[vidéo] Gilets jaunes : plus redoutables que le Tea Party ?

05/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le Tea Party américain, qui a émergé en 2009, et la révolte des Gilets jaunes actuelle, ont de multiples points communs… et des différences notables.

Selon le chroniqueur Edouard Chanot, cette analogie place les Gilets jaunes face à leurs défis.


Lyon : vers une nouvelle interdiction de la marche à Marie ?

05/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La célèbre fête des Lumières lyonnaises est une fête religieuse se déroulant le 8 décembre, jour où, depuis le IXe siècle, l’Église catholique célèbre l’Immaculée Conception de la Vierge. Également appelée Illuminations ou fête de la Vierge, elle est devenue une manifestation populaire, initiée par la ville de Lyon en 1989, qui se tient chaque année pendant quatre jours autour du 8 décembre, date traditionnelle de l’événement. En effet, c’est le 8 décembre 1852 que fut inaugurée la statue de la Sainte-Vierge posée sur le clocher de l’ancienne chapelle de Fourvière.

Un hommage à la Vierge Marie qui n’a pas l’heur de plaire à une frange des élus…

Déjà l’an dernier, la préfecture avait annulé la “marche culturelle en hommage à la Vierge Marie”. Cette année encore, celle-ci va faire l’objet d’une demande d’interdiction d’après des élus lyonnais. Lors de la conférence de presse organisée ce jeudi par la Licra et la métropole pour que Lyon “capitale de la Résistance ne soit pas la vitrine de l’extrême droite”, les élus ont affirmé leur volonté d’interdire la marche. Thomas Rudigoz, député LREM du Rhône, l’a lui-même assuré.

Pourtant la justice a cassé la précédente interdiction…

Dans un arrêté pris mercredi dernier, le tribunal administratif de Lyon a effectivement cassé l’arrêté pris le 6 décembre 2017 interdisant la marche qui devait se tenir le 8 décembre de l’année dernière. Pour les juges, l’arrêté du 6 décembre 2017 n’ayant pas été précédé d’une procédure contradictoire “a privé les requérants de la possibilité de faire valoir leurs observations, alors que l’administration ne démontre pas, ni même n’allègue, qu’une situation d’urgence aurait permis de justifier l’absence de contradictoire préalable.” Invoquant un vice de procédure, le tribunal avait décidé d’annuler cette décision et de condamner l’État à rembourser 1200 euros de frais.

Alors pourquoi cet acharnement ?

Les esprits chagrins qui invoquent le respect de l’ordre public ont en réalité des motivations bien plus politiques comme le souligne Génération Identitaire dans un communiqué, ce 2 décembre. Depuis 2007, sous la bannière « Lugdunum Suum », de jeunes Lyonnais organisent une montée aux flambeaux de la colline de Fourvière qui entend rappeler que le 8 décembre est avant tout une fête enracinée, par laquelle les Lyonnais remercient la Vierge Marie de la protection qu’elle leur a accordée à travers les siècles contre les épidémies et les fléaux publics. Mais prétextant que « l’appartenance des organisateurs à la mouvance identitaire véhicul[ait] des messages contraires aux valeurs républicaines et incit[ait] au rejet, voire à la haine d’une partie de la population », la préfecture avait annulé la marche en 2015. Les identitaires ont dénoncé l’iniquité d’une nouvelle interdiction. Selon eux, « il est absolument impensable qu’en terre de France, un hommage à la Vierge Marie soit interdit sous la pression d’une gauche sectaire et antireligieuse qui n’a jamais abandonné son vieux rêve de faire table rase du passé. C’est notre droit à vivre notre foi et notre identité qui est menacé. »

Voir la vidéo publiée sur la page Facebook de Lugdunum Suum, “L’hommage à la Vierge Marie interdit pour la 3ème fois : la préfecture s’acharne contre les identitaires !“.

Sur les réseaux sociaux, les Gilets jaunes majoritairement opposés aux propositions du Premier ministre

05/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Il faudrait être sourd” pour ne “pas entendre la colère“. Mardi, après trois semaines d’un mouvement des Gilets jaunes qui gagne en intensité, le Premier ministre Edouard Philippe a tenté de déminer ce qui est certainement la pire crise depuis le début du quinquennat.

Le plan de sortie, acté lundi soir à l’Élysée lors d’une réunion interministérielle, comprend un moratoire de six mois sur la hausse de la taxe carbone, un gel des tarifs du gaz et de l’électricité cet hiver et aucun durcissement du contrôle technique automobile avant l’été.

Sur les réseaux sociaux, principale plateforme de discussions des Gilets jaunes, les propositions du gouvernement sont mal accueillies.

Le groupe Facebook “la France en colère“, qui compte plus de 270 000 membres, a publié un sondage en ligne quelques minutes après la prise de parole d’Edouard Philippe. Sur les quelques 3000 personnes qui ont répondu à la question “Vous avez été convaincus par les annonces ?“, seules sept ont répondu oui. A peine quelques voix de plus que la proposition “Non, je pars vivre en Corée du Nord, pays plus démocratique“…

Sur le fond, la question de la taxe carbone ne fait d’ailleurs même plus partie des 30 options comprises dans ce sondages. La revendication la plus populaire parmi les membres du groupe est celle d’un référendum sur les institutions et la fiscalité, devant une baisse généralisée des salaires des ministres, des députés et des sénateurs.

Le gouvernement cherche à gagner du temps. Nous n’en avons pas.” ou encore “Un moratoire ??? C’est du foutage de gueule !!“, les commentaires des “gilets jaunes” en ligne sont désabusés.


Gilets jaunes : Macron doit céder, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron doit céder. Il doit annoncer, tout de suite, l’abandon des taxes supplémentaires sur le carburant prévues au 1 er janvier. Le geste d’apaisement aurait même dû intervenir dès ce lundi matin. Ce recul ne sera pas la fin du monde, contrairement à ce qu’annoncent des écolos illuminés : la France n’émet qu’1% du CO2 mondial et, dans ce minuscule pourcentage, la voiture ne participe pas même à la moitié du gaz rejeté. Un entêtement du chef de l’Etat à “maintenir le cap” n’est plus tenable, sauf à vouloir attiser une folle stratégie du chaos, au nom d’un orgueil immature. L’insurrection populaire des Gilets jaunes a atteint, samedi, un degré de violence insupportable. Les ultras, de droite, de gauche et des cités, ont largement contribué aux saccages et aux pillages. Une troisième mobilisation nationale, samedi prochain, risquerait de livrer Paris aux armes mortelles de la guerre des rues.

Déjà, samedi, quelques halls d’immeubles d’habitation ont été la cible d’incendiaires. Tous les Gilets jaunes ne sont pas devenus enragés. Mais beaucoup d’entre eux font le constat, navrant, de n’espérer être entendus du Pouvoir qu’en se radicalisant toujours davantage. Devant cette France incandescente, il revient au président de la République d’abandonner sa posture volontariste. Macron est désormais attendu sur sa capacité à se réconcilier avec une société civile en rupture. L’urgence est de redonner au peuple en colère sa place dans la vie politique.

“Paris est fragile !”, jubilaient, samedi soir boulevard Malesherbes, des éléments de l’ultragauche ayant pris possession de la voie abandonnée par les forces de l’ordre. Ici, trois personnes auront suffi à construire un barrage. De fait, la capitale s’est révélée vulnérable, proie facile de commandos organisés. La décision de bloquer totalement l’accès aux Champs-Elysées à partir de la Place de l’Etoile a été l’occasion pour les Gilets Jaunes de se masser devant l’Arc de Triomphe, avant de l’abandonner dans l’après-midi à des casseurs de l’ultragauche et des cités. Parmi les slogans peints sur le monument : “L’ultradroite perdra”, “Justice pour Adama”, du nom d’un jeune homme, Adama Traoré, décédé au cours d’une interpellation policière.

Reste que beaucoup de Gilets jaunes n’ont pas jugé utile de se désolidariser des éléments les plus sauvages, voire de s’y opposer. Dans ce contexte, le gouvernement serait irresponsable s’il devait donner prétexte à une autre démonstration de force des insurgés. Ceux-là seraient néanmoins bien inspirés de s’inquiéter de l’image qu’ils sont en train de donner à cette révolte très française, toujours soutenue largement pas l’opinion. La Marseillaise, fréquemment entonnée par la foule, illustre la puissance de l’imaginaire révolutionnaire et la force patriotique du mouvement. Cependant il est urgent que les femmes, très présentes, modèrent la colère aveugle qui se prête aux infiltrations des loups.

Ivan Rioufol

Texte daté du 26 novembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Gilets jaunes : Macron tiendra-t-il jusqu’aux européennes ?

Le technocrate Edouard Philippe, flanqué de son conseiller juppéiste Gilles Boyer, paraissait visiblement « atteint » selon les témoignages des visiteurs. Alors qu’il recevait lundi les chefs de parti pour entendre leurs suggestions, tous lui ont demandé d’annoncer l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant.

Nicolas Dupont-Aignan a quitté précipitamment la réunion car Edouard Philippe a refusé qu’il diffuse l’entretien en Facebook Live, avant de déclarer sur la chaîne LCP : « J’ai conscience de la gravité de la situation et je ne sais même pas si le président de la République va aller jusqu’aux européennes. Je veux dire que, compte tenu de leur inconscience, de ce qu’il a fait pendant trois semaines, de cette incapacité à réagir, je m’inquiète. (…) On ne peut pas jouer avec un pays inflammable. Les banlieues sont au bord de l’insurrection, les classes moyennes n’en peuvent plus, les casseurs sont à l’œuvre. Et vous savez, notre pays, quand il est méprisé, ça peut partir mal. »

Marine Le Pen qui déclare soutenir le mouvement des Gilets jaunes « depuis la première heure du premier jour » et réclame la dissolution de l’Assemblée nationale – « Il faut que tous les Français soient représentés, si tel n’est pas le cas, il y a une rupture dans le principe fondamental du consentement à l’impôt » – a rappelé avoir « senti depuis très longtemps qu’une crise sociale couvait en France » et que « le mécontentement allait s’exprimer » : « Il s’exprime dans la rue et croyez-moi, je le regrette. Cela fait longtemps que je parle de cette France des oubliés. Cette France qui n’est jamais dans les radars des politiques qui préfèrent s’occuper des minorités en tout genre au détriment de la majorité des Français. »

La présidente du RN a plaidé pour une augmentation des petits salaires à 1 500 euros par mois en « créant une contribution sociale à l’importation pour financer cette augmentation ». Lundi soir au JT de TF1, elle s’est adressée directement à Emmanuel Macron, face caméra : « Les Français ont le droit de vivre sereinement cette fin d’année, qu’ils soient Gilets jaunes, commerçants ou en uniforme bleu marine. Alors, Monsieur le président, renoncez à votre politique fiscale dont les Français ne veulent plus. Ce ne sera pas perçu comme un aveu de faiblesse, mais comme le geste d’un homme d’Etat qui les écoute et les aime. »

Le mépris du peuple français

« Cédez ou partez », ont clairement déclaré les membres de la délégation de la France insoumise (LFI) à Edouard Philippe. Tandis que Laurent Wauquiez a affirmé sortir de cet entretien avec une profonde inquiétude : « Ils n’ont pas pris la mesure de la colère ni de l’engrenage de la violence dans le pays. On n’en est plus au débat. Il faut une mesure concrète immédiate : l’annonce de l’annulation des hausses de taxes. »

Les dernières marques d’incompétence et de mépris de deux députés macroniens qui ont fait le tour des réseaux sociaux, n’arrangent pas le climat : Eloïse Fajgeles dans un débat face à deux Gilets jaunes, s’est révélé ignorer totalement le montant du SMIC en France. Plus grave encore, Aurélien Taché a lancé chez Ardisson un très révélateur : « C’est quoi le peuple français ? » avant de révéler l’objectif de sa formation politique aux prochaines élections : « Transférer une grande partie de la souveraineté nationale au niveau européen, c’est le cœur de ce que l’on va proposer aux élections européennes. »

Diluer la France et l’effacer petit à petit, c’est ce que Macron propose au peuple français qui demande à redevenir maître de son destin.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 4 décembre 2018

Vu sur Twitter

Christophe Guilluy: « Les gilets jaunes demandent du respect, le pouvoir répond par l’insulte! »

Publié le
Conseil de sécurité de l’ONU

Pressions allemandes pour que la France renonce à son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU

04/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le vice-chancelier allemand Olaf Scholz a récemment proposé que l’Union européenne prenne la place de la France en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

Rappelons que cette structure remonte à la conférence de Yalta, qui s’est tenue entre le 4 et le 12 février 1945 entre Roosevelt, Staline et Churchill. La France n’y avait pas été conviée.

A l’époque, ni Roosevelt, ni Staline n’étaient favorables à ce que la France retrouve son rang sur la scène internationale, compte tenu de la défaite de 1940 et de la politique de Vichy. C’est Churchill qui, craignant un futur déséquilibre en Europe, défendit les intérêts français. Le voyage de De Gaulle à Moscou en décembre 44 n’avait pas suffi à convaincre Staline d’associer la France aux pays vainqueurs. Mais finalement, Roosevelt céda et accepta que la France figure parmi les 5 membres permanents du Conseil de sécurité. Elle détient à ce titre un droit de veto qu’elle exercera par la suite 18 fois.

Et quelles seraient les conséquences si la France abandonnait ce privilège ?

Le désistement de la France serait synonyme d’un déclassement sur la scène internationale. Il semble qu’actuellement, l’Allemagne profite du rapport de force en sa faveur au sein de l’Union européenne pour retrouver la place qu’elle a perdue après 1945. Et ce n’est pas un hasard si cette suggestion allemande arrive au moment où la France doit faire face à des difficultés économiques importantes et de surcroît dans un contexte politique agité. Elle profite aussi d’un exécutif français prêt à abandonner ses prérogatives de souveraineté, au profit d’une Union européenne très idéalisée et dominée par un mythique « couple franco-allemand ».

Et quelles ont été les réactions à la demande allemande ?

Les protestations n’ont pas tardé à arriver, que ce soit du côté de Dupont-Aignan, de Marine Le Pen ou de Mélenchon. Pour le moment, l’Élysée se montre plutôt embarrassé par cette proposition germanique. Après avoir envisagé d’abandonner la souveraineté de la force de dissuasion au profit de l’Union européenne, l’administration Macron ira-telle jusqu’à brader le siège de membre permanent de la France au Conseil de sécurité ? Par chance, une difficulté juridique se pose : contrairement à la France, l’Union européenne n’est pas encore un « Etat » reconnu.


Les Gilets jaunes – La « peste brune » était rouge, par Francis Bergeron

Nous avons tous vu ces photos et ces films de monuments taggés, de magasins pillés, de voitures et scooters incendiés. Ils ont fait le tour du monde. Ces saccages, ces violences, sont signés. Ils sont signés par les inscriptions à la bombe à peinture qui ont été laissées par les voyous.

Elles nous enseignent une première chose : Darmanin souffre de daltonisme. Il avait identifié la « peste brune ». Or il s’agit bel et bien d’une peste rouge, comme d’habitude. Une peste rouge qui s’appelle Black Blocs, et autres groupuscules « antifascistes », composés de bastonneurs, du même genre que ceux qui avaient attaqué les malheureux Morillo et Fournier, récemment condamnés. Regardez les inscriptions sur l’Arc de Triomphe : ce « A » dans un cercle est le symbole des anarchistes. Les modèles des anarchistes s’appellent Ravachol, la bande à Bonnot et les tueurs de la FAI, la Fédération anarchiste ibérique de la guerre d’Espagne. Avec de tels « héros », il n’est pas étonnant qu’ils tentent, quand l’occasion se présente, de « terroriser le bourgeois », de voler et de piller. Regardez cette seconde inscription : « l’ultradroite perdra ». Dans l’esprit de Darmanin, les jeunes militants d’ultradroite, ces fameuses « pestes brunes », auraient taggé l’espoir de leur propre perte ?

Adama Traoré, peste brune ?

Et encore cette inscription : « Justice pour Adama ». Adama Traoré est une sorte d’icône pour l’extrême gauche : ce voyou avait fait l’objet d’un contrôle de police, en même temps que son frère, ce dernier étant poursuivi pour « extorsion de fonds avec violence ». Adama avait pris la fuite. Rattrapé, il est mort dans un commissariat de police. L’autopsie et l’enquête ont montré que sa mort a découlé d’un grave problème de santé, sa course effrénée pour échapper à la police lui ayant été fatale. Sauf si Darmanin parle de peste brune par racisme pur (Adama Traoré était noir), on ne voit pas de rapport entre ce mort, pour lequel les taggeurs de l’Arc de triomphe demandaient justice, et des mouvements de droite. L’homme ne faisait pas de politique. Il ne se serait intéressé, à la rigueur, qu’aux poches de ces Gilets jaunes… C’était simplement un délinquant, dont l’extrême gauche a entendu faire un symbole, pour mettre en accusation la police. A l’époque, Hollande, en véritable provocateur, est allé rendre hommage à la famille, laissant ainsi entendre que les policiers avaient commis un crime.

Dès jeudi, Présent, comme toutes les rédactions, savait que les Black Blocs s’infiltreraient dans la manifestation des Gilets jaunes. C’est facile : il suffit d’enfiler un gilet jaune. Qui plus est, à la différence des partis politiques traditionnels et des syndicats, les Gilets jaunes n’ont pas de service d’ordre organisé.

Deux coupables : les anarchistes masqués et Castaner

Mais pire encore, selon des syndicats de police, les forces de l’ordre, très nombreuses aux abords des Champs Elysées et de l’Arc de triomphe, avaient reçu consigne de rester passives. Dans quel but ? Créer une psychose anti-Gilets jaunes, éloigner la droite et la gauche modérée de cette révolte antifiscale. Ce genre de pratique pouvait fonctionner à l’époque de Gaston Defferre. Aujourd’hui, l’exercice est plus difficile. Photos, messages, documents, témoignages, enregistrements, circulent à la vitesse de la lumière, et les pitoyables manœuvres du ministre de l’Intérieur sont vouées à l’échec.

Il y a donc deux coupables : les anarchistes masqués (300, peut-être, face à 4 600 policiers), et le ministre Castaner. Il faut néanmoins que les Gilets jaunes trouvent de nouvelles formes d’action, car ils ne peuvent pas prendre le risque que leur action soit salie par des casseurs usurpant simplement un gilet jaune.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

Gilets jaunes : mettons les mots sur les maux – Cyril Raul (Les Identitaires)

C’était prévisible : l’extrême gauche tente de récupérer le mouvement des gilets jaunes. L’objectif : divulguer l’idée que les causes de la révolte sont exclusivement économiques. Après tant d’années de silence, des centaines de milliers de Français sortiraient de leur torpeur, se battraient et s’exposeraient autant pour défendre le sacro-saint « pouvoir d’achat ». Une explication éculée, facile et sans risque qui n’est pourtant que l’écume d’une lame de fond.

Car, au fil des discussions, à longueur d’interviews sur des péages ou des ronds-points, deux mots reviennent sans cesse dans les bouches des gilets jaunes : « mes enfants ». Ces enfants de la France périphérique, ceux dans l’angle mort de la France de demain que leur prépare Macron. Une « France d’après » des grandes métropoles et des frontières ouvertes, où il faut « se former » et « être mobile » car « le monde bouge ».

Une jeunesse abandonnée au profit de la jeunesse mondialisée à qui l’avenir est promis. Oui, Macron sacrifie une jeunesse pour une autre, et les parents de la France périphérique l’ont compris tout simplement parce que leurs familles sont les premières victimes de ce choix politique. Ils voient ce gouvernement dédoubler les classes de CP dans les zones REP+ alors que leurs propres enfants font une heure de bus par jour pour se rendre à l’école parce que celle de leur village a fermé. Ils constatent la succession de « plans banlieues » pendant que les médecins, les services publics et les commerces de leur petite ville baissent le rideau. Ils observent ces arrivées de jeunes migrants hébergés, soignés et nourris à nos frais pendant qu’eux n’arrivent plus à loger leur famille.

Quel avenir pour les enfants de la France périphérique dans 15 ans ? L’oubli, la désertification, le revenu universel et le droit de se taire ? Face à cet abandon délibéré, dans un contexte où « les autres » passent avant « les nôtres », comment ne pas comprendre ces parents qui veulent donner moins à cet État pour donner plus à leurs enfants ?

La colère dépasse la question du prix du carburant. Elle relève d’un sentiment plus large et noble : celui de la dépossession. Plus que le simple pouvoir d’achat, ces Français veulent plus de pouvoir tout court. Ils veulent avoir leur mot à dire. Payer des impôts, oui : mais pour qui ? Nos enfants ou les migrants ? Nos vieux ou les banlieues ?

Alors que le dernier référendum en France a eu lieu il y a plus de 13 ans, l’heure est venue de reprendre le contrôle.

Qualifiée de « profonde », « périphérique » ou « oubliée », cette France fait la Une ces deux dernières semaines. Depuis quelques jours, l’actualité médiatique n’est plus axée sur les « petites phrases », les lubies de bobos, des LGBT et de l’entre soi parisien. Les Gilets jaunes ont sorti cette France de l’angle mort dans lequel elle végétait. Ils l’ont remise au centre du jeu politique, à la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Les projecteurs sont braqués sur elle : désormais, dans un contexte de récupération par l’extrême-gauche et de dépolitisation généralisée, il est devenu impératif de mettre les mots sur ses maux. Sous peine d’être conduite sur les voies de garage vers lesquelles tant voudraient la mener.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Des militants de la France insoumise exclus pour avoir voulu débattre de la montée de l’islamisme dans le XVIIIe arrondissement

03/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le groupe du XVIIIe arrondissement « Jacques-René Hébert » du nom d’un journaliste pamphlétaire du Club des Cordeliers, guillotiné en 1794, est très engagé sur le thème de la laïcité au sein de la France insoumise ». Mais il vient de se faire exclure de la plateforme numérique du parti de Jean-Luc Mélenchon. Leur tort ? Avoir voulu organiser dans un café de la rue l’Olive, un débat sur « l’entrisme islamiste dans le mouvement syndical ».

Il est vrai que, par exemple, la RATP offre en la matière, un cas d’école tout trouvé ! L’adjoint communiste à la Mairie du XVIIIe, Gérald Briant fut le premier à s’en offusquer sur Twitter, suivi par la Confédération Nationale du Travail, d’obédience anarchiste, qui a appelé à arracher les affiches annonçant l’événement. Puis ce fut au tour de la CRI (Coordination contre le racisme et l’islamophobie, de tendance islamiste) de réagir, en se permettant d’intimider par téléphone des militants du groupe Hébert. Enfin, d’autres indignés de la France Insoumise, comme Fabien Marcot, ont pointé sur Twitter, « une dangereuse dérive ».

Cette bisbille à l’intérieur du parti est emblématique de la bataille des gauches

Elle oppose en effet, la gauche républicaine traditionnelle, attachée aux valeurs de la Troisième République qui a vu naître les bases de la laïcité et la gauche soixante-huitarde bien-pensante qui fait de la défense des minorités sa priorité, avant la question sociale.

Que l’une ou l’autre gauche gagne, il semble pour l’instant, que la France insoumise doive clarifier sa ligne par rapport au projet d’islamisation de l’Europe, tel qu’approuvé à Doha par le Sommet islamique de 2000 et qui explique notamment qu’il faille protéger les enfants de migrants de « l’influence occidentale » !


Vu sur Twitter

Steve Bannon et Marine Le Pen viennent soutenir le Vlaams Belang contre le pacte ONU sur les migrations

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gilets jaunes

Les Gilets jaunes du premier décembre : un nouveau jour de colère !

03/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Mobilisation sans précédent dans toute la France pour la troisième journée d’action des Gilets jaunes. Mais les médias ont surtout retenu les affrontements qui se sont déroulés à L’Arc de triomphe samedi matin.

Mais pourtant, un important dispositif de sécurité avait été mis en place dans tout le quartier des Champs-Élysées ?

Castaner avait décidé d’y interdire la circulation automobile et de boucler la plupart des accès à la plus belle avenue du monde : pas moins de dix stations de métro étaient fermées et la plupart des magasins avaient tiré leurs rideaux métalliques. De véritables « check points » étaient installés aux carrefours afin de filtrer les Gilets jaunes qui affluaient de toute part. Mais à certains endroits, il était impossible de passer.

Et pourtant les débordements n’ont pas tardé ?

C’est effectivement autour de l’Arc de triomphe que les premiers heurts se sont produits. Mais les informations restent confuses. Castaner accuse les Gilets gaunes d’avoir profané un lieu de mémoire alors que les gilets jaunes prétendent au contraire avoir protégé la tombe du soldat inconnu. Il parait probable que de faux Gilets jaunes se soient infiltrés parmi les vrais pour défier les forces de l’ordre et discréditer ainsi le mouvement.

Et que s’est-il passé ensuite ?

Les manifestants refoulés des Champs-Élysées, ont formé des cortèges qui n’ont eu comme seule solution que de se déployer au hasard des rues, ce qui a permis aux casseurs d’échapper aux contrôles et de s’infiltrer très facilement. A partir de là, les forces de l’ordre, livrées à elles-mêmes, ont rapidement été débordées et des foyers d’incendie ont été allumés un peu partout dans la capitale jusqu’à la tombée de la nuit.

Et dans le reste de la France ?

Peu de villes ont échappé à la colère des Français qui ont appelé partout Macron à la démission : blocages d’aéroports comme à Nantes ou à Nice, pillages de magasins ou de centres commerciaux comme à Saint-Étienne ou à Marseille, attaques de préfectures comme à Tarbes ou au Puy-en-Velay et vandalisme sur des marchés de Noël. Plus d’une centaine de blessés est à déplorer : une véritable guérilla dont les conséquences sont à suivre dans les prochains jours.

Si les gilets jaunes n’aiment pas les journalistes, peut-être faut-il se demander pourquoi ?

Si le mouvement des gilets jaunes ébranle le gouvernement, il ébranle aussi, même si peu le soulignent, la presse « mainstream », qui se voit remise en cause dans sa légitimité… au même titre que nos dirigeants parce que, pour beaucoup de manifestants, à tort ou à raison, ils en sont les dociles valets.

La preuve par l’agression – « la tentative de lynchage », ce sont leurs mots – subie par des journalistes de BFM TV, samedi, à Toulouse, qui ont eu, semble-t-il, la peur de leur vie : « Ils avaient la bave aux lèvres », décrit l’un d’eux, comme s’il avait croisé la bête du Gévaudan.

Les gilets jaunes criaient « C’est l’autre enfoiré de BFM, la chaîne de Macron, ces bâtards de BFM », « BFM collabo, BFM collabo »… « Ça, c’est le premier truc qu’on n’oublie pas », commente le journaliste. Et puis : « Au bout d’un moment, un mec a donné le top départ, en criant : dégagez, sinon on vous défonce. »

Il affirme ne plus pouvoir mettre la bonnette identifiant son média sur son micro lorsqu’il fait un reportage. Il faut qu’il passe incognito.

Si l’agression de cette équipe est, évidemment, absolument condamnable, elle en dit long sur l’état de délitement du lien entre la presse et les Français et sur la fin d’un règne sans partage depuis des dizaines d’années : celui de la télé.

Celle-ci a envahi les foyers, devenant la baby-sitter des enfants quand ils rentrent, à 4 heures, avec leurs clés, dans un appartement déserté, la demoiselle de compagnie dans les EHPAD à toute heure du jour et de la nuit des personnes âgées, le seul ami venant visiter quotidiennement bien des personnes isolées.

Sauf que, comme dans le fameux roman Une chanson douce de Leïla Slimani (Goncourt 2016), la confiance est rompue. La nounou m’a tuer !

Une grande partie de la « grosse » presse papier et des sites qui lui sont affiliés souffrent du même désamour.

Comment justifier, il est vrai, que le site du Point, magazine sérieux s’il en est, titre, le 24 novembre « EN DIRECT #Gilets Jaunes : l’extrême droite fait basculer la manifestation dans la violence » ? Puis, le 26, sans sembler embarrassé : « Gilets jaunes : les meneurs des casseurs appartiendraient à l’extrême gauche. » On notera, au passage, dans le premier cas, l’emploi de l’indicatif, dans l’autre, du conditionnel…

N’avaient-ils pas des yeux pour voir ? Trouvaient-ils cette manifestation trop insignifiante pour y dépêcher un reporter ? Ou ont-ils bu aveuglément les paroles de Christophe Castaner ?

Qui, s’il n’y avait pas eu les réseaux sociaux, aurait relayé les photos prises sur le vif de slogans antifas et de drapeaux de Che Guevara ? La grande presse court, derrière, lourdement, à son corps défendant (sans jamais la rattraper), derrière la presse alternative, furtive et toujours sur le qui-vive. Et c’est cette vieille dame fatiguée, de mauvaise volonté, bourrelée de préjugée, que les impôts des Français – puisque c’est le cœur du sujet – devraient continuer à subventionner ?

Bien sûr, L’Express a beau jeu de souligner – et c’est une réalité – que de fausses images circulent sur Facebook : des visages molestés antérieurement, dans un autre contexte que celui, samedi, des Champs-Élysées, ou un messages de soutien des forces de l’ordre destiné à d’autres manifestants, il y a deux ans.

Et il est indéniable qu’il est de la responsabilité des médias alternatifs d’être attentifs et de veiller à ne pas relayer des images vieilles ou bidonnées. Il en va de leur honnêteté et de leur crédibilité. Certes, l’oligarchie subclaquante qu’est l’information devenant peu à peu joyeuse anarchie, on trouve, sur la Toile, un peu n’importe quoi. Mais pour qui veut bien trier le bon grain de l’ivraie surgit, dans ce virtuel fatras, un bout de vérité. Que l’on cherchait parfois, il faut bien le dire, désespérément autrefois.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Gilets jaunes – Nicolas Dupont-Aignan : “Christophe Castaner est un incompétent et un cynique”

03/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la France, était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Deux jours après une nouvelle manifestation des Gilets Jaunes marqués par des scènes de violence sur les Champs-Élysées, Nicolas Dupont-Aignan a mis en cause la responsabilité du gouvernement et du ministre de l’Intérieur.

J’ai demandé la démission de Christophe Castaner, qui est un incapable et un cynique. C’est inadmissible ce qui s’est passé, il fallait protéger l’Arc de Triomphe. Pourquoi n’était-il pas protégé ? On nous prend pour des imbéciles. Comment une préfecture de police, qui connaît par cœur les casseurs, notamment d’extrême-gauche, a pu laisser des rues de Paris comme ça ?

Le député de l’Essonne voit dans ce mouvement des Gilets Jaunes “la France qui se lève” : “Ce n’est pas la question de la droite ou de la gauche, mais d’un peuple qui doit pouvoir vivre. Et pour vivre, il faut pouvoir changer de politique. On est en concurrence avec des esclaves, en Bulgarie, en Chine ou ailleurs. On a supprimé toutes les protections et les Français commencent à vivre comme des esclaves eux aussi.”

Derrière les casseurs, Nicolas Dupont-Aignan voit l’œuvre de “racailles de banlieues” :

J’ai vu des gens formidables, des Français comme les autres, qui manifestaient paisiblement. J’ai vu de la racaille de banlieue qui venait piller les magasins. Peut-être parce qu’elle avait des ordres, la police ne faisait rien. Par contre, le retraité, la police lui mettait des coups de matraque et lançait le canon à eau. J’ai peur de l’engrenage. Je trouve le gouvernement irresponsable. Je crains qu’il y ait une liaison entre la racaille des banlieues et les casseurs et que tout ça finisse très mal. Je suis très sévère avec le président de la République qui me fait penser à ces pyromanes déguisés en pompiers.


1914–1918 : l’esprit de sacrifice et de cohésion, condition du sursaut nécessaire à notre survie

Un siècle après la fin de la Grande Guerre, on a du mal à imaginer ce que fut l’enfer de Verdun, le terrain bouleversé par l’artillerie lourde, la boue, les cadavres, les gaz, l’agonie des blessés, la triste noria des unités montant vers les premières lignes ou en redescendant. On peine encore plus à comprendre les ressorts de l’extraordinaire résilience dont surent faire preuve les Poilus et les raisons qui les firent « tenir » malgré la violence des combats et la proximité permanente de la mort, dans cette lutte inouïe où les qualités traditionnelles du soldat ne pesaient plus grand-chose sous le feu d’obus tirés à des kilomètres par des artilleurs invisibles.

La durée et l’intensité des combats de Verdun témoignent de l’endurance, de la ténacité et de l’inflexible volonté de ces hommes qui avaient le sentiment de défendre le « sol sacré de la patrie » et qu’animait la conviction, ressentie plus ou moins confusément, qu’ils se battaient pour une cause dépassant leur seule personne, en un moment où ils incarnaient, avec leur volonté de vaincre et l’acceptation du sacrifice éventuel de leur vie, une part de l’âme de la France – une France perçue comme une précieuse unité de destin forgée au fil des siècles, une France à laquelle ils étaient attachés de tout leur être parce qu’ils avaient appris ses grandeurs, ses gloires et ses malheurs passés, parce qu’elle constituait le cadre précieux de leur vie et de celle de leurs familles. Frères d’armes, de larmes et de sang de leurs camarades de misère et de gloire par-delà leurs différences sociales, religieuses et politiques, les combattants de Verdun témoignent aussi de l’importance vitale de la cohésion dans les pires moments d’adversité. Symboliquement, c’est à Douaumont, « ce champ de bataille où il fut démontré qu’en dépit de l’inconstance et de la dispersion qui nous sont trop souvent naturelles […], nous sommes capables d’une ténacité et d’une solidarité magnifiques et exemplaires…», que, cinquante ans plus tard, le général De Gaulle appellera à « faire à jamais de la sépulture de nos soldats ”couchés dessus le sol à la face de Dieu” et dont les restes sont enterrés sur cette pente en rangs de tombes pareilles ou confondues dans cet ossuaire fraternel, un monument d’union nationale que ne doit troubler rien de ce qui, par la suite, divisa les survivants. »

Les peuples et les nations connaissent au cours de leur histoire des moments d’épreuves qui, surmontés, peuvent être suivis de relâchements funestes. Nous sommes aujourd’hui, à l’évidence, dans cette situation et, plus que jamais, l’idéal de nos anciens doit nous inspirer et guider les nouvelles générations bien peu préparées aux âges de fer à venir.

Après les célébrations calamiteuses du centenaire de la bataille de Verdun, « chorégraphie pour analphabètes au milieu des tombes » selon le regretté général Bach, il est de notre devoir de nous interroger sur le message que nous ont, par-delà leur sacrifice, légué les héros de cet affrontement titanesque : en ce début du XXIe siècle, la séculaire querelle franco-allemande est fort heureusement apaisée, mais le nouveau monde en gestation recèle des périls mortels qu’il ne nous sera possible de conjurer qu’à la condition de faire nôtres les valeurs qui animaient les combattants du Bois des Caures, de Souville, de Vaux et du Mort-Homme. Les peuples et les nations connaissent au cours de leur histoire des moments d’épreuves qui, surmontés, peuvent être suivis de relâchements funestes. Nous sommes aujourd’hui, à l’évidence, dans cette situation et, plus que jamais, l’idéal de nos anciens doit nous inspirer et guider les nouvelles générations bien peu préparées aux âges de fer à venir. Ce réveil de l’esprit de sacrifice et de cohésion est la condition du sursaut nécessaire à notre survie. Puisse ce livre contribuer à ce que le martyre des combattants de Verdun ne demeure pas vain.

Philippe Conrad, président de l’Institut ILIADE

Article paru sur le site de Présent L’Institut Iliade

Les Gilets jaunes, c’est la France des ronds-points et des péages

Comme il est difficile d’être un représentant des Gilets jaunes ou un porte-parole des blocages ! A peine un membre est-il nommé qu’il est aussitôt déprécié. Il en fut ainsi pour la délégation des huit « gilets jaunes » qui affirmait vouloir nouer un contact « sérieux » avec le gouvernement (au total ils ne furent que deux à rencontrer le ministre de la Transition écologique). De nombreux participants actifs considéraient qu’ils n’étaient pas représentatifs pour parler de baisse des taxes et de création d’une « assemblée citoyenne ».

Alors comment trouver une véritable représentativité, celle-ci devenant de plus en plus nécessaire à la structuration de ces multiples rassemblements ?

Un responsable local des Gilets jaunes interrogé par CNews a peut-être, sans le vouloir, apporté une réponse.

A la question « Irez-vous samedi 1er décembre à Paris ? », il a répondu :

« Non, nous resterons ici sur notre rond-point car ici on se connaît et on peut mieux organiser des ripostes. »

On le voit, la confiance est le maître-mot des Gilets jaunes. Cette nouvelle appellation militante ne croit plus dans les partis politiques, dans les gouvernants et dans les syndicats, tout simplement parce que depuis 40 ans les corps constitués n’ont fait que les tromper. Aujourd’hui leur croyance est circonscrite là où ils se retrouvent, sur les carrefours et sur les péages. Ils ont besoin de dialoguer entre eux, de se retrouver, de s’apprécier, de recréer des attaches fortes. Comment des saltimbanques de l’audiovisuel, amis des puissants et chéris des médias, pourraient-ils les comprendre, eux qui touchent en un mois ce que ceux d’en bas n’arrivent pas à gagner en deux ans, voire plus ?

Des qualités humaines

La méfiance est une des constantes de cette majorité de ruraux. Ils ne créent un lien et font crédit à l’autre que si celui-ci est en interaction avec leur combat. C’est pour cette raison qu’ils apprécient l’aide des citoyens qui les ravitaillent en vivres, en ustensiles de cuisine ou en matériel de couchage.

La solution pour trouver dans cette configuration des mandataires est difficile mais elle existe. Tout l’édifice repose sur les « chefs » des grands ronds-points. Ils doivent constituer l’ossature de cette révolte. Certes, ils n’auront pas les connaissances suffisantes pour résister à la dialectique d’un énarque mais ils auront des qualités humaines supérieures : l’abnégation, l’engagement, la ténacité, la confiance de leurs affidés. De plus, en 15 jours le groupe aura eu le temps de reconnaître celui qui se sera mis en avant par sa droiture, son honnêteté et sa bienveillance. Une personne non pressentie par un média ou un politique mais par l’ensemble du clan.

Lui seul pourra porter efficacement les revendications de cette population qu’il connaît et qu’il solidarise. Ensuite, intégré aux milliers d’autres locaux semblables à lui, il pourra avec eux débattre lors d’un grand week-end pour désigner les représentants nationaux. Certes, ce ne sera pas facile, chacun tirant à hue et à dia, mais impérativement à la fin des deux jours un conseil représentatif devra être nommé et un responsable validé. Alors cette assemblée hétéroclite s’accordant par capillarité sur des noms deviendra crédible. N’oublions pas que derrière les Gilets jaunes, c’est l’espoir de tout un peuple qui se dresse (84 % des Français trouvent le mouvement justifié). Il serait déplorable que ce soulèvement soit annihilé par des disputes de bas étage que les médias se feraient un plaisir de rapporter et dont seul l’Etat profiterait.

Guillaume Bernadac

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2018

Ce que réclament les Gilets Jaunes

30/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Jeudi, le mouvement des Gilets jaunes a envoyé aux médias et aux députés un communiqué comprenant une quarantaine de revendications.

Voici une sélection des mesures réclamées par ce mouvement populaire :

• Smic à 1 300 euros net.
• Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce et davantage de parkings gratuits dans les centres-villes.
• Grand plan d’Isolation des logements pour faire de l’écologie en faisant faire des économies aux ménages.
• Impôts : que les GROS (MacDo, Google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.
• Même système de Sécurité sociale pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.
• Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. Pas de retraite à points.
• Fin de la hausse des taxes sur le carburant.
• Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.
• Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque-vacances.
• Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.
• Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations.
• Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.
• Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une industrie française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)
• Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres, mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.
• Que les causes des migrations forcées soient traitées.
• Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.
• Salaire maximum fixé à 15 000 euros.
• Que des emplois soient crées pour les chômeurs.
• Augmentation des allocations handicapés.
• Limitation des loyers. Davantage de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).
• Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)
• Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.
• L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.
• Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.
• Le référendum populaire doit entrer dans la Constitution.
• Retour à un mandat de 7 ans pour le président de la République.
• Retraite à 60 ans.
• Pas de prélèvement à la source.
• Fin des indemnités présidentielles à vie.