ABC Art contemporain

ABC de l’art dit contemporain, de Nicole Esterolle

L’art contemporain est toujours debout. Le néant a des pieds d’argile mais, soutenu par un corset financier solidement étayé, il n’est pas près de s’effondrer. Des livres qui font contre lui coups de boutoir sont donc toujours nécessaires, après ceux d’Aude de Kerros, Jean Claire, etc… D’où cet ABC de l’art dit contemporain signé Nicole Esterolle – un pseudonyme qui dissimule une figure du monde de l’art (*).

Le lecteur trouvera dans ce dictionnaire des dénonciations sérieuses, des bouffonneries hilarantes (il suffit de citer deux lignes de « littérature » conceptuelle parlant d’une œuvre, d’un plasticien pour obtenir un effet comique assuré – alors quand on en cite dix !), et la description, au fil des articles, de ce qu’est l’art contemporain : un art de classe, un système d’enrichissement d’une oligarchie, système établi technocratiquement avec ses FRAC, DRAC… tandis que les investisseurs privés (richissimes) font eux aussi joujou avec leurs structures. L’ADIAF, par exemple, Association pour la diffusion internationale de l’art français, remet chaque année son Prix Marcel Duchamp suivant des critères affligeants.

L’un des apports de cet ABC est de dresser la nocivité de l’enseignement artistique, du collège aux écoles d’art (articles « Carnage », « Consanguinité », « Enseignement », « Pervers », « Radicalisés »). Un enseignement ne saurait être mieux voué à la débilitation des esprits et des talents.

Mais regrettons que le dictionnaire dénonce la réduction « ad hitlerum » des opposants à l’art contemporain tout en véhiculant de solides clichés. Pour Christian Noorbergen, auteur de la notice « Extrême », l’extrême droite est « l’extrême de l’inculture », et il soutient que la critique de l’art contemporain « n’a rien à voir avec l’indigence culturelle abyssale et dangereuse d’une nauséabonde frontalité minablement nationale ». Voilà qui est écrire aussi ridiculement que les plasticiens, manier le poncif comme l’artiste le plus plat.

Etre confondu avec « l’extrême droite » reste la grande peur des bien-pensants.

Guy Denaere

Nicole Esterolle, ABC de l’art dit contemporain, Jean-Cyrille Godefroy éditions, 240 pages.

Article paru dans Présent daté du 6 octobre 2017

Poutine et Russie bashing : les Inrocks en pointe

Un homme blond légèrement dégarni et au regard bleu acier vous dévisage. Il dirige deux doigts vers ses yeux, l’air de dire « Fais bien attention je t’ai à l’œil ». S’agit il du directeur de la CIA, dont un ancien agent fait main basse sur la presse dans les Balkans ? Ou bien du directeur de la NSA, l’agence américaine aux grands yeux et aux grandes oreilles, employant plus de 20 000 personnes et dont le budget dépasse largement les dix milliards de dollars ? Non, c’est Vladimir Poutine qui jette ce regard inquiétant sur la couverture du numéro du 20 septembre 2017 de l’hebdomadaire du charmant milliardaire Pigasse. Poutine dont la stratégie d’influence est détaillée dans un papier involontairement comique du numéro. Florilège.

Sachez le « Vladimir Poutine s’invitera bientôt dans votre salon », il vient d’arriver en parachute, vous le voyez déjà là, mâchoires serrées, l’air pas commode. Le même Poutine qui en 2013 annonçait (le fourbe) ses sombres desseins dans une salle rappelant « la war room bondée du Docteur Folamour de Stanley Kubrick ». La war room ce sont les studios de Russia Today (RT) à Moscou. Puisqu’il y une war room, ces russes doivent bien préparer la guerre… Et puis ces gens là « insistent en permanence sur des sujets qui ont pour but de susciter l’anxiété », ânonne une obscure professeur d’études russes de Rennes. Car ils veulent « déstabiliser la société, créer de l’insatisfaction et instrumentaliser la droite dure et le FN », rien que ça. Et même « préparer le terrain pour la future élection présidentielle » (de 2022 note de la rédaction). On reconnaît là les fantasmes thérapeutiques qui ont suivi l’élection de Trump et le complotisme autorisé : Clinton ne pouvait pas perdre, Clinton ne devait pas perdre, si elle a perdu c’est que le Kremlin a manipulé l’élection et ils vont faire la même chose en France. Fermez le ban ? Oh non car le CSA veille !

Le CSA qui a autorisé RT France en décembre 2015 à émettre non sur le réseau hertzien mais sur le réseau numérique « a placé le site sous surveillance » car « nos homologues en Europe nous ont alertés sur des contenus qui pouvaient être potentiellement problématiques ». Un traitement particulier dont sera exonéré Arte la chaine franco-allemande, véritable instrument de propagande.

Et puis certains journalistes auraient animé « deux sites jugés conspirationnistes et proches de la mouvance Dieudonné/Alain Soral », une réputation bien « sulfureuse ». Pour mémoire le soufre signale l’odeur du diable. Malheureuse Amélie qui signe cet amoncellement de poncifs. Donnons lui une chance de se rattraper avec au choix un reportage sur les médias financés directement ou indirectement par le département d’État américain ou bien une enquête sur la French American Foundation et son programme Young Leaders dont Emmanuel Macron et Édouard Philippe font partie. Pas sur les Inrocks bien entendu. Sur RT ?

Texte repris du site OJIM

Vu sur Twitter

Guillaume Perrault : «Souvenons-nous que Saint-Germain-des-Prés s’est enthousiasmé pour Battisti»

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Mots tabous médias

Attentat islamiste de Marseille : les mots tabous des médias

06/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Il n’y a plus de limites à l’extension du champ d’application des mots tabous dans les médias. Dimanche 1er octobre, l’immigré clandestin Ahmed Hanachi égorge deux jeunes femmes, Mauranne et Laura, à la gare Saint-Charles de Marseille. Pour les médias, certains mots vont devenir tabous : égorgement, clandestin, et même terroriste, alors que c’est un attentat islamiste. Le but ? Edulcorer le réel en taisant des éléments essentiels à l’information. C’est ce que démontre Jean-Yves Le Gallou dans cette nouvelle édition d’I-Média sur TV Libertés.

Egalement au sommaire de ce numéro 170 :

Le Zapping d’I-Média
La député Danièle Obono nie le concept de radicalisation. Invitée sur le plateau de BFM TV dimanche 1er octobre, l’élue de la France Insoumise a affirmé qu’un chauffeur de bus qui refuserait de conduire son véhicule après que ce dernier ait été utilisé par une femme relèverait plus du sexisme que de la radicalisation islamique.

Bad buzz orchestré pour Angot, la folle à Ruquier
Clash violent sur France 2 dans l’émission On n’est pas couché entre la chroniqueuse Christine Angot et l’auteur Sandrine Rousseau. Après avoir quitté le plateau pendant une vingtaine de minutes, la chroniqueuse a provoqué les pleurs de l’invité. La séquence est violente, même indécente, et fait le buzz sur internet. Cette scène semble surtout avoir été orchestrée pour faire remonter les audiences de l’émission phare de France 2.

Les tweets de la semaine
Le Monde des Religions censure un article pour avoir évoqué l’association SOS Chrétien d’Orient. Le 3 octobre, un utilisateur de twitter a signalé au journal que l’association est « d’extrême droite et pro Assad ». Quelques instants plus tard, le journal a retiré l’article tout en présentant ses excuses.

Las Vegas, la piste Daesh ne fait pas recette.
Fusillade meurtrière à Las Vegas dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 octobre. Malgré les revendications de Daesh, le gouvernement américain comme les médias restent perplexes. Pour les médias il faut trouver un nouveau bouc émissaire : le 2e amendement qui érige le port d’arme en droit constitutionnel.

Théorie du genre CitizenGo

Théorie du genre : le bus de CitizenGo chiffonne Libération

Depuis le 3 et jusqu’au 9 octobre, un bus orange, affrété par l’association CitizenGo, sillonne les rues de Paris et de sa banlieue pour alerter le grand public contre la théorie du genre. En mars 2017, l’association HazteOir, membre de CitizenGo, avait mené une opération similaire sur les routes espagnoles. Sur le véhicule, une grande inscription fait parler un enfant « Mon identité n’est pas un jeu ».

Il n’en fallait pas plus, on s’en doute, pour déclencher l’ire d’idéologistes de tout poil. Libé, offusqué, a publié la tribune de syndicats et d’associations pro-LGBT dans son journal du 3 octobre. Il dénonce une infâme « propagande » (sic) et a rebaptisé le bus, « bus de la honte ». On se demande pourquoi cela provoque tant d’émoi chez les adorateurs LGBT selon lesquels cette théorie du genre justement n’existe pas…

L’inversion des valeurs est totale. Rappeler aujourd’hui les réalités de la biologie et de la nature est désormais vu comme un acte de propagande. Naître femme ou homme n’est plus une simple constatation de bon sens devant des idéologues fous qui veulent tout modeler selon leurs désirs, dussent-ils aller contre la nature.

Ces illuminés pourraient prêter à sourire s’ils n’avaient l’appui du gouvernement. Car ce que dénonce CitizenGo, en plus de cette théorie, c’est le fait que certains enseignants tentent de la faire passer dans les écoles, par le biais d’ouvrages complices. Et de fil en aiguille d’en imprégner les mentalités. Certes, comme le fait remarquer Stéphane Duté, de CitizenGo, sur les 800 000 enseignants, seuls 24 000 sont militants LGBT mais il remarque aussi qu’« ils sont à la mode » et font donc subir une pression sur les autres.

La stratégie adoptée par CitizenGo est simple : montrer la réalité dans toute sa nudité : on naît homme ou femme, on ne le devient pas. Refuser de la reconnaître revient à nier la réalité, ce que CitizenGo appelle très justement le « négationnisme LGBT ». Ce qui ne plaît évidemment pas à Libé qui s’étrangle : « Cette stratégie et ces propos montrent une nouvelle fois le projet de société délétère porté par CitizenGo et ses épigones : une société où toutes les outrances verbales sont permises et où les affirmations infondées devraient faire foi face à la réalité des faits (sic), une société qui s’accommode et même défend les stéréotypes sexistes et LGBTphobes qui enferment et stigmatisent au mépris de l’épanouissement des uns, des unes et des autres, une société qui nie l’égalité des droits et le respect des individus. »

Les exemples cités par Stéphane Duté et l’équipe de CitizenGo ne sortent pas de nulle part, comme voudrait le faire croire Libé, mais ont bien été pris dans des ouvrages recommandés par l’Education nationale. Ainsi, dans un manuel Hatier proposant un enseignement moral et civique aux élèves de 4e, on apprend : « Il ne faut pas confondre le sexe qui détermine notre identité biologique et le genre qui est notre identité culturelle. » Ou encore ce livre donné à lire à des élèves de CE1 qui s’intitule « Je veux un zizi ». Et c’est CitizenGo qui ferait de la propagande ?

Roxane Gramond

Article paru dans Présent daté du 7 octobre 2017

Laura et Maurane n’auraient pas dû mourir – par Caroline Parmentier

Laura et Maurane, 20 ans, n’auraient jamais dû mourir sous les coups de couteau d’Ahmed Hanachi, ce migrant multirécidiviste, jamais expulsé, remis en liberté samedi malgré son palmarès, alors qu’il venait d’être à nouveau interpellé pour vol à Lyon. Le fiasco judiciaire et politique est total.

Le parcours et les dernières heures de l’égorgeur de Marseille révèlent les graves défaillances d’un système qui l’a placé sur le chemin de ses deux jeunes victimes. Connu des services de police français depuis 2005, sous huit identités différentes, ce clandestin, passé par l’Italie, vivait en France de vols et de trafics. Vingt-quatre heures avant l’assassinat de Laura et de sa cousine Maurane, il avait été signalé aux autorités préfectorales après un vol à l’étalage à Lyon. Ce signalement – en vue d’une ordonnance de quitter le territoire français immédiatement – a été négligé et perdu « dans le dédale administratif ». Samedi, le tueur qui allait égorger et poignarder deux jeunes filles à la gare de Marseille le lendemain, est donc reparti libre. Libéré à l’issue de sa garde à vue après un « classement de la procédure ». Si les services de la « permanence éloignement » de la préfecture du Rhône (ouverte de 9 heures à 17 heures les samedis, dimanches et jours fériés) avaient fait convenablement leur boulot, Maurane et Laura seraient toujours en vie.

Le tueur était un migrant

Pourquoi le Tunisien Ahmed Hanachi, clandestin et délinquant multirécidiviste, n’avait-il pas été expulsé de France auparavant? Voleur et trafiquant de drogue, Ahmed Hanachi a échappé à plusieurs reprises à une obligation de quitter le territoire. La première fois remonte à 2005 quand il est interpellé à Toulon pour infraction à la législation sur les étrangers. La justice française est actuellement débordée par des cas similaires et n’en vient pas à bout, ce qui est particulièrement rassurant.

Ahmed Hanachi est arrivé par Aprilia en Italie, à 60 kilomètres au sud de Rome, à la faveur d’un passage de migrants, parmi lesquels le djihadiste Anis Amri, auteur du sanglant attentat du marché de Noël de Berlin qui a fait 12 morts et 56 blessés le 19 décembre 2016. Les deux terroristes tunisiens qui circulaient sous une dizaine de noms d’emprunts, ont été en contact en Italie et ont fréquenté la même mosquée de Campoverde dans la banlieue d’Aprilia.

Jeudi, jour des obsèques de Maurane, les parents et les proches sont dévastés par le chagrin et la colère. Plusieurs d’entre eux réclament des explications. Les Scouts et guides de France dont faisait partie Laura, se distinguent tout particulièrement, quant à eux, par leur hommage horripilant et soumis (sans jamais prononcer le mot islam) :

« Elle était fière de la mixité sociale et culturelle de son groupe. Œuvrer pour la paix et le vivre-ensemble était le moteur de son engagement, avec les Scouts et Guides de France ». Surtout, qu’ils continuent comme ça, ils ont tout compris.

Caroline Parmentier

Article publié dans le quotidien Présent daté du 6 octobre 2017

Manuel Valls Islamisme Figaro Magazine

Manuel Valls dans le Figaro Magazine : « L’islamisme, voilà l’ennemi ! »

Figaro Magazine Valls Islamosphère06/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Manuel Valls va encore se faire des amis. « L’islamisme, voilà l’ennemi », tel est le titre donné à l’entretien qu’il a accordé au Figaro Magazine, un numéro déjà comparé à Je suis partout pour avoir fait sa couverture sur « L’Islamosphère » et y dénoncer « les agents d’influence de l’islam » en France. L’ancien premier ministre, qui ne fait pas vraiment partie des amis politiques traditionnels du Figaro Magazine, avait comme anticipé cette polémique :

« Nous sommes aujourd’hui dans une situation grave où, quand on défend les lois et les valeurs de la République, on se fait traiter de “laïcard“, c’est-à-dire de ringard, puis d’“islamophobe“, voire de raciste. […] Au-delà de mon cas personnel, on voit bien qu’une frontière a été franchie, avec la complicité d’une partie de la gauche. »

Manuel Valls estime que l’islam « a toute sa place en France ». De gauche il était, de gauche il demeure. Mais l’incapacité de la gauche « à mettre des mots sur la réalité, par peur de fâcher » et « de s’aliéner une partie de la communauté [musulmane] », l’exaspère :

« Le problème de la gauche, c’est qu’elle n’a pas pensé le monde de l’après 11 septembre, ni la question identitaire. »

Il y réitère ses accusations contre l’« islamogauchisme », représenté, par exemple, par Danièle Obono :

« En mettant sur la même plan des écrits violents de l’Ancien Testament et des prêches d’imams relativisés, on est dans la complaisance coupable. »

Et il désigne explicitement

« ce discours insupportable, qui veut faire des musulmans les “damnés de la terre“, […] relayé par le Bondy Blog, par des tribunes publiées dans Libération »

qui est aussi celui d’Edwy Plenel auquel il réserve un traitement particulier :

« [sa] justification permanente du terrorisme islamiste, [sa] complaisance affichée, c’est purement et simplement une haine de la France »

Un entretien à lire dans son intégralité dans Le Figaro Magazine de cette semaine.

Jallamion A mort le flic

Sébastien Jallamion s’explique sur son livre-choc : A mort le flic !

05/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : En septembre 2014, Sébastien Jallamion, officier de police, publie anonymement sur Facebook une caricature dénonçant le fondamentalisme de l’Etat islamique. De cette affaire va naître une véritable machinerie visant à broyer, attaquer puis évincer ce fonctionnaire de police. A mort le flic !, publié par Riposte laïque, est un récit effrayant qui se lit comme un roman politico-policier. Il s’en explique face à Martial Bild sur TV Libertés.

Code noir

Mensonges sur le Code noir et nouvel esclavage

Etabli par Colbert en 1685, le Code noir précisait le statut civil et pénal des esclaves qui, auparavant, n’en avaient aucun. Il donnait à ces derniers la possibilité de se plaindre auprès des juges locaux de leurs maîtres en cas d’excès ou de mauvais traitement. Autant de faits que nie absolument l’historien Salas-Molins auteur de l’ouvrage Le Code noir ou le calvaire de Canaan. Un livre partisan qui se veut la Bible en matière de dénonciation de l’esclavage et qui a contribué à noircir le portrait de Colbert et à en faire l’homme à abattre de ces nou- veaux moralisateurs. Cet enseignant qui a fricoté un temps avec Dieudonné est impitoyable avec ses détracteurs. Un de ses défenseurs, Robert Badinter a certes chanté ses louanges mais a reconnu au Code noir le mérite de contenir « certains articles qui tendent à protéger l’esclave », et même vu dans ce texte « une tentative illusoire du pouvoir royal pour maîtriser les pratiques esclavagistes » (cf. Le Nouvel Observateur, juin 1987).

Des pratiques que n’ont pas abandonnées certains. C’est le cas notamment d’un pasteur évangéliste nigérian récemment arrêté par la police française en compagnie d’une dizaine de mamas africaines et de jeunes lieutenants chargés de « manager » un cheptel d’une cinquantaine de têtes.

Cet étrange religieux avait mis sur pied un vaste réseau de prostitution en se servant des bandes de passeurs qui prospèrent entre l’Afrique et l’Italie. Il se rendait régulièrement dans un centre pour migrants, faisait son choix parmi de jeunes Nigérianes et les ramenait en France.

Après quelques rituels vaudous assortis de menaces directes sur leurs familles si elles se montraient récalcitrantes, elles allaient exercer le plus vieux métier du monde dans la banlieue de Lyon ou de Montpellier, étroitement surveillées par des mères maquerelles. L’argent qui coulait à flots partait directement au Nigeria par le biais de transfert de fonds communautaires.

Extrait d’un article de Françoise Monestier
paru dans Présent daté du 6 octobre 2017

Prêtre braqué Nantes

Un prêtre braqué à Nantes : « Pour l’instant, on ne parle pas de terrorisme »…

05/10/2017 – NANTES (NOVOpress) : Ce matin, rapporte Ouest France, « un homme a débarqué en pleine messe dans l’église Sainte-Croix, à Nantes, et mis en joue le prêtre » :


Islamisme : l’hebdomadaire Marianne dénonce à son tour la politique de l’autruche

05/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Qui restera-t-il, à part peut-être Libération, pour ne pas s’inquiéter des avancées de l’islamisme ? Marianne, dans son numéro à paraître demain, s’inquiète à son tour de la politique de l’autruche qui prévaut. En Une, le dossier de la semaine, titré : « Ceux qui ne veulent pas voir », et comme surtitre : « L’islamisme avance, le terrorisme frappe partout… » Mais jusque-là, tout va très bien, madame la marquise…

Marianne Couv Islamisme

VA Alexandre Mendel

Alexandre Mendel : « Les islamistes crient victoire. Nous crions : “Paix !“ »

Alexandre Mendel Partition05/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le livre d’Alexandre Mendel, Partition, qui sort dans quelques jours aux éditions de l’Artilleur, fait la une de Valeurs actuelles, qui titre ce matin : « La Conquête islamique ». Comme ça c’est plus clair. Pourquoi « partition » ? Parce « c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition », avait dit François Hollande dans Un président ne doit pas dire ça, le livre d’entretiens de Gérard Davet et Fabrice Lhomme.

« La partition est bien réelle », écrit Valeurs actuelles, avant de citer Alexandre Mendel, qui a cette phrase terrible :

« En 1939, on ne voulait pas mourir pour Dantzig. En 2017, on ne veut pas mourir pour récupérer La Courneuve ! »

« À Trappes, Saint-Denis, ou encore Sevran, la mixité n’est plus la règle, elle est l’exception, écrit Mendel. On enferme ses enfants dans des écoles coraniques, où on leur apprend, à coups de hadiths, à haïr l’Occident et à ne vénérer que l’islam des ancêtres. On ne se marie plus que religieusement, on vit sa polygamie, on répudie les femmes, dans le dos de la République. »

La réalité, c’est que

« il n’y a pas eu de chasse aux djihadistes. Pas d’imams enfermés. Pas de prisonniers de guerre. Les mosquées radicales existent encore. Là où on en perquisitionne (poliment) une, il en pousse deux. Les islamistes crient victoire. Nous crions : “Paix !“ »

Et dire que nous sommes supposés être « en guerre»…

« Y a t-il déjà eu une offensive contre l’islamisation en Seine-Saint-Denis ? A-t-on déjà risqué d’organiser le retour dans la République de villes comme Bondy ou Trappes ? Non. Parce que là où l’islam est devenu majoritaire, on ne peut plus rien. Alors, on laisse faire. On détricote l’histoire. On s’arrange avec la République. On sacrifie de la  laïcité, à la cantine ou au stade. Ici et là. On laisse en réalité les clés des villes à l’islam. »

Quel avenir pour les mosquées radicales ?

05/10/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 20 novembre 2015, une semaine après le massacre du 13 novembre au Bataclan, Saïd Djelleb le président de la communauté musulmane des Indes à Sartrouville expliquait au journal Le Parisien qu’une minute de silence aurait lieu dans sa mosquée. Il voulait dénoncer l’acte barbare pour, je cite : « Montrer la position de [sa] mosquée et éviter que les gens fassent des amalgames ». Fin de citation. Il affirmait aussi vouloir que les jeunes prennent conscience de l’acte et du fait que cela n’a pas sa place chez eux.

Deux ans plus tard, la mosquée de Sartrouville ferme cette semaine, en conséquence d’un arrêté préfectoral a-t-on appris.

Que leur reprochent les autorités ?

Les autorités ont constaté que des propos constituant une provocation à la haine ou à la violence avaient été prononcés le 8 septembre et le 15 septembre dernier. Mais ce n’est pas tout, car la mosquée est sous surveillance depuis quelque temps déjà. Elle est considérée comme, je cite : « Un foyer ancien de l’islamisme radical ». Fin de citation. Mais la salle de prière n’est pas fermée définitivement. Elle est fermée officiellement jusqu’à la fin de l’état d’urgence, c’est à dire jusqu’au 1er novembre 2017…

L’Etat a donc encore et pour l’instant la capacité de fermer les mosquées radicales mais de manière temporaire. En 2016, le gouvernement avait fermé une vingtaine de lieux de culte musulmans.

Quel sera donc l’avenir de ces mosquées radicales ?

Les mosquées radicales ont de beaux jours devant elles. C’est ce que montre l’Observatoire de l’islamisation, dirigé par Joachim Véliocas.

Dans le nouveau projet de loi du 3 octobre 2017, « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme », il apparaît que les mosquées radicales ne pourront pas fermer plus de six mois. Selon l’Observatoire de l’islamisation cela permettrait aux mosquées de faire le ménage. Car il suffirait aux associations de gestion des mosquées de changer l’imam, renouveler le bureau de leur association et de remplacer quelques ouvrages dans leur bibliothèque. Mais pour combien de temps ?

Pire encore, les visites et saisies ne pourront avoir lieu sans la présence de l’occupant à savoir l’imam ou le président de l’association musulmane ou de deux témoins, sur lesquels les policiers n’ont pas autorité.

Eric Zemmour

Eric Zemmour : « Les islamistes sont convaincus de notre lâche faiblesse »

05/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Eric Zemmour, un peu désabusé, commentait ce matin sur RTL l’adoption, deux jours après l’attentat islamiste de Marseille, de la loi antiterroriste par l’Assemblée nationale :

« Tout le monde est content. Content de soi et des autres. Content du rôle joué. Content des phrases qui claquent et des gestes pleins d’emphase ».

S’il note qu’un texte qui « subit en même temps une opposition de droite et de gauche est un texte qui parvient en même temps à concilier la nécessaire sécurité de nos concitoyens avec le respect de nos libertés et de l’État de droit », l’essentiel n’est pas là : « Ce jeu politique est vain et dérisoire. »

« Nos belles âmes nous rabâchent que les terroristes visent notre société de libertés et qu’ils auront gagné quand nous y aurons renoncé pour les combattre. Le sophisme est beau, mais c’est un sophisme qui tue […] Les islamistes ne veulent pas révéler notre force injuste, mais sont convaincus de notre lâche faiblesse”.

Concentration des médias de propagande : M6 rachète 100 % du capital de RTL Group

05/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le CSA a donné son feu vert pour le rachat par M6 de RTL Group pour un montant de 200 millions d’euros. M6 acquiert ainsi les radios RTL, RTL2 et FUN Radio, leur régie publicitaire IP France ainsi que leurs activités Internet RTL Net et RTL Spécial Marketing. Rappelons que le groupe luxembourgeois RTL Group est l’actionnaire principal de M6, à hauteur de 48%.

L’objectif de ce rachat ? Doubler le résultat de RTL. C’est ce qu’a annoncé le patron de M6, Nicolas de Tavernost, qui veut fusionner le monde de la radio, de la télévision et du numérique, contrairement au groupe de Télecom Altice qui rachète, lui aussi des médias de masse.

Ce phénomène de concentration du secteur, guidé par un aspect purement économique, inquiète les journalistes, qui savent que leur travail devra être avant tout rentable et donc conforme au politiquement correct.

Elisabeth Lévy

Les forces du futur ne désarment pas, par Elisabeth Lévy

Causeur Elisabeth LévyEn 2002, dans un louable effort d’unification sémantique, la gauche lyncheuse, en la personne de Daniel Lindenberg, décida d’affubler tous les penseurs qui lui déplaisaient de l’épithète unique de réactionnaire. En 2017, quand des intellectuels critiquent Emmanuel Macron, il décrète qu’ils représentent « le vieux monde » et « n’ont rien produit de renversant », ce qui signifie certainement qu’ils n’ont pas assez co-worké pour team-builder notre start-up nation. La liste de Macron est aussi disparate que celle de Lindenberg. On ne voit pas ce qui permet d’enfermer dans le même sac idéologique Debray, Finkielkraut, Badiou, Onfray et Todd, qui ne pourraient pas prendre un café ensemble, sinon qu’ils déplaisent au président, pour la raison que lui ne leur plaît guère, et qu’ils sont tous, avec d’abyssales dfférences, les heureux héritiers d’un monde ancien : celui de l’écrit.

Du gauchisme culturel au progressisme présidentiel, quelle que soit la lettre épinglée au plastron de l’adversaire, elle est toujours écarlate et le crime toujours le même : il sent le passé – et ça ne sent pas la rose. Quand nous devrions nous efforcer d’arracher nos pieds de la glaise, de rompre avec nos petites habitudes existentielles et d’entrer à pieds joints dans le monde de la fluidité identitaire et de la citoyenneté numérique, des grincheux parlent d’héritage, de dette et de continuité historique. Ça plombe l’ambiance.

Comme on ne peut pas faire disparaître physiquement les réfractaires au nouveau cours, on s’emploie à les effacer symboliquement en les désignant comme de risibles survivances. On somme donc la vieille France (province du « vieux monde ») de consentir à son sacrifice sur l’autel du multiculti radieux, quand on ne lui raconte pas qu’elle n’a jamais existé puisque « nous sommes tous des immigrés ». […]

Heureusement, […] la nation a la vie dure. « Les forces du monde ancien sont toujours là », confie le président au Point. Malgré l’énergie déployée pour lui faire intégrer sa propre indignité, la France d’avant refuse de jeter toute son histoire avec l’eau sale des heures les plus sombres ; elle entend continuer à écrire sa langue avec ses bizarreries et « oignon » avec un « i ». Et elle ne veut pas déboulonner les statues de Colbert, même si cela blesse certains de ses concitoyens que l’on honore l’un des bâtisseurs de notre État en dépit de son rôle actif dans l’esclavage.

Nous devons connaître les ombres autant que les lumières de ceux qui nous ont précédés ; cela ne nous commande pas de les renier ou alors, il faudra interdire Shakespeare et surtout Voltaire qui n’étaient pas blanc-bleu sur le plan de l’antisémitisme. Et ne parlons pas des sexistes qui pullulent dans notre littérature.

De plus, comme le rappelle Alain Finkielkraut, la spécificité de l’Europe n’est pas d’avoir pratiqué l’esclavage, mais de l’avoir aboli.

Tant pis pour ces afféteries historiques et pour quelques statues qu’il faudra abattre, dit-on, afin de ne pas froisser les identités minoritaires. Sur le plateau de Karim Rissouli, sur France 5, Finkielkraut a raconté qu’au King’s College de Londres, il était question de cacher les bustes des fondateurs blancs. Personne n’a moufté, comme si cette inquisition rétrospective était le prix à payer pour guérir les blessures dont nous sommes collectivement coupables.

Le camp progressiste célèbre ainsi à sa façon le centenaire de la grande révolution d’Octobre. Là-bas, on escamotait les sociaux-traîtres des photos ; ici et maintenant, on efface de l’histoire de vieux mâles blancs – morts de surcroît. Conception pour le moins paradoxale du vivre-ensemble que celle qui proclame ainsi : ôte-toi de là que je m’y mette.

Elisabeth Lévy

Extrait de l’éditorial du n° 50 de Causeur daté d’octobre 2017

Alba Ventura

Alba Ventura sur Danièle Obono : « On est entre l’idéologie, la provocation et la bêtise »

04/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Alba Ventura, d’ordinaire mesurée, s’est livrée à une charge violente contre Danièle Obono, ce député de la France insoumise qui a expliqué qu’un chauffeur de bus qui refuse de prendre le volant derrière une collègue féminine, ce n’est pas de la radicalisation, c’est « seulement du sexisme » :

« Bien sûr ! Désolé madame Obono, mais le sexisme c’est considérer qu’une femme n’est pas à sa place. L’intégrisme c’est considérer que Dieu vous interdit de toucher une femme, de lui serrer la main ou de vous asseoir là où elle s’est assise, parce que la femme est jugée impure. Dans le cas du chauffeur de bus, il s’agit bien d’un signe évident de radicalisation. Appelons un chat un chat !

« On a affaire à une spécialiste, a enchaîné AlbaVentura. C’est la même madame Obono qui n’admet pas qu’on lui demande si dire “Vive la France” c’est plus gênant que de dire “Nique la France”. Tenir de tels propos, c’est atterrant, qui plus est de la part d’une députée. On est entre l’idéologie, la provocation et la bêtise. À la France insoumise, ils sont impayables en la matière.

« Prenez les jeunes députés Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis qui parlent de “démocrature” dans le cadre de la loi antiterroriste, autrement dit d’un glissement de la démocratie vers la dictature. Savent-ils ce que c’est une dictature ? On peut désirer très fort que la rue gouverne, sauf que ce n’est pas le cas en démocratie. Là encore que de bêtises. »

« Aussi haut que Raquel Garrido. La porte-parole du parti de Jean-Luc Mélenchon, devenue chroniqueuse télé, se trouvait samedi 30 septembre au Parc des Prince, sans doute en bonne compagnie, peut-être même invitée par sa chaîne, lorsqu’une tribune s’est effondrée à Amiens. Raquel Garrido a tweeté ceci : “J’ai assisté ce soir au match du PSG, événement qui coûte des millions, tandis qu’à Amiens une tribune s’effondre. Cherchez l’erreur”, écrit-elle. Elle fait donc un parallèle alors qu’elle n’y connait rien. Elle parle sans savoir, en oubliant un peu vite que la chaîne pour laquelle elle travaille, qui a longtemps été la chaîne du foot, brasse aussi des millions. Chez les Insoumis, c’est un sacré défilé d’indignité. » !

« Ils devraient se tenir oui. Jean-Luc Mélenchon dit des énormités. Il lui arrive de déraper dans l’agressivité. Mais lui, à la différence de ceux sus-cités, a de la densité politique. Il place la République à un autre niveau que ces gens-là. Il ne va pas essayer de trouver des excuses aux intégristes. Nous ne sommes pas sûr qu’il soit toujours en phase avec ses jeunes troupes. »

« Mais attention. Ils ont parfaitement le droit de penser que le monde est injuste, qu’il faut plus d’impôts pour les riches, que les lois Travail ne sont pas bonnes, qu’il faut nationaliser les banques et qu’il faut une VIe République. C’est ça la démocratie. C’est la fameuse formule de Voltaire : “Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire”. Seulement il y a une différence entre dire ce que l’on pense et dire n’importe quoi. »