En Italie, Facebook condamné pour censure et atteinte à la liberté d’expression

Des policiers répondent à Camélia Jordana, par Charlotte d’Ornellas

Sur le plateau de Laurent Ruquier, la chanteuse Camélia Jordana a accusé les flics de « massacrer » des gens en raison de leur couleur de peau. Côté police, l’accusation passe mal.

« Qu’est-ce que vous voulez répondre à de telles inepties ? » Au premier abord, la réponse des policiers est assez unanime à l’évocation des récents propos tenus par Camélia Jordana sur le plateau de Laurent Ruquier. Certains craignent de ne « pas rester polis très longtemps », la majorité est surtout « affligée ». Samedi dernier, invitée sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, la chanteuse s’illustrait par une rhétorique indigéniste anti-flic assez caractéristique. Alors qu’elle évoque les violences commises par certains policiers, la jeune femme tient à préciser qu’elle ne parle pas des manifestants en tous genres mais « des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau ». Sur le plateau, aucune autre réaction que celle de l’écrivain Philippe Besson qui tente alors timidement de rappeler que le rôle des policiers est d’abord de protéger la population. Mais Camélia Jordana insiste : « il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic. Et j’en fais partie. Aujourd’hui j’ai les cheveux défrisés; quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France. »

Catéchisme indigéniste

Rien de très surprenant dans la bouche de cette jeune femme déjà connue pour ses exagérations sur le sujet, dans ses clips ou des tribunes publiées ou relayées. « On connaît ce discours par coeur désormais, il est utilisé par tout un courant indigéniste sans limite. Mais le plus grave, c’est qu’il soit pris au sérieux et repris quasiment sans nuances par des hommes politiques et des journalistes », développe un jeune flic de banlieue. Lui tient quand même à rappeler l’évidence : « face à des minorités qui alimentent les trafics et la violence dans les banlieues, beaucoup de gens sont heureux d’avoir encore une présence policière. Et ces gens sont majoritairement noirs et arabes eux aussi ! » Ailleurs dans le département de la Seine Saint Denis, une policière s’amuse presque du « ridicule » des propos. Elle est elle-même mate de peau, et arbore une fière chevelure bouclée : « faut-il vous dire que je n’ai pas spécialement peur de la police ? » s’amuse-t-elle, précisant n’avoir pas grand chose de plus à dire devant « tant de calomnie et de bêtise ».

Lorsqu’il a entendu les propos de la chanteuse pour la première fois, Mathieu était justement entrain de patrouiller avec ses collègues de la BAC. Il est comme tous les policiers, « conscient que certains peuvent déconner », mais reste bouche-bée devant « une telle connerie ». L’agacement cède vite la place à la sidération : « j’espère que cette petite bourgeoise sera fidèle à ses principes le jour où elle se sentira en danger, et qu’elle n’appellera donc pas la police… je ne voudrais pas qu’elle ait peur en nous voyant arriver ! » Un collègue complète : « si elle doit un jour composer le 17, elle comprendra qu’il existe des policiers ou des gendarmes, toutes couleurs de peau confondues, qui sont capables de mettre en jeu leur intégrité physique et même leur vie pour lui venir en aide, sept jours sur sept, et 24h sur 24. »

Abattement et colère des fonctionnaires de police

Mais chez certains fonctionnaires, les accusations commencent à peser très lourd sur le moral. D’abord pour une raison évoquée par plusieurs d’entre eux : « le mot massacrer a un sens. Et si cette jeune femme veut l’utiliser, qu’elle se souvienne que ces dernières années, nous avons plusieurs de nos collègues qui ont été massacrés simplement parce qu’ils étaient flics. Chez eux, à la préfecture, sur les Champs-Élysées, devant Charlie Hebdo… »

La colère est profonde, notamment chez ceux qui essuient régulièrement des violences dans ces quartiers difficiles, et qui tentent pourtant de poursuivre le travail pour le reste de la population. « Qu’elle vienne dans ces cités avec ses cheveux et sa robe, elle verra que ce n’est pas la police qu’elle aura le plus à craindre », entame l’un d’entre eux, passablement exaspéré.

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[vidéo] Didier Raoult dénonce l’orientation des grands journaux scientifiques “qui sont devenus des machines financières colossales”

28/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le professeur Didier Raoult était l’invité d’André Bercoff mercredi 27 mai sur Sud Radio dans son émission “Bercoff dans tous ses états”.

Décrié pour continuer à prescrire de l’hydroxychloroquine à ses patients atteints du Covid-19, le professeur Raoult regrette un “enchaînement des réactions politiques et médiatiques trop rapide“, qui ne permet pas, selon lui, d’avoir “une analyse intelligente et sereine des choses“. “Les gens ont l’impression d’être en retard s’ils n’ont pas pris une décision sous le coup de l’émotion”, déplore-t-il.

Mais dans ce débat sur l’utilisation de la chloroquine, le professeur marseillais note “des choses extrêmement intéressantes à analyser a posteriori“. En premier lieu, il met en cause “la direction et l’orientation des très grands journaux scientifiques qui sont devenus des machines financières colossales“, perdant à cette occasion leur “lucidité scientifique“. “Ils subissent la même chose que la presse : la concurrence considérable de l’Inde et de l’Extrême-Orient sur les publications scientifiques“, souligne-t-il. “Il y a dans tous ces journaux une fébrilité étonnante qui amène à une remise en cause de la crédibilité d’un certain nombre de choses“, affirme-t-il, dénonçant “un tri, voire une manipulation des données“, dans un certain nombre de publications. Il accuse directement le British Medical Journal, “d’avoir fait disparaître deux paragraphes sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine sur le placebo“.

La chloroquine interdite : “ça ne change pas grand chose”

L’abrogation du décret autorisant l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients atteints du coronavirus, n’aura pas de grandes conséquences, selon le professeur Raoult. “Ce serait revenir sur la liberté de prescription du médecin, c’est plus ambigu que ça“, réagit-il. Il explique que cette nouvelle mesure signifie “qu’on n’a pas le droit de le recommander“. Mais le médecin l’assure, en jouant peut-être sur les mots : “Je ne l’ai jamais recommandé, j’ai dis ce que je faisais mais je n’ai jamais recommandé un traitement“.
À mon avis ça ne change pas grand chose, d’autant que des cas de Covid-19, il n’y en a pas beaucoup“, affirme le professeur Raoult.


Facebook / AFP : liaisons dangereuses et censures

(Observatoire du journalisme) Au moment où la liberticide loi Avia, soi-disant destinée à lutter contre les « discours de haine » se met en place, au moment où la censure devient préventive pour éliminer les « mauvaises pensées », Facebook et l’AFP, agence publique d’information de la France, renforcent leurs liens en ce domaine d’avenir.

New world order

Le réseau social a annoncé les premiers membres de son « conseil de surveillance », dont Zuckerberg avait précisé le projet dans un entretien de novembre 2018, souhaitant créer une sorte de Cour suprême qui portera un « jugement final sur ce que devrait être un discours acceptable dans une communauté qui reflète les normes sociales et les valeurs des gens dans le monde entier ». New world order, les choses sont claires.

Les nominations initiales confirment ce que l’on pouvait en attendre, les réseaux Soros et les différents lobbies LGBTQ++ sont bien représentés.

L’AFP et Facebook, main dans la main

Emmanuel Macron, lors du forum sur la gouvernance d’internet à Paris, tenu le 12 novembre 2018 à l’Unesco, avait annoncé la couleur. Il avait parlé de « méthode coopérative », unissant les capacités technologiques de Facebook et les capacités répressives (en forte progression) de l’État français. Un groupe d’une dizaine de personnes fût constitué à parité entre les deux entités, la privée et la publique. Du côté réseau, des cadres dirigeants. Du côté public, que du beau monde : le CSA (responsable des contenus), l’Arcep (responsable des télécoms et de la régulation technique, les contenants), la Disic (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) et le secrétariat d’État au numérique qui coordonne.

L’AFP s’est rangée dans le dispositif, employant 80 journalistes spécialisés travaillant essentiellement avec et pour le réseau social, en France, aux États-Unis et bientôt en Allemagne et dans les Balkans. Pour ces derniers, sans doute pour compléter le travail entrepris par l’ex directeur de la CIA, devenu magnat local des médias via le fonds d’investissement américain KKR.

Une activité qui rapporte. De moins d’un million d’euros en 2018, les revenus en découlant auraient dépassé les 2,5M€ en 2019 et sur le seul mois de mars un chiffre d’affaires dépassant celui d’une année selon les déclarations du nouveau président de l’AFP, Fabrice Fries aux Échos.

Dans ce cas précis Facebook est un client de l’AFP et le rémunère pour ses services. Mais il peut aussi devenir partenaire et alors verser de l’argent directement aux médias (comme Google l’a fait en finançant la création des Décodeurs du Monde). Quelques exemples, Libération qui a reçu 225K€ en 2018 pour financer Check news, ou encore L’Express, Le Monde, France 24 et même le gratuit 20 Minutes, qui vient de remporter une bourse de 37K€, au titre (ne riez pas) d’un « Coronavirus Fact Checking Grant » du réseau social américain. Une miette pour Facebook ; merci no’t maît’ disaient les manants à leur seigneur en d’autres temps. Serviteur diraient d’autres…

Michel Onfray et la longue marche vers la diabolisation

Quelques semaines après avoir lancé sa revue Front populaire, de nombreux contributeurs sont venus apporter leur soutien à Michel Onfray. Pour le journal Le Monde, dans ces soutiens figurent des individus proches de l’extrême-droite, ce qui ferait de Michel Onfray une personnalité d’extrême-droite. Une stratégie de diabolisation qui dure pourtant depuis des années.

« C’est dans l’inconcevable conviction d’incarner la guerre contre le Mal que s’est constituée la gauche d’aujourd’hui », disait Philippe Muray. Depuis quelques jours, certains médias mainstream mènent une campagne de diabolisation à l’égard de la nouvelle revue – pas encore sortie – Front populaire, et plus particulièrement son fondateur Michel Onfray, coupable d’errer dans les méandres de l’extrême droite.

C’est notamment le cas du Monde, qui publie un papier titré « Avec sa nouvelle revue « Front populaire », Michel Onfray séduit les milieux d’extrême droite ». Une analogie saisissante qui montre une fois de plus la stratégie sectaire de la gauche bien-pensante. De plus, Le Monde fait étalage dans son papier de plusieurs personnalités plus ou moins proches de l’extrême-droite. Mais les personnes citées ne sont que des contributeurs et non des auteurs. Stéphane Simon, le producteur de la revue Front populaire, dénonce un « papier abject et malhonnête. Ce n’est pas du journalisme mais de la police politique ». Le journaliste et écrivain André Bercoff tire lui aussi à boulets rouges sur le quotidien : « Le Monde il y a quarante ans était un journal de référence, ensuite il est devenu un journal de déférence et aujourd’hui c’est une feuille d’indifférence, à quelques talentueuses exceptions près ».

« Débattre du souverainisme en 2020 avec Jean-Pierre Chevènement et Philippe de Villiers. L’affiche poussiéreuse pourrait presque faire sourire », lit-on dans le quotidien du soir. Il est vrai que publier des tribunes anti-consumériste signés par les représentants de ce même consumérisme, ça n’est pas « poussiéreux », mais ça fait sourire. « Le Monde juge le journal non pas sur son contenu mais sur ses abonnés, souligne Stéphane Simon. C’est une vraie chasse aux sorcières ». A croire qu’être souverainiste est devenu un gros mot. Julien Aubert, député souverainiste Les Républicains fustige ces méthodes : « On peut vouloir être indépendant et maître de sa destinée sans être fasciste. Cette caricature, qui aurait fait de Charles Pasqua ou Philippe Seguin de dangereux extrémistes, profite à tous les adversaires de la Nation ».

Jamais avare de grandes homélies bien-pensantes, Laurent Joffrin n’a pas tardé à réagir, dans une énième tribune à l’encontre de Michel Onfray. Le directeur de la publication de Libération dit avoir « naguère rompu les lances » avec Onfray « qui tenait déjà des propos proches des thèses du RN ». Cette diabolisation, caricaturale soit dit en passant, ne date pas d’aujourd’hui et montre les lacunes du système idéologique dominant depuis le début de XXIe siècle. « La petite coterie médiatique croit qu’en affaiblissant la Nation elle est dans le camp du Bien », analyse le député Les Républicains Julien Aubert. De son côté, Jean Messiha, membre du bureau national du RN, tance ce système qui « vise à excommunier et ostraciser les gens ».

La longue marche vers la diabolisation

En 2010, le philosophe publiait Le Crépuscule d’une idole, livre dans lequel il s’attaquait à Freud, et notamment à sa manière de faire de la science. Dans une tribune dans Le Monde (déjà), la psychanalyste Elisabeth Roudinesco avait accusé Michel Onfray de réhabiliter « un discours d’extrême-droite ». Après cette tribune, Michel Onfray fut même qualifié d’antisémite. Modèle d’« hitlerisation de l’adversaire », comme l’expliquait Murat, dans lequel on décrédibilise quelqu’un car il “pense mal”. Pourtant, le livre d’Onfray avait été salué par bons nombres de psychanalystes.

Ce pamphlet contre Freud n’avait pas plu à certains. Gérard Miller, psychanalyste médiatique, n’a sans doute pas digéré cette remise en cause du « père de la psychanalyse ». Dans un tweet posté il y a quelques jours, il a fustigé Michel Onfray, ce « Zemmour de gauche » devenu la « coqueluche de l’extrême-droite ». En bref, la gauche bien-pensante persiste à distribuer les étiquettes de bons et mauvais élèves. A croire que s’interroger sur l’islam et l’immigration fait de vous un partisan du RN. Onfray en est pourtant bien éloigné, lui qui a créé l’université populaire de Caen après le “choc” du 21 avril 2002.

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Allemagne : “pas assez de rédacteurs en chef issus de l’immigration”

L’OJIM avait déjà parlé du Bondy blog, financé entre autres par le propriétaire de Fimalac, Marc Ladreit de Lacharrière, et fer de lance du remplacement progressif mais inéluctable des Européens dans le monde du journalisme par des professionnels issus de l’immigration extra-européenne. En 2016, Gilles Kepel avait signalé l’emprise des Frères musulmans sur le Bondy blog, une organisation qui accueille volontiers les décodeurs du Monde via son responsable de l’époque Samuel Laurent.

Nous reproduisons un article du 12 mai 2020 de l’hebdomadaire conservateur allemand Junge Freiheit qui nous apprend que des efforts dans le même sens sont poursuivis outre-Rhin.

Berlin. Selon les “Les nouveaux acteurs dans le monde des médias allemands” il n’y aurait pas, dans les rédactions des grands organes de presse et de médias allemands, suffisamment de journalistes ayant des racines étrangères. Dans un sondage, comprenant 122 des médias ayant la plus grande audience, il ressortirait que 6% seulement des rédacteurs en chef seraient issus de l’immigration, ce que déplore cet organisme dans une dépêche de lundi. Selon les informations données par “Les nouveaux acteurs dans le monde des médias”, Christine Horz, de l’Université technique de Cologne, spécialiste de la communication, les aurait conseillés dans le cadre de cette étude.

Sur 126 des rédacteurs en chef contactés – dans le cadre des 122 médias ciblés – 90 auraient répondu, dont huit issus de l’immigration. Mais de l’immigration européenne seulement : l’Autriche, le Luxembourg, le Danemark, l’Irlande, l’Italie, la Roumanie et la Grèce étant les pays d’origine de ces journalistes. Les pays dont sont issus les plus grands groupes de migrants en Allemagne, la Turquie, la Russie et la Pologne, n’étant pas représentés, toujours selon cette étude.

“Une homogénéité étonnante”

Par ailleurs, il n’y aurait aucun rédacteur en chef noir (“gens de couleur”). Les rédacteurs/rédactrices en chef issu(e)s de l’immigration, appartiendraient à des groupes d’immigrés non perçus comme “étrangers” par l’opinion publique. Ainsi, les rédacteurs en chef des médias allemands représenteraient une société “d’une homogénéité étonnante” pour un pays qui se voudrait depuis deux décennies, un pays d’immigration. “Par contre, les minorités visibles sont exclues.”

En même temps, l’organisation regrette que pratiquement tous les médias allemands n’aient aucune connaissance des origines des rédacteurs, ne sachant pas lesquels seraient “issus de l’immigration ou posséderaient des critères de diversité similaires”. Ainsi, ils ignoreraient combien leurs rédactions sont homogènes ou au contraire, riches en diversité.

La directrice générale de l’organisme, Konstantina Vassiliou-Enz, sonne l’alarme :

“Beaucoup de médias allemands risquent de perdre le sens des réalités en Allemagne. Dans de nombreuses grandes villes, la majorité des enfants scolarisés sont issus de l’immigration.” La spécialiste des médias Christine Horz (cf plus haut, université de Cologne) considère que « les chaînes publiques sont dans l’obligation de représenter la mixité sociale » et de « se faire enfin les précurseurs dans la conception de stratégies de la diversité durables.”.

Nouveaux groupes ciblés

Toujours selon “Les nouveaux acteurs dans le monde des médias allemands”, les “communautés d’immigrés”, représentant un public potentiel, seraient de nouveaux groupes à cibler. La “diversité dans les programmes ou les publications permet d’augmenter sa portée ou son tirage et fait de vous un employeur potentiel pour les immigrés.”

Cette organisation est une association qui se comprend comme “représentant des intérêts des professionnels des médias ayant une histoire de migration” et défend “un reportage équilibré” qui “donne une image adéquate du pays d’immigration qu’est l’Allemagne.”

Parmi les membres du conseil d’administration de l’association on compte, entre autres, la journaliste Ferda Ataman, d’origine turque ainsi que Ferdos Forudastan, ancien porte-parole de Joachim Gauck, ancien président de la Fédération allemande (Bundespräsident). Par contre, tous les journalistes ayant “une histoire d’immigration” ne sont pas les bienvenus dans cette association.

“Les nouveaux acteurs dans le monde des médias allemands” avaient déjà fait parler d’eux comme gardiens de la langue allemande, voulant imposer aux journalistes un certain vocabulaire à utiliser dans leurs articles ou reportages. Au lieu de “vague de réfugiés” : “migration”, au lieu de “demandeurs d’asile” : “demandeurs de protection”. Et pour les personnes issues de familles immigrées, le terme “culture diversifiée” était recommandé.

Article repris du site OJIM

La loi Avia votée : un grand pas vers la dictature, par Francis Bergeron

Mercredi, l’Assemblée nationale a voté en dernière lecture la loi Avia, du nom du député LREM qui portait le projet. Cette loi prétend combattre la haine sur Internet. Elle accroît de fait la pensée unique, le politiquement correct, un contrôle totalitaire sur l’écrit, la parole, l’image. La plupart des partis politiques se sont opposés à cette loi.

Mais le PS s’est abstenu, et les voix de LREM ont été suffisantes pour entériner le texte. Or la question est la suivante : qu’est-ce qu’un propos haineux ? Qui le définit ? En déléguant le droit de censure aux géants de la communication sur le Net, le Parlement privatise (qui plus est au profit d’entreprises étrangères) une fonction régalienne essentielle, celle portant sur la liberté d’expression et sur la gestion de ses limites.

La France insoumise et Les Républicains avaient soutenu la même motion de rejet de ce texte. Mediapart avait dévoilé les propos plus ou moins privés de Mme Avia, pour démontrer qu’à l’aune de la définition des « messages de haine », elle devrait être censurée, elle aussi. Mais rien n’y a fait. Le « camp du bien » a remporté une nouvelle bataille.

Dorénavant, Facebook, Google, Apple et les autres, les moteurs de recherche, les sites, les blogs auront 24 heures pour supprimer tout contenu supposé « haineux » et « illégal ». A défaut, l’amende pourrait représenter 4 % du chiffre d’affaires mondial. On parle de sociétés dont le chiffre d’affaires se compte en dizaines de milliards de dollars. Les contenus « manifestement illégaux » sont visés. Mais croyez-vous que ces entreprises prendront le risque d’une amende de plusieurs milliards s’ils ont le moindre doute ? Pour la première fois dans l’histoire moderne du droit, le doute sur la culpabilité sera sanctionné : la censure s’abattra.

« Traquer la haine », disent-ils

Les contenus pédopornographiques ou terroristes devront être retirés dans l’heure. Ce qui signifie que des moteurs de recherche supprimeront d’office, sur la seule présence de mots clés, des citations pédophiles de Cohn-Bendit (surtout s’il s’agit de les révéler), ou peut-être Les Réprouvés, d’Ernst von Salomon, Les Terroristes, de Roland Gaucher…

Une antenne judiciaire spéciale va être créée pour traquer « la haine ». Le CSA aura des pouvoirs élargis. Et chaque plate-forme devra être équipée d’un bouton unique pour signaler tout propos présumé haineux. C’est le triomphe de la Dilcrah ministérielle (lutte contre le racisme, etc.), du MRAP, de la LICRA, de SOS Racisme et des innombrables ligues de vertu subventionnées, qui n’auront plus qu’à faire cliquer sur ce bouton pour interdire un site, une revue numérisée, une pétition en ligne.

S’opposer à l’avortement ? Une manifestation de haine à l’égard des femmes ! Refuser le mariage gay, la GPA ? Homophobie ! Déposer un projet de loi contre l’immigration ? Xénophobie ! Racisme !

Le préposé de la Dilcrah évoque avec délectation la perspective de fermer, grâce à cette loi, des sites qui « font 800 000 visites par mois ». Le Salon beige ? Boulevard Voltaire ? Fdesouche ? Le site de Présent ? Tous, peut-être !

Pour Emmanuelle Ménard, « la loi Avia muselle la liberté d’opinion et d’expression ». Pour Marine Le Pen, « la loi Avia, c’est le dernier clou dans le cercueil de la liberté d’expression ! » En quoi en effet la France de 2020 diffère-t-elle désormais de la Chine ou de la Corée du Nord ?

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 14 mai 2020

I-Média – Loi Avia : face à la censure, la révolte ?

15/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
C’est mercredi qu’avait lieu le vote de la liberticide loi Avia. Le silence médiatique aura été quasiment total…

Médiapart s’est néanmoins illustré en révélant que Lætitia Avia, le rapporteur du texte de cette loi « contre la haine », était accusée de racisme, d’homophobie et de harcèlement par plusieurs de ses anciens collaborateurs.

Plus largement, I-Média revient dans cette émission sur la question de la censure.


Une islamiste et des partisans de Soros au Conseil de surveillance de Facebook

Lancé fin janvier 2020, le Conseil de surveillance de Facebook vient de dévoiler les vingt premiers membres qui le composeront. Conseil créé pour prendre les “décisions les plus complexes et les plus importantes sur le contenu présent sur les plateformes”, en résumé, la fameuse “modération de contenu” qui a valu, par exemple, à Génération identitaire de se faire bannir du réseau.
Mais derrière les déclarations lénifiantes sur la liberté d’expression et la transparence, le réseau social dévoile un casting plutôt inquiétant.

Tawakkol Karman, l’islamiste du Yémen

Comme évoqué par Valeurs Actuelles, on retrouve dans ce Conseil, la Yéménite Tawakkol Karman. Prix Nobel de la paix en 2011, Le Monde a rapporté en 2013, son appartenance “à la mouvance islamiste au Yémen”. La même année, elle a d’ailleurs soutenu le président égyptien Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, peu après sa destitution.

On a aussi pu la voir arborer la “Main du Tamkine”, un signe de ralliement aux Frères musulmans.

Les pro-Soros

Autres personnalités interpellant dans cette liste, Afia Asantewaa Asare-Kyei et András Sajó. La première est manager à l’Open Society Initiative pour l’Afrique de l’Ouest, pilotée par l’Open Society Foundations de George Soros.

Le second, András Sajó, fait partie de ces juges de la CEDH utilisés par le milliardaire pour étendre son influence comme cela avait été démontré en février 2020. L’enquête réalisée par Valeurs Actuelles à cette occasion l’avait largement mentionné. Il est aussi l’un des fondateurs avec George Soros, de l’Université d’Europe centrale.

Les militants de l’anti-racisme et pour les LGBTQ+

Autre catégorie bien représentée dans cette liste de membres, celles des militants progressistes. On y retrouve Emi Palmor, nommée par la gauche, en 2014, directrice-générale du ministère de la justice israélien, elle a été à l’initiative de “l’unité gouvernementale de coordination de l’anti-racisme”.

Côté indien, on retrouve Sudhir Krishnaswamy, co-fondateur d’un Centre de recherches en droit et politique, “qui travaille à faire avancer les valeurs constitutionnelles pour tous, incluant les LGBTQ+ et transgenres en Inde”.

Du côté américain, il y a Pamela Karman, actuellement professeur à l’école de droit de Stanford, et précédemment, cadre à la Cour suprême américaine. Fervente démocrate, elle s’était impliquée dans l’enquête sur l’impeachment de Donald Trump. En 2009, le New York Times l’avait qualifiée de “championne des droits homosexuels, de grande défenseure des droits des criminels et des droits de vote”.

Un casting conforme à l’image souhaitée par le réseau social, mais qui laisse cependant présager de sombres jours pour le “contenu” politiquement incorrect.

Article repris du site OJIM

Loi Avia, loi liberticide, par Maxime Tandonnet

Concrètement, les grandes plateformes en ligne auront l’obligation de faire disparaître les contenus « manifestement » illicites sous 24 heures, sous peine d’être condamnés à des amendes de 250.000 euros par oubli, et pouvant grimper jusqu’à 1,25 million d’euros. Les éventuels signalements abusifs par les utilisateurs de plateforme seront eux passibles d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Ce signalement sera facilité par l’intégration obligatoire d’un bouton dédié sur les réseaux sociaux. Le délai est réduit à une heure pour les « contenus pédopornographiques et terroristes ».

L’objectif de mettre fin aux propos diffamatoires, insultants ou appelant explicitement à la violence et au meurtre sur Internet est louable. Cependant, plutôt que de se donner les moyens d’appliquer la législation existante en sanctionnant les auteurs de tels propos, la loi Avia, sous prétexte de lutter contre la haine, étrangle la liberté d’expression.

Ce texte, voté définitivement par l’Assemblée nationale, bouleverse la conception française de la liberté d’expression. En principe, la censure préalable (a priori) n’existe plus depuis les lois républicaines sur la liberté de la presse. La sanction pour des propos illicites, prononcée par la justice, intervient a posteriori, chacun étant responsable de ses écrits.

Le projet de loi qui vient d’être voté par l’Assemblée nationale bouleverse cette logique: d’une part, la censure préalable est rétablie ; d’autre part les opérateurs privés d’Internet sont chargés de faire respecter eux-mêmes ce principe en pratiquant la censure préalable, sous la menace de lourdes sanctions financières, et non plus la justice et des magistrats formés dans ce but.

Le caractère dramatique de ce texte tient en deux points: d’une part, la justice est privatisée, déléguée aux opérateurs d’Internet, auxquels il revient de se prononcer sur le caractère manifestement illicite d’un texte. D’autre part ce caractère « manifestement illicite » est une notion générale, dont l’appréciation est éminemment relative. Qu’est-ce qui est manifestement illicite?

Dès lors qu’il reviendra au opérateurs Internet de se prononcer, sous la menace de gigantesques amendes prévues, le risque est d’établir une censure préalable sur toute expression s’éloignant des sentiers battus du conformisme. La moindre parole critique touchant une minorité, ou un sexe, un pays, une région, voire une personne, deviendra suspecte et sera exposée à la possibilité d’une censure. En somme, l’expression sur Internet sera placée sous surveillance.

Voilà qui fait peu de cas de l’article 11 de la Déclaration de 1789: « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »

Cette loi est à l’image d’une société et d’un pouvoir qui basculent subrepticement dans l’esprit totalitaire et qui méprisent la liberté. La liberté d’expression est ainsi martyrisée. Un conformisme étrange pèse déjà, depuis longtemps, sur les médias télé-radios. Désormais, l’objectif est de faire entrer Internet dans le rang. Que des députés se prétendant démocrates ou républicains aient pu voter une telle loi est une honte. On ne peut que se féliciter du réflexe démocratique des députés LR qui ont massivement voté contre cette loi. [Ci-jointe la liste des députés qui ont voté contre]. Que des journalistes d’une certaine presse soient serviles envers le pouvoir au point d’accepter une telle atteinte à leur propre liberté d’expression est lamentable. Je souhaite de tout coeur que cette loi liberticide soit déclarée inconstitutionnelle.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Facebook reconnaît la censure totale de Génération Identitaire et l’assume !

13/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Facebook a décidé de censurer les publications liées à Génération Identitaire. Voici la réaction du mouvement identitaire qui a décidé de ne pas en rester là.

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Censure : Facebook interdit tout contenu lié à Génération identitaire

Depuis quelques temps, tout contenu soutenant, représentant ou faisant l’éloge du mouvement anti-immigration est supprimé par le réseau social. Contactée par Valeurs actuelles, Génération identitaire envisage de porter plainte pour “discrimination politique”.

Depuis plusieurs mois, Valeurs actuelles voit certaines de ses publications supprimées sans explications par Facebook. Toutes ont en commun leur sujet consacré à Génération identitaire (GI), un mouvement anti-immigration qui défraie régulièrement la chronique par ses actions coup de poing, comme celle du blocage d’un lieu de passage de migrants au col de l’Echelle dans les Hautes-Alpes, en 2018. De nombreux utilisateurs ont reçu le même genre d’avertissement de la part du réseau social, jugeant leurs publications contraires aux « standards de la communauté Facebook ». Parmi eux, certains ont même été bannis un temps pour avoir partagé des articles de Valeurs actuelles.

En septembre dernier, après avoir supprimé par deux fois un de nos articles dédiés à Génération identitaire, allant jusqu’à menacer notre page de fermeture, le géant américain avait finalement reconnu « une erreur » face à nos protestations, précisant que notre article ne violait en rien les principes de sa plateforme et donc que son rejet était une décision inappropriée et injustifiée. A cette occasion, Facebook France avait aussi tenu à souligner ne pas pratiquer de censure politique et que les identitaires ne faisaient pas non plus l’objet d’un traitement différencié par rapport à d’autres groupes politiques ou militants, les mêmes règles s’appliquant à tous ses utilisateurs dans le monde. Notre article avait d’ailleurs été restauré à sa date d’origine.

« Ca pose d’énormes questions sur la liberté d’expression »

Mais aujourd’hui, une tout autre raison explique ces suppressions systématiques, régulièrement dénoncées par de nombreux utilisateurs. Contacté par Valeurs actuelles au sujet de la disparition récente d’une de nos vidéos, pourtant mise en ligne en novembre dernier, Facebook France rappelle que les personnes ou organisations propageant des discours haineux, des attaques, ou qui appellent à l’exclusion des autres sur la base de ce qu’ils sont, n’ont pas leur place sur ses services et en sont retirés conformément à sa politique concernant les individus et organismes dangereux.

Dès lors, le réseau social a pris la décision que Génération identitaire, présent notamment dans la vidéo suscitée, est interdit sur ses plateformes en vertu de ses règles, ses fameux « standards de la communauté ». En conséquence, tout contenu soutenant, représentant ou faisant l’éloge de l’organisation est retiré. Le ou les motifs à l’origine de ce changement de politique éditoriale sont inconnus. « Nous allons dès maintenant voir s’il y a matière à porter plainte pour discrimination politique », réagit Clément Martin, représentant de GI, sollicité par Valeurs actuelles. Ce n’est pas une grande surprise et cela rejoint ce qu’on a pu dire auparavant. On se disait qu’il y aurait une sorte d’hubris et que Facebook irait trop loin.»

Cela a commencé avec notre page Facebook, puis avec nos porte-parole, nos militants, l’ensemble des sympathisants et désormais toute personne qui nous mentionne, poursuit Clément Martin. Je suis quand même content qu’ils le reconnaissent mais ça pose d’énormes questions sur la liberté d’expression. C’est extrêmement problématique, c’est un acteur privé qui décide qui peut informer, puisque même Valeurs est touché, qui doit être informé, comment on doit être informé, objectivement c’est très inquiétant. Ca va aller jusqu’où ? Ça ira au-delà de Génération identitaire. Hier, c’est un article de Valeurs, peut-être que demain Facebook décidera que la manière qu’a Valeurs d’informer ne correspond pas à sa charte et donc sera aussi banni.

Texte repris de Valeurs actuelles

Zemmour agressé : la gêne des médias, par Ivan Rioufol

Les indignations des “professionnels de la profession” restent feutrées. Pourtant, jeudi dans une rue de Paris, le journaliste Eric Zemmour a subi les injures d’un jeune néofasciste, qui s’est lui-même défini comme “islamo-racaille“. Rares ont été les journalistes qui ont fait connaître leur solidarité avec le confrère. Tout au contraire, Claude Askolovitch, qui a ses partisans à Libération et ailleurs, a soutenu dans un article (Slate) que “l’homme qui crache sur Zemmour est un autre Zemmour“, sans se rendre compte que lui-même, insultant l’insulté, prenait les traits frustres de l’agresseur. C’est d’ailleurs ce dernier, habité par un visible sentiment d’impunité, qui a diffusé son attaque sur les réseaux sociaux.

On y voit Zemmour, silhouette courbée et portant des paquets, traité notamment de “gros fils de pute” : une scène rappelant le statut d’infériorité du dhimmi – le non musulman, et singulièrement le juif – dans une société islamisée. Nombreux sont ces “jeunes”, déculturés et agressifs, qui bénéficient de la bienveillance des collaborateurs de l’islam conquérant, ces traîtres prêts à pactiser. Le parquet de Paris va ouvrir une enquête. Zemmour va porter plainte.

En lieu et place de la “famille” journalistique, c’est Emmanuel Macron qui a fait connaître son soutien au journaliste, bête noire de la bien-pensance, des juges, des islamistes. Vendredi soir, le président s’est entretenu trois-quarts d’heures au téléphone avec le confrère du Figaro et de CNews, qui n’entend pas dévoiler la conversation. En février 2019, le président avait eu la même démarche envers Alain Finkielkraut, qui s’était également fait injurier par un islamiste lors d’une manifestation de Gilets jaunes. Dimanche, le président a écrit sur Twitter : “La liberté de la presse est garante de la vie démocratique. L’accès à une information libre et transparente, permettant le débat, est clé en cette période. Je salue les journalistes qui, de par le monde, assurent ce travail essentiel dans des conditions parfois difficiles“.

Ces propos sont utiles, même s’ils ne font pas oublier que le président a, le 31 mars, traité d’”irresponsables” ceux qui le critiquent tandis qu’Edouard Philippe, le 28 avril, a moqué des propos de “Café du Commerce”. La presse anti-Zemmour, qui attise les haines qu’elle dénonce chez lui, doit redécouvrir la culture du débat et de la confrontation des idées.

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

I-Média – Les médias complices de la haine anti-policiers ?

04/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alors qu’un attentat islamiste a failli coûter la vie à deux policiers, les médias ont comme d’habitude traité a minima le drame.

Dans cette émission, nous nous interrogerons sur le rôle de ces médias dans la montée de la haine anti-policiers dans les banlieues.