Apologie de la démocratie directe dans le Rhône ou l’hypocrisie de la classe politique

Apologie de la démocratie directe dans le Rhône ou l’hypocrisie de la classe politique

13/10/2011 – 18h30
LYON (NOVOLyon) – Selon la fédération du Rhône du Parti socialiste, 70.000 personnes ont participé aux primaires socialistes dans le département. Ce nombre correspond à 7 % des électeurs inscrits sur les listes électorales.

Le peuple et ses représentants vus par KonkTrès justement, la fédération socialiste voit, dans cette mobilisation massive, un avènement de la démocratie directe. D’ailleurs, dès les premiers résultats, le charivari médiatique s’est mis en route. Tous les candidats socialistes se sont attribué ce succès, paradant sur les plateaux de télévision pour encenser cette « démocratie directe » parée de toutes les vertus. Pourtant, ce sont ces mêmes élus et candidats qui la condamnaient en 2009 et en 2010 lorsque les Suisses avaient « mal voté ». En novembre 2009, ils étaient nombreux à critiquer le processus de démocratie directe représenté par la votation suisse, lors du référendum sur l’interdiction des minarets. Des critiques similaires ont fusé en 2010, lorsque les Suisses ont récidivé en refusant le droit de vote des étrangers !

Là où la démocratie directe est considérée comme un acte citoyen lors d’élections internes à un parti, elle est vilipendée par la classe politique comme le pire des maux pour la société. Ainsi la démocratie directe fait peur. Il est donc nécessaire de rappeler aux élites politiques que la démocratie directe est la voix du peuple. Son résultat n’a pas à être interprété, transformé ou contourné* mais seulement accepté.

Attardons nous sur le cas du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb. Pilier du Parti socialiste depuis plus de vingt ans, il a habitué les Lyonnais à… rien ! La démocratie directe n’existe pas, les Gones et les Fenottes ne sont jamais consultés sur les décisions importantes à prendre sur l’avenir de la capitale des Gaules. Et pourquoi leur demander puisqu’ils n’ont pas de velléité à faire entendre leurs voix ? La simple évocation du principe de subsidiarité, si cher à Charles Maurras et Proudhon, de parlements provinciaux, de démocratie directe et de référendum populaire n’évoquent plus rien à des citoyens habitués à ne rien dire et à subir.

D’ailleurs à quoi bon s’offusquer puisque les Lyonnais et les Français en règle général savent très bien que ce ne sont plus les hommes politiques qui décident pour eux.

Dans un extrait de son livre « Et si la France s’éveillait », le sénateur-maire de Lyon ne peut s’empêcher de nous révéler que le peuple et ses représentants ne dirigent plus la France. D’ailleurs, Gérard Collomb ne se plaint pas de cet état de fait, ne soyez pas naïfs, il s’en prend à Nicolas Sarkozy, car il continue de croire ou plutôt de nous faire croire que le peuple français décide pour lui-même.

Extraits de « Sarkozy, le plus hexagonal de nos présidents » :
[box]Urne électorale« En France, nos joutes politiques continuent à s’organiser comme si tout pouvait encore se décider dans le seul cadre hexagonal, comme si nous étions maîtres de tout, comme si l’économie et la société françaises n’étaient pas désormais totalement immergées dans un monde qui a vu se réduire à la fois le temps et l’espace, comme si nous pouvions encore décider et agir seuls. (…) Nous faisons croire qu’il nous est possible de mener à notre guise des politiques de relance, des politiques salariales, des politiques de protection sociale totalement déconnectées de celles de nos voisins, comme si nous n’étions pas liés par des interdépendances de plus en plus fortes. D’où ce raisonnement simpliste de la France seul maître à bord, qui est, pour nous, une tentation permanente. Cette fâcheuse tendance marque évidemment la politique de Nicolas Sarkozy, le plus hexagonal et le plus jacobin des présidents que nous ayons eus. Ma conviction est que Nicolas Sarkozy se perd, et la France avec lui, dans cette croyance en la toute-puissance de l’Etat-nation, mais que la gauche n’échappe pas davantage à cette illusion. »[/box]

En clair, le peuple ne décide plus de l’avenir de la France et les décisions ne se prennent plus dans l’isoloir. Avouons le, on s’en doutait un peu… Mais une question demeure : où se prennent les décisions si nous ne sommes plus « maîtres à bord » et que l’on ne décide « plus dans le seul cadre hexagonal » ? La réponse se fait attendre…

*comme cela a été fait pour le référendum pour le Traité de Lisbonne. Le non avait été majoritaire, mais M. Sarkozy a quand même ratifié le traité en détournant la constitution.

Victoire judiciaire pour les vignerons frondeurs du Bordelais

Victoire judiciaire pour les vignerons frondeurs du Bordelais

13/10/2011 – 16h30
BORDEAUX (Infos Bordeaux) – En septembre dernier, plusieurs vignerons assignés devant le tribunal d’instance de Libourne par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) – pour refus de payer leurs cotisations –, ont déposé une Question prioritaire de constitutionalité (QPC).

Selon leur avocat, Me Georges, la question prioritaire de constitutionnalité s’appuie sur une décision de la Commission européenne de décembre 2008, qui estime que les cotisations volontaires obligatoires, exigées par le CIVB, sont des ressources publiques, avalisées dans le code rural français sans que leur constitutionalité n’ait été analysée.

Le tribunal d’instance de Libourne leur a donné raison en renvoyant la QPC devant la cour de cassation. « La justice vient de dire que lorsqu’une interprofession réclame une cotisation volontaire, cela n’a rien d’évident », s’est félicité Me Frédéric Georges, qui espère désormais que la Cour de cassation saisisse le Conseil constitutionnel.

Selon le Comité d’action des vignerons de Bordeaux, dont font partie les vignerons incriminés, « c’est une grande victoire ». Son président, Dominique Techer, justifie les raisons de son combat : « les vignerons de Bordeaux et ceux d’ailleurs, ont aujourd’hui de bonnes raisons de suspendre le paiement de cotisations sur la légalité desquelles la justice elle-même s’interroge ». « Si les adhésions étaient libres, seuls 3% des vignerons paieraient leurs cotisations (…) qui sont une très grosse charge et un impôt inéquitable ».

[box class=”info”]Crédit photo : Infos Bordeaux[/box]

Les militants de Cannes-Identitaire brisent le cercle du silence [vidéo]

Les militants de Cannes-Identitaire brisent le cercle du silence [vidéo]

13/10/2011 – 14h30
CANNES (NOVOpress) – Depuis plusieurs années, à la suite d’une initiative de moines à Toulouse, RESF (Réseau éducation Sans frontières) organise des cercles du silence pour protester contre les expulsions des clandestins. A Cannes, ces cercles ont lieu chaque premier jeudi du mois.

Le 6 octobre, les militants de Cannes-Identitaire ont participé à ce cercle… de manière très bruyante.

Quand pesticides et nitrates plombent les factures d’eau

Quand pesticides et nitrates plombent les factures d’eau

13/10/2011 – 12h30
PARIS (NOVOpress Breizh) – Un rapport du Commissariat général au développement durable (CGDD) met en évidence le coût très élevé du traitement de l’eau en France, un coût lié pour l’essentiel aux pollutions d’origine agricole. Des pollutions dues à l’absence de volonté de l’Etat de remettre en cause un modèle hyper-productiviste dont ménages et contribuables font les frais.

Publiée sur Internet, cette étude analyse certaines dépenses entraînées par les pollutions agricoles diffuses dues aux apports excédentaires d’azote et de pesticides. Rappelant tout d’abord que les rejets de nitrates dans les rivières et sur le littoral atteignent 806 000 tonnes « dont environ 715 000 tonnes proviennent de l’agriculture et de l’élevage, soit 88,7 % », les auteurs du rapport identifient trois types de coûts : les dépenses supplémentaires des ménages entraînées par les pollutions agricoles des captages d’eau potable qui ne concernent qu’une infime partie des ressources aquatiques polluées ; le coût ( évalué partiellement) des autres impacts marchands de ces pollutions ; les coûts de dépollution de la ressource et des milieux aquatiques vis-à-vis des nitrates et pesticides agricoles transférés et accumulés dans ces milieux, basés sur les coûts unitaires connus des actuels procédés de traitement de potabilisation.

Campagne bavaroise : 30% en moins d'azotes et de pesticides

Pour les ménages, le rapport du CGDD évalue les dépenses additionnelles générées par ces pollutions à une somme comprise entre 1.000 et 1.500 millions d’euros, dont 640 à 1.140 millions d’euros répercutés sur la facture d’eau, représentant entre 7 et 12% de cette facture en moyenne nationale. Quant aux ménages des localités les plus polluées, ces dépenses supplémentaires pourraient atteindre 494 €/ ménage ou 215 €/ personne, soit un surcoût de près de 140% de la facture d’eau. « Malgré ces dépenses additionnelles de traitement de l’eau, plus de 8 % des Français ont été alimentés au moins une fois dans l’année 2008 par de l’eau contaminée en pesticides à une concentration supérieure aux normes de potabilité » soulignent les auteurs du rapport.

A ce coût, il faut encore ajouter, toujours pour les ménages, la consommation d’eau en bouteille liée à la pollution (220 M€/an), le filtrage de l’eau du robinet à domicile (140 à 160 M€/an) ; pour l’Etat et les collectivités locales, le traitement des algues vertes (entre 100 et 150 M€/an) et le coût du contentieux entre l’État et Bruxelles sur la qualité des eaux (non chiffré).

Reprenant les observations faites en 2010 par la Cour des comptes sur la qualité de l’eau le CGDD fait remarquer par ailleurs que des pays comme le Danemark et la Bavière ont réussi, en responsabilisant leurs agriculteurs sur des actions préventives, à réduire de 30 % leurs consommations d’azote et de pesticides au bénéfice de la qualité de leurs eaux.

La France, elle, a préféré généraliser des pratiques de traitement de ces pollutions à l’entrée des réseaux d’eau potable. Or ces traitements s’avèrent 2,5 fois plus coûteux au mètre cube traité que la prévention opérée en Bavière, et ils n’améliorent pas la qualité de la ressource. Reprenant les conclusions de la haute juridiction financière, le CGDD attribue ces résultats décevants à « l’insuffisante volonté de l’Etat de remettre en cause des pratiques agricoles durablement marquées par l’encouragement au productivisme et le choix d’une agriculture intensive ».

[box] Crédit Photos : « Nettoyage des déchets, plage de Morgat », Lamiot, sous licence Creative Common. « Campagne bavaroise, chapelle de Laibarös », Johannes Otto Först, sous licence Creative Common. [/box]

Les dessous de Laurence Parisot [tribune libre] [vidéo]

Les dessous de Laurence Parisot

Ne paraissant se soucier ni de la crise économique et financière, ni de la sortie du volume programmatique du Medef pour 2012, Besoin d’air 2, la présidente du Medef Laurence Parisot (par ailleurs propriétaire de l’institut de sondages Ifop)  a pris officiellement parti dans la campagne présidentielle en cosignant un ouvrage lamentable, Un piège bleu Marine (Calmann-Lévy) et en prenant donc position dès à présent contre le Front national. L’argumentaire insigne, façon « Marie Chantal chez les prolos », explique doctement aux ouvriers français que « voter Marine, ce n’est pas bien ». Pour cette tenante du libéralisme mondialisé le plus échevelé (adepte d’une France « ouverte » et « métissée »), évidemment membre du Siècle, l’élection de Marine Le Pen entraînerait « l’effondrement immédiat de l’économie » et « une cascade très rapide de catastrophes ».

 

Se présentant en parangon de vertu et en impartiale donneuse de leçons, Parisot s’est associée dans l’affaire avec une certaine Rose Lapresle, qui a sans doute collationné et rédigé l’essentiel de ce mince volume de 144 pages en gros caractères. Sur cette « Rose Lapresle », pratiquement rien, sur Google. En revanche, il est relativement aisé de découvrir qu’il s’agit en réalité de Rosine Lapresle-Tavera, le « coach » très personnel – et plus que discret – de la patronne du Medef, que d’aucuns comparent à un véritable « gourou ». Pourquoi ce changement de prénom ? Peut-être parce que son nom avait défrayé la chronique en janvier 2009 lorsqu’il était apparu qu’elle était, via sa société de conseil Elzévir, l’employée la mieux payée du Medef, avec des versements de 25 000 euros par mois pour un mi-temps (soit 272 400 euros H.T. rien que pour 2008). Ancien professeur de philosophie, cette femme élégante, qui s’est reconvertie dans la graphologie et le conseil aux entreprises, émargeait déjà au conseil d’administration d’Optimum, une société de Parisot, avant qu’elles n’entrent de concert au Medef.

 

Dans Enquête sur le patronat – dans les coulisses du scandale Medef/UIMM (Plon) (voir la vidéo “Scandale UIMM : la vérité”   et l’article du Figaro “Parisot face au nouveau scandale de l’UIMM” ) de Guillaume Delacroix , on apprend que nombre de hauts salariés du Medef connurent des déboires, voire furent licenciés, pour s’être intéressés de trop près à ce contrat et à cette relation fusionnelle : « C’est elle qui souffle à l’oreille de la patronne de l’Ifop de devenir un jour présidente du Medef […] Dans la vie compartimentée de Laurence, Rosine devient la pièce centrale, le PC de Rosny-sous-Bois. » On découvre aussi que Lapresle-Tavera est à l’origine de l’embauche des principaux collaborateurs de Parisot. Dans sa biographie non autorisée, de Laurence Parisot, Une femme en guerre (L’Archipel), Fanny Guinochet raconte aussi par le menu les multiples rendez-vous discrets de la patronne des patrons dans l’appartement personnel de sa coach (qui abrite aussi ses bureaux), où elle reçoit en « maîtresse de maison » les leaders syndicaux ou les patrons des principales fédérations. Comme l’indique L’Express (22 janvier 2009), « quand la présidente du Medef s’emporte trop fort, c’est Rosine Lapresle et ses vertus apaisantes que l’on appelle à la rescousse »…

 

[box class=”info”] Source : Faits & Documents  n°322, 1er-15 octobre 2011. Avec leur aimable autorisation. [/box]

[box]Crédit photo : MEDEF sur Flickr. Licence CC. Laurence Parisot, Nicolas Sarkozy.[/box]

Montebourg/Identitaires : Christian Estrosi a-t-il eu un éclair de lucidité ? [vidéo]

Montebourg/Identitaires : Christian Estrosi a-t-il eu un éclair de lucidité ? [vidéo]

12/10/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) –
Pourtant habitué à énoncer des erreurs manifestes ou des mensonges éhontés, le député-maire de Nice, Christian Estrosi, semble avoir eu un éclair de lucidité.

Interrogé par I-Télé mardi 11 octobe, il a affirmé aux alentours de 14 minutes 50 de l’émission, au sujet d’Arnaud Montebourg : « À se demander d’ailleurs si des électeurs de Marine Le Pen ou des Identitaires ne sont pas allés voter dimanche ? » Tout en plaçant la démondialisation à la gauche de l’extrême gauche…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Demain, le grand remplacement ? entretien avec Renaud Camus [audio]

Demain, le grand remplacement ? entretien avec Renaud Camus [audio]

12/10/2011 – 13h30
PARIS (NOVOpress) – Renaud Camus, écrivain et président du parti de l’In-nocence est l’auteur d’une centaine d’ouvrages, de romans et d’essais. Il publiera deux livres début novembre : Le Grand Remplacement (D. Reinharc), et Décivilisation (Fayard). Ils forment tous deux l’analyse politique à l’origine de son engagement dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2012.

Il a accepté de nous présenter ses ouvrages et de nous parler de son engagement politique.

[box class=”info”]Photo : réunion organisée à Lunel en 2010 par Jean-Baptiste Santamaria sur le thème du grand remplacement avec Renaud Camus (à droite), en présence de Richard Roudier (à gauche) de la Ligue du Midi. Crédit : DR[box]

[MEDIA not found]

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés !

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés!

Au fait, parmi les 2,5 millions de votants à la primaire socialiste – officiellement intitulée « primaire citoyenne », dans cette logique qui voit la gauche s’attribuer le monopole de la « citoyenneté » –, combien y avait-il d’étrangers et de mineurs qui ne participeront pas à l’élection présidentielle ?

Le Parti socialiste avait en effet décrété que pouvaient voter « les citoyens étrangers membres du PS ou du MJS » (le Mouvement des jeunes socialistes, présidé par Laurianne Deniaud), ainsi que « les mineurs membres du PS ou du MJS », qu’ils soient ou non en âge de voter en avril prochain. En revanche, les étrangers non encartés au PS n’avaient pas, eux, le droit de voter… Faut pas déconner.

« Citoyen étranger »

Par sa formule de « citoyen étranger », le PS bafoue carrément la Constitution de la Ve République qui associe nationalité et citoyenneté. Selon la loi française, un citoyen est un « homme ou [une] femme âgé(e) de plus de 18 ans, né(e) de parents français ou étrangers naturalisés », qui, par définition et sauf décision de justice contraire, possède le droit de vote et celui d’être élu.

Parler de « citoyen » au sujet d’un ressortissant étranger relève de l’idéologie pure, de celle qui con duit à parler de « citoyen du monde » ou à vouloir instaurer le droit de vote pour les étrangers.

De fait, la composition du corps électoral de cette primaire confirme la pertinence de l’analyse du think tank de gauche Terra Nova, estimant que le PS cherche à remplacer la défection des « classes populaires » au profit des citoyens issus de l’immigration, voire des immigrés eux-mêmes.

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés!

« La France de demain »

Au jour symbolique du 10 mai 2011, Terra Nova avait publié une étude sociologique très commentée : « Gauche: quelle majorité électorale pour 2012 ? ».

Notant le rétrécissement du « socle historique de la gauche », du fait de la contraction de la population ouvrière et du glissement à droite de celle-ci, les trois auteurs notaient l’apparition d’un nouvel électorat de gauche, désigné sous le nom de « La France de demain », à savoir « les minorités et les quartiers populaires »

« La France de la diversité, expliquaient- ils, est presque intégralement à gauche. L’auto-positionnement des individus révèle un alignement des Français d’origine immigrée, et plus encore de la deuxième génération, à gauche – de l’ordre de 80-20. On retrouve des scores de cette ampleur dans les bureaux de vote des quartiers populaires, et encore de 62-38 dans les zones urbaines sensibles. »

Telle est bien la tentation de la gauche en général et du Parti socialiste en particulier: puisque les prolos votent « populiste » ou tout simplement à droite – comme au deuxième tour de la présidentielle de 2007, où l’électorat ouvrier s’est porté à 50 % sur le candidat de droite, fait sans précédent dans l’histoire de la démocratie française –, il faut modifier le peuple et même le dissoudre, au sens propre, au sein d’un corps électoral élargi à tous ceux qui résident en France…

Si certains doutaient que le PS veuille véritablement accorder à son arrivée au pouvoir le droit de vote aux immigrés, la primaire vient de montrer que, dès qu’ils tiennent les urnes, c’est chose faite.

Antoine Vouillazère

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 12 octobre. En kiosque ou sur Internet.
Dessin d’Aramis dans le même numéro de Minute. [/box]

Prévu aujourd’hui, le procès d’Houria Bouteldja est reporté

Prévu aujourd'hui, le procès d’Houria Bouteldja est reporté

12/10/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) – Le procès d’Houria Bouteldja aura-t-il lieu un jour ? Pourra-t-on un jour condamner ses propos racistes sur les « souchiens » ? L’on peut légitement se poser la question lorque l’on apprend que le procès, conséquence d’une plainte de l’Agrif, prévu aujourd’hui est reporté en raison de la “maladie” d’une employée du Tribunal en charge de ce dossier.

Dans un communiqué, le Bloc Identitaire condamne fermement la dérobade judiciaire et maintient la mobilisation.

Pour le Bloc Identitaire, « à qui fera-t-on croire que l’indisponibilité d’une seule personne puisse constituer la véritable cause de report d’un procès aussi dérangeant pour l’ensemble de la classe politique ? Si c’était le cas, cette situation serait révélatrice de la déconfiture de l’ensemble de l’appareil judiciaire. »

De plus, toujours selon le Bloc Identitaire, « cette affaire qui remonte à plus de quatre ans s’annonce comme un véritable fiasco judiciaire car elle démontre qu’il existerait une double échelle des peines et des traitements. Pour injures raciales, un simple quidam “sous-chien” sera présenté en comparution immédiate, fera l’objet de lourdes amendes, éventuellement de prison avec sursis et depuis peu de mesures de détention provisoire… Et inutile de s’attarder sur les écrits de dirigeants identitaires dont les condamnations se chiffrent en dizaines de milliers d’euros. »

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Le score d’Arnaud Montebourg annonce de profonds bouleversements politiques

Le score d’Arnaud Montebourg annonce de profonds bouleversements politiques

11/10/2011 – 18h45
PARIS (NOVOpress) –
Le vrai gagnant de la primaire du Parti socialiste est Arnaud Montebourg. Et ce, sans aucun doute possible. Le député et président du conseil général de Saône-et-Loire obtient 17 pour cent des suffrages soit près du double des estimations qu’indiquaient les sondages. C’est lui qui fera le vainqueur du second tour de cette primaire. Plaçant au coeur de sa campagne la démondialisation, la morale publique, la lutte contre la corruption, Arnaud Montebourg a montré que ses électeurs voulaient des transformations profondes.

17% pour le candidat de la démondialisation, candidat décrié par l’hyperclasse mondiale (d’Alain Minc à Daniel Cohn-Bendit en passant par Manuel Valls et… les altermondialistes d’Attac), c’est la marque manifeste que les citoyens veulent se réapproprier leur destin, que les discours lénifiants sur la mondialisation heureuse ne fonctionnent plus, qu’une partie du peuple veut se faire entendre pour exprimer sa volonté d’en finir avec ces vielles élites qui nous ont menés à la crise.

Mais surtout ces 17% dépassent largement la simple candidature d’Arnaud Montebourg. Certains veulent amplifier la mise au premier plan de ce concept. Ainsi, le Bloc Identitaire, dans un communiqué, indique : « Allant toujours plus avant, les identitaires continuent à travailler à l’organisation d’Assises de la démondialisation transversales, dépassant les stériles clivages partisans. » Le Bloc Identitaire fait également remarquer que « les Identitaires ont une fois de plus joué leur rôle d’aiguillon dans ce scrutin. En soutenant Arnaud Montebourg, mais aussi en l’appelant à aller plus loin à travers une démondialisation intégrale ne se couchant pas devant le politiquement correct et visant à “fixer les populations dans leurs aires d’origine”, selon les mots de Walden Bello, créateur du concept de démondialisation. » Et « prouvant que leur combat est en phase avec une part chaque jour grandissante de la population. »

De plus, ces 17% dépassent la querelle entre Martine Aubry et François Hollande, chantres tous deux du social-libéralisme et du libre-échangisme. D’autant qu’en 2008, François Hollande avait affirmé que les politiques n’étaient pas là pour protéger les citoyens… Alors qu’Arnaud Montebourg lui demande, comme à Martine Aubry, de prendre clairement position sur les thèmes défendus par le président du conseil général de Saône-et-Loire.

Le gouvernement autorise le relèvement des plafonds des zones d’épandage d’azote

Le gouvernement autorise le relèvement des plafons des zones d'épandage d'azote

11/10/2011 – 16h55
PARIS (NOVOpress) –
La nouvelle a de quoi surprendre. Mais le gouvernement, via un décret paru ce mardi au Journal officiel, a décidé de relever les plafonds d’épandage d’azote dans les exploitations agricoles.

C’est d’autant plus surprenant que de plus en plus de preuves établissent la corrélation entre épandage massif d’azote et extension des algues vertes. Algues vertes aux conséquences tragiques pour l’environnement. Pour preuve, la mort de sangliers sur les plages d’une commune bretonne.

Désormais, selon ce décret, les autorités prendront comme référence la surface agricole utile (SAU) et non plus une « surface d’épandage » plus restreinte.

Ce décret, signé par le Premier ministre et les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie, a provoqué la colère de l’association Eaux et Rivières. Dans un communiqué, elle déplore que ce décret « intervient alors que la commission européenne exige de la France, dans une lettre du 17 juillet dernier, des explications sur sa politique de prévention des marées vertes. »

De plus, l’association indique que « le relèvement des plafonds d’épandage de lisier [est] jugé incohérent avec les programmes engagés pour réduire la pollution par les nitrates ».

[box class=”info”]Photo : zone infestée d’algues vertes. Yannick Krempp/Flickr sous licence Creative Common[/box]

[Football] Qualifications pour l’Euro 2012 : les matchs à retenir

[Football] Les qualifications pour l’Euro 2012 de ce soir

11/10/2011 – 09h15
PARIS (NOVOpress) — Les qualifications pour l’Euro 2012 touchent à leur fin et même si l’on commence à y voir plus clair pour tous les groupes, voici les matchs à retenir.

Allemagne/Belgique : un des matchs à risque de ce soir. Les Siders belges contre les Kuttens teutons. Attention à l’abus d’alcool… D’autant que la Belgique pourrait laisser sa seconde place (qui pourrait peut-être lui permettre de se qualifier) aux Turcs.

Espagne/Écosse : les Espagnols sont loin devant mais les Écossais défendront vaillamment leur seconde place au son des « Flowers of Scotland ».

Irlande/Arménie : deux peuples qui ont souffert, deux peuples chrétiens revendiqués, mais une seule place pour espérer une qualification à l’Euro. Temple Bar risque d’avoir mal à la tête, mais dans quel sens ?

France/Bosnie-Herzégovine : Quand même, on jettera un coup d’œil à ce qu’il reste de notre pauvre et triste équipe de France. Il ne faut pas perdre pour conserver notre première place. Après l’Albanie vendredi, c’est donc face à un autre pays musulman d’Europe que nos joueurs devront se battre.
Crédits photo : RAWKU5 via sxc

Nombre record de PV : les automobilistes traits comme des vaches à lait

Nombre record de PV : les automobilistes traient comme des vaches à lait

11/10/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Le nombre des amendes, qui pèsent sur le dos des automobilistes, explose : 7,5 millions en 2010. Soit une hausse de 13% par rapport à 2009. Un record qui ne tient pas compte des amendes infligées par les polices municipales. La baisse du nombre de places de stationnement dans les centres-villes et l’arrivée des tablettes numériques permettant la distribution électronique de PV, expliquent surtout ce phénomène.

Ainsi, grâce à ces tablettes numériques, les pervenches gagneraient 30% de temps dans la rédaction des PV par rapport au classique carnet à souche. Selon Rémy Josseaume, président de la commission juridique de l’association 40 Millions d’automobilistes, les pervenches sont également motivées par une politique du chiffre : « Les agents verbalisateurs ont, semble t-il, eu des consignes pour verbaliser plus pour gagner plus », affirme le juriste et docteur en droit.

Les Français préfèreraient certainement que les pouvoirs publics mettent autant d’énergie et de technologies à lutter contre les braquages, trafics de drogue et d’armes générés par l’immigration sauvage. Une réalité autrement plus dangereuse qu’un « arrêt ou stationnement gênant »

Ce que révèle l’affaire “Mohamed vs Babu”, par Simon Charles [tribune libre]

Ce que révèle l'affaire "Mohamed vs Babu", par Simon Charles [tribune libre]

Paris, octobre 2011 : comme tous les jours, une altercation éclate dans le métro. Mohamed, ressortissant égyptien “en situation irrégulière” s’en prend à une jeune femme. De manière plus ou moins agressive, en fonction des témoignages. “Babu”, un Indien hindou, fraîchement débarqué en France lui aussi, intervient. Les deux hommes sortent du métro. Sur le quai, ils en viennent aux mains. Mohamed pousse alors “Babu”, qui chute sur les rails et s’électrocute. Il meurt sur le coup. Mohamed est mis au placard, “Babu” devient le héros du métro. Il fait la une des journaux.

Les média s’emparent de l’histoire. Après Steve Jobs, ils trouvent un deuxième héros en l’espace de quelques jours. Quelle aubaine. Entre Steve Jobs, combattant de l’Occident (marchand), inventeur de gadgets “made in Asia” pour dépressifs en tout genre, porte-étendard de l’individualisme consumériste… et “Babu”, le gentil “migrant” venu pour fuir la misère et travailler, qui intervient pour sauver une jeune femme de la barbarie : ah quelle belle semaine mes amis ! Comme les médias en parlent, les gens en parlent. Des machines à café aux tables de restaurant d’entreprise, “Babu” devient le sujet de conversation obligatoire. Et puisque les gens en parlent, le gouvernement DOIT s’en mêler. Il envoie donc deux ministres, dont Frédéric Mitterand (certainement attiré par les talents de “jeune boxeur” de la victime), rendre un vibrant hommage au héros. Une petite loi pour compléter le tableau, peut-être ?

On sait que ce mécanisme en quatre temps (fait divers – reprise médiatique – émotion collective – réaction gouvernementale) régit dorénavant la “vie politique” de notre pays. Nicolas Sarkozy, et les autres politiques dans son sillage, doivent ainsi avoir une opinion sur tous les sujets. Ils peuvent être appelés sur tous les fronts, y compris les plus grotesques. Emportés par le tourbillon de l’émotion et du court-terme, ils n’ont aucune vision de l’avenir d’un pays qu’ils dirigent à vue, au gré des tempêtes médiatiques. Qu’importe, il leur faut bouger, être présent, éteindre un par un les incendies émotionnels activés par l’emballement médiatique. On peut estimer qu’avec cette affaire “Babu”, on a touché le fond du délire médiatique. En effet, chose de plus en plus fréquente, les médias se sont cette fois-ci lourdement trompés. Ils ont déclenché l’emballement à partir d’un postulat faux et précipitamment acté : “Babu” DOIT être un héros.

Pourquoi ce dernier doit-il l’être ? Parce que l’agresseur est un clandestin égyptien, tout simplement. Ce nouveau fait divers en plein Paris pourrait accentuer le réveil des ardeurs et le sentiment de ras-le-bol anti-immigrationiste de la part des Français. Ces derniers qui n’hésitent pas à afficher de plus en plus leur intention de vote, et leur sympathie pour les courants patriotes, à l’aube des prochaines échéances électorales. La démocratie est en danger. Mais “Babu” constitue un excellent rempart contre les risques de déviance idéologique. Dans son rôle, il est parfait. L’agresseur est immigré MAIS le sauveur est lui aussi immigré. OUF !

Sauf qu’hélas, “Babu” ne serait finalement pas le sauveur rêvé. Il n’est semble-t-il pas ce héros artificiel que nous ont trop vite fabriqué les médias. En effet, selon les premiers élements de l’enquête et notamment ceux émanant de la vidéo-protection (version orwellienne du mot “vidéo-surveillance”), il s’avèrerait que “Babu” aurait cogné le premier. Qu’il n’aurait pas agi seul, mais avec une bande de copains indiens. Que Mohamed n’aurait pas agressé la victime, mais lui aurait simplement “proposé des bonbons” avant de se concentrer sur “son portable et son Facebook” – dixit son avocat. Enfin, que Mohamed aurait simplement repoussé “Babu”. Bref, la “défense” met un sacré bâton dans les roues de la version officielle médiatico-gouvernementale. C’est que Frédéric Mitterand doit se sentir bien bête après un tel hommage, non ?

La position du système, celle de compenser l’agression commise par un immigré clandestin par l’intervention héroïque d’un autre immigré, est en effet totalement ébranlée par la réalité des faits : en plein coeur de Paris, une bande d’Indiens s’en est pris à un Egyptien qui était agressif. Qui a raison ? Comment cela s’est-il passé ? Quand parlera la fameuse jeune femme agressée dont personne ne dit mot ? Autant de questions qui demeurent, et auxquelles seule une enquête prodonde pourra répondre.

Une enquête sur un fait particulièrement grave, puisqu’il y a mort d’homme. Un fait divers grave, également, pour le système dès lors que le déroulement nous oriente vers deux conclusions qui mettent à mal le politiquement correct ambiant :
– il s’agit là d’une énième manifestation (dramatique cette fois-ci) de l’insupportable tension quotidienne qui règne dans le métro et les transports franciliens.
– l’affaire s’oriente vers un conflit “inter-ethnique” au sein d’une société multicurelle dont l’échec se révèle chaque jour un peu plus, tant cette dernière se mue en une jungle multi-raciste.

Parlant de la demande de libération de son client, l’avocat de Mohamed a mis le doigt là où cela fait mal : « Le juge a préféré le laisser en détention provisoire car il craint à la fois que Mohamed ne fuie et que sa libération ne crée un émoi dans la communauté indienne ». Tout est dit. S’il est libéré, Mohamed peut donc en effet fuir et retourner en Egypte. S’il est condamné, et si l’injustice se ressent, les membres de la communauté égyptienne descendront-ils dans la rue ? Se retrouveront-ils en face de ceux de la communauté indienne, eux-aussi choqués ou véxés ? C’est donc dans un climat de tension communautaire que l’affaire se déroule.

Plus que toute autre chose, l’affaire “Babu” souligne ce que jamais la République jacobine n’osera accepter : la communautarisation et la ghettoïsation de sa capitale, devenue une ville dégénérée, ultra-violente et multi-raciste.

Conférence “Islamophobie état d’urgence” le 30 octobre [vidéo]

Conférence "Islamphobie état d'urgence" le 30 octobre [vidéo]

Affiche de la conférence "Islamophobie état d'urgence"10/10/2011 – 17h30
NANTERRE (NOVOpress) –
Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) est peu connu, mais il a obtenu le rang de membre consultatif de l’ONU – plus exactement, le CCIF est accrédité auprès du au Conseil économique et social (ECOSOC) de l’ONU.

Toujours est-il que le CCIF organise le 30 octobre un conférence intitulée “Islamophobie état d’urgence”, à Nanterre. Et pour annoncer cette conférence (remarquez l’utilisation du bleu-blanc-rouge pour illustrer la famille musulmane victime d’islamophobie sur l’affiche ci-contre), le CCIF ne trouve rien de mieux que d’utiliser des images du reportage partial et mensonger de Paul Moreira consacré aux “islamophobes”… Dont certaines avec le Bloc Identitaire

Une conférence qui promet donc…

En 2007, pour Arnaud Montebourg, le principal défaut de Ségolène Royal était… François Hollande [vidéo]

En 2007, pour Arnaud Montebourg, le principal défaut de Ségolène Royal était… François Hollande [vidéo]

10/10/2011 – 16h30
PARIS (NOVOpress) – Arnaud Montebourg est donc la personne incontournable du second tour de la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012. Les deux candidats encore en lice, Martine Aubry et François Hollande, vont tout faire pour le séduire.

Mais cela ira-t-il jusqu’à oublier quelques paroles malheureuses, comme celles prononcées par Arnaud Montebourg en 2007 ? A cette époque, Arnaud Montebourg était porte-parole de Ségolène Royal. Interrogé par Canal +, il avait indiqué que le principal défaut de la candidate socialiste était son compagnon, c’est-à-dire François Hollande…

(Mise à jour) Mayotte en situation insurrectionnelle, par Bernard Lugan [tribune libre]

Mayotte en situation insurrectionnelle, par Bernard Lugan [tribune libre]

[box class=”warning”]Bernard Lugan a répondu à Novopress au sujet de ces émeutes [/box]

[MEDIA not found]

[box class=”warning”]Article repris du site “l’Afrique réelle”[/box]

Depuis plusieurs jours, l’île de Mayotte que des politiciens irresponsables ont, par misérable calcul électoral, et sans avoir préalablement consulté le peuple français, transformé en département, vit un véritable climat insurrectionnel.

Pour mémoire, ce Lampedusa d’outre-mer ne produit rien et l’immense majorité de sa population est au chômage ou vit des prestations généreusement versées par la France ; à 60% ses habitants ne parlent que le swahili ou le malgache, les musulmans polygames y sont majoritaires et sur 200.000 habitants, l’on compte au moins 60.000 immigrés clandestins. Quant à la maternité de Mamoudzou, elle met au monde chaque année 7.000 jeunes compatriotes, dont 80% nés de mères immigrées originaires de toute l’Afrique orientale et jusqu’à la cuvette du Congo.

Pour donner une apparence de légalité à cette départementalisation, les politiciens irresponsables qui nous gouvernent ont organisé un simulacre de référendum concernant les seuls habitants de Mayotte, à l’exclusion des Français métropolitains qui, pourtant, vont de leurs deniers, assurer le suivi de l’opération… Cette seule population appelée à voter n’allant pas refuser les avantages sociaux promis par le nouveau statut de l’île, ce fut donc à 95% qu’elle plébiscita la départementalisation, synonyme pour elle de RSA et d’alignement sur les prestations de l’assistanat servies en Métropole.

Cette manne tardant à être concrétisée, nos « chers » nouveaux compatriotes ont entrepris de détruire avec méthode les équipements ultra modernes payés par les Français hexagonaux. A la date de rédaction de ce texte, l’île est ainsi en situation quasi insurrectionnelle. Une fois de plus impuissant et dépassé par les évènements, le gouvernement français va, à quelques mois d’un scrutin dans lequel il joue sa survie, acheter la paix sociale en acceptant les exigences des Mahorais qui seront soldées par les impôts des autres Français.

Face à ce véritable diktat qu’est la départementalisation de Mayotte, le plus incroyable est que, juridiquement, il n’existe plus aucun moyen de revenir en arrière, c’est-à-dire au statut antérieur qui permettait de maintenir cette île de l’océan indien dans l’ensemble français mais sans avoir à subir les conséquences dramatiques de cette surréaliste départementalisation.

[box class=”info”] Photo : capture d’écran d’un reportage (vidéo ci-dessous) sur les émeutes à Mayotte/DR[/box]

Le vrai bilan de Sarkozy : fausse rupture avec le politiquement correct, vraie rupture avec le modèle français (1re et 2e partie)

Le vrai bilan de Sarkozy : fausse rupture avec le politiquement correct, vraie rupture avec le modèle français (1re et 2e partie)
Athena - Logo du Club de l'Horloge
Athena - Logo du Club de l'Horloge

[box class=”info”] Communication de Jean-Yves Le Gallou à la XXVIIe Université annuelle du Club de l’Horloge, 8 et 9 octobre 2011. Le thème de l’Université était :
Présidentielle 2012 : Pour que les électeurs de droite ne soient plus trompés / En finir avec les fausses alternances et les promesses équivoques.

Nous reproduisons ce texte avec l’aimable autorisation de Polémia. [/box]

« Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy : fausse rupture avec le politiquement correct, vraie rupture avec le modèle français » était le thème de l’intervention de Jean-Yves Le Gallou à la XXVIIe Université annuelle du Club de l’Horloge. Nous en donnons connaissance à nos lecteurs en quatre parties : Les chiffres de l’abaissement de la France, les comptes fantastiques de l’arithmétique médiatique, la fausse rupture avec le politiquement correct, la vraie rupture avec le modèle français.

Polémia

 

L’élection présidentielle, ce n’est pas seulement une élection : c’est d’abord un spectacle, scénarisé, cadencé, feuilletonisé. Au risque évidemment pour l’électeur de passer à côté de l’essentiel.

Et l’essentiel aujourd’hui, c’est le bilan critique. Le bilan critique des vingt-cinq dernières années.

Et, bien sûr, le bilan critique de l’actuel président sortant, Nicolas Sarkozy : 5 ans président, 7 ans ministre, 4 ans député de la majorité ; en tout, 12 ans de pouvoir exécutif, y compris le pouvoir suprême, et 16 ans de pouvoir majoritaire, sans oublier 3 ans de responsabilité à la tête du parti dominant ; ajoutons-y le vote de nombreuses réformes de la Constitution et de deux traités européens majeurs (Maastricht et Lisbonne).

L’état de la France aujourd’hui est largement le fait de Nicolas Sarkozy. En voici le bilan en chiffres

 

Première partie

2002/2007/2012 : les chiffres de l’abaissement de la France

• Bilan économique : dans le rouge

  • – La balance du commerce extérieur est en déficit depuis 1999 ; ce déficit a doublé en 5 ans ; il atteindra 75 milliards d’euros en 2011. Les Français consomment 2% de PIB de plus que ce qu’ils produisent. Ce qui conduit la Chine, le Qatar et quelques autres à acquérir de beaux fleurons du patrimoine immobilier national et les actifs de nombreuses entreprises. Ce qui est un processus de colonisation économique.
  • – La France achète ce qu’elle ne produit plus puisque la mondialisation, voulue par tous les gouvernements successifs, a détruit l’industrie française : en 12 ans l’industrie française a perdu le quart des heures travaillées (source GEAB). C’est 800 à 1 000 emplois industriels qui disparaissent chaque jour ouvrable, de l’ordre de 200 000 par an !
  • – Le chômage s’élève à 9,7% au deuxième trimestre 2011 selon les normes du Bureau international du travail (BIT) : un chiffre dans la moyenne européenne mais en hausse depuis 2007 (8% à l’époque). Concrètement, ce sont 2 750 000 personnes sans emploi du tout ; un chiffre qui s’élève à 4,4 millions en prenant les chômeurs partiels et les personnes dispensées de recherche d’emploi. En clair : 10% des actifs français sont au chômage total ; 15% des actifs français sont au chômage total ou partiel ; 20% des actifs français hors secteurs protégés sont au chômage partiel ou total. Près de toutes les familles sont concernées par le phénomène. Ces chiffres sont le résultat mécanique des politiques suivies depuis 25 ans.
  • – Le déficit du budget de l’Etat est passé, de 2006 à maintenant, de 38 milliards à 96 milliards. En 2012 – selon les prévisions de Bercy – les dépenses ne seront financées qu’à hauteur de 78% par les recettes fiscales (366 milliards de dépenses pour 288 milliards de recettes). Selon la Cour des comptes, ce déficit ne s’explique que pour un tiers par la « crise » : le deuxième tiers a été hérité des gouvernements auxquels a participé M. Sarkozy et le troisième tiers a été créé par l’actuel président à coups de mesures discrétionnaires et souvent clientélistes.
  • –Dans ces conditions la dette a explosé, passant de 1 150 milliards début 2007 à près de 1 700 milliards aujourd’hui. La note triple A qui permet d’obtenir des taux d’intérêt modérés est menacée.

• Bilan sociétal : dans le noir

  • – L’intégration de très nombreux immigrés venus notamment du Maghreb et d’Afrique noire fonctionne mal ; l’application du principe de précaution devrait donc conduire à limiter, sinon arrêter, les flux d’entrée. Tel n’est pas le cas. Bien au contraire : en 2010, plus de 200 000 titres de séjour réguliers ont été attribués, ce qui est un record absolu ; d’autant plus que le flux des demandeurs d’asile a repris sa croissance et que le séjour clandestin n’est pas maîtrisé. Résultat : dans un contexte de pénurie budgétaire les dépenses liées à l’immigration sont les seules à connaître une croissance à deux chiffres.
  • – La lutte contre la délinquance a été un objectif constant de Nicolas Sarkozy comme ministre de l’Intérieur d’abord, président de la République ensuite. Le bilan est contrasté mais, là aussi, sévèrement jugé par la Cour des comptes. Sans entrer dans un débat technique, on analysera simplement le chiffre le plus objectif parce que le moins susceptible de manipulation statistique : celui des violences contre les personnes. Il n’a cessé d’augmenter pour atteindre 467 650 faits recensés d’août 2010 à juillet 2011. En hausse de 8% depuis le début du quinquennat.
  • – Le désastre scolaire se poursuit, selon l’étude internationale PISA qui évalue les résultats des jeunes de 15 ans. Depuis 2000, la France ne cesse de perdre des places dans le classement international et, de 2006 à 2009, le recul s’est poursuivi : du 19e au 27e rang en sciences, du 17e au 22e rang en lecture, du 17e au 22e rang aussi en mathématiques.

• Sarkozy accompagnateur, acteur et symbole de l’abaissement français

Bien sûr, cet abaissement français a des causes multiples qui dépassent la seule personnalité de Nicolas Sarkozy. Sa responsabilité n’en est pas moins certaine :

  • – d’abord, parce que c’est le responsable politique français actuel qui a eu le plus de responsabilités majeures au cours des vingt-cinq dernières années ;
  • – ensuite, parce que ses actes se sont toujours coulés dans le courant dominant, notamment au regard de la mondialisation et du cosmopolitisme ;
  • – enfin, parce qu’il s’est revendiqué comme « hyper » ou « omni » président et qu’il doit être tenu pour comptable de ses actions : c’est la rançon du césarisme médiatique dans lequel nous vivons.

 

Deuxième partie

Le mouvement brownien des annonces et des réformes :
2007/2012 : Les comptes fantastiques de l’arithmétique
médiatique

En algèbre (+1) + (-1) = 0, mais (+1) + (-1) = 2 en arithmétique médiatique.

Et c’est ainsi que Nicolas Sarkozy a occupé l’espace médiatique dans la deuxième partie de son quinquennat en annonçant la suppression des mesures qu’il avait prises dans la première partie.

Polémia

Jean-Yves Le Gallou
Jean-Yves Le Gallou

« Faire et défaire, c’est toujours travailler », dit le proverbe. C’est aussi une maxime sarkozyste.

Sarkozy ministre de l’Intérieur a créé des emplois de policiers et de gendarmes.

Sarkozy président les a supprimés. Sarkozy président a supprimé des emplois dans la fonction publique d’Etat. Mais il a apporté aux collectivités locales des crédits suffisants pour leur permettre de créer autant d’emplois de fonctionnaires territoriaux que l’Etat a supprimé d’emplois de fonctionnaires nationaux. 150 000 fonctionnaires d’Etat en moins, 150 000 fonctionnaires locaux en plus : c’est toujours autant de charges publiques ! En 2010, les dépenses des communes ont crû de 3% et celle des intercommunalités de 4,5%.

Sarkozy a créé le bouclier fiscal puis il l’a supprimé.

Sarkozy a diminué le taux de l’ISF (2 milliards d’allégement), puis il a créé une taxe spéciale sur les revenus des plus riches (200 millions de prélèvement).

Sarkozy a défiscalisé les heures supplémentaires, puis il les a refiscalisées.

Sarkozy a créé une déduction fiscale pour les intérêts des emprunts immobiliers, puis il l’a supprimée.

Sarkozy a créé une prime à la casse pour les voitures puis il l’a supprimée.

Sarkozy a imposé un « plan de relance » dont il sort par un « plan de rigueur ».

Quand un internaute va sur le site de la présidence de la République et qu’il clique sur le mot « action » il est immédiatement redirigé sur « les déplacements du président de la République ». Comme si l’agitation, c’était l’action. Quel meilleur symbole du « bougisme » ! Quel meilleur aveu que ce que les communicants appellent « action » n’est rien d’autre que de l’annonce. Nous sommes dans la République du tournis.
Voir : La Tyrannie médiatique

• C’est le règne de l’arithmétique médiatique : (+1) + (-1) = 2.

Les médias aiment l’immédiat. Et c’est l’immédiat qui nourrit les médias. En communication, « une information noire plus une information blanche, c’est deux événements, Coco ! »

Pour Le Figaro ou TF1, supprimer un impôt c’est « contribuer à la relance économique ». Rétablir le même impôt c’est « aller dans le sens de la rigueur ». En communication, c’est deux nouvelles. En économie cela s’appelle du « stop and go ».

Dans la réalité (+1) + (-1) = 0

Car, au final, on est revenu au point de départ, avec tout de même des coûts administratifs supplémentaires pour l’Etat et les particuliers ; et un manque de confiance dans des règles collectives de moins en moins stables.

Parcourir le site Internet de la présidence de la République est une expérience étrange : on y trouve un kaléidoscope de mesures clientélistes non mises à jour. Les mesures supprimées continuent d’être promues… même après leur suppression ! Les Français croyaient avoir choisi un président, ils découvrent n’avoir élu qu’un candidat permanent.

Jean-Yves Le Gallou

On peut lire ici les 3e et 4e parties.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]