PMA GPA Ludovine de La Rochère

Ludovine de La Rochère : « Ce qui est heurtant, c’est de faire naître des enfants sans père »

10/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ludovine de La Rochère a été sommée, ce matin sur RTL, de s’expliquer sur la campagne de LMPT contre la PMA et la GPA qui fait paraît-il scandale. La Manif pour tous a lancé une campagne sur la procréation médicalement assistée (PMA) sans père et sur la gestation pour autrui (GPA). Sur l’une des affiches est dessiné un bébé au milieu d’une rangée de légumes. La légende : « Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ? »

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a réclamé ce week-end le retrait de l’affiche, qu’elle juge « profondément offensante ». « Ce qui est heurtant, lui a répondu Ludovine de La Rochère, c’est le sujet lui-même, c’est de faire naître des enfants sans père, c’est ça qui est choquant. »

Conflits Ennemi Gauchon 2

Qui est l’ennemi ?, par Pascal Gauchon, directeur de la revue Conflits

Depuis la dialectique de Socrate, la pensée occidentale vit en couple. La géopolitique, dont Thucydide peut être considéré comme l’initiateur, n’échappe pas à cette règle. Il a mis en lumière l’opposition entre terre et mer dont il a fait le plus célèbre de ces couples et qui a nourri la réflexion des géopoliticiens allemands et anglo-saxons. On peut le regretter car il a évincé tous les autres, déjà présents chez Thucycide – force/ruse, paix/guerre, dominants/dominés, forts/faibles… et, enfin, amis/ennemis.

Conflits Ennemi GauchonEfficace quand il faut agir car elle simplifie, la pensée binaire ne permet pas de bien appréhender le réel. Elle laisse de côté l’entre-deux et l’ailleurs. Après l’affrontement (pacifique celui-là) entre stratèges anglo-saxons et allemands pour savoir qui l’emporte de la terre ou de la mer, Spykman démontre le rôle décisif du contact entre les deux éléments, les régions littorales ou, selon sa formule, le rimland. Voilà pour l’entre-deux. La conquête de la troisième dimension a fait émerger les puissances aériennes et aérospatiales, sans parler du cyberespace – voilà pour l’ailleurs. Les stratèges chinois nous ont habitués à ces dépassements qui valent pour tous les couples évoqués.

Les militaires athéniens n’avaient pas leur subtilité. Pendant la guerre du Péloponnèse les habitants de l’île de Mélos veulent rester en dehors du conflit. En 416 av. J.-C., une flotte athénienne débarque et leur impose l’alternative : se rallier à Athènes ou être détruits, et en effet la cité sera prise, les hommes massacrés, les femmes et les enfants réduits en esclavage. Une sorte de version antique de la formule du leader communiste Jdanov au début de la guerre froide : « Tout ce qui n’est pas avec nous est contre nous. » Ami ou ennemi, il faut choisir et en assumer toutes les conséquences, disent Athènes comme Moscou.

Les Soviétiques se sont pourtant montrés beaucoup plus subtils en d’autres circonstances. Ils ont su dépasser l’antagonisme simplificateur ami/ennemi. Ils ont admis la neutralité de la Finlande ou de l’Autriche. Ils ont choyé des « compagnons de route » recrutés parmi les intellectuels que Lénine méprisait. Ils se sont associés à l’ennemi de demain (Hitler) contre celui d’après-demain (les démocraties occidentales).

En fait, désigner l’ennemi, le fondement de l’action politique, n’est pas si simple. Dans l’entre-deux qui sépare l’ennemi et l’ami, se situent le neutre, le partenaire, le faux ami, le rallié…

Même en ne retenant que l’ennemi franchement hostile, il est impossible de mettre ce terme au singulier ; nous sommes confrontés à de multiples ennemis en fonction du champ de bataille (militaire, économique, diplomatique et même « cyber ») et de l’époque (ennemi d’aujourd’hui et de demain). Désigner l’ennemi revient à désigner l’ennemi, celui qui fait peser la menace la plus grave aujourd’hui, sans oublier les autres.

Un ennemi peut en cacher un autre comme le note La Rouge et la Jaune, revue des polytechniciens : « Ce n’est pas parce qu’une menace nouvelle apparaît (le terrorisme) que les anciennes disparaissent » (cité in Philippe Wodka-Gallien, Guerre froide épisode II ? Dissuasion et diplomatie à l’épreuve, Lavauzelle, 2016). Un ennemi évident peut être manipulé par des faux amis ; quand Pierre Conesa explique que les États-Unis s’acharnent à « fabriquer des ennemis » depuis 1991, veut-il dire autre chose (voir l’interview de Pierre Conesa en page 10 du numéro) ? La menace communiste leur permettait de souder le camp occidental autour d’eux, la menace islamiste provoque le même effet – deux menaces bien réelles et en même temps instrumentalisées.

Pour éviter de retomber dans les simplifications à la Jdanov, il convient de dépasser la dialectique socratique et de se demander : « Qui est l’ennemi ? », c’est-à-dire qui est le véritable ennemi.

Pascal Gauchon

Editorial du n° 15 de la revue Conflits

Islamisation : le procès des Identitaires

Clément Galant est porte-parole de Génération Identitaire et était, par ailleurs, le responsable français de l’opération « Defend Europe » cet été, dont Présent a parlé régulièrement. Il était également présent sur le toit de la mosquée de Poitiers le 20 octobre 2012 et revient sur cet événement, à quelques jours du procès de six militants.

— Pouvez-vous nous rappeler les circonstances et le déroulement de cet événement ?

— Tout s’est passé dans la nuit du vendredi au samedi 20 octobre 2012. En ce qui me concerne, j’étais parti de Lyon avec quelques autres voitures, dans une direction inconnue. Seule une personne de Lyon la connaissait, et nous devions la suivre « aveuglément ». On ne savait pas qu’il s’agissait d’une mosquée, qu’il s’agissait de monter sur le toit et d’y rester plusieurs heures. On a retrouvé les autres militants peu avant d’arriver à Poitiers pour apprendre quelle action serait menée, nous étions 73 au total. Une fois sur place, nous avons installé notre échelle et nous sommes donc montés sur le toit du chantier de la mosquée pour déployer nos banderoles. Il devait être 5 ou 6 heures du matin, il n’y avait pas grand monde dans la rue à cette heure-là, et les premières personnes qui nous ont remarqués sont les quelques musulmans qui se rendaient dans leur salle de prière qui était – et est encore – juste en bas du chantier. Aujourd’hui, cette mosquée en est toujours au même point, c’est-à-dire que les travaux n’ont pas avancé.

— Il n’y eut donc ni violence ni menaces ?

— Non, jamais ! Nous sommes montés sur ce toit de manière totalement pacifique, avec pour seules « armes » des banderoles afin de véhiculer un message. Il faut d’ailleurs se rappeler que ce que nous demandions à l’époque était la tenue d’un référendum sur la construction de mosquées en France, et nous dénoncions l’immigration massive qui sévissait déjà en Europe. Qui peut nous juger pour cette action faite il y a cinq ans, quand on voit l’actualité ? On ne peut que se considérer comme des précurseurs lorsqu’on connaît le nombre de mosquées radicales qu’il y a aujourd’hui dans notre pays, et l’on peut dire que cette action de Poitiers, qui a lancé le mouvement Génération Identitaire, est plus que jamais d’actualité.

— Quelles furent les conséquences immédiates pour les militants concernés ?

— Quatre militants présents ce jour-là et qui étaient identifiés par les services de police comme étant les potentiels encadrants de cette action ont fait 48 heures de garde à vue. Un contrôle judiciaire a été mis en place à l’époque, ces quatre militants ont donc eu l’interdiction de voir leurs camarades présents ce jour-là à Poitiers, ils ne pouvaient pas non plus participer aux rassemblements ou événements en lien avec Génération Identitaire.

— Quatre d’entre vous ont donc été mis en examen, pour quel motif ?

— Par la suite, deux autres militants – en plus des quatre arrêtés le jour de l’action – ont été inculpés, Arnaud Delrieux en tant que président de Génération Identitaire, et Damien Rieu en tant qu’ex-porte-parole du mouvement. Donc ce sont finalement six militants qui sont mis en examen pour « dégradation ». Il pleuvait beaucoup ce jour-là et nous avons donc monté des tapis de prière qui se trouvaient sur place sur le toit, on prenait ce qu’on pouvait pour éponger un peu l’eau, et on nous accuse d’avoir abîmé des espèces de pièges à pigeon… totalement ridicule ! Dans les autres chefs d’inculpation, il y avait « incitation à la haine ». C’est tout ce qu’ils ont trouvé contre nous.

— Quel sera votre axe de défense ?

— Notre axe de défense est que nous nous sommes révélés totalement précurseurs, que nous avions mis en garde tout le monde, la France tout du moins, sur l’islamisation de l’Europe et ses dangers. Notre plaidoirie réclamera un non-lieu.

— Des militants du Nord ont été condamnés à une amende après une action similaire sur le toit de la gare d’Arras, vous attendez-vous à un jugement équivalent ou craignez-vous un acharnement pour l’exemple ?

— Nous attendons une relaxe pure et simple de nos militants dans cette affaire, mais il est possible que la justice veuille donner une leçon politique et inflige des peines de prison avec sursis, des peines de prison ferme ou des amendes, bien sûr… Nous nous préparons à toutes les éventualités, en tant que militants politiques nous avions conscience du risque.

— Comment jugez-vous le traitement médiatique de l’affaire ?

— Pour le moment c’est plutôt plat, peu d’articles sont sortis sur ce sujet. De notre côté nous préparons notre communication qui sortira d’ici peu, sur nos réseaux sociaux notamment.

— Cinq ans après les faits, la situation s’est fortement aggravée avec de nombreux attentats commis par des islamistes. Quel regard portez-vous sur l’islamisation du pays et comment vous y opposez-vous désormais ?

— Les Identitaires dénoncent l’islamisation depuis 2002. Nous sommes aujourd’hui en 2017, et il y a eu des centaines de morts causés par des fils de l’immigration, des islamistes viennent nous décapiter sur notre propre sol, à 50 kilomètres ou 50 mètres de chez nous. Comme vous avez pu le voir ces derniers mois avec la mission « Defend Europe », nous nous sommes lancés dans une action d’une toute nouvelle dimension avec la location d’un bateau pour patrouiller sur la mer Méditerranée et stopper les flux de migrants encouragés par les ONG, qui communiquent avec les mafias de passeurs pour en faire passer toujours plus. Cette action récente s’est avérée très concluante, des mesures ont été prises en Italie après notre départ, nous avons exercé une pression assez forte sur les gouvernements pour qu’ils constatent qu’il y avait effectivement un problème. Ils ont par conséquent décidé d’accélérer les choses pour tout ce qui concerne le contrôle et l’investigation sur les ONG. Pour faire court, nous avons vraiment pris une nouvelle dimension.

Propos recueillis par Alexandre Rivet

Article paru dans Présent daté du 10 octobre 2017

Importante mobilisation pour Daniel, mis en examen après avoir tué son cambrioleur

09/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Cette affaire va probablement relancer le débat sur la légitime défense. Daniel, le propriétaire d’une maison à Servian a ainsi tué, jeudi 5 octobre au soir, un cambrioleur qui s’en était pris à lui et sa famille.

Il a été mis en examen pour meurtre et laissé libre sous contrôle judiciaire. Depuis samedi, la mobilisation en sa faveur s’intensifie sur les réseaux sociaux. Le hashtag #JeSoutiensDaniel remporte un grand succès tout comme la pétition qui a déjà dépassé les 90 000 signataires. Voici le lien : http://damocles.co/soutenons-daniel-servian/petition


Danièle Obono (France Insoumise) ose un parallèle entre la Manif pour Tous et…le terrorisme islamique

09/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le 7 octobre dernier, la députée de la France Insoumise Danièle Obono était l’invitée de France Info. Celle-ci a osé faire un parallèle entre la Manif pour tous… et le terrorisme islamique :

Est-ce qu’il y a des personnes qui, au nom de leur religion, au nom d’une idéologie réactionnaire et discriminante, oui ! (…) Toutes les religions. De l’islam, du christianisme… je vous rappelle qu’il y a quatre ans (…) il y a eu des dizaine de milliers de personnes qui sont descendues dans la rue au nom de leur religion, pour s’opposer à une loi qui a finalement été votée.


Crèche de Noël interdite : Laurent Wauquiez déplore une “négation de nos racines”

09/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Un drôle de hasard du calendrier a fait que vendredi 6 octobre, deux décisions de justice ont été rendues dans deux départements différents sur une seule et même question, celle de la présence de crèches de Noël dans des établissements publics : la première en Vendée, où le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau plaide pour que soit maintenue une crèche de Noël au conseil départemental, qu’il dirigeait jusqu’en 2015 ; l’autre à Lyon, où Laurent Wauquiez, en décembre 2016, avait tenté d’installer pour la première fois ce symbole de la fête chrétienne de Noël dans les allées du conseil régional.

Sauf que si le premier a obtenu gain de cause, au motif que cette crèche de Noël était installée dans le hall de l’hôtel du département chaque année depuis plus de vingt ans, et constituait donc un “usage local”, le second, lui, s’est fait retoquer par le tribunal administratif de Lyon, notamment du fait qu’aucune crèche n’avait jamais été installée dans les locaux de ce siège de région. Aux yeux du tribunal, elle n’a donc pas de caractère culturel ou simplement festif.

Pour la justice, le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes n’aurait pas dû installer une crèche de Noël dans les locaux de l’Hôtel de région en décembre 2016.

Laurent Wauquiez voit dans cette décision une “négation des racines” françaises et un “renoncement à (ses) traditions“. Il promet de faire appel.



Pascal Bruckner

Pascal Bruckner : « La gauche extrême voit dans l’islam radical un prolétariat de substitution »

09/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pascal Bruckner l’écrit dans Le Figaro Magazine qui fait sa une sur « l’islamosphère » :

« La gauche extrême qui a tout perdu, l’Union soviétique, le tiers-monde, la classe ouvrière, voit dans l’islam radical un prolétariat de substitution à mobiliser contre les forces du marché. »

« Ex-communistes, trotskistes, maoïstes, déroule-t-il, rivalisent dans leur allégeance à la bigoterie pourvu qu’elle soit portée par les adeptes du Coran. Ils haïssent la France non parce qu’elle opprimerait les musulmans, mais parce qu’elle les libère. Dès lors, l’ennemi à leurs yeux devient la laïcité et surtout les dissidents de l’islam qui veulent en finir avec la chape de plomb cléricale, avoir le droit de croire ou de ne pas croire, de vivre comme ils l’entendent. »

L’auteur d’Un racisme imaginaire (Grasset) conclut ainsi sa tribune :

« L’Histoire retiendra que, face à la Peste verte, les islamo-poujadistes, de Mediapart à Alain Soral, du Bondy Blog et du NPA à Dieudonné, se sont prosternés comme leurs prédécesseurs du XXe siècle face au nazisme et au communisme. Dans notre belle République, les collabos aiment à se parer du masque des rebelles. »

Jeanne d'Arc procès Rouen

La petite histoire : Jeanne d’Arc, le procès de Rouen

08/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Nous sommes le 30 mai 1431, et la fantastique épopée de Jeanne d’Arc se termine à Rouen, sur le bûcher, au milieu des flammes. Pour les Anglais, il fallait que cette sorcière meurt et que l’accusation d’hérésie discrédite le roi de France. C’est donc au terme d’un procès dur et éprouvant, mais surtout totalement biaisé, que Jeanne est conduite à son martyr. Et pourtant, elle aura été merveilleuse, inébranlable, jusqu’à en stupéfier ses juges. Retour sur un procès inique venu paradoxalement sonner le début de la fin de la domination anglaise sur la France. Une émission diffusée par TV Libertés.

ABC Art contemporain

ABC de l’art dit contemporain, de Nicole Esterolle

L’art contemporain est toujours debout. Le néant a des pieds d’argile mais, soutenu par un corset financier solidement étayé, il n’est pas près de s’effondrer. Des livres qui font contre lui coups de boutoir sont donc toujours nécessaires, après ceux d’Aude de Kerros, Jean Claire, etc… D’où cet ABC de l’art dit contemporain signé Nicole Esterolle – un pseudonyme qui dissimule une figure du monde de l’art (*).

Le lecteur trouvera dans ce dictionnaire des dénonciations sérieuses, des bouffonneries hilarantes (il suffit de citer deux lignes de « littérature » conceptuelle parlant d’une œuvre, d’un plasticien pour obtenir un effet comique assuré – alors quand on en cite dix !), et la description, au fil des articles, de ce qu’est l’art contemporain : un art de classe, un système d’enrichissement d’une oligarchie, système établi technocratiquement avec ses FRAC, DRAC… tandis que les investisseurs privés (richissimes) font eux aussi joujou avec leurs structures. L’ADIAF, par exemple, Association pour la diffusion internationale de l’art français, remet chaque année son Prix Marcel Duchamp suivant des critères affligeants.

L’un des apports de cet ABC est de dresser la nocivité de l’enseignement artistique, du collège aux écoles d’art (articles « Carnage », « Consanguinité », « Enseignement », « Pervers », « Radicalisés »). Un enseignement ne saurait être mieux voué à la débilitation des esprits et des talents.

Mais regrettons que le dictionnaire dénonce la réduction « ad hitlerum » des opposants à l’art contemporain tout en véhiculant de solides clichés. Pour Christian Noorbergen, auteur de la notice « Extrême », l’extrême droite est « l’extrême de l’inculture », et il soutient que la critique de l’art contemporain « n’a rien à voir avec l’indigence culturelle abyssale et dangereuse d’une nauséabonde frontalité minablement nationale ». Voilà qui est écrire aussi ridiculement que les plasticiens, manier le poncif comme l’artiste le plus plat.

Etre confondu avec « l’extrême droite » reste la grande peur des bien-pensants.

Guy Denaere

Nicole Esterolle, ABC de l’art dit contemporain, Jean-Cyrille Godefroy éditions, 240 pages.

Article paru dans Présent daté du 6 octobre 2017

Poutine et Russie bashing : les Inrocks en pointe

Un homme blond légèrement dégarni et au regard bleu acier vous dévisage. Il dirige deux doigts vers ses yeux, l’air de dire « Fais bien attention je t’ai à l’œil ». S’agit il du directeur de la CIA, dont un ancien agent fait main basse sur la presse dans les Balkans ? Ou bien du directeur de la NSA, l’agence américaine aux grands yeux et aux grandes oreilles, employant plus de 20 000 personnes et dont le budget dépasse largement les dix milliards de dollars ? Non, c’est Vladimir Poutine qui jette ce regard inquiétant sur la couverture du numéro du 20 septembre 2017 de l’hebdomadaire du charmant milliardaire Pigasse. Poutine dont la stratégie d’influence est détaillée dans un papier involontairement comique du numéro. Florilège.

Sachez le « Vladimir Poutine s’invitera bientôt dans votre salon », il vient d’arriver en parachute, vous le voyez déjà là, mâchoires serrées, l’air pas commode. Le même Poutine qui en 2013 annonçait (le fourbe) ses sombres desseins dans une salle rappelant « la war room bondée du Docteur Folamour de Stanley Kubrick ». La war room ce sont les studios de Russia Today (RT) à Moscou. Puisqu’il y une war room, ces russes doivent bien préparer la guerre… Et puis ces gens là « insistent en permanence sur des sujets qui ont pour but de susciter l’anxiété », ânonne une obscure professeur d’études russes de Rennes. Car ils veulent « déstabiliser la société, créer de l’insatisfaction et instrumentaliser la droite dure et le FN », rien que ça. Et même « préparer le terrain pour la future élection présidentielle » (de 2022 note de la rédaction). On reconnaît là les fantasmes thérapeutiques qui ont suivi l’élection de Trump et le complotisme autorisé : Clinton ne pouvait pas perdre, Clinton ne devait pas perdre, si elle a perdu c’est que le Kremlin a manipulé l’élection et ils vont faire la même chose en France. Fermez le ban ? Oh non car le CSA veille !

Le CSA qui a autorisé RT France en décembre 2015 à émettre non sur le réseau hertzien mais sur le réseau numérique « a placé le site sous surveillance » car « nos homologues en Europe nous ont alertés sur des contenus qui pouvaient être potentiellement problématiques ». Un traitement particulier dont sera exonéré Arte la chaine franco-allemande, véritable instrument de propagande.

Et puis certains journalistes auraient animé « deux sites jugés conspirationnistes et proches de la mouvance Dieudonné/Alain Soral », une réputation bien « sulfureuse ». Pour mémoire le soufre signale l’odeur du diable. Malheureuse Amélie qui signe cet amoncellement de poncifs. Donnons lui une chance de se rattraper avec au choix un reportage sur les médias financés directement ou indirectement par le département d’État américain ou bien une enquête sur la French American Foundation et son programme Young Leaders dont Emmanuel Macron et Édouard Philippe font partie. Pas sur les Inrocks bien entendu. Sur RT ?

Texte repris du site OJIM

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Guillaume Perrault : «Souvenons-nous que Saint-Germain-des-Prés s’est enthousiasmé pour Battisti»

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Mots tabous médias

Attentat islamiste de Marseille : les mots tabous des médias

06/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Il n’y a plus de limites à l’extension du champ d’application des mots tabous dans les médias. Dimanche 1er octobre, l’immigré clandestin Ahmed Hanachi égorge deux jeunes femmes, Mauranne et Laura, à la gare Saint-Charles de Marseille. Pour les médias, certains mots vont devenir tabous : égorgement, clandestin, et même terroriste, alors que c’est un attentat islamiste. Le but ? Edulcorer le réel en taisant des éléments essentiels à l’information. C’est ce que démontre Jean-Yves Le Gallou dans cette nouvelle édition d’I-Média sur TV Libertés.

Egalement au sommaire de ce numéro 170 :

Le Zapping d’I-Média
La député Danièle Obono nie le concept de radicalisation. Invitée sur le plateau de BFM TV dimanche 1er octobre, l’élue de la France Insoumise a affirmé qu’un chauffeur de bus qui refuserait de conduire son véhicule après que ce dernier ait été utilisé par une femme relèverait plus du sexisme que de la radicalisation islamique.

Bad buzz orchestré pour Angot, la folle à Ruquier
Clash violent sur France 2 dans l’émission On n’est pas couché entre la chroniqueuse Christine Angot et l’auteur Sandrine Rousseau. Après avoir quitté le plateau pendant une vingtaine de minutes, la chroniqueuse a provoqué les pleurs de l’invité. La séquence est violente, même indécente, et fait le buzz sur internet. Cette scène semble surtout avoir été orchestrée pour faire remonter les audiences de l’émission phare de France 2.

Les tweets de la semaine
Le Monde des Religions censure un article pour avoir évoqué l’association SOS Chrétien d’Orient. Le 3 octobre, un utilisateur de twitter a signalé au journal que l’association est « d’extrême droite et pro Assad ». Quelques instants plus tard, le journal a retiré l’article tout en présentant ses excuses.

Las Vegas, la piste Daesh ne fait pas recette.
Fusillade meurtrière à Las Vegas dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 octobre. Malgré les revendications de Daesh, le gouvernement américain comme les médias restent perplexes. Pour les médias il faut trouver un nouveau bouc émissaire : le 2e amendement qui érige le port d’arme en droit constitutionnel.

Théorie du genre CitizenGo

Théorie du genre : le bus de CitizenGo chiffonne Libération

Depuis le 3 et jusqu’au 9 octobre, un bus orange, affrété par l’association CitizenGo, sillonne les rues de Paris et de sa banlieue pour alerter le grand public contre la théorie du genre. En mars 2017, l’association HazteOir, membre de CitizenGo, avait mené une opération similaire sur les routes espagnoles. Sur le véhicule, une grande inscription fait parler un enfant « Mon identité n’est pas un jeu ».

Il n’en fallait pas plus, on s’en doute, pour déclencher l’ire d’idéologistes de tout poil. Libé, offusqué, a publié la tribune de syndicats et d’associations pro-LGBT dans son journal du 3 octobre. Il dénonce une infâme « propagande » (sic) et a rebaptisé le bus, « bus de la honte ». On se demande pourquoi cela provoque tant d’émoi chez les adorateurs LGBT selon lesquels cette théorie du genre justement n’existe pas…

L’inversion des valeurs est totale. Rappeler aujourd’hui les réalités de la biologie et de la nature est désormais vu comme un acte de propagande. Naître femme ou homme n’est plus une simple constatation de bon sens devant des idéologues fous qui veulent tout modeler selon leurs désirs, dussent-ils aller contre la nature.

Ces illuminés pourraient prêter à sourire s’ils n’avaient l’appui du gouvernement. Car ce que dénonce CitizenGo, en plus de cette théorie, c’est le fait que certains enseignants tentent de la faire passer dans les écoles, par le biais d’ouvrages complices. Et de fil en aiguille d’en imprégner les mentalités. Certes, comme le fait remarquer Stéphane Duté, de CitizenGo, sur les 800 000 enseignants, seuls 24 000 sont militants LGBT mais il remarque aussi qu’« ils sont à la mode » et font donc subir une pression sur les autres.

La stratégie adoptée par CitizenGo est simple : montrer la réalité dans toute sa nudité : on naît homme ou femme, on ne le devient pas. Refuser de la reconnaître revient à nier la réalité, ce que CitizenGo appelle très justement le « négationnisme LGBT ». Ce qui ne plaît évidemment pas à Libé qui s’étrangle : « Cette stratégie et ces propos montrent une nouvelle fois le projet de société délétère porté par CitizenGo et ses épigones : une société où toutes les outrances verbales sont permises et où les affirmations infondées devraient faire foi face à la réalité des faits (sic), une société qui s’accommode et même défend les stéréotypes sexistes et LGBTphobes qui enferment et stigmatisent au mépris de l’épanouissement des uns, des unes et des autres, une société qui nie l’égalité des droits et le respect des individus. »

Les exemples cités par Stéphane Duté et l’équipe de CitizenGo ne sortent pas de nulle part, comme voudrait le faire croire Libé, mais ont bien été pris dans des ouvrages recommandés par l’Education nationale. Ainsi, dans un manuel Hatier proposant un enseignement moral et civique aux élèves de 4e, on apprend : « Il ne faut pas confondre le sexe qui détermine notre identité biologique et le genre qui est notre identité culturelle. » Ou encore ce livre donné à lire à des élèves de CE1 qui s’intitule « Je veux un zizi ». Et c’est CitizenGo qui ferait de la propagande ?

Roxane Gramond

Article paru dans Présent daté du 7 octobre 2017

Laura et Maurane n’auraient pas dû mourir – par Caroline Parmentier

Laura et Maurane, 20 ans, n’auraient jamais dû mourir sous les coups de couteau d’Ahmed Hanachi, ce migrant multirécidiviste, jamais expulsé, remis en liberté samedi malgré son palmarès, alors qu’il venait d’être à nouveau interpellé pour vol à Lyon. Le fiasco judiciaire et politique est total.

Le parcours et les dernières heures de l’égorgeur de Marseille révèlent les graves défaillances d’un système qui l’a placé sur le chemin de ses deux jeunes victimes. Connu des services de police français depuis 2005, sous huit identités différentes, ce clandestin, passé par l’Italie, vivait en France de vols et de trafics. Vingt-quatre heures avant l’assassinat de Laura et de sa cousine Maurane, il avait été signalé aux autorités préfectorales après un vol à l’étalage à Lyon. Ce signalement – en vue d’une ordonnance de quitter le territoire français immédiatement – a été négligé et perdu « dans le dédale administratif ». Samedi, le tueur qui allait égorger et poignarder deux jeunes filles à la gare de Marseille le lendemain, est donc reparti libre. Libéré à l’issue de sa garde à vue après un « classement de la procédure ». Si les services de la « permanence éloignement » de la préfecture du Rhône (ouverte de 9 heures à 17 heures les samedis, dimanches et jours fériés) avaient fait convenablement leur boulot, Maurane et Laura seraient toujours en vie.

Le tueur était un migrant

Pourquoi le Tunisien Ahmed Hanachi, clandestin et délinquant multirécidiviste, n’avait-il pas été expulsé de France auparavant? Voleur et trafiquant de drogue, Ahmed Hanachi a échappé à plusieurs reprises à une obligation de quitter le territoire. La première fois remonte à 2005 quand il est interpellé à Toulon pour infraction à la législation sur les étrangers. La justice française est actuellement débordée par des cas similaires et n’en vient pas à bout, ce qui est particulièrement rassurant.

Ahmed Hanachi est arrivé par Aprilia en Italie, à 60 kilomètres au sud de Rome, à la faveur d’un passage de migrants, parmi lesquels le djihadiste Anis Amri, auteur du sanglant attentat du marché de Noël de Berlin qui a fait 12 morts et 56 blessés le 19 décembre 2016. Les deux terroristes tunisiens qui circulaient sous une dizaine de noms d’emprunts, ont été en contact en Italie et ont fréquenté la même mosquée de Campoverde dans la banlieue d’Aprilia.

Jeudi, jour des obsèques de Maurane, les parents et les proches sont dévastés par le chagrin et la colère. Plusieurs d’entre eux réclament des explications. Les Scouts et guides de France dont faisait partie Laura, se distinguent tout particulièrement, quant à eux, par leur hommage horripilant et soumis (sans jamais prononcer le mot islam) :

« Elle était fière de la mixité sociale et culturelle de son groupe. Œuvrer pour la paix et le vivre-ensemble était le moteur de son engagement, avec les Scouts et Guides de France ». Surtout, qu’ils continuent comme ça, ils ont tout compris.

Caroline Parmentier

Article publié dans le quotidien Présent daté du 6 octobre 2017

Manuel Valls Islamisme Figaro Magazine

Manuel Valls dans le Figaro Magazine : « L’islamisme, voilà l’ennemi ! »

Figaro Magazine Valls Islamosphère06/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Manuel Valls va encore se faire des amis. « L’islamisme, voilà l’ennemi », tel est le titre donné à l’entretien qu’il a accordé au Figaro Magazine, un numéro déjà comparé à Je suis partout pour avoir fait sa couverture sur « L’Islamosphère » et y dénoncer « les agents d’influence de l’islam » en France. L’ancien premier ministre, qui ne fait pas vraiment partie des amis politiques traditionnels du Figaro Magazine, avait comme anticipé cette polémique :

« Nous sommes aujourd’hui dans une situation grave où, quand on défend les lois et les valeurs de la République, on se fait traiter de “laïcard“, c’est-à-dire de ringard, puis d’“islamophobe“, voire de raciste. […] Au-delà de mon cas personnel, on voit bien qu’une frontière a été franchie, avec la complicité d’une partie de la gauche. »

Manuel Valls estime que l’islam « a toute sa place en France ». De gauche il était, de gauche il demeure. Mais l’incapacité de la gauche « à mettre des mots sur la réalité, par peur de fâcher » et « de s’aliéner une partie de la communauté [musulmane] », l’exaspère :

« Le problème de la gauche, c’est qu’elle n’a pas pensé le monde de l’après 11 septembre, ni la question identitaire. »

Il y réitère ses accusations contre l’« islamogauchisme », représenté, par exemple, par Danièle Obono :

« En mettant sur la même plan des écrits violents de l’Ancien Testament et des prêches d’imams relativisés, on est dans la complaisance coupable. »

Et il désigne explicitement

« ce discours insupportable, qui veut faire des musulmans les “damnés de la terre“, […] relayé par le Bondy Blog, par des tribunes publiées dans Libération »

qui est aussi celui d’Edwy Plenel auquel il réserve un traitement particulier :

« [sa] justification permanente du terrorisme islamiste, [sa] complaisance affichée, c’est purement et simplement une haine de la France »

Un entretien à lire dans son intégralité dans Le Figaro Magazine de cette semaine.

Jallamion A mort le flic

Sébastien Jallamion s’explique sur son livre-choc : A mort le flic !

05/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : En septembre 2014, Sébastien Jallamion, officier de police, publie anonymement sur Facebook une caricature dénonçant le fondamentalisme de l’Etat islamique. De cette affaire va naître une véritable machinerie visant à broyer, attaquer puis évincer ce fonctionnaire de police. A mort le flic !, publié par Riposte laïque, est un récit effrayant qui se lit comme un roman politico-policier. Il s’en explique face à Martial Bild sur TV Libertés.

Code noir

Mensonges sur le Code noir et nouvel esclavage

Etabli par Colbert en 1685, le Code noir précisait le statut civil et pénal des esclaves qui, auparavant, n’en avaient aucun. Il donnait à ces derniers la possibilité de se plaindre auprès des juges locaux de leurs maîtres en cas d’excès ou de mauvais traitement. Autant de faits que nie absolument l’historien Salas-Molins auteur de l’ouvrage Le Code noir ou le calvaire de Canaan. Un livre partisan qui se veut la Bible en matière de dénonciation de l’esclavage et qui a contribué à noircir le portrait de Colbert et à en faire l’homme à abattre de ces nou- veaux moralisateurs. Cet enseignant qui a fricoté un temps avec Dieudonné est impitoyable avec ses détracteurs. Un de ses défenseurs, Robert Badinter a certes chanté ses louanges mais a reconnu au Code noir le mérite de contenir « certains articles qui tendent à protéger l’esclave », et même vu dans ce texte « une tentative illusoire du pouvoir royal pour maîtriser les pratiques esclavagistes » (cf. Le Nouvel Observateur, juin 1987).

Des pratiques que n’ont pas abandonnées certains. C’est le cas notamment d’un pasteur évangéliste nigérian récemment arrêté par la police française en compagnie d’une dizaine de mamas africaines et de jeunes lieutenants chargés de « manager » un cheptel d’une cinquantaine de têtes.

Cet étrange religieux avait mis sur pied un vaste réseau de prostitution en se servant des bandes de passeurs qui prospèrent entre l’Afrique et l’Italie. Il se rendait régulièrement dans un centre pour migrants, faisait son choix parmi de jeunes Nigérianes et les ramenait en France.

Après quelques rituels vaudous assortis de menaces directes sur leurs familles si elles se montraient récalcitrantes, elles allaient exercer le plus vieux métier du monde dans la banlieue de Lyon ou de Montpellier, étroitement surveillées par des mères maquerelles. L’argent qui coulait à flots partait directement au Nigeria par le biais de transfert de fonds communautaires.

Extrait d’un article de Françoise Monestier
paru dans Présent daté du 6 octobre 2017

Prêtre braqué Nantes

Un prêtre braqué à Nantes : « Pour l’instant, on ne parle pas de terrorisme »…

05/10/2017 – NANTES (NOVOpress) : Ce matin, rapporte Ouest France, « un homme a débarqué en pleine messe dans l’église Sainte-Croix, à Nantes, et mis en joue le prêtre » :