Yann Barthès, le meilleur allié d’Éric Zemmour, par Gabrielle Cluzel

Yann Barthès

Il est là narquois, superbe, drôle, tellement sûr d’être irrésistible. Et fier, avec ça. Youpi, il est sur la video de Zemmour ! C’est un peu comme la Légion d’honneur et la valeur militaire réunies, n’est-ce pas ? Sans compter qu’il y est en bonne compagnie : Attali, Dupont-Moretti… le gratin. Il montre l’extrait à ses camarades autour du plateau, il faut être vigilant car c’est fugace : là, là ! Il est fier, donc, mais mécontent : son image, a été utilisée sans son accord et, en sus, pour dire du mal de lui. Enfin, faussement mécontent, car évidemment, il a ainsi trouvé la faille. « Trouvé » c’est un grand mot, car depuis hier, ceux qui, drapés dans leur dignité, s’alignent devant le bureau des réclamations pour le même motif sont légion. Comme le fait remarquer finalement Eugénie Bastié, sur Tweeter « [On attend] l’interview des descendants de Beethoven pas d’accord avec l’utilisation de la 7ème symphonie dans le clip de Zemmour ».

Yann Barthès s’esclaffe. « Mais qui a fait ce clip ? Des bras cassés ! » Il saisit théâtralement un téléphone antédiluvien pour faire mine d’appeler un avocat. Ils vont voir ce qu’ils vont voir. Ça va leur coûter bonbon. Et de préciser, avec force doigts d’honneur à l’appui, que les dommages et intérêts iront à des associations d’aide aux migrants. Il est vraiment désopilant.

Quand Quotidien a fait un gros plan sur le bouton de fièvre de Jordan Bardella, reprenant les images d’une interview de CNEWS, Europe 1 et Les Échos avec ce commentaire : « Vous le trouvez pas changé Jordan Bardella ? … Non ? Regardez bien : il vous donne envie de vous gratter la lèvre, non ? » , c’était sûrement bienveillant et dûment autorisé par Jordan Bardella et les médias qui l’avaient invité ?

Et si on parlait, enfin, des « bras cassés » anonymes, divers et variés, qui ont été ridiculisés, humiliés, au fil des années pour une phrase bafouillée, dites de travers ou tronquée à la sortie de tel meeting, telle paroisse, telle manifestation malséante ? Ils n’ont eu, pour leur image ainsi détournée et manipulée, livrée par « Quotidien » à la vindicte populaire, que leurs yeux pour pleurer. Ils n’ont pu que baisser la tête et supporter les quolibets – au lycée, au boulot, sur les réseaux sociaux -, en attendant que la lessiveuse du badbuzz s’arrête ou plutôt, un « bras cassé » chassant l’autre, qu’elle change de cible. Et en priant pour ne pas être viré ou saqué à l’issue.

C’est précisément ces « bras cassés », ces « déplorables » comme les appelait Hilary Clinton, à laquelle le mot n’a guère porté chance, qu’Éric Zemmour évoque dans le petit passage où figure Yann Barthès : « Bien sûr, on vous a méprisés, les puissants, les élites, les bien pensants, les journalistes, les politiciens… »

Avant lui, le soir du premier tour de la présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen avait dédié à ses troupes presqu’incrédules devant la victoire la fameuse tirade de l’Aiglon : « Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grades, nous qui marchions fourbus, blessés, crottés : malades, sans espoir de duchés ni de dotations ; nous qui marchions toujours et jamais n’avancions ; trop simples et trop gueux pour que l’espoir nous berne… ».

Faut-il qu’aucune leçon ne serve jamais ? Yann Barthès n’a-t-il pas compris que son fiel était le carburant de ceux qu’il excècre ? Ce qui galvanise cet électorat ? Il prend les soutiens de Zemmour pour des imbéciles mais n’a visiblement pas compris qu’il en était lui-même l’idiot utile.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La vidéo d’Éric Zemmour désormais inaccessible aux mineurs sur YouTube

Franc-Tireur : le nouveau fanzine pro-Macron

revue Franc-tireur

Un Président à la veille de sa probable candidature à une réélection a besoin d’une équipe de snipers pour tirer sur ceux qui voudraient empêcher son entreprise. C’est le rôle de Franc-Tireur, un nouvel hebdomadaire dont le destin est de durer… jusqu’à l’été 2022, fin de la période électorale. Visite guidée du numéro 1.

T’as l’bonjour de Daniel

Daniel, c’est Daniel Kretinsky dont le holding médias CMI édite et finance le journal. Vendu 2 € en kiosque, la distribution coûtant environ 55% de cette somme, restent 90 centimes pour mettre en page, imprimer, payer les rédacteurs dont on peut imaginer qu’ils ne sont pas rémunérés au tarif pigiste. Autrement dit le journal perd tout ce qu’il veut… ce qui n’a aucune importance pour un produit destiné à durer quelques mois. D’autant que Daniel Křetínský – propriétaire de Marianne très hostile à Macron – fait ainsi une fleur au président sortant, un petit bouquet qui pourra être utile pour les affaires si Emmanuel Macron est réélu. S’il est battu, Marianne pourra être mis en avant, ce qui s’appelle ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (de crabes).

T’as l’bonjour de l’ours

L’ours en argot journalistique, c’est le cartouche qui indique l’éditeur, la direction de la publication, rédaction en chef, rédacteurs etc. Valérie Salomon présidente de CMI (venue de Lagardère) est directrice de la publication, le revenant Christophe Barbier qui a failli enterrer L’Express est directeur de la rédaction, avec Éric Découty (ex Libération et Marianne) comme adjoint et le sémillant Raphaël Enthoven comme éditorialiste.

Parmi les rédacteurs l’approximative professionnelle Caroline Fourest (qui fait le grand écart avec Marianne), Jean-Claude Mailly, ex patron de FO qui ne signe qu’un court article pour défendre… les fonctionnaires, et même le roi du complot anti-complotiste Rudy Reischstadt. Hasard, Reichsdadt et Fourest sont membres de la commission Bronner contre les « fausses informations »…

Barbier et bla et bla et bla

Bla-bla-bla c’est l’éditorial de l’homme à l’écharpe rouge en fin de journal. Le titre en est bien vu, tellement l’hebdomadaire semble avoir du mal à remplir ses colonnes. Huit pages seulement avec un demi-format qui rappelle Le 1, des rubriques cinéma, théâtre ou livre dont les analyses tiennent en quelques lignes insipides, le journal essaie de tenir une ligne « centriste » tapant de bons coups sur Zemmour (ça ne mange pas de pain) et quelques coups sur le wokisme ou les islamo-gauchistes. Il s’agit simplement de servir le président en coupant les deux morceaux « extrêmes » de l’omelette électorale, en gardant les personnes âgées effrayées par le Covid, les CSP+, les bobos à trottinette et les ayants droit du monde libéral libertaire, sans oublier ses dividendes matériels justifiés moralement par de faux francs-tireurs mais de vrais flagorneurs.


Texte repris du site OJIM

Dix mille « petits matins blêmes », par Francis Bergeron

journal Présent

Au début de l’année 1981, Hugues Kéraly (de son vrai nom Hugues de Blignières, fils du colonel Hervé de Blignières, héros de l’Algérie française), avait lancé l’idée de créer un quotidien de la droite nationale, un quotidien de toutes les droites. Ceci se passait dans le contexte d’une probable arrivée de la gauche socialo-communiste au pouvoir en France, alors que nous sortions d’une séquence marquée par la forte progression du communisme dans le monde : Vietnam, Cambodge et Laos (1975), Angola et Mozambique (1975), Afghanistan (1978), tandis que les guérilleros marxistes sud-américains marquaient des points un peu partout. Les élections successives de Jean-Paul II, Margaret Thatcher et Ronald Reagan semblaient aussi amorcer une prise de conscience, une volonté de résister au nouvel ordre communiste mondial.

Ce projet de quotidien avait du sens. Kéraly multipliait les contacts, dressait la liste des futures collaborations. Il y eut un temps d’arrêt, qui laissa penser que le projet était abandonné ; mais à l’automne 1981 l’idée avait fait son chemin, et la journée d’amitié française organisée par Bernard Antony, le 22 novembre de la même année, donna lieu à la distribution d’un numéro 0 du journal Présent. Bernard Antony semblait la cheville ouvrière de ce projet : le titre, Présent, était celui d’un mensuel qu’il animait, il l’apportait dans la corbeille. Le lancement de la campagne d’abonnement, dans le cadre de cette journée d’amitié française, était un autre signe. Et c’est lui qui signait l’éditorial de ce numéro 0, positionnant clairement Présent dans la continuité de L’Action française, le journal de Maurras, Bainville et Daudet, le journal de l’intelligence française pendant 37 ans, de 1908 à 1944.

Les choses se précipitaient. Une réunion dans les locaux de la FACO, la Faculté libre de droit et sciences économiques, permit aux premiers collaborateurs sollicités de se rencontrer. Pour les plus jeunes d’entre nous, c’était la première fois que nous approchions de si près Jean Madiran et François Brigneau qui, à nos yeux, étaient des sortes de monstres sacrés. C’est aussi au cours de cette réunion que nous fîmes la connaissance des sœurs Zita et Annick de Lussy, véritables piliers du journal, dont le rôle fut primordial pendant les quarante années qui suivirent.

Quel plaisir nous procuraient ces réunions de rédaction, à 5 heures du matin, avec François Brigneau, Jean Madiran, Pierre Durand, Bernard Antony, Georges-Paul Wagner, Serge Dalens et d’autres, ces « petits matins blêmes » qu’évoquait souvent Brigneau. De toute l’équipe des origines, celle de novembre 1981, celle du numéro 0, du numéro 00 de Noël 1981, et enfin du numéro 1 du 5 janvier 1982, Philippe Vilgier et moi-même sommes les derniers « rescapés », avec notre chère Zita de Lussy.

Nous avons vu partir, au fil des ans, les démissionnaires, les retraités, ceux que la maladie éloignait, et nos morts, que nous avons pleurés et que nous pleurons encore. Nous avons vu arriver aussi de tout jeunes gens dont le talent s’exerce encore à Présent ou dans d’autres médias, avec parfois une notoriété considérable.

Présent s’est introduit un jour dans nos vies…

A l’automne 1981, j’étais allé sonner à la porte de publications amies pour qu’elles passent des placards publicitaires de souscription en faveur de ce quotidien en gestation. Jean Auguy m’avait dit qu’il préférait ne pas s’y associer car notre projet ne tiendrait pas quinze jours et ferait beaucoup de déçus. Camille Galic me rappelait récemment que Maurice Gaït, qui était alors le directeur de Rivarol, avait émis les mêmes réticences.

Et nous voici pourtant dix mille numéros plus tard. C’est un véritable trésor, très peu exploré par les historiens, et très peu exploité à ce jour, au-delà de la seule journée de publication de chacun de ces numéros. En feuilletant la collection, on reste surpris par la qualité des papiers publiés, par la somme de talents ainsi réunie, mais aussi par la pertinence des analyses. Le journal a connu des trous d’air, quand notre famille spirituelle et nos amis politiques se divisaient (l’affaire des sacres, la scission mégrétiste, les querelles de personnes), mais ils furent toujours suivis par des rebonds, quand la pérennité du titre paraissait menacée, quand les comptes du journal annonçaient sa disparition. Car les rapports entre l’équipe de Présent et ses lecteurs ne sont pas ordinaires, et ces derniers se sont toujours mobilisés quand procès, mauvais coups ou divisions menaçaient le titre.

Présent s’est introduit un jour dans nos vies, et pour beaucoup de nos lecteurs il a accompagné leurs joies et leurs peines pendant des dizaines d’années, pendant les dix mille numéros et les quarante années de son existence, parfois. Ce fut l’aventure d’une vie entière pour ceux qui ont mis Présent au premier rang de leurs engagements. Sans regrets, mais avec beaucoup de nostalgie, aussi, quand on tourne les pages un peu jaunies de ces dix mille numéros, quand on retrouve les noms, voire les photos, de ceux auxquels nous devons tant. Et que nous n’oublierons jamais.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2021

Laura Magné : « La Furia s’apparentera à “une charge de cavalerie lourde”, un combat intellectuel, culturel, littéraire »

Laura Magné

Le 20 janvier prochain marquera le lancement d’un nouveau magazine trimestriel, La Furia. Laura Magné, sa directrice de la publication et rédactrice en chef, se confie à Boulevard Voltaire.

Laura Magné, dans les pages de La Furia, on retrouvera notamment Papacito, Laurent Obertone, Marsault et d’autres contributeurs comme Julien Rochedy. D’où vous est venue cette idée ?

L’idée a germé simplement entre nous quatre. Nous voulions nous réinventer, diversifier et peut-être muscler notre jeu. Les auteurs étaient connus pour leurs productions littéraires et leur présence en librairie. La création d’un magazine est venue comme une évidence : assurer une présence en kiosque. Cela permettait également aux auteurs d’offrir un nouveau contenu, plus court, plus fou aussi, s’inscrivant totalement dans l’actualité. Et de permettre à tous les contributeurs – divers et variés – d’être sur un seul support.

Le secteur de la presse papier n’est pas dans son meilleur jour, vous faites donc un pari risqué. Pensez-vous que La Furia puisse se faire une place au milieu des centaines de revues politiques qui existent actuellement dans le pays ?

Depuis que les auteurs sont présents en librairie, nous constatons une chose essentielle : les ventes sont là et sont très importantes, et ce, même si elles ne sont pas toujours assumées. Il semblerait que depuis quelques années, pour ne pas dire quelques mois, le vent tend à tourner vers une ambiance plus « réactionnaire ». Le lectorat est fatigué de lire sans cesse les mêmes points de vue, les mêmes auteurs, les mêmes avis, et se tourne de plus en plus vers des médias alternatifs – souvent connotés à droite, d’ailleurs. Pour le moment, la course aux abonnements prouve que le lectorat est dans l’attente : 12.000 abonnements pour quatre numéros en à peine deux semaines de campagne, ça laisse présager plus des 15.000 abonnements espérés ! Il est encore tôt pour savoir précisément comment sera accueilli le premier numéro de La Furia, mais une chose est sûre : il est attendu.

La Furia, c’était le nom donné à la cavalerie française, réputée pour ses charges dévastatrices sur les ennemis de la nation. Pourquoi avoir choisi ce nom ?

Pour paraphraser Laurent Obertone, cette revue s’apparentera à « une charge de cavalerie lourde ». Il y a une notion de combat évidente, un combat intellectuel, culturel, littéraire. Le nom de la revue fait également référence aux Furies, déesses de la vengeance, chargées de rétablir la justice du vivant des criminels. Tout un programme… !

Que retrouvera-t-on, dans les colonnes de votre revue ? Quel format d’articles ? Entretiens, enquêtes, éditos ?

Les formats seront divers, vous y retrouverez des chroniques culturelles, sociétales, politiques, musicales. Bien sûr, il y aura des éditos, des entretiens également. Dans l’idée de réhabiliter tout le charme des revues satiriques – Hara-Kiri, par exemple –, il y aura également du roman-photo et beaucoup d’illustrations.

L’édition d’une revue trimestrielle représente un coût financier non négligeable. Pensez-vous que les rentes apportées par les abonnements suffiront à pérenniser le futur de La Furia ? Comptez-vous ouvrir vos pages à des encarts publicitaires ?

Les auteurs concernés ont toujours pu vivre de leurs ouvrages, nous avons confiance en nos lecteurs et sommes confiants quant à l’avenir. Nous ne sommes pas fermés aux encarts publicitaires à partir du moment où ils sont « cohérents » avec l’ensemble du projet.

À terme, comptez-vous accueillir d’autres auteurs dans vos colonnes ? Si oui, avez-vous déjà quelques noms en tête ?

Bien sûr ! Nos pages sont ouvertes à toute personne de talent. Pour le moment, pas de noms à donner, mais la communication aura lieu en temps et en heure.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La Furia débarque avec Obertone, Marsault, Papacito et bien d’autres

la furia

Sous la houlette de Laura Magné (ex éditions Ring) et après leur rupture avec leur ancienne maison d’édition, les trois poids lourds gaulois se lancent dans la création d’une revue qui va décoiffer, La Furia.

La Furia, un OVNI dans le monde médiatique

Si les titres satiriques, humoristiques, décalés abondent dans le monde libéral libertaire, c’est presque le désert dans le camp d’en face, appelons le conservateur ou populiste ou gaulois (vous pouvez choisir un autre adjectif qui vous convient mieux).

Sous forme trimestrielle et avec un ton corrosif, La Furia « Fort comme une bête, libre comme un dieu », proposera sur 144 pages de contenu inédit, entretiens, analyses médias, faits divers, sujets de société, dessins coup de boule, reportages, nouvelles ; avec comme seule ligne politique l’insolence et la liberté.

Le trimestriel abondamment illustré se présentera sous la forme d’un « mook » à mi-chemin entre le livre et le magazine, distribué en librairie, en kiosque et sur abonnement. Pour 14,90€ Laura Magné, directrice de la publication, veut proposer un journal au style épicé entre dérapage contrôlé et incontrôlé.

Du renfort et un objectif de 15.000 abonnés

Même si les trois gaulois occuperont une partie significative du journal, des noms connus sont venus rejoindre l’aventure, chacun avec leur public spécifique. Julien Rochedy, Peno, Stéphane Édouard, d’autres vont s’ajouter. L’objectif de lancement est a minima de 15000 abonnés fin novembre, ils n’en sont pas loin.

Pour les rejoindre dans une aventure qui va piquer, cliquez ici.

Texte repris du site OJIM

Films et séries télévisées : quand divertissement rime avec rééducation

séries télévisées

Il fût un temps où regarder une série télévisée était un bon moyen de s’extraire des tracas de toutes natures et des débats idéologiques qui traversent la société. A voir certains épisodes de séries diffusés récemment à la télévision, cette époque semble révolue. Sous couvert de divertissement, l’heure est à l’endoctrinement à l’idéologie woke et à la propagande pour le nouvel ordre diversitaire. Les quelques exemples que nous vous livrons en témoignent.

Alex Hugo : un homme armé en vaut deux

En septembre 2019, l’Observatoire du journalisme revenait sur un épisode de la série « Alex Hugo » diffusé sur France 2 le 11 septembre de cette même année. Nous soulignions que ce « divertissement » était clairement engagé en faveur de l’immigration clandestine, et farouchement hostile aux militants de Génération identitaire, qui ont pourtant chèrement payé pour avoir attiré pacifiquement l’attention de l’opinion publique sur les frontières passoires de la France.

Tout dans cet épisode aboutissait en effet à un manichéisme affligeant :

– le réalisateur mettant en scène un militant du respect des frontières, armé d’un fusil, sous-entendu : ces individus sont dangereux
– des migrants vu par le prisme unique de la vulnérabilité, une altérité totalement passée sous silence.

Mais cela n’était qu’un avant-goût de ce que nous allions découvrir par la suite devant l’étrange lucarne.

La lutte des classes : le voile islamique qui sauve

En 2019 sortait un film réalisé par Michel Leclerc intitulé « La lutte des classes ». Ce récit de la vie d’un couple, présentant toutes les caractéristiques des bourgeois bohèmes, atterris dans une banlieue de l’immigration, contient une scène culte.

C’est ainsi que le réalisateur arrive à présenter positivement un morceau de tissu, qui est pourtant représentatif d’une conception rétrograde et archaïque de la femme et d’une vision islamique de la société. Un bel exploit.

L’école de la vie, « wallah sur l’coran »

Sur le service public de télévision (France 2), nous pouvons avec la série « L’école de la vie » suivre un jeune enseignant d’histoire-géographie exerçant dans un lycée. Il est « très apprécié de ses élèves » selon le biopic. Au cours d’un échange en classe sur le sort des tirailleurs sénégalais qui ont officié dans l’armée française, un élève fait part de son exaspération en raison de la critique continuelle de la colonisation. Il est à la satisfaction générale remis à sa place par le professeur :

« il faut comprendre que cela a été dramatique pour lesquels (sic !) comme tu dis on a apporté la civilisation ».

Bien sûr, l’élève contestataire ne pouvait ensuite que proférer une grosse insulte raciste (« va manger ta banane »), en s’adressant à une élève noire. Il est renvoyé manu militari de la classe par le professeur exaspéré.

Chacun aura compris à ce stade où se situent les « bas du front ». Un bel exemple de disqualification par association : celui qui conteste la présentation totalement victimaire de la colonisation est non seulement raciste, comme en témoigne son insulte à l’encontre d’une camarade de couleur. Il a également des liens avec la mouvance néo nazie. Sous-entendu, ceux qui ne souscrivent pas à la vision totalement négative du professeur de la colonisation sont dangereux.

Le danger représenté dans la série Alex Hugo sous la forme d’une arme en bandoulière portée par un militant de Génération identitaire prend ici la forme d’accointances avec des nostalgiques du 3e Reich. Du reductio ad hitlerum tout en finesse…

Pour lire la suite, c’est ici !

Laurent Obertone : « L’idée avec La Furia, c’est de créer un média gravement incorrect et gravement non-aligné par rapport à la ligne de Patrick Cohen »

L’UE contre la désinformation ou pour le contrôle de l’information ?

contrôle information

« L’UE doit intensifier son action de lutte contre la désinformation », estimait en juin dernier la Cour des comptes européennes dans un communiqué accompagnant la publication de son rapport spécial « La désinformation concernant l’UE : un phénomène sous surveillance mais pas sous contrôle ».

Résumé du communiqué

Pour ceux qui n’auraient pas envie ou pas le temps de se farcir ce rapport de 78 pages, le communiqué du 3 juin nous résumait ses conclusions dans les grandes lignes :

« La désinformation est un problème grave, qui prend de l’ampleur dans toute l’UE. En 2018, l’UE a publié un plan d’action pour lutter contre ce phénomène. S’il a été bien conçu au départ, ce plan s’avère incomplet. Sa mise en œuvre est globalement en bonne voie, mais il ne suffit pas à contrer les menaces émergentes. Telle est la conclusion d’un rapport spécial publié aujourd’hui par la Cour des comptes européenne. Les auditeurs ont constaté qu’une plus grande coordination est nécessaire au niveau de l’UE et que les États membres doivent s’impliquer davantage, par exemple dans le système d’alerte rapide. Il faut aussi améliorer le suivi des plateformes en ligne, renforcer leur obligation de rendre compte et inscrire la lutte contre la désinformation dans une stratégie européenne d’éducation aux médias qui soit cohérente, et qui fait actuellement défaut. »

Comme le remarquent les auteurs du rapport, si la politique de lutte contre la désinformation est sous-financée au niveau de l’UE et n’a pas été mise à jour depuis 2018, il existe depuis décembre 2020 un « plan d’action pour la démocratie européenne » de la Commission européenne, avec des mesures pour faire « face aux défis auxquels nos systèmes démocratiques sont confrontés du fait de la montée de l’extrémisme et de la distance perçue entre les citoyens et les responsables politiques ». Le troisième volet de ce plan, c’est justement « la lutte contre la désinformation et les ingérences étrangères ».

La Russie visée

On s’en doute, quand il est question d’ingérences étrangères, c’est la mythique ingérence russe qui est visée, ce que nous confirme le rapport publié en juin par la Cour des comptes européenne. En effet, « l’UE a commencé à agir contre la désinformation en mars 2015, lorsque le Conseil européen a invité la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (ci-après la ‘haute représentante’) à élaborer, en coopération avec les États membres et les institutions de l’UE, ‘un plan d’action sur la communication stratégique’ pour ‘contrer les campagnes de désinformation menées par la Russie’. Cela a conduit à la création, au sein du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), de la division des communications stratégiques («StratCom») et de la première de ses task forces, ayant pour mission de lutter contre la désinformation provenant de l’extérieur de l’UE (Russie) et de concevoir et de diffuser dans le voisinage oriental de l’UE des communications stratégiques positives (à travers sa cellule d’information baptisée ‘task force East StratCom’). En 2017, deux task forces StratCom supplémentaires ont été créées, l’une pour le voisinage méridional et l’autre pour les Balkans occidentaux. »

On notera au passage que tandis que la Russie mène « des campagnes de désinformation » dans l’UE, l’UE se contente « de concevoir et de diffuser dans le voisinage oriental de l’UE des communications stratégiques positives » (du point de vue de l’UE).

Ainsi qu’on peut le lire dans le rapport de la Cour des comptes européenne, la task force East StratCom a « expressément pour mission de ‘contrer les campagnes de désinformation menées par la Russie’. Il s’agit donc de cibler un seul acteur extérieur mal intentionné plutôt que de protéger l’Europe contre la désinformation d’où qu’elle provienne. » Les deux autres task forces (sud et Balkans) n’avaient pas pour objectif de répondre aux campagnes de désinformations – réelles ou inventées – d’une puissance étrangère mais de « renforcer les activités de communication dans leurs régions respectives ». Au sud de l’Europe et dans les Balkans, c’est donc l’UE qui reconnaît porter les premiers coups dans la guerre de l’information.

Pour lire la suite, c’est ici !

Des journalistes qui appellent à boycotter Zemmour dans une tribune : l’analyse de Nicolas Vidal [vidéo]

29/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Plus de 150 journalistes ont signé une tribune dans Mediapart appelant à «combattre» et «invisibiliser» certaines personnalités politiques durant la campagne de la présidentielle.

Un texte qui vise clairement Eric Zemmour, sans toutefois le nommer.

L’éditorialiste Nicolas Vidal revient sur cette tribune.


La Vérité sur Taha Bouhafs | Contre-enquête [vidéo]

Taha Bouhafs

28/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Vendredi 17 septembre dernier, le journaliste Taha Bouhafs porte plainte contre le site d’actualité Fdesouche en raison de la publication d’une liste de plusieurs centaines de personnalités fichées “islamogauchistes”, et dans laquelle son nom figure.

Largement soutenu par des élus de gauche, des Insoumis aux écologistes, des syndicats journalistiques et par son camp, Taha Bouhafs vient pourtant tout juste d’être condamné ce mardi 28 septembre par le tribunal judiciaire de Paris pour injure raciste envers une policière, Linda Kebbab, après l’avoir traitée d’Arabe de service. Le journaliste, connu aussi pour avoir qualifié Sonia Mabrouk de « collabeur », se lance donc dans un nouveau combat judiciaire.

Pour décrypter la situation du polémiste, Livre Noir a mené sa contre-enquête : Taha Bouhafs est-il vraiment journaliste ou bien un militant politique au service de l’islamogauchisme ?


Le Grand remplacement dans les médias : avons-nous gagné ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

grand remplacement

Le Grand remplacement prend une place de plus en plus importante dans les médias. Il n’y a plus que LFI et la gauche communiste (PC, NPA et autres) pour nier les problèmes migratoires. Valérie Pécresse, de LR, a réclamé un quota maximum d’étrangers pouvant être accueillis en France. Elle reprend en cela le vieux thème de l’immigration choisie, d’inspiration sarkozyste, qui n’a jamais porté de fruits. En effet, une fois au pouvoir, le candidat Sarkozy s’est musé en président de l’idéologie du métissage : « De 2007 à 2016, le nombre d’admis au séjour a augmenté de près d’un tiers » (Le Figaro, 17 avril 2017). Le 5 octobre, sur BFM, Arnaud Montebourg a reconnu que « la peur du grand remplacement est peut-être irrationnelle mais correspond à des phénomènes réels ».

Alors, les identitaires ont-ils gagné le débat ? De fait, nos idées progressent. Et il est intéressant de constater que les idées mènent leur propre vie, indépendamment des résultats politiques. Ainsi, Sarkozy n’a rien fait – ou si peu – afin d’enrayer l’immigration-invasion. Mais en organisant un grand débat sur l’identité nationale, il a contribué à ouvrir un espace aux idées identitaires, puisque le mot « identité » n’était plus tabou. Eric Zemmour agit de même en déplaçant tout le spectre politique vers la droite. Le Grand remplacement n’est plus un « concept d’extrême-droite » mais un sujet de débat comme un autre.

Nous n’avons certes pas gagné le débat mais l’espace s’élargit. Le risque est de voir le sujet confisqué, tel Sarkozy encore une fois (puisqu’il évoque souvent le péril sub-saharien), par ceux-là mêmes qui n’ont rien fait pour enrayer le phénomène. C’est le moment de saisir la balle au bond et de rappeler que l’immigration-invasion n’a pas commencé en 2013 avec la crise de Lampedusa. Près de 20 % de la population française, entre 11 et 13 millions de personnes, selon le démographe Jean-Paul Gourévitch, vivent dans notre pays. De plus, ces chiffres ne concernent pas la troisième génération d’immigrés, nés en France de « parents français » par la magie du droit du sol.

Par conséquent, l’enjeu consiste à montrer que la coexistence de plusieurs peuples à l’intérieur d’un même pays entraîne inévitablement la disparition de celui-ci. C’est l’idée d’une certaine homogénéité ethno-culturelle qu’il faut remettre sur la table. Pour ce faire, il faut rappeler que la France est avant tout un pays européen et que l’assimilation, si elle existe bien comme phénomène social, demeure marginale. L’assimilation n’est pas un programme politique, elle est une réalité plus ou moins importante. Plutôt « moins » que « plus » dans notre pays, car plus on s’éloigne des années soixante-dix, plus le sentiment musulman et identitaire afro-maghrébin s’affirme. Non seulement on n’assimilera pas ces millions d’Africains, mais, de surcroît, les jeunes générations sont de moins en moins françaises.

La remigration est donc la réponse au problème, c’est l’enjeu ultime du débat. Sans la remigration, la discussion reste entre les mains des impuissants d’hier et des journalistes mainstream. Avec la remigration, le débat sur l’immigration atteint sa pleine portée : une terre, un peuple !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Marine Le Pen : confidences sur Eric Zemmour [vidéo]

Marine le Pen

26/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Samedi 23 octobre 2021 – En marge de son déplacement à la foire agricole de Poussay dans les Vosges, Marine Le Pen s’est confiée à Livre Noir, sans filtre.

Un début de campagne présidentielle bousculé par la percée d’Éric Zemmour dans les sondages. Un phénomène qui ne semble pas pour autant déstabiliser la candidate “habituée à la violence en politique”.

Âpreté de la vie politique, équilibre avec sa vie personnelle, confidences sur Éric Zemmour, Jordan Bardella et Marion Maréchal et l’après-Le Pen, Marine nous dit tout.


Donald Trump annonce le lancement de son propre réseau social, appelé “Truth Social”, un service de vidéo à la demande et de podcasts non-woke