Les commerçants ruinés n’ont que ce qu’ils méritent, selon un joyeux chroniqueur de France Inter

Guillaume Meurice

Sa carte de visite impressionne. Ricaneur sur France Inter, boutiquier en ligne d’articles pro-migrants, Français malgré lui. Guillaume Meurice cumule les titres de noblesse. Bouffon du roi bobo, pilier du conformisme ambiant, le personnage ne sait plus où donner de la tête, tant il croule sous les missions dont il a été investi par sa bien-aimée direction.

La radio ne suffisant plus à exprimer son total mépris des classes laborieuses, le planton de l’entre-soi rigolard a eu recours au magazine Siné Mensuel pour déverser son trop-plein de hargne contre une catégorie honnie : les petits commerçants. Dans la mouise, et bien fait pour eux ! Ils ont voté Fillon ou Macron au premier tour, démontrant ainsi leur adhésion à un libéralisme sauvage. Qu’ils crèvent. Enfin… qu’ils ne viennent pas se plaindre d’un système dont ils se sont montrés partisans au travers de leur choix électoral. La méchanceté a ses raisons que la raison ignore. Démonstration en est faite avec le développement bancal du réparateur de torts label rouge.

Petit extrait pour les gourmets amateurs de restauration rapide de la pensée : « Mais si, rappelle-toi : t’as voté Fillon ou Macron au premier tour en 2017 contre l’État-providence que tu conchiais. T’as changé ? D’un coup tu serais devenu le défenseur de la solidarité nationale ? » Notons, au passage, que le citoyen exemplaire ne vote Macron qu’au deuxième tour. Avant, il doit laisser libre cours à son inspiration, à sa folie, gambader parmi les candidats, si possible d’extrême gauche, faire la bise aux écolos et puis, reprenant ses esprits, retrouver le bulletin Macron qu’il avait placé en lieu sûr pour aller l’introduire dans l’urne magique du second tour (notice sur simple appel au standard de Radio France).

« Alors ? Je rêve ou tu chouines ? T’es en train de couler et tu demandes de l’aide à l’État ? » écrit, en introduction, le comique patenté. Perdu dans son brouillard gauchiste, Meurice n’a pas perçu que le commerçant demandait à l’État de réparer les dommages qu’il lui avait causés par sa gestion abracadabrante de la crise sanitaire. Faut-il lui faire un dessin ? Parler plus simplement ? Commerçant pas victime mauvaise gestion personnelle. Commerçant être victime de État. Comprendo ? Donc lui demander réparation à État. Voilà, voilà (un croquis a été envoyé à l’intéressé).

Pour l’occasion, le gaillard sort de sa boîte un de ces clichés usés jusqu’à la corde mais qui peut encore servir : « Quoi ? Les huissiers sonnent à ta porte ? Et cette fois-ci c’est pas toi qui les a appelés pour déloger tes locataires au RSA qui n’avaient plus de quoi payer ton loyer ou pour ta secondaire squattée… » Des larmes coulent sur les joues du lecteur de Siné Mensuel. Snif… Salauds de commerçants ! Tortionnaires de pauvres ! De la graine de Thénardier à tous les coins de rue ! Et si on les pendait ? Que d’économies réalisées ! Enfin des multinationales solides, des magasins de chaîne qui savent résister à des fermetures de plusieurs mois. Un vrai paradis. D’ici là, combien de malheureux à humilier, de fidèles à dénoncer à la police parce qu’ils prient sur le parvis d’une église, combien de victimes à enfoncer ? Un boulot « Inter »… Minable.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

EELV/Decathlon contre CNews : une même haine de la liberté d’expression

Les très bonnes audiences de Zemmour sur CNews donnent des sueurs froides à de nombreuses personnes, le collectif Sleeping Giants, adepte du “name and shame”, appelle les marques à boycotter le média depuis plusieurs mois.
Télérama l’a dit, “CNews est devenue la Fox News française”, mais pour ne pas laisser prospérer une telle alternative aux médias de grand chemin, l’offensive s’organise. Decathlon de la famille Mulliez, vient de confirmer avoir cédé à la pression des Sleeping Giants, et le parti EELV en a profité pour réaffirmer leur soutien aux attaques faites contre la chaîne.

Decathlon cède aux pressions des Sleeping Giants

Annoncé par les Sleeping Giants sur Twitter (devenu le lieu favori des affrontement numériques), Décathlon va retirer ses pubs de CNews pour Noël et “songe à le faire aussi pour tout 2021”.

De manière très calme, Decathlon n’a pas hésité à confirmer ses choix suite à l’interpellation d’un utilisateur sur le réseau social.

Ce qui a d’ailleurs enflammé Twitter, en scandalisant de nombreux utilisateurs et galvanisant les apprentis censeurs.

EELV fait un rappel de son statut de bon élève en la matière

Quelques jours plus tard, le jeudi 26 novembre, c’est Europe Écologie — Les Verts qui a voulu rappeler le bon élève qu’il était en matière de lutte contre CNews, en publiant un communiqué de presse pour rappeler leur boycott de la chaîne depuis plusieurs semaines. Communiqué dont la lecture vaut le détour.

“EELV avait déjà alerté sur la dérive de la ligne éditoriale choisie par la chaîne, qui a notamment choisi Eric Zemmour comme chroniqueur régulier, alors même que celui-ci a été condamné pour injure et provocation à la haine.”
“Nous défendons la liberté de la presse, la liberté pour les journalistes d’exercer leur métier, notamment quand celle-ci est menacée par le vote de l’article 24 de la loi sur la Sécurité globale.”
“Nous continuerons donc à refuser toutes les invitations et encourageons celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs d’un débat républicain à en faire de même, ainsi que les annonceurs à retirer leur soutien financier à l’instar de l’enseigne Décathlon.”

Chez les écologistes de gauche, dès qu’il s’agit de moraline, la liberté de la presse et la lutte contre le diktat des grandes entreprises sont vite mises au placard. Le monde libéral (des grands capitaux) et le monde libertaire (des écolos gauchistes) s’entendent plutôt bien. Surpris ?

Texte repris du site OJIM

I-Média – Médias et extrême gauche attaquent la police

Médias et extrême gauche attaquent la police

04/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Les médias et l’extrême gauche attaquent la police.

Un producteur de musique, noir, a été violenté par des policiers, alors qu’il résistait à son interpellation. Face à cette situation complexe, la caste politico-médiatique s’est indignée en bloc, cherchant peut-être à créer une affaire George Floyd en France…


Gestion de l’épidémie de COVID-19 : le rapport au vitriol de la Commission d’enquête

COVID-19

« Pilotage défaillant », « gestion chaotique », « manque d’anticipation » ou encore « lourdeurs bureaucratiques et administratives » : ceux qui, comme nous, s’attendaient à ce que la Commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée sur la gestion de la crise du COVID-19 rende des conclusions particulièrement accablantes pour l’Etat n’auront pas été déçus du voyage. En effet, voté mercredi par tous les députés à l’exception – ô surprise ! – de ceux du MoDem et de LREM, le rapport de 200 pages présenté par le député LR Eric Ciotti, au terme de six mois d’investigations et de 53 auditions, a comme qui dirait un goût de vitriol amplement justifié.

Un pays totalement « désarmé »

Premier constat effectué par les membres de la Commission : celui d’un pays totalement « désarmé » face à la crise sanitaire parce que l’Etat s’est, depuis une décennie, fixé « d’autres priorités » et a laissé « s’épuiser les stocks stratégiques jusqu’à arriver à la pénurie ». Citant l’exemple ô combien symbolique des masques, le rapport souligne ainsi que cette baisse constante des stocks « semble s’être opérée dans l’indifférence ou l’ignorance du pouvoir politique ». Même chose pour les « exercices pandémies » qui avaient été mis en place dans les années 2000 : au fil des ans, constate la Commission, ceux-ci se sont espacés pour s’arrêter définitivement à partir de 2013… Evoquant ensuite notre système de soins, « que l’on pensait solide et qui s’est retrouvé démuni », le rapport pointe alors du doigt un « hospitalo-centrisme qui a contribué à aggraver des tensions déjà exacerbées par l’affaiblissement structurel du système de santé », et dénonce tout particulièrement « l’indifférence de l’exécutif » face au drame des EHPAD lors de la première vague de l’épidémie.

Une « gestion chaotique » de la crise

Mais, au-delà de cette incroyable impréparation, la Commission d’enquête dénonce surtout une « gestion chaotique » de la crise, avec « d’innombrables retards » pris dès le début de celle-ci. Citant l’exemple de l’Italie, le rapport souligne ainsi : « alors que le pays connaît une vague épidémique qui précède celle de la France de 10 à 12 jours » et que « les premières mesures de confinement y sont instaurées dans une dizaine de villes dès le 21 février », la France « ne sera confinée que le 17 mars, soit 24 jours plus tard » ! Quant au retard avec lequel les tests ont été mis à disposition, les membres de la Commission rappellent que, le 17 mars, la France n’avait encore effectué que 13 000 tests, soit « vingt fois moins que l’Allemagne qui, à la même date, en avait réalisé plus de 250 000 » ! Bref, indique encore le rapport, « de manière générale, tout au long des premières semaines de la crise sanitaire, les Français ont assisté à une succession précipitée de décisions prises au pied du mur, alors qu’elles étaient indispensables ». Et ce n’est pas fini, observe avec consternation la Commission : la deuxième vague épidémique associée à la forte hausse de la demande de tests « a provoqué une embolie du système de dépistage et finalement une mise en échec de la stratégie gouvernementale “Tester, tracer, isoler” alors que l’enjeu d’enserrer le dispositif de dépistage dans les délais les plus courts possible était pourtant posé dès le mois de mai » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 novembre 2020

[Vidéo] Éric Zemmour : “Les mineurs délinquants mènent une guerre de conquête en chassant les Français de souche des banlieues”

Dans Face à l’info, l’éditorialiste a démontré le “changement de nature” de la délinquance depuis les années 70, qui s’apparente aujourd’hui à une “conquête de territoire”.

Ce mercredi 2 décembre, la première partie de l’émission Face à l’info, sur CNews, était consacrée à une tribune publiée sur le site de franceinfo, qui s’oppose au projet de loi qui réforme la justice des mineurs et déplore un système plus tourné vers la répression que vers l’éducation. L’occasion pour Éric Zemmour de rappeler à quel point la délinquance a évolué depuis la fin du 20e siècle et d’expliquer comment ses causes ont basculé de la détresse sociale vers une véritable guerre de civilisation.

La délinquance a changé avec « l’immigration maghrébine et africaine »

« La délinquance dont on parle a changé de nature à partir de la fin des années 70 et le regroupement familial. A partir du moment où les enfants de l’immigration maghrébine et africaine sont venus d’Algérie, du Maroc, d’Afrique, ça a changé de nature. La délinquance a tout de suite pris une autre tournure », a fait valoir Éric Zemmour, prenant à contre-pied les spécialistes qui estiment que la violence a toujours existé chez les enfants. Et l’éditorialiste de citer le philosophe et historien Raymond Aron : « Les hommes font l’Histoire mais ne savent pas l’Histoire qu’ils font », avant de l’adapter à la situation : « Je pense que les enfants font une Histoire, mais ne savent pas l’Histoire qu’ils font ».

« Cette violence permet une conquête de territoire »

Éric Zemmour estime ensuite que les jeunes délinquants d’aujourd’hui « font une guerre de prédation économique et une guerre de conquête ». Le but, selon lui ? « Chasser les gens qui étaient là avant : les Français de souche, les Européens qui viennent de l’immigration italienne, etc., et même de nombreuses familles maghrébines qui doivent fuir ces quartiers parce qu’ils veulent éduquer leurs enfants correctement ». « Cette violence, cette délinquance permet une conquête de territoire, ce qui permet le fameux écosystème qui explique le djihadisme, avec des territoires uniformisés où la police ne va plus ou alors qu’elle est prise dans des guet-apens. Parce qu’ils ont chassé les autres par la délinquance », résume l’éditorialiste pour conclure.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Covid-19 – Fermeture des commerces «non essentiels» : sacrifiés pour un «effet choc»?

03/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
La réouverture des magasins dits «non essentiels» n’a pas calmé l’inquiétude des commerçants qui n’ont que quatre semaines pour rattraper le retard accumulé pendant le deuxième confinement.

Le nouveau protocole sanitaire est jugé contraignant, la concurrence avec le commerce en ligne est critiquée car déloyale, et les surplus de stock demeurent. Bien que le gouvernement tente d’apporter des solutions, beaucoup s’interrogent encore sur les causes qui ont poussé à la fermeture des magasins. Mais il semblerait qu’un ministre belge ait donné la véritable raison… et elle n’a rien de sanitaire.


[Vidéo] L’impossible assimilation – Michel Geoffroy – VIe Forum de la Dissidence

Forum de la Dissidence - Michel Geoffroy

« Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? » Voilà le thème du VIe Forum de la Dissidence. Cet événement – ayant exceptionnellement eu lieu dans les locaux de TVLibertés, Covid-19 oblige – entendait donc étudier les différentes possibilités de régler la grave question identitaire et démographique à laquelle la France est confrontée depuis des décennies.

Et c’est Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre des mondes, qui a ouvert la voie en évoquant la question de l’assimilation.

Texte du discours

Pourquoi l’immigration est-elle une catastrophe, pour reprendre le titre du livre que Jean-Yves Le Gallou a consacré à ce sujet[1] en 2016 ?

Parce que l’assimilation ne fonctionne plus. Et si l’assimilation ne fonctionne plus, alors même que l’immigration ne cesse pas, cela signifie que la France change de nature et devient un agrégat de communautés ayant de moins en moins de choses en commun.

Ce que relevait l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, lors de son départ du ministère en 2018 : « … je crains que demain on vive face à face[2] » en France, et non plus ensemble.

***

Vivre ensemble !

Voilà une sémantique politique révélatrice : on ne parle plus en effet officiellement d’assimilation ni même d’intégration de l’immigration mais, désormais, de vivre ensemble. C’est une autre façon de reconnaître que l’assimilation ne fonctionne plus.

En effet, ces concepts désignent des phénomènes de nature très différente :

L’assimilation consiste à devenir semblable à quelque chose. Pour un immigrant, s’assimiler consiste à devenir semblable au peuple et à la culture qu’il rejoint. C’est aussi ce que l’on veut dire lorsqu’on évoque la naturalisation d’un étranger, appelé par conséquent à changer de nature pour devenir Français.
Puis on a commencé à reprendre, à partir des années 1980 – au moment justement où l’on ouvre toutes grandes les portes à l’immigration –, la notion d’intégration.

Reprendre, parce que ce terme avait déjà été utilisé lors de la guerre d’Algérie, lorsqu’on prétendait unir la communauté européenne et la communauté musulmane en les intégrant dans un même ensemble français[3].

Le terme intégration renvoie donc à une autre réalité que l’assimilation : il postule un corps social composé non plus d’éléments semblables mais cette fois de parties différentes.

Pour lire la suite, c’est ici !

Les condés feront du ski…, par Etienne Defay

stations ski covid

… Et ils seront bien les seuls ! Habitué aux décisions unilatérales et absconses (pour rester courtois), le gouvernement a opté pour l’ouverture des stations de ski mais pour la fermeture des remontées mécaniques. Autant vous dire qu’ils seront peu nombreux à travailler les ischio-jambiers en chaussures de ski sur des milliers de mètres de dénivelés positifs. On serait bien tenté de leur proposer de troquer ski et snowboard contre une paire de raquettes ou de skis de fond pour crapahuter sur les plateaux du Vercors mais les refuges de haute montagne sont fermés.

Inutile de préciser que les professionnels des sports d’hiver sont furieux mais surtout apeurés. Déjà mis à mal par la rareté des chutes de neige, les stations de ski font grise mine et la révolte gronde. Le maire de la commune de Chatel a d’ailleurs recouvert sa mairie de drapeaux suisses. Allusion à la politique helvétique pour qui il est hors de question de renoncer à cette manne économique. Une situation qui s’explique aussi par le fait que l’enclave helvète est située hors de l’Union européenne et son armée de technocrates zélés. L’Autriche et la France ont donc plié devant les exigences allemandes et la peur du COVID.

Une décision qui risque de pousser les Français à partir skier en Suisse ? C’était compter sans notre Monsieur déconfinement national qui habite pour un temps à Matignon. Le Premier ministre Jean Castex a enfilé son costume de garde-frontière en avertissant les Français : tout individu surpris en train de revenir du ski à l’étranger sera mis huit jours à l’isolement. On croit rêver. Nous qui pensions avoir atteint les sommets en termes d’infantilisation et de coercition, notre cher gouvernement a adopté le même code couleur que les pistes de ski. On commence tranquillement sur la piste verte et on finit en hors piste après la noire. Las. Nos moniteurs nationaux ne manquent pas d’inventivité. Une députée a proposé, en désespoir de cause, de décaler les vacances d’hiver et de printemps pour permettre à la population d’aller skier. Déjà, on remercie cette élue d’imaginer qu’on peut décaler la totalité des vacances de nos concitoyens pour une poignée de frontaliers et de privilégiés qui ont les moyens d’aller skier (prix moyen pour une semaine de ski pour quatre personnes ? Entre trois et cinq mille euros).

L’enjeu n’est donc pas tant de protéger le droit des Français à aller skier. L’enjeu est davantage de sauver tout un secteur de notre économie mais aussi notre liberté face à un pouvoir qui ne sait plus quoi inventer en matière de loi liberticide. Qu’un conseil scientifique et technocratique aussi à l’aise dans la réalité qu’un dromadaire sur une luge puisse décider unilatéralement à la place des citoyens est très inquiétant, qu’elle se traduise par un pataquès digne d’un mauvais remake des « Bronzés font du ski » rajoute une touche d’humour macabre à ce drame qui se transforme lentement mais sûrement en tragicomédie. A quand un haut-commissariat aux chaussures de ski ? s’interroge avec ironie l’éditorialiste du Point Sophie Coignard. On en rirait presque si la blague ne durait pas depuis aussi longtemps. •

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 2 décembre 2020

Le droit au blasphème sacralisé, la liberté d’expression menacée

liberté d’expression

Nous avons pu noter que la mort de Samuel Paty a été considérablement plus médiatisée que le triple assassinat de la basilique de Nice. On peut légitimement s’interroger sur les raisons d’une telle différence de traitement.

Le prestige « du professeur » mais pas seulement

Même si l’enseignant a perdu de son prestige depuis l’époque où l’instituteur, le médecin et le curé faisaient office de maîtres éclairés dans les villes et les villages de France, il garde une certaine influence, malheureusement davantage liée à son rôle « d’éducateur » qu’à celui d’érudit.
Les tristes raisons de la décapitation de Samuel Paty en témoignent. Ce n’est pas pour avoir fait un cours d’histoire ou de géographie que cet homme a été lâchement assassiné. Non, c’est pour avoir tenté d’inculquer à ses élèves le « droit au blasphème ».

Un droit au blasphème tyrannique

Le droit au blasphème séduit de façon évidente les médias et les responsables politiques. Il est même revendiqué au plus haut niveau de l’état au risque d’aiguiser l’agressivité des populations musulmanes à travers le monde qui n’ont certes pas besoin de cela.
Un regard ironique, jusqu’à la caricature, posé sur des éléments essentiels de notre société est parfaitement légitime. Nous pouvons même admettre qu’il s’agit là d’une preuve de la bonne santé démocratique de notre pays, qui en d’autres époques a toujours connu des coups de crayons féroces (Marie-Antoinette, Louis-Philippe, etc. en ont subi les conséquences).

Cependant, nous constatons que ce droit au blasphème devient à la fois un étendard, une mode et un signe de reconnaissance. Jusqu’au Président de la République lui-même, qui, en invitant des danseurs à moitié nus à l’Élysée, dénigre la fonction et le lieu présidentiel.
C’est ainsi l’invasion du blasphème par «le haut », relayée par les médias, imprime « l’air du temps ». Il ne s’agit plus véritablement « d’un droit » mais d’une « obligation » au blasphème qui s’attaque aux sphères les plus enracinées et symboliques de notre histoire.

Si le « nouveau monde », dans sa vocation évidente de tourner en dérision les fondements intrinsèques de l’ancien, s’accommode fort du blasphème, ses acteurs politico-médiatiques sont de moins en moins tolérants face à certaines informations et pensées du monde actuel.

Une liberté d’expression bâillonnée

Observons le sort réservé à Eric Zemmour lorsqu’il présente l’origine ethnique de la population carcérale dominante, origine bien connue des personnes informées. Ou encore, l’itinéraire des Identitaires qui subissent des inculpations lorsqu’ils défendent l’identité souveraine de la France alors que les blacks blocs et « les petits jeunes » des banlieues qui souillent, entre autres, l’Arc de Triomphe sont fort peu inquiétés.
Ces exemples sont multiples. Ils nous amènent à constater que le droit au blasphème est bien mieux défendu que la liberté d’expression des personnes qui ne sont pas dans la pensée dominante.

La vision multi culturaliste, libertaire, arc en ciel, est bien mieux protégée que les croyances religieuses. Il semble même que l’encouragement au blasphème serve cette nouvelle religion laïque qui célèbre l’Homme.

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Décapitation de Samuel Paty – La tardive prise de conscience d’une prof nîmoise

Samuel Paty

Comment ne pas songer, en lisant la lettre ouverte que vient d’adresser à ses collègues une enseignante nîmoise suite à la décapitation de Samuel Paty par un djihadiste, au grand Bossuet et à sa célèbre citation nous rappelant que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » ? En effet, en reconnaissant dans cette lettre s’être elle-même battue pendant des années « pour le multiculturalisme et l’intégration » à l’école, et avoir notamment « défendu il y a vingt ans les menus sans porc à la cantine », cette enseignante en réseau d’éducation prioritaire à Nîmes ne nous rappelle pas seulement le rôle décisif joué (pour des raisons idéologiques) par les enseignants et leurs syndicats dans l’islamisation de l’école publique, mais aussi leur prise de conscience pour le moins tardive de la gravité de cette menace.

« Une attitude de déni coupable »

Ayant enfin réalisé que « les hommages et autres minutes de silence ne sauraient suffire », cette enseignante invite ainsi ses collègues à s’interroger sur ce qui doit changer « dans [leur] relation à [leurs] élèves et à leurs familles pour que Samuel Paty ne soit pas mort pour rien ». Ainsi, écrit-elle, « face à la montée de l’idéologie islamiste, nous faisons trop souvent […] preuve d’un manque de lucidité, voire d’une attitude de déni coupable ». Et l’enseignante de citer alors toute une série de situations auxquelles elle a été confrontée. Comme cette classe verte, au cours de laquelle sur une classe de 30 enfants, 20 steaks hachés ont été jetés parce que la viande n’était pas hallal. Ou encore cette fois où une mère venue inscrire son enfant a refusé de serrer la main du directeur, au prétexte que celui-ci était un homme…

« La peur de passer pour des fachos »

Les cas se multiplient, les exemples s’accumulent, sans pourtant jamais ébranler un seul instant les belles convictions mondialistes et droits de l’hommistes de ces enseignants majoritairement acquis à la gauche et au multiculturalisme. Or, comme le confie dans sa lettre cette institutrice nîmoise, « je me demande aujourd’hui de quoi j’ai été l’instrument ». En effet, écrit-elle, « en 2015, j’ai commencé à m’interroger : les mamans du quartier étaient accablées comme nous face à l’horreur du Bataclan. Mais aucune n’est venue à la grande marche à Nîmes alors que, nous, l’équipe de l’école les attendions. Je me suis dit “Elles sont sur une autre planète”. Celle où l’islam est une grille de lecture tellement forte que l’humanisme, la République et ses lois n’ont pas de poids dans les pratiques quotidiennes ». Et l’enseignante d’observer alors : « Je ne veux condamner personne, mais je me dis que la bienveillance n’est pas l’acceptation de tout ». Avant de conclure : « La peur de passer pour des fachos nous pousse à arrondir les angles. Ma lettre c’est un simple appel à la lucidité. Il a fallu cette violence contre un enseignant pour que je me dise “Ou tu fais quelque chose ou tu changes de travail”. On a perdu de notre aura, de notre responsabilité. Le respect, l’autorité, ça se construit. Ce n’est plus un a priori. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er décembre 2020

Lynchage de Zecler : derrière le récit officiel, par Ivan Rioufol

Le récit officiel, repris par les médias, dit ceci : parce qu’il est noir, le producteur de rap, Michel Zecler, a été lynché par des policiers blancs dans le XVII e arrondissement de Paris, le 21 novembre. La scène principale, filmée par la caméra de surveillance d’une entrée d’immeuble, dit les faits. La victime assure aussi avoir été traitée de “sale nègre”. Hier, quatre policiers ont été mis en examen. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Est-il permis néanmoins d’apporter des précisions ? Ce point semble risqué, au vu du consentement de la presse à s’en tenir à la version établie. Remarquons pourtant que les fonctionnaires ont été présentés dimanche, par le procureur de la République Rémy Heitz, comme ayant “des bons, voire des très bons états de service“.

Si ceux-ci admettent les coups, ils les expliquent par la rébellion de Zecler. Soupçonné de transporter de la drogue dans son sac à dos, il a tenté d’échapper aux policiers en pénétrant dans son studio d’enregistrement. Ceux-ci contestent les propos racistes mais reconnaissent avoir eu peur. Sur LCI, Patrice Rebeiro, secrétaire général Synergie-Officiers, a présenté Zecler ainsi : “L’ homme est connu pour vol à mains armées, association de malfaiteurs, a déjà fait de la prison et a des antécédents judiciaires très lourds.”

Rappeler ces éléments n’excuse pas la brutalité des policiers. Cette violence, non professionnelle, est fautive. Elle répond cependant, plus gravement, à la perte d’autorité des forces de l’ordre. C’est parce que Zecler, physiquement imposant, refuse d’obtempérer et se débat que l’interpellation dégénère. Or cette contestation de la force publique semble admise, y compris par la hiérarchie policière et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Ce dernier s’est précipité, une fois de plus, pour accabler ses troupes, comme il l’avait fait récemment quand elles avaient dû déloger, sans gants blancs ni dentelles, des clandestins venus occuper la place de la République. A cette lâcheté d’Etat s’ajoute une lecture racialiste des situations conflictuelles.

Noir, Zecler a été immédiatement promu, par les esprits paresseux et les “mutins de Panurge” (Philippe Muray), comme le symbole d’un racisme systémique au cœur de la police, elle-même gangrénée par la suprématie blanche. Samedi, à Paris, ce sont des policiers blancs qui ont été lynchés à leur tour par des black blocks, ces nouveaux fascistes, au cours d’une Marche des libertés cornaquée par l’extrême gauche. Tout à son objectif de déstabiliser l’Etat en désarmant sa police, la gauche perdue voit l’affaire Zecler comme une aubaine. Mais pourquoi l’accompagner dans sa grossière “récup” ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Dictature sanitaire – Fort avec les faibles et faible avec les forts

manifestation

Rien n’est plus extraordinaire que cette juxtaposition française de la chicote quotidienne et d’un apocalyptique chaos. « L’amour excessif de la licence, qui pénètre jusqu’à l’intérieur des familles conduit à l’anarchie et mène ainsi à la tyrannie (Aristote République, VIII) ». Mais aujourd’hui, anarchie et tyrannie vont de pair, sévissent non pas comme des étapes successives de la corruption d’un système, mais en parallèle, « en même temps ».

La puissance publique, comme aux pires heures sombres du Moyen-âge, s’est donnée des boucs émissaires et des coupables de l’épidémie. Avec un zèle méticuleux qui fait froid dans le dos, et sans l’once d’une justification, elle s’acharne contre ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre: millions de petits commerçants, libraires, restaurateurs, ruinés, dévastés, poussés au suicide, pratiquants, étudiants privés de leurs cours, saisonniers des stations de skis, citoyens isolés enfermés chez eux et condamnés à justifier chaque sortie au moyen d’un Ausweis (selon le terme banalisé dans la population).

Ceux là, sont implicitement traités comme les propagateurs potentiels du covid 19 et une main de fer impitoyable s’abat sur eux. Mais à côté, la puissance publique ne peut que baisser les bras et reculer devant de gigantesques manifestations violentes qui se déchaînent dans toute la France. Des centaines de milliers de manifestants et de casseurs, massés les uns contre les autres, formant les plus monumentaux foyers (clusters) de contamination. La jauge de 8 m2, imposée aux commerçants, elle était respectée samedi place de la Bastille? Et les attestation des casseurs, correctement remplies? (Tellement plus facile de verbaliser une personne âgée – 135€ – pour une rature sur son laissez-passer!) Et songer à la misère du petit libraire et ses trois clients par heure, obligé de fermer pendant un mois, en comparaison avec cette foule immense et compacte, donne le vertige… Au fond, c’est toujours la même histoire.

Rien n’est plus facile que de soumettre à coups de menton la France pacifique et laborieuse. Mais face à la violence et au chaos, mieux vaut baisser lâchement les yeux et oublier covid-19. Deux poids deux mesures. Fort avec les faibles et faible avec les forts, nouvelle devise nationale?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Clément Martin raconte son voyage en Grèce sur l’île de Lesbos au micro de Radio Courtoisie

01/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Clément Martin revient sur ses quelques jours passés là-bas où il a réalisé un reportage.

Durant ce podcast, il révèle plusieurs anecdotes exclusives. Migrants, violences, habitants à bout de nerfs, tensions politiques maximales, tout est évoqué sans tabou dans ce podcast de 30 minutes.


Delphine Ernotte et France Télévisions, la diversité comme fil rouge

Delphine Ernotte

Rien de nouveau sous le soleil, Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, a les “mâles blancs” en horreur, trop nombreux au sein du groupe qu’elle dirige depuis août 2015.

Reconduite dans ses fonctions par le CSA pour cinq ans, à l’été 2020 (il s’agit d’ailleurs de la première fois qu’un dirigeant du groupe est réélu), elle n’a pas manqué de récidiver dans l’obsession diversitaire en promettant “des antennes plus conformes à la société française”.

“La diversité sera le fil rouge de mon mandat”

Dans un entretien au Monde de novembre 2020, Delphine Ernotte s’est confiée un peu plus sur sa vision de ce second mandat. Dès le début de l’entretien, elle rappelle son “engagement à faire mieux en matière de diversité” en rattrapant “l’énorme différence” qu’il y a entre le nombre de personnes “perçues comme non blanches” à la télévision et dans la société française. D’après le CSA qu’elle cite, ils seraient environ 15% dans le premier cas et 25% dans le deuxième (n’oubliez pas, le Grand Remplacement n’existe pas et les statistiques ethniques, c’est mal). C’est de ce décalage qu’elle conclut : “On a un énorme rattrapage à faire. Ce sera le fil rouge de mon nouveau mandat.”.

Plus loin, elle cite le modèle américain pour imposer ce changement à ses équipes, “No diversity, no commission.” On ne finance pas un projet quand la diversité n’est pas représentée.”. Elle évoque aussi le recrutement, dès 2021, de “200 alternants issus de la diversité”. Bienvenue à l’ère du multiculturalisme américain et des quotas ethniques.

Une façon de se rattraper ?

Mais derrière les belles paroles, si Delphine enchaîne les déclarations politiquement correctes, c’est aussi probablement pour masquer son premier bilan jugé pas à la hauteur sur le sujet.

En effet, lors de son entretien avec les “sages” du CSA pour sa succession en juillet 2020, ces derniers lui ont fait remarquer un bilan diversitaire pas à la hauteur. Sur la parité, Carole Bienaimé-Besse l’a taclé en lui rappelant qu’en “2016, vous vous étiez engagée à atteindre la parité dans les expertes, nous ne sommes qu’à 42%, même s’il y a eu une progression”. Sur la “diversité”, le Conseil avait regretté de manière générale, qu’il y ait encore “une très large sous-représentation de personnes de couleurs dans le petit écran”.

Dans un tel contexte, Delphine Ernotte, dès juillet, a réaffirmé n’avoir “aucun doute que nous arriverons à la parité. Sur la diversité nous n’avons pas rien fait, mais c’est vrai que ça ne progresse pas assez vite.”

Pourquoi ne pas remplacer Delphine ?

Heureusement que les sages sont là pour veiller à ce que Delphine reste dans le droit chemin. Les blancs n’ont qu’à bien se tenir, qu’on se le dise, ou bien prendre la porte qui leur est grande ouverte. Une suggestion toutefois ; pourquoi Delphine Ernotte ne donnerait elle pas l’exemple en cédant sa place à une représentante de la diversité ? Christiane Taubira ferait très bien l’affaire. Ou encore Michelle Obama qui a un peu de temps libre et donnerait une délicieuse couleur à la fois exotique avec un charmant petit accent américain ? Delphine, encore un effort !

Texte repris du site OJIM