Karim Benzema : “Mon sang, il est algérien !”

Karim Benzema : "Mon sang, il est algérien !”

10/11/2001 – 20h00
MADRID (NOVOLyon) – L’attaquant de l’équipe de France et joueur du Real de Madrid, Karim Benzema, vient montrer une nouvelle fois son amour de l’Algérie ! Dans un entretien au magazine So Foot, dont des extraits ont été diffusés par le site musulman Oumma.com, il a déclaré sans ambage : “Mes parents sont français, nés en France, après oui, mon sang, il est algérien, voilà.”

En décembre 2006, il avait déjà dit au micro de la radio RMC : “L’Algérie c’est le pays de mes parents, c’est dans mon coeur, mais sportivement, je jouerai en équipe de France.”

[box class=”info”]Crédit photo : Rani777/Wikipédia sous licence Creative Common.[/box]

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

10/11/2001 – 15h25
PARIS (NOVOpress) –
Près de deux mois après l’installation d’un nouveau lieu de culte aux portes de Paris afin d’essayer d’empêcher les prières de rue en plein Paris, le torchon brûle entre les responsables musulmans originaires du Maghreb et ceux originaires d’Afrique subsaharienne.

Ces imams se disputent, en fait, le contrôle de la caserne transformée en mosquée par un tour de passe‑passe du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. « Je ne veux pas de ce bébé, je ne peux pas le gérer avec les Africains », s’emporte l’imam algérien de la rue Myrrah, tandis que son commensal béninois refuse (sic) « d’être asservi » par un imam maghrébin.

La préfecture de police en est pour ses frais et attend vainement les statuts de l’association devant gérer ce lieu de culte. Les prières de rue continuent donc rue Myrrha, l’islam n’est pas près de baisser pavillon et les fonctionnaires de police seraient bien inspirés de consacrer leurs loisirs à lire les ouvrages de Bernard Lugan…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

10/11/2011 – 12h30
QUIMPER (NOVObreizh) –
Sous la signature de Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère et de « Marie Nadel » (pseudonyme d’un haut fonctionnaire de la police préférant garder l’anonymat), la fondation Terra Nova a présenté le 2 novembre dernier ses « 38 propositions pour changer la politique de sécurité ». Des propositions qui occultent délibérément la question de l’immigration.

« La sécurité s’installe comme une valeur de gauche », a affirmé Olivier Ferrand, le président de ce  think tank (in french « réservoir de pensée »)  proche du PS, lors d’une conférence de presse. Selon lui en effet « La gauche est légitime pour faire des propositions, la sécurité est l’affaire de la gauche ». 

Le projet – qui a bénéficié de l’apport du commissaire Lagarde, mis en examen dans l’affaire du Carlton de Lille –  prône une nouvelle organisation des forces de l’ordre, la limitation des polices municipales – selon Urvoas celles-ci doivent être « recentrées sur la tranquillité publique » en particulier en instituant des « médiateurs de rue » -, et la suppression de peines de prison pour les mineurs, « sauf en cas d’atteinte grave aux personnes ». « L’incarcération des mineurs est une hypocrisie », affirme en effet le secrétaire national à la sécurité du PS, pour qui leur « enfermement relève de la passivité » (sic).

Le rapport présenté par Terra Nova a par contre délibérément écarté la question de l’immigration. « Marie Nadel »  a dénoncé « l’amalgame » fait selon elle par la droite entre délinquance et immigration. Les statistiques ethniques étant interdites en France, Jean-Jacques Urvoas peut ainsi affirmer tranquillement : « Je ne connais pas de statistiques qui permettent de dire ça ».

Une position conforme à l’idéologie mondialiste* véhiculée par Terra Nova, qui conseille au PS l’abandon de la classe ouvrière pour se tourner vers les populations immigrées. Populations qu’il convient de ne surtout pas « stigmatiser » en évoquant la question qui fâche du rapport immigration /délinquance. Mais la réalité en matière de délinquance – quelle qu’elle soit d’ailleurs –  n’est, semble-t-il, pas la préoccupation première de M. Urvoas.

* Terra Nova est financée par de nombreuses multinationales, telles Areva, Cap Gémini, Microsof ,Euro RSCG, Publicis, Total,la SNCF, EDF, EADS etc.

[box class=”info”]Crédit photo : Sicilia Today sous licence Creative Common.[/box]

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu’à Auschwitz – Par Jean-Yves Le Gallou

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu'à Auschwitz

[box class=”info”] L’évocation d’Auschwitz est omniprésente : dans les programmes de l’Education nationale comme dans les séries télévisées et les films de fiction. Mais l’hypermnésie de certains événements peut conduire à la négation du souvenir des autres. Or le souvenir français, tel qu’il a été charnellement vécu par les familles françaises, se trouve plus souvent sur les champs de bataille que dans les camps de concentration. A Verdun ou à Saumur plutôt qu’à Auschwitz. [/box]

Explications :

Le ministre de l’Education nationale a choisi symboliquement le jour de la rentrée scolaire, le 1er septembre 2011, pour recevoir Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), et le cinéaste Claude Lanzmann, auteur du film Shoah. Luc Chatel leur a redit solennellement l’importance primordiale qu’il accordait à l’enseignement de la « Shoah », une importance telle qu’elle justifie d’ailleurs l’existence d’un site officiel dédié sur le portail de l’Education nationale.

La persécution dont les juifs ont été victimes durant la seconde guerre mondiale est naturellement un élément central de la mémoire juive. Et les souffrances des juifs français sont bien évidemment un élément important de la mémoire française. Nul ne peut oublier le souvenir de nos 25.000 compatriotes juifs français (et des 50.000 juifs étrangers présents en France) déportés dans les camps de concentration dont bien peu eurent, comme Simone Veil, la chance de revenir en France.

Hypermnésie de certaines souffrances, amnésie des autres

Mais ces souffrances-là ne doivent pas conduire à nier ou à minimiser les autres drames français. Or, l’hypermnésie de la souffrance des uns conduit souvent à l’amnésie de la souffrance des autres. A-t-on le droit d’oublier (chiffres donnés par Jacques Dupâquier dans Histoire de la population française) :

  • – les 123.000 militaires tués en 1939/1940 ; dans la bataille de France, en ce printemps 1940, c’est 3.000 hommes qui sont tombés chaque jour, le plus souvent en combattant, à l’instar des Cadets de Saumur ; – les 45.000 prisonniers de guerre qui ne revinrent jamais ;
  • – les 20.000 tués des FFI et des FFL ;
  • – les 27.000 résistants morts en déportation ;
  • – les 43.000 morts de l’armée de la Libération ;
  • – les 40.000 requis morts en Allemagne ;
  • – les 125.000 victimes des bombardements aériens (pas toujours justifiés militairement) et terrestres.

Oublier ces victimes, ce n’est pas seulement un déni de compassion, c’est les tuer une deuxième fois ; c’est aussi trahir la vérité historique.

Ce qui compte dans la mémoire d’un peuple c’est ce que ses ancêtres ont charnellement vécu

Et pourtant ces victimes furent honorées dans l’immédiat après–guerre : par les timbres-postes, les noms de rue, les livres, les films, les disques, et ce jusqu’au début des années 1970, avant de disparaître dans l’obligation de repentance et l’oubli officiel. Pourtant ces victimes-là sont encore très présentes dans la mémoire française : parce que, les événements qui ont provoqué leur mort, ceux qui ont survécu les ont aussi connus et pas seulement au… cinéma. Or ce qui se transmet dans la mémoire des familles et des lignées, c’est ce que les ancêtres ont vécu. La patrie, c’est la terre des pères.

Français de souche ? Avoir son patronyme inscrit sur un monument aux morts

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu'à Auschwitz
Monument aux morts d’un village en Charente limousine, 540 habitants, 23 noms « Morts pour la France ».

C’est pourquoi dans chaque famille française la mémoire de 1914 est si vive. Chaque famille conserve le souvenir des 1.400.000 morts de la Grande Ordalie : 1.000 morts par jour pendant quatre longues années. Et les Français vivants ont tous un père, un grand-père, un arrière-grand-père ou un trisaïeul qui a combattu à Verdun. Dans cette guerre civile européenne, c’est le sang gaulois qui a coulé. La présence dans nos villes et nos villages des monuments aux morts est infiniment poignante.

Réfléchissons un instant à ce qu’est un Français de souche : un Français de souche, c’est un Français dont le patronyme est inscrit sur l’un de nos monuments aux morts.

Un Français de souche, c’est un Français qui a dans ses archives familiales les lettres ou les carnets d’un ancêtre qui raconte avec des mots simples le quotidien de la Grande Guerre. Alors qu’approche le centenaire du 2 août 1914, ces écrits simples, précis et sans emphase, trouvent le chemin de l’édition : pieuses autoéditions familiales ou publication chez de grands éditeurs comme le carnet de route du sous-lieutenant Porchon (1). N’oublions pas non plus le succès du Monument, livre de Claude Duneton, qui raconte la vie des hommes dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts d’un village du Limousin. Comme le dit un lecteur sur le site d’Amazon : « Vous ne traverserez plus jamais un petit village de France sans chercher des yeux son monument aux morts et avoir une pensée émue pour ces hommes dont le nom est gravé. Quels auraient été leurs destins et celui de leurs villages sans cette guerre ? Un livre à lire et à faire lire pour ne pas oublier. »

Reprendre le fil du temps dans la fidélité à la longue mémoire

Le siècle de 1914 s’achève : après avoir vu disparaître le fascisme, le national-socialisme, le communisme, c’est le libre-échangisme mondialiste qui s’effondre sous nos yeux. Le centenaire de 1914 approche, et il sera, n’en doutons pas, profondément commémoré. Pour la France et l’Europe le moment est venu de reprendre le fil du temps et de la tradition. Un fil du temps interrompu il y a un siècle. Un fil du temps à reprendre dans la fidélité à la longue mémoire.

Jean-Yves Le Gallou
7/11/2011

(1) La précision de ces textes est admirable. J’ai eu la surprise de lire la narration des mêmes événements – attaques et contre-attaques aux Eparges en janvier/février 1915 – dans trois textes différents :
Carnet de route du sous-lieutenant Porchon, saint-cyrien, chef de section, tué au combat, commandant la section voisine de celle du sous-lieutenant Genevoix ;
Ceux de 14, admirable somme de Maurice Genevoix, blessé au combat ;
Mémoires d’Auguste Finet, mon grand-père, simple soldat, sorti de l’école à onze ans et écrivant bien le français, blessé au combat.
Ce sont les mêmes faits qui sont précisément décrits, presque avec les mêmes mots. A cet égard la belle reconstruction littéraire de Maurice Genevoix est d’une fidélité parfaite aux événements.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Voir aussi :

Austerlitz : de la repentance à l’autoflagellation
Mémoire de la « Shoah », mémoire française et politique d’immigration
Contre l’historiquement correct
Entretien avec Dominique Venner, « Le Choc de l’Histoire. Religion, mémoire,identité » Propos recueillis par Laure d’Estrée
« Le Siècle de 1914 / Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle » par Dominique Venner

Château de Versailles : nouvelles provocations « artistiques » en 2012 ?

Château de Versailles : nouvelles provocations « artistiques » en 2012 ?

Château de Versailles : nouvelles provocations « artistiques » en 2012 ? 10/11/2011 – 09h30
VERSAILLES (NOVOpress) –
Enfin ! Les arcs géants couleur rouille du sculpteur Bernar Venet  sont en cours de démontage à Versailles (Yvelines). Depuis le 1er juin, deux rangées de huit arcs (photo) de 22 mètres de hauteur défiguraient la Place d’armes, juste en face du Château de Versailles ! Monument qui attire annuellement plus de trois millions de visiteurs et sept millions dans le parc.

Six autres œuvres en acier, plus proches de la sidérurgie que de l’art, avaient été installées également dans les jardins du Domaine de Versailles et dans celui de Marly : de nouveaux arcs mais aussi des « lignes indéterminées » ou « verticales » et un « effondrement ». Coût de l’opération : 2,5 millions d’euros…

Ce mélange des genres malheureux, au cœur du classicisme français, avait d’ailleurs mobilisé l’association « Versailles mon amour », très remontée après les précédentes provocations de Koons en 2008 et de Murakami en 2010.

Le Château de Versailles risque encore de supporter les affres de l’art contemporain monumental, puisque l’année prochaine, c’est la plasticienne Joana Vasconcelos qui sera l’invitée des lieux. Un tour sur son site internet  fait craindre de nouveau un douteux mélange des genres : préparez-vous à découvrir un escarpin géant ou un cône de glace énorme au beau milieu de la Galerie des Glaces ?

Crédit photo : Ammar Abd Rabbo via Flickr (cc)

Ce n’est pas la presse qui est malade, mais ceux qui la font [tribune libre]

Ce n’est pas la presse qui est malade, mais ceux qui la font [tribune libre]

09/11/2011 – 19h00
PARIS (NOVObreizh) –
Le 1er janvier 2012, l’édition papier de France-Soir aura vécu ; il ne restera que l’édition numérique avec une trentaine de journalistes. Ainsi disparaîtra le Paris-Soir de Jean Prouvost, rebaptisé France-Soir à la Libération.

Mardi 16 mars 2010

La nouvelle formule de France-Soir est fêtée au champagne (Cristal de Roederer et Ruinart rosé) avec toasts au foie gras et blinis au saumon (150.000 € pour cette réception au Georges, le restaurant parisien du centre Georges Pompidou). Une ambiance de fête quelque peu surréaliste par ces temps de crise de la presse. Aux commandes de cette énième tentative de relance : Alexandre Pugachev, 25 ans, fils du milliardaire russe Sergueï Pugachev.

crise dela presseIl n’y a pas le champagne qui coule à flot. L’argent également : une campagne de publicité à 10 millions d’euros confiée à Publicis, locaux au numéro 100 des Champs Elysées (Loyer à 80.000 euros par mois), embauche d’anciennes stars de la télé (PPDA empoche 10.000 euros par mois pour un mini billet quotidien d’un quart de page ; Laurent Cabrol touche 6.000 euros pour ses prévisions météo et Thierry Roland 2.500 euros pour sa chronique footballistique hebdomadaire). A Gérard Carreyrou le soin de rédiger des éditoriaux sarkozystes, histoire de donner un petit parfum « Pravda » au journal.

Vendredi 14 octobre 2011

Au cours d’une réunion  du comité d’entreprise, la direction annonce l’abandon de l’édition papier et le passage au tout numérique au 1er janvier. La situation se résume en quelques chiffres : « J’ai investi au total, en compte courant, plus de 70 millions d’euros » explique Alexandre Pugachev (Le Figaro Economie, 15/16 octobre 2011). Malgré ces injections de capitaux, les résultats ne sont pas au rendez-vous. La diffusion « est aujourd’hui stabilisée à 40.000 exemplaires, dont 35.000 ventes au numéro. Or notre objectif était d’atteindre 100.000 exemplaires pour intéresser le marché publicitaire, puis 200.000 exemplaires pour atteindre l’équilibre. C’est irréalisable ». Evidemment on est loin de l’époque où les ventes du quotidien dépassaient le million d’exemplaires (1953-1961). Avec un pic à 2,2 millions d’exemplaires à l’occasion de la mort de Charles de Gaulle. C’était avant l’hégémonie de la télévision.

Depuis l’époque Hersant, Pugachev est le cinquième repreneur. Tous ont échoué. Les explications avancées apparaissent toujours les mêmes : domination de la radio et de la télévision, internet, concurrence déloyale des journaux gratuits, coût excessif de la fabrication de la presse en France à cause du syndicat du Livre CGT, nombre insuffisants de points de vente… Pourtant les ventes du Sun au Royaume-Uni et celles du Bild en Allemagne dépassent allègrement le million d’exemplaires…

Il suffit de feuilleter un exemplaire du Sun et un exemplaire de France-Soir pour comprendre là ou le bât blesse. Seul le premier mérite le qualificatif de « populaire », le second faisant figure de produit vaguement « généraliste ». A coup sûr, en France, il y a bien longtemps qu’on ne sait plus fabriquer des journaux populaires. Question de culture, mais aussi question de savoir-faire journalistique. Tous les jeunes qui sortent des écoles de journalisme rêvent de travailler au Monde…mais pas à France-Soir. Et encore moins dans la rédaction locale d’un quotidien régional type Ouest-France. De toute manière, sauf de rares exceptions, ils n’ont aucune envie de se salir les mains – et de se fatiguer – avec des investigations poussées, des scoops et des scandales. Réécrire des dépêches d’agence ou interroger au téléphone le service de presse de l’Elysée entre d’avantage dans leurs cordes.

Pourtant les recettes du journalisme populaire sont bien connues : faits divers, potins sur la télé (« combien gagne Patrick Sébastien à France 2 ? ») et les pipoles (« DSK fréquentait le Carlton de Lille »), indiscrétions tous azimuts (« qui couche avec qui ? »), « unes » percutantes (« François Hollande va épouser Valérie Trierweiler »), infos pratiques (les bonnes adresses pour les dégriffés, les meilleurs sandwichs de Paris)… Bref, la vraie vie. Mais aussi des sujets pour lesquels le lecteur – banquier de chez Dexia ou vigile de chez Carrefour – n’a pas besoin de se prendre la tête. En résumé, du reposant, de l’amusant, du facile, mais aussi un sujet de conversation pour le bureau.

Ecole supérieure de journalisme de Lille. Pas vraiment la fibre populaire
Ecole supérieure de journalisme de Lille. Pas vraiment la fibre populaire

Malheureusement, « faire intéressant », c’est ce qu’il y a de plus difficile à réaliser en presse. Donner envie de lire – donc d’acheter –, identifier les centres d’intérêts des clients et leurs attentes, mettre en musique le vivant, le vécu et l’humain, ça ne s’apprend pas à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. Etonner quotidiennement le lecteur ne figure pas au programme de Science-Po.

Faute de journalistes possédant la fibre populaire, il est impossible aujourd’hui, en France, de lancer un quotidien populaire. Pierre Lazareff (France-Soir)  et Alain Ayache (Le Meilleur) n’ont pas de successeurs. C’est ce qu’Alexandre Pugachev ne savait pas ; il a dépensé 70 millions d’euros pour l’apprendre.

Remercions le tout de même d’avoir donné du travail à 123 personnes, dont 75 journalistes – notons au passage qu’ils sont 700 au Bild  et 260 au Sun -, pendant près de deux ans. Mais après le 1er janvier, ils seront 89 à retourner chez « Paul Emploi ».

[box class=”info”]Crédits photo : Conrad Poirier licence CC ; Jean-Louis Swiners licence CC ; Velvet licence CC [/box]

 

Les raisons de la dette, par Hervé Juvin

Les raisons de la dette, par Hervé Juvin

L’économiste Hervé Juvin revient dans cette vidéo sur les raisons de la dette, de la sortie du cadre de l’économie et de l’expérience néo-libérale telle que mise en place depuis 30 ans. Enregistrement du le 27/10/2011. Vidéo réalisée par Realpolitik.tv


Hervé Juvin : les raisons de la dette par realpolitiktv

L’UMP dément être l’auteur du fichier piraté, sans contester sa véracité

L'UMP dément être l'auteur du fichier piraté, sans contester sa véracité

09/11/2011 – 11h30
NUMERAMA — L’UMP a réagi dans un communiqué au fichier diffusé sur Internet
(encore disponible sur le site Pastebin.com à cette heure, note de Novopress) et contenant de nombreuses informations personnelles appartenant à des cadres du parti. Le mouvement affirme ne pas procéder à une telle collecte, mais ne conteste pas la véracité des données dévoilées.

Une base de données contenant des informations personnelles d’un millier de cadres de l’UMP a été piratée et son contenu a commencé à circuler sur Internet. De nombreuses données sensibles sont recensées, dont les numéros de téléphone personnels et les adresses postales privées de personnalités politiques de premier plan, comme Jean-François Copé, Christian Estrosi ou encore Éric Ciotti.

Devant la gravité de la situation, la majorité présidentielle n’a pas tardé à réagir. Sous la forme d’un communiqué publié sur son site web, l’UMP explique que “le fichier diffusé sur internet contenant un certain nombre d’informations au sujet de plusieurs personnalités de l’Union pour un Mouvement Populaire, n’est pas un fichier de l’UMP“.

L’UMP affirme en effet que les informations “qui y apparaissent ne sont pas des données que collecte l’UMP“. Sans doute. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elles sont inexactes. Et dans ce cas, l’affaire pourrait prendre des proportions conséquentes, au moins sur le plan judiciaire, au regard du nombre de personnes touchées et du volume des informations concernées.

À ce sujet, la majorité présidentielle a indiqué que “toutes les suites judiciaires à donner” à cette affaire sont en cours d’examen.

[box]Auteur : Julien L. pour Numérama. Article original de Numérama publié le 8/11/2011. Licence cc[/box]
Photo en Une : point presse du 2 novembre 2011, Jean-François Copé et Hervé Novelli. Crédits : UMP Photos via Flickr (cc)

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur

Au tournant des années 2000, les essais de Jean Sévillia (photo) ont ponctué notre réflexion : Le terrorisme intellectuel brossait un tableau de la non-pensée obligatoire, Historiquement correct en faisait l’application à l’histoire et Moralement correct à la société. Aujourd’hui, Sévillia récidive avec Historiquement incorrect, dans lequel il revient sur certains sujets sensibles, au gré des phobies qui traversent l’opinion.

«Petite science conjecturale »: ainsi Ernest Renan, historien des origines chrétiennes, traitait- il l’histoire. Jean Sévillia, lui, croit à l’histoire ; on peut considérer ce livre, Historiquement incorrect, comme une manifestation bienvenue de cette confiance profonde. Pour lui, là où règne l’autocensure et là où le bien-pensant ne se croit pas autorisé à pénétrer, l’historien doit entrer. Il lui suffit de faire état des faits pour que son droit soit établi, même si c’est contre l’opinion dominante. Ainsi sur l’existence historique du Christ, sur le rôle culturel de l’islam entre hellénisme et christianisme, sur l’affaire Galilée, mais aussi sur l’identité française ou sur la Deuxième Guerre mondiale: c’est l’histoire et pas l’idéologie qui doit avoir le dernier mot, car l’histoire établit les faits. Même lorsqu’elle est incorrecte, elle doit être reconnue. Une vraie pensée se fonde forcément sur cet empirisme, que d’aucuns ont considéré comme seul véritablement organisateur et fondateur. Contre les faits, il n’y a pas d’arguments, pas de « correctness » qui tienne.

Comment établit-on un fait ?

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur La question qui se pose, c’est: « Comment établit-on un fait? » L’historien, après tout, ne nous donne que sa construction personnelle. Il nous livre au mieux ses conjectures, au rait dit Renan, et sa science est effectivement toute conjecturale, reposant non sur les événements mais sur des documents évoquant ces événements, avec quelques propositions quant à leur mise en ordre.

Il me semble que Jean Sévillia est trop modeste lorsque, à l’occasion de tel entretien, il se dit simple journaliste de l’histoire.

Certes, en bon journaliste, il a toujours au bout de la plume le fait oublié, la citation qui fait mouche. Mais son travail, justement parce qu’il est précis, peut relever de ce que l’on appelle l’historiographie (ndlr: l’étude de la manière dont on écrit l’histoire). Il compare les historiens entre eux, et cette comparaison, méthodiquement menée, lui permet d’atteindre à une forme d’objectivité modeste et vraiment rassembleuse. Quelques-uns de ces essais sont particulièrement efficaces…

Celui consacré à « l’affaire Sylvain Gouguenheim » – l’historien qui a mis à mal la thèse intouchable des soi-disant « racines islamiques de l’Europe » dans son Aristote au Mont-Saint-Michel (Seuil) –, démontre de manière parfois jubilatoire la mauvaise foi des historiens « officiels », Alain De Libera en tête, sans pour autant présenter l’accusé en chevalier blanc. Sévillia se refuse à tout manichéisme! Il excelle à montrer la complexité de l’histoire réelle, par exemple lorsqu’il aborde le phénomène de la colonisation.

Au cœur des problèmes de culture d’aujourd’hui

L’article qu’il consacre à la Première Guerre mondiale et aux nationalismes qui traversent l’Europe à cette époque est tout aussi éclairant, se refusant à rejeter la faute de la boucherie sur les uns ou les autres. Pas de boucs émissaires dans l’histoire relue par Sévillia. Pas de monocausalité! Mais les deux chapitres qui m’ont particulièrement intéressé sont ceux qu’il a consacrés à l’identité française (un véritable tourbillon de chiffres et de citations) et surtout à la Deuxième Guerre mondiale au prisme de la Shoah, qui pourrait offrir à lui tout seul la matière d’un livre. Sévillia revient, de façon précise et jamais allusive, sur cinquante ans d’histoire culturelle, en montrant comment, petit à petit, la destruction des juifs d’Europe est devenue le centre à partir duquel se construit l’histoire du deuxième conflit mondial.

A lire chacune des dix monographies qui composent cet ouvrage, vous vous trouvez transportés, en quelques pages, non pas au fond d’un passé poussiéreux, mais au cœur des problèmes qui construisent notre culture aujourd’hui.

Joël Prieur

– Jean Sévillia, Historiquement incorrect, éd. Fayard, 376 p.

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 9 novembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit photo : Perrin, via Wikipedia, domaine public.

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur

Liberté de la Presse : Thierry Normand dénonce le deux poids, deux mesures

Liberté de la Presse : Thierry Normand dénonce le deux poids, deux mesures

08/11/11 – 20h00
PARIS (via Info Bordeaux) –
Dans un excellent article à paraitre demain dans l’hebdomadaire Minute, le journaliste Thierry Normand dénonce le bal médiatique qui entoure depuis plusieurs jours l’incendie des locaux de Charlie-Hebdo.

Le journal satirique Minute a été victime d’une quinzaine d’attentats depuis sa fondation en 1962, sans que cela n’émeuve outre mesure le landerneau politico-médiatique. Selon que vous serez de droite, ou de gauche…

Rappelez- vous: 2 décembre 1963. « Minute » existe depuis un peu plus d’un an. Un incendie criminel dévaste ses locaux. Il faudra attendre dix-sept ans pour apprendre que l’opération a été montée par les services secrets. Motif: « Minute » détiendrait des documents relevant de la défense nationale. 30 juin 1968. Une bombe de forte puissance explose au domicile du co-fondateur de « Minute », Jean-François Devay. Auteurs présumés: les barbouzes. La violence va monter en intensité. Le 14 mai 1971, attaque contre les nouveaux locaux de « Minute », rue Marceau à Paris. Un commando glisse une bombe dans le soupirail menant aux soutes à mazout et jette deux cocktails Molotov contre la porte d’entrée du journal. L’attentat est revendiqué par un mouvement gauchiste, « Nouvelle résistance populaire ». « Le Nouvel Obs » lui ouvre ses colonnes pour qu’il justifie son acte. 15 juin 1972. Un éboueur […]

[box class=”info”] La suite de l’article est dans Minute du 9 novembre, en kiosque ou sur Internet. [/box]

Aïd : l’imam de Saint-Brieuc verrait bien les abattoirs ouvrir le dimanche

Aïd : l’imam de Saint-Brieuc verrait bien les abattoirs ouvrir le dimanche

08/11/2011 – 18h00
SAINT-BRIEUC (NOVOpress Breizh) – Cette année l’Aïd al Adha, l’une des fêtes musulmanes les plus importantes, tombait un dimanche. Un jour où les abattoirs sont fermés. Une situation que déplore, dans un entretien accordé au Télégramme, Taïcha Ben Taleb, l’imam de Saint-Brieuc.

L’Aïd al-Adha (« la fête du sacrifice « ), appelé aussi Aïd al-Kabïr (« la grande fête ») commémore la soumission d’Abraham à Dieu, symbolisée par l’épisode où il acceptait d’égorger son fils sur l’ordre de Dieu, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l’entremise de l’archange Gabriel pour remplacer l’enfant comme offrande sacrificielle. En souvenir de cet épisode, les familles musulmanes sacrifient un animal, le plus souvent un mouton ou un bélier, en l’égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque, après la prière et le sermon de l’Aïd.

L’abattage privé étant interdit en France, se sont les abattoirs qui procèdent à cette opération. « Le gros souci, c’est que l’abattoir de Quintin, avec lequel la population musulmane travaille tout au long de l’année, n’a pas souhaité ouvrir le dimanche. Je comprends parfaitement que les salariés se reposent le dimanche, le problème c’est que nous n’avons pas eu le choix et que nous n’avions pas d’autres solutions » reconnait l’imam, qui admet implicitement que des abattages sauvages ont été pratiqués par la communauté musulmane, malgré l’interdiction rappelée par la préfecture.

Manifestement, la loi républicaine a ses limites : celles imposées par la Charia. Les consommateurs de viande provenant d’un abattage clandestin sont passibles de peines d’amendes d’un montant maximum de 1 500 euros et de 3 000 euros en cas de récidive, mais il est peu probable que le parquet de Saint-Brieuc décide d’engager des poursuites.

« J’espère que l’on va travailler dès maintenant avec la préfecture pour trouver une solution pour 2012. Plusieurs choses peuvent être imaginées : on peut se tourner vers un autre abattoir. Certains fidèles ont également dit que la préfecture aurait dû obliger l’abattoir à ouvrir le dimanche » conclut Taïcha Ben Taleb, qui, tout en affirmant « comprendre » ( ?) que les salariés soient attachés au repos dominical, verrait bien l’Etat se soumettre à l’Islam en imposant l’ouverture des abattoirs le dimanche pour cause d’Aïd. Sans doute ce qu’on appelle une conception « républicaine » de l’Islam. Qui ne s’embarrasse pas du principe de laïcité.

Crédit photo : Père Igor Licence CC

Le commandant Roger Faulques est mort

Le commandant Roger Faulques est mort

08/11/11 – 16h20
PARIS (NOVOpress)
– C’est un grand soldat français qui vient de s’éteindre à Nice à l’âge de 86 ans.

Le commandant Roger Faulques est en effet l’une principales figures de la Légion étrangère et sa carrière militaire reflète la plupart des drames traversés par la France.

Jeune officier de la Légion en Indochine, où il a été fait prisonnier par le Viêt Minh, Roger Faulques a également servi dans les rangs du 1er Régiment étranger de parachutistes (Légion étrangère) en Algérie, notamment pendant la Bataille d’Alger. Opposé à l’abandon de l’Algérie, il a participé au putsch des généraux, sacrifiant sa carrière professionnelle à ses convictions.

Roger Faulques, reconverti dans le mercenariat, avait entraîné et aidé les rebelles katangais de Moïse Tshombé.

Grand officier de la Légion d’Honneur, il vivait retiré dans la ville de Nice depuis le début des années 1980.

[box class=”info”]Crédit photo : hellolapomme sous licence Creative Common.[/box]

Inondations dans le Sud : l’association France Solidarité sur le terrain aux côtés des sinistrés [audio]

Inondations dans le Sud : l'association France Solidarité sur le terrain aux côtés des sinistrés [audio]

08/11/2011 – 14h00
NÎMES (NOVOpress) –
Les images de désolation ont été vues en boucle sur toutes les chaines de télévisions : des arbres déracinées, des buttes effondrées, de la boue et des milliers de sinistrés dans les départements du Sud de la France. Sur place, la solidarité s’organise : les bénévoles de l’association France-Solidarité sont arrivés rapidement sur le terrain afin de venir en aide aux habitants, notamment dans les Cévennes.

Martial, animateur et bénévole de l’association, nous explique les objectifs de cette dernière, les raisons de leur présence sur le terrain et les besoins urgents qu’ils ont afin de nettoyer et reconstruire.

Vous pouvez contacter France Solidarité à : Entraide Solidarité BP 4 – 7187 30914 Nîmes Cedex et entraidesolidarite2000@gmail.com

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[box class=”info”]Crédit photo : DR [/box]

Insécurité dans le RER E : forces de l’ordre en masse… pour escorter le préfet

Insécurité dans le RER E : forces de l’ordre en masse… pour escorter le préfet

08/11/2011 – 10h00
PONTAULT-COMBAULT (NOVOpress) –
Impressionnante démonstration de force sur la ligne du RER E vendredi soir. Une cinquantaine de policiers, gendarmes et représentants de la sûreté ferroviaire, ont débarqué dans les rames à hauteur de Pontault-Combault (Seine-et-Marne). L’Etat a-t-il enfin décidé de mettre les moyens pour lutter au quotidien contre la délinquance ?

Pour notre confrère Le Parisien, il s’agissait plutôt d’escorter Pierre Monzani, le préfet de Seine-et-Marne, désireux de mieux connaître le vrai visage de l’insécurité qui frappe les Franciliens lors de leurs trajets, « d’où l’important déploiement de force », précise Louis Moulin, le journaliste. De tels effectifs ne seraient pas superflus en temps normal sur le RER E. En avril dernier, une bande multiethnique avait lynché un « jeune homme » à la gare de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Une triste réalité qui touche toutes les lignes où, passées 22 heures, « la précaution est de s’installer dans le wagon de tête, pour être le plus près possible du conducteur en cas d’agression », relate Gaëlle Borgia sur le site internet du Master professionnel « Formation aux pratiques du journalisme européen » à l’université Sorbonne Nouvelle Paris III.

Photo : Crédit photo : Par Jori Avlis via Flickr, licence CC.

L’action des Identitaires “Saint-Martin-la-Mosquée” vue par France 3 Alpes [vidéo]

L'action des Identitaires “Saint-Martin-la-Mosquée” vue par France 3 Alpes

Un politiquement correct très manichéen pour présenter l’action menée par les Identitaires, le 4 novembre 2011, action dénonçant le projet de mosquée à Saint-Martin-le-Vinoux.

La dhimmitude journalistique se traduit aussi bien chez ceux qui voudraient cacher l’événement pour ne pas faire de la publicité aux idées qu’il sous-tend, que chez ces journalistes de France 3 chez qui elle devient une caricature d’information.

Les identitaires de Jeune Bretagne s’invitent à l’exposition “Nantais venus d’ailleurs” [audio]

Les identitaires de Jeune Bretagne s'invitent à l'exposition "Nantais venus d'ailleurs"

07/11/2011 – 15h00 NANTES
(NOVOpress Breizh) – Surprise hier après-midi pour les visiteurs du Château des ducs de Bretagne où se tenait l’exposition « Nantais venus d’ailleurs ». Très controversée, cette manifestation, qui se terminait hier, a reçu la visite d’un groupe de jeunes identitaires bretons. Une visite qui n’est pas passée inaperçue.

Les identitaires de Jeune Bretagne s'invitent à l'exposition "Nantais venus d'ailleurs"Les visages recouverts de masques blancs, musique « HardBass » à tue-tête, dansant et déambulant tout le long de l’exposition, les militants du mouvement Jeune Bretagne ont distribués aux visiteurs ébahis un tract dénonçant « la politique de substitution ethnique, sociale et culturelle menée par la ville de Nantes et par le département de Loire Atlantique au profit des extra-européens ».

Jeune Bretagne estime en effet que la Ville de Nantes, partenaire de l’exposition, se complaît à « mettre en valeur tout ce qui vient de l’étranger et tout ce qui peut porter atteinte à l’identité bretonne de la ville. Entre une exposition sur la traite des noirs présentant les Nantais comme de méchants esclavagistes, la politique quotidienne de négation de l’identité bretonne de Nantes. Nous n’oublierons pas le drapeau breton que Jean Marc Ayrault avait fait enlever de l’hôtel de ville lors de son investiture. »

« La coupe est pleine » affirme Jeune Bretagne, qui dénonce le confusionnisme opéré par la municipalité Ayrault avec cette l’exposition “qui veut raconter l’histoire des « nantais venus d’ailleurs », c’est à dire des africains, des asiatiques, des nomades et … des bigoudens” qui conclut :”vous ne rêvez pas, les bretons sont des étrangers en leur propre château.”

NOVOpress a interrogé le responsable de cette action :
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Un étudiant sauvagement agressé par deux jeunes « Nantais venus d’ailleurs »

Un étudiant sauvagement agressé par deux jeunes « Nantais venus d’ailleurs »

07/11/2011 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Un massacre. Ce jeune homme n’est pas prêt d’oublier la sauvage agression dont il a été victime en septembre dernier alors qu’il rentrait d’une soirée étudiante.

Dans la nuit du 22 au 23 septembre dernier, vers 5 heures du matin, le jeune étudiant, âgé de 19 ans, rentrait chez lui après avoir fait la fête dans un tonus (soirée étudiante nantaise) en compagnie d’un ami. Place Graslin, au cœur de Nantes, ils rencontrent deux « jeunes » avec lesquels ils font connaissance. « On sortait de boite. On avait bu. Ils nous ont parlé. Dans un climat de joie. J’ai demandé si je pouvais boire. J’ai bu » relate-t-il, encore traumatisé, devant le tribunal correctionnel où l’affaire était évoquée vendredi.

En fait de boisson, il prendra un violent coup de bouteille sur le crâne, avant d’être frappé à plusieurs reprises avec un couteau et un tesson de bouteille. La scène se poursuivra jusqu’à la place du Commerce, où la victime en sang sera sauvée par l’intervention des policiers de la BAC.

A l’audience du tribunal correctionnel, l’un des prévenus reconnaitra du bout des lèvres avoir porté un coup de tesson, son complice se bornant à dire qu’il n’a rien fait. Pas de chance, un policier a clairement entendu l’un des deux « jeunes » dire, lors de la garde à vue, « on l’a bien saigné ».

L’un des agresseurs vient de Tunisie, l’autre se prétend Libyen. « Sans papiers » – autrement dit clandestin – arrivé en France via l’Italie. Le Libyen affirme avoir perdu toute sa famille dans un bombardement de la ville de Misrata, alors qu’il était en Italie, en route pour la France. L’autre a quitté la Tunisie après la « Révolution du jasmin ». Un fait divers à mettre sur le compte des dommages collatéraux du « Printemps arabe » !

Après délibéré, le tribunal les a condamnés à deux ans de prison, dont un avec sursis. Une provision de 3.500 euros de dommages et intérêts est accordée à la victime. Les deux « Nantais venus d’ailleurs » sont maintenus en détention.

Photo en Une : place Graslin à Nantes. Crédits : Kamel15 via Wikipedia Commons (cc)