Lutter contre la diabolisation sans RIEN céder : VIVE L’EUROPE avec Jean-Yves LE GALLOU & CONVERSANO [vidéo]

Jean-Yves Le Gallou

22/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les tendances sont très claires : c’est le doublement des populations d’origine extra-européenne dans tous les pays européens, excepté l’Europe de l’est et l’Europe centrale, à peu près tous les 20 ans. (…) Globalement, la situation est la même, tous ces pays subissent ce que nous n’hésitons pas à appeler l’invasion de l’Europe.

Découvrez l’entretien que Jean-Yves Le Gallou a accordé à la chaîne Vive l’Europe.


La menace du passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Ce devait être une mesure « limitée dans le temps », « exceptionnelle », presque prise à contre-cœur, après avoir passé des mois en assurant ne jamais le mettre en place. Le passe sanitaire devrait pourtant bien être prolongé… si les chambres parlementaires obéissent.

Seuls les plus crédules seront surpris. Le gouvernement prévoit de prolonger la possibilité d’avoir recours au passe sanitaire. Le 12 juillet dernier, le président de la République prenait tout le monde de court en annonçant l’inimaginable, l’impensable : il y aura désormais deux catégories de Français, l’une qui n’aura plus accès à grand-chose, l’autre qui devra montrer patte blanche pour toute activité du quotidien.

Les grandes manifestations chaque week-end dans toutes les villes de France n’y changeront rien, la décision a été prise avec l’obscur conseil de Défense. Certains jouent le jeu, d’autres tentent de contourner la règle, certains retrouvent la solitude du premier confinement, d’autres sont obligés de fermer leur établissement.

Une nouvelle entourloupe ?

Si en décembre 2020, Emmanuel Macron affirmait que « jamais » il ne mettrait le passe sanitaire en application, les choses ont bien évolué en l’espace de quelques mois. Le risque d’une quatrième vague qui ne s’est pas encore montrée, le manque de place à l’hôpital et les soignants qui désormais sont amputés d’une partie d’eux-mêmes, n’ayant pas souhaité se faire vacciner, ont permis la mise en place de l’impensable en France, en 2021 : une véritable ségrégation.

Après cette période douloureuse, dont il était convenu qu’elle devait prendre fin le 15 novembre prochain, ce qui devait arriver se profile petit à petit. Olivier Véran l’avait annoncé dès le mois d’août, Jean Castex vient de le confirmer : le passe sanitaire devrait être prolongé. Un projet de loi sera présenté le 13 octobre en conseil des ministres pour permettre aux autorités d’avoir recours au passe sanitaire au-delà du 15 novembre.

Le texte devra encore être adopté par les deux chambres parlementaires. Jean Castex s’est d’ailleurs entretenu avec le président du Sénat, Gérard Larcher, lundi 20 septembre, après avoir parlementé avec Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission des lois à l’Assemblée nationale. Matignon prépare donc le terrain et recherche un consensus politique afin de pouvoir compter sur les députés et sénateurs.

Vers un passe territorialisé ?

Emmanuel Macron laissait pourtant entrevoir un allègement du passe sanitaire, ces derniers jours. Le ministre de la Santé, Olivier Véran indiquait même dans un entretien au Parisien, dimanche 19 septembre, que « les restrictions pourraient être allégées progressivement », là où la situation continuait à s’améliorer. Mais pour l’instant, aucune décision immédiate n’est prévue, aucune liste de départements n’a officiellement été déposée à l’Elysée, même si une trentaine de départements est passée sous les 50 cas pour 100 000 habitants.

Le porte-parole du gouvernement a quant à lui précisé le fond de la pensée de l’exécutif. « Tout l’enjeu est de savoir comment on garde ces outils et on s’adapte à cette situation. » Comprenez que le passe sanitaire pourrait être « territorialisé » et pérennisé, sans qu’il soit continuellement appliqué.

Le gouvernement entend garder la possibilité de ressortir cet outil à n’importe quel moment, n’importe où pour endiguer une « nouvelle vague » ou pousser les habitants à aller se faire vacciner.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 21 septembre 2021

Mots gaulois et mots arabes, halte aux mensonges !

Mots gaulois

De nombreux mythes, véhiculés par les médias du système ou par l’université, tentent de nier qui nous sommes. La France serait un pays d’immigration, les Français de souche n’existeraient pas, les mots arabes seraient plus nombreux que les mots gaulois dans notre langue… C’est sur ce dernier mensonge que nous allons revenir. Pour ceci nous nous baserons sur l’ouvrage Les irréductibles mots gaulois dans la langue Française, du spécialiste de la langue gauloise Jacques Lacroix.

La nature

Une grande partie des mots qui nous viennent du gaulois sont en rapport avec l’environnement de nos ancêtres. Chêne, bouleau, érable, sapin… ce sont une dizaine d’essences forestières qui portent un nom d’origine gauloise. Les animaux ne sont pas reste. Sur terre et dans les airs on peut citer chamois, daim, blaireau, bécasse, pinson, alouette. Sous l’eau, pour les poissons : truite, saumon, brochet, tanche… en tout il n’y a pas moins de quinze noms de poissons qui nous ont été transmis par nos ancêtres gaulois ! Enfin pour décrire les paysages et les sols nous utilisons aussi sans le savoir des mots gaulois comme : berge, bief, dune, talus, barre (rocheuse), boue, gravier, cailloux et cetera.

Agriculture et artisanat

Les Gaulois étaient reconnus comme des agriculteurs prolifiques (les rendements en blé étaient cinq fois supérieurs à ceux du Moyen-âge !). Charrue, soc, sillon, raie, arpent, blé, glaneur, marne, tamis, gaspiller, brasser (la bière), mouton, cheval, crème, chantilly… sont des mots d’origine gauloise relatifs à l’agriculture. Ils sont encore utilisés quotidiennement. Concernant les artisans Gaulois, ils possédaient de nombreux savoirs faires enviés et ils nous ont transmis, eux-aussi, du vocabulaire. Des noms de professions artisanales sont d’origine gauloise comme boucher (qui était celui chargé de tuer les boucs), drapier (d’où dérivent draps et drapeaux), tonnelier, charpentier, ou bien encore tanneur. L’artisan fromager en utilisant les termes cantal, tomme, maroilles, banon, brie, chaoucre, langres, reblochon … est peut-être celui qui utilise le plus de mots gaulois. Et ce n’est pas tout, nos ancêtres habitants la Gaule travaillaient évidement les métaux et nous ont légué dans ce domaine les mots fer, étain, mineur, creuser… Enfin, les Gaulois fabriquant la majorité de leurs objets en bois nous ont légué les mots : bois, souche, bille, copeau, mais aussi : charpente, berceau, bassine, ruche, tonneau, bouteille, luge, bagnole, char, benne, barque, jante… qui étaient fabriqués avec l’aide de gouges, de tarières ou de viroles.

Les guerriers Gaulois

Redoutables guerriers, les Gaulois ont mené des incursions guerrières jusqu’à Rome ou en Grèce, et une partie de leur lexique guerrier a traversé les siècles pour nous parvenir. Les noms de certaines armes comme : glaive, javelot ou lance nous viennent des Gaulois. Et on peut aussi rajouter toujours dans le champ lexical de la guerre : combattre, ambassadeur ou vassal.

Combattre les mensonges du système

Nous nous arrêterons là pour cet inventaire à la Prévert des mots d’origine gauloise, nous n’allons pas tous les citer. Je vous renvoie, pour une liste plus exhaustive, au livre de Lacroix, qui ne se contente pas de lister les mots gaulois mais donne leur étymologie, leur parenté avec d’autres langues indo-européennes et leur évolution historique. Revenons à l’affirmation selon laquelle « il y a plus de mots arabes que de mots gaulois dans la langue française ». Nous allons citer ici un article du service de vérification de l’information de Libération, Check-news. Libération voulait vérifier les propos de Lorant Deutsch auteur du livre Romanesque : la folle aventure de la langue Française, qui prétendait : « Il y a cinq à huit fois plus de mots arabes que de mots gaulois dans la langue française, donc nos ancêtres, au niveau de la langue, sont plus les Arabes que les Français ». Pour ceci check-news a fait appel au linguiste Louis-Jean Calvet qui affirme : « Il y a sans doute 500 à 600 mots d’origine arabe en Français » et le lexicologue Jean Pruvost rajoute que les Français « parlent arabe beaucoup plus que gaulois ». Mais ceci est faux. Le spécialiste des Gaulois Jacques Lacroix dans son ouvrage Les irréductibles mots gaulois dans la langue Française, écrit : « Le poids du gaulois dans notre langue est plus riche qu’on ne le croit, on arrive à un millier de mots ». Mille mots qu’il liste et dont l’origine gauloise est attestée, peut-être il y en a plus encore, Lacroix reconnait lui-même cette possibilité. Ce n’est pas tout, Libération enfonce le clou du mensonge en prétendant que le vocabulaire gaulois persistant dans la langue Française « représenterait à peine une centaine de mots ». Voyez comme ces journalistes sont des bobardeurs, des déconstructeurs de notre identité, dans les paragraphes précédents je vous ai déjà cité presque cent mots. L’affirmation de Libération est complétement fausse, mensongère, à contrario de la réalité linguistique. Lacroix écrit : « [les mots gaulois] n’ont pas presque totalement disparus du français comme on voudrait parfois le faire croire. Il y a un vrai héritage Gaulois. Plus riche qu’on ne le penserait ».

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Marsault, l’encre et le bazooka [vidéo]

Marsault

21/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Marsault, dessinateur humoristique et auteur de bande dessinée à succès, est l’invité de Livre Noir. Rare dans les médias, cible régulière des antifas et assez discret, Marsault a accepté de nous accorder cet entretien exclusif, sans langue de bois et passionnant. Sur son parcours, ses idées, son travail sa passion.

À visionner et à partager largement.


Affaire des sous-marins – Une crise diplomatique majeure

sous-marins

Le feuilleton se poursuit sur le revirement australien sur l’achat de sous-marins français par l’Australie. Du côté français, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a rappelé vendredi ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie. « Une décision exceptionnelle (…) justifiée par la gravité exceptionnelle des annonces effectuées (…) par l’Australie et les Etats-Unis ». Les ambassadeurs ont été reçus par Macron dimanche soir. Quant au porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, il a annoncé un échange entre Macron et Biden, l’entretien ayant été sollicité par le président américain. Macron réclame des explications sur ce qui « s’apparente à une rupture de confiance majeure » et aimerait savoir « comment ils entendent sortir de ce contrat » tout en demandant des « compensations ». Bref, à Paris, on ne décolère pas.

De son côté, le gouvernement de Canberra a sorti des justifications par la voix de plusieurs de ses ministres. Pour le Premier ministre australien, Scott Morrison, le gouvernement français connaissait les « profondes et graves réserves » de Canberra sur les sous-marins français, et ce bien avant la rupture du contrat. Affirmant n’avoir agi qu’au nom de l’intérêt national du pays, il indique avoir soulevé les problèmes relatifs à l’accord « il y a quelques mois ». Les « réserves » portent sur le « fait que les capacités du sous-marin de classe Attack ne répondaient pas à nos intérêts stratégiques ». Le Premier ministre invoque les conseils des services australiens de renseignement et de la défense « qui estimaient que cela irait à l’encontre des intérêts stratégiques de l’Australie ».

Même son de cloche chez les ministres australiens de la Défense et des Finances. Pour le premier, les sous-marins nucléaires français n’auraient pas fait l’affaire en raison de leur nécessaire rechargement. Or l’Australie étant dénucléarisée, seuls les sous-marins américains – pourtant nucléaires – convenaient. Quant au ministre des Finances, Simon Birmingham, il affirme que son gouvernement a été « franc, ouvert et honnête » sur les préoccupations relatives à un contrat qui aurait dépassé le budget initial et pris des années de retard. Des remarques dont il aurait fait part au ministre de la Défense, Florence Parly, qui dément fermement les propos : « nous n’avons jamais été mis au courant des intentions australiennes. Ses affirmations sont inexactes ».

Explication embarrassée de Canberra qui tente de justifier une rupture brutale sur un terrain technique ? Ou négligence des Français avertis en amont comme le laissent entendre les officiels australiens ? Mais cette nucléarisation fait aussi réagir Pyongyang. Pour un responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, la nouvelle alliance « Aukus » nouée entre Canberra, Londres et Washington relève « d’actes extrêmement indésirables et dangereux qui vont troubler l’équilibre stratégique dans la région Asie-Pacifique et vont déclencher une course à l’armement nucléaire ».

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 20 septembre 2021

Sous le masque du Covid, la numérisation intégrale de la société

covid surveillance

Quid des changements structurels : moyens pour l’hôpital public, lutte contre la pollution, prévention des maladies environnementales ? Contre le Covid, le gouvernement a préféré tout miser sur la vaccination et le traçage numérique. Pour le bonheur des tenants des industriels de l’e-santé, de l’intelligence artificielle et de la big data.
Une analyse signée Celia Izoard, journaliste et membre de la revue Z, et qui notamment traduit des ouvrages critiques de la technologie moderne, dont 1984, de George Orwell (janvier 2021).

Un bon lapsus, parfois, résume une politique. C’est le 25 février 2021, en conférence de presse, qu’Emmanuel Macron a évoqué pour la première fois l’idée d’un passe sanitaire, et il a eu cette formule étrange : « Les gens s’enregistrent, avec un code, de la manière la plus simple et la plus numérique qui soit. » Dans la « start-up nation », c’est l’évidence. Qu’on parle d’écologie, d’éducation ou d’une pandémie, le numérique est toujours la réponse. Mais il faut se demander quelle est la question. La question est-elle celle-ci : comment limiter la mortalité et les effets les plus graves de la pandémie de Covid-19 ? Ou serait-ce plutôt : comment la France peut-elle utiliser la pandémie pour conforter son leadership technologique et économique sur la scène internationale ? En d’autres termes, la politique « sanitaire » du gouvernement (français, mais aussi israélien, chinois, etc.) est-elle une politique de santé publique ou une politique industrielle sur le front stratégique des big data et de l’intelligence artificielle ?

En matière de santé publique, dix-huit mois après le premier confinement, certaines mesures évidentes de protection et de prévention n’ont pas été prises. Contrairement au passe sanitaire et à l’usage systématique de vaccins en cours d’expérimentation, elles feraient pourtant largement consensus. Ainsi, concernant le besoin critique de moyens hospitaliers, 160 000 lits d’hôpitaux de soins de longue durée ont été fermés entre 1990 et 2017, quand le « Ségur de la santé » signé en juillet dernier projette d’en ouvrir seulement 4 000. De même, alors qu’on a très tôt établi le constat que les malades chroniques sont parmi les principales victimes du Covid, à savoir les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète, d’hypertension, de maladies respiratoires chroniques et de cancer, aucune mesure d’ampleur comme la limitation des fast-foods, la limitation des phtalates [1], l’élimination des perturbateurs endocriniens ou l’interdiction des pesticides n’a été prise. Concernant la prévention des zoonoses, sources d’explosions épidémiques, alors même que le ministère de la Transition écologique met explicitement en avant le rôle de l’élevage industriel dans l’apparition des épidémies, les installations gigantesques se multiplient dans toute la France, facilitées par la loi Asap (« Accélération et simplification de l’action publique », nommée en référence à l’expression [« As soon as possible »|« Aussi vite que possible », en français]).

Un monde fondé sur les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives

En deux mots, il n’y a pas eu de « monde d’après » — ou plutôt, nous sommes dans l’autre « monde d’après » : celui qui était en germe dans le monde d’avant. Ce monde-là repose sur ce qui est présenté depuis plus de vingt ans comme la clé de la compétitivité économique, résumé par le sigle « NBIC » : nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives. Face à une pandémie, il se déploie sous la forme d’une politique sanitaire exclusivement fondée sur la vaccination et le traçage numérique. Dans des domaines qui pourraient nuire aux intérêts de l’agro-industrie, la chimie, la grande distribution, ou qui nécessitent des investissements dans des moyens humains, comme l’hôpital, aucun bouleversement à l’horizon. Il semble inimaginable de modifier les lois et les réglementations au nom de la santé publique.

En revanche, les mesures sanitaires NBIC, elles, justifient de mettre à bas toute une tradition de libéralisme politique et de soumettre la population à un degré de coercition hier impensable : présentation obligatoire d’un code QR à l’entrée de certains lieux publics, fermeture administrative pour les commerçants se refusant à trier leurs clients, licenciements d’agents publics non vaccinés…

Si l’on peut douter que le passe sanitaire protège la santé des plus fragiles, on ne peut pas douter qu’il s’inscrit, « de la manière la plus simple et la plus numérique qui soit », dans une politique industrielle. Ses enjeux ont été clairement explicités dans le rapport Villani de 2018 sur l’intelligence artificielle : face à la concurrence des géants internationaux, il faut créer « une politique économique articulée autour de la donnée ». Le rôle de l’État est ici « la mise en place de moyens de collecte de données de qualité » afin de susciter la création de start-up et l’émergence de géants dans ce domaine. Tout particulièrement dans le secteur prioritaire de la santé. Ainsi, « l’un des rôles de la puissance publique à l’heure de l’IA [intelligence artificielle] est d’orchestrer le “monitoring” de l’ensemble du système sanitaire, c’est-à-dire d’identifier les données susceptibles d’être utilisées et d’organiser les modalités concrètes de leur collecte et de leur exploitation à des fins de santé. »

Avant même l’entrée en scène du Covid-19, l’Agence européenne de santé avait lancé un appel d’offres pour développer une e-carte de vaccination destinée à limiter les risques pandémiques en Europe ; le marché a été remporté au printemps 2020 par un consortium de quatre entreprises françaises, piloté par le groupe de santé numérique Jouve. En juillet 2020, le « Ségur de la santé » a consacré d’un côté 8,2 milliards d’euros à l’augmentation des salaires du personnel soignant, mais il a investi en même temps 2 milliards pour informatiser les données médicales et organiser leur « partage ».

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L’abominable système présidentialiste, par Maxime Tandonnet

macron pass sanitaire

Le régime présidentialiste n’est pas pour rien dans l’effondrement de la France depuis plusieurs décennies: économie, chômage, niveau scolaire, sécurité, frontières, dette publique. Nous avons pris la sale habitude de substituer la sublimation d’un histrion au bien commun du pays. En Angleterre, en Allemagne, en Espagne et en Italie, par exemple, rien n’est évidemment parfait mais les citoyens votent pour une majorité et son projet et une équipe pour le mettre en œuvre. En France, ils votent pour un pitre, un guignol narcissique adoubé par le pouvoir médiatique, le plus clownesque possible, ses grimaces, sa petite gueule, ses coups de menton, ses sourires, ses cabrioles, ses promesses en l’air et sa démagogie purulente. Certes on s’habitue à tout et on ne se rend même plus compte à quel point on nage dans la crétinisation.

Les provocations monstrueuses (parfois bien dégueulasses) qui font parler de soi et exploser le compteur des sondages, la scandaleuse gabegie des crédits publics, les dépenses lamentables pour s’attirer les voix, l’avalanche de démagogie, de contradictions et de mensonges les plus flagrants, les plus caricaturaux et pourtant banalisés, la démence sondagière, le triomphe d’une vanité pathologique comme principe de gouvernement : c’est notre système! Non que les autres régimes soient parfaits. Rien n’est jamais parfait, ni en Angleterre ni en Allemagne, ni en Espagne, ni en Italie ni ailleurs. Au moins, ils ne sont pas ridicules. Certes, nous avions jadis une dramatique instabilité gouvernementale.

Mais aujourd’hui, ce que nous avons désormais, aggravé par le quinquennat, est mille fois pire: à l’impuissance s’ajoute la tyrannie de la démagogie, du mensonge, de l’hystérie quotidienne, les déchirements, la violence verbale, la fuite en avant dans le grand-guignol. Et ce grand-guignol hystérique étouffe désormais le débat d’idées et la préparation de l’avenir.

D’ailleurs, le plus abominable de tout cela est cette bêtise qui ruisselle de partout et nous dévore. Il suffit d’ouvrir les yeux quelques instants pour prendre conscience du grotesque de la situation. Les prochaines élections de 2022 auront peut-être au moins l’intérêt de pousser cette démesure dans la bêtise et le ridicule à sa dernière extrémité et d’obliger le pays à s’interroger enfin sur la démence de son système politique entièrement tourné vers l’exubérance vaniteuse de n’importe quel zozo au détriment de l’intérêt du pays.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Zemmour sur la peine de mort : une rupture nécessaire avec l’idéologie dominante

justice inquisition

« Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir » écrivait Jean-Yves Le Gallou en 2006. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, Éric Zemmour remet ce débat sur le devant de la scène politico-médiatique !
Pour bien saisir l’importance de ce débat et fournir des arguments clairs et concis à ceux qui douteraient de l’efficacité de la peine de mort, nous publions cet article paru il y a 15 ans dans les colonnes de Polémia.

La peine de mort frappe d’effroi par son caractère implacable et définitif. Son évocation prête aux emportements passionnels et émotionnels.
Et pourtant, ce sujet symbolique requiert d’être analysé, non à travers le prisme d’une sensiblerie déplacée mais à l’échelle des principes qui légitiment l’action politique et organisent la vie en société. Il mérite aussi d’être étudié d’un point de vue pratique, sans préjugés, au regard de l’observation froide des faits.
C’est l’objet de cette communication prononcée à la XXIIe université annuelle du Club de l’Horloge, le 30 septembre 2006, que Polémia met en ligne.

1. L’abolitionnisme : une figure imposée de l’idéologie dominante

Il est courant de lire que « nous vivons à l’ère de la fin des idéologies ». Et pourtant cette affirmation est un contresens absolu.
Comme l’a remarquablement souligné l’historien Dominique Venner, dans « Le Siècle de 1914 », nous ne vivons pas dans un monde a-idéologique mais, au contraire, dans « un monde saturé d’idéologies » et, en ce qui concerne plus particulièrement l’Europe, d’idéologies culpabilisatrices et incapacitantes.

L’abolition de la peine de mort est au cœur de ce dispositif idéologique auquel est soumis ce que nos voisins suisses appellent le « Gué Pé U », le « Grand Parti unique ». Au sein de ce grand parti unique, il n’est pas possible de faire carrière sans adhérer aux dogmes dominants : l’abolition de la peine de mort en est un, la Tyrannie médiatique étant le moyen utilisé pour refuser tout débat contradictoire selon le schéma suivant :

– les membres de la classe médiatique sont unanimement favorables à l’abolition de la peine de mort (et ceux qui ne le sont pas n’ont pas la possibilité de s’exprimer sur le sujet) ;
– les armes utilisées pour imposer ce point de vue sont celles de L’INDIGNATION, de la DIABOLISATION dont Robert Badinter continue de jouer admirablement dans son dernier livre (« Contre la peine de mort ») où il se veut toujours « aux cotés des femmes lapidées en Afghanistan, des hommes fusillés dans les stades en Chine (…), des enterrés vifs pour adultère en Iran, des homosexuels pendus en Arabie saoudite, des mineurs pénaux et des débiles mentaux empoisonnés, gazés, électrocutés aux Etats-Unis ».

Le rythme des phrases, le choix des lieux, l’accumulation des adjectifs, tout relève d’un art oratoire visant à tétaniser la raison et à interdire toute réplique en jouant exclusivement sur la sensibilité : l’avalanche d’évocations émotionnelles visant à empêcher le libre exercice critique de la pensée.

Il y a aussi une autre méthode pour imposer l’idéologie dominante : tout simplement celle du silence. Pourquoi donner la parole aux partisans de la peine de mort puisque le débat est réputé clos ? Pourtant la meilleure preuve qu’il n’en est rien, ce sont les abolitionnistes eux-mêmes qui la donnent en renouvelant régulièrement les campagnes médiatiques qu’ils inspirent contre la peine de mort. La vérité c’est que le débat sur la peine de mort reste un débat d’avenir.

2. Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir

Le débat sur la peine de mort a fait rage, en France, dans les années 1970. Cette période s’est achevée, en 1981, par le vote de la loi Badinter d’abolition.

Les abolitionnistes ont gagné la bataille, puis clos le débat, autour de trois arguments :

– le spectre de l’erreur judiciaire (« Le Pullover rouge », de Gilles Perrault) ;
– le caractère non dissuasif de la peine (selon Robert Badinter, Patrick Henry, futur assassin, se trouvait parmi la foule qui, au Palais de justice de Troyes, réclamait la mort pour Buffet et Bontemps) ;
– l’avancée inéluctable des démocraties vers l’abolitionnisme.

Le débat est aujourd’hui rouvert, car aucun de ces arguments, qu’il soit émotionnel (l’erreur judiciaire) ou d’autorité (le manque de dissuasion, le sens de l’histoire), ne tient face aux faits.

3. La thématique de l’erreur judiciaire n’est pas réellement pertinente

L’évocation du risque d’erreur judiciaire est centrale aux États-Unis dans le combat des abolitionnistes ; elle s’appuie sur les faiblesses du système judiciaire américain. Elle se heurte toutefois à une limite factuelle : jusqu’ici la justice américaine n’a jamais reconnu comme innocent quelqu’un qui aurait été préalablement exécuté. Il est vrai que la multitude des procédures de recours limite les risques.

En France la même thématique a été reprise par Jacques Chirac. Dans la réponse qu’il a apportée à l’association « Ensemble contre la peine de mort », le 21 juin 2001, le président de la République a déclaré : « C’est un combat qu’il faut mener avec détermination et conviction. Car nulle justice n’est infaillible et chaque exécution peut tuer un innocent. »

L’écrivain d’extrême gauche Gilles Perrault a beaucoup exploité cette rhétorique à travers un livre et un film « Le Pullover rouge », œuvres de fiction censées innocenter, par la mise en avant de cet élément vestimentaire troublant, Christian Ranucci, exécuté le 28 juillet 1976 pour l’enlèvement et le meurtre d’une fillette. Mais le montage cinématographique ne résiste pas aux faits :

– Ranucci a conduit lui-même les enquêteurs sur les lieux où il avait enterré l’arme du crime ;
– Un pantalon maculé de sang (du même groupe que sa victime) et un cheveu semblable à celui de sa victime ont été retrouvés dans sa Peugeot.

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Une de Causeur : “Souriez, vous êtes grand-remplacés”

Docteur Bernard Kron – Obligation vaccinale: la «colère noire» des «blouses blanches» [vidéo]

docteur Bernard Kron

17/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
À compter de ce mercredi 15 septembre, l’obligation vaccinale s’impose en France à différents corps de métiers. Notamment au personnel de santé. Or certains soignants n’entendent pas se plier à la loi et envisagent de rendre leurs blouses. Même marginal, le manque d’effectifs qui en découlerait pourrait handicaper un système hospitalier déjà fragilisé par la crise du Covid-19. La coupe est-elle pleine pour l’hôpital? Ou est-il encore assez solide pour encaisser ce nouveau coup dur? Enfin, es manifestations et les grèves entamées en 2019 contre la politique de santé du gouvernement vont-elles repartir de plus belle?

Pour en parler, Sputnik donne la parole au docteur Bernard Kron, membre de l’Académie nationale de chirurgie et auteur de l’ouvrage Blouses blanches, colère noire (éditions Max Milo).


Zemmour : le faire taire pour préserver le désordre ?, par Christian Vanneste

zemmour censure

On peut aimer ou non ce que dit Éric Zemmour. On peut le trouver courageux, voire génial, lorsqu’il s’évade allègrement du « politiquement correct » et exprime enfin ce que de nombreux Français souhaitent entendre. On peut admirer ses connaissances historiques et littéraires. Mais on peut aussi le trouver plus léger sur certains sujets, approximatif sur les chiffres. On peut, enfin, détester sa pensée. En revanche, le fait que tout soit mis en œuvre pour le faire taire est un signal inquiétant pour notre pays, le signe d’une dérive qui éloigne la France de la démocratie et, plus encore, de l’esprit français qui a précédé la démocratie.

Depuis bien longtemps, la liberté d’expression, le cheval de bataille de Voltaire, est assassinée, en France. Au XVIIIe siècle, c’était le combat de la liberté contre un certain ordre. Cette fois, on tue la liberté pour préserver le désordre, pour assurer le triomphe de notre décadence. Et les victimes de cette « terreur » intellectuelle et morale sont, paradoxalement, les conservateurs, ceux qui, comme la majorité des Français, souhaitent que la France demeure la France, sauvegarde sa culture et la transmette, assimile les étrangers qui viennent en France parce qu’ils l’aiment et désirent devenir français. Éric Zemmour est devenu le héros et le martyr de ce processus qui fait honte à notre pays.

L’extension regrettable des limites apportées à l’expression par les additions à la loi sur la liberté de la presse, ou par d’autres textes, dits « mémoriels », comme la loi Taubira sur l’esclavage, a permis d’enfermer le débat politique dans le risque pénal. La possibilité, pour des associations militantes, de jouer les commissaires politiques, de poursuivre les dissidents devant les tribunaux et d’obtenir leur condamnation grâce à la complaisance, voire à la connivence, de magistrats marqués idéologiquement ou soucieux d’obéir par carriérisme a totalement déséquilibré l’échange des opinions. Les pires stupidités sur l’islam, religion d’amour et de paix, sur le racisme systémique français ou sur les « genres » comme vérités des sexes ont permis à l’ignorance d’interdire la réflexion en accusant celle-ci de « phobie », islamophobie, homophobie, etc., c’est-à-dire de maladie mentale. L’URSS ne faisait pas autre chose à l’encontre de ses dissidents. Dieu merci, pour une fois, la CEDH veille puisque sa jurisprudence a établi que le débat démocratique pouvait justifier de dire des choses désagréables dès lors qu’il ne s’agit ni d’injures ni de diffamations. Néanmoins, les procès font mauvais effet, la pression s’accentue sur les médias, les annonceurs qui les nourrissent sont menacés et se montrent lâches. Les possibilités, pour un dissident, de s’exprimer peuvent aussi être réduites par la loi du marché.

Éric Zemmour a résisté aux vagues inquisitoriales. Il a survécu à des salves judiciaires et il a même joué du boomerang. Assenant certaines vérités à la limite de la provocation, il a gagné la bataille de la couverture médiatique : ses formules volontairement généralisatrices étaient des constats de faits réels dont le grossissement se voulait pédagogique. Elles ont fait mouche, et lorsque CNews lui a offert le remarquable plateau de « Face à l’info », animé par l’excellente Christine Kelly, il a fait un tabac. C’était une leçon pour Ruquier et France 2, d’« On n’est pas couché » ou pour Yves Calvi sur RTL. Récemment, Zemmour avait gagné un procès en appel. Mais c’est alors que le CSA, une autorité administrative fort peu indépendante, est venue porter l’estocade : Zemmour, qui n’est pour l’instant ni élu ni candidat, fait de la politique et il faut décompter son temps de parole. Le coup a atteint sa cible : CNews doit renoncer à Zemmour ! Comme si les Salamé, les Ruquier, les Duhamel, les Domenach, les Calvi, les Aphatie, les Fogiel, etc., ne faisaient pas de la politique, une politique qui explique ce qu’ils disent et pourquoi ils sont là.

On peut être d’accord ou non avec Zemmour, on peut souhaiter ou non qu’il soit candidat à la présidence de la République : on n’a pas le droit de le faire taire !

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les soignants non vaccinés ne sont pas des pestiférés

soignant

« Individualistes », « égoïstes », « criminels » : les lyncheurs se bousculent pour disqualifier les soignants qui refusent de se faire vacciner contre le Covid-19. Ils avaient jusqu’à ce mercredi pour se plier à l’obligation décrétée par l’Etat. A compter de ce jour, les récalcitrants (environ 300.000) assument une suspension immédiate du contrat de travail et du salaire. Même si cette frange est minoritaire, son éviction risque de perturber la vie dans les hôpitaux et les Ehpad. Tous les médias, qui hier encore applaudissaient le dévouement du personnel soignant laissé seul au front, dénigrent unanimement ces protestataires.

Ils sont jugés coupables d’oser tenir tête à l’Ordre sanitaire et à ses certitudes, ses interdits, ses obligations. Personne ne semble s’étonner de la violence subie par des professionnels devenus, du jour au lendemain, des pestiférés par décision politique. « La liberté individuelle n’est pas celle de contaminer autrui », répète à l’envi le gouvernement et les habituels donneurs de leçons. L’argument pourrait s’entendre si ces soignants non vaccinés avaient été identifiés comme étant à la source des contaminations, et si la vaccination avait démontré sa totale efficacité. Or ce n’est pas le cas.

La propagande d’Etat conforte une société de plus en plus indifférente aux libertés. La nouvelle idéologie hygiéniste, qui produit des directives ministérielles à foison, se contente d’une vérité officielle qui ne correspond pas exactement aux faits. Plutôt que de hurler contre ces soignants, qui prennent le risque de plus toucher un euro, il serait préférable de les écouter. Leur défense de la liberté de se faire vacciner, dans un consentement libre et non faussé, peut s’entendre. Idem pour la libre disposition de leur corps. Leurs réserves sur ces nouveaux vaccins génétiques en phase expérimentale valent mieux que l’omerta officielle qui s’observe sur certains effets secondaires. Il ne devrait pas être interdit, non plus, de débattre de ces premiers pas dans la banalisation des manipulations génétiques, préalables à l’homme performant, voire au transhumanisme.

De surcroît, il est désormais admis que ces vaccins ARN, s’ils éloignent les formes les plus graves pour les sujets à risques, ont une efficacité relative. Le personnel soignant vacciné ne serait immunisé qu’à 50% et pourrait donc contaminer des patients. Les vaccins eux-mêmes seraient à la source de nouveaux variants qui s’adaptent au terrain. On sait désormais que l’immunité collective ne sera pas atteignable par la seule vaccination imposée. Bref, rien n’est plus révoltant, comme toujours, que de vouloir faire taire une parole qui dérange. C’est pourquoi il faut soutenir aussi ces soignants poursuivis par la férocité de la meute.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

“Et les Blancs sont partis” – Reportage au coeur de la fracture ethnique

Soins aux clandestins: une “anomalie” à 1.5 milliard d’euros

Nicolas Bay

Une tribune libre de Nicolas Bay (RN), député français au parlement européen.

Un demi-million de clandestins soignés chaque année en France !

L’OMS proclame un droit universel à la santé. Si le bien-fondé d’un tel principe ne peut être nié, il n’est écrit nulle part que ce droit universel devrait impérativement s’exercer en France. Et encore moins au détriment des Français. C’est pourtant le cas. Les présidents changent, le nombre de lits hospitaliers diminue, le coût des mutuelles complémentaires explose, mais n’importe quel clandestin se voit rapidement offrir un panel de soins comme il n’en existe dans aucun autre pays dans le monde. Entrez, c’est français, c’est gratuit !

L’AME, un gouffre financier pour les Français

Un rapport récent de l’Assemblée nationale [1] témoigne d’une hausse vertigineuse en vingt ans du nombre d’immigrés en situation irrégulière bénéficiant de l’Aide Médicale d’État (AME) dite de “droit commun” : 180 000 en 2003, 334 000 en 2019, et déjà 369 000 sur les neuf premiers mois de l’année 2020.

À ce nombre, on doit ajouter en 2019 au titre des AME dites d’urgence ou humanitaire environ 15 000 personnes. Ce dernier chiffre est une estimation, aucun service de l’Etat ne se montre capable de fournir une statistique fiable. Pour autant, ce chiffre de 15 000 bénéficiaires d’une aide dite d’urgence (souvent concernant des femmes enceintes) indique bien que les centaines de milliers d’autres clandestins ne sont pas soignés dans le cadre d’une “urgence”.

A tous ces montants, il convient encore d’ajouter de 30 000 à 52 000 clandestins (personne ne sait combien exactement !) bénéficiant d’autres dispositifs de santé, alors qu’ils devraient réglementairement être rattachés à l’AME [2]. Au total, c’est sans doute un demi-million de clandestins qui profitent d’un ensemble de onze (!) dispositifs d’accès aux soins gratuits.

Le coût pour 2019 de ce droit à la santé est estimé par les rapporteurs à 1,5 milliard d’euros. Encore précisent-ils que ce montant est certainement sous-évalué. Il faut donc le considérer comme un minimum. D’ailleurs, l’administration est incapable de chiffrer le coût de cinq des dispositifs. Quelques millions ? Des dizaines de millions ? Plus de cent millions ?

Ce 1,5 milliard certifié qui permet de payer des dialyses [3] à des clandestins provenant parfois de pays dits “sûrs” par l’OFPRA comme l’Albanie ou le Sénégal, représente plus que le coût global annuel des quatre hôpitaux de Marseille et de leurs 14 000 employés [4]. Il est équivalent à 4,8% du fameux “trou de la sécu” dans sa branche maladie pour 2020. C’est encore la dépense annuelle moyenne d’une couverture de mutuelle santé pour près de deux millions de Français !

L’hôpital du monde

Cette prodigalité française, qui allie dépenses colossales et contrôles incertains voire dans certains cas une absence totale de contrôles, est, redisons-le, une exception en Europe. Une “anomalie”, selon le rapport ; un scandale pour tout esprit libre et sensé. Nulle part ailleurs il est offert à des clandestins un “panier de soins” équivalent. C’est en France qu’un Pakistanais peut se faire recoller les oreilles aux frais des citoyens, pas en Italie. C’est à Paris qu’un Albanais peut se faire poser un anneau gastrique, pas à Berlin. Le “sans dents” français décrit par François Hollande n’y aura pas droit. Aucune officine, aucune filière, pour le prendre en main.

Mais il y a plus grave. C’est aussi chez nous qu’un clandestin peut passer devant un autochtone pour bénéficier d’une greffe. Impossible ? C’est au contraire habituel, selon le rapport de l’Assemblée. On peut lire à la page 58 : “les étrangers qui viennent pour être greffés (du Maghreb ou des pays de l’Est) peuvent peser sur le dispositif français et retarder les greffes pour les résidents”.

Sachant que ces greffes sont souvent une question de vie ou de mort, existe-t-il un seul autre pays au monde qui, par aveuglement ou lâcheté politique, condamne à mort, du fait d’un “retard” un des siens pour soigner un étranger ?

Plus sages que nous, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et même la Suède, ne prennent en charge “que” les soins urgents, les femmes enceintes, les mineurs et la prévention des infections. Et c’est déjà beaucoup.

Rien ne contraint la France a être l’hôpital du monde. Ni Bruxelles ni l’OMS ne l’exigent. C’est donc à cette prétention d’être plus “universelle” que les autres, infection idéologique de gauche, que notre pays doit cette situation.

Faute de réaction rapide, la situation va s’aggraver. La réforme proposée par le rapport va dans le bon sens (suppression de la protection pour les clandestins venant de pays dits “sûrs”, restriction sur les délais etc…) mais reste très insuffisante au regard des enjeux à venir. C’est encore l’Assemblée qui nous prévient : “plusieurs éléments suggèrent qu’à court et moyen terme, les dépenses de soins en faveur des étrangers en situation irrégulière devraient sensiblement s’accroître” [5]. Le nombre de “soignés” croît mécaniquement avec la hausse du nombre de clandestins. Selon l’inspection générale des finances et l’inspection générale des affaires sociales : « l’hypothèse d’une migration pour soins, […] n’est clairement pas un phénomène marginal (plus d’un quart des étrangers en situation irrégulière citeraient les soins parmi les raisons de leur migration)» [6] !

Les Français ignorent tout ou presque de ce sujet. Aucun n’a lu le rapport de l’Assemblée. Aucune émission spéciale sur ce sujet n’a été diffusée dans aucun grand média. Et pour cause, la vérité, c’est-à-dire le récit de la réalité, vaudrait révolte. Il faut donc la taire. Exagération ? Non. Par deux fois, en 2019 et encore le 2 novembre 2020, Olivier Véran s’est opposé à un amendement parlementaire demandant un rapport sur le coût des soins des clandestins [7].

Dans ces conditions, qu’espérer encore de ce pouvoir ? Rien, évidemment. Que faire ? Lui dresser l’an prochain une ordonnance et une sévère.

[1] Rapport du 26 mai 2021 sur le budget, annexe 38 sur la santé.
[2] Ibid, pages 32, 38 et 40.
[3] 80 000 euros par patient.
[4] Ibid, page 48.
[5] Ibid, page 52.
[6] Ibid, page 59.
[7] Ibid, pages 25 et 26.

Nicolas Bay

Tribune reprise de Causeur

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