Si les gilets jaunes n’aiment pas les journalistes, peut-être faut-il se demander pourquoi ?

Si le mouvement des gilets jaunes ébranle le gouvernement, il ébranle aussi, même si peu le soulignent, la presse « mainstream », qui se voit remise en cause dans sa légitimité… au même titre que nos dirigeants parce que, pour beaucoup de manifestants, à tort ou à raison, ils en sont les dociles valets.

La preuve par l’agression – « la tentative de lynchage », ce sont leurs mots – subie par des journalistes de BFM TV, samedi, à Toulouse, qui ont eu, semble-t-il, la peur de leur vie : « Ils avaient la bave aux lèvres », décrit l’un d’eux, comme s’il avait croisé la bête du Gévaudan.

Les gilets jaunes criaient « C’est l’autre enfoiré de BFM, la chaîne de Macron, ces bâtards de BFM », « BFM collabo, BFM collabo »… « Ça, c’est le premier truc qu’on n’oublie pas », commente le journaliste. Et puis : « Au bout d’un moment, un mec a donné le top départ, en criant : dégagez, sinon on vous défonce. »

Il affirme ne plus pouvoir mettre la bonnette identifiant son média sur son micro lorsqu’il fait un reportage. Il faut qu’il passe incognito.

Si l’agression de cette équipe est, évidemment, absolument condamnable, elle en dit long sur l’état de délitement du lien entre la presse et les Français et sur la fin d’un règne sans partage depuis des dizaines d’années : celui de la télé.

Celle-ci a envahi les foyers, devenant la baby-sitter des enfants quand ils rentrent, à 4 heures, avec leurs clés, dans un appartement déserté, la demoiselle de compagnie dans les EHPAD à toute heure du jour et de la nuit des personnes âgées, le seul ami venant visiter quotidiennement bien des personnes isolées.

Sauf que, comme dans le fameux roman Une chanson douce de Leïla Slimani (Goncourt 2016), la confiance est rompue. La nounou m’a tuer !

Une grande partie de la « grosse » presse papier et des sites qui lui sont affiliés souffrent du même désamour.

Comment justifier, il est vrai, que le site du Point, magazine sérieux s’il en est, titre, le 24 novembre « EN DIRECT #Gilets Jaunes : l’extrême droite fait basculer la manifestation dans la violence » ? Puis, le 26, sans sembler embarrassé : « Gilets jaunes : les meneurs des casseurs appartiendraient à l’extrême gauche. » On notera, au passage, dans le premier cas, l’emploi de l’indicatif, dans l’autre, du conditionnel…

N’avaient-ils pas des yeux pour voir ? Trouvaient-ils cette manifestation trop insignifiante pour y dépêcher un reporter ? Ou ont-ils bu aveuglément les paroles de Christophe Castaner ?

Qui, s’il n’y avait pas eu les réseaux sociaux, aurait relayé les photos prises sur le vif de slogans antifas et de drapeaux de Che Guevara ? La grande presse court, derrière, lourdement, à son corps défendant (sans jamais la rattraper), derrière la presse alternative, furtive et toujours sur le qui-vive. Et c’est cette vieille dame fatiguée, de mauvaise volonté, bourrelée de préjugée, que les impôts des Français – puisque c’est le cœur du sujet – devraient continuer à subventionner ?

Bien sûr, L’Express a beau jeu de souligner – et c’est une réalité – que de fausses images circulent sur Facebook : des visages molestés antérieurement, dans un autre contexte que celui, samedi, des Champs-Élysées, ou un messages de soutien des forces de l’ordre destiné à d’autres manifestants, il y a deux ans.

Et il est indéniable qu’il est de la responsabilité des médias alternatifs d’être attentifs et de veiller à ne pas relayer des images vieilles ou bidonnées. Il en va de leur honnêteté et de leur crédibilité. Certes, l’oligarchie subclaquante qu’est l’information devenant peu à peu joyeuse anarchie, on trouve, sur la Toile, un peu n’importe quoi. Mais pour qui veut bien trier le bon grain de l’ivraie surgit, dans ce virtuel fatras, un bout de vérité. Que l’on cherchait parfois, il faut bien le dire, désespérément autrefois.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Gilets jaunes – Nicolas Dupont-Aignan : “Christophe Castaner est un incompétent et un cynique”

03/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la France, était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Deux jours après une nouvelle manifestation des Gilets Jaunes marqués par des scènes de violence sur les Champs-Élysées, Nicolas Dupont-Aignan a mis en cause la responsabilité du gouvernement et du ministre de l’Intérieur.

J’ai demandé la démission de Christophe Castaner, qui est un incapable et un cynique. C’est inadmissible ce qui s’est passé, il fallait protéger l’Arc de Triomphe. Pourquoi n’était-il pas protégé ? On nous prend pour des imbéciles. Comment une préfecture de police, qui connaît par cœur les casseurs, notamment d’extrême-gauche, a pu laisser des rues de Paris comme ça ?

Le député de l’Essonne voit dans ce mouvement des Gilets Jaunes “la France qui se lève” : “Ce n’est pas la question de la droite ou de la gauche, mais d’un peuple qui doit pouvoir vivre. Et pour vivre, il faut pouvoir changer de politique. On est en concurrence avec des esclaves, en Bulgarie, en Chine ou ailleurs. On a supprimé toutes les protections et les Français commencent à vivre comme des esclaves eux aussi.”

Derrière les casseurs, Nicolas Dupont-Aignan voit l’œuvre de “racailles de banlieues” :

J’ai vu des gens formidables, des Français comme les autres, qui manifestaient paisiblement. J’ai vu de la racaille de banlieue qui venait piller les magasins. Peut-être parce qu’elle avait des ordres, la police ne faisait rien. Par contre, le retraité, la police lui mettait des coups de matraque et lançait le canon à eau. J’ai peur de l’engrenage. Je trouve le gouvernement irresponsable. Je crains qu’il y ait une liaison entre la racaille des banlieues et les casseurs et que tout ça finisse très mal. Je suis très sévère avec le président de la République qui me fait penser à ces pyromanes déguisés en pompiers.


1914–1918 : l’esprit de sacrifice et de cohésion, condition du sursaut nécessaire à notre survie

Un siècle après la fin de la Grande Guerre, on a du mal à imaginer ce que fut l’enfer de Verdun, le terrain bouleversé par l’artillerie lourde, la boue, les cadavres, les gaz, l’agonie des blessés, la triste noria des unités montant vers les premières lignes ou en redescendant. On peine encore plus à comprendre les ressorts de l’extraordinaire résilience dont surent faire preuve les Poilus et les raisons qui les firent « tenir » malgré la violence des combats et la proximité permanente de la mort, dans cette lutte inouïe où les qualités traditionnelles du soldat ne pesaient plus grand-chose sous le feu d’obus tirés à des kilomètres par des artilleurs invisibles.

La durée et l’intensité des combats de Verdun témoignent de l’endurance, de la ténacité et de l’inflexible volonté de ces hommes qui avaient le sentiment de défendre le « sol sacré de la patrie » et qu’animait la conviction, ressentie plus ou moins confusément, qu’ils se battaient pour une cause dépassant leur seule personne, en un moment où ils incarnaient, avec leur volonté de vaincre et l’acceptation du sacrifice éventuel de leur vie, une part de l’âme de la France – une France perçue comme une précieuse unité de destin forgée au fil des siècles, une France à laquelle ils étaient attachés de tout leur être parce qu’ils avaient appris ses grandeurs, ses gloires et ses malheurs passés, parce qu’elle constituait le cadre précieux de leur vie et de celle de leurs familles. Frères d’armes, de larmes et de sang de leurs camarades de misère et de gloire par-delà leurs différences sociales, religieuses et politiques, les combattants de Verdun témoignent aussi de l’importance vitale de la cohésion dans les pires moments d’adversité. Symboliquement, c’est à Douaumont, « ce champ de bataille où il fut démontré qu’en dépit de l’inconstance et de la dispersion qui nous sont trop souvent naturelles […], nous sommes capables d’une ténacité et d’une solidarité magnifiques et exemplaires…», que, cinquante ans plus tard, le général De Gaulle appellera à « faire à jamais de la sépulture de nos soldats ”couchés dessus le sol à la face de Dieu” et dont les restes sont enterrés sur cette pente en rangs de tombes pareilles ou confondues dans cet ossuaire fraternel, un monument d’union nationale que ne doit troubler rien de ce qui, par la suite, divisa les survivants. »

Les peuples et les nations connaissent au cours de leur histoire des moments d’épreuves qui, surmontés, peuvent être suivis de relâchements funestes. Nous sommes aujourd’hui, à l’évidence, dans cette situation et, plus que jamais, l’idéal de nos anciens doit nous inspirer et guider les nouvelles générations bien peu préparées aux âges de fer à venir.

Après les célébrations calamiteuses du centenaire de la bataille de Verdun, « chorégraphie pour analphabètes au milieu des tombes » selon le regretté général Bach, il est de notre devoir de nous interroger sur le message que nous ont, par-delà leur sacrifice, légué les héros de cet affrontement titanesque : en ce début du XXIe siècle, la séculaire querelle franco-allemande est fort heureusement apaisée, mais le nouveau monde en gestation recèle des périls mortels qu’il ne nous sera possible de conjurer qu’à la condition de faire nôtres les valeurs qui animaient les combattants du Bois des Caures, de Souville, de Vaux et du Mort-Homme. Les peuples et les nations connaissent au cours de leur histoire des moments d’épreuves qui, surmontés, peuvent être suivis de relâchements funestes. Nous sommes aujourd’hui, à l’évidence, dans cette situation et, plus que jamais, l’idéal de nos anciens doit nous inspirer et guider les nouvelles générations bien peu préparées aux âges de fer à venir. Ce réveil de l’esprit de sacrifice et de cohésion est la condition du sursaut nécessaire à notre survie. Puisse ce livre contribuer à ce que le martyre des combattants de Verdun ne demeure pas vain.

Philippe Conrad, président de l’Institut ILIADE

Article paru sur le site de Présent L’Institut Iliade

Les Gilets jaunes, c’est la France des ronds-points et des péages

Comme il est difficile d’être un représentant des Gilets jaunes ou un porte-parole des blocages ! A peine un membre est-il nommé qu’il est aussitôt déprécié. Il en fut ainsi pour la délégation des huit « gilets jaunes » qui affirmait vouloir nouer un contact « sérieux » avec le gouvernement (au total ils ne furent que deux à rencontrer le ministre de la Transition écologique). De nombreux participants actifs considéraient qu’ils n’étaient pas représentatifs pour parler de baisse des taxes et de création d’une « assemblée citoyenne ».

Alors comment trouver une véritable représentativité, celle-ci devenant de plus en plus nécessaire à la structuration de ces multiples rassemblements ?

Un responsable local des Gilets jaunes interrogé par CNews a peut-être, sans le vouloir, apporté une réponse.

A la question « Irez-vous samedi 1er décembre à Paris ? », il a répondu :

« Non, nous resterons ici sur notre rond-point car ici on se connaît et on peut mieux organiser des ripostes. »

On le voit, la confiance est le maître-mot des Gilets jaunes. Cette nouvelle appellation militante ne croit plus dans les partis politiques, dans les gouvernants et dans les syndicats, tout simplement parce que depuis 40 ans les corps constitués n’ont fait que les tromper. Aujourd’hui leur croyance est circonscrite là où ils se retrouvent, sur les carrefours et sur les péages. Ils ont besoin de dialoguer entre eux, de se retrouver, de s’apprécier, de recréer des attaches fortes. Comment des saltimbanques de l’audiovisuel, amis des puissants et chéris des médias, pourraient-ils les comprendre, eux qui touchent en un mois ce que ceux d’en bas n’arrivent pas à gagner en deux ans, voire plus ?

Des qualités humaines

La méfiance est une des constantes de cette majorité de ruraux. Ils ne créent un lien et font crédit à l’autre que si celui-ci est en interaction avec leur combat. C’est pour cette raison qu’ils apprécient l’aide des citoyens qui les ravitaillent en vivres, en ustensiles de cuisine ou en matériel de couchage.

La solution pour trouver dans cette configuration des mandataires est difficile mais elle existe. Tout l’édifice repose sur les « chefs » des grands ronds-points. Ils doivent constituer l’ossature de cette révolte. Certes, ils n’auront pas les connaissances suffisantes pour résister à la dialectique d’un énarque mais ils auront des qualités humaines supérieures : l’abnégation, l’engagement, la ténacité, la confiance de leurs affidés. De plus, en 15 jours le groupe aura eu le temps de reconnaître celui qui se sera mis en avant par sa droiture, son honnêteté et sa bienveillance. Une personne non pressentie par un média ou un politique mais par l’ensemble du clan.

Lui seul pourra porter efficacement les revendications de cette population qu’il connaît et qu’il solidarise. Ensuite, intégré aux milliers d’autres locaux semblables à lui, il pourra avec eux débattre lors d’un grand week-end pour désigner les représentants nationaux. Certes, ce ne sera pas facile, chacun tirant à hue et à dia, mais impérativement à la fin des deux jours un conseil représentatif devra être nommé et un responsable validé. Alors cette assemblée hétéroclite s’accordant par capillarité sur des noms deviendra crédible. N’oublions pas que derrière les Gilets jaunes, c’est l’espoir de tout un peuple qui se dresse (84 % des Français trouvent le mouvement justifié). Il serait déplorable que ce soulèvement soit annihilé par des disputes de bas étage que les médias se feraient un plaisir de rapporter et dont seul l’Etat profiterait.

Guillaume Bernadac

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2018

Ce que réclament les Gilets Jaunes

30/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Jeudi, le mouvement des Gilets jaunes a envoyé aux médias et aux députés un communiqué comprenant une quarantaine de revendications.

Voici une sélection des mesures réclamées par ce mouvement populaire :

• Smic à 1 300 euros net.
• Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce et davantage de parkings gratuits dans les centres-villes.
• Grand plan d’Isolation des logements pour faire de l’écologie en faisant faire des économies aux ménages.
• Impôts : que les GROS (MacDo, Google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.
• Même système de Sécurité sociale pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.
• Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. Pas de retraite à points.
• Fin de la hausse des taxes sur le carburant.
• Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.
• Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque-vacances.
• Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.
• Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations.
• Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.
• Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une industrie française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)
• Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres, mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.
• Que les causes des migrations forcées soient traitées.
• Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.
• Salaire maximum fixé à 15 000 euros.
• Que des emplois soient crées pour les chômeurs.
• Augmentation des allocations handicapés.
• Limitation des loyers. Davantage de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).
• Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)
• Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.
• L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.
• Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.
• Le référendum populaire doit entrer dans la Constitution.
• Retour à un mandat de 7 ans pour le président de la République.
• Retraite à 60 ans.
• Pas de prélèvement à la source.
• Fin des indemnités présidentielles à vie.



Pacte migratoire de l’ONU – Pour Nicolas Bay, on cherche à aboutir “à la consécration d’un prétendu droit à la migration”

30/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Si le gouvernement français soutient le pacte migratoire de l’ONU, le Rassemblement national s’y oppose logiquement, voyant dans ce texte la porte ouverte à de nouveaux mouvements migratoires.

Selon Marine Le Pen, ce texte “exprime un immigrationnisme radical qui non seulement engage tous les pays à faire la promotion de cette immigration sans limite, mais fait disparaître le concept de clandestinité.”

Nicolas Bay ajoute : “C’est toujours la même manière de procéder. On va aboutir à la consécration d’un prétendu droit à la migration présenté comme un nouveau droit de l’homme“.

Diverses pétitions fleurissent sur le Net pour dénoncer ce projet de l’ONU. Exemple avec celle-ci : “Non au Pacte mondial sur les migrations qui met en danger la France et l’Europe


La réforme de la justice pénale des mineurs

30/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Madame Belloubet, ministre de la Justice, a obtenu du Parlement vendredi dernier l’autorisation de réformer par voie d’ordonnance la justice pénale des mineurs. C’est qu’au gré des multiples réformes pénales, l’ordonnance de 1945 fondant notre système judiciaire de prise en charge de l’enfance délinquante, est devenue un mille-feuille difficilement lisible. Si la nécessité d’une réforme fait consensus, le projet porté par le gouvernement est pourtant largement critiqué.

Qu’est-il reproché à cette réforme sur le fond ?

Aujourd’hui, le véritable talon d’Achille de notre système de protection judiciaire de la jeunesse réside dans un manque de moyens cruel. C’est le sens de l’appel au secours lancé par les juges pour enfants du tribunal de Bobigny début novembre, déplorant n’être plus que « les juges de mesures fictives ». Message relayé par près de 200 magistrats spécialisés en début de semaine, en réaction au vote du Parlement : « Il ne sert à rien (…) de réformer l’ordonnance du 2 février 1945 sur l’enfance délinquante si les moyens éducatifs en structures et en personnels permettant la mise en œuvre de ces mesures ne sont pas à la hauteur des ambitions proclamées. »

Et sur la forme ?

En légiférant par ordonnance, c’est la possibilité d’un débat contradictoire de fond qui est évincée. Si dans le cadre général de la réforme de la justice, les députés de la majorité prévoyaient bien d’apporter quelques amendements à l’ordonnance, Madame Avia, co-rapporteur, avait clairement assuré quelques semaines plus tôt, que la justice pénale des mineurs était un sujet trop grave, méritant « d’être traité à part, de manière raisonnée et mesurée ». Effectivement une mission parlementaire devait rendre début décembre son rapport sur le sujet, étudié avec toutes les garanties de consultation pluridisciplinaire possibles depuis plusieurs mois déjà. Députés et professionnels dénoncent là un « coup de force » du gouvernement.

Gilets jaunes : Non, sire Macron, ce n’est pas une révolte, c’est une révolution, par Francis Bergeron

Le président Macron a la tête bien faite. Il a un plan rationnel pour le redressement de la France, qui passe par des étapes précises : d’abord le retour dans le vert des comptes des entreprises. Nous y sommes à peu près. Puis la réforme de l’appareil d’Etat. Elle est annoncée, avec une réduction du nombre de fonctionnaires, et une simplification des procédures administratives. Cette étape sera atteinte à la fin de son quinquennat. Nous entrerons alors dans une troisième étape, qui correspondra à son second quinquennat : la marche vers le plein emploi, l’augmentation du pouvoir d’achat. Il est à craindre (pour lui) qu’il ne voie jamais cette troisième étape. Et même la deuxième étape est déjà en train de se gripper. L’exécutif est tellement affaibli que la macronie pourrait tomber dans l’apathie hollandaise. Mais rien n’exclut non plus que la tête de Macron ne finisse au bout d’une pique.

Depuis deux siècles on berce notre imaginaire avec la colère du peuple, qui finit bien, quand elle se termine en révolution. La révolte est partie d’une fiscalité punitive sur les carburants, pénalisant d’abord ceux qui travaillent, ceux qui vivent en banlieue et en province, ceux qui se lèvent tôt, comme disait Sarkozy. Une fiscalité pour supporter aussi notre part de charges migratoires, le coût d’une transition énergétique, née de l’idéologie écologique, le coût d’un Etat obèse, les coûts de la Communauté européenne, et alors même que la croissance, dans le monde, se ralentit, et qu’à l’heure des comptes chacun découvre que son pouvoir d’achat a chuté ces dernières années.

Pour éviter que la révolte ne se transforme en révolution, il faudrait que Macron baisse les pouces sur les carburants. Un Sarkozy, un Mitterrand, un Chirac, et même peut-être un Hollande, l’auraient compris, car ce sont des animaux politiques. Mais Macron ? Il n’en prend pas le chemin ? Tant pis pour lui. Car avec les Gilets jaunes, il est fort possible que nous assistions à un événement d’une portée inédite, qui pourrait bel et bien renverser la table.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

[Vidéo] Interdit d’interdire – Loi anti fake news : le débat

29/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Frédéric Taddeï reçoit Jérémie Assous, avocat, Christophe Deloire, ancien directeur du CFJ et secrétaire général de Reporters sans frontières, François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS, David Lacombled, président de La villa numeris, ainsi que Cédric Mathiot, créateur de Check News de Libération.


La mort d’un chef djihadiste au Mali suite à une opération française

29/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’armée malienne a confirmé samedi la mort du chef djihadiste Amadou Koufa, tué à l’occasion d’une opération « d’ampleur, complexe et audacieuse » des troupes françaises (CEMA général Lecointre). Chef de file d’un groupe djihadiste particulièrement virulent au centre du Mali, rattaché par le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) à la nébuleuse islamiste d’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), il avait dernièrement appelé toutes les populations peules à rejoindre le djihad.

Sa mort ne peut qu’être saluée ; mais ne signe pourtant pas le retour de la paix dans la région. D’abord parce qu’on peut s’attendre à des représailles de la part du GSIM. Ensuite parce que la guerre au centre du pays n’est que la suite de celle menée au nord. Enfin car seul le retour de l’autorité étatique pourra mettre un terme aux conflits intercommunautaires dont se nourrit le djihadisme local.

Les poilus : Mohamed ou Martin ? Quand Le Parisien a la berlue, Europe 1 devient aveugle

Une nouvelle douteuse diffusée par Le Parisien au sujet des morts de la Grande Guerre a conduit l’OJIM à observer pendant dix jours tous les décodex, checknews et autres services de détection des infox/fake news. Que croyez-vous qu’il arriva ? Rien.

Pour les médias de grand chemin officiels et installés de longue date, les infox/fakenews n’existeraient-elles que chez les autres ? Au vu d’une surprenante « information » diffusée par Le Parisien, le jour de la saint Martin, le 8 novembre 2018, on peut le penser.

Le Parisien voit des “Mohamed” partout

Ce 8 novembre 2018, le quotidien de Bernard Arnault publie un article intitulé « Grande Guerre : plus de Mohamed que de Martin parmi les morts pour la France », le texte est accompagné d’une grande photo de Macron sous le monument aux morts des Éparges.

L’accroche de l’article : « Compter les prénoms présents sur les monuments aux morts de la Grande Guerre permet de dresser un portrait inattendu des morts pour la France ». De quoi s’agit-il ? D’une plongée dans la base de données « Mémorial Genweb », laquelle recense les soldats morts pour la France durant la première guerre mondiale (700 par jour en moyenne). 8 % des tués se prénomment Jean, Pierre, Louis, Joseph et François. Un graphique montre d’ailleurs une série de prénoms tirés du calendrier chrétien… mais ce n’est pas l’objectif politique de l’article du Parisien. Celui-ci arrive juste après : « si l’on regroupe les variantes Mohamed, Mohammed, Ben Mohamed et Ben Mohammed » [autrement dit, si on trafique le principe du classement par prénom pour parvenir à la conclusion que l’on souhaite] », eh bien, le prénom Mohamed devient l’un des 50 prénoms de soldats « qui ont versé le plus lourd tribut au conflit ». Non ? Si. C’est même plus que les Américains.

Des organes de presse (Le Parisien) mais aussi des opérations médiatiques de haute diffusion veillent au formatage idéologique, y compris au sein l’éducation nationale par la plateforme Francetveducation. On consultera à ce propos l’enquête en 5 volets de l’OJIM au sujet de la réécriture de l’Histoire de France par France Télévision, L’Obs et France Inter, par le biais d’un documentaire intitulé Histoires d’une nation. « Histoire » justement de montrer qu’en réalité la France est née de tous les Mohamed du monde.

“Martin” : un prénom peu courant en 1900

La manipulation du Parisien est d’autant plus grotesque qu’un simple coup d’œil aux statistiques de l’INSEE, croisement des sources oblige, sur le classement des prénoms en France depuis 1900 démontre que le prénom “Martin” n’est devenu très populaire que depuis 1980 environ.

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La mobilisation des Gilets jaunes révèle un état pré-insurrectionnel de la France périphérique

28/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis une dizaine de jours, près de 300.000 Français ont revêtu leur gilet jaune pour descendre dans la rue et organiser 2.000 barrages partout dans le pays. Demandons-nous ce matin qui sont ces Gilets Jaunes autant conspués par le système qu’ils sont massivement soutenus par les Français.

Il s’agit de ce que le géographe Christophe Guilluy a nommé « la France périphérique ».

A bien regarder les rassemblements de Gilets Jaunes, on observe une population massivement blanche et provinciale. Ces Français chassés dans les périphéries des villes par la hausse du coût de la vie dans les centres villes et par l’immigration des banlieues.

Les Gilets Jaunes sont les Français délaissés par les institutions. La nouvelle taxe sur le carburant a cristallisé le ras-le-bol fiscal. Cette politique fiscale dont les Gilets Jaunes voient le bénéfice leur échapper pour le profit des banlieues de l’immigration.

On constate une structure déconcertante, puisque ce mouvement spontané ne met pas en avant de représentant officiel.

Cette configuration affole l’autorité publique qui n’a pas d’interlocuteur classique. C’est une force car le pouvoir ne peut pas intimider de groupe clairement identifié ou soudoyer des syndicats pour saper le mouvement. Les Gilets Jaunes possèdent aussi une capacité de mobilisation très forte et sans avoir de consigne à respecter.

Cependant, ce défaut de représentation ne permet pas de porter des revendications claires. Le mouvement risque de s’essouffler si les manifestants ne sont pas capables de se structurer, à l’image du parti italien « 5 étoiles », créé à la suite d’une journée de colère.

De leur côté, les autorités publiques laissent transparaître leur affolement par un recours à la désinformation, au mensonge et à la menace.

Une enquête de Valeurs Actuelles révèle que Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, était informé par les forces de l’ordre, sur le terrain, que les casseurs, sur les Champs-Élysées, étaient des bandes d’extrême-gauche, toujours plus violentes et impunies. Mais le ministre a préféré désigner ce qu’il appelle « l’ultra-droite » et son préfet de police a agité le spectre d’une dissolution !

Révolte des Gilets Jaunes : l’histoire est bien le lieu de l’imprévu !

Le grand historien Dominique Venner aimait à dire que « l’histoire est le lieu de l’imprévu ». La révolte des Gilets Jaunes le démontre une fois de plus.

En Europe, la révolte des peuples contre le Système oligarchique qui les met en servitude, a pris avant tout une tournure identitaire et anti-immigration.

C’est pourquoi les pays du groupe de Visegrad sont entrés en dissidence contre l’Union Européenne. Et c’est la question migratoire qui explique l’opposition croissante à Mme Merkel en Allemagne et la victoire de la Ligue du Nord et du mouvement Cinq Etoiles en Italie. Comme elle explique pour une part aussi le vote britannique pour le Brexit.

Révolte sociale en France

En France le moteur de la crise est social : la France invisible, celle que le Système a rejeté dans les ténèbres périphériques, a revêtu un gilet jaune qui la rend visible, parce qu’elle a tout simplement de plus en plus de difficultés à vivre décemment.

Parce qu’elle voit son niveau de vie diminuer, parce qu’elle paye de plus en plus d’impôts et de taxes, parce que l’ascenseur social ne fonctionne plus et parce que l’Etat, si complaisant vis-à-vis des racailles, ne la protège plus. Parce que personne ne répond plus à son angoisse.

Il y a bien sûr un lien entre la question identitaire et la question sociale. La France invisible souffre d’autant plus qu’elle sent bien que le Système a plus d’égards pour les immigrants, surtout entrés irrégulièrement en France, que pour elle.

Mais la question migratoire n’a pas été pour autant mise en avant par les Gilets Jaunes : dommage pour le Pouvoir qui se préparait déjà à pourfendre la « xénophobie » ou la « peste brune [1]» !

Les astrologues n’ont rien vu venir

Evidemment les écrans de nos télévisions sont, depuis samedi dernier, pleins d’experts qui nous « expliquent » la révolte des Gilets Jaunes. Comme des météorologues qui nous présentent le temps qu’il fera ….hier.

Mais à vrai dire personne n’avait prévu l’ampleur de la réaction populaire.

Surtout pas l’oligarchie, qui vit dans sa bulle, dans ses « résidences de standing » protégées par les digicodes ou dans ses palais dorés protégés par la police.

Pas la classe politique, qui n’a rien vu venir, comme à son habitude.

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La mobilisation est générale, par Francis Bergeron

De la taxe sur les carburants à la folie des éoliennes

C’est l’augmentation perpétuelle de la taxe sur les carburants qui a mis en marche cette extraordinaire révolte sociale des Gilets jaunes. Le gouvernement vient d’annoncer qu’il renonçait aux péages urbains et à la nouvelle taxe poids lourds, ce qui est une première victoire. Mais la colère ne retombera que s’il est mis un terme à l’inflation des taxes sur les carburants. Déjà, le Sénat vient de voter un gel de la hausse des taxes. Bruno Retailleau, le chef des Républicains au Sénat, préconise que le projet de budget 2019 soit construit sans les augmentations de ces taxes.

Ce vote sera-t-il vu comme une porte de sortie possible à la crise ? Alors que le prix du pétrole est fortement en baisse, le fait que le prix à la pompe, lui, continue à augmenter, rend hystériques les Français. Retailleau expliquait dimanche qu’il faut « sortir de l’écologie idéologique, qui est un gauchisme, et de l’écologie médiatique que Nicolas Hulot incarne ».

Si Macron cède sur ce point, son schéma de « transition écologique » aura du plomb dans l’aile. Et c’est toute sa stratégie d’occupation de l’espace politique de l’écologie qui sera remise en cause. L’aile gauche du conglomérat « En marche » risque alors d’aller marcher… dans une autre direction.

« Peste brune » sur les plateaux du Limousin ?

Mais s’amorce déjà une seconde vague de contestation, plus rurale, tout aussi déterminée, concernant cette fois les implantations d’éoliennes. La colère contre les éoliennes prend en effet un virage radical. Et les Darmanin et autres Castaner auront beau chercher, ils trouveront encore moins de traces de « peste brune » sur les plateaux du Limousin que sur les Champs-Elysées. La radicalité, ce sont d’abord les très nombreuses associations qui sont en train de se fédérer, ces « vents de colère » qui soufflent sur les campagnes et créent de nouvelles solidarités rurales. Mais jusqu’à ce jour, les manifestations anti-éoliennes, si elles attirent du monde, ne font pas la une des journaux, y compris de la presse de province.

Le second symptôme d’une radicalisation contre l’écologie idéologique, ce sont les sabotages d’éoliennes. Une liste impressionnante a été mise en ligne, qui montre que de nombreuses éoliennes ont été prises pour cibles et sont à présent à l’arrêt. L’information est pour l’instant mise sous le boisseau pour éviter les phénomènes de contagion.

Qui sont les saboteurs ? Des gaucho-écolos ? Impossible, puisque ces éoliennes, ce sont eux qui les voulaient ; elles font partie du plan de transition énergétique. Des « pestes brunes » ? Ils auraient alors une capacité de dissimulation extraordinaire ! Non, les anti-éoliennes sont tout simplement ceux qui habitent à proximité des éoliennes. Ils ont pris conscience du préjudice esthétique, du saccage des paysages, ils découvrent le bruit, les conséquences sur l’équilibre écologique, précisément. Or les éoliennes de seconde génération sont en train d’arriver. Elles mesurent 150, 200 mètres de haut. Chacune d’elles nécessite une emprise au sol de 300 ou 400 mètres carrés. On ne peut pas les fixer sur les anciens emplacements. 1 000 ou 1 500 tonnes de béton et de structures métalliques doivent être coulées dans le sol. Ce sont donc des milliers d’énormes blocs bétonnés qui truffent peu à peu nos champs et nos collines, faisant s’effondrer l’immobilier local.

La fin des éoliennes ? Ce serait aussi la fin de la COP 21, de la transition énergétique, de la dictature de l’écologiquement correct. C’est le combat de demain des Gilets jaunes ruraux.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

« Codes culturels », vraiment ? – Anthony Grange (Les Identitaires)

La cour d’assises de la Manche a rendu un verdict pour le moins… surprenant. Un lycéen, âgé de 18 ans au moment des faits, était poursuivi pour viol sur une mineure et agression sexuelle sur une autre. La cour a reconnu la réalité du viol mais a acquitté le violeur, arguant que celui-ci n’avait pas les « codes culturels » pour comprendre qu’il était en train de violer une adolescente de 15 ans. Il a juste été condamné à deux ans avec sursis pour l’agression sexuelle et est ressorti libre du tribunal.

Précisons que le violeur est un réfugié bangladais.

Précisons également que le président du tribunal a précisé à la victime du viol que sa parole n’était absolument pas remise en question. Il se trouve simplement que, en application de la jurisprudence, la cour a estimé que, n’ayant pas conscience de ce qu’il faisait, le réfugié était innocent.

Il y a légitimement de quoi être outré. C’est un véritable permis de violer qui est accordé à tous les immigrés venant de civilisations où le rapport à la femme est différent du nôtre. C’est-à-dire la plupart.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’affaire est encore éclipsée par le mouvement des Gilets jaunes, mais elle va sans doute provoquer une indignation. Il est probable que des voix demandent une modification de la loi pour qu’un jugement aussi inique ne puisse plus être prononcé.

Mais il est aussi possible de tirer des conséquences imprévues de ce jugement. La Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés précise, dans son article 2, que tout « réfugié a, à l’égard du pays où il se trouve, des devoirs qui comportent notamment l’obligation de se conformer aux lois et règlements ainsi qu’aux mesures prises pour le maintien de l’ordre public ». Indépendamment du procès pénal, ce réfugié bangladais coupable de viol devrait donc perdre son statut de réfugié et être expulsé immédiatement.

Mais ce n’est pas tout. L’article 32 de cette même convention prévoit qu’un réfugié peut être expulsé « pour des raisons de sécurité nationale ou d’ordre public ». Or, que nous dit l’arrêt de la cour d’assises de la Manche ? Que les migrants bangladais sont culturellement susceptibles de ne pas faire la différence entre un rapport sexuel consenti et un viol. Ce n’est pas nous qui le disons, jamais nous ne nous permettrions de porter un tel jugement. C’est ce que dit la cour d’assises de la Manche.

Or, si pour des raisons culturelles, les Bangladais sont susceptibles de commettre des viols sans s’en rendre compte, il y a, à n’en pas douter, un trouble extrêmement grave à l’ordre public, qui peut même être considéré comme une atteinte à la sécurité nationale. Il faut donc, en application de l’article 32 de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, expulser l’intégralité des migrants et réfugiés bangladais, indépendamment de leur statut et de la légitimité de leur demande de protection.

Mais allons plus loin. Puisque dorénavant, en application de la décision de la cour d’assises de la Manche, le droit français reconnaît que les codes culturels fournissent une excuse à des crimes, la France est justifiée à interdire l’accès à son territoire à tous les ressortissants de toutes les cultures dont les codes culturels sont comparables.

Concrètement, cela voudrait dire que, en raison du risque de troubles à l’ordre public graves que constituent les codes culturels de tel ou tel pays, tous les ressortissants de ces pays devraient perdre les protections juridiques auxquelles ils ont droit par ailleurs, et tous devraient être expulsés.

Et ce n’est pas nous qui le disons, mais bien la cour d’assises de la Manche.

Anthony Grange

Texte repris du site de : Les Identitaires

Gilets Jaunes : Jordan Bardella dénonce “le mépris et l’arrogance du gouvernement”

27/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Deux jours après la nouvelle mobilisation des Gilets Jaunes à Paris, marquée par de nombreux incidents, notamment concentrés sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, Jordan Bardella, invité politique du Grand Matin Sud Radio, a expliqué que le gouvernement “a cherché à jeter le discrédit sur l’ensemble du mouvement“.

Le porte-parole du Rassemblement national a notamment déclaré :

Les forces de l’ordre ont eu des ordres particulièrement étranges. J’ai vu des personnes âgées, des mères de familles, se faire gazer. Et on a laissé assez vite les casseurs monter en tête de cortège. Le ministère avait indiqué que les Champs-Élysées seraient fermés. Il faut que le ministre rende des comptes. Les Gilets Jaunes ne sont pas des casseurs. Ce sont des citoyens paisibles qui veulent dire stop à la politique de matraquage fiscal mis en place par Emmanuel Macron, qui est insupportable.