Chapelle-Pajol : quand des femmes sont exclues d’un quartier islamisé de Paris

20/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le journal “Le Parisien” a révèlé que des groupes d’hommes harcèlent et agressent les femmes qui passent dans les rues du quartier La Chapelle-Pajol à Paris.

Les femmes seraient donc devenues non grata dans ce quartier du 18e arrondissement. C’est en tout cas ce que dénoncent plusieurs d’entre elles dans une pétition publiée sur internet et adressée à Emmanuel Macron. Intitulée : “La Chapelle & Pajol : Les femmes, espèce en voie de disparition au cœur de Paris”, la pétition décrit une situation à peine croyable dans ce quartier de l’est parisien à cheval sur les Xe et XVIIIe arrondissements.

Le Parisien qui est allé à la rencontre de ces femmes publie un reportage à peine croyable. Au fil des lignes, elles racontent ces groupes d’une dizaine d’hommes, “vendeurs à la sauvette, dealeurs, migrants et passeurs qui harcèlent les femmes”. Porter une jupe ou un pantalon trop près du corps leur apporte “une bordée d’injures”. Le quotidien rapporte le témoignage de cette femme qui affirme avoir reçu une cigarette allumée dans les cheveux.

Depuis ce reportage, les tensions montent. C’est ainsi que des riverains sont qualifiés de «racistes» pour avoir dénoncé l’insécurité dans ce quartier islamisé. Par ailleurs, certains médias tels que Mediapart n’hésitent pas à dénoncer l’étroitesse des trottoirs (sic) pour ne pas avoir à dénoncer le développement du communautarisme et l’échec flagrant du Vivre ensemble.



Législatives – En marche… difficile

Il y a l’encens de la classe politique française, de la plupart des médias, l’euphorie des dirigeants européens, et puis il y a les Français, chez qui le scepticisme domine face au nouveau président. La plupart de ceux qui ont voté pour Macron l’ont fait plus résignés que convaincus pour sauver une République nullement menacée. C’est ainsi que, selon les sondages, la cote de confiance du président est déjà négative. Pas de beaucoup, certes, un point, mais cela indique une tendance : d’après l’enquête des Echos, 45 % de nos compatriotes lui font confiance pour affronter les problèmes du pays, contre 46 % n’ayant pas confiance. Rappelons que, juste après leur élection, François Hollande était crédité de 58 % d’opinions positives et Nicolas Sarkozy de 59 %. Hollande n’avait vu sa cote de confiance devenir négative que plusieurs mois après son accession à l’Elysée.

Si les électeurs n’y croient déjà plus quinze jours après l’élection, que sera-ce quand s’abattront sur eux les premières mesures, sociales ou antisociales et fiscales ! Mais, entre-temps, il y a les élections législatives. Pour agir, Macron a besoin de la majorité absolue. C’est à cette lumière qu’il faut considérer la composition de son gouvernement. Pour la présidentielle, il avait besoin des voix de gauche, pour les législatives, de celles de droite, car il ne peut plus compter sur la gauche. Son gouvernement est d’abord une vitrine publicitaire. On peut y voir, notamment, Bruno Le Maire chargé de l’Economie et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics (en français, ministre des Finances), qui fut le porte-parole de Nicolas Sarkozy, deux LR. Cela est destiné à convaincre les électeurs Républicains qu’une politique économiquement libérale sera appliquée. Mais rien n’est moins sûr que ce ralliement. Ils n’ont toujours pas pardonné à Bayrou d’avoir voté Hollande en 2012, pourquoi suivraient-ils ceux que leur parti désigne comme des traîtres ou, à tout le moins, des opportunistes ? Lesquels, candidats ou non, devront faire activement campagne contre ceux qu’ils soutenaient hier encore et soutenir tous ceux d’En Marche. En effet, le porte-parole du gouvernement a rappelé que « les ministres étaient des militants de la majorité présidentielle ».

Dans ces conditions, la candidature de Bruno Le Maire dans l’Eure, par exemple, ne se présente pas bien. Sa réélection était déjà menacée avant sa nomination, il est peu probable qu’elle suscite de nouveaux soutiens. Il aura contre lui un candidat LR, au moins un de gauche, et un autre du Front national, dans une circonscription où Marine Le Pen a fait un très bon score. Or, s’il est battu, la règle s’imposera à lui, il devra quitter le gouvernement. C’est ce qui était arrivé à Alain Juppé, en 2012 : battu à Bordeaux par une candidate socialiste, il abandonna un grand ministère de l’Ecologie, taillé à sa mesure. S’il est battu, Macron devra le remplacer. Il aurait déjà un « plan B ». On comprend mieux pourquoi des Républicain(e)s qui rêvent d’en être ont préféré attendre que des places se libèrent quand les électeurs auront renvoyé dans leur foyer les éphémères ministres qui auront échoué sur le front électoral.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 20 mai 2017

Macron intronisation

Jean-Yves Le Gallou décrypte l’orgasme médiatique de l’intronisation de Macron

19/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’intronisation d’Emmanuel Macron ? Plutôt le sacre d’Emmanuel Ier, le roi thaumaturge ! Tel est le sujet principal de cette 152e édition d’I-Media, l’émission hebdomadaire de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés, qui revient également sur le remplacement de David Pujadas au 20 heures de France 2 par Anne-Sophie Lapix et sur l’empire médiatique – et industriel – et Patrick Drahi.

Véronique Besse

La confiance de Philippe de Villiers trahie par Véronique Besse !

19/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Véronique Besse, député MPF de Vendée, l’annonce ce matin dans Ouest-France : elle ne se représente pas. Elle préfère, dit-elle, se consacrer à sa mairie des Herbiers. Pourquoi pas. Mais l’unique député villiériste de l’Assemblée nationale déserte sans avoir préparé sa succession ! Elle abandonne donc au candidat… de l’UDI – à moins que ce ne soit au profit de celle de La République en Marche ! – la circonscription qu’elle détenait depuis 2005 et qui était celle de Philippe de Villiers !

Philippe de Villiers avait en effet conquis cette quatrième circonscription de Vendée en 1988 sous les couleurs de l’UDF avec près de 75 % des voix, avait été réélu en 1993 avec 66 % des suffrages – toujours au premier tour –, l’avait conservé en 1997 au nom de La Droite indépendante et, en 2002, pour le MPF – 67 % au premier tour ! En 2005, il l’avait donc laissée à Véronique Besse, constamment réélue depuis au premier tour. Soit une implantation de trente ans réduite à néant !

Comme l’écrit Ouest France : « Le retrait de la député sortante […] rebat les cartes dans une circonscription qui semblait imprenable. » Retrait, l’autre mot pour dire désertion.

François Waroux DGSE

Francois Waroux : du SDECE à la DGSE, un espion français se raconte

18/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Il s’appelle Francois Waroux. Cfficier traitant à la DGSE pendant plus de vingt ans, il a oeuvré entre légalité et illégalité au nom de la raison d’Etat. Fils de militaire et commandant d’une compagnie des transmissions, il a décidé de quitter une carrière militaire toute tracée pour devenir « espion » au Sdece, ancien nom de la DGSE, la Direction générale de la Sécurité extérieure.

Pour justifier son choix, il n’hésite pas à dire : « Quel jeune homme résisterait à la perspective de travailler dans le secret et l’illégalité avec la permission de l’Etat !

Waroux James Bond DGSEDans James Bond n’existe pas – Mémoires d’un officier traitant, qu’il vient de publier à Mareuil éditions, Francois Waroux détaille par le menu la vie d’un officier traitant aidé d’honorables correspondants dans divers lieux de missions comme aux Etats-unis, en Ethiopie ou au Pakistan. Il ne cache rien d’une réalité où se mêlent souvent le mensonge, la tromperie, le chantage et la manipulation.

Pour TV Libertés, il témoigne de ce métier d’agent de renseignement qui représente un art délicat fondé, selon lui, sur une action guidée par le patriotisme et la dignité.

Entre apparitions de faux époux, de femmes fatales, de pratiques moralement douteuses ou ambiguës, Francois Waroux prévient son lecteur : James Bond n’existe pas ! Il y a loin du mythe à la réalité et les officiers traitants ne mènent pas un vie de super-héros, ne roulent pas en Aston Martin et ne boivent pas de vodka Martini aux bras de Ursula Andress ou de Monica Belluci.

Ce qu’il y a de dangereux chez Macron, par Ivan Rioufol

Tout est bon pour sublimer Emmanuel Macron, ce nouveau Périclès nous dit-on. Les courtisans à cartes de presse se sont bousculés, dimanche, sur les plateaux des télévisions pour louanger chacun à leur manière celui que la foule a plutôt ignoré lors de la passation de pouvoir, tant le long des Champs Elysées que devant l’Hôtel de Ville. Un ébloui, subjugué par le jeune président, a pu écrire dans Le Monde : « Il y a dans le regard au profil d’aigle d’Emmanuel Macron […] la réminiscence du premier consul. » Depuis sa marche théâtrale vers la pyramide du Louvre, le soir de son élection, le souvenir de Bonaparte est dans les esprits de ses thuriféraires.

D’ailleurs, Macron ne pince-t-il pas lui aussi l’oreille de ses vieux grognards, aux yeux humides de reconnaissance ? On l‘a vu faire, dimanche, pour Gérard Collomb en larmes, pour Jean-Yves Le Drian et pour d’autres fidèles. Certes, son “staff” a un peu cassé l’envolée historique en précisant que le costume bleu porté par le chef de l’Etat avait couté 450 euros, chez Jonas et Compagnie, tailleurs de père en fils du 19 de la rue d’Aboukir (fond du couloir, 1 er étage, entrez sans frapper), à Paris. Mais n’est pas Napoléon qui veut. Quand Laurent Fabius, président du conseil Constitutionnel, a cité Chateaubriand en complimentant le président : “Pour être l’homme de son pays il faut être l’homme de son temps”, il a oublié que ce temps se laissait aller au cheap, à la bassesse, à la médiocrité, à la lâcheté.

Dans ce concert de louanges, François Bayrou a lancé un couac, vendredi, en dénonçant une embrouille de la République en marche !. Elle n’aurait pas respecté ses accords avec le Modem concernant les investitures aux législatives. “Je ne participerai pas à une opération de recyclage du PS”, a prévenu Bayrou. Il semble avoir obtenu gain de cause. La critique de Manuel Valls dans le JDD est plus grave. Rappelons qu’En marche lui a refusé son investiture mais que le mouvement ne présentera pas de candidat face à lui, eu égard à son passé de premier ministre. Ce qui n’empêche pas Valls de déclarer : “Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe. Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n’a pas de codes donc pas de limites (…) Je ne veux pas abandonner mon combat idéologique pour la République et la laïcité (…) Sur l’identité on a un vrai désaccord”. En clair, Macron “homme de son temps” s’apprête à suivre une politique d’apaisement vis-à-vis des cités ‘populaires’, sans exigence face à l’islam politique. C’est parce que Malek Boutih, proche de Valls, est sur une ligne de fermeté vis-à-vis du communautarisme islamique qu’il n’a pas été investi et qu’un candidat se présentera face à lui.

Grâce à l’alerte de la Licra, le candidat En Marche Christian Gerin a été suspendu pour avoir appelé au boycott des produits israéliens (BDS), interdit en France. Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche, a financé France Palestine Solidarité en 2016, association proche du BDS. Ce qui se met en place sous les applaudissements des officiels, n’augure rien de bon pour le proche avenir de la France confrontée à l’islamisme. La vigilance est plus que jamais de mise.

Article repris de Le blog d’Ivan Rioufol


Chard gouvernement UMPS

Le nouveau gouvernement : le couronnement de l’UMPS

C’est donc ça le nouveau gouvernement, celui qui doit sortir le pays du marasme et faire s’épanouir les cent fleurs du renouveau ? Cet assemblage hétéroclite de politiciens trop connus et d’inconnus aux spécialités éclectiques ? On mélange tout et on repart à zéro vers des lendemains qui chantent, c’est la formule Macron ! Mais la droite libérale et la gauche socialiste mêlées au sein d’un même gouvernement, ce n’est pas un point de départ, mais d’arrivée. C’est la logique ultime de l’UMPS, son couronnement.

C’est la conclusion inévitable, hélas pour le pays, de ces campagnes communes en faveur du oui à l’Europe de Bruxelles à tous les référendums, de ces désistements réciproques pour « barrer la route » au Front national, de ces présidents d’exécutifs régionaux élus grâce à leurs prétendus adversaires, d’un candidat, Macron, auquel tous les partis se sont ralliés. Ce qui les unit profondément étant plus grand que ce qui les sépare accidentellement, l’union électorale de l’UMPS appelait le gouvernement UMPS.

Certes, à droite, tous n’en sont pas encore, ils attendent le second tour, si LR et l’UDI ne sont pas majoritaires, ce qui est probable, ils se feront une douce violence en rejoignant les pionniers qui ont déjà leur maroquin et, a minima, soutiendront le nouveau pouvoir au Parlement. Combien de temps cette coalition improbable durera-t-elle ? Les vétérans Le Drian et Bayrou accepteront-ils longtemps d’être sous la tutelle d’un Premier ministre de 46 ans, novice et beaucoup moins expérimenté qu’eux ?

C’est Emmanuel Macron qui a constitué ce gouvernement-là, mais ç’aurait pu être un autre, Alain Juppé, s’il avait gagné, ou Hollande, s’il n’avait pas dû renoncer. Dans Un président ne devrait pas dire ça, l’ex-chef de l’Etat exposait ce qu’il entendait mettre en œuvre dans un éventuel second quinquennat :

« Avec le parti le plus important, on en fait un nouveau qui permet de s’adresser aux électeurs ou aux cadres des autres partis. Par l’élargissement. C’est une œuvre plus longue, plus durable, moins tributaire d’alliances. Vous pouvez imaginer que viennent aussi des gens qui n’ont jamais fait de politique partisane, des gens du centre. »

Hollande en a rêvé, Macron l’a fait !

Quant à ces ministres issus de la société civile, combien de temps leur faudra-t-il pour leur apprentissage ? Dans une France au bord de la faillite et sous la menace permanente du terrorisme, peut-on mettre une telle proportion d’apprentis aux commandes du pays ? Observons au passage que ces « civils » ne sont pas comptabilisés dans les quotas de politiques, de droite et gauche, alors que, pour la plupart, ils sont bel et bien de gauche, les libéraux de LR se sont laissés enfumer. Passons sur le fait que, d’emblée, Macron a abandonné une première promesse : les ministres sont 18 et non pas 15. Or, sur le plateau de TF1, il s’était engagé à n’avoir que « 15 membres maximum » dans son gouvernement.

Voilà un signe qui augure mal de la suite. Tout comme l’absence de ministère chargé de la famille ou des personnes âgées. Ce ne sont pas là, il est vrai, des sujets qui intéressent les bobos qui nous gouvernent, y compris les Républicains qui les défendaient hier dans l’opposition.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 19 mai 2017

Marion Maréchal-Le Pen 2

Marion Maréchal : « La question identitaire permet de transcender les clivages »

18/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen a accordé un long entretien à Valeurs actuelles, qui doit être lu dans son intégralité. L’hebdomadaire l’appelle son « testament politique ». Il aurait pu être titré Messages d’espoir. Nous en avons extrait ces passages.

Valeurs actuelles Marion MaréchalV. A. : François Fillon s’adressait à la droite traditionnelle, Marine Le Pen a séduit les classes populaires. Tous deux ont perdu cette élection présidentielle. Est-il possible de réconcilier ces deux électorats ?

MMLP : Je pense que la stratégie victorieuse réside dans l’alliance de la bourgeoisie conservatrice et des classes populaires. C’était la synergie qu’avait réussie Nicolas Sarkozy en 2007. Indéniablement, il y a des gagnants et des perdants de la mondialisation, une fracture territoriale, une France périphérique, une fracture mondialistes-patriotes, mais je crois que la droite traditionnelle et les classes populaires ont un souci commun, c’est celui de leur identité. Pas l’identité comme un folklore artificiel ou comme un musée qu’on dépoussière, mais comme un ciment social.

L’identité, c’est ce qui nous donne le sentiment d’être un peuple, en dépit de lieux de vie différents, de modes de vie différents. Et ce ciment social a été brisé à plusieurs égards. L’enjeu essentiel de civilisation, à mon sens, est de savoir comment conserver, protéger, transmettre et vivifier ce ciment social. C’est là qu’intervient la question de l’école, de la transmission, de la culture, de nos traditions, de notre patrimoine, d’un certain mode de vie.

Le philosophe François-Xavier Bellamy dit que l’avantage de la culture, c’est que c’est le seul bien qui se partage indéfiniment sans jamais léser personne. Si on s’attache à la transmission et à la vivification de la France, nation littéraire, nation philosophique, nation historique, à partir de là, on peut défendre ce ciment social et sauver le pays des fractures qui l’attendent.

V.A. : La question identitaire unifierait donc toutes les droites ?

MMLP : La question identitaire permet de transcender les clivages. Elle comporte une dimension abstraite, c’est vrai, avec des symboles, la Marseillaise, la devise, notre patrimoine républicain, et une dimension charnelle, notre terre, notre terroir, notre gastronomie, la pierre locale avec laquelle on construit sa maison. Ces deux dimensions sont complémentaires.

Pour parler de stratégie, le souci commun de l’électorat de la droite conservatrice et de la France périphérique, qui n’ont pas le même rapport à la mondialisation, c’est le souci de la transmission de leur patrimoine matériel et immatériel. À partir de ce constat, on peut imaginer des passerelles pour les rassembler et apporter des réponses en commun.

V.A. : Mais le programme très libéral de Fillon était un repoussoir pour les classes populaires, et la sortie de l’euro de Marine Le Pen effraie la droite…

MMLP : Voilà pourquoi je parle de passerelles. Quand une partie de la France conservatrice défend le mariage et la filiation, elle défend aussi une partie de l’identité française avec une certaine idée des rapports humains basée sur le bien commun et l’intérêt du plus faible plutôt que sur la jouissance et l’envie de l’individu dans une liberté sans limite.

C’est donc un combat identitaire, qui peut rejoindre le combat identitaire des classes populaires plus axé sur les questions liées à l’immigration et au multiculturalisme. Bien sûr, il peut y avoir des divergences économiques, mais les moteurs de vote sont essentiellement spirituel, culturel et identitaire : les masses ne bougent pas autour de l’économie.

Ce qui relie ces deux électorats, c’est donc le conservatisme. Il peut s’agir de conservation de l’identité, d’un mode de vie, mais aussi du patrimoine, des entreprises, d’un modèle économique à défendre en régulant la mondialisation.

V.A. : Vous revendiquez-vous conservatrice ?

MMLP : Oui, car je défends la conservation de ce qui est beau et juste dans notre histoire, je souhaite conserver les leçons de nos expériences passées ainsi qu’une certaine vision de l’homme, de sa dignité, du refus de sa marchandisation, d’ailleurs partagée par une majorité de Français.

Extrait d’un entretien avec Marion Maréchal-Le Pen paru dans Valeurs actuelles

Edouard Philippe Macron

Macron et ses alliés centristes veulent faire exploser Les Républicains

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Comme le bulletin de réinformation en rendait compte hier, le nouveau président de la République a nommé Edouard Philippe Premier ministre. Ce dernier est chargé de composer le gouvernement, qui sera nommé aujourd’hui à 15 heures. Edouard Philippe est aussi chargé d’une mission très politique : faire exploser Les Républicains en suscitant le ralliement à Macron d’hommes politiques du centre droit.

Philippe à peine nommé à Matignon, une vingtaine d’élus dits de droite ont lancé un appel à la collaboration

Ces élus voient en la nomination d’Edouard Philippe un « acte politique de portée considérable ». Je cite leur communiqué : « Nos familles politiques de la droite et du centre doivent répondre à la main tendue par le président de la République ». Une forme d’impératif catégorique signé, sans surprise, par Nathalie Kosciusko Morizet, Franck Riester, Thierry Solère, ou encore Gérald Darmanin, ancien proche de Nicolas Sarkozy. Si Bruno Le Maire ne figure pas dans les signataires, ses récentes déclarations le placent sur une ligne similaire.

Les Républicains ripostent et rappellent leur singularité

Bernard Accoyer, secrétaire général du parti, a récusé la perspective d’une « coalition gouvernementale ». Il voit dans la nomination d’Edouard Philippe une « décision individuelle ». Il se contente de prendre acte de la nomination sans demander une exclusion du parti.

Sur le fond, le projet politique défendu par François Baroin, chef de file des législatives, a été modifié par rapport à celui du candidat Fillon
De quoi mettre l’accent sur les différences, par exemple sur le plan fiscal : Les Républicains veulent baisser l’impôt sur le revenu, comme le FN, alors que Macron veut augmenter la contribution sociale généralisée.

Chard Edouard Philippe

Edouard Philippe, un Premier ministre exemplaire !, par Caroline Parmentier

Pendant que le nouveau président se dépêche de vérifier si ses nouveaux ministres ont bien eu le temps de planquer leur magot, son nouveau Premier ministre a déjà un problème de patrimoine.

Edouard Philippe a écopé d’un « blâme » de la part de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui avait constaté des « manquements d’une certaine gravité » dans sa déclaration de patrimoine. En 2014, invité à renseigner dans le formulaire la valeur de son appartement à Paris, Edouard Philippe écrit « aucune idée ». Même réponse pour la valeur de sa propriété en Indre-et-Loire : « aucune idée ». Et pour sa résidence en Seine-Maritime, toujours « aucune idée ». Dans la case où il doit indiquer sa rémunération, il va même jusqu’à écrire : « Je ne suis pas certain de comprendre la question. »

Faites la même chose, brave citoyen français, dans votre déclaration d’impôts à rendre ces jours-ci et voyez ce qui se passe ! Ce n’est pas sans rappeler un certain Thomas Thévenoud et sa « phobie » des déclarations d’impôts. Edouard Philippe s’est formellement opposé aux lois sur la transparence de la vie publique adoptées en réaction au scandale Cahuzac. C’est cet homme-là qui va exiger de nous un comportement exemplaire, nous demander de nous serrer la ceinture et de faire des sacrifices.

Charia alimentaire

Edouard Philippe est également soupçonné de conflit d’intérêts : l’Observatoire du nucléaire accuse le maire du Havre d’avoir « offert un pont d’or à son ancien employeur Areva pour qu’il installe deux usines d’éoliennes off-shore ».

Le Premier ministre figure aussi systématiquement parmi les 150 parlementaires les moins actifs, tant en ce qui concerne ses interventions en séance que ses propositions de loi, ses questions orales et écrites ou encore sa présence en commission. Il affiche 113 semaines d’activité sur 47 mois de mandat, soit l’un des plus mauvais ratios de l’Assemblée.

Mais l’un de ses plus beaux exploits reste sa stricte application de la charia alimentaire dans les écoles publiques du Havre. En décembre 2012, sa mairie ordonne de jeter 8 500 portions de mousse au chocolat destinées aux cantines scolaires en raison de la présence de gélatine de porc dénoncée par le personnel des cuisines et interdite par l’islam. Son opposition municipale dénonce « un gâchis alimentaire et financier scandaleux alors que les Restos du cœur et les associations caritatives se démènent à la veille de Noël pour donner à manger à de plus en plus de nos concitoyens ».

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 18 mai 2017

Macron Philippe

Emmanuel Macron ou la révolution du cynisme, par Alain Hasso

Monde & Vie Marion MacronIl y a plusieurs manières de faire la révolution. On peut la faire au nom d’une vision de l’homme. On peut aussi la faire au nom d’une absence totale de scrupules : le cynisme, à un certain degré, est en soi révolutionnaire.

« La présidence Macron est le produit de ceux qui ne pensent pas. De ceux qui s’imaginent que les idéologies sont dépassées, que nous n’avons plus de nécessité d’interpréter le monde, qu’il y a des faits bruts. » Cette formule d’Alain de Benoist dans un entretien avec Sputnik, l’agence russe, pourrait sans doute servir à caractériser les onze candidats à l’élection présidentielle de 2017, à l’exception peut-être de Jean-Luc Mélenchon.

Le patron de la France insoumise, étant dans l’obligation de camoufler son marxisme d’un autre âge, avait préparé son positionnement. Abandonnant l’expression « Front de gauche » qui ne lui avait guère porté chance à Hénin-Beaumont en 2012, face à Marine Le Pen, il avait tenté d’exprimer une philosophie de la vie, une attention pour « vous les gens », une nouvelle image d’une gauche réduite à sa philosophie. Voilà ce qui lui a permis de vampiriser le Parti socialiste, qu’il laisse à 6, 15 % des voix.

En face de Jean-Luc Mélenchon, aucun candidat n’a fait véritablement ce travail de renouvellement, et surtout pas celui qui se targue de renouvellement, et qui est plutôt en train de tenter une véritable OPA sur la politique française.

Champion de l’esprit libéral libertaire, Emmanuel Macron est sans doute le plus conservateur de tous les candidats, il conserve la société telle qu’elle est, en flattant encore ses travers, en faisant la promotion de tous les droits sociétaux.

[…] Il change le personnel politique ou tente de le changer, à travers un mouvement à ses initiales, En Marche, rebaptisé La République en Marche, mais c’est pour utiliser les mêmes rituels et la même langue de bois, voire – François Bayrou en sait quelque chose déjà – les mêmes coups de poignard dans le dos et le même cynisme calculateur. Il n’y aura pas d’état de grâce pour le parti d’Emmanuel Macron. Il faudra vraiment pour lui que les Législatives arrivent très vite, avant que la supercherie ne se dévoile et que l’on comprenne que, comme dit Alain de Benoist, Macron n’avait pas d’autres idées que de faire (lui) ce qui se fait et de dire (lui) ce qui se dit.

Là est le changement : autrefois, il y avait des images de l’homme, des idéologies différentes, un intérêt porté par l’animal humain à sa condition. Aujourd’hui tout se réduit à l’argent, celui que l’on peut faire sur le moment.

Emmanuel Macron n’a pas seulement plu par sa mine de gendre idéal. Il a été élu sur le prestige de cet argent-là et de son parcours Rothschild. L’argent donc ? Mais peut-être pas seulement… Il a été élu aussi sur sa bonne mine de “dégagiste”. Son principal mérite ? Il fait le ménage et parvient à imposer son attitude de gandin mal décontracté, qui sera jugée préférable au sérieux compassé de François Fillon, un François Fillon dont le sort final avait d’ailleurs sans doute été décidé à Bercy, juste après sa victoire écrasante à la primaire de la droite.

Macron est né jeune, des cendres de François Hollande, brûlant la politesse à un Manuel Valls, dont le républicanisme franco-français a été jugé décidément ringard par les électeurs de la primaire socialiste. C’est à cet extraordinaire alignement des planètes qu’il doit cette vocation de dégagiste. François Bayrou l’a réalisé : ses embrassades sont des baisers de la mort. Du reste, Macron lui-même s’en était fait une gloire. Parlant de la droite juppéiste, après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite, il avait averti sa petite start-up : « Il faut déstabiliser cette partie de la droite qui ne se retrouve pas dans le vote Fillon. Je ne cherche pas à les faire venir, je cherche à les déstabiliser… en leur ouvrant les bras ». Quel cynisme ! Et cela vis-à-vis de la droite la plus proche de lui…

Quel est son intérêt ? Quelle est sa tactique ? Préparer le terrain pour créer une fantastique machine à gagner. Il a déjà dégagé le PS, en ne gardant que Jean-Luc Mélenchon comme adversaire, à l’extrême gauche (il parle sans cesse « des extrêmes »). Il doit maintenant s’atteler à dégager aussi la droite parlementaire, pour n’avoir plus en face de lui que le Front national… qui le fera gagner infailliblement.

Même le sigle du nouveau nom de son Parti (LR-EM) résonne comme une invitation à chiper l’identité LR. La première liste de candidats de LREM ne comporte d’ailleurs que 24 députés sortants, ils sont tous socialistes. Les 404 autres à faire partie de la première liste annoncée n’ont jamais été députés. Même Mai 68 n’était pas parvenu à un tel nettoyage ! Ces gens, issus de la société civile, trop contents de toucher leur paquet, seront totalement soumis au Parti LREM. Quel jeunisme, oui quel cynisme. Il faudra vite voter, vite : notre nouveau Président ne doute pas que l’on votera aussi pour lui aux législatives et que l’on donnera sa voix aux inconnus qu’il promeut, simplement parce qu’il leur a donné son label.

Alain Hasso

Extrait d’un article paru dans Monde & Vie n° 940 daté de mai 2017

À Toulouse, la mosquée sera le plus grand édifice religieux de la ville !

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
La construction est bien entamée. Fin 2017, un immense dôme vitré et un minaret de 22 mètres de hauteur surplomberont le quartier.
Avec ses quelque 3 700 mètres carrés, elle pourra accueillir au moins 4 000 personnes. La mosquée du Mirail deviendra l’édifice religieux pouvant accueillir le plus de fidèles à Toulouse.

Pour comparaison, la cathédrale Saint Etienne peut réunir 1 200 fidèles, la basilique Saint Sernin moins de 1 000.

Abdellatif Mellouki, du Conseil régional du culte musulman, n’a pas de doute sur le taux de remplissage de la mosquée : Toulouse compte au moins 50 000 musulmans, et selon lui, « bien qu’indispensable pour la pratique religieuse, la mosquée cathédrale du Mirail ne suffira pas à répondre aux besoins ».



Marine Le Pen Hillary Clinton 1

Révélation : Hillary Clinton a été réquisitionnée pour Marine Le Pen !

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans son numéro paru ce matin, l’hebdomadaire Minute révèle qu’à deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, Hillary Clinton a été réquisitionnée pour un clip de dernière heure de Marine Le Pen ! Voici l’article de Minute.

Marine Le Pen Hillary Clinton 1Vendredi 21 avril 2017, avant-veille du premier tour de l’élection présidentielle, peu avant minuit, heure limite autorisée pour la propagande électorale, une vidéo de 45 secondes est diffusée. Sobre mais très efficace. Ambiance angoissante garantie. Tandis que des images d’enfants endormis, se tenant la main, défilent à l’écran, une voix off féminine récite :

« Il est trois heures du matin. Vos enfants sont en sécurité et endormis. Le téléphone sonne à l’Elysée. Un danger grave et imminent menace la France. Qui voulez-vous voir répondre au téléphone ? Une personne forte, indépendante, qui combattra le terrorisme islamiste sans faiblesse, protègera les Français et défendra l’intérêt de la France par-dessus tout ? »

Une voix masculine rend le relais :

« Il est trois heures du matin. Vos enfants sont en sécurité et endormis. Le téléphone sonne à l’Elysée. Un danger grave et imminent menace la France. C’est votre vote qui décidera qui doit répondre au téléphone. »

Sur l’écran apparaît un bulletin de vote, et sur celui-ci c’est le nom de Marine Le Pen qui est inscrit.

Cette vidéo a beaucoup circulé et elle aurait pu « buzzer » bien plus si elle avait été repérée pour ce qu’elle était : un plagiat, totalement assumé, totalement volontaire, d’une vidéo réalisée neuf ans plus tôt pour… Hillary Clinton !

Marine Le Pen Hillary Clinton 2A la veille de la primaire démocrate de 2008 dans le Texas, Hillary Clinton, sénateur de New York et épouse de l’ancien président Bill Clinton, avait en effet fait diffuser un spot destiné à faire ressortir l’inexpérience de son rival, un certain… Barack Obama.

Sur des images d’enfants endormis, une voix off disait :

« Il est trois heures du matin, vos enfants sont endormis, un téléphone sonne à la Maison Blanche. Quelque chose se passe dans le monde. Votre vote décidera de qui répondra à cet appel. Quelqu’un qui connaît déjà les leaders mondiaux, les forces militaires du pays, quelqu’un de rompu, prêt à gouverner dans un monde dangereux. Qui voudriez-vous voir répondre à cet appel ? »

Marine Le Pen Hillary Clinton 3Puis apparaissait Hillary Clinton, répondant au téléphone avec sérénité…

A notre connaissance, nul n’a relevé la quasi parfaite similitude des deux vidéos, qui était destinée à être remarquée. Peut-être avait-t-elle été mise en ligne trop tard. Voici une omission en tout cas réparée.

Surtout que deux semaines plus tard, c’est Barack Obama, par une vidéo de soutien à Emmanuel Macron, qui venait se mêler des affaires intérieures françaises. Mais, là, ce n’était que pure ingérence.

Patrick Buisson Conférence

Patrick Buisson : « Marine Pen n’a fait que parler d’économie, c’est la raison de sa perte »

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Patrick Buisson donnait hier soir une conférence à Versailles à l’invitation des Eveilleurs d’espérance. Le Salon beige y assistait et en a livré une recension, dont nous avons extrait ces passages.

Patrick Buisson Versailles« Ils étaient 20 millions à marcher le 7 mai. Vers où ? Vers quoi ? Ça n’a aucune importance, ils sont en “mouvement”. C’est le règne du “bougisme”, de l’homme interchangeable, de la personne dissoute dans la matière. 2017 aura vu l’apogée des “médiagogues”. Pour la première fois, tous les médias se sont mis au service d’un candidat”. 1984, le roman de George Orwell, aura vu sa plus brillante adaptation durant cette présidentielle. Avec la télé-gouvernance, nous sommes passés des démagogues aux médiagogues. La tyrannie ancienne “s’arrêtait” à l’asservissement des corps. Le travail des adeptes de l’émancipation s’attache à asservir la pensée. Adrénaline et moraline sont les deux substances que secrète la médiacratie afin de produire du consensus. »

« De quoi Macron est-il le nom ? Le moins de passé possible, pas d’enracinement, pas de corps habité par un lieu, une culture. Une adresse postale : Silicon Valley. Californie. USA. Macron n’est pas le remède à la crise de la société française, il en est le symptôme : celui de la déliaison libérale.

« Le parti de l’économie est le parti révolutionnaire au sens où l’entendait Georges Bernanos. L’économisme est la nouvelle religion des temps modernes par la promesse d’une croissance durable et illimitée. Qui peut croire que l’identité d’un pays se résume à son PIB ? Dans cette campagne, le règne des médiagogues est allé de pair avec celui des hallucinés de l’économisme. »

« Face à ce trou noir, les populismes de Mélenchon et le Pen ont exprimé maladroitement la nostalgie d’une souveraineté perdue. Le Pen a payé au prix fort le fait d’en avoir appelé aux électeurs de la France Insoumise plutôt qu’à ceux de Fillon. Le vote FN ne procède ni de l’euro ni des institutions de l’UE mais de la remise en cause de notre mode de vie. Faute d’avoir construit une offre électorale crédible, le FN est resté ce qu’il était : le meilleur allié du système. »

« L’homme moderne considère que tous ceux qui ont vécu avant sont dotés d’une intelligence moindre que lui. C’est ce monde issu uniquement de l’économie qui a fait son entrée à l’Élysée. L’économisme est la nouvelle religion moderne. Les mots de l’économie ont totalement investi le langage usuel, investir, gérer, challenger… Cette belle mécanique a révélé ses limites avec la crise de 2008. L’homme qui fait de l’économisme prend son pays pour une grande surface. »

« Nous étions poussés à penser que la fonction de l’identité allait prendre le pas sur l’économie. C’est tout le contraire qui s’est passé. Jamais on n’a parlé autant d’économie qu’en 2017. Fillon et Macron ont récité les sourates de l’économie. Le management n’est pas le gouvernement des hommes mais la gestion des choses. Macron n’a d’autre ambition que de manager notre pays. »

« Marine Pen n’a fait que parler d’économie, d’euros. C’est la raison de sa perte d’ailleurs. »

« Macron à Vegas en janvier dernier a déclaré vouloir faire de la France une “Smart nation dans un monde connecté”. Macron et ces jeunes qui aiment à se présenter comme la jeunesse du monde ne sont en fait que la vieillesse du monde. Promesse du bonheur, du progrès, qui fait de l’homme un dieu. Nos sociétés sont les premières de l’histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux. »

« La droite ne peut plus ne pas constater le caractère insécable du libéralisme. Nous assistons à la réunification des libéraux de droite et de gauche. La droite qui défilait en 2013 réaffirmait la prévalence du sacré sur le matérialisme et le marchandisme. C’est le mouvement inverse qui fut amorcé par la droite de gouvernement. La Manif pour tous aura été l’acte de naissance de ce que je nomme “populisme chrétien” qui ne fait pas de l’argent un roi au-dessus de tout. En résumé, s’il était possible au siècle dernier d’accoler libéralisme et conservatisme, c’est aujourd’hui un oxymore. »

« L’explosion de la droite par Emmanuel Macron amorce un changement dont ont peut tout attendre, y compris le meilleur ! Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour ceux que nous allons perdre : NKM, Estrosi, Bruno Le Maire etc. Ces grands stratèges ! Navré de vous avoir connus ! Il est des divorces libérateurs ! La synthèse entre le conservatisme et populisme est la seule voie électorale de sortie possible. Macron y travaille de façon bénévole ! Le dégagisme ne concerne pas que les personnes mais aussi les idées fausses et concepts creux. Une grande politique conservative ne peut être qu’une politique de civilisation fondée sur la transmission. 

« Sur le papier, la droite conservatrice dispose d’une puissance de frappe incroyable aujourd’hui. Mais pour espérer la victoire politique il faut remporter la victoire culturelle. Le conservatisme a tout pour être la force alternative des années qui viennent (Gauchet). Il faut également avoir quelqu’un pour incarner ces idées conservatrices. C’est le grand problème de la droite. Nous voudrions remporter la victoire avant même d’avoir semé. Ce cycle du progrès, le sinistrisme, est en train de se refermer. Laissons celui en train de s’ouvrir porter du fruit. Tout ce qui s’est décomposé en deux siècles devrait se recomposer en deux ans ? Impossible. »

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La petite histoire : Colbert, le véritable artisan du Grand Siècle

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Quand on évoque le Grand Siècle, on pense évidemment au Roi Soleil, jusqu’à éclipser le reste. Or derrière l’éclat de Louis XIV s’est dressé un homme, Jean-Baptiste Colbert. Jamais dans l’histoire de France un ministre n’eut autant de pouvoir. Economie, finances, grands travaux, marine : Colbert était partout, et son influence s’étendra bien après sa mort, avec une pensée économique qui porte d’ailleurs son nom, le colbertisme. Retour sur le parcours et l’œuvre d’un grand homme dans l’ombre du Roi Soleil. Une émission réalisée en partenariat avec la Nouvelle Revue d’histoire et diffusée par TV Libertés,

ENA Promotion Sédar Senghor

Pascal Praud : « On n’a pas changé de monde, mais de promotion de l’ENA »

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Emmanuel Macron : énarque ; Edouard Philippe, énarque ; Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, énarque », s’amusait ce matin Pascal Praud sur RTL : « Le PS est mort, les Républicains sont au bord de la crise de nerfs, c’est la fin de la droite, c’est la fin de la gauche, mais ce n’est pas la fin de l’ENA », ajoutait-il. « On a changé de monde ? Non, on a changé de promotion. » « Ouf ! La classe Voltaire –  celle de François Hollande et de ses amis, diplômés en 1980 – part à la pêche, remplacée par d’autres brillants élèves, frais émoulus de l’énarchie. »

« Le changement, ce sera pour les soutiers, les femmes ou les hommes politiques de troisième classe, la piétaille, ceux qui sont là pour amuser la galerie, les futurs députés qui formeront le parti des godillots de la majorité présidentielle. Le renouvellement oui, mais entre nous ! »


Macron, Philippe : “On n’a pas changé de monde… par rtl-fr

Marine Le Pen

La stratégie de Marine Le Pen sous le scalpel de Patrick Buisson

Patrick Buisson La Cause du peupleBis repetita placent ! Dans La Cause du peuple – L’histoire interdite de la présidence Sarkozy (éd. Perrin), paru en 2016, Patrick Buisson se livre à une analyse sévère de la stratégie suivie par Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle de 2012. Un point de vue utile pour apprécier les résultats de 2017.

Voici ce qu’on peut lire au chapitre XIV intitulé « L’étrange défaite », sous l’intertitre « Les bénéfices de la “droitisation” » :

Les événements, qui avaient suivi jusqu’ici le cheminement tumultueux d’un destin adverse, semblaient brusquement changer de cours. Longtemps portée par une impressionnante dynamique, la campagne de Marine Le Pen marquait le pas. En réalité, la présidente du FN inaugurait l’une de ces campagnes à contresens dont elle se ferait une spécialité par la suite, passant maître dans l’art de transformer l’or des sondages en un vil plomb électoral – soit l’opération inverse de celle que le fondateur de la dynastie était parvenu à réaliser jusqu’en 2007 sans autre moyen que la magie, d’aucuns diront la démagogie du verbe. Sous la houlette de l’ex-chevènementiste Florian Philippot, elle s’aventurait sur le terrain de l’économie où sa crédibilité était faible, voire inexistante, et délaissait ainsi les ressorts traditionnels du vote frontiste au moment où ceux-ci n’avaient sans doute jamais été aussi puissants. Ce qui suscitait au sein de son électorat un sentiment d’improvisation et de confusion.

« Heureusement qu’elle est mauvaise comme un cochon, qu’elle n’a ni le sens politique ni la culture de son père, sinon je serais très mal. Là, elle nous ouvre un espace… » observait un Sarkozy mi-amusé mi-incrédule.

Il n’avait pas tort. L’écart dans les intentions de vote, qui n’était en moyenne que de trois points en faveur du président sortant à la fin janvier, oscillait entre dix et douze points à la mi-mars. »

Cinq ans plus tard, on a vu ce qu’il en a coûté à Marine Le Pen de « s’aventurer sur le terrain de l’économie » et de « délaisser les ressorts traditionnels du vote frontiste »…

Polémia

Texte repris du site de la Fondation Polémia

Macron léchage médiatique

Concours de lèche médiatique après l’élection d’Emmanuel Macron

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République a été suivie par un déferlement de lèche médiatique. Tel est du moins l’avis de Jean-Yves Le Gallou dans cette édition d’I-Média, diffusée vendredi dernier sur TV Libertés.

A 1:37 Macron président : concours de lèche médiatique ! 

Déroulez-le tapis rouge pour le nouveau président Macron ! Les journaux célèbrent le « kid », le « président aux 39 ans », et TF1 diffuse Les Coulisses d’une victoire au lendemain des résultats. Le reportage, réalisé par Yann L’Hénoret, résume 200 jours de campagne du nouveau président. Les séquences s’enchainent par ordre chronologique mais sans commentaires ni voix off. C’est l’heure de saluer le travail des soldats de la propagande.

A 12:19 Le zapping d’I-Média 

Polémique à Orange, la ville dirigée par Jacques Bompard, dans le Vaucluse, après qu’une électrice s’est plaint d’avoir dû retirer son voile pour voter. Pourtant, l’assesseur est dans l’obligation de contrôler l’identité des votants et la loi française impose d’avoir le visage découvert sur les photos de pièces d’identité.

Jacques Seguela exprime son mépris de la « France des champs » dans l’heure des pros sur CNews : « La France des villes est plus avancée, puisque c’est à la France des villes d’indiquer la nouvelle société. »

A 22:45 Période de silence pré-électoral : la grande escroquerie 

« Macron leaks » : les médias interdits de diffuser les données issues du piratage de l’équipe d’Emmanuel Macron. La raison ? La période de réserve électorale imposant un silence médiatique à quelques heures du scrutin. En fait, les médias ont utilisé cette règle pour servir leur idéologie.

35:09 Les tweets d’I-Média

Médiapart, Charlie Hebdo, Buzzfeed interdits d’accès à la soirée électorale du Front national lors du second tour. Les Inrocks et Libération s’indignent et décident de boycotter la soirée. De son coté, le parti « En marche » a refusé l’accréditation des médias « Russes » RT et Sputnik.

40:14 Portrait piquant 

Nicolas Faure dresse le portrait du journaliste Jean-Michel Apathie, le journaliste de gauche qui se veut « neutre ».