Défaire le parti des médias, un livre des animateurs de TVL

TVL

Les web télévisions ont le vent en poupe. Nous vous avions présenté en 2018 les premiers succès de TV Libertés de Philippe Millau et Martial Bild. Les mêmes viennent de publier une longue et argumentée analyse critique des médias aux éditions Bouledogue & Dualpha.

Le parti des médias, hégémonie culturelle du quatrième pouvoir

Une certaine tyrannie médiatique, produisant à la fois la pensée unique et le politiquement correct, entraîne ce que les auteurs appellent « une véritable syncope de la pensée européenne ». Par un paradoxe de l’histoire les médias dominants ont supprimé les médiations des corps intermédiaires en imposant leur propre monopole de la médiation. Si ce monopole a pu être ébranlé pendant une douzaine d’années via internet, cette relative liberté est bien finie, les GAFAM ayant partie liée avec le monde libéral libertaire intellectuel et exerçant une censure désormais vigilante.

Si le monopole de la force (privilège de l’État) demeure, il est moins important que celui de l’information devenue une forme d’éducation. Le monopole de l’information/éducation devient plus décisif que celui de la violence légitime, permettant aux médias de remplacer la souveraineté populaire.

Coup d’État des médias

Le deuxième chapitre s’étend sur les différents « coups d’État » médiatiques. A commencer par celui contre Daniel Trump en 2020, la suppression de son compte Twitter, les censures sur les activités délictueuses du fils Biden pendant la campagne électorale, puis les séries de mensonges sur les morts pendant l’invasion du Capitole. Sans oublier la véritable cabale contre François Fillon en 2017 sur le « Pénélopegate », amenant Emmanuel Macron au pouvoir dans un fauteuil. Une analyse des couvertures de magazines en faveur du couple, souligne le fait que Macron est devenu selon le Monde diplomatique le « candidat des médias ». La souveraineté est passée du peuple à la caste médiatique.

Le Succès de TVL

Reprenant à leur façon le Que faire léniniste, Philippe Milliau et Martial Bild ont relevé le gant le 30 janvier 2014 en créant ex nihilo TV libertés sous le slogan accrocheur « Nous, c’est vous ». Utilisant parmi les premiers le haut débit sur internet (les suivants suiveurs seront ceux gravitant autour de LFI, Le Média, QG, Blast), TVL invente la télévision du troisième type, ni alimentée par la redevance étatique, ni par la manne publicitaire mais par ses auditeurs, véritables propriétaires de la chaine.

Malgré les obstacles – dont la perte de la chaine YouTube en 2018 avec ses cent mille abonnés – le succès est au rendez-vous. TVL emploie trente personnes, produit plus de trois heures d’émission par jour, a un demi-million d’abonnés à sa nouvelle chaine YouTube, et plusieurs centaines de milliers de contacts sur les réseaux sociaux. Une trentaine d’émissions sont produites allant du classique JT du soir à la gastronomie, en passant par l’histoire, les portraits ou la très suivie i>Média de Jean-Yves Le Gallou et Jules Blaiseau.

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Jugement en Allemagne : la suppression de comptes est opérée par Facebook selon des critères politiques et arbitraires

facebook

Un nouveau jugement du Tribunal régional supérieur de Hambourg dénonce l’arbitraire avec lequel Facebook supprime les publications qui ne lui conviennent pas et bloque les internautes. Ce, en dépit du fait « qu’il n’y a pas de base légale pour cela », comme le sait fort bien la plate-forme.
Revoilà les « discours de haine »

Ce jugement clôt une affaire, remportée par l’avocat Joachim Steinhöfel, spécialiste des médias sociaux, opposant une internaute à Facebook en raison d’une citation du philosophe naturaliste et publiciste catholique Joseph Görres (1776–1848), critiquant la naïveté des Allemands :

« Il n’y a pas de peuple plus gentil, mais aussi de plus crédule que les Allemands. Je n’ai jamais eu à semer la discorde entre eux. Je n’avais qu’à étendre mes filets, ils y couraient comme un gibier timide. Ils se sont entre-tués, croyant faire leur devoir. Pas un seul peuple sur terre n’est aussi insensé ; aucun mensonge ne peut être assez gros, les Allemands y croient. Pour un slogan, ils ont persécuté leurs compatriotes avec plus d’acharnement que leurs véritables ennemis ».

Facebook a supprimé la publication parce qu’elle « violait les normes de la communauté », bloquant également l’internaute sous prétexte qu’elle se serait rendue coupable de « discours de haine ». Le tribunal de Hambourg a néanmoins statué que la suppression de la publication tout comme le blocage de l’utilisatrice étaient contraires à la loi.

Les conditions générales de Facebook sont « contraires à la loi »

Les juges ont critiqué le fait que la société mère de Facebook, Meta, nonobstant une décision de la Cour fédérale de justice il y a un an, s’en tient toujours à ses conditions générales de 2018, jugées contraires à la loi allemande, les utilisant même comme fondement pour poursuivre sa pratique de suppression arbitraire. Selon les magistrats de Hambourg, le média social continue sa « pratique de sanction fondée sur des clauses et conditions générales contraires à la loi », les « normes de communication » spécifiées étant nulles.

Après le verdict, Steinhöfel a vivement critiqué la société de Zuckerberg : « Selon le tribunal régional supérieur de Hambourg, Facebook est un contrevenant délibéré et en série à la loi. Meta nivelle la liberté d’expression sur ses plates-formes, au mépris des principes de l’État de droit », a déclaré l’avocat au journal Bild ; par ailleurs, il demande au législateur de fixer « une indemnité forfaitaire pour suppression injustifiée et pour chaque jour de blocage illicite ».

Source : Junge Freiheit, 08/07/2022. Traduction : AC

Texte repris du site Ojim

Crise des migrants dans les médias : défense et illustration de l’immigration clandestine

migrants médias

En cet été 2022, la lecture d’articles des médias de grand chemin consacrés à l’immigration clandestine est une source inépuisable de perplexité. Notre revue de presse du 4 juillet révèle en effet un parti-pris éditorial excessivement favorable aux migrants illégaux, excluant tout autre éclairage sur une submersion migratoire qui ne dit pas son nom.

Le choix des articles

Nous avons le 4 juillet sélectionné 5 articles à partir du mot clef « migrants » sur un célèbre moteur de recherche. Les articles proviennent de médias différents : une radio périphérique : Europe 1, un quotidien national : Le Figaro, une radio internationale de service public : RFI, une radio nationale de service public : France Info et un quotidien régional : Ouest-France.

Europe 1 : l’impossible résistance à l’immigration clandestine

La Grèce fait face depuis plusieurs années à une immigration clandestine considérable venue de Turquie, en dépit d’un accord conclu en 2016 entre l’Union européenne et ce pays visant à la contenir.

Durant le 2ème semestre 2022, comme le relate notamment le site Infomigrants, le rythme des arrivées clandestines en Grèce depuis la Turquie s’est accéléré. Cette accélération fait très probablement suite aux déclarations du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, devant le Congrès américain le 17 mai, évoquant les menaces et violations de son espace aérien et maritime opérées par un pays tiers, dont tous les observateurs ont compris qu’il s’agit de la Turquie. Les suspicions sont fortes que le gouvernement turc ouvre les vannes de l’immigration clandestine afin de déstabiliser la Grèce.

On pourrait donc s’attendre à ce que les médias s’attachent à présenter la crise migratoire sous l’angle de ces manœuvres. Mais, non, rassurez-vous, pour Europe 1, la question essentielle est de savoir si « la Grèce refoule les migrants qui tentent de rejoindre ses côtes ». Dès le sous-titre de l’article, mis en ligne sur le site de la radio, le ton est donné : « pour de nombreuses ONG, cela s’apparente à des refoulements, une pratique illégale ». Le droit est une fois de plus présenté comme un sésame qui permet d’entrer sans autorisation dans n’importe quel pays européen. C’est de façon à peine voilée que le gouvernement grec, qui refuse de laisser son pays se faire submerger par l’immigration clandestine, est mis en accusation, ceci alors que la Turquie est rétribuée pour garder les migrants sur son territoire. Une bien curieuse inversion accusatoire…

Le Figaro et « la question de la violation des Droits de l’Homme dans la tragédie de Melilla »

Vendredi 24 juin, plusieurs milliers de migrants ont tenté, parfois violemment, d’entrer dans le territoire espagnol de Melilla, en Afrique du nord. Au cours de l’assaut, au moins 27 migrants sont morts. Les blessés se comptent par centaines parmi les migrants et les forces de l’ordre marocaines et espagnoles.

On pourrait s’attendre que le débat se porte après cet assaut d’une rare violence sur l’insuffisante protection des frontières espagnoles.

Que nenni ! pour évoquer ces événements, Le Figaro choisit dans le sous-titre d’un article publié le 3 juillet un extrait d’une interview qu’a donnée le Premier ministre espagnol qui s’attarde sur « la question de la violation des Droits de l’Homme dans la tragédie de Melilla doit être posée à Rabat ». Si la réaction de Pedro Sanchez est importante, Le Figaro aurait tout aussi bien pu donner la parole à un observateur averti de cette crise migratoire permanente en Afrique du nord, comme par exemple Ruben Pulido, qui sur le site d’information La Gaceta de la Iberosfera, met à jour le business des passeurs qui s’affiche ouvertement sur les réseaux sociaux.

Sur RFI, les conditions de détention des passeurs sont mises en accusation

« En Italie, près de 27 000 migrants ont posé le pied sur les côtes du pays depuis le début de l’année. Les récentes arrivées en Calabre et en Sicile confirment une tendance à la hausse : plus de 7 000 personnes en plus par rapport à la même période l’année dernière », nous informe RFI dans un article du 4 juillet.

Dans ce contexte, la lutte contre les passeurs devrait être menée avec une grande fermeté. La chaine de radio a pourtant choisi un angle très subjectif pour aborder le trafic d’êtres humains : donner la parole à une O.N.G. qui critique fortement les incarcérations des passeurs, dans un savant amalgame entre passeurs et migrants : « À Palerme, l’association Arci Porco Rosso, qui vient en aide aux migrants, dénonce leurs conditions de détention, les procès hâtifs dont ils font l’objet et leur criminalisation ». Les passeurs auraient-ils bonne presse sur le service publique de radio ?

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Ukraine : BHL au meilleur de sa forme

BHL Ukraine

Que serait une guerre sans le concours cinématographique de Bernard-Henri Lévy ? Les conflits armés ne sont véritablement importants que lorsque BHL prend la peine de se rendre sur place pour y faire vibrer sa voix pleine d’émotion et actionner ses caméras. En première ligne, il nous explique alors ce qu’il faut penser de la situation, qui sont les gentils et les méchants et quelle devrait être la voie de la paix ; pourquoi il faut faire la guerre sans l’aimer. L’Ukraine n’échappe pas à cette règle. Il avait déjà été très productif au moment du Maïdan en 2013–2014, le voilà de retour avec « Pourquoi l’Ukraine », diffusé avec complaisance sur Arte fin juin 2022.

À bas le fascisme poutinien !

Dès le départ le ton est donné, sans surprise avec une suffisance et un aplomb de mandarin si caractéristiques de cette Albanie mentale qu’est Saint-Germain-des-Prés :

« [Maïdan], grande insurrection démocratique qui embrasa la ville il y a huit ans, c’était un mélange de mai 68 et de prise de la Bastille. »

De ce constat qui pourrait pourtant faire l’objet de vifs débats découle tout le reste. La mécanique et la rhétorique BHLiennes se mettent en branle et s’engagent dans une course à sens unique contre le Mal.

Le Mal, c’est-à-dire Vladimir Poutine. Ce chien fou qui entend écraser les Ukrainiens, ces « champions de la liberté ». La belle Ukraine de BHL, mise à mal par « un viva la muerte, un fascisme qui a le visage de Poutine ».

Une tirade d’anthologie

Archétype de ce que Pierre Conesa appelle le « complexe militaro-intellectuel », BHL est sous le charme du goût ukrainien pour la liberté et la démocratie. Le combat des Ukrainiens débuté en 2013 est le sien, et il s’en inspire pour livrer une tirade dont lui seul a le secret.

Toujours la même tartine, un laïus interminable, récité trémolos dans la voix, cheveux au vent et chemise déboutonnée. L’ingérence french touch, sûre d’elle-même mais poétique :

« Ukrainiens de l’Ouest et de l’Est, habitants des villes et marins de la mer Noire, Cosaques et Juifs survivants de l’Holodomor et rescapés de la Shoah par balles, enfants de l’Armée rouge et vétérans de la révolution orange, tous étaient unis dans la volonté de se soustraire à l’empire russe […] »

Les souvenirs d’un globe-philosopher

BHL se souvient de « Sarajevo en flammes », « des villes libyennes éventrées » et de Mossoul. Son diagnostic est formel : c’est Grozny et Alep qui recommencent. Marioupol ? « Guernica en Ukraine ! » Désormais, il en fait le serment : il n’oubliera jamais Irpin et Boutcha. Boutcha, cette ville entrée « dans le grand livre noir de l’horreur, des crimes contre l’humanité, comme Oradour et Srebrenica. »

Toutes les pauvres victimes de la barbarie que BHL a défendues par le passé sont là aujourd’hui devant lui. Les Ukrainiens sont prêts pour la « contre-offensive la plus inattendue de l’Histoire militaire moderne », grâce à la détermination des membres d’une armée de « pêcheurs, de tanneurs et de transporteurs ». Les retranchés d’Azovstal, membres d’un bataillon objet de tous les fantasmes mais auteurs d’une résistance digne des « Spartiates de Léonidas, du Roncevaux de la Chanson de Roland ou du ghetto de Varsovie. »

Bataillon Azov ? Circulez, y’a rien à voir !

Il lui fallait bien crever l’abcès. Éclairer de sa lumière et de son aura le point d’ombre de cette triste guerre : y a‑t-il des néo-nazis au sein du bataillon Azov ? L’homme de terrain est affirmatif : propagande russe ! La dénazification invoquée par Poutine est un mirage. Les conclusions du détective BHL sont sans appel. Les éléments problématiques du bataillon ont été écartés depuis belle lurette. Idem s’agissant des troupes du bataillon Aidar, que le maréchal BHL n’a pas manqué de passer en revue.

Non, non, essayer d’y voir clair sans pour autant prendre parti reviendrait à montrer des penchants complotistes. BHL coupe court aux rumeurs et nous dit avoir vu des « nationalistes et des internationalistes, des supporters du Dynamo Kiev et des ingénieurs, des Cosaques de Zaporijie et des Juifs d’Odessa, mais pas de néo-nazis. » Et un instructeur, manifestement américain, qui motive ses troupes d’une manière étrangement similaire à celle du Sergent Hartman dans Full Metal Jacket.

Les nazis sont plutôt à chercher du côté de Moscou selon lui. Il n’a aucun doute sur le fait que c’est bien Poutine qui a détruit par bombardement le mémorial juif de Babi Yar, alors que cette version des faits a été contestée, y compris dans la presse occidentale.

BHL n’a d’ailleurs pas perçu de traces d’antisémitisme en Ukraine. Oui, c’est le pays de la Shoah par balles, mais aussi une terre de Justes parmi les nations. Il le dit, il faut donc le croire sur parole. Ses pérégrinations le conduisent même jusqu’à interroger un certain Roman Sigov, jeune sociologue parlant un français mal dégrossi, si typique de ces intellectuels des pays post-soviétiques prêts à tout dire pour plaire à leurs maîtres occidentaux. L’antisémitisme en Ukraine ? Un phénomène marginal. Une affirmation corroborée par le grand ami de BHL, « ce héros mystérieux », le président Zelensky, ou encore par ce rabbin auquel BHL donne la parole et qui explique que « l’Ukraine est le second Israël. »

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Il a rencontré les Talibans et interviewé Bachar : Régis Le Sommier, numéro 1 des grands reporters !

Régis Le Sommier

12/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Régis Le Sommier est un des plus grands reporters de guerre Français. Comme directeur adjoint de Paris Match, il a interviewé plusieurs fois Bachar El Assad, s’est rendu l’an dernier chez les Talibans en Afghanistan et a couvert le conflit en Irak.

Ancien correspondant aux USA, il a également interviewé Bush et Obama. Il raconte tout cela dans son dernier ouvrage “La Vérité du Terrain”. Avec lui, une question que nous nous posons : peut-on parler aux dictateurs ?

0:00 – Générique
0:51 – Présentation de Régis Le Sommier
1:38 – Guerre en Ukraine similaire à d’autres ?
9:56 – Critique de la couverture médiatique du côté opposé en Syrie
16:48 : Refus de l’Occident de voir l’avancée Russe ?
23:31 – Interview de Bachar el-Assad
37:43 – Avocat du diable ?
44:30 – Peut-on reprocher d’humaniser l’ennemie ?
54:01 – Citation
59:18 – Impact sur sa vie familiale
1:03:58 – Pertes pendant les déplacements
1:07:30 – Conclusion


Les Européens en voie de disparition ? L’exemple de la publicité

television pub

Non, les Européens ne sont pas (encore) en voie d’extinction physique. Mais sur le plan de l’imaginaire, ils sont petit à petit oblitérés par les extra-Européens sur leur propre sol, en particulier dans les publicités qu’ils regardent tous les jours.

Ce sont les conclusions d’une analyse plutôt bien sourcée de Nicolas Faure et de son média Sunrise. Dans la vidéo et le texte qui l’accompagne, publiés dans Polémia, Nicolas Faure passe au crible plus de 200 publicités où la représentation des extra-Européens obéit à un modèle performatif.

Selon Nicolas Faure, cette surreprésentation est la conséquence d’une victoire de l’idéologie égalitariste d’une part, “croyance presque religieuse que les différences entre individus et groupes d’individus ne sont absolument pas naturelles”, et d’une tendance “ethnomasochiste” des Européens d’autre part.

Enfin, Nicolas Faure distingue deux tendances parmi les annonceurs : les grands groupes, où les obligations “de diversité” et “d’inclusivité” sont poussées à leur maximum, indépendamment du public cible ; et les structures plus petites ou familiales, qui offrent moins de prise aux pressions idéologiques extérieures.

Sunrise est un média en ligne, animé par Nicolas Faure. Entre sérieux et bonne ambiance, entre radicalité et détente, vous y retrouverez des émissions en direct, des vidéos d’analyse, des débats, des entretiens… et toujours de la bonne humeur !

Pour finir sur une note humoristique, le vidéaste web “Mozinor” avait publié en 2016 une vidéo abordant la question des publicités “racialisées”, qui tombe plutôt bien à propos.

Texte repris du site OJIM

Le métavers, phase supérieure de la société capitaliste ?

metavers

Les métavers, ces univers virtuels, seront-ils les gardiens d’une société de plus en plus uniformisée et inégalitaire, s’offrant, à l’instar des drogues imaginées par Aldous Huxley dans « Le meilleur des mondes », comme des outils de contrôle social tout-puissants ? L’homme sous sédatif virtuel en somme !
Une tribune signée Pierre Moriamé.

C’est avec une émotion intense, par laquelle il frôla la crise d’apoplexie, que Jean-Louis, sexagénaire d’ordinaire bougon et dégarni, assista en 2022 à un concert d’ABBA. Émoustillé comme une midinette, il put l’espace d’un instant se remémorer les émois de sa prime jeunesse. Tout y était, des femmes aux robes à paillettes en passant par les chansons rythmées et standardisées en simple english conçues pour s’exporter par-delà la Baltique. Grâce aux nouvelles technologies et aux hologrammes projetés sur la scène, Jean-Louis oublia temporairement qu’il avait lui-même vieilli. Plus rien n’existait, ses rhumatismes, les Suédoises ménopausées devenues repoussantes, la sénescence indésirable ; l’hologramme était tout et tout était dans l’hologramme.

Jean-Louis touchait du bout du doigt le summum du divertissement moderne, l’échappatoire absolue qui lui permettait de faire l’impasse sur tous ses petits tracas et ses misères du quotidien. Il sentit le besoin de communier avec la terre entière, ou plutôt avec ses 17 followers, en publiant une vidéo de lui face à la scène, le tout agrémenté de petits cœurs et d’étoiles animées. Anciennement rond-de-cuir dans une obscure filiale de la SCNF, Jean-Louis, célibataire et sans enfant, était à la retraite depuis dix ans et sautait sur toutes les occasions possibles pour s’amuser et faire comme les jeunes, vivre en somme.

Membre du peuple nouveau, appelé de ses vœux par l’actuel président de la République, Jean-Louis, bien que déjà ancien, aspirait à cocher toutes les cases de la contemporanéité et à faire table rase d’un passé ennuyeux et pas fun. Ravi par les trois commentaires laudateurs qu’avait suscités sa vidéo, c’est fier de lui, droit et digne, qu’il rentra dans son studio crasseux de Pantin, dans la « Californie française », chevauchant sa trottinette électrique chinoise. Il était en phase avec son époque, il le savait et il aimait ça.

Naissance et déclin de la graphosphère

Le monde de Jean-Louis, cet Occident en voie de décomposition qui pose pour l’avenir de nombreuses questions, n’est pas apparu comme par enchantement. Il est le fruit d’un long processus historique qu’il convient de rappeler brièvement.

L’homme a connu plusieurs formes de sociétés, liées à un médium qui a évolué au fil des âges. Classiquement, on évoque dans un premier temps les sociétés de tradition orale où, par la voix, on transmettait des savoirs, des récits mythologiques ou encore des techniques comme la maîtrise du feu… Ces groupements humains, aujourd’hui disparus, étaient formés de tribus ou clans avec une organisation politique assez limitée.

Ils ont progressivement laissé la place, avec l’invention de l’écriture, à des sociétés de tradition écrite. Le livre a été le support d’une diffusion et d’une transmission culturelle inédite. L’écrit a permis le développement de structures politiques, économiques et sociales élaborées : cité-État, empire, nations, religions constituées, dogmes, monnaies… Aussi, le livre a été le premier vecteur d’une relative uniformisation du monde et de la pensée, particulièrement en Occident.

Aujourd’hui, cette société de l’écrit, qui nous a pourtant tant apporté et a présidé à la naissance et à l’émergence de brillantes civilisations, semble désuète et en voie de marginalisation voire de disparition.

L’uniformisation technologique

Les hommes du XXe et le XXIe siècle, avec l’essor des technologies modernes, ont mis en œuvre avec une vitesse sans précédent, une nouvelle société qu’on pourrait qualifier de l’image animée. Celle-ci a eu un premier médium révolutionnaire avec la télévision, nouvel âtre des foyers, concurrent puis souvent triomphateur des anciennes sociabilités et coutumes liées au livre, comme la pratique religieuse ou tout bonnement la lecture. Cette société de l’image animée possède désormais une emprise certaine sur les hommes. Tout passe par ses médiums, du simple contact humain aux loisirs. Les nouveaux outils technologiques qui ont remplacé la télévision, au premier rang desquels, le smartphone, ont consacré cette dépendance.

Cette société de l’image animée présente toutefois une singularité qui fait sa différence avec les formes anciennes : elle est animée uniquement par la simple et seule logique marchande. Contrôlée par quelques grandes entreprises, elle est le support et le vecteur d’une vertigineuse standardisation du monde à des fins commerciales. L’imaginaire qu’elle produit, pauvre, est uniforme et fait peu de place pour ce qui ne va pas dans le sens d’une vulgate pensée outre-Atlantique.

Aussi, on peut légitimement s’interroger sur la possibilité de transmettre des savoirs et des traditions à l’heure de l’instantanéité, des images surabondantes et du scrolling permanent des jeunes et des moins jeunes. Le zapping permet au consommateur de se vider la tête et de dépenser, mais que peut-il engendrer de plus ? Quelle société peut bien produire un peuple ou plutôt des individus, qui pour la plupart ne lisent plus, ne se parlent parfois plus et sont rivés sur leur smartphone ? Instagram, TikTok et cie peuvent-ils constituer le support d’une civilisation nouvelle ?

Paul Valéry au sortir de la Première Guerre mondiale disait qu’on savait dorénavant que les civilisations étaient mortelles. Il y a des morts plus belles que d’autres, certaines plus discrètes, moins sanglantes et qui s’opèrent à bas bruit, dans l’indifférence générale…

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Covid, Ukraine, canicule… La nouvelle hystérie médiatique perpétuelle, par Clément Martin (Les Identitaires)

hystérie médias

Le premier quinquennat d’Emmanuel Macron aura marqué un tournant dans la vie quotidienne des Français, moins par les mesures prises par le président que par la mise en place d’une frénésie médiatique constante. Les périodes d’hystérie se multiplient, quel que soit le sujet employé. Au bout du compte, le débat public continue de s’abrutir alors que l’assise du gouvernement se solidifie.

Une pandémie, une guerre et une saison : un triptyque

Tout a commencé avec le Covid-19 : lors des premiers mois de la pandémie, l’incertitude a dominé le discours médiatique. D’où vient le virus ? Les chiffres de contamination donnés par les Chinois sont-ils fiables ? Quelle gravité de la maladie ? On peut d’ailleurs pardonner l’agitation chaotique des débuts, étant donné la faiblesse des informations disponibles. Mais, dès qu’il fut clairement établi que le Covid était plus proche de la grippe que de la Peste noire et que les personnes (très) âgées en constituaient les seules véritables victimes, le gouvernement, plutôt que de mettre en place une politique rationnelle et localisée, a choisi d’entretenir la panique générale.

Idem avec le conflit ukrainien : alors qu’il était évident dès le départ que Macron était un acteur de seconde zone dans le conflit, méprisé tant par les Russes que par les Ukrainiens, la communication du gouvernement a mis en scène une parodie de Guerre froide, dans laquelle Macron aurait été en première ligne pour protéger le monde libre. La monopolisation du temps médiatique disponible par les déclarations dérisoires et les bourdes du gouvernement (telles que les rodomontades de Bruno Le Maire) s’est soldée par la casse de la dynamique d’Éric Zemmour et la remise d’Emmanuel Macron au centre du jeu en tant que figure de président-candidat.

Même chose pour la canicule : c’est désormais le refrain estival indépassable au cours duquel les médias redécouvrent qu’il fait chaud en été et qu’il est bienvenu de boire de l’eau pour rester hydraté. Cela évite de parler de l’inflation galopante ou de la pléthore d’affaires qui accablent la « République exemplaire ». Décidément, la presse, sans qui ce travail d’analyse chirurgical resterait lettre morte, mérite amplement ses subventions généreuses.

Gérontocratie et infantilisation

Il existe bien un fil rouge qui permet de comprendre l’émergence de cette hystérie collective permanente, et qui laisse à penser qu’elle ne va pas se calmer lors du deuxième quinquennat entamé.

Renaissance (ex-La République En Marche), en tant que parti des boomers, des retraités et des CSP+ urbanisés, traduit leurs attentes mais a surtout pour but de répondre à leurs anxiétés. Celles-ci sont résumées dans la peur de voir l’ordre établi s’effondrer et laisser place à un nouveau modèle. Face aux contestations de la gauche islamo-wokiste et de la droite populiste et identitaire, le bloc centriste cherche à tout prix à conserver ses places et ses prébendes. Naturellement, ils sont les plus sensibles aux cycles d’hystérie médiatique qui tournent autour de ce qui pourrait menacer la stabilité de l’ordre macroniste : canicule géronticide, pandémie et retour du risque de la mort en Occident, guerre motivée par des visions politiques concurrentes et irréductibles.

Autrement dit, les ennemis de Macron sont ainsi autant « les extrêmes » que le soleil, la finitude de la condition humaine et la politique. Tout cela est finalement très cohérent avec la vision du monde promue par Jupiter et ses disciples : domestication de la population française, réduite à un troupeau passif de troglodytes industrieux confinés en milieu aseptisé, défense fanatique du modèle agonisant de la mondialisation droitdelhommiste et refus de la Grande Politique au profit de la gestion administrative et économique d’un pays réduit à une feuille Excel et à une suite d’indicateurs chiffrés.

L’horizon de la France dans les années à venir se dessine : l’alliance d’un gouvernement de bureaucrates égocentriques appuyé sur une base de retraités, et décidé à gérer le pays comme on gère une garderie, au gré des surexcitations informationnelles du moment. Une telle configuration ne saurait durer éternellement : l’impératif moral pour tous les Français attachés à leur identité, c’est de s’attacher à conserveur leur sanité intellectuelle et leur rationalité.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Quand les géants du divertissement financent la culture de mort

Disney mort

Disney, Netflix, la Paramount… Les géants du divertissement se transforment en serviteurs de la culture de mort. Quelques jours après la décision historique de la Cour suprême des Etats-Unis, les plus grands studios hollywoodiens et les principales sociétés de streaming annoncent tour à tour qu’elles prendront des mesures pour soutenir leurs employées désireuses d’enfreindre la loi.

Nous les connaissions « antiracistes » caricaturaux, pro-LGBT et promoteurs du wokisme, nous les découvrons – sans surprise – apôtres de l’avortement. A l’image de la majorité des médias, des célébrités et des structures mondialistes, le monde du divertissement s’insurge contre le verdict de la Cour suprême de laisser à chaque Etat américain le droit ou non d’autoriser l’avortement.

Le respect des institutions est à géométrie variable, et, un an et demi après s’être scandalisés de l’attaque du Capitole par des partisans de Donald Trump qui contestaient le résultat de l’élection présidentielle, les bien-pensants de tout le pays s’unissent contre cette décision et prévoient déjà de l’enfreindre.

C’est par un communiqué à ses employés que Disney a annoncé sa position. La compagnie s’engage à leur fournir un accès « aux soins liés au planning familial », où qu’ils vivent, c’est-à-dire même s’ils résident dans un Etat interdisant l’avortement. Une bourse de voyage permettra en effet aux employés de subir l’avortement dans un Etat qui l’autorise.

Walt Disney doit se retourner dans sa tombe. Si l’homme à l’origine de la plus grosse entreprise de divertissement du monde avait ses travers, on ne peut pas enlever la noble volonté qui était la sienne, à savoir émerveiller les enfants. Désormais, la société qui porte son nom souhaite faciliter la mise à mort des petits êtres avant qu’ils puissent devenir des enfants à leur tour. L’inversion des valeurs est totale.

Rappelons par ailleurs que Disney est déjà dans le collimateur du Parlement de Floride, Etat où se trouve son plus important parc à thèmes, pour avoir fait la promotion de l’homosexualité.

La « guerre de civilisation » se déroule donc désormais au sein même des Etats-Unis, plus désunis que jamais, entre conservateurs et wokes mondialistes. Le camp pro-avortement a des soutiens particulièrement influents, Disney étant loin d’être la seule entreprise engagée dans ce mouvement. Netflix a pris une position similaire, annonçant offrir à chacun de ses employés une allocation de 10 000 dollars s’ils venaient à avoir besoin de traitements contre le cancer, de transplantations, mais aussi de soins liés « à la transition de genre » (traduction : d’opérations visant à achever la transformation des transsexuels) ou d’avortements.

Notons toutefois que, contrairement à la France, les Etats-Unis possèdent aussi des acteurs conservateurs. C’est le cas de Jon Voight, acteur à la riche carrière, de Gina Carano, actrice vue récemment dans une série Star Wars et « remerciée » après avoir pris fait et cause pour Donald Trump, ou encore de Kevin Sorbo, popularisé dans les années 90 pour son rôle dans la série Hercule. Ce dernier s’est réjoui sur les réseaux sociaux que « la vie a gagné » mais déplore aussi que « nous [vivions] dans un monde où des gens préfèrent tuer leur bébé plutôt que de ne pas avoir de relation sexuelle ». Bien résumé.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 28 juin 2022

Finale de la Ligue des champions au Stade de France : une « razzia » un peu trop vite oubliée

médias stade de france

Samedi 28 mai 2022, la finale de la coupe de la Ligue des champions au stade de France à Saint-Denis a été marquée par des agressions et des vols en grand nombre. Ce qui devait être une fête du football a tourné au fiasco et au chaos. Après les agressions de masse à Cologne en 2015, à Milan en 2021, les informations disponibles accréditent une nouvelle fois la thèse d’une délinquance collective « ethnique » et concertée. Le présent article vise à faire un premier bilan de ce qui devrait être un scandale national, mais qui, conformément aux souhaits du gouvernement et grâce à des médias trop souvent serviles, semble voué à vite retomber dans l’oubli médiatique.

Huddersfield, Cologne, Milan, Saint-Denis

Les dernières années sont riches en phénomènes de délinquance collective et concertée à forte connotation « ethnique » : viols en série commis au Royaume-Uni par des individus d’origine pakistanaise, agressions sexuelles commises par des migrants lors de la nuit du réveillon en 2015 à Cologne et à Milan lors du passage à l’année 2022, etc.

Le 28 mai au stade de France, la motivation première des délinquants lors de leur expédition collective était, selon plusieurs sources, le vol. En dépit des premières informations qui ont filtré sur l’origine de nombre d’entre eux, le ministre de l’intérieur s’est refusé à révéler leur nationalité. Comme le soulignait Public Sénat, Gérald Darmanin a à l’occasion de son audition devant la Sénat le 1er juin, dénoncé à ce propos « une essentialisation » et « des liens nauséabonds » qui pourraient être établis.

Ainsi donc, lorsque certains tentent sans tabou de comprendre ce qui s’est passé le 28 mai au stade de France dans ses différentes dimensions, sociales, culturelles, ethniques, ce serait selon le ministre de l’intérieur « faire le jeu des extrêmes ». Gérald Darmanin avoue donc de façon implicite que son mutisme sur l’origine des délinquants à Saint-Denis a une visée électorale. Une fois de plus, sous couvert d’antiracisme, il faudrait taire certains faits car ils n’accréditent pas la vision « progressiste » de la société, où les différences sociales, ethniques et culturelles ne pourraient produire qu’un enrichissement mutuel. Heureusement, quelques informations ont bien malgré la volonté du ministre de l’intérieur filtré et ont été reproduites dans certains médias.

Un bilan qui reste à établir

Le bilan des exactions commises au stade de France et dans ses alentours le soir du 28 mai est, comme l’on dit habituellement, « en cours de consolidation ». Il ne pourra au mieux être établi que dans quelques semaines, si tant est que le ministère de l’intérieur communique à ce sujet. D’ici là, c’est à partir d’un faisceau d’indices et d’informations éparses qu’il faut évaluer le nombre de personnes agressées et volées et de délinquants impliqués dans ces événements. Mais selon les informations disponibles, tout indique que nous sommes en présence d’un phénomène massif, organisé et à forte connotation ethnique, une importante proportion des agresseurs étant d’origine africaine.

Des agresseurs par centaines

Lors de son audition devant le Sénat le 1er juin, le ministre de l’intérieur a fait état de 81 interpellations dans le secteur du stade de France et plus globalement de 105 interpellations à Paris et en Seine Saint Denis. RMC nous informe le 30 mai que des syndicalistes policiers ont apporté des précisions sur le profil des personnes interpellées : une cinquantaine d’entre eux seraient des « sans papier », en fait des clandestins. Parmi eux se trouvaient des mineurs ou pseudo mineurs non accompagnés.

L’impossibilité d’identifier toutes les personnes interpellées aurait abouti au classement sans suites des garde à vue de nombre d’entre eux et à leur libération. Selon des informations recueillies par le journal Valeurs actuelles auprès de la police nationale, les premières personnes interpellées étaient très majoritairement issues de pays du Maghreb.

Plus généralement, selon des informations obtenues par Le Figaro, les agresseurs, qui pour beaucoup n’ont pas été interpellés, étaient selon des sources policières « des délinquants venus d’autres villes limitrophes ». Leur nombre est évalué à plusieurs centaines, dans une fourchette oscillant selon les estimations données par un syndicaliste policier et une sénatrice du Val d’Oise sur CNews entre 300 et 500.

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RT France en mode survie

RT France

La chaîne russe est interdite (de manière scandaleuse, soulignons-le) depuis le 2 mars 2022 dans l’Union européenne, et tente de survivre en Afrique et en Suisse où elle est encore visible.

RT interdit mais pas partout

Si vous savez ce qu’est le mystérieux VPN et comment l’utiliser vous pouvez accéder à RT. Un VPN (en français, “réseau virtuel privé”) vous permet de créer un lien direct entre des ordinateurs distants en-dehors des réseaux de communication publics. Si les VPN se sont largement démocratisés au cours des dernières années, cela reste un frein conséquent pour l’accès à l’information pour le grand public.

Par contre RT en français est accessible en clair et gratuitement en Suisse et en Afrique francophone, un intérêt politique évident pour Moscou, en particulier pour le continent africain.

Relance des émissions

RT ne s’est jamais vraiment arrêté et a continué de produire plus ou moins à bas bruit. Il semble que les salaires soient versés, avec retard mais versés. À la mi-mai de nouvelles émissions sont diffusées, dont une destinée spécifiquement à l’Afrique. Les effectifs (source Lettre A) sont passés de 176 salariés à 131 entre la fin des CDD et les départs. Mais un certain nombre de journalistes se sont mis prudemment en arrêt maladie et d’autres souhaiteraient une rupture conventionnelle. Une situation d’entre-deux qui risque de se prolonger tant que le conflit russo-ukrainien ne sera pas engagé dans une phase de négociations et de stabilisation… et que l’État russe sera en mesure de financer la chaîne.

Texte repris du site OJIM

Stade de France : la presse anglaise et espagnole vent debout

stade france racailles

Là où la presse anglaise parle des « jeunes » du quartier, la grande presse espagnole n’hésite pas à évoquer les bandes maghrébines et africaines. Mais à part cela, les journaux mainstream des deux pays relaient les mêmes témoignages accablants de leurs supporters et journalistes sportifs et ils n’ont aucun doute : les ministres français mentent effrontément en cherchant à faire porter la faute aux Anglais, la police a fait preuve d’amateurisme et de brutalité à l’égard des supporters détenteurs de vrais tickets, et elle n’a même pas cherché à protéger les honnêtes gens agressés pour leur argent, leur téléphone ou leur ticket par des hordes incontrôlées.

« Paris n’est pas en mesure d’accueillir les Jeux Olympiques de 2024 », clame le titre d’un éditorial du Telegraph. L’éditorialiste note que « la police a refusé de lever le petit doigt lorsque des supporters ont été agressés et volés par des bandes locales », et remarque que la grande majorité du public et les journalistes français ne croient pas un mot des mensonges des ministres Darmanin et Oudéa-Castéra.

Plusieurs articles de la presse britannique font également état d’une police française qui continuait d’utiliser son gaz lacrymogène à la sortie du match contre des supporters anglais qui n’avaient rien demandé à personne, et que les personnes malvoyantes ou sur des fauteuils roulants n’ont pas été épargnées, ni par les forces de l’ordre, ni par les bandes de délinquants ultra-brutaux et souvent armés de couteaux. Description du très politiquement correct Guardian : « Des images télévisées ont montré des jeunes hommes, qui ne semblaient pas porter les couleurs de Liverpool, escalader les barrières du stade et sauter à l’intérieur. D’autres supporters à l’extérieur, dont des familles avec des enfants, ont été aspergés de gaz lacrymogène par la police anti-émeute. »

Les journaux britanniques n’apprécient pas non plus le communiqué de l’UEFA qui faisait porter la faute du retard du match sur des supporters anglais arrivés au dernier moment, et ils n’ont pas manqué de noter que ce sont les forces de l’ordre, par un déploiement mal organisé, qui ont créé des embouteillages dangereux sur les chemins menant à l’entrée du stade. « Je ne suis pas sûr qu’il soit possible d’avoir un événement plus mal organisé, même en essayant », a twitté l’ancien joueur de l’équipe d’Angleterre Gary Lineker, qui était présent et qui a qualifié la situation d’« absolument désordonnée et dangereuse ».

On notera au passage que le maire de Liverpool lui-même s’est fait voler son téléphone et ses effets personnels. Mais « le gouvernement français trouve apparemment plus agréable de rejeter la faute sur les supporters de Liverpool que de faire face à la violence de ses propres forces de police », commente le Guardian, alors que le Premier ministre Boris Johnson lui-même s’est dit profondément déçu de la manière dont les supporters de Liverpool ont été traités, et que des ministres et députés demandent à l’UEFA une enquête indépendante.

En Espagne, les journaux relaient aussi les témoignages de supporters du Real Madrid sur les scènes d’anarchie et de zone urbaine sans foi ni loi, où chacun après le match ne pensait qu’à s’enfuir en sauvant non seulement ses biens mais aussi sa peau face aux bandes ultra-violentes de Maghrébins et d’Africains. El Mundo titre même : « L’Etat défaillant de Saint-Denis : les incidents de la Ligue des champions mettent à nu les failles de la France », précisant que « Saint-Denis est l’une des localités les plus mal en point de la périphérie parisienne, et peut-être celle qui illustre le mieux certains des problèmes chroniques de la France ». Le journal de centre-droit ABC, qui n’est pas moins mainstream que El Mundo, titre quant à lui : « Gangs de Saint-Denis : la gangrène de la violence menace le football français et les Jeux de 2024 ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er juin 2022