Nouveau trou noir pour le Stade rennais

Nouveau trou noir pour le Stade rennais

15/05/2012 – 12h00
RENNES (NOVOpress) –
« Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ». Le refrain de Johnny Hallyday pourrait devenir celui du Stade rennais (SRFC). Les Rouge et Noir ont encore touché le fond dimanche soir en Ligue 1, enregistrant une lourde défaite (3-0) face au PSG. Relégués à la septième place, les Rennais ne sont même pas sûrs de participer à la coupe d’Europe la saison prochaine.

Nouveau trou noir pour le Stade rennaisFrédéric Antonetti, l’entraîneur du SRFC avance deux raisons pour expliquer ce fiasco. La première : « Le match se joue sur la qualité technique ». En effet, au coup d’envoi, l’équipe rennaise comptait dix joueurs sur onze originaires du continent africain ! La puissance physique ne suffit pas. En situation de duel face à la vitesse de jeu de joueurs ultra techniques comme Jérémy Ménez ou Nene, Onyekachi Apam (Nigéria) et sa défense ont explosé.

Le coach corse évoque pudiquement une autre explication : un esprit « trop jeune, trop naïf » de sa troupe. Traduction : un mental friable qui s’effrite dangereusement dès que l’équipe rennaise est malmenée. L’heure semble désormais à une « réorganisation de fond » sur les bords de la Vilaine, selon Ouest-France. Passera-t-elle par un recrutement plus diversifié, guidé aussi par le respect de l’identité du club et de la capitale de la Bretagne ? Les exemples de clubs fiers de leur identité ne manquent pas en Europe : Barcelone, Zénith Saint-Pétersbourg ou encore, l’Athletic Bilbao, finaliste de la dernière Ligue Europa.

Les populistes contre les médiagogues

Les populistes contre les médiagogues

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”]Le clivage politique droite/gauche persiste. Il a structuré les stratégies présidentielles de Nicolas Sarkozy (Buisson) et de François Hollande (Terra nova). Mais pour comprendre le jeu politique, il faut analyser une autre fragmentation : celle qui oppose les médiagogues et les populistes. Andrea Massari fait le point pour Polémia. [/box]

« Le camp du bien »

A quelques exceptions près, les journalistes appartiennent au « camp du bien » (selon Robert Ménard). Ils partagent un ensemble de valeurs communes à base de mondialisme, d’antiracisme, d’autoculpabilisation européenne et de rupture des traditions. Les médias ne sont pas neutres. Ils sont engagés. Les hommes politiques invités dans les médias doivent tenir compte de cette réalité.

Pour les socialistes, c’est assez facile : cela correspond globalement aux idées qu’ils défendent. Il en va de même pour l’histrion pseudo-révolutionnaire Mélenchon. D’ailleurs, des votes effectués dans les écoles de journalisme à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle de 2012 ont montré que 71% des élèves du CELSA et 85% de ceux de l’ESJ de Lille votaient à gauche ou à l’extrême gauche. Les candidats de ces formations sont reçus à domicile dans la presse !

Les médiagogues

Il n’en va pas de même pour ceux de l’UMP (et a fortiori du FN). C’est pour cela qu’on a vu apparaître à l’UMP une nouvelle catégorie d’hommes politiques : les médiagogues, ceux qui choisissent délibérément de flatter les journalistes et de tenir un discours proche des idées dominantes dans les médias. L’objectif des médiagogues est d’obtenir une bonne visibilité et une bonne image, ce qui leur permet de progresser dans la carrière et de passer de député à ministre, de ministre à présidentiable.

Ainsi dès les années 1990, Alain Juppé s’est forgé une image d’homme hostile au Front national dans l’espoir de devenir maire de Paris ou présidentiable. Lors du débat sur le PACS, en 1999, une parfaite inconnue, Roselyne Bachelot, est devenue la coqueluche des médias en votant avec la gauche contre l’avis de ses amis. Ce qui lui a permis de devenir ministre et de le rester sept ans. Aujourd’hui un certain nombre de bébés présidentiables suivent la même stratégie : Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse et Bruno Lemaire par exemple. Chantal Jouanno qui vise Paris joue la même partition. Deux marqueurs suffisent pour être dans le « camp du bien » : être favorable au « mariage gay » et à « l’homoparentalité » et préférer le PS au Front national.

Les populistes

Les populistes sont dans une logique radicalement différente. Ils sont en phase avec l’opinion de la majorité des Français. Ainsi les deux tiers des Français trouvent qu’il y a trop d’immigration et que des mesures protectionnistes seraient utiles : Marine Le Pen a exprimé leurs préoccupations, dans un environnement médiatique de plus en plus hostile. Nicolas Dupont-Aignan s’est inscrit dans une logique voisine. Il n’a par ailleurs pas hésité sur Canal+ à mettre en cause les journalistes et leur coupure avec la France profonde.

Un certain nombre de députés UMP et la « droite populaire » défendent aussi des idées médiatiquement hétérodoxes sur l’identité ou les valeurs. Christian Vanneste, qui s’oppose au lobby homosexualiste, a même fini par être exclu de l’UMP. Il faut ici apporter une précision : les médias insistent sur le fait qu’il y aurait une majorité de l’opinion qui serait favorable au « mariage gay ». Le seul problème c’est que partout où il y a eu des référendums (Californie, Arizona, Floride, Arkansas et Slovénie) le « mariage gay » a été repoussé…

Sarkozy et Copé : le grand écart !

Il faut ici analyser la stratégie de Nicolas Sarkozy. Elle systématise la dissociation de l’action et de la parole. Nicolas Sarkozy a beaucoup agi dans le sens du médiatiquement correct : il a supprimé la « double peine » (permettant ainsi aux délinquants étrangers de rester en France), il a mis en œuvre la discrimination positive, il a promu l’enseignement de la « théorie du genre » au lycée et a poursuivi la politique d’ouverture des frontières. Mais la parole sarkozyste a souvent été en rupture avec l’action : en 2007, le candidat Sarkozy a prétendu rompre avec l’esprit de Mai-68 ; en 2012, le sortant Sarkozy s’est fait le chantre des frontières. Paroles, paroles… mais des discours qui ont été singulièrement efficaces : permettant une victoire nette en 2007 et limitant une défaite inéluctable en 2012.

Copé s’inscrit strictement dans la même stratégie. Deux axes dominent la prochaine campagne législative de l’UMP : en direction des électeurs, un message patriotique et tricolore ; en direction des médias, un discours d’exclusion du Front national.

Que feront les populistes de l’UMP ?

La force de l’UMP, c’est son double positionnement : un clin d’œil populiste pour les électeurs, un clin d’œil médiagogique pour la caste dominante. Mais c’est aussi sa faiblesse.

La question est la suivante : jusqu’à quand les populistes vont-ils continuer à jouer les porteurs d’eau des Juppé, Copé, Jouanno, Pécresse, Bachelot et autres NKM ? Jusqu’à quand les électeurs vont-ils se laisser berner ? Le jeu des médiagogues est une insulte à la démocratie.

Andrea Massari

[box class=”info”] Source : Polémia – 14/05/2012 [/box]

Image : Nathalie Kosciusko-Morizet, la médiagogue

Des « jeunes » forcent un barrage à Nantes : sept policiers blessés

Des « jeunes » forcent un barrage à Nantes : sept policiers blessés

14/05/2012 – 18h50
NANTES (NOVOpress Breizh) – Selon le quotidien Presse-Océan, sept policiers ont été blessés à Nantes la nuit dernière vers 1 heure du matin, alors qu’ils tentaient d’intercepter des véhicules signalés volés. Une affaire qui arrive alors que les « jeunes » savent qu’ils n’ont pas grand-chose à redouter de la Justice contrairement aux policiers qui ne bénéficient pas, à la différence des gendarmes, de la présomption de légitime défense.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un barrage de police a été établi sur le pont Audibert (photo), qui relie la Chaussée de la Madeleine à l’Ile de Nantes, pour intercepter deux voitures, dont l’une avait été signalée volée. Les conducteurs de celle-ci ont voulu forcer le passage, blessant plusieurs policiers. Sept d’entre eux auraient été hospitalisés, dont l’un qui serait dans un état jugé sérieux. Trois véhicules de police ont été détruits.

Le barrage avait été mis en place suite au repérage par les fonctionnaires du Groupe de sécurité et de proximité (GSP) d’un « jeune » de 13 ans et demi interpellé en fin de semaine dernière pour une dizaine de home-jackings, une technique par laquelle les voleurs s’infiltrent dans des maisons et, sous la menace, se font remettre argent, objets de valeurs, clés et papiers de la voiture. Ce voyou, qui se trouvait dans l’une des deux voitures volées qui a foncé sur les policiers, avait été mis en examen samedi dernier et comme il se doit remis aussitôt en liberté sous contrôle judiciaire. Placé dans un foyer, il n’aura pas mis longtemps à reprendre ses activités.

Six « jeunes », tous mineurs, ont finalement été arrêtés et placés en garde à vue après les faits. L’un d’entre eux – le “jeune” évoqué plus haut – a réussi à s’échapper, en se jetant dans la Loire du haut du pont. Des recherches ont été entreprises dans le fleuve cette nuit, pour l’instant sans succès. Selon l’enquête, le fugitif aurait pu regagner la rive. Heureusement pour lui mais aussi pour les policiers qui sinon auraient bien pu se voir inculpés d’homicide compte-tenu des précédents !

Jean-Marc Ayrault, qui vise la place de Premier ministre , a aussitôt réagi sur Twitter en affirmant que « face à de tels actes la plus grande sévérité s’impose » avant d’affirmer sa solidarité « avec les policiers nantais qui ont assumé avec courage et sang froid leur mission face à des délinquants d’une extrême violence ». Nul doute qu’après de tels propos le prochain Gouvernement va mener une politique répressive en rupture avec le laxisme en vigueur depuis des années, et que les policiers vont se voir enfin reconnaître la présomption de légitime défense qu’ils réclament avec insistance !

Crédit photo : Pymouss44, via Wikipédia, licence CC.

Fabrice Robert : “Nous en avons assez de la repentance !”

Fabrice Robert : “Nous en avons assez de la repentance !”

[box class=”info”] Le site Enquête & Débat vient de publier un entretien avec Fabrice Robert, intitulé “Fabrice Robert : “Nous en avons assez de la repentance !””. Extraits. [/box]

Fabrice Robert (photo) est le responsable du Bloc identitaire. Il a fait paraître récemment un livre de dialogue avec Christine Tasin (Résistance Républicaine) et Pierre Cassen (Riposte laïque), modéré par le journaliste André Bercoff (co-fondateur de ce site). Il répond à nos questions sur la liberté d’expression.

E&D : Pourquoi le Bloc identitaire dénonce-t-il la venue du rappeur Kery James à Grenoble ?

Le Bloc identitaire dénonce l’instrumentalisation et la déformation de l’histoire coloniale française par Kery James, afin d’encourager un sentiment revanchard à l’égard des Français de souche. Le Bloc identitaire dénonce également l’appel à la haine contre notre peuple qui découle de ces propos. L’écoute de son titre « lettre à la république » dissipera définitivement les doutes à ce sujet.

Ainsi, selon Kery James, la France est un pays de « racistes à la tolérance hypocrite, qui ont bâti leur nation sur le sang » et il ajoute « Je suis noir, musulman, banlieusard et fier de l’être, […] Que personne ne s’étonne si demain ça finit par péter ».

Le passé colonial – méconnu visiblement – auquel Kery James fait référence, rend légitime aux yeux du rappeur l’immigration de peuplement que nous subissions depuis 30 ans, et l’islamisation qui l’accompagne : « Ce passé colonial, c’est le vôtre ; C’est vous qui avez choisi de lier votre histoire à la nôtre ; Maintenant vous devez assumer […] Vous avez souhaité l’immigration ; Grâce à elle vous vous êtes gavés jusqu’à l’indigestion ».

[…]

En dénonçant à bon compte la colonisation et l’esclavage, Kery James se garde bien de rappeler, par exemple, que plusieurs millions d’européens ont été déportés des côtes du nord de la Méditerranée dans le cadre de la traite musulmane, ou que les derniers pays à avoir aboli l’esclavage se trouvent sur le sol Africain (3 millions d’esclaves y sont encore dénombrés). Faut-il aussi rappeler à Kéry James qu’entre le XVème et le XIXème siècle, les plus grands trafiquants d’esclaves au monde habitaient Alger, Constantinople ou Rabat ?

Nous en avons assez de la repentance ! D’autant plus qu’aujourd’hui, c’est bien la France qui subit une véritable colonisation de peuplement.

[…]

E&D : Quelle est votre position sur la liberté d’expression en général ?

Nous sommes bien évidemment des partisans de la liberté d’expression mais, force est de constater que celle-ci est à géométrie variable en France. Les responsables identitaires et patriotes en sont d’ailleurs les premières victimes. Ainsi, toute critique de l’islamisation ou de l’immigration vous attire les foudres de lobbies prétendument « anti-racistes » et grassement subventionnés. Ainsi, je ne compte plus les convocations et poursuites engagées contre moi depuis plus de 20 ans.

Dans le même temps, certains profitent pleinement de cette liberté d’expression à géométrie variable pour distiller un message de haine à l’égard de la France et des Français de souche. Faut-il l’accepter surtout lorsque ce positionnement relève souvent d’une stratégie bassement commerciale ? Je n’apprécie pas qu’on se fasse du fric sur la haine de mon pays et de mon peuple tout en profitant pleinement des avantages procurés par la terre d’accueil !

[…]

[box class=”info”]Source et article complet sur Enquête & Débat. [/box]

Mounif Letaïef : “99 % des épiciers de nuit sont arabes” à Montpellier

Mounif Letaïef : “99% des épiciers de nuit sont arabes” à Montpellier

14/05/12 – 14h00
MONTPELLIER (NOVOpress) –
Depuis le 4 mai, un arrêté municipal ordonne la fermeture des épiceries de nuit entre 02h00 et 06h00 dans le centre-ville et les faubourgs de Montpellier.

Nous avons de plus en plus de plaintes des voisins de ces établissements de nuit à cause de regroupements dans la rue, générant des cris, des bagarres, des bouteilles brisées, des véhicules garés en double file avec la musique à fond, etc.” précise Régine Souche, l’adjointe en charge de la sécurité à l’origine de l’arrêté. Ajoutant : “Et puis, l’interdiction de vendre de l’alcool dans ces épiceries après 22h00 n’est pas respectée par certains, tout le monde le sait“.

Mais les épiciers concernés ne l’entendent pas de cette oreille. L’un d’eux, Mounif Letaïef, annonce que son avocate déposera demain lundi un référé devant le tribunal administratif “contre cet arrêté municipal qui est discriminatoire“. “D’abord, il vise les commerçants arabes, puisque 99% des épiciers de nuit sont arabes, explique M. Letaïef. Or, le maire [Hélène Mandroux, PS] ne l’ignore pas et semble faire plaisir au Front national“.

Régine Souche est déterminée à faire appliquer l’arrêté : “Nous leur laissons le temps de s’organiser jusqu’au 20 mai. Après ce délai, les épiciers de nuit en infraction seront verbalisés“.

Crédit photo : Denis De Mesmaeker via Flickr, licence CC.

FN en Bretagne : les apparences sont parfois trompeuses

FN en Bretagne : les apparences sont parfois trompeuses

Journalistes et commentateurs se sont plu à souligner la progression en voix et en pourcentages obtenue par Marine Le Pen le 22 avril 2012, à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle ; résultats qu’ils comparent avec ceux obtenus par Jean-Marie Le Pen lors du premier tour de la présidentielle de 2007. Effectivement, en nombre de suffrages et en pourcentage par rapport aux exprimés, la comparaison est flatteuse pour Marine Le Pen. En Bretagne comme ailleurs, la poussée peut être qualifiée de forte.

Mais était-il pertinent de comparer systématiquement 2012 avec 2007, année ou le candidat de la droite, Nicolas Sarkozy, grâce à une campagne habilement menée, avait su « siphonner », au premier tour, l’électorat frontiste ? En effet, faute d’une campagne cohérente et d’avoir su « parler » à son électorat traditionnel, Jean-Marie Le Pen s’était retrouvé en caleçon. Si l’ancien président du Front National ne voyait que des avantages à bénéficier des voix de la « France d’en bas », il oubliait de défendre les intérêts des milieux populaires qui votaient pour lui. D’où un discours droitiste et libéral qui aurait pu satisfaire les électeurs d’une partie de la droite mais certainement pas ceux d’un parti « populiste ».

Erreur grossière qu’il paya cher le 22 avril 2007, alors que Nicolas Sarkozy avait su, lui, faire de la « valeur travail » son cheval de bataille. Bref, J.M. Le Pen ne s’intéressait que très peu au vécu de ses électeurs : chômage, pouvoir d’achat, logement, désindustrialisation, désintégration du tissus social en milieu rural… Seule l’immigration et l’insécurité semblaient le passionner… Ce qui est insuffisant lorsqu’on s’adresse à un public composé principalement d’ouvriers et d’employés.

Quant à sa méconnaissance des dossiers, elle apparaissait consternante dès qu’il convenait de sortir des généralités. A tel point qu’au 7/9 de France-Inter où il était invité de temps en temps, Patrick Cohen n’éprouvait guère de difficulté à le mettre dans l’embarras.

Avec Marine Le Pen, une ligne sociale, populaire et populiste est privilégiée ; ce qui lui a permis non seulement de récupérer les « égarés » de 2007, mais encore d’attirer des électeurs provenant d’autres horizons (certaines enquêtes montrent, par exemple, sa pénétration dans le secteur public).

Si comparer le premier tour de 2012 avec celui de 2007, n’est pas la meilleure idée qui soit – à cause d’un Jean-Marie Le Pen au plus mauvais de sa forme -, comparer 2012 avec 2002 semble plus parlant. En Bretagne historique, le nombre des exprimés a progressé de 585.661 (2.753.601 en 2012 contre 2.167.940 en 2002). Ensuite le nombre d’électeurs frontistes a, lui aussi, augmenté : 101.814 (356.346 contre 254.532). Enfin, en pourcentage par rapport aux suffrages exprimés, Marine Le Pen a progressé de 1,20 point (12,94 contre 11,74). Les responsables du Front national n’ont donc aucune raison de pavoiser : il n’y a pas eu de miracle en Bretagne ; cette dernière demeure pour eux une « terre de mission ».

On peut détailler géographiquement les 101.814 voix supplémentaires : 14.510 dans les Côtes d’Armor (+1,90 point) ; 17.073 dans le Finistère (+1,18 point) ; 25.278 en Ille-et-Vilaine (+1,94 point) ; 27.031 en Loire-Atlantique (+0,63 point) ;et17.922 (+0,66 point) dans le Morbihan.

Il ne faut pas perdre de vue que le nombre des exprimés a, lui aussi, notablement augmenté. Ce qui oblige à relativiser la progression en voix : + 62.426 dans les Côtes d’Armor, + 96.972 dans le Finistère, +134.744 en Ille-et-Vilaine, + 191.668 en Loire-Atlantique et + 99.851 dans le Morbihan.

Si la situation électorale, en Bretagne, apparaît encourageante pour le Front National, dès lors que l’exercice se limite à comparer 2012 avec 2007, elle l’est beaucoup moins lorsque l’on compare 2012 et 2002.La Bretagne n’est – pas encore ? – la Provence ou la Picardie.

Campagne “Hollande n’est pas mon Président” : les identitaires rassemblent 220 personnes à Nice

Campagne “Hollande n’est pas mon Président” : les identitaires rassemblent 220 personnes à Nice

[box class=”info”] Dans le cadre de la campagne des identitaires Hollande n’est pas mon Président”une manifestation a eu lieu à Nice vendredi soir. Ci-dessous la relation de ce rassemblement par le Bloc Identitaire. [/box]

Moins d’une semaine après l’élection de François Hollande à la présidence de la République, c’est à l’appel de Nissa Rebela – les identitaires du Pays Niçois – que 220 personnes se sont rassemblée devant la permanence du Parti Socialiste à Nice.

Ce rassemblement avait comme objectif de rappeler aux socialistes qu’ils n’ont recueilli les suffrages que de 32% des Français en âge de voter, et qu’ils ne jouissent donc pas d’une légitimité suffisante pour lancer des réformes aussi fondamentales pour notre société que le droit de vote des étrangers ou l’accès au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels.

Un responsable des jeunes identitaires de Jouinessa Rebela a rappelé qu’il existait dans notre pays une toute autre jeunesse que celle qu’on a vu “fêter” la victoire de François Hollande sur la Place de la Bastille dimanche soir. Une jeunesse fière des drapeaux de ses ancêtres (dans le rassemblement se côtoyaient drapeaux niçois et drapeaux tricolores). Appelant les très nombreux jeunes présents à la résistance dans les lycées et les facs, il a clairement opposé la génération identitaire à la génération Hollande.

C’est ensuite le délégué local de l’association Nationalité-Citoyenneté-Identité (militant contre le droit de vote des étrangers, et organisatrice des récentes assises “la France en danger”) qui a pris la parole. Dominique Guermouh a comme particularité d’avoir milité pendant plusieurs années dans les rangs du PS, et c’est ainsi en tant que connaisseur qu’il a pu expliciter la vision de la France de nombreux élus et militants socialistes.

Campagne “Hollande n’est pas mon Président” : les identitaires rassemblent 220 personnes à Nice

Philippe Vardon, porte-parole de Nissa Rebela et membre du bureau directeur du mouvement identitaire, a terminé avec un discours vigoureux ponctué de slogans repris par la foule. Un discours qu’il n’a pas conclu en lançant “l’Internationale” mais “Nissa la bella”, l’hymne niçois. Une manière supplémentaire de démonter que nous nous battons au nom de nos traditions, de nos racines, de notre plus vieille mémoire. L’identité contre l’idéologie.

Avec ce rassemblement, mais surtout avec le succès immense rencontré par la campagne “Hollande n’est pas mon Président” (et cela bien au-delà des réseaux militants habituels du mouvement) [voir des exemples sur Novopress], les identitaires démontrent qu’ils seront bien le fer de lance de la lutte politique et culturelle qui va désormais opposer le camp de la défense des racines à la gauche folle.

[box class=”info”] Plus de photos de ce rassemblement sur le site de Nissa Rebela.

Plus de renseignements sur cette campagne sur le site Hollande n’est pas mon Président. On peut y commander affiches et autocollants. [/box]

François Duprat, le révolutionnaire controversé – Sur Méridien Zéro ce 13 mai à 23h, avec Emmanuel Ratier

François Duprat, le révolutionnaire controversé - Sur Méridien Zéro ce 13 mai à 23h, avec Emmanuel Ratier

Ce dimanche 13 mai à 23h l’émission de la webradio Méridien Zéro portera sur “Un homme, un destin : François Duprat, le révolutionnaire controversé”.

A l’occasion de la sortie d’un ouvrage consacré à François Duprat – François Duprat, l’homme qui inventa le Front National. Ed Denoël – Méridien Zéro reçoit Emmanuel Ratier et Julien (camarade de Duprat qui a donné plusieurs entretiens dans le livre) pour évoquer avec eux la figure de ce militant infatigable mais controversé.

Emission animée par le Lieutenant Sturm et Jean-Louis Roumégace avec la collaboration technique du camarade Wilsdorf.

[box class=”info”] A écouter sur les sites :

http://meridienzero.hautetfort.com/
– ou http://www.radiobandieranera.org/
– ou http://europaradio.hautetfort.com/ [/box]

Méridien Zéro

Méhaignerie prend sa retraite

Méhaignerie prend sa retraite

13/05/2012 – 11h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – Député de Vitré (35) depuis 1973, réélu sans interruption depuis cette date, Pierre Méhaignerie, 73 ans, a annoncé qu’il ne se représenterait pas. Grand nom de la démocratie- chrétienne, il fut longtemps président du Centre des démocrates sociaux (CDS) avant de céder la place à François Bayrou.

Comme tout dirigeant politique national, il ne pouvait que devenir ministre ; on le vit donc à l’Agriculture, à l’Equipement et à la Justice. Pour autant, sa carrière ministérielle fut tout sauf époustouflante – il est vrai que le personnage est terne.

Pendant qu’il s’échinait à Paris à cultiver sa « dimension nationale » les positions de sa famille politique fondaient comme neige au soleil en Bretagne, au fur et à mesure que les socialistes progressaient, élection après élection. Sans que cela ne donna l’impression d’inquiéter le bonhomme. Peu intéressé parla Bretagne, il rêvait d’un « ouest » aux contours imprécis ; ce fut son dada à une époque.

Il quitte donc la scène politique en laissant la démocratie-chrétienne en ruine en Bretagne. Seuls demeurent quelques maigres lambeaux de ce qui fut la colonne vertébrale de la vie régionale, avec le soutien de l’Eglise et de Ouest-France. Acte de décès en 2007, lorsqu’on vit Pierre Méhaignerie rejoindre l’UMP aux élections législatives – avec son ami Loïc Bouvard (Ploërmel).

Le réalisme aurait pu conduire cet ingénieur agronome à comprendre que sa carrière nationale n’irait pas bien loin et qu’il convenait plutôt de bétonner ses bases. Le bon exemple à suivre était incontestablement celui de la CSU, en Bavière, qui est parvenue à concilier son autonomie régionale avec son alliance au niveau national avec la CDU. Mais« Pierre », comme disent ses amis, n’a jamais eu la tripe bretonne… ni beaucoup d’imagination.

Second pilier le la carrière de Pierre Méhaignerie : la mairie de Vitré. S’il renonce à la circonscription en 2012, on peut supposer qu’il abandonnera la mairie en 2014. Pendant plusieurs mandats, il aura également présidé le conseil général d’Ille-et-Vilaine. Jusqu’à ce que la poussée socialiste ne l’invite à partir « de son plein gré » avant que n’arrive l’heure de la défaite. Au final donc, un bilan bien terne pour un politicien dépassé par les enjeux du nouveau siècle.

Crédit photo : Fpleclercq, via Wikipedia, licence CC

Faits & Documents n°336 du 15 au 31 mai 2012. Portrait : Jean-Marc Ayrault

Faits & Documents n°336 du 15 au 31 mai 2012. Portrait : Jean-Marc Ayrault

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 31 mai 2012 vient de paraître. Au sommaire, un portrait de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale. Extrait.

Faits & Documents n°336 du 15 au 31 mai 2012. Portrait : Jean-Marc Ayrault
Faits & Documents n°336, du 15 au 31 mai 2012

Le président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale est le favori pour le poste de Premier ministre de François Hollande. Maire de Nantes, cet ancien professeur d’allemand (ce qui risque d’être utile pour les négociations avec Angela Merkel…), venu au socialisme par le catholicisme de gauche, est un vétéran du Parti socialiste, auquel il a adhéré dès 1971. Comme le nouveau président de la République, il n’a jamais été ni secrétaire d’État, ni ministre… et est un quasi-inconnu des Français, hormis les Bretons. Son profil rappelle celui d’un Pierre Mauroy, tirant sa légitimité de son enracinement de terrain plus que des intrigues parisiennes.

« Là où les Strauss-Kahn, Aubry, Guigou et autres Glavany ont trusté les portefeuilles ministériels, lui a dû se contenter des rôles de l’ombre. Il faut dire que le maire de Nantes n’est pas du genre à se pousser du col […] Une prudence qui a pu lui jouer des tours dans sa carrière, ses adversaires insistant sur son côté “terne”, voire “ennuyeux” à une époque où le clinquant est de mise. » Le Point, 5 octobre 2006.

« C’est aussi l’histoire d’un homme à qui quelque chose manque et continue de manquer : un petit rien qui fait la différence et le hisserait au rang des grands de la politique française. » Libération, 25 septembre 2004.

« Falot, autoritaire et inorganisé. » Le Figaro, 20 juin 2002.

« Jean-Marc Ayrault est le porte-parole de la France socialiste “d’en bas”. » Libération, 20 juin 2002.

« Le projet de société le plus important depuis l’avortement. » Jean-Marc Ayrault, à propos du Pacs.

Jean-Marc Ayrault et Francois-Hollande le 19 décembre 2011.
Jean-Marc Ayrault et Francois-Hollande le 19 décembre 2011. Crédit : Parti Socialiste / Solfé communication (cc) via Flickr

Jean-Marc Ayrault est né le 25 janvier 1950 à 10h (temps universel) à Maulévrier (Maine-et-Loire). Cet aîné de cinq enfants est le fils d’un ouvrier agricole, Joseph Ayrault (né en 1921), qui fut ensuite ouvrier dans l’industrie textile puis cadre d’usine. Sa mère, Georgette Uzenot(née en 1928), fut couturière puis femme au foyer. Un milieu modeste mais catholique de gauche (et socialiste selon diverses sources). Jean-Marc Ayrault a donc effectué son primaire à l’école catholique Saint-Joseph, avant de passer au lycée Colbert de Cholet (1961-1968).

« Jean-Marc Ayrault présente le profil parfait de ces socialistes de l’Ouest de la France, plus influencés par la doctrine sociale de l’Église que par les mythes révolutionnaires[…] Dans la famille Ayrault, on va à la messe en tir groupé et le travail s’impose comme une vertu cardinale (Libération, 30 novembre 2006). » Proche du MRP et ancien de la jeunesse agricole catholique (JAC), il sera perverti, comme tant d’autres, par l’idéologie de Vatican II. Il sera membre du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) à Cholet, puis à l’université de Nantes de la Jeunesse ouvrière chrétienne et de l’Action ouvrière catholique. Comme l’écrit Wikipedia avec justesse, « cette organisation a joué un rôle essentiel dans sa formation politique dans la mesure où, dans les années 1966-1968, elle est marquée par une vision libératrice de la religion et elle aurait adopté certains éléments du marxisme comme outil d’analyse de la société ». On pourra ajouter qu’il en sortira totalement laïc et marxiste : « Il opère alors (au début des années 1970) une laïcisation aussi discrète que réelle, au point aujourd’hui de se définir comme agnostique […] Il est de toutes les luttes de l’époque, celle de Lip notamment, ou s’attriste de la chute d’Allende au Chili. Au point que le couple baptise son premier enfant Ysabelle, avec un Y comme la fille du défunt président, réfugiée en France (Libération, 30 novembre 2006). »

En fait, contrairement à ce que l’on peut lire dans toutes ses biographies édulcorées, Jean-Marc Ayrault a été engagé très à gauche dans sa jeunesse. Il fut notamment le principal responsable du Comité d’action lycéen (à majorité trotskiste-pabliste) de Cholet en mai 1968 (cf. notamment Valeurs actuelles, 23 mai 1997, et Le Figaro, 19 octobre 1988). Comme le dira ce « chouan laïc » : « À Cholet, c’était une vraie révolution. »

[box class=”info”]Lire la suite : abonnez-vous à Faits & Documents, Lettre d’informations confidentielles d’Emmanuel Ratier – Abonnements France métropolitaine : 78 euros / an. Abonnements étranger et outre mer : 93 euros / an. En savoir plus : www.faitsetdocuments.com[/box]

Photo en Une : Jean-Marc Ayrault le 19 décembre 2011. Crédit : Parti Socialiste / Solfé communication (cc) via Flickr

Jeu politicien : Nicolas Sarkozy recase ses proches

Jeu politicien : Nicolas Sarkozy recase ses proches

12/05/2012 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
Nicolas Sarkozy est très occupé. A cause de la passation des pouvoirs avec François Hollande le 15 mai ? Ou bien pour préparer son retour au métier d’avocat ? Peut-être, mais il consacre aussi beaucoup de temps à recaser ses ex-conseillers. Selon Europe 1, « pas moins de trois proches du président sortant vont ainsi rejoindre prochainement le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative ». Un conseiller d’ Etat touche un joli salaire d’environ 7 500 euros par mois, payé par les contribuables. D’autres proches de l’UMP et de Nicolas Sarkozy vont devenir également ambassadeurs. Ils gagneront chacun, au minimum et en fonction du lieu d’affectation, un salaire de 18 000 euros par mois.

 D’autres collaborateurs du système vont rejoindre des entreprises privées « à la faveur d’un carnet d’adresses bien rempli », souligne Europe 1. Par ailleurs, Henri Guaino, conseiller spécial et plume de Nicolas Sarkozy, a été investi candidat par l’UMP dans la 3ème circonscription des Yvelines, très marquée à droite. S’il devient député, il devrait toucher un salaire de 13 512 euros bruts par mois, plus des avantages d’un montant de 9 138 euros bruts mensuels : accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1re classe, remboursement des forfaits de cinq lignes téléphoniques et d’un abonnement internet…. Quand la politique n’est plus une vocation, mais un métier.

Crédit photo : World Economic Forum, via Flckr, licence CC.

Élections : le troisième tour a déjà commencé…

Élections : le troisième tour a déjà commencé…


12/05/2012 – 15h30
PARIS (NOVOpress via le Kiosque Courtois de Radio Courtoisie) — Le troisième tour, c’est-à-dire les prochaines élections législatives. 460.000 électeurs du premier tour de la présidentielle ont choisi de ne pas faire le déplacement vers leur bureau de vote pour le deuxième tour. D’autre part, toujours pour ce deuxième tour, le nombre de bulletins blancs et nuls se situe autour des deux millions, un record pour une élection présidentielle. Les électeurs de Marine Le Pen ne sont manifestement pas restés insensibles aux « conseils de vote » donnés par la présidente du Front national au cours du discours qu’elle a prononcé le 1er mai, lors du grand rassemblement patriote, place de l’Opéra à Paris.

Pour les élections législatives de juin prochain, les positions de l’UMP restent inébranlables, même si on sent poindre quelques inquiétudes du côté de certains responsables ou élus de terrain : pas d’accords, même locaux, ponctuels et circonstanciés, avec le Front national.

Chantal Jouanno - Crédit photo : Global Sports Forum via Flickr (cc)
Chantal Jouanno : "Ma position sur ce sujet est très claire. Tout rapprochement avec le Front national serait la mort de l’UMP". Crédit photo : Global Sports Forum (cc)

Ainsi de Chantal Jouanno, sénatrice UMP de Paris, ancienne ministre des sports, qui, jeudi, a une nouvelle fois repoussé la moindre tentative de rapprochement entre l’UMP et le Front national. « Ma position sur ce sujet est très claire. Tout rapprochement avec le Front national serait la mort de l’UMP. Nous avons des positions radicalement différentes, non seulement sur le plan économique mais aussi sur la vision de la société ». Un a priori à proprement parler suicidaire pour l’ex-parti présidentiel puisque le nombre de triangulaires avoisinerait les 350 selon des projections communément admises. Autant de circonscriptions qui verront vraisemblablement la victoire d’un candidat de gauche. Inutile, donc, de savoir lire dans le marc de café pour pronostiquer que l’UMP sera laminée en juin prochain. Lorsqu’elle parle de la mort de l’UMP, Mme Jouanno ne croit pas si bien dire.

Du côté du Front national, les positions sont tout aussi claires…

Marine Le Pen - Crédit photo : Ernest Morales via Flickr (cc)
Marine Le Pen a affirmé que son parti « ne fera pas d'accord avec l'UMP, pour une raison simple : nous n'avons pas les mêmes opinions ». Crédit photo : Ernest Morales via Flickr (cc)

« Évidemment que l’on se maintiendra » en cas de triangulaire, a affirmé ainsi vendredi matin sur l’antenne d’Europe 1 la présidente du Front national. Marine Le Pen a affirmé que son parti « ne fera pas d’accord avec l’UMP, pour une raison simple : nous n’avons pas les mêmes opinions ». Une réponse du berger à la bergère, donc… Marine Le Pen a ironisé sur l’auberge espagnole UMPesque, selon elle un simple « syndic d’intérêts électoralistes, au sein [duquel], il y a des gens qui pensent tout et l’inverse de tout ». Et la présidente du Front national de lancer un appel « à des élus de base, qui se rendent compte que la ligne qui est défendue par les dirigeants UMP – qui est une ligne prosocialiste – n’est pas admissible. Ceux là, qu’ils quittent l’UMP et qu’ils viennent nous rejoindre. » Avant de lancer : « Nous sommes un rassemblement qui a vocation à dépasser la droite et la gauche ».

En cas de duel UMP-PS, le Front national « regardera au cas par cas », a t elle par ailleurs expliqué.

Mais un appel généralisé à l’abstention ou au vote blanc est plus vraisemblable. Difficile en effet d’imaginer que le Front national puisse se compromettre avec des représentants d’un parti qui méprise ouvertement les patriotes. Pour Marine Le Pen, « le seul combat, c’est à l’assemblée nationale qu’il faut le mener, avec des députés qui savent où ils vont », soulignant que la droite nationale constitue « la véritable opposition » aux « social communistes ».

Quid de François Bayrou ?

François Bayrou - crédit photo : pierremeunie via Flickr (cc)
Le MoDem risque fort d’être totalement déconnecté du réseau en juin prochain - crédit photo : pierremeunie via Flickr (cc)

Sans alliance, le MoDem risque fort d’être totalement déconnecté du réseau en juin prochain. Depuis son ralliement, que d’aucuns qualifieront de contre nature et d’opportuniste, à François Hollande, le Béarnais est en effet devenu l’homme à abattre dans les rangs de l’UMP, laquelle opposera un candidat de l’ex parti présidentiel à tous les candidats du parti centriste, en particulier à François Bayrou lui-même, dans la 2ème circonscription des Pyrénées Atlantiques. Hélas pour lui, Bayrou ne devra pas compter sur les remerciements du Parti socialiste. Alors que la députée PS Marisol Touraine proposait de faire un geste en faveur du président du Modem, en ne présentant aucun candidat PS face à lui, la candidate socialiste locale, Nathalie Chabanne, fermement soutenue par le député maire PS de la circonscription voisine, refuse de se retirer, malgré les appels de Ségolène Royal et Pierre Moscovici. La candidate a appris la proposition de Marisol Touraine lundi soir par le biais d’un sympathisant qui l’avait lue dans un média.

L’élection de Hollande a au moins eu le mérite d’illustrer la réalité du communautarisme en France

Dans les grandes villes de France, de nombreux drapeaux maghrébins, maliens, guinéens, palestiniens, etc., ont flotté tard dans la nuit du 6 au 7 mai dernier pour fêter la victoire de François Hollande. Des burqas se sont également joyeusement exhibées, au mépris de la loi, en particulier sur les Champs‑Élysées, ainsi que le prouvent des photos d’agences de presse. Une étude réalisée par l’institut de sondages OpinionWay le jour du deuxième tour révèle une adhésion massive des musulmans au parti socialiste : 93 % des musulmans ont ainsi voté François Hollande.

La cartographie des votes est sans ambiguïté

Élections : le troisième tour a déjà commencé…
La cartographie des votes est sans ambiguïté. Crédit : DR

Dans le fameux “9-3” par exemple, Hollande fait mieux qu’en Corrèze, département dont il présidait jusqu’à ces derniers jours le conseil général, avec des pointes à 77 % à Bobigny et 78 % à Saint Denis. Dans les Yvelines, Les Mureaux et Trappes, deux villes à forte densité musulmane, le candidat socialiste atteint respectivement 70 et 77 %, et “monte” même à 89 % dans le quartier dit “sensible” du Val Fourré, sur la commune de Mantes la Jolie.

Le nouveau président ne peut donc qu’entendre les avertissements que lui lance entre autres le collectif ethnique « AC le feu »

« AC le feu » (sic), un collectif ethnique basé précisément dans le 93 a clairement posé les règles du jeu auxquelles devra se soumettre le nouveau chef de l’État. Ce dernier est sommé « d’envoyer des signes forts en direction des quartiers populaires [lire : quartiers ethniques] de l’ensemble des territoires de France, notamment en ce qui concerne la représentativité qui devra transparaître dès la mise en place de son gouvernement provisoire ». Une vidéo tournée par Khoutspa TV à la Bastille le soir du 6 mai, intitulée « La Palestine à la Bastille », actuellement visible sur le site François de Souche, montre l’adhésion sans ambiguïté de nombre de jeunes supporteurs musulmans de François Hollande aux thèses du Hamas ou du Hezbollah.

Le Hamas a d’ailleurs officiellement invité François Hollande à Gaza

Après Martine Aubry qui, le 10 mars dernier, était allée à la rencontre d’Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement marocain et ancien membre de la Jeunesse islamique, qualifié sur le site Slate Afrique « d’ennemi juré des laïcs, des athées, des homosexuels et de la culture occidentale », c’est au tour du Hamas d’inviter François Hollande à Gaza. Dans un communiqué publié mardi, le Hamas déclare « Nous appelons le président français élu François Hollande à mettre la question palestinienne en tête de ses priorités et à corriger l’approche française de la question palestinienne ».

L’Union des Etudiants Juifs de France réclame l’interdiction du spectacle de Dieudonné

L’Union des Etudiants Juifs de France réclame l’interdiction du spectacle de Dieudonné

12/05/12 – 14h00
STRASBOURG (NOVOpress)
– Le comique Dieudonné n’en finit plus de susciter des appels à la censure et à l’interdiction.

Alors que les spectacles anti-chrétiens et les concerts anti-français sont vertueusement défendus par médias et bien pensants au nom de la “liberté d’expression“, le positionnement antisioniste du comique d’origine camerounaise ne bénéficie pas de la même indulgence.

Ainsi, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a demandé hier l’annulation pure et simple du spectacle de l’humoriste, programmé le 12 juin prochain au Zénith de Strasbourg. L’UEJF estime que ce spectacle représente une “tribune politique incitant à la haine raciale“.
Jonathan Hayoun, président de l’UEJF, « appelle les dirigeants de la Ville de Strasbourg ainsi que le directeur du Zénith de Strasbourg à annuler au plus vite ».

Crédit photo : eksyt, via Flickr (CC).

[Tribune libre] Le changement c’est maintenant ?

[Tribune libre] Le changement c’est maintenant ?

[box class=”info”] Cette Tribune Libre nous a été envoyée par un de nos lecteurs qui l’a écrite à chaud après l’élection du 6 mai 2012. Il n’a pas pour habitude d’écrire des articles mais dans ce cas il a senti le besoin de s’exprimer, ce qui donne à son texte un intérêt différent de celui des écrits des habitués de l’expression politique. Nous avons un peu attendu pour faire paraitre cette tribune car nous avions juste après l’élection plusieurs articles sur son interprétation et il pouvait être intéressant de lire ce document avec quelques jours de recul.
Novopress.
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Mais quel sera le changement prôné par le nouveau président ? Donner le droit de vote aux étrangers extra-européens aux élections locales ?
D’une autre façon, Sarkozy et ses amis l’avaient déjà fait : ils ont permis que l’immigration se poursuivre à un rythme effréné (200.000 entrées par an, soit davantage que sous Lionel Jospin !) et ont également naturalisé à tour de bras. La double-peine abrogée par le camarade Sarkozy en 2003 (et qui consistait à ce qu’un étranger condamné à une peine de prison ferme –ce qu’en général on n’attrape pas après un simple excès de vitesse– soit au terme de sa peine expulsé du territoire) nous a donné le loisir de garder toute une ribambelle de délinquants. Enfin, le droit du sol et l’acquisition automatique de la nationalité par ce droit du sol a permis à Mohamed Merah de jouir de la nationalité française : il avait donc tout loisir de voter, voire de se porter candidat aux élections.

Alors pas de blagues, hélas le droit de vote des étrangers ne changera pas grand-chose à la situation, ce que l’on peut déjà vérifier dans les bureaux de vote des « quartiers populaires » de Strasbourg et Mulhouse, avec par exemple des pointes à plus de 80% pour François Hollande dans le très bucolique quartier de Hautepierre à Strasbourg.

Le changement sera peut-être toutefois perceptible pour les esprits libres et autres militants identitaires : on peut s’attendre à ce que la liberté d’expression de certains courants connaisse de nouvelles réductions drastiques, le laxisme étant souvent à sens unique pour la gauche.

A qui la faute ?

Surdramatiser l’élection d’hier et les 51,6% d’électeurs de François Hollande me semble toutefois trop simple. Le mal est profond, et enraciné depuis plusieurs décennies. Rappelons-nous qu’en 1976 c’est la « droite » de Giscard et Chirac qui a validé le regroupement familial pour les travailleurs immigrés, et donc transformé durablement l’immigration de travail en immigration de peuplement.

Croire que les 51% d’électeurs de Hollande voient en lui un espoir de changement est également inexact. Une part décisive des électeurs a surtout choisi de contribuer au départ de Sarkozy, qui au moins ne nous a pas refait le coup de 2007 : eut-il été préférable d’être encore cocu après 10 ans de gouvernance Sarkozy ?

Les générations précédentes, celles de nos parents et grands parents, ont une part importante de responsabilité dans le déclin actuel de notre pays. Profitant du confort d’une croissance économique sans précédent, telle que l’humanité n’en avait jamais connu, ils n’ont réagi à aucune des mesures prises depuis plus de 40 ans et nous ont laissé l’immigration et les dettes incontrôlées en « cadeau ».

C’est d’abord et avant tout notre bien-être matériel et la société du spectacle audiovisuel qui nous pourrissent au plus profond de nous-mêmes. Redécouvrons (ou découvrons pour certains !) ce chef d’œuvre cinématographique qu’est Fight Club, critique acerbe de la décadence de nos sociétés post-modernes et de nos vies.

Quel avenir ?

Economiquement, nous risquons de rejoindre les pays dits du «d’Europe du Sud », soit une situation proche de la Grèce, Espagne, Italie. La gabegie socialiste ne fera qu’accélérer un processus enclenché que la « droite » a tout aussi favorisé et n’a pas vu ou voulu enrayer.

Le vivre-ensemble est une utopie à laquelle plus grand monde, en dehors des discours officiels, semble croire. Chacun a pu voir hier soir sur les écrans, les drapeaux tunisiens, turcs, maliens (et j’en passe) agités place de la Bastille à Paris. Oui ce fut un vote communautaire (analysez bureau de vote par bureau de vote), et après tout c’est tant mieux : le réel a enfin le loisir d’apparaître à tous, y compris aux plus naïfs et bornés. Qui veut le voir sait qu’un avenir à la sud-africaine ou à la brésilienne nous tend ouvertement les bras : Adieu Marianne, Voltaire et Molière !

Vous l’aurez compris, la perspective d’avenir n’est pas à la rigolade. La réélection de Sarkozy n’aurait toutefois rien changé au tableau, si ce n’est entretenu les illusions de certains.
Faut-il pour autant tout lâcher ? Non, je le dis par conviction, mais nous n’avons guère le choix. Les élections législatives doivent donner l’occasion de s’exprimer à tous ceux qui veulent « barrer » au mieux les pleins-pouvoirs du PS, mais surtout et plus encore nous devons réfléchir aux autres alternatives  : le temps est venu au communautarisme, et pas seulement celui des autres, mais aussi celui des « petits blancs », qui devront se regrouper et s’entraider pour survivre au chaos économique et ethnique qui s’annonce, s’ils veulent passer le cap du 21ème siècle. Toutes proportions gardées, l’exemple italien de la CasaPound est sans doute plus intéressant que les combats électoraux perdus d’avance face aux coalitions urbaines des bobos qui profitent de la mondialisation et des immigrés.

Géronimo pour Novopress.

L’islamiste radical Hani Ramadan va prêcher à Mérignac

L’islamiste radical Hani Ramadan va prêcher à Mérignac

11/05/2012 – 17h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Les 26, 27 et 28 mai prochain, l’association des musulmans de Mérignac (33700) organise sa quatrième rencontre annuelle au sein de leur toute nouvelle mosquée. À cette occasion, plusieurs prêcheurs islamistes se rendront dans cette ville proche de Bordeaux, dont Hani Ramadan, bien connu pour sa justification de la lapidation « forme de purification », ses appels au djihad et ses prises de positions très radicales.

Hassan Belmajdoub
Hassan Belmajdoub

Proche de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), l’association des musulmans de Mérignac est présidée par Hassan Belmajdoub. Celui-ci est également membre du Conseil Consultatif de la ville de Mérignac, chargé « d’éclairer de leur expérience le chemin emprunté par le maire et son équipe municipale » !

Lors d’une interview au journal Sud-Ouest, Hassan Belmajdoub déclarait sans gêne aucune : « Je prône un islam respectueux de la République française » et ajoutait « nous entretenons de bonnes relations avec tout le monde, en particulier avec l’imam de Bordeaux (Tareq Oubrou) qui est un ami ».

Hani Ramadan
Hani Ramadan

En mars dernier, Alain Juppé déclarait à propos de Tariq Ramadan, le frère d’Hani : « nous regrettons que l’UOIF ait en outre choisi d’inviter Tariq Ramadan, ressortissant suisse, dont les positions et les propos sont contraires à l’esprit républicain, ce qui ne rend pas service aux musulmans de France ».

Hani Ramadan est pourtant considéré par les experts comme beaucoup plus radical que son frère. Pourtant ni l’UMP, ni le Parti socialiste, ni aucune organisation féministe ne poussent des cris d’orfraies. Les élections doivent être terminées !

Bleus : Hatem Ben Arfa revient avec « sa mauvaise réputation »

Bleus : Hatem Ben Arfa revient avec « sa mauvaise réputation »

11/05/2012 – 12h00
VARSOVIE (NOVOpress) –
Laurent Blanc, le sélectionneur des Bleus, a donc décidé de rappeler en équipe de France de football, Hatem Ben Arfa. L’attaquant de Newcastle devrait faire partie de la nouvelle aventure des Tricolores durant l’Euro 2012, organisé à partir du 8 juin en Pologne et en Ukraine.

Le Parisien du 10 mai rappelle que l’ex-joueur de l’Olympique de Marseille (photo) « traîne une mauvaise réputation » depuis ses classes à Clairefontaine (voir vidéo). D’ailleurs, le coach des Bleus a clairement annoncé la couleur : « A Ben Arfa de nous prouver qu’il n’est pas difficile pour un groupe et qu’il a une grande motivation pour l’Euro ».

Ce retour ne devrait pas combler le fossé culturel qui se creuse au sein de l’équipe de France depuis la fin des années 1990. Bien au contraire. C’est ce que souligne le dernier dossier du magazine So Foot, intitulé : « Equipe de France : le grand flou ». L’article évoque pudiquement une « tendance légèrement clanique qui perdure en bleu depuis quelques années. Ici, le clan des « chichamen » autour de Ribéry, Abidal, Benzema, Ménez ou Sakho » qui partagent « une même culture banlieue ». De l’autre, selon So Foot, « les provinciaux : Debuchy, Giroud, Cabaye, etc. ». Une évidence : « cette équipe de France n’a aucun véritable point de référence ».

Sauf, peut-être, une vraie tendance à la sur-représentation de joueurs de culture africaine. Rien n’a changé depuis le fiasco des Tricolores à la Coupe du monde sud-africaine en 2010. Ce que déplore Juan Manuel Lillo dans ce dossier : « Les entraîneurs sont tombés dans la facilité : ils cherchent des joueurs plus forts physiquement, pensant certainement que cette force leur permettra de tenir des résultats. C’est le contraire qu’il faut faire ». Autre témoignage significatif dans le numéro 96 de So Foot, celui de David Trezeguet. Grâce aux Bleus, l’attaquant a gagné une Coupe du monde (en 1998) et un Euro (en 2000). Mais aujourd’hui, il déclare se sentir « argentin à 100% ». L’identité, c’est plus fort que toi !

La « Mémoire vive » d’Alain de Benoist

La « Mémoire vive » d’Alain de Benoist

Fondateur du GRECE, auteur prolixe et initiateur infatigable de nombreuses revues de réflexion (Eléments, Krisis, Nouvelle Ecole…), Alain de Benoist est une figure incontournable du courant « identitaire » français et européen.

La « Mémoire vive » d’Alain de BenoistBien qu’il soit connu de tous, sa grande discrétion nous a longtemps caché son itinéraire personnel : militance, parcours universitaire, cheminement intellectuel.  C’est ce que nous propose de découvrir Mémoire vive, un livre d’entretiens, paru il y a quelques jours aux Editions de Fallois.

300 pages d’entretiens conduits à vive allure mais en profondeur par François Bousquet, qui nous plongent dans l’itinéraire d’un penseur incontournable, depuis son enfance jusqu’aux années « de maturité », passant par les années d’engagement militant et l’aventure du GRECE.

Bien entendu, la dimension biographique n’occulte pas les nombreuses pages de réflexion dans lesquelles Alain de Benoist reprécise les contours de sa pensée et ses fondamentaux idéologiques : défense de l’identité au nom du refus de l’uniformité, anti-libéralisme, ré-enracinement, vision de l’Empire européen. Rappelant son attachement à la Weltanschauung, il défend une véritable définition de la radicalité, ancrée dans une pensée forte et structurée: « Être radical, ce n’est pas seulement refuser le compromis, c’est s’intéresser aux causes lointaines plus qu’aux effets immédiats (…) Donner aux choses une dimension de profondeur. »

Radical – en plongeant toujours plus profond les pointes de nos racines – nous nous devons de le devenir plus chaque jour. Alain de Benoist nous y précède.

Pierre Saint-Servant pour Novopress

Soirée électorale : sur France2 le drapeau de la Côte d’Ivoire devient irlandais !

Soirée électorale : sur France2 le drapeau de la Côte d'Ivoire devient irlandais !

Lors de la retransmission de la fête à la Place de la Bastille à Paris pour célébrer l’élection de François Hollande le 6 juin, la journaliste de France2 parmi les drapeaux de nombreux pays africains qui étaient présents sur cette place, pays qu’elle se garde bien de nommer, distingue le drapeau d’un pays européen, l’Irlande et c’est bien sûr le seul qu’elle nomme (à partir de 1min40 dans la vidéo ci-dessous)).
Soirée électorale : sur France2 le drapeau de la Côte d’Ivoire devient irlandais ! Pas de chance c’est le drapeau de la Côte d’Ivoire (image ci-contre). On voit bien ce drapeau par exemple vers 1min30 (copie d’écran en Une). Il ressemble un peu à celui de l’Irlande (couleurs inversées).

Mais opération réussie, la plupart des millions de téléspectateurs qui suivent l’émission retiendront que l’on arborait le drapeau de l’Irlande.

Politiquement correct quant tu nous tiens, il ne fallait pas inquiéter davantage,  au sujet de la substitution de population, l’Européen de souche moyen que les images que l’on ne pouvait pas cacher pouvait déjà alerter (voir par exemple Novopress ici , ici et ici).

Soirée électorale : sur France2 le drapeau de la Côte d’Ivoire devient irlandais ! Dans le reste de la vidéo on voit le drapeau ivoirien “irlandais” s’agiter frénétiquement et passer rapidement devant François Hollande et sa compagne, escorté en particulier de l’ancien drapeau syrien (image ci-contre) qu’ont choisi d’utiliser les opposants à Bachar el-Assad (on voit bien ce drapeau par exemple vers 1min16).