Les Esquimaux nous parlent – ou comment l’oligarchie voit les Français

Les Esquimaux nous parlent – ou comment l’oligarchie voit les Français

Si l’on en croit la presse, le premier ministre lors de son intervention à l’université d’été de l’UMP le 4 septembre dernier, aurait déclaré, prônant la rigueur en réponse à la crise, que « plus que jamais les Français doivent être conscients de leurs devoirs ». Si ces propos ont bien été tenus il convient de s’interroger sur leur signification.

Les Esquimaux parlent aux Français

D’abord sur la forme, cette façon qu’ont les membres de la classe politique de parler des « Français » – c’est-à-dire de leurs concitoyens – à la troisième personne, est bien significative de la distance qui s’est désormais installée entre la France d’en haut et la France d’en bas. L’oligarchie parle, en effet, des Français comme si ces derniers constituaient une nationalité différente de la sienne. Elle parle des Français comme nous parlerions des Anglais ou des Esquimaux. Forte de cette distance, l’oligarchie adopte alors vis-à-vis des autochtones une posture d’entomologiste. Car quand elle emploie cette expression, c’est en général pour l’associer à une analyse critique ou pour déplorer que les Français soient ce qu’ils sont (les Français sont « frileux » face à la mondialisation, par exemple). Ah ! Si, au moins, ils étaient anglais ! Tel est d’ailleurs bien le sens de la formule de M. Fillon : manifestement, dans son esprit, « les Français » ne sont justement pas conscients, ou pas assez, de leurs devoirs face à la crise !

Sur le fond, ensuite, ce curieux diagnostic révèle l’abîme qui sépare désormais la classe politique de la France réelle.

Les victimes sont les coupables

Si l’on comprend bien M. Fillon, les Français seraient donc inconscients de la situation. Pourtant, tous les sondages révèlent qu’une majorité de nos concitoyens (en fait deux Français sur trois) manifestent une grande inquiétude –au demeurant croissante – devant la dégradation de la situation économique et la durée de la crise financière. Mais M. Fillon n’a semble-t-il pas le temps d’étudier ces sondages d’opinion, tant il se préoccupe de l’avenir de notre pays .

Le premier des Français, le président de la République, n’a-t-il d’ailleurs pas admis lui-même que « clairement les chiffres du chômage ne sont pas bons » (lors de son déplacement dans les Vosges le 2 septembre dernier). M. Fillon croit-il vraiment que les Français ignoreraient cette réalité ?

Les propos du premier ministre traduisent aussi la promptitude avec laquelle l’oligarchie dominante se décharge de ses responsabilités devant la crise. Car, si l’on suit le premier ministre dans son propos, la solution à la crise actuelle nécessiterait que « les Français » soient plus « conscients de leurs devoirs ». Ce qui revient évidemment à suggérer que ceux-ci ont une part de responsabilité dans la situation actuelle. CQFD

Mais en quoi les Français seraient-ils responsables d’une crise financière qui résulte avant tout de la dérégulation des marchés, de la mise en place de procédures financières de plus en plus opaques et sophistiquées destinées à répandre les risques partout dans l’espoir de les faire disparaître et du comportement irresponsable des grandes banques qui ont peuplé leurs bilans d’actifs toxiques et de créances douteuses, dans l’indifférence des régulateurs et de leurs conseils d’administration ? Les épargnants et les déposants qui ont fait confiance à ce même système bancaire – en particulier quand les ministres des Finances successifs leur conseillaient d’investir dans les actions – sont-ils vraiment les responsables de la crise ? Ne sont-ils pas plutôt ses futures victimes ?

Les Français sont-ils vraiment responsables de la réponse apportée par les gouvernements à la crise financière de 2008 consistant à transformer les dettes privées en dettes publiques, lesquelles finissent par exploser ? Les Français qui ont rejeté le prétendu traité de l’Union européenne, que M. Sarkozy leur a ensuite imposé en faisant un détour par Lisbonne, sont-ils responsables des dysfonctionnements de la zone euro qui est une zone économiquement instable ?

Curieusement le premier ministre semble avoir oublié l’ode à la dérégulation financière que sa majorité chante depuis des années et dont on voit aujourd’hui les pénibles résultats. Curieusement il ne nous dit plus que l’euro nous rend plus forts.

Non : les vrais responsables de la situation ce sont ces irresponsables de Français ! Franzosen Gross Filous, comme dirait sans doute Madame Merkel.

N’est pas Churchill qui veut

Dans son propos, le premier ministre semble surtout viser les déficits et les dépenses publiques : les « devoirs » qui attendent dans son esprit les Français portent sur la réduction des dépenses publiques et l’augmentation des prélèvements. D’ailleurs, nos concitoyens ne se font aucune illusion sur ce plan.

Mais en quoi sont-ils responsables des déficits publics ? Qui prépare les lois de finances ? Le gouvernement. Qui les vote ? La majorité parlementaire. Qui exécute le budget ? Le gouvernement.

Certes, on peut objecter que ce sont les électeurs qui élisent les parlementaires et donc choisissent la majorité, mais ils n’ont en réalité aucun moyen de la contrôler. En outre, sur un grand nombre de sujets, on ne peut pas dire que la politique conduite reflète l’opinion majoritaire des Français. Car le problème est institutionnel avant d’être économique : la démocratie est formelle dans notre pays.

Au demeurant, la situation des finances publiques des pays occidentaux démontre que le problème des déficits n’est nullement un « mal français ». Le seul vrai mal français c’est justement que le gouvernement est incapable, depuis des années, de maîtriser les dépenses publiques et cela parce qu’il adopte une attitude clientéliste. Pour le dire autrement : c’est parce qu’il manque de courage et de détermination, parce qu’il veut contenter tout le monde, qu’il est incapable de trancher dans les dépenses et dans les déficits. Si les élèves font mal leurs « devoirs » c’est parce le maître est mauvais.

M.Fillon voudrait bien se donner des airs de Churchill, promettant du sang, de la sueur et des larmes à ses concitoyens. Il ne lui manquait, ce week-end à Marseille, que le chapeau melon et le cigare. Mais Churchill préparait la mobilisation totale de l’Angleterre dans la guerre. Le premier ministre, lui, ne prépare que la mobilisation électorale.

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 10/09/2011 [/box]

Image : François Fillon lors du campus de l’UMP le 4 septembre 2011 à Marseille

Fabrice Luchini au théâtre de l'Atelier à partir du 19 septembre

Fabrice Luchini au théâtre de l’Atelier à partir du 19 septembre

12/09/2011 20h30
PARIS (NOVOpress) – Fabrice Luchini reprend son spectacle de La Fontaine, au théâtre de l’Atelier, avec quelques nouvelles fables et des textes de Nietzsche, Baudelaire et Céline… Sans oublier Péguy, Rimbaud ou Hugo. Le spectacle dure deux heures, sans entracte.

Fabrice Luchini à l'AtelierDate des représentations

À 13 h
Samedi 24 septembre,dimanche 25 septembre, samedi 8 octobre, dimanche 9 octobre, dimanche 16 octobre, samedi 22 octobre, dimanche 23 octobre, samedi 29 octobre, dimanche 30 octobre, samedi 5 novembre, dimanche 6 novembre.

À 18h30
Mardi 20 septembre

À 20h00

Lundi 19 septembre, lundi 26 septembre, lundi 3 octobre, lundi 10 octobre, lundi 17 octobre, lundi 24 octobre, lundi 31 octobre.

Tarifs et réservations

Tarifs :
Catégorie 1 : 43 €
Catégorie 2 : 28 €
Catégorie 3 : 15 €

Pour acheter ses places.

Réunification de la Bretagne : Martine Aubry botte en touche

Réunification de la Bretagne : Martine Aubry botte en touche

12/09/2011 19h00
MOELAN-SUR-MER (NOVOpress Breizh)
– En visite hier à la fête de la Rose du PS finistérien, qui se tenait à Moëlan-sur-Mer, Martine Aubry  a présenté son programme devant les 1500 militants et sympathisants qui avaient fait le déplacement. Interrogée sur la question de la réunification de la Bretagne, la candidate aux primaires socialistes s’est contentée, comme en mars dernier le Président de la République, de botter en touche.

Accompagnée des oligarques finistériens du PS Louis Le Pensec, Jean-Jacques Urvoas et  Marylise Lebranchu (François Cuillandre, maire de Brest et Bernard Poignant, maire de Quimper, qui dirigent le comité de soutien à François Hollande étaient absents…), la candidate aux primaires socialistes a rappelé les grandes lignes du programme socialiste, utilisant au passage les habituels poncifs  – « ici  vous ne cherchez pas la division en cultivant la peur de l’autre » – pour tenter de justifier le phénomène sans précédent des migrations ethniques dont l’Europe fait l’objet depuis quelques décennies.

Interrogée sur la réunification de la Bretagne par le Télégramme, le maire de Lille a répondu que « sur une question comme celle là – c’est toute l’histoire de la Bretagne et de son patrimoine  qui sont en cause –  c’est à la population de décider. Je sais que le périmètre est un peu compliqué à mettre en place (sic), que les habitants des Pays de la Loire doivent voter avec les Bretons. La question touche trop à l’identité pour qu’une décision soit prise d’en haut. Il y a une belle collaboration entre les Pays de la Loire et la Bretagne, il faut continuer… ».

Une position identique à celle prise par Nicolas Sarkozy en mars denier. La législation actuelle rendant impossible – de facto – la réunification, c’est en réalité une fin de non recevoir qu’a donné Martine Aubry. Sur cette question, les Bretons –  selon elle « un peuple pionnier, battant, résistant » (!) – savent désormais à quoi s’en tenir.

Le meeting d'Estrosi à Nice perturbé par les identitaires

Le meeting d’Estrosi à Nice perturbé par les identitaires [mis à jour : vidéo]

11/09/2011 – 19h40
NICE (NOVOpress) — Les Identitaires de Nissa Rebela ont réussi un joli coup aujourd’hui en s’invitant au meeting de l’UMP à Nice, organisé sous l’égide du maire de la ville, Christian Estrosi. Durant le discours de l’édile de la ville, plusieurs militants identitaires se sont invités parmi le public, criant le slogan et brandissant des pancartes « Estrosi complice – pas de mosquées à Nice ! ».

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Histoire locale : retour sur les bombardements de Nantes en 1943

Histoire locale : retour sur les bombardements de Nantes en 1943

11/09/2011 – 17h00
NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) —
Le dernier numéro de la revue nantaise Neptuna revient sur la Seconde Guerre mondiale et les terribles bombardements qui ont endeuillé Nantes en 1943.

Histoire locale : retour sur les bombardements de Nantes en 1943La Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique est assurément l’une des plus anciennes associations de Bretagne : elle a été fondée en 1798. Présidée par Gilberte Martineau, elle se consacre aujourd’hui à l’histoire et au patrimoine de Nantes et des environs. Elle publie chaque année un ou deux numéros d’une revue toujours très documentée, Les Annales de Nantes et du Pays nantais, devenue en 2009 Neptuna – Revue d’histoire de Nantes, ville de culture. La collection de la revue forme une ressource documentaire exceptionnelle sur l’histoire locale.

La revue a aujourd’hui pour rédacteur en chef l’historien breton qui monte, Gildas Salaün, spécialiste de numismatique, responsable du médaillier du musée Dobrée à Nantes. Cerise sur le gâteau, sa mise en page bénéficie des soins professionnels d’Olwenn Manac’h.

Chaque numéro de la revue est consacré à un thème central. Celui de 2011 (n° 308) présente « Nantes et sa région durant la Seconde Guerre mondiale » ; suite du précédent numéro sur le même thème, il est en grande partie consacré aux bombardements américains des 16 et 23 septembre 1943 qui ont ravagé le centre ville et laissé environ 1 800 morts et 4 000 blessés. Il rassemble plusieurs témoignages vécus et de nombreuses reproductions de documents d’époque.

[box class=”info”]Le numéro 308 de Neptuna est disponible en librairie et auprès de la Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique, 8 rue Garde-Dieu, 44000 Nantes, au prix de 8 euros.[/box]

Nouvelles violences intercommunautaires en Alsace

Nouvelles violences intercommunautaires en Alsace

11/09/2011 – 16h00
MULHOUSE (NOVOpress) —
 L’Angleterre n’est pas le seul pays où le modèle multiculturel génère des violences inter-communautaires. La France depuis fort longtemps subit également les affres de tensions entre communautés extra-européennes. Ce phénomène, occulté par le politiquement correct, n’est pourtant pas nouveau pour les forces de police.

Deux bandes ethniques rivales, l’une tchétchène, l’autre maghrébine selon les Dernières Nouvelles d’Alsace, se sont violemment affrontées hier dans un quartier de l’immigration, Bourtzwiller, à Mulhouse (68100), faisant sept blessés dont cinq parmi les forces de l’ordre. L’hypothèse d’un mariage qui a mal tourné la veille serait à l’origine des scènes de guérilla de samedi. Néanmoins, l’essence communautaire de ces violences ne fait place à aucun doute selon les déclarations d’Alain Martinez, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), pour qui « tout ça est très imprécis, on ne connaît pas trop l’origine des tensions, mais c’est apparemment un conflit communautaire ».

Les assaillants Tchétchènes, venus prendre leur revanche face aux provocations de “jeunes” la veille, se sont réfugiés dans la mosquée du quartier « encerclés par une centaine de jeunes du quartier ». Ils ne doivent leur salut qu’à l’intervention des forces de l’ordre pour les évacuer. Des cocktails molotov ont été jetés causant de nombreux dégâts et plusieurs coups de feu ont été entendus.

L’entêtement des responsables politiques à vouloir importer des communautés culturellement insolubles au mépris des peuples, est responsable de telles violences. Des violences subies malheureusement par des gens dont l’unique but est de vivre en paix.

"Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ?" Fabrice Robert à l'UDR du Bloc Identitaire

“Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ?” Fabrice Robert à l’UDR du Bloc Identitaire

[box class=”info”]Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire, a conclu l’Université de rentrée de ce parti, qui avait lieu en Provence les 9 à 11 septembre 2011. Nous reproduisons ci-dessous son discours de clôture.[/box]

Chers amis,

Conclure une université d’été ramène souvent au passage obligé d’un rappel de nos fondamentaux. Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ? Confronté au flux massif, quotidien, de l’écume de l’histoire, de ce qu’on appelle l’actualité, il faut savoir régulièrement lever la tête du quotidien et recalculer notre cap. Il faut savoir penser à l’essentiel.

Qui sommes-nous ?

Nous sommes les Identitaires. C’est-à-dire que nous sommes une famille politique de pensée et d’action. Nous ne sommes ni des socialistes, ni des libéraux. Nous avons rompu avec les idéologies mortes qui courent encore comme les poules qui ne savent pas qu’elles n’ont plus de tête. Nous ne sommes pas non plus de simples patriotes car nous savons que le patriotisme est un sentiment et n’est qu’un sentiment. Le patriote est souvent un réactionnaire dans le sens où il réagit à une action qu’il subit, sans pour autant clairement en discerner les causes essentielles. C’est ainsi que l’on peut aimer la France et voter à gauche, que l’on n’en peut plus de l’immigration et voter pour le discours de Sarkozy.

Cette famille identitaire est toute entière rassemblée autour de nous. Soyons clairs ! En dehors de nous, il peut exister des gens qui se disent identitaires parce que ça fait bien, parce que lorsqu’on n’a pas d’autre imagination que le fantasme du passé, le mieux est encore de copier. Mais n’est pas Identitaire qui veut mais seulement qui le prouve !

“Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ?” Fabrice Robert à l’UDR du Bloc Identitaire

Fabrice Robert pendant la conférence


Être Identitaire, ce n’est pas ronchonner à 50 dans une salle parisienne en disant du mal des américains, des musulmans, des sionistes, des banquiers, des marxistes et des traitres. Être identitaire ce n’est pas se déguiser une ou deux fois par an pour descendre deux heures sur le pavé et ensuite échanger des photos floutées sur facebook.

Être identitaire, c’est une attitude de tous les jours, une volonté de chaque instant, c’est se montrer à visage découvert et accepter le risque comme un honneur.

Être identitaire, c’est aussi sur le fond avoir dépassé les petits égoïsmes nationaux et avoir compris qu’au troisième millénaire, seule la communauté de civilisation prime. Il a sans doute existé à la fin de l’Empire Romain des souverainistes de la Rome seule. Ils ont disparu sans comprendre le monde qui se faisait autour d’eux.

Dans un monde où l’homme européen est aujourd’hui ultraminoritaire, dans un monde où la Chine et l’Inde alignent prés de trois milliards d’hommes, dans un monde où l’Afrique ne connaît pas de transition démographique, le souverainisme est une faute majeure.

Pour sauver la France, pour que soit transmise l’essence de sa culture particulière, il faut l’Europe. Qu’importe que celle-ci soit entre les mains de nos ennemis ! Qui demanderait la suppression de la France au prétexte qu’elle est dirigée par Sarkozy ? Qui ne comprend qu’avec ou sans Union Européenne, ceux qui nous dirigent veulent la disparition des peuples, des nations, et, au premier chef, la disparition des peuples européens et de l’homme européen ?

Notamment, face à la crise économique, nous n’accepterons jamais le repli sur la France seule. Face à cette crise, il faut se garder des « ya ka ». La crise économique est la crise d’un système. Vouloir arranger les choses sans toucher au système consisterait à larguer les chaloupes de sauvetage dans la soute du Titanic et non dans l’océan.

La crise ne doit pas provoquer les égoïsmes nationaux des nations d’Europe. Le réflexe national qui consisterait à se renfermer sur la France seule, avec ses 10 millions d’allogènes, afin soit disant de ne pas sombrer avec des Grecs ou des Espagnols, ne peut pas être le nôtre.

La crise doit permettre l’émergence d’une vraie conscience européenne, de même, qu’elle doit permettre de revenir à une vraie conscience française. L’ennemi, c’est l’universaliste ! Il est l’ennemi de l’Europe comme il est celui de la France. Cette idéologie mortifère, aliénante, transforme les êtres humains, avec leur enracinement, avec leur personnalité propre, en des « citoyens du monde », c’est-à-dire des consommateurs of the world.

C’est là, entre autres, notre travail politique. Incarner la voie vers l’Europe, la voie vers l’avenir de la puissance. Laissons le rabougrissement à ceux qui ne se sentent bien que recroquevillés.

L’Europe est un mythe. Mais un mythe du Devenir. Il n’est pas une chimère du passé. Ce mythe est une réalité de l’avenir. Ou l’Europe aux Européens, ou bien la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, à tout le monde !

Ce mythe européen n’est pas un sentiment et un romantisme ou, du moins, il nait d’une triple réalité universelle qui définit la position identitaire. Cette position se caractérise par trois faits majeurs :

L’impératif du territoire.

La singularité des peuples.

La nature comme entité vivante et non comme chose.

– L’impératif du territoire implique qu’à un sol correspond un seul peuple. Toute autre vision n’est qu’idéologie et viol des réalités. C’est ce qui se passe actuellement en Europe. C’est ce qui nous imposera à court terme des évènements dramatiques auprès desquels l’insécurité actuelle n’est rien.

– La singularité des peuples. La diversité dont on nous parle tant est réelle. Les peuples sont singuliers, les ethnies sont différentes, les civilisations par nature frontières psychiques. Penser que le métissage permet la diversité est un mensonge à usage des bobos et autres bonobos de la pensée. Un Chinois en Afrique ne se comportera jamais à l’égard des Africains comme un Européen. Un Africain, où qu’il soit, se comportera comme un Africain. C’est le propre de la psyché européenne, et son malheur, d’être dans l’empathie et la capacité à se mettre à la place des autres.

– La nature comme entité vivante. Les principales idéologies du passé – capitalisme, marxisme… – voient le monde comme un lieu à exploiter. Elles ignorent le sacré et l’enchantement du monde. Elles ne fixent aucune limite à la destruction des sols, des océans, des airs.

Ces trois principes sont, pour nous, fondamentaux. On voit qu’il s’agit de principes au long cours et pas d’un programme présidentiel. L’islam passera, des banques disparaitront, des empires sombreront, ces principes seront toujours valides.

Dans le contexte de risques de haute intensité de ce début de siècle, notre mission est de nous préparer au mieux pour y faire face et pour triompher.

C’est le « où essayons-nous d’aller »

Je le redis : le mouvement identitaire n’est pas un parti politique. Le parti, c’est le Bloc. Il est notre vitrine, notre outil pour aller à des élections. Il est une étiquette, un moyen. Parmi d’autres.

Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ? : Fabrice Robert à l’UDR du Bloc Identitaire Le Bloc est à la fois groupe de pression, tête de réseaux, syndicat d’associations et mouvement politique à part entière qui dispose de ses propres particularités.

Mais à côté du Bloc, il existe des structures politiques locales, bien implantée comme, par exemple, Nissa Rebela ou Jeune Bretagne, la Ligue du Midi ou ADA. Il existe aussi le réseau des groupes jeunes, celui des maisons de l’identité. Il existe des blogs, des associations et des outils de réinformation comme Novopress.

C’est ça le mouvement identitaire. C’est ce foisonnement toujours en mouvement qui fait notre force politique, métapolitique, militante, financière. Nous devons rester souples et manouvriers, trouver le juste équilibre entre nécessaire structuration et logique de réseau. Ne comptez pas sur moi ni pour le Léninisme, ni le Stalinisme. Le centralisme est par essence mortifère. Certes, il faut des chefs. Mais il en faut à tous les échelons et dans tous les secteurs du combat. Et c’est en respectant au maximum la règle du réseau que nous le développerons au-delà de nos propres frontières politiques.

Le parti de type XXème siècle est obsolète. A la limite, il est encore adapté pour les partis du Système. Mais nous ne battrons pas le système avec ses propres outils.

Quelle est notre tactique ?

“Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ?” Fabrice Robert à l’UDR du Bloc Identitaire

Vue d'une partie de la salle

D’abord, nous faire connaître toujours davantage. Notre taux de notoriété est encore faible. La majorité de nos concitoyens ne nous connaît pas. Se faire connaître passe par internet. Encore faut-il nourrir la toile de faits et d’actions. L’apéro saucisson-pinard a plus fait pour nous qu’une distribution d’1 million de tracts. Nous allons donc très bientôt lancer de nouvelles actions d’envergure de ce type.

Ensuite, augmenter notre puissance de feu financière. En deux ans, nous sommes passés des finances d’un groupe de province à celles d’un petit parti national. Je pense que le meilleur reste à venir.

N’oublions jamais que sans argent, nous ne pourrons mettre en place la communauté militante apte à faire face aux combats – politiques ou non politiques… – qui nous guettent.

Enfin, développer cette communauté. Numériquement. Mais aussi sectoriellement. Nous avons les maisons de l’identité. Il en faut plus. Nous devons mettre l’accent sur le développement associatif. Nous devons développer les fédérations du Bloc identitaire sur l’ensemble du territoire. Nous lançons une maison d’édition. Nous avons besoin à terme de créer des écoles, des colonies de vacances pour nos enfants. Nous avons besoin de créer des zones de libération.

Voila nos buts de guerre politique. Ils sont à l’échelle d’une génération. Nous devons agir dans l’urgence, être prêts à tout, et, en même temps, penser au cycle long.

C’est dans ce contexte que nous avons placé notre candidature à la candidature présidentielle. Une candidature dans laquelle nous n’avons pas jeté toutes nos forces, ni militantes, ni financières. Arnaud vous a dit ailleurs les raisons qui nous conduisent à arrêter cette candidature. Je n’y reviendrai pas si ce n’est pour vous dire que nous sortirons de ce dossier comme nous y sommes entrés. La position du mouvement identitaire aux Présidentielles sera décidé par la consultation de nos membres. Sous deux mois, tout le monde pourra donner son avis. Abstention, pas de consignes de vote, vote blanc, vote pour tel candidat… Toutes les positions peuvent être validées et offrir un intérêt Je ne peux et ne veux préjuger du résultat et c’est la raison pour laquelle je ne vous dirai pas aujourd’hui quelle est ma position personnelle.

Mais ce que je peux vous affirmer, c’est que quelle que soit la position majoritaire, nous ne changerons pas un atome de l’ADN identitaire.

Depuis maintenant la convention d’Orange, tout prouve une montée en puissance de notre mouvement. Nous ferons plus que doubler cette année notre nombre d’adhérents, nous multiplions par cinq les dons recueillis. Certes, il reste tant à faire… Mais ce qui a été réalisé, au milieu de difficultés inouïes, en partant du néant, est le gage que nous sommes capables d’aller beaucoup plus loin et de devenir le mouvement de libération dont notre peuple a besoin.

Nous avons déjà réalisé de grandes choses. Nous allons en réussir de plus grandes encore. En nous battant ! En restant des militants ! En nous engageant !

N’oublions jamais que tout ne dépend que de notre volonté, de notre engagement, de notre patiente résolution. Face à ceux qui disent : « tout est foutu », nous affirmons : « tout est en train de se faire ». Attirons à nous les meilleurs, les hommes de caractère, sachons conserver l’esprit de camaraderie, soyons imperturbables dans les épreuves et joyeux dans le combat, alors, aux côtés des autres forces identitaires du continent, nous serons dignes d’être les chefs de la France et de l’Europe retrouvés.

2012 : les identitaires se retirent de la campagne présidentielle

2012 : les identitaires se retirent de la campagne présidentielle

[box]Initiée en novembre 2010, la participation du Bloc Identitaire à la campagne présidentielle vient de prendre un tournant décisif avec le retrait du jeune Arnaud Gouillon, 25 ans, qui représentait ce mouvement. Il s’en explique dans un communiqué diffusé sur son site internet et dont nous reproduisons l’intégralité ci-dessous.
Novopress[/box]

Aujourd’hui prend fin une belle aventure politique et humaine commencée en novembre 2010 lorsque j’annonçais ma candidature à l’élection présidentielle. À l’aube de mes 25 ans, j’acceptais la proposition qui m’était faite de représenter un mouvement jeune et novateur, le Bloc Identitaire.

Pour des raisons financières nous devons malheureusement mettre fin à ce cycle militant. Avec davantage de moyens financiers nous pouvons légitimement penser qu’il y aurait eu une possibilité… Un nouveau cycle politique s’ouvre donc à nous à partir d’aujourd’hui. Les élections sont pour les Identitaires un moyen et non une fin en soi. Nous allons poursuivre le combat sous d’autres formes démocratiques dont certaines, j’en suis certain, en surprendront plus d’un dans les mois à venir !

Nous pouvons dresser un bilan positif du travail intellectuel, de terrain et médiatique qui a été mené avec des moyens souvent dérisoires durant cette campagne. Le Bloc Identitaire sort grandi de cette expérience audacieuse. Notre visibilité, notre crédibilité et notre structuration se sont renforcés par le travail effectué dans le cadre de cette démarche présidentielle. Nous nous sommes rendu compte que nos thématiques étaient en phase avec la réalité vécue par les élus locaux. Par l’obtention de 76 parrainages, nous avons désormais un véritable maillage de maires et de sympathisants avec lesquels des projets sont déjà en cours. Les tournées à travers la France, de Toulouse à Charleville Mézières, de Brest à Strasbourg, ont permis de faire entendre une voix identitaire différente, celle du localisme et de l’Europe, celle de la défense de la diversité du monde face à l’acculturation occidentale ou musulmane. La mise en place d’une équipe média dédiée à cette campagne nous a également donné un auditoire plus large pour exprimer nos idées nouvelles au plus grand nombre. Les débats auxquels j’ai participé, ont montré la cohérence intellectuelle des Identitaires. On peut ne pas être d’accord avec nous, mais il est difficile de montrer les failles de notre raisonnement basé sur la réalité des faits. Non sur l’idéologie.

Je tiens à remercier ici les élus qui m’ont accordé leur confiance, les militants identitaires avec lesquels j’ai travaillé en étroite collaboration durant cette année de campagne, et tous ceux qui de quelque manière que ce soit m’ont apporté leur soutien.

Arnaud Gouillon

Fin du cordon sanitaire à l’endroit du Front National ?

Fin du cordon sanitaire à l’endroit du Front National ?

11/09/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) —
 Le cordon sanitaire à l’encontre de Marine Le Pen et plus généralement du Front National tend à se rompre. De nombreuses personnalités du monde politico-médiatique (Christian Vanneste, Robert Ménard) ou judiciaire (Maître Collard) se détachent du politiquement correct en adoptant une attitude de tolérance légitime à l’endroit d’un parti républicain ou en signifiant tout simplement leur accord avec les thèses défendues par le FN. C’est désormais au tour de l’ancien patron des Renseignements généraux de briser ce fameux tabou de mise en quarantaine du parti de la Droite Nationale.

Sur le site causeur.fr, Yves Bertrand confie que la droite doit « en finir avec la diabolisation de Marine Le Pen et conclure aux législatives des accords avec le FN pour éviter des triangulaires ». Il ajoute que
« Marine Le Pen est quelqu’un de respectable et elle devrait pouvoir participer pleinement au débat politique. Elle est victime d’une diabolisation injuste et absurde à cause de son nom. Elle est née en 1968. Qu’a-t-elle à voir avec la Seconde guerre mondiale ou la guerre d’Algérie ? Elle a exclu des gens qui tenaient des propos antisémites et elle a eu raison ».

Et pour enfoncer le clou, Yves Bertrand se déclare favorable à l’introduction de la proportionnelle jugée plus représentative de l’opinion des Français. Des propos qui tranchent avec l’attitude des caciques de l’UMP qui n’ont eu de cesse d’écarter le FN de la vie politique française par le biais d’un mode de scrutin inique et par des compromissions avec la gauche. Reste à savoir si le FN longtemps ostracisé acceptera une hypothétique main tendue de la Droite affairiste ?

Crédit photo : staffpresi esj via Flickr (cc)

terrain mosquée mairie islam musulman bordeaux salafi mosquee Gironde 33

Opération cochon à Bordeaux : la Licra porte plainte !

10/09/2011 – 09h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — 
La Licra (la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme), qui sera rejointe lundi par SOS Racisme, a saisi vendredi le parquet de Bordeaux de faits « d’incitation à la haine raciale », après la diffusion sur internet d’une vidéo montrant un homme enterrant un cochon sur le site apparent d’une future mosquée.

Intitulée « Opération cochon Bordeaux », la vidéo montre un homme, visage dissimulé par une capuche, en train d’enterrer un cochon mort dans ce qui serait le terrain que compte donner la mairie de Bordeaux à l’Association des musulmans de Gironde afin d’y construire une mosquée.

Pour l’avocate et présidente de la section bordelaise, Caroline Daigueperse-Vaultier, « C’est une provocation pure et simple. La vidéo a été diffusée en période de Ramadan, au moment de la fête de l’Aïd dans le but de heurter la population musulmane ».

La coordinatrice juridique de l’association SOS Racisme Gironde, Ilham Ben Sandoura, a quant à elle déclaré : « Nous demandons le retrait de cette vidéo et nous allons déposer plainte dès lundi pour que les auteurs soient retrouvés et condamnés ».

Les autorités musulmanes, et particulièrement l’imam Tareq Oubrou, n’ont pas encore réagi sur l’impureté probable du terrain, et donc l’impossibilité d’y établir désormais un lieu de culte.

Le constat est cependant clair. S’en prendre à l’islam peut désormais être passible de poursuites pour « incitation à la haine raciale » de la part d’associations bien silencieuses quant il s’agit de provocations et d’injures sur les catholiques bordelais.

Bordeaux : une rentrée politique chargée

Bordeaux : une rentrée politique chargée

10/09/2011 – 8h30
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Le mois de Septembre est également synonyme de rentrée pour les mouvements politiques. C’est notamment le cas à droite pour le Front national et le Bloc identitaire.

Pour les premiers, c’est autour de Jean-Marie Le Pen, que Jacques Colombier réunit ses partisans le samedi 24 septembre au Château Mazarin (Loupiac).

Les sympathisants identitaires se retrouveront eux, le dimanche 18 septembre au Château des Jaubertes (Saint Pardon), pour une « fête de la ruralité et de l’identité ». Sont notamment attendus : Arnaud Gouillon (Solidarité Kosovo), Richard Roudier (Bloc identitaire) et Bernard Antony (Chrétienté Solidarité).

Crédit photo : Ståle Prestøy via Flickr (cc)

Jean-Yves Le Gallou à propos de l'université de rentrée du Bloc Identitaire [audio]

Jean-Yves Le Gallou à propos de l’université de rentrée du Bloc Identitaire [audio]

09/09/2011 – 12h00
PARIS (NOVOpress) –
L’université de rentrée du Bloc Identitaire se tiendra à partir d’aujourd’hui en Provence et ce jusqu’à Dimanche. Des intervenants de qualité comme Isabelle Laraque, Jacques Cordonnier, Arnaud Gouillon, Philippe Perchirin … seront présents. Le responsable de la fondation Polémia, Jean-Yves Le Gallou, interviendra également sur le thème de la submersion migratoire de l’Europe et des solutions européennes pour y faire face.

Il explique au micro de Novopress les raisons de sa présence à l’université de rentrée du Bloc identitaire et nous dévoile les grandes lignes de son intervention de samedi.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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Procès Chirac : Alain Juppé entendu par le tribunal

Procès Chirac : Alain Juppé entendu par le tribunal

09/09/2011 – 08h30
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Alain Juppé devrait être entendu à la barre le 15 septembre prochain, lors du procès des emplois fictifs de la mairie de Paris devant le tribunal correctionnel. Secrétaire général du RPR, et adjoint aux Finances de Jacques Chirac à la Ville de Paris à l’époque des faits (période 1992-1995), l’actuel ministre des Affaires étrangères avait été cité à comparaître en juin dernier. Cette citation comme témoin a été demandé par l’association anti-corruption Anticor (partie civile).

Il faut dire que le maire de Bordeaux connaît le dossier. En janvier 2004, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d’inéligibilité dans la même affaire.

Renvoyé devant la justice pour « détournement de fonds publics », « abus de confiance » et « prise illégale d’intérêt », l’ancien chef de l’Etat encourt dix ans de prison et 150.000 euros d’amende.

Jean-Jacques Urvoas veut désarmer les policiers municipaux

Jean-Jacques Urvoas veut désarmer les policiers municipaux

08/09/2011 – 18h30
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – « Désarmer et changer l’uniforme des policiers municipaux » : c’est peu dire que cette proposition du député du Finistère Jean-Jacques Urvoas (PS) a fait réagir les syndicats des intéressés. Qui rappellent que l’armement des policiers municipaux n’a pour seul but que de garantir leur intégrité physique afin qu’ils puissent remplir leur mission – de plus en plus dangereuse – en toute sécurité. Une réalité qui semble échapper à toute une partie de l’oligarchie politique. Et aussi au gouvernement
.

« Il m’a semblé en effet opportun, avant que le candidat du changement soit désigné lors des primaires, de proposer à ceux que le sujet intéresse quelques réflexions iconoclastes sur le terrain que je travaille pour le compte du PS depuis 3 ans : la sécurité. » Avec son livre « Onze propositions chocs pour rétablir la sécurité » (Fayard), le « monsieur sécurité » du PS peut se vanter d’avoir réussi dans la provocation.

Pour le syndicat de la police municipale de la fédération autonome de la fonction publique territoriale (FAFPT) les propositions de cet ex-strauss-kahnien (rallié aujourd’hui à Martine Aubry) font fi de la réalité. D’abord parce que seulement 40% des 3.500 polices municipales sont armées, alors que les autres ne disposent que d’un bâton de défense ou d’une bombe lacrymogène. Ensuite parce que ces débats, estime le syndicat, sont « angéliques » et « d’un autre âge. « La société a évolué. La violence est quotidienne. Une arme est un outil de travail et un équipement de protection individuel. »

Le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM-CFTC) s’indigne, quant à lui, du « mépris affiché par M. Urvoas pour les missions exercées au quotidien par des milliers de collègues policiers municipaux ». Dénonçant « la vision technocratique de la sécurité » de J.J. Urvoas, le président du syndicat, Frédéric Foncel, souligne que « ce dédain pour les policiers municipaux de France, 3ème force de sécurité de notre pays, va jusqu’à interdire l’appellation même de police municipale. C’est ignorer les réalités du terrain, et tout cela dans une société de plus en plus violente » avant d’inviter le député du Finistère à faire « un stage de découverte » ( !) dans une police municipale.

Jean-Jacques Urvoas veut désarmer les policiers municipaux

Jean-Jacques Urvoas : des propositions "angéliques" et "d’un autre âge"

Il est vrai que la question de l’armement des policiers municipaux divise aussi l’UMP. Interrogé par Le Figaro (édition du 30 août) Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire UMP de Marseille – la ville qui bat tous les records d’insécurité – a pu déclarer : « Si armer la police municipale était la bonne solution, il y aurait moins de délinquance dans les villes où elle a été mise en œuvre. Or aucune statistique ne l’a démontré jusqu’à présent. » Ce à quoi le syndicat FAFPT a répondu que l’armement des policiers municipaux « n’a pour but que de garantir l’intégrité physique des agents afin que ceux-ci interviennent en toute sécurité. »

Après la mort tragique de leur collègue Aurélie Fouquet le 20 mai 2010, abattue par une bande de truands équipés d’armes automatiques, les policiers municipaux espéraient une prise en compte de leurs problèmes de la part du gouvernement. Un an plus tard, lors des Premières rencontres de la police municipale qui se sont tenues à Nice le 20 juin dernier, Claude Guéant s’est borné à promettre le financement (partiel) de gilets pare-balles, renvoyant la question de l’armement des policiers à un examen au cas par cas, dans le cadre des conventions de coordination avec la police nationale. Et récemment une circulaire, cosignée par le ministre de l’Intérieur et le Garde des Sceaux, a rappelé que les policiers municipaux ne devaient en aucun cas mener des opérations de maintien de l’ordre.

Lors du décès d’Aurélie Fouquet Nicolas Sarkozy avait rendu hommage aux policiers municipaux qui, avait-t-il dit, « ont droit à la reconnaissance de la Nation pour la qualité de leur travail ». Une reconnaissance toute théorique, manifestement.

Robert Ménard : "Au CSA, ce sont des faux culs de première !"

Robert Ménard : “Au CSA, ce sont des faux culs de première !”

Par Emmanuel Berretta. Extraits de Le Point.fr.

Robert Ménard réagit à la mise en demeure par le CSA de Sud Radio, la station qui bouscule les ondes par sa libre antenne.

[question]Le Point : Vous avez été bousculé par des propos sexistes et racistes d’auditeurs de Sud Radio. N’y a-t-il pas un problème de filtrage des appels sur la station ?[/question]

[answer]Robert Ménard* : Mais je n’ai pas envie que les auditeurs soient filtrés ! Je vois que RMC prétend choisir ses auditeurs et ses thèmes. On ne veut pas faire du RMC. On veut justement apporter autre chose. […][/answer]

[question]Fallait-il pour autant pousser les auditeurs, comme l’a fait votre collègue Éric Mazet à lancer un débat sur le thème “DSK soutenu par le lobby juif” ?[/question]

[answer]Éric Mazet a été mis à pied et, moi qui le connais, je peux vous dire qu’il n’est pas antisémite. Dire qu’il existe un lobby juif, qu’il y a des solidarités confessionnelles, ce n’est pas antisémite. Je suis pied-noir et je peux vous dire que le lobby pied-noir en France, c’était quelque chose ces 25 dernières années ! D’ailleurs, aux États-Unis, ça ne choque personne de parler de “lobby juif”. […][/answer]

[answer][…] Je suis contre le fait que le CSA s’érige en grand prêtre de ce qui est acceptable et ne l’est pas. Ainsi, il condamne Sud Radio en 48 heures sans même nous entendre. Mais quand Jean-Michel Larqué, sur RMC, le 12 août, tombe dans la caricature sur l’argent et les juifs à propos d’Arsenal, je ne vois pas le CSA se précipiter. Aucune décision n’a été rendue à ce jour. Deux poids, deux mesures. Au CSA, ce sont des faux culs de première ![/answer]

[question]Certains de vos confrères se moquent de vous sur le mode : “Ménard a trouvé, sur Sud Radio, plus facho que lui”. Qu’est-ce que ça vous inspire ?[/question]

[answer]Moi, un facho ? J’ai fondé Reporters sans frontières, je me suis battu contre la censure et je serais un facho ? Parce que je me déclare plus du côté des victimes que des agresseurs, parce que je suis pour le rétablissement de l’autorité parentale, ça ferait de moi un facho ? Parce que je ne me battrais pas pour empêcher la condamnation à mort de Marc Dutroux, je serais un facho ? Eh bien, dites-moi, on est un sacré paquet de fachos en France ! J’ai été viré de RTL parce que j’ai dit que j’étais d’accord avec certaines idées du Front national et que j’estimais anormal qu’un parti qui pèse de 15 à 20 % dans l’opinion n’ait pas de représentants au Parlement. Qu’on s’entende bien, je ne vote pas pour le Front national. […]

Robert Ménard : "Au CSA, ce sont des faux culs de première !"Quand je vois que Christopher Baldelli (le patron de RTL, NDLR) ose, en cette rentrée, parler d'”impertinence” sur RTL… Le monde du journalisme vit coupé du pays réel. On parle en euphémismes. Moi, je fais avec la vie ! Et je fais partie de ceux que ça ne gêne pas d’aller voir. La vérité, c’est que Sud Radio gêne RTL, RMC et Europe 1.[/answer]

* Robert Ménard est à l’antenne de Sud Radio, de 7 heures à 8 h 30, du lundi au vendredi.

[box class=”info”] Source et article complet sur Le Point.fr. [/box]

Crédit photo : Philippe Leroyer, Flickr. Licence CC.

Des vignerons en lutte contre le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux

Des vignerons en lutte contre le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux

08/09/2011 – 13h30
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Des viticulteurs bordelais, regroupés au sein du Comité d’Action des Vignerons de Bordeaux (CAVB), ont décidé de s’attaquer au Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux dont ils dénoncent l’inefficacité dans la crise que traverse actuellement leur filière. Certains refusent donc de payer leurs cotisations obligatoires.

Quatre vignerons assignés devant le tribunal d’instance de Libourne par le comité présidé par Georges Haushalter, ont déposé une question prioritaire de constitutionalité (QPC). « Le CIVB ne sert plus les gens, il y a un mécontentement fort (de la part des nombreux vignerons) et une disqualification de cette instance qui peut continuer à tourner pour elle-même », a déclaré Dominique Techer, président du Comité d’action des vignerons de Bordeaux.

Selon Me Georges, la question prioritaire de constitutionnalité s’appuie sur une décision de la Commission européenne de décembre 2008 qui estime que les cotisations volontaires obligatoires, exigées par le CIVB, sont des ressources publiques, avalisées dans le code rural français sans que leur constitutionalité n’ait été analysée.

Le combat continue pour de nombreux viticulteurs en situation financière très précaire.

[box class=”info”]Crédit photo : Sylvain Petit Jean (SO) [/box]

Algues vertes : le sulfure d’hydrogène est bien à l’origine de la mort des sangliers

Algues vertes : le sulfure d’hydrogène est bien à l’origine de la mort des sangliers

08/09/2011 – 11h00
MORIEUX (NOVOpress Breizh) – Le (très léger) doute qui subsistait sur la mort de 36 sangliers survenue cet été sur la plage de Morieux (Côtes-d’Armor) vient d’être levé : celle-ci est bien due au sulfure d’hydrogène (H2S) dégagé par les algues vertes en décomposition. C’est ce qui résulte des rapports rendus par l’Anses (Agence de sécurité sanitaire de l’environnement) et par l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques). Deux agences gouvernementales qu’on ne peut soupçonner « d’intégrisme ».

Dans son rapport publié mardi, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) juge en effet « hautement probable » que la mort des sangliers soit due au gaz dégagé par les algues vertes en décomposition. Ce qui, en langage administratif, peut se traduire par « certain ». Prudente, l’Anses – qui arrive aux mêmes conclusions – prend soin de préciser « qu’on ne peut affirmer qu’il s’agit du seul facteur contributif de la mortalité massive ». Mais à ce jour aucune autre cause n’a pu être établie.

Dans son rapport l’Ineris rappelle que le sulfure d’hydrogène « est un gaz très toxique », « un irritant des voies respiratoires et un neurotoxique par asphyxie ». L’institut souligne que « son odeur caractéristique d’œuf pourri se détecte dès 0,2 à 0,3 ppm (0,28 à 0,42 mg/m3) ; elle est nette pour 20 à 30 ppm (28 à 42 mg/m3), mais vers 100 ppm (140 mg/m3) l’odorat est anesthésié ». Or, à des doses chroniques, les perturbations de l’odorat « sont un handicap pour la vie animale », affirme le rapport.

L’Ineris, qui a évalué les concentrations en H2S, au sol et dans l’air, auxquelles les populations riveraines, ou fréquentant la plage de Morieux et la zone de l’estuaire, sont susceptibles d’être exposées, conclut que pour les expositions de courte durée à des concentrations élevées, qui concernent essentiellement les promeneurs, randonneurs ou chasseurs, des valeurs de 15 à plus de 140 mg/m3 ont été relevées. Des concentrations pouvant entraîner l’anesthésie de l’odorat chez l’homme « au-delà d’une heure d’exposition en continu sur des zones de dépôts d’algues », explique le rapport tout en rappelant que les probabilités d’exposition de longue durée dans les zones les plus toxiques sont faibles, en dehors de cas de chute accidentelle. Cependant, même s’il est peu probable qu’une personne soit exposée aux concentrations maximales, « les concentrations mesurées peuvent atteindre les seuils mortels (2.408 mg/m3 pour une exposition d’une minute)», précise l’institut du ministère de l’Écologie.

Algues vertes : le sulfure d’hydrogène est bien à l’origine de la mort des sangliers

Algues vertes à Kervel (Finistère sud). Crédit photo : Cristina Barroca (cc via Flickr)

L’Anses comme l’Ineris affirment toutefois que les habitants des zones touchées par les algues vertes ne seraient pas en danger : résider à proximité de celles-ci « ne semble pas présenter de risque préoccupant pour la santé ». Les deux instituts recommandent cependant de poursuivre le ramassage des algues pour « limiter les émissions et donc les concentrations dans l’air ainsi que les expositions potentielles. »

L’Anses rappelle enfin que la prolifération des algues vertes est due à « des concentrations élevées de nitrates dans les eaux, apportés par les activités humaines, en particulier l’agriculture, et une configuration physique du littoral ». Selon Gilles Salvat, directeur de la Santé animale à l’Anses, pour limiter cette prolifération, il faudrait « limiter les déchets d’origine animale et les engrais inorganiques pour les cultures, choisir des cultures qui demandent plus ou moins d’azote ou encore instaurer une rotation des cultures. » On ne saurait mieux dire. Reste à savoir si le gouvernement a réellement l’intention de s’attaquer sérieusement au problème. Pour l’instant il en est encore au stade du ramassage. Envisager d’aller plus loin semble manifestement excéder ses capacités d’imagination et surtout de volonté. Sauf changement radical de politique, le mauvais feuilleton des algues vertes a malheureusement encore de beaux jours devant lui.