L’Album des Bobards : 10 ans de fake news médiatiques en un livre !

Les Bobards d’Or initiés en 2010 par la fondation Polemia et Jean-Yves Le Gallou ont bientôt dix ans. Le moment pour faire un bilan d’une décennie de fake news (fausse nouvelle ou bobard en bon français) dans un esprit souriant et ironique.

Comment assurer l’ordre social

Dans sa préface, Jean-Yves Le Gallou précise les trois manières d’assurer l’ordre social. La contrainte encore limitée mais en croissance. La surveillance de plus en plus forte. Mais surtout le consensus par la propagande de tous les instants.

Le citoyen est sidéré par le conditionnement idéologique, politique et publicitaire devant les écrans qui le captivent : téléphone, ordinateur, télévision. Il en est de même pour les messages de la radio et ceux présents sur les colonnes de la presse écrite, du moins dans leur très grande majorité. L’auteur parle de « société de propagande », on pourrait parler de fabrication du consentement selon la formule empruntée à Noam Chomsky.

La contre-arme de la dérision

Selon l’Académie française, le mot bobard vient probablement du vieux français bober qui signifiait tromper. Le bobard est un propos fantaisiste ou mensonger, une fausse nouvelle destinée à tromper. Les lauréats des Bobards de Polemia sont donc les meilleurs bonimenteurs, ceux qui mentent le mieux, avec le plus d’aplomb.

Chaque année un jury de Polemia établit une liste des meilleurs Bobards. Ensuite le public vote dans la bonne humeur pour départager les lauréats. Etre récompensé aux Bobards c’est une sorte de récompense à l’envers. Un Pinocchio au long nez (incarnant le mensonge) est remis symboliquement aux élus.

Des lauréats à foison

Les premiers Bobards d’or 2010 furent décernés à David Pujadas (catégorie télévision), Stéphane Durand-Souffland (Figaro, catégorie presse écrite), Dominique Wolton (catégorie Maître à penser) avec des Ciseaux d’or pour Jean-Marc Pilas (TF1). En 2019, les heureux gagnants furent Clément Viktorovitch (CNews, Bobard classique), Valérie Astruc (France2, Golden Bobards) et Sylvain Boulouque (BFMTV).

Mais beaucoup d’autres figurent au palmarès. Claude Askolovitch, Rémy Pflimlin, Alain Duhamel, l’AFP, Jean-Jacques Bourdin, Pascale Clark, Maïtena Biraben, Christophe Barbier, Bruno-Roger Petit, Caroline Fourest, Yann Barthès, Yann Moix etc. Nous avouons une tendresse coupable pour Céline Bittner (LCP), Bobard d’or 2011 pour « Les frontières sont fermées à l’immigration ». Vous pouvez retrouver de nombreux portraits de lauréats en tapant leur nom sur notre moteur de recherche ou en allant sur l’onglet portraits en page d’accueil du site.

Très illustré, plaisamment écrit, avec un index des personnes citées et la liste complète des lauréats année par année, un livre à offrir à vos amis journalistes, à votre petit neveu, votre tante, votre camarade d’école ou de régiment, votre mari, votre compagne, votre fiancé ou fiancée, bref à tous ceux qui veulent s’instruire en s’amusant. En attendant les Bobards 2020, car les candidats ne manquent pas.

Article repris du site OJIM

Menaces présentes et futures sur la liberté d’expression, les GAFA en première ligne

Le 21 novembre 2019, Claude Chollet Président de l’Observatoire du journalisme, a donné une conférence à Prague dans le cadre du « Free Media Forum », organisé par les autorités russes. Vous trouverez ci-dessous le texte revu en français de cette conférence donnée en anglais.

Totem et tabou

En 1913 Freud publie son ouvrage Totem et tabou sur les structures primitives d’appartenance et leur prégnance. Pour faire partie de la tribu vous devez en partager les tabous. Partageant les tabous, vous révérez les mêmes totems, vous appartenez au groupe. Les médias dominants français partagent les mêmes tabous et adorent les mêmes totems. En simplifiant, 70 à 80% des journalistes et des médias qui les emploient partagent au moins trois tabous : l’immigration, l’Islam et l’insécurité.

Il est impossible d’évoquer dans les médias mainstream les effets négatifs de l’immigration extra-européenne, que ce soit sur le plan économique, culturel ou démographique. Il en est de même pour les sujets se référant à l’Islam ou à l’insécurité ou aux liens entre ces différents paramètres.

Habitus mon beau souci

L’habitus telle que définie par Pierre Bourdieu représente le système symbolique qui permet à un individu de se comporter en société pour y être intégré. L’habitus indique à l’individu le comportement conforme aux cadres acceptés de sa catégorie sociale. L’habitus n’est pas une loi écrite, c’est un ensemble d’attitudes, de comportements sémantiques, de choses dont on peut parler, de celles dont on ne peut pas parler y compris la manière dont on peut les évoquer. Le processus est largement inconscient.

La majorité des médias français ont un habitus progressiste que l’on peut appeler libéral libertaire. Défier cet habitus progressiste peut faire de vous un paria sur le plan professionnel. Cette situation est largement entretenue par les actions des GAFA.

Comment les GAFA influencent le journalisme

Il est inutile d’épiloguer sur le pouvoir des GAFA. Google domine le marché des moteurs de recherche et avec Facebook ils collectent à deux entre 70 et 80% des recettes publicitaires digitales. Amazon étouffe ses concurrents dans la distribution et son propriétaire investit dans la presse. Facebook, avec Instagram et WhatsApp, a plus de 2,5 milliards d’utilisateurs. Apple, Amazon et Facebook dominent le marché des enceintes intelligentes, recueillant ainsi encore plus de données sur leurs clients.

Je ne parlerai pas de la mode des fake news/infox ; pour notre sujet remarquons que les GAFA ont saisi ce prétexte pour s’engouffrer dans le contrôle de l’information via de multiples opérations de « fact checking », la vérification des faits et le recours aux données massives. Je vous en donnerai quelques exemples, la liste n’est pas limitative.

Pour lire la suite, c’est ici !

Ces entreprises qui boycottent Cnews et Paris Première pour que Zemmour ne s’exprime plus…

Donald Trump mène un guerre de l’information contre les médias

06/12/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les médias du monde entier détestent le président Trump et l’attaquent sans répit sur tout ce qu’il peut dire ou faire. Pour contrer leurs méfaits, la Maison Blanche mène désormais une guerre de l’information prenant les médias pour cible et qui est destinée à leur faire perdre toute crédibilité. Elle consiste à diffuser de fausses nouvelles présentant Donald Trump en position vulnérable et répréhensible alors qu’il est en réalité irréprochable. Il s’agit ainsi d’hameçonner les médias à l’affût de toute information permettant de le présenter sous un jour défavorable. Une journaliste de Newsweek vient d’en être la victime.

A la veille de Thanksgiving, la Maison Blanche annonça que le président Trump allait consacrer ce jour de fête à jouer au golf et à rédiger des tweets. On sait qu’en réalité il préparait secrètement un voyage en Afghanistan pour célébrer Thanksgiving au milieu des troupes américaines. Newsweek tomba dans le piège tendu en décrivant le président Trump comme un sybarite faisant bombance, indifférent à son peuple dans la misère.

Obligé de démentir ce bobard après l’annonce de la présence de Trump en Afghanistan, Newsweek dut subir les sarcasmes de Donald Trump montrant sa photo au milieu des soldats. Ce faux pas du magazine valut à la rédactrice de l’article d’être licenciée immédiatement par sa direction. Donald Trump se fixe pour but ultime de faire perdre toute crédibilité au New-York Times, organe ouvertement Démocrate, et de le mettre en faillite d’ici à cinq ans.

Cette stratégie inspirée de l’ « Art de la Guerre » de Sun Tzu, a aussi été utilisée dans l’affaire de la collusion russe puis dans l’enquête sur la destitution ourdie par les démocrates. De tels bobards visant à détruire ceux qui les propagent inaugurent une catégorie nouvelle, que l’on pourrait dénommer « bobards tactiques », et qu’il faudrait ajouter à celles déjà récompensées lors de la cérémonie des Bobards d’Or !

I-Média – Zemmour et Valeurs Actuelles attaqués : guerre totale contre la liberté d’expression

06/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les censeurs ont décidé de lancer toutes leurs forces contre les rares voix de droite dans les médias.

Eric Zemmour est bien évidemment visé, tout comme Valeurs Actuelles qui subit une campagne hallucinante de pression de la part des « Sleeping Giants ».


Christine Kelly, présentatrice de l’émission de Zemmour, menacée de mort

L’émission “Face à l’info” avec Eric Zemmour, régulièrement sous les feux des projecteurs, connaît de nouvelles péripéties. C’est désormais la présentatrice de cette dernière, Christine Kelly, qui est la cible de menaces de mort de la part des bien-pensants comme elle en a récemment fait part sur Twitter avec ces mots “Qui a déjà survécu à des mois ou semaines de menaces de mort en travaillant ?”.

Christine Kelly, aux antipodes de Zemmour

Christine Kelly, née en Guadeloupe, passée au CSA pendant 6 ans, est pourtant très loin de Zemmour et y est difficilement assimilable. Elle l’a d’ailleurs rappelé récemment par cette phrase : “Je pense cocher toutes les cases que n’aime pas Éric Zemmour : femme, journaliste, protestante, défendant les familles monoparentales, descendante d’esclave et symbole de la colonisation française”.

Cependant, cela “ne l’empêche pas de travailler en intelligence et dans le respect” avec Zemmour et c’est probablement là qu’est le problème pour certains adeptes du débat, mais à condition d’être dans l’entre-soi, puisque Kelly a annoncé recevoir quotidiennement des menaces de mort.

La droite en soutien, la gauche aux abonnés absents

Face à ces menaces, de nombreuses personnalités ont exprimé leur solidarité à la journaliste.

Chez Les Républicains, Eric Ciotti et Julien Aubert lui ont apporté leur soutien, tout comme Valérie Pécresse et Valérie Boyer, au Rassemblement National et assimilés, Gilbert Collard et Robert Ménard se sont aussi manifestés.

À l’opposé, la gauche brille par son absence de réaction, à l’exception d’un petit tweet de Marlène Schiappa.

Sur le plan des médias, même chanson, Valeurs Actuelles est le seul à avoir vivement réagi.

Malgré tout, le CSA n’a pas trouvé d’autre priorité que d’annoncer mettre en demeure CNews à cause des propos de Zemmour. Un étrange sens des priorités alors que leur ancienne collègue est menacée de mort.

Article repris du site OJIM

La macrocrature, paradis pour les censeurs, par Ivan Rioufol

Les censeurs frétillent d’aise dans la macrocrature. Depuis que le pouvoir a décidé de promouvoir une “information propre” (expression de Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, utilisée en janvier 2018), les flics de la pensée paradent et roulent des mécaniques. Ils font des listes, dénoncent, excluent. Pour ces garde-chiourmes, tout est simple : ce qui ne s’accorde pas au discours officiel est d’extrême droite et “haineux”. Le culte de la diversité s’arrête aux opinions : celles-ci doivent être uniformes et lisses, autorisées ou interdites. L’extrême gauche procède de ce même manichéisme, quand elle s’oppose à des prises de paroles non homologuées au coeur même des universités. Ceci explique sans doute le silence de la milice médiatique face aux nouveaux fascistes qui, au prétexte de défendre des minorités, sèment la terreur et la violence là où ils passent. La radio publique France Inter est caricaturale de ce sectarisme soviétoïde quand une journaliste s’y alarme dernièrement d’entendre sur CNews des journalistes “très très à droite, voire parfois d’extrême droite” (en citant notamment votre serviteur), sans s’interroger sur son militantisme et ses oeillières.

Il est vrai que les journalistes du service public n’avaient pas moufté quand, en mai 2018, la ministre de la Culture, François Nyssen, avait donné comme mission aux télévisions et radios d’Etat de se mettre au service de l’idéologie différentialiste et racialiste, en jugeant notamment les “mâles blancs” trop nombreux à l’antenne.

La chasse aux “fake news” et aux “propos haineux”, lancée par le législateur sans définition des incriminations, a élargi le périmètre des opinions délictueuses. Depuis, les sycophantes se bousculent pour obtenir le silence des dissidents. C’est en se prévalant de cette traque contre les pensées déviantes qu’un “collectif citoyen de lutte contre le financement du discours de haine”, Sleeping Giants, incite des annonceurs à retirer leur publicité de sites ou d’émissions de télévision jugés arbitrairement infréquentables. Boulevard Voltaire a ainsi perdu de nombreux annonceurs. L’émission “Face à l‘Info” (CNews) avec Eric Zemmour est sous la même menace. Ce boycott vient d’atteindre l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, qui dénonce avec raison “la censure des bien-pensants”.

Cette atmosphère délétère est bien le produit d’une démocrature. Si la macronie n’a pas pu instituer un Conseil de l’ordre des journalistes, la mise en place le 2 décembre d’un Conseil de déontologie journalistique et de médiation est un pas supplémentaire dans la mise sous surveillance de la liberté d’expression. Toutefois, les rédactions de plusieurs grands médias, dont Le Figaro, ont dénoncé cette mainmise indirecte de l’Etat. Une résistance se lèverait-elle ? Mardi, le Groupe Canal + a fait savoir qu’il jugeait “injustifiée” la mise en demeure du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel après un propos tenu par Zemmour. Le groupe, présidé par Vincent Bolloré, a décidé de saisir le Conseil d’Etat en accusant le CSA d’abus de pouvoir. Dans une démocratie, les censeurs ne peuvent avoir gain de cause.

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 décembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Jean-Yves Le Gallou sur Sud Radio : « Le premier pouvoir est le pouvoir médiatique »

05/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le vendredi 29 novembre, Jean-Yves Le Gallou était invité par André Bercoff sur Sud Radio afin de présenter le dernier ouvrage de Polémia : L’Album des Bobards : 10 ans de fake news des médias.

Le président de la fondation Polémia en a profité pour effectuer un pilonnage en règle des médias. Un passage à la radio très apprécié puisque près de 23 000 personnes ont visionné la vidéo sur YouTube en quelques jours, bien au delà de la moyenne habituelle de Sud Radio.


François-Bernard Huyghe : “Il y a un retour de la censure !”

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
François-Bernard Huyghe, politologue, essayiste français et auteur du livre “L’art de la guerre idéologique” (ed du Cerf) était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio.

Les actions des mouvements extrêmes, comme ceux des étudiants vegans qui refusent de s’asseoir dans une pièce où il y a un tableau de chasse du XVIIème siècle, traduisent “un mépris de la liberté” pour Bernard-François Huyghe. “Mais, au-delà de ça, il y a un retour de la censure” qui vient “de la post-gauche” et répond à un modèle “américain où les étudiants, au nom de leur sensibilité, se donnent le droit d’interrompre des conférences ou des expositions“.

Ce qui est intéressant, c’est pas qu’on soit devenu hyper-moraux, c’est qu’on le fait au nom d’une sensibilité de ceux à qui une opinion inverse serait insupportable“, explique l’auteur qui estime qu’on “rétablit un peu la crime-pensée” aujourd’hui.

Il y a une “américanisation de la vie intellectuelle” actuellement en France et une indignation permanente à laquelle “les réseaux sociaux contribuent beaucoup en permettant à chacun d’être un petit Jean Moulin“. Il y a également un “éclatement idéologique“, “une spécialisation“. Or “moins on est structuré idéologiquement, moins on a une représentation complète, plus on a tendance à dénoncer violemment l’autre pour des crimes qui seraient spirituels“.


Éric Zemmour : “Le Pape est idéologiquement et stratégiquement un homme de gauche qui prépare l’islamisation de l’Europe”

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sur CNews, Éric Zemmour a fait cette déclaration forte : “Le Pape est idéologiquement et stratégiquement un homme de gauche qui prépare l’islamisation de l’Europe“.

Le polémiste réagissait alors sur le pape et le nucléaire face à Odon Vallet, historien des religions, notamment administrateur de la société des lecteurs du journal Le Monde.


L’Album des Bobards, 10 ans de fake news des médias

L’Album des Bobards répertorie plus de 10 années de mensonges médiatiques en tous genres et représente une oeuvre de salubrité médiatique à mettre entre toutes les mains pour Noël ! Et, pour ceux qui voudraient un exemplaire personnalisé, Jean-Yves Le Gallou dédicacera l’Album des Bobards à la Nouvelle Librairie ce mercredi 27 novembre.

Il y a quelques années, alors qu’il était demandé aux Inconnus pourquoi ils avaient arrêté leurs parodies télévisuelles, les trois humoristes répondirent de concert, et en substance : « Parce que la réalité a depuis longtemps dépassé nos sketches et que les actuelles émissions de télévision sont devenues encore plus parodiques que nos parodies. »

À en lire L’Album des Bobards : 10 ans de fake news médiatiques, édité sous la direction de Jean-Yves Le Gallou et de la fondation Polémia, on se dit que ce sont d’autres comiques, ceux de Jalons ou du Gorafi, qui se retrouveront bientôt au chômage.

En effet, aux débuts de l’affaire Mohammed Merah, quand Le Canard enchaîné titre « Le tueur de Toulouse sent le nazi », on ne sait plus trop bien s’il convient de rire ou de pleurer. Dans le même registre, Pascale Clark, de France Inter, qui affirme le plus sérieusement du monde : « Le XIXe arrondissement de Paris est peuplé de cathos homophobes », tandis que son confrère Patrick Cohen est surpris en flagrant délire sur France 5 : « Quand on anime une émission de débat public, on a une responsabilité, par exemple de ne pas propager de thèses complotistes, par exemple de ne pas donner la parole à des cerveaux malades. » Bref, on mange le pain de Laurent Gerra.

Depuis une décennie, donc, sont annuellement décernés les désormais traditionnels Bobards d’or, récompensant les journalistes s’étant surpassés dans le mensonge, qu’il soit volontaire ou non, de bonne foi ou pas. Vaste boulot, tant la matière est abondante et les postulants nombreux. Le problème, c’est que certains bobards sont si hénaurmes que l’on en vient parfois à se demander si Jean-Yves Le Gallou ne nous cacherait pas des ancêtres marseillais. Même pas. Le pire, comme dirait l’autre, c’est que tout cela est vrai, tragiquement vrai.

On ajoutera que l’intelligence de ce bel ouvrage élégamment maquetté consiste à ne pas sombrer dans l’indignation de commande et de répétition, souvent lassante, à la longue, préférant ici opter pour une ironie autrement plus efficace. Comme quoi l’humour peut aussi se révéler une sorte d’arme de destruction massive en de telles circonstances, tout en n’interdisant pas non plus une réflexion en profondeur sur les vicissitudes du métier de journaliste, profession de plus en plus et à juste titre décriée, depuis qu’elle coule, âme, corps et biens dans un manichéisme de bazar.

L’amie Gabrielle Cluzel, bien connue de nos lecteurs et membre régulière du jury des Bobards d’or, concluait, à l’occasion du millésime 2014 : « Cette cérémonie empêche de devenir fou en rompant la solitude de ceux qui assistent, devant leur poste, au martelage souriant d’une mystification. Le roi est nu, il est même à poil. »

On ne saurait mieux dire.

Nicolas Gauthier

Texte repris du site Polémia

Album des Bobards – Signature-rencontre à la Nouvelle Librairie avec Jean-Yves Le Gallou

26/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mercredi 27 novembre, Jean-Yves Le Gallou sera à la Nouvelle Librairie pour une séance de rencontres et de dédicaces de L’Album des Bobards. Paru le 14 novembre dernier aux éditions Via Romana, le prix de ce livre est de 24€.

L’auteur présente cent gros mensonges médiatiques et leurs auteurs. Il décrypte les principales méthodes de désinformation. La sortie de cet album est une occasion de fêter les dix ans de la cérémonie des Bobards d’Or, initiés en 2010, et dont la onzième édition se tiendra le 24 février 2020 au Théâtre du Gymnase à Paris.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la Fondation Polémia ou sur le compte Facebook de la Nouvelle Librairie.


CNews : Eric Zemmour double les audiences

La venue d’Eric Zemmour quatre fois par semaine sur CNews a provoqué beaucoup d’aigreurs et même des demandes de censure. Pour rappel, le CSA a saisi le procureur de la République et a fait pression sur la chaîne pour une diffusion en différé à fins d’autocensure. Mais les audiences suivent-elles ?
“Face à l’info” cartonne

Parmi les chaines en continu, BFM caracole en tête, LCI et CNews se disputent la deuxième place suivant les tranches horaires ou les semaines. Sur un peu plus de 20 émissions, CNews réunit en moyenne environ 200.000 spectateurs. Il faut comparer ce chiffre avec les chiffres de la même tranche horaire pour la période précédente, environ 80.000 spectateurs.

Faites les comptes, 200.000 contre 80.000 cela fait deux fois et demi de plus de spectateurs. Sur une semaine, l’émission diffusée quatre fois par semaine de 19h à 20h du lundi au jeudi ramène presque un demi-million de nouveaux spectateurs par semaine à la chaîne, qui doit se féliciter de l’échec des appels au boycott. Sur la tranche horaire 19/20, CNews bat maintenant régulièrement ses deux concurrentes en termes d’audience.

Article repris du site OJIM

I-Média – Gilets Jaunes : médias et extrême-gauche gâchent l’anniversaire

22/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les Gilets Jaunes ont fêté un an d’une mobilisation exceptionnelle par sa nature et sa longévité. Mais les violences de l’extrême gauche ont marqué les esprits à Paris, complaisamment relayées par des médias avides de diaboliser les Gilets Jaunes.


Gilets jaunes: Retour en images sur un an d’embrasement

20/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le mouvement des Gilets jaunes a fêté son premier anniversaire dimanche 17 novembre.

Après des mobilisations record, depuis le 16 mars, le mouvement peine à rassembler, malgré un très large soutien de la part des Français.

Sputnik revient en images sur cette année de contestation inédite. Rétrospective.


Politiquement correct : France Télévisions impose une clause de la diversité dans ses contrats de production

20/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, a déclaré jeudi dernier sur Twitter :

Nous incluons désormais dans l’ensemble de nos contrats de production une clause de la diversité qui exige des sociétés de production, que leurs équipes de tournage, d’écriture et artistiques reflètent la diversité de la société française. Dès 2020 nous mettrons en place des quotas pour les femmes réalisatrices pour commencer, et de manière plus étendu(e) à l’ensemble des créateurs.

Le contrat d’objectif de France Télévisions pour la période 2016-2020 inclut par ailleurs un objectif de parité complète parmi les experts invités à l’antenne pour l’année 2020.


Un observatoire des médias (trop) indépendant menacé à son tour, par Francis Bergeron

L’Ojim est un observatoire du journalisme, organisme indépendant, créé en 2012 à l’initiative de Claude Chollet. Son ambition est de publier en ligne des informations sur les journalistes, les groupes de presse, mais aussi – et c’est là que l’Ojim se distingue d’autres officines du même genre – sur « les conflits d’intérêts, les agendas idéologiques cachés ». De ce point de vue, son travail s’apparente davantage à celui du regretté Emmanuel Ratier qu’à un site spécialisé sur l’information des médias. Il diffuse sur Internet, via le site www.ojim.fr, et l’accès est gratuit. En huit ans, il a publié 4 000 articles, dont 220 portraits de journalistes.

Le 9 octobre, le dénommé Ramzi Khiroun attaque l’Ojim pour « injures publiques ». L’Ojim a publié une biographie de ce monsieur Khiroun, personnage de l’ombre, que Le Nouvel Observateur a eu l’occasion de présenter comme « l’homme le plus influent de France ». Sans doute quand il travaillait auprès de Strauss-Kahn, à une époque où le coquin de ces dames était présenté comme le futur président de la République. De façon certes un peu expéditive, l’article de l’Ojim le présente comme « exécuteur des basses œuvres de DSK ». Mais on a bien compris qu’il n’y a pas là allusion aux frasques sexuelles de DSK mais à leur proximité professionnelle et donc politique, dans la lignée de ce qu’avait écrit Le Nouvel Observateur.

Si Ramzi Khiroun a été décoré de la Légion d’honneur, remise par François Hollande en personne, on se doute bien que ce n’est pas pour avoir trempé dans les turpitudes de l’ancien ministre socialiste, mais pour des services rendus, de nature vraisemblablement politique, ces services qui lui avaient valu cette réputation d’homme le plus influent de France, de la part d’un hebdomadaire considéré comme le porte-parole officieux du Parti socialiste.

Il n’empêche que cette simple phrase « exécuteur des basses œuvres de DSK » vaut à l’Ojim, par le biais de son directeur, d’être traîné devant les tribunaux. Khiroun réclame une condamnation à 12 000 euros d’amende et des dommages et intérêts non chiffrables, sans compter les frais d’avocat. De quoi mettre en danger l’existence même de ce site de réinformation, dont le travail repose sur un petit noyau d’animateurs. L’affaire n’est pas encore jugée, mais le risque est bien là.

Comme l’écrit Claude Chollet, le procès qui s’annonce « s’inscrit dans un ensemble de mesures visant à faire taire toute voie dissidente ou à la rendre invisible ». Et Chollet attire l’attention sur la prise en main des réseaux sociaux pour faire disparaître les paroles non conformes. « Il faut donc passer par des voies alternatives : la newsletter, les réseaux cryptés, et sans doute le retour au papier ». C’est ce que les lecteurs de Présent ont compris, eux aussi : il est infiniment plus compliqué de censurer la presse écrite que l’information des réseaux sociaux, et de ce point de vue l’information papier, le plus cher des médias, a néanmoins encore son utilité et donc un avenir.

Dans l’URSS totalitaire, rédacteurs et diffuseurs de samizdats avaient fini par s’imposer. La réinformation de la France du XXIe siècle pourrait nécessiter d’en passer aussi par là.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 19 novembre 2019