Miossec chante contre “ce putain de système bancaire de merde”

Miossec chante contre "ce putain de système bancaire de merde"

Christophe Miossec : “Chansons ordinaires”21/09/2011 – 12h00
BREST (NOVOpress) – Après Finistériens, un album magnifique qui aimait bien vitrioler la société consumériste, Miossec revient avec un nouvel opus, baptisé Chansons ordinaires. Un disque court, d’une trentaine de minutes, dont tous les titres commencent par « chanson » : Chanson que personne n’écoute, Chanson qui laisse des traces, etc. L’ami de Nolwenn Leroy continue dans l’autodérision, l’ironie et l’humour noir, mais sur un ton plus léger et surtout plus rock.

Sur le morceau Chanson protestataire, Miossec ne fait pas dans le politiquement correct en chantant « Y a pas que des saints chez les tibétains ». Ou encore, « Ya pas que des fachos sous les drapeaux » et « Ya pas que des scélérats dans les commissariats ». Les rappeurs de l’Hexagone riront jaune… Mais à l’extrême fin de cette chanson, il faut tendre l’oreille car Miossec murmure une dernière confession protestataire : « C’est quoi ce putain de système bancaire de merde ? » Le Brestois a encore mis les voiles, bien loin des places boursières.

DSK interviewé par Claire Chazal : une opération de com !

DSK interviewé par Claire Chazal : une opération de com

[box]Extrait de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 21 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

De mauvais esprits se sont étonnés du choix de Chazal pour réaliser cette interview [sur TF1, dimanche soir] sous prétexte qu’elle copine avec Anne Sinclair. Regrettable suspicion ! Saluons au contraire le courage de la journaliste : quand on voit ce dont les amies de sa fille accusent DSK, celles de sa femme ont toutes les raisons de se méfier. De docteur Strauss-Kahn en mister Kro, interviewer ce client-là, aujourd’hui, pour une femme, c’est presque aussi dangereux qu’un reportage de guerre – avec une ceinture de chasteté en guise de gilet pare-balles.

Commentant cette émission, la presse parle aujourd’hui d’une « opération de com ». Du m au n, il n’y a qu’une lettre. A aucun moment, la journaliste n’a insisté sur un point dérangeant, ni mis en cause les assertions de l’invité cher ami concernant, par exemple, le rapport du procureur, qui, à l’en croire, le lave de tout soupçon.

Ce n’est pas exactement ce qu’écrit le magistrat, qui argue surtout, pour demander l’abandon des poursuites, de l’impossibilité de se fier au témoignage de Nafissatou Diallo. Que la victime présumée soit une menteuse ne répond pas à toutes les interrogations, concernant notamment la brièveté de sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn – brièveté qui avait conduit le procureur new-yorkais à penser que la liaison n’avait probablement pas été consentie.

Chazal n’a pas cherché non plus à savoir pourquoi les avocats de Strauss-Kahn avaient prétendu, au début de l’affaire, qu’il n’avait pas rencontré la femme de chambre. A menteuse, menteur et demi ? De même, après avoir déclaré que rien ne s’était passé entre lui et la journaliste Tristane Banon, qui le poursuit en France pour tentative de viol, l’ancien patron du FMI aurait reconnu devant les policiers qu’il avait essayé de « l’embrasser ». Sur ce point non plus, Chazal n’a pas jugé bon d’insister…

Les sous-titres des images projetées au fond du plateau suffisaient à résumer l’intention de l’émission: d’abord « les explications » (on aurait pu écrire: les justifications); ensuite: « l’avenir »: on a eu droit à l’analyse de la crise économique par l’ancien patron du FMI. Comment se passer d’un si grand homme? Il s’agissait, en somme, de préparer le retour de DSK dans la vie politique française, dont une majorité de Français, selon un sondage publié par le « JDD », ne veulent pas. Malheureusement, l’acteur n’a pas été à la hauteur de la mise en scène: Dominique Strauss-Kahn a surjoué et pas dans le sens attendu. Il s’est montré arrogant, agressif, revanchard. L’exercice avait-il été trop bien préparé et trop souvent répété ? Strauss-Kahn s’est montré bien mauvais comédien. Si ça pouvait être la dernière séance !

François Couteil

DSK interviewé par Claire Chazal : une opération de com

1811-2011 : l’Elysée copie-t-il la “propagande soignée” de la naissance du fils de Napoléon Ier ?

1811-2011 : l’Elysée copie-t-il la "propagande soignée" de la naissance du fils de Napoléon Ier ?

21/09/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
L’exploitation médiatique et politique de la grossesse de Carla Bruni s’accélère. Particulièrement depuis que l’épouse du chef de l’Etat a décidé de poser devant l’objectif des caméras, samedi, à l’occasion des Journées du patrimoine. Carla Bruni a en effet exposé ses états d’âme et ses rondeurs aux visiteurs du palais présidentiel devant une foule de journalistes : elle n’en peut plus, notamment de « ne plus fumer, ni boire de vin » à cause de son bébé.

La chanteuse de 43 ans semble vouloir tenir en haleine les Français : « A partir du 1er octobre, cela peut intervenir n’importe quand », met-elle en garde. Le feuilleton semble se mettre en place. Nouvel épisode : des artisans, dont une auto-entrepreneuse installée à Fégréac (Loire-Atlantique), vont envoyer par la poste une dizaine de couches écolos et cousues main à l’épouse du chef de l’État.

L’exploitation politique de la naissance d’un héritier au sommet de l’Etat rappelle celle qui a été utilisée sous le Premier Empire il y a juste 200 ans. Nicolas Sarkozy est souvent caricaturé en Napoléon ou comparé à l’illustre vainqueur d’Austerlitz. Or, pour le site Herodote.net, la naissance du fils de l’empereur des Français avait déjà fait l’objet d’une « propagande soignée ».

Un « évènement politique et “people” sans précédent » pour ce site d’Histoire, intervenu le 20 mars 1811 à Paris. Deux siècles plus tard, le bébé du couple Bruni-Sarkozy doit voir le jour vers le 30 octobre, probablement à la très chic clinique de la Muette dans le XVIème arrondissement de Paris. Pas très loin des Tuileries où était né le fils de Napoléon… Cette nouvelles naissance devrait donner lieu elle aussi à une « propagande soignée » à quelques mois de l’élection présidentielle. En tout cas, c’est bien parti.

Le site Internet de la Ville de Rennes piraté au nom de… l’islam

Le site Internet de la Ville de Rennes piraté au nom de… l'islam

21/09/2011 – 08h30
RENNES (NOVOpress Breizh) –
À nouveau, un pirate informatique algérien a attaqué un site web breton, celui de la ville de Rennes, sur lequel il a affiché un message islamiste.

Alors que le site web de la préfecture des Côtes d’Armor est bloqué depuis le 24 juillet  à la suite d’une attaque de pirate informatique, ainsi que nous l’avons signalé le 2 septembre, celui de la ville de Rennes a été attaqué à son tour hier. Cette attaque de type « défaçage », avec affichage d’un message parasite, a cependant pu être contrée rapidement.

Cette fois encore, le pirate est apparemment d’origine algérienne. Selon le message affiché en anglais sur le site web rennais, l’attaque serait « une protestation numérique contre l’interdiction de la prière ‘islamique’ dans la rue et l’interdiction de la burqa ».

Comme le révèle le site web d’actualité multimédia Zataz.com, un autre pirate, qui signe Ma3sTr0-Dz (Dz signifiant El Djezaïr, alias l’Algérie en langue arabe), a détourné quelque deux cents sites internet principalement dédié au vin vers un message indiquant : « Je veux rappeler la France Que La Réelle Révolution Algérienne était le 1er Novembre 1954 ».

Profanations de tombes musulmanes : le Bloc Identitaire “condamne avec force les auteurs de ces ignobles provocations”

Profanations de tombes musulmanes : le Bloc Identitaire "condamne avec force les auteurs de ces ignobles provocations"

20/09/2011 – 20h30
CARCASSONNE (NOVOpress) – Dans un communiqué de presse, le Bloc Identitaire a tenu à mettre au point sa position quant à la profanation de tombes musulmanes à Carcassonne.

Le Bloc Identitaire « tient à rappeler qu’il a toujours condamné sans équivoque depuis des années toute dégradation de cimetière en ces termes : “Pour nous, résistants identitaires européens, façonnés par des siècles de civilisation helléno-chrétienne, les morts, TOUS les morts, sont sacrés. Toute dégradation de tombe, quelle qu’elle soit, s’apparente donc à nos yeux à un acte de barbarie inacceptable et méprisable” ».

De plus, le Bloc identitaire précise dans ce communqiué que : « les rares fois où l’on a arrêté les auteurs de ces actes innommables, il s’agissait en général d’individus qui ne brillaient pas par leur quotient intellectuel et qui étaient éloignés de préoccupations politiques (jeunes adolescents en recherche de sensations extrêmes, satanistes, membres de sectes, ivrognes, etc). »

Enfin, le Bloc Identitaire précise : « Les Identitaires entendent assumer, AU GRAND JOUR ET DANS LA LÉGALITÉ, le combat pour la liberté et l’identité de notre peuple. » C’est pourquoi, « le Bloc Identitaire  fera donc poursuivre  devant les tribunaux tous ceux qui prétendent établir un quelconque lien entre notre légitime lutte et ces actes ignobles. »

[box class=”info”]Pour retrouver le communiqué du Bloc Identitaire dans son intégralité[/box]

Philippe Nemo : “La régression intellectuelle de la France”, par Isabelle Laraque

Philippe Nemo : “La régression intellectuelle de la France”

[box class=”info”] Crédit image : “Scènes de l’Inquisition”. Tableau de Eugenio Lucas (1824-1870), Bruxelles.[/box]

20/09/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – Ce qui caractérise la majorité de la société française, c’est la mauvaise foi qui consiste à se mentir à soi-même : ce qui permet de fuir l’angoisse face aux périls qui la menacent. Alors que le vrai mensonge se prépare, s’élabore, et implique une constante vigilance pour ne pas « se couper », ici, on se ment à soi-même sans le faire exprès. C’est tellement plus confortable !…

Il est vrai que les Français y sont conditionnés par différents facteurs . Philippe Nemo, dans La régression intellectuelle de la France, déplore la disparition d’un véritable débat public. Cela s’explique la baisse du niveau scolaire et universitaire, et la quasi-disparition du pluralisme dans la presse. Après 1981, les rédactions étant constituées de post soixante-huitards et l’information devant coïncider avec l’idéologie. Ce phénomène est amplifié selon l’auteur par ce qu’il désigne comme « La religion de la Gauche ». Elle repose sur un certain nombre de dogmes concernant la colonisation, l’immigration, le métissage, la sexualité, la Résistance… Lesquels ne doivent pas être contredits. C’est pourquoi, elle a engendré une nouvelle Inquisition assistée de nouveaux bigots.

Elle est calquée sur le fanatisme religieux de jadis, passion de l’évidence qui se manifeste par le refus d’entendre, de peser, la peur de douter. Ses fidèles ne discutent pas, n’argumentent pas, (ils n’en ont plus ni le désir, ni la capacité), ils diabolisent, ils exorcisent ! Quiconque est soupçonné de déplorer l’immigration, de combattre l’islamisation, sera rejeté dans l’enfer des racistes, voire ignoré, considéré comme une non-personne. Ils font profession de pureté, appellent à la délation, imposent des interdits : ne pas parler, ne pas frayer, et réinventent les procès en sorcellerie. D’où les mises à l’index d’auteurs et de livres et les sacrifices rituels de boucs émissaires : Zemmour, S. Gouguenheim…

Ils ont rétabli à leur manière le tribunal ecclésiastique avec les lois de censure, lois liberticides qui sanctionnent des propos, des pensées et non des actes. Le métier de juge se voit perverti: ce que lui demandent les nouvelles lois françaises, c’est de sanctionner des idées supposées dangereuses, de punir non un crime mais un péché. Loi Pleven (1972), loi Gayssot (1990) qui rétablit le délit d’opinion.

Il est désormais impossible de tenir certains propos sur des catégories sociales : immigrés, musulmans, femmes, homosexuels sans que des associations s’attribuent la capacité juridique d’intenter des procès alors que la victime n’est pas identifiée puisqu’il s’agit d’une catégorie sociale anonyme. Il s’en suit une grave régression du droit pénal.

Dans un ouvrage paru en 2008, Philipe Nemo a démontré que la Révolution française est double : celle de 1789 qui se voulait issue du mouvement des Lumières et revendiquait la liberté de penser, de s’exprimer, et de publier (Articles 10 et 11 de la Déclaration de 1789) et celle de 1793 qui, avec ses violences, représentait une régression par rapport au Droit. Selon l’auteur, compte tenu du climat de peur, de suspicion, d’autocensure, il est manifeste que depuis les années 80, nous vivons dans une atmosphère plus proche de 93 !

Toutefois, à l’issue de cette analyse remarquable, Philipe Nemo n’est pas totalement pessimiste : « Toute société peut sortir de tout mauvais pas, il n’y a pas pour les sociétés de décadence irréversible. » Il faudrait faire vite !

Dix ans après le drame d’AZF, où en est la sécurité industrielle ?

Dix ans après le drame d’AZF, où en est la sécurité industrielle ?

20/09/11 – 15h30
PARIS (NOVOpress)
– le 21 septembre 2001, le site de l’usine AZF à Toulouse était partiellement dévasté par une terrible explosion qui a profondément marqué la mémoire des toulousains et de tous les français.

Le drame d’AZF est l’un plus graves accidents industriels français de l’histoire, ayant coûté la vie à 30 personnes, et fait 2 500 blessés.

Pourtant, malgré ce traumatisme, 10 ans après, les mesures concrètes de protection des populations tardent à se mettre en place et les communes concernées par le risque technologique et industriel s’inquiètent. En effet, seuls 101 Plans de prévention des risques technologiques (PPRT) ont été approuvés à ce jour, alors que 374 ont été prescrits.

C’est l’association environnementaliste France Nature Environnement qui tire aujourd’hui à nouveau la sonnette d’alarme, en affirmant que « la protection absolue souhaitée en 2001 est aujourd’hui toute relative puisque le monde industriel et politique rechigne à investir dans la sécurité et à financer la protection de ces riverains ».

Selon l’association, 647 sites menacent toujours la France, des sites sur lesquels des “incidents” sont récurrents et qui mettent potentiellement en danger des millions de Français.

Afin de sensibiliser opinion publique et autorités sur ce grave dossier, France Nature Environnement se mobilise le 21 septembre 2011 en invitant Julian Beever, artiste internationalement reconnu pour ses dessins en 3D à la craie, afin de donner l’illusion d’une explosion en plein cœur de Paris.

Le rendez-vous est fixé place Raoul-Dautry, en face de la gare Montparnasse, le mercredi 21 septembre, à 10h17.

Les Identitaires d’Ile-de-France ne veulent pas de pub pour l’adultère dans le métro parisien

Les Identitaires d’Ile-de-France ne veulent pas de pub pour l’adultère dans le métro parisien

20/09/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) –
Novopress vous avait déjà indiqué qu’un site de rencontres faisant l’apologie de l’adultère assurait sa promotion dans les couloirs du métro parisien.

Ce n’est pas du goût des militants du Bloc Identitaire d’Ile-de-France. Ces derniers viennent même de lancer une campagne pour faire retirer cette publicité. Dans un communiqué, ils expliquent les raisons de leur mobilisation. « Que des marchands sans scrupule ni honneur gagnent de l’argent en facilitant le mensonge, la trahison et la débauche est déjà affligeant en soi mais qu’une entreprise publique comme la RATP, financée par les contribuables et les usagers, cautionne cette activité en livrant l’espace public à ses publicités scabreuses est proprement scandaleux et inacceptable. »

De plus, les Identitaires rappellent que « si l’adultère n’est plus une faute pénale depuis 1975, il reste une faute civile, contrevenant à l’article 212 du Code civil français. »

C’est pourquoi, « à l’heure où la famille, socle traditionnel de notre société, est attaquée de toutes parts et où les valeurs de droiture et de respect des engagements et des serments deviennent d’une tragique rareté, le Bloc Identitaire Paris-IDF s’élève contre cette campagne avilissante et exige son retrait de l’espace public parisien ! »

Le Bloc Identitaire Paris-IDF invitent donc tous les Parisiens « à s’adresser à la régie publicitaire de la RATP, Média Transports, pour lui exprimer, avec courtoisie, leur réprobation et demander l’arrêt immédiat de cette campagne d’affichage. »

Succès de la journée de rentrée des Identitaires d’Aquitaine : entretien avec Christophe Pacotte [audio]

Fête de rentrée des Identitaires d'Aquitaine : entretien avec Christophe Pacotte

20/09/2011 – 09h30
BORDEAUX (NOVOpress) –
C’est dans un cadre somptueux du Langonnais que s’est déroulée dimanche dernier la fête de rentrée des Identitaires d’Aquitaine, qui avaient pour l’occasion invité leurs voisins basques, béarnais et occitans notamment.

Cette journée a eu manifestement le don d’énerver l’extrême gauche locale puisque dans la nuit de samedi à dimanche, des énergumènes avaient tagué et vandalisé le château qui accueillait l’évènement (photo ci-dessous).

Cela n’a pas freiné le bon déroulement de la journée de dimanche, placée sous le signe de l’identité et de la ruralité.

Bilan de l’évènement avec Christophe Pacotte, responsable du Bloc Identitaire Bordeaux.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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Succès de la journée de rentrée des Identitaires d'Aquitaine : entretien avec Christophe Pacotte

Marine Le Pen part en guerre contre la république bananière

Marine Le Pen part en guerre contre la république bananière

19/09/2011 – 18h30
VAIGES (NOVOpress Breizh) –
Marine Le Pen a tenu, samedi 17 septembre en Mayenne, la première réunion publique de sa campagne présidentielle. Elle a mis l’accent sur les dérives morales des milieux politiques et financiers.

Après son université d’été de Nice, Marine Le Pen avait choisi de tenir son premier meeting de campagne présidentielle le 17 septembre à Vaiges au cœur du bocage mayennais, dans le décor champêtre du château de Lesnières.

Militants et sympathisants de Bretagne, des Pays de la Loire, de Basse-Normandie, du Centre et de Poitou-Charentes étaient conviés. Plus d’un millier de personnes de tous âges et de toutes conditions avait répondu à son appel.

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Entretien avec Jean-Baptiste Santamaria, professeur mis au placard pour opinion [audio]

Entretien avec Jean-Baptiste Santamaria, professeur mis au placard pour opinion [audio]

19/09/2011 – 15h30
LUNEL (NOVOpress) –
Nous vous relations précédemment les mésaventures d’un professeur de philosophie pris en grippe par des syndicats de professeurs et de parents d’élèves du côté de Lunel (Hérault), manifestement pour simple délit d’opinion.

Depuis la rentrée et le traitement médiatique réservé à M. Santamaria (article à sens unique dans le Midi Libre et reportage à charge sur France 3 Languedoc, sans laisser la parole au mis en cause), les choses ont en effet évolué très rapidement : il n’aura ainsi fallu que quelques jours à l’administration pour signifier à M. Santamaria sa “mise au placard”. Les raisons invoquées sont d’ordre médical, ce qui semble étrange au vu notamment de la condition physique du professeur de philosophie, tri-athlète régulièrement sur les podiums des courses locales.

Étonnamment, après avoir allumé la mèche, les médias locaux ne font plus état des suites de cette affaire. C’est donc tout naturellement que nous avons cherché à en savoir plus sur ce qui s’est passé à Lunel et sur les problèmes que peuvent rencontrer des professeurs qui sont en non conformité avec les idéologies dominantes dans l’Éducation nationale.

Comment le professeur vit-il la situation ? Que s’est-il réellement passé ? Avec la déferlante médiatique autour de cette affaire, la rentrée n’a-t-elle pas été trop agitée pour lui ? Quelles suites vont être données à cette “mise au placard” ? Quels soutiens a-t-il reçus ?

Rencontre avec Jean-Baptiste Santamaria, qui nous livre ses sentiments pendant 20 minutes.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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“La crise ! Quelle crise ?” par Éric Letty [vidéo]

La crise ! Quelle crise ?

[box class=”info”]Article extrait de “Monde&Vie” du 17 septembre 2011, disponible en kiosque ou à commander ici[/box]

Alors que je m’entretenais récemment avec un ami, âgé d’une quarantaine d’années et cadre dans une grande entreprise, de « la crise », de la nouvelle dégringolade de la bourse, des menaces qui planent sur les banques françaises et sur les Etats eux aussi menacés, je fus étonné de l’entendre s’exclamer: « Et moi qui croyais que c’était fini ! »

Finie, la crise ? Comment avait-il pu le croire ? Peut-être, après tout, en se fiant aux déclarations de Christine Lagarde du 20 août 2007 : « Je pense qu’on a le gros de la crise financière derrière nous »; du 20 septembre 2008: « Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous »; du 19 février 2010: « La récession est derrière nous » ; ou encore du 9 septembre 2010: « La reprise est engagée en France. Le pays est désormais dans l’après-crise. »

Si gouverner, c’est prévoir, force est de constater que l’ancien ministre de l’Economie ne gouvernait alors rien.

Elle n’a pourtant pas l’air d’une « rigolote », paraît au contraire sérieuse et, contrairement à tant d’autres ministres, elle n’est même pas issue de ce sérail politique que nos concitoyens soupçonnent à bon droit d’être un ramassis de propres à tout, bons à rien, nourris dans la carrière grâce à l’argent public.

Or, à peine devenue directrice générale du Fonds Monétaire International, l’ancien ministre de l’Economie annonce, en s’appuyant sur les travaux des économistes de l’institution qu’elle dirige désormais, qu’il est urgent de recapitaliser les banques européennes; et rectifie le tir quelques jours plus tard, au G7, en déclarant que l’analyse du FMI a été « mal rapportée » (par elle-même…?) à la suite d’une « fuite », qu’il ne s’agissait d’ailleurs que d’un document de travail et en tout cas, « ni d’un stress-test, ni d’une estimation des besoins en capital du secteur bancaire européen. »

En somme, tout va très bien madame la marquise, nous ne sommes pas entrés « dans une nouvelle phase dangereuse », il n’est donc pas urgent de recapitaliser les banques et le FMI nous a fait une farce. – Au fait, l’opposition de l’Europe, des banques et du Medef n’a-telle vraiment aucune part à ce revirement ?

Au reste, qui recapitaliserait ? Un secteur privé qui assiste à la chute des valeurs des banques ? Ou des Etats déjà surendettés – et dont les contribuables, notamment en France, subissent une pression fiscale déjà considérable ?

Je ne voudrais pas donner l’impression d’en vouloir particulièrement à Christine Lagarde. Je me souviens avoir entendu Nicolas Sarkozy lui-même, alors ministre de l’Economie, regretter lors de la présentation du projet de loi de finances pour 2005 que les ménages français ne fussent pas prêts à s’endetter davantage pour augmenter la croissance et citer en exemple les ménages américains (vidéo ci-dessous) : trois ans plus tard éclatait la crise des subprimes aux Etats-Unis… Une fois encore, gouverner, c’est prévoir.

A cet égard, je fais mienne la conclusion de l’éditorialiste du Monde, qui écrivait récemment: « On ne reprochera pas aux ministres des finances du groupe des sept vieilles puissances industrielles (le G7) réunis le week-end dernier à Marseille d’avoir été francs: ils ne comprennent pas les marchés. »
Eric Letty

Vidéo : Sarkozy vante les subprimes puis retourne sa veste après la crise des subprimes et reproche aux autres d’avoir fait ce qu’il avait dit de faire !

La crise ! Quelle crise ?

La crise ! Quelle crise ?

L’adultère s’affiche dans les couloirs du métro

L'adultère s'affiche dans les couloirs du métro

18/09/11 – 14h10
PARIS (NOVOpress)
– Une nouvelle étape dans le cynisme et l’amoralité des marchands et de leurs annonceurs publicitaires vient d’être franchie avec la campagne d’affichage dans le métro parisien du site internet « Gleeden » qui se présente fièrement comme le « premier site de rencontres extra-conjugales ».

« Pensé par des femmes » ajoute la publicité comme si ce détail changeait quoi que ce soit à l’indécence de cette invitation publique au mensonge et à la trahison.

Si ce genre de site facilitant ouvertement l’adultère existe maintenant depuis deux ou trois ans, c’est la première fois qu’ils ont ainsi « pignon sur rue » et s’étalent sous le regard de tous, y compris des plus jeunes.

On imagine ainsi avec un certain effroi la situation des parents devant répondre à leurs enfants leur demandant le sens de ces publicités géantes jalonnant les stations de métro.

Voir ainsi l’espace public colonisé par des messages incitant à la débauche et à la trahison de ses engagements et de ses serments, à des fins bien évidemment financières pour l’annonceur, apparaît comme un précédent aussi choquant qu’inquiétant.

Un cas d’école : deux emprunts toxiques dans les comptes d’une collectivité à Saint-Nazaire

Un cas d'école : deux emprunts toxiques dans les comptes d'une collectivité à Saint-Nazaire

18/09/2011 – 10h00
SAINT NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – La communauté d’agglomération CARENE à Saint-Nazaire a souscrit deux emprunts « structurés » qui auront coûté fort cher à ses habitants, révèle la Chambre régionale des comptes. Des financements hasardeux dont il est difficile de rejeter la responsabilité sur les seuls banquiers tant leur mécanique était évidente. Un exemple intéressant à analyser car la communauté d’agglomération CARENE est loin d’être la seule collectivité dans ce cas.

La Chambre régionale des comptes des Pays de la Loire vient de publier ses observations définitives concernant la gestion de la CARENE pour les années 2005 et suivantes. Cette communauté d’agglomération regroupe dix communes de la région nazairienne : Besné, La Chapelle-des-Marais, Donges, Montoir-de-Bretagne, Pornichet, Saint-André-des-Eaux, Saint-Joachim, Saint-Malo-de-Guersac, Saint-Nazaire et Trignac. Elle bénéficie de ressources fiscales « plus élevées que la moyenne » grâce à la présence de nombreuses entreprises. Et pourtant, note la CRC, « l’encours de dette a plus que doublé de 2005 à 2008 », passant de 32 millions d’euros à 70,4 millions d’euros en fin d’année.

En 2009, la CARENE a soudain cessé d’emprunter. Pourquoi ? Son rapport annuel n’en dit rien. Mais on se souvient que la crise financière de 2007-2008 venait de révéler le caractère potentiellement toxique des emprunts « structurés » souscrits par certaines collectivités locales. Or la CARENE s’était lancée dans ce genre d’aventure.

Les collectivités qui ont souscrit des emprunts toxiques accusent en général les banques de les avoir trompées en leur vendant des produits apparemment avantageux dont elles ne pouvaient comprendre les risques. « Cela s’est sûrement produit, mais il ne faudrait pas non plus exagérer l’incompétence des élus et des fonctionnaires locaux, tempère un financier breton. Souvent, la mécanique des montages était très claire. »

C’était le cas du prêt indexé sur le franc suisse souscrit par la CARENE. La Chambre régionale des comptes décrit ainsi son principe : « Lorsque l’euro est supérieur à 1,45 franc suisse, la collectivité bénéficie d’un taux favorable. À l’inverse, lorsque la devise européenne bascule sous ce niveau, le taux progresse en parallèle de la baisse de l’euro. » Il n’est pas nécessaire d’avoir fait un doctorat en finance pour comprendre qu’un tel prêt devient toxique si l’euro chute par rapport au franc suisse. Ce qui a été le cas : au lieu du cours fatidique de 1,45 franc suisse, il en vaut à peine plus de 1,20 aujourd’hui. Résultat : le taux du prêt a atteint 8,71 % en 2010, soit près de trois fois le taux couramment pratiqué, or la CARENE est engagée jusqu’en 2021.

La CARENE ne s’en est pas tenue là : elle a aussi souscrit un emprunt indexé sur la différence entre les taux à court terme et les taux à long terme. Là encore, la mécanique était claire, le risque était évident… et la communauté a pris le mauvais pari. Elle a cependant pu renégocier cet emprunt en juin dernier. Mais l’indemnité versée à la banque a quand même coûté 530.000 euros au contribuable.

Ces opérations n’ont pas été montées frauduleusement par un Jérôme Kerviel local : elles ont reçu l’aval de la commission des finances, où siègent les maires des dix communes membres de la CARENE. Le responsable des affaires financières de celle-ci à l’époque (un poste d’administrateur hors classe hors échelle A) n’était pas un incompétent notoire : Vincent Estable était secrétaire national adjoint de l’Association Finance gestion évaluation des collectivités locales (AFIGESE-CT) au sein de laquelle il intervenait comme conférencier et formateur. Il a discrètement quitté ses fonctions en 2010. La CARENE a eu du mal à le remplacer puisqu’il lui a fallu près d’un an pour accueillir Michèle Combelles. Le poste est-il donc si peu enviable ?

« Le problème des gens du voyage est celui de tous les Français » pour le maire de Bohain

« Le problème des gens du voyage est celui de tous les Français » pour le maire de Bohain

17/09/2011 – 10h00
BOHAIN (NOVOpress) – Les invasions des gens du voyage posent problème un peu partout dans l’Hexagone. A Triel-sur-Seine (Yvelines), 2 000 gitans continuent de piller la commune tranquillement. Le tribunal administratif de Versailles a refusé d’entériner leur expulsion sous prétexte que l’agglomération n’offrait pas d’aire de grand passage pour les nomades.

Un faux problème. Car une telle solution n’offre aucune tranquillité à la population et ne met pas un terme aux abus. Jean-Louis Bricout peut en témoigner. Le maire de Bohain (Aisne), commune qui doit faire face elle aussi à une arrivée de gitans, faisait cette remarque, vendredi, sur le site internet de la Voix du Nord, au sujet des occupants : « Ils ont de l’eau, du courant et des sanitaires à leurs dispositions. Même si légalement ce n’est pas conforme, ils bénéficient d’un certain confort. Je ne crois pas qu’aménager un espace soit utile. Après avoir aménagé, il faudra réaménagé parce que bien souvent, il y a des dégâts qui suivent ».

Des dégradations à la charge des habitants : « Le problème des gens du voyage est celui de tous les Français. Je répète que ce n’est pas à une population de payer », déplore l’édile. A Triel comme à Bohain et ailleurs, les Français en ont assez de passer à la caisse à la place des gens du voyage.

Prières de rue à la Goutte d’or : les musulmans bravent l’interdiction

Prières de rue à la Goutte d’or : les musulmans bravent l’interdiction

16/09/11 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Décidément l’État de droit peine à se faire respecter dans les quartiers multiethniques à forte population musulmane.

Ainsi, plus de 200 musulmans priaient cette après- midi dans les rues de la Goutte d’or, malgré l’interdiction prononcée par la gouvernement via le ministre de l’Intérieur Claude Guéant (au centre, photo ci-dessus en compagnie de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille à droite).

Défiant ainsi l’autorité d’un gouvernement toujours plus efficace dans les déclarations électoralistes que dans les faits, les fidèles musulmans se sont rassemblés vers 14 heures sur la chaussée de la rue Polonceau (18ème arrondissement).

Le ministre de l’Intérieur avait pourtant affirmé être bien décidé à faire respecter l’interdiction de prier dans les rues dès ce vendredi, notamment à Paris et Marseille, où ces phénomènes sont les plus massifs et les plus visibles.

La mobilisation des musulmans, qui bénéficiaient de la mise à disposition d’une caserne Boulevard Ney pour pratiquer leur prières, est donc un camouflet pour la gouvernement sarkozyste, ainsi qu’un message très clair sur le peu de cas qui est fait de la loi française dans ces quartiers.

«Si d’aventure il y a des récalcitrants nous y mettrons fin», avait pourtant averti le ministre de l’Intérieur sur l’antenne de RTL. On attend donc de voir l’application de ces mâles propos…

[box class=”info”]Photo sous licence Creative Common : Marcovdz/Flickr[/box]

Mondialisation : la Ville de Nantes achète des pavés chinois

Mondialisation : la Ville de Nantes achète des pavés chinois

16/09/2011 – 11h00 NANTES (NOVOpress Breizh) – Les passants qui longent le chantier de la place Royale à Nantes n’en savent rien, mais les pavés en cours de pose ont parcouru la moitié du monde pour arriver sous leurs pieds.

La Ville de Nantes remplace actuellement une partie des pavés de sa place Royale. Qui fournit les pavés de granit ? Rien ne l’indique sur le chantier. Mais l’étiquetage des palettes parle (cliquer sur l’image ci-dessus pour la voir en entier).

Décryptage : G682 est le code d’un type de granit jaune exclusivement extrait en Chine. XMSXD est l’acronyme de Xiamen San Xiang Da, l’un des principaux fournisseurs de pavés chinois. Il fournit de nombreux donneurs d’ordres publics en France (Albi, Bordeaux, Colmar, Lyon, Poitiers…), au point qu’il a même créé une version française de son site web.

En se fournissant à l’étranger, la Ville de Nantes participe à la disparition de l’industrie granitière bretonne et française. On se rappelle aussi que la commune de Saint-Anne-sur-Brivet, à une quarantaine de kilomètres de Nantes, a dû faire face ces dernières années à une invasion de dangereux parasites xylophages originaires de Chine et arrivés en Bretagne dans des palettes de granit chinois. Par ailleurs, le coût environnemental du transport de pavés depuis la Chine est sûrement élevé : cet achat n’est pas exemplaire pour une ville où les Verts participent à la majorité municipale.

Il faut dire que Nantes n’avait pas le choix : au nom de la libre concurrence, la législation européenne et française lui interdit d’écarter des fournisseurs en raison de leur nationalité. On note pourtant que le législateur a été très capable de créer un régime de marchés réservés au profit d’entreprises employant des handicapés. Mais être Breton ou Français n’est pas encore considéré comme un handicap…

Bertrand Cantat à Nantes : entretien avec Michèle Frangeul, féministe [audio]

Bertrand Cantat à Nantes : entretien avec Michèle Frangueul, féministe [audio]

16/09/2011 – 08h30
NANTES (NOVOpress) – Nous vous en parlions récemment sur Novopress : Bertrand Cantat sera à Nantes, où il jouera dans la trilogie Des Femmes, qui rassemble trois pièces de Sophocle (affiche ci-dessus).

Ces pièces antiques traitent notamment de la condition féminine et de la violence envers les femmes. Étonnante apparition pour un personnage qui a été condamné (et qui a purgé sa peine) pour avoir justement tabassé sa compagne jusqu’à la mort.

L’espace Simone de Beauvoir, qui regroupe une cinquantaine d’associations féministes sur Nantes, est monté au créneau afin de dénoncer l’utilisation de ces pièces pour “réhabiliter un homme qui a tué sa compagne”

Michèle Frangeul, président de ce haut lieu du féminisme nantais, a accepté de nous expliquer la raison de la colère de l’association. Nous l’avons également interrogé sur l’état de la condition féminine à l’heure actuelle, sur les menaces qui pèsent sur les femmes et sur la façon dont s’organisent les associations féministes aujourd’hui.

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