Thierry Ardisson : « Mélenchon fait le sympathique dans les médias, mais il faut lire son programme ! On ne peut pas soutenir des gens aussi tolérants avec les islamistes »

Grâce à Macron, Mélenchon en terrain conquis

Le « barrage à l’extrême droite » laisse l’extrême gauche en terrain conquis. C’est à un jeu de dupes que s’est prêté le candidat Emmanuel Macron en brandissant la menace qu’aurait fait courir Marine Le Pen pour la République et pour la France. En réalité, il y a bien un néofascisme qui vient : il montre, ici et là, sa face hideuse, sectaire, violente. Mais cette régression totalitaire se dissimule derrière les mots enrobés de La France Insoumise et de son chef, contre qui le président réélu n’a jamais jugé bon de mettre en garde. Cette bienveillance en haut lieu produit ses premiers effets : Jean-Luc Mélenchon, fort de son talent d’orateur et de stratège, mais aussi d’une caution morale usurpée, est en train de jouer habilement de la somnolence du système à son égard. Non content de s’être approprié, dimanche 1 er mai à Paris, la colère syndicale, il s’est gardé de dénoncer les casseurs « antifas », qui ont une nouvelle fois mis à sac des banques ou des commerces, pour préférer accuser la préfecture de police de les avoir laissé faire.

Or ces violences urbaines illustrent cette lèpre fascistoïde qui monte des rangs de l’ultra-gauche : celle-ci partage avec LFI et ses soutiens une même détestation du capitalisme mais aussi de la démocratie libérale et de ses règles. C’est d’ailleurs ce socle qui a persuadé le melenchonisme de s’allier également à ce qu’il croit être l’ « islam révolutionnaire », au prétexte que cette idéologie cherche à prendre sa revanche sur l’Occident et ses hégémonies. Le prolétariat qui intéresse Mélenchon n’est plus celui des « petits blancs », partis rejoindre le RN, mais celui de la « diversité ».

En fait, tout est faux dans ces usages de mots creux. Le bourrage de crâne contre l’ « extrême droite », qui a vu Macron et Mélenchon faire cause commune, a été un leurre pour faire taire une France trop française au profit de la « nouvelle France » adulée par la classe élitaire. Quant à l’ « alliance populaire » dont le leader de LFI veut être l’architecte, elle n’est que le rapprochement avec le seul peuple issu de l’immigration extra-européenne et majoritairement musulmane. Tandis que la droite de gouvernement a admis, par soumission, son interdiction de s’unir à Marine Le Pen, la gauche donneuse de leçons n’a plus aucun scrupule – hormis quelques rares honorables socialistes qui se désespèrent des lâchetés d’Olivier Faure – à s’autoriser ce qu’elle défend aux autres.

Dimanche soir, un accord en vue des législatives a été conclu entre LFI et les Verts, en attendant celui avec ce qui reste du PS. Parlant du PCF qui se laisserait désirer, Mélenchon a assuré : « Les communistes sont nos amis, nos alliés ». Ce qui se met en place est un front radicalisé des gauches qui n’acceptent pas leur défaite, et qui n’excluent pas d’en appeler à la rue, comme a pu le suggérer Clémentine Autain (LFI). Macron, qui a préservé sa réélection en activant le manichéisme, peut être tenu pour responsable de ce coup de force d’une gauche qui fourbit ses armes. Il n’est pas sûr que les Oubliés acceptent ce cocufiage.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 mai 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

« Bon Aïd ! », chers remplaceurs, par Francis Bergeron

La République a célébré avec faste la fin du ramadan ce lundi. « Aïd Moubarak ! », autrement dit « bonne fête de l’Aïd ! » en arabe. Cette phrase, consciencieusement apprise, tous les officiels se sont précipités pour la formuler aux autorités religieuses censées représenter les 5,4 millions de musulmans vivant légalement en France (chiffre de 2020), hors clandestins.

L’Aïd marque la fin du jeûne, période pendant laquelle il est interdit de manger et de boire dans la journée. Il s’agit de l’un des cinq piliers de l’islam. Très curieusement, alors qu’il y a officiellement séparation de l’Eglise et de l’Etat depuis 1905, il s’opère actuellement un rapprochement progressif de la mosquée et de l’Etat. Du moins est-on autorisé à le penser quand on apprend que, dans de nombreuses villes, les édiles ont tenu à marquer de leur présence la fin de l’Aïd, et ont souvent prononcé des paroles de soutien et de partage de ce moment important pour les musulmans.

Ainsi, dans la ville de Saint-Denis, le maire socialiste, Mathieu Hanotin, a-t-il rendu visite aux 6 000 musulmans réunis au stade Auguste-Delaune. Le stade porte le nom d’un dirigeant du Parti communiste tué par l’occupant en septembre 1943. Delaune avait dirigé les associations sportives du PC, affilées à l’Internationale du sport rouge (sic !). Dans la famille Delaune, on était anticlérical de père en fils, et on proclamait haut et fort, en chantant L’Internationale, qu’il n’y avait pas de sauveur suprême et, en citant Karl Marx, que la religion était « l’opium du peuple ». Curieusement le stade qui porte donc le nom d’un militant qui fut athée, anticlérical, laïciste, et adepte de Staline et de ses persécutions antireligieuses (chrétiennes comme musulmanes, d’ailleurs) est mis à la disposition des fidèles pour une fête religieuse. Plus étonnant encore, le maire vient donner sa bénédiction. Ni l’Union rationaliste ni les loges de la ville n’y trouvent à redire.

S’agit-il de purs clientélismes, à l’approche des élections législatives ? Ou l’islam est-il en train de devenir nouvelle religion d’Etat, du moins à Saint-Denis, la ville de la basilique des rois de France ?

Si vous cherchez à savoir combien le département de Seine-Saint-Denis compte de musulmans, c’est le chiffre de 700 000 qui est le plus souvent donné, sur un total d’environ 1 700 000 habitants. Ce chiffre de 700 000 musulmans tourne sur les réseaux sociaux et dans les débats politiques depuis une bonne dizaine d’années, aucune réactualisation n’a été opérée depuis lors. Comme si l’immigration (officielle ou clandestine) était stoppée dans le département depuis ce temps-là !

Deux journalistes du Monde, qui avaient enquêté sur la question, avaient été interrogés en 2018 par un journaliste qui leur faisait le reproche d’avoir écrit que la moitié de la Seine-Saint-Denis serait désormais composée de musulmans : « Comment arrivez-vous à cette statistique, alors que les statistiques précises sur le sujet sont impossibles et interdites en France ? » Oui, vous avez bien lu : impossibles et interdites…

Les deux journalistes du Monde évoquaient des recoupements, mais surtout constataient que l’islam s’impose désormais dans le département, et dans la ville de Saint-Denis, en tant que norme sociale de la vie publique. Avec la bénédiction des politiciens locaux.

Autre exemple : Grenoble. La fin du ramadan a été célébrée à l’Alpexpo, sous une grande halle de ce parc : jamais un tel rassemblement islamique n’avait eu lieu dans cette ville, 12 000 à 15 000 personnes. A cette occasion, le maire (écologiste) a annoncé que les piscines de la ville accueilleraient désormais les femmes en burkini. Même Wauquiez et Darmanin ont protesté ! Mais rien n’y fait, la mairie préfère se faire sciemment le promoteur de ces nouvelles normes sociales islamistes, plus payantes désormais en matière électorale.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 3 mai 2022

Extrême-gauche : « putes », insoumis et sans-papiers | Manif 1er mai

Manif 1er mai

04/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Ils cassent, brûlent, tabassent. Ils ont travesti la « journée du travail » en un défilé algéro-islamo-woke sans évoquer une seule mesure sociale. Ils laissent une ville saccagée pour les agents de propreté.

Qui sont-ils ? La France Insoumise.

Livre Noir était donc sur place ce 01 mai au cœur des revendications d’extrême-gauche pour vous faire vivre cette révolte de rue.


Non, Macron n’est pas libéral, par Clément Martin (Les Identitaires)

macron pas libéral

C’est un refrain devenu classique dans le commentariat français : qu’on le déplore ou qu’on s’en réjouisse, une chose est sûre concernant Emmanuel Macron : c’est un président libéral. Pour certains, il est un « néo » voire « ultralibéral », pourfendeur de la dépense publique et ayatollah de la privatisation. Pour d’autres, il est un réformateur raisonnable, aussi libéral que possible dans un pays à la mentalité soviétoïde solidement ancrée. Ces analyses obsolètes témoignent de la difficulté plus globale à juger les appartenances politiques selon les enjeux et les clivages réels du xxie siècle plutôt qu’à l’aune d’idéologies du xixe siècle, essentiellement dépassées aujourd’hui. Il ne s’agit pas ici de souhaiter que Macron fût un président libéral, mais d’identifier ce qu’il est véritablement.

De la part d’un président libéral, on s’attendrait à voir au moins deux grandes orientations politiques se mettre en place : la protection des libertés individuelles et la maîtrise de la dépense publique couplée à la réduction du périmètre de l’État. Sur ces deux plans, le quinquennat de Macron a été un échec cuisant.

L’État thérapeutique à l’assaut des libertés

La répression brutale dont les Gilets jaunes ont fait l’objet fut un avant-goût du caractère autoritaire du gouvernement : face à un mouvement populaire d’ampleur, justifié par une saignée fiscale devenue insupportable pour les classes moyennes et populaires, la seule réponse du « Mozart de la finance » fut le déploiement des CRS et l’usage du LBD, dans un théâtre médiatique qui, s’il s’était produit en Hongrie, se serait soldé par la diabolisation absolue et immédiate habituelle. Mais en France, les vendeurs de papier ont la courtoisie de respecter ceux qui les subventionnent (117 millions d’euros prévus pour 2022[1]).

La violation des libertés publiques a véritablement atteint son paroxysme lors de la pandémie de Covid-19 : si l’on peut pardonner les balbutiements du gouvernement lors des premiers mois suivant l’apparition du virus (les informations étant rares et peu sûres), il est indéniable que les politiques de confinement, de port forcé du masque forcé, d’attestation de sortie et de pass vaccinal sont issues d’un choix délibéré, consistant (entre autres) à sacrifier les libertés les plus fondamentales des actifs démobilisés pour draguer un électorat de retraités terrifiés et d’urbains hypocondriaques. Qu’importent les dégâts subis par les enfants et étudiants, la précarité pour les actifs ou la détresse des Français à qui l’on interdisait de rendre visite à leurs proches hospitalisés – le plus important, c’est de quadriller un peuple tout entier pour une maladie qui se soldait par moins de 1 % d’hospitalisation pour les moins de 14 ans[2]. Rajoutons à cette liste la « loi anti-fake news » adoptée en 2018[3] (véritable mécanisme de contrôle de l’information), la loi sécurité globale ou encore les très nombreuses dissolutions prononcées par le gouvernement (plus que n’importe quel autre gouvernement de la Ve République). Fin de partie.

La gabegie à visage humain

Sur le plan économique, plutôt que de laisser les Français gagner leur vie, le quinquennat Macron s’est distingué par une avalanche de taxes (8 nouveaux impôts depuis 2017[4]), de chèques (alimentation, pass culture), de subventions en tous genres, et, in fine, par une explosion de la dette (+ 600 milliards[5]).

Et le Covid n’est pas une excuse satisfaisante pour expliquer cette profusion de largesses : un tiers seulement de la dette est motivé par des dépenses liées à la pandémie. D’ailleurs, ces dépenses Covid ne sont que le résultat d’une politique d’enfermement et d’arrêt de l’économie, destinée à brosser les retraités dans le sens du poil. Pas une fatalité, donc. Comme d’habitude, les discussions sur les dépenses n’évoquent jamais l’immigration : l’AME a franchi le cap symbolique du milliard d’euros en 2020[6] et les estimations, toujours difficiles à produire, s’accordent à dire que les immigrés sont un poids pour notre économie[7]. Et comme d’habitude, ce sont les contribuables (et notamment les actifs) qui devront régler la note. Trop normaux pour avoir le droit de protester, trop atomisés pour se mobiliser efficacement, les « Blancs qui bossent » sont l’Atlas de ce pays. Et si Atlas venait à hausser des épaules, qui sait ce qui adviendrait…

Celui qui se présentait comme le candidat de la réduction de la dépense n’a été que le clone de ses prédécesseurs sur le plan économique. Sa seule innovation tient à sa politique répressive, au nom du maintien de la République et de la « bonne gestion » du pays. En cela, il a tout à fait raison de se réclamer de l’ « extrême-centre[8] » à propos duquel nous avions déjà consacré un article[9].

Macron : un manager à la présidence

Pour pouvoir qualifier politiquement Macron, il est nécessaire de traverser l’Atlantique et de s’intéresser aux analyses des paléoconservateurs, quasiment inconnus en France, mais qui sauront nous apporter des éléments de réponse. Un homme en particulier nous donne des pistes pour comprendre le phénomène Macron.

James Burnham (1905-1987) est un essayiste américain, formé dans la mouvance trotskiste avant de passer du côté des conservateurs. Dans L’Ère des organisateurs[10], Burnham prophétisait que son époque verrait la venue d’un nouveau type de système économique qui signerait la fin du capitalisme, mais qui n’aurait rien à voir avec le socialisme. Ce nouveau système, issu de la bureaucratisation du capitalisme, donnerait la part belle aux organisateurs (ou managers), nouvelle classe à mi-chemin entre le prolétariat et la bourgeoisie. Si les managers ne possèdent pas les moyens de production, ce sont eux qui les contrôlent et en assurent la gestion. Les managers sont moins caractérisés par leur niveau de richesse que par leur proximité avec la gestion concrète de l’économie et de la bureaucratie, notamment révélée par leurs diplômes et leurs réseaux professionnels. Imperméables aux frontières entre le monde du public et du privé, ils constituent une classe à part, dont la vision du monde est une résultante de leur rôle économique et social. Étrangers aux concepts de peuple, de classe, de nation ou de philosophie, les managers incarnent les gardiens d’un ordre technocratique et mondialisé, dont la mission est la recherche de l’efficience et la recherche de l’optimisation économique. Fondamentalement, les managers ne se reconnaissent que de façon distante dans les grandes idéologies du xixe siècle : du libéralisme, ils retiennent l’idée de la supériorité de l’économie de marché sur l’économie socialisée et de la démocratie représentative sur les autres formes du gouvernement, mais ne souscrivent ni à la souveraineté de l’individu ni à celle du corps politique, dont les passions mèneraient au désordre ; du socialisme, ils prélèvent l’idéal scientiste de la gestion comme horizon indépassable de la résolution des affaires humaines et la croyance dans un monde uni et débarrassé des scories du nationalisme, de l’identité et des radicalités religieuses. L’idéologie (monocolore) des managers peut ainsi donner naissance à des synthèses difficilement conciliables dans la vieille opposition libéralisme/socialisme : pour eux, il est logique de coupler la mondialisation économique (dont le libre-échange est un dogme fondateur) avec un État-providence généreux ou encore l’adhésion aux valeurs de la modernité occidentale avec l’immigration de masse de populations radicalement opposées à ces valeurs. Enfin, leur appel constant à défendre la liberté et l’égalité se conjugue sans difficulté avec une politique d’anarcho-tyrannie[11] quasiment assumée.

Cela ne vous rappelle personne ?

La permanence du qualificatif de « libéral » pour désigner Macron est en réalité un cache-misère sémantique : de part et d’autre de l’échiquier politique, les commentateurs préfèrent s’attarder sur une étiquette inadaptée, tant que celle-ci permet de produire un discours politique utile, à la fois pour les antilibéraux de gauche comme de droite, plutôt que de produire une analyse novatrice. Bien sûr, la vieille gauche paléo-marxiste est encore puissante en France (universités, France Inter, monde culturel), mais leur règne touche bientôt à sa fin (renouvellement générationnel oblige). De la même façon, les antilibéraux de droite se trompent en fustigeant l’ultralibéralisme ambiant comme source de tous nos maux, alors que l’État n’a jamais été aussi obèse et que chaque parcelle de notre vie n’est qu’un territoire potentiel pour sa surveillance et son ingénierie.

Celui qui veut prétendre changer le monde doit d’abord s’efforcer de le comprendre : les vainqueurs des luttes politiques en cours et à venir ne pourront obtenir la victoire qu’en s’émancipant des schémas politiques dépassés. Une des forces de Macron et du système managérial (le nouveau « système à tuer les peuples ») est d’encourager l’emploi de vieilles catégories d’analyse pour empêcher de le cerner.

Ce travail de compréhension est la première étape du combat pour la renaissance de notre civilisation.

[1] https://www.leparisien.fr/economie/les-aides-a-la-presse-ne-concerneront-que-les-medias-qui-emploient-des-journalistes-23-12-2021-6PS45OYIQJEGBBC7IPDS5R7WCI.php
[2] https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2622115-victime-covid-france-profil-age-homme-femme-plus-jeune-celebre-nombre-bilan-cas-deces/
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_contre_la_manipulation_de_l%27information#Principales_mesures_de_la_loi
[4] https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/un-cabinet-d-audit-a-comptabilise-8-nouveaux-impots-depuis-l-election-de-macron_1977959.html
[5] https://www.ladepeche.fr/2022/04/21/vrai-ou-faux-debat-macron-le-pen-600-milliards-de-dette-abaissement-de-la-tva-retour-sur-les-affirmations-des-candidats-10250426.php
[6] https://www.infomigrants.net/fr/post/28982/le-cout-de-laide-medicale-detat-ame-passera-la-barre-du-milliard-deuros-en-2021
[7] https://observatoire-immigration.fr/jean-paul-gourevitch-immigration/
[8] https://www.lunion.fr/id362586/article/2022-04-18/emmanuel-macron-sur-france-culture-pour-defendre-son-projet-dextreme-centre
[9] https://les-identitaires.fr/articles/tribunes/le-crepuscule-des-centristes/
[10] L’Ère des organisateurs, Paris, Calmann-Lévy, coll. « Liberté de l’Esprit », 1947, traduit par Hélène Claireau (éd. originale : New York, 1941).
[11] https://www.polemia.com/laxisme-et-tentations-totalitaires-de-letat-quest-ce-que-l-anarcho-tyrannie/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Élection présidentielle : les médias de grand chemin ont sorti l’artillerie lourde pendant la campagne électorale

medias propagande

Si certains pensaient que le respect du pluralisme avait fait des progrès en France, ils en sont pour leurs frais. Alors que 13 millions d’électeurs ont porté leurs suffrages à Marine Le Pen lors du 2ème tour de l’élection présidentielle, le Rassemblement National et ses soutiens continuent à être stigmatisés et à être considérés comme infréquentables. Avant le premier tour, c’est Éric Zemmour qui subissait les foudres de l’oligarchie médiatico-politique. Dans cette mise au ban, les médias de grand chemin prennent toute leur part. Nous en avons parlé brièvement le 25 avril 2022. La revue de presse qui suit rentre plus dans le détail.

Le paratonnerre Zemmour

De nombreux commentateurs de la vie politique en conviennent : Éric Zemmour a durant la campagne électorale précédant le 1er tour de l’élection présidentielle servi de paratonnerre à Marine Le Pen. Les médias de grand chemin ont en effet fait feu de tout bois pour écarter le candidat Éric Zemmour du cercle de la respectabilité et l’ostraciser.

L’OJIM y a consacré quelques articles, notamment à l’occasion d’un meeting à Nantes, d’un déplacement à Marseille et d’une tribune des « journalistes-pas-complices ».

L’approche du 2ème tour de l’élection présidentielle a été marquée par un retournement de situation. De nombreux « people » et journalistes ont rivalisé d’efforts pour diaboliser le vote en faveur de la candidate du Rassemblement national.

Les médias de grand chemin en campagne pour Emmanuel Macron

Pour ne citer que deux exemples des nombreuses tribunes appelant à faire barrage à Marine Le Pen, le 15 avril, dans L’Express, un collectif de professionnels de santé exprimait « sa préoccupation quant au projet porté par la candidate du RN ».

Le 20 avril, Libération nous informait que « près de 300 personnes issues du monde du sport se sont rassemblées à la Maison du judo à Paris pour appeler à faire barrage à l’extrême droite le 24 avril ».

Mais les médias de grand chemin ne se sont pas contentés de relayer des appels à voter en faveur d’Emmanuel Macron. Nombre d’entre eux ont de façon totalement décomplexée fait eux-mêmes campagne pour le candidat LREM.

Les exemples de ce parti-pris sont innombrables :

Le 8 avril, Challenges entendait nous faire savoir « comment Marine Le Pen camoufle ses folies budgétaires ».

France 24 reprenait mot pour mots le verbatim de militants écologistes dans un article au titre inquiétant : « avec Marine Le Pen au pouvoir, “il n’y aurait aucun espoir” pour la planète ».

Le Parisien n’a également pas ménagé ses efforts pendant la campagne électorale pour orienter le choix de ses lecteurs. Le 19 avril, il s’agissait de mettre en lumière « les 5 failles du programme économique » de Marine Le Pen.

Ce qui fut jadis un journal de référence et qui est devenu un journal de déférence à l’idéologie “woke”, Le Monde, nous mettait gravement en garde le 9 avril : « abstention, extrême droite, les pièges du premier tour ».

Le Figaro, à l’image d’une grande partie de son lectorat, a multiplié les articles très critiques à l’encontre de Marine Le Pen, tout en ménageant Emmanuel Macron, présenté comme plus « raisonnable », bien qu’il ait littéralement « cramé la caisse » durant son mandat.

Le service public de radiodiffusion, fidèle à son orientation idéologique, n’a pas été en reste. Pour ne donner qu’un exemple, le 19 avril, dans un nouvel exercice de diabolisation, France Info entendait nous démontrer « pourquoi le programme de Marine Le Pen reste ancré à l’extrême droite, malgré la dédiabolisation ».

Pour lire la suite, c’est ici !

Comment en finir avec l’idéologie du même – Entretien avec Alain de Benoist

idéologie même

En 1977, Alain de Benoist commençait son livre-manifeste « Vu de Droite » par ces mots : « J’appelle ici de droite, par pure convention, l’attitude consistant à considérer la diversité du monde et, par suite, les inégalités relatives qui en sont nécessairement le produit, comme un bien, et l’homogénéisation progressive du monde, prônée et réalisée par le discours bimillénaire de l’idéologie égalitaire, comme un mal ». 40 ans après, 4 décennies d’homogénéisation plus tard, l’essayiste dresse le bilan et s’attaque désormais à la « mêmeté » dans un livre percutant paru dans la collection de l’Institut Iliade, « Longue mémoire » à la Nouvelle Librairie.

ÉLÉMENTS : Quelle différence entre l’égalité et ce que vous appelez dans ce livre la « mêmeté » ?

ALAIN DE BENOIST. C’est très simple : la mêmeté nie la différence, tandis que l’égalité s’en accommode fort bien. L’égalité absolue n’a pas de sens : on ne peut être égal ou inégal qu’en référence à un critère précis, à un domaine donné ou encore à un contexte déterminé. On n’est pas égaux ou inégaux dans l’abstrait. Vous courez certainement plus vite que moi, mais il y a peut-être des domaines dans lesquels c’est moi qui vous surclasserai. C’est seulement si vous décrétez qu’on peut affirmer une égalité abstraite dans l’absolu que vous aurez besoin de considérer que tous les individus sont les mêmes.

Si je dis que les hommes et les femmes sont égaux, cela ne signifie pas qu’il n’y a de différences entre eux. Si dans la démocratie grecque on estimait que tous les citoyens devaient jouir de droits politiques égaux, ce n’est pas parce que l’on estimait qu’ils étaient tous pareils, mais seulement parce qu’ils étaient par définition tous également citoyens. L’erreur commence chaque fois que vous posez l’égalité comme synonyme de mêmeté. C’est ce péché contre l’esprit (et contre tout bon sens) qui fait croire, par exemple, que pour réaliser l’égalité des individus, des sexes ou des peuples, il suffit de supprimer tout ce qui les distingue.

ÉLÉMENTS : L’idéologie du Même tend à supprimer les différences entre les hommes, mais notre époque s’affirme aussi comme celle de l’individualisme. Comment se concilient ces deux phénomènes ?

ALAIN DE BENOIST. L’idéologie du Même est une idéologie universaliste, ce qui veut dire qu’au-delà des caractéristiques biologiques de l’espèce elle attribue à l’humanité un sens moral et politique. Cela implique de retirer ce rôle aux cultures et aux peuples en décrétant, contre toute évidence, que l’on appartient immédiatement à l’humanité, et non médiatement par le biais d’une culture singulière. Ce n’est possible qu’en concevant l’humanité comme une somme d’individus, que la théorie libérale perçoit comme fondamentalement les mêmes, car tous également déliés de leurs appartenances ou de leurs héritages, c’est-à-dire de ce qui est en amont d’eux-mêmes. C’est pourquoi l’on parle couramment d’individuo-universalisme. La société correspondant à cette façon de voir se définit comme une société d’individus. Chacun peut bien s’y estimer « libre » de se définir à sa guise, comme il n’y a rien au-delà de l’individu, les hommes sont considérés comme fondamentalement les mêmes, ce qui les rend interchangeables.

ÉLÉMENTS : Quelle place pour ceux qui veulent vivre selon leurs lois, leurs coutumes, ceux qui réclament leur droit à la dissemblance dans un monde indifférencié ?

ALAIN DE BENOIST. La place dont ils seront capables de s’emparer, d’instaurer ou de restaurer. De Gaulle : « L’action, ce sont des hommes au milieu des circonstances. » Des hommes résolus et des circonstances favorables. Sans oublier l’essentiel, à savoir qu’il n’y a de perspective de véritable changement que lorsqu’une reconstruction idéologique radicale rencontre un mouvement social réel.

Propos recueillis par Eyquem Pons et l’Institut Iliade.

Tribune reprise de Revue-elements.com

En FINIR avec le MIRAGE démocratique ? Avec Laurent Obertone

02/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Obertone, célèbre auteur de Guérilla, de « La France interdite », de « La France Orange mécanique » revient cette année avec « Game Over », un essai « antipolitique » qui lève le voile sur « l’arnaque républicaine » et le mensonge démocratique.

Pour Laurent Obertone, d’élections en élections, le militant, le votant, béat devant le spectacle électorale, remet son pouvoir entre les mains d’une élite moralisante et technocratique qui conduit le pays à l’abîme.


Identité numérique : un nouveau pas vers la société du contrôle absolu ?

identité numérique

Depuis, au moins, le début de la modernité, la surveillance et le contrôle des populations a été l’une des grandes préoccupations des Etats et de leurs polices. Mais jusqu’à une date récente, ce désir de flicage se présentait pour ce qu’il était et, de ce fait, rares étaient les individus non payés pour le faire qui y collaboraient volontairement. La donne a changé en quelques années grâce à une habile mutation faisant du contrôle social non plus un instrument de coercition et de limitation des libertés mais, tout au contraire, un outil permettant d’assurer la sécurité, la tranquillité et le bien-être de tous. C’est ainsi que disparaissaient, du moins dans le langage politico-médiatique dominant, les vilaines « caméras de vidéosurveillance », remplacées par de sympathiques « systèmes de vidéo-protection ». Par la magie de ce remarquable tour de passe-passe, les foules pouvaient enfin adhérer au projet et participer elles-mêmes, avec confiance et enthousiasme, à la mise sous tutelle, voire à la suspension, de leurs libertés individuelles et collectives ainsi qu’au sacrifice de leur vie privée sur l’autel de la sacro-sainte « transparence ».

La crise du Covid-19 a évidemment été un formidable accélérateur de ce mouvement avec l’apparition de « passes numériques » obligatoires et d’applications de géolocalisation permanente vous indiquant si par hasard vous aviez croisé un pestiféré covidien. Face à la quasi-absence de résistance de la part d’un peuple totalement anesthésié par la terreur sanitaire, l’Etat aurait eu tort de s’arrêter en si bon chemin. Ainsi a-t-il autorisé ce mardi 26 avril la création d’une nouvelle application nommée Service de garantie de l’identité numérique (SGIN). Celle-ci succède à Alicem, première tentative du genre finalement avortée, qui devait se baser sur les passeports biométriques et la reconnaissance faciale mais qui, elle, avait suscité malgré tout quelques polémiques et réticences. Le nouveau système n’est pourtant qu’à peine moins orwellien.

L’objectif est de permettre aux titulaires d’une carte nationale d’identité électronique (CNIe) ; disponible depuis le 2 août 2021 (contre l’avis de de la CNIL d’ailleurs), de bénéficier d’un moyen d’identification électronique pour s’authentifier sur un service en ligne, public ou privé. L’application disposera donc des nom, prénom, date de naissance, photo, adresse postale et email du détenteur. Seule l’empreinte digitale présente sur la CNie ne sera pas (nous dit-on en tout cas) enregistrée. Le SGIN fonctionnera sans contact, comme pour les paiements mobiles. Il sera, précise le gouvernement, « facultatif ». Pour combien de temps ?

« La création du moyen d’identification électronique et son utilisation relèvent de l’unique volonté des usagers », croit utile de préciser le décret d’institution du système. Mais qui a vraiment besoin de ce genre de « bidule » censé « faciliter » la vie quotidienne et « faire gagner du temps » mais qui ne sert finalement qu’à nourrir toujours plus de fichiers, tous connectés les uns aux autres, au niveau national comme européen ?

Ce nouveau dispositif pourrait apparaître comme un simple gadget réservé à quelques technophiles masochistes si on ne savait pas, à force d’exemples, que ce genre d’expérimentation a bien souvent vocation à être progressivement généralisée et imposée à l’ensemble de la société.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2022

Etymologie de la langue française : 998 mots d’origine gauloise et celte !

celte gaulois

998, ce chiffre étonnant est établi à partir de la liste ci-dessous, vraisemblablement la plus complète disponible sur la Toile. Réalisée en recoupant diverses sources vérifiables dont le détail est donné en fin d’article, elle peut surprendre à plus d’un titre.

Elle va en effet à l’encontre d’un certain discours médiatique qui a tendance à tenir nos ancêtres celtes pour quantité négligeable. Récemment encore, venu vendre « Les mots immigrés », son dernier opuscule, Erik Orsenna affirmait sur le plateau de « C’est à vous » que la langue française ne comptait que « 60 mots d’origine vraiment gauloise« . Devant des journalistes aux anges, ce soutien d’Emmanuel Macron appliquait à la langue ce que le président avait dit auparavant de l’identité du pays en général : « il n’y pas de culture française« , les « Gaulois réfractaires » et autres « déplorables » Gilets jaunes n’ont aucun mérite propre, sinon celui de se laisser enrichir de l’extérieur…

Le chiffre de 60 est pourtant singulièrement minimaliste. Une spécialiste reconnue comme Henriette Walter avance l’estimation (prudente) de 158 mots celtiques sur les 35 000 du français courant. A quoi la lexicologue ajoute 481 mots gallo-romans, dont une part importante est vraisemblablement du même tonneau.

Mais par quel tour de magie passe-t-on de ces quelques centaines de mots celtes au chiffre de 998 – 2 à 3 fois plus grand ? Le choix qui préside à cette liste a été de ratisser large. Nous avons pris tous les mots rencontrés susceptibles d’être celtes, du moment que l’argumentation est sérieuse et sourcée. Nous y avons aussi intégré tous les mots qui ont fructifié à partir d’une racine celte, même de façon très lointaine, même si Vercingétorix ne les a jamais prononcés lui-même. Pour faire bonne mesure, nous avons semé dans la liste quelques mots gaulois jumeaux du latin, issus de la langue mère indo-européenne, mais sans les comptabiliser dans notre statistique (dans la liste, ils ne sont pas en gras).

Au final, l’image que cette liste renvoie des anciens Celtes est cohérente avec ce que les archéologues ont établi (et qu’Erik Orsenna semble totalement ignorer). Leur civilisation n’était ni risible, ni négligeable ; elle a prospéré sur une bonne partie du continent et exercé une influence mesurable sur les voisins latins et germains. Comme en attestent de nombreux mots, les Celtes les surclassaient en céréaliculture, en élevage, dans le travail du bois et dans celui du métal, au point de conquérir la première place dans l’industrie antique du transport.

Il n’en reste pas moins qu’ils ont fini par être conquis par César. Les légions ont redéfini l’identité linguistique de la France : au bas mot, 87 % du lexique français moderne est latin (et c’est un minimum). Selon nos calculs, plutôt larges, la part du celte est seulement de 1 à 3 %.

Orsenna peut donc se frotter les mains : en 52 avant JC, nos ancêtres ont bénéficié d’un grand enrichissement de leur vocabulaire…

Alouette, aloyau / alauda, alouette, mot gaulois cité par Pline, nom d’une légion romaine recrutant des Gaulois ralliés.

Alpe, alpage, alpestre, alpin, alpinisme, alpiniste / du nom de la chaîne de montagne / d’une racine gauloise albos, monde lumineux ou blanc / à rapprocher d’Albion, un des noms de la Grande-Bretagne

Ambassade, ambassadeur / gaulois ambactos, vassal, membre de l’entourage d’un prince. A donné aussi l’allemand Amt, bureau

Ambiance / du latin ambi, autour / racine gauloise jumelle ambi, autour / indo-européen ambhi, autour

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Macron 2 : la victoire des puissants contre les faibles

macron baby boomers

C’était un choix de civilisation. Les électeurs ont tranché. À 38,52 % des inscrits (soit moins de 4 électeurs sur dix), les Français ont donc élu le candidat des riches, celui des gagnants de la mondialisation. Ceux qui ne sont rien, les Gaulois réfractaires, les gilets jaunes, les soignants non vaccinés flanqués à la porte, les oubliés de la France profonde, les économiquement trop faibles pour se payer le luxe d’habiter loin des foyers d’insécurité et les victimes de l’islamisation de la France ont perdu la bataille. Mais pas la guerre. Ils ne sont pas les seuls : il y aura d’autres perdants parmi les plus jeunes et les plus âgés. Sans peut-être avoir pris toute la mesure du choix, les électeurs d’Emmanuel Macron ont signé pour cinq ans de plus d’effacement d’une de ces valeurs cardinales qui ont fait la grandeur de notre civilisation : la défense des faibles.

Macron 1, bilan : la loi de bioéthique de 2021 autorise la création des embryons transgéniques et des chimères animal-homme et supprime la semaine de réflexion avant une IMG et l’accord parental pour une mineure. Des embryons conçus avec des gamètes étrangers et anonymes sont réimplantés dans des ventres de femmes sans hommes sans considération ni principe de prudence pour le devenir de l’enfant (loi PMA). Les familles sont privées de leurs droits les plus élémentaires à instruire leurs propres enfants chez elles (loi sur le séparatisme) alors que les plus petits sont obligés d’aller à l’école dès l’âge de 3 ans.

Macron 2, perspective : les plus vieux d’entre nous, inutiles, non productifs, encombrants et trop coûteux pour le corps social, seront prématurément supprimés. Le scandale des maisons de retraite (Macron 1) aura révélé la cruauté de notre modèle social qui empêche les actifs de prendre soin de leurs parents par manque de disponibilité, par éloignement géographique forcé, nomadisme obligatoire et manque de place dans les logements exigus des métropoles pourvoyeuses d’emplois. Le suicide assisté, promis « grande réforme sociétale » selon le ministrable Richard Ferrand, tombera à point nommé. On désencombrera. Les hôpitaux et les bras des travailleurs. Ironie de l’histoire : ceux qui, en majorité, auront soutenu Emmanuel Macron (71 % pour les plus de 70 ans) risquent bien d’être les premières victimes sur la liste.

Toutes les possibilités d’avorter (IMG, IVG allongées à la 14e semaine) ayant été amplement fortifiées, garanties et consolidées se verront inscrites dans le droit européen. Une ambition à la mesure d’un Emmanuel Macron Président d’une France trop rabougrie, trop petite.

Et parce que les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent, la GPA, ou abandon programmé d’enfants à la naissance au profit de riches clients et location de ventres de femmes économiquement faibles, sera, n’en doutons pas, légalisée. On nous dit déjà que 7 Français sur 10 y sont favorables (sondage IFOP pour Femme actuelle, janvier 2022) et que le principe d’égalité nous y oblige, car comment refuser à des couples d’hommes ce qu’on accorde à des couples de femmes ?

Les associations LGBT militantes bien implantées dans les écoles se verront renforcées. Au détriment des enfants masqués, enfermés, privés d’école et soumis aux caprices idéologiques et aux délires d’un Jean-Michel Blanquer leur enseignant, sous Macron 1, la possibilité de changer de sexe à coups d’hormones et d’opérations chirurgicales. Olivier Véran a déjà préparé le terrain sous prétexte d’une « égalité d’accès aux soins des personnes trangenres ». Un groupe de travail est à l’œuvre.

Et, bien sûr, le contribuable français qui a brutalement découvert l’état déplorable de son système de soin lors de la crise du Covid-19 sera tenu de financer encore un peu plus les nouvelles « avancées sociétales » en vue. À moins d’un miracle, d’un sursaut, d’une prise de conscience et de la construction d’un mur de résistance étanche, solide, uni à l’Assemblée nationale : « Faire barrage ! »

Sabine de Villeroché

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Zoom – Renaud Camus : Non à la « davocratie » !

29/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Renaud Camus appelle « davocratie » (Davos-cratie) le régime politique dans lequel le monde de la finance dispose du pouvoir souverain. Dans sa récente intervention au colloque de l’Institut Iliade, l’écrivain se fait le pourfendeur de cette gestion du parc humain par des grands argentiers : les banques, les fonds de pension, les multinationales et les GAFAM.

Renaud Camus considère que la lutte contre cette « davocratie » est un moyen indispensable pour empêcher la réduction forcenée de la biodiversité humaine et, à court terme, la disparition des plus hautes civilisations de notre Terre. En partenariat avec l’Institut Iliade, TVLibertés vous propose de retrouver l’intégralité de la conférence de Renaud Camus prononcée lors du colloque du 2 avril 2022 : « Restaurer le politique : identité-souveraineté-sacré ».


Pierre Manent : « Nous n’échapperons pas indéfiniment à la nécessité de former à nouveau un peuple capable de se gouverner lui-même. »

Mélenchon… premier sinistre ? Le bloc contre l’union populaire

Mélenchon

Face au bloc populaire, incarné par le RN, et au front mondialiste, dont le champion est incontestablement Macron, Jean-Luc Mélenchon tente « l’union populaire ». Après avoir écrasé la gauche, il essaie de dissoudre ses concurrents dans son parti.

Jean-Luc Mélenchon l’a appelé de ses vœux. Pour contrer la politique d’Emmanuel Macron, une seule option pour le leader et candidat malheureux de la France Insoumise : l’envoyer à Matignon pour créer une alternance. Pour cela, Mélenchon n’a qu’une option : obtenir une majorité nette à l’Assemblée nationale. Fort de ses 20 % qui ont bien failli le porter au second tour, l’ancien sénateur du PS aura surtout réussi à écraser ses concurrents, renvoyant le PS aux oubliettes de l’Histoire et cassant la dynamique que les Verts avaient cru trouver en remportant plusieurs villes. Seule épine à son pied, le baroud d’honneur du Parti communiste français et de son candidat Fabien Roussel. Comme si l’ancien parti de Georges Marchais s’était souvenu qu’il était à la base l’étendard des ouvriers dont l’immense majorité a rejoint les rangs de Marine Le Pen. Roussel a eu au moins le mérite de ne pas voir comme sienne la dérive islamo-gauchiste de ses concurrents Insoumis et surtout la menace de la fin pure et simple d’un des plus vieux partis de France. Si les communistes ont l’habitude d’être accusés de trahison par la droite, il faut dire qu’ils sont peu habitués à voir cette accusation venir de la gauche. Et pourtant, aux yeux de Mélenchon et de ses lieutenants, ce sont eux qui portent la responsabilité de l’échec Insoumis au premier tour, les privant à leurs yeux des quelques voix qui manquaient au Chavez français.

Qui reste-il alors ? Le PS ? EELV ? Si de nombreux militants de ces deux partis seraient pour un rapprochement, la plupart des cadres s’y refusent. Stéphane Le Foll et Yannick Jadot savent que cette union aurait des accents de dissolution. Le Foll l’a rappelé sur France Inter : « ce serait l’effacement final » a martelé le maire du Mans dans la matinale de Public Sénat. Olivier Faure a tenu néanmoins à engager des discussions avec Jean-Luc Melenchon, une telle initiative a déjà provoqué la démission de cadres du PS. Chez Jadot, même son de cloche : s’il ne repousse pas l’idée d’une coalition, il s’oppose vertement à ce qu’elle se fasse derrière Mélenchon. Reste à l’écologiste à convaincre l’aile gauche de ses troupes menées par la caricaturale Sandrine Rousseau. Mais peuvent-ils vraiment endiguer la vague rouge-verte de celui qui les a passés à l’équarrissage, primaire populaire comprise ? En bref, Jean-Luc Mélenchon tente tout pour ravir la place d’opposant principal à Marine Le Pen, elle qui assume la stratégie inverse de ne s’allier avec personne, capitalisant sur les nombreuses voix gagnées par rapport à 2017. Si la capacité du RN à créer un groupe parlementaire en 2022 semble, enfin, une certitude, les projections lui promettant entre 80 et 120 députés semblent aujourd’hui assez optimistes au vu de la carte électorale. En définitive, il n’y a qu’un seul gagnant : Emmanuel Macron va gouverner contre une opposition qu’il aura achevé de décomposer, le risque de voir l’Assemblée nationale divisée entre un bloc macroniste et plusieurs îlots de groupes semble aujourd’hui l’hypothèse la plus probable. Jérome Sainte-Marie l’a bien résumé chez nos confrères de Boulevard Voltaire : « Si le bloc élitaire est achevé, le bloc populaire n’a pas réussi à se constituer, ceux qui disent que Macron est mal élu se trompent : il aura toutes les mains libres pour mettre en marche son programme. »

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 27 avril 2022