Le ministère de la Justice appelle à limiter les entrées en prison

29/05/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A la demande du ministère de la Justice, les procureurs doivent mener une « politique volontariste de régulation carcérale ». Cela implique principalement de limiter les entrées en prison, alors même que l’épidémie du Coronavirus a déjà entraîné une baisse considérable du nombre de détenus. Le 16 mars, il y avait 72 500 détenus dans les 188 prisons françaises. Le 24 mai, il n’y en avait plus que 58 926. Cela représente un record de baisse de la population carcérale.

Les établissements pénitentiaires étaient jusqu’ici confrontés à une surpopulation chronique.

Ils connaissent une densité moyenne de 96%. Cette chute du nombre de prisonniers n’a évidemment pas pour origine la baisse de la criminalité et de la délinquance. Elle est la conséquence de la réduction de l’activité pénale pendant le confinement ainsi que des mesures de libération anticipée face à la crainte d’une crise sanitaire et sécuritaire en détention face à l’épidémie de Coronavirus. Dans une circulaire du 20 mai, la Chancellerie estime qu’« il est essentiel que l’augmentation de l’activité juridictionnelle se conjugue avec une politique volontariste de régulation carcérale ». Pour faire simple, le ministère entend donc pérenniser cette densité inférieure à 100% non pas en augmentant les places dans les prisons ou en réduisant la criminalité mais bien en envoyant moins de criminels en prison.

La crise sanitaire arrive à point nommé pour l’entrée en vigueur de la réforme des peines

Selon la circulaire, cosignée par la directrice des affaires criminelles et des grâces et le directeur de l’administration pénitentiaire, « il convient de se saisir de la baisse inédite du nombre de détenus pour donner plein et entier effet » à la réforme des peines, entrée en vigueur en plein confinement, le 24 mars.

Cette loi limite les emprisonnements de courte durée : les peines de moins d’un mois sont interdites et celles de moins de six mois doivent être exécutées hors détention, notamment sous bracelet électronique. Seules les peines supérieures à un an doivent être exécutées.

Des policiers répondent à Camélia Jordana, par Charlotte d’Ornellas

Sur le plateau de Laurent Ruquier, la chanteuse Camélia Jordana a accusé les flics de « massacrer » des gens en raison de leur couleur de peau. Côté police, l’accusation passe mal.

« Qu’est-ce que vous voulez répondre à de telles inepties ? » Au premier abord, la réponse des policiers est assez unanime à l’évocation des récents propos tenus par Camélia Jordana sur le plateau de Laurent Ruquier. Certains craignent de ne « pas rester polis très longtemps », la majorité est surtout « affligée ». Samedi dernier, invitée sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, la chanteuse s’illustrait par une rhétorique indigéniste anti-flic assez caractéristique. Alors qu’elle évoque les violences commises par certains policiers, la jeune femme tient à préciser qu’elle ne parle pas des manifestants en tous genres mais « des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau ». Sur le plateau, aucune autre réaction que celle de l’écrivain Philippe Besson qui tente alors timidement de rappeler que le rôle des policiers est d’abord de protéger la population. Mais Camélia Jordana insiste : « il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic. Et j’en fais partie. Aujourd’hui j’ai les cheveux défrisés; quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France. »

Catéchisme indigéniste

Rien de très surprenant dans la bouche de cette jeune femme déjà connue pour ses exagérations sur le sujet, dans ses clips ou des tribunes publiées ou relayées. « On connaît ce discours par coeur désormais, il est utilisé par tout un courant indigéniste sans limite. Mais le plus grave, c’est qu’il soit pris au sérieux et repris quasiment sans nuances par des hommes politiques et des journalistes », développe un jeune flic de banlieue. Lui tient quand même à rappeler l’évidence : « face à des minorités qui alimentent les trafics et la violence dans les banlieues, beaucoup de gens sont heureux d’avoir encore une présence policière. Et ces gens sont majoritairement noirs et arabes eux aussi ! » Ailleurs dans le département de la Seine Saint Denis, une policière s’amuse presque du « ridicule » des propos. Elle est elle-même mate de peau, et arbore une fière chevelure bouclée : « faut-il vous dire que je n’ai pas spécialement peur de la police ? » s’amuse-t-elle, précisant n’avoir pas grand chose de plus à dire devant « tant de calomnie et de bêtise ».

Lorsqu’il a entendu les propos de la chanteuse pour la première fois, Mathieu était justement entrain de patrouiller avec ses collègues de la BAC. Il est comme tous les policiers, « conscient que certains peuvent déconner », mais reste bouche-bée devant « une telle connerie ». L’agacement cède vite la place à la sidération : « j’espère que cette petite bourgeoise sera fidèle à ses principes le jour où elle se sentira en danger, et qu’elle n’appellera donc pas la police… je ne voudrais pas qu’elle ait peur en nous voyant arriver ! » Un collègue complète : « si elle doit un jour composer le 17, elle comprendra qu’il existe des policiers ou des gendarmes, toutes couleurs de peau confondues, qui sont capables de mettre en jeu leur intégrité physique et même leur vie pour lui venir en aide, sept jours sur sept, et 24h sur 24. »

Abattement et colère des fonctionnaires de police

Mais chez certains fonctionnaires, les accusations commencent à peser très lourd sur le moral. D’abord pour une raison évoquée par plusieurs d’entre eux : « le mot massacrer a un sens. Et si cette jeune femme veut l’utiliser, qu’elle se souvienne que ces dernières années, nous avons plusieurs de nos collègues qui ont été massacrés simplement parce qu’ils étaient flics. Chez eux, à la préfecture, sur les Champs-Élysées, devant Charlie Hebdo… »

La colère est profonde, notamment chez ceux qui essuient régulièrement des violences dans ces quartiers difficiles, et qui tentent pourtant de poursuivre le travail pour le reste de la population. « Qu’elle vienne dans ces cités avec ses cheveux et sa robe, elle verra que ce n’est pas la police qu’elle aura le plus à craindre », entame l’un d’entre eux, passablement exaspéré.

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[vidéo] Didier Raoult dénonce l’orientation des grands journaux scientifiques “qui sont devenus des machines financières colossales”

28/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le professeur Didier Raoult était l’invité d’André Bercoff mercredi 27 mai sur Sud Radio dans son émission “Bercoff dans tous ses états”.

Décrié pour continuer à prescrire de l’hydroxychloroquine à ses patients atteints du Covid-19, le professeur Raoult regrette un “enchaînement des réactions politiques et médiatiques trop rapide“, qui ne permet pas, selon lui, d’avoir “une analyse intelligente et sereine des choses“. “Les gens ont l’impression d’être en retard s’ils n’ont pas pris une décision sous le coup de l’émotion”, déplore-t-il.

Mais dans ce débat sur l’utilisation de la chloroquine, le professeur marseillais note “des choses extrêmement intéressantes à analyser a posteriori“. En premier lieu, il met en cause “la direction et l’orientation des très grands journaux scientifiques qui sont devenus des machines financières colossales“, perdant à cette occasion leur “lucidité scientifique“. “Ils subissent la même chose que la presse : la concurrence considérable de l’Inde et de l’Extrême-Orient sur les publications scientifiques“, souligne-t-il. “Il y a dans tous ces journaux une fébrilité étonnante qui amène à une remise en cause de la crédibilité d’un certain nombre de choses“, affirme-t-il, dénonçant “un tri, voire une manipulation des données“, dans un certain nombre de publications. Il accuse directement le British Medical Journal, “d’avoir fait disparaître deux paragraphes sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine sur le placebo“.

La chloroquine interdite : “ça ne change pas grand chose”

L’abrogation du décret autorisant l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients atteints du coronavirus, n’aura pas de grandes conséquences, selon le professeur Raoult. “Ce serait revenir sur la liberté de prescription du médecin, c’est plus ambigu que ça“, réagit-il. Il explique que cette nouvelle mesure signifie “qu’on n’a pas le droit de le recommander“. Mais le médecin l’assure, en jouant peut-être sur les mots : “Je ne l’ai jamais recommandé, j’ai dis ce que je faisais mais je n’ai jamais recommandé un traitement“.
À mon avis ça ne change pas grand chose, d’autant que des cas de Covid-19, il n’y en a pas beaucoup“, affirme le professeur Raoult.


Le gourdin sanitaire, pour masquer les mensonges d’Etat, par Ivan Rioufol

Partout, la courbe est la même : l’épidémie de Covid-19 est en phase descendante. La “deuxième vague”, prédite par certains, n’est actuellement pas observable. Aucune raison ne s’oppose plus à la levée des derniers interdits imposés par le gouvernement. Les jardins, les cafés, les restaurants, les théâtres, les cinémas doivent rouvrir. Les Français doivent pouvoir se rendre où ils veulent, en se délivrant de cette laisse des 100 km imposée comme une punition. Surtout, les citoyens doivent urgemment s’émanciper de l’emprise étatique qui les a déresponsabilisés, à force d’être traités comme des enfants incapables. Trois-quarts des salariés ont été pris en charge par l’Etat. On en serait presque à remercier à plat ventre le premier ministre de la grande bonté qu’il aurait à ouvrir la cage.

Or il est urgent de s’extraire de cette bulle émolliente et de cet Etat tentaculaire, afin de retrouver le goût du travail, du risque, de la vie. Car s’il est une leçon à tirer de cette crise qui s’achève, c’est de ne plus retomber dans ce confinement archaïque qui a ruiné la nation. L’endettement a déjà atteint 115% de la richesse nationale. Le Pouvoir, parce qu’il s’est défié de la société civile et de son intelligence collective, a brisé une dynamique. La Suède, qui a fait confiance aux gens en refusant le confinement, compte 4000 morts pour 10 millions d’habitants, c’est-à-dire 40 morts pour 100.000 habitants. La France, pays qui a confiné le plus longtemps et le plus sévèrement, compte, avec 28.500 décès, 42 morts pour 100.000 habitants…Oui, la Suède a fait mieux que la France.

Il est vrai que le traitement de la dette passionne moins que le traitement du virus proposé par le docteur Didier Raoult. Tel est l’effet du Parti de l’ordre sanitaire : il donne à l’Etat l’occasion de s’affirmer dans un autoritarisme brutal, afin de faire oublier ses mensonges. Bien des libertés ont été malmenées durant ces mois d’enfermements. Mais il en est une qui a été violée et qui apparaît avec la polémique entretenue par le ministre de la Santé, Olivier Véran, autour du professeur marseillais : la liberté de prescrire accordée aux médecins. L’hydroxychloroquine, médicament qui était en vente libre depuis des décennies jusqu’à la mi-janvier, est devenue un danger mortel ! Elle a été interdite ce mercredi par le ministère de la Santé.

En fait, depuis un décret du 25 mars, les médecins de ville ne pouvaient déjà plus le prescrire. Pourtant, parallèlement, comme l’a rappelé le sénateur Alain Houpert (LR) le 13 mai au Sénat, le gouvernement a “incité les médecins à prescrire du Rivotril injectable dans les Ephad, pour dissimuler la pénurie d’autres produits.” Houpert : “Tout médecin, et j’en suis, sait ce que cela signifie“. Le Rivotril est, en effet, un neuroleptique utilisé dans les soins palliatifs pour accélérer la fin de vie… Comme le soulignent ces médecins libéraux, rassemblés autour du slogan : “Laissons les médecins prescrire“, ces décrets les ont contraints à enfreindre leur serment d’Hippocrate, en les empêchant de porter assistance à leurs patients. C’est ce même gourdin administratif qui s’abat sur l’impertinent docteur Raoult, plébiscité par ses patients. C’est ainsi que des sentiments d’injustice s’installent dans la société civile…

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Quelle pilule avaler ? Le docteur Raoult sème la zizanie

Les experts sont épatants : ils nous offrent un incroyable spectacle, une sorte de match de tennis, où chaque jour, nous croyons assister à la balle de match. Mais au dernier moment, le joueur en difficulté, d’un fulgurant revers, remporte le set, et relance la partie. Il y a trois jours, le professeur Raoult était acculé en fond de cours : The Lancet, la revue médicale britannique, dévoilait les résultats d’une enquête qui mettait en garde contre l’hydroxychloroquine, en tant que remède contre le COVID-19. Mais le professeur ne s’en laisse pas compter, et riposte.

Didier Raoult, le chercheur non conformiste de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, considère l’étude du Lancet comme « foireuse ». Elle a été réalisée « par des gens qui n’ont pas vu de patients », s’indigne-t-il. Elle a néanmoins été menée à partir des dossiers de 15 000 malades du COVID-19. C’est la seule étude à ce jour ayant porté sur un aussi grand échantillon. Son rédacteur est catégorique : la preuve statistique est désormais faite que la chloroquine ne guérit pas du COVID-19, mais augmente même les risques de mortalité. Dès lundi, l’OMS suspendait les essais cliniques en cours sur des malades du COVID-19.

Le professeur Raoult est-il un nouveau Pasteur, un nouveau Semmelweis qui s’entête contre les plus hautes autorités médicales parce qu’il sait qu’il a raison ? Ou assistons-nous au caprice d’un égocentrique ne supportant pas d’être démenti par les faits ? Ce n’est évidemment pas « l’opinion publique » qui peut trancher.

« Le noyau dur des raoulistes »

Pourtant cette opinion publique réagit, et se range dans l’un ou l’autre camp, transformant en quelque sorte chaque Français en expert des virus. Lisez les messages sur les réseaux sociaux : ils sont innombrables à prendre parti sur un sujet pourtant strictement scientifique :

« Amusant, il ne reste que le noyau dur des raoulistes qui argumentent encore entre eux en circuit fermé. Les autres ont compris et sont partis », écrit un internaute, faisant sans doute allusion à Ségolène Royal, qui vient d’effacer de son site ses prises de position pro-Raoult. Mais dans le camp d’en face, on n’est pas en reste : « Je fais totalement confiance au professeur Raoult (…) mais je n’ai aucune confiance en Buzyn, Véran ou l’OMS (leur lien avec les labos est avéré) ».

Ce que disent Raoult et son équipe, c’est que 3 600 malades sont passés entre leurs mains, qu’ils ont été traités par une association médicamenteuse à base de chloroquine, et que la mortalité de cette cohorte a été du même coup « la plus basse du monde ». Or l’étude du Lancet indique au contraire une surmortalité pour le même traitement, sur 15 000 malades. D’où la recommandation de l’interrompre, et d’où la prise de position de l’OMS.

« Je ne sais pas si ailleurs l’hydroxychloroquine tue, mais ici elle a sauvé beaucoup de gens » répond Raoult. Quant aux arythmies cardiaques qui découleraient de ce traitement, il indique simplement qu’il n’en a pas observées chez les patients de son IHU.

C’est un débat purement scientifique, qui semblerait donc relativement facile à trancher. A condition d’avoir un peu de temps. Mais c’est là que le bât blesse : du temps, nous n’en avons pas, alors que la pandémie progresse sur le continent américain, qu’elle rebondit ici ou là, et que la pression de cette fameuse opinion publique est à son paroxysme. Et Raoult est un homme de conviction : il ira jusqu’au bout.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 mai 2020

Coronavirus : le déclin du courage, par Jean-Yves Le Gallou

C’est la peur qui a inspiré nos dirigeants. Peur de s’éloigner de la doxa idéologique. Peur de s’écarter du conformisme managérial.

30 000 morts en France à la fin du premier épisode épidémique (fin mai), c’est plus qu’une grippe saisonnière tuant 10 000 à 15 000 personnes. Ce n’est pas non plus une grande peste : si le coronavirus infectait la moitié des Français, avec un taux de létalité de 0, 5%, il tuerait 150 000 personnes : une surmortalité annuelle de 25 %, socialement difficilement acceptable, mais sans commune mesure avec les épidémies des temps anciens anéantissant la moitié d’une population.

Le respect des procédures, maladie sénile des bureaucrates

Pourtant le coronavirus a été un formidable révélateur du manque de courage de nos élites politiques et administratives. Incapables de décider à temps. Incapables de prendre leurs responsabilités. Soumis à ses dogmes et emberlificoté dans les règles de Schengen, le gouvernement a refusé de fermer les frontières. Quant aux Français qui manquent de masques et de tests, qu’ils soient rassurés : les normes AFNOR, les procédures ISO, les exigences « qualité », et le code des marchés publics ont été respectés ! « L’action, jeu divin du héros », disait le général de Gaulle. « Le respect des procédures, maladie sénile des bureaucrates ! », pourrait-on dire de la Ve République finissante.

Le grand Soljenitsyne

C’est le grand Soljenitsyne, dans son discours de Harvard en 1978, qui explique le mieux notre situation :

« Le déclin du courage est ce qui frappe le plus un regard étranger dans l’Occident d’aujourd’hui. Le courage civique a déserté non seulement le monde occidental dans son sens noble, mais même chacun des pays qui le composent, chacun de ses gouvernements, chacun de ses partis […] Une société qui s’est installée sur le terrain de la loi sans vouloir aller plus haut n’utilise que faiblement les facultés les plus élevées de l’homme. Lorsque toute la vie est pénétrée de rapports juridiques, il se crée une atmosphère de médiocrité morale qui asphyxie les meilleurs élans de l‘homme. Et face aux épreuves du siècle qui menacent, jamais les béquilles juridiques ne suffiront à maintenir les gens debout. »

Un gouvernement apeuré qui gouverne par la… peur

C’est la peur qui a inspiré nos dirigeants. Peur de s’éloigner de la doxa idéologique. Peur de s’écarter du conformisme managérial. Peur d’avoir à faire face à telle ou telle procédure judiciaire. Tout cela a conduit à ouvrir toujours plus de parapluies, toujours plus grands.

C’est la peur qui dicte les actes de nos dirigeants. La peur qu’ils ressentent au fond d’eux-mêmes au moment de prendre une décision. Pire, la peur qu’ils inspirent à la population pour la gouverner par la sidération médiatique : énumération de statistiques mortuaires isolées de leur contexte, images et musiques angoissantes, annonces catastrophistes, extrapolations hasardeuses, répétition en boucle des mêmes événements et des mêmes informations.

C’est la peur qui a conduit le gouvernement à imposer aux Français des mesures disproportionnées par rapport aux seules nécessités de la distanciation physique : pénalisation des petits commerces, fermeture des librairies et des bibliothèques, clôture des fleuristes, interruption des activités sportives, interdiction d’accès aux parcs, aux plages, aux forêts, aux sentiers de montagne, prohibition de la messe. Une dictature sanitaire a été mise en place, disproportionnée par rapport aux exigences de la lutte contre le virus. Une dictature sanitaire qui se poursuit et qui se pérennise à l’occasion du déconfinement.

Antigone contre Créon

Pire, l’État est allé jusqu’à interdire de rendre d’ultimes visites aux mourants et la tenue de funérailles décentes. Il s’est hélas trouvé peu d’Antigone pour défier la loi inique de Créon.

Pourtant la mort fait partie de la vie. Et la vie en soi n’est pas un but. Le but c’est une vie digne. Le temps de la dissidence est venu.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Monsieur le président, que faites-vous de tous les citoyens lambda ?, par Philippe Bilger

On sait bien que de ma part l’évocation des citoyens lambda n’a rien à voir avec une quelconque dérision.

Ce sont ceux qu’on ne fait pas venir à la télévision pour proférer des absurdités comme Camélia Jordana le 23 mai.

C’est la multitude de ceux, monsieur le président, qui n’ont pas votre numéro de portable ou qui ne connaissent pas Patrick Sébastien pour qu’il vous transmette des messages.

C’est la masse des citoyens qui font silence et qui ne sont pas dans la lumière. Pardon d’user de ce terme qui fait mal aux esprits et aux oreilles distingués : c’est le peuple anonyme qu’à l’évidence vous n’écoutez pas.

Je ne crois pas une seconde que vous ayez peur, pour l’élection de 2022, de la candidature d’histrions talentueux ou non comme par exemple Cyril Hanouna ou Jean-Marie Bigard.

Vous seriez plus inquiet de l’irruption dans le champ présidentiel d’un Eric Zemmour mais j’espère que celui-ci aura la sagesse de considérer que son succès légitime provient davantage de la liberté et de la lucidité de sa pensée décapante dans un monde qui se cache souvent le réel, que de l’envie de le voir à l’Elysée, charge pour laquelle à mon sens il ne serait pas fait.

Vous seriez beaucoup plus préoccupé sur le plan politique si l’un des frères de Villiers décidait de se présenter avec cette chance cependant pour vous que Philippe, souverainiste, serait partiellement sur le terrain du RN et que Pierre a toujours dénié avoir des ambitions de ce type.

Monsieur le président, on pouvait croire qu’après les revendications multiformes des Gilets jaunes – “plus qu’une émeute, moins qu’une révolution” -, votre refus de dialoguer tout de suite avec eux mais votre prise de conscience apparente plus tard, vous aviez tout compris. Compris que le peuple existait, que le clinquant de la politique non seulement ne l’intéressait pas mais qu’il le méprisait et qu’en définitive il préférait une action obscure mais solidaire et efficace plutôt que les jeux classiques d’Un Etat cultivant l’entre-soi.

Mais comment ne pas être déçu quand on constate que vous êtes tombé dans une posture qui donne du pouvoir une étrange image ? Certes je suppose que le pouvoir, sorti de votre orbite directe, continue à peu près à fonctionner de manière cohérente sous l’autorité d’un Premier ministre dont je devine au mieux la patience, au pire l’irritation. Qui fait preuve d’une modestie et d’un pragmatisme qu’il serait honteux d’oublier, pour charger sa barque, au moment du règlement des comptes.

Mais de votre part quelle surprenante peopolisation de la politique ! Celle-ci est-elle réservée aux gens connus ?

Le Puy du Fou et sa réouverture nécessaire devaient-ils être abordés par un quatuor: le Premier ministre, Villiers père et fils et vous-même avec cet enseignement supplémentaire que pour vous donner le beau rôle, celui qui dit oui, vous n’hésitez pas à perturber le fonctionnement institutionnel et à battre en brèche la loi comme, paraît-il, Edouard Philippe vous l’aurait reproché (Le Figaro).

Pire, parce que Jean-Marie Bigard a poussé un “coup de gueule” en faveur de la “libération” des bars et restaurants, vous prenez la peine de téléphoner à ce monsieur parce que vous avez été informé par Patrick Sébastien de sa charge. Mais où se trouve-t-on ? Dans quel pays, dans quelle démocratie ? Les décisions passent par des personnalités qui n’ont que l’avantage d’être médiatiquement promues et de faire du bruit ? La République résistera-t-elle à ce double jeu, à ce je double où le Premier ministre tente de maintenir une normalité dans l’élaboration et la mise en oeuvre des décisions et où vous vous plaisez à la subvertir ?

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Michel Onfray : « Emmanuel Macron qui se plaint n’est pas au bout de ses peines: son calvaire est devant lui »

Dans une tribune intitulée “Des nouvelles du radeau de la méduse” et publiée sur son site, Michel Onfray dénonce les mensonges du pouvoir depuis le début de la crise sanitaire.

Voici un extrait :

“Emmanuel Macron parle beaucoup, il verbigère sans cesse. On se demande à quoi servent ses sorties qui le tiennent éloigné du bureau où les citoyens pourraient attendre qu’il y effectue son travail de chef de l’Etat! Des producteurs bretons de fraises hors sol, des instituteurs dans leurs écoles, plusieurs fois des soignants dans leurs hôpitaux, le professeur Raoult dans son bureau marseillais, le fantôme du général de Gaulle sur ses champs de bataille: à quoi bon ces exhibitions si ce n’est pour saturer les médias de sa personne?

A la Pitié-Salpêtrière, il dit: «on a sans doute (sic) fait une erreur sur la stratégie annoncée». Les journaux à son service s’empressent de parler d’un mea culpa! C’est mal comprendre ce qui s’est dit: d’abord convenir que la stratégie ne fut, peut-être, pas bonne, ça n’est pas dire que l’objectif qu’elle visait était mauvais! N’oublions pas le «sans doute» qui est une litote car, au contraire de la chose annoncée, l’expression signifie: peut-être, probablement, mais pas certainement. Une erreur, sans doute, sur la façon de faire n’est pas un aveu que le but n’était pas bon. Si l’on débarrasse cette phrase de sa tournure alambiquée, confuse, obscure, Macron dit: «l’objectif de mettre les hôpitaux au pain sec n’était pas mauvais, mais nous nous y sommes peut-être mal pris pour réaliser ce projet…». Mea culpa disent les journalistes! Aveu naïf et cynique bien plutôt…

Car Macron verse des larmes de crocodile: depuis qu’il occupe l’Elysée, il sait en effet très bien ce qu’il fait en commandant au rouleau compresseur maastrichtien de passer sur la santé publique française, d’écraser l’instruction publique française, de broyer le système de retraite français, de compacter l’industrie française, d’aplatir la culture française, de laminer la civilisation judéo-chrétienne, de compresser l’histoire de France -puisque c’est son programme.

Le pire n’est pas qu’il fasse semblant de confesser une erreur sur la stratégie et non sur l’objectif, mais bien plutôt qu’il mente en disant qu’il croyait bien faire, mais cette conclusion sidérante: «C’est très cruel pour moi-même»! On croit rêver: cette épidémie n’est pas cruelle pour les bientôt trente mille morts, pour les trente mille familles en deuil qui n’ont pas pu accompagner leurs défunts dans les cimetières, pour ceux qui savaient leurs morts dans des entrepôts frigorifiques de Rungis sans pouvoir les y visiter, pour les personnes âgées triées dans les couloirs des urgences hospitalières et renvoyées chez elles, donc à la mort, pour les anciens abandonnés dans les mouroirs que sont les EHPAD, pour les médecins et les infirmières qui, faute de masques et de protections, sont morts au travail, pour les enfants qui sont de ce fait privés de père ou de mère, les maris privés de leurs femmes, les femmes privés de leurs maris, pour les artisans et les commerçants qui ont fait ou vont faire faillite, non, elle était cruelle pour sa petite personne dépassée par les évènements… Peut-on faire aveu plus narcissique ou égotiste? Cet homme est incapable d’empathie, il n’a d’amour que de lui-même. Il n’a que faire de la France et des Français.

Or, Emmanuel Macron qui se plaint n’est pas au bout de ses peines: son calvaire est devant lui.”

Tribune reprise de michelonfray.com

Alain Bauer : « Si les policiers sont des méchants, pourquoi les médecins et les pompiers sont-ils aussi attaqués ? »

27/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Revenant sur la polémique lancée par Camélia Jordana qui s’en prenait au racisme des forces de l’ordre, Alain Bauer a posé cette question simple : « Si les policiers sont des méchants, pourquoi les médecins et les pompiers sont-ils aussi attaqués ? ».

Voici un extrait de son intervention sur Paris première.


Camélia Jordana promeut la haine du flic, par Ivan Rioufol

Les minorités plaintives, qui se disent victimes de la “haine” française, ont trouvé en Camélia Jordana leur incendiaire tranquille. Samedi, sur France 2, la chanteuse a déclaré : “Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie (…) Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau. C’est un fait !”. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a estimé que la jeune femme, petite fille d’un couple d’Algériens militants du FLN durant la guerre d’Algérie, “a tenu à dénoncer une réalité“. Sopo a précisé son propos dans un tweet : “Quand des noirs et des arabes demandent justice en dénonçant le racisme, le racisme s’abat sur eux“.

Quand les racistes beuglent contre les noirs et les arabes, il faut les écouter car, vous comprenez, ils sont en “insécurité culturelle””. Le député ex-LREM, Aurélien Taché, a également soutenu l’outrance de Camélia Jordana assimilant la police, composée également de noirs et d’arabes, à une force nazifiée. Aux Etats-Unis, c’est le candidat démocrate, Joe Biden, qui a estimé qu’un noir “n’est pas noir” s’il vote Donald Trump. Cet engrenage conflictuel et néoraciste, alimenté par des descendants d’indépendantistes algériens ayant pourtant rejoint la France, ou par des idéologues d’un “antiracisme” excluant les blancs, indigne peu les “progressistes”. Ceux-ci préfèrent, en tout, dénoncer la “réacosphère” ou de la “fachosphère”, ces lieux où la parole circule encore librement.

Je pourrais, il est vrai, ne pas relever les propos de la péronnelle. Ce n’est pas la première fois que le show biz, consommateur de pensées toutes faites, dit des âneries. Mais c’est parce que ce type de réflexion se répand et trouve ses défenseurs jusqu’à l’Assemblée nationale qu’il serait temps de s’inquiéter de l’impunité de ces fauteurs de guerre civile. Quand Camélia Jordana parle ainsi, elle porte la parole d’une contre-société. Celle-ci voit dans la police une force illégitime car étrangère, dès qu’un flic pénètre dans les territoires perdus par la République. La “partition” décrite par François Hollande, ou le “séparatisme” nommé ainsi par Emmanuel Macron, sont une même bombe à retardement. Or des minorités militantes tentent de l’amorcer dans l’apathie médiatique.

Sur le plateau, samedi, les appels induits à la résistance contre la France n’ont pas reçu de contradictions. Personne ne s’est levé pour dénoncer, non plus, le racisme des antiracistes. C’est ainsi qu’en Grande-Bretagne le scandale d’un réseau de proxénètes pakistanais ayant exploité des jeunes filles a été longtemps occulté, en dépit des alertes du journaliste Tommy Robinson, lâché de tous car jugé trop à droite (voir mes blogs de 2018). La ministre de l’Intérieur britannique, Priti Patel, vient de reconnaître, selon Valeurs Actuelles : “Ce qui est arrivé à ces enfants restera (…) sur la conscience de notre pays“. Camélia Jordana, se comportant comme en pays conquis, veut débattre avec Christophe Castaner pour lui dire son fait. Une explication avec un juge serait sûrement plus utile.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les banlieues en roue libre, par Etienne Lafage

Les « rodéos » se multiplient en France ces dernières semaines, provoquant de la colère, des blessés… Mais peu d’arrestations.

Nous ne sommes pas au Texas où des athlètes endurants chevauchent un cheval ou un taureau. A Lyon, Amiens ou en région parisienne, les cowboys ont un tout autre profil. Sur leurs motos, leurs quads ou dans leurs berlines, ils s’approprient les routes, les avenues ou des tronçons d’autoroute pour pratiquer un jeu qui a tout de dangereux et d’illégal.

Le phénomène existait déjà les étés précédents mais à la sortie du confinement, de nombreux quartiers ont vu ce phénomène prendre de l’ampleur. Dorénavant, c’est à plusieurs centaines de véhicules que ces jeunes déboulent sur les boulevards, sous le regard impuissant des forces de l’ordre, paralysés par les accusations de la chanteuse Camélia Jordana dans « On n’est pas couché » : selon elle les policiers « massacrent » des hommes et femmes pour leur couleur de peau…

Les riverains, excédés par les nuisances sonores et les dégradations, en deviennent les premières victimes. Bruits incessants, dégradation, pollution mais aussi blessures physiques. Dans la cité de Neuhof, à Strasbourg, ce sont deux enfants de 10 et 11 ans qui ont été blessés, mercredi 20 mai après avoir été percutés par un chauffard sur son scooter. Par chance, ils ne souffrent « que » de contusions multiples et de dents cassés, mais pas de fracture. Le conducteur « sans casque, a pris la fuite », rapporte les Dernières nouvelles d’Alsace. Mais cette fois, pas d’embrasement comme il y en a eu à Argenteuil plusieurs soirs d’affilée, après un accident impliquant un chauffard qui participait à un « run sauvage ».

Dans la métropole lyonnaise, le nombre de rodéos urbains se multiplient également, ces derniers jours. Le 20 mai, un motard de la police a été volontairement percuté à plusieurs reprises, alors qu’il intervenait avec ses collègues pour tenter de mettre fin à ce rodéo sauvage. Selon Lyon Mag, un individu circulant sur un puissant scooter a foncé plusieurs fois sur le motard, le faisant chuter. Blessé à la jambe, le policier s’est vu prescrire sept jours d’incapacité totale de travail (ITT). Les rodéos font des émules dans l’agglomération. A Bron, il s’est terminé par un feu d’artifice… tiré en direction des agents de police. A Vaulx-en-Velin, un rodéo sauvage a perturbé le réseau des transports en commun pendant un long moment. Les policiers ont interpellé une personne. Dans les Yvelines également, les motos sont de sorti pour les beaux jours. Villepreux, Sartrouville, Guyancourt, Trappes, Achères… Quelques conducteurs auraient été blessés après une chute ou des collisions avec d’autres automobilistes.

Dans la banlieue d’Amiens, ils étaient 200 à s’être donné rendez-vous dans la zone commerciale de Glisy. Les policiers sont intervenus et ont interrompu la soirée. Là encore, une personne a été interpellée et un véhicule a été confisqué, rapporte TF1.

L’adjointe du quartier Neuhof à Strasbourg au journal DNA le reconnaît, impuissante : « On a du mal à gérer les scooters dès qu’il fait beau, même pendant le confinement, ils n’ont pas arrêté ». La faute au beau temps, en quelque sorte ?

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 25 mai 2020

Le grand effacement – Cyril Raul (Les Identitaires)

La nature ayant horreur du vide, c’est parce que la France et les Français sont de moins en moins visibles que des minorités revendiquent toujours plus de visibilité. Car le grand remplacement se nourrit du grand effacement. Pour être supplanté, il faut être éclipsé.

L’effacement des mots

Un effacement d’abord sémantique. Le Français de souche n’existe pas. Pas plus que le racisme anti-blanc. La France, elle, n’est que trop rarement mentionnée : on lui préfère la République. Signe de ce renversement des mots : le terme « indigènes », qui devrait normalement désigner les Français en France, a été dévoyé. Il désigne aujourd’hui une mouvance antifrançaise : les indigénistes. En somme, des allogènes s’autoproclamant indigènes.

L’effacement de l’esprit

Au quotidien, le traditionnel « esprit français », cette manière séculaire de penser et d’agir, n’a plus voix au chapitre. Trop populaire, le « bon sens paysan » est raillé, rabaissé au niveau du « propos de comptoir ». Trop patriarcale, la notion de « bon père de famille » a été supprimée du droit français. Dans le grand vide laissé par ces absences, Marlène Schiappa s’estime autorisée à nous dicter comment vivre en couple ou élever nos enfants. Nos rapports au sexe opposé, à la famille, mais aussi aux autres peuples, à la nature, aux animaux… tout nous est désormais dicté par la parole du haut parce que celle du bas est écrasée. Le bon sens s’incline devant le dogme de la tolérance. L’idéologie de l’égalité élimine tous les préjugés, même les plus fondés.

L’effacement de l’être

Signe le plus révélateur : notre identité charnelle est éclipsée de la lutte contre l’islamisme. Nos traditions chrétiennes et nos siècles de combats européens contre la conquête islamique, thèmes les mieux à même de guider nos pensées et nos bras face à la menace, végètent dans l’abîme médiatique. On leur substitue artificiellement un débat entre la gauche arabe laïque – incarnée notamment par Zineb El Rhazoui – et les islamistes. Une opposition politique classique et séculaire dans les pays musulmans. En vérité : un énième conflit importé qui, sans l’immigration, nous serait totalement étranger.

De l’ombre à la lumière

Pourtant, et l’épidémie de Coronavirus le montre encore, ce ne sont pas les militantes féministes, les universitaires idéologues et les indignés de Twitter qui font tourner le monde. Mais les invisibles : ceux qui, dignement, travaillent et fondent des familles, ceux qui servent le bien commun en se sacrifiant, en bâtissant, en innovant. Ceux qui incarnent la France du temps long, les opiniâtres, les modestes, les immuables. Ceux à qui il faut toute la force de l’inertie et les puissants liens de l’habitude pour tolérer depuis si longtemps le dédain, la condescendance et les insultes dont ils font l’objet.

À travers un hommage aux Invalides, une pandémie, une cathédrale en flammes ou un gilet jaune réfléchissant, il arrive pourtant que cette France sorte de l’ombre. Elle en surgit de façon foudroyante, traverse l’espace médiatique par éclairs, puis disparaît. La ramener durablement à la lumière est aussi tout le sens du combat identitaire.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Agnès Thill : « Nous voulons savoir la vérité sur la pénurie des masques »

La députée Agnès Thill a interpellé le ministre de la Santé Olivier Véran au sujet de la pénurie des masques durant la pandémie, et sur les propos d’Emmanuel Macron affirmant le contraire.

Elle s’explique au micro de Boulevard Voltaire et dénonce « ceux qui se lavent les mains ».

Vous êtes une députée non inscrite de l’Oise, ex-membre du groupe parlementaire de La République en marche. À l’Assemblée nationale, vous avez interpellé Olivier Véran sur la gestion des masques par ce gouvernement, mais également par le gouvernement précédent. Pourquoi avez-vous posé cette question ?

Le manque de masques me choque et choque bon nombre de Français. Les soignants eux-mêmes ont manqué de masques. Le premier médecin mort en service du Covid-19 est de Compiègne. Cinq autres médecins ont suivi dans l’est de la France. On nous dit qu’il n’y a pas eu de pénurie. C’est tout de même un tour de passe-passe facile. Pénurie veut dire zéro.
Leur explication était qu’il y en avait peu ou pas assez. Donc, leur politique fut restrictive. Ils en ont donné très peu pour que tout le monde en ait et qu’on ne puisse jamais dire zéro. C’est exactement comme si j’avais un seul gâteau pour trente personnes. Il n’y en aurait évidemment pas assez. Si je donne une part à chacun, vingt personnes n’en auront pas. Je donne donc une miette à tous et personne ne pourra dire qu’il n’en a pas eu. Ils en ont évidemment tous manqué. La miette ne satisfera personne.
Il serait préférable d’entendre la vérité et dire que nous n’en avions pas assez et que nous avons partagé le peu que nous avions. Ce n’était toujours pas suffisant, néanmoins, personne n’a eu zéro.
Ils se sont amusés à dire que nous n’étions pas en pénurie et ils nous ont expliqué qu’il y avait une politique restrictive pour en donner peu. Voilà pourquoi j’ai voulu interroger.
En 2007, nous étions capables de fabriquer 300 à 400 masques pour correspondre aux recommandations de la DGS. Au quinquennat précédent, cela s’est détérioré. Il faut appeler un chat un chat. J’avoue que j’ai du mal à entendre que le quinquennat présent se lave les mains en disant « Ce n’est pas nous, c’est eux ».

Dans le cabinet de Marisol Touraine se trouvaient des noms familiers, Bruno Salomon, Olivier Véran, Gabriel Attal. On a peine à entendre ce discours alors que ceux d’avant étaient précisément les mêmes…

Je suis d’accord avec le fait que l’on ne peut pas prendre la responsabilité de l’autre. Par exemple, si Gabriel Attal était conseiller parlementaire au cabinet, il ne prenait pas les décisions et ne comptait pas les masques. Tous ces noms-là actuellement au pouvoir et dans l’Hémicycle ont défendu la politique précédente. On n’est pas responsable à la place de l’autre, mais ils ont approuvé cette politique, notamment Richard Ferrand et Anne-Christine Lang. On dirait des oisillons qui sortent de l’œuf. C’est insupportable ! Des gens comme moi qui sortent de l’œuf, nous pouvons presque nous en enorgueillir parce que c’est vrai. On est dirigé par une poignée qui dirige tout et qui fait bien la vieille politique en serrant les vis. Richard Ferrand et Anne-Christine Lang étaient sur les bancs socialistes. Dans ce cas, il fallait démissionner. Elle a approuvé cette politique.
On va me dire « On n’était pas d’accord et on s’est émancipé ». Quand on n’est pas d’accord, on le dit haut et fort, on appelle les médias et on démissionne. C’est exactement ce que n’a pas fait Agnès Buzyn. Le 7 janvier, elle aurait prévenu le président de la République et le 31 janvier, elle aurait prévenu le Premier ministre. Il n’y a pas eu d’effet, pourtant elle disait que c’était grave et qu’il y aurait des morts. Elle attend d’être investie pour les municipales et de faire campagne. C’est une fois qu’elle n’a pas le bon résultat qu’elle commence à parler. Elle est pourtant médecin. À sa place, j’appellerais les médias, même si c’est uniquement Mediapart qui m’écoute. Ces gens-là ont défendu la politique d’avant. Ils ne peuvent donc pas continuer à se cacher derrière la carte « Ce n’était pas nous, c’était eux ». C’était précisément eux qui étaient là.

Nos téléspectateurs vont prendre connaissance de la réponse que vous a faite Olivier Véran. Cette réponse était assez sèche, voire limite, irrespectueuse. À quoi attribuez-vous cet éclat d’Olivier Véran à votre encontre ?

En Marche ! ne supporte guère les objections. Une bonne partie ne peut pas me voir. Ils savent qu’ils m’ont virée pour rien. J’avais déjà montré le dossier, mais je peux le montrer à tous les journalistes qui veulent le voir. Il est vide. Les 10 tweets n’ont rien d’homophobe ou de raciste. Ils auraient sûrement souhaité que je me taise, mais je ne me tais pas. Je continue à dire qu’ils sont sectaires.
Ils ne peuvent pas me voir plus que quiconque. On dirait que leur ennemi, c’est moi et non Le Pen ou Mélenchon. Olivier Véran m’avait écrit un tweet : « Désolé, ce n’est pas en latin. » Il fait partie de ceux qui ont signé les pétitions contre moi.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Réouverture du Puy du Fou : Emmanuel Macron donne raison à Philippe de Villiers

25/05/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est la bonne nouvelle du jour : le Puy du Fou est autorisé à rouvrir ces portes à compter du 2 juin. Le parc à thème de renommée internationale fondé par Philippe de Villiers en 1989 a dans la foulée annoncé sa réouverture le 11, le temps de relancer la machine. Cette annonce intervient après une âpre lutte entre l’ancien président du Conseil régional de Vendée, le Premier ministre et le président de la République. De promesses en revirements, de coups de fil en SMS, le feu vert est finalement venu de l’Élysée, par fait du Prince.
L’affaire du Puy du Fou, psychodrame au sommet de l’État, s’est donc terminée par la déconfiture d’Edouard Philippe publiquement désavoué

Dans un article paru sur le site web de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles le 20 mai, Charlotte d’Ornellas et Geoffroy Lejeune ont dévoilé le dessous des cartes d’un drame en cinq actes.

Acte I : en raison des mesures de confinement, le Puy du Fou n’est pas autorisé à lancer sa saison. Le manque à gagner est énorme, près d’un million par jour. Villiers peste contre la technostructure parisienne qui menace la pérennité de ce qu’il considère être l’œuvre de sa vie.

Acte II : Le 13 avril, Macron le répète à l’envie, le 11 mai le pays sera dé-confiné. Mais, à la fin du discours, c’est la douche froide. Pas un mot sur les parcs à thème. Irrité, Villiers en fait aussitôt part au président par téléphone. Macron donne alors sa parole d’honneur : dans la semaine qui suit le 11 mai, le Puy du Fou ouvrira ses portes.

Acte III : lors d’une réunion à l’Élysée organisée pour le secteur de la restauration le 24 avril, à laquelle est aussi convié Nicolas de Villiers, fils de Philippe et président du Puy du Fou, la date du 2 juin est évoquée. Pendant ce temps, la stratégie gouvernementale est mise en place à Matignon sous la houlette du haut fonctionnaire Jean Castex, monsieur déconfinement. Le Puy du Fou n’ouvrira que s’il produit une note détaillant les mesures prises pour éviter la propagation du virus. On s’exécute avec sérieux si bien que le président appelle Villiers le 13 mai pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Acte IV : à 21 heures ce même 13 mai, c’est le coup de théâtre

Édouard Philippe annonce directement à Villiers que, contrairement aux promesses présidentielles, le parc restera fermé jusqu’aux calendes grecques. Une pétition est lancée qui recueille des milliers de signatures en quelques heures, dont celle de Michel Onfray, Eric Zemmour, Franck Ferrand, et plusieurs personnalités politiques, y compris issues de la Macronie, s’insurgent. Le feu couve en Vendée et sans action forte de sa part, Macron risque d’être humilié par son propre gouvernement. C’est ici qu’intervient l’acte V, synonyme de dénouement.

Acte V : Macron décide le 17 mai de rapatrier le dossier en Conseil de Défense où comme il aime à le clamer il est le patron. Le 20 mai, la décision tombe à l’issue du conseil. Le Puy du Fou, site d’intérêt national, rouvrira. Pour le plus grand bonheur, n’en doutons pas, de visiteurs qui découvriront cette année de nouveaux spectacles.

Facebook / AFP : liaisons dangereuses et censures

(Observatoire du journalisme) Au moment où la liberticide loi Avia, soi-disant destinée à lutter contre les « discours de haine » se met en place, au moment où la censure devient préventive pour éliminer les « mauvaises pensées », Facebook et l’AFP, agence publique d’information de la France, renforcent leurs liens en ce domaine d’avenir.

New world order

Le réseau social a annoncé les premiers membres de son « conseil de surveillance », dont Zuckerberg avait précisé le projet dans un entretien de novembre 2018, souhaitant créer une sorte de Cour suprême qui portera un « jugement final sur ce que devrait être un discours acceptable dans une communauté qui reflète les normes sociales et les valeurs des gens dans le monde entier ». New world order, les choses sont claires.

Les nominations initiales confirment ce que l’on pouvait en attendre, les réseaux Soros et les différents lobbies LGBTQ++ sont bien représentés.

L’AFP et Facebook, main dans la main

Emmanuel Macron, lors du forum sur la gouvernance d’internet à Paris, tenu le 12 novembre 2018 à l’Unesco, avait annoncé la couleur. Il avait parlé de « méthode coopérative », unissant les capacités technologiques de Facebook et les capacités répressives (en forte progression) de l’État français. Un groupe d’une dizaine de personnes fût constitué à parité entre les deux entités, la privée et la publique. Du côté réseau, des cadres dirigeants. Du côté public, que du beau monde : le CSA (responsable des contenus), l’Arcep (responsable des télécoms et de la régulation technique, les contenants), la Disic (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) et le secrétariat d’État au numérique qui coordonne.

L’AFP s’est rangée dans le dispositif, employant 80 journalistes spécialisés travaillant essentiellement avec et pour le réseau social, en France, aux États-Unis et bientôt en Allemagne et dans les Balkans. Pour ces derniers, sans doute pour compléter le travail entrepris par l’ex directeur de la CIA, devenu magnat local des médias via le fonds d’investissement américain KKR.

Une activité qui rapporte. De moins d’un million d’euros en 2018, les revenus en découlant auraient dépassé les 2,5M€ en 2019 et sur le seul mois de mars un chiffre d’affaires dépassant celui d’une année selon les déclarations du nouveau président de l’AFP, Fabrice Fries aux Échos.

Dans ce cas précis Facebook est un client de l’AFP et le rémunère pour ses services. Mais il peut aussi devenir partenaire et alors verser de l’argent directement aux médias (comme Google l’a fait en finançant la création des Décodeurs du Monde). Quelques exemples, Libération qui a reçu 225K€ en 2018 pour financer Check news, ou encore L’Express, Le Monde, France 24 et même le gratuit 20 Minutes, qui vient de remporter une bourse de 37K€, au titre (ne riez pas) d’un « Coronavirus Fact Checking Grant » du réseau social américain. Une miette pour Facebook ; merci no’t maît’ disaient les manants à leur seigneur en d’autres temps. Serviteur diraient d’autres…