Arrêté anti-burkini : la mairie de Cannes condamnée à rembourser 11 euros d’amende à une vacancière

21/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Une vacancière toulousaine, qui avait été verbalisée en 2016 sur une plage de Cannes pour avoir porté ce qu’elle a décrit comme un hijab fleuri, va être remboursée des 11 euros qu’elle avait dû payer. Elle avait été verbalisée par la police dans le cadre d’un arrêté anti-burkini. Ainsi en a décidé le tribunal administratif de Nice, le 19 juin.

Les différents arrêtés pris en 2016 pour bannir les maillots de bain censés respecter la morale islamique sur les plages françaises avaient depuis été annulés par le conseil d’Etat.

La plus haute juridiction administrative française avait appelé les maires au respect des libertés fondamentales, en dépit du contexte dans lequel ces arrêtés avaient pris (après l’attentat islamiste de Nice qui avait fait 86 morts et 458 blessés).

Macron-Merkel : l’erreur du couple européen, par Ivan Rioufol

Le “moteur” franco-allemand est en panne. Il a peu de chance d’entraîner l’Europe. Emmanuel Macron et Angela Merkel, qui se sont retrouvés mardi au château de Meseberg, près de Berlin, pour tenter de canaliser le Conseil européen des 28 et 29 juin, sont incapables d’apporter une solution crédible à la crise migratoire qui ébranle l’Union européenne. La raison en est simple : tous deux sont à la source de l’insurrection des peuples, qu’ils n’ont cessé de mépriser dans leurs aspirations à plus de protection. Demander à Macron et Merkel d’apaiser une opinion européenne en rébellion contre les “élites” est aussi loufoque que d’exiger de deux pyromanes qu’ils gèrent les incendies allumés.

Faut-il rappeler, en effet, la faute préalable de la chancelière ? C’est elle qui, unilatéralement, a pris la décision en 2015 d’accueillir un million de réfugiés musulmans, sous les applaudissements de prêcheurs de “l’ouverture à l’Autre”. En septembre 2015, Le Point titrait sur “L’incroyable Madame Merkel”, en ajoutant : “Si seulement elle était française”. Le Monde voyait en elle “la fierté de l’Europe” et réclamait pour elle le prix Nobel de la paix. En 2016, des milliers de femmes se faisaient agresser sexuellement par de jeunes arabes à Cologne et dans d’autres grandes villes. En 2017, l’antisémitisme coranique venait en relève de la souillure nazie dont Merkel pensait s’amender par son geste généreux. Depuis lundi, la CSU bavaroise menace Merkel de rompre son accord de gouvernement si aucune solution de renvoi des clandestins n’est trouvée d’ici quinze jours.

Or c’est cette politique démentielle que Macron a appuyée, en fustigeant les populistes; coupables de mettre en garde contre les difficultés d’intégrer à une culture occidentale des peuples portant une culture islamique. En septembre 2017, à la Sorbonne, son discours sur la refondation de l’UE était tout entier construit sur le rejet des citoyens réclamant davantage de contrôles aux frontières et de vigilance face à l’islam. “Je ne laisserai rien, rien, à ceux qui promettent la haine, la division, ou le repli national”, avait-il lancé dans une inutile véhémence. Son projet, avalisé hier par Merkel, d’un budget commun pour la zone euro est dans la continuité de sa conception comptable et technocratique d’une Union sans affect.

Cette vision glaciale du couple Macron-Merkel, les Thénardier de l’UE, n’entre pas en résonnance avec ce qui s’exprime actuellement, partout en Europe, dans la renaissance des nations et des frontières. Donald Trump est celui qui, en juillet 2017 à Varsovie (Pologne) a le mieux approché la crise identitaire qui reste à résoudre (bloc-notes du 15 juillet). Le président des Etats-Unis s’était alors notamment fait le défenseur de “la grandeur de l’Occident”. Pas étonnant si, lundi, Trump s’est cru autorisé à commenter les difficultés de la chancelière : “Le peuple allemand est en train de se retourner contre ses dirigeants (…) Nous ne voulons pas que ce qui se passe avec l’immigration en Europe se passe avec nous !”. Macron et Merkel peuvent peut-être encore sauver l’UE. Mais sûrement pas avec leurs recettes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 juin 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Migrants : Le Sénat en dernier rempart ?, par Etienne Defay

Le projet de loi « asile et immigration » va-t-il être un ralentisseur ou un facilitateur ? La majorité des sénateurs semble en effet déterminée à durcir un peu plus le texte et restreindre la distribution (déjà généreuse) de visas et de régularisations. C’est en tout cas ce qui s’est produit en commission des lois. Avec pas moins de 565 amendements déposés (débattus en trois jours d’après le calendrier parlementaire), la tendance est plutôt à la rebuffade et le gouvernement aura du mal à défendre l’intégralité de son projet qu’il souhaitait conserver en l’état. « Les sénateurs LR proposent par exemple de restreindre le rapprochement familial pour les mineurs étrangers isolés ou encore de rétablir le délit de solidarité envers les migrants », révèle à France Info le journaliste Julien Gasparutto.

Las, Gérard Collomb aura du pain sur la planche entre les sénateurs LR qui souhaitent un durcissement des mesures d’accueil, et l’aile gauche qui défend l’inverse. Avec en toile de fond le destin médiatique de l’Aquarius : « D’un coté on verse des larmes sur le sort de l’Aquarius et de l’autre on provoque la création de nouveaux Aquarius », s’agace pour sa part le sénateur communiste Pierre Laurent. On sent bien les limites de la stratégie de l’en même temps chère à notre président. Sur un tel projet de loi, on en voit bien vite les limites tant les idéologies divergent que ce soit sur le fond ou sur la forme. Le gouvernement, habitué à gouverner en eau calme, s’adresse en ce moment à une chambre où il ne possède pas de majorité et où l’illusion de trouver un consensus n’a pas cours.

Les associations d’aide aux migrants (récemment accusées d’agir comme des passeurs illégaux) ne s’y sont pas trompées en déversant devant le Palais du Luxembourg 348 gilets de sauvetage. Une fois n’est pas coutume, tous les regards sont désormais tournés vers le Sénat et nos chers édiles ont l’occasion unique d’attirer sur eux la lumière des projecteurs.

Un durcissement aux allures de posture

Que le lecteur de Présent se rassure, les sénateurs n’ont pas profité de l’occasion pour justifier leur train de vie ou leur utilité. Les modifications tiennent avant tout sur la forme davantage que sur le fond. Par exemple, quand un mineur obtient l’asile en France, il peut faire venir ses parents au titre du regroupement familial. Nos sénateurs refusent simplement qu’il puisse aussi faire venir ses frères et sœurs majeurs. Non, nous n’assisterons pas à la fin du regroupement familial. Et on ne peut que déplorer qu’à la guerre de communication entamée par le gouvernement (la marque de fabrique de l’ère Macron), nos sénateurs ne répondent que par de la communication. « Le Sénat durcit la loi d’asile avec modération » titre La Tribune de Genève. On ne saurait mieux dire.

Il est vrai que selon un sondage récent, une majorité des Français (56%) approuvent la décision de ne pas accueillir l’Aquarius. Les élus ont bien compris que leurs électeurs étaient demandeurs de fermeté. Cette leçon vaut bien une posture sans doute.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 20 juin 2018

Pour Bruno Le Maire, Les Républicains sont désormais “une droite identitaire”

19/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le ministre de l’Economie et des Finances était l’invité de BFMTV ce mardi 19 juin.

Pour Bruno Le Maire, Les Républicains sont désormais “une droite identitaire“. Evoquant le discours qui se développe au sein des Républicains, il ajoute : “c’est une musique qui, dans le fond, n’est pas très différente de ce qui émane du Front National“.


Niches fiscales, mensonges et vieux slogans, par Jean-Gilles Malliarakis

Le vieux slogan de la chasse aux niches fiscales revient ces derniers temps. À l’ordre du jour, la communication officielle focalise sur la remise en cause des taux réduits de TVA. Dans un tel registre, le 7 juin, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, n’a fait qu’en évoquer l’hypothèse. À l’entendre le gouvernement pourrait, pure éventualité par conséquent, revenir sur les taux de TVA réduits, et ceci seulement dans le cadre du plan Action publique 2022.

Entendons-nous bien : cette campagne, purement démagogique parce que dirigée contre de prétendus privilèges, tend à détourner contre des indépendants, contre des artisans, contre des restaurateurs mais aussi contre des familles, l’impopularité qui s’attache aux catégories privilégiées.

Nos technocrates font régulièrement remonter non seulement ce genre de problèmes mais aussi la questionnement par lequel ils les abordent. Cela revient donc périodiquement comme la marée, sans fatigue ni démenti.

Les journaux qui se veulent informés aiment à citer à ce sujet des chiffres très précis. Trop précis, peut-on estimer.

Depuis 2003, les institutions non élues qui régentent l’impôt en France dénombreraient plus de 400 exceptions. Chiffre énorme évidemment.

En 2005, une autre manière d’évaluer le sujet apparaît. Elle s’exprime au gré d’une affirmation du SNUI, Syndicat national unifié des impôts. Celui-ci prétend que l’addition de ces mêmes exonérations, détaxations, etc. coûterait à l’État 50 milliards d’euros. On va jusqu’à parler d’un manque à gagner.

On ne s’interroge pas, dès lors, sur l’homogénéité de ce que l’on agrège pêle-mêle. On y trouve : l’abattement spécial sur les plus-values réalisées lors de la cession d’un cheval de course ou de sport, comme l’exonération des prix littéraires, artistiques et scientifiques, ou d’autres détaxations concernant le cinéma ou la pêche. S’y ajoutent aussi, par exemple, telles déductions qui permettent de contourner la propension des particuliers à recourir au travail noir : ainsi des charges sociales afférentes à l’emploi du personnel domestique. Il en va de même pour les taux réduits de TVA, etc.

On parle de dépense fiscale. Or, là aussi, l’expression se révèle trompeuse : à une dépense fiscale ne correspond pas une dépense effective. Elle ne se traduit par aucun débours du trésor public ou des caisses sociales. Sa suppression alimente les hausses d’impôts et ne réduit nullement la dépense publique. Elle ne fait que rogner, éventuellement, le déficit.

Quelques années plus tard, en 2008, Christine Lagarde, alors ministre des Finances du gouvernement Fillon relance le sujet. La nomination de cette juriste, aujourd’hui directrice du FMI, ne devait rien au choix des électeurs. À son tour elle évalue la portée de ces exonérations et parle de plus de 359 niches fiscales.

Une évaluation de l’Assemblée nationale parle, elle aussi avec beaucoup de précision, de 486 dispositifs.

Outre de telles oscillations quantitatives, on peut s’interroger quant à la légitimité de l’intervention dans le débat fiscal des organismes purement administratifs. Aussi compétents et minutieux se révèlent-ils dans leurs études, ils ne devraient être tenus que pour des instances purement consultatives, avec la réserve fondamentale qu’ils sont composés exclusivement de hauts fonctionnaires.

Dans une démocratie, le principe fondamental devrait demeurer qu’aucune taxation ne peut être établie sans représentation du contribuable. Ce principe existait déjà sous l’Ancien régime dont la constitution historique imposait la convocation des États généraux pour adopter des impôts nouveaux. Confier au seul parti ministériel, c’est-à-dire aux héritiers politiques du brillant Calonne[1], le soin d’établir et d’évaluer le Code général des impôts reviendrait à reconnaître que le régime républicain du XXIe siècle fonctionne d’une manière moins démocratique que la monarchie absolue du XVIIIe siècle…

Pour un bonheur rare offert à l’intelligence, face à ce qui se dessinait dans les bureaux du ministère de Mme Lagarde, sis à Bercy, Pascal Salin éclairait une fois pour toutes le sujet dans Les Échos[2].

À l’époque, c’est-à-dire il y a dix ans, on bénéficiait d’une plus grande liberté d’expression et de critique. A la lecture de cet écrit critiquant les doctrines du parti ministériel, on comprenait qu’il fallait ou bien abolir toutes les exceptions, ou n’en abolir aucune.

Dans un cas comme dans l’autre, la logique, aujourd’hui encore, imposerait de diminuer à due proportion les taux d’impositions eux-mêmes. On se situerait alors dans un pouvoir rationnel.

Mais, dirait Kipling, ceci serait une autre histoire.

[1] Ce brillant personnage devint contrôleur général des Finances en 1785 et cessa ses fonctions en 1787.
[2] cf. Faut-il supprimer les niches fiscales ? par Pascal Salin in Les Échos du 11 juillet 2008.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Qui est Médine Zaouiche ?, par Caroline Parmentier

Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui ne voient pas l’ignominie qu’il y a à vouloir faire chanter quelqu’un qui se réclame du djihad dans cette salle où 90 personnes ont été massacrées par la barbarie islamiste, sur le lieu même du calvaire de ces jeunes dont on sait qu’ils ont été torturés ? Et pourquoi pas un concert techno-nazi à Oradour-sur-Glane ?

C’est le cas du Monde, de Libération et de Jean-Jacques Bourdin de RMC qui s’emploient à défendre le rappeur Médine Zaouiche en glosant pendant des heures sur l’interprétation la plus favorable possible de ses chansons. C’est le cas de Benjamin Griveaux le porte-parole du gouvernement : « La seule réponse à apporter c’est (…) la réponse du droit et non pas répondre sous le coup de l’émotion. Les salles sont libres de programmer qui elles veulent. »

Pour savoir qui est Médine Zaouiche, il faut lire le livre de Gilles Kepel (que l’on ne peut pas taxer d’appartenir à la « fachosphère ») : Terreur dans l’Hexagone, genèse du djihad français. Il y parle déjà de Médine Zaouiche, islamiste proche des milieux islamistes, proche de l’UOIF et des Frères musulmans. Il faut regarder le clip de sa chanson « Don’t laïk », sortie une semaine avant les attentats de Charlie-Hebdo (Présent du 12 juin). « Crucifions les laïcards comme à Golgotha », ou encore « J’mets des fatwas sur la tête des cons ». Ou encore écouter « Le grand Médine » : « On est dans l’game pas venu pour ouer-j, mais j’arrive sur tous les sites comme un djihadiste de Daesh. »

Les islamistes du « Havre de savoir »

Il faut surtout se pencher sur l’association « Le Havre de savoir » dont Médine se réclame « l’ambassadeur ». Sur le site de l’association islamiste, Nabil El Asri y réclame notamment « la présomption d’innocence pour Mohamed Merah ». On y reprend les conférences d’Abdallah Ben Mansour qui réclame « la chariah partout dans le monde ». En 2013, Médine participait en personne à une « rencontre annuelle des musulmans du Havre » avec les frères Tariq et Hani Ramadan, mais aussi Hassan Iquioussen surnommé le « prêcheur des cités », prédicateur islamiste qui déclare que les attentats sont un « faux problème » et demande de « tuer les apostats de 12 balles dans la peau » ou encore Marwan Muhammad qui a défendu l’action du djihadiste Adrien Guihal, prof de théologie chez Daesh.

Toute cette sympathique réunion se tenant en plein cœur du Havre, accueillie à bras ouverts par le maire Edouard Philippe, lequel n’est autre que notre actuel Premier ministre, qui bien sûr invoque « la liberté d’expression » pour Médine.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 13 juin 2018

Contre les populismes, Challenges a trouvé la solution : le business des festivals

Nous ne résistons pas au plaisir d’offrir à nos lecteurs la dernière couverture de Challenges, Le news de l’économie. Le magazine est encore possédé majoritairement par Claude Perdriel.

Mais, comme nous vous l’annoncions le 28 avril 2018, le groupe Renault vient d’acheter 40% des parts du magazine, avec pour ambition d’en faire un complément de service pour les conducteurs des futures voitures autonomes. Le magazine devient un adjuvant à la vente de produits ou de services, un peu comme Libération (dont les jours de l’édition papier sont comptés) et L’Express ont servi à vendre des abonnements téléphoniques à SFR, les sous arrivant dans la même poche, celle de Patrick Drahi, propriétaire des deux journaux et du réseau téléphonique.

La couverture est (involontairement) amusante car son message est simple : la situation est grave (entendons pour les oligarchies diverses et variées, celles de la finance comme celles des médias). Deux dangers menacent. Tout d’abord l’odieux populisme qui gagne du terrain en Italie, Autriche, Slovénie et ailleurs. Et aussi les désordres commerciaux, entendez par là les tentatives de protectionnisme. Le protectionnisme qui empêche les mouvements de capitaux et ceux de population. Les dollars et les migrants devraient circuler en toute liberté, tel est le message du libéralisme triomphant. Heureusement deux bonnes fées nous protègent encore. La fée Merkel toute de rose vêtue et le mage Macron qui porte un étrange gilet à moins que ce ne soit un ruban signalant une décoration.

Le comique vient après en mettant en parallèle les deux titres, celui du haut et celui du bas. En haut Dernière chance avant de rentrer dans le mur. En bas la réponse Le business des festivals. Bien entendu nous nous doutons que ce rapprochement n’est pas voulu par le graphiste du journal. Mais il est éclairant, face aux populismes la recette est connue : du pain et des jeux.

Texte daté du 14 juin 2018 et repris du site Ojim

Affaire Médine : l’acte de décès du « en même temps » d’Emmanuel Macron ? – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

Une nouvelle fois, les identitaires ont joué leur rôle de lanceurs d’alerte.

Au début du mois de juin, des militants ont révélé sur les réseaux sociaux que le rappeur islamiste « Médine » doit se produire les 19 et 20 octobre prochains au Bataclan, cette fameuse salle de concert du XIème arrondissement parisien où 90 personnes ont été froidement abattues par un commando djihadiste le 13 novembre 2015.

Rapidement, de nombreux acteurs politiques de droite – du Front National à Laurent Wauquiez – ont protesté contre la tenue de ce concert. Ils ont été suivis par certaines associations de victimes qui ont réclamé à leur tour l’annulation du spectacle, et même par certains députés LREM.

L’objet de la polémique est évident. Le rappeur Médine Zaouiche, qui porte le prénom d’une des villes saintes de l’islam où fut enterré Mahomet, a longtemps affiché une barbe imposante, à l’instar des compagnons du prophète.

Le titre de son premier album évoque les attentats du 11 septembre 2001 qui avaient fait plus de 3 000 morts. Le deuxième album, sorti en 2005 et sobrement intitulé « Jihad », joue avec tous les codes de l’islam guerrier. La pochette est notamment barrée d’un imposant sabre vertical constituant le « J » de « Jihad ». On frissonne à l’idée de l’imaginer prononcer les paroles de sa chanson « Grand Médine » où il se compare à un combattant de l’Etat Islamique : « J’arrive sur tous les sites comme un djihadiste de Daesh ».

Dans ce contexte, la programmation d’un spectacle de Médine sur une scène ensanglantée par des terroristes islamistes constitue une provocation inacceptable.

Face à la controverse qui a pris une ampleur nationale, le gouvernement d’Emmanuel Macron se retrouve dans une posture délicate. Comme souvent dès que l’on aborde les thématiques identitaires, le pouvoir macroniste est très ennuyé. Il y a une limite à la conciliation des contraires. S’agissant du rappeur islamiste Médine et de son concert au Bataclan, il ne peut y avoir de « en même temps ».

Ou bien ce spectacle est autorisé, ou bien il est interdit. Il faut prendre parti et trancher radicalement.

Impossible de biaiser, de réconcilier les parties adverses, de ménager les uns et les autres.

Mais le dilemme est sérieux.

Faut-il interdire à Médine de se produire au Bataclan et donner raison à la « fachosphère », ou laisser faire et donner le sentiment de céder face à l’islamisme ?

Différents signaux nous indiquent d’ores et déjà l’option privilégiée par l’exécutif.

Sur Cnews, le porte-parole du gouvernement a adopté une position de principe : « La liberté de l’artiste est totale. » Avec ce relativisme irresponsable, le gouvernement accepterait donc que le « Djihad » soit revendiqué sur les lieux de l’attentat islamiste le plus meurtrier de l’Histoire de France.

Ce serait profaner la mémoire des victimes et humilier notre pays au nom de « droits » extensibles à l’infini.

Le Premier ministre Edouard Philippe, quant à lui, « assume pleinement » la subvention de la ville du Havre (attribuée lorsqu’il en était maire) au club de boxe de Médine.

On comprend dès lors de quel côté penchent le Président et ses ministres.

Cette fois il n’y aura pas de « en même temps ». Ou plutôt si. Avec Macron, nous aurons l’islamisation et en même temps, la soumission.

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

Selon Didier Leschi, les immigrés représentent “11% de la population française”

15/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Les immigrés représentent “11% de la population française“, selon Didier Leschi de l’office français de l’immigration et de l’intégration.

Et celui-ci d’ajouter :

la différence (par rapport aux autres pays européens), c’est que nous avons une très longue tradition d’immigration. Le quart de la population française a un rapport direct ou indirect avec l’immigration.


Des extrémistes noirs s’attaquent à la statue Jeanne d’Arc

14/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Des membres de la Ligue de Défense noire africaine se sont attaqués hier à la statue de Jeanne d’Arc place des pyramides. Ces extrémistes noirs antifrançais ont voulu dénoncer ce qu’ils estiment être l’esclavage des noirs en Libye en menant, selon leurs termes, une « action contre la statue de Jeanne d’Arc ».

Ils ont ainsi accroché une banderole avec inscrit « libérez les noirs en Libye ». Cette action, menée en plein jour, au cœur de Paris a duré 15 minutes sans que la police n’intervienne.

Notons que le lendemain de sa réception à l’Elysée, Mamoudou Gassama, le clandestin malien qui est supposé avoir sauvé un enfant tombant d’un immeuble, donnait un entretien à ce même groupuscule dans une vidéo.

[Vidéo] Les trois vies de Bernard Lugan

14/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe Conrad a récemment reçu – sur TV Libertés – l’historien spécialiste de l’Afrique, Bernard Lugan, pour évoquer sa vie, son œuvre.


Aquarius : Éric Zemmour dénonce le “concours d’hypocrisie et de cynisme”

14/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La polémique autour du bateau de migrants Aquarius, repoussé loin de ses ports par les Italiens, provoque une crise diplomatique entre Paris et Rome, et divise la majorité.

Sur RTL, Éric Zemmour dénonce le “concours d’hypocrisie et de cynisme”.

C’est celui qui dit qui y est : on se souvient de cette comptine enfantine. L’Union européenne est une grande cour de récréation où chacun accuse l’autre de cynisme, où chacun accuse l’autre d’hypocrisie, où chacun joue à hypocrite et demi. Un grand concours où notre président ne fait pas tapisserie.

Quand il dénonce la part du cynisme et “l’irresponsabilité du gouvernement italien”, Emmanuel Macron oublie qu’à l’été 2017, alors que 100.000 migrants déferlaient sur les côtes italiennes en quelques mois, il donna l’ordre à son ministre de l’Intérieur de ne pas ouvrir la frontière, et de ramener tous les clandestins en Italie.


« Pour que la France reste la France », un slogan insupportable ?

« Que la France reste la France », ils ne supportent pas. Ils veulent en fait, un grand remplacement des valeurs qui passe par les populations. Ils veulent que la France devienne un hexagone métissé. Pour imposer cet objectif, ils usent d’une arme de destruction massive des défenseurs de l’identité historique française, la dictature sémantique.

Quand on veut que « La France reste la France », on est un abominable facho- raciste. C’est tout de même le stade ultime de la pensée invertie. On n’a plus le droit de « vouloir rester ce que nous sommes » et on se demande pourquoi l’Europe n’a pas interdit la fière devise du petit Luxembourg.
La stratégie consiste à diaboliser et à considérer comme inacceptable toute vérité dites par l’extrême droite ou les assimilés. La dictature sémantique a, pour le moment, Laurent Wauquiez comme cible. Depuis qu’il s’est présenté, puis a pris la tête des Républicains, rien de ce qu’il fait ou de ce qu’il dit ne trouve grâce aux yeux des médias.

On n’est pas obligé d’avoir des sympathies pour un Wauquiez – qui n’a pas plus de conviction qu’un Sarkozy et qui surfe sur l’opinion publique pour porter sa planche si fragile et si savonnée -, pour trouver que c’est excessif. Cette détestation du Wauquiez est une détestation, par des médias lobotomisés par l’antiracisme, pour tout politique ayant parfois une approche identitaire des malheurs de notre pays.

Wauquiez serait donc le fossoyeur de la droite républicaine par un discours clivant et un positionnement droitier. C’est l’image qu’ils veulent lui coller, au risque d’ailleurs de favoriser une opération d’envergure à la droite de la droite de LR.

Le Figaro note la campagne. Laurent Wauquiez parle. Vive polémique. Laurent Wauquiez ne parle pas. Vive polémique. Laurent Wauquiez revient d’Irak et une photo le montre en costume dans les ruines de Mossoul. Vive polémique. Laurent Wauquiez a distribué un tract LR dont il a lui-même choisi le slogan : «Pour que la France reste la France». Vive polémique.

Au sein même des Républicains, les critiques ont été virulentes cette semaine sur le choix des mots et de la stratégie. Qualifié de « slogan du FN » par le député LR Robin Reda, proche de Valérie Pécresse, de «torchon populiste» par Franck Riester, coprésident d’Agir-les Constructifs, et même de «Pétain pur jus» par le président du conseil départemental de Charente-Maritime, Dominique Bussereau.

Ces réactions montrent bien que les défenseurs de la France de culture française n’ont pas grands chose à espérer des enfants assumés du gaullisme. Une grande partie des troupes a déjà rejoint le mondialisme. Et ceux qui résistent encore ont peur de leur ombre. Il ne restera qu’un noyau dur obligé, sans doute, à des alliances avec d’autres droitiers assumés sur le plan identitaire.
La dictature sémantique aura peut être un effet politique salutaire.

Raoul Fougax

Texte repris du site Metamag.fr

Italie : Macron entre deux feux, par Guy Rouvrais

En Conseil des ministres, le chef de l’Etat a dénoncé le « cynisme » des dirigeants italiens et leur « irresponsabilité » puisqu’ils ont refusé le débarquement de 600 clandestins sur le sol la Péninsule. Il a fustigé aussi, pendant qu’il y était, « l’instrumentalisation politique » qu’ils feraient de la situation, comme s’il ne s’agissait pas d’une affaire éminemment politique ! Le cynisme, serait-ce d’honorer l’engagement pris devant les électeurs, à savoir que l’Italie ne serait plus «  le camp de réfugiés de l’Europe », comme l’avait annoncé Matteo Salvini, aujourd’hui ministre de l’Intérieur ? Il fait ce qu’il a dit. Salvini a répliqué à Macron qu’il n’avait que faire des leçons « hypocrites » de la France. Quant à l’irresponsabilité, ce serait continuer à laisser se déverser le flot des « migrants », incitant d’autres à venir en d’interminables norias parfois mortelles. Afin qu’ils cessent de débarquer, il faut les dissuader d’embarquer. Pour les en convaincre, les actes parlent plus fort que les paroles.

Emmanuel Macron est pris entre deux feux. Il y a ceux de sa majorité, et les députés de gauche qui le pressent d’agir et de réagir. « La France ne peut pas rester silencieuse face au drame en Méditerranée », a lancé Fiona Lazaar, député LREM, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, tandis que sa collègue Sonia Krimi, du même bord, regrettait « la dérive » du « principe d’accueil » et qu’Anne-Christine Lang, macroniste, l’appelait à « faire une exception et à accueillir les passagers de l’Aquarius ». Mais le chef de l’Etat n’ignore pas l’état de l’opinion qui, elle, approuve, avec bon sens et sans cynisme, la façon dont nos voisins italiens réagissent. Les élections européennes sont dans moins d’un an maintenant, la peur des électeurs est le commencement si ce n’est de la sagesse, au moins de la prudence. Il ne peut annoncer que la France accueillera ceux dont notre sœur latine ne veut pas, ne veut plus : le président français se contente de féliciter l’Espagne de le faire. C’est là le premier acte important du nouveau gouvernement socialiste de Madrid. Qu’ils les accueillent, s’ils le veulent, au lieu de les renvoyer en Lybie, mais alors qu’ils les gardent et qu’ils ne nous les envoient pas, au nom de la « solidarité européenne » !

Que va faire le pouvoir ? Macron va s’entretenir mardi avec « les autorités maltaises, espagnoles et italiennes » a annoncé la porte-parole de l’Elysée. De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré : « Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation des personnes » pouvant bénéficier du statut de réfugié. Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a invité ses homologues italien et espagnol à Paris « dans les prochains jours » pour « approfondir le dialogue » sur les questions migratoires. Comme s’il n’y avait pas déjà eu sur le sujet des milliers d’heures de palabres inutiles ! Tandis que ces gens-là parlent, les Italiens agissent et, ce faisant, ce n’est pas seulement leur pays qu’ils défendent, c’est l’Europe dont la botte italienne est une des principales portes d’entrée.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 13 juin 2018

Pour que la France ne reste pas la France ?, par Philippe Bilger

Rien de plus décisif, pour dénoncer une polémique ou fragiliser une conviction, que de s’interroger sur le point de vue inverse. Ainsi il n’aurait pas fallu, dans un tract des Républicains, proclamer : “Pour que la France reste la France”… D’où mon titre à rebours, feignant de questionner absurdement : “Pour que la France ne reste pas la France ?”

La cause me semble entendue mais avant d’y revenir je souhaiterais m’attarder sur la présidence et la situation de Laurent Wauquiez qui fait l’objet de mille attaques – les pires étant celles de son camp – dont par exemple celle de Jean-François Copé qui lui reproche un exercice solitaire de son pouvoir, ce que Brice Hortefeux a vigoureusement contredit (Le Figaro).

On a bien compris que LW depuis quelques mois est devenu la tête de turc privilégiée de certains médias qui ont besoin de s’acharner à l’encontre d’une personnalité qui à la fois leur déplaît et les dépasse. J’ai conscience, comme tant d’autres observateurs, que les Républicains stagnent et que LW n’est pas encore parvenu à imprimer non seulement sa marque mais celle du parti dans l’espace public.

Mais il est vrai que ce qui lui incombe relève du tour de force.

On n’a jamais connu une configuration politique où la droite classique était autant prise en étau entre la soie, le velours et l’imperium macroniens – les électeurs de gauche s’en plaignent de plus en plus – et le RN ex-FN dont la moindre idée juste fait peur à la direction de la famille voisine qui craindrait d’être stigmatisée si elle l’adoptait.

A l’évidence LW est désarçonné par la vision d’un paysage qui apparemment ne donne plus de marge de manoeuvre à la droite qui est la sienne et qui a été tout de même largement validée lors de son élection comme président.

Il a tort à mon sens – comme les adversaires de Nadal s’obstinant à jouer sur ses points forts – de s’en prendre au président de la République dans les domaines où ce dernier n’est pas vraiment critiquable. Il devrait plutôt combattre ce qu’il y a encore de gauche chez Emmanuel Macron et qui concerne le champ sociétal et judiciaire. Sur ce plan il aurait les coudées franches et du grain à moudre. Il y aurait de la place pour une opposition intelligente et pugnace.

S’il avait l’intelligence stratégique et l’audace intellectuelle d’un François Mitterrand qui n’ayant pas eu peur du parti communiste a su l’étouffer par l’union, il ne rejetterait pas mécaniquement l’hypothèse d’une union de la droite classique avec la droite extrême. Quand celle-ci sera débarrassée d’une Marine Le Pen qui pour le meilleur – elle a purgé le FN des délires et des provocations historiques – et pour le pire – sa démagogie attrape-tout – a rendu cette union à la fois plausible mais en l’état inconcevable.

Mais faut-il, alors que LW est en proie à des difficultés considérables et qu’on ne peut pas l’imaginer heureux dans cette conjoncture, rajouter de la bile qui revient à peu près à exiger que Laurent Wauquiez ne reste pas Laurent Wauquiez et que la droite se passe du réel ? Tout cela pour s’obtenir les bonnes grâces de ceux qui ne voteront jamais pour elle dans sa pureté et son intégrité ?

Il y a eu déjà il y a quelques semaines le ridicule “pétainiste” de Dominique Bussereau. Les tweets n’autorisent pas, aussi simplets qu’ils soient parfois, à dire n’importe quoi !

Pourquoi récemment Virginie Calmels (sur France Inter) – recadrée ensuite par LW et Brice Hortefeux – a-t-elle éprouvé le besoin de critiquer le libellé de ce tract des LR : “Pour que la France reste la France” ? Convenait-il de le juger “un peu déséquilibré” et “peut-être inutilement anxiogène” ?

Alors qu’il n’était pas “anxiogène” mais tout simplement anxieux et qu’il y avait de quoi. Doit-on demeurer sur la pente funeste qui en ne nommant pas ou en dénaturant le réel donnait à la société française la triste impression d’une absence totale de solidarité entre les élites politiques et les citoyens, d’un hiatus entre un discours mou et hypocrite et une quotidienneté troublée, souvent douloureuse et abandonnée ?

Lire la suite

Emmanuelle Ménard au sujet d’Emmanuel Macron : “Je ne le félicite pas de donner des leçons de morale à l’Italie”

13/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuelle Ménard, députée de la 6e circonscription de l’Hérault, était l’invitée de Léa Salamé sur France Inter.

Sur l’accueil de l’Aquarius en Espagne et le refus de l’Italie, et sur la déclaration d’Emmanuel Macron concernant l’Italie, Emmanuelle Ménard estime que “ce n’est pas fair play de sa part“.

Je ne le félicite pas de donner des leçons de morale à l’Italie. La France ne remplit pas ses obligations.

Que faire des migrants ?

Evidemment c’est 600 personnes il faut s’en occuper… c’est le rôle de n’importe quel pays et citoyen. Mais il faut arrêter d’envoyer des signaux à la Lybie qui disent continuez et ne vous inquiétez pas vous serez accueilli.

Ancienne journaliste, Emmanuelle Ménard s’est également déclarée contre la loi sur les fake news : “De la censure déguisée.


L’Institut de Formation politique lance l’Institut Libre de Journalisme (ILDJ)

13/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Situé à Paris, il proposera à partir d’octobre 2018 une initiation aux métiers du journalisme.

Le but est de dispenser une formation au journalisme ancrée dans le réel et de créer un réseau de journalistes. Les auditeurs y apprendront notamment les techniques du journalisme (presse écrite, internet, radio, vidéo) et le fonctionnement des médias de l’intérieur.

La formation sera concentrée sur 6 week-ends pour être compatible avec une autre activité professionnelle. Pour toute demande de renseignements, envoyez un mail à Contact