Cédric Herrou : la fabrique d’un héros par les médias dominants

Cédric Herrou : la fabrique d’un héros par les médias dominants

Il est devenu la coqueluche des médias. Depuis plusieurs mois, Cédric Herrou multiplie les passages à la télévision, dans les journaux et à la radio. Ses nombreuses apparitions l’ont fait sortir de l’anonymat et certains journalistes n’hésitent pas à le qualifier de « héros ». Il aurait même refusé un film inspiré de sa vie « avec peut-être Romain Duris ou Vincent Cassel dans (son) rôle », s’est-il confié au Parisien. Retour sur une construction médiatique manichéenne. Source : ojim.fr

Le métier de Cédric Herrou ne le destinait pas à connaitre la notoriété. En parallèle à ses activités professionnelles d’agriculteur à la frontière franco-italienne, M. Herrou est un militant « pour l’aide aux migrants ». Quelles sont donc les actions qui l’ont sorti de l’ombre pour l’exposer aux spotlights des plateaux de télévision ?

Une activité militante et judiciaire intense

Août 2016 : « Cédric Herrou (est) inquiété par la justice pour avoir transporté des Erythréennes, avant que l’affaire soit classée sans suite » le 10 février 2017, nous informe Le Monde. Une interview filmée accompagne l’article du journal du soir dans laquelle il est indiqué que « depuis 6 mois, Cédric Herrou estime qu’il a déjà aidé près de 200 personnes à franchir la frontière ».

Octobre 2016 : Cédric Herrou est mis en garde à vue « pour avoir installé sans autorisation une cinquantaine de migrants dans un centre de vacances de la SNCF désaffecté, à Saint-Dalmas-de-Tende (Alpes-Maritimes), ainsi que pour l’aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale », nous informe France 24.

Janvier 2017 : L’Express nous relate que Cédric Herrou a été « de nouveau placé en garde à vue mercredi soir pour infraction à la législation sur les étrangers, a annoncé son avocat ».

10 février 2017 : Le militant est «  condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice, vendredi 10 février. La justice reproche à cet agriculteur d’avoir pris en charge des migrants sur le sol italien ». « Il a, en revanche, été relaxé des autres faits qui lui étaient reprochés : l’installation, en octobre 2016, sans autorisation d’une cinquantaine d’Erythréens dans un centre de vacances de la SNCF désaffecté (…), ainsi que l’aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale » selon Le Monde.

17 juillet : Nice-Matin nous informe qu’« environ 130 demandeurs d’asile sont arrivés lundi matin en gare de Nice ». « Un nouveau convoi de réfugiés, plus important que les fois précédentes ». « Dès leur arrivée, ils ont été escortés par la police sur le trajet qui les mène à la Plateforme d’aide aux demandeurs d’asile (…), afin de déposer un dossier. D’après David Nakache, le président de l’association “Tous citoyens”, une vingtaine de demandeurs d’asile arrivent chaque jour dans la propriété de Cédric Herrou ».

24 juillet : Le journal Nice-Matin annonce que « plus de 200 migrants sont arrivés à Nice pour demander l’asile », accompagnés par Cédric Herrou et José Bové.

13 septembre : France Info nous informe que « l’agriculteur qui vient en aide aux migrants, (a été) placé en garde à vue pour la 7e fois depuis 2016 ». Son avocat s’interroge dans une dépêche de l’AFP reprise en boucle sur une volonté de « harceler » son client.

Côté pile

Les qualificatifs élogieux ne manquent pas dans les médias à l’égard de Cédric Herrou et de son association Roya citoyenne. Pour de nombreux journalistes, c’est une nouvelle figure quasi messianique : il est ainsi pour un journaliste du New York Times « un héros populaire ».

Selon Le Monde, c’est « le dernier né des Robins des bois ». France Inter l’invite le 9 août au « débat de midi », et il est qualifié de « héros » par l’animateur de la radio publique.

Qu’a-t-il fait ? L’Obs nous informe qu’en janvier, il a « été jugé pour avoir aidé les réfugiés ».

Dans le même registre, il a selon France Info « été jugé pour sa solidarité » (sic). La radio de service public diffuse en ligne une vidéo de M. Herrou, « arrêté pour avoir dénoncé la situation des migrants ». Pour France Culture, quand Cédric Herrou a maille à partir avec la justice, c’est le « délit des solidarité » qui est en procès.

Le 9 octobre, 500 « personnalités » signent un appel dans Libération en faveur de celui « qui a soutenu des migrants dans la vallée de la Roya ». C’est un « juste de la vallée » selon L’Humanité qui donne la parole à des militants qui comparent les « jeunes africains » que M. Herrou a accompagné aux « enfants juifs rescapés ».

Côté face

Devant un tel concert de louanges, l’affaire paraitrait pliée… si l’on ne s’attardait pas sur quelques faits et propos minimisés ou passés sous silence dans de nombreux médias.

Le 5 janvier 2017, à l’occasion d’un duplex lors de l’« Émission politique » de France 2 avec l’ancien Premier Ministre M. Valls sur France 2, Cédric Herrou accuse : « Vos frontières ont blessé des femmes, des enfants, des familles ». « Des familles qui ont fui la guerre (…) qui se sont fait persécuter dans leur pays par une politique européenne, mondiale ». Personne ne relèvera l’incongruité d’accuser l’Europe d’être à l’origine de persécutions qui motiveraient des migrations.

Le 8 juin, selon Nice-Matin un élu niçois dépose « un référé devant le tribunal de grande instance de Nice pour demander la dissolution de l’association Roya citoyenne ». Il estime que « cette association sert de base opérationnelle pour aller chercher des clandestins et les faire passer la frontière ». « La toute nouvelle association Défendre La Roya (…), s’est jointe au candidat FN pour demander la dissolution judiciaire de l’association d’Herrou ». Après un report, le jugement sera rendu le 9 novembre, nous informe 20 Minutes.

Le 26 juillet, Valeurs actuelles informe qu’à l’occasion d’une perquisition, «  les enquêteurs ont (…) découvert que Cédric Herrou fournissait de fausses attestations de demande d’asile ».

Le 11 août, 20 Minutes publie des extraits d’une lettre du Ministre de l’intérieur datée du 28 juillet évoquant « différents collectifs de la vallée de la Roya animés par la volonté d’occuper l’espace public et médiatique ». En témoigne cette intervention (4e50 mn) de Cédric Herrou devant les caméras de BFMTV : « c’est quand ils veulent. S’ils veulent m’attraper, je le revendique devant les caméras, j’en parle, je dis que j’accueille ».

Le 13 septembre, Cédric Herrou (est) placé en garde à vue pour « violences aggravées et séquestration » selon Nice-Matin. Il s’agirait, selon Roya citoyenne, citée par le journal d’une « plainte douteuse d’un passeur professionnel ». Cédric Herrou sera relaxé quelques jours plus tard.

Le 23 septembre, Nice Provence Info informe que des individus auraient agressé Patrick Feneau, le fondateur historique de l’association « Roya citoyenne ». Dans une vidéo en ligne, l’ancien président de l’association indique qu’il a déposé plainte pour violence. Il déplore le fait que l’objectif de l’association qu’il a créée a été modifié. Dans le différend qui l’oppose aux nouveaux responsables de l’association, il indique que quand « leurs arguments ne tiennent plus », « il reste les injures, les coups, les menaces ». Il ajoute « Nos cibles, ce ne sont pas les migrants, ce sont les gens qui se servent d’eux ». « On peut agir (pour les migrants) de la même façon, mais à Vintimille ». « Ces actions entrainent dans la population une division qui est très néfaste et qui va se terminer par un drame ».

Le 25 septembre, selon Nice-Matin, « une quarantaine de militants de Roya citoyenne et de sympathisants de Cédric Herrou ont démonté à l’aide de pinces (…) un grillage installé par un voisin de l’agriculteur ». Ce grillage avait été posé « afin d’empêcher Cédric Herrou de passer sur sa propriété afin d’accéder à la sienne ». Trois personnes seront interpellées.

Le 19 octobre, Nice-Matin nous informe que Cédric Herrou est « poursuivi pour injures par le Préfet des Alpes-Maritimes ». « Le défenseur des migrants est mis en cause pour avoir assimilé le transport des demandeurs d’asile par la SNCF à celui des juifs pendant la guerre ».

Pour être complet, signalons quelques rares titres qui ne sacrifient pas à l’éloge dithyrambique du militant no-border :

Pour Le Parisien, Cédric Herrou est un «  héros pour les uns, (un) provocateur pour les autres ». Celui-ci a « industrialisé » son aide « appuyé par l’association Roya citoyenne (…) lorsqu’il accompagne jusqu’à 200 personnes en train à Nice pour déposer leur demande d’asile ». Le mensuel Causeur donne la parole à un journaliste plus catégorique : « L’action de M. Herrou a un nom : le trafic de migrants ». « Le migrant qu’il accueille ne devient plus que le véhicule de son idéologie protestataire, anti frontière, anti-étatiste ». Pour Valeurs actuelles, « Cédric Herrou sert avant tout un projet politique, celui de l’affaiblissement des frontières et de l’autorité de l’Etat ». Pour Gael Nofri dans Le Figaro, « Tout se passe comme si, sur cette affaire comme sur bien d’autres hélas, l’Etat avait honte de lui-même, peur de son autorité, n’était pas certain de son bon droit ».

Alors que Vintimille se transforme en Calais bis, que des jeunes migrants se rapprochent parfois directement des services sociaux débordés des conseils départementaux, comme le relate Le Figaro, il semble difficile pour de nombreux titres de presse généralistes de dépasser le récit héroïque dans la relation de la crise migratoire à la frontière franco-italienne. Et quand les migrants sont comparés aux juifs fuyant les nazis sur le mode « reductio ad hitlerium », quelles que soient les circonstances, prière de se taire le point Godwin est atteint.

Crédit photo : capture d’écran vidéo Margaid Quioc via Vimeo

Vu sur Twitter

La France est l’un des pays les plus dictatoriaux au niveau du journalisme

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Le Monde Wauquiez Identitaire

Pour Le Monde, Wauquiez « veut refonder la droite sur une ligne identitaire »

26/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le quotidien n’y va pas avec le dos de la cuillère : « Laurent Wauquiez veut refonder la droite sur une ligne identitaire », titre Le Monde à paraître ce soir, et à sa une s’il vous plaît. Le Monde en veut pour preuve que, lors d’un meeting tenu hier soir dans les Alpes-Maritimes, il a « revisité les fondamentaux du sarkozysme : trahison des élites, ode à la majorité silencieuse, identité d’une France menacée par l’islam ».

« Un cocktail droitier, écrit le journaliste du Monde, auquel il a ajouté sa petite dose de destin personnel. “J’ai fait ce qu’on appelle les grandes écoles de la République. (…) J’en connais aussi les codes et les limites”, a-t-il lancé avant de dénoncer ” le mépris d’une caste technocratique” et le ” moule de pensée” où “l’on apprend que le multi-culturalisme c’est bien, que parler d’immigration c’est mal, que la mondialisation c’est bien, qu’être de droite c’est mal”. »

Il est vrai que Laurent Wauquiez, en ces terres très droitières, n’a pas lésiné sur les moyens pour séduire son auditoire, qui ne demandait que ça, puisqu’il a aussi déclaré :

« Je préfère ce vieux pays si émouvant, au triste village global qui n’est que la vitrine déshumanisée d’un monde sans racine. »

Ou encore, en pourfendant ces élites qui voient l’Hexagone comme un « territoire sans passé avec les flux migratoires pour tout avenir démographique ».

Décidément très en verve, le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a encore parlé de ces quartiers qui ne sont plus qu’« une juxtaposition de communautés où le salafisme a remplacé l’adoration de la République française ».

Encore quelques efforts, comme par exemple un petit signe de soutien à ceux qui luttent vraiment contre l’islamisation, comme ceux qui viennent d’être jugés à Poitiers sans qu’il ait eu un mot pour eux – mais il n’est jamais trop tard pour bien faire – et Les Identitaires pourront peut-être lui préparer sa carte de membre d’honneur…

Ultra-droite : la menace d’attentat qui fait pschitt

24/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Émoi dans les médias : interpellation des membres d’une cellule d’ultra-droite accusée de préparer un attentat. Une belle occasion d’amalgame avec le FN et l’Action française. Sauf qu’un article de deux pages du Monde dégonfle l’affaire. Il n’y a rien de tangible dans ce projet d’attentat, explique Jean-Yves Le Gallou dans ce nouveau numéro d’I-Média sur TV Libertés.

Le zapping d’I-Média

Si les immigrés n’étaient pas venus, « la France aurait 5.6 % de médecins en moins, 14.3 % d’ouvriers en moins… » Le média digital BRUT a diffusé un clip de propagande expliquant que rien n’aurait été possible en France sans l’immigration. La diffusion de ce clip pose un problème fondamental en termes de liberté d’expression : affirmer le contraire, affirmer que l’immigration n’est pas bénéfique pour la France reviendrait à s’exposer à des sanctions judiciaires pour provocation à la haine raciale.

Balance ton porc : la culpabilité de l’homme blanc dominateur

Après l’affaire Weinstein, la parole des femmes sur le harcèlement sexuel se libère. Avec le hashtag #balancetonporc, cette « libération » est devenue dénonciatrice, et même revancharde. De leur côté, les médias n’ont ciblé que l’homme blanc dominateur, sans soulever les problèmes de harcèlement liés à l’immigration.

Les tweets de la semaine

Bobard calculette pour RFI : le 14 octobre avait lieu à Belfast une manifestation pour la légalisation de l’avortement. Alors que les médias anglo-saxons évoquaient des centaines de manifestants, RFI a multiplié ce chiffre et a parlé de milliers de manifestants.

Omar Sy Knock out : Polémique entre Eric Zemmour et Omar Sy. Après de vifs échanges par médias interposés, l’acteur a décidé de mettre fin à la promotion du film Knock dont il est la vedette. Une raison mise en avant qui relève en fait du prétexte. Le film politiquement correct est étrillé par la presse : un film rongé par la bêtise, un véritable navet.

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Portrait : Laurent Joffrin, socialiste libéral compatible à tous les pouvoirs

20/10/2017 – PARIS (NOVOpress) – L’Observatoire du journalisme (Ojim), dont les portraits de personnalités du monde des médias font référence, vient de publier un portrait au vitriol du directeur de la publication et de la rédaction du journal Libération, Laurent Joffrin, “socialiste libéral compatible à tous les pouvoirs”.
Source : ojim.fr

Laurent Joffrin, de son vrai nom Laurent (André Marie Paul) Mouchard est né en juin 1952 à Vincennes. Il est le fils de Jean Mouchard, éditeur, propriétaire des Éditions François Beauval, devenu homme d’affaires, puis gestionnaire de fortune, aujourd’hui à la retraite, et de Chantal Michelet, décédée en 1955. Personnalité de la droite nationale, Jean Mouchard fut durant une dizaine d’années l’un des principaux collecteurs de fonds du Front National par le biais de la COTELEC (cotisation électorale). L’engagement de son père auprès de Jean-Marie Le Pen a renforcé les idées politiques de Laurent Joffrin, à l’opposé des siennes : « Entre l’âge de 12 et 18 ans, j’ai passé mon temps à convaincre mon père, à argumenter, à tenter de lui démontrer qu’il avait tort » (Le Nouvel Économiste, du 21 au 27 novembre 2003). Sa carrière se caractérise par des allers et retours incessant entre Libération et Le Nouvel Observateur.

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Elisabeth Lévy publie un nouvel ouvrage détonant : Les Rien-Pensants

19/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : On ne présente plus Elisabeth Lévy, la directrice de la rédaction du magazine Causeur, l’auteur d’essais comme Les Maîtres censeurs et La Gauche face au réel. Son nouveau livre, publié aux éditions du Cerf, va encore faire jaser. Rien que le titre : Les Riens-Pensants, induit que les « maîtres censeurs », en plus de censurer la pensée des autres, s’abstiennent de toute réflexion personnelle. En voici la présentation de l’éditeur.

Elisabeth Lévy Rien-Pensants« Mais que se passe-t-il au pays de Descartes et de Voltaire ? Pourquoi, sous couvert de démocratie, la liberté d’expression s’amenuise-t-elle toujours plus ? À quelle étrange inversion assistons-nous quand ceux qui dénoncent l’islamisme et le néo-antisémitisme sont accusés d’attiser la haine ? Par quel retournement les féministes et autres héritiers de 1968 réclament-ils sans cesse plus de police des moeurs et de la pensée, et plus de sanctions ?

Les Rien-pensants se sont substitués aux Maîtres censeurs, pointe Élisabeth Lévy quinze ans après son grand livre manifeste. Partout ils veulent interdire qu’on voie ce qu’on voit. Mais de la béatification de Taubira à la diabolisation de Zemmour, de l’exaltation du mariage pour tous à l’interdiction du racolage, de l’exonération des djihadistes à la stigmatisation du populo, de la transparence à la surveillance, se moquer des inventions langagières et politiques des nouveaux modernes est devenu un devoir citoyen. Surtout qu’au prétexte de vouloir notre bien, ils mènent une guerre sans merci contre tout ce qui nous rattache au passé.

Voici donc la chronique ironique et énervée de la bataille qui fait rage entre les fluides et les lourdauds, les saute-frontières et les pieds dans la glaise. Un essai décapant, dans un style chahuteur. »

La journaliste Catherine Ceylac tacle Bertrand Cantat, l’assassin de Marie Trintignant

16/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Bertrand Cantat a fait la Une de l’hebdomadaire Les Inrocks à l’occasion d’un album solo qui sortira cet hiver.

Une couverture qui passe mal auprès des internautes et de nombreuses personnalités politiques. Quatorze ans après le meurtre de l’actrice Marie Trintignant, Bertrand Cantat continue de déchaîner les passions. Nombreux sont ceux qui lui demandent de se taire et de se faire oublier de manière définitive. Il est vrai que l’ancien leader de Noir Désir – qui a frappé à mort sa compagne – se permet encore aujourd’hui de donner des leçons de morale notamment sur l’accueil des migrants en Europe.

Dans sa chronique, La journaliste Catherine Ceylac tacle Bertrand Cantat et tous ses soutiens :

Qu’il vive libre n’est pas un problème. Qu’il vive dans la lumière est indécent.


Eric Zemmour Cohen

I-Médias : Patrick Cohen contre Eric Zemmour entre censure et mépris

13/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Eric Zemmour et Eric Naulleau étaient invités de « C à vous » sur France 5. Pendant 25 minutes, Anne Elisabeth Lemoine comme Patrick Cohen ont tout fait pour isoler et blâmer Eric Zemmour. Deux visions du journalisme se sont affrontées : la liberté d’expression d’un côté et la censure au service du politiquement correct de l’autre. Tel est le thème principal de ce nouveau numéro d’I-Médias, l’émission de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés, dont le sommaire comporte aussi les sujets suivants.

14:21 Le zapping d’I-Média – Individualisme poussé à l’extrême…

Dimanche 8 octobre, dans l’émission Salut les terriens, le youtubeur Jeremstar a annoncé qu’il allait se marier avec… lui-même : « Je pense que finalement je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi extraordinaire que moi-même ». La blague est d’autant plus gênante que le narcissique Jeremstar s’est mis en scène en essayant des robes de mariée.

24:44 Dove victime de l’hystérie « antiraciste »

Une publicité pour le savon Dove s’attire les foudres du politiquement correct. Un photomontage enflamme Twitter, les médias suivent en dénonçant une publicité raciste… Une femme de couleur se transformerait en femme blanche sous l’effet du gel douche. Mais la publicité a été volontairement tronquée pour y voir un message haineux et les médias sont tombés dans le panneau de l’hystérie « antiraciste ».

30:04 Les tweets d’I-Média – Bertrand Cantat en Une des Inrocks,

L’ancien membre du groupe Noir Désir revient sur la scène médiatique et fait la couverture du journal bobo. Le chanteur y fait la promotion de son nouvel album dans lequel il vante l’immigration de masse et l’accueil des clandestins. Une leçon de morale difficile à entendre venant de l’homme qui a massacré à coup de poings sa compagne Marie Trintignant.

35:28 Attentat de Marseille – Opération diversion, le préfet limogé.

Attaque terroriste à Marseille par un clandestin tunisien délinquant. Le gouvernement fait croire à des dysfonctionnements administratifs. Une version reprise en cœur par les journalistes qui n’ont pas pris la peine de lire le rapport de l’Inspection Générale de l’Administration. La paresse journalistique au service de la communication gouvernementale.

Philippot Marine Le Pen

Florian Philippot face à Marine Le Pen dans « L’Emission politique » ?

13/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce n’est pour l’heure qu’une hypothèse mais elle est sérieusement étudiée : Florian Philippot pourrait être « l’invité mystère » face à Marine Le Pen dans L’Emission politique, jeudi prochain sur France 2. Alors que le fondateur du mouvement Les Patriotes accentue ses critiques à l’égard du Front national, parlant de « revirement extraordinaire » sur la construction européenne, ce serait une façon, pour France 2, de continuer à « mettre Marine Le Pen devant ses contradictions », l’explication avancée en février dernier quand, à la surprise générale, Patrick Buisson avait été l’« invité mystère » face à Marine Le Pen durant la campagne présidentielle. Attaquée sur sa droite en février et sur sa gauche en octobre ?

Le CSA est-il un organe de contrôle de la propagande immigrationniste ?

12/10/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 5 octobre, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a publié une série de décisions. Au moins deux d’entre elles amènent à questionner la véritable mission du CSA.

La chaîne Mayotte Première a été épinglée par le CSA pour un reportage diffusé en décembre 2016

Ce reportage visait « les comités de décasage ». Il s’agit d’actions de délogement menées par des Mahorais contre des clandestins comoriens, accusés de délinquance et d’invasion.

Le CSA a qualifié ce sujet de « controversé » et son traitement aurait été trop peu équilibré. Or, selon le cahier des charges du groupe France Télévisions, qui est imposé par le CSA, une expression pluraliste des points de vue est nécessaire.

Par ailleurs, la chaîne CNews a été rappelée à l’ordre, car l’éditorialiste Ivan Rioufol avait affirmé que « 28 % des musulmans français se réclamaient, au bout du compte, de l’Etat islamique ».

Ivan Rioufol s’était alors appuyé sur une enquête menée par l’Ifop pour l’Institut Montaigne. Celle ci qualifiait pudiquement d’« autoritaires » ces musulmans qui estiment que la charia passe avant les lois de la République. Cette interprétation par le polémiste, au lendemain de l’attentat sur les Champs Elysées, a été regrettée par le CSA car contraire à « l’obligation de promotion des valeurs d’intégration et de solidarité ».

Le CSA accomplit-il pleinement sa mission de garantir l’exercice de la liberté de communication audiovisuelle ? On peut se demander si cette liberté fonctionne dans les deux sens.

Nous attendons les décisions du CSA regrettant l’absence de pluralité d’opinions lors de reportages favorables à l’immigration clandestine ou minimisant l’islam « autoritaire » en France.

Chers lecteurs, lorsque vous assistez à de tels reportages, n’hésitez pas à les signaler au CSA. Vous pouvez le faire en ligne sur le site de l’institution.

L’apostrophe de Minute à Danièle Obono : « Mais qu’on la fasse taire, bordel ! »

11/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ulcéré par les saillies indécentes et idiotes de Danièle Obomo, l’hebdomadaire Minute n’y va pas par quatre chemin en titrant cette semaine sur une photo de « l’afri-féministe » de Mélenchon : « Mais qu’on la fasse taire, bordel ! », ce dernier mot étant accompagné, en petits caractères, de cette précision malicieuse : « ©Macron ». Extraits de l’un des articles consacrés, dans ce numéro, à la porte-parole de la France insoumise.

Minute Danièle ObonoOn peut, comme Jacques Prévert, dire « tu » à tous ceux qu’on aime. A « Minute », on tutoierait plutôt ceux qu’on n’aime pas, mais alors pas du tout. Parce que « ta gueule ! », ça résonne un peu mieux que « je vous demande de vous arrêter ». Danièle Obono, député de Paris et porte-parole nationale de la France insoumise, les enfile, les collectionne, les arbore, fière d’elle, fière de son « afro-féminisme » agrémenté d’« islamo-gauchisme », en boucle sur les télés. Alors oui, ferme-la, plutôt que de débiter connerie sur connerie.

Oui, c’est con de refuser de dire « Vive la France », surtout quand on est un élu, surtout qu’on a été gentiment accueilli et tout aussi gentiment naturalisé français, et qu’on se retrouve député parce que dans ce pays raciste qu’est la France, on peut être gabonais et tout de même député français.

Oui, c’est con, très con, ce parallèle « entre toutes les religions » qui toutes auraient « une idéologie discriminante », la preuve par les djihadistes et par… la Manif pour tous ! Lis ci-contre, ça t’instruira, toi qu’on aurait presque envie de plaindre d’avoir été élevée dans un milieu si religieux puisque, à t’en croire, ton papa croyait (il était protestant, le bougre !), ta maman croyait (elle était catholique), une de tes sœurs avait un papa (un autre, c’est compliqué chez vous) qui croyait aussi, mais lui en Allah, et « tout ce petit monde était aussi animiste » as-tu confié à « Libération ».

Oui, c’est con de dire qu’un chauffeur de bus qui ne veut pas prendre le volant après une femme est un « sexiste pas forcément radicalisé ». Mais non, Obono, ce n’est pas un sexiste. Un sexiste, c’est juste les femmes son problème. Ton chauffeur de bus, son problème, c’est tout ce qui n’est pas islamiste. Tu comprends la différence ou il faut te le dire en anglais ?

Oui, en anglais, parce que ton idéologie, ce n’est pas la France, et, comme dirait Manuel Valls, ce n’est pas la république non plus. Ton idéologie, c’est l’Amérique, et pas celle des cow-boys, celle de la guerre des races, celle des dingos du KKK et des tarés de la Nation of Islam. Et ne me dis pas, Obono, que tu ne vois pas ce que je veux dire. Ton blog, « camaradobono », devrait être sous-titré. La moitié des articles est en anglais. Et que je te cite Malcom X, tu sais le gars sympa qui voulait qu’on bute des Blancs, et que je te cause des Black machin, et que je discute pour savoir si les femmes africaines peuvent être représentées par une femme à la peau noire claire,

Non mais tu crois vraiment que tu as été élue pour ça ? Au passage, je te remercie. Si, il faut. Tu as éliminé au premier tour un sacré sectaire, Ian Brossat du parti communiste. Tu étais sa suppléante à l’élection précédente et là, tu lui as piqué la vedette. Un petit remplacement en quelque sorte… Bien joué, Obono !

Danièle Obono MélenchonTu es fière d’être noire ? Pas de problème. Manquerait plus que tu en aies honte. Mais là, c’est de l’obsession. Tu t’es fait tatouer une carte d’Afrique sur la peau. Après tout, pourquoi pas. A l’origine, tu es gabonaise. Tu n’es française que depuis 2011. Les racines, c’est important, je comprends. Mais là, tu es en France. Tu as été élue par des Français et donc pas que des Africains même s’il y en a de plus en plus qui votent, comme cela n’a pas dû t’échapper, et certainement pas des Américains.

Tu dis que tu n’as jamais adhéré aux Indigènes de la République. Tu sais, ceux qui veulent lutter contre une « Europe impériale blanche » (ah les mythos !). Pourquoi l’aurais-tu fait ? Tu ne serais jamais devenue député. Comme ça, tu dépasses ton papa qui n’a jamais réussi à faire mieux que 0,5 % à l’élection présidentielle gabonaise en 1998. Comme quoi, la France « blanche et impérialiste », elle vote plus Obono que le Gabon.

A propos de ton papa, il a été un cadre important de la banque Paribas-Gabon. Un point commun entre toi et la plupart des gauchistes blancs. Tu es une fifille à papa de la bonne bourgeoisie. Quand il t’a envoyée en France faire tes études à Montpellier – c’était paschezles curés au moins ? –, tu n’as pas eu besoin d’entrer clandestinement. Tu es peut-être venue avec Air Gabon où maman travaillait.

Tout ça pour dire quoi ? Que tu n’es pas une fille de la banlieue mais bien un pur produit de la mondialisation qui réussit. Tu fantasmes sur Malcolm X, mais la société qui t’a produit politiquement, c’est Arnold et Willy.

Tu vois, Obono, pour nous le problème, ce n’est pas que tu sois noire, que tu sois une femme, que tu sois cultivée comme un champ de patates pour disette intellectuelle. Le problème est que, au fond, ce que tu dis est bête, que c’est une insulte à la classe ouvrière que Jean-Luc, ton patron, prétend défendre.

Quand tu dis […]

Extrait d’un article de Philippe Martin à lire en intégralité
dans Minute n° 2842 daté du 11 octobre 2017

Poutine et Russie bashing : les Inrocks en pointe

Un homme blond légèrement dégarni et au regard bleu acier vous dévisage. Il dirige deux doigts vers ses yeux, l’air de dire « Fais bien attention je t’ai à l’œil ». S’agit il du directeur de la CIA, dont un ancien agent fait main basse sur la presse dans les Balkans ? Ou bien du directeur de la NSA, l’agence américaine aux grands yeux et aux grandes oreilles, employant plus de 20 000 personnes et dont le budget dépasse largement les dix milliards de dollars ? Non, c’est Vladimir Poutine qui jette ce regard inquiétant sur la couverture du numéro du 20 septembre 2017 de l’hebdomadaire du charmant milliardaire Pigasse. Poutine dont la stratégie d’influence est détaillée dans un papier involontairement comique du numéro. Florilège.

Sachez le « Vladimir Poutine s’invitera bientôt dans votre salon », il vient d’arriver en parachute, vous le voyez déjà là, mâchoires serrées, l’air pas commode. Le même Poutine qui en 2013 annonçait (le fourbe) ses sombres desseins dans une salle rappelant « la war room bondée du Docteur Folamour de Stanley Kubrick ». La war room ce sont les studios de Russia Today (RT) à Moscou. Puisqu’il y une war room, ces russes doivent bien préparer la guerre… Et puis ces gens là « insistent en permanence sur des sujets qui ont pour but de susciter l’anxiété », ânonne une obscure professeur d’études russes de Rennes. Car ils veulent « déstabiliser la société, créer de l’insatisfaction et instrumentaliser la droite dure et le FN », rien que ça. Et même « préparer le terrain pour la future élection présidentielle » (de 2022 note de la rédaction). On reconnaît là les fantasmes thérapeutiques qui ont suivi l’élection de Trump et le complotisme autorisé : Clinton ne pouvait pas perdre, Clinton ne devait pas perdre, si elle a perdu c’est que le Kremlin a manipulé l’élection et ils vont faire la même chose en France. Fermez le ban ? Oh non car le CSA veille !

Le CSA qui a autorisé RT France en décembre 2015 à émettre non sur le réseau hertzien mais sur le réseau numérique « a placé le site sous surveillance » car « nos homologues en Europe nous ont alertés sur des contenus qui pouvaient être potentiellement problématiques ». Un traitement particulier dont sera exonéré Arte la chaine franco-allemande, véritable instrument de propagande.

Et puis certains journalistes auraient animé « deux sites jugés conspirationnistes et proches de la mouvance Dieudonné/Alain Soral », une réputation bien « sulfureuse ». Pour mémoire le soufre signale l’odeur du diable. Malheureuse Amélie qui signe cet amoncellement de poncifs. Donnons lui une chance de se rattraper avec au choix un reportage sur les médias financés directement ou indirectement par le département d’État américain ou bien une enquête sur la French American Foundation et son programme Young Leaders dont Emmanuel Macron et Édouard Philippe font partie. Pas sur les Inrocks bien entendu. Sur RT ?

Texte repris du site OJIM

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Mots tabous médias

Attentat islamiste de Marseille : les mots tabous des médias

06/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Il n’y a plus de limites à l’extension du champ d’application des mots tabous dans les médias. Dimanche 1er octobre, l’immigré clandestin Ahmed Hanachi égorge deux jeunes femmes, Mauranne et Laura, à la gare Saint-Charles de Marseille. Pour les médias, certains mots vont devenir tabous : égorgement, clandestin, et même terroriste, alors que c’est un attentat islamiste. Le but ? Edulcorer le réel en taisant des éléments essentiels à l’information. C’est ce que démontre Jean-Yves Le Gallou dans cette nouvelle édition d’I-Média sur TV Libertés.

Egalement au sommaire de ce numéro 170 :

Le Zapping d’I-Média
La député Danièle Obono nie le concept de radicalisation. Invitée sur le plateau de BFM TV dimanche 1er octobre, l’élue de la France Insoumise a affirmé qu’un chauffeur de bus qui refuserait de conduire son véhicule après que ce dernier ait été utilisé par une femme relèverait plus du sexisme que de la radicalisation islamique.

Bad buzz orchestré pour Angot, la folle à Ruquier
Clash violent sur France 2 dans l’émission On n’est pas couché entre la chroniqueuse Christine Angot et l’auteur Sandrine Rousseau. Après avoir quitté le plateau pendant une vingtaine de minutes, la chroniqueuse a provoqué les pleurs de l’invité. La séquence est violente, même indécente, et fait le buzz sur internet. Cette scène semble surtout avoir été orchestrée pour faire remonter les audiences de l’émission phare de France 2.

Les tweets de la semaine
Le Monde des Religions censure un article pour avoir évoqué l’association SOS Chrétien d’Orient. Le 3 octobre, un utilisateur de twitter a signalé au journal que l’association est « d’extrême droite et pro Assad ». Quelques instants plus tard, le journal a retiré l’article tout en présentant ses excuses.

Las Vegas, la piste Daesh ne fait pas recette.
Fusillade meurtrière à Las Vegas dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 octobre. Malgré les revendications de Daesh, le gouvernement américain comme les médias restent perplexes. Pour les médias il faut trouver un nouveau bouc émissaire : le 2e amendement qui érige le port d’arme en droit constitutionnel.

Islamisme : l’hebdomadaire Marianne dénonce à son tour la politique de l’autruche

05/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Qui restera-t-il, à part peut-être Libération, pour ne pas s’inquiéter des avancées de l’islamisme ? Marianne, dans son numéro à paraître demain, s’inquiète à son tour de la politique de l’autruche qui prévaut. En Une, le dossier de la semaine, titré : « Ceux qui ne veulent pas voir », et comme surtitre : « L’islamisme avance, le terrorisme frappe partout… » Mais jusque-là, tout va très bien, madame la marquise…

Marianne Couv Islamisme