[Kiosque étranger] Londres : la violence ordinaire des gangs

[Kiosque étranger] Londres : la violence ordinaire des gangs

06/09/2011 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) —
Une nouvelle fois, le Daily Mail, que les journalistes de notre pays considèrent avec mépris comme une exemple de la « presse de caniveau anglaise » donne des leçons de professionnalisme à ses confrères français en rendant compte de la réalité quotidienne que vivent les Anglais ordinaires.

Dans cet article, la journaliste Emily Allen décrit le martyre d’une jeune fille de 16 ans entre les mains d’un gang de barbares.

Il suffit de lire le texte et de voir les photos des condamnés pour comprendre que jamais une information comparable ferait surface dans un de ces journaux français si « respectables ».

[box class=”warning”]Lire l’article (en anglais) : dailymail.co.uk[/box]

Propagande : un jeu télévisé fait s’affronter entre eux des demandeurs d’asile déboutés

Propagande : un jeu télévisé fait s’affronter entre eux des demandeurs d’asile déboutés

05/09/2011 – 8h30
AMSTERDAM (NOVOpress) — Aux Pays-Bas, un nouveau jeu télévisé, Weg van Nederland, met en scène des demandeurs d’asile déboutés et veut faire prendre conscience de la “dureté” des lois sur les demandes d’asile en posant des questions sur la culture et la langue néerlandaise à des immigrés devant être expulsés sous peu.

La description du jeu ferait penser à une énième émission de télé-réalité ou jeu sans intérêt. Le vainqueur gagne un prix de 4000 € pour l’aider à surmonter son expulsion. Les lots de consolation comprennent quant à eux un gilet pare-balles…

Le ton apparemment désinvolte est amplifié par le fait que le présentateur masculin, au comportement volontairement narquois, soit entouré d’assistantes féminines déguisées en hôtesses de l’air. En effet, le titre de l’émission est un jeu de mots pouvant signifier “Quitter les Pays-Bas” ou “Fou des Pays-Bas”. Avec des participants triés sur le volet, bien éduqués et éloquents, et ne représentant en aucun cas le profil type de la majorité des demandeurs d’asile, comme un ingénieur aéronautique camerounais ou un étudiant en langues slaves menacé d’expulsion vers la Tchétchénie, l’intention n’est pas de se moquer mais plutôt de montrer combien nombre de demandeurs d’asile sont bien intégrés dans la société néerlandaise.

Les téléspectateurs peuvent aussi répondre aux mêmes questions par le biais d’Internet, mais le prix est lui d’un vol (avec retour évidemment) vers l’île néerlandaise des Caraïbes, Curaçao.

La bande annonce

Ce jeu est en fait une riposte directe aux nouvelles lois sur l’immigration et les demandes d’asile, dans un pays ayant été par le passé l’un des plus libéral sur ce sujet. Ce changement de politique a été porté notamment par Geert Wilders, et dont le Parti de la Liberté, “Partij Voor de Vrijheid”, est désormais la troisième force politique au parlement.

Le président de la chaîne VPRO précise qu’il fût extrêmement sceptique quand l’idée lui fut présentée pour la première fois. “Ma première réaction fut : c’est une mauvaise idée, nous ne le ferons pas. Mais ensuite j’ai étudié le problème plus profondément et me suis rendu compte que nous devions le faire.”

“Weg van Nederland attire l’attention sur le fait que, de nos jours, de nombreux demandeurs d’asile sur le point d’être expulsés ont des enfants qui vivent aux Pays-Bas depuis 8 ans ou plus. Ils ont une bonne éducation, parlent couramment le néerlandais et ont seulement vu leur pays d’origine par le biais de la télévision. Nous pensons qu’il est temps d’arrêter cela et d’y réfléchir.” Les participants sont, ajoute-t-il, “très intelligents, avec de l’assurance et capables de choisir s’ils veulent ou non participer à cette émission”.

Le programme a même gagné le soutien d’une association immigrationniste : Wouter van Zandwijk de l’association Vluchtelingenwerk a ainsi déclaré sur la chaîne RNW “nous espérons que Weg van Nederland fera réfléchir les gens à la façon dont nous traitons ces gens, qu’ils comprendront ce qui les pousse à entreprendre ces démarches de demandes d’asile”. “Parfois, cela prend trop de temps avant qu’ils ne sachent s’ils peuvent rester. L’association Vluchtelingenwerk voudrait une procédure d’asile rapide mais prudente. Les jeunes gens qui ont passé plusieurs années ici sont souvent plus néerlandais qu’afghan ou somalien et se sentent plus chez eux ici que dans leur pays d’origine.”

Le programme fait écho à une autre émission controversée diffusée en 2007 par une autre chaîne néerlandaise, BNN. De Grote Donorshow ou Le Grand Donneur Show, mettait en scène trois personnes nécessitant la transplantation d’un rein et censées s’affronter pour gagner l’organe d’une femme en phase terminale d’une maladie. Le supposé donneur était en fait un acteur mais les participants qui eux, nécessitaient vraiment un rein, étaient au courant que le jeu était faux mais y participaient pour attirer l’attention sur le sujet.

Weg van Nederland est authentique cependant nous dit Frank Wiering : “Les candidats ne sont pas des acteurs, ce sont des vrais demandeurs d’asiles qui ont été déboutés et qui devront quitter ce pays dans un mois ou deux”.

Qui est Paul Moreira, réalisateur de “Islam, antéchrist et jambon beurre” ?

Qui est Paul Moreira, réalisateur de "Islam, antéchrist et jambon beurre" ?

[box class=”info”]Extraits d’un article du site Riposte laïque[/box]

Ce lundi 5 septembre, à 22 h 30, sur Canal Plus, sera diffusée un documentaire de Paul Moreira, intitulé « Islam, antéchrist et jambon beurre ». Nous avons constaté que sur le documentaire de trois minutes qui présente l’émission, il y a Christine Tasin, qui, lors d’une conférence de presse, disait s’étonner qu’on ne puisse pas, en France,  être islamophobe.

Le 4 avril 2011, nous avions en effet eu le plaisir de faire connaissance de ce réalisateur, aux allures de dandy, manifestement très satisfait de sa personne, qui nous rappelle, avec le mythe de l’écharpe blanche qu’il porte autour du coup, le député UMP Pierre Cardo, tombeur de Michel Rocard, qui avait essayé de se faire un nom de cette manière.

Vous pouvez écouter [dans la vidéo ci-dessous, note de Novo], à partir de 32 minutes, l’échange courtois, mais sans concession, qui l’a opposé, lors de cette conférence de presse, à Pierre Cassen, durant plusieurs minutes. Paul Moreira entendait se gausser de l’apéro saucisson-pinard, et du mythe de Sylvie François. Le moins qu’on puisse dire est qu’il a été aimablement, mais fermement, renvoyé dans ses buts.

[box]Pour lire l’article en entier[/box]

L’imprévu dans l’histoire – La Nouvelle Revue d’Histoire N° 56, septembre 2011

L'imprévu dans l'histoire - La Nouvelle Revue d'Histoire N° 56, septembre 2011

L'imprévu dans l'histoire - La Nouvelle Revue d'Histoire N° 56, septembre 2011Le dossier de La Nouvelle Revue d’Histoire (NRH) N°56 de septembre-octobre 2011 est consacré à “L’imprévu dans l’histoire” (voir ci-contre l’image de couverture, cliquer dessus pour l’agrandir).

Les autres articles sont en particulier :

Editorial
L’imprévu, la Chine et l’occasion favorable

Portrait
Entretien avec Pascal Gauchon : l’enseignement, l’histoire et la géoéconomie

Découvertes :

Les sources historiques de Tintin
Tibère, l’empereur calomnié
La reine Victoria
France et Allemagne : économies comparées
Husseïn d’Egypte, un sultan francophile
Jeu, contrôlez vos connaissances – La Reine Victoria et son temps
Georges Valois : du Faisceau à la Résistance
Les métamorphoses du conservatisme américain
L’ébranlement de la puissance américaine
Malaparte, l’écrivain
Le choc de l’histoire, entretien avec Dominique Venner

[box class=”info”] Disponible en kiosque mais on peut aussi se procurer la revue par Internet, par exemple :
commander la revue et la feuilleter ici. [/box]

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »

[box class=”info”]Interview reproduite avec l’aimable autorisation de l’hebdomadaire Minute.[/box]

« Belle et Rebelle », c’est le webzine qui monte en prônant un féminisme identitaire pour les femmes normales. C’est pêchu, insolent et drôle. Ça marche tellement que même les hommes en sont fans ! Rencontre avec sa directrice, Louise Demory.

[question]Minute : À quoi sert Belle et rebelle (B&R) ?[/question]

[answer]Louise Demory : Pour vous donner une image, B&R vous sert à choisir le bon vernis pour partir en manif’ ! C’est un subtil mélange de futilités toutes féminines et de sérieux, face à la dégradation de notre société. Et c’est avant tout une alternative, car le site a été crée par des filles et pour des filles qui ne se retrouvaient pas dans la presse féminine mais voulaient en – tendre d’autres sons de cloche que ceux fournis à travers les lignes éditoriales étriquées et identiques de titres pourtant surabondants. Nous pensons que le féminisme « de maman » et d’Elisabeth Badinter est totalement largué par les nouveaux enjeux. Les féministes de papier glacé ont une guerre de retard et s’aveuglent à bon compte sur ce qui pose vraiment problèmes aux femmes actuelles.[/answer]

[question]C’est-à-dire ?[/question]

[answer]C’est-à-dire que la prise en compte des nouveaux enjeux les obligerait à s’attaquer à des problèmes qui feraient imploser leur logiciel politique configuré sur la vieille opposition droite-gauche. Elles vivent dans un monde où le mondialisme a encore une connotation positive, alors que depuis dix ans, les classes moyennes et les plus pauvres en subissent les effets pervers – dans leur caddie comme dans leur quartier. Cela les forcerait à dénoncer, pêle-mêle, l’ultralibéralisme économique qui appauvrit les familles ; l’ultralibertarisme moral qui, sous couvert de modernité, bousille la vie des couples ; mais aussi l’islam et l’immigration de masse qui tentent de nous imposer, à travers le communautarisme, des modes de vie qui ne sont pas les nôtres. Et qui risquent de changer, c’est le moins que l’on puisse dire, la vision de la femme européenne traditionnelle ![/answer]

[question]Quel est votre public ?[/question]

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »[answer]Ce sont toutes celles qui refusent d’ingurgiter la soupe actuelle. Celles qui pensent que la rappeuse Diam’s ne les représente pas ; celles qui ont sauté les quarante pages du dossier « minceur/ horoscope » dans le dernier « Elle » ou « Grazia » ; celles qui refusent que Clémentine Autain parle en leur nom ; celles qui ne veulent pas être converties aux idéaux féministes – dont on peut juger le bilan aujourd’hui – et encore moins aux religions venant d’ailleurs.[/answer]

[question]Quels sujets abordez-vous ?[/question]

[answer]Tous ceux qui peuvent intéresser les femmes « normales ». B&R, c’est d’abord un angle que l’on ne retrouve pas ailleurs, le porte-voix de ces femmes que l’on croit inexistantes parce qu’on ne les entend pas. On pourra s’y inquiéter de la montée de l’islam en France, y lire qu’une femme au foyer n’est pas la dernière des gourdes ou visionner des entretiens de femmes « rebelles » à leur époque : l’éventail est large, de la féministe laïque Christine Tasin à Fanny et Mathilde, les jeunes femmes qui ont fait le tour d’Europe à pied, en passant, bientôt, par Frigide Barjot, la plus dingue de toutes les catholiques traditionnelles… On parle de sexe aussi, mais de manière marrante et pas comme dans les médias habituels. Nous essayons de véhiculer une philosophie plus positive, moins mortifère que dans le reste de la presse dite « féminine ».[/answer]

[question]Que reprochez-vous à cette presse féminine ?[/question]

[answer]Cela tient en deux mots, justement : « presse » ET « féminine »… C’est la double peine ! Et lorsqu’ils disent féminine, comprenez féministes. La presse en France est moins crédible que le journalisme à Pyongyang !

Plus précisément, je lui reproche un conformisme malhonnête, teinté d’un consumérisme malsain ; je lui reproche d’être prisonnière du prêt-à penser généralisé en France aujourd’hui. Et je lui reproche surtout de répandre l’ennui à grande échelle. Après 30 ans de féminisme, on peut espérer meilleure condition pour les femmes que l’esclavage salarié, le look de Beauvoir et l’hystérie d’Isabelle Alonso.[/answer]

[question]Pensez-vous qu’il puisse exister une presse féminine à la fois commerciale et non conformiste ?[/question]

[answer]Je le pense, je le souhaite et je le fais ! On peut lire, sur B&R, des choses que l’on ne lit nulle part ail leurs. Et évidemment, ni pub, ni culpabilisation ! Notre magazine Internet est totalement gratuit : on ne va pas vous proposer d’acheter des crèmes de beauté à 900 euros simplement parce qu’un annonceur publicitaire nous paie pour cela.[/answer]

[question]Plus largement, que faire pour les femmes soucieuses de lire une presse les concernant tout en y trouvant une valeur morale, intellectuelle – voire politique – ajoutée ?[/question]

[answer]Ne plus se taire et agir. Internet montre qu’il existe un nombre considérable de femmes qui ne se retrouvent plus dans ce à quoi on veut les forcer à s’intéresser. Il faut exprimer son mécontentement de manière massive : les journaux les moins stupides comprendront qu’ils ne pourront faire l’impasse sur ce lectorat et en tireront une logique commerciale naturelle : ils leur donneront ce qu’elles veulent – ou à peu près… Pour le reste, Internet permet de grandes choses : un simple blog, quelques vidéos amateurs, un site, quelques réseaux sociaux. Toute rebelle peut et doit participer. Et surtout, arrêter de consommer la presse dite « grand public » qui, à proprement parler, « corrompt la jeunesse » – et aussi la vieillesse, si je puis me permettre ![/answer]

Propos recueillis par Patrick Cousteau

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 31 août. En kiosque ou sur Internet.[/box]

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »

Revue “l’Afrique Réelle” N°20 – août 2011

L'Afrique réelle n°20

Le numéro 20 de l’Afrique Réelle (août 2011) est paru.
Voici son sommaire :

Éditorial [extrait]

Le référendum du 1° juillet fut pour le roi Mohammed VI un sondage de popularité grandeur nature. Avec 73,4% de participants et plus de 98% de votes « oui », les très médiatisés manifestants du « mouvement du 20 février » ont été réduits à leur juste importance, c’est à dire pas grand-chose…

En comparaison de la réussite politique du Maroc, l’échec tunisien est encore plus apparent. Le politiquement correct parle de « transition » quand il convient de parler d’anarchie. Des foyers d’agitation s’allument en effet à travers tout le pays avec leur cortège de pillages, d’exactions diverses et de victimes ; le tout sur fond de montée des revendications islamistes. L’échéance électorale du mois d’octobre 2011 qui verra 7 millions d’électeurs appelés aux urnes et pour laquelle plus de cent partis se sont déjà fait inscrire n’est pas là pour calmer la situation. Selon les chiffres de l’ONTT (Office national du tourisme tunisien) entre janvier et fin juin 2011, la fréquentation touristique a baissé de 40% et les recettes de plus de 50%. Ce secteur qui représente 6,5% du PIB a déjà perdu plusieurs milliers d’emplois directs, sans parler des conséquences indirectes pour de très nombreuses professions. Pour ne rien arranger, la guerre que l’Otan mène contre la Libye a tari le flot des riches libyens qui avaient pour habitude de venir passer leurs vacances en Tunisie. (…)

Dossier Maroc – Sommaire :
– La signification du référendum du 1er juillet 2011
– Opposition : le vrai visage du mouvement du 20 février
– Le contentieux territorial algéro-marocain
– Lyautey et la conversion des Berbères
Histoire
– L’islamisation du Sahel

L’Afrique Réelle est une revue mensuelle par Internet, d’une vingtaine de pages, au format PDF et envoyée le 15 de chaque mois aux abonnés par courrier électronique.

[box class=”info”]Pour s’abonner, c’est ici[/box]

Kitsch néo-bourgeois et hystérie anti-raciste : “Vogue Italia” et ses “boucles d’oreilles d’esclave”

Kitsch néo-bourgeois et hystérie anti-raciste : “Vogue Italia” et ses “boucles d’oreilles d’esclave”

23/08/2011 15h45
ROME (NOVopress) – Ce n’est que le énième scandale du genre mais il touche Vogue Italia, le plus prétentieux comme le plus politiquement correct des magazines de mode, qui dénonce régulièrement le « racisme » de la profession et avait été porté aux nues en 2008 pour son numéro « All Black », entièrement consacré à des mannequins noirs, pour dénoncer les discriminations dont ceux-ci seraient victimes.

En matière d’antiracisme, hélas, la roche Tarpéienne est près du Capitole. Vogue Italia est sur le banc des accusés depuis quelques jours pour avoir consacré un article aux « Slave Earrings » (boucles d’oreilles d’esclave). « Si le nom, expliquait la journaliste de Vogue Italia, évoque les traditions décoratives des femmes emmenées au sud des États-Unis durant la traite des esclaves, la nouvelle interprétation est celle de la liberté pure. Des pierres colorées, des pendants symboliques, des sphères multiples. Et l’évolution continue ».

L’indignation est mondiale mais les « fashionistas » anglo-saxonnes sont particulièrement en pointe. Le site Jezebel a dénoncé « les “boucles d’esclave” incroyablement racistes de Vogue Italia ». La mention de « la liberté pure » est à l’évidence « une allusion raciste ». Bref, « alors que Vogue Italia paraissait un peu plus éclairée » que les éditions française et américaine, elle « nous ramène des décennies en arrière ». Le Guardian est si indigné qu’il en est à peine intelligible : « Il est choquant de voir le mot “esclave” encouragé d’une manière si audacieuse et éhontée comme un point focal du style ».

Une campagne a été lancée sur Internet pour exiger que l’article soit retiré « et des excuse adressées spécifiquement aux femmes noires parce que les supposés récits d’esclavages des femmes noires ont été utilisés dans cette publicité ».

Vogue Italia s’est affolé. La rédactrice en chef a commencé par s’excuser en incriminant une « faute de traduction » : « Le mot italien, qui définit ce style de boucles d’oreilles, aurait dû être traduit “boucles d’oreilles de style ethnique” ». Le site internet de Vogue a été corrigé et, pour faire bonne mesure, « les femmes emmenées au sud des États-Unis durant la traite des esclaves » sont devenues « les femmes de couleur emmenées au sud des États-Unis à la fin du XVIIIème siècle ». De l’art de la litote…

Ces explications peu convaincantes n’ont fait que stimuler les inquisiteurs. La chroniqueuse de mode du Washington Post, qui est manifestement une polyglotte accomplie, a relevé que « dans la version italienne, les boucles d’oreilles sont décrites comme de “schiave”. Or “schiave” se traduit par esclaves en anglais ». En outre, « le mot “esclaves” apparaît encore parmi les mots-clefs en-dessous de l’article ». Jezebel proteste pour sa part contre la mention « la fin du XVIIIème siècle », alors que « l’esclavage allait rester légal pour presque un siècle de plus » : clairement une insulte à la mémoire de l’Oncle Tom !

Finalement, Vogue en a été réduit à supprimer l’article purement et simplement « pour prouver notre bonne foi et montrer que nous n’avions pas l’intention d’insulter personne ».

Émeutiers anglais : les médias ont déformé la réalité

Émeutiers anglais : les médias ont déformé la réalité

21/08/2011 09h30
LONDRES (NOVOpress) –
Le Guardian, le grand quotidien de gauche, a fait une découverte invraisemblable : les médias auraient donné une fausse image des émeutiers anglais. Une recherche statistique menée par le journal a établi que seule une faible proportion des émeutiers passés en justice, 8,6%, avaient un emploi ou étaient étudiants. « Depuis quinze jours, pourtant, ce sont souvent des gens avec des emplois honorables, des parcours universitaires brillants [quoique quand même parfois un peu spéciaux, NDLR] et appartenant aux classes moyennes, qui se sont retrouvés sous le feu des media. La vaste majorité des inculpés – des adolescents et de jeunes hommes sans emploi – ont laissé leur place à la une à des membres des professions libérales, des piliers de la société et un ambassadeur olympique de dix-huit ans ».

Les magistrats, relève le Guardian, ont souvent fait du parcours respectable des inculpés une circonstance aggravante. Dayle Blinkhorn, un jeune homme de 23 ans employé à temps plein comme aide familial de sa mère handicapée, et John Millbanks, un apprenti plâtrier, avaient été arrêtés par la police avec un téléviseur LCD de 4 500 livres. Tous deux ont plaidé coupables de recel de biens volés. Le juge Alan Berg, du tribunal de Manchester, les a accablés : « Des gens comme vous, qui ont tous les avantages de ce pays, avantages que d’autres dans d’autres pays prieraient pour avoir – vous jetez la honte et le déshonneur sur le pays tout entier, ainsi que sur vous-mêmes et sur vos familles ».

Le Monde n’avait eu garde d’oublier le cas de Dayle Blinkhorn et John Millbanks dans son article intitulé « Profils d’émeutiers au tribunal de Manchester ». Le journaliste décrivait aussi « Karl Brown, 27 ans, son teint pâle et ses grands yeux tombants » et s’attardait sur « Ian Jones, 36 ans. Il est l’un des rares métis à comparaître au milieu de tous ces Blancs ». Il faut dire que « sans emploi, il est suivi pour des troubles mentaux », sûrement, cette fois, une circonstance atténuante.

Et voilà qu’on découvre que tous ces profils d’émeutiers ne correspondaient qu’à une toute petite minorité, en rien représentative de la réalité. On reste pantois de cette révélation et on en vient, sous le coup de l’émotion, à se demander : si les médias ont déformé l’origine scolaire, professionnelle, sociale des émeutiers, est-il inconcevable qu’ils aient pu déformer autre chose encore ?

Conflits, “camp du bien” et manipulations d’opinion : l’exemple de la Serbie [vidéo]

Conflits, "camp du bien" et manipulations d'opinion : l'exemple de la Serbie [vidéo]

La diabolisation de l’adversaire est une vieille constante des conflits qui ont secoué le monde. Allemands mangeurs d’enfants en 1871 ou 1914 ; Serbes “nazis” en 1992 ; Irakiens chimiques en 2003 ; snipers Syriens tirant depuis les toits sur des manifestants innocents en 2011, etc. poursuivent un but similaire : fédérer derrière soi une opinion publique en vue de préparer un conflit. À stratégies égales, époques – et donc techniques – différentes : celui qui dispose du plus grand nombre de chaînes de télévision peut d’ores et déjà être déclaré vainqueur.

Si les causes des guerres sont restées les mêmes (peu reluisantes : expansions stratégiques ou contrôles des ressources naturelles et des matières premières…), il convenait donc pour les tenants du “camp du bien”, avides de guerres humanitaires et de “libération”, d’y mettre les formes. La modification sémantique aidant (ministère de la Guerre devenu “de la Défense”, la “bataille” cédant le pas à “l’intervention”, le “bombardement” au terme plus policé de “frappe”), les manipulations les plus grossières pouvaient être données en pâture aux opinions occidentales qui ne demandaient qu’une chose : avoir bonne conscience.

L’actualité syrienne et libyenne nous poussent ainsi à nous souvenir d’un trucage médiatique, modèle du genre, dont les conséquences terribles furent la mise au ban des nations de la Serbie à partir de 1992, lors du conflit yougoslave, et le bombardement de cette même Serbie par l’OTAN en 1999 lors de la crise du Kosovo. Les trois vidéos ci-dessous sont issues d’une émission de la chaine de télévision serbe RTS, qui démontre le trucage des photos du camp de prisonniers d’Omarska et de réfugiés de Trnopolje en 1992, trucage réalisé à l’époque par une ONG atlantiste ayant pignon sur rue, à tel point qu’elle en fit des affiches pour recruter de nouveaux donateurs. Ces photos, qui ont fait le tour du monde, sont encore utilisées de nos jours pour faire passer les Serbes pour des bourreaux nazis.

Le comédien Omar Sy interpellé gare de Lyon

Le comédien Omar Sy interpellé gare de Lyon

16/08/11 – 20h45
PARIS (NOVOpress)
– Le comédien Omar Sy (à gauche sur la photo), notamment connu pour le duo comique “Omar et Fred”, a été interpellé après une altercation lundi soir avec des agents de sécurité de la SNCF à Paris à la gare de Lyon.

L’altercation a eu lieu lundi vers 21 heures au moment où le comédien, souhaitant descendre de son train en provenance de Marseille, aurait franchi un “périmètre de sécurité” mis en place par des agents de sécurité de la SNCF, qui souhaitaient appréhender un voyageur sans billet se trouvant dans la même rame que le comédien.

Ne supportant pas l’idée qu’on puisse ainsi contraindre une « vedette » à se soumettre à la règle commune, le comédien emblématique de « l’humour canal » aurait refusé d’obtempérer aux injonction des et une échauffourée aurait alors éclaté entre le comédien et l’un des agents.

Des policiers ont alors dû intervenir et ont interpellé Omar Sy. Ils l’ont conduit à l’Unité de traitement judiciaire (UTJ) de la Brigade des réseaux ferrés (BRF) de la Gare de Lyon.

Après un peu plus d’une heure d’audition, il est reparti libre mais a été convoqué le 18 août prochain dans les locaux de l’UTJ gare de Lyon.

A Deir Ezzor, L’Express nous refait le coup de Hama

A Deir Ezzor, L’Express nous refait le coup de Hama

09/08/2011 – 08h00
DAMAS (InfoSyrie) — « L’armée attaque Deir Ezzour »
. On peut dire que L’Express, sur son site, maintient la pression et la tension sur son lectorat, au moins autant que sur le gouvernement syrien.

Les forces syriennes se sont en effet déployées autour de la ville de l’est, non loin de la frontière irakienne, et ont entrepris d’y rétablir l’ordre : des opposants ont dressé des barricades dans la ville et, comme tout le monde le sait, sauf apparemment les grands médias du type L’Express, certains de ces opposants sont armés.

Les chefs de tribus de la région de Deir
Les chefs de tribus de la région de Deir

Il nous faut d’ailleurs rappeler, puisque notre « confrère » ne le fait pas, que les chefs de tribus de la région de Deir (Tribus d’Obeid, Bouchaaban, Douleim, Jheiche et Jabbour) avaient par le biais d’un communiqué, et aussi d’une délégation reçue à Damas, demandé aux autorités de rétablir l’ordre à Deir Ezzor. Radio France International s’est d’ailleurs – quand même – fait l’écho, dimanche 7 août, de cette démarche : si les représentants traditionnels de la population en appellent à l’armée, c’est bien qu’il y a problème, non ?

Un « best of » de la désinformation

Mais L’Express ne s’en tient pas à son titre sensationnaliste et on peut dire qu’il nous offre un véritable « digest » de propagande anti-régime comme on a appris à l’ « apprécier » depuis quatre mois et quelque. Jugez plutôt :

Comme de nombreux médias atlantistes : un « best of » de la désinformation
L’Express maintient la pression et la tension sur son lectorat, au moins autant que sur le gouvernement syrien

– d’abord on assène le chiffre effrayant des victimes civiles : 42 selon la Ligue syrienne des droits de l’homme d’Abdel Karim Rihaoui, un concurrent, pas plus crédible a priori, que Rami Abdel Rahmane et son OSDH. Mais on recycle pour l’occasion les incontournables snipers bacharistes postés sur les toits pour décimer les protestataires, aperçus donc par les « comités de coordination locaux » qui collectent les infos pour les cyber-propagandistes de l’opposition ;

– on a même droit aux révélations sensationnelles d’un soldat déserteur – un officier d’un corps d’élite nous assure-t-on – qui dans un entretien accordé au site arabe Asharqal Aswatet relayé par le Nouvel Observateur – affirme que l’armée syrienne a reçu l’ordre « de mener à bien une opération de génocide » sans épargner les femmes et les enfants. Rien que ça ! On pense au bouleversant témoignage d’un autre renégat de l’armée syrienne – tout aussi imaginatif – ce colonel Harmoush qui avait expliqué à la BBC qu’il avait retardé l’entrée de l’armée à Jisr al-Choughour en posant des mines avec une dizaine de mutins (voir « Encore une baudruche qui se dégonfle » mis en ligne le 27 juin) ;

– ensuite on nous explique que Bachar est « lâché par ses alliés » : Ha bon, la Russie, l’Iran et le Liban ont rappelé leurs ambassadeurs ? La Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud envisagent cette fois de voter le projet de résolution onusien de Sarkozy ? L’Irak ne veut plus du gazoduc irano-irako-syrien ? Hugo Chavez s’est rallié au point de vue américain ?

En fait non, c’est juste que la Ligue arabe a fait part au président syrien de sa « grande angoisse » – que ne le fait-elle à propos de la Libye, du Yémen ou du Bahrein ! – et que le Conseil de coopération du Golfe – qui regroupe les exemplaires démocraties saoudienne, émiratie, bahreïnie, qatarie et koweitienne – dénonce l’« augmentation de la violence et l’usage excessif de la force en Syrie » – et la répression saoudienne au Bahrein par l’armée saoudienne, n’a-t-elle pas été quelque peu excessive ? Et aussi que la Turquie envoie à Damas son ministre des Affaires étrangères avec un message paraît-il « déterminé » du Premier ministre Erdogan.

Si ce sont là les « alliés » qui « lâchent » Bachar, celui-ci peut encore dormir sur ses deux oreilles !

Méthode Coué pro-américaine

Pour finir ce best of de la désinformation, L’Express, alors que les vidéos montrant des insurgés armés tenir des quartiers de Hama, ou d’autres profaner des cadavres de policiers ou de partisans du régime, sont visibles partout sur la toile, L’Express qui relaie sans ciller ni vérifier toutes les affirmations de l’opposition exilée, L’Express donc se permet de parler méprisamment des « agissements présumés de groupes armés extrémistes » invoqués par Damas.

A ce degré de mauvaise foi, on prendra l’hebdomadaire pour ce qu’il est, un agent d’influence atlantiste, qui façonnera le plus longtemps possible à l’intention de ses lecteurs et de ses soutiens financiers une réalité virtuelle. Laquelle se heurtera immanquablement aux réalités de terrain : Bachar et son régime conservent d’importants soutiens populaires, l’opposition est divisée et « plombée » par une aile activiste et islamiste téléguidée de l’étranger, Moscou et Téhéran ne laisseront pas tomber Damas… On continue ? Non car c’est inutile : dans cette affaire syrienne L’Express, comme beaucoup de ses confrères, fonctionne selon le principe de la bonne vieille méthode Coué, recyclée dans une perspective atlantiste. Et est donc inaccessible à notre argumentation.

[box class=”info”]Article publié initialement le 8 août 2011 sur le site infosyrie.fr. Reproduit avec leur aimable autorisation.[/box]

Philippe Vardon et Christian Estrosi sur RTL [audio]

Philippe Vardon et Christian Estrosi sur RTL

Le journaliste de RTL est obligé d’admettre qu’à Nice “dans ce quartier, c’est vrai que les commerces tenus par des Occidentaux sont de plus en plus rares. Reste un boucher au bord de la retraite” et ce boucher précise que “Le soir il y a des rassemblements partout”, “les clients déménagent”(autrement dit les “occidentaux” sont obligés de fuir leur propre sol).

Christian Estrosi considère les membres de Nissa Rebela comme des marginaux. Il est là juge et partie et ce n’est pas l’avis de l’historien des idées et politologue Stéphane François, qui dans l’émission “C dans l’air” de France 5 du 3 août dernier indique “Estrosi est carrément embêté avec” Nissa Rebela, “et Vardon est vraiment très fort de ce point de vue là”écouter sur Novopress ici).

Concernant les autres déclarations d’Estrosi puisque Vardon n’a pas pu répondre sur RTL, voici ce qu’il à répondu par écrit le jour même :

[box]Christian Estrosi a prétendu que Marine Le Pen avait accordé des investitures à des candidats de Nissa Rebela lors des dernières élections cantonales. C’est rigoureusement faux et tout le monde le sait très bien. Nous nous réservons le droit de déposer plainte en diffamation, et j’imagine qu’il en sera de même pour le Front National.

Christian Estrosi s’est défendu de vouloir organiser le 11 septembre un meeting contre Marine Le Pen. C’est pourtant exactement l’inverse qu’il avait déclaré en annonçant cette réunion, voulant en faire une démonstration de force pour se mesurer au FN.

Enfin, Christian Estrosi a prétendu que le conseiller municipal de La Colle-sur-Loup s’étant fait remarquer pour son imitation de l’accent maghrébin avait été suspendu de l’UMP « dans la minute » par ses soins. C’est une fois de plus totalement faux et tous les articles de presse depuis deux jours en attestent. Dans ce cas comme dans tant d’autre, Estrosi a fui ses responsabilités préférant refiler la patate chaude à Messieurs Luca et Condomitti.[/box]
[box class=”warning”]Photo : Christian Estrosi en Afrique ? Non à Nice, pour la fête du “Mieux Vivre Ensemble”[/box]

Philippe Poutou (NPA) : « On peut accueillir toute la pauvreté du monde » [audio]

Philippe Poutou : « On peut accueillir toute la pauvreté du monde »

05/08/2011 – 15h00
PARIS (Infos Bordeaux) –
Invité dans l’émission des Grandes Gueules sur RMC le 03 août 2011, le candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2010 a confirmé la position du NPA sur l’immigration. A la question « peut-on accueillir toute la pauvreté du monde ? », le syndicaliste CGT de l’usine Ford de Blanquefort a répondu : « collectivement oui », rajoutant « le système doit pouvoir supprimer la misère ».

Le NPA a toujours refusé de considérer « l’immigration comme un problème ». Pour le parti d’extrême-gauche, « Le vrai problème, c’est le ferment raciste, instillé dans le corps social par un État acharné à briser tout ce qui pourrait ressembler à un front de classe et prompt à présenter comme une charge ou des ennemis potentiels des hommes et des femmes qui, venus d’ailleurs, vivent ici et travaillent ici ». Le programme de l’ancienne LCR précise même : « L’immigration est une richesse pour la France ».

Dans le dernier sondage BVA concernant l’élection présidentielle, Philippe Poutou obtiendrait le très faible score de 1%. Sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, les propositions du NPA ne semblent pas en adéquation avec les attentes des Français.

La gauche milliardaire – Les Badinter, l’anti bling-bling

La gauche milliardaire - Les Badinter, l’anti bling-bling

Ils forment un joli couple de retraités, Robert et Elisabeth. Lui, du barreau et de la politique ; elle, du féminisme. Presque cinquante ans de vie commune, trois enfants et ils s’aiment comme au premier jour, avec la même fraîcheur. Vie privée décente et retenue publique, charme et discrétion. Voilà qui nous éloigne du clinquant habituel des nouveaux riches du PS. L’anti-bling-bling a élu domicile chez les Badinter.

Héritière du groupe Publicis, fondé par son glorieux père, Marcel Bleustein-Blanchet – l’illustre Gaudissart des Trente Glorieuses, celui qui a vendu à des Français médusés par tant d’abondance la société de consommation –, Elisabeth se classe au 56e rang des plus grosses fortunes de France, selon le magazine « Challenges » : 652 millions d’euros, 10 % du capital de Publicis, dont elle préside le conseil de surveillance avec une mâle assurance. Question de chromosomes sûrement.

Car le féminisme d’Elisabeth est à courant alternatif. Les bimbos siliconées et les pouffes peroxydées, sévèrement bannies de sa production intellectuelle, redeviennent subitement de précieux auxiliaires publicitaires dès lors qu’il s’agit de faire grimper les ventes de déodorants et de voitures. Homo duplex, disait Buffon, l’homme est double. Les femmes aussi. Que l’homme qui est sans contradiction leur jette la première pierre !

Robert et Elisabeth, c’est comme un vélo en tandem : il y en a un qui pédale et un autre qui guide. Attention cependant, ne pas se fier aux apparences : la femme libérée ne l’est pas tant que ça. Chez les Badinter, c’est la suffragette qui trime ; et c’est le ténor du barreau qui ramasse les lauriers. Robert a beau avoir un physique de choriste fluet et longiligne, dès qu’il prend la parole, il fait jouer sa voix de bronze comme un premier prix du Conservatoire. Le résultat est impressionnant. A vous donner la chair de poule. C’est que l’ex-garde des Sceaux et président du Conseil constitutionnel est une autorité morale, héritier en filiation directe de Montesquieu et Condorcet.

Nous, malheureux que nous sommes, n’avons qu’une conscience. Celle de Robert est si grande qu’il en a fait son métier. Il est droit, les hommes sont tordus, il va les redresser –au nom du Bien, cela va sans dire (même si c’est mieux en le disant). Les Droits de l’homme sont ses tables de la Loi, dont il est le Moïse guidant l’humanité arriérée vers la Terre promise de l’Etat de droit. Tu condamneras la peine de mort, tu dépénaliseras l’homosexualité, etc. C’est beau comme un film de Cecil B. DeMille.

A travers des gens comme les Badinter, on mesure combien les socialistes ont perdu le peuple. Qu’est-ce qu’un ouvrier de chez Renault ou un maçon du Poitou-Charentes ont à faire de l’abolition de la peine de mort ? D’abord, en ces matières, ils sont généralement pour les solutions expéditives. Ensuite, ils ont d’autres soucis quotidiens que les débats oiseux qui agitent les dîners en ville.

Comment être socialiste quand on a 750 millions d’euros d’argent de poche ? Il n’y a qu’une seule réponse : transformer la gauche en un parti libéral-progressiste à l’américaine.

En réalité, la gauche parisienne ne mène plus que des combats compatibles avec son train de vie et ses réflexes culturels – hier la peine de mort, aujourd’hui l’homoparentalité. C’est le triomphe de la gauche morale, avec les Badinter ; immorale, avec les DSK et autres Julien Dray. Pour le social, mieux vaut s’adresser directement à Pôle emploi et à Marine Le Pen.

François-Laurent Balssa

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 3 août. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Novopress dans le Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie [audio]

Novopress dans le Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie

Le Libre Journal des Lycéens du samedi 30 juillet, présenté par Romain Lecap, a été consacré à la chasse et à… Novopress.
L’émission avait été préenregistrée le 27 juillet.

– Dans “La chasse comme dernier refuge du sauvage?” intervenaient : Alexandre Hache, journaliste cynégétique, chasseur à l’arc, Antoine Chenel, journaliste spécialiste des arts de la chasse, et Dominique Venner, historien, directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire (NRH).

– En fin d’émission (à partir de 67min38), Arnaud Naudin, rédacteur en chef adjoint de Novopress a présenté notre agence de presse et fait le point sur les nouveautés de sa dernière version.

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Novopress Radio Courtoisie

Massacre en Norvège : les journalistes français se prennent pour des procureurs

Massacre en Norvège : les journalistes français se prennent pour des procureurs

30/07/2011 12h15
Paris (NOVopress) – Vous êtes “de souche”, blond, aux yeux bleus, vous avez le profil du gendre idéal, qui ne se fait pas remarquer ? Méfiez-vous, vous avez le profil d’un tueur en série, capable de massacrer seul des dizaines de personnes. Vous pensez que ces raccourcis grotesques ne peuvent être utilisés par des journalistes pour expliquer le massacre commis par Anders Behring Breivik. Détrompez-vous, ce sont des éléments avancés par le Figaro pour décrire le tueur norvégien. Ici et . Preuve manifeste d’une essentialisation du crime. Alors que ces mêmes journalistes ne cessent de proclamer qu’il ne faut pas établir de corrélation entre immigration et insécurité… À croire que certains sont plus criminels que d’autres.

Autre preuve flagrante d’un mauvais travail de police réalisé par les journalistes français, la volonté de montrer qu’Anders Behring Breivik était un militant néo-nazi. Bien entendu, pour établir un syllogisme fallacieux et des amalgames honteux entre néo-nazisme et critique de l’islamisation de l’Europe. Nous ne reviendrons pas sur les éléments apportés sur Novopress quant au fait qu’Anders Behring Breivik était partisan d’Israël et hostile au nazisme, un peu bizarre donc pour un néo-nazi. Non, comme pour le site droite(s) extrême(s), Anders Behring Breivik, tel un “loup solitaire”, se serait inspiré du livre manifeste de suprématistes blancs américains : les Carnets de Turner. Or, d’une part, rien, dans son manifeste, Anders Behring Breivik ne montre qu’il est suprématiste. Mais surtout, comme l’ont révélé plusieurs articles de la presse… étrangère, Anders Behring Breivik a plutôt repris de larges extraits du terroriste anti-techniciste Ted Kaczynski, alias Unabomber. Donc, rien de néo-nazi. Mais peut-on demander de l’objectivité à des journalistes auxilliaires de basse police ?

Et à ces opérations de basse polices s’ajoute bien entendu une chasse aux sorcières dont les derniers exemples les plus caricaturaux en date sont François Munier qui affirme : “En ce sens, il est grand temps que le gouvernement français réagisse plus vigoureusement contre les discours développés par les groupes d’extrême droite sur la Toile. Il est grand temps que le gouvernement prenne conscience des dangers que comporte le discours islamophobe et qu’il interdise des meetings semblables aux Assises contre l’islamisation de l’Europe tenues à Paris en décembre dernier.” Ou Patrick Lozés, tout aussi ridicule, qui ose prétendre : “Ils sont bien nombreux, ces propagateurs de haine, ces apprentis-sorciers promoteurs d’apéros racistes qui font mine de ne pas voir le feu qu’ils allument. Désormais, nous ne pourrons plus dire ‘je ne savais pas’”.

Une photo libre de droits que Reuters crédite
Une photo libre de droits que Reuters crédite

À noter que certaines agences de presse ne manquent pas de culot, vu qu’elles ont osé établir des droits sur des photos d’Anders Berhing Breivik. Photos disponibles gratuitement sur son manifeste disponible en ligne et que Novopress avait proposé à ses lecteurs… La preuve en images ci-contre et ci-dessous.

Une photo libre de droits que l'AFP crédite
Une photo libre de droits que l'AFP crédite

Trust médiatique : TF1 prend le contrôle de “Metro”

Trust médiatique : TF1 prend le contrôle de Metro

29/07/11  21h00
PARIS (NOVOpress)
– Le groupe de médias français TF1 (appartenant à Bouygues) a annoncé qu’il contrôlait désormais en totalité le journal gratuit Metro France, grâce à l’acquisition des 65,7% du capital du quotidien qui n’appartenaient pas encore à TF1.

“Après avis favorable des instances représentatives du personnel concernées, le groupe TF1 annonce avoir finalisé ce jour l’acquisition des 65,7% du capital de Metro France détenus par Metro International, ce qui porte à 100% la participation de TF1”, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Cette nouvelle concentration médiatique est loin d’être négligeable, car Metro, premier journal gratuit distribué en France en 2002, est aujourd’hui le 2ème journal d’information du pays avec plus de 2,4 millions de lecteurs quotidiens et une diffusion moyenne de 760 000 exemplaires dans les 15 plus grandes villes de France.

Pas forcément une très bonne nouvelle pour la pluralité et la liberté de l’information en France…