Marine Le Pen ne reviendra pas sur le « Pacs »

Marine Le Pen ne reviendra pas sur le « Pacs »

24/10/11 – 17h15
PARIS (NOVOpress)
– Nouvelle étape dans la campagne de « dédiabolisation » et de tentative de « séduction » des minorités et notamment d’une communauté “gay” de plus en plus inquiète de la progression de l’Islam, Marine Le Pen a accordé un entretien au magazine militant et porno-chic homosexuel « Têtu ».

Dans cette entrevue, la présidente du Front National et candidate à la présidentielle de 2012, affirme être favorable au Pacs, même pour les homosexuels, et affirme qu’en cas de victoire elle ne reviendra pas sur ce droit.

Par ailleurs, Marine Le Pen persiste dans son opposition au mariage gay et à la Gay Pride, considéré comme l’expression d’un communautarisme divisant la nation.

Crédit photo : manu_le_manu. Licence CC.

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Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté cette semaine par Cécile Lorrain et Marc Rocher avec la collaboration de Françoise Monestier.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit François Hollande met fin au suspense imposé par les media

Parti en campagne bien avant le déclenchement de l’affaire DSK, François Hollande avait eu le temps d’imposer sa candidature. A la tête du PS quand le parti perdait élection sur élection, il se présentait pourtant comme le seul capable de battre Sarkozy. Mondialiste et européiste convaincu, il a joué la comédie de l’élu local radical-socialiste et patelin. Les récents ralliements de Valls, Royal et Montebourg ont conforté son statut de favori et les assurances qu’il a données concernant la non-participation de DSK à un futur gouvernement  lui ont permis de l’emporter face à Martine Aubry. Cependant le traitement médiatique des primaires  a conduit  le CSA à mettre en demeure les responsables des trois grandes chaines d’information continue ainsi que France –Inter et Europe 1 de rétablir l’équilibre entre le PS et les autres formations politiques, Front national compris.

Franc succès pour la 4e journée de la réinformation

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Jean‑Yves Le Gallou (photo), responsable du bulletin de réinformation et Président de la fondation Polémia  a animé la quatrième journée de la réinformation devant près de 200 personnes sur le thème : « Comment les blogs changent les medias dominants ». Pour Jean-Yves  Le Gallou, 98 % des journalistes sont, je cite : « des commis de presse ou des commis de l’oligarchie financière ». Seul Internet permet d’échapper à cette mainmise du politiquement correct et d’accéder à une information dissidente. Moment fort de cette journée, la participation de Robert Ménard, ancien président de Reporters sans frontières et chroniqueur à i>Télé et Sud Radio. Pour lui, l’autocensure n’est pas liée à l’oligarchie financière mais à un état d’esprit  conformiste généralisé. Deux thèses en fait complémentaires: le confort intellectuel de la gauche caviar et de la droite conformiste s’accommode du confort matériel de travailler dans un gros média complice des oligarchies financières.

Les liaisons dangereuses du Parti socialiste et des groupes de pression sionistes.

Une délégation socialiste devait se rendre prochainement en Israël et dans les territoires occupés. Le voyage vient d’être reporté à une date indéterminée. Il a été préparé par le Cercle Léon Blum, une structure explicitement communautaire. Elle combat évidemment l’antisémitisme et veut œuvrer au « rapprochement » entre la « gauche française » et la « gauche israélienne ». Ce même Cercle Léon Blum  a dressé  la liste des personnalités israéliennes qui devaient rencontrer les membres de la délégation du PS.

Ainsi,  le PS, parti de gouvernement, s’en remet à des associations communautaires…

Benjamin NetanyahuCela ne gêne en rien Jean-Christophe Cambadélis qui s’est étonné qu’on puisse s’en étonner.
Laurent Azoulai, président du cercle Léon Blum, a avoué  ne pas avoir « le contact avec Benjamin Netanyahou » (photo),  chef de la droite ultra-sioniste, actuellement au pouvoir. Il a donc demandé de l’aide  à Arie Bensemhoun, candidat malheureux à la présidence du Crif. En 2010, après avoir rencontré les animateurs de l’AIPAC, le principal groupe de pression pro-israélien aux Etats-Unis, Bensemhoun exprimait explicitement sa volonté, je cite, de « s’inspirer de certaines méthodes de travail de l’AIPAC ». En bon français, importer dans notre pays un système qui consiste à soudoyer les élus afin de les sensibiliser aux intérêts juifs en France et dans le monde.

M. Juppé a fêté hier la mort de Kadhafi en saluant, je cite, « la fin de 42 ans de tyrannie en Libye ».

Le ministre des Affaires étrangères et européennes a cependant omis de souligner toutes les années durant lesquelles  ses amis du parti présidentiel surent entretenir les meilleures relations avec le dictateur. Ainsi Claude Guéant, dont les contacts personnels avec Moussa Koussa, l’ancien patron des services spéciaux libyens, étaient  un secret de Polichinelle. Alexandre Djourhi, un des hommes clé du financement occulte de la vie politique française,  accompagna les efforts de Guéant auprès de Kadhafi en faveur des marchés français, entre autre pour la vente d’Airbus.

Ainsi également de Patrick Ollier, l’actuel ministre chargé des relations avec le parlement…

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Ce dernier a fondé en 2003 un très influent « Groupe d’amitiés France Libye » qu’il préside jusqu’en 2010. Il a conclu de juteux contrats d’armement avec le régime de feu le colonel Kadhafi. En 2004, date de  la fin de l’embargo avec la Libye, Ollier se transforme en VRP et effectuera, une quinzaine de voyages vers Tripoli. En 2006, Ollier (photo avec Michèle Alliot-Marie) annonce un accord sur le nucléaire civil, tandis que sa compagne, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, affirme que la Libye est «intéressée par l’achat d’avions Rafale et d’hélicoptères Tigre ». En décembre 2007, Ollier se félicite même sur Europe 1 des «discussions engagées pour différents armements », et bien sûr les fameux Rafale de l’ami Dassault, sénateur UMP, propriétaire du Figaro  et comme par hasard membre du groupe d’amitié France-Libye, En 2005, Patrick Ollier est épinglé par le général Rondot, alors coordinateur du renseignement. Ce dernier notera ainsi sur ses fameux  carnets, des soupçons de «compromission». Un rapport de la DST signale alors une enquête effectuée sur Ollier. En cause ? Un juteux marché libyen…

Opération de relations publiques autour de la libération de Gilad Shalit

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La libération du soldat israélien Gilad Shalit (photo), après cinq ans de détention par le Hamas à Gaza, a donné lieu à un véritable emballement médiatique  concernant l’échange disproportionné entre le soldat et 1017 prisonniers palestiniens. Ce drame individuel a offert un support à la victimisation d’Israël et à la démonstration de la solidarité de la France envers l’Etat hébreu. Les défenseurs de Gilad Shalit ont même inventé le concept de soldat « franco‑israélien », comme s’il existait une armée franco‑israélienne ! Un bémol est venu du Conseil représentatif des institutions juives de France qui a critiqué la réaction du parti socialiste se réjouissant de  la libération de Shalit, mais également de celle de prisonniers palestiniens. Autrement dit, l’opération de relations publiques communautariste continue : pour le CRIF, la libération de l’otage ne doit pas servir la cause de ses ennemis !

Le CRIF félicite François Hollande

Celui que certains observateurs politiques caractérisent de « DSK de substitution » a reçu les félicitations très officielles du Conseil représentatif de la communauté des Juifs de France. Une façon pour ce lobby de mettre en avant l’engagement du désormais candidat officiel du PS aux côtés d’Israël et des juifs de France.

L’Etat modernise la saisie du patrimoine des voyous

Rien n’est plus frustrant pour un juge de devoir renoncer à saisir les biens mal acquis des voyous qu’il juge. Depuis  février et la mise en place de l’agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, les beaux jours des voyous sont terminés ! Cette agence encaisse  ainsi  200.000 euros chaque jour, grâce aux saisies d’argent liquide et de comptes bancaires. Sans compter plusieurs centaines de véhicules, et de biens immobiliers. Désormais, les délinquants sont frappés au portefeuille.

Proxénétisme : DSK de nouveau sur la sellette

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit On en sait un peu plus sur René Kojfer, le personnage-clé au cœur de l’affaire de prostitution lié à l’hôtel Carlton à Lille.  Il est franc-maçon et appartient à la communauté israélite du Vieux-Lille. L’increvable DSK est quant à lui de nouveau sur la sellette. Un chef d’entreprise du Pas-de-Calais et son épouse, auraient facilité les contacts entre Dominique Strauss-Kahn et certains membres du réseau de proxénètes. Une filiale du groupe Eiffage aurait réglé une large partie  – entre 12.000 et 15.000 euros – des parties fines lilloises de l’ex-directeur du FMI ainsi que ses allers-retours Washington-Lille. Un des billets d’avion porte une date amusante : le 13 mai 2011, veille de l’arrestation mouvementée du social-partouzeur.

Polémique autour du projet de loi de François Rebsamen sur le vote des étrangers

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Le président du groupe socialiste au Sénat, François Rebsamen (photo) suscite la polémique. Ce proche de François Hollande va déposer un projet de loi pour ouvrir le vote aux étrangers non ressortissants de l’Union européenne et en situation régulière lors des élections municipales, cantonales et régionales. Une priorité également pour le nouveau président du Sénat, le trotskiste Jean-Pierre Bel. Martine Aubry, Nicolas Sarkozy et Eric Besson s’étaient déjà prononcés pour le droit de vote des étrangers. Il y a fort à parier qu’en 2012, après les élections présidentielles, leurs vœux ne soient promptement exaucés.

Le chiffre de la semaine

Combien coûte aux contribuables l’hébergement d’immigrés clandestins ? La réponse vient des Mureaux, cité emblématique des ravages du multiculturalisme. Depuis quelques jours, 17 familles hors la loi  en provenance de Seine-Saint-Denis sont logées dans un hôtel de la ville. Le maire des Mureaux, François Garay, a estimé que le logement d’une famille nombreuse d’immigrés coûte environ 6 000 euros par mois. En juin dernier, France Soir, avait chiffré le coût de l’immigration clandestine à 4,6 milliards d’euros. Montant qui grimpe à 30,4 milliards d’euros par an en cumulant les coûts de l’immigration légale et clandestine.

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La phrase de la semaine

« Si M. Noah était un citoyen français comme nous, il paierait ces 580.000 euros qu’il doit au fisc ». C’est ce qu’a déclaré sur RMC le journaliste Jean‑Jacques Bourdin. Quand on sait que Yannick Noah est un soutien officiel de François Hollande dans la course à l’Elysée, force est de constater que incivisme fiscal et candidature Hollande font bon ménage.

 

NOUVELLES DU MONDE

La Confédération helvétique s’apprête à renouveler son Assemblée fédérale

Les Suisses votent dimanche pour élire leurs députés. Historiquement, ces élections sont sans grande incidence sur la gestion des affaires du pays. En effet, les partis du système se partagent les sept sièges du Conseil fédéral — le gouvernement suisse — dont un seul pour le premier parti en nombre de voix, l’Union démocratique du Centre, l’UDC de Christoph Blocher et Oskar Freysinger. Cette élection pourrait cependant marquer un tournant dans la vie politique suisse car l’UDC frôle les 30 % d’intentions de vote et pourrait revendiquer un second siège gouvernemental. Le parti populiste s’emploie à faire fructifier dans les urnes les succès de ses initiatives citoyennes et de sa ligne politique nationale et identitaire.

Qui sont les « indignés » américains ?

Si l’on sait que les indignés italiens pouvaient cacher en leur sein des casseurs d’extrême gauche ceux de New‑York se révèlent être particulièrement hostiles aux Juifs et à Israël. Selon le site Israël‑Infos de nombreux manifestants brandissaient des pancartes comme « Gaza soutient l’occupation de Wall Street » où dénonçait pêle‑mêle, je cite : « Le vol de l’Amérique par les Juifs » ou « Obama comme marionnette de la communauté juive Etats‑Unienne ».

La Carinthie restreint l’accès au logement social pour les étrangers

Le Land autrichien de Carinthie, gouverné par une coalition entre populistes et conservateurs, a adopté une réforme des conditions d’accès au logement social. Désormais, tout candidat à un appartement subventionné par les pouvoirs publics devra démontrer qu’il a une connaissance au moins élémentaire de la langue allemande, soit le niveau linguistique A2. Le gouvernement fédéral et la Cour constitutionnelle autrichienne ont validé cette mesure sur le plan juridique.

La zone euro en pleine confusion

Le président français et la chancelière allemande ont indiqué dans un communiqué que la «réponse globale et ambitieuse à la crise que traverse actuellement la zone euro » pourrait « être adoptée définitivement par les chefs d’Etat et de gouvernement lors d’une deuxième rencontre au plus tard mercredi »… Un optimisme qui ne trompe personne, tant les risques d’effondrement de l’euroland n’ont paru aussi grands. Sarkozy et Merkel se retrouveront  ce soir à Bruxelles pour continuer leur jeu  de Monopoly totalement délirant.

La mort de Kadhafi ne met pas fin à la guerre civile en Libye

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

C’est en tout cas ce qu’a estimé le président de l’Institut du Proche-Orient Evgueni Satanovski. « La guerre civile en Libye se poursuivra avec ou sans Kadhafi, a-t-il déclaré à l’agence Rianovosti, comme elle se poursuit en Irak avec Saddam Hussein ou sans lui, comme elle continue en Afghanistan avec ben Laden ou sans lui ».

La bonne nouvelle  de la semaine est d’ordre métapolitique, sociétal, voire civilisationnel !

La crise finale arrive ? Le monde bascule vers la barbarie post-libérale ? Mondialisme, dettes, immigration, violences urbaines, surpopulation, famine, etc. : n’ayez pas peur ! Nagez dans la France d’après comme un poisson dans l’eau grâce à « Survivre à l’effondrement économique », un manuel de survie écrit par Piero San Giorgio,  qui le dédicacera aujourd’hui  samedi de 14h à 18h, à la librairie Facta, 4 rue de Clichy, dans le 9ème

 

Robert Ménard à Polémia : « Les journalistes pensent tous la même chose »

Robert Ménard à Polémia : « Les journalistes pensent tous la même chose »

[box class=”info”] Novopress a diffusé en vidéo l’intervention « Comment les blogs changent les médias dominants » de Robert Ménard samedi dernier à la 4e Journée de Réinformation de la Fondation Polémia d’abord en direct puis en différé. Mais pour ceux qui n’ont pas eu le temps d’écouter cette intervention suivie d’une discussion (1h 35min) voici un florilège d’extraits de l’intervention de Robert Ménard et quelques répliques de Jean-Yves Le Gallou.
Texte préparé par Polémia qui nous donne l’aimable autorisation de le reproduire. Pour ceux qui souhaite entendre facilement la vidéo tout en lisant nous republions la vidéo intégrale. [/box]

 

Robert Ménard (Sud Radio, i-télé, ancien président de Reporters sans frontières) appartient à la médiasphère. Mais c’est un esprit libre et dissident. Il a accepté de débattre avec Polémia. Petit dictionnaire de la rencontre de Robert Ménard avec la réinfosphère.

 

R. Ménard dans le texte

« Sulfureux »
C’est l’adjectif qui tue. Ça calomnie sans avoir besoin de justifier la calomnie.

« Autocensure »
Elle est liée à un état d’esprit généralisé. Les journalistes sont les premiers censeurs.

« Liberté d’expression »
Tous les jours je mesure les limites de la liberté d’expression. En France on a une vraie liberté d’expression… à condition de se battre pour ça. Le premier ennemi de la liberté de la presse, ce sont les journalistes, ce qu’il y a dans leur tête. La grande presse parisienne est toute d’arrogance et de suffisance pour tous ceux qui ne pensent pas comme elle.

« Débat »
Un certain nombre de gens ne veulent débattre qu’entre eux.

« Internet »
Internet est un instrument fabuleux de liberté : de voir, d’entendre, de lire des points de vue qu’on n’a pas les moyens d’avoir dans les grands médias. Donne plus facilement accès à des points de vue qui ne sont pas majoritaires. Oblige les journalistes à entendre des points de vue qu’ils n’entendraient pas autrement.

« Blogs »
Apportent plus sur les opinions que sur les faits. Plus utiles sur l’éclairage et le commentaire que sur l’information brute. J’y trouve d’autres points de vue, un son de cloche différent. Cela permet de penser à côté de l’endroit où tout le monde pense.

« Uniformes »
Que les médias soient à ce point uniformes cela ne vient ni des puissances d’argent, ni du caractère privé ou public de leur propriété, cela vient des médias eux-mêmes. Les journalistes pensent tous la même chose. Ils le font au nom des bons sentiments. La majorité des journalistes pensent qu’ils incarnent le bien, la justice, la justesse. Quand vous questionnez ce point de vue, vous êtes dans le camp des barbares, des salauds. Dès que vous mettez en question ce qui va de soi pour l’immense majorité, vous vous placez en dissidence. Le problème c’est l’homogénéité du milieu journalistique et la connivence. On ne pose pas de questions, ce qui exclut tout débat.

« Oligarchie financière »

L’idéologie unique des médias n’a rien à voir avec l’oligarchie financière. Cela a à voir avec les machines que sont les médias. Personne ne tire les ficelles. Les médias sont une machine de bien-pensance, de connivence, de bons sentiments, de règles professionnelles qui ne sont jamais interrogées.

« Camp du bien » C’est tellement plus confortable d’être du côté du manche, de ne pas avoir à justifier ses positions, d’être dans le camp du bien.

« Confort » Il y a un confort journalistique, c’est le frein le plus important à la liberté. L’objectivité journalistique ce n’est pas avoir une opinion, c’est ne pas avoir leur opinion.

« Les libraires »
Une caste insupportable. La librairie, le lieu que je croyais le lieu de la liberté, est devenue celui de la censure. A propos de notre opuscule (Vive Le Pen !), écrit avec Emmanuelle Duverger, des libraires nous ont fait savoir que, non contents de ne pas vendre ce livre, ils ne vendraient plus aucun livre de notre maison d’édition. C’est intolérable.

« Débat »
Le problème n’est pas ce qui pose débat, il est dans ce qu’on ne questionne jamais : le bien-fondé des interventions en Afrique ou la peine de mort, par exemple.

« Morale »
Dans leur majorité les journalistes ne diront pas d’un propos qui leur déplaît « ce n’est pas vrai ». Ils vont dire « c’est choquant ». Ils ne vont pas dire « tu as tort », ils vont dire « comment oses-tu dire cela ? ».

« Courage »
Comment sortir du conformisme des médias ? Il y a un mot, cela s’appelle le courage. La vertu qui nous manque, c’est le courage. Des journalistes intelligents, j’en connais plein. Mais les gens intelligents et courageux, c’est rare.

« Extrême droite »
Défendre la liberté de la presse en France aujourd’hui, c’est défendre la liberté de l’extrême droite. Le procès qui est fait si on invite quelqu’un d’extrême droite c’est qu’on est de ce bord-là. C’est insupportable.

Suicide
Le risque est de capituler. Mais il y a des sujets que je n’aborde pas parce que ce serait du suicide. Il y a des limites : si vous les franchissez, vous vous suicidez. Je n’ai pas le syndrome des baleines.

 

Courtes répliques de Jean-Yves Le Gallou

« Extrême droite »
Je suis blindé contre l’accusation « d’extrême droite ». Mais je réfute le terme : c’est de la novlangue, c’est du vocabulaire de diabolisation.

« Blogs »
Ils commentent, bien sûr, mais ils obligent les médias dominants à parler de faits qui autrement resteraient occultés : l’agression raciste d’un jeune Blanc dans un bus il y a trois ans (grâce à fdesouche) ; l’existence de prières musulmanes de rue dans le XVIIIe (grâce à Riposte laïque), par exemple.

« Dissidence »
La dissidence est inconfortable mais elle offre une multitude de petits bonheurs.

« Libraires »
Mon libraire c’est Amazon !

« Oligarchie financière »
Les médias dominants fonctionnent peut-être sans son contrôle. Mais jamais un média dissident n’a été financé, alors qu’il y aurait des journalistes de talent pour le faire et des clients pour le suivre. Au contraire, l’une des plus belles réussites de presse des années 1970/1980, le Figaro-Magazine de Louis Pauwels, a été « normalisé ». A la demande des publicitaires. Malgré ou à cause de ses 800.000 lecteurs.

Source : Polémia.

Voir aussi :

Sur Robert Ménard et Emmanuelle Duverger
http://www.robertmenard.fr/
http://www.revue-medias.com/
http://www.amazon.fr/Vive-Pen-Robert-M%C3%A9nard/dp/2918414271

Sur Polémia

La Tyrannie médiatique
Dictionnaire de la réinformation – Cinq cents mots pour la dissidence

Photo en Une : Robert Ménard à Sud Radio

Les étrangers aiment une France virtuelle

A l’étranger on aime une France virtuelle

Les étrangers aiment une France virtuelle19/10/11 – 12h20
PARIS (NOVOpress) –
Dans ce plaisant post du Guardian, le journaliste Phil Hoad s’interroge sur l’impact du film Amélie Poulain dans le cinéma contemporain. D’un côté le succès international de ce film a signalé la fin du monopole des productions hollywoodiennes, mais de l’autre, il a aussi une signification plus négative, la commercialisation d’une France virtuelle, plus proche de Disney World que de Versailles.

Mais on peut comprendre les cinéastes. Ce n’est pas en filmant le Paris actuel que l’on peut facilement produire un film gai, positif et optimiste.

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

François Mitterrand a fait semblant de le vouloir, François Hollande le veut vraiment : l’octroi du droit de vote pour les immigrés aux élections locales est désormais une véritable menace.
Avec des conséquences insoupçonnées, même par La Droite Populaire ou le Front national, sur le pouvoir législatif. Et même sur l’élection du président de la République.

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

Un des dessins d'Aramis dans Minute du 19 octobre 2011.

Longtemps, le droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales a été le chiffon rouge agité par la gauche (socialistes, communistes et écologistes réunis) à la veille de scrutins importants pour faire monter le FN ou Jean-Marie Le Pen lui-même, ce qui avait pour effet, dans le cadre de la désunion de la droite obtenue par la diabolisation du FN, d’empêcher le RPR et l’UDF de l’époque d’accéder au pouvoir. L’orfèvre en la matière fut François Mitterrand, qui s’empressait d’enterrer l’idée sitôt l’élection gagnée, comme il l’avait fait dès 1981, alors que le droit de vote des immigrés était la 80e des 110 propositions pour la France défendues par le candidat socialiste.

Cette fois, c’est différent. Il y a trente ans, « le droit de vote aux élections municipales après cinq ans de présence sur le territoire français » figurait à la rubrique: « De nouveaux droits pour les immigrés ». Dans le Projet socialiste pour 2012, validé par tous les dirigeants du PS, dont François Hollande, « le droit de vote aux étrangers aux élections locales » (27e des « 30 engagements pour 2012 » – sans mention de durée de présence sur le sol français – se trouve au chapitre: « Rassembler les Français et retrouver la promesse républicaine ». L’octroi du droit de vote aux étrangers sous couvert de « rassembler les Français », il fallait y penser! Pardonnez-leur, ils ne savent même plus ce qu’ils écrivent…

Vers une « libanisation » de la France

Le problème, qui constitue la différence majeure entre 1981 et 2011, est que cette fois, les socialistes sont décidés à mettre en œuvre cette disposition. Ils croient, vraiment, que ce serait faire œuvre de justice (citoyenne ou républicaine comme ils disent). La Droite Populaire se mobilise contre ce projet funeste (ainsi que La Droite libre, électron plus ou moins libre situé à côté de l’UMP, qui lance elle aussi une pétition), et c’est heureux. Ne serait-ce que pour rappeler à Nicolas Sarkozy, qui lui aussi y est favorable « à titre personnel », qu’il n’aura pas de majorité pour le faire s’il était réélu.

La Droite populaire n’a toutefois pas travaillé son argumentation en y intégrant tous les effets que l’octroi du droit de vote aux immigrés aux élections locales entraînerait. Pour s’en tenir à l’exemple le plus emblématique, celui de la Seine-Saint-Denis, la conséquence serait une véritable « libanisation » de la France. La Seine-Saint-Denis compte, officiellement, 1,5 million d’habitants (en réalité, plus de deux millions en raison de la présence de 700000 à 800000 clandestins!). Ce million et demi se dé compose en trois tiers: un tiers de Français ayant des ancêtres français; un tiers de Français n’ayant aucun ancêtre français; et un tiers d’étrangers en situation régulière. Aujourd’hui, le corps électoral des scrutins organisés dans le « 9-3 » est donc composé pour moitié de Français de fraîche date et pour moitié de « Français de souche ». Si les étrangers avaient le droit de vote, le rapport de forces serait de deux tiers/un tiers… Et encore, n’est-ce qu’une moyenne départementale !

Fermer à tout jamais les portes de l’Elysée à la droite

Ce que La Droite populaire n’a pas vu non plus, ce sont les conséquences nationales de tous les scrutins locaux. Le basculement à gauche du Sénat vient d’en apporter la preuve. Si la gauche a gagné des sièges, c’est principalement parce que les « grands électeurs » qui élisent les sénateurs se sont gauchis au fil des scrutins régionaux et départementaux mais aussi et surtout municipaux. Accorder le droit de vote aux immigrés, ne serait-ce qu’aux élections municipales, ce serait donc leur donner le pouvoir, non seulement de peser plus ou moins lourdement sur la composition du conseil municipal, mais aussi d’influer sur la composition du Sénat, donc sur le pouvoir législatif !

Et ce serait aussi leur donner le pouvoir d’influer tout aussi directement sur le pouvoir exécutif! Pour être élu président de la République, il faut pouvoir se présenter aux suffrages des Français. Pour cela, il faut recueillir les fameux cinq cents parrainages d’élus, recueillis pour l’essentiel auprès des 36000 maires de France. On sait l’affaire déjà très difficile pour qui n’appartient pas à l’un des deux partis dominants, particulièrement pour les candidats de droite. Si d’aventure (ou de mésaventure) demain, le droit de vote était accordé aux étrangers extra-européens, quel maire élu avec les suffrages osera accorder son parrainage à Marine Le Pen, à Christine Boutin ou à Frédéric Nihous ?

On voudrait que les élections présidentielles à venir se résument à un combat entre candidats de gauche et d’extrême gauche aux petits soins pour la population nord-africaine et sub-saharienne qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

Antoine Vouillazère

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” à paraître demain mercredi 19 octobre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

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Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Aubry‑Hollande, bonnet rose et rose bonnet. Le débat télévisé entre Aubry et Hollande a montré aux Français la parfaite interchangeabilité des deux prétendants socialistes.

Les éditorialistes de la presse régionale s’en sont donné à cœur joie. Cherchant « ce qui les différencie vraiment », la Dépêche du Midi du sieur Baylet juge, je cite : que « Les postures qui sont apparues (…) tiennent davantage d’un effet de tribune pour congrès PS que d’une véritable divergence idéologique. » L’éditorialiste de l’Alsace persifle : « Les deux candidats proposent la même politique fiscale, sociale, européenne, et il faut pousser loin les investigations pour trouver des divergences autres que de forme ou de priorités. » Pour les Dernières Nouvelles d’Alsace, la complémentarité est si parfaite qu’on peut parler de complicité, je cite : « Pas de démondialisation, pas de protectionnisme, ont‑ils entonné en cœur, l’une finissant même les arguments de l’autre, et vice‑versa. Une complicité de fait, si nette qu’elle a dû ulcérer le troisième homme [Arnaud Montebourg] ». Fin de citation.

Nord Eclair enfonce également le clou : « Il y avait sur le plateau de France 2, écrit son éditorialiste, deux sociaux‑démocrates et deux Européens de stricte obédience. » Quant au Télégramme, il considère, je cite : qu’« Un nouveau couple est apparu dans la politique française. En effet, on voit mal un François président sans une Martine Premier ministre. » Fin de citation. Le hold‑up médiatique perpétré par un parti politique, le Parti socialiste, sur une chaîne publique, France 2, venant après la nauséabonde saga DSK, est apparu à de nombreux Français comme totalement insupportable.  Le débat fut un festival de propositions générales et de formules creuses, la palme revenant sans conteste à François Hollande qui a déclaré vouloir être, je cite : « le président de la victoire ».

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Les deux prétendants ont naturellement joué à « Plus rassembleur que moi, tu meurs ». Si Hollande engrange les ralliements de Valls, Royal et Baylet et compte une avance de huit points sur Martine Aubry, il ne peut néanmoins envisager sereinement la victoire au second tour. La maire de Lille a en effet la haute main sur l’appareil du parti, et la mobilisation de son système clientéliste peut lui permettre de l’emporter sur son rival. L’étonnant de l’histoire est la mutation spectaculaire de Hollande, caricature du consensus mou il y a encore un an. En 2007, « Flanby », du nom de ce dessert industriel sirupeux au caramel de synthèse, n’était connu que pour une seule chose : être le « défaut » de Ségolène Royal, sa compagne de l’époque. Aujourd’hui, Ségolène pleure et Flanby rit. Une explication à ce superbe rebond : le père de François Hollande est un homme de la droite pure et dure. Bon flan ne saurait mentir.

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écritArnaud Montebourg, avec 17 % des voix au premier tour, ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour. [NDLR : depuis l’émission de ce kiosque, Montebourg a déclaré qu’il soutiendra François Hollande au second tour, «à titre exclusivement personnel».] Sans doute déçu par les réponses très évasives que lui ont fait les deux prétendants, Montebourg a finalement fait dans le « ni ni », laissant toute latitude à ses 420.000 électeurs et qualifiant Aubry et Hollande, je cite, de « candidats (…) qui utilisent les recettes retardataires du passé par rapport à la situation extrêmement grave dans laquelle nous sommes ». Fin de citation. Sauf en ce qui concerne l’immigration sur laquelle le trio se rejoint, Aubry et Hollande, deux chantres de l’hyperclasse mondiale et du libre‑échangisme, sont à l’opposé des thèses de Montebourg. Martine Aubry est soutenue par Alain Minc, héraut de la « mondialisation heureuse » chère à Strauss-Kahn. Quant à François Hollande, il  l’est par Henri de Castries, le PDG d’Axa. Le site Françoisdesouche nous rappelle opportunément les déclarations de Hollande en 2008 : « On n’est pas là pour être simplement les protecteurs de nos concitoyens ». Avec le concept de démondialisation, Montebourg a reconnu mardi sur Europe 1, je cite : qu’« il ne s’agit pas d’une question de plus à gauche ou pas. J’ai obtenu le soutien de gens qui sont en train de partir vers l’extrême droite et je considère que ma candidature a été une forme de rempart contre le lepénisme ». Fin de citation. Marine Le Pen n’a pas attendu Arnaud Montebourg pour mettre la démondialisation et la lutte contre les privilèges de l’hyperclasse mondiale au cœur de sa campagne. La géographie du vote Montebourg recoupe d’ailleurs celle du vote Front national. Le message des Identitaires « votez, Montebourg » est également bien passé puisque les scores de l’élu de Saône-et-Loire sont particulièrement élevés à Orange et Bollène, villes proches des Identitaires, dirigées par les Bompard.

L’Etat au secours de la Corrèze endettée. Dur rappel à la réalité. En pleine euphorie électorale, l’Etat a annoncé devoir débloquer une enveloppe de 75 millions d’euros pour sept départements. Figure en tête le département de la Corrèze avec 1.400 euros de dette par habitant. Information banale me direz-vous en ces temps de banqueroute généralisée. Mais il se trouve que le président du Conseil général de la Corrèze n’est autre que… François Hollande. Un exemple sur mille de la dilapidation des finances publiques : en 2010, Hollande décide d’équiper chacun des élèves de 6e et leurs enseignants d’un iPad. Soit un total de 3.300 tablettes numériques pour un budget d’un million et demi d’euros.

Marine Le PenMarine Le Pen défie la présidente du Medef. Laurence Parisot,  présidente du Medef (et par ailleurs propriétaire de l’institut de sondages Ifop), vient de publier « Un piège bleu Marine » contre le Front national.  Ainsi que l’écrit Emmanuel Ratier dans le dernier numéro de Faits & Documents, ce livre particulièrement lamentable, façon « Marie Chantal chez les prolos », explique doctement aux ouvriers français que « voter Marine, c’est pas bien ». Pour Laurence Parisot, tenante du libéralisme mondialisé le plus échevelé (adepte d’une France « ouverte » et « métissée »), et évidemment membre du Siècle, l’élection de Marine Le Pen entraînerait « l’effondrement immédiat de l’économie » et « une cascade très rapide de catastrophes ». Des assertions qui ne s’appuient sur aucun argument : sur les 144 pages écrites en gros caractères, la présidente du Medef n’a été capable de pondre qu’une vingtaine de page sur l’économie. Le co-auteur de ce livre semble être (sous pseudonyme) une certaine Rosine Lapresle-Tavera qui avait défrayé la chronique en janvier 2009, apparaissant, via sa société de conseil Elzévir, comme la salariée la mieux payée du Medef, avec 25.000 euros par mois pour un simple mi-temps. Pour discuter de ce « Piège bleu Marine », la présidente du Front national a proposé un débat public à la patronne du Medef, qui l’a décliné.

Nouveau ralliement à Marine Le Pen. L’avocat Karim Ouchikh, ancien maire adjoint de Gonesse dans le département du Val‑d’Oise et membre du Parti socialiste jusqu’au début des années 2000, vient de rallier le Front national. Même s’il ne possède pas encore la carte du parti, M. Ouchikh a d’ores et déjà noué des contacts avec Marine Le Pen, en expliquant notamment, je cite, qu’il n’était « plus en phase avec la logique fédéraliste et pro‑européenne du PS. ».

D’après un sondage Harris pour le compte du magazine Télé Star, 73 % des Français considèrent que les journalistes de télévision sont « peu ou pas indépendants » à l’égard des responsables politiques. Les pires résultats sont obtenus par David Pujadas (Bobard d’or 2010), Claire Chazal qui a interrogé Strauss‑Kahn (tous deux membres du Siècle), et Laurence Ferrari : moins de 5 % des Français les croient indépendants. A contrario, c’est aux sites Internet d’information que les Français font le plus confiance en matière d’information politique.

Menaces sur des journalistes de France 2 après la diffusion d’une émission sur la Palestine. La diffusion sur France 2 d’une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l’ambassadeur d’Israël et les représentants de la communauté juive en France. Le président du CRIF a jugé, je cite : « qu’a été présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale […], sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites ». Le présentateur de l’émission, Etienne Leenhardt, aurait été physiquement menacé. Un groupe facebook appelant au boycott de France Télévisions a été créé, et demande que la chaine de télévision France 2 présente des excuses au nom de tout le groupe France Télévisions. Le syndicat national des journalistes a répondu, je cite : « Il n’y a aucune excuse à présenter quand un travail professionnel sérieux a été accompli » et demande au groupe France Télévisions comment il compte, je cite encore : « protéger les journalistes qui se trouvent directement menacés ».

 

MONDE

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Sanglantes répression d’une manifestation copte par l’armée égyptienne. Les récentes attaques contre des églises dans le sud de l’Egypte ont provoqué la colère des chrétiens égyptiens. Ils se sont réunis dimanche pour manifester contre le nouveau gouvernement du maréchal Hussein Tantaoui. Les blindés de l’armée égyptienne ont alors foncé dans la foule, tuant vingt cinq personnes et faisant des centaines de blessés. Pour les chrétiens, la situation est bien pire que sous le régime de Moubarak, où ils pouvaient au moins compter sur la neutralité de l’armée. Depuis le prétendu « printemps arabe », les Coptes doivent faire face au harcèlement continuel des Frères musulmans, leurs églises sont saccagées, brûlées, avec dorénavant la complicité du pouvoir. Les Frères musulmans devraient être la première force politique du pays lors des élections législatives de novembre. L’article 2 de la nouvelle constitution égyptienne précise que la chariah est désormais le fondement du droit. Plus de cent mille Coptes ont fui l’Egypte depuis mars dernier. La présence chrétienne sur la terre d’Egypte, très antérieure à l’islam, est en train de disparaître sous nos yeux, alors même que les terres encore chrétiennes de la vieille Europe sont en proie à une islamisation galopante.

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Refus des Etats‑Unis de détruire les plantations de pavot en Afghanistan. Lors d’un forum international, le ministre russe des Affaires étrangères a feint de s’étonner du fait que les Américains interdisent à la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan de détruire les plantations de pavot afghan qui fournissent plus de 80% du volume mondial d’opium. Explication possible : la plus grande partie de l’héroïne afghane arrive en Europe en transitant par le Kosovo dont il enrichit le pouvoir mafieux. Washington a fait du Kosovo sa plate-forme européenne d’intervention dans la perspective désormais hautement probable d’un conflit majeur avec l’Iran. L’Afghanistan a été parmi les premiers pays à reconnaître l’indépendance du Kosovo.

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit L’armée grecque se prépare à acquérir 400 chars lourds américains M1 Abrahams pour 1,28 milliard d’euros. A titre de comparaison, la France a dû se contenter par souci d’économie de 140 chars lourds Leclerc. Rappelons que le total des aides apportées à la Grèce par l’Europe et le FMI a atteint la modique somme de 160 milliards d’euros…

David Cameron veut réguler les flux migratoires de la Grande Bretagne. (Ce sujet prévu n’a pas eu le temps d’être présenté à l’antenne). Sous la pression des députés de sa majorité conservatrice, le Premier ministre britannique promet de diminuer les entrées d’immigrés, et appelle les britanniques à le soutenir. Dans la foulée, David Cameron annonce une baisse de l’immigration britannique pour… 2015. Une promesse déjà faite mais non tenue : comme en France, les flux migratoires britanniques dépassent les 200 000 entrées par an.

Kiosque Courtois du samedi - L’actualité de la semaine en écritQuand les peuples votent mal, ils doivent revoter. Idem pour les parlements. Le Parlement slovaque (photo) avait eu l’impudence de rejeter mardi le renforcement du fonds européen dite « de stabilité financière » (FESF) décidé le 21 juillet par Bruxelles, en fait un fonds destiné à voler au secours des pays de l’euroland menacés de banqueroute. Inquiète, l’Union européenne a demandé mercredi à la Slovaquie d’approuver rapidement le renforcement du FESF, en soulignant son importance “cruciale” pour la zone euro. Elle a été promptement exhaussée puisque l’opposition de gauche s’est entendue jeudi avec trois partis de droite de la coalition gouvernementale, pour abonder le FESF, en échange d’élections anticipées. Deuxième pays le plus pauvre de la zone euro après l’Estonie, la Slovaquie suit actuellement une sévère cure d’austérité, dont pâtit lourdement la population. Plus de 60% de la population sont opposés à la participation de leur pays au renforcement du FESF. En Slovaquie comme en France, le système mondialiste s’assoit sur la volonté et la souffrance des peuples.

Retour à la France. Nous vous l’annoncions hier : une enseignante de Béziers s’est immolée par le feu jeudi dans la cour de son établissement. La jeune femme a succombé à ses blessures hier, en fin de journée.

« Inch Allah ». En voyage avec Mohamed, de la Tunisie à la France via l’Italie

« Inch Allah ». En voyage avec Mohamed, de la Tunisie à la France via l’Italie

16/10/2011 – 10h00
BARI (NOVOpress) – Ça s’appelle « Inshallah. Il viaggio di Mohamed Alì » et c’est le tout nouveau film de propagande immigrationniste. Ça vient d’être présenté à Bari et ça sera projeté partout en Italie, dans toutes les écoles si tout va bien. Le réalisateur, Antonio Laforgia, travaille à « une “distribution civile”, qui réunisse écoles, associations, places, centres sociaux, et tous les lieux à partir desquels il est possible de commencer à construire une conception différente de l’Autre, en commençant par éliminer au plus tôt le mot clandestin de notre vocabulaire quotidien ».

Antonio Laforgia, vous l’avez deviné, est un ancien étudiant en sociologie, devenu ensuite journaliste de gauche par « une formation personnelle sur le tas ». « Avec ce travail il passe du journalisme écrit au cinéma documentaire ; le registre change, mais restent au centre de sa recherche le récit des histoires de vie de ceux qui sont à la dernière place, et la dénonciation des droits niés, avec un style qui combine l’analyse socio-politique à une approche anthropologique et participative ».

Pour le blogue immigrationniste du Corriere della Sera, « Stranieri in Italia », Laforgia a « expliqué son travail », comme on dit dans ces milieux. « Le film raconte le voyage de Mohamed Alì, un des milliers de Tunisiens débarqués à Lampedusa au printemps de cette année. La rencontre avec Alì s’est produite à l’extérieur du camp de Manduria, d’où il s’était à peine enfui à cause des conditions intenables dans lesquelles il était contraint à vivre [lors de la fuite massive de centaines de clandestins, aidés par l’extrême gauche, en avril dernier, NdT]. Grâce à l’aide de certains militants, Mohamed est parvenu à rejoindre Bari, où il a commencé à partager avec moi son histoire, depuis la révolution [tunisienne] jusqu’à l’arrivée en Italie. Il m’a montré aussi des vidéos et des photos faites avec son téléphone portable, réalisées avec le désir de pouvoir un jour raconter son expérience. À ce moment, je lui ai proposé de continuer ensemble le voyage jusqu’à sa destination finale, la France, et de documenter avec deux caméscopes, dont l’un entre ses mains à lui, ce qui arriverait ».

Et notre sociologue vidéaste de conclure avec enthousiasme : « Inch Allah est l’histoire d’un voyage dans lequel on franchit d’un seul coup deux frontières : la frontière géographique, imposée par le cynisme des politiques européennes en matière d’immigration, et la frontière culturelle, nourrie par la représentation de l’Autre comme menace au lieu de le voir comme rencontre et occasion ».

Occasion de quoi et pour qui, on se le demande toujours. Si les lois sur l’immigration, tant italiennes que françaises, étaient appliquées, « Inch Allah » vaudrait à son auteur des poursuites pour aide à l’immigration clandestine. En l’état actuel des choses, il lui rapportera son lot d’applaudissements, de comptes rendus émus dans les journaux, de récompenses et de prix.

Il n’est pas sûr pourtant que le film produise l’effet recherché sur tous les spectateurs. Dans la bande annonce du film, on entend par exemple Mohamed déclarer en propres termes : « si ça va continuer comme ça, la France de ramener des jeunes Tunisiens ici, ça va péter, ça va être comme Lampedusa ». Et encore : « Tu me dis mardi, puis tu me dis mercredi, puis tu me dis jeudi, non, je veux que tu me dire, le lundi prochain tu auras ton permis, donc je vais me tais, je vais rester calme, tranquille dans ma tente, et je vais pas faire des problèmes ». Certains seront peut-être capables de voir là, justement, une menace.

 

Samedi 15 octobre, quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

En direct ce 15 octobre : quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

Affiche 4e journée réinfoAssistez en direct sur Novopress, aujourd’hui, 15 octobre, à la quatrième journée de la Réinformation, présidée par Jean-Yves Le Gallou.

Thème de cette année : “Les blogs dans la guerre médiatique”. Plusieurs ateliers et interventions sont prévus. Avec notamment la participation de Robert Ménard.

Une participation du fondateur de Reporters sans frontière qui n’est pas du goût de tout le monde. Ainsi, dans le Monde, via Abel Mestre, qui confond mauvais journalisme et travail de police, Polémia est présentée comme “think tank d’extrême… extrême droite” (sic). Polémia a répondu à cette attaque : “En novlangue, ‘l’extrême droite’ est une expression sidérante et péjorative donnée à la droite de conviction et à tous ceux qui contestent le Système dominant. Il est normal que la novlangue soit la langue véhiculaire, sinon liturgique, du Monde, un journal propriété de Matthieu Pigasse (banque Lazard) et de Pierre Bergé (SOS-Racisme).”

Au programme de la retransmission, en particulier :

de 12h00 à 13h00 retransmission des plénières
pause
de 14h30 à 16h00 Robert Ménard

La page directe, pour le chat :
http://www.livestream.com/agence2presse?utm_source=lsplayer&utm_medium=ui-content&utm_campaign=agence2presse&utm_content=agence2presse

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les Berbères

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les Berbères

Le numéro 22 de la revue l’Afrique Réelle (octobre 2011) est un dossier spécial sur les Berbères. Voici son sommaire :

Un peuple aux origines multiples
L’Égypte : une création berbère ?
Les pharaons berbères
Les berbères durant l’antiquité
Comment les berbères furent-ils arabisés ? Entretien avec Bernard Lugan.

 

ÉDITORIAL de Bernard Lugan

La guerre de Libye a replacé les Berbères au cœur de l’actualité. Le contentieux les opposant au régime du colonel Khadafi était à ce point fort qu’ils furent parmi les premiers à se soulever, juste après les Arabes de Benghazi en Cyrénaïque. Sans les Berbères, le régime libyen ne serait pas tombé puisque c’est en effet le front qu’ils ouvrirent depuis le djebel Nefusa, sur les arrières du bastion régimiste tripolitain, qui permit de couper la frontière avec la Tunisie, puis d’isoler Tripoli, ce qui permit ensuite la prise de la ville. Tout à son nationalisme arabo-islamique, le colonel Khadafi niait la question berbère. En 2007 il déclara ainsi :

« (…) les tribus amazighs (berbères) se sont éteintes il y a longtemps, depuis le temps du royaume de Numidie. Personne n’a le droit de dire « je viens d’ici ou de là-bas ». Celui qui le fait est un agent du colonialisme, qui veut diviser pour régner ». (Mouammar Khadafi, Discours à la Nation, le 2 mars 2007).

Les Berbères qui se désignent sous le nom Imazighen (Amazigh au pluriel), ce qui signifie « homme libre », constituent le fond ancien de toute la population de l’Afrique du Nord, depuis le delta du Nil jusqu’à l’Atlantique et de la Méditerranée jusqu’au Sahel. Les berbérophones ne subsistent plus aujourd’hui en tant que groupes homogènes que dans quelques isolats généralement montagneux ou dans des oasis.

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les BerbèresLe monde berbère a eu son histoire propre durant plusieurs millénaires. A la différence de ceux de l’Est, les Berbères de l’Ouest ont constitué des Etats qui s’étendirent sur tout le Maghreb. A partir du VIIe siècle, l’islamisation, avec l’arabisation linguistique qu’elle implique, modifia en profondeur la berbérité, au point de lui faire perdre sa mémoire et ses racines.

Après les indépendances, les nouvelles autorités gouvernementales développèrent une extrême méfiance à l’égard de la langue berbère, le fait berbère lui-même étant vu comme un ferment de division, sa propre existence contredisant le mythe de l’ « arabité » du Maghreb. L’enseignement du berbère disparut ainsi au Maroc avec la suppression en 1956 de la chaire de berbère de l’Institut des hautes Etudes Marocaines de Rabat, et en 1962 avec la suppression de celle de l’université d’Alger.

Au Maroc, le nationalisme s’affirma initialement contre la berbérité, son adversaire principal n’étant pas tant la France que la montagne féodale et berbère. Comme l’amazighité affirmait la double composante du pays, arabe et berbère, le parti Istiqlal représentant les Arabes et les arabo andalous des villes, parla alors de dérive « ethnique », « raciste » et « xénophobe » menaçant de détruire l’Etat. L’inquiétude des élites arabo-musulmanes pouvait être compréhensible face aux déclarations de certains berbérophones. Aussi tard qu’en 2004, le grand intellectuel berbère Mohammed Chafik publia ainsi un article dont le titre explosif était « Et si l’on décolonisait l’Afrique du Nord pour de bon ! »,[1] et dans lequel il écrivait que « Les Imazighen en sont réduits à se sentir étrangers chez eux (…) Au fait, pourquoi le Maghreb arabe n’arrive-t-il pas à se former ? C’est précisément parce qu’il n’est pas arabe ».

En Algérie, figé dans sa gangue idéologique, le régime demeure aujourd’hui encore un jacobinisme arabo-musulman fondant sa légitimité à la fois sur la négation de l’histoire du pays et sur celle de sa composition ethnique. Ici, la question kabyle s’est posée avec une acuité particulière dès l’indépendance de 1962, rythmée par des épisodes sanglants ayant débuté par la guérilla du FFS en 1963, suivie par le mouvement du « Printemps berbère » en 1980, puis par la « grève du cartable » durant les années 1994-1995, par les émeutes de 1998 qui suivirent l’assassinat du chanteur Matoub Lounès et enfin par le mouvement dit des « Aarchs » en 2001 et 2002. Ces derniers mois, la tension n’est pas retombée.

Bernard Lugan

[1] Le Monde amazigh, n° 53, novembre 2004.

[box class=”info”] L’Afrique Réelle est une revue mensuelle par Internet, d’une vingtaine de pages, au format PDF et envoyée le 15 de chaque mois aux abonnés par courrier électronique. On peut s’abonner ici. [/box]

 

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés!

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés !

Au fait, parmi les 2,5 millions de votants à la primaire socialiste – officiellement intitulée « primaire citoyenne », dans cette logique qui voit la gauche s’attribuer le monopole de la « citoyenneté » –, combien y avait-il d’étrangers et de mineurs qui ne participeront pas à l’élection présidentielle ?

Le Parti socialiste avait en effet décrété que pouvaient voter « les citoyens étrangers membres du PS ou du MJS » (le Mouvement des jeunes socialistes, présidé par Laurianne Deniaud), ainsi que « les mineurs membres du PS ou du MJS », qu’ils soient ou non en âge de voter en avril prochain. En revanche, les étrangers non encartés au PS n’avaient pas, eux, le droit de voter… Faut pas déconner.

« Citoyen étranger »

Par sa formule de « citoyen étranger », le PS bafoue carrément la Constitution de la Ve République qui associe nationalité et citoyenneté. Selon la loi française, un citoyen est un « homme ou [une] femme âgé(e) de plus de 18 ans, né(e) de parents français ou étrangers naturalisés », qui, par définition et sauf décision de justice contraire, possède le droit de vote et celui d’être élu.

Parler de « citoyen » au sujet d’un ressortissant étranger relève de l’idéologie pure, de celle qui con duit à parler de « citoyen du monde » ou à vouloir instaurer le droit de vote pour les étrangers.

De fait, la composition du corps électoral de cette primaire confirme la pertinence de l’analyse du think tank de gauche Terra Nova, estimant que le PS cherche à remplacer la défection des « classes populaires » au profit des citoyens issus de l’immigration, voire des immigrés eux-mêmes.

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés!

« La France de demain »

Au jour symbolique du 10 mai 2011, Terra Nova avait publié une étude sociologique très commentée : « Gauche: quelle majorité électorale pour 2012 ? ».

Notant le rétrécissement du « socle historique de la gauche », du fait de la contraction de la population ouvrière et du glissement à droite de celle-ci, les trois auteurs notaient l’apparition d’un nouvel électorat de gauche, désigné sous le nom de « La France de demain », à savoir « les minorités et les quartiers populaires »

« La France de la diversité, expliquaient- ils, est presque intégralement à gauche. L’auto-positionnement des individus révèle un alignement des Français d’origine immigrée, et plus encore de la deuxième génération, à gauche – de l’ordre de 80-20. On retrouve des scores de cette ampleur dans les bureaux de vote des quartiers populaires, et encore de 62-38 dans les zones urbaines sensibles. »

Telle est bien la tentation de la gauche en général et du Parti socialiste en particulier: puisque les prolos votent « populiste » ou tout simplement à droite – comme au deuxième tour de la présidentielle de 2007, où l’électorat ouvrier s’est porté à 50 % sur le candidat de droite, fait sans précédent dans l’histoire de la démocratie française –, il faut modifier le peuple et même le dissoudre, au sens propre, au sein d’un corps électoral élargi à tous ceux qui résident en France…

Si certains doutaient que le PS veuille véritablement accorder à son arrivée au pouvoir le droit de vote aux immigrés, la primaire vient de montrer que, dès qu’ils tiennent les urnes, c’est chose faite.

Antoine Vouillazère

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 12 octobre. En kiosque ou sur Internet.
Dessin d’Aramis dans le même numéro de Minute. [/box]

War Raok la voix de la nation bretonne

[Kiosque] War Raok la voix de la nation bretonne

« Nous avons un devoir d’impertinence et d’insoumission à l’Etat français… entre ceux qui se battent pour l’émancipation du peuple breton, pour la sauvegarde de son identité ethnique et ceux qui veulent les détruire : nous avons choisi notre camp. » L’éditorial du 33ème numéro de War Raok la voix de la nation bretonne, qui ne fait pas vraiment dans le politiquement correct et la langue de coton, annonce la couleur.

Très documenté et illustré par des exemples tirés du pays nantais, le dossier consacré à l’islam en Bretagne montre que présenter la République française universaliste et jacobine comme un rempart à l’islamisation est une impasse : « vouloir opposer les valeurs de la République à l’islamisme, c’est prétendre affronter un grizzly avec un coupe papier ». L’auteur n’hésite d’ailleurs pas à affirmer que « pour rester pur notre pays n’aurait jamais dû devenir chrétien ni se soumettre à une religion orientale monothéiste ».

Un point de vue qui n’est pas forcément partagé par d’autres collaborateurs de la revue, puisque plusieurs articles sont consacrés justement à la richesse de l’apport chrétien en Bretagne. On trouve ainsi un très beau portrait de Dom Godu, ce moine soldat et nationaliste breton qui participera au renouveau de l’abbaye de Landevennec ; ou encore la première partie d’une étude consacrée à l’origine des calvaires bretons.

A signaler également un article consacré à « l’Ecosse sur la voie de l’indépendance » ; un autre qui pose la question de savoir si l’immigration est « une chance pour la Bretagne » ; ou sous le titre « la religion de la forêt », les extraits évocateurs du livre de Marie des Bois : Forêt celtique, forêt sorcière. War Raok rend enfin hommage à deux disparus : le linguiste Per Denez et Daniel Nauwelaers, directeur dela CCI des Côtes d’Armor et ami du mouvement identitaire breton.

Réécouter l’entretien de Novopress avec Padrig Montauzier, rédacteur en chef de la revue bretonne “War Raok”

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 8/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté cette semaine par Jean-Yves Le Gallou.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images et d’une vidéo.[/box]

FRANCE

* Marine Le Pen a présenté jeudi son équipe de campagne

Kiosque Courtois du samedi 8/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit L’homme-clé : Florian Philippot (photo). Un énarque de 29 ans, haut fonctionnaire à l’Inspection générale de l’administration du ministère de l’Intérieur, qui assurera la direction stratégique de la campagne. En 2002, Florian Philippot avait présidé le comité de soutien « grandes écoles » de Jean-Pierre Chevènement, alors candidat à la présidence de la République.

Parmi les portes-parole de la candidate, Paul-Marie Couteaux, ancien séguiniste et ancien chevènementiste, et par ailleurs patron d’émission de Radio Courtoisie. Conseiller à la laïcité, Bertrand Dutheil de la Rochère, qui en 2002 avait fait campagne pour Jean-Pierre Chevènement, décidément « pépiniériste » du mouvement frontiste. Parmi les « anciens », Bruno Gollnisch occupera le poste-clé de la souveraineté et de la renégociation des traités. A noter, à la réindustrialisation, Thibaut de la Tocnaye, également patron d’émission à Radio Courtoisie. Nicolas Bay, ex-mégrétiste, sera lui en charge des questions d’immigration.

Il y aura d’autres gars de la Marine aux manettes. Louis Alliot assurera la direction opérationnelle de la campagne. L’avocat Gilbert Collard présidera le Comité de soutien. Marine a installé son état-major de campagne dans un appartement du boulevard Malesherbes.

* Conduire plutôt que manger : Nicolas Sarkozy défend les agro carburants

S’adressant au lobby betteravier, le président Nicolas Sarkozy a nié toute opposition entre production alimentaire et production énergétique d’agro carburants. Nicolas Sarkozy a même qualifié les carburants d’origine végétale de « produits propres ».

Des propos contestés par France Nature Environnement qui souligne la nocivité des agro carburants sur la souveraineté alimentaire et la biodiversité.

Un rapport publié, en juin dernier, par 10 organisations internationales dont la FAO, l’OCDE et l’OMC, établissait un lien direct entre l’augmentation mondiale de la production d’agro carburants et la flambée des prix des denrées alimentaires. Une flambée qui a provoqué de nombreuses famines à travers le monde.

* Le Monde n’a pas découvert la lune, mais seulement l’islamisation des banlieues

Le quotidien trotsko-bancaire a donné un large l’écho à une enquête commandée par l’Institut patronal Montaigne sur la forte islamisation des populations musulmanes.

Le constat est inquiétant même s’il n’est pas… nouveau. Pour Le Monde, « la République, ce principe collectif censé organiser la vie sociale, est un concept lointain ». Quant à l’islam, « il fournit repères collectifs, morale individuelle, lien social, là où la République a multiplié les promesses sans les tenir. » Bref, la croyance religieuse serait « plus structurante que la croyance républicaine ». Le constat est clair : l’islam offre une véritable identité.

* Les évêques  parlent des « points non négociables » pour les chrétiens en politique

A l’approche des élections présidentielles, la Conférence des évêques de France a proposé treize « éléments de discernement ». Ces éléments rappellent les « points non négociables » de Benoît XVI. Ainsi, on y retrouve le rejet de l’instrumentalisation de l’embryon, la différence sexuelle homme/femme qualifiée de « fondatrice et structurante » ou la prise en compte de la fin de la vie.

Et sur l’immigration ? Le texte est mi-chèvre/ mi-choux. L’église de France reste plus universaliste qu’identitaire. Les évêques refusent à la fois les restrictions nettes et l’ouverture illimitée.

Monseigneur XXIII, l’archevêque de Paris, s’est enfin risqué à définir le candidat président idéal : « Qu’il soit sérieux dans sa démarche. » a-t-il dit. Vaste programme !

* Un nouveau plan de sauvetage de la banque Dexia se met en place

L’établissement franco-belge, qui avait déjà été sauvé de justesse par l’État en 2008, est de nouveau au bord du gouffre.

La Caisse des Dépôts, ainsi que la Banque postale devraient racheter à Dexia son portefeuille de prêts aux collectivités locales françaises. Prêts dont beaucoup sont toxiques.

Un institut de défaisance sera aussi mis sur pied, comme pour le Crédit lyonnais. 125 milliards d’euros d’actifs pourris seront mis de côté pour préserver les activités de prêt et de dépôt.

L’État français apportera sa garantie à cet institut et l’État belge pourrait nationaliser ce qui resterait de Dexia. Au final une facture salée pour l’État en termes de dette. Certains analystes craignent d’ailleurs que cette garantie ne déclenche une perte du triple A français

* Parti socialiste, parler pour ne rien dire, c’est toujours occuper l’espace médiatique.

Le premier tour des primaires socialistes aura lieu dimanche. Le troisième débat médiatique entre les six prétendants a eu lieu mercredi dernier. De l’art de parler pour ne rien dire. Car les six candidats défendent le même programme politique, à savoir les « 30 engagements pour 2012 » sur lesquels le parti socialiste s’est mis d’accord. Les médias ont été ravis de monter en épingle les différences de détail et de personnalité qui séparent les prétendants socialistes. En revanche, les journalistes se sont gardés d’interroger les socialistes sur leur programme de manière critique.

* Le chiffre de la semaine : c’est 24 000

Cette année, l’enseignement catholique a fait sa rentrée avec 6 000 enseignants en moins et 24 000 élèves de plus.

Selon Eric de Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique, c’est un « chiffre record » qui n’avait pas été atteint depuis 1991.

* Le meurtrier présumé d’un passager du métro retrouvé

La police a arrêté mardi soir le meurtrier présumé de l’homme qui avait courageusement secouru une jeune femme blonde, agressée dans le métro parisien.

Jeudi dernier, Rajinder Singh, Indien de 33 ans, avait payé de sa vie son geste de courage, en étant jeté sur les rails par son agresseur et électrocuté. Venu en France il y a 7 ans pour aider sa famille pauvre restée en Inde, Hindou de culture indo-européenne, il n’avait jamais posé de problème et avait toujours travaillé.

Grâce à la vidéosurveillance de la RATP, les enquêteurs sont parvenus à retracer l’itinéraire du suspect d’origine arabe, et à le retrouver dans un bar de Pigalle.

Précisons que l’avocat du coupable présumé conteste le déroulement des faits

* Même les primates et les macaques rejettent la théorie du genre

Judith Butler, une adepte très en vue de la théorie du genre

Judith Butler, une adepte très en vue de la théorie du genre

Voilà une expérience qui va donner des cheveux blancs aux tenants du « gender ». Cette théorie du genre affirme en effet  que les inégalités hommes-femmes sont construites par la société, et que notre rôle n’est pas défini par notre sexe. A l’être humain de choisir s’il veut devenir homme ou femme. Honte donc à vous, parents et grands-parents, qui osez offrir des poupées à vos petites filles ! Mais des études réalisées par des scientifiques depuis 2002 sur des singes, ont démontré que les singes femelles préféraient jouer avec une poupée ou une casserole, et les singes mâles avec des petites voitures. Et de conclure que la prédisposition des filles pour les poupées serait d’origine biologique, et que la société n’a rien à se reprocher à ce sujet.

Nouvelles internationales  

* La phrase de la semaine est de Manuel Valls

« Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ». C’est une déclaration (vidéo ci-dessous) de Manuel Valls à la radio Judaïca Strasbourg qui ressort bien à propos avant les primaires du PS. Propos étonnants : on ne sache pas qu’Eva Joly fasse référence à son amour quotidien pour la Norvège.

* Angleterre: l’antiracisme tourne à la manipulation mentale

Anne O’Connor, une « consultante en petite enfance » très réputée en Angleterre, vient récemment de concevoir des « documents d’égalité » (sic) pour le conseil régional du Lancashire.

Quel est le but de ces documents ? Il s’agit de lutter contre les préjugés raciaux chez les enfants dès deux ans, puisque, selon la docte pédagogue, ils sont capables dès cet âge « d’exprimer des vues négatives et discriminatoires sur les couleurs de peau » ; vues que les enseignants des maternelles doivent donc « les aider à “désapprendre” ».

Et comment les enseignants peuvent ils atteindre ce but ? Le meilleur moyen pour cela est de créer chez les jeunes enfants des associations réflexes. Ainsi, « si les enfants développent des associations positives à propos des couleurs sombres, il y a d’autant plus de chances que cette attitude soit généralisée aux personnes ». Une méthode de conditionnement mental illustrée par plusieurs exemples concrets.

Ainsi, pour Madame O’Connor, il est urgent de modifier les déguisements des enfants pour mettre aux sorcières des chapeaux roses au lieu de noirs et, inversement, habiller les fées dans des couleurs sombres plutôt que dans leurs habituelles teintes pastel. Il faut également donner aux enfants du papier à dessiner d’une couleur autre que le blanc. Boîtes de peintures et crayons de couleur doivent pour leur part couvrir « la gamme complète des couleurs de peau », en reflétant la diversité de l’espèce humaine.

Enfin, les maîtresses doivent, je cite : « Etre économes avec la vérité » quand les élèves leur demandent leur couleur préférée, et répondre systématiquement « noir » ou « marron ».

* La Gay Pride interdite à Belgrade

En 2009, la manifestation exhibitionniste homosexualiste avait été annulée au dernier moment par les autorités serbes.

En 2010 elle avait eu lieu mais avait entraîné de violentes contre-manifestations qui avaient causé plus de 150 blessés.

La Gay Pride 2011 devait avoir lieu cette fin de semaine; mais a finalement été interdite, le gouvernement serbe mettant en avant l’impossibilité d’assurer la sécurité des activistes homosexualistes.

* Accord discret entre la Turquie et l’Union Européenne

Un accord-clef entre la Turquie et la commission européenne a été signé en toute discrétion le 28 septembre dernier. Cet accord prévoit que des experts turcs seront détachés auprès de la Commission européenne. Dans un communiqué envoyé aux députés européens, le ministre des affaires étrangères turc est on ne peut plus clair, je cite : « En d’autres termes, les Turcs vont avoir un rôle dans la formation des futures politiques et législations européennes. ».

* Goldman Sachs pronostique une forte récession aux États-Unis et dans l’Union européenne

Une opinion partagée par Jacques Attali pour qui le gouvernement français sera contraint de prendre des mesures impopulaires, quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle de 2012.

* Le chiffre de la semaine : 100 000

100 000 comme le nombre de chrétiens coptes qui ont fui l’Egypte depuis la soi-disant « révolution démocratique » selon l’Union égyptienne des droits de l’homme.

* Libye : le CNT annonce un nouveau gouvernement provisoire

Le président du Conseil national de transition libyen, Moustapha Abdeljalil, a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement provisoire jusqu’à la chute de Syrte, un des derniers territoires des partisans du colonel Kadhafi. Il s’est également engagé à organiser des élections huit mois après la fin des combats.

Cette annonce intervient après l’échec des discussions sur la formation d’un gouvernement.

* Et maintenant la bonne nouvelle de la semaine

La bonne nouvelle de la semaine jour est historique : nous avons célébré hier le quatre-cent quarantième anniversaire de la victoire de Lépante, le 7 octobre 1571.Victoire au cours de laquelle la flotte de la Sainte Ligue a anéanti la flotte ottomane. La Sainte Ligue avait été constituée quelques mois plus tôt par le pape Saint Pie V et réunissait Venise, l’Espagne des Habsbourg, la république de Gêne, le duché de Savoie, Naples, la Sicile, et les Etats pontificaux, ainsi que les chevaliers de Malte et l’ordre des Hospitaliers. La victoire de L’Europe héroïque et identitaire à Lépante constitua un coup d’arrêt durable à l’expansionnisme musulman.

La Bataille de Lépante - Paul Véronèse (1572)
La Bataille de Lépante – Paul Véronèse (1572)

 

Un financement sujet à caution : Balladur, rends le pognon ! – Par Pierre Tanger

[box]Extrait de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 5 octobre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Les comptes de campagne du candidat Balladur à la présidentielle de 1995 n’étaient pas justifiés. A l’époque, ils ont pourtant été validés par le Conseil constitutionnel, ce qui a permis à l’ancien premier ministre de toucher 30 millions de francs de l’Etat… Le pot aux roses découvert, Balladur doit rembourser !

Lors de la présidentielle de 1995, est-ce que Edouard Balladur a financé sa campagne électorale avec de l’argent sale, provenant de magouilles liées à la vente de sous-marins au Pakistan ou de frégates à l’Arabie Saoudite? Chargé de l’enquête, le juge Renaud Van Ruymbeke a pris dans ses filets – et mis en examen –, deux gros poissons susceptibles d’avoir piloté l’opération: Nicolas Bazire, qui fut le directeur de la campagne balladurienne, et Thierry Gaubert (à l’époque collaborateur de Sarkozy, ministre du Budget), soupçonné d’avoir donné un coup de main pour porter des… « valises ».

Pour tout comprendre, voici les données du problème auquel le juge est confronté. Les recettes du candidat Balladur, pour financer sa campagne, se sont élevées à 90 millions de francs. Or, sur cette somme, plusieurs millions ont été versés en espèces. Le 28 avril 2010, entendu par une mission d’enquête de l’Assemblée nationale, Edouard Balladur en a donné le détail: « Je confirme que 10 millions de francs, puis 3 millions de francs, soit 13 millions de francs, ont été versés en espèces sur le compte de ma campagne électorale. » Il n’y a là rien d’illégal, à condition que l’origine de ces fonds soit justifiée. Soumis à la question, Balladur s’en est tiré par une pirouette: « D’ou venait cet argent? C’était simplement celui des militants, des sympathisants, recueillis lors de centaines de meetings. » Une version qui ne tient pas la route. Interrogé par Van Ruymbeke, René Galy-Dejean, trésorier de la campagne, a déclaré que, le 26 avril 1995, il avait déposé dans une agence du Crédit du Nord 3 millions, recueillis dans les meetings, « en petites coupures usagées, de mémoire de 10, 20 ou 50 francs ». Or, ce même 26 avril, à la même agence, un second versement de 10,25 millions en espèces a été effectué! Et là, le trésorier affirme tomber des nues: « Ma surprise est totale parce que je n’ai jamais déposé 10 millions de francs au Crédit du Nord ».

Alors qui a remis ces 10 millions et d’où proviennent-ils? De la poche des militants? Ce serait étonnant: 7 millions ont été versés en grosses coupures de 500 francs! De plus, il n’existe aucun listing de ces très généreux donateurs. À l’Assemblée, Balladur, pour justifier cette « négligence », a expliqué qu’il était impossible d’enregistrer dans le détail tous les dons! C’est pourtant pas la mer à boire… chaque fin d’année, quand ils vendent leurs calendriers, les pompiers ont un carnet à souches et donnent un reçu aux particuliers. Les explications de l’ancien premier ministre ne sont donc guère convaincantes.
Dans ses conclusions, Bernard Cazeneuve, député socialiste et rapporteur de la mission d’en quête, a exprimé les plus grandes réserves: « Sur la réponse apportée par M. Edouard Balladur au sujet des 10 millions de francs versés en coupures de 500 francs sur son compte de campagne, [je] reste interrogatif sur la validité de la réponse apportée. » Pourtant, à toutes les attaques, Balladur répond par un argument qu’il juge imparable: « Les comptes de ma campagne ont été établis, déposés et validés par l’organe compétent. » De fait, le Conseil constitutionnel, a, en octobre 1995, validé ses comptes. Ce qui a permis à l’ancien premier ministre d’encaisser 30 millions de francs, soit 6,4 millions d’euros actuels, versés par l’Etat au titre du remboursement plafonné des frais de campagne.

Un financement sujet à caution : Balladur, rends le pognon ! – Par Pierre Tanger

Un pour tous, tous pourris

Alors aujourd’hui, on se demande comment l’organe compétent a pu valider des comptes où figuraient 10,25 millions de francs d’origine in – déterminée, sinon suspecte? Dans son édition du 26 novembre 2010, le quotidien « Le Monde » a rapporté une histoire qui en dit long sur les mœurs politiques de nos dirigeants. En 1995, le président du Conseil Constitutionnel s’appelait Roland Dumas. Et l’ancien ministre de Mitterrand aurait convaincu les huit autres membres du Conseil de fermer les yeux sur les comptes de Balladur, au motif qu’ils n’étaient pas plus douteux que ceux présentés par Jacques Chirac, et qu’en conséquence rejeter les comptes de Balladur les obligerait à invalider ceux de Chirac – une décision inimaginable pour Dumas: « Peut-on prendre le risque d’annuler l’élection présidentielle et de s’opposer, nous, Conseil constitutionnel, à des millions d’électeurs et ainsi remettre en cause la démocratie? »
De fait, en octobre 1995, seuls les comptes du petit candidat Jacques Cheminade ont été rejetés. Et Roland Dumas s’en amuse! Le 4 mai dernier, sur France 2, lors de l’émission « Face aux Français », il a expliqué pourquoi le seul Cheminade avait été sanctionné: « Jacques Cheminade était plutôt maladroit. Les autres étaient adroits. »

Il s’en passe ainsi de belles au Conseil constitutionnel! L’AFP a mis la main sur un document qui atteste que les experts financiers du Conseil avaient bel et bien tiqué sur « les dons en espèces sans justificatifs » du candidat Balladur.
Le juge Van Ruymbeke a donc envoyé les hommes de la DNIF (Division nationale des investigations financières) au siège du Conseil. Ils ont constaté que certains documents avaient disparu, mais ont toutefois recueilli des témoignages leur permettant d’écrire dans le rap port transmis au juge: « On peut conclure que ce versement d’espèces de 10,25 millions ne correspond à aucune recette provenant de collectes, de vente d’articles publicitaires, de remboursement de frais ou de dons de particuliers, et par conséquent que cette somme n’est pas justifiable sur le plan comptable. » Peu nous importe que la campagne de Balladur ait été financée avec de l’argent pakistanais ou saoudien.

Une chose est sûre, ses comptes, non justifiés et injustifiables, auraient dû être invalidés, ce qui aurait interdit tout financement de l’Etat. Balladur doit rembourser les 30 millions de francs qu’il a touchés! Et comme le Trésor impose toujours des pénalités aux contribuables indélicats, il doit payer les intérêts. Il serait trop facile qu’il s’en tire à moindres frais.

Pierre Tanger

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images et d’une vidéo.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Scandale Hortefeux : une affaire dans l’affaire Karachi. En fin de semaine dernière, Le Monde révélait le contenu d’une conversation téléphonique en date du 14 septembre entre Brice Hortefeux et Thierry Gaubert, laissant penser qu’avant même que le procès-verbal d’audition ne soit versé au dossier, Hortefeux était informé des déclarations à la police de la princesse Hélène de Yougoslavie, l’épouse de Gaubert. Ce dernier, un proche de Sarkozy, a été mis en examen le 21 septembre par le juge van Ruymbeke dans le cadre de l’affaire de corruption présumée lors de la présidentielle de 1995, dite affaire Karachi. « Elle balance beaucoup apparemment, Hélène », disait entre autre Hortefeux à Gaubert. Hortefeux  a avancé qu’il s’était fondé sur des « rumeurs journalistiques », une explication aussi tordue que celle des « Auvergnats », puisqu’aucun journal n’avait encore publié la nouvelle de la déposition de l’épouse de Gaubert. Le parquet de Paris avait donc décidé d’ouvrir une enquête préliminaire pour «violation du secret professionnel et recel». Brice Hortefeux a été entendu vendredi matin dans les locaux de la PJ des Hauts-de-Seine d’où, selon ses termes, il est ressorti « soulagé ».

Les syndicats de magistrats jugent que cette procédure est un leurre et que Hortefeux ne risque rien, puisque le Parquet est sous tutelle de l’exécutif et que la Direction centrale de la police est peu susceptible de se mettre en cause elle-même pour la fuite présumée. Cette enquête préliminaire ne serait donc pour eux qu’une façon de déminer la polémique lancée par un communiqué de l’Elysée en date du 22 septembre, après la mise en examen de Nicolas Bazire, (autre proche de Sarkozy dont il était témoin lors du mariage avec Carla Bruni), communiqué dans lequel la présidence assure, je cite, que : « le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments du dossier, et n’a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier ». Une affirmation qui laisse supposer que l’Elysée a pris connaissance du dossier, ce qui est illégal. Les familles des victimes de l’attentat de Karachi ont par ailleurs porté plainte contre Brice Hortefeux pour « subornation de témoin » et « entrave à la manifestation de la vérité ». Pour leur avocat, Me Olivier Morice, Brice Hortefeux a poussé son ami Thierry Gaubert à exercer « des pressions et des menaces » sur son épouse pour qu’elle « revienne sur son témoignage » devant les enquêteurs. Le même Brice Hortefeux est également menacé par une autre procédure, une citation directe devant le tribunal correctionnel pour « menaces et intimidation ». Selon le Nouvel observateur, il aurait parlé de « fracasser » l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi. Rappelons qu’Hortefeux est actuellement pressenti pour être le directeur de la campagne présidentielle du possible candidat Sarkozy. Le scandale Karachi pue décidément par tous les pores, jusqu’au sommet de l’Etat.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Pour près de trois-quarts des Français, les politiciens du système sont des ripoux. 72 % des Français estiment que les élus et dirigeants politiques sont « plutôt corrompus », contre 19 % d’un avis contraire, selon un sondage TNS‑Sofres publié mercredi sur Canal+. Le candidat à l’investiture socialiste François Hollande (photo), invité à commenter ce sondage, a déclaré le comprendre, je cite : « à la lumière des scandales révélés ces dernières semaines », ajoutant néanmoins qu’il « ne le partage pas ». Quand on lui demande si les hommes politiques français sont corrompus, le député de Corrèze répond ainsi clairement « non ». Une autosatisfaction de ravi de la crèche, dans le droit fil de la « normalité » d’un parti pourri par les scandales Baylet, Guérini, Navarro, Pupponi (par ordre alphabétique), parallèlement à la nauséabonde saga DSK naturellement.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La gauche obtient la majorité absolue au Sénat. Un résultat historique, car c’est la première fois que la gauche va diriger la Haute Assemblée. Une victoire somme toute logique. En effet, la gauche dirige la majorité des départements, la quasi-totalité des régions et de nombreuses grandes villes. Or les sénateurs sont élus… par des élus. A noter que les communistes, qui ne pèsent rien dans l’opinion publique, y disposeront d’un groupe. L’une des premières réactions au passage à gauche du Sénat fut celle de Martine Aubry, qui s’est réjouie de pouvoir enfin mettre en œuvre le droit de vote pour les étrangers. Celui‑ci avait en effet toujours été bloqué par la Haute Assemblée. Pour SOS Racisme, cette victoire de la gauche représente, je cite : « un espoir » de voir adopter le droit de vote des étrangers. Des réactions qui témoignent de la mutation politique de la gauche. Les étrangers constituent dorénavant la nouvelle base électorale d’un Parti socialiste qui a visiblement renoncé à représenter les classes populaires.

Journée de grève, le 27 septembre, dans l’éducation nationale. Avec un taux de participation situé entre 30% selon le ministère et 50% selon les syndicats Pour la première fois, les syndicats de l’enseignement privé appelaient eux aussi à la grève. En ligne de mire de la colère des professeurs : les suppressions de postes et l’application du principe de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

L’association SOS Education fait remarquer (vidéo ci-dessous) qu’en 30 ans, le budget de l’Education nationale s’est accru de 60 milliards d’euros, en euros constants, alors même que l’on compte 600.000 élèves en moins ; que pour abriter les administratifs de l’Education nationale, ce que Claude Allègre avait en son temps appelé le « mammouth », il faudrait construire 10 tours Montparnasse ; et que le nombre actuel de professeurs permettrait théoriquement de faire des classes de moins de 15 élèves, alors qu’elles sont dans les faits de plus de 30. Les syndicats de gauche n’ont pas remis en cause le dogme du collège unique, n’ont pas voulu s’interroger sur l’aptitude supposée des enseignants à gérer des problèmes d’ordre ethnique dont le pouvoir politique se défausse sur eux,  pas plus qu’ils ne se sont posés la question de l’autorité du professeur, dans une société dont la faillite morale est patente. Une société finalement à leur image.

Soseducation

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écritMarine Le Pen affirme être sur écoute. « Ça fait très longtemps. J’en ai eu la démonstration : des gens viennent me dire la teneur exacte de la conversation que j’ai tenue, au détail près » a déclaré hier la présidente du Front national sur iTélé. Pourquoi ne porte‑t‑elle pas plainte ? « Et comment voulez‑vous que je le prouve ? » a répondu Marine Le Pen. « Je suis dans l’opposition moi, je n’ai pas tous les moyens que peuvent avoir un certain nombre de personnes ». Interrogée sur d’éventuelles démissions de responsables impliqués dans le scandale des écoutes téléphoniques illégales du Monde, Marine Le Pen a fait observé, je cite : « quil va y avoir des élections, les Français doivent arrêter de se faire marcher dessus, ils doivent redresser la tête », ajoutant, je cite encore : « Le gouvernement de l’exemplarité : voilà ce que les Français doivent exiger en 2012 et évidemment, ça va être difficile de trouver cela et au PS et à l’UMP ». Fin de citation.

Nouveau ralliement à Marine Le Pen. Un républicain de gauche, qui avait fait campagne pour Jean‑Pierre Chevènement en 2002, a annoncé mardi qu’il ralliait le Front national. Bertrand Dutheil de La Rochère, qui estime que le parti de Marine Le Pen représente la seule alternative républicaine, a été immédiatement exclu du parti chevènementiste. Il a répondu au « Ché », qui faisait part de sa tristesse, qu’il ne voulait pas être contraint de voter, je cite : « pour un quelconque Bébé Delors ».

Arnaud MontebourgLa démondialisation prônée par Arnaud Montebourg (photo), l’un des candidats à la candidature socialiste, n’a décidément bonne presse ni à gauche, ni chez les écolos. « Idée ringarde » pour Manuel Valls, autre candidat à la candidature – qui vient par ailleurs de déclarer être lié, je cite : « de manière éternelle à Israël ». « Fausse bonne idée » pour le cosmopolite Daniel Cohn‑Bendit, pour lequel je cite : « l’espace national n’est pas un espace économique viable ». Montebourg, qui a piqué ses idées dans le programme du Front national, se garde d’ailleurs d’aller jusqu’au bout de la logique de la démondialisation, laquelle exige l’inversion des flux migratoires, autrement dit la relocalisation des peuples sur leurs aires culturelles de souche.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Pour Kemi Seba, « L’Afrique a besoin de tous ses exilés ». Kemi Seba (photo) s’est fait connaître en France en fondant la Tribu Ka, groupe d’auto‑défense de la communauté noire prônant le retour des Africains sur la terre d’Afrique, le développement séparé et le refus du métissage. L’identitaire panafricaniste  a décidé de quitter l’Europe début 2011 pour rentrer dans son pays, le Sénégal, afin de contribuer, je cite : « au développement de son peuple ».  Dans un entretien exclusif à l’agence Novopress publié le 26 septembre, Kemi Saba appelle une nouvelle fois à un retour vers « l’Afrique-mère » des Africains émigrés en Europe afin de développer leur terre d’origine. Une position curieusement peu relayée par les partis patriotes et nationalistes européens qui pourrait voir en lui un allié objectif.

 

MONDE

Selon le quotidien en ligne américain WorldTribune, en Syrie, l’administration Obama traite directement et prioritairement avec la confrérie des Frères musulmans. Le « Parti de la réforme », l’une des composantes de l’opposition démocratique syrienne, a publiquement protesté contre ces rencontres américano‑islamistes qui vont à l’encontre de l’établissement d’une démocratie pluraliste laquelle, je cite : « donnerait leur place aux importantes minorités alaouite, chrétienne et kurde ». Washington a par ailleurs multiplié les déclarations dans la tonalité de sa politique systématique d’ingérence dans les régimes arabes d’inspiration laïque, lesquels garantissent les libertés de leurs minorités religieuses. Pour les Etats‑Unis, il s’agit manifestement de renforcer l’épouvantail islamiste sur l’ensemble de l’aire arabo‑musulmane dans l’optique d’un choc des civilisations qui précipiterait le monde dans un conflit de haute intensité, seul susceptible de maintenir les Etats‑Unis dans leur rang d’hyperpuissance.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Une victoire des femmes en terre d’islam. Le roi Abdallah Arabie Saoudite vient en effet de leur accorder le droit de vote. Elles sont également admises à « siéger » à l’assemblée consultative, mais uniquement par téléconférence. Elles ne pourront toujours pas conduire une voiture ou voyager seules, sans parler naturellement du port obligatoire du voile ou des mariages forcés. Nos « chiennes de garde » ont encore du boulot à l’export en terre d’islam…

En Egypte, les élections législatives pourraient voir la victoire des Frères musulmans. Selon un récent sondage, 35% des Egyptiens soutiennent la confrérie islamiste des Frères musulmans. Ils sont également 58% à ne vouloir élire qu’un président musulman. Plus des trois quarts des Egyptiens estiment que la relation entre chrétiens et musulmans n’est pas problématique, alors même que les chrétiens coptes, qui représentent près de 10% de la population, sont la cible régulière de violences liées à leur religion. Interdits depuis 1954, les Frères musulmans sont considérés comme la force politique la mieux organisée du pays. Après la chute du président Moubarak, la confrérie a formé un parti politique légal pour pouvoir participer aux élections de novembre prochain.

Quand vous lisez que l’Union européenne promet « une aide massive » afin de, je cite : « résorber le chômage, rétablir les équilibres au niveau du développement régional et stimuler la relance économique », vous applaudissez des deux mains. Oui, mais lisez jusqu’au bout : cette « aide massive » va être octroyée… à la Tunisie. Alors même que le chômage a continué d’augmenter en France (+4,3% sur un an)  Une  annonce qui devrait ravir les millions de Français qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Nous terminerons par un hommage à deux éminents historiens récemment décédés. Lucien Jerphagnon, membre fondateur du Centre international d’études platoniciennes et aristotéliciennes d’Athènes, et François-Georges Dreyfus (photo), tous deux collaborateurs réguliers de la Nouvelle Revue d’Histoire, dirigée par Dominique Venner. Né dans une famille juive alsacienne, François‑Georges Dreyfus s’était converti au protestantisme dans les années 1950. Gaulliste, maurassien, auteur entre autre d’une iconoclaste « Histoire de Vichy », François-Georges Dreyfus était par ailleurs patron d’émission à Radio Courtoisie.

Les « petits pois » du Figaro entre « gauchisme larvé » et « sarkozysme disciplinaire »

Les « petits pois » du Figaro entre « gauchisme larvé » et « sarkozysme disciplinaire » [Tribune libre]

[box] Article publié avec l’aimable autorisation de Polémia.[/box]

Le Figaro obéit à une double logique : le « gauchisme » de salle de rédaction de la majorité de ses rédacteurs et le sarkozysme militant de sa direction. Le traitement de l’affaire de Karachi – une alouette d’information, un cheval de contre-attaque – a donné lieu à une passe d’armes entre la direction (Etienne Mougeotte, ex-TF1) et la Société des journalistes dont l’excellent Stéphane Durand-Souffland, Bobard d’Or 2010 [1]. Nos lecteurs trouveront le compte rendu de l’échange direction/syndicat du 26 septembre 2011.

Polémia

Traitement des « affaires » et implication personnelle d’Etienne Mougeotte auprès du président de la République La SDJ fait part des nombreuses réactions recueillies dans la rédaction, selon lesquelles Le Figaro traite de manière insuffisante et caricaturale les affaires mettant la droite en difficulté comme, pour n’évoquer que la plus récente, Karachi, dans laquelle apparaissent les noms de Nicolas Bazire, Thierry Gaubert et Brice Hortefeux, proches de Nicolas Sarkozy. Nous estimons que le déséquilibre entre le premier papier, non signé (garde à vue de Nicolas Bazire et mise en examen de Thierry Gaubert), et la pleine page de contre-attaque de l’Elysée nuit à la crédibilité du journal. D’autant que l’un des directeurs-adjoints avait donné au comité la consigne de traiter l’info par un « zoom ». Voici la réponse d’Etienne Mougeotte : « Nous faisons un journal d’opinion, politiquement engagé, qui couvre l’actualité de manière honnête. On n’est pas là pour emm… la droite, c’est comme ça. Cela dit, nous n’avons eu aucun retard sur l’information concernant Bazire, il y avait même sa photo, ce qui n’a pas dû lui faire plaisir. Je ne sais pas pourquoi ce papier n’était pas signé, il n’y avait aucune raison à cela. Si un de mes adjoints avait estimé qu’il fallait faire un « zoom », c’est une bêtise mais ce qui compte c’est ce qui a été publié. Pour être bien au Figaro, il faut épouser les idées du Figaro. Pour autant, jamais le journal ne défendra ce qui est contraire à la loi, et nous suivrons cette actualité comme les autres. Je note que nous restons excellents sur l’affaire Servier. »

DSK, Valls, Hollande et Banon

La SDJ interroge également la direction au sujet d’une manchette de cet été, faisant de la date de l’audition comme simple témoin de François Hollande dans le cadre de l’affaire DSK/Tristane Banon l’information la plus importante du jour. Cette manchette était illustrée par deux photos juxtaposées de François Hollande, candidat à la primaire socialiste, et de Tristane Banon, créant un choc visuel inapproprié. Etienne Mougeotte reconnaît « une erreur » qui doit « servir de leçon » pour l’avenir. « Ce n’est pas la manière de faire du Figaro, admet-il. Cette info ne valait pas 5 colonnes. On fait ce genre d’erreur quand l’actu est pauvre » et qu’on doit absolument monter un sujet en manchette.
Les « petits pois » du Figaro entre « gauchisme larvé » et « sarkozysme disciplinaire »Bien qu’il ne s’agisse pas en l’espèce d’un montage ou d’une retouche, la SDJ rappelle le précédent dit de « la bague de Rachida Dati » : Etienne Mougeotte l’avait également déploré, et il avait déjà promis à l’époque que cela servirait de leçon pour l’utilisation des photos.

Nous attirons l’attention de la direction sur le cas de Manuel Valls, opposant local du propriétaire du Figaro dont il est difficile de parler dans les colonnes du journal – sa photo a été récemment retirée d’un article. Etienne Mougeotte répond, laissant implicitement entendre que Manuel Valls n’est pas « tricard » au Figaro : « On le traite astucieusement… ce qui est paradoxal pour le responsable le plus à droite du PS. Nous n’avons pas de contentieux avec lui, il a été invité du Talk. »

Enfin, nous revenons sur les informations publiées dans plusieurs titres, notamment Le Monde, faisant état d’une implication personnelle d’Etienne Mougeotte dans la campagne de réélection de Nicolas Sarkozy, en particulier au sein d’un groupe de conseillers animé par Jean-René Fourtou. Voici sa réponse, extrêmement ferme : « J’ai pris un café à trois ou quatre reprises chez Fourtou. Je fais ce que je veux, avec qui je veux. Je vois beaucoup de monde – pas souvent Nicolas Sarkozy –, beaucoup de gens me demandent leur avis et vous seriez étonné de savoir de qui il s’agit. En tout état de cause, je reste un journaliste. Je n’ai jamais été encarté dans aucun parti politique et ne le serai jamais. Je ne suis pas un conseiller officiel ou officieux de Nicolas Sarkozy. Mes loisirs, je les passe au golf, pas à l’Elysée. »

La SDJ prend acte des propos d’Etienne Mougeotte, qui a toujours reçu ses représentants à leur demande et n’a jamais refusé de répondre à aucune question. Mais elle regrette que tout débat au sujet des choix éditoriaux soit systématiquement mis au compte, généralement sur le ton de l’apparente plaisanterie, d’une sorte de gauchisme larvé. La SDJ entend continuer à jouer son rôle, qui consiste à faire remonter à la direction le sentiment de la rédaction, qu’il soit positif ou critique. Cela participe de la vie d’une rédaction comme la nôtre, qui n’est pas composée de petits pois. Le débat interne appartient à l’ADN du Figaro.

Société des Journalistes du Figaro

Réunion du 26 septembre 2011

Pour la direction : Etienne Mougeotte et Jean-Michel Salvator

Pour la SDJ : Nicolas Barotte, Martin Couturié et Stéphane Durand-Souffland

[1] Communiqué de Polémia – 20/04/2010 – 23 h Première cérémonie des Bobards d’or

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 30/09/2011 [/box]

Image : de Tropical Boy, licence CC.

Arnaud Montebourg souhaite la suppression de la télé-réalité

Arnaud Montebourg souhaite la suppression de la télé-réalité

30/09/11 – 12h40
PARIS (NOVOpress)
– Décidément, le candidat aux primaires socialistes Arnaud Montebourg, déjà félicité par les militants Identitaires pour ses prises de position sur la « démondialisation », ne manque pas d’idées audacieuses et radicales rompant avec les programmes aseptisés des autres prétendants.

Ainsi, invité spécial de Libération, Arnaud Montebourg, s’est exprimé sur les différents aspects de son programme politique. S’attardant sur les questions culturelles et médiatiques, le candidat socialiste a déclaré : « Les cahiers des charges de TF1 seront durcis au niveau culturel, en termes de pluralisme, la télé-réalité sera interdite... »

Une proposition originale et courageuse qui ne cède pas à la démagogie électoraliste, puisque les programmes de « télé poubelle » qu’Arnaud Montebourg se propose d’interdire sont suivis et appréciés par des millions de téléspectateurs et donc autant de possibles électeurs.

[box class=”info”]Crédit photo : Momo-M22/Flickr sous licence Creative Common [/box]

Samedi 15 octobre, quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

Samedi 15 octobre, quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

Affiche 4e journée réinfo28/09/2011 – 20h00
PARIS (NOVOPress) – Samedi 15 octobre, la fondation Polémia, présidée par Jean-Yves Le Gallou (qui est intervenu lors de l’Université de rentrée du Bloc Identitaire de cette année), organise la quatrième journée de la Réinformation. Thème de cette année : “Les blogs dans la guerre médiatique”. Plusieurs ateliers et interventions sont prévus. Avec notamment la participation de Robert Ménard.

Une participation du fondateur de Reporters sans frontière qui n’est pas du goût de tout le monde. Ainsi, dans le Monde, via Abel Mestre, qui confond mauvais journalisme et travail de police, Polémia est présentée comme “think tank d’extrême… extrême droite” (sic). Polémia a répondu à cette attaque : “En novlangue, ‘l’extrême droite’ est une expression sidérante et péjorative donnée à la droite de conviction et à tous ceux qui contestent le Système dominant. Il est normal que la novlangue soit la langue véhiculaire, sinon liturgique, du Monde, un journal propriété de Matthieu Pigasse (banque Lazard) et de Pierre Bergé (SOS-Racisme).”