Le Mémorial à l’abolition de l’esclavage et les stigmates de la mondialisation

Le Mémorial à l’abolition de l’esclavage et les stigmates de la mondialisation

10/12/2011 – 15h40
NANTES (NOVOpress Breizh) –
Le Mémorial à l’abolition de l’esclavage de Nantes, qui aurait dû être inauguré début décembre, est en panne. Son sort illustre non seulement l’impéritie de la collectivité locale mais aussi les difficultés de la mondialisation.

Le Mémorial à l’abolition de l’esclavage et les stigmates de la mondialisationPrévue pour le 1er décembre, l’inauguration au Mémorial à l’abolition de l’esclavage n’a pas eu lieu. Le chantier (photo), sur les quais de la Loire à Nantes, est à l’arrêt. L’élément majeur du monument devait être une paroi de verre où étaient gravés des textes relatifs à l’esclavage. Les lames de verre ont bien été livrées mais n’ont pas été posées, car une partie des textes sont illisibles.

Parmi les villes européennes où des navires négriers ont été armés, Nantes est la seule qui tienne à crier sur les toits ce passé. Bordeaux, Liverpool ou Lisbonne font au contraire profil bas. Cette singularité n’autorisait pas les approximations. Néanmoins, l’histoire du Mémorial, qui remonte à 1998, est émaillée de discordes et d’incidents de parcours.

En définitive, le monument pourrait être plus représentatif des méfaits de la mondialisation aujourd’hui que des horreurs de l’esclavage voici deux ou trois siècles.

Le commerce triangulaire a été la première manifestation significative de la mondialisation en Occident. Rompant avec les échanges en ligne directe d’un port à l’autre, il suivait un cycle ternaire :

  1. Les bateaux partaient d’Europe chargés de produits manufacturés qui seraient vendus à des potentats africains contre des esclaves.
  2. Les esclaves étaient revendus aux colons américains contre des produits agricoles comme le tabac, le coton ou les épices.
  3. Ces produits agricoles étaient vendus à des négociants européens. Alors seulement, l’armateur établissait le compte final de l’opération.

Ce passif de la mondialisation aurait dû alerter les promoteurs du Mémorial. Or ils se sont acharnés à reproduire le modèle. Ils ont confié sa création à un architecte argentin, Julian Bonder, et à un designer polonais, Krystof Wodiczko, tous deux installés aux États-Unis. La fabrication des lames de verre défectueuses a été attribuée à une entreprise italienne, qui l’a sous-traitée à des entreprises allemande et espagnole. Mauvaise surveillance des fournisseurs ? Mauvaise conception des équipements ? Mauvaise exécution des travaux ? Les responsabilités pourraient être difficiles à déterminer. Mais on sait bien qui paie et qui subit : les Nantais, à qui les Mémorial devait déjà coûter près de 7 millions d’euros.

Faillite pour Groupama ?

Faillite pour Groupama ?

10/12/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
La révélation vient du journal La Tribune : le premier assureur des collectivités, Groupama, est en faillite. La Caisse des Dépôts vient en effet d’envoyer un chèque de plusieurs millions d’euros pour lui permettre de tenir jusqu’à la fin de l’année.

“Une opération d’urgence permet à l’assureur d’affronter la fin d’année. Mais cela ne résoudra pas, loin s’en faut, ses problèmes de fond. Son amaigrissement, voire son démantèlement, ne sont toujours pas écartés”, indique La Tribune en rendant compte du fait que l’Etat vient donc de venir en aide à la compagnie.

La marge de solvabilité est tombée sous les 100% requis par les autorités prudentielles, alors qu’elle était estimée à 150% il y a un an.

Selon des sources proches du dossier, l’ensemble des actifs de Groupama serait susceptibles d’être vendu, ce sauvetage par l’Etat ne suffisant sans doute pas.

La question est maintenant de savoir qui pourra ou voudra acheter ces actifs, au vu de la situation guère plus enviable des autres assureurs frappés par la crise des dettes souveraines et par la faiblesse des marchés financiers.

Reste à savoir si les particuliers prudents vont retirer leurs placements dès à présent ou pas.

8ème hommage à Sainte Geneviève : rencontre avec Simon Charles, de l’association Paris Fierté [audio]

8ème hommage à Sainte Geneviève : rencontre avec Simon Charles, de l'association Paris Fierté [audio]

09/12/2011 – 13h10
PARIS (NOVOpress) –
le dimanche 8 janvier, à 16 heures, sur le parvis de Notre-Dame, se tiendra le rassemblement de la 8ème marche aux flambeaux en hommage à Sainte Geneviève, patronne de Paris.

Cette marche est organisée par l’association Paris Fierté, qui a pour but de promouvoir le patrimoine culturel et historique parisien.

Pour présenter la marche et l’association, nous avons rencontré Simon Charles, qui en est le porte-parole.

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Affiche huitième marche Sainte Geneviève

L’armée française au bord de l’implosion ?

L’armée française au bord de l’implosion ?

Qui aurait pu croire telle mésaventure ?

Surement pas les serviteurs de l’État qui risquent parfois leur peau pour des causes plus ou moins discutables.

Depuis plusieurs semaines de nombreux militaires français n’ont plus touché ni solde ni indemnités. Une situation édifiante sur l’état de décrépitude de l’État républicain.

C’est le Colonel Jacques Bessy, président de l’Association de défense des droits des militaires (ADEFDROMIL) qui a tiré la sonnette d’alarme en mentionnant que « près de 1400 militaires de l’armée de terre ont connu des incidents » parce qu’ils « n’ont pas du tout été payés ou payés très partiellement. Des petits gradés, des gens qui ont des salaires légèrement supérieurs au Smic. Et pour certains, c’est le deuxième mois où ils n’ont pas été soldés. Donc ça veut dire retard dans le paiement du loyer, problèmes avec sa banque, problèmes pour la préparation des fêtes de fin d’année pour ceux qui sont chargés de famille. Il y a des indemnités qui connaissent un retard de paiement de 4 à 10 mois ! Autant de retards qui mettent des familles en difficultés ».

Dans l’impossibilité de faire grève afin de respecter le droit de réserve auquel ils sont soumis, les militaires français n’ont comme recours que de pouvoir compter sur leurs femmes et concubines pour monter au front et enfin faire entendre leurs voix. Comme Cathy, mariée à un militaire, qui laisse éclater sa légitime colère en affirmant que « c’est d’autant plus révoltant que ça arrive à des petits gradés, qui sont souvent envoyés sur tous les fronts, en Afghanistan, en Libye… Mon mari a été envoyé en Libye. Si on ne touche plus de salaire, ça devient carrément du bénévolat ! […] Quand on a des enfants, on ne peut que penser à leur peine quand ils découvriront le 25 décembre qu’il n’y a rien. Ce qui me fait peur c’est que l’argent manque au ministère de la Défense pour payer leurs hommes ». Des sommes non payées qui peuvent monter jusqu’à 8 000 euros comme l’explique Carole, elle aussi femme de militaire qui précise que son mari a fait énormément de terrain pour tenter «d’arrondir les fins de mois ».

De son coté, l’administration se réfugie sous des excuses pour le moins douteuses en prétextant un problème de logiciel de paies tout en réfutant une cause d’origine budgétaire. Pourtant Carole affirme que « pour l’assistante sociale du régiment ; ils ne peuvent rien faire pour nous. Et on nous dit honnêtement que le fond budgétaire est épuisé. Ce mois-ci, je ne sais même pas comment on va pouvoir payer le loyer ».

Pendant ce temps là l’État Français par le biais de ses députés distribue sans sourciller la somme faramineuse de 10 milliards d’euros pour l’aide publique au développement.

Une manifestation est prévue le 17 décembre prochain devant les portes du ministère pour protester contre l’injustice de cette situation.

Crédit photo : DR.

Quand la presse généraliste fait la promotion de l’art des Identitaires

Quand la presse généraliste fait la promotion de l'art des identitaires

09/12/2011 – 08h00
VIERZON (NOVOpress) –
Les Identitaires du Berry avaient adapté le slogan du Bloc Identitaire national “0% racisme, 100% identité” sous la forme “0% raciste, 100% Berry” dans une fresque peinte sur un pont près de Vierzon (département du Cher). Fresque à l’effigie d’un sanglier qui est le logo, sous différentes formes, du Bloc Identitaire et des Identitaires bituriges.

Le journal Berry Républicain du 07 décembre 2011 en a fait son “Image du jour” sous le titre “Un cochon antiraciste et berrichon sur la route de Brinay”. Le journal n’a pas été découragé par la situation actuelle du cochon en France ce qui prouve que cet animal reste populaire malgré son élimination récente de bien des cantines, écoles, etc. Mais il n’a peut-être pas perçu le caractère identitaire politiquement incorrect de la fresque !

Quand la presse généraliste fait la promotion de l’art des Identitaires
Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Rencontre avec Delphine Wespiser, une Miss France identitaire et fière ! [audio]

Rencontre avec Delphine Wespiser, une Miss France Identitaire et fière ! [audio]

08/12/2011 – 20h20
BREST (NOVOpress) –
Samedi dernier, Delphine Wespiser a été élue Miss France 2012. Cette jeune alsacienne de 19 ans a su séduire son public avec son sourire inébranlable, une détermination certaine et un charmant petit accent alsacien.

Mais au delà des apparences, c’est aussi une Miss France fière de ses racines, de son identité alsacienne et qui n’hésite pas à le revendiquer et à s’investir notamment en faveur de l’enseignement des langues régionales.

On parle également d’elle comme d’une éventuelle future marraine de la fondation Brigitte Bardot, qui défend notamment la cause animale et qui prône l’interdiction des abattages rituels sans étourdissement qui se multiplient en France.

Rencontre avec une Miss engagée, alsacienne et fière de l’être !

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France.

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Crédit photo : DR.

Le conseil général du Morbihan se prononce pour l’unité bretonne

Le conseil général du Morbihan se prononce pour l'unité bretonne

08/11/2011 – 18h00
VANNES (NOVOpress) –
Hier matin, lors d’une séance plénière,  les conseillers généraux du Morbihan, ont voté à l’unanimité un vœu proposé par le Président du Conseil Général, François Goulard en faveur du rattachement de la Loire Atlantique à la Bretagne. Ce vœu stipule notamment “qu’il parait difficile de se satisfaire du statu quo : outre l’histoire, la culture, l’identité que nous partageons et qui donnent un sens à la réunification bretonne, de nombreuses considérations très actuelles militent pour que la Loire-Atlantique retrouve son ancrage breton” et propose de voter “en faveur de la réunification de la Bretagne”.

Le conseil général du Morbihan se prononce pour l'unité bretonneAprès que ce vœu eut été voté à l’unanimité, le président du conseil général a affirmé qu’une conférence inter-régionale serait demandée au Premier Ministre. Cette conférence réunirait les régions Bretagne et Pays de La Loire ainsi que les 5 départements bretons, afin d’élaborer un planning de travail aboutissant à la réunification bretonne.

La balle est désormais dans le camp des autres conseils généraux mais aussi du gouvernement, qui avait justement souhaité que les “locaux” décident eux-mêmes de l’avenir de leurs institutions.

 


Selon l’INSEE, 9% de la population en Rhône-Alpes serait immigrée de première génération

Selon l’INSEE, 9% de la population en Rhône-Alpes serait immigrée

08/12/2011 – 16h00
LYON (NOVOpress) –
Selon les chiffres de l’INSEE basés sur le recensement de la population en 2006, il y aurait 540 000 immigrés en Rhône-Alpe, soit 9% de la population. Un immigré, pour les statisticiens, est une personne née à l’étranger de nationalité étrangère et résidant en France. La moyenne nationale française est quant à elle de 8,1%. Parmi ces 540 000 immigrés, 327000 étrangers et 213000 Français par acquisition. Il est à noter que le Maghreb, avec environ 30% demeure la provenance principale des immigrés dans la région.

L’étude met également en avant une augmentation des regroupements familiaux qui se couple avec une hausse du nombre de femmes non actives. Enfin, alors que les ressortissants de l’Union Européenne comptent 8% de chômeurs, ceux du Maghreb en comptent 25% (23% pour les ressortissants du reste de l’Afrique) .

Selon l'INSEE, 9% de la population en Rhône-Alpes serait immigrée de première générationLes statistiques sur l’immigration de masse, mais également sur la démographie, seront fondamentales dans les années à venir. Et ce n’est pas l’interdiction des statistiques ethniques par l’Etat français qui empêchera les français de voir le “grand remplacement” qui s’opère sous leurs yeux car les nombres ci-dessus ne comportent pas les enfants nés en France de ces immigrés qui ont souvent une natalité plus forte que même dans leur pays d’origine.

Décès du policier Eric Lalès après la fusillade de Vitrolles

Décès du policier Eric Lalès après la fusillade de Vitrolles

08/12/2011 – 15h00
MARSEILLE (NOVOpress) –
Le policier Eric Lalès, abattu à la kalachnikov (photo) fin novembre lors d’une fusillade avec des malfaiteurs qu’il tentait d’arrêter, est décédé ce matin, sur son lit d’hôpital. Il était entre la vie et la mort depuis la fusillade du 28 Novembre. Cet événement avait suscité colère et émotion dans les rangs de la police.

C’est Nicolas Sarkozy lui même qui l’a annoncé, alors que ce dernier était en visite à Marseille. Le président de la république aurait passé les derniers instants de vie en compagnie du policier assassiné.

Ce décès, qui intervient après l’assassinat d’un bijoutier à Cannes fin Novembre, abattu également de sang froid par des criminels, pourrait relancer le débat sur l’armement des policiers, qui semblent de moins en moins aguerris et équipés pour faire face à la délinquance organisée qui désormais, utilise des armes de guerre et n’a pas peur de s’en servir pour tuer.

Cette montée de l’insécurité et de la criminalité pourrait également rouvrir un débat aujourd’hui étouffé, celui du droit à l’auto-défense, ou tout simplement le droit pour les citoyens de s’armer librement, droit qui est inscrit notamment dans le 2ème amendement de la constitution américaine.

Crédit photo : Lukin, domaine public.

Droits Télévisés : Al Jazeera à la conquête de l’Europe

Droits Télévisés : Al Jazeera à la conquête de l’Europe

08/12/2011 – 11h00
PARIS (NOVOpress) –
Les pays arabes ont de l’argent et semblent l’utiliser depuis plusieurs années à des fins de conquête des marchés européens.

Après le rachat de plusieurs grandes équipes européennes (Arsenal et Paris par exemple) par des millionnaires quatari, c’est aujourd’hui la majorité les droits télévisés de la ligue des champions, la plus prestigieuse compétition de clubs, qui auraient été rachetés.

Initialement détenus par Canal + jusqu’en 2015, les droits télévisions auraient été racheté 61 millions d’euros par la chaîne du Quatar, somme que ne pouvait pas débourser Canal +, qui paye déjà 31 millions d’euros par an.
La chaîne Canal + chercherait à se rabattre sur les “premiers choix” de matchs, actuellement détenus par Tf1. une bataille féroce entre les deux chaînes de télévision pourrait donc faire rage.

Ce rachat par la chaîne Al Jazeera succède à celui de lots de la retransmission de la ligue 1 (pour les saisons 2012 à 2016, pour 90 millions d’euros). Les matchs seront donc désormais retransmis sur Al Jazeera sports, chaîne dirigée par le breton Charles Biétry, qui a manifestement décidé de mettre ses intérêts au service des princes arabes. Le président d’Al Jazeera Sports est quand à lui Nasser el Khelafai, qui fait parti du fond d’investissement Qatar Sport Investment, nouveau propriétaire du Paris Saint Germain.

Les dirigeants du football français et européen, en première ligne quand il s’agit d’augmenter les mesures répressives à l’encontre des supporteurs notamment, ou quand il s’agit d’investir dans la promotion de “charte de la diversité” , de “lutte contre le racisme”, sont muets sur le sujet, qui concerne pourtant l’avenir du football européen qui, d’arrêt Bosman en rachat par des milliardaires arabes, risque fort de ne plus avoir d’européen que le nom.

Image : logo. Crédit DR.

Le chiffre qui tue : 4 milliards

Le chiffre qui tue : 4 milliards

C’est, selon un rapport parlementaire partiellement rendu public par « Le Figaro Magazine », le pactole que les collectivités distribuent chaque année aux syndicats français ! L’intégralité de ce rapport, produit par la commission parlementaire d’enquête sur le financement des organisations professionnelles et syndicales, doit être publié cette semaine.

Nicolas Perruchot, député (Nouveau Centre) du Loir-et-Cher et rapporteur de cette commission d’enquête, en avait justifié la création, l’été dernier, par « le sentiment qu’on a affaire à des gens de moins en moins représentatifs et auxquels on donne de plus en plus de moyens ». Intuition confirmée, in fine, par les travaux de la commission: « Aujourd’hui, les syndicats ne sont pas financés par leurs adhérents. »

En effet. Le taux de syndicalisation de la France est le plus bas d’Europe: seuls 8 % des salariés (moyenne du public et du privé) sont syndiqués. De sorte que « les cotisations ne représentent qu’une part infime des budgets syndicaux: guère plus de 3 à 4 % pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 %, selon les cas, pour les structures patronales », qu’il ne faut pas oublier. Ailleurs en Europe, relèvent les parlementaires, les cotisations représentent plus de 80 % des ressources des organisations syndi cales. Cherchez l’erreur… Et la gabegie.

Les organisations syndicales disposent de tellement d’argent qu’elles ne savent même plus quoi en faire ! Chacune a son trésor de guerre: la très opaque UIMM, organisation patronale réputée pour avoir distribué des enveloppes de droite à gauche afin de « faciliter le dialogue social », est ainsi à la tête d’un butin de 505 millions d’euros; la CFDT avoue, elle, 350 millions d’euros d’actifs, dont 34,7 millions de « trésorerie disponible ». A la CGT [image en Une d’une manifestation], ces « liquidités » s’élèvent à 42 millions d’euros !

« Pour moi, dit Nicolas Perruchot, la crise de la représentativité des syndicats est liée au fait que les centrales n’ont pas besoin d’aller chercher des cotisants, puisqu’elles vivent très bien de subventions et de mises à disposition. » On attend avec impatience les réactions que la publication de ce rap port va susciter. Qui osera demander que les subventions et autres mises à disposition de locaux et de personnels, dont le coût cumulé est donc de plus de 4 milliards d’euros pour les contribuables, soient supprimées, et que les syndicats apprennent à vivre des seules cotisations de leurs adhérents ?

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 7 décembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Le chiffre qui tue : 4 milliards

[Tribune libre] Gilbert et Thierry (2/2)

[Tribune libre] Gilbert et Thierry (2/2)

Suite de la tribune libre de Philippe Vardon-Raybaud, président de Nissa Rebela. Première partie ici.

Indécence des politiques

Encore faudrait-il que nos gouvernants le veuillent. Et puis d’ailleurs, pour eux, après tout il semble que les choses aillent bien.

Écoutez Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, déclarant qu’à Marseille la sécurité s’est plutôt améliorée ces derniers temps.
Écoutez Bernard Brochand, maire de Cannes, nous dire que les caméras fonctionnent et que c’est le meilleur moyen d’assurer la sécurité des citoyens.
Écoutez Christian Estrosi, maire de Nice, renchérir en se félicitant que le braquage n’ait pas eu lieu dans sa ville… grâce à son superbe système de caméras bien sûr (et pour le coup il en installe 144 supplémentaires tiens !). Oubliant simplement que l’an passé les braquages de bijouterie se sont succédés à un rythme effréné (huit en un trimestre), et qu’un joaillier niçois a échappé miraculeusement à la mort, recevant aussi une balle en pleine tête. Et ce n’est pas d’ailleurs la vidéosurveillance qui aura permis d’arrêter ses agresseurs (issus des « quartiers sensibles » des Moulins et de l’Ariane), mais une longue enquête de sept mois à travers investigations, recoupements et écoutes téléphoniques. Christian Estrosi fanfaronne alors que ce bijoutier avait reçu cette balle dans la tête un an quasiment jour pour jour avant le meurtre de Thierry Unik à Cannes, le 25 novembre 2010.

L’échec des sarkozistes

Ce ne sont pas les déclarations d’autosatisfaction et le recours à la méthode Coué qui suffiront à masquer la réalité que tous les Français constatent, et que les statistiques que je vous livrais plus haut viennent chiffrer. Cette réalité c’est l’explosion de l’insécurité et en particulier des violences. Dans un sondage Ifop réalisé pour Europe 1 et Paris-Match, 56% des sondés déclarent se sentir en sécurité nulle part, 16% de plus qu’en 2006 !

Une grande partie des électeurs de Sarkozy attendaient de lui qu’il « nettoie au Karcher » et les débarrasse de « cette bande de racailles ». Il n’a pas encore sorti son pistolet à eau… Et pour ce qui est des bandes de racailles, elles ont plus que prospérer et contrôlent désormais des pans entiers du territoire, certainement davantage encore que lors du début de ce mandat. On retiendra que c’est sous Sarkozy – ministre de l’Intérieur puis président de la République – que l’on aura accepté que des policiers se fassent tirer dessus sans riposter.

Des policiers privés de moyens. A qui l’on demande d’économiser l’essence et les munitions, dont on ne remplace pas forcément les véhicules, qui ne peuvent plus enquêter quand ils ont utilisé le budget défini pour l’année (les écoutes, les relevés téléphoniques, les empreintes ADN coûtent cher…), qui finissent par acheter eux-mêmes une partie de leur équipement.

Des policiers dont on réduit les effectifs. Qui s’est imaginé en votant pour Nicolas Sarkozy en 2007 qu’il allait réduire les effectifs des forces de sécurité dans ce pays ? Oui, bien entendu, le poids de la fonction publique est trop important en France. Mais est-on vraiment certain que c’est dans la Police ou la Gendarmerie qu’il faille supprimer des postes ?!

Des policiers qu’on a lâchés, dégoûtés… castrés. Qu’on vient féliciter sur leur lit d’hôpital, leurs jambes meurtries par les plombs d’une chevrotine tirée depuis la fenêtre d’une tour de Villiers-le-Bel, pour ne pas avoir utilisé leur arme et répliqué.

Des policiers à qui nos politiques, finalement, demandent d’être aussi inefficaces et aussi lâches qu’eux. Car ils ne veulent surtout pas, surtout pas, assumer ce que représenterait le véritable rétablissement de l’ordre dans ce pays. C’est pourtant bien ce que l’immense majorité du peuple attend d’eux…

La sécurité, premier devoir de l’État

Et c’est bien normal, car assurer la sécurité des citoyens est bien le premier devoir de l’État, et l’un de ses principaux éléments constitutifs. C’est d’ailleurs bien sur ce principe que se fonde le plus souvent l’autorité politique. Si les paysans de notre moyen-âge acceptaient peu ou prou le servage, c’est que le cas échéant c’était bien le seigneur et ses chevaliers qui allaient sur un champ de batailler crever l’épée à la main.

Max Weber définit l’État comme l’institution exerçant « le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné ». Le citoyen, les citoyens, confient à l’Etat le droit d’exercer la force, y compris à leur encontre s’ils enfreignent les règles dont ils se sont dotés ensemble à travers les lois. Ils acceptent cette contrainte car ils attendent aussi en retour que l’Etat les protège…

C’est aussi pour cette raison que l’on consent à l’impôt, en premier lieu. Les commerçants, premières cibles actuellement de ces braquages à la violence irrationnelle, en paient d’ailleurs beaucoup.
On pourrait bien imaginer de leur part une grève de l’impôt (ça n’arrangerait pas notre fameux triple A mais bon…) qui pourrait constituer un mode d’action collective non-violent et civique, une sorte de poujadisme revisité. L’Etat ne remplissant plus son rôle premier à l’encontre des citoyens, et notamment des commerçants, pourquoi devrait-on continuer à passer à la caisse ? D’autant, de surcroît, que ce même Etat empêche les citoyens de palier par eux-mêmes à ses manquements et tout au contraire fait ressentir sur ceux-ci toute son autorité. Celle-là même qu’il n’exerce plus sur les criminels…

Défendre sa vie est un droit

Car dans le cas du bijoutier Gilbert Lori, comme avec le paisible retraité René Galinier pour lequel les identitaires avaient mené une intense mobilisation, nous assistons à une totale inversion de la justice la plus élémentaire : ce sont ceux qui se sont défendus face à des braqueurs ou des cambrioleurs qui se retrouvent trainés devant les tribunaux, parfois même jetés en prison. Ce sont pourtant les criminels qui ont choisi de créer cette situation, pas ceux qui subissent leurs méfaits !
Finalement, en suivant cette logique, braqueur deviendrait un métier moins risqué que bijoutier.

On le sent bien, ça ne peut plus durer. La notion de défense légitime (des personnes, des familles, des foyers) doit être revue, sans doute élargie. C’est bien même vers la notion d’autodéfense qu’il faut aujourd’hui avancer. Dans une intervention prononcée à Béziers lors de la grande manifestation de soutien à « Papy Galinier », j’avais fait du triptyque autonomie-autogestion-autodéfense la clef pour reprendre notre destin en main, prônant la réorganisation de notre société sur des bases communautaires, solidaires et populaires. L’abandon de notre peuple par ses autorités politiques officielles est patent, on peut toujours en appeler avec nostalgie (et la petite pointe de jacobinisme que cela sous-entend forcément) à la sainte intervention de l’État. Sauf à arriver à en prendre la tête, cela risque de rester un vœu pieu.

Alors en attendant, il va bien falloir songer à se défendre (et il ne s’agit plus ici d’une métaphore, mais bien de défendre sa vie et celle de ses proches) et donc en premier lieu à se battre pour que le régime législatif ne soit pas trop défavorable à ceux qui ne veulent pas être des victimes. Cela passe par la sanctuarisation du domicile et du local commercial, la présomption de légitime-défense devant y être appliquée. Cela passe aussi forcément par une remise en perspective des lois sur la détention d’armes, pour que les citoyens honnêtes ne soient pas désarmés face aux bandes criminelles. Ces deux mesures simples, répondant à la réalité que nous devons affronter, faisaient partie du projet présidentiel défendu par les identitaires.

Puisque ces salopards ne craignent plus la justice (et souvent à juste titre), ils doivent savoir qu’en choisissant de pénétrer dans la maison d’une famille pour les voler ou les agresser, qu’en braquant un commerçant dans sa boutique, ils peuvent avoir à risquer leur peau.

Ce sont les criminels qui doivent payer le prix de leurs actes, pas Gilbert et Thierry.

Philippe Vardon-Raybaud, président de Nissa Rebela
Auteur d’Éléments pour une contre-culture identitaire (IDées, 2011)

* Littéralement « Craignez le gouvernement qui craint vos armes », l’idée étant qu’un gouvernement qui défend les intérêts légitimes de ses citoyens n’a rien à craindre du fait qu’ils possèdent des armes.
** Archives de Novopress : « Autonomie, autogestion, autodéfense ! » réclame Philippe Vardon à Béziers (21/01/2010)
Crédit photo : branox via SXC (cc)

Des militants du Front national agressés à Marseille

Des militants du Front national agressés à Marseille

07/12/11 – 20h30
MARSEILLE (NOVOpress)
– Il ne fait pas bon être militant nationaliste dans certains quartiers de la « France d’après »… C’est ce qu’ont appris à leurs dépens une conseillère régionale et un militant du Front national qui participaient à un collage électoral et ont été violemment agressés.

Les deux militants ont porté plainte pour agression mardi soir après avoir été passés à tabac dans une rue d’une cité multiethnique de Marseille.

Outre de nombreuses contusions, Elisabeth Philippe, élue aux régionales en Paca, a eu un doigt fracturé et l’autre militant le bras brisé. Leur véhicule a également été dégradé.
Les blessures des deux membres du FN sont considérées comme « assez sérieuses » par le procureur de la République, qui a confié l’enquête à la sûreté départementale.

De son côté, le Front National dénonce une « campagne d’exactions visant ses élus et militants » au niveau national.

[box class=”info”]Crédit photo : cfarivar/Flickr sous licence Creative Common[/box]

 A Carquefou (44), le “vivre ensemble” avec les Roms pose des problèmes

 A Carquefou (44), le "vivre ensemble" avec les Roms pose des problèmes

07/12/2011 – 14h30
NANTES (NOVOpress Breizh) –
Depuis plus d’un an, Carquefou, au nord-est de l’agglomération nantaise, doit faire face à la présence d’une importante communauté de Roms qui se sont installés dans différents endroits de la commune. Une présence dont se passeraient bien les habitants, excédés par les nuisances entraînées par le mode de vie de cette population.

Après les sites de Maubreuil, Prouzeau, Epinay et la Seilleraye, c’est maintenant la plaine de  jeux de la Mainguais qui est occupée par une centaine de caravanes. Depuis que cet endroit – très prisé en raison des installations sportives qui s’y trouvent  – est devenu en toute illégalité un camp de nomades, les Carquefoliens rencontrent de plus en plus de difficultés pour exercer leurs sports favoris.

Le mois dernier Claude Guillet, le maire (UMP) de la ville, faisait part une nouvelle fois de son sentiment d’impuissance face à ce problème, estimant en outre que l’action de l’association « Vivre Ensemble à Carquefou », loin d’améliorer la situation, ne faisait en réalité que compliquer les choses.

Créée en février dernier cette dernière a pour objet de « faciliter l’accès aux droits fondamentaux pour les migrants installés sur la commune de Carquefou ou en liaison avec les autres acteurs de la commune et de la région nantaise ; accompagner leur insertion sociale et citoyenne en refusant les discriminations et les violations des droits humains et en favorisant le ’vivre ensemble’ ».

Un objectif  « purement humanitaire » selon ces bonnes âmes qui ont pourtant bien conscience que cela « ne réglera pas le problème d’une population qui, en toute légalité (sic), vient chercher chez nous une vie meilleure » (Ouest-France 22/11/11). On sait que le « vivre ensemble » prôné par l’idéologie mondialiste consiste en réalité à imposer aux populations de souche européenne de s’adapter aux différentes communautés allogènes qui viennent s’installer sur leur territoire.

Lors de sa première assemblée générale, en mars 2011, l’association expliquait qu’elle militait pour « instaurer le dialogue, avec les Carquefoliens, mais également avec les Roms eux-mêmes pour qu’ils puissent s’adapter à nos usages, en terme d’hygiène par exemple ». Vaste programme…

A entendre les habitants de Carquefou, ceux-ci souhaiteraient avant tout pouvoir vivre tranquillement dans leur commune, profiter des espaces verts et pratiquer librement leurs sports favoris dans les installations qu’ils ont financées avec leurs impôts. Selon eux il s’agit là tout simplement de l’exercice d’un droit naturel, actuellement remis en question par la présence d’une population qui occupe en toute illégalité des terrains publics ou privés. Un droit que le maire est bien en peine de faire respecter et dont l’association Vivre Ensemble à Carquefou, quoi qu’elle en dise, se moque éperdument.

Photo : Novopress Breizh

« Mademoiselle » proscrit dans l’Université française

« Mademoiselle » proscrit dans l’Université française

07/11/2011 – 12h30
PARIS (NOVOpress) — Le lobby du féminisme militant a donc eu gain de cause, en tout cas à l’Université. Après la dernière campagne pour la suppression de « Mademoiselle », le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a dressé une circulaire officielle, qui vient d’être diffusée, quant à l’« utilisation des éléments de l’état-civil dans la gestion des ressources humaines ».

Voici donc les instructions du ministre, qui n’a manifestement rien de mieux à faire. « La formule “Madame X épouse Y” est à proscrire » ; « nom d’épouse » doit être remplacé par « nom d’usage » et « nom patronymique » (terme odieusement patriarcal, bien sûr) par « nom de famille ». Et surtout, « l’appellation “Madame” doit être systématiquement utilisée pour désiger les agentes, à l’exception des [sic] ces dernières qui auront expressément demandé à être désignées comme “Mademoiselle” ».

« À l’exception des ces dernières qui auront demandé »… En français, on disait autrefois : « à l’exception de celles d’entre elles qui auront demandé ». Mais, en nos temps éclairés, le ministre de l’enseignement supérieur et « gestionnaire des ressources humaines » de l’Université n’en est plus à la syntaxe française.

Ce qui est grave, c’est que le ministre ose encore écrire que « seul constitue un élément de l’état-civil la référence au sexe, homme ou femme. À ce titre, devrait être privilégié dans les documents administratifs comme dans les registres informatiques des ressources humaines, le choix de cocher entre deux cases, MASCULIN ou FEMININ ». Quand on pense que, de l’autre côté de la Manche, on travaille à « stopper l’exclusion des personnes trans-identifiées et non-binaires de genre », en supprimant toutes les cases « homme/femme » à cocher sur les formulaires, pour les remplacer par un blanc à remplir au gré de chacun (pardon, de chacun*)!

Bref, le ministre, en fait de progressisme, a au moins deux ou trois trains de retard.

Crédit photo : DR

[Tribune libre] Gilbert et Thierry (1/2)

[Tribune libre de Philippe Vardon] Gilbert et Thierry (1/2)

C’est l’histoire de deux bijoutiers. Et de deux familles qui vivent un drame.

Philippe Vardon : Christian Estrosi sur RTL, le grand n’importe quoi !
Philippe Vardon, président de Nissa Rebela (les identitaires niçois)

Dans la périphérie de Lyon, à Bron, Gilbert Lori est mis en examen pour violence avec arme et risque de passer les premiers mois de sa retraite (qu’il prendra le 31 décembre prochain) en prison. Le 15 octobre, il a été victime d’un braquage par deux hommes armés et a riposté au tir de l’un de ses deux agresseurs, le blessant. Déjà, le jour même, il avait passé les 36 heures suivant son agression en garde à vue. En plus des poursuites engagées contre lui, Gilbert Lori et son épouse subissent des menaces. Les « amis » de ses braqueurs viennent cracher sur sa vitrine, le traitant de « bâtard raciste » et « d’enculé de Français ». Si les médias se sont bien gardés de révéler l’origine ou simplement les prénoms des deux braqueurs, on peut considérer ces insultes comme un indice…

A Cannes (plus précisément dans le quartier de Cannes-la-Bocca, bien plus populaire que la Croisette), Thierry Unik lui n’a pas pu riposter, et ne sera donc pas poursuivi par la justice. Les deux ordures ayant braqué sa bijouterie l’ont abattu d’une balle de kalachnikov en pleine tête, le samedi 26 novembre à 18 heures. Âgé de 42 ans, il avait ouvert ce commerce avec son frère jumeau et sa belle-sœur. Jeudi, près de 4 000 personnes ont marché pour honorer sa mémoire. Le journal Nice Matin signalait « la présence discrète du maire de Cannes Bernard Brochand ». Oh oui messieurs les politiques, faîtes vous discrets, très discrets. Car vous êtes les responsables, vous qui avez abandonné votre peuple aux prédateurs.

Mort ou en prison ?

Finalement on peut se demander si ce ne sont pas les deux possibilités offertes par notre société aux victimes de ces braquages de plus en plus violents. Se défendre, c’est passé du statut de victime à celui d’accusé ; ne pas se défendre c’est risquer de passer du statut de vivant à celui de mort.

Les braquages de bijouterie ont augmenté de 33%. Des explications « techniques » peuvent être avancées : la crise bien sûr (sauf qu’il n’est pas certain que les braqueurs en question soient des victimes des délocalisations dans l’industrie…), l’augmentation du coût de l’or et la multiplication des petits comptoirs permettant son rachat, la performance accrue des systèmes de sécurité et d’alarme en particulier qui entrainent vers des actes plus directs et plus violents. Le « car-jacking » qui remplace le vol de voiture simple, le saucissonnage qui prend le relai du cambriolage, le braquage de commerces plutôt que l’attaque de banque, en attendant la prochaine étape (nous y viendrons, Fofana et ses potes nous en ont donné un avant-goût avec le meurtre d’Ilan Halimi) que sera sans aucun doute la multiplication des enlèvements.

Dans une tirade délirante Luc Laventure, le patron de « la chaîne de la diversité » France Ô (que nous finançons tous via la taxe audiovisuelle) avait estimé que la France allait – ou devait, chez ces gens-là on est toujours dans la marche forcée – devenir « le Brésil de l’Europe ». Ah mais oui Luc, on va en manger du paradis multiculturel. Et tu nous diras si tu trouves que ça fait carnaval de Rio quand tu seras ligoté dans le coffre d’un Porsche Cayenne avant d’être traîné dans une cave sordide par des petites frappes… Parce qu’un patron de télé, se diront-ils, ça doit pouvoir se monnayer cher niveau rançon !

Mais puisque nous en sommes à avancer des chiffres, livrons-en quelques autres : entre 2006 et 2009 les violences aux personnes ont augmenté de 19%, les violences gratuites de 50%, les violences commises par des mineurs de moins de 15 ans de 52%, les violences sur les forces de l’ordre de 35%…

Kalach contre flash-balls

Car il n’y a pas que les bijoutiers qui soient victimes de ces fusils d’assaut. Manifestement, une livraison a été assurée dans la région ces derniers temps. Et à Marseille, en l’espace de deux jours, les policiers ont à deux reprises eu à faire face à des voyous armés de kalachnikovs. Un homme de la Brigade Anti-Criminalité est toujours entre la vie et la mort. Intervenant sur un cambriolage à Vitrolles, il s’est retrouvé avec son flash-ball devant un malfrat bien mieux équipé… Il y a toujours des bonnes âmes pour nous expliquer qu’il faudrait enlever les fusils à pompe aux unités de la BAC, car l’arme serait trop agressive ? Et puis on enverra peut-être l’anthropologue Didier Fassin, auteur récent d’une enquête profonde et pas du tout convenue nous expliquant à quel point les policiers sont d’affreux racistes cultivant des proximités avec « des groupes d’extrême-droite », parler à la famille de ce policier de 37 ans (presque) mort ? Juste parce qu’on envoie ces gars au carton contre des braqueurs équipés d’armes de guerre et survoltés à la cocaïne avec des armes « non-létales », affrontant du calibre 7,62 militaire avec des balles en caoutchouc.

Notez que si on envisage de priver les BAC de leurs fusils à pompe (qui ne sont pas utiles que dans une fusillade mais aussi pour ouvrir des portes, etc.), avec la population le problème est déjà réglé depuis longtemps. D’ailleurs, le jour où les Boccassiens rendaient un dernier hommage au bijoutier abattu une nouvelle disposition législative entrait en vigueur, obligeant la déclaration en préfecture des fusils de calibre 12 (le calibre classique des armes de chasse, que l’on ne pouvait déjà acheter qu’en vertu d’un permis de chasse ou d’une licence de tir sportif) à canon lisse, dernières armes y échappant. Dormez tranquilles braves citoyens, l’Etat veille sur tout… et pourra venir chez vous saisir vos armes quand il le jugera utile. « Fear the government that fears your guns »* dit-on aux Etats-Unis.

Tuez, vous êtes filmés

En tous cas, si les « honnêtes citoyens » ont aujourd’hui les plus grandes difficultés pour posséder une arme à feu, c’est loin d’être le cas des truands manifestement. Bien au contraire, les nombreuses fusillades des derniers mois semblent témoigner d’une recrudescence des armes parmi la racaille, et notamment d’armes de guerre. Il est certain que dans un pays qui n’arrive pas à empêcher l’entrée de dizaines de milliers de clandestins, on se demande bien ce qui pourrait empêcher ces armes d’arriver sur le territoire national…
Ainsi, bien équipés, les voyous peuvent donc s’adonner à des séances de ball-traps entre eux (dans le cadre de règlements de compte généralement liés au trafic de drogues qui est désormais au centre de quasiment toutes les activités criminelles), lors de braquages de plus en plus absurdes et violents, ou face aux forces de l’ordre. Et ils tuent de plus en plus souvent. Ce ne sont pas les caméras dont sont si friands les maires UMP qui vont les en empêcher.

Entendons-nous bien – malgré tout le mal que je peux en penser sur le plan philosophique, car nous ne répéterons jamais que nous n’avons aucune sympathie particulière pour les logiques sécuritaires mais nous sommes confrontés à une réalité qui n’a malheureusement rien d’idéal – la vidéosurveillance peut être une aide pour les enquêteurs et permettre (parfois, car on est souvent surpris de se rendre compte que la définition ne permet pas forcément d’identifier une plaque de voiture, etc.) d’appréhender certains malfaiteurs. Mais elle n’est pas et ne sera jamais une vidéoPROTECTION, expression d’une bêtise effarante mise en avant par Christian Estrosi. Non, les caméras ne protègent pas, car elles n’empêchent pas (ou peu) la commission des actes.

Cette logique correspond en la croyance que la technique peut forcément, toujours, apporter des réponses. Après tout on a bien remplacé les ouvriers par des machines, on devrait pouvoir remplacer les policiers par des caméras…

La technologie (que l’on parle de vidéosurveillance, de balises GPS planquées dans des bijoux, ou de toute autre bonne idée) n’empêchera pas une petite racaille les narines remplies de drogue d’abattre un commerçant. Des effectifs de police renforcés, patrouillant à pied dans les zones à risques, voilà de quoi apporter une solution – ou tout au moins une vraie dissuasion – en amont. Pas après le drame.

Philippe Vardon-Raybaud, président de Nissa Rebela
Auteur d’Éléments pour une contre-culture identitaire (IDées, 2011)

Photo en Une : Thenys via SXC (cc)

Coming out du député Franck Riester

Coming out du député Franck Riester

07/12/2011 – 08h00
COULOMMIERS (NOVOpress) –
C’est donc au tour du député-maire UMP de Coulommiers, en Seine-et-Marne, de dévoiler son homosexualité suite à un incident lors d’un conseil municipal. Lors de la séance du 28 novembre dernier, l’élu socialiste Pascal Thierry (PS) avait usé d’un jeu de mots controversé à l’évocation de la « couverture mixte » d’un nouveau terrain de sport de la ville, en déclarant « si la couverture est mixte, il ne faudrait pas être gay… ».

La primeur du coming out a été réservée au journal Le Pays Briard. Interrogé par le bi-hebdomadaire, Franck Riester estime que « ces allusions m’étaient destinées et cherchaient à m’atteindre ». Il s’agit d’un coup d’épée dans l’eau car selon lui, son homosexualité n’est pas un secret. Mais le secrétaire national de l’UMP chargé de la communication ne souhaite pas pour autant faire état de sa vie privée…

Plusieurs responsables politiques, de gauche comme de droite, ont choisi de révéler publiquement leur homosexualité. C’est le cas notamment de l’actuel maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, ou de l’ancien ministre UMP Roger Karoutchi. Désormais, les politiques n’hésitent plus à dévoiler leur homosexualité. Reste à savoir ce qui motive des élus de la République ou des politiciens à révéler leurs orientations sexuelles qui devraient se cantonner à la sphère privée. Déclarations marquées sous le sceau de la sincérité ou objet marketing visant à se faire connaître ?

Handball : la déclaration d’amour des “Bleues d’Afrique”

Handball : la déclaration d’amour des "Bleues d’Afrique"

06/12/2011 – 19h30
SAO PAULO (NOVOpress) –
L’équipe de France féminine de handball a démarré son championnat du monde au Brésil. La formation tricolore compte huit joueuses aux racines africaines. Dans l’édition du 5 décembre de L’Equipe, elles clament leur amour du continent noir.

Paule Baudoin, née de parents camerounais, est fière des « valeurs chères » à l’Afrique, « le respect des autres, la politesse ». Les Français seraient-ils étrangers à ces qualités ? Pour sa part, Siraba Dembelé (photo ci-dessus), confie qu’elle aime se vêtir de tenues traditionnelles du Mali. Passion partagée par sa coéquipière, Nina Kanto. La native de Yaoundé (Cameroun), souligne dans le quotidien sportif que « plus le temps passe et plus le besoin de revendiquer nos origines est pressant ».

Cette envie pressante, teintée d’ingratitude pour la France, poussera-t-elle ces « Bleues d’Afrique » à jouer enfin pour leur pays de cœur ? Sans doute pas. Ces déclarations d’amour ne résistent pas longtemps à une vie douillette dans l’Hexagone. En handball aussi, les sportifs issus de l’immigration extra-européenne veulent le beurre et l’argent du beurre…

Crédit Photo : DR