Stade de France : la presse anglaise et espagnole vent debout

stade france racailles

Là où la presse anglaise parle des « jeunes » du quartier, la grande presse espagnole n’hésite pas à évoquer les bandes maghrébines et africaines. Mais à part cela, les journaux mainstream des deux pays relaient les mêmes témoignages accablants de leurs supporters et journalistes sportifs et ils n’ont aucun doute : les ministres français mentent effrontément en cherchant à faire porter la faute aux Anglais, la police a fait preuve d’amateurisme et de brutalité à l’égard des supporters détenteurs de vrais tickets, et elle n’a même pas cherché à protéger les honnêtes gens agressés pour leur argent, leur téléphone ou leur ticket par des hordes incontrôlées.

« Paris n’est pas en mesure d’accueillir les Jeux Olympiques de 2024 », clame le titre d’un éditorial du Telegraph. L’éditorialiste note que « la police a refusé de lever le petit doigt lorsque des supporters ont été agressés et volés par des bandes locales », et remarque que la grande majorité du public et les journalistes français ne croient pas un mot des mensonges des ministres Darmanin et Oudéa-Castéra.

Plusieurs articles de la presse britannique font également état d’une police française qui continuait d’utiliser son gaz lacrymogène à la sortie du match contre des supporters anglais qui n’avaient rien demandé à personne, et que les personnes malvoyantes ou sur des fauteuils roulants n’ont pas été épargnées, ni par les forces de l’ordre, ni par les bandes de délinquants ultra-brutaux et souvent armés de couteaux. Description du très politiquement correct Guardian : « Des images télévisées ont montré des jeunes hommes, qui ne semblaient pas porter les couleurs de Liverpool, escalader les barrières du stade et sauter à l’intérieur. D’autres supporters à l’extérieur, dont des familles avec des enfants, ont été aspergés de gaz lacrymogène par la police anti-émeute. »

Les journaux britanniques n’apprécient pas non plus le communiqué de l’UEFA qui faisait porter la faute du retard du match sur des supporters anglais arrivés au dernier moment, et ils n’ont pas manqué de noter que ce sont les forces de l’ordre, par un déploiement mal organisé, qui ont créé des embouteillages dangereux sur les chemins menant à l’entrée du stade. « Je ne suis pas sûr qu’il soit possible d’avoir un événement plus mal organisé, même en essayant », a twitté l’ancien joueur de l’équipe d’Angleterre Gary Lineker, qui était présent et qui a qualifié la situation d’« absolument désordonnée et dangereuse ».

On notera au passage que le maire de Liverpool lui-même s’est fait voler son téléphone et ses effets personnels. Mais « le gouvernement français trouve apparemment plus agréable de rejeter la faute sur les supporters de Liverpool que de faire face à la violence de ses propres forces de police », commente le Guardian, alors que le Premier ministre Boris Johnson lui-même s’est dit profondément déçu de la manière dont les supporters de Liverpool ont été traités, et que des ministres et députés demandent à l’UEFA une enquête indépendante.

En Espagne, les journaux relaient aussi les témoignages de supporters du Real Madrid sur les scènes d’anarchie et de zone urbaine sans foi ni loi, où chacun après le match ne pensait qu’à s’enfuir en sauvant non seulement ses biens mais aussi sa peau face aux bandes ultra-violentes de Maghrébins et d’Africains. El Mundo titre même : « L’Etat défaillant de Saint-Denis : les incidents de la Ligue des champions mettent à nu les failles de la France », précisant que « Saint-Denis est l’une des localités les plus mal en point de la périphérie parisienne, et peut-être celle qui illustre le mieux certains des problèmes chroniques de la France ». Le journal de centre-droit ABC, qui n’est pas moins mainstream que El Mundo, titre quant à lui : « Gangs de Saint-Denis : la gangrène de la violence menace le football français et les Jeux de 2024 ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er juin 2022

Ce 30 mai 2022 – Soirée Valeurs Actuelles : 9 associations présenteront au Grand Rex leur projet lors d’une levée de dons

André Bercoff, la liberté de déplaire

André Bercoff

16/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Rien de plus indémodable qu’un journaliste à l’ancienne. Voilà plus de 40 ans qu’André Bercoff met les pieds dans le PAF. André Bercoff revient dans cet entretien sur ses 60 années de vie médiatique, de ses rencontres avec Castro et Trump à son amour immodéré pour la littérature.

Populiste et populaire, libertaire et littéraire, il se livre comme jamais dans ce nouveau « Portrait d’Éléments ».


« Pour le gratin médiatique il faut s’appeler Malik » – Disney et Netflix au service de « l’antiracisme »

malik disney

Une mini-série dédiée à Malik Oussekine est diffusée à partir de ce 11 mai sur Disney+. Le géant américain démontre une fois de plus son engagement politique.

« Tu t’appelais Sébastien, ton prénom n’évoque rien. Pour le gratin médiatique il faut s’appeler Malik ! » En 1997, le groupe de rock identitaire Vae Victis faisait ce constat dans une chanson dédiée à Sébastien Deyzieu, militant nationaliste mort en 1994 en tentant de fuir la persécution policière (voir notre article en page 5). Vingt-cinq ans plus tard, le nom de Sébastien est honoré par ses camarades mais est oublié par les Français et les médias, quand ces derniers ne font pas le choix de le salir.

Pendant ce temps-là, celui de Malik Oussekine, lui aussi victime de la police, est, quant à lui, immortalisé dans une série télévisée mondialement diffusée via Disney+. Ce 11 mai sortent en effet les quatre épisodes d’une heure de ce programme simplement intitulé Oussekine, qui racontera cette triste affaire en long, en large et en travers.

Le réalisateur n’est autre que le Français Antoine Chevrollier, connu pour son travail sur la série Le Bureau des légendes. Le cinéaste a expliqué à l’AFP être intéressé par « les injustices », « que ce soit à l’endroit des enfants d’immigrés ou des prolétaires de province ». Son travail n’a rien d’innocent puisque le cinéaste clame également que « le temps est venu de dépoussiérer le roman national ».

Deux poids deux mesures et culpabilisation, les deux mamelles de la propagande

En d’autres termes, un fait divers – malheureux, certes – remontant à 1986 va être réinterprété et présenté comme un « sujet de société ». Il est d’ailleurs aisé d’imaginer les conséquences de la diffusion de cette série : la victimisation de tous les Algériens va reprendre de plus belle, tout comme la diabolisation de la police, des pouvoirs publics et plus globalement des Français en général. Il n’est pas à écarter que Jean-Luc Mélenchon et ses sbires, Taha Bouhafs en tête, fassent leurs choux gras de cette histoire, comme si le drame venait de se produire et qu’il était habituel.

Disney, loin, très loin de ses traditionnelles histoires de souris, d’écureuils ou de princesses, va semer un peu plus la discorde en culpabilisant encore un peu plus les Français, pour ne pas dire tous les Blancs d’Occident. De Madrid à New York en passant par Londres, la diffusion internationale va en effet produire une bouillie idéologique de laquelle ne pourra émerger qu’un antiracisme puéril déconnecté de la réalité, digne de Black Lives Matter.

Pendant ce temps-là, les petits Français qui se font agresser, poignarder, violer et tuer chaque jour par les compatriotes de Malik Oussekine resteront dans l’anonymat. Leur malheur restera ignoré, méprisé, nié. Pour Disney+, ce n’est pas vendeur.

Le deux poids deux mesures a de beaux jours devant lui. Les autoproclamés rebelles et anarchistes ont les studios américains les plus riches et les plus puissants de leur côté.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 mai 2022

I-Média – Twitter : Musk VS Soros

09/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Elon Musk se heurte aux intérêts internationaux du financier George Soros et se met à dos l’Union Européenne et les journalistes, dans le cadre du rachat de la plateforme Twitter.

Découvrez les dessous d’un combat qui s’annonce épique entre les censeurs sorosiens et le Spartacus de la liberté.


Élection présidentielle : les médias de grand chemin ont sorti l’artillerie lourde pendant la campagne électorale

medias propagande

Si certains pensaient que le respect du pluralisme avait fait des progrès en France, ils en sont pour leurs frais. Alors que 13 millions d’électeurs ont porté leurs suffrages à Marine Le Pen lors du 2ème tour de l’élection présidentielle, le Rassemblement National et ses soutiens continuent à être stigmatisés et à être considérés comme infréquentables. Avant le premier tour, c’est Éric Zemmour qui subissait les foudres de l’oligarchie médiatico-politique. Dans cette mise au ban, les médias de grand chemin prennent toute leur part. Nous en avons parlé brièvement le 25 avril 2022. La revue de presse qui suit rentre plus dans le détail.

Le paratonnerre Zemmour

De nombreux commentateurs de la vie politique en conviennent : Éric Zemmour a durant la campagne électorale précédant le 1er tour de l’élection présidentielle servi de paratonnerre à Marine Le Pen. Les médias de grand chemin ont en effet fait feu de tout bois pour écarter le candidat Éric Zemmour du cercle de la respectabilité et l’ostraciser.

L’OJIM y a consacré quelques articles, notamment à l’occasion d’un meeting à Nantes, d’un déplacement à Marseille et d’une tribune des « journalistes-pas-complices ».

L’approche du 2ème tour de l’élection présidentielle a été marquée par un retournement de situation. De nombreux « people » et journalistes ont rivalisé d’efforts pour diaboliser le vote en faveur de la candidate du Rassemblement national.

Les médias de grand chemin en campagne pour Emmanuel Macron

Pour ne citer que deux exemples des nombreuses tribunes appelant à faire barrage à Marine Le Pen, le 15 avril, dans L’Express, un collectif de professionnels de santé exprimait « sa préoccupation quant au projet porté par la candidate du RN ».

Le 20 avril, Libération nous informait que « près de 300 personnes issues du monde du sport se sont rassemblées à la Maison du judo à Paris pour appeler à faire barrage à l’extrême droite le 24 avril ».

Mais les médias de grand chemin ne se sont pas contentés de relayer des appels à voter en faveur d’Emmanuel Macron. Nombre d’entre eux ont de façon totalement décomplexée fait eux-mêmes campagne pour le candidat LREM.

Les exemples de ce parti-pris sont innombrables :

Le 8 avril, Challenges entendait nous faire savoir « comment Marine Le Pen camoufle ses folies budgétaires ».

France 24 reprenait mot pour mots le verbatim de militants écologistes dans un article au titre inquiétant : « avec Marine Le Pen au pouvoir, “il n’y aurait aucun espoir” pour la planète ».

Le Parisien n’a également pas ménagé ses efforts pendant la campagne électorale pour orienter le choix de ses lecteurs. Le 19 avril, il s’agissait de mettre en lumière « les 5 failles du programme économique » de Marine Le Pen.

Ce qui fut jadis un journal de référence et qui est devenu un journal de déférence à l’idéologie “woke”, Le Monde, nous mettait gravement en garde le 9 avril : « abstention, extrême droite, les pièges du premier tour ».

Le Figaro, à l’image d’une grande partie de son lectorat, a multiplié les articles très critiques à l’encontre de Marine Le Pen, tout en ménageant Emmanuel Macron, présenté comme plus « raisonnable », bien qu’il ait littéralement « cramé la caisse » durant son mandat.

Le service public de radiodiffusion, fidèle à son orientation idéologique, n’a pas été en reste. Pour ne donner qu’un exemple, le 19 avril, dans un nouvel exercice de diabolisation, France Info entendait nous démontrer « pourquoi le programme de Marine Le Pen reste ancré à l’extrême droite, malgré la dédiabolisation ».

Pour lire la suite, c’est ici !

Elon Musk rachète Twitter : une bonne nouvelle pour la liberté d’expression ?

Elon Musk

Quand Le Monde s’étouffe, la liberté d’expression respire mieux. C’est pourquoi, en étant très prudent sur l’avenir du « Twitter gouvernance Musk », on peut se réjouir de certaines réactions à ce rachat. La démocratie enfermiste de la liberté de pensée est en transe. C’est bon signe. L’homme le plus riche de la planète, suivi par 83 millions de personnes, compte bien bousculer le petit oiseau bleu qu’il a racheté 46 milliards de dollars.
Une tribune signée Pierre Boisguilbert.

Twitter est quand même le réseau social qui a banni, au nom de la lutte contre la haine, un président élu puis un candidat ayant approché les 80 millions de suffrages aux USA. Le Net, un temps espace de liberté, était en train de se transformer en bras armé de l’idéologie dominante. Que veut donc ce Musk qui fait si peur au Monde ? Le milliardaire veut faire du réseau social « une arène ouverte pour la liberté d’expression » en libéralisant ses règles de modération. Le sénateur républicain Jim Jordan, par exemple, a salué « le retour de la liberté d’expression » sur la plate-forme, tandis que la sénatrice du Tennessee, Marsha Blackburn, connue pour ses positions conservatrices, a déclaré qu’il s’agissait d’un « grand jour pour être conservateur sur Twitter » et qu’il était « temps que Twitter devienne ce qu’il est censé être : une plate-forme numérique ouverte à toutes les opinions ». Et le journal français qui fut de référence de préciser son inquiétude : « On s’inquiète de ce culte d’une liberté d’expression absolue défendue par le nouveau patron de Twitter, à rebours des efforts menés depuis plusieurs années par la plate-forme pour améliorer la modération des contenus haineux. » La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a immédiatement mis en garde contre un « accord dangereux pour notre démocratie ». Dans l’Union européenne, le commissaire responsable du marché intérieur, Thierry Breton, a prévenu que le réseau social « devrait s’adapter totalement aux règles européennes », tandis que le secrétaire d’État chargé de la transition numérique en France, Cédric O, a tenu à rappeler que « le Digital Services Act – et donc l’obligation de lutter contre la désinformation, la haine en ligne, etc. – s’applique[rait] quelle que soit l’idéologie » du propriétaire de Twitter.

Ce qui est sûr, c’est que la censure du bien autoproclamé et du politiquement correct insupporte le milliardaire. Sur son compte Twitter, M. Musk a longuement détaillé sa défiance et sa réprobation vis-à-vis des médias traditionnels, caressant même l’idée de créer un service de notation des médias et des journalistes. Il est vrai qu’il est à contre-courant très souvent. Il a dénoncé avec force un « virus woke » ou la politique sanitaire de la pandémie de Covid-19 – dont il qualifiait la panique en découlant de « stupide » ;

Il est contre l’idéologie enfermiste au nom du bien, c’est son côté libertarien. C’est de plus une réussite blanche avec des racines en Afrique du Sud, on comprend l’hostilité quasi génétique de la planète woke. Son grand-père maternel, Joshua Haldeman (1902-1974) vécut en Afrique du Sud une existence d’aventurier, reliant Alger au Cap en voiture ou explorant une mythique citée perdue dans le désert du Kalahari. Elon Musk, qui émigra de son Afrique du Sud natale en Amérique du Nord en 1989, est de la même veine : cet ingénieur de génie aux convictions libertariennes trouve que les États-Unis deviennent trop progressistes. Le courant libertarien fait directement écho à un libéralisme radical ainsi qu’à une liberté totale et absolue d’expression.

Si le milliardaire Elon Musk avait déjà affiché une certaine sympathie pour le mouvement conservateur, en découlent des passerelles avec une orientation politique en direction des valeurs défendues par l’ancien président Donald Trump, notamment en ce qui concerne la liberté d’expression. Bien qu’il se soit longtemps revendiqué comme démocrate, Elon Musk avait déjà affiché son soutien à l’ancien président sur Twitter. Après l’assaut du capitole à Washington, qui avait enflammé les réseaux, les comptes Twitter, Facebook et Instagram de l’ancien président des États-Unis avaient été suspendus pour une durée indéterminée. De nombreux messages considérés comme « incitant à la haine » avaient également été supprimés des réseaux. C’est peut-être ce qui a motivé Musk. On comprend la crainte des réseaux actuellement dominants vis-à-vis du rachat de la plate-forme par un libertarien comme Elon Musk.

Le retour d’une liberté d’expression absolue ferait donc les affaires des clans pro-Trump, particulièrement actifs sur les réseaux sociaux, analysent les médias mainstream. Marianne redoute même le retour d’opinions racistes autorisées aux USA. Elon Musk affirme, lui, vouloir « la fin du bannissement permanent de certains utilisateurs ». Il découvre une vérité, la liberté d’expression est faite pour ceux qui ne pensent pas comme les autres, la majorité ou le pouvoir. Il était urgent de le rappeler, c’est ce que fait Elon Musk : « J’espère que même mes pires détracteurs resteront sur Twitter, parce que c’est ce que signifie la liberté d’expression. »

Tribune reprise de Polémia

Qui a peur de la liberté d’expression ? – Twitter libéré, Netflix en chute. Est-ce la fin de la dictature conformiste ?

liberté d'expression

Le rachat du réseau social Twitter par le milliardaire Elon Musk provoque un raz-de-marée dans l’univers des « wokes » et autres « antifascistes ». Le magnat sud-africain est en effet un adepte de la liberté d’expression totale, y compris pour les conservateurs. Les bien-pensants s’inquiètent.

Le quotidien bruxellois Le Soir, chef-d’œuvre du politiquement correct, publiait mercredi, en page deux, un dessin de presse représentant le milliardaire américain Elon Musk ouvrant une cage à oiseaux. Et de cette cage s’envolaient couteaux, têtes de mort, bombes et croix gammées. Musk vient d’acheter l’entreprise Twitter (cf. Présent du 15 avril), et le dessin est censé illustrer l’indignation du « camp du bien » : le milliardaire prétend en effet supprimer la censure sur Twitter, rétablir la liberté. Rappelez-vous : le président Trump avait lui-même été chassé de Twitter, et ses 90 millions de « suiveurs » avec lui. Dorénavant, sous-entend donc Le Soir avec ce dessin de presse, les nazis vont pouvoir s’exprimer librement. L’achat de Twitter par Elon Musk indigne la gauche planétaire, car l’homme est pro-républicain et il a clairement dit qu’il entendait s’attaquer à cette censure de plus en plus insupportable. Compte tenu de la force de frappe financière qu’il représente, ce ne sont certainement pas les Sleeping Giants et autres structures gauchistes sponsorisées par Soros qui vont pouvoir faire taire le « Twitter libéré ».

En Europe aussi, cette acquisition de Twitter a fait l’effet d’un coup de tonnerre. « L’extrême droite » va pouvoir parader partout, s’indignent les médias gauchistes et du service public. Mais, pour ce qui concerne la France, ils tentent néanmoins de rassurer leur public en expliquant que la suppression de la censure, des systèmes de filtrage, pilotés d’ailleurs par les médias sociaux eux-mêmes, par délégation de pouvoir du gouvernement, sera très difficile. Il n’empêche que la censure de Twitter va être plus difficile à pratiquer, car désormais contraire aux valeurs de l’entreprise.

Pour Netflix, la reine d’Angleterre était noire, et la moitié de la cour aussi. Au XIXe siècle !

Une seconde mauvaise nouvelle a secoué le monde des réseaux sociaux : Netflix, le diffuseur de séries et de films payants, connaît pour la première fois de son histoire un recul du nombre de ses utilisateurs et donc de son chiffre d’affaires. C’est Pierre Boisguilbert qui nous raconte cela sur le site de Polémia : 200 000 personnes se sont désabonnées, alors que le marché anticipait au contraire un gain de 2,5 millions d’inscrits. De ce fait, le cours de l’action a littéralement plongé : − 25 % ! Pourquoi cette dégringolade est-elle une bonne nouvelle ? Parce que les séries de cette chaîne sont honteusement truquées, la vérité historique bafouée, tout cela au nom d’un prétendu antiracisme, d’une prétendue lutte contre l’homophobie. Le politiquement correct qui est imposé dans les films historiques est spécialement grotesque. La cour d’Angleterre racontée dans La Chronique des Bridgerton, série historique se passant au XIXe siècle, tente par exemple de nous faire croire que la reine d’Angleterre était noire, que la moitié de la cour l’était aussi. La lutte contre les préjugés raciaux doit-elle vraiment passer par de tels trucages et anachronismes ? Pour lutter contre l’homophobie, les séries comportent toutes, désormais, des couples homosexuels, les hétéros deviennent l’exception. Favoriser la normalisation de ces pratiques, pourtant ultra-minoritaires, devient le principal objectif de ces films, et Netflix multiplie donc les scènes de sodomisation et autres. Ce qui choque les familles, et a suscité ce mouvement de retrait de la chaîne. Entre les films, les coupures publicitaires sont désormais, elles aussi, racialisées et mettent en scène de couples homos.

Pour l’instant, Netflix ne veut pas reconnaître d’où vient son problème de désabonnements, craignant que l’explication soit elle-même interprétée comme une marque d’homophobie ou de racisme…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2022

La libération de Twitter affole les flics de la pensée

Panique chez les censeurs ! La décision d’Elon Musk de libérer Twitter affole les gardiens du politiquement correct, les « modérateurs » et autres donneurs de leçons. Le milliardaire américain, qui vient de racheter ce réseau social pour 44 milliards de dollars, a expliqué sa politique : « La liberté d’expression est le ciment d’une démocratie fonctionnelle, et Twitter est une agora digitale où sont débattus les sujets vitaux pour l’avenir de l’humanité ». Ce vent de liberté, venu des Etats-Unis, aurait dû être salué par tous comme une délivrance. L’absence de débats n’a-t-elle pas été étouffante lors de la campagne présidentielle? Faudrait-il se satisfaire des seules influences américaines du wokisme et de la victimisation des minorités, qui prétendent s’imposer en terrain conquis ? Pourtant, à entendre la pensée dominante, cette annonce de Musk est vue comme une menace.

« Il y a quelque chose de liberticide dans une liberté totale », a commenté ce mercredi (Europe 1) Raphaël Enthoven. Le penseur labellisé avait déjà été en pointe pour soutenir la politique sanitaire du gouvernement, ses atteintes aux libertés, ses confinements, ses vaccinations pour tous, ses discriminations entre citoyens. Depuis, la propagande hygiéniste s’est fermée à la critique au nom de certitudes imperméables aux faits. Pour les gardes-chiourmes de la pensée obligée, il n’existe aucune alternative au narratif officiel, sauf à être accusé de complotisme ou d’obscurantisme.

Apparaît en fait un système usurpé : fragile, il redoute la contradiction. La diabolisation du contradicteur et l’insulte du récalcitrant sont les ressorts d’un pouvoir qui ne supporte pas la contestation. L’accusation en extrême droitisme, qui a servi à écarter la contestation des classes moyennes au profit de la réélection d’Emmanuel Macron, fait partie du bourrage de crâne. Il n’est donc pas surprenant que la maréchaussée, qui veille à la propreté des idées, voit d’un mauvais œil une libération de Twitter. L’Union européenne s’est empressée de faire savoir que Musk aura à se plier à ses règles (le Digital Service Act) qui obligent les Gafam à retirer de leurs sites les contenus illicites. Il va sans dire que ces textes devront s’imposer, comme s’imposent les lois qui protègent les plus faibles, qui interdisent les appels à la violence, au meurtre, au racisme ou les intrusions dans la vie privée.

Il n’a jamais été soutenu qu’une totale liberté de tout dire était souhaitable. Mais rien n’est plus contestable que les prétentions de la législation française et des lyncheurs professionnels à traquer les « propos haineux » ou les « fake news » : ils ne répondent qu’à des définitions subjectives et à des volontés supérieures de faire taire. Comme le remarque le géographe Christophe Guilluy (Le Figaro, mardi) : « Si demain le dalaï-lama se présentait avec un programme souverainiste, il serait aussitôt fascisé (…) ». Musk veut délivrer les gens libres des muselières et des oeillières : seuls les flics de la pensée l’accusent du pire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 avril 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Censuré sur Twitter : entretien avec Grégory Roose

Grégory Roose

Grégory Roose est un influenceur politique, actif sur de nombreux comptes sociaux. Il est aussi auteur de nouvelles, comme Train de nuit. L’Ojim lui a posé quelques questions sur la censure dont il vient d’être la cible et sur la façon dont il a réagi.

Grégory Roose, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je me décrirais comme un écrivain assez actif sur les réseaux sociaux pour réagir et faire réagir face aux nombreux dangers du progressisme et du “wokisme”, entre autres périls qui nous guettent.

Comment utilisez-vous Twitter, pourquoi et comment en avez-vous été évincé ?

J’étais utilisateur actif de Twitter depuis 2017 et m’en servais pour publier mes réflexions sur l’actualité, les menaces qui pèsent sur notre société ainsi que des réactions, souvent sur le ton de l’humour et du sarcasme, aux tweets d’autres utilisateurs, ce qui m’aura finalement valu le bannissement définitif de cette communauté virtuelle. Car la raison officielle de mon éviction est d’avoir réagi avec sarcasme et lassitude à un article de Libération dans lequel une féministe notoire prétendait le plus sérieusement du monde être menacée de mort en cas d’arrivée de Marine le Pen au pouvoir. Ma réaction à ce délire de persécution érigé en outil de propagande par la presse militante subventionnée ? “On va encore devoir supporter longtemps ces déficients mentaux ?”. Voilà. J’aurais pu dire “ces imbéciles”, ce qui revenait à la même chose, mais un obscur modérateur de Twitter a obéi à un délateur en fermant mon compte définitivement pour ce “comportement haineux en raison d’un handicap”. Orwellien. Pendant ce temps, d’autres insultent, menacent, harcèlent sans être inquiétés.

Avec plus de 38 000 abonnés qui suivaient mon compte, Twitter était pour moi un formidable outil de communication et de militantisme, certains de mes tweets ayant pu être lus plus d’un million de fois et parfois être repris dans la presse nationale. Ce fut notamment le cas lorsque j’ai lancé la pétition contre la venue de Médine au Bataclan qui fut ensuite reprise par la presse et d’autres militants ou quand j’ai publié un premier article sur ce qui deviendrait le scandale Nick Conrad qui appelait à “tuer des bébés Blancs dans les crèches” et à “pendre leurs parents”. On notera que Twitter a supprimé mon compte, mais celui de Nick Conrad est toujours en ligne. Twitter interdit le sarcasme à l’égard une féministe hystérique, mais tolère l’appel au génocide des Blancs.

Comment avez-vous répondu à cette censure ?

J’ai fait appel, pour la forme, mais sans grand espoir d’être entendu. Il fut unilatéralement rejeté en 1 heure et 3 minutes. Mon compte de secours vient de subir le même sort, trois jours après son lancement. Pourtant, j’ai démontré sans grande difficulté que cette censure était abusive en ce que le tweet incriminé n’enfreignait pas le règlement de Twitter : je n’ai menacé personne, ni appelé à la violence, ni harcelé. Le dialogue est impossible. Il me resterait bien la voie de la justice, ce qui me coûterait beaucoup de temps et d’argent pour un piètre résultat : même en cas d’improbable victoire, mon compte réactivé serait de nouveau banni au premier crime de lèse-wokisme. Le meilleur moyen de répondre à cette censure est donc de produire un travail de qualité sur le long terme. Si j’y parviens, d’autres utilisateurs pourraient prendre le relais en diffusant sur leur compte les réflexions qu’ils trouveront pertinentes, la sortie de mes nouveaux livres ainsi que des extraits.

Quels conseils donneriez-vous à un utilisateur de Twitter ?

Chevauchez le tigre ! Utilisez l’arme des adversaires à votre avantage ! L’humour et le sarcasme restent selon moi la meilleure arme pour contourner la censure des modérateurs tout en restant pertinents. Ces moyens d’expression m’ont permis de survivre longtemps en milieu hostile, mais le moindre écart de langage sera fatal dans tous les cas. Twitter est, comme d’autres réseaux sociaux, soumis à de très fortes pressions des autorités de l’UE pour faire des réseaux un espace exempt de toute critique contre l’immigration massive, l’écologisme dressé en religion, l’ordre établi, etc. L’Union vient d’ailleurs d’imposer une régulation renforcée et sous astreinte aux réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, Twitter ou TikTok et aux sites de vente en ligne. Concrètement, il sera demandé aux grandes plateformes de supprimer sous 24 heures tout contenu jugé “problématique”, notion volontairement vague, ce qui va mettre en danger la liberté d’expression et engendrer une censure encore plus excessive. La parole libre et la critique, même constructive, sont compromises sur les réseaux sociaux.

Où peut-on vous retrouver maintenant ?

J’écris une chronique chaque semaine pour Valeurs actuelles et je continue à communiquer activement sur mon site internet ainsi que sur Telegram, l’un des rares réseaux où la liberté de parole n’est pour l’instant pas totalement menacée. Et pour ceux qui aiment la lecture, je prévois de sortir trois livres cette année, dont deux recueils de nouvelles.

Tribune reprise de Ojim

Le matraquage médiatique, vainqueur de la présidentielle, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

Vous aimez le passe vaccinal, les parcs d’éoliennes, les féministes voilées, les sermons des people ? Vous allez être comblés : vous venez d’en reprendre pour cinq ans. Le Système a su se maintenir en place, grâce à un toujours efficace « front républicain ». Je ne peux cacher une certaine déception au vu des résultats. Je m‘étais pris à espérer, idéalement il est vrai, une résistance des électeurs face à l’indécent bourrage de crâne de ces dernières semaines. Mais le matraquage contre le péril « d’extrême droite », repris par la totalité des médias et des pouvoirs en place, a fait son œuvre. La propagande a été plus forte que l’analyse des colères françaises, qui ne se rattachent en rien aux caricatures « fascistes » qui en sont faites par les gardes-chiourmes de la caste. Emmanuel Macron a été brillamment réélu dimanche soir (avec 58,5% des suffrages contre 41,50 % à Marine Le Pen) en bénéficiant à 40% d’un vote de rejet de son adversaire. 42% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon se sont reportés sur le président sortant, contre 17% qui ont choisi Le Pen.

Le choix de Macron d’esquiver les débats et de diaboliser l’adversaire a été une stratégie payante. Marine Le Pen a subi une défaite cuisante, même si elle a amélioré son score de plus de 2,5 millions de voix par rapport à 2017. Au moins peut-elle se réjouir de n’avoir pas à gérer les périodes tendues qui s’annoncent avec une hausse de l’inflation, de l’endettement et de la vulnérabilité plus générale du pays. Macron va avoir à assumer lui-même les conséquences de ses politiques. Il s’est d’ailleurs gardé hier soir, à raison, de tout triomphalisme affiché.

Reste que si le scrutin est sans appel et que Macron a toutes les raisons de se satisfaire de la prouesse de sa réélection, la photographie politique n’en est pas moins voilée. La frustration qui est la mienne devant des débats confisqués et des interdits de penser me semble être commune à beaucoup d’électeurs. Il leur est répété, sondages à l’appui, que la société aurait viré à droite. Or c’est la gauche mélenchoniste et islamo-gauchiste qui, pour partie, a favorisé également l’élection de Macron, soutenu par la presse moutonnière. Le président, qui avait reçu le soutien de la Grande mosquée de Paris et du Rassemblement des musulmans de France, a fait de très bons scores dans des villes de la « diversité » : 75% aux Mureaux, 70% à Grigny, 74% à Trappes.

S’il recueille au total 18,7 millions de voix contre 13,2 millions à Le Pen, la somme des absentions et des votes blancs et nuls atteint 16,6 millions d’électeurs (13,6 millions d’abstentions, 3 millions de blancs et nuls). Quand autant de citoyens ne veulent plus jouer le jeu de la démocratie, c’est que celle-ci ne fonctionne plus correctement. De fait, l’imposition d’un discours unique ne peut qu’assommer, un temps seulement, l’électeur incertain. Cette situation ne peut perdurer sans risque d’explosions insurrectionnelles. Hier soir, Macron a promis « l’invention collective d’une méthode refondée ». Vous aimez aussi les mots creux ? Vous allez être servis.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 avril 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Démocratie : mais où sont donc passés les médias d’opposition à Macron ?

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La France est une grande démocratie. En tout cas, c’est ce que l’on entend sur le ton de l’autosatisfaction supérieure dans les médias qui s’autoproclament « de référence ». Une démocratie qui donne des leçons dans le monde entier. Enfin, plus en Russie et chez Orbán qu’en Chine, à Singapour ou dans les Émirats arabes. Question de regard. Revenons en France, où le débat démocratique est équilibré, où la presse est libre. Où les électeurs ont le choix de s’informer en toute indépendance et en toute impartialité.

Quel beau pays ! Tenez, faisons le compte des médias qui soutiennent Macron : Le Figaro a appelé ses lecteurs en ce sens dans un éditorial. C’est son droit le plus strict. Son actionnaire, le groupe Dassault, a des avions à vendre, il a besoin de l’État. Les médias de service public, France 2, France 3, France 5 ou le très neutre France Inter n’ont appelé à voter pour personne, direz-vous. Certes, mais curieusement, personne n’a songé à leur faire le procès de rouler pour Marine Le Pen. Le Monde, Challenges, Libération, eux, ont clairement appelé à battre Le Pen. Encore une fois, c’est leur droit et nous ne le leur contestons pas. Mais on ne peut tout de même pas nous empêcher d’être un peu surpris. Tenez, si un de nos interviewés nous confiait au micro « Avec Emmanuel Macron, les pauvres vont peut-être mourir », nous arrêterions immédiatement l’interview à Boulevard Voltaire et nous proposerions à notre orateur un verre d’eau. On lui expliquerait que ce n’est pas sérieux, que nous sommes sous la lampe de fact-checkers très rigoureux, payés au moins en partie par l’État, et qu’on ne peut se permettre de dire n’importe quoi. L’interlocuteur aurait compris, il aurait reformulé sa phrase et prononcé quelque chose comme : « Avec Emmanuel Macron, les pauvres vont peut-être souffrir. » Imprimatur. Merci, c’est parfait. Pourtant, dans Le Parisien, le ministre de l’Intérieur lance en toute impunité : « Avec Marine Le Pen, les pauvres vont peut-être mourir. » Et ça passe crème ! Un autre exemple ? Une élue du RN, par exemple, aurait pu nous lancer : « Si Macron gagne, moi comme bien d’autres amoureux de la France, nous sommes menacés très directement de mort. » Là encore, nous aurions usé de la technique du verre d’eau. Non, Mademoiselle, cela va être difficile de publier cela, respirez bien fort et on reprend. Libération a eu moins d’états d’âme en publiant ces propos d’Alice Coffin, repris au bond par Gabrielle Cluzel : « Si l’extrême droite gagne, moi comme tant d’autres militant·e·s féministes, ou antifa, ou antiracistes, nous sommes menacé.e.s très directement de mort. » Allons-y pour l’exactitude, la précision et l’honnêteté du propos.

Mais il y a pire. Dans cette grande démocratie libérale où les opinions et les médias sont si libres, faisons le compte des médias qui ne soutiennent pas Macron, qui ne sont pas violemment hostiles à la candidate de deuxième tour, celle qui a recueilli le plus de voix derrière Emmanuel Macron et représentera, au final, autour d’un Français sur deux, un peu plus ou un peu moins. Mettons dans ce camp la chaîne CNews, qui s’en défendrait avec raison, arguant qu’elle donne la parole à un large éventail d’opinions. Disons qu’on peut y entendre parfois des propos moins amènes vis-à-vis du gouvernement qu’à l’antenne de ses concurrentes. Rappelons, au passage, que CNews fait justement l’objet d’une offensive de l’association Reporters sans frontières, qui entend réviser les lois françaises et faire appel au Conseil d’État comme au Conseil constitutionnel pour la remettre dans le droit chemin. La lutte contre la liberté d’opinion, en France, ça occupe. Il faut ajouter à CNews l’hebdomadaire Valeurs actuelles, le plus petit des magazines d’actualité (une catégorie d’hebdomadaires prestigieux qui rassemble officiellement Le Point, L’Express ou L’Obs), l’hebdomadaire Marianne, votre site préféré Boulevard Voltaire, qui se permet de temps en temps quelques critiques au guide suprême, et quelques courageux médias comme Causeur, L’Incorrect et d’autres. C’est tout ? Oui, c’est tout. Rien de dominant, rien d’absolument écrasant dans le paysage, on en conviendra. Quelle démocratie compte moins de médias d’opposition ? Peut-on poser cette question ? C’est un drôle de sport d’animer un média non-macroniste en France. Exemple : Marianne, résolument opposé à Macron comme à Le Pen, a été rattrapé par son actionnaire. Le Tchèque Křetínský a, selon la Société des rédacteurs de Marianne, habilement transformé la une de cette semaine. Les lecteurs ne verront pas en couverture « La colère… ou le chaos » mais un titre bien plus engageant : « Malgré la colère, éviter le chaos ». Autrement dit, votez Macron. Les journalistes du titre dénoncent « une attaque grave contre l’indépendance éditoriale de Marianne ». On attend la pétition générale des confrères toujours si prompts à défendre la liberté de la presse contre les méchants actionnaires. Cette fois, il y a fort à parier qu’elle ne viendra pas. Un modèle de démocratie, on vous dit.

La France compte donc cette semaine quatre médias d’opposition, sur plus de 25 chaînes gratuites, des centaines de radios, des milliers de magazines et de journaux. Oui, quatre. Quatre médias qui pourraient bien avoir du souci à se faire pour la suite si Macron est réélu. Parce que quatre, c’est encore trop. Mais la France est une grande démocratie, dans laquelle les candidats aux présidentielles luttent à armes égales. Bien sûr.

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Soft power : succès international pour la série ukrainienne « Serviteur du peuple »

Serviteur du peuple

Depuis le 24 février 2022, date de l’entrée des troupes russes en Ukraine, la série télévisée « Serviteur du peuple », dans laquelle l’actuel président Zelensky, ancien comique et acteur, tient le premier rôle, rencontre un fort succès d’audience à l’international et suscite l’intérêt de plusieurs groupes de médias s’étant subitement mis à racheter les droits de diffusion de cette production.

Des millions de vues sur Arte

Trois semaines après le début des opérations russes, la série ukrainienne avait déjà atteint plus de trois millions de vues sur Arte.tv. La chaîne en ligne du média franco-allemand diffuse cette fiction de fiction depuis le mois de novembre, mais n’avait pas réussi à séduire son public avant le 24 février, comme le déclare le directeur éditorial d’Arte France :

« Hélas, à la faveur de la guerre, [la série] est devenue une des séries incontournables d’Arte aujourd’hui [alors qu’] elle était moins regardée que d’autres séries. »

En France, c’est Arte qui avait obtenu les droits de diffusion de cette série à l’automne dernier. La chaîne en fait aujourd’hui sa fierté, cette « fiction prémonitoire » (sic) permettrait, toujours selon Boris Razon, de comprendre la cristallisation des attentes d’un peuple par rapport à une « classe politique dévalorisée, corrompue, dans l’orbite russe. »

Entre 2015 et 2019, plus de 20 millions d’Ukrainiens ont en effet visionné cette série, qui reste à ce jour le plus grand succès de télévision en Ukraine. « Serviteur du peuple », aussi devenu le nom du parti politique du président ukrainien, raconte l’histoire d’un professeur d’histoire, joué par Volodomyr Zelensky, devenu par un concours de circonstances président de l’Ukraine. Le scénario aurait été inspiré directement par Zelensky et aurait poussé ce dernier à entamer une carrière politique.

American hero

Cette série n’est bien évidemment pas le seul programme diffusé par la chaîne franco-allemande sur la guerre russo-ukrainienne. Le 15 mars, elle diffusait « Volodomyr Zelensky, L’homme de Kiev », un portrait louangeur décortiqué par nos confrères allemands de Junge Freiheit :

« Volodymyr Zelensky est désormais le héros de l’Occident : ce juriste de 44 ans, comédien comique de métier, défend la liberté et la démocratie, héroïquement et courageusement, selon le tableau global. Ses messages vidéo, méticuleusement enregistrés avec un téléphone portable, sont avidement partagés. En temps de crise, les héros ont apparemment toujours la cote, même à notre « ère post-héroïque »

Disponible sur Arte.tv et 6play, la série ukrainienne a également été diffusée à l’antenne d’Arte le 8 avril, alors que la chaîne vient d’annoncer l’acquisition des saisons 2 et 3, qui seront disponibles sur la plateforme en ligne au courant du mois de mai.

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