Algues vertes : le sulfure d’hydrogène est bien à l’origine de la mort des sangliers

Algues vertes : le sulfure d’hydrogène est bien à l’origine de la mort des sangliers

08/09/2011 – 11h00
MORIEUX (NOVOpress Breizh) – Le (très léger) doute qui subsistait sur la mort de 36 sangliers survenue cet été sur la plage de Morieux (Côtes-d’Armor) vient d’être levé : celle-ci est bien due au sulfure d’hydrogène (H2S) dégagé par les algues vertes en décomposition. C’est ce qui résulte des rapports rendus par l’Anses (Agence de sécurité sanitaire de l’environnement) et par l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques). Deux agences gouvernementales qu’on ne peut soupçonner « d’intégrisme ».

Dans son rapport publié mardi, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) juge en effet « hautement probable » que la mort des sangliers soit due au gaz dégagé par les algues vertes en décomposition. Ce qui, en langage administratif, peut se traduire par « certain ». Prudente, l’Anses – qui arrive aux mêmes conclusions – prend soin de préciser « qu’on ne peut affirmer qu’il s’agit du seul facteur contributif de la mortalité massive ». Mais à ce jour aucune autre cause n’a pu être établie.

Dans son rapport l’Ineris rappelle que le sulfure d’hydrogène « est un gaz très toxique », « un irritant des voies respiratoires et un neurotoxique par asphyxie ». L’institut souligne que « son odeur caractéristique d’œuf pourri se détecte dès 0,2 à 0,3 ppm (0,28 à 0,42 mg/m3) ; elle est nette pour 20 à 30 ppm (28 à 42 mg/m3), mais vers 100 ppm (140 mg/m3) l’odorat est anesthésié ». Or, à des doses chroniques, les perturbations de l’odorat « sont un handicap pour la vie animale », affirme le rapport.

L’Ineris, qui a évalué les concentrations en H2S, au sol et dans l’air, auxquelles les populations riveraines, ou fréquentant la plage de Morieux et la zone de l’estuaire, sont susceptibles d’être exposées, conclut que pour les expositions de courte durée à des concentrations élevées, qui concernent essentiellement les promeneurs, randonneurs ou chasseurs, des valeurs de 15 à plus de 140 mg/m3 ont été relevées. Des concentrations pouvant entraîner l’anesthésie de l’odorat chez l’homme « au-delà d’une heure d’exposition en continu sur des zones de dépôts d’algues », explique le rapport tout en rappelant que les probabilités d’exposition de longue durée dans les zones les plus toxiques sont faibles, en dehors de cas de chute accidentelle. Cependant, même s’il est peu probable qu’une personne soit exposée aux concentrations maximales, « les concentrations mesurées peuvent atteindre les seuils mortels (2.408 mg/m3 pour une exposition d’une minute)», précise l’institut du ministère de l’Écologie.

Algues vertes : le sulfure d’hydrogène est bien à l’origine de la mort des sangliers
Algues vertes à Kervel (Finistère sud). Crédit photo : Cristina Barroca (cc via Flickr)

L’Anses comme l’Ineris affirment toutefois que les habitants des zones touchées par les algues vertes ne seraient pas en danger : résider à proximité de celles-ci « ne semble pas présenter de risque préoccupant pour la santé ». Les deux instituts recommandent cependant de poursuivre le ramassage des algues pour « limiter les émissions et donc les concentrations dans l’air ainsi que les expositions potentielles. »

L’Anses rappelle enfin que la prolifération des algues vertes est due à « des concentrations élevées de nitrates dans les eaux, apportés par les activités humaines, en particulier l’agriculture, et une configuration physique du littoral ». Selon Gilles Salvat, directeur de la Santé animale à l’Anses, pour limiter cette prolifération, il faudrait « limiter les déchets d’origine animale et les engrais inorganiques pour les cultures, choisir des cultures qui demandent plus ou moins d’azote ou encore instaurer une rotation des cultures. » On ne saurait mieux dire. Reste à savoir si le gouvernement a réellement l’intention de s’attaquer sérieusement au problème. Pour l’instant il en est encore au stade du ramassage. Envisager d’aller plus loin semble manifestement excéder ses capacités d’imagination et surtout de volonté. Sauf changement radical de politique, le mauvais feuilleton des algues vertes a malheureusement encore de beaux jours devant lui.

L’extension en France des frelons asiatiques menace les abeilles et notre nourriture

L'extension en France des frelons asiatiques menace les abeilles et notre nourriture

06/09/2011 – 11h00
MESQUER (NOVOpress Breizh) – Un nid de frelons asiatiques a été détruit il y a deux semaines dans la commune de Mesquer (Loire-Atlantique). L’extension vers la Bretagne de cet insecte, redoutable prédateur d’abeilles, est inquiétante pour l’avenir de l’apiculture. Et donc pour la préservation de notre écosystème.

Arrivé en Aquitaine il y a six ans, probablement dans un chargement de poteries importées de Chine, le frelon asiatique s’est répandu progressivement dans le Sud-ouest de la France. Depuis trois ans la Vendée est atteinte et cette année c’est le tour de la Bretagne. Dans un entretien à Ouest-France, Marc Pondaven, Directeur des Fédérations des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON) de Loire-Atlantique et Vendée révèle que le nid de Mesquer est le 32e qui est détruit cette année en Loire-Atlantique, contre dix l’an passé.

Ces colonies de frelons asiatiques ont de lourdes répercussions pour l’apiculture. L’espèce, dénommée vespa velutina, se nourrit en effet d’abeilles, les attaquant en plein vol ou siégeant à l’entrée des ruches, obligeant les abeilles à jeûner : la ponte et la fabrication du miel sont alors stoppées, ce qui entraîne inexorablement la mort de la ruche.

Ajoutée à l’usage des pesticides dans l’agriculture – une étude récente réalisée par l’équipe du Pr Cyril Vidau de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand a démontré que l’infection au parasite Nosema ceranae entraîne une plus forte mortalité chez les abeilles exposées à de très faibles doses d’insecticides – l’arrivée du frelon asiatique dans notre pays est un sujet de préoccupation pour l’avenir de l’apiculture et donc pour la sauvegarde de notre écosystème.

Vecteur de pollinisation indispensable à la biodiversité, les abeilles sont en effet essentielles à l’agriculture : la majorité des cultures légumières, fruitières, oléagineuses et protéagineuses bénéficient de l’activité pollinisatrice de celles-ci. Selon une étude de l’INRA et du CNRS, 35 % de la production mondiale de nourriture est directement dépendante des pollinisateurs.

Un enjeu que le gouvernement de Nicolas Sarkozy ne semble pas bien mesurer. Le Cruiser, un insecticide neurotoxique, est aujourd’hui autorisé à la vente en France, malgré l’avis négatif émis par le Conseil d’État. Et le frelon asiatique n’est toujours pas classé espèce nuisible par l’État.

[box] Photo : un frelon asiatique découpe une abeille. [/box]

Philippines : capture d’un crocodile de près de 7 mètres [vidéo]

Philippines : capture d'un crocodile de près de 7 mètres [vidéo]

06/09/2011 – 01h16
MANILLE (NOVOpress) — Des villageois, aidés de chasseurs, ont capturé il y a quelques heures tout juste un crocodile mesurant près de 7 mètres. Pesant une tonne, il appartient à une espèce en voie d’extinction, le crocodile de mer, que l’on rencontre en Asie du Sud-Est.

Il s’agit de l’un des spécimens parmi les plus imposants capturés vivants depuis des années. Selon l’Associated Press, cet animal sera l’attraction phare d’un futur parc d’écotourisme, comme on en trouve en Australie.

Vidéo (AP)

Pressions et intimidations contre les auteurs du « Vrai scandale des gaz de schiste »

Pressions et intimidations contre les auteurs du « Vrai scandale des gaz de schiste »

05/09/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est à quelques heures de la parution du livre de Marine Jobert et François Veillerette sur les gaz de schiste ( « Le vrai scandale des gaz de schiste », Edition Les Liens qui Libèrent), le 31 août dernier, que l’avocat de Julien Balkany (ex Vice Président de la société Toreador et demi frère du fameux Patrick Balkany) a écrit à l’éditeur et aux auteurs du livre en les menaçant à mots à peine couverts de poursuites judiciaires.

La compagnie Toreador est la société qui, en 2009, s’est vu octroyer, dans la plus grande discrétion, un permis d’explorer les gisements d’hydrocarbures non-conventionnels, et plus particulièrement le pétrole de schiste. Cette autorisation concernait un territoire de près de 800 kilomètres carrés à cheval sur l’Aisne, la Seine et Marne et la Marne, dans le périmètre du permis dit “de Château Thierry”.

Pour l’avocat de Toreador , le livre comporterait des éléments diffamatoires qui pourraient entraîner des poursuites judiciaires. D’après les propres mots de l’avocat, le courrier est une « mise en garde » adressée aux auteurs et à l’éditeur.

“Ce procédé est insupportable ! Il vise à restreindre notre liberté d’expression et la liberté d’information !” a immédiatement déclaré François Veillerette, Porte Parole de Générations Futures, et co-auteur du livre, réaffirmant le droit pour les lecteurs d’être pleinement informés des tenants et aboutissants de ce dossier sensible.

Italie : tuberculose, gale et lèpre sont au rendez-vous…

Italie : L’immigration répand la tuberculose, la gale et la lèpre

03/09/11 – 10h00
ROME (NOVOpress) –
79 bébés contaminés : c’est le dernier bilan de la tuberculose au service de néonatologie du prestigieux CHU Agostino Gemelli de Rome (l’hôpital du Pape), après qu’une infirmière s’est révélée atteinte de la maladie, le 18 août dernier. Des tests systématiques sont en cours sur tous les enfants nés à Gemelli ces derniers mois et le nombre de ceux qui sont positifs augmente tous les jours : 22 nouveaux cas viennent d’être découverts. Le scandale est d’autant plus grand que le mari de l’infirmière, lui aussi infirmier (les autorités refusent de communiquer leur patronyme), avait eu une pleurésie tuberculeuse en 2004, sans que personne ne s’inquiète du risque de contagion.

L’Italie est confrontée à une montée de la tuberculose, directement liée à l’immigration. À Milan, on dénombre depuis plusieurs années au moins 300 nouveaux malades par an, dont 70% sont des étrangers. L’inquiétude est particulièrement forte « en raison de la présence de nouvelles souches résistantes aux traitements, arrivées dans notre pays avec les flux migratoires les plus récents ». Un rapport officiel de 2009 par le Ministère de la Santé italien constatait : « L’augmentation progressive des cas de tuberculose parmi les personnes immigrées d’autres pays a produit de nouveaux problèmes dans la gestion de cette pathologie (difficulté d’accès aux services, barrières culturelles et linguistiques, difficultés de suivi) ». Le rapport préconisait « d’employer des médiateurs culturels dans les zones à forte proportion d’immigrés », tout en avertissant que « la question de programmes de dépistage parmi les immigrés provenant de pays à haute endémie tuberculeuse n’a pas été abordée ». Il ne faudrait évidemment pas « stigmatiser » ces populations.

Il n’y a pas que la tuberculose. À Otrante, dans les Pouilles, le centre d’accueil « Don Tonino Bello » a dû être fermé aujourd’hui en raison d’une épidémie de gale. Deux mineurs iraniens et un Afghan ont déjà développé la maladie. Les débarquements se succédant sans discontinuer sur les côtes du Salento (129 clandestins sont encore arrivés il y a quelques jours et ont été transférés à Otrante), le centre est surpeuplé et le risque de contagion particulièrement élevé.

Même la lèpre est de retour. Après l’émotion suscitée en 2009 par le cas d’une Srilankaise à Milan, une sommité médicale, le Professeur Claudio Viscoli, directeur de la Clinique des maladies infectieuses de l’Université de Gênes, s’était voulu rassurant : « il n’existe aucune urgence sanitaire liée aux flux migratoires qui arrivent dans notre pays ». Il avait pourtant dû avouer que « ces dernières années, il y a eu des cas de lèpre, de tuberculose et d’autres maladies typiques des pays non-européens (où elles sont endémiques) que l’on n’avait jamais vues en Europe » (http://www.ilgiorno.it/milano/2009/03/06/156241-caso_lebbra_milano.shtml). Un second lépreux, un clandestin égyptien, avait été découvert à Milan quelques jours plus tard (http://milano.corriere.it/milano/notizie/cronaca/09_marzo_18/lebbra_secondo_caso_dieci_giorni-1501098183894.shtml).

Comme toujours, la grande préoccupation du système politico-médiatique n’est pas de protéger les populations mais de lutter contre le « racisme ». En 1989, lorsqu’un clandestin marocain avait ramené la lèpre à Turin, La Repubblica, sous le titre « La lèpre déchaîne le racisme », s’était apitoyée sur les pauvres Nord Africains : « dans la colonie turinoise (ils sont 5 000 entre Marocains, Tunisiens et Algériens), ils craignent une autre croisade raciste à leur encontre. Certains diront à présent que, non contents d’être délinquants, trafiquants de drogue et violeurs, nous sommes encore porteurs de maladies graves ». C’est vraiment effarant tout ce que les Italiens racistes peuvent aller inventer !

Lorsqu’a éclaté l’affaire de la tuberculose à Gelmini, l’Amsi (Association des médecins d’origine étrangère en Italie) s’est hâtée de publier un communiqué pour mettre en garde contre le risque de « préjugés et alarmisme à l’encontre des élèves d’origine étrangère » dans les écoles. Les médecins d’origine étrangère soulignent que «les immigrés n’apportent pas de maladies, mais ils tombent malade en Italie à cause de leurs difficiles conditions hygiéniques et sanitaires, économiques, sociales, de travail et de logement ».

C’est à cause du racisme des Italiens que les immigrés ont la lèpre, rien de plus évident.

[box] Photo : Microphotographie de Mycobacterium leprae, bactérie de la lèpre. [/box]

Pour une agriculture durable : le festival de “Non Labour et Semis direct”

Pour une agriculture durable : le festival de “Non Labour et Semis direct”

02/09/11 16h45
PARIS (NOVOpress)
– Le festival national de “Non Labour et Semis direct” (NLSD), destiné à promouvoir une agriculture de conservation (ou durable), se tiendra le mercredi 14 septembre prochain au lycée de Saint-Pouange (Aube). Venues de toute la France, et même de l’étranger, plus de 2 000 personnes sont attendues.

Pour les organisateurs de ces rencontres agricoles, face à la baisse de la fertilité des sols trop et mal sollicités par l’agriculture intensive, “un autre modèle doit voir le jour : l’agriculture de demain doit être productive, rentable, mais également respectueuse de l’environnement.”

L’agriculture de conservation, née sur le continent américain, a donc pour vocation de “limiter le travail du sol.”

Au programme de ce festival pour une agriculture “raisonnée et alternative” : des expositions, des conférences, des débats, des démonstrations pratiques.

[box class=”info”]Pour plus d’informations : www.nlsd.fr[/box]

Italie : un parc régional converti en décharge publique

Italie : un parc régional converti en décharge publique

02/09/2011 – 10h00
NAPLES (NOVOpress) –
«Parc régional archéologique historique naturel des églises rupestres de Matera» : c’est son nom officiel. On l’appelle plus simplement Parc de la Murgia. Il s’étend sur plus de 6000 hectares, entre les territoires de Matera et Montescaglioso, dans la Basilicate. Habitée depuis les temps préhistoriques, cette région calcaire conserve un ensemble exceptionnel d’habitat troglodytique et surtout environ 150 églises rupestres, peintes à fresques par des communautés monastiques à la fois bénédictines et byzantines, de la fin du VIIIe siècle jusqu’au XIXe siècle. Elle abrite en outre une faune et une flore très riche, dont de nombreuses espèces protégées. Le parc a été inscrit en 2007 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Italie : un parc régional converti en décharge publique Comme tant d’autres trésors du patrimoine italien, il est pourtant laissé à l’abandon. La section de Matera de l’association CasaPound Italia vient de publier une série de photos prises au cours des derniers mois. Bouteilles, téléviseurs, pneus, bidons d’huile de voiture, pièces de carrosseries, bon nombre de seringues et de préservatifs usagés… voilà ce que l’on découvre. Le parc des églises rupestres est devenu une immense décharge publique et un rendez-vous pour junkies.

« La situation », explique Stefano Dubla, responsable local de CasaPound, « est encore bien pire que ce que montrent les images, dans la mesure où de nombreux déchets, abandonnés depuis désormais des années, ont été pris dans la terre et dans la végétation ou bien ont été dissous par les incendies estivaux qui frappent parfois cette zone ».

Dénonçant l’incivilité de nombreux habitants et la complicité de l’administration municipale, CasaPound demande à la fois des sanctions sévères contre ceux qui abandonnent leurs déchets et la mise en place d’un système gratuit de ramassage des encombrants, une fois par semaine.

Entre le philistinisme de la droite berlusconiste (qui ne s’intéresse qu’aux émissions de variété et aux jeux télévisés, avec le plus possible de seins nus et d’écrans publicitaires) et le mondialisme de la gauche métisseuse (qui se pique de culture mais seulement si elle est « diverse »), la lente agonie du patrimoine naturel et artistique figure le sort de l’Italie tout entière – et celui de l’Europe.

 

Histoire / environnement : éruption volcanique et ère glacière, le volcan de Toba [vidéo]

Histoire / environnement : éruption volcanique et ère glacière, le volcan de Toba [vidéo]

28/08/2011 – 12h00
Une vidéo Arte — Il y a 75 000 ans, en Indonésie, une éruption géante faillit détruire la Terre. Le supervolcan est-il endormi à jamais ?

L’hypothèse d’une gigantesque éruption volcanique survenue entre – 75 000 et – 70 000 ans, d’une puissance peut-être mille fois supérieure à toutes celles que l’humanité a connues jusqu’ici, date de 1994. Il aura fallu aux chercheurs plusieurs années de conjectures, du Groenland au grand lac de Toba, dans le nord de l’île indonésienne de Sumatra, pour trouver la solution d’une énigme géologique et climatologique de dimension planétaire.

Les premiers indices sont relevés en 1988 par le climatologue Gregory Zielinski, qui découvre dans une carotte glaciaire prélevée non loin du Pôle Nord les traces d’une stupéfiante concentration d’acide sulfurique dans l’atmosphère, qui remonte à 75 000 ans. Peu après, à New York, le géologue Mike Rampino, qui étudie la température des océans à partir de minuscules fossiles, relève qu’à la même période, les eaux se sont soudainement refroidies de – 5°C. Un phénomène “catastrophique”, explique-t-il, qui fait songer à l’installation d’un “mini âge de glace” sur une période n’excédant pas un millénaire. Un astéroïde pourrait avoir provoqué ce cataclysme.

Au même moment, le géologue Craig Chesner s’interroge sur la formation du lac de Toba, et envoie pour analyse à son confrère John Westgate des échantillons de sol prélevés sur place. Or, celui-ci cherche l’origine de cendres retrouvées sur une zone asiatique incroyablement vaste, de l’Arabie saoudite à la mer de Chine. Les pièces du puzzle s’emboîtent pour dessiner une hypothèse inédite : celle du “supervolcan”, dont l’éruption, reconstituée ici par images de synthèse, aurait lâché dans l’atmosphère terrestre une épaisse couche de gaz sulfurique, masquant la lumière du soleil. D’où la destruction de toute vie sur des zones entières de la planète, et une possible glaciation, sur laquelle les scientifiques divergent.

Autre mystère, beaucoup plus menaçant celui-là : le supervolcan de Toba pourrait-il se réveiller et provoquer un nouveau cataclysme, synonyme de morts par dizaines de millions ?

[box class=”info”](États-Unis, 2005, 47mn) ARTE F[/box]

Le maïs OGM à destination industrielle inquiète l’Amérique

Le maïs OGM à destination industrielle inquiète l’Amérique

26/08/11 – 15h00
WASHINGTON (NOVOpress)
– La culture du maïs Enogen (maïs OGM destiné a des fins industrielles, notamment pour la fabrication d’éthanol) suscite une vif débat en Amérique.

Ce maïs, a été mis au point par le groupe Syngenta et contient un gène microbien produisant une enzyme qui décompose l’amidon de maïs en sucre, première étape vers la production d’éthanol.

Jusqu’à présent la plupart des cultures génétiquement modifiés avaient pour finalité de simplifier le travail des agriculteurs (plantes insecticides et/ou résistantes à un herbicide) et n’avaient que peu d’intérêt pour les industriels ou les consommateurs. Le maïs Enogen représente donc une innovation puisqu’il est conçu exclusivement à des fins industrielles.

Mais les industriels affirment que ce nouveau produit permettra de produire plus d’éthanol en utilisant moins d’énergie et d’eau, les organisations environnementales et anti-OGM estiment, elles, que ce nouveau mode de culture intensive pourrait au contraire encore aggraver la crise alimentaire mondiale, en détournant plus de maïs pour la production d’énergie, ce maïs étant impropre à une utilisation alimentaire humaine ou animale.

Les écologistes mettent également en avant le problème de la contamination croisée. La culture de ce maïs pourrait amener une contamination des parcelles de maïs conventionnel (ou même OGM mais destinées à l’alimentation) réduisant d’une deuxième façon la production destinée à l’alimentation.

Marée noire en mer du Nord : la Shell tente d’en minimiser les conséquences

Marée noire en mer du Nord : la Shell tente d’en minimiser les conséquences

24/08/2011 – 19h00
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – Dix jours après le début de la marée noire provoquée par la rupture d’un oléoduc situé en mer du Nord, à environ 160 kilomètres de la ville écossaise d’Aberdeen, le groupe pétrolier Shell a annoncé lundi dernier que celle-ci aurait finalement été stoppée. Selon les autorités britanniques c’est le pire épisode de pollution pétrolière survenu dans les eaux écossaises depuis une décennie.

Selon la firme anglo-néerlandaise des plongeurs auraient réussi à fermer la soupape de l’oléoduc de la plateforme Gannet Alpha, d’où s’échappait du pétrole. La Shell reconnait que près de 218 tonnes de pétrole se seraient écoulées dans la mer du Nord en raison de cette fuite. Vendredi dernier, selon les gardes-côtes, une nappe de pétrole d’une superficie totale de 6,7 km2 (représentant environ 3,6 tonnes de pétrole brut), flottait encore à la surface de la mer.

La Shell, qui a fait part de son intention de vidanger les centaines de tonnes de pétrole encore contenues dans l’oléoduc, estime que cette marée noire « n’aurait pas eu d’impact significatif sur l’environnement », y compris pour les oiseaux de mer. Une affirmation démentie par l’association britannique de protection des oiseaux RSPB, qui estime que « toutes les fuites de pétrole peuvent présenter un danger pour la vie sauvage ». Un avis partagé par le porte-parole du mouvement Jonk gréng, Philippe Schockweiler, qui estime que « cette nappe de pétrole aura un impact incommensurable sur les oiseaux, les phytozoaires, les microorganismes de la mer du Nord ainsi que sur l’ensemble de l’équilibre écologique de la région ».

Il semble établi par ailleurs, selon une étude réalisée par le Health and safety executive (HSE) – l’organisme britannique de contrôle de la sécurité – que la sûreté à bord de 96 % des installations en mer du Nord soit insatisfaisante et que 20 % d’entre elles montrent de « sérieuses défaillances ». La firme pétrolière se serait vu infliger, depuis les six dernières années, 25 blâmes pour infraction aux normes de sécurité.

Après l’officialisation de sa responsabilité dans la pollution du delta du Niger – l’extraction du pétrole a provoqué une pollution massive de l’eau potable et aura des conséquences désastreuses pour les forêts de mangroves locales – par des experts du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), ce nouvel évènement met une fois de plus en cause le pétrolier anglo-néerlandais. « La pire compagnie pétrolière britannique en termes de sûreté de ses installations », affirme le journal écossais The Sunday Herald. Apparemment sans risque d’être sérieusement démenti.

Rassemblement à La Défense samedi 20 août contre le projet de barrage de Belo Monte (Brésil)

Rassemblement à La Défense samedi 20 août avec le chef Raoni contre le projet de barrage de Belo Monte (Brésil)

19/08/2011 17h25
PARIS (NOVOpress) – Nous vous avions déjà fait part du combat du chef Raoni et des peuples autochtones d’Amazonie contre le projet de barrage de Belo Monte au Brésil. Un rassemblement contre ce projet de barrage aura lieu demain samedi 20 août à La Défense, de 15 heures à 18 heures devant la Grande Arche.

Ce rassemblemest est organisé dans le cadre des journées mondiales d’action contre le barrage de Belo Monte et soutenue par le chef Raoni, France Libertés, Survival France et l’ONG américaine Amazon Watch.

Le but de ce rassemblement est de demander l’abandon définitif du projet Belo Monte, la suspension de tout autre projet de barrage en Amazonie allant à l’encontre du respect des droits des peuples autochtones et de la biodiversité et la recherche d’une alternative énergétique non destructrice pour l’environnement.

[box class=”info”]Pour tout renseignement : contact@raoni.fr[/box]

La Desouchière : les elfes s’enracinent dans le Morvan

Les elfes s'enracinent dans le Morvan

15/08/2011 – 13h30
MÂCON (NOVOpress) — La visite de sites d’agrégation d’informations comme Fdesouche qui compilent les informations relatives à l’immigration illégale, l’islamisation rampante et la criminalité galopante suscitent de nombreuses réactions auprès d’un public de visiteurs fidèle. Nombreux sont ceux qui laissent des commentaires bruts de décoffrage reflétant la désespérance grandissante des Français face à ce qu’ils perçoivent comme la décomposition de leur pays.

Plus rares, pour le moment, sont ceux qui prennent des initiatives positives pour inverser le mouvement et rebâtir un pays digne de ce nom dans lequel nos enfants soient en sécurité.

En octobre 2008, une jeune famille a décidé de prendre son destin en main et de ne plus subir passivement un déclin devenu évident. Alerté par la visite régulière du site Fdesouche, Olivier Bonnet a cherché à s’évader d’un milieu péri-urbain conformiste et moutonnier pour chercher de l’air pur et des perspectives nouvelles dans un projet sérieux, ambitieux et, ce qui en fait l’originalité, collectif.

L’idée de base est simple : faire venir dans une région de France des familles motivées par un même idéal de vie afin de les faire travailler dans une logique de réseau multifacettes, associatif, solidaire, économique, culturel… Grâce à ce système fondé sur le localisme, les participants préservent leur autonomie familiale tout en se renforçant mutuellement. La logique profonde qui sous-tend le projet est le refus de l’enfermement sur soi et la volonté de construire des initiatives strictement positives et exemplaires. L’objectif est la transmission de notre héritage pour préparer l’avenir.

Olivier a également conscience de la situation tragique dans laquelle se trouvent de nombreux compatriotes, condamnés à un triste exil intérieur en raison de leur refus de la xénophilie ambiante. Il cherche dans le cadre de ce projet à offrir une issue aux isolés, à créer un lieu de rencontre pour que les personnes partageant une vue du monde commune puissent se rencontrer, parler, partager et, finalement, bâtir des projets en commun.

La Desouchière : les elfes s'enracinent dans le MorvanFort de ses compétences professionnelles, Olivier Bonnet met en ligne un premier site sur lequel il trace brièvement les grandes lignes de son projet. A titre de clin d’œil, il appelle ce site « la Desouchière », un sorte d’hommage à Fdesouche qui avait largement contribué à son inspiration.

Son grand frère de la toile ne pouvait ignorer cette initiative et le site Fdesouche relaie avec enthousiasme l’initiative. En très peu de temps, grâce à son flux considérable de visites, un premier groupe de personnes intéressées prend contact avec Olivier Bonnet et le 7 décembre 2008 les statuts de l’association Des Racines et des elfes sont signés à Mâcon.

L’objet de l’association est le résultat de longues discussions et chaque mot a été pesé au trébuchet :

« L’association participe à la sauvegarde et favorise la pérennité de l’environnement et du patrimoine commun des peuples européens. Elle poursuit cet objectif dans le respect des équilibres naturels et avec le souci constant de favoriser la fraternité entre leurs membres. Elle a notamment pour vocation de promouvoir et soutenir la création d’un lieu de rencontre et d’échanges. »

Il reste alors à ces pionniers à répondre à une question cruciale : où ces nouveaux irréductibles Gaulois vont-ils prendre racine ?

Trouver une propriété dans une région apte à favoriser l’essor d’un projet communautaire ne semble pas chose aisée.

Heureux coup du sort, en janvier 2009, un artisan établi dans le Morvan contacte l’association avec un message inespéré : « J’ai une propriété qui peut vous accueillir. » Ce qui semblait trop beau pour être vrai se révèle parfaitement exact. A la lisière du parc naturel du Morvan, dans une vallée arrosée par une puissante rivière, gît un ancien site industriel construit entre le XIXème et le début du XXème siècle pour profiter de l’énergie hydraulique généreusement fournie par la nature.

Après des décennies d’abandon, certains bâtiments ont beaucoup souffert mais il reste un noyau solide autour de la centrale électrique et des maisons d’habitation logeant autrefois le directeur de l’usine et les cadres.

Les créateurs de l’association trouvent le lieu parfaitement adapté à leurs ambitions. Un cadre rural magnifique, une nature sauvage et préservée, un réseau de villages accueillant, une population tranquille et dure à la peine… tout ce dont ils avaient besoin pour démarrer.

Voici un peu plus de deux ans que la famille pionnière s’est établie dans ce coin de nature bourguignonne. Trois jours après son arrivée, les premiers volontaires frappent à la porte pour entamer les travaux.

Point d’ancrage du projet, les locaux mis à la disposition du groupe doivent devenir un lieu d’accueil et d’animation pour les Européens conscients des défis auxquels doit faire face leur continent. Il est donc urgent de préparer les lieux pour permettre la venue régulière de visiteurs, seuls ou en groupe.

Dans un premier temps, une grande salle de réunion a été rénovée, capable d’accueillir près de cent personnes. Ensuite, des cuisines ont été installées afin de nourrir les hôtes et, durant cet été 2011, des sanitaires sont en cours de réalisation pour accroître le confort des lieux.

Aujourd’hui, forte de près de 200 adhérents, l’association Des Racines et des elfes veille scrupuleusement à maintenir son indépendance et ne vit que des cotisations et des dons de ses adhérents et nombreux sympathisants.

Les membres et amis de l’association payent aussi de leur personne. Durant l’été 2011, ils ont été nombreux à se donner rendez-vous sur place et à retrousser leurs manches.

Les elfes s'enracinent dans le MorvanLe journal de l’association détaille leur contribution à l’œuvre commune et permet aux absents de suivre au jour le jour l’avancement des travaux.

Grâce aux efforts de tous, dès le printemps 2012, le camp de base des elfes morvandiaux sera en mesure d’accueillir des groupes d’une centaine de personnes. Des stages axés sur l’environnement et la transmission du patrimoine, des manifestations culturelles ou amicales y seront organisés par l’association, toujours dans le souci de multiplier les occasions de rencontre et les initiatives, mais cette capacité d’accueil sera également la bienvenue pour les associations qui organisent des universités pour leurs membres ou qui cherchent des lieux pour des séminaires de formation ou la tenue de diverses assemblées.

D’une manière plus générale, la Desouchière est ouverte à tous, familles comme personnes seules, qui souhaitent vivre un instant de ressourcement avec des personnes partageant le même idéal de vie. Ce lieu de rencontres peut devenir un excellent point de départ pour prendre racine dans cette belle région de France et commencer une nouvelle vie.

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Algues vertes : Nathalie Kosciusko-Morizet sombrerait-t-elle dans l’intégrisme ?

Algues vertes : Nathalie Kosciusko-Morizet sombrerait-t-elle dans l’intégrisme ?

11/08/2011 – 08h00
SAINT-BRIEUC (NOVOpress Breizh) — «Toutes les plages où les algues ne pourront être intégralement ramassées au quotidien devront être fermées pour des raisons de sécurité sanitaires. »

En visite sur les plages normandes mardi la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, est revenue sur la question des algues vertes qui empoisonnent chaque été certaines côtes bretonnes. Une prise de conscience du problème qui contraste avec la légèreté des propos présidentiels sur la question.

Les résultats des analyses opérées sur les 36 sangliers morts en juillet sur la plage de Morieux dans les Côtes d’Armor ont semble-t-il convaincu la ministre de l’Ecologie de la dangerosité des algues vertes. NKM reconnait que ceux-ci « tendent à montrer que c’est vraiment l’hydrogène sulfuré issu de la décomposition des algues qui est la cause majeure » de la mort des animaux.

« Un jour il faut que ça s’arrête. Ca fait 20 ou 30 ans que ça dure », a martelé la ministre qui a rappelé que « l’urgence, c’est la mise en oeuvre du plan algues vertes ». Ce plan, qui doit être signé en septembre pour ce qui concerne la baie de Saint-Brieuc – la plus touchée – doit conduire « des centaines d’exploitations à se transformer ». NKM reconnait l’évidence, à savoir que « l’agriculture a une part importante dans les nitrates qui sont produits en Bretagne et se retrouve dans les rivières », admettant qu’il faudra du temps pour modifier un système hyper-productiviste qui existe « depuis des dizaines d’années ». La ministre estime qu’il faut « trouver un équilibre » notamment avec le tourisme, dont on connait l’importance pour la région.

Algues vertes : Nathalie Kosciusko-Morizet sombrerait-t-elle dans l’intégrisme ?Des propos qui contrastent avec ceux tenus le 7 juillet dernier par Nicolas Sarkozy à Crozon. Evoquant le problème des algues vertes, ce dernier avait en effet qualifié les défenseurs de l’environnement d’« intégristes » (sic), et ne voulant pas froisser, pour des raisons électorales évidentes, le lobby de l’agriculture productiviste, il avait confirmé que l’Etat soutiendrait des mesures palliatives comme les actions de ramassage, mesures que François Fillon avait déjà annoncées l’année dernière.

Reste à voir si la volonté affichée mardi par madame Kosciusko-Morizet de régler cette question, qui remet en cause tout un système de production – ce qui prendra nécessairement du temps – sera suivie d’effets. L’urgence est bien de fermer le robinet à nitrates. Ce sera effectivement plus difficile que de fermer les plages, mais c’est pourtant la seule solution.

Environnement : après les algues vertes en Bretagne, voici les algues brunes en Guadeloupe

Environnement : après les algues vertes en Bretagne, voici les algues brunes en Guadeloupe

09/08/2011 – 07h00
MARIE-GALANTE (NOVOpress) — Alors que la Bretagne est victime d’une importante pollution de ses rivages causée par la prolifération d’algues vertes, l’archipel guadeloupéen est quant à lui submergé depuis plusieurs semaines par d’exceptionnels dépôts d’algues brunes (principalement Côte aux Vents, Grande Terre, Marie-Galante, la Désirade et les Saintes) qui sont venues s’échouer sur ses plages.

A noter que les algues brunes, à la différence des algues vertes, ne sont pas des algues invasives et ne “présentent pas de risques sanitaires” selon les termes d’un communiqué de l’agence régionale de santé (ARS) publié lundi.

Ce sont toutefois des tonnes d’algues en décomposition qui occupent des kilomètres de plages devenues impraticables et qui dégagent une très forte odeur de pourriture. Aussi appelées “algues des Sargasses”, leur échouage massif serait causé par la tempête tropicale Emily, qui a balayé dernièrement Haïti et la Martinique.

Les incidents de Nantes Atlantique réjouissent les partisans de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Les incidents de Nantes Atlantique réjouissent les partisans de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

30/07/2011 – 17h00 NANTES (NOVOpress Breizh) – À qui profitent les débordements qui ont accompagné la manifestation du 27 juillet à Nantes Atlantique ? Certainement pas aux adversaires de l’Ayraultport ; ses partisans, au contraire, jubilent.

Les événements qui ont eu lieu à Nantes Atlantique le 27 juillet pourraient bien avoir sonné le glas du mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’est du moins une opinion qui se répand dans la métropole nantaise. On se rappelle que ce jour-là, environ 200 manifestants ont pénétré dans les locaux de l’aéroport actuel. À la suite d’incidents, quelques personnes ont été blessées et d’importantes déprédations ont été commises, au grand dam des manifestants venus là dans un esprit festif.

« Cette manifestation était un vrai cas d’école », estime un témoin. « Elle a suivi le cycle provocation-répression bien connu depuis les années 1960. Devant viennent les idiots utiles, ici d’inoffensifs marginaux qui se signalaient par leur accoutrement. Des casseurs peu nombreux mais bien plus agressifs se dissimulent derrière eux. Quand les incidents commencent, évidemment, les marginaux font des cibles idéales pour les policiers et s’en prennent plein la g…. » Selon certains, Europe Écologie-Les Verts porte une part de responsabilité à cause de son attitude de retrait, qui laisse les doux rêveurs à la merci des extrémistes.

François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, est manifestement bien embêté. Il ne dit pas un mot de l’affaire sur son blog, qu’il présente pourtant comme sa « Chronique du quotidien ». En effet, les excès commis à Nantes Atlantique mais aussi à Notre-Dame-des-Landes, avec l’installation de nombreux squatters, ont anéanti en peu de temps une partie de la crédibilité et du respect acquis par l’Acipa, l’infatigable association « historique » de lutte contre l’aéroport.

Les partisans de l’aéroport se proclament indignés par les déprédations commises à Nantes Atlantique, affichant largement leur coût supposé : 100.000 euros. En réalité, ils jubilent. Jean-Marc Ayrault en profite pour s’essuyer carrément les pieds sur ses alliés écolos. « Europe Écologie Les Verts obtiendra tout au plus dans une négociation nationale un constat de désaccord », déclarait-il hier dans les colonnes de Presse Océan (1). Il assure même que la question de l’aéroport n’a donné lieu à aucune tractation lors de la constitution de la liste écolo-socialiste pour les prochaines élections sénatoriale. Que ses alliés se soient réellement couchés ou non, le député-maire de Nantes montre bien par cette petite dénonciation fielleuse à quel point il les tient pour quantité négligeable.

Largement devancés aux élections européennes de 2009, les socialistes locaux ont donc parfaitement réussi à renverser le rapport de force à leur profit. L’investissement a priori risqué effectué par Jean-Marc Ayrault en accordant un siège de député à François de Rugy a été payant. Son attitude méprisante pourrait cependant devenir contre-productive, craignent certains. En effet, si une partie des responsables verts sont prêts à vendre leur âme pour un poste électif et les indemnités qui vont avec, la base militante commence à renâcler et EELV n’est pas propriétaire de son électorat.

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(1) Propos rapportés par Marc Dejean.

Pierre Rabhi : Pour une insurrection des consciences

Pierre Rabhi : Pour une insurrection des consciences©Medef

[box class=”info”]Source : Le Blog de Pierre Rabhi[/box]

Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept “Oasis en tous lieux”. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d’Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Il est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, du Sahara aux Cévennes, Conscience et Environnement ou Graines de Possibles, ce dernierco-signé avec Nicolas Hulot.

Auteur, philosophe et conférencier, il appelle à “l’insurrection des consciences” pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une “sobriété heureuse”.

“De ses propres mains, Pierre Rabhi a transmis la Vie au sable du désert… Cet homme très simplement saint, d’un esprit net et clair, dont la beauté poétique du langage révèle une ardente passion, a fécondé des terres poussiéreuses avec sa sueur, par un travail qui rétablit la chaîne de vie que nous interrompons continuellement”, selon Yehudi Menuhin.

 

“Le Monde du silence” revisité [vidéo]

"Le Monde du silence" revisité

En 2004, la mer Rouge accueille les plongeurs de l’Équipe Cousteau, 50 ans après les images révolutionnaires du film “Le Monde du Silence”, de Jacques-Yves Cousteau et de Louis Malle.

Grâce aux aventuriers de la Calypso qui pendant deux années explorèrent les fonds sous-marins de la Méditerranée à l’océan Indien, un public émerveillé découvrait à la fois la beauté du spectacle insoupçonné de la vie sous-marine et le sentiment que cette extraordinaire richesse de la nature devait être protégée. Aujourd’hui, l’Equipe Cousteau à bord du navire Alcyone revisite les lieux explorés par le commandant Cousteau.