Zahia à la conquête d’Hollywood [vidéo]

Zahia à la conquête d'Hollyood

“Dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale.” On peut même dire, en reprenant cette citation d’Andy Warhol, que désormais chacun désire son quart d’heure de célébrité mondiale. Dernière pseudo-idole en date, Zahia, qui après être devenue célèbre pour ses relations tarifées avec des joueurs de l’équipe de France de football, avait été choisie comme modèle par les artistes Pierre & Gilles pour incarner la nouvelle Ève (sic).

C’est désormais au tour du célèbre magazine de mode Vanity Fair, ni plus ni moins, de proposer à l’escort-girl de partir à la conquête d’Hollywood. La preuve en images, où le noir et blanc ne cache pas une “certaine” vulgarité… À chacun de se faire sa propre opinion.

“Les lumières du ciel”, nouveau roman d’Olivier Maulin

« Les lumières du ciel », nouveau roman d’Olivier Maulin

“Travailler devant un écran, se divertir devant un écran, mourir devant un écran ! Au secours !”

Paul-Emile Bramont n’est pas un foudre de guerre. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne voue pas au travail la vénération exigée par l’époque. Prince des ratés, il explore avec élégance et sérénité les bas-fonds de l’ambition, passant d’un hôtel miteux à un boulot minable et d’une combine louche à une tentative lamentable de braquage.

Accompagné de son copain Momo, DJ de patinoire de son état, et Bérangère, la femme d’un chirurgien plasticien – sa maîtresse du moment –, ils partent rejoindre un hameau dénommé Jérusalem, un lieu où la loi du marché n’existe pas. On y boit sous les étoiles, on y lance des grenades pour combattre des chimères et les nuits sont enchantées. Ils y croiseront un curé anarchiste, un clochard amoureux des armes à feu et un militant primitiviste radical, tous en guerre contre le monde moderne et toute forme de production.

Observateur fidèle de la déliquescence générale, Olivier Maulin nous livre un roman drôle et cruel et laisse entrevoir qu’un autre monde est possible, un monde auquel il faut d’ores et déjà se préparer. “Car qui sait s’il ne sera pas bientôt plus important de savoir traire une vache que de tracer des lignes de codes” ?

“Les lumières du ciel”, d’Olivier Maulin
Éditions Balland – 252 p – ISBN 9782353151295
20 euros

[tribune libre] “Réponse amicale à Fabrice Robert : Assez d’Europe, retrouvons notre souveraineté, c’est notre seule chance !” par Christine Tasin

“Réponse amicale à Fabrice Robert : Assez d’Europe, retrouvons notre souveraineté, c’est notre seule chance !” par Christine Tasin
Christine Tasin
Christine Tasin

Décidément, malgré nos inquiétudes communes sur l’islamisation de la France, les divergences avec les Identitaires persistent. Non seulement leur régionalisme nous fait craindre un repli communautariste à l’échelle de toute la France, encourageant le communautarisme musulman susceptible d’y trouver et modèle et justification, mais l’idéalisation et la défense de l’Europe à laquelle vient de se livrer Fabrice Robert, notre allié de l’apéro saucisson-pinard du 18 juin 2010 et des Assises sur l’islamisation de l’Europe du 18 décembre dernier mérite une réponse des souverainistes que nous sommes.

Si nous sommes bien d’accord sur son postulat de départ “il va falloir repenser le monde”, nous ne pouvons souscrire à son rêve de voir l’Europe comme une puissance politique qui serait garante de la paix dans le monde. Tout simplement parce que déposséder les peuples de leur pouvoir, de leur souveraineté, de leur monnaie et de leurs choix, pour les confier à des technocrates qui ont d’autres objectifs que le bonheur de leur peuple nous semble une des plus grandes escroqueries de notre siècle. Tout simplement encore parce que l’Europe que Fabrice Robert appelle de ses vœux est celle qui existe et qui nous montre depuis des lustres ses inconvénients. Tout simplement parce que l’Europe que les Identitaires appellent de leurs vœux est celle de l’euro, c’est-à-dire de la spéculation, de la libre circulation des capitaux, de l’interdiction de battre monnaie et donc celle de la nécessité pour les Etats d’emprunter sur les marchés financiers, ce qui les amène à être endettés dans une spirale infernale. Condamnés à être endettés, condamnés à ne jamais pouvoir rembourser leur dette à cause des intérêts prohibitoires, nous sommes in fine condamnés à accepter les desiderata des marchés financiers, qui sont – et ce n’est pas un hasard – les mêmes que ceux du FMI, que ce soit celui de Strauss-Kahn ou celui de Lagarde : hausse de l’âge légal de départ à la retraite, réduction des pensions de retraite, délocalisations, diminution ou même suppression des aides sociales, des allocations chômage, des services publics, entraînant la nécessité de payer des entreprises privées pour tout ce qui, auparavant, était gratuit, augmentation du coût de l’énergie, diminution de la protection liée à l’assurance santé….

Contrairement à ce que dit Fabrice Robert, sans l’euro, les pays au bord du gouffre comme la Grèce ne le seraient pas et ceux qui sont menacés à plus ou moins brève échéance se seraient mis à l’abri. Au lieu d’emprunter toujours plus et de se voir obligée de demander à ses citoyens de renoncer à leur patrimoine (qu’on se rappelle cette honte, le port du Pirée aux mains des Chinois) et de réduire drastiquement leur niveau de vie tout en travaillant toujours plus, au lieu d’entraîner, par la force de l’euro, les autres pays européens dans sa débâcle puisqu’obligés d’emprunter, fort cher, sur les marchés les sommes qu’ils prêtent, sans avoir aucune chance de les revoir, pour sauver les banques grecques, la Grèce aurait pu faire ce qu’a fait l’Islande : refuser de sauver les banques aux dépens du contribuable, dévaluer fortement pour faire réduire le montant de la dette, contrôler les capitaux. Tout ce que nous ne pouvons pas faire parce que liés par le Traité de Maastricht, l’euro et Bruxelles qui nous mènent à une perte sciemment orchestrée.

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Le comédien Omar Sy interpellé gare de Lyon

Le comédien Omar Sy interpellé gare de Lyon

16/08/11 – 20h45
PARIS (NOVOpress)
– Le comédien Omar Sy (à gauche sur la photo), notamment connu pour le duo comique “Omar et Fred”, a été interpellé après une altercation lundi soir avec des agents de sécurité de la SNCF à Paris à la gare de Lyon.

L’altercation a eu lieu lundi vers 21 heures au moment où le comédien, souhaitant descendre de son train en provenance de Marseille, aurait franchi un “périmètre de sécurité” mis en place par des agents de sécurité de la SNCF, qui souhaitaient appréhender un voyageur sans billet se trouvant dans la même rame que le comédien.

Ne supportant pas l’idée qu’on puisse ainsi contraindre une « vedette » à se soumettre à la règle commune, le comédien emblématique de « l’humour canal » aurait refusé d’obtempérer aux injonction des et une échauffourée aurait alors éclaté entre le comédien et l’un des agents.

Des policiers ont alors dû intervenir et ont interpellé Omar Sy. Ils l’ont conduit à l’Unité de traitement judiciaire (UTJ) de la Brigade des réseaux ferrés (BRF) de la Gare de Lyon.

Après un peu plus d’une heure d’audition, il est reparti libre mais a été convoqué le 18 août prochain dans les locaux de l’UTJ gare de Lyon.

Des supporters du Stade brestois lynchés par des activistes d’extrême gauche

Des supporters du Stade brestois lynchés par des redskins

16/08/2011 18h55
BREST (NOVOpress) –
« Je me suis vu mourir sur les marches du Celtic. Mon amie est défigurée ». Julien a du mal à se remettre de la violente agression dont lui, son amie et un autre couple ont été victimes dans la nuit du 6 au 7 aout dernier. Une agression commise par un groupe d’activistes d’extrême-gauche.

Alors qu’ils sortaient d’un bar pour se rendre dans une boite de nuit, les quatre jeunes brestois ont été violemment frappés par une bande d’individus appartenant à la mouvance “redskin” armés de barres de fer de serre-joints et de bâtons. Le motif de cette agression ? Julien et ses amis font partie des Ultras, un groupe de supporters du Stade brestois.

Complètement apolitiques, les Ultras – qui ont pour seule passion le foot – sont néanmoins considérés par l’ultra gauche comme des « fachos » bons à tabasser. Julien a pris une volée de coups sur le crâne, qui lui a fait perdre connaissance. Son amie, une jeune fille de 20 ans, a eu quant à elle la figure transpercée d’un coup de serre-joint. Elle en gardera des séquelles toute sa vie. Les victimes, qui ont été hospitalisées, se sont vu décerner 10 jours d’ITT.

Apparu en France au début des années 1990 le mouvement Redskin  – littéralement « peaux-rouges », ou « skins communistes » – est une branche activiste de la mouvance d’extrême gauche ainsi qu’une composante du mouvement skinhead. Jouant le rôle « d’idiot utile » du système mondialiste, ce mouvement se caractérise par un « antiracisme » radical,  un « antifascisme » de rue,  un « anti-impérialisme » proclamé etc… Ses membres, qui ne sont pas à une contradiction près, militent dans différentes organisations marxistes ou anarchistes. Ajouté à  un goût immodéré pour l’alcool, le maniement de la barre de fer ou du serre-joint semble être un élément essentiel de leur praxis politique.

Quatre des cinq agresseurs, deux Brestois, un Morlaisien et un Choletais, ont été interpellés par la police. Placés en salle de dégrisement ils ont finalement été relâchés. Un cinquième individu était recherché. Déjà agressé dans le passé – l’affaire avait été classée sans suite – Julien espère que cette fois la justice passera. Si la police brestoise fait son travail…

La Coordination rurale exige une véritable traçabilité des produits alimentaires

La Coordination rurale exige une véritable traçabilité des produits alimentaires

16/08/11 – 11h45
PARIS (NOVOpress)
– Le syndicat agricole indépendant la Coordination rurale a adressé une lettre ouverte à l’Ania (Association nationale des industries alimentaires) pour réclamer que le pays de production et le pays de transformation soient distinctement écrits sur l’emballage des produits vendus en magasin.

Cette demande rejoint celle de nombreux consommateurs qui se trouvent démunis face aux étiquettes des produits alimentaires, ne parvenant pas à déterminer l’origine exacte de ceux-ci.

La Coordination rurale met également en avant l’actualité récente qui a démontré une nouvelle fois l’importance de la traçabilité dans la sécurité de la consommation alimentaire.

Se portant garants de la sécurité alimentaire des produits issus des exploitations françaises, le syndicat affirme que le client est en droit de connaître l’origine des produits transformés et mis en vente en magasins. Afin de rassurer et de faciliter ses choix, il demande donc que le pays de production et le pays de transformation soient distinctement écrits sur l’emballage des produits fabriqués par vos soins.

Un tel étiquetage permettrait aux consommateurs qui le souhaitent d’acheter « éthique » et « local » en favorisant les produits d’origine française, répondant à des critères sanitaires et sociaux satisfaisants.

Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan

Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan
Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan. Camille Levrel. DR
Camille Levrel 36 ans, originaire de Rennes, était marié et père de famille. Photo : DR

15/08/2011 – 15h20
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) – « C’est avec une très grande tristesse que le président de la République a appris la mort ce matin d’un lieutenant du 152ème Régiment d’Infanterie de Colmar, en Afghanistan. Au cours d’une mission d’appui à l’armée nationale afghane, en Kapisa, un tir d’insurgé l’a mortellement touché ». C’est par un communiqué de l’Élysée que l’on a appris la mort, hier matin, du lieutenant Camille Levrel, un Rennais de 36 ans. Ce nouveau décès porte à 11 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis le mois dernier.

Né à Rennes en 1974 Camille Levrel s’était engagé en 1996 en tant que militaire du rang au 1er Régiment d’infanterie de Sarrebourg. Extrêmement motivé et montrant en permanence un sérieux et un grand professionnalisme, il est choisi en 2000 pour suivre la formation de sous-officier à Saint-Maixent. Huit ans plus tard, il présente le concours des officiers d’active des écoles d’armes (OAEA), auquel il est brillamment reçu.

Durant ses 14 années de service, le lieutenant Levrel aura effectué des missions à Mayotte en 1997, en Nouvelle Calédonie en 1999, au Kosovo en 2001, en Afghanistan en 2002 et au Tchad en 2004. En Afghanistan depuis le 31 mai 2011 dans le cadre de l’opération « PAMIR », il a été tué hier matin vers 08H30 (locales) par un tir isolé lors d’une opération de fouilles effectuée au cours d’une mission d’appui à l’armée nationale afghane dans le sud de la Kapisa, au nord-est de Kaboul. Un type d’opération qui « entre dans le cadre de la préparation du transfert aux Afghans de la sécurisation de la zone » selon le porte-parole de l’état-major. Titulaire de la médaille d’or de la Défense nationale, Camille Levrel était marié et père de trois enfants.

Dans son communiqué Nicolas Sarkozy a réaffirmé une fois de plus « la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement ». On sait que pour le chef de l’État l’armée française a pour mission en Afghanistan, en tant qu’auxiliaire des troupes américaines, de tenter d’établir la démocratie et le respect des droits de l’homme.

Une position qui est loin de faire l’unanimité. Ainsi l’historien Dominique Venner s’interroge : « Quelle est la mission de nos troupes en Afghanistan ? Est-ce de faire la guerre (irrégulière) ou de convertir à nos mœurs des populations qui nous sont étrangères, comme à l’époque de la colonisation française si décriée ? Ces deux missions ne sont certainement pas compatibles. Certaines coutumes musulmanes sont inacceptables “chez nous”. C’est un fait. Mais ce sont “leurs” coutumes, “chez eux”. Il s’agit de “leurs” affaires et non des nôtres. »

Pour justifier l’intervention française, Nicolas Sarkozy a souvent donné l’exemple des petites filles afghanes que les talibans excluaient de l’école. Après dix ans de conflit, il n’est pas sûr que la condition féminine se soit réellement améliorée en Afghanistan. Ce qui est certain, malheureusement, c’est que lieutenant Camille Levrel n’aura, lui, plus jamais l’occasion d’accompagner ses trois enfants à l’école.

[box]Vidéo : à l’occasion des cérémonies du 8 mai 2011 à Colmar, les soldats du 152ème RI de Colmar, en partance pour l’Afghanistan, ont défilé avenue de la République. Neuf d’entre eux, déjà en mission dans ce pays, avaient reçu la croix de la Valeur militaire.[/box]


Cérémonies du 8 Mai à Colmar par dna_web

La Desouchière : les elfes s’enracinent dans le Morvan

Les elfes s'enracinent dans le Morvan

15/08/2011 – 13h30
MÂCON (NOVOpress) — La visite de sites d’agrégation d’informations comme Fdesouche qui compilent les informations relatives à l’immigration illégale, l’islamisation rampante et la criminalité galopante suscitent de nombreuses réactions auprès d’un public de visiteurs fidèle. Nombreux sont ceux qui laissent des commentaires bruts de décoffrage reflétant la désespérance grandissante des Français face à ce qu’ils perçoivent comme la décomposition de leur pays.

Plus rares, pour le moment, sont ceux qui prennent des initiatives positives pour inverser le mouvement et rebâtir un pays digne de ce nom dans lequel nos enfants soient en sécurité.

En octobre 2008, une jeune famille a décidé de prendre son destin en main et de ne plus subir passivement un déclin devenu évident. Alerté par la visite régulière du site Fdesouche, Olivier Bonnet a cherché à s’évader d’un milieu péri-urbain conformiste et moutonnier pour chercher de l’air pur et des perspectives nouvelles dans un projet sérieux, ambitieux et, ce qui en fait l’originalité, collectif.

L’idée de base est simple : faire venir dans une région de France des familles motivées par un même idéal de vie afin de les faire travailler dans une logique de réseau multifacettes, associatif, solidaire, économique, culturel… Grâce à ce système fondé sur le localisme, les participants préservent leur autonomie familiale tout en se renforçant mutuellement. La logique profonde qui sous-tend le projet est le refus de l’enfermement sur soi et la volonté de construire des initiatives strictement positives et exemplaires. L’objectif est la transmission de notre héritage pour préparer l’avenir.

Olivier a également conscience de la situation tragique dans laquelle se trouvent de nombreux compatriotes, condamnés à un triste exil intérieur en raison de leur refus de la xénophilie ambiante. Il cherche dans le cadre de ce projet à offrir une issue aux isolés, à créer un lieu de rencontre pour que les personnes partageant une vue du monde commune puissent se rencontrer, parler, partager et, finalement, bâtir des projets en commun.

La Desouchière : les elfes s'enracinent dans le MorvanFort de ses compétences professionnelles, Olivier Bonnet met en ligne un premier site sur lequel il trace brièvement les grandes lignes de son projet. A titre de clin d’œil, il appelle ce site « la Desouchière », un sorte d’hommage à Fdesouche qui avait largement contribué à son inspiration.

Son grand frère de la toile ne pouvait ignorer cette initiative et le site Fdesouche relaie avec enthousiasme l’initiative. En très peu de temps, grâce à son flux considérable de visites, un premier groupe de personnes intéressées prend contact avec Olivier Bonnet et le 7 décembre 2008 les statuts de l’association Des Racines et des elfes sont signés à Mâcon.

L’objet de l’association est le résultat de longues discussions et chaque mot a été pesé au trébuchet :

« L’association participe à la sauvegarde et favorise la pérennité de l’environnement et du patrimoine commun des peuples européens. Elle poursuit cet objectif dans le respect des équilibres naturels et avec le souci constant de favoriser la fraternité entre leurs membres. Elle a notamment pour vocation de promouvoir et soutenir la création d’un lieu de rencontre et d’échanges. »

Il reste alors à ces pionniers à répondre à une question cruciale : où ces nouveaux irréductibles Gaulois vont-ils prendre racine ?

Trouver une propriété dans une région apte à favoriser l’essor d’un projet communautaire ne semble pas chose aisée.

Heureux coup du sort, en janvier 2009, un artisan établi dans le Morvan contacte l’association avec un message inespéré : « J’ai une propriété qui peut vous accueillir. » Ce qui semblait trop beau pour être vrai se révèle parfaitement exact. A la lisière du parc naturel du Morvan, dans une vallée arrosée par une puissante rivière, gît un ancien site industriel construit entre le XIXème et le début du XXème siècle pour profiter de l’énergie hydraulique généreusement fournie par la nature.

Après des décennies d’abandon, certains bâtiments ont beaucoup souffert mais il reste un noyau solide autour de la centrale électrique et des maisons d’habitation logeant autrefois le directeur de l’usine et les cadres.

Les créateurs de l’association trouvent le lieu parfaitement adapté à leurs ambitions. Un cadre rural magnifique, une nature sauvage et préservée, un réseau de villages accueillant, une population tranquille et dure à la peine… tout ce dont ils avaient besoin pour démarrer.

Voici un peu plus de deux ans que la famille pionnière s’est établie dans ce coin de nature bourguignonne. Trois jours après son arrivée, les premiers volontaires frappent à la porte pour entamer les travaux.

Point d’ancrage du projet, les locaux mis à la disposition du groupe doivent devenir un lieu d’accueil et d’animation pour les Européens conscients des défis auxquels doit faire face leur continent. Il est donc urgent de préparer les lieux pour permettre la venue régulière de visiteurs, seuls ou en groupe.

Dans un premier temps, une grande salle de réunion a été rénovée, capable d’accueillir près de cent personnes. Ensuite, des cuisines ont été installées afin de nourrir les hôtes et, durant cet été 2011, des sanitaires sont en cours de réalisation pour accroître le confort des lieux.

Aujourd’hui, forte de près de 200 adhérents, l’association Des Racines et des elfes veille scrupuleusement à maintenir son indépendance et ne vit que des cotisations et des dons de ses adhérents et nombreux sympathisants.

Les membres et amis de l’association payent aussi de leur personne. Durant l’été 2011, ils ont été nombreux à se donner rendez-vous sur place et à retrousser leurs manches.

Les elfes s'enracinent dans le MorvanLe journal de l’association détaille leur contribution à l’œuvre commune et permet aux absents de suivre au jour le jour l’avancement des travaux.

Grâce aux efforts de tous, dès le printemps 2012, le camp de base des elfes morvandiaux sera en mesure d’accueillir des groupes d’une centaine de personnes. Des stages axés sur l’environnement et la transmission du patrimoine, des manifestations culturelles ou amicales y seront organisés par l’association, toujours dans le souci de multiplier les occasions de rencontre et les initiatives, mais cette capacité d’accueil sera également la bienvenue pour les associations qui organisent des universités pour leurs membres ou qui cherchent des lieux pour des séminaires de formation ou la tenue de diverses assemblées.

D’une manière plus générale, la Desouchière est ouverte à tous, familles comme personnes seules, qui souhaitent vivre un instant de ressourcement avec des personnes partageant le même idéal de vie. Ce lieu de rencontres peut devenir un excellent point de départ pour prendre racine dans cette belle région de France et commencer une nouvelle vie.

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iPhone 5 : une communication bien maîtrisée

iPhone 5 : une communication bien maîtrisée, à défaut du français


14/08/2011 – 17h35
PARIS (NOVOpress) — Alors qu’aucune date de sortie n’est toujours véritablement connue, alors qu’aucune photo authentique n’a été communiquée, le futur smartphone d’Apple continue de faire la une des actualités technologiques à quelques jours ou semaines de sa sortie officielle. Autant dire qu’il s’agit là d’un exercice de communication extrêmement bien rôdé de la part de la firme de Cupertino, qui obéit à un réflexe vieux comme Hérode : “moins on en parle, plus on en parle”.

Orange, ou comment “être à la une” en plein mois d’août

La problématique du positionnement est capitale pour les opérateurs de téléphonie mobile, tenus à la plus grande discrétion. Aussi Orange France Telecom semble-t-il avoir organisé une “vraie-fausse fuite” en mettant en ligne une annonce de stage “Analyste des services multimédia mobiles (f/h)” le 11 août dernier, annonce rapidement modifiée (la mention “iPhone 5” transformée quelques heures plus tard en “smartphone” dans le descriptif de la mission). Mieux qu’un communiqué de presse : il n’en fallait pas plus pour déclencher une nouvelle vague d’articles dont l’opérateur récupérera indirectement les bénéfices.

Il ne fait aucun doute que les crises d’hystérie que l’on observe d’ores et déjà sur la toile ne sont rien en comparaison de celles – affligeantes – qui surviendront dans quelque temps aux alentours des “Apple Stores” du monde entier. À suivre !

Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

14/08/2011 – 16h30
BASTIA (NOVOpress) — Un projet révolutionnaire a été présenté à l’assemblée de Corse le 30 juillet dernier par Pierre Ghionga, un élu atypique se réclamant de la gauche, mais refusant d’être étiqueté. Dans un rapport, rédigé en français et en corse, ce dernier proposait en effet de reconnaître à la langue corse un « statut territorial d’officialité ». Ce qui impliquerait que toutes les délibérations régionales, municipales et nombre d’actes administratifs soient rédigés dans les deux langues « officielles », française et corse.

Proposition qui relève évidemment de la symbolique et dont l’application semble impossible tant que l’article 75-1 de la Constitution n’aura pas été adapté. Ce dernier dispose en effet que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » – ce qui est bien mais pas suffisant pour en faire des langues « officielles ».

Ce qui est acquis, c’est que cette revendication identitaire a été adoptée par l’assemblée régionale. Afin d’élaborer ce projet de statut territorial d’officialité de la langue corse, un comité de rédaction composé de représentants de chaque groupe politique a été mis en place.

En attendant, la Bretagne gagnerait à suivre l’exemple de la Corse. Si un conseiller régional présentait un texte comparable, cela aurait le mérite de secouer le cocotier (si l’on peut dire…) et… d’agiter les médias. Sans oublier le coup de pouce que cela donnerait à l’enseignement bilingue, et en particulier aux écoles Diwan. On attend – avec impatience – le conseiller (ou la conseillère) qui voudra bien tenter l’expérience…

Bretagne : TGV, 37 minutes qui coûtent une fortune

Bretagne : TGV, 37 minutes qui coûtent une fortune

11/08/2011 – 13h15
RENNES (NOVOpress Breizh) – Tout est politique. Surtout l’aménagement du territoire. La construction des nouvelles lignes à grande vitesse n’échappent pas à la règle. C’est ainsi qu’on a le droit de s’interroger sur la pertinence de la ligne à grande vitesse dite « Bretagne-Pays de la Loire ».

182 kilomètres de ligne nouvelle et deux cents ouvrages d’art entre Le Mans et Rennes permettront au TGV de rouler à 320 km/h. Grâce à cet investissement colossal (3,3 milliards d’euros), on gagnera 37 minutes entre la gare Montparnasse et celle de Rennes, le trajet passant à 1 heure 30. Voilà la nouvelle donne pour l’automne 2016, date à laquelle Eiffage Rail Express aura achevé le chantier.

A la vérité, ce gain de 37 minutes va coûter cher. D’abord il entraînera la disparition de 3600 hectares de terres agricoles. Ensuite nous avons affaire à un contrat de partenariat public-privé ; ce qui signifie qu’Eiffage financera le projet. Sa rémunération proviendra, en phase de construction, de concours des collectivités territoriales ( Région Bretagne, départements bretons, Rennes Métropole, Pays de Saint-Malo) et de Réseau ferré de France (RFF), complétés d’emprunts bancaires (un pool de douze banques commerciales) et d’apports en fonds propres.

Bienvenue à la Cour des comptes

En phase d’exploitation, Eiffage sera rémunéré pendant vingt-cinq ans par un loyer de Réseau ferré de France, qui perçoit de son côté les péages dus par les utilisateurs (SNCF) et conservera donc le risque commercial. Il y a fort à parier qu’au final, dans les années 2040, la Cour des comptes soit amenée à constater que le seul gagnant de l’opération s’appelle Eiffage. Le « partenariat public-privé » risque de coûter plus cher qu’un financement 100% public. Dans les montages financiers compliqués, ce qui est le cas dans la LGV Bretagne- Pays de la Loire, il y a toujours un gagnant et un perdant. Le premier s’appelle « entreprise » et le second « Etat ».

Un choix politique procédait forcément au lancement de cette affaire. Ou bien on privilégie la partie Rennes-Paris, ou bien on invertit dans le rectangle Nantes-Brest-Rennes-Quimper –la « raquette » disent les techniciens – afin d’améliorer la qualité des relations ferroviaires entre les différentes cités bretonnes. Certains partons bretons, obnubilés par la capitale, se sont démenés – lobbying intense – pour que la première option l’emporte. Et comme les désirs des milieux d’affaires ressemblent fort à des ordres, les élus se sont inclinés.

Trois heures ce n’est pas pour demain

Brest à 3 heures de Paris : ce n'est pas pour demain

Il n’empêche que le grand objectif demeure le raccourcissement de la durée du voyage entre Paris et Brest-Quimper. Aujourd’hui elle est de quatre heures et demie. En 2016, elle sera ramenée à quatre heures. A plus long terme à trois heures. C’est pourquoi parallèlement à l’opération LGV, va démarrer le volet « Bretagne à Grande Vitesse » qui portera sur des travaux de réaménagements depuis Rennes vers Quimper et Brest. En rabotant des virages ici et là, on économisera quelques minutes. Mais il en faudra d’avantage pour gagner une heure. De toute manière, on ne pourra pas faire de miracle avec l’enveloppe de 300 millions d’euros affectée à ce projet. Somme à comparer aux 3,3 milliards d’euros consacrés à la LGV. Bref, des miettes pour la « raquette » et le grand jeu pour la LGV.

La pression des milieux écologistes aidant – chauds partisans de la « raquette » – Jean-Yves Le Drian, président (PS) du conseil régional de Bretagne, s’est certainement senti obligé de lâcher du lest en faveur de travaux intra-muros. Avec ce pourboire de 300 millions d’euros, on ne pourra pas lui reprocher de ne rien faire…

Insécurité : Jean-Jacques Urvoas (PS) préconise la création de « zones de sécurité prioritaires »

Insécurité : Jean-Jacques Urvoas (PS) préconise la création de « zones de sécurité prioritaires »


11/08/2011 – 18h00
QUIMPER/KEMPER (NOVOpress Breizh) —
Réagissant à l’affaire du parking de Marseille abandonné à une bande de « jeunes » racketeurs, Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère en charge des questions de sécurité au PS,  s’est prononcé, dans un entretien accordé au site Atlantico, sur la politique à mener en matière de sécurité. Si cet inconsolable strauss-kahnien fait un constat lucide de la situation, s’il n’ose plus invoquer ouvertement les poncifs habituels (chômage, pauvreté etc…) concernant les facteurs de la délinquance, il demeure prudemment dans le non-dit quant à la cause profonde du problème. Politiquement correct oblige.

Pour le député socialiste l’affaire du parking de la cité phocéenne « est une confirmation de la situation d’abandon dans laquelle se trouve une ville. (Marseille) est en sous-effectifs policiers depuis des années, pour ne pas dire une décennie. La succession des ministres n’y fait rien. On utilise toujours les mêmes expédients, qui ne sont malheureusement pas des réponses. C’est la ville la plus violente de France. En moins de deux ans, il y a eu plus de quarante morts par balle. Les cambriolages augmentent, comme les agressions, et les effectifs policiers sont en baisse constante et impressionnante depuis plusieurs années. »

« Vous avez, précise Urvoas, de nombreux endroits dans Marseille, notamment dans les quartiers du Clos de la Rose ou de la Castellane, où ce sont des espaces publics – des rues, des halls d’immeubles – où il y a une appropriation similaire de l’espace public par quelques voyous… Je suis allé à cent mètres de la Cannebière avec le maire du quartier, Patrick Menucci : il y a des rues entières où je suis convaincu qu’un citoyen ne peut pas passer. »

A la question de savoir si cette situation se retrouve dans d’autres villes de France, J.J. Urvoas affirme que « c’est une situation que l’on retrouve à une ampleur différente dans d’autres villes et régions, évidemment dans la banlieue parisienne, mais pas seulement. », évoquant « des quartiers de Toulouse ou au Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin. »

Marseille : le parking du racket par les "jeunes"
Marseille : le parking du racket par les "jeunes"

Constatant que la politique menée par Nicolas Sarkozy n’a rien réglé, le député breton estime « qu’il faut bâtir localement des stratégies locales de sécurité. La police agit partout avec la même doctrine d’emploi. Il faut donner aux chefs de police locaux la possibilité de discuter avec les élus et les procureurs des spécificités et urgences locales. »

L’État devrait selon lui créer des « zones de sécurité prioritaires », car « tous les problèmes ne sont pas égaux partout. Il y a des urgences qu’il faut traiter comme telles. Il faudra probablement définir une cinquantaine de zones de sécurité prioritaires dans lesquelles l’État concentrera des moyens différents. Il y aura un redéploiement des effectifs là où on a besoin d’eux. »

Ces « zones de sécurité prioritaires » risquent fort de recouper les « zones urbaines sensibles » créées par la loi du 14 novembre 1996 relative à la mise en œuvre du Pacte de relance pour la ville, dans lesquelles vivent une majorité de populations originaires du Maghreb, de Turquie et d’Afrique sub-saharienne. Une réalité qu’il n’est pas question, bien entendu, pour Jean-Jacques Urvoas d’évoquer ouvertement. Dans ce domaine, le non-dit demeure la règle de la bien-pensance politico-médiatique. Un cas de schizophrénie apparemment difficile à guérir.

[Tribune libre] La France existe encore, elle s’est réfugiée au pays basque

[Tribune libre] La France existe encore, elle s’est réfugiée au pays basque

Bien sûr, il faut s’écarter bien vite des orgies stakhanovistes des « fêtes de Bayonne », ce disneyland de l’ivrognerie. Bien sûr, il faut oublier au plus tôt les visages ruisselant de sueur et d’alcool de ces filles de 15 ou 16 ans, jetées aux lions par des parents criminels n’ayant pas perçu l’abaissement du monde accompli depuis les ferias de leur propre adolescence, titubant en soutien-gorge dans des rues transformées en sentines breneuses et qui expliqueront demain à un procureur médusé qu’elles pensent avoir été violées mais ne se souviennent ni quand, ni comment, ni par qui. Bien sûr, il faut également ignorer les ridicules et schizophrènes samizdats « antifascistes » tapissant les murs de la ville et prétendant interdire celle-ci à tous les mal-pensants, les calicots « Antifaxista ! » pendouillant piteusement entre deux flaques d’urine ou de vomis…

Mais une fois extirpé de ce magma populacier et éructant tentant de s’oublier quelques heures avant de rejoindre la morosité climatisée d’existences sans passion, une fois empruntée la première route de campagne et une fois partagé le premier repas communautaire dans un microscopique village à la beauté sobre et altière accrochée au contreforts de la montagne, quel renouveau ! Quelle rédemption ! Quel émerveillement ! C’est tout un peuple et une histoire qui s’offrent à vous dans leur chaleureuse et digne virilité. Les mains puissantes des dynasties paysannes se posent sur vos épaules, les chants ancestraux s’élèvent et les danses s’organisent… A mille lieues des folklores artificiels et des reconstituions touristiques, une identité vivante et sereinement vécue étale sans fioritures sa fierté et sa joie. Des enfants de 8 ans, bérets sur la tête, échangent des commentaires experts sur la dernière corrida tandis que leurs parents s’activent autour des grilles rougeoyantes sur lesquelles cuisent en frémissant les steacks de thon aux effluves alléchantes. Des jeunes filles servent des verres aussi généreux que leurs formes girondes et distribuent des sourires aux vieillards qui leur répondent d’un amical clin d’œil. On ne cesse de parler basque que pour intégrer à la conversation « l’étranger » de Bordeaux ou de Paris que l’on brocarde affectueusement…

Occasion rare et précieuse d’apercevoir ailleurs que dans un film en noir et blanc un véritable peuple, de ressentir tout le sens et la beauté de ce mot si galvaudé. Ici, les visages des hommes, pièces de cuir tannées, constellées de ridules infiniment expressives et percées d’un regard fixe et incandescent, sont si différents des minois chichiteux et minaudant des faux dandys parisiens qu’on ne peut douter qu’il s’agisse de deux races aussi étrangères que celles des vivants et des morts.

Occasion aussi de se souvenir que lorsque la danse n’est pas obscène et pitoyable imitation de gogo danseuse californienne mais harmonie du corps et de la musique, il est peu de choses d’une plus grande beauté qu’une femme chaloupant et valsant au son d’un orchestre inspiré.

On a envie de s’arrêter, de s’ancrer en ce lieu, de plonger les deux mains dans la terre jusqu’à que celles-ci deviennent des racines et nous lient à jamais à cet endroit. Mais l’on n’est pas d’ici et les greffes sont rares et difficiles, c’est d’ailleurs sans doute là l’une des grandes forces du pays.

Puisse ce peuple comprendre qu’il n’est pas épargné par miracle, que les premières fissures apparaissent déjà ici ou là et que seule une lutte vigilante et acharnée pourra permettre de préserver demain cette ébauche de paradis.

[box class=”info”]Source : blog A moy que chault![/box]

[box class=”warning”]Photo : Village de Ainhoa (Pays Basque). Crédit photo Frédérique PANASSAC, licence Creative Commons[/box]

Plus de 150 millions d’euros de fraudes à l’assurance maladie détectés en 2010

Plus de 150 millions d’euros de fraudes à l’assurance maladie détectés en 2010

11/08/10 – 09h30
PARIS (NOVOpress)
– Le directeur de la répression des fraudes à l’assurance maladie a indiqué hier que le montant des fraudes détectées et stoppées s’était élevé en 2010 à 156, 3 millions d’euros.
Un chiffre considérable qui donne une idée vertigineuse du montant réel du total des fraudes annuelles.

Sur le chiffre dévoilé, 71,1 millions viennent des hôpitaux et cliniques, 12,7 millions des infirmiers libéraux, 6,8 des ambulanciers, 4,9 des médecins, 3,8 des dentistes, 3,5 des pharmaciens et 2,5 des kinésithérapeutes.

Par ailleurs chez les assurés sociaux le poste le plus important concerne les indemnités journalières pour arrêts maladie abusifs (l’Assurance maladie classe ceci en abus et non pas en fraudes comme ci-dessus). En 2010, 2,34 millions de contrôles ont permis de faire cesser de nombreux arrêts de maladie abusifs représentant une économie de 398 millions pour l’assurance maladie.

Algues vertes : Nathalie Kosciusko-Morizet sombrerait-t-elle dans l’intégrisme ?

Algues vertes : Nathalie Kosciusko-Morizet sombrerait-t-elle dans l’intégrisme ?

11/08/2011 – 08h00
SAINT-BRIEUC (NOVOpress Breizh) — «Toutes les plages où les algues ne pourront être intégralement ramassées au quotidien devront être fermées pour des raisons de sécurité sanitaires. »

En visite sur les plages normandes mardi la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, est revenue sur la question des algues vertes qui empoisonnent chaque été certaines côtes bretonnes. Une prise de conscience du problème qui contraste avec la légèreté des propos présidentiels sur la question.

Les résultats des analyses opérées sur les 36 sangliers morts en juillet sur la plage de Morieux dans les Côtes d’Armor ont semble-t-il convaincu la ministre de l’Ecologie de la dangerosité des algues vertes. NKM reconnait que ceux-ci « tendent à montrer que c’est vraiment l’hydrogène sulfuré issu de la décomposition des algues qui est la cause majeure » de la mort des animaux.

« Un jour il faut que ça s’arrête. Ca fait 20 ou 30 ans que ça dure », a martelé la ministre qui a rappelé que « l’urgence, c’est la mise en oeuvre du plan algues vertes ». Ce plan, qui doit être signé en septembre pour ce qui concerne la baie de Saint-Brieuc – la plus touchée – doit conduire « des centaines d’exploitations à se transformer ». NKM reconnait l’évidence, à savoir que « l’agriculture a une part importante dans les nitrates qui sont produits en Bretagne et se retrouve dans les rivières », admettant qu’il faudra du temps pour modifier un système hyper-productiviste qui existe « depuis des dizaines d’années ». La ministre estime qu’il faut « trouver un équilibre » notamment avec le tourisme, dont on connait l’importance pour la région.

Algues vertes : Nathalie Kosciusko-Morizet sombrerait-t-elle dans l’intégrisme ?Des propos qui contrastent avec ceux tenus le 7 juillet dernier par Nicolas Sarkozy à Crozon. Evoquant le problème des algues vertes, ce dernier avait en effet qualifié les défenseurs de l’environnement d’« intégristes » (sic), et ne voulant pas froisser, pour des raisons électorales évidentes, le lobby de l’agriculture productiviste, il avait confirmé que l’Etat soutiendrait des mesures palliatives comme les actions de ramassage, mesures que François Fillon avait déjà annoncées l’année dernière.

Reste à voir si la volonté affichée mardi par madame Kosciusko-Morizet de régler cette question, qui remet en cause tout un système de production – ce qui prendra nécessairement du temps – sera suivie d’effets. L’urgence est bien de fermer le robinet à nitrates. Ce sera effectivement plus difficile que de fermer les plages, mais c’est pourtant la seule solution.

UE : une nouvelle libéralisation des échanges agricoles repoussée in extremis

UE: une nouvelle libéralisation des échanges agricoles repoussée in extremis

10/08/11 – 07h00
PARIS (NOVOpress)
– La proposition d’accord de libéralisation des échanges agricoles entre le Maroc et l’Union Européenne a été rejetée par la Commission agricole du Parlement européen.

Ce nouvel accord, qui aurait eu pour conséquence une très forte augmentation de la quantité de marchandises agricoles importées exonérées de droits de douane, notamment dans le secteur des fruits et légumes marocains qui aurait représenté une nouvelle concurrence déloyale pour les producteurs européens, a été rejeté par la Commission qui a avancé des motifs de sécurité alimentaire, de protection de l’environnement et des répercussions économiques très négatives .

Cette opposition à un nouvelle vague de libéralisation a été saluée par le syndicat agricole indépendant la Coordination Rurale qui rappelle néanmoins que la situation reste périlleuse !

En effet, malgré leurs efforts pour abaisser leurs coûts de production, les producteurs européens et français, ne sont pas en mesure d’être compétitifs du fait du coût du travail et des contraintes environnementales qui leur sont imposées.

Le Parlement européen se révèle donc le dernier et fragile rempart des agriculteurs face à la libéralisation forcenée que veut appliquer la Commission européenne pour le plus grand profit des multinationales agro-alimentaires.

A Deir Ezzor, L’Express nous refait le coup de Hama

A Deir Ezzor, L’Express nous refait le coup de Hama

09/08/2011 – 08h00
DAMAS (InfoSyrie) — « L’armée attaque Deir Ezzour »
. On peut dire que L’Express, sur son site, maintient la pression et la tension sur son lectorat, au moins autant que sur le gouvernement syrien.

Les forces syriennes se sont en effet déployées autour de la ville de l’est, non loin de la frontière irakienne, et ont entrepris d’y rétablir l’ordre : des opposants ont dressé des barricades dans la ville et, comme tout le monde le sait, sauf apparemment les grands médias du type L’Express, certains de ces opposants sont armés.

Les chefs de tribus de la région de Deir
Les chefs de tribus de la région de Deir

Il nous faut d’ailleurs rappeler, puisque notre « confrère » ne le fait pas, que les chefs de tribus de la région de Deir (Tribus d’Obeid, Bouchaaban, Douleim, Jheiche et Jabbour) avaient par le biais d’un communiqué, et aussi d’une délégation reçue à Damas, demandé aux autorités de rétablir l’ordre à Deir Ezzor. Radio France International s’est d’ailleurs – quand même – fait l’écho, dimanche 7 août, de cette démarche : si les représentants traditionnels de la population en appellent à l’armée, c’est bien qu’il y a problème, non ?

Un « best of » de la désinformation

Mais L’Express ne s’en tient pas à son titre sensationnaliste et on peut dire qu’il nous offre un véritable « digest » de propagande anti-régime comme on a appris à l’ « apprécier » depuis quatre mois et quelque. Jugez plutôt :

Comme de nombreux médias atlantistes : un « best of » de la désinformation
L’Express maintient la pression et la tension sur son lectorat, au moins autant que sur le gouvernement syrien

– d’abord on assène le chiffre effrayant des victimes civiles : 42 selon la Ligue syrienne des droits de l’homme d’Abdel Karim Rihaoui, un concurrent, pas plus crédible a priori, que Rami Abdel Rahmane et son OSDH. Mais on recycle pour l’occasion les incontournables snipers bacharistes postés sur les toits pour décimer les protestataires, aperçus donc par les « comités de coordination locaux » qui collectent les infos pour les cyber-propagandistes de l’opposition ;

– on a même droit aux révélations sensationnelles d’un soldat déserteur – un officier d’un corps d’élite nous assure-t-on – qui dans un entretien accordé au site arabe Asharqal Aswatet relayé par le Nouvel Observateur – affirme que l’armée syrienne a reçu l’ordre « de mener à bien une opération de génocide » sans épargner les femmes et les enfants. Rien que ça ! On pense au bouleversant témoignage d’un autre renégat de l’armée syrienne – tout aussi imaginatif – ce colonel Harmoush qui avait expliqué à la BBC qu’il avait retardé l’entrée de l’armée à Jisr al-Choughour en posant des mines avec une dizaine de mutins (voir « Encore une baudruche qui se dégonfle » mis en ligne le 27 juin) ;

– ensuite on nous explique que Bachar est « lâché par ses alliés » : Ha bon, la Russie, l’Iran et le Liban ont rappelé leurs ambassadeurs ? La Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud envisagent cette fois de voter le projet de résolution onusien de Sarkozy ? L’Irak ne veut plus du gazoduc irano-irako-syrien ? Hugo Chavez s’est rallié au point de vue américain ?

En fait non, c’est juste que la Ligue arabe a fait part au président syrien de sa « grande angoisse » – que ne le fait-elle à propos de la Libye, du Yémen ou du Bahrein ! – et que le Conseil de coopération du Golfe – qui regroupe les exemplaires démocraties saoudienne, émiratie, bahreïnie, qatarie et koweitienne – dénonce l’« augmentation de la violence et l’usage excessif de la force en Syrie » – et la répression saoudienne au Bahrein par l’armée saoudienne, n’a-t-elle pas été quelque peu excessive ? Et aussi que la Turquie envoie à Damas son ministre des Affaires étrangères avec un message paraît-il « déterminé » du Premier ministre Erdogan.

Si ce sont là les « alliés » qui « lâchent » Bachar, celui-ci peut encore dormir sur ses deux oreilles !

Méthode Coué pro-américaine

Pour finir ce best of de la désinformation, L’Express, alors que les vidéos montrant des insurgés armés tenir des quartiers de Hama, ou d’autres profaner des cadavres de policiers ou de partisans du régime, sont visibles partout sur la toile, L’Express qui relaie sans ciller ni vérifier toutes les affirmations de l’opposition exilée, L’Express donc se permet de parler méprisamment des « agissements présumés de groupes armés extrémistes » invoqués par Damas.

A ce degré de mauvaise foi, on prendra l’hebdomadaire pour ce qu’il est, un agent d’influence atlantiste, qui façonnera le plus longtemps possible à l’intention de ses lecteurs et de ses soutiens financiers une réalité virtuelle. Laquelle se heurtera immanquablement aux réalités de terrain : Bachar et son régime conservent d’importants soutiens populaires, l’opposition est divisée et « plombée » par une aile activiste et islamiste téléguidée de l’étranger, Moscou et Téhéran ne laisseront pas tomber Damas… On continue ? Non car c’est inutile : dans cette affaire syrienne L’Express, comme beaucoup de ses confrères, fonctionne selon le principe de la bonne vieille méthode Coué, recyclée dans une perspective atlantiste. Et est donc inaccessible à notre argumentation.

[box class=”info”]Article publié initialement le 8 août 2011 sur le site infosyrie.fr. Reproduit avec leur aimable autorisation.[/box]