Regis Le Sommier : reporter de guerre, de Bachar El-Assad aux Talibans

Regis Le Sommier

17/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Ancien directeur adjoint de Paris Match, grand reporter pour RT France, Regis Le Sommier nous plonge dans les grands événements du 21e siècle : au cœur du conflit Syrien et Irakien, au plus près de la prise de Kaboul par les Talibans, dans les alcôves de la Maison Blanche ou sur les ruines de la Nouvelle Orléans après le cyclone Katrina.

Retenez votre souffle, et plongez dans la tourmente de l’Histoire !

Sommaire:
00:00 : Intro
00:47 : Citation de Milena Jesenska
06:30 : Documentaire Kaboul au cœur des talibans
15:15 : La vie quotidienne dans un pays en guerre
19:50 : Qu’est-ce qu’un taliban ?
32:30 : L’Afghanistan « le cimetière des empires »
42:26 : Comment réagir à ces traitements déformés de la réalité des conflits ?
1:30:00 : Son souvenir le plus émouvant lors de ses reportages
1:41:05 : Pensez-vous que les talibans ont regardé votre reportage ?
1:43:40 : Le moment où vous avez eu le plus peur (bataille de Mossoul)
1:45:05 : L’adrénaline
1:47:08 : Barack Obama, Bachar el-Assad…Quel entretien a été le plus marquant ?
1:56:35 : Dans le cadre de la campagne présidentielle, quel candidat aimeriez-vous interviewer ?
2:00:40 : Le théâtre d’opération auquel vous aimeriez participer
2:04:10 : Si votre enfant doit choisir entre l’armée et le journalisme, que lui conseilleriez vous ?
2:06:40 : Quelle guerre récente a reçu une couverture médiatique décevante ?


Que cache le succès des influenceurs ? – « Il doit y avoir des choses à ne pas dire sur les réseaux sociaux pour ne pas s’en faire bannir »

11/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe Béchade, président du think tank «Les Éconoclastes» et rédacteur en chef de «La Bourse au quotidien», revient au micro de Rachel Marsden sur les enjeux économiques des influenceurs stars.


Censure ou mensonge organisé, l’AFP, Google et la bande des 17

Objectif désinfox

Ce pourrait être un conte revisité de Perrault : Google jouerait le rôle de l’ogre, l’AFP celui de la sorcière et les 17 médias qui les suivent, ceux de leurs enfants ou des nains, au choix. Bienvenue chez « Objectif désinfox », un outil de période électorale.

Sonnez buccins, les élections approchent

Ne pas oublier les trompettes, pas celles de Jéricho mais bien celles des 10 et 24 avril (présidentielle) suivies de celles des 12 et 19 juin (législatives). Pour les préparer les médias de grand chemin et ceux qui les accompagnent et/ou les contrôlent ont préparé un menu copieux, pêle-mêle :

Le rapport de la commission Bronner qui préconise plus de censures.
La mise en place de Viginum qui veut lutter contre la vilaine désinformation ?
Le retour de la loi Avia sous le couvert de la loi contre le séparatisme, même motif même peine que les deux premiers.

Mais il fallait un instrument de plus pour l’orchestre, un orchestre lié peu ou prou aux soutiens, rapprochés ou éloignés, d’un président en recherche de réélection. Ce sera « Objectif Désintox » dont nous avons déjà parlé fin 2021. Une alliance entre Google, l’AFP et 17 médias qui pourraient être rejoints par d’autres.

Objectif Intox

Comme dans 1984 d’Orwell, il faut comprendre un langage codé par antiphrase, la liberté c’est l’esclavage, l’amour, c’est la haine etc. La juste information c’est la censure, c’est ainsi qu’il faut comprendre le mode opératoire de cette alliance à 19. L’AFP met gracieusement à la disposition des médias membres son fil de « fact checking ». Un fil bien maladroit ou usé quand l’AFP invente des casseurs pro Zemmour lors d’un meeting à Nantes de ce dernier attaqué par les antifas. Et l’ami Google mettra à disposition ses moyens techniques pour signaler les « fausses informations ».

Les 17 nains

Papa Google et maman AFP ont dix-sept enfants (certains parlent de nains adoptés) dont la liste suit et qui vont suivre leur éducation le temps des élections :

TF1 et LCI (même groupe)
RFI, France 24, Monte Carlo Doualiya (groupe France médias monde)
BFMTV (et ses épigones)
RMC
France Maghreb 2
20 Minutes
Médiacités (plusieurs sites)
Rue 89 (plusieurs antennes)

Le tout est opérationnel depuis le 8 février. Si avec ça le bon président Macron n’est pas réélu, certains crieront à l’injustice…

Texte repris du site OJIM

États-Unis: la bande-annonce d’un documentaire raciste de la chaîne TV Showtime commence par la mention «Attention ce trailer peut choquer les Blancs»

Bobards d’Or 2022. Lise Vogel (France Info) triomphe, Delphine Ernotte et Gilbert Deray récompensés

Bobards d’Or

Ce lundi 7 février avait lieu la cérémonie des Bobards d’Or qui récompense tous les ans les meilleurs bobards journalistiques de l’année ! Et, pour cette édition 2022, c’est une petite nouvelle qui remporte le premier prix, au nez et à la barbe d’une ancienne qui croyait bien voir sa ténacité récompensée… Avant un compte-rendu plus long ainsi que la rediffusion à venir de cet événement, retour rapide sur le podium de ces Bobards d’Or 2022.

Bobard de Bronze : Gilbert Deray

Avec son triple bobard en direct sur le service public, dans l’objectif affiché d’imposer la vaccination aux enfants, Gilbert Deray obtient une belle 3e place dans cette cérémonie relevée ! Bravo à lui pour cette performance !

Bobard d’Argent : Delphine Ernotte

La présidente de France Télévisions a été largement plébiscitée lors de cette cérémonie. Si elle n’arrive pas à ravir le premier prix, ce Bobard d’Argent vient récompenser de belle manière une grande carrière au service du politiquement correct !

Bobard d’Or : Lise Vogel

Lise Vogel, à peine arrivée chez les « fact-checkeurs » de France Info, a produit un superbe bobard en voulant nier la réalité du Grand Remplacement. Avec un bel aplomb, elle a ainsi utilisé contre la fameuse « fachosphère » les méthodes qu’elle l’accusait d’employer ! Un bobard en or massif qui permet à cette jeune journaliste d’entrer dans le milieu par la porte des grands ! Longue carrière à elle !

Merci à tous pour votre présence à cette cérémonie, rendez-vous très rapidement sur Polémia pour la rediffusion de cet événement exceptionnel.

Texte repris du site Polémia

Jean-Yves Le Gallou : « Les Bobards d’or : faire rire ceux qui souffrent toute l’année de la désinformation des médias de grand chemin »

Jean-Yves Le Gallou

La XIIIe cérémonie des Bobards d’or aura lieu lundi 7 février à 19 heures au théâtre du Gymnase à Paris, 38, boulevard de Bonne-Nouvelle, dans le Xe arrondissement. Jean-Yves Le Gallou répond à nos questions.

Quel objectif poursuivez-vous avec ce nouvel opus des Bobards d’or ?

Faire rire ceux qui souffrent toute l’année de la désinformation des médias de grand chemin. Beaucoup de journalistes se moquent des opinions de leurs publics 364 jours par an. Le jour des Bobards d’or, les rôles s’inversent, nous nous moquons gentiment des journalistes, de leurs travers, de leurs biais idéologiques. Nous récompensons les meilleurs d’entre eux, ceux qui n’hésitent pas à mentir pour mieux servir le politiquement correct. Bref, c’est carnaval !

Avez-vous de gros poissons parmi les candidats ?

Assurément ! Les deux présentateurs du JT de TF1, Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray, sont candidats. Il faut dire qu’on a souvent l’impression que les chargés de com’ de Matignon et de l’Élysée leur parlent directement dans l’oreillette…

Gilles Bouleau – sonnez trompette, résonnez hautbois – a chanté les louanges d’un gouvernement retrouvant, avec 6,5 % de croissance en 2021, les grands succès des Trente Glorieuses en… oubliant juste de rappeler qu’il y avait eu une chute de 8 %, l’année précédente. Joli tour de passe-passe.

Anne-Claire Coudray, elle, a fait dans le franc bobard en prétendant, face à Marine Le Pen, que jamais, au grand jamais, Castex n’avait affirmé que la vaccination empêchait toute contamination. Mais les images montrent le contraire ! On le voit, d’ailleurs, tous les jours dans la propagande gouvernementale : « Tous vaccinés, tous protégés. »

L’AFP est à nouveau dans la course ?

Déjà titulaire de cinq Bobards d’or – excusez du peu – en 2012, 2015, 2016, 2017 et 2020, l’AFP est à nouveau candidate. Pour avoir imaginé des heurts à Nantes entre partisans et adversaires de Zemmour pour rendre compte, en fait, d’agressions des milices d’extrême gauche antifas contre des policiers. Et aussi pour avoir inventé « une voiture folle » pour camoufler l’identité et l’idéologie d’un tueur de masse afro-américain [noir, NDLR]. Deux bobards pour un seul candidat, vous le voyez, Fabrice Fries, président-directeur général de l’AFP, a vu les choses en grand. Il est sûr de lui car il sait qu’un bobard de l’AFP, repris partout, vaut mille bobards.

Vous vous intéressez aussi aux facts checkers ?

Oui, ces journalistes « vérificateurs » qui prétendent détenir et rétablir la vérité. Leur vérité. La vérité politiquement correcte. Cela étant, en choisissant bien leur cible – les dissidents, les adversaires du gouvernement – et en tordant les faits, les fact checkers ne sont bien souvent que des fact-tchékistes ! Ils font la police de l’opinion. Amélie Rosique, de BFM TV, qui avait « vérifié » le débat Mélenchon/Zemmour, sera sur la sellette.

La présidentielle n’est jamais loin…

Non, d’autant plus que les médias veulent peser sur les résultats. Regardez la publicité de BFM TV mettant en scène ses journalistes avec ce slogan : « Ils ne sont pas candidats, mais ils peuvent vous aider à choisir »… Ben voyons !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Censure : les « vérificateurs des faits » demandent à YouTube de prendre des mesures « contre la désinformation »

youtube

Selon Jean Yves Le Gallou, le fact-checking a un « un double objectif : permettre aux journalistes de reprendre le pouvoir et le contrôle de l’information aux dépens de leurs invités, en particulier les politiques ; sauver le point de vue politiquement correct des attaques qu’il subit et le protéger des assauts du réel. » Les assauts des fact checkers pour prendre le contrôle de YouTube vont dans ce sens.

Demande d’une censure renforcée

Plus de 80 organisations dites de vérification des faits ont demandé à la plate-forme YouTube de prendre des mesures plus sévères contre les présumées fausses informations. Dans une lettre publiée le 12 janvier 2021, ils ont demandé au PDG de la filiale de Google, Susan Wojciki, « que YouTube fasse davantage d’efforts pour résoudre le problème ».

« En tant que réseau international d’organisations de vérification des faits, nous observons comment les mensonges se propagent sur Internet — et constatons chaque jour que YouTube est l’un des canaux les plus importants de désinformation en ligne dans le monde », soulignent les vérificateurs des faits de l’initiative allemande Correctiv, rejoignant ainsi leurs homologues britanniques comme Full Fact, français Les Surligneurs et espagnols Maldita.es. « Nous ne voyons pas YouTube faire d’efforts majeurs pour résoudre le problème », déplorent ces journalistes.

Par conséquent, la plate-forme devrait prendre des mesures efficaces contre la désinformation et élaborer une « feuille de route » pour des mesures politiques visant à « améliorer l’écosystème de l’information », en collaboration avec des vérificateurs des faits « indépendants » et « impartiaux ». Comme exemple de désinformation, le groupement de vérificateurs cite l’initiative Ärzte für Aufklärung/Des Médecins expliquent, qui aurait propagé de fausses informations pendant la pandémie. Les manipulations électorales de 2020 à Taïwan et aux États-Unis seraient elles aussi étroitement liées à la propagation d’informations erronées.

YouTube devrait changer d’algorithme

Les vérificateurs des faits rappellent à l’ordre : « étant donné qu’une grande partie des visionnages sur YouTube provient de son propre algorithme de recommandations, la plate-forme devrait également s’assurer qu’elle ne sert pas activement à la désinformation des utilisateurs ou ne recommande pas de contenus provenant de chaînes non fiables ». Ces mêmes vérificateurs recommandent au géant de l’Internet de marquer comme telles les prétendues fausses informations et de les commenter pour les corriger.

Ils conseillent également d’exclure les « récidivistes » des algorithmes de recherche de la plate-forme et de ne pas se limiter à une recherche des mensonges dans les seuls contenus en anglais. Ils seraient disposés et en mesure d’aider YouTube à faire le nécessaire.

Le réseau de vérificateurs Correctiv et les géants de l’Internet tels que YouTube, ont déjà été souvent accusés de censurer les opinions dissidentes. Il y a quelques jours encore, YouTube a supprimé une contribution de l’initiative Alles auf dem Tisch/Tout sur la table pour cause de « désinformation médicale » ; ce groupe d’action critique régulièrement les mesures concernant le corona.

Source : Junge Freiheit, 13/01/2022

Texte repris du site OJIM

La Furia en kiosque et chez votre libraire !

Gettr, la fusée du Nouvel An

Gettr

L’OJIM avait présenté les initiatives de Donald Trump et de son entourage pour contrer les Gafam. Dans cet environnement, le lancement en fanfare de Gettr (prononcez « guetteur ») est remarquable. Aux États-Unis comme en Europe, comme le montre son succès en Allemagne et ailleurs.

Gettr, la fusée du Nouvel An

Au tout début de l’année 2022, ce ne sont pas seulement les fusées du Nouvel An qui se sont enflammées. Le service de nouvelles brèves Gettr, en plein essor, a mis le turbo ; le réseau, encore jeune et engagé en faveur de la défense de la liberté d’expression, a fait état de 171 629 nouveaux utilisateurs pour une seule journée. En deux jours, 545 000 nouvelles inscriptions. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis le lancement de la plate-forme en juillet 2021.

Comptant aujourd’hui plus de trois millions d’utilisateurs dans le monde, Gettr est le média social dont la croissance est la plus rapide de tous les temps. Près de 250 000 Allemands ont répondu à la promesse d’une plate-forme sans censure. Comme, par exemple, l’ancien président de l’Office pour la protection de la Constitution, Hans-Georg Maaßen (CDU), qui a rejoint le réseau à la mi-décembre. « Le droit à la liberté d’expression est le plus important de tous les droits fondamentaux. Il protège principalement ceux qui ne sont pas d’accord avec le gouvernement et les médias de masse au pouvoir », a alors écrit Maaßen au patron de Gettr, Jason Miller.

Miller : les géants de l’Internet se censurent jusqu’à l’insignifiance

Jason Miller, qui a été conseiller de l’ancien président américain Donald Trump pendant cinq ans, attribue le succès de sa plate-forme à une niche de marché créée par « l’alliance antidémocratique de la politique, des médias grand public et des géants de l’Internet ». Dans un entretien avec Junge Freiheit, il a déploré que ceux qui refusent de participer à des « programmes radicaux » soient bannis des réseaux sociaux. Beaucoup en auraient assez et se tourneraient désormais vers d’autres plate-formes. Les entreprises de Big Tech, quant à elles, se seraient censurées jusqu’à l’insignifiance.

La vague de suppression de comptes sur Twitter and Cie est devenu un véritable tsunami pendant la crise du Corona. De présumées fausses informations liées à la pandémie ont récemment coûté leur profil à de nombreux utilisateurs. Une ouverture pour Gettr. L’un des « bloqués » est le co-inventeur du vaccin à ARNm, Robert Malone. Le virologue américain a perdu un demi-million de suiveurs (followers) lorsqu’il a été banni de Twitter. Aujourd’hui, il donne une chance à Gettr.

Jordan Peterson et Joe Rogan sont désormais aussi sur Gettr

Le psychologue et publiciste Jordan Peterson, l’expert Antifa Andy Ngo et la YouTubeuse Lauren Chen ont eux aussi fait l’expérience de la censure et de la culture de l’effacement (cancel culture) et interviennent désormais sur l’« Anti-Twitter » de Miller. Autre élément propulseur du tournant de l’année, l’arrivée sur Gettr de Joe Rogan. Suivi par plus de 13 millions de personnes sur Instagram, il est le plus grand podcasteur au monde. « Au cas où Twitter deviendrait encore plus stupide, je suis désormais sur Gettr », a‑t-il écrit après s’être inscrit.

Mais la liberté a ses limites. Pour Gettr, la liberté d’expression s’arrête là où commence le délit.

« Nous ne tolérons aucune sédition, aucun racisme ou appel à la violence. Nous pensons que nos utilisateurs sont d’accord. » La plate-forme a supprimé le profil du commentateur politique Nick Fuentes il y a quelques semaines. Ce fervent catholique de Chicago, âgé de 22 ans, est publiquement stigmatisé en tant que « nationaliste blanc », même s’il se distingue du mouvement Alt-Right (alternative right : droite alternative, mouvement nationaliste blanc américain, n.d.t.). Le réseau cite une violation de ses conditions d’utilisation comme raison de la suppression. Un environnement sûr serait essentiel pour le libre échange d’opinions. « Recruter pour le nationalisme blanc », comme l’aurait prétendument voulu Fuentes, ne serait pas toléré.

Source : Junge Freiheit, 04/01/2022. Traduction : AC

Texte repris du site OJIM

“Mafias”, “déconstruction” : mots et concepts massacrés par les médias d’information

langage mots concepts

Quand un prince lui avait demandé quelles seraient ses édits prioritaires s’il était au pouvoir, Confucius avait répondu « respecter les rites et restaurer le langage ». C’est à la deuxième partie de cette tâche que s’attelle pour l’OJIM le criminologue Xavier Raufer, déjà auteur d’un succulent « Édulcorer-oblitérer le crime, l’information selon les Gafam ».

Tordre en tous sens les mots et concepts c’est, à terme, l’assurance que nul ne s’entendra sur rien. Or, quoiqu’à l’origine in-former signifie donner une forme, des médias “d’information” massacrent allègrement, par sensationnalisme ou ignorance, des termes importants — certes, en criminologie ; mais aussi, en philosophie et pour les sciences humaines au sens large. À titre d’alerte, voici deux de ces termes utilisés à tort et à travers, générant de ce fait de pénibles confusions : “mafia” et “déconstruction”. Pour “mafia”, la critique sera factuelle, donc brève ; mais “déconstruction” nécessitera d’avancer un peu dans le conceptuel.

Médias d’information et “mafia”

Mafia, ce mot, au sens criminologique précis, désigne une redoutable “aristocratie” criminelle apparue dans moins de dix pays au monde ; or des médias mettent, par ivresse spectaculaire, le mot “mafia” à toutes les sauces : “la mafia des ordures”, lit-on ainsi récemment. Bien sûr, ce cafouillis sémantique provoque confusions et erreurs de diagnostic. Que dirait-on d’un médecin nommant “cancer” un “panaris” ou l’inverse ? Le mésusage du mot mafia est tout aussi dangereux ; en premier lieu, pour les populations subissant ce gravissime fardeau criminel.

Qu’est-ce alors qu’une vraie mafia ? Une entité séculaire accessible par initiation, fondée sur le triptyque intimidation-omerta-soumission. En février 2012, la Revue d’Histoire des Religions définit justement Cosa nostra de Sicile : “Société secrète dépourvue de statuts et de listes d’appartenance, disciplinée par des règles transmises oralement. Au sein de Cosa nostra, seule la ‘parole d’honneur’ engage à vie”. Et quelle pérennité ! Le 2e repenti de l’histoire de Cosa nostra se présente ainsi au juge Giovanni Falcone : “Je suis Salvatore Contorno, Homme d’Honneur de la 7e génération, de la famille de Santa Maria di Gesù” (Palerme). Hors de rares mafias, qui a jamais vu des criminels de père en fils, en ligne directe sur deux siècles ?

Enfin, les vraies mafias sont quasi-indéracinables : Cosa nostra traversa vingt ans de fascisme ; les grandes Triades chinoises, soixante-dix ans de communisme, dont dix d’une “Révolution culturelle” aux dizaines de millions de victimes ; toutes ont survécu. Le reste, y compris la fictive “mafia russe”, ne sont que bandes n’ayant jamais dépassé la première génération.

Libération et la “déconstruction”

En mode victimaire, Libé s’afflige en décembre passé que la “déconstruction” devienne “la nouvelle cible des conservateurs” : “Nouvelle obsession de la droite pour disqualifier les combats progressistes… Marotte idéologique… Nouvelle obsession pour polémistes de la réaction”… Mais comment osent-ils offusquer ainsi la “pensée deridienne” [de Jacques Derrida], qui nous permet, à nous la gauche, de “penser au-delà des structures binaires” ?

Nul besoin d’être “de droite”, “conservateur” ou “réactionnaire” ; simplement, d’avoir une modeste culture philosophique, pour vouloir rectifier ces larmoyantes sottises. Remarquons d’abord que jadis, Libé disposait de chroniqueurs de philosophie compétents ; mais, à mesure où les titres de ses articles sombrent dans ce qu’on nommait jadis “plaisanteries de garçon de bains” [1], le contenu s’affaiblit de même.

Voici donc ce qu’est le concept de déconstruction — inscrit dans un ouvrage illustre, trois ans avant que naisse M. Derrida. Depuis les “présocratiques”, Anaximandre, Héraclite, Parménide, etc., que parvient-il au philosophe du début du XXe siècle de l’expérience originelle de la pensée grecque ? “Un passé simplement conservé auquel on se cramponne sans que rien de fécond n’en jaillisse jamais”. Pour l’émergeant courant phénoménologique, tradition philosophique égale sclérose. L’originel “est recouvert par un passé devenu impropre” et ce conservatisme “fabrique la règle et l’idéal seulement à partir de ce qui est advenu” (le passé).

Pour lire la suite, c’est ici !

Bas les Masques, un nouveau format vidéo original

Bas les Masques

Bas les Masques (baslesmasques.com), format vidéo sur internet “ni conformiste, ni complotiste” a été lancé en 2020. L’OJIM a posé cinq questions à Xavier Legay son responsable éditorial.

OJIM : Xavier Legay, quel est votre parcours jusqu’à Bas les masques ?

Après des études de droit public et science politique, j’ai travaillé pendant cinq ans au sein du cabinet du maire d’une grande commune des Hauts-de-Seine. J’ai ensuite décidé de me tourner vers le monde des médias et j’ai suivi la formation de l’Institut Libre de Journalisme en 2020, avant de rejoindre Bas les Masques.

Bas les Masques, c’est quoi, comment, où et pour qui ?

Bas les Masques
est un média vidéo sur internet qui a été lancé il y a maintenant un peu plus d’un an, dont l’objectif principal était de sortir de l’information anxiogène liée à la crise sanitaire en apportant un autre regard sur la situation, à l’aide d’experts scientifiques et médicaux mais également des sociologues, des philosophes, des journalistes. Il s’agit d’un média indépendant qui donne la parole à des voix que l’on entend peu sur les médias de grand chemin, tout en gardant une ligne « ni conformiste, ni complotiste ».

Le titre indiquerait que le Covid est votre sujet favori ?

Notre sujet principal est la crise sanitaire au sens large avec toutes ses conséquences sur la société, qu’elles soient sociales, économiques, psychologiques ou encore juridiques. Et, bien évidemment, nous sommes très attentifs à la question des libertés publiques, qui est aujourd’hui notre véritable sujet de fond. Nous réalisons entre deux et quatre vidéos par jour, un rythme élevé.

Quel est votre modèle économique ?

Bas les Masques est un média indépendant qui ne repose que sur les abonnements (et les dons) de ses lecteurs. Nous ne bénéficions d’aucune subvention et n’avons pas de recettes publicitaires. L’abonnement coûte 4 € par mois, 9 € par trimestre ou 29 € par an pour avoir accès à toutes nos émissions.

Les projets à venir de Bas les Masques ?

Nous allons continuer à dénoncer l’alarmisme qui sert de prétexte à des restrictions de plus en plus drastiques de nos libertés. En plus de la crise sanitaire, nous allons également mettre l’accent sur la question environnementale ainsi que sur le rôle des GAFAM dans les atteintes à la liberté d’expression.

Tribune reprise de OJIM

Médias : délires propagandistes et loi du marché – Jean-Yves Le Gallou [Forum de la Dissidence 2021]

Le Gallou forum dissidence

08/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le samedi 27 novembre 2021, le VIIe Forum de la Dissidence, organisé par Polémia, s’est tenu dans un endroit privé en région parisienne. Le thème de l’après-midi de conférence : « La majorité c’est vous, les extrémistes ce sont eux ! »

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia et présentateur de l’émission I-Média sur TV Libertés, a livré une critique sévère mais juste des médias et des journalistes.


Yann Barthès, le meilleur allié d’Éric Zemmour, par Gabrielle Cluzel

Yann Barthès

Il est là narquois, superbe, drôle, tellement sûr d’être irrésistible. Et fier, avec ça. Youpi, il est sur la video de Zemmour ! C’est un peu comme la Légion d’honneur et la valeur militaire réunies, n’est-ce pas ? Sans compter qu’il y est en bonne compagnie : Attali, Dupont-Moretti… le gratin. Il montre l’extrait à ses camarades autour du plateau, il faut être vigilant car c’est fugace : là, là ! Il est fier, donc, mais mécontent : son image, a été utilisée sans son accord et, en sus, pour dire du mal de lui. Enfin, faussement mécontent, car évidemment, il a ainsi trouvé la faille. « Trouvé » c’est un grand mot, car depuis hier, ceux qui, drapés dans leur dignité, s’alignent devant le bureau des réclamations pour le même motif sont légion. Comme le fait remarquer finalement Eugénie Bastié, sur Tweeter « [On attend] l’interview des descendants de Beethoven pas d’accord avec l’utilisation de la 7ème symphonie dans le clip de Zemmour ».

Yann Barthès s’esclaffe. « Mais qui a fait ce clip ? Des bras cassés ! » Il saisit théâtralement un téléphone antédiluvien pour faire mine d’appeler un avocat. Ils vont voir ce qu’ils vont voir. Ça va leur coûter bonbon. Et de préciser, avec force doigts d’honneur à l’appui, que les dommages et intérêts iront à des associations d’aide aux migrants. Il est vraiment désopilant.

Quand Quotidien a fait un gros plan sur le bouton de fièvre de Jordan Bardella, reprenant les images d’une interview de CNEWS, Europe 1 et Les Échos avec ce commentaire : « Vous le trouvez pas changé Jordan Bardella ? … Non ? Regardez bien : il vous donne envie de vous gratter la lèvre, non ? » , c’était sûrement bienveillant et dûment autorisé par Jordan Bardella et les médias qui l’avaient invité ?

Et si on parlait, enfin, des « bras cassés » anonymes, divers et variés, qui ont été ridiculisés, humiliés, au fil des années pour une phrase bafouillée, dites de travers ou tronquée à la sortie de tel meeting, telle paroisse, telle manifestation malséante ? Ils n’ont eu, pour leur image ainsi détournée et manipulée, livrée par « Quotidien » à la vindicte populaire, que leurs yeux pour pleurer. Ils n’ont pu que baisser la tête et supporter les quolibets – au lycée, au boulot, sur les réseaux sociaux -, en attendant que la lessiveuse du badbuzz s’arrête ou plutôt, un « bras cassé » chassant l’autre, qu’elle change de cible. Et en priant pour ne pas être viré ou saqué à l’issue.

C’est précisément ces « bras cassés », ces « déplorables » comme les appelait Hilary Clinton, à laquelle le mot n’a guère porté chance, qu’Éric Zemmour évoque dans le petit passage où figure Yann Barthès : « Bien sûr, on vous a méprisés, les puissants, les élites, les bien pensants, les journalistes, les politiciens… »

Avant lui, le soir du premier tour de la présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen avait dédié à ses troupes presqu’incrédules devant la victoire la fameuse tirade de l’Aiglon : « Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grades, nous qui marchions fourbus, blessés, crottés : malades, sans espoir de duchés ni de dotations ; nous qui marchions toujours et jamais n’avancions ; trop simples et trop gueux pour que l’espoir nous berne… ».

Faut-il qu’aucune leçon ne serve jamais ? Yann Barthès n’a-t-il pas compris que son fiel était le carburant de ceux qu’il excècre ? Ce qui galvanise cet électorat ? Il prend les soutiens de Zemmour pour des imbéciles mais n’a visiblement pas compris qu’il en était lui-même l’idiot utile.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La vidéo d’Éric Zemmour désormais inaccessible aux mineurs sur YouTube

Franc-Tireur : le nouveau fanzine pro-Macron

revue Franc-tireur

Un Président à la veille de sa probable candidature à une réélection a besoin d’une équipe de snipers pour tirer sur ceux qui voudraient empêcher son entreprise. C’est le rôle de Franc-Tireur, un nouvel hebdomadaire dont le destin est de durer… jusqu’à l’été 2022, fin de la période électorale. Visite guidée du numéro 1.

T’as l’bonjour de Daniel

Daniel, c’est Daniel Kretinsky dont le holding médias CMI édite et finance le journal. Vendu 2 € en kiosque, la distribution coûtant environ 55% de cette somme, restent 90 centimes pour mettre en page, imprimer, payer les rédacteurs dont on peut imaginer qu’ils ne sont pas rémunérés au tarif pigiste. Autrement dit le journal perd tout ce qu’il veut… ce qui n’a aucune importance pour un produit destiné à durer quelques mois. D’autant que Daniel Křetínský – propriétaire de Marianne très hostile à Macron – fait ainsi une fleur au président sortant, un petit bouquet qui pourra être utile pour les affaires si Emmanuel Macron est réélu. S’il est battu, Marianne pourra être mis en avant, ce qui s’appelle ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (de crabes).

T’as l’bonjour de l’ours

L’ours en argot journalistique, c’est le cartouche qui indique l’éditeur, la direction de la publication, rédaction en chef, rédacteurs etc. Valérie Salomon présidente de CMI (venue de Lagardère) est directrice de la publication, le revenant Christophe Barbier qui a failli enterrer L’Express est directeur de la rédaction, avec Éric Découty (ex Libération et Marianne) comme adjoint et le sémillant Raphaël Enthoven comme éditorialiste.

Parmi les rédacteurs l’approximative professionnelle Caroline Fourest (qui fait le grand écart avec Marianne), Jean-Claude Mailly, ex patron de FO qui ne signe qu’un court article pour défendre… les fonctionnaires, et même le roi du complot anti-complotiste Rudy Reischstadt. Hasard, Reichsdadt et Fourest sont membres de la commission Bronner contre les « fausses informations »…

Barbier et bla et bla et bla

Bla-bla-bla c’est l’éditorial de l’homme à l’écharpe rouge en fin de journal. Le titre en est bien vu, tellement l’hebdomadaire semble avoir du mal à remplir ses colonnes. Huit pages seulement avec un demi-format qui rappelle Le 1, des rubriques cinéma, théâtre ou livre dont les analyses tiennent en quelques lignes insipides, le journal essaie de tenir une ligne « centriste » tapant de bons coups sur Zemmour (ça ne mange pas de pain) et quelques coups sur le wokisme ou les islamo-gauchistes. Il s’agit simplement de servir le président en coupant les deux morceaux « extrêmes » de l’omelette électorale, en gardant les personnes âgées effrayées par le Covid, les CSP+, les bobos à trottinette et les ayants droit du monde libéral libertaire, sans oublier ses dividendes matériels justifiés moralement par de faux francs-tireurs mais de vrais flagorneurs.


Texte repris du site OJIM