Fausse nouvelle concernant le FN et la famille Beltrame, par Francis Bergeron

La nouvelle était tombée jeudi à l’aube. Alors qu’une quarantaine de villes prévoyaient de donner le nom du colonel Beltrame à une rue ou à une école, la famille du héros et martyr français avait fait savoir qu’elle interdisait aux municipalités FN de baptiser une rue à son nom. L’information émanait, semblait-il, de la revue L’Essor de la gendarmerie nationale.

Aussitôt, sans aucune vérification, l’information a été relayée d’un bout à l’autre de l’hexagone, et jusqu’à l’étranger. C’était une terrible humiliation pour le FN, pour les millions de personnes qui se reconnaissaient dans le Front national, et pour ces municipalités qui se voyaient ainsi interdites d’admiration et de reconnaissance à l’égard de l’héroïque officier.

BFMTV avait largement diffusé la nouvelle. Le site gauchiste des Inrockuptibles en avait fait l’évènement de la journée, et pendant une dizaine d’heures, les chaînes d’information continue ont relayé l’affreux message. Les débats commençaient à s’ouvrir : cette interdiction ne concernait-elle que les villes FN, ou aussi les villes proches des sensibilités du FN, comme Orange ou Béziers ?

On attend le mot d’excuse

Jusqu’à ce qu’un journaliste du Parisien ait l’idée d’interroger la mère du colonel Beltrame. « Arnaud Beltrame est français. Il appartient à tout le monde », a répondu madame Beltrame, avec une parfaite dignité. C’est à peu près la même réponse que celle de la famille Knoll à ceux qui voulaient interdire au Front national de rendre hommage à Mireille Knoll.

Ainsi donc il ne s’agissait que de « fake news », d’une fausse information, probablement diffusée à dessein.

Puisqu’une loi est annoncée contre les « fausses nouvelles », il y a là un cas pratique qui justifierait de remonter jusqu’aux concepteurs de la fausse nouvelle, en passant par ses propagateurs, et de tester les peines d’amende, voire de prison, dont sont menacés les fabricants de telles nouvelles. Quant à tous ceux qui ont relayé avec sarcasme l’information, à commencer par les Inrockuptibles, on attend le mot d’excuse à la famille, au FN, et d’abord à leurs lecteurs, trompés (une fois de plus, serait-on tenté d’écrire) par le traitement non professionnel de l’information dans ce support.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Benzema a découvert pourquoi il ne chantait pas la Marseillaise

Il aurait pu, mais à condition qu’une cellule psychologique arrive immédiatement sur la pelouse pour tenter d’effacer le traumatisme causé par ces paroles épouvantables.

Les supporters de l’équipe de France ont enfin l’explication du silence de Benzema durant l’hymne national. Non, il ne chantait pas. La séquence, même diffusée au ralenti, ne laissait aucun doute sur la question. La mâchoire ne bougeait pas, les lèvres étaient inactives. Certains se consolaient en imaginant qu’il était peut-être ventriloque. Qu’il parvenait à chanter dents serrées, bouche fermée. Une sorte de sportif de haut niveau doté d’une grosse aptitude pour le music-hall. Un surdoué, quoi ! Eh bien, non.

Dans une interview accordée au magazine Vanity Fair, l’ex-« non-chantant » des Bleus dévoile enfin les vraies raisons de son mutisme. « La Marseillaise, dit-il, si vous l’écoutez bien, appelle à faire la guerre. Et j’aime pas ça. » Tant de pacifisme nous interpelle au niveau du vécu. Allez taper dans un ballon après avoir chanté des étendards sanglants et autres égorgements de fils et de compagnes… Il aurait pu, mais à condition qu’une cellule psychologique arrive immédiatement sur la pelouse pour tenter d’effacer le traumatisme causé par ces paroles épouvantables. Entendre ses collègues entonner de telles horreurs était, en soi, une épreuve déjà bien difficile. La partie la plus dure de la soirée. Le truc qui vous coupe les pattes d’entrée.

Il y a quelques années, Benzema se justifiait au nom de la liberté individuelle. « On ne va pas me forcer à chanter », disait-il, citant également Zidane qui restait, lui aussi, muet comme une carpe durant la chanson. Autres temps, autre motif.

Mais regardons vers l’avenir. Dans l’hypothèse d’un retour de Benzema dans l’équipe de France, une adaptation des paroles de la « Marseillaise » à son hypersensibilité pourrait-elle le voir enfin interpréter l’hymne à gorge déployée ? « L’étendard charmant est levé… Ils viennent jusque dans vos bras chatouiller vos fils et vos compagnes… » Par exemple. Plus aucune raison de rester de marbre. Quelques modifications judicieuses pourraient arrondir les angles des états d’âme du champion. Dopé par des paroles de paix et d’amour, Benzema chanterait même PENDANT le match. Impossible de l’arrêter. Quelques buts par-ci, par-là, histoire d’agrémenter la partie musicale. Quarante-deux « Marseillaise » au compteur en fin de rencontre. Épuisé, vidé, mais heureux d’avoir su allier sport et paix.

Que nous réserve la prochaine justification de Benzema ? Laryngite chronique ? Cordes vocales en réparation ? Aucune allusion à l’Algérie dans le texte ? Manque de youyou dans la mélodie ? L’athlète doit prendre le temps de mettre au point une nouvelle explication. Que nous attendons avec impatience…

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Marine Le Pen : “La France Insoumise accompagnée de ses punks à chiens occupent les universités!”

20/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
La présidente du Front national a battu en brèche, jeudi dans Questions d’info, l’idée que des étudiants occuperaient leurs universités. Elle y voit au contraire l’influence du mouvement de Jean-Luc Mélenchon face à la faiblesse du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Non, les étudiants n’occupent pas les universités. La France insoumise accompagnée de ses punks à chiens traditionnels occupent les universités. Ce n’est pas exactement la même chose.


Mauvaise nouvelle pour les gardés à vue

20/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le 30 mars dernier, le Conseil Constitutionnel, présidé par Laurent Fabius, informait les français d’une étonnante décision : toute personne en garde à vue sera susceptible de devoir donner son code de déverrouillage de téléphone portable.

Cette décision découle directement de l’article 434-15-2 (lire article 434, paragraphe 15, alinéa 2) de la loi anti-terroriste de 2001, qui condamnent les individus ayant refusé de remettre des données « susceptibles d’avoir été utilisées pour […] commettre un crime ou un délit ».

Ces données seraient alors dans le téléphone portable, et la seule barrière à son accès serait donc le code de déverrouillage. La Cour Européennes des Droits de l’Homme pourrait s’opposer à cette décision, si la Cour de Cassation ne le fait pas avant…

Macron renforce les zadistes, par Caroline Parmentier

Plus fort pour bombarder la Syrie que pour virer les zadistes et les antifas, le gouvernement s’est mis lui-même dans cette situation intenable. Où est l’autorité de l’Etat dont Emmanuel Macron disait qu’elle serait sa marque de fabrique ?

Il fallait réagir très vite après la décision d’abandonner le projet d’aéroport. Les zadistes et la racaille étrangère venue les soutenir, sortent chaque jour renforcés des tergiversations et concessions. C’est un Hulot hagard, ravagé par ses problèmes personnels (sous anti-dépresseurs ?) que l’on a vu mercredi sortir mollement d’une « réunion cruciale » à la préfecture de Nantes qui s’est soldée par un nouvel « échec du dialogue ». En même temps, que peut-il bien leur dire sans se prendre dans la figure des cageots entier de courgettes bio, lui qui a longtemps été un de leurs plus fervents partisans avant de passer chez les « traîtres » ?

Indéfiniment c’est l’indulgence plénière des gouvernements de gauche pour ces voyous dont Le Monde et Edwy Plenel, se sont fait les porte-voix. Chaque jour la situation s’enlise un peu plus avec des forces de l’ordre réduites à déblayer chaque matin les barricades remontées la nuit par les zadistes qui continuent de bloquer les routes. Jusqu’à ce qu’il y ait un mort ?

Les professionnels du projet de désordre

Le gouvernement n’avait-il pas affirmé en janvier que la zone serait évacuée et qu’il laissait déjà jusqu’au 31 mars aux occupants illégaux pour plier bagage ? On a offert la possibilité aux expulsés de déposer leurs « projets agricoles » sur des parcelles dont ils ne sont pas propriétaires, occupées pendant des années, sans jamais rien payer y compris pour l’enlèvement de leurs nombreux déchets. On a tenté de régulariser leur situation au mieux de leurs intérêts alors qu’ils auraient dû être évacués à grands coups de pied dans le train. On leur a donné des délais supplémentaires, on leur a concédé des passe-droits incroyables qui ont scandalisé les agriculteurs soumis, eux, à une législation draconienne. Mais ça n’était jamais assez. Finalement les rares qui ont voulu rentrer dans la légalité en déposant un projet para-agricole se sont fait menacer et terroriser par les professionnels du projet de désordre.

« C’est vrai que je pensais que la délégation qui avait accepté de venir me voir avancerait vers des choses qu’on leur demande qui sont assez simples » déclare Nicole Klein, préfet de région : « donner leur nom et présenter un projet agricole. Il y a un refus absolu d’entrer dans ce qui est normal pour tout autre agriculteur en France, c’est incompréhensible et inacceptable pour tous les autres. »

Le choc des images est insupportable. Combien de temps 200 crasseux (depuis que la Zad a été évacuée, ils sont chaque jour plus nombreux !) vont-ils tenir en en échec 2 500 policiers et gendarmes ? Macron qui proclame devant quatre millions de Français qu’ils n’ont aucune légitimité, montre l’image d’un impuissant. A Notre Dame des Landes c’est la double peine pour les riverains qui sont dans la légalité, ceux qui payent leurs impôts, ne brûlent pas et ne saccagent pas les centres-villes : non seulement le projet d’aéroport a été abandonné mais les affrontements et la chienlit sont aussi violents que s’il avait été construit.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 19 avril 2018

Mai 68, la révolution des imbéciles

A l’occasion du 50e anniversaire des événements du printemps 1968, Charles Saint-Prot, qui a récemment publié L’Etat-nation face à l’Europe des tribus (éd. du Cerf), signe un vigoureux pamphlet sous le titre évocateur Mai 68, la révolution des imbéciles (éditions de Flore).

On aura compris que ce texte n’est pas tendre à l’égard de ce que l’auteur qualifie de « chamboulement abject, un mouvement littéralement antisocial conduisant à l’institution d’un individu abstrait livré à la domination du Marché mondialisé… ». Il ajoute « Sous couvert d’un gauchisme de façade qui ne fut rien d’autre que la maladie sénile du crétinisme, Mai 68 fut le terreau d’un nouveau totalitarisme qui s’épanouit aujourd’hui avec un rare cynisme. Moins qu’une révolution, ce fut le début d’un long processus de pourrissement, de renversement des valeurs ».

On comprendra qu’aux yeux de Charles Saint-Prot, rien n’est plus urgent qu’en finir avec le mythe soixante-huitard pour remettre les idées à l’endroit. L’analyse faite par ce penseur des causes de mai 68 est particulièrement intéressante. Après avoir posé le principe qu’ « en 1789 comme en mai 1968, l’idéologie révolutionnaire n’est qu’une vision illuminée au service d’intérêts obscurs », il s’interroge sur la nature de ces intérêts. A cet égard, il rappelle ce qu’écrivait le professeur Jean Rouvier, dans son fameux ouvrage Les grandes idées politiques (1978), affirmant qu’un « lobby israélo-américain » ne fut pas étranger au déroulement de ces événements. Ainsi, tout se serait passé « dans le dos des acteurs » comme a pu le constater Régis Debray. Charles Saint-Prot soutient donc que l’agitation fut orchestrée de l’étranger pour affaiblir la France que le général de Gaulle avait relevée en proposant une vision « héroïque et futuriste ». Carnaval grotesque contre les valeurs traditionnelles, Mai 68 fut aussi « la première grande bataille des forces qui voulaient imprimer un bouleversement total de l’ordre politique et des valeurs de la société au profit de la dictature du Marché ultra-libéral et mondialisé. Bref, ce n’est pas l’imagination qui voulait prendre le pouvoir mais la finance anonyme et vagabonde ».

Rappelant l’obsession anti-française de ceux qui pensaient comme Cohn-Bendit que « le drapeau français est fait pour être déchiré », l’auteur met en cause l’idéologie antifrançaise qui est devenue la pensée dominante à l’aube du XXIe siècle au point que tant de pseudo-élites, passées du gauchisme à l’ultralibéralisme, renoncent à la France sacrifiée aux billevesées mondialistes et européistes. D’où cette conclusion sévère :

Libertaires et libéraux se retrouvent contre l’État-nation pour célébrer à satiété les vertus de la globalisation et de la construction européenne et encourager les tentations régionalo-séparatistes. Ils sont dans un même combat contre la pensée française, cet ultime môle de résistance contre les menaces de toute nature qui s’amoncellent au début du troisième millénaire. L’éternel enjeu consiste à réaffirmer le primat de l’homme, de la civilisation, des forces de la vie contre le nivellement matérialiste, les nuées cosmopolites, les forces de la mort. Et Mai 68 fut tout cela, sans apporter naturellement la moindre réponse aux interrogations du monde moderne.

En fait, c’est la question de l’avenir de la France qui est posée dans ce petit livre très utile à la formation de l’esprit public..

Michel Morès

Tribune reprise de Theatrum Belli

Bombarder la Syrie, c’est facile ; mater les antifas, c’est plus compliqué !

Notre gouvernement serait-il donc incapable de maîtriser la chienlit où qu’elle se passe ?

Il est décidément plus facile, pour notre Président, d’envoyer douze missiles détruire quelques bâtiments vides à cinq heures de son palais que de pacifier nos propres rebelles. Malgré des forces de police conséquentes, il est à craindre que le site de Notre-Dame-des-Landes continue à être envahi, non plus d’ailleurs par les zadistes, mais par une racaille venue d’ailleurs.

Notre gouvernement serait-il donc incapable de maîtriser la chienlit où qu’elle se passe ? Pas question, bien sûr, d’envoyer quelques missiles sur cet aéroport virtuel qui ne verra jamais le jour. Pas question, non plus, de risquer une bavure policière. M. Collomb préfère voir quelques gendarmes blessés plutôt qu’un seul révolutionnaire. C’est ainsi que le duo Macron-Collomb laisse casser, sans état d’âme, les centres-villes de Nantes, Rennes ou Toulouse par quelques centaines de jeunes têtes brûlées dissimulées sous les cagoules noires des antifas.

Ah oui, Monsieur le Président, il est plus facile d’appuyer sur un bouton pour faire décoller quelques bombardiers que de mater nos propres rebelles, qu’ils soient étudiants, antifas, grévistes ou clandestins. C’est ainsi que vous gouvernez en menaçant, sans vraiment agir. Sauf contre un certain Bachar à qui, ultime fumisterie, on retire sa Légion d’honneur. Une décoration qui vaut bien, à elle seule, la vingtaine de millions qu’a coûté à l’armée française, déjà bien pauvre, cette nuit du 13 au 14 avril.

Notre éminent Président a dû se sentir humilié lorsque celui qu’il avait traité, dimanche soir, d’« ennemi du peuple syrien » lui a rétorqué, non sans justesse : « En ce qui concerne les Français, on sait que la France a été le fer de lance du support du terrorisme en Syrie. Depuis les premiers jours, ils ont le sang des Syriens sur les mains. À ce jour, leur position n’a pas dramatiquement évolué. Ils ne sont pas en mesure d’appeler à une conférence de paix. »

On se souvient que Laurent Fabius s’était réjoui, lui, « du bon travail, sur le terrain, du Front al-Nosra ».

Le dialogue avec les Syriens semble désormais tout à fait impossible alors que ce pays, qui avait été sous mandat français depuis 1920, était imprégné de notre culture. La langue française y était fortement répandue. Dans les écoles et universités de Damas et Homs, on s’instruisait en français.

Il aura fallu l’inconscience d’un Hollande puis d’un Macron pour détruire, en moins de dix ans, cette amitié, ces relations fraternelles entre les deux pays. Demain, il faudra reconstruire ce que la coalition et les rebelles devenus terroristes ont détruit, ce que cette guerre civile a coûté aux infrastructures du pays. Reconstruire le pays, pierre par pierre. À coups de milliards de dollars.

Si la France n’avait pas déclaré une guerre morale, virtuelle puis réelle à la Syrie, les bâtisseurs français que sont les Bouygues, les Vinci ou Eiffage, et d’autres entreprises plus modestes, auraient pu se partager un gigantesque gâteau : celui de la reconstruction de villes entières, d’usines, de routes.

Demain, lorsque les armées de Bachar el-Assad auront nettoyé les derniers bastions rebelles, ce seront les grues chinoises ou russes qui œuvreront à travers ce vaste pays en ruine.

Macron, May et Trump n’auront plus qu’à regretter cet énorme manque à gagner pour les entrepreneurs de leur pays. Et, sauf assassinat toujours possible dans ces pays du Moyen-Orient, Assad sera toujours là, du haut de ses un mètre quatre-vingt-neuf, pour les narguer. Pour nous narguer, nous, le peuple, qui n’avions pourtant eu aucune intention belliqueuse à l’égard de ces populations syriennes d’origines diverses qui ont tant souffert.

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Macron Plan Banlieues

Europe : Macron enterre ses utopies, par Guy Rouvrais

Que l’Europe telle que la rêvait Macron ne soit plus qu’un souvenir utopique, il n’est que de comparer son discours dit « fondateur », en septembre 2017, à celui prononcé mardi devant les députés européens pour s’en convaincre. Dans ce dernier, il a dû faire le deuil des chimériques projets développés dans le précédent.

Auréolé de sa victoire sur Marine Le Pen, nombre de nos partenaires européens, après avoir poussé un soupir de soulagement, ont voulu faire du nouveau président le héraut de la lutte contre le souverainisme, le « populisme », le nationalisme, son succès devant marquer un coup d’arrêt à tous ceux-là. D’autant qu’au même moment, la présidence de la République autrichienne échappait de peu à la droite nationale. Croyant qu’il avait aussi reçu mandat d’aller toujours plus loin dans l’intégration européenne, Emmanuel Macron, à la Sorbonne, rédigea son ordonnance pour l’Union européenne : un ministre des Finances de la zone euro, un budget unique, une mutualisation de la dette par un système communautaire de garantie, etc. Et cela, précisait-il, pour combattre « nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli ».

Las ! Il a cru que l’hirondelle d’une élection de circonstances, la sienne, faisait le printemps du fédéralisme ! Il a dû déchanter. Loin de reculer, le souverainisme, ou à tout le moins l’hostilité à son Europe, a prospéré depuis son élection. A l’est, où l’opposition, dans le sillage de la crise des « migrants », a été un puissant ressort mais aussi à l’ouest, en Italie, troisième puissance économique européenne, fille tranquille de l’Union jusque-là, qui a donné la majorité à ceux qui rejettent cette Europe-là. Même l’Allemagne d’une Merkel affaiblie n’adhère pas au plan Macron, la nouvelle coalition avec le SPD n’a été possible qu’à cause de l’aiguillon de l’AfD qui serait devenu le deuxième parti d’Allemagne en cas de nouvelles élections.

Alors, le président français, mardi à Strasbourg, a remis ses rêves initiaux dans sa poche et, à la place, il a évoqué une « souveraineté réinventée » qui ne sera pas de « substitution » mais « complémentaire » (?) se distribuant en de simples coopérations dans le domaine commercial, énergétique, climatique et – c’est la nouveauté – numérique. Cette dernière passerait par une taxe affectée à l’accueil des « réfugies » ! Mais plus question de budget et de ministre de l’Economie uniques pour la zone euro.

Au passage, il s’en prend avec véhémence à ceux qui ont mis obstacle à sa marche forcée vers une Europe de plus en plus intégrée, bâtie sur les ruines de la souveraineté des nations historiques inscrites dans l’histoire et l’âme de notre continent. Il a donc dénoncé la tentation « autoritaire » qui menacerait le Vieux Continent, visant les pays de l’Est, autour de la Hongrie notamment, et plus récemment de l’Autriche. « Je ne cèderai à aucune fascination pour la souveraineté autoritaire », a-t-il clamé, se contentant sans doute de son autoritarisme personnel… Il se pose donc en défenseur de la démocratie, dénonçant ses collègues qui pourtant n’ont accédé au pouvoir, comme lui, que de manière on ne peut plus démocratique. Et comme lui, ils font ce qu’ils ont annoncé qu’ils feraient, que cela plaise ou non au chef d’Etat français.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 18 avril 2018

La Caisse d’allocation familiale de Meurthe-et-Moselle accusée de « transphobie »

18/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
L’Association nationale transgenre accuse la CAF 54 de violation de la vie privée en raison de son refus de prendre en compte le changement de sexes de certains de ses administrés.

La CAF aurait ainsi adressé des courriers à des personnes ayant subi des opérations de changement de sexe en utilisant une civilité ne correspondant pas au genre de réassignation des intéressés.

Selon l’association, la CAF aurait été interpellée par courrier et n’aurait néanmoins pas changé d’attitude.

« Quand nos mamans portaient le voile catholique » !, par Caroline Parmentier

Ce devait être à la même fameuse époque où les cafés étaient interdits aux femmes et où les catholiques avaient décrété qu’elles n’avaient pas d’âme, selon les bonnes vieilles fables socialistes à dormir debout.

Interrogé sur le voile islamique dont Macron a déclaré dimanche qu’il n’était pas conforme à la civilité dans notre pays, mais qu’il fallait le tolérer, Christophe Castaner a eu cette réponse stupéfiante : « On s’est posé la question il y a quelques années quand toutes les femmes catholiques portaient le voile. » Ah oui ? Où ça ?

Et le balourd président d’En Marche d’insister : « Quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question. »

« Fichtre », a dû se dire Macron. Mais à quel « voile catholique », Christophe Castaner fait-il donc allusion ? Où remonte ce traumatisme ? Serait-il le fils d’une bonne sœur ? On ne l’a pas lu dans Voici. Sa mère mettait-elle un foulard contre le mistral ? (Castaner est né à Marseille). Quelles femmes catholiques « voilées » a-t-il pu croiser dans les années 70 sur la Cannebière ? A moins qu’il n’ait pris les Algériennes en haïk pour des cathos.

Certes quelques femmes catholiques arboraient à la messe une mantille qui ne recouvrait pas entièrement les cheveux, rien à voir avec le bâchage islamiste sans lequel il n’y a pas de femme honnête et pure. Et quand elles le mettaient, c’était juste pour le temps de la messe (et parfois même seulement celui de la communion) aucune ne le conservait à l’extérieur de l’église, ni pour faire ses courses au supermarché ou accompagner ses enfants à l’école.

Le port du voile catholique de nos mamans n’existe que dans l’histoire française fantasmée de Castaner et de Benoît Hamon et dans ce formidable élan de soumission qui veut exonérer les musulmans de tout préjugé infamant ou sexiste. Avec toujours à la bouche l’argument qui s’accommode de tous les arrangements avec le salafisme, qui court devant même. Et si au passage on peut entretenir la légende obscurantiste anti-catholique, c’est encore mieux ! Demain Castaner nous expliquera que sa grand-mère portait le burkini et que les catholiques ne mangeaient pas de porc. Après l’élimination de Benoît Hamon au premier tour, rappelons que le candidat des Frères musulmans pour lequel L’UOIF a officiellement appelé à voter était… Emmanuel Macron. Un soutien que ce dernier n’a jamais rejeté.

Bientôt la Fête des Mères, pensez aux voiles de nos mamans qui leur rappelleront leur jeunesse !

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 17 avril 2018

Bernard Lugan une nouvelle fois censuré

Des civils exerçant semble-t-il les fonctions de « commissaires politiques » au sein du Ministère des Armées (MINDEF), ont fermé l’accès à mon blog pour tous les ordinateurs mindef, et cela, tant dans les administrations que dans les Ecoles ou les Corps de troupe.

Cette censure intervient au moment où l’Afrique Réelle publie un numéro spécial consacré au Mali dans le contexte de la recrudescence des actions islamistes armées dans ce pays. Un numéro dans lequel sont longuement analysés les phénomènes ayant conduit à l’impasse actuelle et les solutions qui pourraient être apportées.

Cette censure est aussi ridicule que vaine. Le filtre censurant l’accès unique géré par le MINDEF me permet en effet de constater que les visites de mon blog explosent et cela, grâce aux multiples connexions privées dont les militaires disposent tout à loisir, chez eux, à l’abri des « fichards « du ministère.

Cette censure ne pénalise donc que celles de nos forces qui ont le plus besoin d’avoir une vision complète de la situation, celles qui sont projetées sur le terrain, au Sahel, et qui ne disposent que des ordinateurs de service. Voilà donc des hommes et des femmes qui risquent chaque jour leur vie et qui, par le sectarisme ou le simple caprice de certains lapins de coursive planqués dans un ministère malheureusement confié à des civils, sont privés d’un éclairage qui pourrait leur être utile.

L’Afrique Réelle qui fête son 100e numéro et qui entre dans sa dixième année, se rit naturellement de cette censure liberticide. Grâce à la fidélité de ses abonnés, et en dépit des coups répétés, « avec le calme des vieilles troupes », la revue continuera à analyser la situation africaine à travers le seul prisme du réel. Ce réel qui agace tant les idéologues et qui met quotidiennement à mal les petites certitudes d’envieux dont, comme le disait le poète vaudois Louis-Auguste Martin, « la haine ne meurt que sur la ruine du mérite qui leur portait ombrage ».

Pour recevoir le numéro 100 de l’Afrique Réelle et bénéficier de l’offre spéciale donnant droit à 36 numéros au lieu de 12, abonnez-vous en cliquant ici.

Bernard Lugan

Tribune reprise de bernardlugan.blogspot.fr

I-Média: Macron au pays des cathos, la com étouffe-chrétiens

18/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Discours d’Emmanuel Macron aux Bernardins devant les évêques de France, le chef de l’Etat appelle à réparer « le lien abimé entre l’Eglise et L’Etat ».

Pour le monde politique comme pour les médias, l’intervention ne passe pas, c’est une atteinte à la loi de 1905, au principe de laïcité.


Asile et immigration : la sévérité factice de la loi, par Francis Bergeron

« Pendant les grèves, les réformes continuent » : tel pourrait être le slogan publicitaire du gouvernement Macron. Dans cette très longue séquence des réformes ininterrompues, lancée en septembre, cette semaine-ci sera sans doute la plus agitée : les grèves de la SNCF et d’Air France battent leur plein, l’extrême gauche étend ses blocages de facultés, les zadistes réoccupent le site disputé. Et voici que, comme un chiffon rouge agité devant le nez d’un taureau, le ministre Collomb ouvre les débats à l’Assemblée nationale sur sa loi asile et immigration. Pour la gauche et l’extrême gauche, c’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase, l’événement qui pourrait enfin provoquer cette « convergence des luttes » aussi espérée que pouvait l’être, autrefois, la mythique « grève générale ».

Une petite différence, toutefois : la cause des clandestins (et même celle des présumés réfugiés) ne fait vraiment pas vibrer le peuple. Autant la coloration écologique des émeutes zadistes ou les revendications salariales et statutaires des grévistes des entreprises publiques peuvent rencontrer la sympathie d’une fraction de l’opinion, autant la cause des clandestins, des sans-papiers, est devenue un thème extrêmement impopulaire. Les discours de culpabilisation ne prennent plus, les manifestants (désormais comptabilisés avec des outils plutôt fiables) ne seront pas au rendez-vous. Et la « convergence des luttes » pourrait, en conséquence, capoter purement et simplement. Mais il n’empêche que la semaine risque d’être rude.

Cette loi ne mérite toutefois ni l’ire des uns ni l’espoir des autres. Elle présente d’abord un volet d’amélioration de l’accueil des réfugiés. Mais on comprend vite, en lisant la suite, que c’est la partie du projet destinée à faire avaler la pilule amère qui suit. Cette pilule amère, c’est tout simplement – sans le dire – (cela reste encore politiquement dangereux de le dire) un dispositif destiné à empêcher que les clandestins puissent s’incruster sur le sol français, puissent faire jouer les procédures de retardement (avec l’aide d’associations financées, en tout ou partie, par nos impôts), lancer des recours et finalement disparaître dans la nature.

Décisions d’expulsion inapplicables

Personne n’est dupe du fait que le dispositif actuel est extraordinairement permissif et que, dans les faits, il empêche les expulsions de clandestins. Derrière le projet Collomb, il n’y a aucune autre ambition que de faciliter l’exécution de décisions de débouté de l’asile et d’expulsion qui, aujourd’hui, dans les faits, sont inapplicables. Le délai des demandes d’asile serait réduit de 11 à 6 mois. Les recours à la suite de refus seraient ramenés à 15 jours au lieu d’un mois etc.

Sous couvert d’un non-respect des délais administratifs, il sera plus facile de s’opposer aux procédures retardatrices, qui favorisent l’immigration illégale.

Pour le Front national, ces mesures sont hypocrites (elles le sont totalement, à la vérité) et insuffisantes. Le parti LR, à son corps défendant, aligne de fait son analyse sur celle du FN. Les partisans d’Hamon et de Mélenchon crient au scandale, relayés par les journalistes des chaînes et radios publiques. Quant à la majorité LREM, elle tient le choc, pour l’heure, mais une vingtaine de ses députés semblent tentés par une dissidence de gauche.

L’heure de vérité pour le gouvernement Macron ? Nous n’en sommes pas là. Mais l’heure de vérité pour dessiner les contours du parti de l’étranger, oui.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Christophe Castaner compare le voile islamique au « voile catholique » : il est sérieux, là ?

À quel « voile catholique » arboré par sa « maman », fait référence Christophe Castaner ?

Emmanuel Macron ayant évoqué la question du voile islamique en France à la télévision dimanche soir, Christophe Castaner, sur RTL, lundi matin, a été appelé à commenter.

Et là, surprise ! Alors qu’Emmanuel Macron, fidèle à sa réputation de président pragmatique et disruptif, avait osé qualifier le sujet de « très important » et même « emblématique », affirmant que le voile n’était pas « conforme à la civilité dans notre pays », mais qu’il ne voulait pas « faire de loi qui l’interdise dans la rue parce que ce serait contre-productif », (comprenez : je ne suis pas dupe, je sais quelle charge idéologique il porte, mais comme sur tant de sujets, je ne peux rien faire, c’est inextricable. Faute d’action, vous vous contenterez donc de ma ferme communication), Christophe Castaner, en dépit de son prénom, est resté frileusement sur la rive. Là où ses petits petons sont bien au sec. Refusant de franchir avec Emmanuel Macron ce qui n’est pourtant pas le Rubicon, tout au plus le pédiluve de la piscine municipale de Forcalquier.

Son style à lui, voyez-vous c’est plus le poncif que le disruptif, dont acte : « Il y a quelques années, quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question », déclare-t-il très sérieusement. Alain Juppé sors de ce corps !

Voici donc une nouvelle fois renvoyés dos-à-dos le voile islamique et le « voile catholique » (sic), avec ces mêmes postures d’adulte qui ne croit plus, bien sûr, au père Noël mais jette un regard indulgent, quoique condescendant, sur des enfants encore crédules, et spécialement le petit dernier qui forcément ne peut pas avoir la même maturité que l’aîné : bref, il suffit d’être un peu patient avec cette religion adolescente, donc un peu fougueuse – vous savez comment sont les jeunes – et elle finira par se ranger des voitures comme le catholicisme.

Sauf qu’on ne sait pas très bien au juste à quel « voile catholique » arboré par sa « maman », fait référence Christophe Castaner…
Celui que les femmes autrefois, portaient pendant les offices, et qu’elles portent encore parfois, notamment dans certains rites orientaux, mais jamais hors de l’église ? Christophe Castaner soutiendrait-il que le voile islamique ne fleurit nulle part ailleurs que dans les mosquées ? Depuis combien de temps ne circule-t-il plus en France que dans une voiture aux vitres teintées ?

Celui que portent les religieuses ? Mais celui-ci est, précisément, un habit religieux et n’est en rien imposé à l’ensemble des femmes catholiques. Bébé, Christophe Castaner aurait-il été trouvé dans un petit panier derrière une porte par quelque sœur tourière, et élevé – comme Alain Juppé, sans doute – par tout un couvent réuni ?

Celui que portait la Vierge, et qu’elle porte encore sur les représentations de toutes ses apparitions ? Christophe Castaner serait-il donc Hibernatus ? Ou bien était-ce une coquetterie familiale, une mode vintage chez les Castaner ? Certains choisissent bien de cultiver un style sixties ou seventies, pourquoi pas thirties-après-JC ? On imagine Monsieur Castaner Senior allant travailler dans les atours de Saint Joseph. À la machine à café, forcément, il devait un peu détoner, non ?

Et si sur ce « voile catholique », on ne se posait pas de questions, c’est peut-être parce qu’il n’en suscitait pas, attendu qu’aucune femme dans aucun État du monde n’était menacée pour ne pas l’avoir porté et qu’aucune organisation terroriste n’en faisait un étendard délétère, une arme symbolique pour étendre son hégémonie ?

Et dire qu’il y a quelques jours, aux Bernardins, Emmanuel Macron affirmait solennellement vouloir réparer le lien abîmé avec les catholiques. Peut-être, pour commencer, pourrait-il recommander à son cher Christophe Castaner de se taire ?

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[Vidéo] Olivier Dard : “La culpabilisation comme arme politique”

17/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Voici l’intervention d’Olivier Dard, professeur à l’université Paris-Sorbonne, lors du colloque de l’Iliade « Fiers d’être Européens » le 7 avril 2018.

L’historien est intervenu sur le thème suivant : « La culpabilisation comme arme politique » (comment on construit une culpabilité collective, sous l’angle épistémologique).


Étrangers : le maire du XIXe tire la sonnette d’alarme et demande à l’Etat d’agir

17/04/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le maire du XIXe arrondissement François Dagnaud, membre du Parti Socialiste, interpelle le préfet pour que l’Etat agisse sur le camp d’immigrants qui grossit à vue d’œil sous le périphérique entre la Porte d’Aubervilliers et la Porte de la Villette.

La situation sanitaire empire malgré l’installation d’un point d’eau, de toilettes et de bennes à ordures, et la perspective de la fermeture de la « bulle » de la Porte de La Chapelle risque encore d’aggraver la situation.

Le préfet Michel Delpuech a rétorqué que les campements sont sur le domaine municipal et qu’à ce jour, aucune décision de justice n’a été demandée pour mettre fin à cette occupation.

Cette situation compliquée met en exergue l’incapacité de nos élites politiques à assurer une vie décente aux riverains qui font les frais d’une situation qui risque de dégénérer à tout moment.

Macron et ses faire-valoir, par Guy Rouvrais

Après avoir rencontré le père tranquille de l’interview sur TF1, en la personne de Jean-Pierre Pernaut, le chef de l’Etat a tenu, quatre jours plus tard, à affronter deux journalistes présentés comme coriaces, de telle façon qu’Emmanuel Macron puisse jouer les fiers à bras en proclamant « Même pas peur ! » Mais on a peine à parler d’interview, cela tenait, dans les moments les plus calmes, à une conversation de Café du Commerce partant dans tous les sens et, dans la plupart des autres, au pugilat, à une querelle « d’egos ». C’est à qui coupera la parole à l’autre, pour la garder, et avec la plus grande véhémence.

Le président de la République – jamais appelé ainsi – a été malmené, mais il le savait, c’est ce qu’il voulait en choisissant ces interlocuteurs-là, « Et s’il me plaît à moi d’être battu ? », comme l’eût dit Molière. Il s’agissait, pour le chef de l’Etat, de montrer sa détermination et sa pugnacité à cette occasion, pour tenter de remédier à l’effritement de sa popularité. Les deux compères en face de lui se sont prêtés à cette opération de communication. C’est l’Elysée qui, faisant son marché dans les médias, les a choisis. Le temps n’est plus où Edwy Plenel, en 2009, disait à propos de Nicolas Sarkozy : « Si la presse était libre, le président ne pourrait pas choisir les journalistes qui l’interviewent à la télévision. » Il est vrai qu’à l’époque Plenel n’était pas choisi mais, maintenant, un peu de publicité pour Mediapart vaut bien qu’il accoure quand l’Elysée le sonne pour prendre sa place comme faire-valoir du président.

Le plus clair de cette interminable soirée, que de nombreux téléspectateurs ont lâchée en cours de route, est que les Français auxquels Emmanuel Macron était censé s’adresser n’ont rien appris qu’ils ne sachent déjà. Fallait-il donc parler pour ne rien dire, de nouveau, à quelques jours d’intervalle ? La seule information est que nous passerons à la caisse deux fois au lieu d’une pour financer la dépendance, un second jour de travail non payé s’ajoutant à celui déjà institué par Jean-Pierre Raffarin il y a quinze ans, ce qui n’a pas changé les conditions déplorables dans lesquelles nos anciens sont accueillis dans les EHPAD, même en doublant la mise, le compte n’y sera pas. Cette « journée de solidarité » où nous travaillerons gratuitement est en réalité un impôt baptisé autrement. Le chef de l’Etat révèle sa méthode pour nous ponctionner : il ne crée pas d’impôts nouveaux, il aggrave les anciens.

Si les trois hommes ont paru s’affronter comme des coqs, leurs interpellations et leurs cris ne doivent pas dissimuler leurs convergences de fond, tous étant politiquement corrects. Ainsi, quand Macron a vu dans le développement de l’islam en France et de sa conséquence, l’islamisme, un fruit de l’immigration, ni Plenel, ni Bourdin ne lui ont répliqué que, dans ce cas, la première mesure à prendre pour que la situation ne s’aggrave pas est d’arrêter toute immigration. Et quant à la loi nouvelle défendue par Gérard Collomb, ils n’ont pas élevé d’objection à l’extension du regroupement familial aux fratries et à l’accueil des jeunes filles menacées d’excision ce qui, inévitablement, va provoquer un appel d’air et une nouvelle vague de « migrants ».

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 avril 2018