Solère Scission Républicains 2

Macron comme artisan et seul bénéficiaire de la scission chez les Républicains

Chez les Républicains, lors des législatives, il y avait trois campagnes en une. Il y avait celle favorable à la majorité, une autre rassemblant ceux qui étaient contre et, enfin, la troisième, ceux qui n’étaient ni pour ni contre, bien au contraire. Il était peu probable que, dans la nouvelle Assemblée, ils puissent faire groupe commun. Il y aura donc deux groupes de députés LR. Nous trouverons donc des Républicains canal historique, dans l’opposition, probablement avec le même président, Christian Jacob, d’autres dans la majorité, les « constructifs » pro-Macron, autour de Thierry Solère (photo) qui en est l’architecte et qu’il dirigera peut-être si, d’ici là, il n’est pas promu ministre.

Cela s’appelle une scission. L’artisan en est Emmanuel Macron lui-même, LR ayant réagi comme il l’espérait. Il avait besoin de soutiens plus nombreux à droite pour atténuer le rose vif de son attelage majoritaire et de son entourage, il a donc fait son marché parmi les Républicains, épargnant la présence de candidats d’En marche aux uns, en imposant aux autres, les premiers ont été élus pour la plupart, presque tous les autres ayant été renvoyés dans les ténèbres extérieures de la défaite.

On ne s’étonnera donc pas que ce soient les protégés de l’Elysée qui aient constitué un groupe à son service. Dans la « nouvelle » politique, cela s’appelle un « renvoi d’ascenseur » comme… dans l’ancienne. Evidemment, les autres qui étaient hier encore leurs compagnons voient en eux des traîtres alors que, eux aussi, comme leurs frères désormais ennemis, ont voté Macron au second tour de l’élection présidentielle, mais c’était alors pour « sauver la République » contre Marine Le Pen, ça ne compte donc pas…

Sans même parler de morale politique, les ralliés à la majorité nouvelle, à l’évidence, font un mauvais calcul à court terme dont ils finiront par être les victimes. Si Macron réussit son quinquennat, ce dont nous doutons, ils n’en tireront aucun profit, ils n’auront été que l’appendice inutile d’une majorité macroniste qui n’aura pas eu besoin d’eux pour accomplir le programme du chef de l’Etat. S’il échoue aussi lamentablement que François Hollande, ce qu’on ne saurait exclure, ils seront, en revanche, considérés comme associés à la défaite et coresponsables, ce qui leur interdira de se présenter comme un recours dans le cadre d’une alternance.

Est-ce à dire que les autres, qui campent dans l’opposition, seront mieux lotis dans cette dernière perspective ? D’abord, rien ne dit qu’ils maintiendront cette opposition tout au long de la législature, l’attrait de prébendes et de maroquins exerçant toujours une certaine fascination sur la gent parlementaire. Mais, surtout, ceux qui composent ce groupe, ce sont les vétérans du sarkozysme, quand ce n’est pas du chiraquisme, les Copé, Woerth, Accoyer, Jacob, etc. Ils ne peuvent proposer, pour succéder un jour au pouvoir, que la restauration de ce dont les Français ne veulent plus, ayant congédié les têtes d’affiche d’hier, les Sarkozy, Juppé, Fillon. 

Le salut du pays ne passe ni par les uns, ni par les autres, la complicité comme la restauration sont des impasses, l’opposition ferme et résolue de la droite nationale seule ouvre un avenir un pour le pays.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 22 juin 2017
sous le tire « Scission chez les Républicains »

Iliade Vivre Européen

Nouvelle vidéo de l’Institut Iliade : « Vivre en Européen : nature, excellence, beauté »

Le 21 juin 2015, l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne célébrait sa première année d’existence par la diffusion d’une vidéo originale, « Ni Lampedusa, ni Bruxelles : être Européen ». Sa seule version française a été visionnée par 3,3 millions d’internautes sur la chaîne YouTube de l’Institut Iliade (hors réseaux sociaux) — un record absolu pour ce type de média !

Ce 21 juin 2017, l’Institut Iliade entend continuer ce travail fondamental en diffusant une nouvelle vidéo : « Vivre en Européen ». Face aux menaces mortelles qui pèsent sur la civilisation, les peuples et les nations d’Europe, et à l’incapacité des mouvements populistes à imposer en l’état un nouveau rapport de force politique, ce film richement illustré propose en quelques minutes un ressourcement dans la vision du monde propre aux « Vieux Européens ».

Il expose ce que les « murs porteurs » de notre civilisation peuvent apporter comme réponse concrète et stimulante aux défis du moment, autour du triptyque proposé par Dominique Venner : « La nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». Il constitue en cela une alternative au risque de perte de confiance et d’espoir dans l’avenir qui guette nos compatriotes : « Quand l’esprit se souvient, le peuple se maintient ! »

Le site de l’Institut Iliade

Macron Philippe Opposition

Et maintenant, quelle opposition de droite à Emmanuel Macron ?

Minute Oppsition MacronOn ne voulait plus voir : on ne les verra plus. Les députés sortants ont été balayés par la vague de « dégagisme » qui s’est abattue sur la France. Plus d’un demi-siècle plus tard, les Français ont entendu le slogan de Pierre Poujade en 1956 : « Sortez les sortants », lorsque le papetier de Saint-Céré avait fait entrer 56 députés à l’Assemblée nationale, dont un certain Jean-Marie Le Pen. Dans l’Assemblée élue dimanche dernier, on compte 75 % de nouveaux députés. Les sortants ont été sortis, mais on n’y voit guère plus clair.

Face à la majorité absolue des élus de La République en marche – bonne nouvelle, ils n’ont même pas besoin de ceux du MoDem, ce qui veut dire que Macron n’a plus besoin de Bayrou (1) –, il va falloir attendre le vote de confiance après le discours de politique générale du premier ministre pour connaître les véritables rapports de force. Une partie des députés de la « droite », ainsi que les centristes de l’UDI, devraient la voter, sans que l’on sache, d’une part, si les députés LR qui le feront seront exclus de leur parti, ni, d’autre part, pour quelles raisons les autres n’accorderont pas leur confiance au gouvernement d’Edouard Philippe, puisque son projet, pour ce qu’on en connaît, consiste à mettre en œuvre ce qu’ils auraient aimé faire – à condition d’en avoir le courage sur le plan économique, social et éducatif –, s’ils s’étaient retrouvés au pouvoir !

Si l’on a bien suivi, les élus les plus à gauche de la droite vont voter la confiance à un gouvernement qui leur sied par son progressisme affiché en matière sociétale, comme on dit (mais devrait les rebuter par son programme économique), tandis que les élus les plus à droite, qui sont des libéraux, vont la lui refuser – par principe politicien, considérant qu’ils ont été élus pour constituer l’opposition ? – sans pour autant dénoncer ce même progressisme – en matière d’immigration et de mœurs – contre lequel, à de rares exceptions près, ils ne se sont jamais dressés.

[…] Il y aura donc deux oppositions frontales à Emmanuel Macron, celle des députés de La France insoumise – avec ceux du Parti communiste – et celle des députés du Front national et apparentés, encore qu’on ne voit pas quel projet de loi de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les hommes et les femmes – si elle est reconduite –, pourrait entraîner le courroux des premiers, ni comment les élus FN pourraient justifier de ne pas plébisciter, s’il met ses actes en conformité avec ses nombreuses déclarations de ces dernières semaines, les réformes souhaitées par Jean-Michel Blanquer, un ministre de l’Education nationale comme on n’espérait plus en avoir, du moins dans les intentions.

La question est, en fait, non pas « quelle opposition à Emmanuel Macron ? », ni même « quelles oppositions à Emmanuel Macron ? », mais « une opposition à Emmanuel Macron, pour quoi faire ? » Sur quelles bases ? Pour porter, à la place, quel projet de société ?

Pour réformer la France – et elle en a besoin –, il n’y a que deux voies possibles : soit le référendum, soit les ordonnances. Marine Le Pen avait choisi la première, Emmanuel Macron a opté pour la seconde et, en début de mandat, ayant annoncé la couleur, il dispose de la légitimité acquise dans les urnes, quel qu’ait été leur taux de remplissage. Le combat de la reconquête ne se déroulera pas sur ce terrain-là ou alors il profitera à d’autres.

« Il y aura une gauche de combat face aux ordonnances Macron à l’Assemblée » titrait « L’Humanité ». Fort bien. Mais quelle sera « la droite de combat » ?

Celle qui s’apprête, par refus d’une « loi El Khomri puissance 10 », à noter les noms, pour les dénoncer, de ceux qui, « dans Les Républicains, [vont] voter ou non la possibilité de recours aux ordonnances », ou celle – aussi introuvable que l’est la Chambre – qui saura porter un autre projet de société que celui défendu par Emmanuel Macron – sans être pour autant la préservation de la situation antérieure ?

Pour Emmanuel Macron, tout commence. Pour son opposition de droite aussi.

Editorial de l’hebdomadaire Minute daté du 21 juin 2917

(1) MAJ 21 JUIN à 8 heures : François Bayrou vient d’annoncer son départ du gouvernement.

Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson : « On ne sait plus ce que pensent Les Républicains »

20/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate (PCD), a été battu aux élections législatives par la candidate de La République en marche (LREM), Aurore Bergé. Il s’exprime sur le plateau de TV Libertés sur ses combats, mais surtout sur la signification de la domination sans partage d’Emmanuel Macron et sur l’absence d’opposition crédible ou même tout simplement audible. Une analyse de haute tenue, comme toujours avec Jean-Frédéric Poisson, qui porte également sur l’entrée dans une ère, qu’il espère la plus courte possible, de domination de l’économie sur le politique.

Terroriste islamiste couteau sang

Un terroriste islamiste reçoit de quoi commettre un attentat dans sa prison !

20/06/2017 – RHONE (NOVOpress) : L’information est à peine croyable : un paquet qui semblait destiné à un des terroristes venus en Europe parmi les migrants pour constituer le commando du Bataclan a été découvert, par hasard, dans la maison d’arrêt de Corbas, dans le Rhône. Il contenait des liens en plastique, deux couteaux et un texte faisant allusion à l’Etat islamique. Comme l’écrit Lyon Mag, il comprenait donc « tout le nécessaire pour organiser un attentat au sein de la prison, soit une prise d’otage suivie d’une exécution » – terme malheureux pour parler d’un assassinat.

« Les soupçons de l’administration se sont immédiatement tournés vers Muhammad Usman, incarcéré à Corbas depuis son arrestation en Autriche et son transfert en France l’été dernier. Ce Pakistanais âgé de 36 ans aurait tenté d’intégrer le commando des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Son complice présumé, Adel Haddadi, arrêté avec lui, est en ce moment incarcéré à Villefranche-sur-Saône. »

Muhammad Usman avait en effet interpellé « avec Adel Haddadi, un autre djihadiste algérien, tandis qu’ils tentaient tous les deux de se faire passer, sous de faux noms, pour des demandeurs d’asile », et ils avaient fini par avouer « qu’ils devaient bien participer aux attentats de Paris ».

Leur surveillance a été renforcée et des fouilles entreprises, mais peut-être est-ce un malentendu, un plaisantin qui aurait voulu faire une farce, ou l’acte d’un déséquilibré…

 

Anne Hidalgo

Face à l’afflux de migrants à Paris, Anne Hidalgo en appelle-t-elle à Renaud Camus ?

Grand Remplacement20/06/2017 – PARIS (NOVOpress) : Face à l’afflux de migrants dans la capitale, le maire de Paris, Anne Hidalgo, réclame qu’« une personnalité ayant une légitimité de parole sur le sujet » anime une instance « associant étroitement les services de l’Etat, les collectivités locales concernées et les grands acteurs associatifs ». Un seul nom vient à l’esprit : celui de Renaud Camus. Car l’heure est grave.

Dans une lettre adressée notamment aux ministres de l’Intérieur et de la Justice, rapporte l’Agence France Presse, elle révèle que le nombre d’arrivées à Paris est « en augmentation nette depuis le début du printemps » et « plus particulièrement depuis deux semaines », et reconnaît qu’un campement « d’un millier de migrants » s’est reconstitué dans le nord de Paris, avec des « tensions à l’entrée » et des rixes qui « se multiplient ».

La situation, ajoute Anne Hidalgo, est déjà « difficilement tenable en l’état » mais si les arrivées se poursuivent « sans augmentation du rythme des prises en charge »,

ce sont « plusieurs milliers de personnes qui seraient contraintes de vivre dans ces conditions indignes au sein de la capitale au cœur de l’été » – et au cœur de la capitale française.

Elle réclame donc « une politique européenne ambitieuse en matière d’asile », et, comme nous l’avions dit, « une personnalité ayant une légitimité de parole sur le sujet » pour coordonner les services de l’Etat et les « grands acteurs associatifs ».

C’est pourquoi nous avons pensé à Renaud Camus pour chapeauter la remigration de ces populations, avec le concours de l’ensemble des Identitaires européens qui sauront se mobiliser pour cette noble cause.

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Bayrou est le chaînon manquant entre Giscard et Macron »

20/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Par la grâce du pacte conclu entre Emmanuel Macron et François Bayrou, le MoDem va disposer d’un groupe d’une cinquantaine de députés à l’Assemblée nationale. Une grande première, sous la supervision d’un vieux cheval de retour béarnais, qui a inspiré ce matin Eric Zemmour sur RTL :

« Les Trois mousquetaires étaient des Béarnais, comme François Bayrou. Il en a conservé le caractère, le goût des duels, à fleurets pas toujours mouchetés ; mais aussi un penchant irrésistible pour la vantardise. »

Car « quand Bayrou déclare que “c’est le groupe MoDem historiquement le plus fort qu’on ait connu“, il oublie seulement de préciser qu’il n’y a jamais eu de groupe MoDem à l’Assemblée nationale. » Eh oui ! Bayrou a dû confondre avec le groupe UDF, qu’il était parvenu en un rien de temps à ramener de 100 députés… à un seul !

Toujours est-il, estime Zemmour, que « pour le mousquetaire Bayrou, c’est Vingt Ans après. Pour le parti centriste, c’est une résurrection. Bayrou vous expliquera qu’il n’a jamais cessé de croire cette résurrection possible, ce qui est somme toute normale pour un démocrate-chrétien. […] Ce retour en majesté des centristes à l’Assemblée sonne comme le retour du comte de Monte-Cristo à Paris. […] Monte-Cristo tue tous ceux qui l’ont trahi, Bayrou aura plaisir à se venger de ses anciens amis centristes en les accueillant dans la nouvelle majorité. Tous ceux qui s’appellent “Les Constructifs“ et qui sont surtout Les Inutiles. Bayrou les embrassera pour mieux les tuer. »

Plus profondément, analyse l’éditorialiste, « Macron a réalisé le rêve qu’a porté Bayrou pendant vingt ans : celui d’une coalition mariant enfin le centre-droit et le centre-gauche. Ce que n’avait pas osé Jacques Delors dans les années 1990 et ce qu’avait raté Giscard dans les années 1970. Une France gouvernée au centre qui se fond dans une Europe fédérale. »

Eric Zemmour explique :

« Macron reprend le manche à l’endroit exact où Giscard l’a laissé il y a quarante ans. Un manche technocratique très français, mais paré des oripeaux de libéralisme anglo-saxon ou de social-démocratie à la scandinave. »

Et dans ce cadre,

« Bayrou est le chaînon manquant entre Giscard et Macron. Celui qui signale que Macron a un passé idéologique et sociologique ancré dans cette droite orléaniste qui a toujours rêvé de se réconcilier avec la démocratie-chrétienne partie à gauche. »

Mais attention aux conséquences, met en garde Eric Zemmour :

« Bayrou est un homme de l’ancien monde. Bayrou est la preuve qu’il y a de la politique ancienne dans Macron alors que le nouveau président surjoue l’homme neuf et que ses députés sont sans histoire ni mémoire. »

Conclusion, pas encore en forme d’épitaphe mais cela ne saurait peut-être tarder :

« Bayrou est le carbone 14 de Macron. C’est la force et la faiblesse de Bayrou. Une mémoire, on la célèbre ou on l’efface, selon les besoins et les intérêts du moment… »

Macron gourou secte

Macron, président ou gourou dans une France maraboutisée ?, par Alain Sanders

Nous avons déjà eu l’occasion de relever, chez Macron, des postures extatiques et des discours millimétrés, proches de la transe, qui sortent du seul cadre politique. Quelque chose qui peut faire penser à un gourou plus qu’à un chef d’Etat.

L’autre semaine, à deux jours du second tour des législatives, j’observais un jeune homme et une jeune femme occupés à distribuer des tracts LREM. Propres sur eux, polis, le regard lisse, un sourire angélique, une gentillesse dégoulinante. Ils m’ont fait penser aux Témoins de Jéhovah chez qui rien ne dépasse.

A part les vieux gamellards qui ont pris le train en marche, les élus de Macron ressemblent, sinon aux adeptes d’une secte, au moins à des groupies. 68,6 % d’entre eux sont issus des classes sociales dites « supérieures » (et même 77,8 % chez les novices). Moins de 0,2 % sont des ouvriers (à eux, on ne la fait pas…).

Comme dans les sectes, les « disciples » sont soumis à des séances de conditionnement. Chez Macron, on appelle ça : « séminaires de travail et de cohésion ». Convaincus, formatés, les « disciples » doivent être soigneusement encadrés puis lancés dans un fishing de recrutement.

Dans le XVIe arrondissement de Paris, nid bobo s’il en est, une certaine Valérie Bougault-Delage était candidate LREM. Un de ses électeurs, interrogé sur son choix, a répondu, le regard plein d’étoiles : « J’ai voté pour Valérie je ne sais quoi… la candidate En Marche ! » Hare Krishna, Hare Rama… Face à une telle emprise, un tel degré de sidération, peu de choses à faire.

Boris Cyrulnik, un psychiatre qui a travaillé deux ans avec Macron, explique :

« Il n’y pas beaucoup de raisons politiques et rationnelles ! Il s’agit d’un phénomène de foule et, plus précisément, d’une épidémie de croyance. […] [La collectivité] a besoin de croire qu’un sauveur va arriver. Elle a besoin d’un papa tranquillisant. C’est un phénomène psychosocial plus que politique. »

A la question de savoir si cette « épidémie de croyance » peut s’éteindre, il répond : « C’est le propre des épidémies : la variole finit toujours par disparaître ! Pour l’instant, il surfe sur cette vague macronienne. Il va probablement continuer à en bénéficier demain, mais peut-être déjà à un niveau moindre, même s’il correspond à un besoin des Français qui veulent un peu de fraîcheur. Inévitablement, des conflits vont finir par apparaître. »

Il n’est pas anodin qu’on ait trouvé judicieux et utile d’interroger un psychiatre pour se pencher au chevet d’une France maraboutée. C’est vrai, le propre des épidémies, fussent-elles « de croyance », c’est de s’arrêter un jour. A condition d’être endiguées d’abord, éradiquées ensuite. Mais, on le sait aussi, on n’en sort jamais intact (et même parfois les pieds devant).

« Il est jeune, brillant, beau. Il n’a rien à se reprocher. Pour l’instant, l’image est parfaite », dit encore le psy consulté. Reste à savoir combien de temps « le jeune, brillant et beau » gourou va faire illusion.

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 21 juin 2017

Jérôme Rivière

Pour Jérôme Rivière, le Front national doit parler immigration et islamisation

20/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Jérôme Rivière a été un des porte-parole de la campagne législative du Front national. Lui-même candidat FN dans le Var, il a été battu sur cette terre droitière où le discours actuel du parti de Marine Le Pen n’a pas convaincu. Pour cet ancien député UMP des Alpes-Maritimes (2002-2007), qui fut aussi le directeur de campagne de Philippe de Villiers aux élections européennes de 2009, après la dédiabolisation, il faut « maintenant vraiment réussir le décloisonnement », ce qui passe « par des alliances conclues avec les droites qui partagent comme nous cette crainte de vagues d’immigration contre lesquelles nous voulons nous battre et cette volonté de ne pas voir la France s’islamiser ».

Au micro de Charlotte d’Ornellas de Boulevard Voltaire, Jérôme Rivière déplore qu’il n’y ait pas eu, durant ces législatives, de campagne nationale du Front national pour expliquer que

les véritables enjeux sont ceux « des vagues migratoires immenses qui se dirigent tous les jours vers la France et cette islamisation toujours plus forte ».

« C’est en mettant ces sujets-là sur la table que nous arriverons à constituer une majorité pour demain. »

Élections législatives : ils sont huit députés FN ! – par Caroline Parmentier

Ceux qui avaient déjà brûlé Marine Le Pen et enterré le FN devront attendre encore un peu. « A huit » comme l’a efficacement résumé Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés dimanche soir, « s’ils bossent bien, ils peuvent se faire entendre ».

Ils sont huit malgré un mode de scrutin fait pour les éliminer et en gagnant seuls contre tous une fois de plus malgré les nombreuses alliances républicaines LR- En Marche. Si comme c’est souhaitable Jacques Bompard et Nicolas Dupont-Aignan joignent leurs forces le plus souvent possible et pourquoi pas durablement, ils seront dix.

« Nous serons des députés de combat » déclarait Bruno Bilde samedi dans Présent tandis que Marine Le Pen assène : « Il y a une très grosse vague qui a emporté le PS et l’UMP, nous résistons. Un député FN en vaut dix. Ça vaut peut-être même vingt d’En Marche si j’en crois les profils. »

Marine Le Pen fait pour la première fois son entrée à l’Assemblée nationale après avoir remporté la 11e circonscription du Pas-de-Calais avec 58,75 % des suffrages. Louis Aliot que nous nous réjouissons de voir élu, déclarait mardi dans Présent qu’il n’aurait pas d’alliance contre lui : il remporte la mise dans la 2e des Pyrénées-Orientales en s’imposant d’une courte tête face à la candidate Modem avec 50,56 %. Bruno Bilde est élu dans la 12e du Pas-de-Calais (55,07 %) il est l’un des plus anciens conseillers de Marine Le Pen. Emmanuelle Ménard, la femme du maire de Béziers, sera le député de la 6e circonscription de l’Hérault (53,49 %). C’est son premier mandat électoral. Elle n’est pas membre du Front national mais celui-ci l’a soutenue durant la campagne. Elle est aussi la directrice du très bon site d’information de nos amis de Bd Voltaire. Sébastien Chenu est élu avec 55,35 % des voix dans la 19e circonscription du Nord. Transfuge des Républicains, ancien chef de cabinet de Christine Lagarde, ancien secrétaire général de l’UMP, ancien co-fondateur de Gay Lib, prise de guerre et symbole de la dédiabolisation, son arrivée au FN en 2014 avait été très critiquée.

Ludovic Pajot : après la plus jeune députée de l’Assemblée nationale (Marion Maréchal-Le Pen) le FN fait à nouveau entrer le benjamin de la mandature : le gagnant de la 10e circonscription du Pas-de-Calais (52,58 %) a 23 ans. A l’automne dernier, il est allé soutenir d’autres frontistes qui s’élevaient en conseil municipal contre l’accueil de migrants, ce qui avait provoqué « la nausée » du maire de Béthune mais pas de ses électeurs apparemment.

José Evrard : à Lens, conseiller départemental et ancien communiste, il remporte la 3e circonscription du Pas-de-Calais avec 52,94 %.

Gilbert Collard sauve d’un cheveu son siège dans la 2e du Gard avec 50,16 % et entame sa seconde législature avec du renfort. « Ce n’est pas concevable que j’aie eu tant de difficulté dans un coin comme le Gard avec une dynamique qui s’est arrêtée en plein vol », s’est énervé l’avocat avant de promettre un règlement de comptes avec la ligne Philippot, lequel très contesté en interne, a été battu dimanche soir.

Caroline Parmentier

Article publié dans le quotidien Présent daté du 20 juin 2017

Gilbert Collard: «Mon élection? Un premier coup de pied dans le cul au système»

19/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
« J’ai gagné parce que le peuple de Camargue est un peuple fier et libre. Il n’est pas tombé dans le piège de la médiatisation macronienne » a commenté Gilbert Collard.

Le député sortant réélu a ensuite menacé Emmanuel Maron promettant : « il va m’entendre ». Pour lui, le système avait « ​pris son premier coup de pied dans le cul ».



Gilbert Collard: «Mon élection? Un premier coup… par Lopinionfr

Abdallah Zekri (CFCM) : « Celui qui veut m’assimiler, il meurt »

19/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le directeur de l’observatoire de l’islamophobie Abdallah Zekri et secrétaire général du collectif contre l’islamophobie en France a donné un entretien sur la chaine Tunisienne Al Janoubia tv.

Lors de cet entretien, il critique l’absence de volonté de la France en matière d’intégration : « Pour bien intégrer, il faut que l’État donne un logement et un travail pour vivre décemment ».

Remettant en cause le modèle assimilationniste français qui est pour lui un crime contre l’humanité.

Il estime que l’assimilation est la négation de soi, de sa culture et de ses origines.

Abdallah Zekri conclue ainsi :

Je ne suis pas assimilable, je suis un poison musulman. Celui qui veut m’assimiler, s’il me mange il meurt.


Législatives : pas de raz de marée mais une majorité absolue pour Macron

19/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le second tour des élections législatives a légèrement corrigé le premier. L’électorat « En Marche » semble s’être, lui aussi démobilisé, compte tenu de la victoire qui était promise au parti macroniste. En témoigne la participation, qui a encore baissé de 5 points par rapport au premier tour. Avec moins de 43,5 %, elle atteint un point bas historique.

Mais contrairement à ce qu’affirmait François Fillon pendant la campagne présidentielle, le président Macron aura une majorité confortable pour gouverner

Avec 49 % des suffrages exprimés hier, l’alliance La République En Marche – Modem aura environ 359 sièges au Palais Bourbon, soit 62 % des députés. La Rem aura même la majorité absolue des sièges sans le Modem.

L’opposition n’a pas pour autant disparu…

Et au premier chef Les Républicains et leurs alliés : avec environ 125 sièges, le centre droit représentera la première force d’opposition. Suivent les socialistes et leurs alliés (46 sièges), la France insoumise et les communistes (26 sièges ensembles) et enfin le Front National (8 sièges). Il faut y ajouter une dizaine d’élus divers.

Avec 59% des suffrages dans sa circonscription, Marine Le Pen sauve l’honneur

Elle fera son entrée à l’Assemblée, en compagnie de 4 autres députés FN du Nord Pas de Calais, ainsi que de Louis Aliot, Gilbert Collard et Emmanuelle Ménard. Il faut y ajouter Jacques Bompard et Nicolas Dupont Aignan. Pas assez pour constituer un groupe, sauf si le nombre de 15 députés requis est abaissé. A noter également que la Corse a élu 3 nationalistes sur 4 députés.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont en revanche les grands gagnants

Ils ont en effet réussi à faire imploser le Parti Socialiste. Mais pas encore Les Républicains, qui résistent bien. En outre, le Sénat n’est pas encore acquis à la cause du président de la République. La majorité sénatoriale actuelle est de centre droit, mais il est possible qu’elle collabore avec le gouvernement Philippe.

PayPal se couche devant les migrants – par Charles Demassieux

Une certaine tyrannie idéologique mène la danse…

Tandis que Cédric Herrou – récemment condamné pour avoir illégalement fait entrer des migrants en France, au mépris de la loi – défie à nouveau les autorités, avec l’association Roya citoyenne, en poursuivant ses activités de passeur militant – comme il l’avait d’ailleurs promis ! –, d’autres défenseurs des migrants se sont distingués en forçant la main à PayPal, site de paiement en ligne, pour bloquer le compte de Génération identitaire.

En mai, ce groupe patriote et d’autres formations européennes avaient lancé l’opération « Defend Europe », cherchant à récolter un maximum de dons pour constituer « une équipe de professionnels, affréter un bateau et naviguer sur la Méditerranée pour contrecarrer les bateaux des ONG » (source : Le Monde).

Toutefois, loin de se comporter en Barbaresques, les membres de Génération identitaire – qui, contrairement à certains groupuscules d’extrême gauche, ne visent à tuer personne, notamment des policiers ! – promettaient qu’au cours de leurs actions en mer, ils aideraient les migrants se trouvant dans des situations vitales critiques, tout en les reconduisant sur le continent africain.

Comme une réponse aux illusions immigrationnistes, la collecte a dépassé l’objectif initial de 50.000 euros, frôlant les 65.000 euros en peu de temps. Aussitôt, la machine à broyer la dissidence s’est mise en marche et une pétition a circulé pour réclamer l’arrêt de l’opération. PayPal a donc cédé en gelant le compte de Génération identitaire sans qu’il fût besoin d’une décision de justice, les pro-migrants étant des intouchables de la République, tels les activistes de BDS – Boycott-Désinvestissement-Sanctions – qui prétendent défendre la cause palestinienne en s’attaquant à tout ce qui est estampillé israélien, quitte à manifester parfois un antisémitisme décomplexé !

« Le bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants (BAAM) a également rédigé une lettre type à envoyer massivement à PayPal, pour que l’entreprise mette un terme à la récolte des dons et annule également les virements déjà reçus (source: Le Monde). »

Interrogé par Sputnik – qui n’a visiblement pas les faveurs d’Emmanuel Macron ! –, un militant de Génération identitaire, Clément Galant, a déclaré que, finalement, « la démarche de PayPal a eu un effet positif sur l’organisation, la qualifiant de “bon coup de pub”, qui va appeler les gens à faire “plus de dons” et à afficher “plus de soutien” envers Génération identitaire ». Il a ajouté que « PayPal était pratique et accessible mais, selon lui, l’organisation peut facilement se passer de ce service de paiement en ligne et recevoir les dons par chèques ou par virement ».

Cette déplorable histoire montre une fois de plus – si besoin était ! – qu’en France, une certaine tyrannie idéologique mène la danse. En attendant, méditons cette phrase de Diderot : « Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au-delà de ces limites, c’est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte. »

Charles Demassieux

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Louis Aliot : “Nous espérons former un groupe à l’Assemblée”

19/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
C’est la première fois qu’il pénétrera dans le palais Bourbon en tant que député. Louis Aliot a été élu dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Orientales. Il fait partie des huit candidats du Front national à entrer à l’Assemblée nationale, dépassant les deux sièges occupés dans la précédente législature par Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard

Huit sièges qui ne permettent pas au parti frontiste de constituer un groupe. Mais ce lundi 19 juin, Louis Aliot a déclaré sur RTL :

Nous espérons former un groupe à l’Assemblée avec des indépendants.

Nicolas Dupont-Aignan, élu dans l’Essonne, pourrait par exemple s’allier aux frontistes, selon les souhaits formulés par le nouvel élu.


Gilbert Collard

Gilbert Collard est déterminé à poser à Marine Le Pen les questions qui fâchent

19/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Gilbert Collard, réélu de justesse député du Gard avec 50,16 % contre 49,84 % pour l’ex-torera Marie Sara, candidate de La République en marche, entend bien parler désormais à Marine Le Pen des questions qui fâchent. « Nous ne devons pas crier victoire parce que le Front national a pris un sacré coup sur la tête. Nous devons réfléchir sérieusement au fonctionnement du mouvement et à la façon dont le Front national doit se réorganiser », a-t-il déclaré juste après sa victoire.

« Pendant cette campagne, a-t-il expliqué, j’ai constaté la peine et la déception », après le débat du second tour de la présidentielle, des électeurs gardois du FN qui avaient placé Marine Le Pen en tête au premier tour :

« Sur le terrain, nous avons vécu des difficultés inouïes, dues au débat, dues au départ de Marion, dues au comportement de certains membres qui avaient créé des dissensions. Moi, je ne vais pas le laisser passer. »

Pour Gilbert Collard, c’est aussi « une question de survie » pour le FN que de nouer maintenant des alliances avec « les Républicains qui ne font pas le trottoir ».

Et de conclure par cette phrase lourde de sous-entendus :

« J’espère que je serai entendu, sinon ben je suis un homme libre, hein »…

Quel avenir pour le FN et Marine ? – par Guillaume Faye

17/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Le FN dépérira vite s’il ne se sépare pas de M. Philippot qui a semblé fasciner et piloter Marine Le Pen, s’il ne révise pas de fond en comble son programme économique et social, photocopie de celui de la vieille gauche, s’il ne remuscle pas son discours sur l’immigration, l’islamisation et l’identité et si ce parti persiste dans une europhobie aussi sommaire et mal pensée que l’europhilie béate de Macron.

La question Marion Maréchal–Le Pen

Le conflit idéologique entre la ligne Philippot et celle de Marion Maréchal Le Pen s’est sans doute doublé de problèmes personnels. Cette dernière faisait–elle de l’ombre à sa tante par son rayonnement de jeune femme brillante ? M. Philippot – courtisan qui n’existe que par son emprise psychologique sur Marine Le Pen – n’aurait–il pas intrigué pour que la jeune députée, dangereuse pour lui, soit dégoûtée et jette l’éponge ? Marion Maréchal–Le Pen s’est retirée” provisoirement” dit–elle. Espérons–le et souhaitons aussi qu’elle reviendra quand Florian Philippot aura disparu.

Le renoncement (temporaire ?) à la vie politique de Marion Maréchal Le Pen est une mauvaise nouvelle pour le FN mais aussi pour la France. Par sa jeunesse et son intelligence, elle était une des personnalités politiques les plus prometteuses à long terme. Son retrait, s’il s’avérait définitif, serait un immense gâchis. C’est une victoire (apparente seulement) pour la ligne de Florian Philippot qui, délaissant les fondamentaux du FN, a pourtant été responsable de la déroute de MLP face à Macron. Mais le but de M. Philippot et son ordre de mission ne seraient–il pas la neutralisation du Front national ?

Marine Philippot doit redevenir Marine Le Pen

Marine Le Pen ne doit plus être brocardée sous le sobriquet de Marine Philippot. Il est possible et souhaitable que son élimination du parti provoquera le retour de Marion Maréchal–Le Pen qui constituait un facteur puissant de succès médiatique et populaire pour le FN, alors que Philippot est impopulaire et antipathique par sa vanité distante et parce qu’il s’écarte des fondamentaux qui ont fait le succès du FN.

Marine Le Pen, créditée au départ de la qualité de seule femme présidant et dirigeant un grand parti (et ce, non seulement aujourd’hui, mais dans toute l’histoire de la république !), a été affaiblie par l’impression de soumission à Florian Philippot, surmédiatisé, dont l’image est celui d’un intrigant. Dans l’opinion, elle n’était plus la patronne, ce qui lui a coûté des centaines de milliers de voix.

Florian Philippot n’est pas nécessairement une taupe envoyée au sein du FN par le pouvoir pour le déstabiliser et le neutraliser, comme le soupçonne Jean–Marie Le Pen. On ne le sait pas. En tout cas, le résultat est le même : son influence, son discours, ses orientations idéologiques affaiblissent le Front national (dont il déteste la dénomination) dans un électorat qui ne se reconnaît pas en lui.

À cause de lui, Marine Le Pen a édulcoré et gauchisé les axes du FN. Florian Philippot a menacé de démissionner du parti si celui–ci abandonnait l’idée du Frexit (sortie de la France de l’UE) ou du remplacement de l’euro par un nouveau franc. Le départ de M. Philippot serait une bonne nouvelle pour le FN. Il est extrémiste dans les domaines qui ne sont pas essentiels pour les Français (europhobie) et muet ou mou dans les domaines qui les préoccupent (immigration, islamisation, criminalité, etc.) Il est une machine à faire perdre des millions de voix. En créant son association dissidente ”Les Patriotes”, il a franchi une ligne jaune, prélude à sa démission ou à son exclusion.

Les quatre handicaps du FN

Le FN subit quatre handicaps, très différents, voire inverses, de la diabolisation massive de jadis.

1) Le reflux du discours contre l’immigration invasive et l’islamisation. S’y est substitué une ligne ambiguë, assimilationniste, multiculturelle, pas claire, proche de celle de LR, voire en deçà. De récents propos de Marine Le Pen, opposés à l‘identité ethnique française, totalement alignés sur le politiquement correct, sont affligeants. Elle obéit au chevènementisme de son mentor.

2) Une focalisation obsédante sur une sortie de l’euro et un retour au franc, inspirée par Philippot, et ressentie comme dangereuse et amateuriste par l’opinion.

3) Un programme économique et social – toujours inspiré par Philippot – obsolète, contradictoire, irréalisable et proche de celui de la vieille gauche (Mélenchon et consorts), démagogique et électoralement décalé.

4) Une présidente, Marine Le Pen, qui, après une période brillante, semble perdre la main et se ternir ; tandis que sa nièce, Marion, de plus en plus populaire, se retire en pleine bataille, comme si elle était écartée. Ce qui déçoit et laisse une impression de déclin.

Catherine Nay écrit à propos de Marine Le Pen : « malgré un nouveau record de voix, les Français continuent à la juger inapte à s’installer à l’Élysée. Trop dangereuse et incompétente ». (in Valeurs actuelles, 27/04/2017). Erwan Le Noan, de Fondapol, prédisait dès janvier 2017 que Marine Le Pen échouerait à la présidentielle car « le FN sera freiné par ses divisions internes et sa position sur la sortie de l’euro ».

Un groupe intitulé ”Les Horaces”, proche du FN, s’inquiétait à la même époque qu’une « gauchisation » économique et sociale du discours de Marine Le Pen afin de contrer Fillon « risquerait de la couper d’un électorat droitier et aisé, indispensable pour l’emporter en 2017 ».

S’ajoute à cela l’interférence entre la politique, domaine de la sphère publique, et une histoire de famille, domaine de la sphère privée. Cette confusion n’aurait pas été grave s’il n’y avait pas eu de conflits étalés sur la place publique, fille contre père, puis tante contre nièce. Ces épisodes de guerres intestines ont couté beaucoup de voix au FN. Le « renouvellement » radical du FN, sans plus de précision, annoncé par Marine Le Pen pour surmonter une crise qui enfle comme un orage laisse les électeurs sur leur faim.

Affadissement et gauchissement du message de Marine Le Pen

Marine Le Pen a déclaré dans son grand meeting de Nice, le 27 avril : « je ne regarde pas votre origine, votre religion, votre orientation sexuelle ou votre couleur de peau. Et je vais même vous dire, ça ne m’intéresse pas ! » Propos malvenu vis-à-vis de son électorat qui signifie tout simplement : ”je suis multiculturaliste, antiraciste, assimilationniste (mission impossible vue l’ampleur de l’invasion), opposée à toute identité ethnique ”française” mais aussi, sur le plan ”sociétal”, de gauche, approuvant notamment le mariage homosexuel. Cette concession au politiquement correct banal peut lui être fatale. De même, son insistance pour lutter contre l’islamisme – et le terrorisme qui lui est lié – plus que contre l’islam et l’islamisation (à la différence de Philippe de Villiers). C’est un facteur d’affaiblissement et de déception. (1)

Avec une exagération ridicule, MLP a déclaré : « Je m’inquiète de cette loi El Khomry puissance 1000 que Macron veut faire passer par ordonnance et qui est en fait une dérèglementation annoncée du droit du travail ». Même position que Hamon, Mélenchon et les hallucinés marxistes. Elle passe de « casse sociale », comme la CGT, dès qu’il s’agit de simplifier le droit du travail. Elle n’a pas compris que le droit du travail (et social) français, kafkaïen, est la principale source du chômage par découragement d’embauche et perte de compétitivité (réglementarisme) dans le secteur privé marchand, au bénéfice des privilèges des salariés pléthoriques des secteurs publics et assimilés.

Néanmoins, Marine Le Pen a compris, mais trop tard, que la sortie de l’euro, marotte de Florian Philippot, était suicidaire pour sa candidature. Elle a retourné sa veste et a parlé de « renégocier les traités européens pour retrouver notre souveraineté et bâtir une Europe des nations », ce qui était une position de bon sens mais trop floue, tardive, imprécise. Je répète ce que j’ai toujours dit sur l’euro : le créer a été une erreur, mais en sortir unilatéralement est impossible. Il faut le laisser dépérir .

La défaite paradoxale du second tour

Avec 10,64 millions de voix et 33,90% des suffrages exprimés au second tour, le Front national atteint son record historique, bien supérieur à tous ses homologues en Europe. C’est presque le double du score de Jean-Marie Le Pen face à Chirac en 2002. Pourtant, ce résultat apparaît à beaucoup, et notamment à l’intérieur du FN, comme une défaite décevante ; on attendait au moins 40% des suffrages pour Marine Le Pen.

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