Quand Rachel Kéké, nouveau député Nupes, partageait Fdesouche et Marine Le Pen sur son compte Facebook

Ni justice laxiste, ni État policier : la solution de l’identité !, par Clément Martin (Les Identitaires)

justice police

Le 4 juin dernier, des policiers ouvraient le feu sur une voiture dont le conducteur refusait d’obtempérer à un contrôle pour défaut du port de la ceinture de sécurité. L’homme de 38 ans, qui a plus de 80 mentions à son casier judiciaire, en sort grièvement blessé. Malheureusement, la passagère avant, âgée de 21 ans, est décédée d’une balle dans la tête.

Comme d’habitude, le récit médiatique est binaire : selon son bord politique, on est sommé de soutenir ou de condamner la police, sans poursuivre plus loin l’analyse.

Mais un tel réflexe doit être abandonné si l’on souhaite que la France renoue avec l’ordre et la liberté, et non pas l’un ou l’autre.

L’archipel français comme champ de bataille des tribus politiques

Bien souvent, lors de ce genre d’affaires, le discours médiatique est segmenté en deux : chaque récit s’adresse à une partie de la société archipellisée qu’est la France. Selon qu’on soit de la tribu de gauche (multiculturaliste et pseudo-libertaire) ou de la tribu de droite (assimilatrice et sécuritaire), on peut donc facilement trouver une interprétation politique des faits qui conforte sa vision du monde. Pour la tribu de gauche, cette affaire révèle bien évidemment l’impunité et la culture de l’ultraviolence de la police. Celle-ci, motivée par sa toute-puissance et par ses biais systémiques (dans le cas présent, le racisme) se permet de tirer gratuitement sur un individu, causant la mort d’une innocente. Soutenir la police, c’est préparer la dictature fasciste. Pour la tribu de droite, l’analyse est complètement différente : acculés, les policiers n’ont eu d’autre choix que de faire usage de la force létale pour faire respecter l’ordre. Certes, la mort d’une innocente est regrettable, mais c’est le prix à payer pour que les criminels ne prennent pas le contrôle de nos rues. Sans cela, c’est l’anarchie qui guette.

Chacun accuse l’autre de présenter une version tronquée des faits, de manipuler l’information et de préparer par son discours la mise en place d’un pouvoir tyrannique en France. Il semble impossible de proposer une analyse qui serait libérée de ces entraves partisanes.

L’anarcho-tyrannie comme synthèse des violences

D’une certaine façon, les deux tribus ont raison et les deux tribus ont tort : d’un côté, les années récentes ont démontré à quel point la répression policière en France devenait endémique (écrasement brutal des mouvements populaires tels que les Gilets jaunes, application zélée des mesures sanitaires liberticides, bavures récurrentes). Le phénomène est bien documenté aux États-Unis, où l’on assiste à une véritable « militarisation » de la police, dans son équipement, ses méthodes ou sa culture. De l’autre côté, il est certain que, dans le même temps, l’atmosphère française devient baignée par la violence et l’insécurité au quotidien : année après année, ce sont des rues, puis des quartiers et parfois certaines villes qui deviennent impossibles à fréquenter selon l’heure, selon qu’on soit un « Gaulois » ou selon qu’on soit une femme. L’ensauvagement causé par l’immigration et le laxisme judiciaire semble inarrêtable, la domination des caïds se conjuguant très bien à celle des imams et des leaders politiques. Les deux formes de violence sont donc bien réelles. S’agit-il alors de devoir en choisir une plutôt qu’une autre ? Non, il s’agit au contraire de révéler le phénomène commun aux deux pour s’en débarrasser. Refuser l’État policier comme l’anarchie de l’insécurité.

Ni dictature, ni anarchie : l’identité

L’origine commune de ces violences, c’est bien entendu l’immigration délirante qui inonde notre continent depuis près de 50 ans. Elle transforme nos rues en pistes de rodéo, nos trottoirs en péages féodaux pour celui qui croiserait la route d’un racketteur en puissance et nos rames de métro en cours des miracles mobile. En réaction, les forces de police ont recours à des méthodes plus expéditives et à une hausse de leur niveau d’agressivité : le niveau de violence moyen augmentant, il est requis qu’ils deviennent de plus en plus prêts à faire preuve de leur violence pour faire respecter la loi. Mais le problème réside justement dans les moyennes : mécaniquement, les populations les plus honnêtes feront régulièrement les frais de ce recours à la violence de l’État, calibré pour des populations criminogènes. Rapidement, les forces de l’ordre censées punir les délinquants et criminels et garantir la sérénité des citoyens honnêtes se retrouvent à tyranniser ces derniers et à faire preuve de complaisance envers les éléments les plus perturbateurs.

Alors que chacune des deux tribus est motivée par une intuition saine (éviter une dictature policière et se prémunir d’une tyrannie des criminels), elles travaillent, main dans la main, sans le savoir, à la mise en place d’une anarcho-tyrannie qui additionne les deux dystopies en une, et ce par leur refus de mettre un terme à l’immigration.

Afin de discipliner des populations incapables de se plier aux règles d’une société européenne, on amoindrit les libertés et on compte les innocents, qui tombent sous les feux croisés des forces de l’ordre et des bandes criminelles.

Cette situation ne peut plus durer. La remigration, c’est à la fois le refus de l’État liberticide et de la sauvagerie. C’est l’horizon politique de ceux qui chérissent l’ordre autant que la liberté. C’est l’arrêt de la tiers-mondisation de l’Europe et le retour à la civilisation européenne.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Le profond murmure », le discours magistral de Renaud Camus prononcé à l’occasion du colloque « Restaurer le politique : identité, souveraineté, sacré » vient d’être publié

RN : une vague historique !

Marine le pen

Il était à peu prêt certain que le RN parviendrait à constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale, force est de constater que l’objectif est purement et simplement dépassé. Avec une prévision de 85 députés ( à 22h ce dimanche soir), le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella signe et de très loin sa plus large victoire à une élection nationale. Si tous les députés sortants sont réélus, le parti à la flamme voit aussi arriver des dizaines de nouveaux élus nationaux. Face à une campagne fantôme de la majorité et à une bataille très agressive de la Nupes, le RN a opposé une campagne de terrain, enracinée dans des territoires qui sont passés très largement dans le « camp national ».

Dans certains départements, ce fut un raz-de-marée : en Vaucluse, quatre circonscriptions sur cinq sont tombées dans l’escarcelle du RN, dans l’Aisne, trois sur cinq, dans le Lot-et-Garonne, deux sur trois… Des hauts cadres du parti comme Edwige Diaz, Laurent Jacobelli et Julien Odoul entrent à l’Assemblée. Dans le sud, l’ancien suppléant de Marion Maréchal, Hervé de Lépinau, a gagné. Dans le Gard, c’est l’ancien zemmouriste Pierre Meurin qui a été élu. En Haute-Marne, l’ancien numéro deux de Via, allié de Reconquête, Christophe Bentz est lui aussi passé. Les deux anciens transfuges de Nicolas Dupont-Aignan (lui aussi réélu), Jean-Philippe Tanguy et Alexandre Loubet, ont été élus de même que l’ancien journaliste Philippe Ballard. En Nouvelle-Aquitaine, au moins cinq circonscriptions ont été gagné par des députés patriotes. Le RN parvient même à faire élire une députée en Île-de-France. Voilà les chiffres non exhaustifs de ce début de soirée. L’autre chiffre qui fait office d’avertissement sans frais : une abstention record qui a contribué à rendre ce scrutin incertain.

« C’est un score historique, nous allons pouvoir entrer à l’Assemblée nationale avec un groupe très puissant et efficace pour défendre les Français », se réjouissait Marine Le Pen sur Cnews peu avant 22h.

A vrai dire, le RN a gagné beaucoup plus qu’un groupe. Derrière une victoire de façade de la Nupes, la gauche est en net recul et on a bien du mal à imaginer comment ces différents partis, alliés de circonstance, pourront siéger ensemble au sein d’un même groupe. Les LR quant à eux risquent de céder en partie aux sirènes de la majorité qui n’est plus que relative. Dans les mois à venir, il est possible de voir un RN premier groupe d’opposition à l’Assemblée Nationale. Un groupe qui sera présidé par Marine Le Pen, réélue largement dans le Nord avec plus de 64 % des voix. L’autre leçon, c’est l’explosion du front républicain, l’éclatement du plafond de verre, le balayage du barrage, tous ces artifices préservés pendant plusieurs décennies ébranlés ces dernières années ont été ventilés. « Avec ces dizaines de députés de cœur et de convictions, vous aurez la certitude de voir vos idées défendues au Parlement. » a annoncé Marine Le Pen depuis Hénin-Beaumont. Dans tous les cas, entre Mélenchon et elle, ce furent deux salles, deux ambiances. La première appelle au rassemblement et le deuxième à la Révolution. Comme si l’extrémisme avait brutalement fini de changer de couleur.

Marc Eynaud

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La Macronie et NUPES, une même vision du monde ?

macron

Sous réserve que le capitalisme mondialiste de la Macronie ne froisse, un jour ou l’autre, une bonne partie des électeurs de Mélenchon – car il est vrai que la PMA, la GPA et le mariage pour tous ne sont guère halal -, il s’avère néanmoins que nous décelons chez les deux finalistes aux élections législatives des accointances troublantes.
Par Laurence Maugest, essayiste.

Le mépris des Français de souche et notamment de ceux issus de la France périphérique

« Il n’y a pas de culture française » déclarait en février 2017 le futur président de la France.

Qu’il y a-t-il de plus humiliant pour un peuple d’apprendre, par celui qui s’apprête à le gouverner, qu’il n’a pas de culture ?

Macron, grand défenseur de l’Union Européenne et de ses arcanes, machines à gaz qui sécrètent les dictats qui rendent fous les agriculteurs, les pêcheurs et bien d’autres corps de métier, ne s’adresse en définitive, qu’aux personnes qui réussissent financièrement.

Ses interlocuteurs de prédilection sont les « entrepreneurs innovants » et, d’une façon générale, les personnes possédant des portefeuilles conséquents.

Ainsi, le locataire reconduit à l’Elysée ignore la majorité des Français. En fait, cet oubli n’est que mépris insupportable.

En définitive, Mélenchon, en privilégiant les personnes issues de l’immigration, son nouvel électorat, prolétariat multi couleurs de substitution, qu’il appelle de ses vœux, affiche, lui aussi, un mépris acide pour la « France périphérique » (les petits blancs qui souffrent beaucoup essentiellement en zones rurales). En juin 2018, ce dernier a été très clair sur ce sujet, en affirmant qu’il lui est impossible de vivre dans la campagne normande, entouré que de blond aux yeux bleus. CQFD, Oui, Macron et Mélenchon ont en commun le mépris de la majorité des Français.

Le dégoût de la nature et son reniement

La campagne récente mise en place par le gouvernement afin de banaliser l’homosexualité est un nouveau point d’orgue de ce prosélytisme.

Ce prosélytisme, ou Macron et Mélenchon se retrouvent allègrement et qui reçoit si peu de résistance, va jusqu’à remettre en cause l’hétérosexualité.

Cela ne semble poser aucune question. Ces rassemblements de la grande tolérance se multiplient dans les villes. Cortèges, qui ne sont, contrairement aux manifestations contre le mariage pour tous ou contre la PMA, jamais troublés par des interventions extérieures. Est-ce du mauvais esprit que de subodorer que, lors de « ces jours arc-en-ciel », les sectaires sont dans les cortèges ?

Remettre en cause l’hétérosexualité se résume à nier l’état naturel des choses. L’hétérosexualité sert, tout simplement, la perpétuation des espèces. L’homosexualité, par son caractère minoritaire et particulier, a eu, sans doute, un rôle dans l’histoire des sociétés. Les écrivains, les artistes homosexuels le prouvent. Il nous faut parler au passé, car la banalisation de l’homosexualité est en train d’écraser sa singularité.

En niant la réalité de l’état naturel des choses, les gouvernements et les instances internationales nuisent aux peuples qu’ils sont censés protéger. La mode du transgenre tente à le prouver actuellement en provoquant un tôt de suicide important chez les personnes ayant franchi le cap irrémédiable du changement de sexe.

Nier les réalités de la force de la nature revient à rejeter sa raison d’être qui a permis l’apparition et la continuation de la vie. Ce miracle quotidien qui impose les questions de la transcendance, du sens de la vie et de l’idée d’un Dieu.

Pour lire la suite, c’est ici !

Après les élections présidentielle et législatives – Le retour au galop de la dictature sanitaire ?

covid dictature

Comme nous le prévoyions, la mise en sourdine du discours catastrophiste sur l’épidémie de coronavirus et la suspension de la quasi-totalité des restrictions sanitaires dans notre pays n’auront guère duré que le temps des campagnes électorales. En effet, la présidentielle et les législatives étant maintenant presque derrière nous, l’occupant de l’Elysée ayant été réélu haut la main par des millions de Français décidément peu rancuniers, le gouvernement et les grands médias de la Macronie se remettent déjà à brandir la menace d’une nouvelle vague épidémique qui pourrait « nécessiter » le retour de la dictature sanitaire en France.

Des chiffres qui ne veulent rien dire

Ainsi, en publiant jeudi ses derniers chiffres, le ministère de la Santé s’est-il inquiété d’une hausse de 20 % du nombre de tests de dépistage enregistrés dans notre pays au cours des 15 derniers jours. Une augmentation qui, a-t-il précisé, coïncide avec un doublement des contaminations durant la même période. En même temps, France Info invitait l’épidémiologiste et partisan de la dictature sanitaire Antoine Flahault, pour nous expliquer que « cela ressemble à une nouvelle vague » et « que la tendance est actuellement la même dans presque tous les pays d’Europe de l’Ouest ». Il est vrai que, de l’autre côté du Rhin, par exemple, le gouvernement Scholz a d’ores et déjà appelé les personnes les plus fragiles à effectuer une quatrième dose de vaccin et averti qu’il y aurait « moins de relâchement pendant les prochaines semaines »… Mardi, Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement Borne, avait quant à elle déjà expliqué que ce dernier restait « extrêmement vigilant », annonçant au passage que le conseil des ministres étudierait le 22 juin les mesures que l’exécutif entend maintenir après la fin du régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire, prévue le 31 juillet.

Le passe sanitaire, arme politique

Reste que, si l’on regarde d’un peu plus près les chiffres, ce « doublement » des contaminations observé par le ministère au cours des deux dernières semaines n’a en rien impacté les hôpitaux français, qui ont même vu fortement reculer le nombre de leurs « patients Covid » sur la même période ! Autrement dit, il semble que cet « affolement » relève davantage de la volonté du gouvernement de serrer à nouveau la vis du peuple français que de le protéger contre un prétendu retour de la pandémie. Un rêve orwellien qu’il partage visiblement avec le régime communiste chinois – dont il s’est d’ailleurs beaucoup inspiré lors de la crise du Covid (confinement strict, port du masque obligatoire…) – qui a réussi à faire aujourd’hui du passe sanitaire une véritable arme politique. C’est ainsi que, durant ces derniers jours, de nombreux Chinois qui souhaitaient manifester à Zhengzhou contre le gel arbitraire de leurs avoirs par plusieurs banques depuis la mi-avril, se sont aperçus – ô surprise… – que leur passe sanitaire avait brusquement viré au rouge, et étaient donc contraints d’observer une quarantaine stricte ! De quoi donner des idées à notre « Jupiter » national…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2022

Chambre à part – La proportionnelle, trop belle pour être vraie

proportionnelle RN

Les élections législatives que nous suivons en ce moment donnent l’occasion de poser à nouveau ces questions fondamentales : quelles sont les chances de voir un jour revenir au moins une dose de proportionnelle dans les scrutins et qu’y gagnerait-on ? Tentative de réponse.

Trente-cinq députés pour le Front national ! En 1986, à la suite d’une promesse faite par François Mitterrand un an plus tôt, le parti patriote entrait en force à l’Assemblée grâce à la proportionnelle. Un système adopté « pour plus de représentativité » d’après la gauche, « une tactique politicienne » d’après le RPR et l’UDF. L’expérience tourna court puisque la proportionnelle fut supprimée dans la foulée par Jacques Chirac, nommé Premier ministre à la suite de la victoire de son camp lors de ce fameux scrutin. Depuis, son retour est une ritournelle clamée par les forces d’opposition, généralement la droite nationale mais aussi l’extrême gauche. Certains élus font miroiter cette mesure de temps à autre, à l’image d’Emmanuel Macron lui-même, mais, en 2022, le projet semble totalement oublié par le pouvoir.

Ramu de Bellescize, professeur de droit public à l’université de Lille, a évoqué ce mode de scrutin avec nos confrères de Boulevard Voltaire dans un entretien paru mardi et mené par Marc Eynaud. L’enseignant note pour commencer que la création d’un groupe parlementaire est primordiale car cela permet notamment d’avoir plus de temps de parole, davantage de membres dans les commissions et même de fixer l’ordre du jour une journée par mois. Des différences de taille avec ce que le Rassemblement national a connu depuis 2012, ses élus étant non-inscrits et donc totalement isolés malgré leur vigueur et leur verve.

Modifié pour les communistes

Depuis 2009, il faut en effet 15 élus minimum pour composer un groupe. Le chiffre était de 20 auparavant – et même de 30 avant 1988 – mais la règle fut modifiée pour permettre l’existence d’un groupe communiste.

Pour Ramu de Bellescize, l’un des avantages du scrutin proportionnel est « une meilleure représentation de la diversité de l’électorat » mais il note un inconvénient de taille : « Si aucune majorité ne se dégage, il y aura des coalitions On ne les connaît pas à l’avance. Cela fait perdre une partie de son sens au vote. » Plus fort encore, la proportionnelle signifierait que le pouvoir n’aurait pas de majorité absolue et devrait donc convaincre pour faire passer une loi. Dans ces conditions, « le Parlement redevient un véritable contre-pouvoir et non plus une chambre d’enregistrement ».

En faisant de la politique-fiction et en appliquant la proportionnelle aux résultats du 1er tour des élections législatives de dimanche dernier, on s’aperçoit que l’Union populaire de Jean-Luc Mélenchon aurait 148 sièges, soit un seul de moins qu’Ensemble qui réunit le parti présidentiel et ses alliés. Avec 108 élus, le Rassemblement national pourrait tout simplement être le parti le mieux représenté de France, les alliances précédemment citées présentant des profils variés et parfois désaccordés. Reconquête aurait une place non négligeable avec 25 députés.

Ces chiffres parlent d’eux-mêmes : ils désavantagent le gouvernement et, à moins qu’un parti profondément attaché à la proportionnelle n’accède au pouvoir et change le système, il paraît donc plus qu’improbable que la situation évolue, d’autant qu’Emmanuel Macron a déjà – à maintes reprises – démontré son mépris pour l’opposition.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 16 juin 2022

Etienne Chouard : les ”complotistes” le sont-ils vraiment ? Quand la réalité dépasse la fiction

Etienne Chouard

17/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Figure des Gilets jaunes, militant du RIC, le référendum d’initiative citoyenne, Etienne Chouard est l’invité de Livre Noir.

Un entretien sans concessions sur la trahison des classes populaires par la gauche, la démocratie représentative, la souveraineté du peuple.


Jordan Bardella : « Toutes les composantes de la NUPES ont appelé à voter Macron ! Mélenchon et ses amis ont fait réélire Emmanuel Macron, puis font mine de s’opposer à lui sur les plateaux »

La PRIDE des BANLIEUES, symbole D’INCLUSIVITÉ ou MASCARADE ?

pride banlieues

17/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Les équipes de VA Plus se sont rendus à Saint-Denis pour la « pride des banlieues », où plus d’un millier de personnes étaient rassemblées.

Alors l’accueil qui leur était réservé était-il chaleureux ? Quelles revendications avaient-ils cette fois ? La population du 93 était-elle dans l’inclusivité ? Reportage.


Ensemble vs Nupes, la vraie-fausse opposition

macron mélenchon

Macron et Mélenchon ? L’un contre l’autre, mais tout contre, dira-t-on. Le premier voit la France comme un « palimpseste », lors d’un discours prononcé dans la cité phocéenne, ce 2 juin : « Marseille, c’est une ville-monde qui est le palimpseste des migrations et d’une France accueillante, avec toutes les défis que cela suppose et toutes les difficultés. » Pour mémoire, un « palimpseste » est un « parchemin dont la première écriture a été grattée ou lavée, et qui fait place à un nouveau texte », à en croire le dictionnaire.

Le second développe peu ou prou semblable feuille de route, même si oubliant son discours tenu en 2017, dans la même ville, à tendancieuse teneur antimigratoire : « La première tâche est de permettre à chacun de vivre chez soi. » Cinq ans auparavant, lors de l’élection présidentielle de 2012, il affirmait pourtant : « Hier comme aujourd’hui, je me réjouis que la France soit métissée. » En 2017, son alter-égo élyséen affirmait : « Il n’y a pas de de culture en France, il y a des cultures en France. » Bref, ces Laurel et Hardy ou ces Dupond et Dupont, se félicitent, chacun à leur manière, de cette « créolisation de la France » si chère au patron de la Nupes et à celui d’Ensemble.

Pour le reste, au moins sont-ils d’accord pour faire « barrage à l’extrême droite » ; ce avec cinquante nuances allant du rose au rouge, entre un Jean-Luc Mélenchon assurant que ses électeurs devront aller voter en pleine conscience, le dimanche 12 juin 2022, mais aussitôt démenti par l’un de ses bras-droits, Adrien Quatennens, le lundi suivant, affirmant que pas une voix ne doit aller à l’extrême droite. Du côté du Château, c’est un peu pareil en à peine différent : il s’agit de faire barrage aux extrêmes, mais plus à ceux de droite que de gauche.

Plus sérieusement, qu’est-ce qui différencie aujourd’hui ces deux mouvements arrivés en tête des dernières élections législatives ? Certes, il y a ces programmes consistant à persister dans le racket fiscal, mais l’économie n’est pas tout, surtout quand on sait que les deux mouvements en présence, même si rivalisant d’écologie et de circuits courts, ne remettent, à aucun moment le libre-échangisme mondialisé, principal facteur de pollution planétaire. D’un point de vue historique, la nation n’est pour eux que simples concepts : « start-up nation » d’un côté et « France créolisée » de l’autre. Le pays charnel ? Connaît pas.

D’ailleurs, quand Emmanuel Macron nomme Pap Ndiaye à l’Éducation nationale, qu’aurait fait Jean-Luc Mélenchon ? Nommer Rokhaya Diallo, peut-être… Simple question de nuances, une fois de plus.

De fait, quels seront les rapports de forces dans la future Assemblée ? Une complicité tacite, tout d’abord, que seuls pourraient éventuellement venir égratigner des différents telles que les centrales nucléaires – facilement négociables, pour peu qu’on y mette une touche verte – ou, plus délicat, la sortie de la France de l’Otan. Gageons que nos Insoumis en peau de lapin, même si ce revendiquant d’un gaullisme de gauche pour le moins rétroactif pourraient tôt y renoncer.

En fait, les uns (le parti présidentiel) et les autres (le parti d’opposition auto-désigné) participent finalement du même projet. Les premiers détricotent la France par le haut tandis que les seconds font tout pareil par le bas. Comme quoi la France de la City londonienne et celle des ZAD ont au moins l’internationalisme débridé et la détestation des frontières en commun. Voilà qui rappelle assez bien les combats de catch truqués du siècle dernier, quand s’affrontaient Bourreau de Béthune et Ange blanc, se répartissant les rôles en faisant mine de se mettre des roustes, alors que les coups donnés n’y étaient que de théâtre. Le public y trouvait alors son compte, quoique depuis devenu de plus en plus exigeant, pourrait bien se retourner vers un adversaire autrement plus crédible au système en place, le Rassemblement national, en l’occurrence. Réponse dimanche prochain.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Jupiter » nous refait le coup du « sursaut républicain »

Macron

S’il est une chose que l’on ne peut contester à Emmanuel Macron, c’est bien son goût prononcé pour la mise en scène et pour la dramatisation : en effet, alors qu’il avait jusque-là laissé à ses « lieutenants » la charge de gérer les suites du revers électoral essuyé par la majorité dimanche soir, le président tout juste réélu et déjà en difficulté n’a pu s’empêcher de nous gratifier mardi d’une allocution surprise au cours de laquelle il a, comme à chaque fois qu’il se sent menacé par l’opposition, appelé les Français à un « sursaut républicain » et à lui donner une « solide majorité » au nom de… « l’intérêt supérieur de la nation » !

Tout juste réélu et déjà en difficulté

Intervenant directement sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, juste avant d’embarquer pour une visite de trois jours en Roumanie et en Moldavie, celui qui pendant cinq ans s’est assis sur les libertés des Français comme jamais aucun de ses prédécesseurs de la Ve n’avait osé le faire avant lui n’a ainsi pas hésité à expliquer, en faisant allusion sans les citer à la probable entrée massive dimanche prochain de députés de la NUPES et du RN à l’Assemblée, que « face aux crises qui ne manqueront pas de survenir, rien ne serait pire que de nous perdre dans l’immobilisme, le blocage ou les postures » et « d’ajouter un désordre français au désordre mondial ». Et Macron, après avoir invoqué « l’intérêt supérieur de la nation », d’ajouter alors sur un ton des plus alarmistes : « Il nous faut défendre nos institutions face à tous ceux qui les contestent et les fragilisent » ; aussi, « dimanche, aucune voix ne doit manquer à la République ».

« Nous sommes les seuls à défendre la République »

Bref, une déclaration qui, au-delà de son caractère ridicule, traduit non seulement l’étrange idée que se fait Macron du jeu démocratique et de la souveraineté populaire, mais aussi une certaine panique du chef de l’Etat à l’approche du second tour des législatives. La chose n’a d’ailleurs pas échappé aux représentants de l’opposition, qui n’ont pas tardé à lui répondre, souvent avec ironie. Comme Jordan Bardella (RN) qui, modifiant ses paroles, a déclaré que « si aucune voix ne doit manquer à la République, alors il faut voter Rassemblement national », car « nous sommes les seuls à défendre la République dans cette élection ». Ou encore Valérie Boyer (LR) qui, constatant que le président nous refaisait « le coup du “c’est moi ou le chaos” », a rappelé très justement que « cela le dérangeait moins lorsqu’il comptait sur les voix de LFI pour la présidentielle ». Quant à Mélenchon, qui a qualifié l’intervention du chef de l’Etat de « sketch à la Trump », en faisant référence aux fréquentes prises de parole de l’ancien président américain devant son avion Air Force One, il a écrit sur son blog : « Macron coule. Dans les urnes, à part chez les plus de soixante ans. Dans les sondages et dans l’autorité sur les siens, le drapeau est en berne… »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 juin 2022

Cette semaine dans Valeurs actuelles : La mafia Mélenchon – Alban Gervaise, cet assassinat qu’ils ont voulu étouffer

Tenues islamiques à l’école : Pap Ndiaye demande « du calme » et veut des « données » pour mesurer le phénomène avant « d’agir… s’il y a lieu »