à opposer les catholiques majoritaires à leurs « victimes » protestantes. Mais notre époque entend aussi valoriser les « justes », tel Michel de L’Hospital, tenant d’un tiers parti favorable au compromis.

Trop souvent confisquée par « l’historiquement correct », la mémoire des guerres de Religion n’en a pas moins été revisitée au cours des dernières décennies par les meilleurs historiens de la période. Parmi eux, Bernard Cottret à propos de l’édit de Nantes ; Arlette Jouanna, qui mis en lumière le jeu des factions nobiliaires ; Ivan Cloulas, le biographe de Catherine de Médicis ; Jean-Marie Constant, qui a revisité l’histoire de la Ligue ; ou Denis Crouzet dont les remarquables travaux ont permis de réaliser une véritable anthropologie culturelle des camps en présence.

Une relecture riche d’enseignements qui peuvent fournir matière à réflexion à propos des défis d’aujourd’hui. Derrière les vecteurs d’illusions que sont « l’ouverture à l’autre », le « vivre ensemble » et autres niaiseries de même nature, c’est la question de la coexistence de communautés religieuses, ethniques ou culturelles aux croyances incompatibles qu’il faudra bien aborder.

Au risque de remettre en cause certains des tabous de la bien-pensance aujourd’hui dominante.

Philippe Conrad

Editorial du Hors Série n° 14 de la Nouvelle Revue d’Histoire
« Les guerres de religion – Tuer et mourir pour dieu »

Gilles Gaetner

Gilles Gaetner : les journalistes ne devraient pas dire ça !

Gilles Gaetner Journalistes18/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ancien rédacteur en chef adjoint de l’Express, Gilles Gaetner est journaliste d’investigation et spécialiste des affaires politico-financières. En plusieurs décennies de carrière, il s’est intéressé de près à Renaud Van Ruymbeke, Roland Dumas, le juge Halphen ou Rachida Dati. Mais, pour se faire un maximum d’ennemis, il a décidé de faire un portrait au vitriol du métier actuel de journaliste.

Dans un livre foisonnant d’anecdotes, de faits précis et fouillés, Les journalistes ne devraient pas dire ça, sous-titré Quand la presse va trop loin… ou pas assez (éditions du Toucan), Gilles Gaetner porte un regard critique mais lucide sur ce quatrième pouvoir qui a décidé de devenir le premier.

Une plongée déconcertante dans les arcanes d’une profession qui, il y a peu encore, fascinait mais qui ne cesse de rejoindre des rivages peu flatteurs qui ont pour nom : entorses à la déontologie, vénalité, conformisme systématique ou connivence avec les pouvoirs politiques et les lobbys financiers. Il s’en explique sur le plateau de TVLibertés.

Les Idées à l’endroit : une évocation de Carl Schmitt

17/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Sur TV Libertés, Alain de Benoist et ses invités, Aristide Leucate et Alexandre Franco de Sa, évoquent la personnalité du philosophe Carl Schmitt. Ils étudient les aspects les plus essentiels de son oeuvre toujours très lue.

En effet, il se publie un ouvrage sur Carl Schmitt tous les dix jours à travers le monde.

Les Idées à l’endroit permettent d’explorer la pensée de ce brillant juriste, implacable philosophe du droit, théoricien rigoureux qui a forgé des outils de réflexion empruntés par la droite comme par la gauche.


Macron Climat

Climat et terrorisme : Macron en surchauffe !, par Jean-Yves Le Gallou pour iMedia

01:35 Climat et terrorisme : Macron en surchauffe. Et Hambourg explose lors du sommet du G20.
Les altermondialistes saccagent la ville et blessent 500 policiers. De son côté, Emmanuel Macron lie le terrorisme au réchauffement climatique, le tout sous le regard béat de la presse française.

13:12 Le Zapping d’I-Média
Coup de gueule de Denis Demonpion (L’Obs) sur LCI contre Emmanuel Macron. Le président de la République se démène pour obtenir les Jeux Olympiques qui coûteront une véritable fortune. « Les images sont belles, mais attention à l’ardoise ! Et l’ardoise, qui la paiera ? Le contribuable. » La campagne autour de la candidature de Paris aux JO 2024 est avant tout une campagne de communication. Un jeu de donnant donnant entre les politiques et les communicants.

20:20 Après Alep outragée, Mossoul libérée.
Propagande de guerre au Moyen-Orient : la presse se réjouit de la libération de Mossoul. Quelques mois plus tôt, cette même presse qualifiait Alep « d’outragée ». Deux poids, deux mesures.

25:25 Les tweets de la semaine
Les plaintes prononcées à l’encontre du cardinal Barbarin finalement classées sans suite. Les internautes ont déterré les articles à charge contre le cardinal. Après la Une de Libération « Rappelle-toi Barbarin », place au « Souviens-toi Libération ».

Cyril Hanouna fait son marché dans la “diversité” pour satisfaire les annonceurs. L’animateur de « Touche Pas à Mon Poste » avait été lâché par les publicitaires suite à une blague jugée homophobe. La chaîne C8 se devait de donner des gages. Elle les a trouvés avec des animateurs représentatifs de la “diversité”.

30:56 En marche vers un nouveau média.
Pravda ou coup de communication ? La République en marche veut constituer son propre média. Une manière d’éviter la presse qui l’a pourtant tiré vers le sommet.

Une émission de TVLibertés

Defend Europe Navire

Defend Europe : bataille médiatique entre Génération identitaire et SOS Méditerranée

13/07/2017 – MEDITERRANEE (NOVOpress) : L’opération Defend Europe était hier pour TV5 Monde « le fait du jour ». « Alors que plus de 3 500 migrants ont été secourus ces derniers jours au large de la Libye », rapportait cette chaîne de télévision, des militants identitaires français, allemands, autrichiens et italiens ont affrété le C-Star, un bateau de 40 mètres, pour lutter contre l’immigration clandestine en Méditerranée. Passage intéressant quand TV5 révèle innocemment que « les autorités libyennes organisent systématiquement un transfert [des migrants] vers l’Italie ».

Après quoi Fabienne Lassale, la directrice générale-adjointe de SOS Méditerranée, à qui TV5 donne la parole, revendique le « droit » de pouvoir « agir sans entrave » pour « amener les personnes secourues vers un port “safe“ », à savoir un port européen, parce que, bien entendu, les ports libyens, eux, ne sont pas sûrs. Ils ne le sont donc que pour embarquer, pas pour débarquer ?

Simone Veil Paradis

Simone Veil : « Simone iras-tu au paradis ? », ironise iMédia de Jean-Yves Le Gallou

10/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Simone Veil aux Invalides puis Panthéon avant d’aller au paradis et d’être canonisée ? On nage en plein délire et en plein bourrage de crâne médiatique, comme le démontre Jean-Yves Le Gallou dans cette nouvelle édition d’iMédia pour TVLibertés.

Simone iras-tu au paradis ?
Simone Veil Sancto subito !!! Sancto subito c’est le cri poussé par la ferveur populaire qui réclame une sanctification immédiate. Cette fois-ci la ferveur n’est pas populaire, elle est médiatique !
Pendant une semaine les médias ont encensé l’ancien ministre pour la porter jusqu’au Panthéon.  Simone Veil héroïne des temps modernes ? I-Média dévoile les ombres et lumières d’une femme qui a (presque) tout fait pour être dans le politiquement correct.

Le Zapping d’I-média
Le Point fait dans le bobard et confond les Bild et les Bilde. Pour montrer qu’au FN, le parti travaille en famille, les journalistes du Point ont fait de Martial Bild, Dominique Bilde et Bruno Bilde les membres d’une même famille. Si Dominique Bilde est effectivement la mère de Bruno Bilde, elle n’est pas l’épouse de Martial Bild. Des familles différentes, avec un nom orthographié différemment.

Camus le pestiféré des médias
« Complotiste, conspirationniste, raciste » : l’intellectuel Renaud Camus ne doit pas être invité sur les ondes du service public ! Les médias font la chasse aux “cerveaux malades”, l’invitation par Alain Finkielkraut du penseur du Grand Remplacement ne passe décidément pas.

Les tweets de la semaine
Bobard transgenre pour clôturer le « mois de la fierté » . De nombreux médias avaient relayé entre le 1er et le 2 juillet une information fausse concernant Shiloh Jolie Pitt. La presse avait affirmé que la fille biologique d’Angelina Jolie et de Brad Pitt avait commencé un traitement hormonal pour ralentir son développement en tant que femme. Un bobard qui tombait en plein mouvement transgenre aux Etats Unis.

Portrait piquant : Thomas Guénolé le chauve mais pas chauvin.
Nicolas Faure dresse le portrait piquant du directeur de Vox politica : le journaliste Thomas Guénolé. Un pur produit de marketing qui roule pour l'”antiracisme” débridé et qui défend béatement les banlieusards.

« Quotidien » s’interroge : fallait-il donner la parole à Renaud Camus ?

Source : OJIM « Quotidien » s’interroge : fallait-il donner la parole à Renaud Camus ?

Samedi 24 juin, l’écrivain Renaud Camus était l’invité d’Alain Finkielkraut sur France Culture. Pour cette radio, peu habituée à la diversité des opinions, cette invitation faisait figure d’exception. Mais pour certains, c’était déjà trop…

Lors de cette émission, Renaud Camus, connu et présenté comme « le théoricien du Grand remplacement », avait pourtant un contradicteur : Hervé Le Bras, démographe, chroniqueur et favorable à l’immigration de masse. Au sommaire, cette question : le remplacement de la population française par des populations étrangères est-il une impression ou une réalité ? Un débat ô combien intéressant donc, avec des intervenants radicalement opposés sur les conclusions. Mais cela n’aura pas suffit.

Dans la foulée, le médiateur de France Culture assure avoir reçu des centaines de messages de mécontentement. Certains auditeurs de la radio étaient, semble-t-il, outrés qu’une station publique laisse s’exprimer ainsi un personnage « condamné pour des propos racistes » et « adepte d’une France blanche, chrétienne et refermée sur elle-même ». Quelques jours plus tard, Alain Finkiekraut a répondu à ces messages, lors de l’émission « Le point de vue du médiateur ». Pour lui, cette invitation, « ce n’est pas pour choquer. C’était pour mettre fin à une anomalie. Renaud Camus qu’on ne voit nul part a fondé une expression qu’on entend partout : « le grand remplacement ». Il s’agissait de le mettre face à un contradicteur. »

De son côté, le médiateur a précisé : « Réclamer la censure m’étonne toujours dans une démocratie. D’accord ou pas d’accord avec certaines opinions, toutes doivent pouvoir s’exprimer dès l’instant qu’elles ne contreviennent pas à la loi et à la dignité humaine. Il faut d’ailleurs les connaître si on veut les combattre. »

Du bon sens, qui n’a pourtant pas empêché l’équipe de « Quotidien » sur TMC de s’en émouvoir. Dans cette émission animée par Yann Barthès, une chroniqueuse revient sur cette affaire « incroyable », qualifiant Renaud Camus d’« intellectuel d’extrême-droite » et n’hésitant pas à caricaturer ses propos. Pire, cette dernière s’interroge, très sérieusement : « Faut-il donner la parole à des personnes qui tiennent ce genre de propos ? Faut-il censurer ceux avec qui ont n’est pas d’accord ? »

Une belle leçon de démocratie et de pluralisme de la part de « Quotidien ». Mais faut-il encore s’en étonner ?