Un maire de la Côte d’Azur demande à H&M d’interdire le port du voile à ses employées

17/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Henri Leroy, maire Les Républicains de Mandelieu-la-Napoule dans les Alpes Maritimes, a adressé en avril dernier un courrier aux gérants de la boutique H&M de sa ville, leur demandant de proscrire tout signe religieux chez leurs employés.

Ceci intervient après que des clients se sont plaints du port du voile islamique par certaines employées.

L’enseigne a récemment répondu par la négative :

Notre règlement intérieur permet à chacun de nos collaborateurs de s’habiller comme ils le souhaitent dans les limites fixées par la loi. Notre règlement intérieur n’interdit rien que la loi n’interdise elle même.

Mois de la fierté mariage homo

I-Média : « Mois de la fierté » : soyez normaux, soyez homos !

“Mois de la fierté”, c’est l’époque des « Gay Pride » et des articles pro LGBT. Le lobby homosexualiste prend le pouvoir en diffusant une propagande non-stop : un jour, les médias diffusent la nouvelle d’un homme qui va accoucher d’un enfant, le lendemain les journaux nous apprennent qu’un mariage entre 3 hommes a été reconnu. Facebook et Google sortent aussi de leur neutralité : le premier propose un bouton de réaction affichant le « rainbow flag », symbole de la communauté gay, et le second se met aux couleurs arc-en-ciel pour les recherches touchant la communauté LGBT.

Le Zapping d’I-Média
Grand mercato dans les médias : pour Jérôme Invanitchtchenko « on assiste à une chasse à l’homme blanc de plus de 50 ans dans les couloirs de France Télévision ». Après Julien Lepers, David Pujadas, c’est au tour de l’homme blanc de plus de 50 ans George Pernoud d’être évincé par Delphine Ernotte. Le présentateur de Thalassa sera remplacé par Fanny Agostini une jeune présentatrice de 29 ans.
Natacha Polony une journaliste indésirable : Paris Première et Europe 1 n’ont pas renouvelé leur contrat avec la journaliste. C’est la fin de Polonium, mais aussi de « L’édito des éditos », les 2 seules émissions de Polony dans les médias mainstream.

Cagnotte des identitaires : Paypal courbe l’échine devant les médias
Paypal gèle le compte des identitaires : c’est le coup d’arrêt pour la campagne de crowfunding « Défend Europe ». La pression médiatique a fait courber l’échine du service de paiement en ligne. Une première en la matière.

Les tweets de la semaine.
Inversion accusatoire dans Ouest-France : le député de la Louisiane Steve Scalise blessé par balles, le 14 juin par un militant de Bernie Sanders, est présenté par le journal comme « un conservateur partisan des armes à feu ».

Bayrou/Ferrand : bras de fer entre Macron et les médias
Bataille entre l’Elysée et les médias autour des affaires Ferrand et Bayrou. Entre ces deux pouvoirs, qui va prendre l’ascendant ?

Une émission de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés

Bruno Bilde, conseiller de Marine Le Pen : « Nous serons des députés de combat »

Bruno Bilde, adjoint à la mairie d’Hénin-Beaumont, est arrivé en tête dans la 12e circonscription du Pas-de-Calais avec le meilleur score de France (35,53 %) juste après Marine Le Pen. Selon [les] pronostics [de Présent], il est l’un des trois députés FN qui peuvent entrer à l’Assemblée nationale dimanche soir.

Bruno Bilde Marine Le Pen— Vous affrontez Coralie Rembert, candidate de la République En marche qui est loin derrière vous avec 20,85 %. Vous êtes l’un de ceux qui peuvent y croire bien que les réserves de voix essentiellement socialistes semblent plus favorables à votre adversaire. Où allez-vous prendre vos voix au deuxième tour ?

— Je suis confiant mais vigilant. Nos réserves de voix sont essentiellement constituées d’un électorat de gauche certes, mais hostile à la politique ultralibérale de Macron. J’en veux pour preuve qu’entre le premier et le deuxième tour des élections présidentielles, Marine Le Pen sans aucune réserve de voix, a gagné 18 points. Elle est passée de 42 % au premier tour à 60 % au second tour. Je pense qu’il y a dans cette circonscription une profonde volonté de changement et de rupture avec le système actuel. Je suis donc assez confiant.

— Avez-vous des craintes à propos des consignes de vote contre vous ?

— Ce sont des consignes d’appareils politiques totalement déconnectés des électeurs et du terrain. Le maire socialiste de Liévin par exemple, que La Voix du Nord décrivait comme une machine à gagner, n’a pas fait 17 % des voix. Il a été éliminé alors que c’est le maire de la plus grosse ville de la circonscription. Ces élus-là se sont beaucoup décrédibilisés. Les consignes de vote ne sont pas forcément entendues. C’est le vieux monde politique tout ça.

— Sur quelles thématiques avez-vous axé votre campagne ?

— Sur la défense du monde ouvrier avant le premier tour. Nous sommes ici dans une circonscription ouvrière de tradition qui a toujours été socialiste ou communiste mais qui n’a jamais connu d’alternance. Entre les deux tours, j’ai fait campagne sur la défense de la démocratie parce qu’il serait incroyable de donner les pleins pouvoirs à Macron à hauteur de 450 ou 500 députés.

Je dis qu’un député macroniste de plus ou de moins ne change strictement rien alors qu’en revanche un député FN de plus, c’est essentiel.

Bruno Bilde Marine Le Pen 3— Mais que peuvent faire deux ou trois députés FN isolés à l’Assemblée nationale ?

— Nous sommes des combattants et nous serons des députés de combat.

A l’Assemblée nationale que nous soyons, deux, trois ou cinq, nous nous ferons beaucoup plus entendre que cette armée de godillots qui ne feront absolument rien. Grosso modo l’Assemblée sera pour eux une simple chambre d’enregistrement.

Un certain nombre de candidats macronistes ont déjà annoncé que le temps parlementaire allait être réduit, bel aveu, ça veut dire que tout va être réglé par ordonnance et par décret. Nous, nous serons là pour nous opposer à cela et dénoncer cela.

— Quelle est l’explication de la désertion des urnes dimanche et de la vague abstentionniste selon vous ?

— Pour moi il y a deux explications. D’abord, nos électeurs ont été déçus et découragés que Marine Le Pen n’ait pas été élue présidente de la république. L’autre cause, selon moi, est liée à la saturation. Les élections ont commencé en novembre 2016 il y a huit mois avec les primaires de la droite, puis il y a eu les primaires de gauche, une campagne interminable puis le premier et le deuxième tour de la présidentielle. Les Français sont saturés. Or, avec les résultats du premier tour des législatives qui risquent de donner à Macron un pouvoir absolu, il est capital que les abstentionnistes reviennent aux urnes.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien paru dans Présent daté du 17 juin 2017

De nombreux cas de gale décelés parmi les migrants

16/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Après avoir été chassés de Calais, les immigrés clandestins qui résidaient à Calais semblent développer la gale dans leur camp à Paris.

Concernant les personnes qui vivent dans des établissements, 57 cas ont été décelés. Mais ce nombre peut être largement revu à la hausse si on considère ceux qui vivent dans la rue. Une telle maladie a pour origine un acarien qui se développe dans la peau.

Elle peut se soigner mais elle est très contagieuse et est donc difficile à éradiquer.


La République en marche

Les candidats de La République En Marche de Macron fuient le débat

16/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Avant même le premier tour des élections législatives, de nombreux candidats macronistes n’avaient pas participé aux différents débats télévisés organisés par les chaînes locales. Des absences d’autant plus remarquées qu’ils étaient des inconnus faisant pourtant figure de favoris et qu’en face de nombreux candidats de petits partis acceptaient de se livrer à l’exercice.

Les exemples de Fabienne Colboc, candidate en Indre‑et‑Loire, et d’Anissa Khedher, candidate du Rhône, n’ont pas arrangé les choses. En effet, des montages vidéos de leurs piètres prestations lors de débats télévisés sont ressortis en début de semaine : leurs propos sont confus, voire incohérents. Jean‑Luc Mélenchon a même ironisé sur ces « 400 bizuts qui arrivent » à l’Assemblée. Ces candidates ont donc refusé le débat de deuxième tour demandé par leurs adversaires.

Mais loin d’être isolés, ces cas illustrent la tendance générale. Ainsi, Nicolas Dhuicq (des Républicains) qui s’interroge à propos de son adversaire, « De quoi a‑t‑il peur ?» se demande‑t‑il. Ou Philippe Vardon (du Front national) qui réclame de toute urgence un débat avec Cédric Roussel, son adversaire. On peut encore citer encore Olivier Faure (PS) qui twitte : « Quand ta concurrente En Marche veut bien ton siège à l’Assemblée mais pas débattre avec toi avant. »

Tous les opposants à La République En Marche s’accordent donc sur un point : critiquer le refus de débattre des candidats à la majorité présidentielle. Du côté d’En Marche, on assure qu’aucune consigne n’a été donnée aux candidats : « On n’a jamais refusé de débat démocratique, ce sont des raisons personnelles. »

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Les électeurs ont ramené brutalement Mélenchon et Le Pen sur terre »

16/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Eric Zemmour est revenu, hier matin sur RTL, sur le premier tour des élections législatives, et les scores des candidats du Front national de Marine Le Pne et de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. « Ils étaient les patrons, les chefs de l’opposition. Le premier parti de France, disait l’une ; la force centrale, disait l’autre. La seule alternative à Macron, prétendaient-ils tous deux. Jean-Luc Mélenchon était sûr de remplacer le Parti socialiste et de devenir le seul maître à gauche. Marine Le Pen méprisait tellement Les Républicains qu’elle ne cherchait même pas à se substituer à cette droite à moitié macronisée. »

Or « les électeurs les ont ramenés brutalement sur terre. Le Front national comme la France insoumise ont perdu huit points par rapport aux scores présidentiels de leurs leaders. […] Le Front national fait moins bien qu’en 1997, avant la dédiabolisation de l’ère Marine. »

« Les deux battus accusent de concert l’abstention. Mais l’abstention équivalente des européennes de 2014 n’avait pas empêché le Front national d’atteindre les 28 % de voix. »

Alors pourquoi un tel échec ?

« Ce qui est bien avec Marine Le Pen, c’est qu’elle n’apprend pas de ses erreurs. A la présidentielle, elle avait vitupéré le banquier Macron, et, pour les législatives, elle a dénoncé la casse sociale. Cette campagne de gauche, mélenchonienne, prouve qu’elle ne connaît pas ou ne veut pas connaître les motivations profondes de son électorat. […] Trois millions d’électeurs seulement se sont déplacés sur les sept du premier tour à la présidentielle et les dix du second. Ses élus se compteront donc sur les doigts d’une main, une punition. »

« Mélenchon, poursuit Eric Zemmour, n’est pas aussi mauvais stratège, lui n’a pas fait campagne contre le Grand Remplacement. Mais lui aussi a mal appréhendé les contours de son électorat », ce que développe l’éditorialiste avant d’en déduire très justement que

« contrairement aux fantasmes marinien et philippotien, personne n’est en mesure de rassembler les deux électorats dits populaires et populistes, car un mur culturel et identitaire les sépare irrémédiablement ».

Conclusion :

« Avec des adversaires comme cela, Emmanuel Macron peut dormir sur ses deux oreilles. »

Marion Maréchal-Le Pen

Législatives : Marion Maréchal-Le Pen s’active pour les candidats du sud

15/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec TV Libertés) : Marion Maréchal-Le Pen fait campagne jusqu’au bout. Malgré son retrait de la vie politique, l’élue de Vaucluse est toujours sur le pied de guerre. Marion Maréchal enchaîne les meetings de soutien pour les législatives. Dernier candidat à en bénéficier : Gilbert Collard.

Arrivé en tête du premier tour à quelques voix près contre la marcheuse Marie Sara, le candidat a encore des chances de conserver son siège au Palais-Bourbon. Gilbert Collard a besoin d’un coup de pouce. Bien qu’il soit arrivé en tête du premier tour dans la 2ème circonscription du Gard avec 32 %, il ne dépasse sa concurrente En Marche, Marie Sara, que de 48 voix !

En duel, la situation est en effet beaucoup moins favorable qu’en 2012 où le Gardois l’avait emporté grâce à une triangulaire. Cette fois-ci, Gilbert Collard doit réussir à rassembler derrière sa candidature la majorité des suffrages. Un sacré défi !

Le candidat peut espérer un report des voix des 14 % d’électeurs du candidat Les Républicains, ce qui reste néanmoins insuffisant pour s’assurer la victoire. D’autant que les activités tauromachiques de sa concurrente lui donnent un poid important dans les médias, comme dans l’économie de la région… autant de moyens de pression…

Marion Maréchal n’a donc pas hésité à venir soutenir son ancien voisin de l’Assemblée. Très appréciée par l’électorat du sud, où elle s’était imposée avec 15 points de plus que son adversaire Républicain en 2012, la nièce de Marine Le Pen n’a visiblement pas résisté à l’appel des militants.

Si sa tournée du sud a débuté avant même le premier tour, la semaine d’entre deux tours est encore plus chargée pour Marion Maréchal Le Pen. Qualifié au second tour avec 32 % des voix, son successeur, Hervé de Lépinau, a bénéficié du soutien actif de l’ex benjamine de l’Assemblée ! De manière générale, tous les candidats présents au second tour dans le sud ont pu compter sur la jeune femme pour assurer leur campagne.

Mercredi, Marion Maréchal-Le Pen a tenu avec Gilbert Collard un meeting commun à Le Cailar. C’est dans ce village de 2 400 habitants que les deux intervenants sont parvenus à rassembler plus de 500 personnes ! Première à prendre la parole, Marion Maréchal-Le Pen a renouvelé son soutien à Gilbert Collard, devant une salle visiblement conquise.

Gilbert Collard a ensuite pris la parole, visant de plein fouet son adversaire de la République en Marche, usant de son humour qui lui est propre.

La tournée de soutien de Marion Maréchal-Le Pen se terminera vendredi avec un dernier meeting en compagnie de Romain Lopez à Cazes-Mondenard, candidat arrivé en seconde position avec près de 22 % des voix dans la deuxième circonscription du Tarn et Garonne.

Un sujet développé dans le journal de TV Libertés.

Causeur multiculturalisme 2

Le dossier de juin de Causeur : le multiculturalisme contre les femmes

Causeur multiculturalismePrésentation du dossier du numéro de juin de Causeur par Daoud Boughezala, rédacteur en chef de Causeur.

La Chapelle-Pajol. Ce quartier du 18e arrondissement de Paris a fait les gros titres de la presse nationale depuis qu’au printemps, une pétition de femmes a dénoncé le harcèlement et les brimades qu’elles subissent dans la rue. Des enfants de l’immigration afro-maghrébine culturellement peu intégrés car restés étrangers à la galanterie française ont été désignés comme les houspilleurs de dame en jupe. Du coup, certaines féministes comme Caroline de Haas, atteinte du syndrome de Cologne, ont minimisé ces nuisances, suggérant d’élargir les trottoirs pour atténuer les tensions !

>> Lire le magazine: Le multiculturalisme contre les femmes

Ce qu’est le multiculturalisme

Ulcérée par cette entorse faite à l’égalité française, Elisabeth Lévy s’afflige de voir cette question sensible prise en otage par notre surmoi antiraciste :

« A chaque fois que la question de la coexistence des cultures s’invite dans le débat public, le même mécanisme collectif d’auto-persuasion se met en place et de bons esprits s’efforcent de nous expliquer que ces actes inqualifiables sont le fruit de la pauvreté, donc un peu de nos manquements collectifs. »

Eternelle antienne du padamalgam qui justifie tous les aveuglements, au nom d’une vision iréniste du multiculturalisme, lequel « ne résulte pas de la joyeuse coexistence sur le même sol d’individus venus de cultures différentes, mais de la concurrence de plusieurs normes anthropologiques, culturelles, sociales et donc civiques », précise notre directrice de la rédaction.

Témoignage et enquête dans le 18e

Pour étoffer le dossier central que nous consacrons aux infortunes du multiculturalisme, dont les femmes sont peut-être les premières victimes, nous avons convié l’essayiste franco-tunisienne Hélé Béji. Athée issue de deux cultures, l’auteur d’Islam pride décortique les causes du malaise : « Il y a eu un double ratage éducatif en France : le prêche des imams dans les mosquées, qu’on a laissé faire, et l’instruction républicaine, la culture classique » que l’école peine à inculquer. Paradoxe :

« C’est la démocratie qui a donné aux identités culturelles le droit de s’exprimer, mais ces identités n’ont pas forcément une conduite démocratique ».

Sur le terrain, l’ancienne élue séguiniste Roxane Decorte témoigne de l’évolution de son quartier de toujours, passé de bastion populaire à une mosaïque de communautés n’ayant que la misère à se partager. Le reportage que Paulina Dalmayer a pu réaliser à La Chapelle est édifiant, à l’écoute des femmes, loin des bluettes que nous narrent le Bondy Blog ou Mediapart.

Pour clore ce dossier, Noémie Halioua raconte avec force détails la nuit de supplice qu’a subie Sarah Halimi, juive orthodoxe assassinée le 4 avril par un djihadiste « déséquilibré ». Ce crime de sang-froid n’a provoqué qu’une omerta médiatique, avant qu’une myriade d’intellectuels comme Alain Finkielkraut, Jacques Julliard Marcel Gauchet ou Michel Onfray ne s’empare de l’affaire.

Extrait du texte de présentation du numéro de juin
repris du site de Causeur


Causeur Juin 2017 – #47 par causeur

Jacques Bompard : « Emmanuel Macron représente, à mes yeux, l’abomination »

15/06/2017 – VAUCLUSE (NOVOpress) : Jacques Bompard, député sortant de la quatrième circonscription du Vaucluse et maire d’Orange, a obtenu 33,8 % dans sa ville mais n’est arrivé que deuxième dans la circonscription (19,1 %) derrière Carole Normani (LREM, 25,2 %). Il a accordé un entretien au quotidien Présent. Nous le publions ci-dessous.

Jacques Bompard Présent– Comment expliquez-vous [votre score] ?

— Je crois que l’explication est double : le FN, qui a strictement fait campagne contre moi, a engrangé des voix [ndlr : Catherine Candela, candidate FN, a obtenu 18,1 %], et le système médiatique est contre nous. Le poids de la télévision dans la vie politique est colossal, son impact sur les cerveaux se constate dans les résultats électoraux. Depuis quelques semaines, vous croisez des gens, intelligents par ailleurs, mais qui vous répètent les sornettes entendues dans telle ou telle émission, c’est effrayant. Il y a une dérive totalitaire : la France devient la Turquie et Macron, Erdogan. La Ligue du Sud, elle, n’est jamais à la télévision. Nous sommes tricards. Donc, quelle que soit la qualité du travail local que l’on fait, nous partons avec un handicap.

— Le FN n’est donc pas seul responsable de cette deuxième place ?

— Non, bien sûr : il y a Macron. Nous avons face à nous une candidate LREM inconnue, comme beaucoup d’autres ailleurs. Carole Normani sort de nulle part. Un jour elle se dit représentante commerciale, le lendemain spécialiste dans le vin. Son profil est confus, mais c’est logique : le macronisme, c’est la confusion. En ce sens elle est représentative de son mouvement. Sans mener campagne, elle fait un tabac. Mais c’est le jeu démocratique : on est jeune, on est beau, alors on plaît !

— Mais vous êtes jeune et beau vous aussi, Monsieur le maire…

— Je suis jeune et beau, mais personne ne le dit à la télé !

— Comment s’organisent les soutiens en vue du second tour ?

— Personnellement, j’apporte mon soutien à l’ensemble des candidats de droite dans le département, qu’ils soient FN (Hervé de Lépinau, Anne-Sophie Rigault) ou LR (Jean-Claude Bouchet, Julien Aubert). J’ai reçu le soutien de deux conseillers départementaux du FN, Antonia Dufour et Rémi Rayé.

Quant à Catherine Candela, qui a été éliminée, elle a appelé à voter pour moi, non sans y mêler des attaques personnelles et politiques – curieuse façon de soutenir. Mais le fait est que j’ai, formellement, le soutien du Front national. Or la cohérence politique implique aujourd’hui de se soutenir les uns les autres face à Emmanuel Macron qui représente, à mes yeux, l’abomination.

Néanmoins, je ne suis pas inquiet pour le second tour. Dans la circonscription, les électeurs de droite ont recueilli 52 % des suffrages et les électeurs d’extrême gauche ne devraient pas voter pour le candidat des banques.

Propos recueillis par Samuel Martin

Entretien publié dans Présent daté du 16 juin 2017

Robert Ménard

Tout n’est pas perdu pour la droite selon Robert Ménard

15/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : « Si on aime la France, si on se soucie de son avenir, on va voter dimanche ! » Cet appel de Robert Ménard à aller voter advient alors que plus de la moitié des électeurs se sont abstenus lors du premier tour des élections législatives. Le maire de Béziers considère qu’il n’est jamais trop tard pour réunifier la droite afin de s’opposer au nouveau président.

Que propose concrètement le maire de Béziers ? Selon Robert Menard, le FN et les Républicains (du moins ceux de droite) n’ont plus d’autre choix que de s’unir dans un nouveau parti conservateur : « Ne pas construire des alliances, c’est se suicider. » Le FN et les Républicains, estime-t-il, doivent absolument prendre conscience que leurs électorats sont en phase sur 90 % de leurs idées respectives. L’abandon de l’électorat de droite lors de ces législatives pourrait venir d’un sentiment commun d’écoeurement chez les électeurs du FN et des Républicains. Rappelons que ce discours sur l’union des droites est largement partagé par Jacques Bompard.

Quels sont les changements à opérer au Front national ? Selon le maire de Béziers, le Front national doit abandonner l’idée de sortir de l’euro. Et de ce côté‑là les choses pourraient changer. En effet, Marine Le Pen a déclaré hier que la question serait discutée au sein du parti après les législatives. De plus, Robert Menard estime que le FN a un discours d’ultragauche en terme d’économie.

Google Fisc

Google échappera t il au fisc français ?

15/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Sommée en février 2016 par Bercy de payer 1,6 milliard d’euros d’arriérés d’impôts, la firme américaine Google pourrait bien ne rien avoir à payer du tout, après avoir vu sa facture réduite une première fois à 1,115 milliard. Dans un avis consultatif, le rapporteur public du tribunal administratif de Paris s’est rangé du côté du géant américain et a conclu hier que Google ne devait subir aucun redressement fiscal en France. Pour ce magistrat, Google France ne disposait pas d’un « établissement stable » dans le pays.

Sur quelle notion juridique se fonde le magistrat ? C’est la notion juridique « établissement stable » qui pose problème, car comme l’a tout de même souligné le magistrat, « la présente affaire révèle les carences de la base juridique actuelle ». Pour le rapporteur, le géant américain exerce ses activités de vente de publicité sur le marché français via sa filiale irlandaise Google Ireland Limited (GIL) et estime ne pas devoir déclarer ses bénéfices en France, une pratique d’optimisation fiscale maintes fois dénoncée.

Qu’en est‑il dans le reste de l’Europe ? En mai dernier, en Italie, Google a été reconnu comme un établissement stable et a été sommé de payer ses impôts. Il a accepté de verser 306 millions d’euros pour mettre fin à ses contentieux fiscaux. Google a également versé quelque 168 millions au Trésor britannique l’an dernier dans le même but. Reste à attendre le jugement final mi‑juillet.

Nissan Bonnie and Clyde

Une apologie de meurtriers pour vendre des voitures : Nissan l’a fait !

Prospective : nous sommes dans les années 2080, une publicité vante les mérites d’une nouvelle voiture. Dans la scène finale, Chérif et Saïd Kouachi se congratulent d’avoir une nouvelle fois échappé aux forces de l’ordre après leurs exploits chez Charlie Hebdo. Comme c’est sympa de rouler libres comme l’air après avoir massacré des humoristes et des policiers…

Non, on ne cauchemarde pas. Cette publicité existe. C’est celle vantant la nouvelle Nissan Micra.

Bonnie et Clyde, célèbres criminels des années 1930 aux USA, à l’origine d’une vingtaine de meurtres, y sont présentés comme des jeunes gens, beaux, insouciants, vivant leurs désirs sans limite grâce à cette Nissan.

Comme le commente un publiphile: « C‘est sur cette image que surfe Nissan avec cette publicité qui donne des envies d’évasion sur fond de folie douce […]. » La ligne de base de cette pub est : « Nouvelle Nissan Micra complice de toutes vos audaces ». N’y a-t-il pas apologie de crimes ? Les juristes de Nissan ont dû répondre.

Bravo alors à l’agence TBWA G1, à Control Films, à Joachim Back, à Newton Thomas Sigel, à Theo Gosselin et à tous ceux dont on n’a pas trouvé mention. Vous êtes vraiment en phase avec votre temps !

A quand une pub avec Marc Dutroux pour vendre des jouets, avec Landru, des poêles, avec Mohamed Lahouaiej, des camions, etc. ?

On a plein d’idées. Que les publicitaires en panne n’hésitent pas à nous solliciter !

Frédéric Villaret

Texte repris du site de la fondation Polémia
(
titre initial : « Des meurtriers pour vendre des Nissan ! »)


Mis en difficulté, Jean-Frédéric Poisson plaide pour une France qui protège

14/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Nettement devancé par l’ex-sarkozyste puis ex-juppéiste puis ex-filloniste et désormais macroniste Aurore Bergé, soutenue par Alain Juppé, Jean Frédéric Poisson est mis en ballotage. Avec seulement 19 % des suffrages contre plus de 46 % pour Aurore Bergé, son score sera, selon toute vraisemblance, difficile à remonter !

En difficulté, le chef de file du PCD en a profité pour libérer sa pensée !

En effet, le député sortant s’est d’abord livré à un constat sans concessions : « C’est une gifle pour nous, très clairement. Je souhaite, à ce stade, vous répéter que pour nous, pour moi, c’est une baffe comme on en prend rarement en politique ».

Il poursuit : « Il est, d’une certaine manière, incompréhensible, dans ce contexte qu’après tant d’heures données au service de ce territoire, des habitants et des communes, tout le travail qui a été fourni ne soit pas reconnu dans les urnes ».

Jean Frédéric Poisson n’a toutefois pas économisé la sévérité de son analyse, pour critiquer lucidement la vie parlementaire à venir :

Nous sommes en face d’une forme de 18 brumaire démocratique, il est en train de se préparer à l’Assemblée nationale une domination sans précédent d’une formation politique dont le projet est flou, dirigé par un président de la République qui dévoile peu à peu ses intentions, qui muselle la presse, qui s’apprête à démanteler le code du travail, qui, effectivement, installe petit à petit un matraquage fiscal comme jamais nous n’en avons connu et en définitive, c’est ce projet que les Français choisissent aujourd’hui.

Face à cette perspective, Poisson esquisse sa vision politique :

Je veux une France qui protège les faibles, je veux une France qui soit attentive aux plus fragiles, je veux une France qui accompagne ses tissus locaux, dans laquelle les députés s’occupent de leur territoire parce qu’ils y sont enracinés.

Et l’ancien député de conclure par la devise de Charette : “Combattu, toujours ; battu, parfois ; abattu, jamais“.

Philippe Vardon

Philippe Vardon : « Les sans-voix deviennent des sans-vote »

14/06/2017 – ALPES-MARITIMES (NOVOpress) : Philippe Vardon, candidat (FN) dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, s’est qualifié pour le second tour dans ce qui était jusqu’alors le fief de Rudy Salles, éliminé ! Il affrontera dimanche prochain le candidat de La République en marche. Celui qui est déjà conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) a accordé un entretien au quotidien Présent, que nous publions ci-dessous.

Philippe Vardon Présent— Dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, réputée « difficile », vous voilà désormais au deuxième tour en duel face à un candidat LREM, c’est une première victoire ?

— J’ai en effet l’immense satisfaction de « sortir le sortant », Rudy Salles, député UDI élu depuis… 1988 ! Nous mettons ainsi fin à trente ans de mandat sans conviction et sans action pour ce très proche lieutenant de Christian Estrosi, dont il est l’adjoint à la ville de Nice, qui semblait considérer (il était encore extrêmement sûr de lui voici quelques jours) son mandat comme une rente et penser que le clientélisme le protégerait de tout. Je rajouterai que ce dernier n’est pas innocent non plus dans la mainmise communautariste et même islamiste sur des secteurs entiers de cette circonscription. En 2000, il était venu apporter son soutien à une prière de rue pour réclamer une « grande mosquée » à Nice et, quelques années plus tard, on pouvait le retrouver visitant tout sourire la mosquée principale de l’UOIF dans notre ville.

Comme il avait pu lui-même l’écrire, fort inélégamment, lors de l’annonce du retrait de la politique de Marion, souhaitons donc à Rudy Salles « Bon débarras ! »

— Le Front national dont vous êtes l’une des figures dans les Alpes-Maritimes a presque partout balayé les candidats LR. Bien qu’il s’en défende, le FN n’est-il pas devenu le réceptacle de la « vraie droite » ?

— Le FN est surtout le réceptacle, et c’est bien logique, de la vraie contestation du projet politique dangereux de Macron ! Nous sommes présents dans quatre circonscriptions au second tour (contre deux en 2012). Dans trois d’entre elles face à des candidats macronistes et dans la quatrième face à une candidate macrono-compatible puisqu’il s’agit de Marine Brenier, qui a hérité de la circonscription de Christian Estrosi et n’avait pas de candidat En Marche ! face à elle. Les candidats LR éliminés ont durement payé les ambiguïtés et compromissions de leur camp vis-à-vis du nouveau président.

— Ce premier tour a été marqué par une abstention historique, peu à peu le peuple de France semble décrocher, n’est-ce pas irrémédiable ?

— Les gouvernants qui se succèdent et se relaient ont tout fait pour cela : en menant les mêmes politiques, se détestant un jour pour s’embrasser le lendemain, démontrant jour après jour leur inaptitude à agir réellement, déléguant une partie de leur pouvoir à Bruxelles et enfermant le débat politique dans l’économisme et la gestion, là où nous devrions parler vision du monde et valeurs de civilisation.

Nous sommes sans doute parmi les derniers – avec Jean-Luc Mélenchon, reconnaissons-le – à réellement faire de la politique. Je crois qu’il n’y a rien d’irrémédiable, mais la fracture démocratique est profonde et les sans-voix deviennent trop souvent désormais des sans-vote…

— Vous avez axé votre intense campagne sur les thèmes de l’identité et de notre modèle civilisationnel, cette ligne doit-elle prévaloir sur les considérations économiques et sociales ?

— Si, bien entendu, la défense de notre identité est un axe cardinal de mon engagement, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous concernant ma campagne. J’ai énormément défendu pendant celle-ci les commerces de proximité, l’artisanat, les petites et moyennes entreprises. Non seulement parce qu’ils constituent des poumons économiques, mais aussi parce qu’ils participent à faire vivre nos quartiers et communes et à leur garder un visage humain. Un quartier sans commerces, c’est aussi un quartier où l’insécurité se développe davantage par exemple. Tout est lié. Je crois que nous avons une vision du monde et un projet politique en découlant, articulé et cohérent. Nous devons le défendre dans son ensemble car c’est sans doute aussi une de nos forces.

— Vous abordez le second tour avec combativité, une victoire est-elle possible ?

— Il y a un mois il semblait impossible, dans cette circonscription qui n’est pas l’une des meilleures de notre département, de mettre fin à l’hégémonie estrosiste. Nous y sommes pourtant parvenus !

Le défi est désormais important, mais face à un candidat En Marche ! inconnu, sans aucune prise sur les problématiques de notre circonscription, je continue de mener une campagne au plus près de nos compatriotes.

Ils me connaissent et savent que demain, s’ils m’élisent, à l’Assemblée comme localement, je mettrai mon écharpe à leur service, avec une seule préoccupation : les défendre !

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

Entretien paru dans Présent daté du 15 juin 2017

Jared Taylor 2

Jared Taylor : « La discrimination “positive“ a toujours été la discrimination contre les Blancs »

14/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Au lendemain des événements dits d’Evergreen, l’Américain Jared Taylor a accordé un entretien exclusif à l’hebdomadaire Minute. Le fondateur de la revue American Renaissance témoigne de la folie du racisme anti-blanc qui règne dans son pays. Courts extraits.

Minute Jared TaylorMinute : Comment considérer cette évolution des rapports entre groupes ethniques aux Etats-Unis ? Est-ce l’aboutissement cahotique de cinquante ans de discrimination positive ou bien est-ce la mutation de la discrimination positive en un racisme antiblanc ?

Jared Taylor : Il n’est pas facile de distinguer l’un de l’autre. La discrimination soi-disant “positive“ a toujours été la discrimination officielle contre les Blancs. Mais comme malgré tous ces efforts de discrimination en faveur des “minorités“, celles-ci réussissent globalement moins bien que les Blancs ou les Asiatiques, le système est obligé d’aller encore plus loin dans l’accusation contre les Blancs et leurs responsabilités dans l’échec de ces minorités. […]

Minute : Vu d’Europe, votre situation est paradoxale : vous avez vingt ans d’avance sur nous pour ce qui est du « politiquement correct » mais, grâce au premier amendement, vous bénéficiez d’une liberté de parole totale, contrairement à ce qui se passe en France. Pour qui êtes-vous le plus optimiste, l’Amérique ou l’Europe ?

Jared Taylor : Pour l’Europe ! Incontestablement. Nous, Européens d’Amérique, avons des sites internet et des blogs, mais nous n’avons aucun poids politique, aucune chance de peser sur les décisions. Donald Trump a des réactions instinctives saines. Mais il a face à lui des ennemis puissants sans parler de son style vulgaire qui choque beaucoup, même parmi ses partisans. Il risque donc de faire peu, trop peu.

En revanche, les nations européennes de l’Ouest ont la chance de disposer de partis politiques qui luttent pour la survie de leurs peuples et de leur civilisation. C’est déjà beaucoup.

De plus, en Europe de l’Est, en Pologne, en Hongrie, en Slovaquie, vous avez des gouvernements qui ont compris le danger migratoire et les enjeux civilisationnels. C’est réellement un grand espoir pour tous les Européens du monde.

Extrait d’un entretien à lire dans son intégralité
dans Minute daté du 14 juin 2017

Richelieu La Rochelle

Ce que nous enseigne le siège de La Rochelle par Richelieu en 1627

13/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le portrait de Richelieu devant le siège de La Rochelle trônait à L’Escale, le surnom du siège de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Le siège de La Rochelle ? Oui, en 1627. Voilà bien un épisode historique qui devrait nous parler et nous éclairer. Nous sommes alors en pleine guerre de religion, lors des révoltes huguenotes. Depuis l’édit de Nantes, les protestants disposent de la liberté de culte, mais aussi de places fortes, d’institutions indépendantes ainsi que d’une armée autonome. Lorsque Louis XIII hérite de cette situation, la bombe à retardement est sur le point d’exploser. Il va falloir être ferme et ne pas transiger avec l’unité de l’État. Ce sera son rôle, tout comme celui de son grand ministre, Richelieu… Un récit de Christopher Lannes pour TV Libertés, en partenariat avec la Nouvelle Revue d’Histoire. Un récit de huit minutes seulement, pour comprendre que toute ressemblance ou similitude…

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Macron aura du mal à concilier le Puy du Fou et la Silicon Valley »

13/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Tu as voulu voir la VIe République ? T’as vu la Ve République ! », ricanait ce matin Eric Zemmour sur RTL, en commentant le résultat du premier tour des élections législatives : « La crise de régime annoncée s’est transformée en plébiscite. La Ve république est morte ? Vive la Ve République ! De Gaulle rit de se voir si beau en ce miroir. »

« Sa revanche, poursuit-il, est éclatante sur tous ceux qui crachaient sur sa tombe. Il avait déclaré la guerre aux partis ? Ils ont été exterminés. Il se moquait des hommes politiques, les politichiens comme il disait ? Ils ont été laminés et ils ne pourront pas revenir avec la loi qui interdira le cumul des mandats et qui plafonnera les possibilités de réélection. Il voulait un parlementarisme rationalisé pour que les querelles idéologiques si françaises n’empêchent plus le gouvernement de gouverner : grâce au scrutin majoritaire, le président Macron aura une majorité hégémonique alors que ses partisans n’ont recueilli que 32 % des suffrages, même pas 15 % des inscrits. »

Pour Eric Zemmour,

« Macron joue au petit roi et assume sans états d’âme l’esprit monarchique qui imprègne les institutions. C’est là encore un retour aux sources après que le pays a connu et subi deux rois qui avaient jeté la couronne dans le ruisseau. »

Car « Sarkozy comme Hollande furent deux désacralisateurs, deux déconstructeurs. Le premier au nom de l’argent, le second par un refus très soixante-huitard de toute verticalité. Et le peuple n’a pas aimé, le peuple s’est vengé. Le peuple a laissé faire Macron. »

Mais l’abstention, qui a atteint un sommet ?

« L’abstention fut certes massive mais ce fut une abstention de tolérance. »

Pour Eric Zemmour, le problème n’est pas là. Il est dans le fait que « la Ve République est fondée sur un Etat en majesté, un Etat souverain » et que « les institutions européennes lui ont depuis longtemps coupé les ailes. »

Conclusion :

« Macron aura de plus en plus de mal à être le roi de la France éternelle, et en même temps le patron de la start up nation, à concilier le Puy du Fou et en même temps la Silicon Valley. »

Et puis…

« En France, on aime tellement les rois qu’on montre parfois leur tête au peuple. »

Présent Louis Aliot

Louis Aliot : « Les nôtres ne sont pas allés voter ! »

Implanté depuis quinze ans dans la région, Louis Aliot, qui se présentait dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, est arrivé en tête du premier tour avec 30,80 % des voix. Il devance de justesse la candidate En Marche-Modem Christine Espert, qui a recueilli 29,11 % des voix. Il est l’un de ceux qui ont de réelles chances de l’emporter dimanche.

Louis Aliot— Vous êtes en duel serré face à la candidate de Macron. Le PS est balayé. Que vont faire Les Républicains qui ont chuté à 13 % ? Y a-t-il des consignes pour le second tour ?

— Non, il n’y en a pas pour l’instant. Parce que le député sortant des Républicains Fernand Siré est celui que j’avais fait élire en 2012 en retirant notre candidate pour barrer la route à la socialiste Toussainte Calabrèse. [ndlr : Fernand Siré avait expliqué à l’époque « croire au front de droite et vouloir arrêter de diaboliser le Front national »]. Donc s’il est sincère, honnête et droit, il ne dira rien.

 — Que dites-vous aux abstentionnistes, plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé dans votre circonscription ?

— Ce sont surtout les nôtres qui ne sont pas allés voter. Quand on regarde les résultats bureau par bureau, on voit que nous faisons bien en deçà de nos scores passés. Comme aux dernières régionales en triangulaire. Il y a un potentiel énorme dans les abstentionnistes

 Je dis aux électeurs du FN que c’est le moment de savoir ce qu’ils veulent.

— Etes-vous déçu par le score du FN à l’échelle nationale et à quoi l’attribuez-vous ?

— Déçu oui. En parvenant au deuxième tour de l’élection présidentielle, on pouvait s’attendre à arriver second à l’élection législative et espérer que les électeurs tiendraient compte de ce que va être la politique de Macron. A quoi doit-on ce score ? A la déferlante Macron bien sûr. Peut-être aussi à un certain nombre de comportements et de commentaires de certains de nos cadres qui n’avaient pas lieu d’être avant les élections législatives.

Quand on est en guerre électorale, les élections législatives sont le second round de la présidentielle. Alors on ne se disperse pas, on ne raconte pas n’importe quoi sur ce que l’on va faire après, on reste concentré sur l’élection et on défend les législatives.

Parmi nos candidats, il y a des hommes et des femmes qui prennent sur leurs congés personnels pour faire campagne. Ils n’ont pas la chance d’être élus députés ou conseillers régionaux ni de vivre de la politique. Non seulement cette attitude n’a pas été correcte vis-à-vis d’eux et les a blessés mais elle nous a fait du tort.

— Que dites-vous d’un système qui donne entre un et trois députés au parti qui a fait 11 millions de voix à la présidentielle et dont la candidate est arrivée au second tour ? Précisément au moment où le gouvernement présente un projet de moralisation de la vie politique, de « loi pour la confiance dans notre vie démocratique ».

— Si demain il y a une Assemblée où le parti du président qui a fait 30 % au premier tour fait 80 % des députés, clairement il n’y a pas de système démocratique en France. Il n’y a qu’une seule chose à mettre en place d’urgence, c’est la proportionnelle, mais comme tous ces gens-là sont bienheureux de pouvoir confisquer le pouvoir pour appliquer la seule politique qui a toujours été contre les intérêts du peuple, nous en sommes là. C’est très inquiétant car ce sera comme ça jusqu’à l’explosion.

— Vous avez des chances dimanche mais que pourront faire deux ou trois députés FN à l’Assemblée nationale ?

 Ils pourront être des porte-voix. Ils pourront déposer des propositions de loi, des amendements, être les seuls à montrer au peuple français ce qui se passe dans ce cénacle. Alors que si nous les laissons entre eux, ce sera encore pire. Il faut que nous soyons le plus possible. Il reste cinq jours.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien publié par le journal Présent daté du 14 juin 2017