Fact checkers ou désinformateurs ? Trois questions à Jean-Yves Le Gallou

fact checking

“Fact checkers”, vérificateurs, décodeurs, désintox… Pas un média ne fait désormais l’économie de ces spécialistes, chargés de “débunker” (démystifier) les “fake news” (fausses nouvelles), que ce soit sur internet ou dans la bouche des politiques (de préférence à droite de l’échiquier). Derrière ces anglicismes se cache un appareillage militant où la neutralité passe souvent au second plan. Le dernier exemple en date, lors du débat Zemmour-Mélenchon sur BFMTV, a mis en lumière certaines de leurs pratiques mais également leurs limites.
Jean-Yves Le Gallou est essayiste, haut fonctionnaire et ancien Député européen. Depuis bientôt 10 ans, il dirige la fondation Polémia, “réservoir à idées” particulièrement actif dans le domaine de la critique média. Il anime également depuis plusieurs années l’émission I Média sur TV Libertés, offrant un décryptage de l’actualité médiatique. L’un des derniers épisodes d’I Média portait justement sur le “fact-checking”.

Vous vous êtes exprimé récemment à propos du “fact checking” réalisé par les équipes de BFMTV à l’occasion du débat Zemmour-Mélenchon. Selon vous, ces “vérificateurs” sont des désinformateurs. Pouvez-vous développer ce point ?

Le « fact checking », la « vérification » des informations telle qu’elle est effectuée par les journalistes des grands médias a un double objectif :

– permettre aux journalistes de reprendre le pouvoir et le contrôle de l’information aux dépens de leurs invités, en particulier les politiques,
– sauver le point de vue politiquement correct des attaques qu’il subit et le protéger des assauts du réel.

J’ajouterais que tous ces anglicismes (“fact checking”, “fake news”, “debunkage”) sont à l’image du salmigondis prétentieux en usage dans les agences de communication, pour donner une impression de sérieux, « un vocabulaire de spécialistes qui ne peuvent se tromper ».

Le « fact checking » présente un triple biais :

– dans le choix des personnalités dont on vérifie ou non les affirmations : à ce propos combien de « fact checking » sur les déclarations de Véran, régulièrement approximatives et non sourcées, sinon carrément mensongères ?
– dans le choix des questions et des sujets,
– dans le choix des « experts » : ainsi sur la question de l’immigration pourquoi faire appel à Hervé Le Bras qui prétendait déjà il y a 30 ans que « l’immigration était stable » et « qu’il n’y avait pas de baisse de la fécondité des Françaises » et non à Michèle Tribalat plus lucide et plus rigoureuse, sinon pour tromper l’opinion ?

Qu’est-ce qu’un bon expert ? Ce n’est pas quelqu’un qui dit des choses justes, c’est quelqu’un qui présente de manière pseudo scientifique les affirmations politiquement correctes qu’on attend de lui. Et qui lui permettent d’être réinvité, d’avoir un accès régulier aux grands médias et donc de trouver des éditeurs et des sponsors pour ses travaux.

Cela pose la question plus large de l’objectivité et du devoir de neutralité : un mythe ?

Il n’y a pas d’objectivité possible car tout article, tout reportage, tout documentaire est « anglé » : il analyse les faits depuis un point de vue. Et celui-ci est par nature subjectif et partiel, sinon partial ! Le point de vue de la victime n’est pas le même que celui du délinquant. Et un chiffre même exact n’a de sens qu’en rapport avec d’autres chiffres.

J’ajoute que dans la pensée européenne – et en dehors des dogmes religieux – il n’est possible d’approcher les vérités que par la libre confrontation des points de vue. La logique du « fact checking » n’est pas celle-là, c’est celle du MINIVER, le ministère de la vérité dans 1984 d’Orwell. Les « fact checkers » sont au service de la vérité officielle de Macron.

Il faut les dénoncer avant qu’ils n’arraisonnent le débat démocratique : imaginez le rôle qu’ils pourraient jouer dans un débat de deuxième tour de l’élection présidentielle où ils ne manqueraient pas de confirmer les dires du candidat « gentil » et de désavouer les affirmations du candidat « méchant ».

Derrière la guerre de l’information, la guerre culturelle ?

Bien sûr : c’est une guerre des représentations. La propagande vise à faire croire des affirmations contradictoires : ainsi « le Grand Remplacement n’existe pas » mais « la créolisation, c’est formidable ».

Texte repris du site OJIM

Immigration clandestine : la conférence de presse à laquelle vous avez forcément échappé

médias silence

La couverture de l’actualité internationale est à géométrie variable en France. Les médias de grand chemin ont abondamment parlé en août de la prise du pouvoir par les Talibans en Afghanistan. Ils sont par contre beaucoup plus discrets sur la crise migratoire qui affecte l’Europe. Le gouvernement polonais vient de mettre les pieds dans le plat lors d’une conférence de presse qui a eu lieu le 27 septembre 2021. Alors qu’en France, le gouvernement multiplie les initiatives pour mettre à l’abri tous les clandestins, les autorités polonaises ont à l’occasion d’une conférence de presse présenté le CV bien peu reluisant de plusieurs clandestins qui entendaient gagner l’Europe de l’ouest en franchissant la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Les médias français ont dans leur immense majorité ignoré l’événement.

La conférence de presse des autorités polonaises le 27 septembre

Lundi 27 septembre 2021, Mariusz Błaszczak, ministre polonais de la Défense nationale, Mariusz Kamiński, ministre des Affaires intérieures et de l’Administration et le général de division Tomasz Praga, commandant en chef des gardes-frontières polonais, ont donné une conférence de presse. Les médias d’Europe de l’ouest ont royalement ignoré l’événement. Dommage, car les informations divulguées à cette occasion méritent d’être connues.

Les représentants des autorités polonaises ont en effet révélé que leurs services ont examiné l’identité de 200 migrants qui ont récemment franchi illégalement la frontière entre la Pologne et la Biélorussie et qui ont été placés dans des centres fermés en Pologne.

Il ressort selon les autorités polonaises de cet examen qu’une bonne partie d’entre eux est « défavorablement connue », pour reprendre l’expression habituelle des services de police. Sur une cinquantaine de ces clandestins, des documents indiquant qu’ils ont entretenu des contacts avec des terroristes et qu’ils ont suivi une formation militaire ont été retrouvés. Des migrants clandestins ont par ailleurs tenté de dissimuler des informations sur leur identité. Des liens avec le monde des terroristes, des groupes criminels organisés, ainsi que des préférences sexuelles dangereuses (zoophilie, pédophilie) ont également été établis. Le Ministre polonais de l’Intérieur a précisé que « nous avons des preuves que certains de ces individus sont directement liés aux talibans ou à l’État islamique. L’un d’entre eux est directement lié à un terroriste arrêté dans l’un des pays de l’Union européenne dans le cadre de la préparation d’un attentat terroriste ».

Des révélations totalement ignorées en Europe de l’ouest

La conférence de presse, mise en ligne sur le compte Facebook du gouvernement polonais, a été royalement ignorée en Europe de l’ouest. Il est vrai que cela ne cadre pas avec le récit habituel fait par les médias de grand chemin du profil des « exilés ». Le pacte de Marrakech incite également plus que fortement à parler d’immigration sous un jour favorable, ce que les médias français n’ont aucune réticence à faire.

Parmi les médias à avoir évoqué l’événement, en France, le site Fdesouche a repris les principaux éléments de la conférence de presse dans un article publié le jour même.

Le site d’information sur l’Europe centrale Remix news a le 28 septembre consacré un article à ce sujet. Le journaliste y souligne le souhait du gouvernement polonais de mettre en lumière les manœuvres pour le moins inamicales des autorités du pays voisin, la Biélorussie, qui poussent les migrants vers leur frontière occidentale.

Les constats sont une nouvelle fois éloquents : « Des informations concernant 25% des migrants ont révélé des liens avec des pratiques illégales. Parmi 10% des migrants, des connexions possibles avec des organisations terroristes, criminelles et de trafiquants d’êtres humains ont été trouvées ».

Sur certains smartphones de migrants, des images d’exécutions, des scènes de terrorisme, de zoophilie auraient notamment été trouvées. Les douaniers polonais auraient également découvert que les autorités biélorusses donnent des psychotropes à des migrants pour les « aider » dans leur passage clandestin de la frontière avec la Pologne.

La conférence de presse a fait l’objet d’un article paru sur le site d’information Daily Sabah. Il apporte quelques éléments de contexte supplémentaires. On y apprend que le ministre de l’intérieur polonais a indiqué aux journalistes que son pays avait subi près de 9 400 tentatives de passage clandestin depuis le mois d’août à partir de la Biélorussie, dont 8 200 ont échoué. 1 200 clandestins seraient actuellement incarcérés en Pologne. Le journal nous informe également que des militants no border font pression auprès des autorités polonaises pour que la Croix rouge polonaise en « fasse plus » pour les migrants.

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La fusée ZEMMOUR – Entretien explosif [vidéo]

06/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
VA Plus a diffusé un entretien exclusif avec Eric Zemmour.

Voici le sommaire :

00:00:01 : Introduction
00:02:38 : Présentations
00:03:10 : Condamnation de VA sur l’affaire Obono : “c’est le système soviétique sans le goulag”
00:05:11 : La mise en orbite de la fusée Zemmour
00:17:38 : Is Zemmour the new Jacques Bainville ?
00:24:00 : Trop haut trop tôt ? La campagne de Chevènement
00:28:04 : Explications sur l’expression “djihad du quotidien”
00:35:15 : Être radical ce n’est pas déraper c’est aller à la racine
00:40:43 : La polémique sur les prénoms
00:48:29 : Cliver c’est une chose qui arrive, maintenant il faut convaincre
00:50:43 : Réaction aux memes internet : l’ère de la désintermédiation
00:55:24 : Zemmour n’utilise pas les mêmes codes politiques
00:56:01 : Une écologie de droite est-elle nécessaire ?
01:00:42 : Les politiques natalistes
01:07:32 : Marine Le Pen et le rassemblement des droites
01:12:40 : Classes populaires et bourgeoisie patriotes
01:15:14 : Le passe sanitaire
01:16:50 : Quel hommage à Samuel Paty de la part d’un président


Présidentielle : la machine médiatique en marche

médias presse argent

Il y a cinq ans, Polémia, sous la plume de Jean-Henri d’Avirac était le premier média à envisager la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. Voici un nouvel article de sa plume qui décrit froidement et cliniquement le cynisme du monde politico-médiatique.
Des médias gouvernés par l’argent plus encore que par l’idéologie (ce qui explique le phénomène Zemmour : il fait de l’audience !). Un président Macron dont la politique sanitaire est moins dictée par les exigences du « grand reset » que par le calendrier de sa réélection !
Reste le fait que le mot Covid n’a pas été prononcé lors du débat Zemmour/Mélenchon qui a explosé toutes les audiences (4 million de spectateurs) : sans doute un indice du retour au premier plan des préoccupations politiques, des questions identitaires et régaliennes ainsi que sociales.
En tout cas, voilà un article qui décoiffe.

Dans la perspective des prochaines élections présidentielles, être ou ne pas être médiatiquement « bankable » s’imposerait comme la clé du scrutin. Nos analyses classiques d’un système médiatique qui serait ad vitam æternam idéologiquement formaté atteint ses limites.
D’où qu’il vienne, quoiqu’il pense, celui qui veut être correctement traité par une médiasphère dominée par l’Argent doit « prendre la lumière » et dresser au préalable un diagnostic sans concession de ses forces et faiblesses… glaçant et stimulant ?

Effet de loupe

Si depuis le début de l’année 2020, la gestion calamiteuse de la crise sanitaire par le pouvoir macronien s’impose comme une évidence, l’instrumentalisation politique du Covid-19 pourrait constituer désormais et contre toute attente l’élément déterminant des mois qui nous séparent de la Présidentielle.
Bien avant la plupart de ses « challengers », Emmanuel 1er alias Jupiter 2.0 a compris que l’image, le digital et l’émotion constituaient désormais le cœur du réacteur politique ou de ce qu’il en reste, bien avant les programmes, les idées ou les convictions.

Quatre années après l’installation de l’ectoplasmique Macronie, le bilan est, au-delà même de l’amateurisme du quotidien, particulièrement édifiant sur le régalien, l’immigration, l’islamisation, l’insécurité, l’incapacité à réformer et à dialoguer avec les Français.

Sa suffisance teintée de libéral mondialisme agace le peuple, son arrogance de « 1er de cordée » irrite la France qui peine à joindre les deux bouts. Sa Bien Pensance d’Extrême Centre la boboïse avant de muter en posture autoritaire… Tout cela devrait avoir raison de l’idée même d’une nouvelle candidature du locataire de l’Élysée.

Bien au contraire, ce dernier se trouve aujourd’hui dans la position la plus favorable pour remporter l’élection avec un score de popularité qui ferait pâlir d’envie prédécesseurs et concurrents.

Au cœur de l’analyse, une candidature Macron qui se révèle être la plus médiatiquement « bankable ».

En premier lieu, le futur candidat crée ce que les communicants appellent un effet de loupe en polarisant l’actualité sur la crise sanitaire imposant tempo, thématique et registre émotionnel, en diminuant de fait la part de voix des sujets qui fâchent ;

Emmanuel Macron est devenu le maitre des horloges émotionnelles aidé en cela par ses conseillers, idéologues post rocardiens de l’Elysée ou de la Fondation Jean Jaurès et autres neuro ou nudge-marketeurs qui impriment un rythme : Emmanuel exaspère puis libère, fait peur puis rassure, confine puis déconfine… Tout cela contient intrinsèquement un très fort potentiel médiatique, les questions de vie ou de mort, de peur, de norme sociale, de privation de liberté polarisant l’attention et présentant l’immense avantage pour le Président sortant de faire diversion en « déportant » le débat politique.. Pour faire court, l’Élysée préfère aujourd’hui en dominante médiatique un clivage national à 25/75 sur la question sanitaire en sa faveur , qu’un clivage à 60/40 en sa défaveur sur le régalien et sa capacité à réformer… Rajoutez à cela un zeste de réseaux sociaux façon dialogue « cool » avec la jeunesse ou genre fanclub de McFly et Carlito et la machine se met en marche.

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Telegram, Apple, Google et la censure

Telegram

Cet article est une traduction du dernier communiqué de Pavel Durov, le fondateur de la populaire application Telegram, dont l’OJIM a déjà parlé à plusieurs reprises. Pavel Durov s’y explique sur le nécessaire ajustement de Telegram vis-à-vis des législations nationales (le cas de la Russie est développé ci-dessous), les contraintes des distributeurs d’applications et la politique de Telegram vis-à-vis de la censure. L

La liberté d’expression et ses limites

Telegram garantit à ses utilisateurs plus de liberté d’expression que n’importe quelle autre application mobile grand public. À l’inverse de ses nombreux concurrents, Telegram ne peut pas être forcé par des actionnaires, des fournisseurs ou des annonceurs à une censure injustifiée.

Toutefois, Telegram n’existe pas isolément et dépend d’autres entreprises pour fonctionner : des banques tout d’abord, et des éditeurs et distributeurs logiciels Apple et Google. Ces derniers sont particulièrement importants, car Telegram — comme toutes les applications mobiles — doit se conformer aux règles définies par Apple et Google afin de rester accessible dans leur catalogue pour les utilisateurs sur iOS et Android.

Depuis cette année, Google et Apple ont commencé à exiger des applications comme Telegram qu’elles se conforment à la législation des pays où elles sont distribuées. Dans la mesure où certaines lois nationales sont incompatibles avec le respect de droits de l’homme (comme par exemple ce qui touche à la surveillance de masse), nous n’avons jamais subi de pressions de la part de Apple et Google parce qu’ils les ignorent eux-mêmes. Certaines autres lois, toutefois, principalement liées au contenu accessible au public, sont considérées comme légitimes par Apple et Google : nous devons donc emboîter le pas à chaque fois qu’ils les appliquent dans leurs écosystèmes.

Respect des lois locales, l’exemple russe

Nous en avons eu un exemple la semaine dernière, lorsque Apple et Google ont interdit une application de vote sur le territoire de la Fédération de Russie. L’application en question proposait des conseils de vote, incitant la plupart de ses utilisateurs à voter pour le Parti communiste lors des élections parlementaires russes le week-end dernier. Cette application de vote était également présente sur Telegram en tant que « bot », et malgré des milliers de rapports et de demandes de suppression, nous l’avions laissée disponible. Dès le début des élections, cependant, Google et Apple ont supprimé l’application de leurs catalogues, expliquant qu’elle enfreignait les lois locales interdisant toute ingérence dans les élections — et qu’il incombait aux développeurs de respecter ces lois. Dans les 24 heures, Telegram a été contraint de suivre les politiques des plateformes et de suspendre temporairement le bot.

Certaines personnes nous ont demandé si nous aurions pu éviter cela. Ils attendent à juste titre que nous refusions toute demande de censure. Comme le savent ceux qui connaissent notre histoire, Telegram est la première application à résister et, si nécessaire, à se battre avec un gouvernement. Nous l’avons fait à plusieurs reprises dans de nombreux pays autoritaires, de Hong Kong à la Biélorussie. Nous avons résisté avec succès aux tentatives de blocage de notre service pendant des années. Mais le week-end dernier n’était pas le bon moment pour déclencher une guerre – pour deux raisons.

Un équilibre instable

Premièrement, sans le soutien d’Apple et Google, tout combat avec un régulateur local est perdu d’avance. Une fois qu’Apple et Google suppriment Telegram de leur catalogue d’applications en raison du non-respect de lois nationales (ce qu’ils menacent maintenant de faire dans de tels cas), Telegram perd la possibilité de contourner les interdictions locales, car les utilisateurs du pays concerné ne peuvent plus installer l’application ou l’une de ses mises à jour. Notre site Web qui héberge Telegram Web et l’application Telegram autonome pour Android serait bloqué par les télécommunications locales en quelques minutes. Même les utilisateurs existants perdraient l’accès à Telegram une fois qu’Apple et Google désactiveraient les notifications pour l’application (qui sont utilisées non seulement pour envoyer des messages aux utilisateurs, mais également pour distribuer des adresses IP non bloquées et éviter la censure).

Deuxièmement, cette demande particulière des autorités russes n’était manifestement pas inconstitutionnelle, car elles se référaient à une loi qui encadre la campagne dès l’ouverture d’un scrutin. De telles lois existent dans de nombreux pays et leur homologue russe a été introduite il y a longtemps. Si nous avions reçu une demande similaire de n’importe quel pays européen, nous y aurions répondu favorablement. Au contraire, si la Russie ou tout autre pays avait exigé quelque chose qui constitue une violation flagrante des droits de l’homme, nous préférerions faire face à une interdiction pure et simple de Telegram dans ce pays plutôt que de compromettre nos valeurs.

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Robert Redeker : « Les GAFAM ont le projet d’entrer en lutte avec les États pour obtenir le pouvoir »

Robert Redeker

29/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans son livre intitulé Réseaux sociaux : la guerre des Léviathans, Robert Redeker revient sur le pouvoir grandissant des réseaux sociaux, soulignant notamment le renversement engendré par ces technologies nouvelles.

Ce qui est moral, ce qui est licite n’est plus dicté par une loi écrite et ancestrale mais bien par des machines, par des algorithmes qui viennent prendre le relais de l’intériorité humaine.


Débat Mélenchon-Zemmour sur BFMTV, les fact checkers à la peine

BFMTV

Le débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour le 23 septembre 2021 sur BFMTV a été l’occasion de confronter deux conceptions de l’avenir de la France radicalement opposées. Les constats sur la situation de la France, en particulier sur le plan migratoire, ont également fortement divergé entre les deux hommes. Les fact-checkers de la chaîne d’information en continu n’ont pour l’occasion pas brillé par la pertinence de leurs éclairages. Un seul exemple suffit pour s’en convaincre.

Le nombre d’immigrés supplémentaires fact checké

La première partie du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour a porté sur l’immigration. Le service de « Vérif » de BFMTV s’est empressé de vérifier les propos d’Éric Zemmour selon lesquels « la France comptera 2 millions d’immigrés supplémentaires sous le quinquennat d’Emmanuel Macron ». Pour vérifier cette affirmation, les journalistes de la chaine ont fait appel au démographe Hervé le Bras.

Qui est ce « savant » tant vanté par Jean-Luc Mélenchon ?

Si Hervé Le Bras jouit d’une grande popularité à gauche, il est loin de faire l’unanimité dans le petit milieu des spécialistes de l’immigration.

Dans un interview au journal Le Figaro en février 2016, la démographe Michèle Tribalat revient sur les différentes manœuvres d’Hervé Le Bras durant les années 1990 pour disqualifier les travaux de l’Institut national d’études démographiques (INED), qui ne vont pas dans le sens de son orientation idéologique pro-immigration. L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID) a consacré le 30 septembre 2020 un article au démographe. Les nombreux biais méthodologiques commis par le « savant » dans ses estimations de l’immigration y sont exposés de façon méthodique.

Comme nous le relations dans un article du 20 février 2020, Hervé Le Bras fait partie des « spécialistes » favoris des médias de grand chemin, qui n’ont de cesse de minimiser l’ampleur de l’immigration que la France connait. À l’époque, c’était l’inénarrable Marlène Schiappa qui s’appuyait sur les travaux du démographe pour étayer ses affirmations face…à Éric Zemmour lors d’un débat télévisé.

Peut-on dans ces conditions présenter Hervé Le Bras comme un gage d’objectivité ?

Le magistrat Charles Prats n’a pas tardé à réagir sur Twitter aux chiffres minimant le nombre d’immigrés supplémentaires arrivant en France chaque année :

« Fact checking des fact checkers #DebatBFMTV Il y a effectivement 400.000 attributions de numéros de sécu à des gens nés à l’étranger chaque année depuis dix ans. Ce sont les données officielles de la sécurité sociale (fichier SANDIA). 3,5 millions attribués entre 2011 et 2020 ».

L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie fait sur Twitter un décompte du nombre d’entrées en France durant l’année 2019 :

« 273.000 entrées de l’Insee ressemble aux 274.676 titres de séjour délivrés en 2019. Mais il faut aussi tenir compte des demandes d’asile, et des clandestins, 247 676 titres de séjour délivrés, 177 822 demandes d’asiles+ les clandestins ( ?) ».

Carences statistiques

L’OID commente la minoration par Jean-Luc Mélenchon de l’estimation d’Éric Zemmour du nombre d’immigrés extra-européens supplémentaires durant le quinquennat d’Emmanuel Macron :

« Au débat BFMTV, très grosse erreur de JL Mélenchon qui dit que les immigrés qui arrivent partent ensuite. Que disent les chiffres ? Pour l’immigré qui repart, plus de 3 immigrés arrivent dans le même temps. Au contraire, ceux qui quittent le pays sont plutôt nés en France… ».

Dans cette querelle de chiffres, il est utile de rappeler les carences des outils statistiques du gouvernement français pour mesurer tant le stock que les flux d’immigrés, relevées par Patrick Stefanini, un ancien haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur, dans livre paru en 2020 et chroniqué notamment par l’institut Polémia : « l’absence de registre des entrées et des sorties du territoire, la non-comptabilisation des mineurs étrangers et des demandeurs d’asile dans le nombre des premiers titres de séjour délivrés sont présentées comme des freins à une connaissance fine du nombre d’étrangers présents et entrant chaque année en France ».

Voir ce que l’on voit

À l’instar de Marlène Schiappa, de Jean-Luc Mélenchon et de BFMTV, ils sont nombreux à s’en remettre de façon aveugle au pseudo « savant » préféré des médias de grand chemin pour évaluer l’ampleur de l’immigration en France. Mais de quelque façon qu’on les torde, dans ce flou artistique savamment entretenu, les faits, une immigration considérable parfois organisée par le gouvernement français, sont là, têtus et visibles à l’œil nu. Pour qui se donne la peine non seulement de dire ce qu’il voit, mais aussi de voir ce qu’il voit, pour reprendre les mots Charles Péguy.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

« Souriez, vous êtes grand-remplacés » – Polémique Causeur : la belle hypocrisie des censeurs libertaires

Causeur grand remplacement

« Souriez, vous êtes grand-remplacés » : ce titre accrocheur du dernier numéro de Causeur légende une photo de cinq bébés d’origine ethnique diverse. La une annonce un dossier sur le bouleversement démographique de la France, avec des chiffres et des cartes éloquentes tirées de France Stratégie, institution autonome rattachée au Premier ministre qui propose dossiers et prospectives. Rien de plus officiel, donc.

Cette étude sur la ségrégation résidentielle en France et ces cartes « permettent de suivre l’évolution, entre 1968 et 2017, de la composition sociodémographique des différents quartiers des 55 unités urbaines françaises de plus de 100.000 habitants : par catégorie socio-professionnelle, statut d’activité, origine migratoire, ménages HLM et tranches d’âges. »

Alors que les statistiques ethniques sont interdites en France – et autorisées en Grande-Bretagne et aux États-Unis -, les chiffres de la répartition des nationalités des immigrés et de leurs enfants vivant sur notre sol sont établis par l’INSEE lors des recensements. On ne prend donc pas en compte les immigrés naturalisés. L’évolution est spectaculaire : à Rennes, Angers, Le Mans, Poitiers, le taux de mineurs nés de parents extra-européens est de 21 à 23 %, le triple d’il y a trente ans. Ils sont majoritaires en Seine-Saint-Denis. Et ainsi de suite.

Comme l’analyse Jean-Paul Brighelli, toujours dans Causeur, « le différentiel de reproduction entre femmes françaises et immigrées est tel que des zones entières du territoire sont aujourd’hui majoritairement peuplées d’étrangers. Des étrangers dont une politique habile a refusé l’assimilation. »

La pétulante Élisabeth a déclenché, une fois de plus, toutes les tempêtes de la bien-pensance. Le Monde ne l’appelait-il pas, dès 2013, la causeuse de troubles ? On gage qu’elle ne s’en laissa pas impressionner. Elle tweetait, ce week-end : « Abject, ignoble, infâme : les grands mots du dimanche sont de sortie. Notre “une” suscite beaucoup de criailleries et zéro argument. Le braillomètre est au max : preuve que nous avons touché juste. » Et renchérissait, ce matin, sur CNews : « Maintenant, Causeur, c’est Je suis partout ! »

Invitée sur « Touche pas à mon poste ! », sur C8, Élisabeth Lévy s’est expliquée : « On montre qu’il y a un changement de peuple […] Le problème n’est pas que notre société soit multiethnique, c’est qu’elle soit multiculturelle. Si tous ces enfants étaient élevés comme des Français […] de valeurs et de mœurs, je m’en foutrais complètement [mais] ça n’est pas le cas. »

Élisabeth Moreno, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, a signalé le cas Lévy au procureur de la République : « Soyons clairs : derrière la théorie complotiste du “Grand Remplacement” fondée sur la couleur de peau ou l’origine ethnique se cache du racisme décomplexé. » Avec elle, le réel tient souvent du fascisme ou du complotisme, qui en est le nouveau variant. Une petite incursion dans les quartiers non ministériels de la capitale ne serait peut-être pas inutile.

Rappelons qu’en 2016, le National Geographic montrait en couverture trois hommes d’origine extra-européenne accompagnées d’une femme voilée. Le titre : « Les nouveaux Européens. Comment des vagues de migrants sont en train de remodeler un continent. » Nul doute qu’à l’époque la bien-pensance s’était extasiée. Pourtant, ces deux « une » montrent strictement la même chose, illustrent le même bouleversement. Mais pour le camp du bien, sortir de l’idéologie pour analyser la réalité est vraiment une trop grande souffrance.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Lutter contre la diabolisation sans RIEN céder : VIVE L’EUROPE avec Jean-Yves LE GALLOU & CONVERSANO [vidéo]

Jean-Yves Le Gallou

22/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les tendances sont très claires : c’est le doublement des populations d’origine extra-européenne dans tous les pays européens, excepté l’Europe de l’est et l’Europe centrale, à peu près tous les 20 ans. (…) Globalement, la situation est la même, tous ces pays subissent ce que nous n’hésitons pas à appeler l’invasion de l’Europe.

Découvrez l’entretien que Jean-Yves Le Gallou a accordé à la chaîne Vive l’Europe.


Une de Causeur : “Souriez, vous êtes grand-remplacés”

Zemmour : le faire taire pour préserver le désordre ?, par Christian Vanneste

zemmour censure

On peut aimer ou non ce que dit Éric Zemmour. On peut le trouver courageux, voire génial, lorsqu’il s’évade allègrement du « politiquement correct » et exprime enfin ce que de nombreux Français souhaitent entendre. On peut admirer ses connaissances historiques et littéraires. Mais on peut aussi le trouver plus léger sur certains sujets, approximatif sur les chiffres. On peut, enfin, détester sa pensée. En revanche, le fait que tout soit mis en œuvre pour le faire taire est un signal inquiétant pour notre pays, le signe d’une dérive qui éloigne la France de la démocratie et, plus encore, de l’esprit français qui a précédé la démocratie.

Depuis bien longtemps, la liberté d’expression, le cheval de bataille de Voltaire, est assassinée, en France. Au XVIIIe siècle, c’était le combat de la liberté contre un certain ordre. Cette fois, on tue la liberté pour préserver le désordre, pour assurer le triomphe de notre décadence. Et les victimes de cette « terreur » intellectuelle et morale sont, paradoxalement, les conservateurs, ceux qui, comme la majorité des Français, souhaitent que la France demeure la France, sauvegarde sa culture et la transmette, assimile les étrangers qui viennent en France parce qu’ils l’aiment et désirent devenir français. Éric Zemmour est devenu le héros et le martyr de ce processus qui fait honte à notre pays.

L’extension regrettable des limites apportées à l’expression par les additions à la loi sur la liberté de la presse, ou par d’autres textes, dits « mémoriels », comme la loi Taubira sur l’esclavage, a permis d’enfermer le débat politique dans le risque pénal. La possibilité, pour des associations militantes, de jouer les commissaires politiques, de poursuivre les dissidents devant les tribunaux et d’obtenir leur condamnation grâce à la complaisance, voire à la connivence, de magistrats marqués idéologiquement ou soucieux d’obéir par carriérisme a totalement déséquilibré l’échange des opinions. Les pires stupidités sur l’islam, religion d’amour et de paix, sur le racisme systémique français ou sur les « genres » comme vérités des sexes ont permis à l’ignorance d’interdire la réflexion en accusant celle-ci de « phobie », islamophobie, homophobie, etc., c’est-à-dire de maladie mentale. L’URSS ne faisait pas autre chose à l’encontre de ses dissidents. Dieu merci, pour une fois, la CEDH veille puisque sa jurisprudence a établi que le débat démocratique pouvait justifier de dire des choses désagréables dès lors qu’il ne s’agit ni d’injures ni de diffamations. Néanmoins, les procès font mauvais effet, la pression s’accentue sur les médias, les annonceurs qui les nourrissent sont menacés et se montrent lâches. Les possibilités, pour un dissident, de s’exprimer peuvent aussi être réduites par la loi du marché.

Éric Zemmour a résisté aux vagues inquisitoriales. Il a survécu à des salves judiciaires et il a même joué du boomerang. Assenant certaines vérités à la limite de la provocation, il a gagné la bataille de la couverture médiatique : ses formules volontairement généralisatrices étaient des constats de faits réels dont le grossissement se voulait pédagogique. Elles ont fait mouche, et lorsque CNews lui a offert le remarquable plateau de « Face à l’info », animé par l’excellente Christine Kelly, il a fait un tabac. C’était une leçon pour Ruquier et France 2, d’« On n’est pas couché » ou pour Yves Calvi sur RTL. Récemment, Zemmour avait gagné un procès en appel. Mais c’est alors que le CSA, une autorité administrative fort peu indépendante, est venue porter l’estocade : Zemmour, qui n’est pour l’instant ni élu ni candidat, fait de la politique et il faut décompter son temps de parole. Le coup a atteint sa cible : CNews doit renoncer à Zemmour ! Comme si les Salamé, les Ruquier, les Duhamel, les Domenach, les Calvi, les Aphatie, les Fogiel, etc., ne faisaient pas de la politique, une politique qui explique ce qu’ils disent et pourquoi ils sont là.

On peut être d’accord ou non avec Zemmour, on peut souhaiter ou non qu’il soit candidat à la présidence de la République : on n’a pas le droit de le faire taire !

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Une de Valeurs Actuelles : “La folie verte – Voyage au pays des nouveaux ayatollahs”

Twitter désinforme en luttant contre la désinformation

L’été est une saison propice aux transformations ou annonces discrètes, souvent négatives, de l’augmentation du gaz aux nouvelles limitations de vitesse en ville jusqu’au nouvel outil de censure de Twitter, déjà bien armé dans le domaine.

Une solide expérience de censeur

Twitter s’était déjà illustré lors des élections américaines début 2020, en organisant une communauté de soi-disant fact-checkers, journalistes, tous libéraux libertaires de CNN au New York Times, au Washington Post et alia, pour « signaler les infox des politiciens américains ». En réalité pour favoriser à tout prix la candidature Biden en cachant entre autres les frasques politiques et économiques de Biden Junior.

Nous avons publié nombre de papiers sur le sujet, voir en particulier notre article de janvier 2021 sur le fondateur de Twitter Jack Dorsey. En janvier 2021 précisément Twitter présentait le projet Birdwatch (l’oiseau – le bleu, celui de Twitter – surveille), qui permettait à un utilisateur d’adjoindre au tweet d’un tiers une annotation incitant à la méfiance. Le système a été amplifié au printemps de la même année pour les tweets liés au Covid19.

Coucou, le 17 août Twitter s’adresse à ses utilisateurs

C’est la trêve estivale, la mi-août et c’est en deux tweets discrets que Twitter annonce sa nouvelle fonctionnalité qui permet de signaler un tweet comme trompeur. Le système avait été déjà utilisé pour l’élection américaine de 2020 avec le commentaire systématique « les élections américaines n’ont jamais été entachées de fraude » pour les observateurs inquiets des manipulations possibles sur les 71 millions de bulletins de vote par correspondance. Il est maintenant élargi aux catégories santé, politique et autre. Chacun et chacune pourra signaler un « mauvais tweet », les dénonciateurs sont à la fête.

Le persoptique

La nouvelle fonctionnalité sera testée aux États-Unis, Corée du Sud et Australie « avant de passer à l’échelle mondiale à d’autres zones ». Bentham avait inventé le panoptique, une prison où un seul gardien pouvait en un coup d’œil surveiller des centaines de détenus. Twitter fait mieux, il invente (osons un néologisme) le persoptique où chacun surveille chacun. Les Chinois vont adorer, les Européens peut-être moins mais ils le subiront. Bienvenue dans la société de surveillance mondiale et merci l’oiseau pour cette nouvelle cage, peinte en bleu peut-être ?

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Le CSA en plein délire totalitaire contre Éric Zemmour

C’est officiel depuis ce 13 septembre au matin, Éric Zemmour ne participera plus à l’émission Face à l’info dont il était la figure de proue pendant deux années. Après avoir connu un succès d’audience et d’estime considérable, il est privé de cette émission par une décision incroyablement liberticide du CSA qui a décidé de tout faire pour l’empêcher de s’exprimer publiquement d’ici sa probable annonce de candidature. Retour sur cette décision alarmante avec Pierre Boisguilbert.

Ils n’ont pas trouvé le vaccin anti-Zemmour. Le taux de transmission du virus des vérités est très important. La contamination est en croissance exponentielle. Cette drôle d’épidémie produit de plus de nombreux anticorps, mais contre le discours officiel. C’est pourquoi le système menacé dans sa doxa n’a qu’une solution, il faut confiner le soldat Zemmour. Ils pensaient que la justice s’en chargerait. Mais, pour le moment les résultats ne sont pas à la hauteur. Le pouvoir a donc eu recours à un « machin » médiatique, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA). On doutait de son indépendance, on est maintenant convaincu de sa soumission.

Le CSA aux ordres

Le CSA demande aux médias de décompter les interventions de Zemmour de son temps de parole de la campagne présidentielle. Une forfaiture qui est une imbécillité, qui s’est déjà retournée contre ses auteurs et leurs inspirateurs. Zemmour est un éditorialiste et un polémiste ; l’empêcher de s’exprimer, c’est l’empêcher de travailler. Si demain il est candidat, ce serait une autre affaire mais pour le moment ce n’est pas le cas et sont donc appliquées à un non-candidat les règles réservées aux candidats. On attend avec impatience une décision décomptant du temps de Macron les éditoriaux en sa faveur dans les médias : rien qu’avec BFM TV, il n’aurait plus droit avant le vote à la parole !

Le CSA est critiqué, prudemment par Christine Kelly, ancien membre du Conseil mais, animatrice des chroniques zemmouriennes, elle passe certainement une mauvaise période. Le Conseil a aussi été étrillé par Françoise Laborde, ancien membre également du « machin », dans une démonstration aussi implacable que courageuse. On sait qu’elle est à l’opposé des idées du chroniqueur ce qui rend son réquisitoire encore plus convaincant : « Quelle honte ! Depuis quand le CSA censure les journalistes ? Ce CSA qui n’a jamais fait preuve du moindre courage, se discrédite définitivement… C’est une dérive très grave. ‘Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer.’ »

Hugo ou Lamartine ?

L’audience d’Éric Zemmour est forte et son discours porte. Il est limité cependant à ceux qui veulent l’écouter sur CNews. Or, le CSA lui donne une visibilité nationale et fait son jeu. Ce serait suspect si on ne connaissait pas la puissance la haine idéologique des bien-pensants autoproclamés à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme eux et surtout qui le disent. La force de Zemmour tient en une formule : « Il dit tout haut ce que Marine Le Pen n’ose même plus penser tout bas. ». Il faut donc limiter au maximum sa liberté d’expression. Car si le virus de la France Française se propage et que Zemmour passe dans les sondages les 10 %, cela pourrait tout changer. Il peut vouloir aussi se présenter uniquement pour témoigner et porter ses idées au plus haut niveau du débat politique français, la présidentielle. S’il le fait, il manifestera un courage moral très rare, car rien ne lui sera épargné.

La justice n’a pas dit son dernier mot, on traquera ses homards et ses costumes, le financement de ses soutiens, des relations sexuelles fantasmées ou inventées. Il prendra le risque de tout perdre son statut médiatique mais aussi sa vie privée, sa famille souffrira. Un suicide, lui disent certains de ses amis. Les suicides sont souvent glorieux mais presque toujours inutiles. Que reste-t-il au Japon de celui de Mishima et, en France, de celui plus récent de Dominique Venner ? Il aurait été plus utile en continuant son combat intellectuel, même désespéré. Faut-il être Hugo ou Lamartine ?

Seul Zemmour pourra apporter sa réponse et son choix, quel qu’il soit, sera honorable.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Nouvelle Vague #2 avec Laurent Obertone [vidéo]

14/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Censuré sur YouTube, voici le deuxième épisode de l’émission “Nouvelle Vague”, avec Laurent Obertone et Romain Petitjean (Institut Iliade).

Voici un extrait du sommaire de l’émission :

04:32 Présentation de Laurent Obertone

08:44 Cahier de vacances

– Souvenirs d’enfance
– Les vacances de Laurent Obertone
– Les projets de rentrée

17:29 L’actu au shaker – Passe sanitaire, la tentation totalitaire ?
32:12 L’actu au shaker – Éric Zemmour, le feuilleton de l’été
42:35 L’actu au shaker – Grand Remplacement, réalité enfin admise ?
53:40 L’actu au shaker – Quotidien en plein déni


Comment « survivre à la désinformation » ? Entretien avec Alain de Benoist [vidéo]

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

08/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Sous le règne des fake news et des chaînes d’info en continu, s’informer correctement est devenu une gageure. Sous le règne de « l’infobésité », une information en chasse souvent une autre. Au risque de masquer au grand public le sens profond de l’événement. Comment alors remettre l’actualité brute en perspective, hiérarchiser les faits et aiguiser son esprit critique ?

Pour résoudre cette impasse, Sputnik donne la parole à l’intellectuel Alain de Benoist qui vient de publier Survivre à la désinformation (Éd. La Nouvelle librairie).


Wikipédia, une encyclopédie très médiatique avec un parti-pris libéral libertaire

Wikipédia

« La relative neutralité de l’encyclopédie en ligne écrite par les internautes doit beaucoup au tout petit noyau de ses contributeurs les plus actifs, dominés par des hommes attirés par le savoir. », assurait encore le journal Le Monde en janvier dernier. Mais ce que ce journal de gauche libérale libertaire considère comme neutre ne l’est pas forcément pour les gens qui ne partagent pas sa vision considérée par beaucoup comme très orientée.

Le fondateur : Wikipédia a été piraté !

Pour l’Américain Larry Sanger, le philosophe et développeur de projets sur Internet qui a cofondé Wikipédia en 2001 avec l’homme d’affaires Jimmy Wales, la gauche a désormais piraté l’encyclopédie en ligne, la privant de sa neutralité. Résultat : on ne peut plus faire confiance à ses articles, en particulier s’ils concernent la politique ou des débats de société. Dans plusieurs interviews données à des médias anglo-saxons en juillet, Sanger mettait en garde contre le fonctionnement biaisé de Wikipédia et estimait que l’encyclopédie en ligne était devenue irréformable. Il citait l’exemple des articles sur Joe Biden et sur son fils Hunter Biden qui sont très avares en informations gênantes pour les deux hommes, avec très peu de références, par exemple aux scandales et accusations concernant leurs affaires en Ukraine.

Selon Sanger, c’est au cours des 4 ou 5 dernières années que Wikipédia est devenu otage de ses contributeurs bénévoles et administrateurs adhérant à une vision du monde gaucho-libérale (« libéral » est ici à comprendre au sens américain de progressiste et libertaire) et considérant le point de vue de l’establishment comme étant forcément une vérité objective, à l’exclusion de toute description qui pourrait contredire cette vérité-là.

Le rôle des entreprises et des espions

Dans un entretien avec Tucker Carlson sur Fox News, Sanger a également expliqué que la possibilité d’apporter des contributions anonymes aux entrées de l’encyclopédie en ligne est une « incitation naturelle pour que les gouvernements, les entreprises, les espions et même les organisations criminelles apprennent à jouer le jeu de Wikipédia ». Le site conservateur Breitbart, qui relatait le 23 juillet l’entretien de Tucker Carlson avec Larry Sanger, exposait en ces termes l’étendue du problème posé par le parti-pris libéral libertaire de Wikipédia :

« Ces dernières années, Google et d’autres grandes entreprises technologiques se sont largement appuyés sur Wikipédia pour lutter contre les “fake news” en ligne (…). De nombreux groupes et personnalités conservateurs ont fait l’objet de diffamations qui ont ensuite été diffusées par des plateformes en ligne utilisant Wikipédia dans leurs services. Carlson lui-même a été dénigré à plusieurs reprises sur Wikipédia, des rédacteurs l’accusant de racisme ou de faire l’apologie de la Russie en raison de ses critiques à l’égard des affirmations discréditées selon lesquelles M. Trump aurait collaboré avec ce pays pour truquer l’élection de 2016. Certains ont même cherché à rationaliser une attaque d’Antifa contre le domicile de Carlson, tout en censurant les aspects violents de l’incident.L’influence de Wikipédia ne se limite pas à son utilisation par les grandes entreprises technologiques, car les médias et les universités s’appuient également sur le site pour obtenir des informations, parfois en plagiant le contenu du site. Cela a souvent permis de diffuser des canulars provenant de Wikipédia. Outre les critiques de Sanger, des études et des analyses ont également démontré l’existence d’un parti pris de gauche sur l’encyclopédie en ligne. Sanger lui-même a été durement attaqué par les éditeurs de Wikipédia pour ses critiques, certains l’ayant qualifié de “théoricien du complot” et même d’“antisémite” en réponse à sa discussion sur le parti-pris de gauche du site. »

Les défenseurs de l’encyclopédie en ligne font toutefois remarquer que Larry Sanger avait quitté l’encyclopédie un an seulement après sa création et qu’il s’est depuis lancé dans des entreprises concurrentes, dont aucune n’a jamais connu le succès de Wikipédia, tout en multipliant les critiques à l’égard de son premier bébé. La dernière création de Sanger, c’est « Encyclosphere », qui se veut être un portail d’accès à différentes encyclopédies.

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