Vers un urbanisme totalitaire ? – C’est gros comme une maison

urbanisme maison

Si, comme la très grande majorité des Français, vous aspirez à vivre dans une maison individuelle, si possible avec un petit bout de jardin, eh bien sachez que ce désir n’est en aucun cas légitime et que, bien au contraire, il représente un « non-sens écologique, économique et social ». C’est Emmanuelle Wargon, ministre du Logement du gouvernement Macron, qui vous le dit.

En effet, l’ex-lobbyiste en chef de Danone a déclaré, lors d’un discours prononcé jeudi dernier, que « les maisons individuelles, ce rêve construit pour les Français dans les années 70, ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier, sont un non-sens écologique, économique et social. Le modèle du pavillon avec jardin n’est pas soutenable et nous mène à une impasse ».

Outre que ces propos démontrent une nouvelle fois la totale déconnexion entre les prétendues « élites » et les aspirations des Français qu’elles sont censées représenter, ils ne lassent pas d’inquiéter. Car que propose le ministre, et à travers elle le gouvernement, face à « l’aberration » que serait la maison individuelle ? La « densification des villes » et la multiplication des logements collectifs. En bref, l’entassement dans des cages à lapins en béton ! Tout cela, bien entendu, au nom de la sacro-sainte « écologie », décidément mise à toutes les sauces et qui sert désormais d’argument massue pour faire taire toutes les oppositions. D’ailleurs, si Emmanuelle Wargon a tenté de légèrement rétropédaler en affirmant que ses propos avaient été « caricaturés » et « qu’il n’était pas question d’en finir avec la maison individuelle », elle a cependant pleinement assumé le fait de s’opposer aux souhaits des Français en affirmant : « Nous sommes face à une urgence climatique qui ne se négocie pas. Il n’est pas question de renoncer à loger les Français mais de le faire autrement. En respectant un principe : l’intensité heureuse. A savoir une densité d’habitat qui crée des quartiers dynamiques, vivants et chaleureux. » Derrière ce charabia technocratico-fumeux, on voit clairement poindre l’enfer écolo-concentrationnaire du HLM pour tous.

La prise de position de la fille de Lionel Stoléru et Francine Wolff a naturellement provoqué un tollé notamment chez les professionnels de la construction qui déplorent une « stigmatisation persistante de l’habitat individuel, à contresens des aspirations des Français ». Mais de ça, nous l’avons vu, le ministre se moque comme de sa première campagne en faveur des OGM et de l’huile de palme.

On notera par ailleurs, que, bien entendu, la ministre du Logement possède pour sa part une belle maison individuelle de 150 mètres carrés à Saint-Mandé, dans la chic banlieue parisienne. « L’intensité joyeuse », apparemment, c’est surtout bon pour les autres, pour les ploucs et les sans-dents.

Par décence, on s’abstiendra en outre d’évoquer le parc immobilier de nombre de ses collègues du gouvernement. Une fois encore, nos dirigeants s’inscrivent dans la grande tradition républicaine du « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », et poussent le cynisme jusqu’à faire passer l’empilage urbain pour un impératif écologique.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 18 octobre 2021

Éric Zemmour – “Politique sanitaire : On a imité un régime totalitaire communiste, la Chine !” [vidéo]

Éric Zemmour

19/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Il occupe le terrain de la campagne présidentielle mais il n’est toujours pas officiellement candidat. Éric Zemmour était récemment l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-14h, “Bercoff dans tous ses états”.

Son livre n’est pas un programme présidentiel. Il est le résultat des nombreuses rencontres effectuées par le polémiste, à l’origine de la vision de la France qu’il défend aujourd’hui.

Une vision de la France qui, à l’écouter, répond à la réalité que vivent de nombreux Français, mais qui ne fait pas que des heureux. Loin de là. Critiqué, insulté, parfois menacé, Éric Zemmour ne se démonte pas. Pour le journaliste, ses détracteurs “sont une petite minorité de gens qui, depuis des décennies, font la loi sur le dos du peuple français. Elle est furieuse car elle constate qu’il y a une partie croissante du peuple français qui entend ce que je dis et qui me suit. Ce qui provoque chez elle une éruption de boutons“.

Selon Éric Zemmour, il faut conserver la France “telle que nous l’avons connue”

J’essaie de me battre pour que nous conservions la France telle que nous l’avons connue. Mais ce n’est déjà plus le cas. On est passé dans un autre monde. Le fameux grand remplacement, considéré par nos élites, comme un fantasme, est une réalité. Dans les banlieues, il n’y a plus de Français de souche. Dans les villes épargnées par cette immigration de masse, on a déjà 20% d’immigration extra-européenne. Le mouvement est une généralisation. Moi je pense qu’il faut arrêter ce mouvement, amorcer un reflux, sinon la France ne sera plus la France à horizon 20 ans,” précise encore le polémiste sur Sud Radio.

Pour Éric Zemmour, une course poursuite s’est engagée entre la démographie et la politique. “La démographie, c’est simple. À horizon 2050, on comptera deux milliards d’Africains. Un rapport de un à quatre face à l’Europe. C’est le même rapport, mais à l’envers, de celui de 1900. Ce qui a donné la colonisation. Je ne suis pas dans les mythes. C’est le produit du rapport démographique“, estime-t-il. “Nous avons appris en France que dans les moments les plus désespérés, un Français se levait et arrêtait l’inéluctable“, lance Éric Zemmour. Une phrase qui n’est sans doute pas prononcée au hasard…


Laurent Obertone fustige « l’inertie de la population », un an après la mort de Samuel Paty [vidéo]

18/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après l’assassinat de Samuel Paty, la France est-elle enfin sortie de la spirale du terrorisme islamiste ? Pour l’écrivain Laurent Obertone, la délinquance et l’insécurité en France participent d’une forme de « terrorisme communautaire ».

Entretien.


Un président en campagne ? Macron sort le carnet de chèques

macron

Pour le chef de l’Etat, la campagne présidentielle semble déjà engagée. Mardi dernier, dans la salle des fêtes de l’Elysée, Emmanuel Macron annoncé 30 milliards d’euros d’investissements dans le cadre du plan « France 2030 ». Officiellement, il s’agit de garantir la compétitivité industrielle du pays et de développer les technologies dites d’avenir. Pendant deux heures, le président a présenté son programme, notamment destiné à « faire émerger les champions de demain ». D’où cette injonction volontariste : « Mieux produire, mieux vivre, mieux comprendre le monde. » Les soutiens d’Emmanuel Macron ont distillé les éléments de langage du maître à commencer par celui qui ne veut pas opposer l’industrie classique à la « start-up nation ».

Ce sont donc des sommes généreuses que le locataire élyséen met sur la table : 8 milliards pour l’énergie, 4 milliards pour les nouveaux moyens de transport, 2 milliards pour l’agriculture, 3 milliards pour la santé et 6 milliards pour la production électronique. Les esprits chagrins notent la multiplication des « cadeaux » financiers dont le risque est de creuser la dette. Car l’argent public, c’est toujours celui du contribuable… Depuis le Covid, on peut énumérer ces mesures : plan de relance de 100 milliards d’euros, investissements pour Marseille ou aide aux ménages bénéficiant du chèque énergie.

Des annonces critiquées

Si le montant de 30 milliards d’euros est considérable, le budget 2022, qui doit être discuté dans les semaines à venir à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, ne prévoit que 3 à 4 milliards pour le plan « France 2030 ». Autrement dit, les sommes mises sur le tapis ne seront pas pour tout de suite… Les opposants à Macron mettent en cause les annonces présidentielles, dénonçant une campagne électorale qui ne veut pas dire son nom. Ainsi, Marine Le Pen a dénoncé sur Twitter le « quoi qu’il en coûte, je veux être réélu ! ». La candidate du RN estime par ailleurs que les promesses de Macron « n’engagent que son successeur ». Pour Daniel Fasquelle, maire du Touquet et trésorier du parti Les Républicains, il ne s’agit que de « dépenses électoralistes supplémentaires ». D’autres dénoncent des « limites » en matière d’écologie, à l’instar du député Matthieu Orphelin, ex-LREM et soutien de Yannick Jadot, candidat des Verts à la présidentielle. Mais du côté macroniste, on salue l’action du président. Ainsi, le député LREM du Rhône, Bruno Bonnell, a rappelé que « le président a promis de réformer jusqu’au dernier quart d’heure ».

D’autres élus du groupe parlementaire majoritaire se veulent plus consensuels dans les objectifs. Pour Roland Lescure, député des Français de l’étranger, « il faut mettre le pays sur les bons rails pour répondre au défi de la transition écologique, se projeter vers une France décarbonée, industrielle et moderne » tout en reconnaissant que « le Covid-19 a permis de nous réinterroger, notamment sur la nécessité de réindustrialiser pour garder notre souveraineté ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2021

17 octobre 1961 : un « massacre » imaginaire, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Une tribune de Bernard Lugan, publiée le 12 octobre dernier, et qui permet de rappeler certaines vérités historiques sur le “Massacre du 17 octobre 1961”.


Le 17 octobre prochain, comme chaque année, les autorités françaises, les islamo-gauchistes et le « Système » algérien vont commémorer un massacre qui n’a pas eu lieu…

Sur ce blog, ayant périodiquement à la même date déconstruit l’histoire officielle de ce prétendu « massacre », je me contenterai de renvoyer au chapitre IX intitulé « 17 octobre 1961, un massacre imaginaire » de mon livre « Algérie l’Histoire à l’endroit » en ajoutant ici quelques éléments essentiels à la compréhension du montage culpabilisateur qui nous est imposé :

1) La guerre d’indépendance algérienne se déroula également en métropole. Pour la période du 1er janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223 attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6000 Algériens et en blessa 9000 autres.

2) Face à ces actes de terrorisme visant à prendre le contrôle de la population algérienne vivant en France, le 5 octobre 1961, un couvre-feu fut imposé à cette dernière afin de gêner les communications des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.

3) En réaction, le 17 octobre 1961, le FLN décida de manifester afin de montrer sa force, et pour tenter d’achever sa prise de contrôle des Algériens vivant en métropole.

4) Assaillis de toutes parts, les 1658 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non les 7000 comme cela est trop souvent écrit, sont, sous la plume de militants auto-baptisés « historiens », accusés d’avoir massacré des centaines de manifestants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Or, cette version des évènements du 17 octobre 1961 à Paris relève de la légende et de la propagande. Tout repose en effet sur des chiffres inventés ou manipulés à l’époque par le FLN algérien et par ses alliés communistes. Jouant sur les dates, additionnant les morts antérieurs et postérieurs au 17 octobre, pour eux, tout Nord-Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961, est une victime de la « répression policière »… Même les morts par accident de la circulation comme nous le verrons plus loin !!!

Cette manipulation fut réduite à néant en 1998, quand le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission d’enquête. Présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern, elle fut chargée de faire la lumière sur ce qui s’était réellement passé le 17 octobre 1961 à Paris. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque-là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière de la légende du prétendu « massacre » du 17 octobre 1961[1].

Le paragraphe 2.3.5 du Rapport intitulé Les victimes des manifestations est particulièrement éloquent car il parle de sept morts, tout en précisant qu’il n’y eut qu’un mort dans le périmètre de la manifestation, les six autres victimes n’ayant aucun lien avec cet évènement, ou ayant perdu la vie postérieurement à la dite manifestation dans des circonstances parfaitement détaillées dans le rapport.

Quel est donc l’état des connaissances aujourd’hui ?

– Le 17 octobre 1961 à Paris, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation… et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ? L’enquête semble attribuer cette mort à des coups de crosse de mousqueton.

– Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant « massacre » faisant des dizaines, voire des centaines de morts algériens, ni les hôpitaux parisiens, ni l’Institut Médico-Légal (la Morgue), n’enregistrèrent l’entrée de corps de « NA » (Nord-Africain dans la terminologie de l’époque). Ce qui ne veut naturellement pas dire qu’il n’y eut pas de blessés, mais mon analyse ne porte que sur les morts.

– A Puteaux, donc loin du périmètre de la manifestation, deux morts furent néanmoins relevés, or ils étaient étrangers à la manifestation. L’un d’entre eux deux, Abdelkader Déroues avait été tué par balle, quand le second, Lamara Achenoune, avait quant à lui été achevé par balle après avoir été étranglé.

– Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne était donc de 3 morts, pour rappel, Guy Chevallier, Abdelkader Déroues et Lamara Achenoune. Nous sommes donc loin des dizaines ou des centaines de morts et de « noyés » auxquels la bien-pensance française rend annuellement hommage !!!

Conclusion : le seul mort algérien de la manifestation est donc un Français métropolitain…

Certes, postulent les accusateurs de la France, mais les cadavres des Algériens « massacrés » par la police furent reçus à l’IML, l’Institut Médico-Légal de Paris (la Morgue), les jours suivants.

Cette affirmation est également fausse. En effet, l’Annexe III du « Rapport Mandelkern » donne un décompte détaillé des 41 cadavres de Nord-Africains entrés à l’IML de Paris du 19 octobre au 4 novembre. Pour mémoire, le 17 octobre il n’y eut aucune entrée, et 2 le 18 octobre.
Sur ce nombre de 41 morts, 25, soit 13 corps identifiés et 12 corps non identifiés sont mentionnés sous la rubrique « Dossiers pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre ». Ceci fait que les 16 autres morts n’ont rien à voir avec la manifestation du 17 octobre.

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Immigration : comment expulser tous les étrangers en situation irrégulière ?

expulsion immigration

Après un premier article consacré à la règle du non-refoulement et à son application dans différents pays européens puis un deuxième article sur les nombreuses carences de l’espace Schengen, c’est aux expulsions des étrangers en situation irrégulière que ce troisième article sur l’immigration en France est consacré aujourd’hui.
Si le futur président de la République trouvera dans ce domaine-là, comme dans tant d’autres, une situation catastrophique, il disposera de leviers pour y remédier, si tant est qu’il veuille rompre avec l’inertie imposée par le lobby immigrationniste qui tient le haut du pavé dans notre pays.

La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde…

La France est un pays particulièrement attractif pour les étrangers en situation irrégulière. Nos gouvernants semblent tout faire pour qu’il devienne le réceptacle de la misère du monde. Les nombreux signes de bienvenue qu’ils lancent à l’adresse des clandestins, détaillés notamment dans un article publié en juin 2020 sur le site de Polémia, en témoignent (1). Cette bienveillance a une traduction concrète tant dans le nombre de clandestins qui viennent en France que dans le nombre de ceux présents sur le territoire national.

Face à ce phénomène, la poussée du vote dit populiste, qui témoigne du rejet croissant de l’immigration, inquiète jusqu’à la Commission européenne. La commissaire européenne aux affaires intérieures enjoignait ainsi en novembre 2020 au gouvernement français d’accroître son effort pour expulser davantage de clandestins présents sur le territoire (2). C’est dans ce contexte que le gouvernement français, piteusement pointé du doigt, vient d’annoncer une réduction du nombre de visas délivrés aux ressortissants des pays du Maghreb. Ce levier pour contraindre les autorités de ces pays à accepter le retour forcé de leurs ressortissants n’est pourtant que l’un, parmi de nombreux autres, pouvant être utilisés pour tendre vers l’expulsion effective de tous les clandestins présents sur le territoire. Un objectif qu’une grande majorité de Français souhaitent voir atteint le plus rapidement possible.

Comme nous allons le voir, les autorités françaises sont loin de s’appuyer sur toutes les bonnes pratiques de nombre de nos voisins européens, qui sont beaucoup plus efficaces en la matière.

1/ Le diagnostic

La France est un pays très attractif pour les étrangers en situation irrégulière

Plusieurs indicateurs témoignent de l’attractivité de la France pour les clandestins.

– Le nombre de bénéficiaires de l’aide médicale d’État a plus que doublé en 15 ans pour atteindre 368 890 en 2020 (3). En dépit des dizaines de milliers de régularisations effectuées chaque année, le nombre de bénéficiaires de l’AME croît de 1 000 par mois, sans compter les autres dispositifs médicaux dont bénéficient les clandestins (4).
– Alors qu’il n’y avait que 20 000 demandes d’asile effectuées en France en 1994, elles étaient plus de 154 600 en 2019 (5) (6). La France est devenue cette année-là le 2e pays en Europe à recevoir le plus de demandes d’asile. Si notre pays accorde de façon assez restrictive le bénéfice de la protection internationale (24,7 %, alors que la moyenne européenne est de 38 %), seule une infime proportion des étrangers en situation irrégulière – ce qui est le statut commun des déboutés de l’asile qui se maintiennent sur le territoire – est expulsée. Il est désormais connu bien au-delà des frontières nationales que les clandestins présents en France, après s’y être introduits notamment en faisant une demande d’asile, ont une très faible probabilité d’être forcés à retourner dans leurs pays.

Outre les déboutés de la demande d’asile qui ne repartent pas dans leurs pays, l’importance du nombre de clandestins extra-européens présents en France a d’autres explications :

– la porosité des frontières nationales ;
– le nombre important d’étrangers qui ne repartent pas dans leurs pays à l’expiration de leurs titres de séjour.

Des sorties du territoire de personnes en situation irrégulière qui stagnent

Alors que les chiffres de l’immigration montrent que de plus en plus d’extra-Européens s’installent légalement ou clandestinement en France (7), le nombre de personnes en situation irrégulière sortant du territoire n’augmente pas en proportion, loin de là.

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Le passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Le gouvernement veut garder les Français sous contrôle ! Mercredi, un projet de loi visant à prolonger le passe sanitaire a été présenté en Conseil des ministres. En verrons-nous la fin ?

« L’hiver est propice à une reprise épidémique et de nouveaux variants pourraient apparaître. » Voilà les arguments énoncés par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du Conseil des ministres du 13 octobre afin de justifier le projet de loi qui venait d’être présenté par le Premier ministre Jean Castex. Un texte qui passera prochainement devant le Parlement et que le porte-parole du gouvernement a détaillé.

Le texte prévoit que le passe soit appliqué jusqu’au 31 juillet et que, « si et seulement si la situation s’aggrave », des décrets pourront être pris pour déclarer « un état d’urgence sanitaire pour 30 jours », avec confinement et couvre-feu, sur tout ou partie du territoire.

Par ailleurs, la lutte contre la fraude au passe sanitaire sera renforcée. Les condamnations pourront aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans de prison. Des peines particulièrement sévères pour un passe étant présenté comme provisoire.

Promesses non tenues

Aux yeux de Gabriel Attal, il faut « rester vigilant jusqu’à l’été prochain » et « ne jamais rien exclure ». S’il se veut rassurant, jurant que, « à la seconde ou le passe ne sera plus nécessaire, nous serons ravis de le retirer », pas certain qu’il parvienne à convaincre les Français, habitués aux promesses non tenues.

Le 30 avril, Emmanuel Macron assurait par exemple que « le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis ».

Deux mois et demi plus tard, le président de la République imposait cet « outil ».

Fin juillet, Olivier Véran disait que « le passe sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons. La loi nous autorise à l’utiliser au plus tard jusqu’au 31 décembre ».

Mais, mercredi, Le Canard enchaîné sortait une autre information inquiétante au sujet du ministre de la Santé. Le 6 octobre, celui-ci aurait demandé la désactivation du passe sanitaire pour « les plus de 65 ans et toutes les personnes fragiles » qui n’auront pas reçu de troisième dose sept mois après leur deuxième injection. Un projet qu’aurait validé Emmanuel Macron.

Autrement dit, et comme le clament des milliers de manifestants depuis trois mois, les Français ne semblent pas être au bout de leurs peines. La troisième dose pourrait bientôt être quasi obligatoire, comme c’est déjà le cas en Israël, et la date du 31 juillet 2022 semble tout simplement sortie de nulle part, annoncée pour donner l’illusion que les restrictions finiront un jour. Tout est désormais envisageable, comme un passe sanitaire prolongé ad vitam æternam, et pourquoi pas, très rapidement, un « passe climatique ». Il serait bien étonnant qu’aucun écologiste zélé n’aborde cette hypothèse au moment de l’élection présidentielle qui se tiendra – rappelons-le – avant la date du 31 juillet 2022, détail que semble avoir oublié le gouvernement.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2021

Pierre Cassen : « Eric Zemmour, seul candidat à avoir compris qu’on ne retrouvera pas un pays libre tant qu’on n’aura pas abrogé les lois Pleven, Gayssot, Taubira » [Interview]

Fact checkers ou désinformateurs ? Trois questions à Jean-Yves Le Gallou

fact checking

“Fact checkers”, vérificateurs, décodeurs, désintox… Pas un média ne fait désormais l’économie de ces spécialistes, chargés de “débunker” (démystifier) les “fake news” (fausses nouvelles), que ce soit sur internet ou dans la bouche des politiques (de préférence à droite de l’échiquier). Derrière ces anglicismes se cache un appareillage militant où la neutralité passe souvent au second plan. Le dernier exemple en date, lors du débat Zemmour-Mélenchon sur BFMTV, a mis en lumière certaines de leurs pratiques mais également leurs limites.
Jean-Yves Le Gallou est essayiste, haut fonctionnaire et ancien Député européen. Depuis bientôt 10 ans, il dirige la fondation Polémia, “réservoir à idées” particulièrement actif dans le domaine de la critique média. Il anime également depuis plusieurs années l’émission I Média sur TV Libertés, offrant un décryptage de l’actualité médiatique. L’un des derniers épisodes d’I Média portait justement sur le “fact-checking”.

Vous vous êtes exprimé récemment à propos du “fact checking” réalisé par les équipes de BFMTV à l’occasion du débat Zemmour-Mélenchon. Selon vous, ces “vérificateurs” sont des désinformateurs. Pouvez-vous développer ce point ?

Le « fact checking », la « vérification » des informations telle qu’elle est effectuée par les journalistes des grands médias a un double objectif :

– permettre aux journalistes de reprendre le pouvoir et le contrôle de l’information aux dépens de leurs invités, en particulier les politiques,
– sauver le point de vue politiquement correct des attaques qu’il subit et le protéger des assauts du réel.

J’ajouterais que tous ces anglicismes (“fact checking”, “fake news”, “debunkage”) sont à l’image du salmigondis prétentieux en usage dans les agences de communication, pour donner une impression de sérieux, « un vocabulaire de spécialistes qui ne peuvent se tromper ».

Le « fact checking » présente un triple biais :

– dans le choix des personnalités dont on vérifie ou non les affirmations : à ce propos combien de « fact checking » sur les déclarations de Véran, régulièrement approximatives et non sourcées, sinon carrément mensongères ?
– dans le choix des questions et des sujets,
– dans le choix des « experts » : ainsi sur la question de l’immigration pourquoi faire appel à Hervé Le Bras qui prétendait déjà il y a 30 ans que « l’immigration était stable » et « qu’il n’y avait pas de baisse de la fécondité des Françaises » et non à Michèle Tribalat plus lucide et plus rigoureuse, sinon pour tromper l’opinion ?

Qu’est-ce qu’un bon expert ? Ce n’est pas quelqu’un qui dit des choses justes, c’est quelqu’un qui présente de manière pseudo scientifique les affirmations politiquement correctes qu’on attend de lui. Et qui lui permettent d’être réinvité, d’avoir un accès régulier aux grands médias et donc de trouver des éditeurs et des sponsors pour ses travaux.

Cela pose la question plus large de l’objectivité et du devoir de neutralité : un mythe ?

Il n’y a pas d’objectivité possible car tout article, tout reportage, tout documentaire est « anglé » : il analyse les faits depuis un point de vue. Et celui-ci est par nature subjectif et partiel, sinon partial ! Le point de vue de la victime n’est pas le même que celui du délinquant. Et un chiffre même exact n’a de sens qu’en rapport avec d’autres chiffres.

J’ajoute que dans la pensée européenne – et en dehors des dogmes religieux – il n’est possible d’approcher les vérités que par la libre confrontation des points de vue. La logique du « fact checking » n’est pas celle-là, c’est celle du MINIVER, le ministère de la vérité dans 1984 d’Orwell. Les « fact checkers » sont au service de la vérité officielle de Macron.

Il faut les dénoncer avant qu’ils n’arraisonnent le débat démocratique : imaginez le rôle qu’ils pourraient jouer dans un débat de deuxième tour de l’élection présidentielle où ils ne manqueraient pas de confirmer les dires du candidat « gentil » et de désavouer les affirmations du candidat « méchant ».

Derrière la guerre de l’information, la guerre culturelle ?

Bien sûr : c’est une guerre des représentations. La propagande vise à faire croire des affirmations contradictoires : ainsi « le Grand Remplacement n’existe pas » mais « la créolisation, c’est formidable ».

Texte repris du site OJIM

Les raisons de la crise franco-algérienne, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Une tribune de Bernard Lugan, publiée le 3 octobre dernier, et qui permet de mieux comprendre les dessous de la crise franco-algérienne.


L’Algérie vient de rappeler en consultation son ambassadeur à Paris, puis elle a décidé de fermer son espace aérien aux avions français ravitaillant Barkhane. La raison ? Simple calcul électoral ou véritable et louable prise conscience, le président Macron qui, jusque-là, parlait de la colonisation comme d’un « crime contre l’humanité », vient étonnamment de faire preuve de « virilité » en dénonçant le cœur du « Système » qui pompe la substance de l’Algérie depuis 1962. Deux points de la déclaration présidentielle ont littéralement ulcéré les dirigeants algériens :

1) Les prédateurs qui dirigent l’Algérie survivent à travers une rente mémorielle entretenue par une fausse histoire.

2) L’existence de l’Algérie comme nation est discutable puisqu’elle est directement passée de la colonisation turque à la colonisation française. Or les dirigeants d’Alger ne dénoncent jamais la première.

Le président Macron aurait-il donc lu mon livre Algérie, l’histoire à l’endroit, un livre expédié à l’Elysée au moment de la publication du lamentable « rapport Stora », et dans lequel la fausse histoire algérienne est démontée en dix chapitres ? L’on pourrait en effet le penser puisque, l’Algérie vit effectivement au rythme d’une fausse histoire entretenue par une association sangsue, l’ « Organisation nationale des moudjahidines » (ONM), les « anciens combattants ». Or, comme l’a déclaré l’ancien ministre Abdeslam Ali Rachidi, « tout le monde sait que 90% des anciens combattants, les moudjahidine, sont des faux » (El Watan, 12 décembre 2015). J’ai ainsi démontré, toujours dans mon livre, que les moudjahidine furent en réalité cinq fois moins nombreux que les Algériens combattant dans les rangs de l’armée française.

En 2008, Nouredine Aït Hamouda, député du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie), a lui-même pulvérisé cette fausse histoire et son mythe du 1,5 million morts causés par la guerre d’indépendance. Un chiffre que tous les Algériens sérieux considèrent comme totalement fantaisiste, mais qui permet au « Système » de justifier le nombre surréaliste des veuves et des orphelins, soit 2 millions de porteurs de la carte de moudjahidine et d’ayants-droit, dont les ¾ sont des faux…
Ces faux moudjahidine qui vivent de la rente mémorielle née de la fausse histoire, bénéficient du 3° budget de l’Etat, juste derrière ceux de l’Education et de la Défense. Car, « originalité » algérienne, et contrairement à la loi naturelle voulant que plus on avance dans le temps, moins il y a de gens qui ont connu Abd el-Kader…, en Algérie, tout au contraire, plus les années passent, et plus le nombre des « anciens combattants » augmente…Ainsi, fin 1962-début 1963, l’Algérie comptait 6000 moudjahidine identifiés, 70.000 en 1972 et 200.000 en 2017…

Comment regarder l’histoire en face quand, en Algérie, six décennies après l’indépendance, l’on obtient encore la carte d’ancien moudjahidine sur la simple déclaration de « faits d’armes » imaginaires ? La raison est que ses détenteurs ainsi que leurs ayants-droit touchent une rente de l’Etat, bénéficient de prérogatives, jouissent de prébendes et disposent de passe-droits. Cette carte permet également d’obtenir une licence de taxi ou de débit de boisson, des facilités d’importation, notamment de voitures hors taxes, des réductions du prix des billets d’avion, des facilités de crédit, des emplois réservés, des possibilités de départ à la retraite, des avancements plus rapides, des priorités au logement etc.
Dans ces conditions, toute remise en question de la fausse histoire entrainerait la ruine des prébendiers et la mort du « Système ». Voilà donc pourquoi les dirigeants algériens se sont directement sentis visés par les propos du président Macron.

La situation économique, sociale, politique et morale de l’Algérie est à ce point catastrophique que des milliers de jeunes sans espoir tentent l’aventure mortelle de la haraga, la traversée de la Méditerranée. Quant au « Système », totalitaire et impuissant tout à la fois, acculé par la rue dans une impasse, il est aux abois. Réduit aux expédients et aux basses manœuvres, afin de tenter de faire diversion, voilà pourquoi, totalement isolé diplomatiquement et coupé de sa propre population, il a ordonné une double offensive, à la fois contre le Maroc, d’où la rupture des relations diplomatiques avec Rabat (voir le numéro d’octobre de l’Afrique Réelle), et contre la France. Une fuite en avant suicidaire.

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

La banlieue c’est pas rose – La banlieue, c’est morose

banlieue racaille

Les faits remontent au jeudi 30 septembre et se sont déroulés dans le « secteur sensible » (traduction : cité de l’immigration) du quartier la Forêt. Le parquet d’Evry a ouvert une enquête pour « violences aggravées par trois circonstances, en réunion, à raison de l’orientation sexuelle supposée et par personne dissimulant son visage ». Lors de son audition, la victime de l’agression, un jeune homme âgé de 17 ans, a en effet déclaré avoir été, « en raison de son apparence », « gratuitement frappé par une meute d’individus lui criant ‟PD” ». L’enquête a été confiée au commissariat de Montgeron. Des vidéos de l’agression ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions légitimement indignées. Ainsi, sur Twitter, Sylvie Carillon, le maire de Montgeron, s’est déclarée « profondément choquée par des images d’une agression d’une violence inhumaine », ajoutant que ces « actes n’ont pas droit de cité ». On est heureux de l’apprendre… De son côté, Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout la France, a également fait part de son indignation en écrivant, également sur Twitter : « Les racailles ont inventé le ‟lynchage récréatif”. On tabasse avec autant de haine que d’amusement ! Je demande à ce que toute la lumière soit faite sur l’agression de cet homme. Aucune tolérance possible avec cette sauvagerie ! »

S’il paraît évidemment justifié, cet émoi scandalisé qui agite le landernau politico-médiatique à la suite de cette agression présumée homophobe est néanmoins révélateur à plusieurs titres. Tout d’abord, elle démontre une fois encore que toutes les victimes ne sont pas égales et que la compassion de nos belles âmes officielles est à géométrie variable, car si ce fait divers est en effet choquant et d’une insupportable violence, il est par ailleurs, hélas, d’une très grande banalité dans la « France orange mécanique » dans laquelle sont contraints de vivre tant de nos compatriotes. C’est quotidiennement que des Français subissent ce genre d’agressions, souvent gratuites, sans susciter les condamnations outrées, ni même le simple intérêt, des gros médias ni des diverses élites autoproclamées. Il semble qu’il faille nécessairement qu’existe un soupçon « d’homophobie » pour que tout ce beau monde feigne de découvrir la réalité de l’ensauvagement du quotidien et la violence paroxystique des bandes des cités… La gravité des faits apparaît donc désormais indexée sur l’orientation sexuelle des victimes. Vous avez dit « discrimination » ?

Par ailleurs, ce lâche lynchage met également en lumière, si la motivation homophobe est confirmée, la prégnance d’une hostilité haineuse envers les homosexuels dans certaines couches des populations issues de l’immigration arabo-musulmane. Or, curieusement, ce n’est jamais cette dernière qui est mise en cause par l’armada des associations LGBTQI… qui continuent à dénoncer fantasmatiquement une « homophobie d’extrême droite » totalement résiduelle, pour ne pas dire inexistante.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 13 octobre 2021

Tu seras une femme, mon fils – La “théorie du genre” de plus en plus présente à l’Éducation nationale

école théorie genre

Une circulaire de l’Éducation nationale du 30 septembre détaille et harmonise les mesures à prendre face à un élève se disant touché par la fameuse « dysphorie de genre ». Accepter qu’un enfant change de prénom et de pronom est une démarche lourde de conséquences.

La théorie du genre, on le sait, n’existe pas. Et comme elle n’existe pas, l’Education nationale en a intégré les principes dans une nouvelle circulaire intitulée “pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire”. Selon cette circulaire, les élèves qui se réclament d’une identité transgenre pourront, avec l’accord de leurs parents, prétendre à l’usage d’un nouveau prénom qui figurera sur leur carte de cantine et les listes d’appel, et entrer dans les toilettes de leur choix ; quant aux personnels de l’Education nationale, ils devront employer le pronom “il” ou “elle” choisi par l’élève – sous peine de poursuites de la famille, on peut le craindre, tandis que l’institution, elle, se réserve le droit d’user du prénom et du sexe figurant à l’état civil pour les examens nationaux.

Cette circulaire “était attendue”, précise France Info, en réponse au suicide d’une lycéenne transgenre à Lille en décembre 2020, “qui avait interrogé le rôle de l’institution scolaire dans l’accompagnement de ces élèves”. Qu’il faille s’interroger sur le rôle de l’institution scolaire dans un tel cas de figure est une évidence. On aimerait d’ailleurs que les élèves qui ont souffert de dépressions sévères déclenchées par la politique sanitaire radicale appliquée dans les écoles, dont certaines ont malheureusement abouti au suicide ou à des tentatives de suicide, aient eu eux aussi l’honneur d’une circulaire. De même, on rêverait que la multiplication des phobies scolaires – sans oublier l’explosion des dyslexies – interroge, elles aussi.

Pas de consensus médical

On aurait même souhaité que le ministère réfléchît à la manière dont les autres élèves, filles ou garçons, allaient apprécier l’éventuelle irruption d’une fille transgenre ou d’un garçon transgenre dans leurs toilettes respectives. Mais on ne peut pas penser à tout.

Quoiqu’il en soit, s’il convient de s’interroger sur la manière dont on accueille les enfants et les adolescents sujets à ce qu’il est désormais convenu d’appeler la “dysphorie de genre”, il n’est pas certain que la réponse apportée par cette circulaire soit la meilleure. Les psychiatres et psychologues, pour commencer, ne sont pas d’accord entre eux.

Dans certaines consultations, on accueille immédiatement la parole de l’enfant ou de l’adolescent comme la bonne parole, et on conseille aussitôt à la famille d’adopter sans attendre tous les codes du sexe opposé – vêtement, coiffure, prénom, pronom. On part semble-t-il du principe que la nature, en quelque sorte, s’est trompée, et qu’il faut corriger cette erreur.

Cette stratégie éclair est un petit peu surprenante. Il peut y avoir mille raisons, en effet, de ne pas se sentir bien dans son sexe, comme il peut y avoir mille raisons de ne pas se sentir bien dans sa peau : peur de ne pas être aimé, difficulté à trouver sa place dans la société, sensation qu’un corps en transformation va trop vite pour nous, abus sexuels, violences… Et la dysphorie de genre pourrait dans certains cas au moins n’être que le symptôme d’un autre trouble : autisme, dépression, anxiété sociale, syndrome post-traumatique… Aussi bon nombre de praticiens préconisent à l’inverse de faire tout simplement ce que l’on a toujours fait dans la psychiatrie infantile, c’est-à-dire écouter, dialoguer, sans se précipiter pour proposer un diagnostic et des solutions qui pourraient n’être qu’un leurre et pousser l’enfant ou le jeune dans une direction artificielle dont il aurait d’autant plus de mal à revenir qu’elle lui aura été assignée socialement.

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Guillaume Travers (la société de surveillance) : « être antilibéral, ce n’est pas du tout être contre les libertés » [Interview]

société de surveillance

La société de surveillance qui se met en place scelle-t-elle la fin du projet libéral de « société ouverte » ? Non, répond Guillaume Travers dans un nouvel ouvrage sorti aux éditions de la Nouvelle Librairie, elle en est au contraire l’aboutissement logique.

C’est la raison pour laquelle les libéraux promouvront tôt ou tard toutes les méthodes techniquement possibles de contrôle social : puçage des populations, reconnaissance faciale, modifications géniques, 5G, etc. Pour éclairer ce paradoxe, il faut revenir aux sources de la conception libérale de la liberté, et mettre en lumière ses impensés. Ce à quoi s’attache cet essai. Face à la liberté abstraite des libéraux, il appelle à retrouver une conception classique de la liberté, qui a prévalu tant dans le monde antique que médiéval — et pas sa falsification orwellienne.

Guillaume Travers est essayiste et collaborateur pour la revue Éléments. Il est notamment l’auteur d’Économie médiévale et société féodale (La Nouvelle Librairie), de Capitalisme moderne et société de marché (La Nouvelle Librairie), et coauteur de la Bibliothèque du jeune Européen (Le Rocher, avec Alain de Benoist).

La société de surveillance, stade ultime du libéralisme – Guillaume Travers – La Nouvelle Librairie (à commander ici)

Pour évoquer l’ouvrage, Breizh-info.com a interrogé Guillaume Travers.

Breizh-info.com : En quoi la société de surveillance dans laquelle nous plongeons aujourd’hui constitue-t-elle un paradoxe au regard du projet de « société ouverte » ?

Guillaume Travers : Lorsque l’on s’en tient aux apparences, il y a en effet un paradoxe. Quand on parle de « société ouverte », les images qui viennent spontanément en tête ne sont pas celles de QR codes scannés trois fois par jour, ni de reconnaissance faciale voire de puçage des individus. Mon livre affirme pourtant qu’il y a une continuité entre les deux. Quel est mon argument ? Aucune société ne peut se passer de contrôle social, c’est-à-dire de limites formelles ou informelles à la liberté et aux pulsions de l’individu. Dans les sociétés pré-modernes, structurées en communautés, le contrôle social est le plus souvent informel : chacun est amené à bien se comporter en raison de la confiance réciproque vis-à-vis des proches, parce que l’honneur personnel et familial est valorisé, parce que la marginalisation au sein de la communauté est la pire des sanctions.

De tels mécanismes ont prévalu dans le monde antique comme dans le monde médiéval. Dans un monde « ouvert », ils ne peuvent plus exister. Quand on échange avec des inconnus venus d’un autre continent, quelle confiance accorder ? Que vaut l’honneur, vis-à-vis de personnes que l’on ne reverra peut-être jamais ? Pour que les échanges entre inconnus prennent place, un contrôle social formel doit remplacer le contrôle social informel : il faut des contrats écrits, des notes de bas de page, des règles sanitaires, et quantité d’intermédiaires qui veillent à la bonne conduite des échanges. Le contrôle social se sépare peu à peu du corps social pour devenir quelque chose d’extérieur, qui forme le point de départ d’une société de surveillance. Cette extension des contrôles formels est la face cachée de la libéralisation mondiale des échanges.

Breizh-info.com : Derrière ce paradoxe, que vous exposez dans votre livre, c’est finalement à une critique du libéralisme à laquelle vous vous attelez. Pourquoi ?

Guillaume Travers : Il y a mille définitions du libéralisme, mais une seule me paraît pleinement acceptable : le libéralisme, c’est la volonté de penser la totalité de l’ordre social uniquement à partir de l’individu, ce qui revient donc à faire fi de tous appartenances communes, de tous les enracinements. Dans une perspective libérale, on est individu avant d’être Français (de sorte que l’on pourrait choisir sa nationalité), individu avant d’être homme ou femme (de sorte que l’on pourrait choisir son sexe), etc. Cette idée libérale a un défaut majeur, à savoir qu’elle est purement abstraite : de manière concrète, un individu est toujours le produit de deux parents, le produits d’appartenances locales, d’une langue, etc. En raison même de son caractère abstrait, le libéralisme conduit à des contradictions majeures : pour « libérer » l’individu de ses enracinements particuliers, il faut l’intervention de processus juridiques toujours plus abstraits et distants. Historiquement, c’est l’État qui a « libéré » l’individu de la féodalité en renforçant le centralisme, qui l’a « libéré » des langues régionales en luttant pour la disparition de celles-ci, qui l’a « libéré » des familles par l’éducation nationale, etc. C’est ce que de nombreux libéraux ne veulent pas voir : l’individu délié de tout enracinement n’était en rien naturel ; c’est le produit historique d’interventions toujours plus puissantes des États. Le même processus est aujourd’hui à l’œuvre dans le mondialisme : des structures supranationales ambitionnent de détruire les États pour « libérer » l’individu des appartenances nationales.

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Drogue et immigration : même combat !, par Clément Martin (Les Identitaires)

drogue

Le récent reportage de Quotidien, diffusé fin août sur TMC, mettait en lumière la domination des trafiquants de drogue sur le quartier des Flamants, à Marseille. Un jeune dealer s’exprimait ainsi : « Vous voyez Macron ? Les Français lui obéissent. Bah ici c’est pareil : les gens qui veulent entrer dans le quartier, ils nous obéissent ». On voit les mêmes caïds montrer au journaliste comment ils filtrent l’entrée dans la cité, à l’aide d’une barrière qu’ils sont les seuls à manipuler, dans cette banlieue livrée à la violence mafieuse. Le même checkpoint s’était fait connaître dans la cité des Rosiers, dans le 4ème arrondissement, en juin 2020 (France 3, « Marseille : cité des Rosiers, quand les dealers installent des barrages pour contrôler le trafic de drogue », 5 juin 2021).

En réponse, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonçait que la police était intervenue dans la cité. Bilan revendiqué par le ministère : « quatre interpellations » sur des « personnes ciblées », ainsi que des « saisies de drogue et d’argent liquide ». En réaction aux dernières violences qui viennent de faire un mort, une marche blanche organisée par le frère de la victime (Amine Kessaci) s’est tenue à Marseille le mardi 31 août.

Le coup de filet dont s’enorgueillit le Ministre est évidemment un coup d’épée dans l’eau. Les banlieues d’un certain nombre de grandes villes française, tout particulièrement à Marseille et dans la région, sont depuis longtemps des plaques tournantes. Un fort réseau communautaire existe dans ces villes où la population est de moins en moins française. La démonstration de la barrière devant les caméras de Quotidien illustre une réalité très simple. « Vous avez une population française, blanche, chrétienne, explique Eric Zemmour sur CNEWS, et 40 ans plus tard, vous avez une population africaine, arabo-musulmane. Cela s’appelle le Grand remplacement. Les Français sont expropriés de leur pays. »

La filière de la drogue est la même que celle de l’immigration-invasion : marocaine et essentiellement maghrébine. Par la magie du regroupement familial, les immigrés arrivent en France depuis cinquante ans, avec dans leurs bagages, les dealers de demain. De plus, l’impunité est forte dans des quartiers dominés par des communautés solidaires avec une vision tribale de la vie : « eux contre nous ». Les jeunes générations d’immigrés ont parfaitement intériorisé la faiblesse de l’Etat, s’en amusent ouvertement devant les caméras et jouissent d’une grande complicité de la part de leur famille. La raison en est très simple : la drogue fait vivre des familles entières. Lorsqu’on interroge la mère d’un délinquant mort accidentellement dans le cadre d’une interpellation de police, et que cette dernière explique que son fils était un « bon garçon », cette brave dame a elle-même vécu, entre deux allocations, du deal de sa progéniture. Une certaine forme de tribu afro-maghrébine, avec ses ramifications amicales et ses alliances, est l’assise du trafic.

Sans interruption définitive du flux migratoire, avec un moratoire intransigeant sur les entrées, et la remigration forcée des délinquants et criminels binationaux (dans un premier temps !), le trafic se perpétuera. Il y a une géopolitique méditerranéenne de la drogue à prendre en compte. D’autre part, le tabou psychologique de la « bavure » policière doit sauter : quand un policier tue un trafiquant de drogue, ce n’est pas une « bavure » mais fort souvent un acte de légitime défense. C’est aussi une perte que nous ne pleurerons pas. Drogue, immigration : même combat !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires