Minute Marine Le Pen second tour

« Pas une voix ne doit manquer à Marine Le Pen » titre l’hebdomadaire Minute

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Pas une voix ne manquer à Marine Le Pen », titre ce matin l’hebdomadaire Minute, qui consacre tout son numéro au second tour de l’élection présidentielle, avec des entretiens avec Karim Ouchikh, président du Siel, Jacques Bompard, député-maire d’Orange et président de la Ligue du Sud, ou Bruno North, président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), qui, tous, sans cacher leurs divergences avec Marine Le Pen, expliquent pourquoi il faut faire barrage à Emmanuel Macron. Extraits de l’éditorial de ce numéro de Minute.

Minute Marine Le Pen second tour« […] Depuis le milieu de la semaine dernière, la campagne du second tour est enclenchée et cette seule bonne nouvelle – quand a-t-on parlé politique, avant ? – est à mettre au crédit de Marine Le Pen, qui a décidé de prendre l’initiative. Marine Le Pen y est pugnace, elle mène une guerre de mouvement alors que son adversaire se serait bien contenté d’une guerre de positions, elle marque Emmanuel Macron à la culotte, mais sans rien faire bouger. Bataille de Whirpool, tournée des cimetières, ralliement de Nicolas Dupont-Aignan : les faits sont sans effet.

Alors quoi ? Tout est figé ? Tout est joué ? Non. Peut-être pas.

Le premier tour a vu une double victoire pour Marine Le Pen. La première, la plus attendue, a été sa qualification pour le second tour. Elle était attendue, certes, mais encore fallait-il confirmer les pronostics. C’est fait.

La seconde, invraisemblable au début de l’année, a été l’élimination du candidat de la droite classique, que tout un chacun voyait à l’Elysée après son sacre à la primaire de la droite (et du centre !) et après le quinquennat de François Hollande. Quoiqu’il se passe le 7 mai, cette droite, telle que nous l’avons connue depuis trente ans, sûre d’elle, dominatrice, mais aussi lâche et sotte, aura reçu une leçon unique sous la Ve République. Blessée, l’est-elle à mort ? Les législatives nous le diront.

Au delà de la victoire au second tour, ce qui se joue cette semaine, c’est la capacité de Marine Le Pen a incarner la principale force de droite. Qu’on la baptise « nationale » – avant-hier –, « patriote » – hier – ou « patriote et républicaine », depuis l’accord entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, peu importe. Pour cela, il faut passer la barre des 40 % et même celle des 45 %. Cet objectif est possible.

L’emporter ? Oui, bien sûr, il est beau d’entretenir encore ce rêve durant les quelques jours qui nous séparent de dimanche. Il arrive que les rêves se réalisent. Et le vent espéré qui vous pousserait jusqu’à 45 %, pourquoi faiblirait-il avant 50,1 % ? Certes.

Mais, au-delà de la victoire absolue ou relative, au-delà des objectifs politiques, il existe plusieurs millions de raisons de voter pour Marine Le Pen. Chacun de ses électeurs a une histoire et chacune d’entre elle est une raison. Du prolo du Nord au pied-noir du Sud, du paysan d’Aquitaine au chômeur de l’Est, la phrase du président Nasser trouverait à coup sûr un écho : « Relève la tête, mon frère, car les jours d’humiliation sont passés ! »

Etre privé de travail, être méprisé par le système, être volé ou violée par la racaille toujours impunie, tué par des islamistes, voir le drapeau humilié, les femmes françaises condamnées à ne plus sortir seules, notre histoire insultée, quel électeur de Marine Le Pen – mais aussi de presque tous les autres candidats, à l’exception peut-être de ceux de Philippe Poutou – reste insensible à cette liste abrégée de nos malheurs récents ?

On pourrait ajouter bien d’autres raisons, littéraires comme le « c’est bien plus beau lorsque c’est inutile » du Cyrano d’Edmond Rostand ou toute simple, si vraie, comme celle donnée par Nicolas Dupont-Aignan dans son discours du meeting de Villepinte : « Je n’aurais jamais pu me regarder dans la glace s’il manquait une voix pour gagner dimanche. »

En 1974, Valéry Giscard d’Estaing l’avait emporté sur François Mitterrand de 425 000 voix… Moins que le nombre de suffrages recueillis le 23 avril par Jean Lassalle…

Notre France est en train de crever. Le temps est compté. Il n’y aura peut-être pas d’autres occasions. Alors, oui, sans hésiter, pour la France, pour se libérer de la tyrannie de l’oligarchie, mais aussi pour l’Europe des peuples et des nations, dimanche, pas une voix ne doit manquer.

Au moins, ceux qui ont des enfants sauront quoi leur répondre si un jour ceux-là les interrogent sur leur vote de 2017. Et pour tous, il y aura la conscience d’avoir joué la carte politique jusqu’au bout. »

Extraits de l’éditorial du n° 2820 de Minute daté du 3 mai 2017

Emmanuel Macron

Rien ne va plus entre Macron et les médias russes

29/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le 26 avril, le parti d’Emmanuel Macron a interdit l’accès de son QG de campagne à des journalistes de RT et Sputnik France. Le candidat accuse les deux médias russes de propager des “informations mensongères” visant à influer sur l’élection présidentielle. Ce que les deux organes de presse démentent.


Macron 23 Avril

Comment la soirée électorale du 23 avril a mis en scène le sacre de Macron

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La soirée électorale du 23 avril a mis en scène le sacre du candidat Emmanuel Macron, comme s’il était déjà élu à l’Elysée ! Un fait médiatique que décrypte Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés dans cette nouvelle édition d’I-Médias.

1:38 Soirée électorale, le sacre de Macron
Mise en scène et intronisation de Macron comme nouveau président… dès le soir du premier tour. Entre vainqueur du premier tour et futur président, pour les médias, le pas est franchi.

Pour Jeff Wittenberg, journaliste politique de France 2, il n’y a pas de doute, « on a l’impression de voir un président élu, et c’est assez impressionnant ». Cette impression, il en est l’auteur, il l’a fabriquée via les images diffusées : Les motos étaient de sortie pour suivre Emmanuel Macron. Ce type d’escorte était jusqu’alors réservé au vainqueur du second tour de la présidentielle.

12:11 Le zapping d’I-Média
France Inter s’enfonce un peu plus dans le politiquement correct : pour le journaliste Bruno Donnet, la chaine C8 a apporté son soutien à Marine Le Pen en diffusant un spectacle des Chevaliers du Fiel à 48 heures du premier tour de l’élection présidentielle. Le comédien a fait huer par les spectateurs l’ensemble des candidats, sauf… Marine Le Pen. Pour les journalistes de France Inter, la dénonciation est facile et le diable se cache dans les détails.

Pierre Emmanuel Barré quant à lui est privé d’antenne. L’humoriste de France Inter désirait défendre le point de vue des abstentionnistes. Nagui, producteur et animateur de l’émission, a tout simplement refusé le billet car « encourager l’abstention, c’est faire le jeu du FN ».

20:55 Macron à Whirlpool : BFM sauve la mise.
Whirpool, sujet de l’attention des candidats, Marine Le Pen comme Emmanuel Macron ont rendu visite à l’usine en cours de fermeture. L’accueil des ouvriers s’est avéré houleux pour le candidat du mouvement en Marche. Heureusement, BFM était là pour lui sauver la mise.

32:14 Les tweets de la semaine
La presse papier s’engage et vous donne des consignes de votes. Pour le premier et le second tour de l’élection présidentielle, les journaux y sont allés de leurs avis. Pour le Figaro : François Fillon est le seul candidat à avoir un bon programme. Pour Libération il faut lutter contre le « poison du FN ». Enfin, le Parisien vend le candidat d’En Marche, comme la « sensation Macron ». Sensation, un mot très largement utilisé par les publicitaires.

38:43 Facebook et Google à l’assaut de l’information
Festival international du journalisme à Pérouse (Italie), les deux sponsors novateurs, Google et Facebook, ont annoncé des mesures importantes pour contrôler l’information. Place à la moraline, adieu neutralité du net !

RTL Le Maire Marocain

Le scoop de RTL : Bruno Le Maire « court après un Marocain » !

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est un scoop de RTL, passé inaperçu, alors que la révélation est pourtant stupéfiante : Bruno Le Maire « court après un Marocain » ! Oui, il s’agit bien de l’ancien candidat à la primaire de la droite, qui soutient désormais Emmanuel Macron ! Et il n’est pas le seul ! Selon Eric Zemmour, qui a divulgué cette information hier matin sur RTL durant sa chronique, « tous les anciens juppéistes » courent eux aussi « après un Marocain », ainsi que Jean-François Copé !

En fait, il semble que RTL ait embauché le célèbre stagiaire de BFM TV, réputé pour ses bandeaux défilants très approximatifs. Bruno Le Maire ne court évidemment pas « après un Marocain », comme il est affiché à l’écran (à revoir ci-dessous à partir de 2 mn), mais « après un maroquin », c’est-à-dire un portefeuille ministériel.

Comme disait Zemmour à propos de l’Education nationale : « Le niveau ne baisse pas, il s’effondre. » En dessous du niveau de la mer… Méditerranée.

Zemmour Domenach Calvi RTL

Eric Zemmour : « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire »

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : En débat ce matin sur RTL face à Nicolas Domenach, Eric Zemmour ne s’est pas montré choqué par les réjouissances d’Emmanuel Macron au soir du premier. Pour lui, « Macron a gagné au soir du premier tour », du moins, a-t-il corrigé, « il y a neuf chances et demi sur dix qu’il ait gagné ».

Concernant les visites de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron à Whirlpool, Eric Zemmour pense « que c’est de la com’ de tous les côtés. » « Tout cela n’est pas très intéressant », dit-il, ajoutant :

« Ce qui m’intéresse, c’est ce que cette élection signifie […] Nous sommes revenus en 1848 avec une lutte des luttes entre les vainqueurs et les vaincus de la mondialisation, entre les pauvres et ceux qui profitent du système. »

A la question posée par Yves Calvi : « Pensez-vous que Marine Le Pen puisse être élue présidente de la République », Eric Zemmour, tout en trouvant « grotesque » les appels au « front républicain », estime que « Marine Le Pen a très peu de chances d’être élue ». Mais il note que « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire ».

Le candidat de La France insoumise doit s’exprimer ce matin sur sa chaîne YouTube.

Minute couv Macron

Minute à Macron : « Manu, fais gaffe au populo, il en a ras la casquette ! »

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les allusions « vintage » sont à la une de la presse de ce matin. Alors que Libération titre « Eh Manu, tu redescends ? », en référence aux Inconnus, Minute s’adresse aussi à « Manu » avec cette une : « Fais gaffe au populo, il en a ras la casquette », en référence cette fois à Jean-Pax Méfret. Pour l’hebdomaire, le deuxième tour n’est pas joué si Gérard Lambert prend un coup de colère. Voici l’éditorial.

Minute couv MacronEh bien voilà, maintenant, tout est simple. Ils ne sont plus que deux. Deux dont on pourrait dire bien des choses, décrire les qualités ou les insuffisances, souligner les habiletés ou les erreurs. Mais à quoi bon ? Car, désormais, l’essentiel est que ces deux-là incarnent à la perfection les deux destins de la France.

D’un côté, Emmanuel Macron, l’homme de la finance, du mondialisme. De l’autre, Marine Le Pen, la candidate du peuple. Et même des peuples, car ce qui jouera le 7 mai prochain dépasse nos frontières nationales.

Ce ne sont pas là des figures de style, des postures intellectuelles. Ce sont des réalités. Et ce n’est pas le ralliement rapide au ministre de l’Economie de François Hollande, à son secrétaire général adjoint à la présidence de la République, comme une fuite éperdue de poussins hors du poulailler natal, d’une majorité de cadres des Républicains qui risque de démontrer le contraire.

Le clivage gauche-droite n’a de sens que si les chefs de la droite y croient. Il semble bien que non. C’est dommage. C’est dramatique. Mais c’est un fait.

Il n’y aura pas de révolte sans colère

Le clivage est donc bien celui du peuple contre les élites, celui de la France perdante de la ruralité et de la périphérie contre la France gagnante de la mondialisation, celui du « Non » au référendum de 2005 – près de 55 % ! – contre ceux que Marine Le Pen appelle les « européistes » ou les « euro-mondialistes ».

Ce clivage traverse tous les électorats. Y compris celui de Macron. Parmi ceux qui ont voté pour lui dimanche, combien de dupes, combien de naïfs, qui voient en lui un « renouveau », un « hors système » ? Peut-être une majorité. Homme de droite pour la gauche radicale, homme de gauche pour la droite nationale, Macron est une synthèse. Celle du système. Elu, il sera pire que Hollande qui était pire que Sarkozy.

Cette victoire lui semble promise. Les sondages l’annoncent inéluctable. Disons-le tout net : sur le papier, c’est gagné pour lui, c’est perdu pour le peuple. Sur le papier. Car tout dépend des dix jours qui viennent. Tout dépend du peuple. Du populo, comme on disait naguère encore, du populo qui « en a ras le casquette » comme le chantait Jean-Pax Méfret dans Solidarité, en 1982. Tout dépend des Français qui travaillent ou qui voudraient travailler. Des Français qui ont peur et qui voudraient ne plus avoir peur. Encore convient-il de leur parler un langage clair, net, fort. Un second tour d’élection présidentielle, c’est de la castagne. De l’argumentation, oui, mais au service de l’émotion. Avant d’apaiser, il faut indigner. Il n’y a pas de révolte sans colère.

Macron n’est pas un nom, c’est une épitaphe

Libération Manu MacronAux électeurs de Mélenchon, pour ceux qui ne sont ni des « cités » ni étudiants à Sciences Po, il faut dire et répéter que Macron, c’est l’homme qui vend la France, l’homme qui a bradé Alstom aux Américains. A ceux de Fillon, il faut parler d’Emmanuel Hollande.

A tous ceux qui n’ont pas voté ou qui ne se sentent tenus par aucun parti, il faut rappeler et rappeler encore que Macron veut instaurer « une autoroute migratoire entre l’Algérie et la France » (1), qu’il affirme qu’« il n’y a pas de culture française », qu’il accuse la France d’être responsables de « crimes contre l’humanité », qu’il veut faire travailler plus pour gagner moins.

Il faut cogner Macron. Il faut faire pleurer le mari de Brigitte. Il faut frapper là où ça fait mal. Ennemi du peuple. Ennemi de la droite. Ennemi de la gauche. Ennemi de la France. Macron n’est pas un nom, c’est une épitaphe. Sa défaite est possible. Malgré les sondages. Malgré la fatale fatalité.

Mais ne nous cachons pas une vérité : tout dépend de Marine Le Pen. La présidente du Front national a dix jours pour être à la hauteur de son destin. Durant dix jours, il est lié à celui de la France. Sa responsabilité est immense.

A « Minute », nous la soutiendrons totalement. « Le Pen, le peuple ! », disaient déjà voici trente ans les affiches du Front national. C’était un autre Le Pen et presque une autre France. Cette fois, nous n’avons plus trente ans devant nous. Ni peut-être même dix. « Avant qu’il ne soit trop tard », c’est maintenant.

Editorial du n° 2819 de Minute daté du 26 avril 2017

Arte

Arte, un organe de propagande au service du « camp du Bien »

25/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Sous couvert de traiter de la culture, la chaîne franco-allemande Arte se permet des largesses très partisanes. L’Ojim (Observatoire des journalistes et de l’information médiatique) publie une analyse du traitement de la campagne présidentielle opéré par la chaîne de télévisions Arte.

Le constat de l’Ojim est sévère mais peu étonnant : la chaîne divise les candidats en deux groupes, le camp du Bien, incarné par les candidats dits de gauche, et le camp du Mal, incarné par les candidats dits de droite. Pour la gauche, la culture est une histoire de battement de cœur et de petite fleur fragile.

Mais au contraire, à droite, la culture n’existerait pas vraiment. Comme le montre l’Ojim, Arte ne voit pas de culture à droite mais simplement du nationalisme et du capitalisme. Le journaliste est même très direct : « François Fillon et la culture, c’est la conservation avant la création. »

Mais surtout, le reportage semble reprocher à Marine Le Pen de prôner la francophonie Le journaliste d’Arte résume :

« La langue française à protéger coûte que coûte, voilà le message du FN. Finalement, à travers la protection de la langue française, Marine Le Pen fait de la grandeur de la France son obsession. »

Ce militantisme de la part de la chaîne publique n’est d’ailleurs pas secret. Arte se revendique depuis 30 ans comme une chaîne de télévision culturelle libérale/libertaire et pro‑européenne. Depuis 2012, Elisabeth Quin, formée à SOS Racisme, y tient le haut du pavé pour les questions politiques, économiques et sociales. En 2016, le p-dg du groupe voulait « une Europe de l’intégration et du métissage »…

Marine Le Pen Patriosphère

Marine Le Pen en appelle à la « patriosphère » face aux « médias du système »

25/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen a enregistré cette vidéo pour dire merci : merci à ce qu’elle nomme la « patriosphère », c’est-à-dire ces « militants internautes qui êtes mobilisés depuis le début de cette campagne sur les réseaux sociaux, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept » et en appeler à leur mobilisation pour ce second tour :

« Vous êtes les relais formidables de mon projet et de mes actions. Vous participez activement à la campagne, avec créativité, avec énergie, avec humour. Vous résistez avec intelligence à la propagande et aux mensonges diffusés par les médias du système. »

Pour Marine Le Pen, « le système va déchaîner toutes ses forces contre les patriotes ». Elle compte donc sur la « patriosphère » pour « rétablir la vérité chaque fois que ce sera nécessaire ».

Marine Le Pen au deuxième tour : tout commence !

Trois, deux, un… A 20 heures, c’est une formidable clameur de joie. La salle chavire, les gens pleurent et rient et se sautent dans les bras. Marine est au second tour. Après la déferlante de haine des médias toute la semaine et les sondages belges qui circulent sous le manteau et la donnent troisième derrière Fillon, le stress retombe.

Pour sa soirée électorale Marine le Pen a choisi de mettre la cité minière d’Hénin-Beaumont à l’honneur. C’est cohérent avec sa campagne : elle est allée chaque semaine dans des petites villes de la France des oubliés. Les candidats du système sont à Paris, Emmanuel Macron dîne à La Rotonde entouré du show-biz avec un menu qui n’est pas à base de fricadelle et dont le prix ronflant tourne sur Twitter, Marine est à Hénin. Les VIP ici sont petits commerçants, chômeurs, descendants de gueules noires. Lorsque le score explose et que surgissent les deux silhouettes des finalistes, ils ont les larmes aux yeux. Les journalistes les zooment en gros plan d’un air un peu dégoûté.

Plusieurs journalistes sans vergogne arrivés en retard espéreront soutirer leurs chaises à des militants qui ont fait la queue pendant trois heures pour avoir une bonne place. « C’est pour ma caméra, c’est pour la presse, pour l’info » insistent les « grands reporters » parisiens.

— « Pas question, ma chaise n’est pas négociable et vos infos nous insultent en permanence. »

« C’est un record de voix pour le Front national » explique David Rachline aux journalistes, « avec 21,4 % des voix, Marine Le Pen réalise le meilleur score de son parti à une élection présidentielle. Nous sommes en tête dans 47 départements, (…) en tête en Outre-Mer, (…) la dynamique est extrêmement forte. » Steeve Briois, David Rachline, Gilbert Collard, les lieutenants de Marine Le Pen sur place (Aliot, Philippot, Marion sont sur les plateaux de télévision) répètent que même si la marche semble haute, c’est une nouvelle campagne qui s’ouvre et qu’elle a « le meilleur adversaire ».

Lorsqu’apparait François Fillon sur les sept écrans géants vers 20 h 30 et qu’il donne la consigne à ses électeurs de voter Macron, il est puissamment conspué par le public. « Le candidat catholique appelle à voter pour le candidat du Mariage pour tous, de la GPA et de la PMA, de l’accueil des migrants, du voile à l’Université », ironise une jeune militante du FNJ à côté de moi, « ça va leur faire plaisir à Sens Commun ! » Du début à la fin de cette campagne, Fillon aura incarné la mauvaise défense, le reniement et la médiocrité. Aigri ce soir, humilié par son égalité de score avec Mélenchon, il illustre comme Hamon le rejet des vieilles badernes et autres apparatchiks issus des merveilleuses primaires. « Certains LR nous ont déjà assuré qu’ils allaient appeler à voter pour nous », se félicite Jérôme Rivière, ex-UMP, investi dans le Var sous les couleurs FN.

La salle n’attend plus qu’elle. A l’arrivée de Marine, la musique s’amplifie et tout le monde retient son souffle. Le moment se savoure. Dès qu’elle apparaît, la foule ravie se déchaîne : « On va gagner ! », « Marine Présidente », « On est en finale ! »

« Vous m’avez portée au second tour de l’élection présidentielle. J’en mesure l’honneur avec humilité et reconnaissance. Je voudrais vous exprimer à vous, électeurs patriotes français, ma plus profonde gratitude. La première étape qui doit conduire les Français à l’Elysée est franchie. (…) Ce grand débat va maintenant enfin avoir lieu. Les Français doivent saisir cette opportunité historique qui s’ouvre. »

La deuxième marche, seule contre tous, sera-t-elle infranchissable ? Que vont faire au deuxième tour ceux qui disaient voter Fillon pour ne pas avoir Macron ? Où est le vote utile maintenant ? Que vont faire les mélenchonnistes dont le chef n’a pu se résoudre à appeler à voter pour le candidat de la finance et des médias, ce qui lui a valu d’être traîné plus bas que terre dès hier soir par les journalistes, Jean-Michel Aphatie en tête ? Fini le grand tribun, le frondeur si drôle, l’homme au parler vrai. Du moment qu’il ne s’allie pas au grand pacte UMPS contre Marine, il est devenu bon à jeter aux chiens. Et que vont faire les électeurs de Dupont-Aignan ?

C’est une nouvelle élection qui commence. Deux meetings sont annoncés déjà entre les deux tours, jeudi à Nice et le 1er mai à Villepinte, le grand débat Macron-Marine est prévu le 3 mai. Ils ne partent pas à armes égales. Marine va être la cible de toutes les attaques. C’est là qu’elle est la meilleure. Chacun sait que la quinzaine va être saignante et passionnante.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 325 avril 2017

Robert Ménard

Robert Ménard : « Macron incarne tout ce qu’on ne veut plus ! »

24/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard réagit aux résultats du premier tour. Il est atterré par la première place de M. Macron, dont l’élection marquerait le début d’un « Hollande saison 2 ».

Et la droite, en appelant à voter Macron, forme un « syndicat des perdants » qui ne cherche qu’à conserver ses postes.

Il faut, en votant Marine Le Pen, même si on a des désaccords avec elle, « donner un grand coup de pied dans la fourmilière ».



Déclaration de Robert Ménard suite au résultat… par bvoltaire

Marion Maréchal Petites Patries

Marion Maréchal-Le Pen salue “une grande victoire idéologique”

24/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen est donc arrivée en seconde place du premier tour de l’élection présidentielle avec 21,7% des voix.

Marion Maréchal Le Pen, qui s’est exprimée sur le plateau de TF1, a salué une “victoire idéologique” :

À travers ce ticket, on a un clivage clair, enfin, qui s’instaure. D’une certaine manière, les Français vont maintenant avoir un choix limpide.


Sondages entre bidouille et manipulation, LCI retire une émission de son site

22/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Alors qu’on ne cesse de répéter qu’il faut voter “utile”, les sondages redoublent pour mettre la pression sur les électeurs

Le site Média Press Info retransmet une émission de la célèbre chaîne LCI, traitant de la grande arnaque des sondages. Cette émission a été supprimée des « rediffusions » tant elle faisait des vagues.

Les sondages sont en effet loin d’être des mathématiques neutres et froides

Il suffit de voir les commanditaires de sondages pour comprendre. Même Philippe de Villiers n’hésite plus à expliquer, comment il a acheté des sondages pour ses précédentes campagnes.
Comme ne cesse de le mettre en exergue l’Ojim, la grande presse est aux mains d’une poignée d’hommes. Patrick Drahi, actionnaire de Libération, L’Express, BFMTV ou RMC est réputé pour être un soutien d’Emmanuel Macron. De même pour Denis Olivenne qui gère Europe 1, Virgin Radio, RFM, Public, Paris Match, France Dimanche ou encore télé 7 jours.

Cela n’empêche pas la grande presse de continuer à publier des sondages

Du même acabit, on peut en effet citer Ouest France qui publiait hier un sondage de BVA et Salesforce pour les intentions de vote au 2e tour. Ils se contentent de 480 et 795 réponses effectives…
Ce sondage défie donc toutes les règles de prudence concernant les statistiques de probabilité.

Mais à deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, la propagande médiatique bat son plein pour tenter d’influencer les derniers indécis

L’Obs, propriété du trio Niel, Pigasse et Bergé, a apporté publiquement son soutien à Emmanuel Macron via son éditorialiste Matthieu Croissandeau.
La Dépêche du Midi, propriété de Jean Michel Baylet, actuel ministre de l’aménagement du territoire et qui reçoit 1,6 million d’euros d’argent public a même titré en première page hier, « Pourquoi le projet du FN est nocif ».
Une preuve supplémentaire de l’instrumentalisation de la presse par le politique.

Marine Le Pen Frexit

Hier soir sur TF1, Marine Le Pen a effectué « le Frexit en direct »

19/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invitée hier soir de TF1, Marine Le Pen, partisan du Frexit – la sortie de la France de l’Union européenne – a exigé, et obtenu, d’apparaître sans que le drapeau européen soit placé derrière elle. Ce matin sur RTL, Pascal Praud a expliqué que cette demande était à la fois symbolique et justifiée.

Symbolique, car elle a opéré « le Frexit en direct, le Frexit avant l’heure ! »

Justifiée, parce que « le pavoisement des édifices publics – c’est le terme administratif – fait l’objet de textes précis : le drapeau tricolore français est le seul emblème qu’il convient d’arborer sur les bâtiments publics. Toutefois, le pavoisement des édifices aux couleurs de l’Europe est possible. Je ne dis pas que TF1 est un monument public, mais le drapeau européen n’a pas d’obligation juridique à être présent. Sur les portraits officiels des présidents, il n’apparaît qu’avec Nicolas Sarkozy. Constitutionnellement, l’étendard bleu-blanc-rouge est l’emblème de la nation. »

Pascal Praud a enchaîné :

« Si un candidat avait exigé le contraire – retrait du drapeau français au profit des seules couleurs européennes –, là ce n’était pas possible. Est-ce que Philippe Poutou peut imposer la faucille et le marteau ? Non, ce n’est pas constitutionnel. »

Et de conclure ainsi :

« Résumons-nous : Marine Le Pen refuse l’Europe fédérale, elle est souverainiste. Hier sur TF1, elle a joint l’image à la parole, ni plus ni moins. »

Marine Le Pen : « Les Français veulent se sentir à nouveau propriétaires de la France ! »

Source : Boulevard Voltaire – “Marine Le Pen : « Les Français veulent se sentir à nouveau propriétaires de la France ! » “

Marine Le Pen a répondu à un long entretien pour le site Boulevard Voltaire.



Entretien exclusif avec Marine Le Pen par bvoltaire


Selon un sondage Harris Interactive publié vendredi 14 avril, les Français considèrent que la campagne électorale est « ratée (46 %) et décevante (55 %) »… Quelle est votre impression ?

Je pense la même chose qu’eux. Je me faisais un plaisir de cette élection présidentielle parce que, enfin, elle allait permettre de mettre sur le tapis les gigantesques sujets qui sont ceux qui préoccupent la France : immigration massive, mondialisation, libre-échange général, défense de notre identité, de notre patrimoine aussi bien matériel qu’immatériel, ou encore défense de notre modèle de protection sociale. En réalité, tout cela s’est effondré par une sorte de jeu de ping-pong entre les juges et les journalistes. On finit, d’ailleurs, par se demander si ce n’était pas voulu, précisément pour étouffer les grands enjeux qui sont ceux de la présidentielle et dont je dis, moi, qu’ils sont des enjeux de civilisation…

Si l’on en croit les sondages, vous devriez finir à quatre dans un mouchoir de poche…

Ça sent un peu l’ouverture de parapluie, ça… Nous verrons bien, mais je pense que le FN sortira en tête, et largement. Pas par hasard mais parce que la vision de la France que nous défendons est majoritairement partagée par les Français. Les Français ne veulent plus de cette immigration massive, veulent qu’on lutte sérieusement contre le fondamentalisme islamique – ce qui n’est pas fait -, ils veulent qu’on arrête la concurrence internationale déloyale, qu’on fasse du patriotisme économique. Bref, ils souhaitent qu’on s’occupe d’eux et veulent se sentir à nouveau propriétaires de la France et non pas locataires sans droits ni titres, comme on cherche à leur faire croire depuis des mois et même des années.

Vous sortez de votre meeting à Perpignan et l’un des slogans le plus scandé par vos militants est « On est chez nous ! »

Oui, j’ai d’ailleurs précisé aux journalistes présents et qui avaient l’air émus par ce slogan que ce n’était pas un cri de haine mais un cri d’amour. « On est chez nous » signifie « On aime la France » et qu’on veut que la France reste la France. Dire qu’on est chez soi, ce n’est pas rejeter l’autre mais inciter chacun à respecter le peuple français. Vous noterez, d’ailleurs, que les militants ne scandent pas uniquement cette phrase lorsque l’on parle d’immigration ou de fondamentalisme islamique mais aussi quand on parle de priorité nationale ou quand on parle du système de défense de protection sociale des plus faibles. Ils ne veulent pas se plier aux exigences de l’Union européenne qui veut les déraciner, qui veut faire s’effondrer des siècles de lente construction non seulement de notre pays mais de nos liens et de l’organisation de notre société.


Vous mettez souvent en avant votre condition de femme et de mère. Vous avez trois enfants : est-ce que c’est pour eux que vous faites tout cela ?

Évidemment. Je ne le fais pas pour moi… Comme beaucoup de Français, qui ne pensent qu’à leurs enfants. Et qui constatent que plus ça va, génération après génération, et plus c’est dur… moins ils pourront avoir accès à un travail ; plus l’école s’affaiblit et même s’effondre ; plus la solidarité se délite ; et surtout plus notre culture, notre identité se dissout, notamment au travers d’une immigration massive qui est le siège d’un communautarisme et d’un multiculturalisme revendiqué par mes adversaires politiques. Prenez l’exemple de la sécurité… Moi, je m’adresse à tous les Français et je leur demande : pensez-vous sérieusement que monsieur Macron, par exemple, sera capable d’assurer la sécurité de vos enfants ? Croyez-vous qu’après cinq années à ne rien faire, monsieur Fillon va brutalement changer, découvrir qu’il aurait du courage et des convictions, et se mettre à appliquer la politique que vous attendez pour retrouver non seulement une protection mais des limites ? Je suis la candidate des limites. Quand il n’y a pas de limites, c’est le chaos, le désordre. Moi je veux poser des limites. Cela passe par les limites que représentent nos frontières, mais aussi par celles de l’autorité qui n’existe plus dans notre société, que ce soit à l’école ou dans la justice. Ce sont également les limites que l’on doit opposer aux dérives ou aux abus des lois du marché. Voilà, je veux être cette candidate des limites car poser des limites, c’est rétablir l’ordre, et donc la sérénité…

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Le film « A bras ouvert » heurte le politiquement correct

17/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
On se souvient du succès rencontré, en 2014, par le film « Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu ».

« A bras ouverts », la nouvelle comédie de Philippe de Chauveron, adopte le même humour caricatural. Elle présente un intellectuel de gauche, incarné par Christian Clavier, pris au piège de ses postures généreuses et contraint d’accueillir chez lui une famille de Roms. Mais cette fois l’humour ne passe pas.

Le journal Le Monde qualifie le film de « nauséabond » et de « racisme à haute dose », tandis que Le Parisien le résume par l’onomatopée « beurk !».

Si le film n’a rien d’un chef d’œuvre, ces réactions scandalisées s’expliquent surtout par son audacieuse atteinte au politiquement correct. Car le film caricature tout autant les Roms que l’hypocrisie de la gauche caviar, toujours prompte à prêcher aux populations un accueil inconditionnel des immigrés, dont ils seront les derniers à supporter les conséquences.