Frédéric Taddeï : “Les médias se soucient de moins en moins de la vérité”

23/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans ce huitième épisode de “Médias dans l’arène”, Frédéric Taddeï, journaliste et animateur d'”Interdit d’Interdire“, revenait sur l’importance du débat dans les médias, ainsi que sur la position de médias alternatifs comme RT France.

Un entretien toujours d’actualité !


I-Média – France Inter contre Jésus : le blasphème à sens unique

21/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Frédéric Fromet, « humoriste » et chansonnier officiel de France Inter a récemment décidé de s’attaquer à Jésus, de qui il fait un « pédé » dans son dernier « sketch ».

Habitué des propos christianophobes, Frédéric Fromet n’attaque jamais aussi violemment l’islam. Courageux mais pas téméraire !


Loi Avia : «C’est un véritable problème pour la liberté d’expression», selon Thierry Vallat

21/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Thierry Vallat, avocat au barreau de Paris et spécialiste du numérique.

Il était invité sur le plateau de RT France pour s’exprimer sur la loi Avia visant à lutter “contre la haine sur internet” (sic).


Charlotte d’Ornellas : « Frédéric Fromet n’a pas besoin d’une protection policière pour s’attaquer aux cathos ! »

15/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
« Jésus est pédé… » : c’est avec cette chanson que, vendredi 10 janvier dernier, sur France Inter, l’« humoriste » Frédéric Fromet a cru drôle de se moquer des catholiques. Ce n’est pas la première fois que les chrétiens sont tournés en dérision sur cette radio d’État financée par les Français, comme en témoigne cette vidéo de Boulevard Voltaire.

Découvrez notamment les réactions de Gilles-William Goldnadel et Charlotte d’Ornellas.


Les Traîtres : ils ont des comptes à rendre, par Ivan Rioufol

Les Traîtres : tel est le titre de mon nouvel essai, qui paraît ce mardi aux Editions Pierre-Guillaume de Roux. J’y accuse tous ceux qui, depuis des décennies, ont abandonné la France, en suivant les chimères de l’idéologie mondialiste et universaliste. Ceux qui persistent à mépriser le peuple enraciné et ses revendications alimentent sans cesse la crise de la démocratie.

Rien n’est plus urgent que de demander des comptes à ceux qui ont abusé de la confiance des gens. Un nouveau projet de société est également à repenser collectivement, avec toutes les bonnes volontés. La révolution démocratique entamée le 17 novembre 2018 avec les Gilets jaunes est à mener à son terme.

Voici un extrait de l’introduction :

Ils donnent des leçons, parlent le globish, disent ce qu’il faut penser. Ils décrètent le bien et le mal, le beau et le laid, le fréquentable et le proscrit. Ces beaux esprits s’encouragent, s’admirent, se cooptent. Mais ils sont les salauds. Ils sont les traîtres. Ils mériteraient d’être traduits en justice pour répondre du saccage de la nation, de la maltraitance de son peuple, de leur collaboration avec l’adversaire. Ils se sont mis à détester la France, à force de lui demander de s’excuser pour son passé esclavagiste, colonisateur, collaborateur. Dans le même temps, ils ferment les yeux sur l’islam totalitaire et pleurnichard, collaborateur du nazisme durant la dernière guerre mondiale, colonisateur de parties du territoire français, esclavagiste dans l’âme. Ce sont ces idiots utiles qui ont accablé d’infamies les Gilets jaunes, ce peuple dissident coupable de refuser la mondialisation et son monde frelaté par le matérialisme.

“La République des traîtres est le vrai danger. Ce sont eux qui, par leur fanatisme universaliste, menacent la France millénaire. Pour eux, les seuls ennemis intérieurs sont le peuple enraciné et ses avocats. Les renégats sont prêts à user de la censure pour étouffer les plaintes. Ces messieurs à bonne figure ont trompé le pays qui les a élus. Ils sont plus dangereux que les immigrés extra-européens invités à garder leur mode de vie, ou les musulmans radicaux instrumentalisés par des apprentis-conquérants. Ceux-ci restent des minorités pour l’instant maîtrisables. Encore faudrait-il que l’Etat, résigné et aboulique, recouvre ses esprits et son autorité bradée. “On se sent trahi par les collabos”, a lâché Riss, le patron de Charlie-Hebdo, en commentant sur RTL, le 1 er octobre 2019, la lâcheté des belles âmes après l’horrible attentat islamiste contre son journal, le 7 janvier 2015. Ce sentiment de trahison, je l’éprouve aussi depuis longtemps. Je sais que je ne suis pas le seul. Voici pourquoi….

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Cinq questions à François-Bernard Huyghe sur l’art de la guerre idéologique

François-Bernard Huyghe, médiologue, directeur de recherche à l’Iris a déjà écrit une trentaine d’ouvrages parmi lesquels La Soft idéologie (Robert Laffont), La Désinformation (Armand Colin), Dans la tête des gilets jaunes (V.A. Editions), Fake news (V.A. Editions). Il vient de publier aux éditions du Cerf L’Art de la guerre idéologique, sur lequel nous l’Ojim a souhaité l’interroger.

On parle d’un épuisement des grands récits, d’un désenchantement vis-à-vis des mythes mobilisateurs. Parler d’idéologie en 2020 est-il encore d’actualité ?

François-Bernard Huyghe : Plus personne ne croit, comme à la la fin du XX° siècle, qu’une des deux grandes utopies opposées doive l’emporter bientôt : ou bien le communisme ou bien la société libérale d’abondance, avec fin de l’histoire. Il y a un mythe pour lequel certaines minorités sont encore prêtes à donner leur vie : le califat djihadiste promet le salut de l’âme et la conquête de la Terre qui devra se soumettre à la loi divine. Il ne sépare pas guerre idéologique de guerre tout court.

Un autre mythe se répand, surtout chez les jeunes, la terreur climatique : ou bien nous freinons le réchauffement (mais comment ? par des «modes de vie » par des changements politiques autoritaires imposant la pénurie ?) ou tous les vivants périssent. C’est plutôt une dystopie (le contraire d’utopie) : un monde effroyable auquel nous pouvons, au mieux, espérer échapper.

Enfin les catégories droite/gauche sont rendues obsolètes par la monté des populismes. Ils réclament à la fois la sécurité et la protection de leur identité par l’autorité du peuple. Face à eux, les progressistes sont le parti du plus du même : plus de libéralisme économique et de libéralisme « sociétal », plus d’ouverture au monde, plus de droits individuels ou communautaires, plus de gouvernance, etc. Les premiers vivent dans la colère : ce qu’ils aiment disparait, dont la Nation. Les seconds vivent dans la peur : tout allait si bien et voilà que les populistes ou les pays illibéraux répandent des « fantasmes »!

Puisque l’idéologie est encore prégnante dans notre quotidien, comment se propage t’elle ? A-t-elle une ou des stratégies ?

F.B.H. : Par principe, s’il y a deux idéologies, une doit être dominante (celle des dominants) ; elle s’appuie sur les pouvoirs et les institutions, souvent avec transmission verticale, via l’église, l’école, les puissants et les officiels… Puis on a découvert, surtout après 68, comment des courant d’idées pouvaient se propager via des élites critiques, les médias, l’art, la mode, les nouvelles mœurs, une contre-culture ludique, hostile à toute autorité (affaire d’hégémonie culturelle aurait dit Gramsci). Or voici, en particulier avec les réseaux sociaux, qu’une parole populiste, d’en bas, conteste la représentation officielle mais aussi la prédominance des « bobos » moralisateurs. Et comme cette force tend à gagner des élections et obtient une visibilité dans la rue ou dans les cyberespace, cela inquiète le bloc élitaire. Il réagit, notamment en dénonçant les « idées de haine », les stéréotypes, le complotisme, les fakes, les idées archaïques…

Le pouvoir de l’idéologie dépend, certes des intérêts matériels de classe ou de l’éducation de qui la professe, mais aussi des visions, y compris morales et esthétiques, que partagent spontanément les gens qui se ressemblent. Sans oublier la capacité d’imposer le silence (ou le ridicule) à l’adversaire.

Pour lire la suite, c’est ici !

Attaque islamiste de Villejuif : la compagne de Nathan Chiasson préparait aussi un carnage, par Franck Deletraz

On ne s’étonnera jamais assez du nombre impressionnant d’individus « psychologiquement fragiles » que peut compter la communauté musulmane dans notre pays. En effet, après nous avoir répété en boucle ces derniers jours que le converti Nathan Chiasson, auteur de la tuerie islamiste de Villejuif du 3 janvier, souffrait d’abord et avant tout de « troubles psychiatriques », les grands médias nous assurent maintenant que sa compagne, placée en garde à vue mardi alors qu’elle préparait un attentat suicide contre la police, est, elle aussi, sujette à des problèmes « psychiques » !

Décrite comme « très croyante »

Entendue une première fois par les enquêteurs vendredi soir dernier, alors que son compagnon, armé d’un couteau, avait le jour même massacré au cri d’« Allah Akbar » un homme de 56 ans et blessé grièvement deux innocentes, avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre, cette femme de 33 ans, elle aussi convertie et décrite par la police comme « très croyante », avait cependant été relâchée et placée sur écoute téléphonique. Or, en prenant connaissance de ses conversations au téléphone, les enquêteurs sont tombés sur une discussion au cours de laquelle elle confiait à une amie vouloir commettre un « suicide by cops ». Autrement dit, un attentat suicide visant à tuer un maximum de policiers pour venger la mort de son compagnon. Interpellée à son domicile de Palaiseau (Essonne) mardi midi par les hommes de la brigade criminelle et de la brigade de recherche et d’intervention de Paris, la jeune femme, qui portait sur elle un couteau, a immédiatement été placée en garde à vue pour « association de malfaiteurs terroriste ». Une garde à vue qui, toutefois, aura à peine duré 24 heures puisque, dès mercredi matin, la suspecte était relâchée pour le motif qu’elle présenterait « une forte tendance suicidaire » nécessitant une hospitalisation.

L’insupportable complicité des médias

Une explication qui fait d’ailleurs aujourd’hui le bonheur des grands médias qui, tout en nous racontant suivant leur habitude que cette femme est « fragile psychologiquement », insistent à qui mieux mieux sur le « désespoir » de celle qui devait bientôt se marier religieusement et « ne se remet pas du décès de son futur époux ». Sous leurs plumes, sa volonté de commettre un nouveau carnage islamiste n’est ainsi plus motivée par son fanatisme musulman, mais par cette « tristesse découlant de la mort de son compagnon ». Mieux : dans leur insupportable volonté d’intoxiquer nos compatriotes et de les tromper sur la réalité de la menace islamiste qui pèse sur eux et sur notre pays, certains sont même allés jusqu’à écrire que « l’islam [proscrivant] le suicide, c’est donc en attaquant des forces de l’ordre que la suspecte envisageait de se donner la mort » ! Une véritable honte quand on sait que cette femme ne pouvait ignorer le projet islamo-terroriste de Nathan Chiasson, qu’à aucun moment elle ne l’a dénoncé, et qu’elle l’a même très probablement cautionné.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 janvier 2020

Lancement de l’Observatoire du journalisme hongrois

Le lundi 6 janvier 2020 à 10h00 était mis en ligne à Budapest le site de la Fondation pour la transparence du journalisme ojim.hu, en lien avec l’Ojim. Après plus d’une année de gestation, quelques voyages entre Paris et Budapest, une jeune équipe enthousiaste est constituée avec un site qui s’inspire de celui de la France mais avec son style propre.

Des points communs

Le logo, les portraits de journalistes, une partie des codes couleurs, la volonté de sortir du ronron et de l’entre-soi du monde libéral libertaire, l’exigence de rester factuel et au plus près du réel, le souhait de voir le journalisme gagner en qualité comme en pluralisme idéologique et ainsi mériter de nouveau le respect du public, tels sont les traits communs entre ojim.fr et ojim.hu

Et des différences

Le site hongrois est édité par une fondation (une association en France), le graphisme est plus jeune avec un recours plus fréquent au dessin. Pour des raisons de langue et de différences culturelles entre les deux pays, la rédaction hongroise est indépendante de celle de Paris et pleinement responsable de ses choix éditoriaux, même si les deux rédactions partagent la même philosophie.

L’équipe de Transzparens Újságírásért Alapítvány (Fondation pour la transparence du journalisme) est dirigée par Partos Bence (en hongrois le nom de famille est placé en premier), docteur en psychologie, 26 ans. Il est assisté dans l’équipe de départ de Pongracz Balint, Teszary Miklos et Szekely David qui sont de la même génération.

Le site a publié six portraits de journalistes, trois considérés comme proches du pouvoir et trois proches de l’opposition pour garder un équilibre. L’équipe organise le 2O janvier un débat entre deux journalistes hongrois connus Apati Bence de Magyar Nemzet un journal conservateur et Planko Gergö de l’influent site internet 444 financé en partie par George Soros. Nous publierons dans les prochains jours une étude fouillée sur les médias hongrois où l’on verra que le pluralisme y est plus respecté qu’en France contrairement à ce qu’écrivent tous les jours les médias de grand chemin. Longue vie à la Transparens Ujsagirasért Alapitvany dont nous rendrons compte régulièrement des activités.

Article repris du site OJIM

Sleeping Giants vs Valeurs Actuelles : face aux pressions de l’extrême-gauche, la droite contre-attaque ! – Clément Martin (Les Identitaires)

Le 2 décembre, le collectif d’extrême-gauche « Sleeping Giants » a lancé une vaste offensive avec le hashtag #opVA à destination de tous les annonceurs présents sur le site web de Valeurs Actuelles. Ceci dans le but de les informer de qui ils financent : « Cela fait maintenant quelques années que Valeurs Actuelles a quitté la simple ligne politique très, très à droite, pour s’embourber de plus en plus dans le discours purement idéologique, intolérant, anxiogène, complotiste et victimaire, qu’on croyait l’apanage des blogs les plus nauséabonds de l’Internet de la haine », peut-on lire dans un texte diffusé par le collectif jeudi sur son compte Twitter.

Le groupuscule « Sleeping Giants » veut interdire la liberté d’expression

Leur objectif est clair : faire pression sur le financement de Valeurs Actuelles via la publicité pour couler cet hebdomadaire. Rappelons qu’en 2015, ce même collectif s’était déjà illustré en organisant une campagne de pression contre Génération Identitaire afin de lui couper l’accès à ses sources de financement.

Un événement imprévu a tout chamboulé

Mais cette fois, tout ne s’est pas passé comme prévu. Alors que la droite et une grande partie des acteurs institutionnels (entreprises, grandes marques, etc.) ont eu l’habitude de courber l’échine face aux harcèlements des tenants du politiquement correct, une riposte s’est organisée.

Valeurs Actuelles a ainsi créé « Le Mur de la Honte » en affichant les noms de nombreux annonceurs ayant cédé aux injonctions des Sleeping Giants. Cette réplique a rapidement porté ses fruits : Red by SFR et Frichti, après avoir initialement décidé de boycotter Valeurs Actuelles ont finalement renoncé. Dans les médias, plusieurs journalistes ont apporté leur soutien au journal attaqué (Carole Barjon dans l’Obs, Jérôme Béglé du Point, etc) et enfin, un compte Twitter « Watching Giants » a vu le jour, reposant sur le même mode d’action mais souhaitant défendre les “consommateurs patriotes”. Le succès est d’ores et déjà au rendez-vous avec plus de 5 000 abonnés au compteur.

Quelle conclusion en tirer ?

La leçon à retenir de cet épisode est simple : il n’y a pas de fatalité. Nos opposants ne sont forts que de notre faiblesse. Avec un minimum d’organisation et de volonté, il est possible de faire reculer nos ennemis et parfois même de les faire plier. Mais avant tout, nous devons passer à l’acte. Celui qui agit se rend toujours maître de celui qui ne fait que penser. Au IVe siècle avant notre ère, Aristote nous avait déjà indiqué le chemin à suivre : « La politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l’action » (֤Éthique à Nicomaque). Il ne tient qu’à nous de renverser la vapeur. Agissons !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Zemmour sur CNews, le boycott de la publicité pour le moment inopérant

Résumons : l’émission d’Éric Zemmour sur CNews bat record sur record, les sycophantes habituels du camp du Bien – au-delà des insultes et des anathèmes – décident d’attaquer la chaîne au portefeuille en appelant à son boycott publicitaire partiel (pendant l’émission concernée) ou total (pas de spots sur la chaîne). État des lieux, susceptible d’évolution.

Un succès grandissant

L’audience de CNews a bondi sur la tranche horaire concernée avec un effet d’entrainement pour toute la chaîne qui dépasse maintenant régulièrement LCI. Le 5 décembre 2019, l’émission attirait 316000 spectateurs avec une part d’audience de 1,6% là où CNews se contentait habituellement de la moitié ou moins. Le 11 décembre suivant ils étaient 342000 aficionados.

Boycott publicitaire peu efficace

Pour couper court aux polémiques, CNews a décidé de supprimer les spots publicitaires juste avant et pendant l’émission. Selon l’agence Kantar, la publicité sur la tranche horaire concernée en 2018 représentait 600K€ soit seulement 3% des recettes publicitaires de l’année. Mais en réalité l’annonceur ne choisit pas l’heure de passage de son spot (sauf exceptions, grandes retransmissions sportives par exemple). Ce que vend la chaîne à l’annonceur, c’est un nombre garanti de téléspectateurs et leur qualification : CSP+, ménagère de moins de 50ans, jeunes etc. Si l’audience globale de la chaîne augmente, son attrait publicitaire augmentera d’autant et les revenus en proportion.

Mais des risques de contagion

Parmi les sociétés qui auraient cédé aux menaces : Maif, Groupama, Nutella, PSA, Le Bon coin, Novotel, Leclerc, Décathlon, liste non limitative. On ignore parmi ceux-ci ceux qui auraient choisi seulement de boycotter l’émission (risque très mineur) et ceux qui auraient choisi de boycotter la chaîne (risque plus important). On prête à Vincent Bolloré l’intention d’attaquer en justice les mouvements de boycott, véritables censeurs, ennemis du pluralisme et de la liberté d’expression, vivantes incarnations du slogan de 1984 de George Orwell, « La liberté c’est l’esclavage ». Une affaire à suivre.

Article repris du site OJIM

Les Décodeurs décodés : condamnation de Samuel Laurent et du Monde pour diffamation

Vous connaissez les Décodeurs, financés par Facebook, et animés jusqu’il y a peu par Samuel Laurent. Samuel Laurent et son employeur Le Monde viennent d’être condamnés pour diffamation envers Olivier Berruyer, animateur du site Les Crises.

Rappel des faits

Le 16 février 2017, Samuel Laurent traitait Olivier Berruyer de faussaire, reprenant sans aucune vérification les accusations d’une universitaire de Rennes, Cécile Vaissié, dans son livre Les Réseaux du Kremlin en France. Un mois plus tard, s’appuyant sans doute sur le même livre, le 17 mars 2017, Adrien Senecat publiait dans Le Monde un dossier sur « l’industrie de la désinformation », accusant Olivier Berruyer d’approximations, d’erreurs volontaires et d’avoir supprimé 600 de ses articles que l’on pouvait supposer fautifs. Le 16 juin 2019 Cécile Vaissié était condamnée à verser à Olivier Berruyer 4.500 € au titre des dommages et intérêts et remboursement des frais de justice.

Les arroseurs arrosés

Le tribunal de Paris a condamné Adrien Senecat, Samuel Laurent et Le Monde par un jugement du 17 décembre 2019 pour diffamation. Louis Dreyfus, directeur de la publication et Adrien Senecat à 1.500 € d’amende et 3.500 € de dommages et intérêts. Samuel Laurent est condamné à 500 € d’amende et 2.500 € de dommages et intérêts. Ces sommes incluent une partie des frais de justice.

Samuel Laurent qui s’était illustré par un article fameux sur le Pacte de Marrakech que nous avions décortiqué ici a depuis quitté les Décodeurs pour des enquêtes dans le même quotidien du soir.

Article repris du site OJIM

Ces médias publics qui roulent à gauche…, par Ivan Rioufol

Les médias publics font-ils honnêtement leur boulot ? En Grande-Bretagne comme en France, la réponse est non. Ainsi, Boris Johnson entend demander des comptes au groupe audiovisuel public BBC, accusé de partialité. Fort de sa large victoire aux législatives, le premier ministre britannique envisage de réduire la redevance télévisuelle qui bénéficie à l’institution (2000 journalistes partout dans le monde). Il souhaite également que le non-paiement de cette redevance, jusqu’ici considéré comme un crime passible de 1000 livres d’amende (1.183 euros), soit requalifié en délit, entrainant des amendes moins élevées. Johnson reproche notamment à la BBC son traitement de la campagne législative, estimant qu’elle a manqué d’objectivité et montré de claires préférences éditoriales. Je prends ces précisions d’une dépêche AFP publiée ce mercredi.

Je n’ai pas en ma possession tous les éléments me permettant de mesurer le degré de militantisme de “Auntie” (“Tata”), ainsi que les britanniques nomment leur audiovisuel nationalisé. J’observe néanmoins que le procès soutenu par Johnson pourrait se faire semblablement en France contre Radio France, et singulièrement contre France Inter. Si la droite française avait un minimum de courage et d’honneur, elle aurait depuis longtemps protesté contre les partis pris idéologiques de journalistes, forcément progressistes et diversitaires, qui se croient dépositaires d’une morale officielle. Hormis quelques rares exceptions, la devise de l’audiovisuel public français pourrait être : “Que nul n’entre ici s’il n’est de gauche“.

Quand le journalisme est guidé par l’idéologie, les faits s’effacent devant les dogmes. C’est pour cette raison que la profession a admis, pour ceux qui ont accepté de reconnaître leur aveuglement, n’avoir rien vu venir de la révolte pourtant prévisible des Gilets jaunes. Les caricatures qui accompagnent Trump, Johnson, Orban, Salvini et tout ce qui peut ressembler à un populiste sont les fruits d’une même pensée doctrinaire. Celle-ci s’épargne, par mimétisme et conformisme, de réfléchir sur l’évolution des sociétés confrontées à la brutalité de la mondialisation et des déracinements. Ces travers sont communs à tous les médias. Toutefois, ils sont plus insupportables encore quand ils sont accentués dans les médias publics, financés par l’argent de tous. Un impératif d’équilibre dans les opinions devrait aller de soi. Or, là plus qu’ailleurs, un étiqueté populiste est vu comme un indésirable, sinon un fasciste en puissance.

Invité dernièrement sur France Inter, le directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles, Geoffroy Lejeune, a dû répondre à une accusation en antisémitisme au prétexte que son hebdomadaire avait fait une Une critique sur George Soros. Mais n’est-ce pas Eric Zemmour, autre juif, qui est la cible permanente des nouveaux Savonarole ? Rien ne justifie l’appropriation de l’audiovisuel public par la gauche, sinon un manque de vigilance de la droite. De son Angleterre, Johnson vient rappeler à cette droite transparente les saines vertus de l’indignation.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 décembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Éric Zemmour et les descendants d’esclaves, ou quand le silence parle

A n’en pas douter, la bonne presse sentencieuse de gauche ne fait pas la grève! Selon les analyses faites par l’Obs des silences de Cnews, c’est une « évidence irréfragable, une incontestable vérité » : Zemmour est raciste.

Une nouvelle manipulation d’un journal progressiste apparaît au grand jour. Cela pourrait être seulement grotesque. Mais cela révèle surtout l’état d’une certaine presse qui n’est plus qu’agent de propagande ou procureur médiatique. Ce qui suit devrait pouvoir servir d’exemple parfait auprès de futurs étudiants en journalisme. Ou de contre-exemple. Selon qu’on aura décidé de former des policiers de la pensée ou de véritables et honnêtes journalistes.

L’article incriminé est paru dans le TéléObs du 13 décembre 2019 :

« C’est officiel, Eric Zemmour “n’aime pas les descendants d’esclaves” », est le titre alléchant dudit article, signé Fabrice Pliskin. Un peu plus loin : « On s’en doutait un peu, mais c’est maintenant officiel : Zemmour est raciste. »

Plume acide et torve

Comme l’a remarqué Eugénie Bastié, et comme on peut le constater en lisant attentivement cette courte et caractéristique charge anti-Zemmour, ce n’est pas Zemmour qui parle des descendants d’esclaves, mais Christine Kelly, journaliste de CNews, qui pense qu’elle fait partie des gens que n’aime pas Éric Zemmour parce que « femme, journaliste, protestante, investie dans les familles monoparentales, descendante d’esclaves et représentante du symbole de la colonisation française ».

Ce qui devient immédiatement sous la plume acide et torve de notre journaliste : « Vous avez bien lu. Éric Zemmour « n’aime pas les descendants d’esclaves. » Que cette affirmation soit ici celle d’une journaliste de Cnews qui livre son « impression » sur ce qu’elle croit savoir de Zemmour, et non pas une phrase d’Éric Zemmour (ou une vérité avérée sur les sentiments de Zemmour à l’égard des descendants d’esclaves), n’émeut pas un seul instant Fabrice Pliskin qui a de la plus élémentaire déontologie journalistique une notion, semble-t-il, aussi floue qu’est sèche et définitive la conclusion qu’il impose : Eric Zemmour n’aime pas les descendants d’esclaves. Point. Puisqu’on vous dit que « c’est officiel ! »

Mais le meilleur reste à venir.

Pour lire la suite, c’est ici !