Reportage : 12e cérémonie des Bobards d’Or

Bobards d’Or

Il fait très beau en ce lundi 14 juin et les personnes qui patientent pour entrer dans le théâtre du Gymnase ont le sourire. Comme chaque année, rendez-vous était donné par la Fondation Polémia pour dénoncer les mensonges et manipulations médiatiques. Pour cette douzième édition des Bobards d’Or, le théâtre est moins rempli qu’à l’accoutumée du fait du contexte sanitaire qui a imposé une jauge réduite pour la salle.

La cérémonie est présentée par un tandem : Philippe Christèle de la fondation Polémia, et Paul Eparvier qui œuvre de son côté à la réinformation. En l’absence de jury cette année, c’est la doublette de présentateurs qui se charge de présenter les falsifications médiatiques.

Trois thèmes de bobards sont présentés cette année. Le premier concerne les élections américaines, le deuxième aborde le Covid-19 et le dernier la couverture médiatique de la mort de George Floyd. Pour chaque thème, le public doit choisir entre trois candidats. Comme à l’accoutumée, le vote se fait grâce à des cartons de couleurs.

Le premier vote du public distingue le traitement médiatique des élections américaines. Doit-on rappeler que l’ensemble des médias français (et internationaux) ont martelé que les accusations républicaines de manipulation de l’information étaient fantaisistes. Pourtant, le 4 février, le Time publiait un article qui présentait le plan des démocrates pour ravir la Maison-Blanche, un plan qui ressemblait à une belle manipulation électorale coordonnée…

Cette cérémonie est également l’occasion de pointer du doigt les récidivistes du mensonge médiatique.

Sylvain Boulouque, déjà distingué l’an passé, se retrouve à nouveau sous les feux des projecteurs bobardiens. Sur TF1, il avait accusé à tort un proche de Dieudonné d’avoir agressé Alain Finkielkraut. L’AFP, régulièrement pointée pour ses erreurs et distinguée en 2019 pour l’ensemble de son œuvre, est, elle aussi, encore une fois mise en avant pour de nouvelles fausses nouvelles.

Le deuxième prix, « Bobid-19 » (contraction de Bobard et Covid), distingue là aussi l’ensemble des médias français, et plus particulièrement les journaux télévisés de 20 heures de TF1 et France 2.

La dernière catégorie est le « Bobards Live Matter ». L’ensemble des médias est pointé du doigt encore une fois. Ici, c’est l’émotion qui est utilisée à des fins de désinformation, bien que l’existence d’un « racisme systémique » vendu par la presse française ne tienne pas face aux faits, têtus eux ! C’est d’ailleurs cette catégorie qui sera distinguée comme Bobard d’Or.

C’est ensuite Thaïs d’Escufon, ancien porte-parole de Génération identitaire, qui prend la parole pour présenter ses projets et affirmer avec force que la dissolution de son mouvement ne l’empêchera pas de continuer son combat.

Enfin, Jean-Yves Le Gallou conclut la cérémonie en soulignant la « pesanteur » des actualités mise en avant par rapport aux éditions précédentes de la cérémonie, preuve d’un renforcement de la « tyrannie médiatique » et des offensives antinationales et anti-identitaires.

Cette douzième cérémonie est en effet sans doute moins légère que les années précédentes, notamment du fait du contexte général, mais le rendez-vous reste une belle réussite militante et l’œuvre de la Fondation Polémia pour remettre à leur place les manipulateurs médiatiques une œuvre de salubrité publique !

Jean Ernice

Article paru dans Présent daté du 15 juin 2021

Jean Messiha : “Macron chez Zadig : la philosophie du vide” (vidéo]

Jean Messiha

15/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le président a consacré il y a quelques jours une interview fleuve – 20 pages – à un magazine ultraconfidentiel de la bobocratie parisienne répondant au doux nom de Zadig.

Fondé par un ancien directeur du Monde, ce canard était terrain conquis pour Macron. Il a pu s’y livrer à un exercice de « story-telling » qui reflète tant l’excellence du style que l’insignifiance du locataire de l’Elysée.


La « marche des libertés » fait un flop – Enfarinade et jérémiades

farine Mélenchon

Sale semaine pour Jean-Luc Mélenchon. Accusé de complotisme, contesté dans son propre camp, en chute libre dans les sondages, le Lider minimo de La France insoumise comptait sur une « grande mobilisation nationale contre les idées d’extrême droite » pour tenter de se relancer. Las, les manifestations n’ont rassemblé que quelques troupes étiques et les médias n’en ont retenu que « l’enfarinade » du candidat à l’élection présidentielle.

L’extrême gauche, qui aime jouer à se faire peur et à se croire en « résistance », organisait donc, samedi dernier, une série de défilés pour dénoncer la fameuse « menace d’extrême droite » qui est, comme chacun sait, le problème numéro un du quotidien des Français. C’est au départ de la manifestation parisienne, alors qu’il répondait aux questions des médias, que Jean-Luc Mélenchon a été « enfariné » par un individu rapidement écarté par le service d’ordre.

Prenant alors des accents dramatiques, le chef de La France insoumise a déclaré : « Il y a une grande tension. Là, je ne sais pas quel était le motif de me jeter de la farine dessus… C’est vraiment un seuil qui a été franchi. » Puis il a ajouté, avec de mâles accents : « Si vous ne me voyez pas plus ému que ça, c’est parce que ça aurait pu être pire… C’est fait pour intimider… Même si c’est pénible, il ne faut pas reculer. » Un véritable héros de la démocratie !

L’auteur présumé du jet de farine s’est présenté après les faits devant plusieurs journalistes comme un « souverainiste », « très énervé » et qui « ne croit pas au débat ». Il a été interpellé par les forces de l’ordre, ainsi qu’une seconde personne. Placés en garde à vous, ils seront jugés le 7 juillet pour violences sur personne chargée d’une mission de service public et complicité. Jean-Luc Mélenchon n’a pas porté plainte, estimant que c’était à l’Etat de le faire puisqu’il s’agissait d’« une agression contre un droit constitutionnel, celui de manifester ».

Malgré cet ajout inattendu de farine, la pâte gauchiste n’a pas levé et le bilan de la journée de mobilisation n’est guère réjouissant pour les sentinelles de la république en danger.

En effet, lancée par le député « insoumis » Eric Coquerel et le porte-parole de Génération.s Thomas Portes, la « marche des libertés » n’a réuni que 37 000 personnes dans toute la France, dont 9 000 personnes dans la capitale, selon les autorités (150 000 participants dans le pays, dont 70 000 à Paris, selon les organisateurs). Des chiffres qui frisent le ridicule lorsque l’on se rappelle que ce sont plus de cent organisations – de la CGT à l’Unef en passant par Attac, Oxfam, Youth for climate, France Nature Environnement, etc… – qui appelaient à manifester.

Face à cette déroute, on pourrait finir par penser que le bon peuple de France a d’autres préoccupations et d’autres priorités que de participer à une énième pantomime « antifasciste ». On en frémit…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2021

Jean-Yves Le Gallou sur les Bobards d’or : « Même démonté, un bobard reste dans les esprits »

Jean-Yves Le Gallou

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia, réalisé par Boulevard Voltaire. La 12e cérémonie des Bobards d’or se tiendra le 14 juin prochain. Ses prix distinguent chaque année, sur un mode parodique, « les pires mensonges proférés par les médias au nom du politiquement correct ».

Le lundi 14 juin se tiendra la cérémonie des Bobards d’or. Elle promet d’être riche, en raison de l’actualité de cette année…

Oui, ce sera la 12e cérémonie, il y a eu une très belle actualité cette année, avec les bobards autour du Covid, de l’élection américaine avec le débat Trump-Biden, de l’opération Black Lives Matter. Ce sera un peu une nuit américaine ! Il y a beaucoup d’absurdités venues de l’étranger, comme celle du docteur Fauci aux États-Unis qui s’est répandue en France.

Lorsque le pluralisme sera respecté, cette cérémonie des Bobards d’or pourrait-elle s’arrêter ?

Il y a encore beaucoup de marge ! Il y a un certain pluralisme : on peut se réjouir de CNews, Sud Radio et d’un certain nombre de médias alternatifs et dissidents de la pensée politiquement correcte, mais les grands médias dominants restent TF1 et France 2, qui sont de formidables producteurs de bobards comme celui du Lancet, lancé à partir d’une étude bidonnée. L’AFP est également très productive en bobards.

L’AFP est très souvent nommée alors qu’elle est censée produire des dépêches et de l’info pure et dure.

Oui, elle est nommée presque tous les ans et remporte souvent un titre. Cette année, ils ont un très beau bobard : il y a quelques mois, aux États-Unis, il y a eu une tuerie de masse et l’AFP a titré « Le tueur blanc ». Or, il s’agissait d’un musulman islamiste syrien.

Quel est le but des Bobards d’or ? Est-ce de dénoncer l’intégralité d’un système ?

Les bobards sont systémiques. Lorsqu’on me demande qui est le mieux placé pour remporter le Bobard d’or, je ne peux pas vraiment répondre, car le bobard a été colporté par tout le monde.
Par exemple, dans l’annonce de l’assaut meurtrier du Capitole avec cinq morts, tous les médias on répété ce chiffre. En fait, il y a eu une manifestante tuée par un garde, les quatre autres ne sont pas morts dans les faits du Capitole. Un policier est mort quelques jours après d’un AVC, sans rapport avec l’événement.
Ce qui est grave, avec le bobard, c’est que même démonté, il reste dans les esprits et dans les salles de rédaction qui le reproduisent à l’infini.

Cette cérémonie sera-t-elle ouverte au public ?

Oui elle est ouverte au public, et il votera. C’est le public qui élit les Bobards d’or, d’argent ou de bronze par catégorie.
La cérémonie se déroulera dans le très beau théâtre du Gymnase et nous avons une jauge de deux tiers. C’est tout de même bien, de pouvoir se retrouver et de faire une cérémonie en « présentiel ».

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

“Trop d’immigration, trop de violence”, les militants du Rassemblement National disent leur “ras-le-bol”

Jordan Bardella

“Trop d’immigration, trop de violence”: Lucien Félicité, militant de longue date au Rassemblement national, est venu samedi en Seine-et-Marne applaudir la tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France, Jordan Bardella, qui a dénoncé avec force l’insécurité et la “barbarie” grandissantes à ses yeux.

Il s’agissait de l’unique grand meeting du parti d’extrême droite en France, contraint par la crise sanitaire ainsi que des finances dans le rouge, pour les élections régionales et départementales des 20 et 27 juin prochains.

Candidat aux départementales à Vigneux-sur-Seine (Essonne), en binôme avec l’ancienne suppléante de Nicolas Dupont-Aignan, Lisa Haddad, Lucien Félicité n’en peut plus des rodéos urbains dans sa ville, où “tous les voilés ont voté” pour le maire l’an dernier parce qu’il “va agrandir la mosquée”, avance-t-il.

“On espère que ça va changer. Il y a trop d’immigration, trop de violence, ça n’existait pas comme ça avant”, ajoute ce militant au RN depuis 32 ans, technicien à la mairie de Paris.

Sa fille a déchiré son affiche près de l’école en disant “on se tape la honte”. “Mais pourquoi je serais facho ?”, demande-t-il en précisant qu’il vient de la Réunion.

“Il n’y a plus de mélanges, que des clans, des communautés”, dit M. Félicité, qui trouve que le polémiste Eric Zemmour “a raison: c’est le grand remplacement dans le RER, on ne va plus être français”.

Il trouverait “logique” que les jeunes “dans les cités, qui brûlent le drapeau, retournent dans leur pays”. “Il y en a ras-le-bol”, abonde sa voisine Suzanne.

Pour lire la suite, c’est ici !

Requiem pour un front (républicain)

front républicain

La maçonnerie républicaine n’est plus ce qu’elle était et le mur qu’elle se plaisait depuis des années à construire collectivement face au mouvement national, pour empêcher celui-ci d’accéder aux responsabilités politiques locales comme nationales, est semble-t-il en voie de s’écrouler. C’est en tout cas ce que pense Le Monde, le journal de référence (des profs de gauche), qui tire la sonnette d’alarme dans un long article angoissé.

Selon l’autre quotidien du soir, c’est à la préfecture de Cahors que le drame se serait noué lorsque le maire socialiste de la ville, Jean-Marc Vayssouze-Faure, évoquant les élections régionales des 20 et 27 juin, aurait demandé au président de la République quelle serait la consigne de l’Elysée aux troupes de La République en marche (LRM) au soir du premier tour en cas de risque de victoire du Rassemblement national (RN).

« Je demanderai aux forces républicaines de se tenir ensemble », aurait alors répondu Emmanuel Macron. Jusque-là, rien de nouveau ni de préoccupant pour les adeptes du sauvetage de la démocratie par les alliances contre nature et la prise en otage des élections. Mais le chef de l’Etat aurait refusé de préciser si cela se traduirait par un retrait pur et simple des listes de la majorité, se contentant d’affirmer qu’il « prendrait la mesure de la situation le moment venu ». D’où l’inquiétude naissante quant à l’avenir du « front républicain » que certains observateurs déclarent déjà mort et enterré. Une anxiété d’autant plus importante que le Rassemblement national est donné en tête par les sondages dans six régions métropolitaines sur treize… Les digues qui permettaient aux co-responsables de la catastrophe, de droite comme de gauche, de se maintenir aux (bonnes) affaires malgré la pression populiste vont-elles céder ?

Petits arrangements entre amis

Face à cette horrifique perspective, l’entourage d’Emmanuel Macron affirme qu’il faut « réinventer » le front républicain et avance l’idée d’une « fusion technique » au second tour entre les opposants au RN, plutôt que l’hypothèse d’un retrait qui pourrait signer l’effacement du jeune parti présidentiel en mal d’existence locale.

Les macronistes parlent donc désormais d’un « rassemblement républicain » au second tour qui verrait le « parti républicain » (le RN, malgré tous ses efforts de normalisation et de « dédiabolisation » n’étant toujours pas considéré comme tel…) arrivé en tête intégrer différents candidats des autres listes « républicaines » qualifiées, démontrant ainsi au passage le caractère parfaitement interchangeable de tous les représentants des formations du système.

Cette nouvelle émétique tambouille électoraliste parviendra-t-elle une fois encore à sauver la peau usée des gérants de la décadence française et à entraver l’expression populaire de ceux qui croient, à tort ou à raison, au sursaut national grâce au parti de Marine Le Pen ? Réponse dans quelques jours désormais…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 11 juin 2021

Ils intimident, ils censurent, ils appellent au boycott… Ceux qui veulent nous faire taire

Grégory Roose : « On assiste à un basculement idéologique au sein des médias »

Grégory Roose

Grégory Roose, qui vient de publier un ouvrage, Journal d’un remplacé (en accès libre ici), décrypte l’affaire Papacito-Mélenchon. Quelle leçon tirer de ce psychodrame en trois actes, puisque même l’ancienne présidente du Brésil a apporté son soutien dans un tweet à Jean-Luc Mélenchon ? L’occasion d’évoquer, avec lui, ce qu’on appelle le Grand Remplacement ainsi que l’évolution de notre société et sa bulle médiatique.

Vous publiez Journal d’un remplacé en autoédition. Pourquoi ce journal, et en quoi êtes-vous un remplacé ?

J’ai écrit ce journal pendant deux ans, il est en libre accès sur mon site Internet. L’objectif est de montrer des exemples de Grand Remplacement et de Petit Remplacement à ceux qui nous opposent que le Grand Remplacement n’existe pas et est un fantasme d’extrême droite. Dans ce livre, je parle aussi beaucoup d’écologie, de la médiacratie, de la famille décomposée, du survivre ensemble… L’idée est de montrer en quoi toute la sphère idéologique progressiste qui nous fait croire que le monde change rapidement n’est pas vraiment sur la réalité du terrain. J’apporte des contre-exemples argumentés pour que les lecteurs puissent avoir des arguments de poids.

Un remplacement existe et se fait de manière progressive. Jean-Luc Mélenchon parle, lui, d’un métissage. Gauche et droite ont une appréciation différente de ce phénomène.

Jean-Luc Mélenchon est dans l’excès et prends le contre-pied en faisant ce genre de sortie comme avant les dernières présidentielles. Il ne refuse pas ce Grand Remplacement. C’est un constat, il suffit de se promener dans les villes de France pour s’en rendre compte, mais lui appelle ceci « le grand métissage ». Il n’a pas compris qu’il n’y aura pas de métissage à grande échelle, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire dans les spots publicitaires ou dans les médias. Le métissage n’est qu’une version partielle de ce qui se passe. Les gens vont vivre les uns en face des autres, les uns à côté des autres. Oui, une partie de la population venue d’ailleurs s’installe sur le territoire national et une autre partie indigène sera de moins en moins nombreuse, car on ne fait pas assez d’enfants, la démographie est en berne. Si nous sommes en face de personnes qui ont beaucoup plus d’enfants, à l’échelle de cent ans, c’est mathématique, il y aura une substitution de population.

Que révèle la récente polémique concernant les propos de Jean-Luc Mélenchon auxquels a réagi Papacito en vidéo. Une vidéo à laquelle l’ancienne présidente du Brésil Dilma Rousseff a répondu par un tweet de soutien à Jean-Luc Mélenchon.

Il y a là un bel exemple de l’effet papillon. À force de vouloir chercher le buzz pour exister médiatiquement, Jean-Luc Mélenchon est allé un peu trop loin et ne maîtrise plus l’art du buzz. Papacito l’a bien compris et a fait sortir cette vidéo au bon moment pour se faire connaître. Il s’est servi de ses adversaires idéologiques pour exister sur la scène médiatique.

Sur le fond, nous sommes davantage sur la dictature de l’émotion que sur le raisonnement à froid. Dans un monde normal, cela ne devrait pas exister et être relayé par les médias. Or, les médias sont avides de ce genre de choses pour pouvoir exister. Avec cette rivalité qui existe sur les réseaux sociaux, il faut aller de plus en plus vite et montrer des choses de plus en plus choquantes.

Revenir sur le fond et réagir à froid est précieux, c’est pour cela que la presse écrite existe.

Selon vous, tous les canaux culturels et d’information sont-ils dominés par la gauche ?

On assiste à un basculement idéologique, non pas au sein de la population générale, mais dans les médias qui sentent se fissurer cette bulle médiatique et métapolitique qu’ils maîtrisent.

Nos idées commencent à percer dans les grands médias progressistes, mais il va falloir maintenant un homme ou une femme politique qui soit soulevé par cette vague d’idées qui arrivent de manière décomplexée et les porte de manière ferme et assumée.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

I-Média – Zemmour candidat, la vraie gifle pour Macron ?

I-média zemmour candidat

11/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Zemmour candidat : ça se précise !

Dans un long entretien accordé au média Livre Noir, Éric Zemmour a évoqué de manière encore plus précise sa possible candidature à la présidence de la République. Ses déclarations ont mis en émoi les journalistes français.


Entreprises et entrepreneurs enracinés – colloque de l’Institut Iliade [vidéo]

Colloque Iliade économie

11/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Samedi 29 mai 2021 au VIIIème colloque de l’Institut Iliade, deuxième table ronde autour du thème suivant : “Entreprises et entrepreneurs enracinés”.

Avec Charles Beigbeder, Véronique Monvoisin et Élisabeth Lefebvre. Animée par Romain Petitjean.


« Faire barrage ». Le bilan du « front républicain » : chaos migratoire et sécuritaire, par Jean-Yves Le Gallou

barrage front républicain

En France, la classe politique est composée de castors : de La France insoumise à l’état-major des Républicains, en passant par LREM, il s’agit de « faire barrage ». « Barrage au Rassemblement national » pour Larcher, Pécresse, Jacob et autres Muselier. Chez les macronistes, on va encore plus loin en affirmant : « L’ennemi à abattre, c’est le Rassemblement national. »
Un discours qui n’a rien de nouveau : il dure depuis quarante ans ! Avec pour résultat le chaos migratoire et le chaos sécuritaire. Explications.

Des victoires importantes… jusqu’à l’affaire Oussekine

Les questions d’insécurité et d’immigration sont entrées dans l’actualité au début des années 1980. Elles marquèrent fortement trois élections : les municipales de 1983, avec l’effondrement de la gauche et la première percée du Front national à Dreux et à Paris ; les européennes de 1984 avec l’arrivée de dix élus FN au Parlement européen ; les législatives de 1986 avec une majorité RPR-UDF et en même temps l’existence d’un groupe FN de 35 députés. Deux forces qui avaient rassemblé plus de 55 % des suffrages sur des programmes assez proches de contrôle strict de l’immigration, de refonte radicale du Code de la nationalité et de réforme sécuritaire du Code pénal.

La mise en œuvre de ce programme fut sabotée par François Mitterrand et interrompu par l’affaire Malik Oussekine, gigantesque opération de diabolisation du gouvernement Chirac.

La naissance du « front républicain »

L’occasion d’agir pour la France ne se représenta plus car les lobbys idéologiques et les médias œuvrèrent pour imposer à la droite classique un « front républicain ». En clair ne jamais passer le moindre accord avec le Front national, ce qui revenait à retrancher du débat démocratique 15 % de l’électorat, 30 % à 40 % dans certaines communes urbaines. Bref, un crime politique contre la démocratie.

Les conséquences en ont été considérables :

– un affaiblissement du bloc de droite coupé en deux alors que la gauche restait globalement unie (écologistes de circonstance compris) ;
– un gauchissement et une « désidentarisation » de la droite classique coupée de son aile droite et vivant sous la terreur de la diabolisation ;
– la promotion des « antifas » et de l’extrême gauche exerçant un rôle de chien de garde du système en contribuant par leurs attaques violentes à renforcer cette situation ;
– et surtout le Grand Remplacement électoral des Français de souche sortis du jeu (25 % à 35 % dans les banlieues) par des immigrés communautarisés et supplantés par des électeurs issus de l’immigration.

Le paradigme de Mantes-la-Jolie : la naissance de « l’islamo-droitisme »

Au départ, Pierre Bédier – maire de Mante-la-Jolie de 1995 à 2005 – est un jeune loup de la droite chiraquienne avec un électorat français de souche hostile à l’immigration.

La mise en place du cordon sanitaire le prive d’une partie de cet électorat.

Pour compenser cette perte, il se tourne vers la communauté turque dont il acquiert les votes à coups de subventions pour des mosquées, des centres culturels, des clubs de sport. C’est la naissance de « l’islamo-droitisme » présent dans toutes les banlieues et fonctionnant selon les mêmes ressorts que l’islamo-gauchisme : le clientélisme. Avec une justification politique : si le Front national est le mal absolu, alors tous les autres sont des alliés possibles. Les stratèges de l’islamisme profiteront pleinement de cette démarche antinationale.

Le résultat est là : les associations « antiracistes » et immigrationnistes croulent sous les subventions que les élus de droite accordent avec une grande générosité en les considérant comme une sorte de police d’assurance ; les villes se couvrent de grandes mosquées dont beaucoup sont les foyers d’un islam de plus en plus radical ; les élus achètent la paix sociale (et électorale) en déléguant une partie du pouvoir local aux chefs de bandes.

Quarante ans plus tard, le constat est édifiant : c’est le chaos migratoire, avec une immigration dont le flux d’entrée a augmenté de 50 % à chaque décennie ; avec, pour conséquence, le chaos sécuritaire dans la mesure où il y a – c’est un fait – une sur délinquance systémique de l’immigration.

Mariani et Zemmour : pour en finir avec le front républicain ?

Le mettre en échec : c’est le rôle dévolu à Mariani s’il parvient à remporter la région PACA malgré la coalition de tous les autres qui se dessine pour le deuxième tour.
C’est aussi tout l’enjeu d’une possible candidature Zemmour à la présidentielle.

Renverser l’échiquier de la partie mille fois jouée, front républicain contre Front national. En structurant à côté du Rassemblement national un électorat aujourd’hui orphelin de souverainistes, de LR de droite trahis par les marionnettes qui les gouvernent et d’abstentionnistes déçus de l’offre politique. Une force émergente qui pourrait s’allier ensuite au RN et permettre enfin une recomposition politique mortelle pour le front républicain.

Jean-Yves Le Gallou

Texte daté du 8 juin 2021 et repris du site Polémia

Témoignage choc – «Plan d’assaut d’urgence»: le «rouleau compresseur» du GIGN face aux Kouachi [vidéo]

GIGN

10/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Que faire, face à deux djihadistes barricadés avec un otage et armés de kalashnikovs?

Ce scénario, Romain Agure l’a vécu le 9 janvier 2015, deux jours après le massacre de Charlie Hebdo. À l’issue d’une traque de près de quarante-huit heures, les gendarmes d’élite du GIGN assiègent les frères Kouachi, les deux terroristes réfugiés dans une imprimerie à Dammartin-en-Goële (77).

Avec le témoignage de cet ex-opérationnel, nous entrons dans le «rouleau compresseur» des unités d’élite.


Prolongation du masque en extérieur, pourquoi?

Covid masques

Le pouvoir vient d’annoncer que l’obligation de porter le masque à l’extérieur était prolongée au mois de juin. Or, une chose est absolument certaine dans cette crise sanitaire: le port du masque en extérieur est inutile (contrairement à ce qu’il en est dans les transports ou dans les lieux fermés). Toutes les études réalisées à ce sujet le prouvent sans ambiguïté et confirment une intuition de bon sens. En outre, dans tous les pays européens, le niveau des contaminations et des décès annoncés s’effondre, sans doute en grande partie pour des raisons saisonnières.

Alors, pourquoi maintenir en France l’obligation du masque dehors.

4 raisons au moins, qui en disent long sur l’état d’esprit des dirigeants:

– Faire semblant de maîtriser des choses qu’ils ne maîtrisent absolument pas et préserver l’idée folle qu’une politique est à la source de l’amélioration constatée en espérant en tirer profit dans les sondages et dans les urnes;
– Tenter de faire oublier, en versant dans l’excès inverse que pendant plus de trois mois, au pic de l’épidémie et des morts (février mars et avril 2020), ils ont martelé frénétiquement que le masque ne servait à rien (y compris dans les lieux fermés et les transports);
– Ne pas lâcher la bride sur le pays, prolonger une sensation d’autoritarisme – de même que le couvre-feu de 21 H – dans le style coup de menton permanent, par compensation du chaos quotidien (violence endémique, agressions contre la police, trafics, fragmentation communautariste).
– Enfin préserver cette sensation rassurante pour eux qu’une foule masquée est soumise. On ne lit pas la colère sur des visages recouverts et le masque fait office de bâillon comme si le bout de tissu que les Français sont obligés de porter dans la rue, sur les chemins de campagne ou sur les plages étaient une manière de les faire taire. Une foule anonyme, privée de visage, ressemble à un cheptel obéissant.

A noter d’ailleurs que dans la classe politico-médiatique, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses, personne ou presque ne moufte au sujet de cette atteinte à la liberté.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Macron – Giflé par le réel

Macron Gifle

Drame et émoi national ! Lors d’un déplacement dans la Drôme, le président de la République a été souffleté par un individu immédiatement maîtrisé par le service de sécurité. Si cet incident est évidemment regrettable et condamnable, il a donné lieu à un véritable raz de marée de réactions plus outrées et délirantes les unes que les autres, démontrant une fois de plus l’écart abyssal existant entre la vie quotidienne des Français et celle, totalement hors sol, des prétendues « élites » hexagonales.

En effet, dans un pays où chaque jour des anonymes innocents tombent sous les coups de la racaille, où les attaques terroristes se multiplient, où l’on peut être lynché et massacré pour une cigarette refusée ou un regard mal interprété, où des jeunes mineurs s’entretuent à coups de barre de fer et où des policiers se font attaquer à chaque intervention quand ils ne se font pas tirer dessus, cette simple gifle assénée à une personnalité sensément « intouchable » semble avoir soudain fait prendre conscience aux médias comme aux politiques de la réalité concrète de la « violence », même très relative en l’occurrence. Tout à coup, la dite violence, l’ensauvagement de la société, ne sont plus des « fantasmes d’extrême-droite », les fruits d’un vague « sentiment sécurité » exprimé par un populo toujours en train de se plaindre et de de râler mais quelque chose de bien tangible qui peut atteindre même les plus privilégiés, même les plus haut placés, même les plus protégés ! Horreur et damnation ! Stupeur et tremblements ! D’où l’incroyable branle-le-bas de combat qui a suivi l’incident et l’invraisemblable surenchère de commentaires scandalisés et de condamnations sentencieuses qui ont, pour nombre d’entre elles, largement dépassé le stade du ridicule. A titre d’exemple, on pourra citer l’ineffable BHL qui n’a pas hésité à évoquer, en vrac, l’attentat du Petit Clamart et les chemises noires mussoliniennes, tandis que Jean-Luc Mélenchon –qui semble décidé à s’enfoncer chaque jour davantage dans le marécage du grotesque – affirmait que cet acte était la réalisation de ses prédictions et la démonstration du passage à l’acte des « violents ».

Pour tous ces doctes messieurs donc, quand des migrants frappent au couteau des passants au hasard dans la rue, c’est un regrettable fait divers ; quand un policier est tué à bout portant par un dealer, c’est le risque professionnel et quand une gamine est violée en groupe dans une cave, c’est le cri de détresse affective et sociale d’une population en difficulté d’intégration. Par contre, une petite gifle donnée au Président (ou à tout autre représentant des « élites »), c’est un atroce et abominable attentat, révélateur de l’insupportable violence de notre société ! C’est même carrément l’ombre du « fâââscisme » qui s’étend sur notre pays et contre laquelle il faut se mobiliser avec la plus grande vigueur et de toute urgence !

Force est ainsi de constater que, face à la violence comme face à beaucoup d’autres phénomènes, l’égalité proclamée à tout bout de champ par le discours républicain n’est qu’une pure fiction qui ne trompe désormais que les plus naïfs.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 9 juin 2021