Taha Bouhafs et l’agonie interminable de la politesse politique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Taha Bouhafs

Dans un tweet récent[1], la journaliste du Figaro Eugénie Bastié se lamentait du fait que le militant indigéniste notoire Taha Bouhafs (épinglé à de multiples reprises dans son propre camp pour des déclarations incendiaires) retire sa candidature aux législatives dans la 14e circonscription du Rhône. Selon ce dernier, son choix aurait été motivé par la pression médiatique ultraviolente dont il aurait fait l’objet (menaces de mort, entre autres[2]). Eugénie Bastié affirme qu’il aurait été préférable de battre l’ex-candidat de La France Insoumise dans les urnes plutôt que d’employer la pression médiatique à son encontre. Ce que révèle l’attitude de la journaliste du Figaro, c’est l’aveuglement et la ringardise de la droite, empêtrée dans son souci de la respectabilité politique et de l’adhésion aux « règles du jeu », alors même que celles-ci n’ont jamais été que des entraves pour la droite.

Le temps béni de la démocratie apaisée

Les règles théoriques de la politesse politique se superposent de façon quasi-parfaite avec celles du discours social-démocratique : dans une telle société, rationnelle et progressiste, la lutte politique est un processus paisible, ordonné par la loi et la bienséance, au cours duquel la compétition pour le pouvoir ne doit jamais recourir à la violence. Chaque citoyen peut participer au « jeu politique », tant qu’il en respecte les règles ; ensuite, comme le veut la formule, « que le meilleur gagne ». Certes, les différentes factions politiques qui participent à la compétition pour le pouvoir ont des visions différentes de la direction dans laquelle il faut emmener la société (tant que cette direction est conforme aux fondements de la société, qui par ailleurs sont eux-mêmes issus d’un combat politique plus ancien). Pour autant, chacun doit voir son opposant comme un adversaire (quelqu’un que l’on veut battre dans un jeu) et non comme un ennemi (que l’on veut détruire ou soumettre brutalement). Celui qui gagne doit faire preuve de modération à l’égard de son adversaire et ne pas tomber dans l’humiliation du perdant. Celui-ci, à l’inverse, est tenu de respecter l’issue du processus démocratique sans faire de vagues.

Mais ces règles théoriques sont aujourd’hui un mode d’emploi complètement dépassé pour faire de la politique. La France, comme tant d’autres sociétés occidentales, est polarisée : à mesure que les années passent, le fossé entre la tribu de gauche et la tribu de droite se creuse. Entre les deux, un bloc centriste se fait l’arbitre de la vie politique, de façon sectaire et autoritaire. La gauche et le centre ont depuis longtemps compris que leurs opposants politique (droite et « extrême droite ») sont des ennemis existentiels et non de simples concurrents. Si la droite accède au pouvoir (a fortiori la droite populiste et identitaire), cela signerait à leurs yeux entre autres la fin de la démocratie et le retour du totalitarisme, l’abolition des droits de l’Homme et des subventions à SOS Méditerranée. Pour les bien-pensants, l’élection n’est plus un processus politique destiné à sélectionner les représentants politiques les plus en phase avec les attentes du peuple, mais une concoction instable et dangereuse qui pourrait déclencher un cataclysme sur la société. Par conséquent, tous les coups sont permis. Pour eux. Lorsque la gauche tente d’accéder au pouvoir, elle ne recule devant rien, pas plus que quand elle l’exerce.

« Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser. »

Aux règles théoriques (symétriques et égalitaires) du jeu démocratique se sont ainsi rajoutées d’autres règles informelles. Le problème, c’est que la droite continue de se référer aux vieilles règles pour mener le combat politique. Sans comprendre que les consignes ne s’appliquent qu’à celui qui les accepte, la droite signe ses défaites, nombreuses et successives.

La droite, en continuant de gémir auprès de la gauche pour que celle-ci revienne à la civilité de l’ancien monde et fasse le choix de l’apaisement, illustre son propre aveuglement : parce que les règles de la politique « sauvage » sont plus efficaces que les règles « polies », la gauche n’a bien évidemment aucun intérêt à accepter les demandes de ses compétiteurs. Dans un jeu comme le jeu politique, la tenue des règles n’advient que lorsque les deux parties acceptent de s’y soumettre : dès le moment où l’un des acteurs décide de s’émanciper de l’esprit des règles (tout en se conformant éventuellement à leur lettre), alors la compétition devient asymétrique tant que le deuxième joueur refuse de faire de même. Autrement dit, le seul espoir pour la droite, dans le contexte actuel, d’accéder au pouvoir pour ensuite l’exercer de façon effective, c’est de laisser tomber les entraves de la politesse politique.

Disons-le clairement : depuis des décennies, la droite subit les campagnes de dénonciation et de diffamation de la gauche. Les universités, le monde de la culture et de la presse ont été purgés des opposants à l’utopie égalitaire globale. L’hégémonie de la gauche lui permet même de faire pression pour que hommes politiques « de droite » votent le regroupement familial ou les restrictions à la liberté d’expression (restrictions qui s’appliquent à 99 % pour notre camp, ce qui est évidemment une coïncidence). Le service public fait office de bureau de surveillance et de correction des discours dérangeants, alors que l’Éducation nationale s’efforce d’écerveler les plus jeunes générations pour en faire de parfaits écocitoyens, domesticables et joyeux de voir leur pays se transformer en bidonville.

Nous aussi, nous avons le devoir de nous émanciper des chaînes de la bienséance politique et de comprendre que notre combat est existentiel : sans notre victoire, c’est notre civilisation qui est en péril, et pas simplement la mise en place de quelques ajustements politiques secondaires (point d’indice de calcul des retraites ou interdiction des pailles en plastique).

Réjouissons-nous que Taha Bouhafs ait décidé d’abandonner sa candidature avant le début de la campagne. S’attirer la sympathie de ceux qui nous détestent est un but illusoire.

Il est temps pour les populistes et les identitaires de prendre conscience du chaos ambiant et de la déliquescence de la société française : la France est un archipel dont les eaux ont vocation à être parcourues par des pirates en quête de pillage et des corsaires en quête de liberté, et non par des navires de croisière.

[1] https://twitter.com/EugenieBastie/status/1523933671824269313
[2] https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-la-candidature-de-taha-bouhafs-aux-legislatives-a-tourne-a-lechec_fr_627a199fe4b00fbab632c797

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pour combattre la subversion islamo-gauchiste et décoloniale, par Bernard Lugan

décoloniaux lugan

A travers la mainmise de Jean-Luc Mélenchon sur une gauche à la dérive, nous assistons au triomphe d’une idéologie de conquête révolutionnaire née de la confluence puis de l’engerbage de trois courants ou forces politico-religieuses qu’il importe de bien identifier si nous voulons la combattre efficacement.

1) Le courant décolonial

Pour les décoloniaux, le Français de souche est par essence esclavagiste, colonialiste et raciste. Comme sa « domination » repose sur une histoire et un mode de pensée fabriqués, les « dominés » doivent donc en déconstruire les fondements culturels et historiques en imposant de nouvelles normes raciales, philosophiques, culturelles, esthétiques, linguistiques, sociales, politiques, historiques, alimentaires, vestimentaires, artistiques, sexuelles et religieuses.
En raison de la démographie, donc grâce à l’ethno-mathématique électorale, ce courant va automatiquement occuper une place de plus en plus déterminante dans la vie politique française ainsi que l’a fort bien exprimé Houria Bouteldja :

« Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l’Eglise, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité (…) » (Houria Bouteldja).

Pour le moment, la réussite de cette entreprise de subversion est totale puisque les indigènes français acceptent de débaptiser leurs rues, de dépouiller leurs musées, de renier leur histoire et d’abattre leurs statues.

2) Le courant islamo-gauchiste

Il s’agit là d’un authentique courant révolutionnaire né des échecs du marxisme et du communisme. Ayant perdu le prolétariat blanc passé au Rassemblement national, ses membres pensent avoir trouvé dans l’immigration le prolétariat de substitution qui leur permettra d’arriver au « grand soir ».
Dans cet espoir, ils courtisent sans vergogne la fraction la plus organisée de l’immigration, celle des musulmans islamistes. Par pur opportunisme, ces derniers acceptent cette offre de collaboration qui leur permet de faire avancer leur propre calendrier révolutionnaire… en attendant de pouvoir mettre leurs naïfs alliés « sous l’étrier »….

3) Le courant attrape-tout des « victimes de l’exploitation »

Ici se retrouvent toutes les postulées « victimes » de l’exploitation de l’homme blanc engagées dans une surenchère victimaire : tenants du « Genre », LGBT, fractions féministes pour lesquelles les femmes et les homosexuels sont les éternelles victimes du patriarcat blanc hétérosexuel, comme le sont les Noirs, les Arabes et les immigrés. Ce conglomérat gémissant et vindicatif est numériquement extrêmement minoritaire, mais il détient et contrôle les relais médiatiques, culturels et politiques qui permettent d’assurer visibilité et « respectabilité » à l’idéologie de conquête.

Face à cette force révolutionnaire en expansion, acculés dans l’impasse idéologique des « droits de l’homme », du « vivre ensemble », du « pas d’amalgame », du « cordon sanitaire contre l’extrême-droite » et du sépulcre phraséologique de la « laïcité », les dirigeants de la « droite » française sont désarmés et pour certains, déjà prêts à tous les abandons.
Reste donc la cohorte des résistants de la pensée…Et c’est pour éviter à ses membres de devoir un jour être contraints de choisir entre devenir des dhimis sur la terre de leurs ancêtres ou des « émigrés de l’intérieur », que j’ai écrit « Pour répondre aux « décoloniaux, aux islamo-gauchistes et aux terroristes de la repentance ».

Pour commander, c’est ici !

Vote communautaire : une menace à peine voilée – Mélenchon dépassé par un parti musulman

melenchon vote musulman

Jean-Luc Mélenchon a construit une grande partie de sa stratégie électorale pour l’élection présidentielle sur la séduction des quartiers abusivement appelés « populaires », qui sont en réalité les cités de l’immigration. Et pour capter cet électorat des néo-Français et des musulmans de France, il n’a pas épargné ses efforts : éloge passionné de la « créolisation » de la société, promotion du droit du sol intégral, défense du voile islamique, attaques contre la police toujours suspecte de « racisme », et promesse de revenir sur la pourtant bien timide loi macronienne « contre le séparatisme ». Indiscutablement, ses exercices de danse du ventre ont porté leurs fruits puisque le candidat de l’extrême gauche est arrivé en tête des suffrages dans nombre de ces zones que certains appellent « les territoires perdus de la République ». Pas perdus pour tout le monde en l’occurrence. En fin de compte, 69 % des électeurs musulmans ont voté pour le chef de file des « insoumis » au premier tour de la présidentielle 2022.

Avec de tels résultats, l’insoumis en chef pouvait penser avoir remporté la timbale, devenant le « leader » incontesté de la « nouvelle France » multiethnique et islamisée. Las, c’était faire preuve de beaucoup d’optimisme et d’une totale cécité face aux mouvements profonds qui travaillent l’Hexagone. Car malgré toute sa bonne volonté, Jean-Luc Mélenchon reste un homme blanc, athée et bourgeois, bref un vestige de la « France d’avant » qu’il a certes totalement trahie mais dont il reste le pur produit. Or ce profil ne convient pas du tout à une part grandissante de la population issue de l’immigration qui n’entend plus déléguer le pouvoir à des « babtous », fussent-ils serviles, mais bien prendre elle-même en main la défense de ses intérêts et la promotion de ses objectifs communautaires. C’est ainsi que l’Union des démocrates musulmans de France, un parti communautaire islamique, a annoncé avoir investi une centaine de candidats pour les élections législatives de juin prochain. Des candidats qui se trouveront donc en concurrence directe avec ceux de « l’union de la gauche » menée par Mélenchon.

Créée en 2012 par Nagib Azergui, un ingénieur en télécommunication, l’UDMF avait seulement présenté une dizaine de candidats aux élections législatives de 2017. Cinq ans plus tard, le mouvement en annonce une centaine, principalement concentrés dans les bastions du vote communautaire musulman (48 candidats en Ile-de-France, 16 en Auvergne-Rhône-Alpes). Cette croissance exponentielle est une démonstration irréfutable du développement du communautarisme musulman dans notre pays, d’autant que l’UDMF est ouvertement islamiste comme le montre son tract de campagne où est représentée une femme voilée. Le parti est d’ailleurs régulièrement pointé du doigt comme étant une émanation de la confrérie des Frères musulmans, mouvement par ailleurs interdit dans nombre de pays musulmans comme l’Egypte et la Syrie.

Le petit timonier Mélenchon sera-t-il à son tour « grand remplacé » par ceux-là mêmes qu’il a tant flattés et cajolés ? C’est un scénario, énième version de l’arroseur arrosé, qui apparaît fortement probable et dont on pourrait sourire s’il n’était pas, malgré tout, un nouveau et inquiétant symptôme de la profonde transformation ethnico-culturelle de notre nation.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2022

73 % de Français contre le burqini, ça en fait quand même 27 % pour !

En matière de burqini (ou burkini, ou même « maillot de bain couvrant »), la chaîne CNews, qui a décidément le cuir solide quand il s’agit de se faire traiter de télévision fasciste, a fait le travail que font tous les fachos : elle est partie du réel. On sait qu’il y a deux écoles, à ce titre : l’école Jean-Jacques Rousseau (« Écartons d’abord les faits, car il ne touchent point à la question ») et l’école Charles Maurras (pays réel « qui travaille et qui vit » contre pays légal). Dans le pays légal, on est plutôt Éric Piolle : on ne voit pas où est le problème. Burkini ou topless, c’est la même chose, paraît-il : on fait bien ce qu’on veut. Tant d’angélisme laisse pantois, car il semble qu’à Kaboul, en ce moment même, on ne mette pas exactement le topless sur le même plan que le « maillot de bain couvrant ».

Dans le pays réel, donc, CNews a voulu savoir ce qu’il en était et a commandé un sondage à l’institut CSA. Les résultats sont éloquents : 73 % des Français interrogés sont contre le burkini. Bon. Tant mieux, vous me direz. Cela dit, une fois le sondage lu, se posent plusieurs questions. La première : qui sont les 27 % de Français pour qui le burkini doit être autorisé dans les piscines municipales ? Alors, d’abord, bonne nouvelle : ils ne sont que 26 %. 1 % des sondés n’a pas vraiment d’avis sur la question. Ensuite, cela dépend de l’âge des personnes interrogées. Sans énorme surprise, plus on est vieux, plus on est réac ; mais là, l’écart est énorme. Jugez plutôt : 37 % des 25-34 ans sont pour l’autorisation du burkini, chiffre qui passe à… 63 % d’opinions favorables chez les plus jeunes (18-24 ans). En d’autres termes, certes, on est plus réac à mesure que l’on vieillit, mais le matraquage idéologique de ce que l’on n’ose plus appeler l’Éducation nationale, couplée aux médias et aux réseaux sociaux, a également porté ses fruits jusqu’à provoquer un décalage hallucinant entre les jeunes et ceux qui les suivent immédiatement.

Deuxième question, corollaire de la précédente : cette évolution de la société est-elle uniquement due à la propagande contemporaine ? Certes, nos jeunes (enfin, pas les nôtres, mais les jeunes de notre pays) sont plus perméables que jamais à toutes les sottises à la mode. Ils pleurent pour un demi-degré de réchauffement mais se fichent bien de compter les avortements. Ils luttent pour les droits des LGBTQIA+, la déconstruction du patriarcat et tutti quanti mais n’ont pas l’intention de lutter contre les pays qui sont restés bloqués au VIIe siècle. On sait tout cela. Ce que l’on mesure mal, en revanche, c’est le rôle que joue cette théorie complotiste d’extrême droite que l’on appelle « Grand Remplacement » dans de tels résultats. En effet, si l’on se souvient que 74 % des musulmans de moins de 25 ans considèrent que les lois musulmanes (la charia) sont supérieures à celles de la République (sondage IFOP pour Charlie Hebdo de 2020), et si l’on prend également en compte les statistiques de l’évolution des enfants dont l’un des parents est extra-européen, on comprend peut-être mieux. S’il y a plus de partisans du burkini parmi les 18-24 ans, c’est aussi, possiblement, parce qu’il y a plus de musulmans chez les 18-24 ans que dans les autres catégories. À creuser.

Alors, qui peuvent bien être ces 26 % de partisans du « maillot couvrant » que l’on mettrait « par pudeur ou pour ne pas s’exposer au soleil » ? Des musulmans vindicatifs ? Des défenseurs de la liberté, encore aveuglés par l’image qu’ils se font du corps en décomposition de Marianne ? Et qui peuvent bien être ces 67 % de jeunes qui sont en faveur de son autorisation ? Des imbéciles lobotomisés par l’instruction publique ? De futurs combattants dans le sentier d’Allah ? On ne sait pas bien. Mais ça ne présage rien de bon.

Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

EXPATRIATION = TRAHISON ? Par Thaïs d’Escufon

Thaïs d’Escufon

17/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
À l’annonce des résultats aux présidentielles, on a vu passer beaucoup de messages appelant à l’expatriation. Sujet à vif débats : il semble néanmoins que cette perspective attire de plus en plus de Français patriotes, tandis que les autres y dénoncent une posture lâche.

Qu’en est-il réellement ? Faut-il continuer de se battre pour un peuple qui vote pour Emmanuel Macron ?


Jean-Marie Le Pen : confessions sur canapé

Jean-Marie Le Pen

17/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Figure historique de la droite nationale française, Jean-Marie le Pen a reçu Valeurs actuelles pour un long entretien au sujet de son parcours politique, mais aussi concernant la dernière campagne présidentielle qui a vu le camp patriote s’entre-déchirer entre Marine Le Pen et Eric Zemmour.


Burkini : Laurent Wauquiez et la Région suppriment toutes les subventions de Grenoble

La France contre les rentiers, par Clément Martin (Les Identitaires)

rentiers politique

Ce que les élections présidentielles passées et les législatives à venir révèlent de la société française, c’est qu’elle est aux mains des rentiers. Mais ceux-ci ne constituent pas une « classe » monolithique et indifférenciée ; ils sont plutôt un assemblage de factions économique, sociales et identitaires le plus souvent concurrentes entre elles mais unies par un objectif commun : extraire la richesse et le pouvoir politique de la masse des Français de souche actifs, productifs et enracinés.

Les rentiers politiques

Le blocage démocratique actuel peut se résumer comme suit : c’est la domination d’un bloc centriste fanatiquement attaché à la défense du statuquo et d’une opposition nationale incapable d’accéder au pouvoir. S’il n’est pas nouveau, ce blocage politique n’a jamais été aussi clairement visible que depuis les présidentielles de 2017 et de 2022. LREM et le RN incarnent les manifestations concrètes de ces rentes politiques.

D’un côté, la macronie n’a aucun intérêt à véritablement exercer le pouvoir, préférant se voir « en responsabilité » d’une administration dont il faut simplement gérer la déliquescence tout en mobilisant une communication vide de sens. Les gesticulations macronistes permettent de conserver les places du pouvoir (et, conséquemment, ses rétributions) sans jamais avoir à mener une authentique Grande Politique. Et si les opposants avaient la mauvaise idée de s’opposer à eux, les LBD et les procédures de dissolution seraient suffisantes.

De l’autre, le camp national se retrouve monopolisé par la famille Le Pen, incapable d’accéder au sommet de l’État en près de 50 ans d’existence, mais satisfaite de ses scores, qui lui permettent de placer amis et compagnons aux sièges du Parlement européen et de vivre des largesses du parti entre deux scrutins.

Les rentiers économiques

On le sait, le boomer est l’ennemi des forces vives de l’Europe[1]. Arque-bouté sur sa retraite géante, ayant bénéficié de la meilleure période économique de l’histoire de France et refusant de laisser sa place, il est le seigneur de l’époque. Gare au parti politique qui voudrait accéder au pouvoir sans lui garantir ses privilèges ! Le système de retraite par répartition fut conçu pour le servir : légitimant son existence par un discours socialo-démagogique, cette pyramide de Ponzi ne survit qu’en prélevant des sommes de plus en plus colossales sur les revenus des actifs qui, s’ils ont moins de 40 ans, peuvent d’ores et déjà abandonner l’idée de toucher une retraite.

Mais les boomers ne sont pas les seuls rentiers de l’économie française : à leurs côtés, on retrouve l’armée sans visage des fonctionnaires qui ne cesse de proliférer, dans le but d’administrer la destinée de chaque Français, à coup de formulaire, de certification et de guichets ouverts 4 heures par jour.

Selon la DGAFP, la France comptait en 2020 près de 5,7 millions d’agents publics[2]. Macron avait d’ailleurs promis de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires. Entre 2017 et 2020, il y a eu environ 50 000 embauches nettes[3]. En France, on croit toujours que le bonheur ne peut trouver sa source que dans la fonction publique. Les chiffres de la consommation d’antidépresseurs semblent indiquer l’inverse.

Les rentes communautaires

L’immigration n’a pas pour seules connaissances néfastes l’insécurité grandissante, le gain d’influence des réseaux islamistes ou la dépossession culturelle ressentie chaque jour par des millions de Français, rendus étrangers dans leur propre pays. L’invasion migratoire, c’est aussi une formidable opération de captation des richesses de la population native. Les transferts d’argent vers des immigrés le bled, les dépenses publiques monstrueuses (politique de la ville) orientées vers « nouveaux arrivants », le crime et la fraude sont autant d’exemples de l’exploitation économique que subissent les autochtones. Ceux-ci se trouvent désarmés lorsqu’il s’agit de mettre un terme à ce parasitisme, défendu par les associations antiracistes et par les clientélistes de gauche et de droite, sous couvert de lutte pour l’égalité. S’il est difficile d’estimer de façon exacte le coût de l’immigration, le démographe Jean-Paul Gourévitch le chiffre à 40 milliards d’euros bruts et près de 4 milliards d’euros nets en 2022[4]. Pas vraiment un motif réjouissement.

Le pouvoir doit revenir entre les mains des actifs, tant sur le plan de la production économique que de la reproduction démographique. Sans une orientation politique explicitement anti-rentiers, la France ne pourra pas sortir de l’ornière économique et identitaire qui la caractérise.

[1] https://les-identitaires.fr/politique/la-france-contre-les-boomers/
[2] https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/statistiques/stats-rapides/stats-rapides-emploi-2020.pdf
[3] https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwj4hsDK9tn3AhUKHewKHcLwA_MQFnoECAMQAw&url=https%3A%2F%2Fwww.fonction-publique.gouv.fr%2Ffiles%2Ffiles%2Fstatistiques%2Fchiffres_cles%2Fpdf%2FCC-2017-web.pdf&usg=AOvVaw12xf8ZA5nlFnM32zAmkPHF
[4] https://www.touscontribuables.org/les-combats-de-contribuables-associes/les-depenses-publiques/notre-nouvelle-etude-le-cout-annuel-de-l-immigration

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le chemin de croix des catholiques en France – Marseille, Metz, Pau… Les agressions christianophobes se multiplient

christianophobes

Partout les actes antichrétiens se multiplient dans l’indifférence des pouvoirs publics. Profanations, incendies criminels, vols… Des faits qu’on ne veut pas voir.

Alors que les « bonnes consciences » de notre pays, à commencer par les grands médias islamophiles, passent leur temps à pleurnicher sur la prétendue « islamophobie » dont seraient aujourd’hui victimes les musulmans vivant en France, chaque semaine qui passe apporte son lot supplémentaire et toujours plus important d’agressions christianophobes, venant ainsi nous rappeler que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, les chrétiens sont non seulement les premiers persécutés sur le sol de la « fille aînée de l’Eglise », mais qu’en outre ce phénomène, essentiellement lié à la submersion migratoire de notre pays, ne cesse de s’aggraver avec le temps.

Tentative d’égorgement à Marseille

Mardi dernier, à Marseille, un père de famille d’une trentaine d’années a ainsi été sauvagement agressé par un individu d’origine algérienne âgé de 23 ans qui a tenté de l’égorger sous les yeux de ses enfants de 3 et 7 ans. Alors que la victime, médecin militaire à l’hôpital Laveran, était venue chercher ses deux petits à la sortie de leur école privée catholique, Mohammed L., déjà connu de la police et de la justice pour des affaires de stupéfiants, s’est en effet jeté sur lui et l’a poignardé à une dizaine de reprises à la gorge et au thorax en criant : « Au nom d’Allah ! » Autant d’éléments qui, mis bout à bout, ne laissent guère planer le doute sur la motivation antichrétienne et islamoterroriste de l’agresseur. Et pourtant : la justice s’est empressée d’« écarter définitivement l’hypothèse d’un acte terroriste », préférant évoquer, comme elle en a honteusement l’habitude, l’acte d’un « déséquilibré »…

Un clandestin crie « Allah est grand » dans la cathédrale de Metz

Deux jours auparavant, le dimanche 8 mai, alors que plusieurs fidèles s’étaient rassemblés dans la cathédrale de Metz pour y assister à l’office de 8 heures, l’un des prêtres remarquait la présence d’un individu suspect sirotant un Coca-Cola. Ce dernier l’ayant interpellé au cri d’« Allah est grand », le prêtre avertissait aussitôt la police, de peur que la situation ne dégénère. Rapidement interpellé, l’homme, qui portait sur lui un couteau en céramique, a été immédiatement placé en garde-à-vue. Garde-à-vue au cours de laquelle les policiers ont identifié l’individu comme étant Keddam R., un clandestin algérien, déjà connu de la justice, qui s’est vu notifié à deux reprises, en 2017 puis en 2020, une obligation de quitter le territoire français qu’il n’a, bien sûr, jamais respectée. Là encore, la justice a rapidement écarté la motivation terroriste, et s’est bornée à condamner Keddam R. à quatre mois de prison ferme pour « port d’arme prohibée de catégorie B », avant de lui remettre une nouvelle OQTF qui, comme les précédentes, ne sera pas respectée.

Enfin, on signalera encore le cambriolage suivi de l’incendie criminel qui ont visé, dans la nuit de mercredi à jeudi, les locaux de l’aumônerie étudiante de l’église Saint-Pierre, à Pau. Fait significatif dans cette dernière affaire : selon les premiers éléments de l’enquête, le feu aurait été allumé au niveau du tabernacle…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 mai 2022

Zemmour relève le défi des législatives dans le Var : les raisons d’un baroud d’honneur

zemmour trocadero

Éric Zemmour aurait pu rester à la tête de Reconquête et jouer les invités vedettes pour soutenir ses 550 candidats dans les circonscriptions et galvaniser ses militants partout, comme il sait le faire. Il aurait pu rester au-dessus de la mêlée, comme Jean-Luc Mélenchon, par exemple, qui ne se présentera pas. L’ancien journaliste a décidé, au contraire, d’entrer dans la bagarre. Il sera candidat dans la quatrième circonscription du Var. Il a peu de chances de l’emporter.

Zemmour a obtenu dans cette circonscription 13,25 % des voix au premier tour de la présidentielle, il est arrivé en quatrième position. Il affrontera une députée sortante macroniste et un candidat RN bien implanté. Le vote utile va à nouveau jouer contre lui, au niveau local cette fois. La marche est vraiment très haute.

Le président de Reconquête a longuement hésité. Son entourage était partagé. Certains le poussaient. D’autres estimaient qu’il avait d’autres moyens de montrer son engagement en mettant sur pied, par exemple, un laboratoire de réflexion et de formation des jeunes, en se ménageant pour les élections européennes. Et qu’il courait le risque de se carboniser. Zemmour avait, en réalité, toutes les raisons de ne pas y aller… C’est un Parisien pur sucre : il a parlé de son enfance en banlieue et de ses attaches dans la capitale mille fois pendant la campagne. Il a fait, du reste, son meilleur score à la présidentielle non pas dans le Sud mais à Paris, dans le 16e arrondissement. Il bascule à 878 kilomètres de Paris : impossible de trouver plus loin ! Zemmour n’a pas l’accent du Midi et n’a aucune expérience politique locale. Il sera guidé par le maire de Cogolin, mais il n’a pas la connaissance directe des réseaux d’influence locaux, des baronnies et il retrouvera son adversaire principal : le vote utile en faveur du candidat RN.

Le RN ne lui fera aucun cadeau. Mercredi, son président Jordan Bardella, devant la presse réunie pour la publication des listes des candidats, a eu ce petit mot d’accueil : « S’il essuie un nouvel échec, il sera obligé d’en tirer les conclusions. » Bardella a insisté sur la marginalisation de Reconquête, comme de la NUPES de Mélenchon, dans le jeu politique : « Il n’y a que nous pour nous opposer à Emanuel Macron. » Bardella ne voit toujours « aucun intérêt » à tout accord d’appareils et pense que « beaucoup d’électeurs de Zemmour se pencheront dès le premier tour sur le RN ». Bref, il a beaucoup de coups à prendre.

Mais l’ancien polémiste aime cette région. Il y passe ses vacances depuis vint ans. Surtout, « il veut montrer que le général peut monter au front, se battre sur le terrain », explique, à Boulevard Voltaire, Stanislas Rigault, le président de Génération Z, lui-même candidat aux élections législatives dans le Vaucluse. « Il veut encourager les jeunes candidats de Reconquête par l’exemple. » C’est une nouvelle bataille qu’il veut mener de face.

Zemmour l’a dit, sur place, avec ses mots. « Je ne me voyais pas mener le combat de l’arrière, je le mènerai à la tête de mes cinq cent cinquante candidats Reconquête, et il faudra, ici comme partout, répandre nos idées qui sont celles de l’avenir », a lancé le candidat à la députation. « On m’a beaucoup dit que la présidentielle était dure. C’est vrai, c’était un combat redoutable, cruel, parfois injuste. Mais j’aime aussi ce combat et je reviens ici pour le mener. »

Zemmour n’a jamais été élu : la défaite dans ce fief indéboulonnable pendant cinq mandats du maire de Saint-Tropez Jean-Michel Couve, un RPR devenu LR qui a régné 24 ans avant de laisser son fauteuil à la députée En marche ! en 2017, est logique, attendue. L’ancien journaliste ne peut donc avoir que de bonnes surprises. « Je suis venu dans le Var parce que j’aime le Var et les Varois, et mon petit doigt me dit qu’ils me le rendent bien », a-t-il encore lancé à ses partisans.

Il aurait peut-être perdu davantage en image, s’il avait filé à l’anglaise. Il y a, dans cette démarche, un baroud d’honneur, pour l’exemple, qui ne manque pas d’un certain panache. Il va tenter de montrer qu’on peut être perdant mais courageux. Il sculpte son personnage, son image, sa stature de chef de parti politique. Une démarche d’avenir. Un premier pas.

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

André Bercoff, la liberté de déplaire

André Bercoff

16/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Rien de plus indémodable qu’un journaliste à l’ancienne. Voilà plus de 40 ans qu’André Bercoff met les pieds dans le PAF. André Bercoff revient dans cet entretien sur ses 60 années de vie médiatique, de ses rencontres avec Castro et Trump à son amour immodéré pour la littérature.

Populiste et populaire, libertaire et littéraire, il se livre comme jamais dans ce nouveau « Portrait d’Éléments ».


Ce rapport du Sénat qui préconise d’expérimenter en France la reconnaissance faciale, pour 3 ans d’abord !

Robert Ménard : une girouette devenue folle ?

Robert Ménard

Le maire de Béziers a toujours été un personnage difficile à suivre, mais aujourd’hui, il a définitivement fini d’égarer les derniers intrépides qui tentaient de le faire. En effet, dans une tribune publiée ce mardi 10 mai dans Le Figaro, Robert Ménard appelle à donner une majorité à Emmanuel Macron aux législatives. Pour lui, il convient de « faire bloc » derrière le président de la République afin de contrer la « menace » représentée par la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale de Jean-Luc Mélenchon. Apparemment, les candidats de la droite nationale et patriote sont sortis de l’équation du fondateur de Boulevard Voltaire… Si l’on peut, à la première lecture, avoir des difficultés à croire à un tel positionnement, force est de constater que ce ralliement macroniste (dans l’espoir d’un strapontin ministériel ?) n’est en fait que le énième épisode d’une longue série de revirements, plus ou moins radicaux, souvent peu explicables, qui caractérise le parcours de l’édile biterrois.

Venu de la gauche humanitaire, l’ancien patron de « Reporters sans frontières » (où, reconnaissons-le, il avait pris des positions parfois courageuses sur la liberté d’expression) a progressivement glissé vers la droite nationale via la « droite hors les murs » dont il se serait sans doute bien vu le chef de file avant de se faire souffler la place par Eric Zemmour.

Robert Ménard, porté par un ego considérable, s’est toujours voulu un « électron libre » mais celui-ci s’est peu à peu transformé en ludion incontrôlable et incompréhensible.

Ainsi, entre deux déclarations d’amour passionné aux républicains espagnols ou aux antifascistes italiens, le maire de Béziers a longtemps travaillé à une entente entre Eric Zemmour et Marine Le Pen, avant de faire volte-face et d’insulter le camp de l’ancien journaliste en le qualifiant de rassemblement de « patriotes de pacotille qui fantasment sur Poutine ou sur Pétain. Une droite nostalgique qui est un véritable repoussoir ».

Un peu plus tard, ce fut au tour de Marine Le Pen – dont il était pourtant censé être un « soutien critique » –, de subir les foudres et les jugements péremptoires du torquemada du sud-est, critiquant sa campagne et estimant que le second tour était « une défaite » pour la candidate patriote.

Pour compléter le tout, Robert Ménard s’est également récemment adonné à un pathétique exercice de repentance, affirmant, confronté à la crise des réfugiés ukrainiens, regretter son opposition et ses déclarations vis-à-vis des réfugiés syriens et irakiens, propos qui le rendent aujourd’hui « honteux ».

On ne peut au final que conseiller à Robert Ménard d’aller soigner cet accès de remords honteux dans les salons de sa mairie – qu’il gère semble-t-il avec une grande efficacité – et de laisser la politique nationale à des gens un peu plus stables et cohérents que lui.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 mai 2022

Insécurité : l’Etat, aveugle et sourd, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

La mort d’Antoine Alléno, 24 ans, tué par un chauffard à Paris dimanche soir, sera-t-elle la goutte d’eau qui fera déborder le trop plein de colères ? Fils du célèbre chef cuisinier Yannick Alléno, la victime symbolise, dans sa notoriété, une société fragile, laissée sans défense face à une délinquance exponentielle. Les maux sont connus : impunité des voyous, lâcheté des autorités, permissivité de la justice, aveuglement des médias, traîtrise des idéologues, etc. Le tueur, qui venait de voler un bolide et conduisait en état d’ivresse, appartient à la communauté des gens du voyage. C’est un multirécidiviste,. Il était recherché pour une peine de prison de trois mois qu’il n’avait pas purgée. Un peu plus tôt ce même dimanche, à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Abderahim avait crevé les yeux de sa femme Maïté, en lui portant sur le corps et le sexe douze coups de couteau. Mardi, à Marseille, c’est un parent d’élèves d’une institution catholique qui a été agressé au couteau « au nom de Dieu », tandis qu’il attendait ses enfant, par un « déséquilibré ».

Il y a un peu plus d’un an, le 21 avril 2021, vingt généraux en retraite et une centaine de hauts gradés avaient choisi d’alerter l’opinion face à l’insécurité, au séparatisme islamiste, à la guerre raciale. Ils écrivaient : « L’heure est grave, la France est en péril (…) Notre honneur aujourd’hui tient dans la dénonciation du délitement qui frappe notre patrie ». Jean Castex, premier ministre, avait dénoncé un texte « contraire à tous nos principes républicains, à l’honneur, au devoir de l’armée » en critiquant des généraux « qui ne représentent qu’eux-mêmes ». Ce refus de voir et d’entendre est devenu insupportable.

Délitement : c’est le mot qui convient pour décrire la désagrégation de la société. L’Etat « protecteur » – qui en fait des tonnes pour feindre une autorité sanitaire – se révèle incapable d’assurer la sécurité des personnes. Ce ne sont pas les textes répressifs qui manquent. La pénurie de personnel (police, justice) est un argument qui s’entend mais qui n’explique pas tout. Seule la main de l’autorité tremble. Elle tremble car elle doute d’elle-même. Tel est l’effet pervers de l’idéologie « antiraciste » qui, au nom de bons sentiments, a laissé croire que les nouvelles minorités culturelles étaient d’abord des victimes devant être excusées, y compris dans leurs actes de délinquance.

Cette subversion idéologique a contaminé une grande partie des dirigeants européens. La classe politique suédoise, qui s’était largement ouverte à l’immigration musulmane depuis trente ans, est en train « d’opérer un virage à 180 degrés » selon l’économiste irano-suédois Tino Sanandaji (Le Figaro, 4 mai). Il explique : « Désormais, la position des socio-démocrates est d’admettre que l’immigration de réfugiés est coûteuse et contribue à la criminalité ainsi qu’à la ségrégation ». En France, Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a dit, en juillet 2020 : « Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité ». Voilà pourquoi l’Etat est aveugle et sourd. La mort d’Antoine Alléno vient tragiquement le rappeler.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 mai 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Un livre d’Hervé Juvin

hervé juvin - chez nous

13/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La crise de la Covid-19 n’a pas seulement changé nos vies, elle a révélé au grand jour les impasses d’une globalisation imposée à marche forcée par les marchés et la financiarisation des choses et des êtres, à telle enseigne que le trajet du coronavirus a suivi celui des lignes aériennes. Ce virus est à la fois l’avatar de la globalisation – et son échec le plus patent. Extension du contrôle social, restriction des libertés, toute puissance de Big Pharma et des Gafam, dérive de la séparation des pouvoirs, faillite de notre industrie. Pour autant, ce n’est pas la fin de tout ; une solution existe pour que l’économie redevienne plus humaine, le monde plus vert et l’homme plus libre…

Et cette solution s’appelle le « localisme » ! Rien de tel pour réduire le pouvoir de la finance, restaurer une écologie créative et non plus punitive, redonner à l’homme le goût et le sens de la liberté. Revenir au plus proche, au plus concret, au plus vivant. Du rôle de l’État à la refondation de l’entreprise, les pistes ne manquent pas pour réaffirmer le droit de choisir notre destin en garantissant aux Français que nous sommes bel et bien « chez nous » ! Voilà ce que permet le localisme, voilà ce qu’explique cet ouvrage. Député européen et conseiller régional Rassemblement national, président de la fondation Identité et Démocratie, cofondateur du mouvement Les Localistes !

Hervé Juvin est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont cinq chez Gallimard, dans la collection Le Débat.
Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Editeur : La Nouvelle Librairie

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Bordeaux veut sa maison de l’esclavage

esclavage repentance

Dans la pathétique course à l’échalote de la repentance et de la reptation face aux « minorités » forcément souffrantes à laquelle s’adonnent les ethno-masochistes de tous poils, les maires « écolos » des grandes cités françaises tiennent évidemment la corde.

Ainsi la mairie de Bordeaux envisage la création d’une indispensable « maison contre les esclavages et pour l’égalité » afin d’entretenir la sacro-sainte « mémoire » – qui se résume en réalité à une éternelle culpabilisation de l’homme blanc – et d’expier le passé de la capitale girondine qui, à la fin du XVIIe siècle, a prospéré sur la traite d’esclaves et le négoce de denrées coloniales produites par ces derniers. L’urgence d’un tel projet, évidemment financé par le contribuable, n’échappera évidemment à personne.

Il s’agit pour la ville, selon les promoteurs du projet, de « poursuivre et renforcer son effort de mémoire entamé il y a une dizaine d’années » en créant un lieu qui devra « porter sur les esclavages de notre modernité, du XVe siècle à aujourd’hui » et « explorer de façon pédagogique les liens entre mémoire des esclavages et discriminations raciales contemporaines ». Bref, on l’aura compris, il s’agit une nouvelle fois de porter un regard contemporain totalement anachronique sur un passé caricaturé et démonisé afin de culpabiliser un peu plus les Français et leur faire accepter l’idée mortifère que les immigrés d’aujourd’hui auraient des droits et des créances vis-à-vis d’eux au nom des souffrances, réelles ou fantasmées, de leurs hypothétiques et très lointains ancêtres.

Pour atteindre ce noble objectif, la municipalité, en collaboration avec l’association Mémoires et Partages, la municipalité a lancé lundi 9 mai une mission visant à créer un « centre de ressources contre les esclavages et pour l’égalité » afin de « réconcilier l’histoire et la mémoire » selon l’expression de Daniel Flaharty, médecin généraliste et vice-président de l’association.

Une mission comprenant pas moins d’une trentaine de membres (associatifs, politiques, membres de la société civile, etc.) a donc été constituée pour élaborer et mettre en place ce projet dont le coût n’a pas encore été établi. Parallèlement à la réalisation de ce grand œuvre, la ville de Bordeaux inaugure également ses « journées de la mémoire » (10-23 mai) qui proposera des manifestations « en faveur d’un faire mémoire collectif dans l’espace public ». Ainsi des plaques « explicatives » (dénonciatrices) vont être posées à côté des plaques de rue portant les noms de personnes « impliquées dans la traite et l’esclavage ». Deux plaques seront notamment posées rue Colbert, ancien ministre de Louis XIV et initiateur du Code noir, ordonnance royale qui légifère notamment sur la condition des esclaves dans les colonies françaises des Caraïbes et du sud de l’Amérique.

Cette grande opération de bourrage de crâne culpabilisant et de propagande manichéenne et simpliste sera donc bientôt renforcée par cette « maison de l’esclavage » qui, s’enthousiasme le président de l’association Mémoires et Partages, deviendra « un lieu d’éducation populaire ». De rééducation populaire digne d’une démocratie du même nom serait sans doute une expression plus adaptée.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 11 mai 2022

Une génération dans l’orage qui ne veut plus subir ! – Le Zoom – Victor Aubert

Victor Aubert

12/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Professeur de philosophie et président du laboratoire d’idées Academia Christiana, Victor Aubert a participé activement à la rédaction d’un programme politique pour « une génération dans l’orage ». Faire passer les messages et éveiller les consciences, tel et le sens d’un ouvrage qui ne cache pas le recours à une fulgurante et troublante radicalité.

Essayant de concilier pragmatisme et idéal, les auteurs du livre ne veulent, en aucun cas, plaquer une idéologie sur le réel. Il s’agit donc de rebâtir un monde préservé du totalitarisme progressiste et de la domination absolue des puissances d’argent. Bâtir pour ne plus avoir à subir.