Emmanuelle Ménard, sur le discours de Jean Castex : « Pas un mot sur l’immigration ! »

Voici la réaction d’Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault, au discours de politique générale du nouveau Premier ministre Jean Castex. « Pas un mot sur l’immigration… ».

Le Premier ministre Jean Castex vient de présenter son discours de politique générale à l’Assemblée nationale. Vous paraît-il positif ou inquiétant ?

Ce discours est surprenant. Quand on arrive à lire entre les lignes, il est fréquemment contradictoire. Il annonce beaucoup de choses alléchantes et intéressantes au premier regard, mais en réalité ces choses sont en contradiction avec ce qui a été fait pendant les trois années d’Édouard Philippe.
Si on prend l’exemple de la Justice, il dit qu’il faut créer des juges de proximité pour lutter contre les incivilités du quotidien, mais en réalité ces juges de proximité s’appelaient à l’époque les juges d’instance et la majorité les a supprimés l’année dernière. Il dit également qu’il veut lutter contre le terrorisme, mais les terroristes sont libérés. Il veut aider les étudiants et travailler sur les problèmes de formation, mais il y trois ans, on a diminué de 5 euros les APL.
Ces signaux sont contradictoires et vont dans tous les sens. Par conséquent, on se demande qui croire. Est-ce réel ou est-ce une fois de plus des effets d’annonce ?

Jean Castex sera-t-il dans la continuité d’Édouard Philippe ou au contraire dans la rupture ?

J’ai entendu un leader d’opposition dire : « On vous donne 600 jours pour faire ce que monsieur Édouard Philippe a défait pendant 3 ans. » L’exemple de l’emploi va particulièrement intéresser les Français. L’emploi et le pouvoir d’achat sont les deux sujets qui préoccupent aujourd’hui les Français. Pour aider l’emploi à repartir, on va créer 300.000 parcours d’insertion. Ces parcours sont tout simplement les contrats emplois aidés qui existaient il y a trois ans et que monsieur Macron a supprimés. Toutes les mesures prises pendant trois ans par monsieur Édouard Philippe vont être détricotées. On fait semblant de les appeler autrement. C’est complètement contradictoire.

Emmanuel Macron et Jean Castex ont mis l’accent sur l’écologie et la transition écologique sans trop faire de calcul politique. En quelque sorte, il essaie d’assécher les écologistes…

Il reprend tout simplement une partie des conclusions de la Conférence des citoyens. Après tous les grands discours, il ne peut décemment pas s’asseoir dessus. Il est donc bien obligé de prendre une partie des conclusions et de dire aux Français qu’on les écoute et qu’on les entend à propos de l’écologie.
Monsieur Castex a des propos intéressants sur le sujet de la sécurité. Lutter contre l’insécurité et les incivilités fait partie des priorités des Français qui sont tous les jours embêtés par des petits voyous. Je vous rappelle encore une fois que c’est monsieur Castaner qui a supprimé les crédits de la police de sécurité du quotidien. Appelons les choses par leur nom. Si monsieur Castex est là pour remédier et donner des solutions à trois ans de politique conduite par Édouard Philippe, il faut le dire. J’ai constaté qu’aucun mot n’a été dit sur l’immigration.

Jean Castex et Damien Abad ont fait une partie assez longue sur la fiscalité, l’emploi et l’écologie, mais le régalien est arrivé à la fin comme si l’immigration et l’insécurité n’étaient plus une priorité des Français…

Je pense qu’ils ont tous les deux tort là-dessus. Vous avez raison, cela vient toujours après coup. Les Français se reconnaîtraient ou ont envie de se reconnaître dans des politiques dont les marqueurs sont le régalien. C’est le respect de l’ordre, le respect de la sécurité, la lutte contre l’immigration clandestine et les sujets de société.
La loi de bioéthique sera examinée à l’Assemblée dans 15 jours et viendra en catimini. Monsieur Castex lui-même a demandé à ce que soit rajoutée une semaine de cession parlementaire pour pouvoir examiner ce projet de loi qui n’avait aucune urgence. Selon les sondages, 71 % des Français estiment que ce projet de loi n’a pas sa place dans le calendrier parlementaire aujourd’hui. La priorité des Français, comme je l’ai dit en introduction, est le pouvoir d’achat et l’emploi et certainement pas les lois de bioéthique à examiner en plein cœur de l’été quand les Français qui le peuvent partent en vacances. Or, monsieur Castex n’a pas beaucoup d’états d’âme.
Pour quelqu’un qui se dit respectueux du débat parlementaire, cela ne paraît pas très probant.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Gouvernement Castex. Des grandes gueules pour masquer l’ennui

Il faudra juger Jean Castex aux actes. C’est ce qu’il demande et il a bien raison, surtout que, pour le moment il ne peut compter sur le verbe. Ses interventions sont laborieuses et ennuyeuses, chose étonnante alors que se multiplient les coachs entraînant à une parole convaincante. C’est sans doute pour pallier cette absence de charisme verbal, qui était connue, que son gouvernement a été enrichi de grandes gueules.

Le retour de Bachelot

C’est ainsi que sont respectivement nommés à la Justice et à la Culture Eric Dupont-Moretti et Roselyne Bachelot. Les deux ont un point commun : Ils ont juré les yeux dans les yeux aux journalistes que jamais au grand jamais, ils n’accepteraient un poste au gouvernement. Ils l’ont fait dans un grand éclat de rire. Décidément la soupe est bonne et la vanité gouverne les hommes et les femmes à parité égale. Roselyne Bachelot, la femme aux masques, tient une belle revanche sur un départ peu glorieux de son dernier poste ministériel — la Santé. Entre temps elle s’était transformée en amuseuse donneuse de leçon sur les médias et dans la presse. Son apport à la culture a été très limité, même si elle a cru bon d’interpréter au théâtre Les Monologues du vagin, histoire de prouver combien elle était féministe et branchée.

Mâles blancs

Pour l’avocat anti-magistrats devenu leur ministre de tutelle, le pari est encore plus insensé. L’homme est très fort dans son domaine mais la façon dont il s’est laissé chahuter et déstabiliser par les députés lors des questions au gouvernement est étonnante. Personne ne l’avait averti que les interruptions n’étaient entendues que par lui et pas par les téléspectateurs et qu’il ne fallait donc pas en tenir compte ? Cette impréparation politique sur un classique est stupéfiante.

L’arrivée de Darmanin n’est pas du même registre. On peut se demander si Gérald si fier de dire, alors que personne ne le demandait, qu’il se prénommait aussi Moussa, est vraiment la bonne personne pour lutter contre l’islamisme politique ! On est toujours dans le doute sur les intentions du président, attendons donc le 14 juillet. Mais ce qui est incompréhensible, c’est l’aveuglement dont témoigne cette nomination : on fait comme ci notre république n’avait pas déjà accepté le totalitarisme des minorités au nom de l’idéologie de la repentance et de la victimisation.

En outre, nommer un Darmanin désigné comme violeur par une dame (cette dernière fût-elle pas très nette), c’était bien sûr agiter un drapeau rouge devant les chiennes de garde et autres féministes de combat radical. A cela s’ajoute les propos sexistes du ministre de la justice qui vont lui être rappelés au quotidien. Avec ce couple de mâles blancs obligés un temps de cohabiter, cela va être l’enfer pour Marlène Schiappa. On nous permettra un sourire peu charitable.

Ce gouvernement a un casting qui va permettre des attaques à la chaine, avec la complaisance bien sûr des médias. Ils sont pour le moment sous le charme de la nouveauté mais on sent déjà les réticences. Sur les pensées supposées, il n’y a pas de présomption d’innocence. Le sérieux insipide de Castex ne suffira pas longtemps à protéger ses ministres médiatiques de la médiocratie dominante. Qui a vécu par les médias périra par les médias.

Le remaniement sera dénoncé comme trop blanc et machiste, il l est déjà. Contraint donc à donner des gages aux minorités agissantes, il risque d être paralysé avant même d’avoir commencé à agir.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Mois du (meurtre du) Blanc, des médias pudiques

Nous avons parlé du meurtre de Thomas, de celui de Philippe, la liste s’allonge avec la mort de la gendarme Mélanie Lemée le 6 juillet 2020 à Port Sainte Marie en Haute-Garonne, percutée par un « chauffard », sur lequel les médias de grand chemin sont bien discrets.

Les faits et leur relation

Lors d’un contrôle routier un automobiliste fait un écart et percute avec une extrême violence la gendarme Mélanie Lemée, 26 ans, qui se trouvait sur le bas-côté. La jambe arrachée à la hauteur de l’aine, elle mourra pendant le transport à l’hôpital. Comment les médias relatent-ils le drame et quelles informations donnent-ils sur le chauffard ?
Discrétion, très grande discrétion

TF1 dans le JT du jour (6 juillet 2020) consacrera 18 secondes au drame. Le même jour Head Topics parle d’un « suspect de 26 ans, au casier judiciaire chargé » ; La Dépêche évoque un « chauffard présumé », Ouest-France parle d’un homme « originaire du Lot et Garonne » (sic) qui « sans profession, a déjà été condamné à trois reprises notamment pour des infractions à la législation des stupéfiants ». MSN précise « un homme qui conduisait sans permis », il faudra quelques jours et quelques médias plus soucieux de leur métier (dont Valeurs Actuelles), pour connaître le prénom et l’initiale du nom du chauffard volontaire : Yassine E.

Pas de génuflexions pour Mélanie

Mélanie aura droit à une marche silencieuse mais pas à des « excuses » ou des « génuflexions » réservées à des minorités actives. Il est vrai qu’elle avait tout pour déplaire : européenne, normande, originaire de La Ferté-Macé (Orne), championne de handball et de judo. Suite à une rupture des ligaments croisés, elle avait arrêté la compétition et rejoint en 2016 la gendarmerie d’Aiguillon (Lot) ; sa disparition est un drame, et un drame de l’immigration comme le taisent les médias dominants, un mensonge par omission de plus dans une liste déjà longue.

Article repris du site OJIM

Rues débaptisées, histoire défigurée !, par Clément Martin (Les Identitaires)

La réponse à Black Lives Matter, vient d’expliquer Emmanuel Macron, ne sera pas le déboulonnage : « Plutôt que de déboulonner, je vous propose de construire ». Cent noms de soldats africains ont été référencés par la secrétaire d’Etat aux Armées, Geneviève Darrieussecq : « Les noms, les visages, les vies de ces héros d’Afrique doivent faire partie de nos vies de citoyen libres parce que sans eux, nous ne le serions pas ».

Des villes, comme Bandol, avaient déjà commencé : le maire a inauguré en janvier la première « Place des Libérateurs-africains », en hommage à cinq combattants d’Algérie morts en 1944. Cette tendance ne date pas du mouvement BLM mais de l’idéologie de la discrimination positive mise en place sous Nicolas Sarkozy, servile plagieur de l’affirmative action américaine. « La France sait ce qu’elle doit à l’Afrique, elle lui exprimera sa gratitude », avait-il déclaré en annonçant que les contingents des pays d’Afrique noire défileront le 14 juillet 2010 sur les Champs Élysées.

Si la destruction de statues n’est pas retenue par le gouvernement, qui sait pertinemment que ces méthodes ne sont pas dans la culture française et que l’iconoclasme anti-raciste est encore trop récent pour être accepté largement, le changement de nom de certaines rues n’en reste pas moins une réécriture de l’histoire. Pour la Première guerre mondiale, comme le rappelle Bernard Lugan, « durant la guerre de 1914-1918, l’Afrique fournit à la France 3,5 % de toutes ses importations et 5,22 % de ses soldats. Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les négliger. Mais prétendre qu’ils furent déterminants est un mensonge doublé d’une manipulation. »

Par ailleurs, les élites politiques brillent par leur ignorance historique : l’Armée d’Afrique n’a jamais été composée exclusivement d’Africains de souche. Bernard Lugan cite le cas du 2ème Corps colonial engagé à Verdun en 1916, composé de 16 régiments : les 2/3 étaient formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés très majoritairement de Français d’Algérie, et du Régiment d’infanterie coloniale du Maroc, unité très majoritairement européenne. De la même manière, pour la Seconde guerre mondiale, le général et historien Maurice Faivre a montré qu’à l’intérieur de l’Armée d’Afrique, certes 18 000 Maghrébins ont été tués (et 12 000 Pieds-Noirs), mais 10 % des Pieds-Noirs engagés sont morts, contre 6 % de Maghrébins. L’Armée française en Afrique du Nord était composée de 410 000 hommes dont 233 000 Maghrébins et 176 000 Pieds-Noirs. Jamais ces faits n’ont été rappelés par le gouvernement. Au contraire, on s’est empressé de répondre aux injonctions de l’antiracisme anti-Blanc à la sauce Traoré en faisant semblant de rendre hommage à des soldats qui, hier encore, étaient de sinistres inconnus.

Les soldats Pieds-Noirs continuent d’être ignorés, alors qu’après le sacrifice consenti lors de la Seconde guerre mondiale, ils seront les victimes d’un nettoyage ethnique monté contre les Européens en Afrique pendant la guerre d’Algérie, avec la passivité complice de Charles de Gaulle. De surcroît, ils seront très mal accueillis en métropole après l’indépendance du Maghreb alors qu’ils étaient pleinement français. « Qu’ils aillent se réadapter ailleurs ! » vociférait alors le maire de Marseille. Pourquoi relever systématiquement que les naturalisations de tirailleurs sénégalais ont été particulièrement tardives et ignorer simultanément le calvaire de nos propres compatriotes Pieds-Noirs ? Pourquoi ignorer publiquement les milliers de viols particulièrement bien documentés sur des Italiens au printemps 1944 ? Ce sont les fameuses « maroquinades », en référence à l’implication marocaine et maghrébine dans ces violences. Ce sont les « héros » de la bataille de Monte Cassino, donnés en exemple par Emmanuel Macron, qui ont commis ces atrocités. Cette double-mesure révèle la forme la plus insidieuse du racisme anti-Blanc, celle qui est parvenue à se glisser au sommet du pouvoir : la conjuration du silence, l’omerta mémorielle, bref le mépris.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’ONG pro-migrants Médecins sans frontières accusée de “racisme institutionnel”

Un millier d’anciens ou d’actuels salariés de l’ONG accusent l’organisation de “renforcer dans son travail humanitaire le colonialisme et la suprématie blanche”.

Médecins sans frontières (MSF) face à ses contradictions. Dans une lettre adressée à leur direction et citée par The Guardian, 1 000 anciens ou actuels salariés de l’ONG humanitaire pro-migrants dénoncent le racisme systémique qui y serait sous-jacent, selon eux. Ils reprochent notamment à l’organisation les politiques de recrutement et la culture d’entreprise qui seraient menée par une « minorité blanche privilégiée » et appellent à ouvrir une enquête interne et indépendante afin de démanteler des « décennies de pouvoir et de paternalisme ».
Mentalité de « sauveur blanc »

Cette lettre est notamment signée par les présidents des conseils d’administration de MSF au Royaume-Uni et en Afrique australe et le directeur général de MSF Allemagne. Elle dénonce la mentalité de « sauveur blanc presque étouffante » qui règne à MSF. L’ancienne responsable média à MSF New Delhi Padma Priya témoigne même du racisme « ordinaire » qu’elle aurait subi durant son passage au sein de l’organisation. « Il y avait un sentiment permanent qu’ils avaient besoin de travailleurs locaux pour avancer, mais sinon ‘ils’ se sentaient meilleurs que ‘nous’. C’était fatiguant », déplore-t-elle. D’autres évoquent des difficultés pour les personnels locaux où MSF est implanté. « Essayer d’aider un membre du personnel local [à postuler] pour un poste [de personnel international] est le processus le plus fastidieux, le plus injuste et le plus frustrant que j’ai jamais vécu », confie un signataire.
Bientôt des changements dans l’organisation

Pour le président international de MSF Christos Christou, cette lettre est un « catalyseur » pour faire accélérer les changements déjà promis par l’organisation. Depuis la mort de George Floyd aux Etats-Unis, des débats internes ont ainsi eu lieu au sein de l’organisation, amenant les salariés « à réfléchir et à faire le point sur [leurs] échecs à cet égard », selon un communiqué de branche britannique de l’ONG que relaie franceinfo. « MSF a été créée pour lutter contre les discriminations et nous sommes très attentifs aux situations de domination. Il existe, depuis 2007, une cellule des abus auprès de laquelle tout acte de discrimination peut être dénoncé », a, de son côté, plaidé le directeur général de MSF France auprès du Monde.

Article repris du site Valeurs Actuelles

A quand les excuses d’Alger pour la traite des esclaves européens ? par Bernard Lugan

En ces temps de repentance et d’ethno-masochisme, puisque ceux qu’il est difficile de désigner autrement que par le terme d’ennemis, vu leur comportement à l’égard de la France, s’amusent à jongler avec le contexte historique, alors, faisons de même.

L’Algérie aux abois économiquement, ruinée par les profiteurs du Système qui depuis 1962 se sont méthodiquement engraissés en pillant ses ressources, a donc l’outrecuidance de demander des excuses à la France. Pourquoi pas d’ailleurs, puisque, comme le disait Etienne de la Boétie : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » ?

Des excuses donc pour avoir tracé en Algérie 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 avec les pistes sahariennes), 31 routes nationales dont près de 9000 kilomètres goudronnés, construit 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots), 34 phares maritimes, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes (soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Sans parler d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance, à telle enseigne qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer du concentré de tomates, des pois chiches et jusqu’à la semoule pour le couscous…

Or, tout ce que la France légua à l’Algérie en 1962 fut construit à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé et dont même le nom lui fut donné par le colonisateur… Tout avait été payé par les impôts des Français. En 1959, toutes dépenses confondues, l’Algérie engloutissait ainsi 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce ! (Voir à ce sujet mon livre Algérie l’Histoire à l’endroit).

L’Algérie a exigé, et sur ce point comment ne pas être d’accord avec elle, que la France lui restitue les cranes de combattants vaincus par l’armée française lors de la conquête. Mais alors, quid des restes des dizaines de milliers d’esclaves européens dont des milliers de Français enlevés en mer ou par des razzia littorales, morts en Algérie et enterrés dans la banlieue d’Alger dans ce qui, avant la conquête était désigné comme le cimetière des chrétiens ? C’est en effet par dizaines de milliers que des hommes, des femmes et des enfants européens furent pris en mer ou enlevés à terre par les pirates barbaresques. De 1689 à 1697, Marseille perdit ainsi 260 navires ou barques de pêche et plusieurs milliers de marins et de passagers, tous ayant été réduits en esclavage. En 1718, la comtesse du Bourk, ses enfants et ses domestiques qui avaient embarqué à Sète pour rejoindre via Barcelone son mari ambassadeur en Espagne furent capturés en mer. La petite Marie-Anne du Bourk alors âgée de 9 ans, fut rachetée en 1720.

Grâce aux rapports des pères des Ordres religieux dits de « rédemption des captifs », qu’il s’agisse de l’Ordre des Trinitaires fondé par Jean de Matha et Félix de Valois, ou des Pères de la Merci, les Mercédaires, un ordre religieux fondé par Pierre Nolasque, nous connaissons les noms de milliers d’esclaves rachetés, ainsi que leurs villes ou villages d’origine, cependant que, faute de moyens, des dizaines de milliers d’autres ne le furent pas et moururent dans les chaînes.

En 1643, le Père Lucien Héraut, prêtre de l’Ordre de la Trinité et Rédemption des Captifs, rentra en France avec 50 malheureux Français qu’il venait de racheter aux esclavagistes algérois. Faute de moyens, la mort dans l’âme, il avait laissé derrière lui plusieurs milliers d’autres Français, sans compter les milliers d’esclaves appartenant aux autres nations européennes enlevés en mer ou sur le littoral.

Dans une lettre d’une grande puissance de témoignage adressée à Anne d’Autriche, Reine-Régente du royaume de France, le père Héraut se fit l’interprète des captifs, s’adressant à la reine en leur nom, afin de lui demander une aide financière pour les racheter. Une lettre qui devrait clore les prétentions et les exigences d’excuses des descendants des esclavagistes algérois : « Larmes et clameurs des Chrestiens françois de nation, captifs en la ville d’Alger en Barbarie, adressées à la reine régente, par le R. P. Lucien Heraut, Religieux de l’Ordre de la Trinité et Rédemption des Captifs, 1643.

« (…) ainsi qu’il arrive ordinairement aux vassaux de vostre Majesté, qui croupissent miserablement dans l’horrible esclavage (…) cette mesme necessité addresse aux pieds de sa clemence et Royalle bonté, les larmes et soupirs de plus de deux milles François de nation Esclaves en la seule ville d’Alger en Barbarie, à l’endroit desquels s’exerce les plus grandes cruautés que l’esprit humain puisse excogiter, et les seuls esprits infernaux inventer.

Ce n’est pas, Madame, une simple exaggeration (…) de ceux, qui par malheur sont tombés dans les griffes de ces Monstres Affricains, et qui ont ressenty, comme nous, leur infernalle cruauté, pendant le long sejour d’une dure captivité, les rigueurs de laquelle nous experimentons de jour en jour par des nouveaux tourments: la faim, le soif, le froid, le fer, et les gibets (…) mais il est certain que les Turcs et Barbares encherissent aujourd’hui par-dessus tout cela, inventans journellement de nouveaux tourments, contre ceux qu’ils veulent miserablement prostituer, notamment à l’endroit de la jeunesse, captive de l’un et l’autre sexe, afin de la corrompre à porter à des pechés si horribles et infames, qu’ils n’ont point de nom, et qui ne se commettent que parmys ces monstres et furies infernales et ceux qui resistent à leurs brutales passions, sont écorchez et dechirez à coup de bastons, les pendants tous nuds à un plancher par les pieds, leur arrachant les ongles des doigts, brullant la plante des pieds avec des flambeaux ardents, en sorte que bien souvent ils meurent en ce tourment. Aux autres plus agés ils font porter des chaisne de plus de cent livres de poids, lesquelles ils traisnent miserablement partout où ils sont contrains d’aller, et apres tout cela si l’on vient à manquer au moindre coup de siflet ou au moindre signal qu’ils font, pour executer leurs commandements, nous sommes pour l’ordinaire bastonnez sur la plante des pieds, qui est une peine intollerable, et si grande, qu’il y en a bien souvent qui en meurent, et lors qu’ils ont condamné une personne à six cent coups de bastons, s’il vient à mourir auparavant que ce nombre soit achevé, ils ne laissent pas de continuer ce qui reste sur le corps mort.

Les empalements son ordinaires, et le crucifiment se pratique encore parmy ces maudits barbares, en cette sorte ils attachent le pauvre patient sur une manière d’echelle, et lui clouent les deux pieds, et les deux mains à icelle, puis après ils dressent ladite Eschelle contre une muraille en quelque place publique, où aux portes et entrées des villes (…) et demeurent aussi quelque fois trois ou quatre jours à languir sans qu’il soit permis à aucun de leur donner soulagement.

D’autres sont écorchez tous vifs, et quantitez de bruslez à petit feu, specialement ceux qui blasphement ou mesprisent leur faux Prophete Mahomet, et à la moindre accusation et sans autre forme de procez, sont trainez à ce rigoureux supplice, et là attachez tout nuds avec une chaine à un poteau, et un feu lent tout autour rangé en rond, de vingt-cinq pieds ou environ de diametre, afin de faire rostir à loisir, et cependant leur servir de passe-temps, d’autres sont accrochez aux tours ou portes des villes, à des pointes de fer, où bien souvent ils languissent fort long temps.

Nous voions souvent de nos compatriots mourir de faim entre quatre murailles, et dans des trous qu’ils font en terre, où ils les mettent tout vif, et perissent ainsi miserablement. Depuis peu s’est pratiqué un genre de tourment nouveau à l’endroit d’un jeune homme de l’Archevesché de Rouen pour le contraindre a quitter Dieu et nostre saincte Religion, pour laquelle il fut enchaisné avec un cheval dans la campagne, l’espace de vingt-cinq jours, à la merci du froid et du chaud et quantitez d’autres incommoditez, lesquelles ne pouvant plus supporter fit banqueroute à notre saincte loy.

Mille pareilles cruautez font apostasier bien souvent les plus courageux, et mesme les plus doctes et sçavants : ainsi qu’il arriva au commencement de cette presente année en la personne d’un Père Jacobin d’Espagne, lequel retenu Captif, et ne pouvant supporter tant de miseres, fit profession de la loy de Mahomet, en laquelle il demeura environ six mois, pendant lesquels (…) il avoit scandalisez plus de trente mille Chrestiens esclaves de toutes nations (…) il se resolu à estre brullé tout vif, qui est le supplice ordinaire de ceux qui renoncent à Mahomet (…)en suite deqoy il fut jetté en une prison obscure et infame (…) Le Bascha le fit conduire au supplice(…) il fut rosty à petit feu un peu hors de la ville près le Cimitiere des Chrestiens.

Nous n’aurions jamais fait, et nous serions trop importuns envers votre Majesté, de raconter icy toute les miseres et calamitez que nous souffrons : il suffit de dire que nous sommes icy traittez comme de pauvres bestes, vendus et revendus aux places publiques à la volonté de ces inhumains, lesquels puis apres nous traittent comme des chiens, prodiguans nostre vie, et nous l’ostans, lors que bon leur semble (…).

Tout cecy, Madame, est plus que suffisant pour émouvoir la tendresse de vos affections royales envers vos pauvres subjets captifs desquels les douleurs sont sans nombre, et la mort continuelle dans l’ennuy d’une si douleureuse vie (…), et perdre l’ame apres le corps, le salut apres la liberté, sous l’impatience de la charge si pesante de tant d’oppressions, qui s’exercent journellement en nos personnes, sans aucune consideration de sexe ny de condition, de vieil ou du jeune, du fort ou du foible : au contraire celuy qui paroist delicat, est reputé pour riche, et par consequent plus mal traitté, afin de l’obliger à une rançon excessive, par lui ou par les siens (…) nous implorons sans cesse, jettant continuellement des soupirs au Ciel afin d’impetrer les graces favorables pour la conservation de vostre Majesté, et de nostre Roy son cher fils, destiné de Dieu pour subjuguer cette nation autant perfide que cruelle, au grand souhait de tous les Catholiques, notamment de ceux qui languissent dans ce miserable enfer d’Alger, une partie desquels ont signé cette requeste en qualité, Madame, de vos tres humbles, tres obeyssants, tres fidels serviteurs et vassaux les plus miserables de la terre, desquels les noms suivent selon les Dioceses et Provinces de votre Royaume. »

Le numéro du mois de septembre de l’Afrique Réelle sera un numéro spécial consacré à la repentance et à l’esclavage et, le 1er septembre, je publierai un livre intitulé Esclavage, l’histoire à l’endroit, une arme de réfutation de la doxa culpabilisatrice. Les lecteurs de ce blog et les abonnés à la revue seront informés dès sa parution.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Culpabilité post-coloniale : on marche sur la tête !

Après que la France a restitué les restes de 24 combattants algériens tués au début de la colonisation française au XIXe siècle, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré, samedi, attendre des excuses de la France pour la colonisation de l’Algérie : « On a déjà reçu des demi-excuses. Il faut faire un autre pas ! »

Soyons justes : les pays colonisateurs ont pressuré les pays conquis et s’ils les ont développés, c’est moins par humanisme – n’en déplaise à Jules Ferry – que par souci économique. Alors, allons-y pour la contrition. Mais en face, les peuples musulmans, en matière de colonisation, de conquêtes, de massacres ou d’esclavage, sont-ils mieux placés pour donner des leçons ? Rappelons donc quelques réalités.

Côté colonisation, les Arabo-musulmans ne sont pas en reste : en 711, au nom du Jihad, les Arabes envahissent l’Europe par l’Espagne. Après la prise de Barcelone, ils franchissent les Pyrénées en 716 et conquièrent la Sicile, la Sardaigne, la Corse, puis les Baléares et la Provence. En 719, ils s’emparent de Narbonne, puis d’Agde, Béziers, Nîmes. Ils ravagent le Languedoc, multipliant des razzias sanglantes contre Carcassonne, Arles, Nîmes, Alès, Béziers, Agde, Maguelone… la Septimanie devient une province d’Al-Andalus avec, à la clé, les inévitables persécutions des juifs et des chrétiens. Malgré une défaite de l’armée arabe devant Toulouse, les razzias vont pourtant continuer : Autun mise à sac en août 725, puis Beaune, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Sens, Luxeuil. En 732, Abd el-Rahman, gouverneur de Cordoue et dernier des Omeyyades, islamiste convaincu et intransigeant, relance une campagne militaire depuis l’Espagne vers l’Auvergne et vers Bordeaux. Contrairement aux affirmations euphémisées qui dénoncent la violence de Charles Martel et encensent la modération d’Abd el-Rahman, celui-ci est féroce : « Laissant derrière eux Bordeaux en flammes, chrétiens égorgés, églises détruites, palais saccagés, les Sarrasins se ruent vers le nord, détruisent les domaines viticoles (Saint-Émilion), villages, châteaux… avant d’atteindre Poitiers, faisant subir à cette ville un sort identique à celui de Bordeaux. Puis, ils dressent leurs tentes à Moussais, sur la route de Tours » (Renée Mussot-Goulard, historienne du Moyen Âge). C’est là que Charles Martel mettra le coup d’arrêt final. Mais il faudra attendre le seizième siècle et la défaite des Ottomans à la bataille de Lépante, en 1571, puis devant Vienne, en 1683, pour que la pression se relâche .

Côté esclavage, là encore, qui se frappe la poitrine ? L’Occident !

Pourtant, la plus grande traite esclavagiste des Noirs africains est celle des Arabo-musulmans, selon l’étude réalisée par l’anthropologue Tidiane N’Diaye : Par-delà les ténèbres blanches : Enquête historique.

Chercheur spécialisé dans l’histoire et l’anthropologie des civilisations négro-africaines, N’Diaye va jusqu’à assimiler cette traite à un génocide, car il mentionne un principe soigneusement occulté : la castration systématique appliquée par les Turcs ou les Arabes, pour que les populations noires ne puissent faire souche là où on les exploitait. Esclavage qui se pratique toujours, même s’il est officiellement interdit. Libération évoquait, en 2018, l’agence Reuters selon laquelle, à Tamanrasset, des migrants subsahariens avaient affirmé avoir été torturés et vendus comme esclaves par des passeurs, qui étaient pour la grande majorité de la même nationalité qu’eux. Ousmane Bah, un ouvrier guinéen de 21 ans, disait avoir été vendu à deux reprises en Algérie pour 100.000 francs CFA (150 euros). Abdoulaye Maizoumbou, membre du Catholic Relief Services (association au service des démunis), explique que sur les 30 migrants renvoyés d’Algérie qu’il a rencontrés, une vingtaine ont affirmé avoir été esclaves.

Quant à l’accueil de réfugiés, du moins les pays du Maghreb acceptent-ils que nous nous en chargions sans nous reprocher de les en priver. Maigre consolation…

L’Algérie, en victime vertueuse, attend ainsi de la contrition. Bonne idée ! Chaque pays a des squelettes dans ses placards. Faut-il les étaler à tout prix ? Pourquoi ce désir de pratiquer une surenchère mortifère dans la contrition ? Vite, vite, expions ! Accueillons sans réserve tous les demandeurs d’asile, les vrais et les faux, déboulonnons nos grands hommes. Nul doute qu’à force de nous autoflageller, tous nos fidèles amis arabo-musulmans finiront bien par nous aimer.

Philippe Joutier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Derrière la République des grandes gueules, par Ivan Rioufol

Voici donc, pour la galerie, la République des grandes gueules. Avec Eric Dupont-Moretti à la Justice, Roselyne Bachelot à la Culture et Marlène Schiappa à la Citoyenneté, le chef de l’Etat a tenté, lundi soir, de mettre quelques paillettes à un gouvernement couleur muraille. Cette mise en scène vise à accrocher l’attention d’un public qui s’endort déjà à écouter le nouveau premier ministre, Jean Castex.

Remarquons au passage qu’aucun membre des Républicains ne se retrouve dans le casting : une absence qui laisse deviner le peu d’attractivité qu’a rencontré ce gouvernement de crises, qui s’est heureusement débarrassé de Christophe Castaner, Nicole Belloubet et Sibeth Ndiaye. Il est vrai que rien n’est moins engageant que de monter sur le Titanic. Toute la question est désormais de savoir si l’opinion se laissera distraire par les prévisibles coups d’éclat de ces trois personnalités atypiques. Cela semble peu probable, tant la communication macronienne est devenue artificielle et lassante.

Pour autant, Dupont-Moretti à la Chancellerie pourrait se comporter comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. A moins que sa nomination par le Prince ne soit une manière plus machiavélique de contenir l’ambitieux avocat. Il a déjà retiré sa plainte contre X pour violation de la vie privée et des correspondances, dans l’affaire des fadettes qui mettait en cause le parquet national financier.

Le nouveau garde des Sceaux ira-t-il jusqu’à réclamer la suppression de ce parquet, dont l’indépendance politique est devenue suspecte depuis l’affaire Fillon? Ses premiers actes le diront. Reste que, derrière son anticonformisme affiché, se laisse voir le profil plus banal du donneur de leçons, ce clone de la gauche moralisatrice. En 2015, celui qui aura désormais à défendre les libertés malmenées avait réclamé l’interdiction du parti de Marine Le Pen. Ce manque d’originalité est un élément de sa personnalité tonitruante. Grande gueule aux petits pieds ? A suivre.

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 juillet 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Philippe Monguillot, battu à mort par des voyous ethniques – Privilège blanc ?

Pour avoir simplement voulu contrôler le ticket de l’un d’eux et exigé des trois autres qu’ils portent un masque, Philippe Monguillot, chauffeur de bus à Bayonne, a été battu à mort dimanche par quatre voyous ethniques de cette zone de non-France qu’est le quartier Balichon. Une agression d’une sauvagerie extrême qui, après celle de Thomas, tué de huit coups de couteau par un « jeune » tout juste sorti de prison (Présent daté du 7 juillet), et le meurtre du gendarme Lemée, écrasée par le multirécidiviste Yacine E. (Présent daté du 8 juillet), témoignent de l’ensauvagement croissant et plus qu’inquiétant de notre pays sous les effets conjugués du laxisme judiciaire, de l’immigration massive et de la haine anti-Blancs et anti-police excitée par le lobby antiraciste et les médias.

Moussa, Moghlamed, Selim…

Dimanche soir, vers 19 h 30, alors que son Tram’bus stationne à l’arrêt Balichon, Philippe Monguillot, 59 ans, remarque que trois personnes, accompagnées d’un chien, montent à bord sans être munies de masques, avant d’être rejointes par une quatrième. Il décide alors de contrôler le titre de transport de ce dernier, et demande au groupe de se munir d’un masque de protection, obligatoire dans les transports. Les quatre individus le couvrent alors d’injures, puis le poussent violemment hors du bus, où deux d’entre eux lui assènent de violents coups de pied et de poing au visage, jusqu’à ce que Philippe s’effondre inconscient sur le trottoir. Transféré en urgence à l’hôpital, ce père de trois filles est aujourd’hui en état de mort cérébrale. Quant aux quatre individus, qui ont pris la fuite pour se réfugier dans l’appartement de l’un d’eux, dans la cité voisine du quartier Balichon, ils ont été interpellés dimanche et lundi, puis mis en examen et placés en détention provisoire mardi : les deux auteurs des coups, qui ont reconnu les faits, pour « tentative d’homicide volontaire », un autre pour « recel de malfaiteur et non-assistance à personne en danger », et le quatrième pour « non-assistance à personne en danger ». Comme toujours, les grands médias se seront bien gardés de donner leur profil et surtout leurs noms. Mais, en cherchant bien, on finit toujours par trouver. On sait ainsi que trois d’entre eux répondent aux noms de Moussa Baraka, Moghlamed A. et Selim. Que les auteurs des coups des coups les plus violents, âgés de 22 et 23 ans, sont bien connus de la police pour des affaires de drogue. Qu’un troisième, habitant le quartier Balichon, est décrit par le voisinage comme un marginal responsable de nuisances et un consommateur régulier d’alcool et de drogue. Quant au quatrième, il est âgé de 32 ans. Bref, le schéma classique…

Lamentable Djebbari

La sauvagerie de cette agression a immédiatement suscité une importante vague d’indignation. A commencer par celle de Marine Le Pen, qui a dénoncé fort justement sur Twitter cet « ensauvagement » de notre pays qui « tue chaque jour dans l’indifférence des pouvoirs publics ». Mais aussi celle des Bayonnais qui, excédés par la montée en flèche de la barbarie, ont été plus de 6 000 à défiler mercredi, à la demande de la famille de Philippe et sous les applaudissements des habitants, lors d’une marche blanche. Dans le cortège figuraient notamment les collègues de la victime, qui ont exercé leur droit de retrait lundi matin et assuré qu’ils ne reprendraient pas le travail « avant les obsèques ». Quant au gouvernement ? Il a dépêché sur place, mardi, son secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari qui, plus que jamais lamentable, a osé évoquer… « un drame inédit et choquant » ! Non, Monsieur Djebbari, ce drame n’est pas « inédit » ! A force de laxisme judiciaire, d’immigration massive et incontrôlée, d’une politique désarmant physiquement et psychologiquement la police, et d’un soutien à peine voilé aux groupuscules communautaristes, ce drame est même devenu, hélas, d’une banalité effrayante !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 juillet 2020

Coronavirus : le péril algérien à nos frontières ?

Le retour de l’épidémie dans le monde, en Europe en tout cas, est largement lié, comme en Catalogne et dans notre Midi, aux conditions de vie de populations issues de l’immigration. Cela devrait inciter la France à une prudence sanitaire maximale vis-à-vis de tout ce qui vient de l’extérieur. Les touristes, bien sûr, mais aussi les binationaux et autres résidents des deux côtés de la Méditerranée.

Un trop grand laxisme

Pour le professeur Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, l’épidémie pourrait repartir bien avant l’automne dans notre pays. La réouverture des frontières, qu’on a tardé à fermer et qu’on a rouvertes hâtivement, aurait dû être faite “intelligemment” mais selon lui, ce qui se fait, ou plutôt ne se fait pas, risque de favoriser l’apparition d’une seconde vague. « Il faut mieux contrôler: faire des tests, prendre les contacts des voyageurs. Et pour ceux qui reviennent d’un pays où l’épidémie flambe, il faut instaurer une quarantaine », a-t-il expliqué dans Le Parisien du 6 juillet, en citant le cas d’une vingtaine de binationaux, de retour d’Algérie, qui ont été hospitalisés dans plusieurs villes la semaine dernière à leur arrivée, et dont l’un est décédé. Qui en a parlé ?

« Est-ce que leur entourage ou les gens qu’ils ont croisés à l’aéroport, dans l’avion, ont été dépistés et isolés ? », s’interroge encore Éric Caumes. « Je n’en suis pas sûr. Les personnes potentiellement infectées vont continuer d’embarquer, d’aller et venir en provenance de pays où le nombre de cas explose… En France, nous sommes d’un grand laxisme. On traite le virus avec mépris, on se fera rattraper », prédit le professeur qui « craint une seconde vague dès cet été » : « En Amérique, en Guyane, l’épidémie flambe alors qu’il fait 35 degrés. Le fait d’être en extérieur, l’été, réduit un peu la circulation du virus mais pas dans de grandes proportions. À la Pitié-Salpêtrière, mon unité Covid est pleine, j’ai été obligé d’en ouvrir une autre en début de semaine dernière. Des cas continuent à arriver. »

Des bombes volantes

Depuis le 29 juin, dans plusieurs grands établissements parisiens, Pitié-Salpêtrière, Tenon, Saint-Antoine, Bichat, mais aussi à Lyon, Marseille, Grenoble et Reims, une vingtaine de malades atteints du Covid-19 ont été hospitalisés. Avec un point commun : ils revenaient tous récemment d’Algérie. «Si l’on en juge par leur état au moment de leur prise en charge, ils étaient déjà malades quand ils ont pris leur vol de rapatriement : au moins trois sont en réanimation et un est décédé. Vu l’importance des flux de populations entre la France et l’Algérie durant l’été, il est urgent de prendre des dispositions pour éviter que le virus ne recommence à circuler à bas bruit » , alerte un médecin parisien, atterré par l’apathie des autorités.

Face à la recrudescence des cas de contaminations sur son territoire, notamment dans les régions de Blida, Sétif et Oran, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné le 28 juin le maintien de la fermeture de ses frontières terrestres maritimes et aériennes. Toutefois, les ressortissants de l’Union européenne ou les Algériens y résidant légalement conservent, eux, la possibilité d’embarquer sur un vol ou un bateau à destination de la France. Avec pour seule contrainte le port du masque durant leur voyage de retour. «Ils font redémarrer l’épidémie artificiellement avec les voyageurs ! » s’emporte un infectiologue cité par Libération.

Le mondialisme, principal allié du virus

On a l’impression qu’on ne tire leçon de rien et surtout pas du précédent, pourtant flagrant, des passagers chinois. Les médias ne parlent pas absolument pas de ce problème de retour du virus par des frontières non contrôlées. Dans d’autres pays européens, on teste, on trace les voyageurs. En France, on s’y refuse, pour des raisons bien sûr idéologiques. Fermer la frontière aux pays du Maghreb est plus difficile que d’interdire le Louvre aux américains.

Le principal allié du virus est l’idéologie de la libre circulation mondialiste et de la détestation des frontières nationales protectrices.

Si il y a une deuxième vague et qu’elle vient du laxisme migratoire on va réagir mais trop tard, car on n’osera pas nommer le péril. Il faudrait contrôler les voyageurs dans le pays d’origine car les faits sont là : sur 310 nouveaux cas identifiés depuis le 15 juin, «au moins 13 avaient voyagé à l’étranger ou étaient rapatriés de différents pays : 6 d’Algérie, et respectivement 1 d’Afghanistan, Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, Pakistan, Roumanie, Serbie». Il faut donc durcir d’urgence les interdictions d’entrée sur notre territoire de citoyens de pays à risque. Il est peut être déjà trop tard, et on sait pourquoi.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Bac 2020 – Médiocratie

Presque entièrement dépouillé de son caractère sélectif depuis des années et donc déjà totalement dévalorisé aux yeux des mondes universitaire et professionnel, le baccalauréat, au travers de son édition 2020 marquée par un taux de réussite record de 91,5 % obtenu grâce au contrôle continu et à diverses manipulations douteuses, vient de recevoir le coup de grâce. Car, prenant prétexte du relatif « bon déroulement » de cette édition 2020, certains militent déjà pour une généralisation du contrôle continu en 2021.

Plus fort encore qu’en 1968 !

La nouvelle n’aura évidemment surpris personne : avec un taux de réussite de 91,5 % à l’échelle nationale avant les épreuves de rattrapage, soit une hausse de 13,7 points par rapport à celle de 2019 (77,7 %), l’édition 2020 du baccalauréat aura atteint le taux de réussite le plus haut jamais enregistré dans notre histoire. Plus fort encore qu’en 1968, année où, comme chacun sait, l’Education nationale a allègrement distribué le précieux sésame. Dans le détail, les résultats sont même encore plus impressionnants puisque, si l’on considère les résultats du bac général, le taux de candidats admis d’emblée atteint les 94,3 %, soit +14,7 points par rapport à 2019 ! Des résultats impressionnants, dont se sont bien sûr immédiatement félicités mardi le ministre de l’Education et le Président, mais qui sont évidemment dus, d’abord et avant tout, à la décision du gouvernement d’attribuer cette année ce diplôme sur la seule base des notes obtenues au contrôle continu par les élèves au cours des deux premiers trimestres en raison de l’épidémie de COVID-19. Un choix qui, d’emblée, ne pouvait que favoriser des candidats notés non plus par un jury neutre et anonyme, mais par des enseignants que l’on imagine mal pénaliser leurs élèves avec de mauvaises notes. Par ailleurs, craignant peut-être que ce « cadeau » fait aux lycéens ne soit pas suffisant, le ministère de l’Education avait appelé en outre les jurys d’harmonisation, chargée chaque année d’assurer l’équité entre les candidats en fonction de la correction plus ou moins sévère des correcteurs, à une « harmonisation » des notes dans… « un esprit de bienveillance ». En clair ? Cette année, on donne le bac…

Notes gonflées et moyennes trafiquées

Le message a été si bien reçu que des enseignants desdits jurys, qui se préparaient à généreusement « revaloriser les moyennes » des candidats, se sont rendu compte que de nombreuses « notes, saisies manuellement, ne correspondaient pas à celles inscrites sur les livrets scolaires mais étaient en fait bien supérieures ». Traduction : nombre d’établissements désireux de ne pas léser leurs élèves et d’afficher des bons résultats au bac n’ont pas hésité, avant même l’intervention des jurys d’harmonisation, à gonfler les notes de leurs élèves. C’est ainsi qu’une enseignante, interviewée mardi par France Info, a rapporté que sur la « douzaine d’établissements » dont son jury avait la charge, « il y en avait quatre ou cinq avec des taux de réussite très largement supérieurs à ce qu’il se passait d’habitude » ! Une situation dont se sont plaints certains membres des jurys, mais qui n’a pas empêché d’autres, notamment dans l’académie de Créteil, d’aller jusqu’à donner le diplôme à des candidats auxquels il manquait parfois 55 points ! Bref, chacun l’aura compris : cette édition 2020, plus encore que les précédentes, aura été une gigantesque escroquerie. Mais il y a plus grave encore : invoquant la prétendue réussite du passage du bac au contrôle continu cette année, certains, dans l’entourage du ministre, plaident maintenant pour que la réforme prévue par Blanquer, qui faisait déjà la part belle au contrôle continu à partir de 2021, s’oriente vers une généralisation de ce mode d’examen.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 juillet 2020

Dupond-Moretti et Darmanin, les noces funèbres ?, par Etienne Defay

Le choc promis par Emmanuel Macron que devait incarner le remaniement est finalement assez décevant. Un subtil mélange de fond de tiroir, de recasage et de racolage. La seule véritable prise de guerre, non des moindres puisqu’il s’agit du monstre du barreau et terreur des magistrats, le Gargantua du prétoire, Maître Eric Dupond-Moretti. La promesse de débats houleux et de joutes parlementaires homériques pour les plus optimistes. Pour les réalistes, en plus d’être l’arbre qui cache la forêt en matière de renouveau, Dupond-Moretti garde des Sceaux, c’est l’arrivée de l’extrême gauche aux fonctions suprêmes. Celui qui se définit comme de sang mêlé et porteur « d’antiracisme », le défenseur de Théo Luhaka, de Patrick Balkany et d’Abdelkader Merah, grand ennemi des magistrats est donc ministre de la Justice. Lors de sa première visite à la prison de Fresnes, il a été ovationné. Pas par les surveillants mais par les détenus. Ambiance.

A l’Intérieur, arrive Gérald Darmanin, le sémillant ministre du Budget aura donc remporté son pari de laisser Castaner se griller à l’Intérieur avant de prendre sa place. Darmanin, c’est « le traître » pour Christian Jacob, c’est celui qui se présente comme petit-fils d’immigré alors qu’il descend d’un harki donc d’un citoyen français. Darmanin, c’est en arrivisme ce que représente Dupond-Moretti en outrancier. Et pourtant, cet improbable tandem aux histoires radicalement différentes vont devoir faire fonctionner ensemble les deux principales missions régaliennes de l’Etat : protéger et juger. Un constat qui glace un peu, il est vrai.

D’autant que la presse tire déjà à boulets rouges sur le tandem. Dupond-Moretti parce qu’il fut très critique à l’encontre du mouvement MeToo et Darmanin parce qu’il fait l’objet d’une enquête pour viol. A la limite ce n’est pas le plus préoccupant. Le garde des Sceaux ne saurait être coupable de délit d’opinion et le ministre de l’Intérieur a droit à la présomption d’innocence. Néanmoins on peine à voir comment ce couple mal assorti va parvenir à s’accorder, rassurer les forces de l’ordre et en finir avec le laxisme judiciaire. On connaît l’appétence de la Justice pour les coupables et le peu d’attention porté aux victimes.

Un duo à l’image du remaniement

Comme le fait remarquer le politologue Guillaume Bernard au média Boulevard Voltaire, c’est l’ordre protocolaire des ministères qui interpelle : « En premier viennent les Affaires européennes, en deuxième l’Ecologie. Il faut attendre la 6e place pour voir le ministère de l’Intérieur et la 10e place pour le ministère de la Justice. Cela montre que les fonctions régaliennes de politique intérieure, d’immigration irrégulière, d’insécurité sont reléguées bien derrière des questions d’affichage. »

On l’aura compris, le régalien est confié aux bêtes de scène et aux ambitieux mais arrive dernier dans les priorités d’Emmanuel Macron. Dommage que ce soit les principales préoccupations des Français qui sont au mieux caricaturés, au pire insultés.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 8 juillet 2020

Colbert est accusé de racisme pour avoir été le principal instigateur du Code noir. Qu’est-ce que le Code noir? Fait-il de la France un état raciste?