En pleine tourmente de l’euro, les agences de notation s’intéressent à la dette américaine

14/07/11 – 20h30
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le président Obama et les dirigeants de la majorité républicaine à la chambre des représentant ne parvenant pas à trouver un accord budgétaire, les agences de notation américaines envisagent de baisser la qualité de la dette du trésor américain.

L’agence Moody a notamment révélé au Congrès que le risque croissant que le plafond d’endettement de l’État fédéral, actuellement fixé à 14 290 milliards de dollars, ne puisse être relevé à temps, a pour conséquence immédiate un réexamen de la note Aaa attribuée aux bond du Trésor américain.

Selon des confidences recueillies auprès d’élus au Congrès, l’agence Moody a également informé les législateurs qu’elle ne se satisferait pas d’un paiement en temps et en heure des bons du Trésor arrivant à échéance. L’agence prendrait en compte pour sa notation la capacité de l’État fédéral à payer ses dettes à l’égard de particuliers, par exemple les retraites ou la sécurité sociale.

Le président Obama avait fixé à vendredi 15 juillet la date limite pour un accord entre la majorité républicaine de la chambre des représentants et l’exécutif sur l’enveloppe budgétaire, tant sur les réductions de dépenses exigées par les Républicains que sur le relèvement du plafond de la dette demandé par le président.

Si les négociations traînent encore en longueur, il n’est pas certain que cette limite puisse être tenue, pour le plus grand bonheur des spéculateurs.

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

M. Sarkozy est un connaisseur. Un grand connaisseur en matière de dette publique. Ce qui l’autorise à s’en prendre au programme du PS pour 2012. En effet, à l’entendre, les propositions socialistes présentent de grands dangers : « ceux qui auront l’idée de revenir sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, de refuser une règle d’or qui oblige tout nouveau gouvernement à prévoir un budget en équilibre » conduiront « à l’explosion de la dette et des déficits et à l’impossibilité pour la France de les financer » (quatrième conférence de presse de Nicolas Sarkozy, lundi 27 juin 2011). Fermez le ban.

D’après l’INSEE, à la fin mars 2011, la dette publique française atteignait 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du PIB. Un record toutes catégories. Surtout lorsqu’on sait que, d’après le traité de Maastricht, le ratio de la dette publique ne doit pas excéder 60% du PIB. Avec une progression de 55 milliard d’euros en trois mois, Nicolas Sarkozy fera figure de « grand argentier » de la Vème République.

Certes, la crise est passée par là, creusant les déficits de l’Etat : 56 milliards en 2008, 138 en 2009,148 en 2010. Quand tout va bien (?!), le déficit structurel de l’Etat tourne autour de 40 milliards d’euros. Un exemple : 43,9 milliards en 2004. Quelquefois la moisson est bonne : seulement 34,7 milliards de déficit en 2007.

En 2008 et 2009, la baisse des recettes fiscales pour cause de dégradation de la situation économique et le coût du plan de relance sont pour beaucoup dans l’aggravation des déficits de l’Etat.

Pour autant la situation internationale n’explique pas tout. La Cour des comptes estime ainsi que, depuis deux ans, les orientations politiques, indépendantes de la crise, ont mené à une aggravation du déficit structurel comprise entre 0,9 et1,2 point de PIB (un point de PIB = 20 milliards d’euros). En cause : les baisses des prélèvements obligatoires (exonérations diverses, baisses d’impôts ciblées) qui ont amenuisé les recettes. Mais aussi la croissance des dépenses publiques, qui a continué en dépit du discours du gouvernement. Au total, depuis 2007, les choix politiques du Président de la République expliquent entre un quart et un tiers de la dégradation du déficit.

Bercy 1

A la vérité, les exploits financiers de Nicolas Sarkozy ne datent pas d’aujourd’hui. Il a déjà fait ses preuves à Bercy en tant que ministre du Budget (29 mars 1993 -11 mai 1995) ; son patron s’appelait Edouard Balladur, Premier ministre et prétendant à l’Elysée. Tout ce petit monde s’activait pour remporter l’élection présidentielle de 1995. Donc l’équilibre des comptes publics ne constituait pas la préoccupation première de ces messieurs. Pas question d’effrayer l’électeur avec des histoires d’augmentation des impôts ou de baisse de la dépense publique. Pourtant la baisse de l’activité économique l’aurait exigé. A la fin 1993, la dette publique représente 440,1 milliards d’euros. A la fin 1994, 570 milliards. A la fin 1995, 662,8 milliards.

Bercy 2

Lors de son second mandat à la présidence de la République, Jacques Chirac donne, lui aussi, l’occasion  à M. Sarkozy de briller de tous ses feux. Ce dernier revient en effet à Bercy avec le titre ronflant de ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (31 mars 2004 au 29 novembre 2004) du gouvernement Raffarin. Pendant ces huit mois, ses résultats n’épatent personne. Sauf ceux qui suivent de près l’évolution des Finances publiques. A la fin 2003, la dette publique s’établit à 994,5 milliards d’euros ; à la fin 2004 elle atteint 1068,3 milliards d’euros. Titre de gloire de l’intéressé : c’est sous son magistère que la dette publique a franchi la barre des 1000 milliards d’euros.

Un président de la République se doit de faire mieux qu’un simple ministre. Nicolas Sarkozy l’a compris. La dette publique était de 1142,1 milliards d’euros à la fin 2006 ; à fin mars 2011, elle a bondi à 1646,1 milliards. Soir une progression formidable de 504 milliards en quatre ans. Qui dit mieux ?

Dans le projet socialiste intitulé « Le changement » (« 30 priorités pour 2012 »), il est écrit que « la diminution des déficits ne fait pas à elle seule une politique ». Il y a bien longtemps que Nicolas Sarkozy a fait sienne cette devise.

NDLR – On appelle dette publique l’addition des dettes de l’Etat, des collectivités territoriales, des administrations de sécurité sociale et des ODAC (organismes divers d’administrations centrale, des annexes de l’Etat). La dette de l’Etat représente environ 80% de la dette publique. Contrairement au Traité de Maastricht, la Commission européenne et Eurostat (organisme statistique de l’Union européenne) ne prennent en compte que la dette publique. Ce sont les déficits de l’Etat – réguliers et de plus en plus volumineux – qui gonflent la dette publique.

La CFTC Paris appelle au boycott des grandes surfaces le 14 juillet

La CFTC Paris appelle au boycott des grandes surfaces le 14 juillet

08/07/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – La CFTC Paris lance une campagne d’affiches (photos) pour dénoncer l’ouverture des magasins le 14 juillet.

Dans un communiqué, elle indique : “Un jour férié est un jour de fête civile ou religieuse, ou commémorant un évènement. Il est, sauf exception, non travaillé. La France compte 11 jours fériés. A ces jours nationaux, se rajoutent ceux liés à des particularismes locaux. Ces jours sont un oasis de calme dans un monde en agitation perpétuelle, ils permettent, comme le dimanche, de vivre autre chose que la course à la production/consommation. Ils sont indispensables pour l’équilibre de la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle. Et pourtant ! Ils sont de plus en plus remis en cause, principalement dans le commerce où grandes surfaces et centres commerciaux bafouent de façon récurrente la notion même de jour férié. C’est pour cette raison que nous voulons marquer le coup à l’occasion de la Fête Nationale en dénonçant l’ouverture des grandes surfaces le 14 juillet.”

Cette action débute à Paris puis aura lieu en Picardie.

Sauver le soldat Papandreou, c’est sauver le Crédit Agricole

Sauver le soldat Papandreou, c’est sauver le Crédit Agricole

Une grande question agite les milieux financiers : la Grèce fera-t-elle défaut ? Cette possible faillite préoccupe les banquiers mais devrait également tracasser tout contribuable « averti ». En procédant à un petit tour d’horizon des chiffres portés à la connaissance du public, on comprend pourquoi. A tout seigneur tout honneur, commençons par l’Etat français.
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Hervé Juvin : les désordres mondiaux et leurs causes profondes [audio]

Hervé Juvin (ci-dessus), économiste, président d’Eurogroup Institute, vice-président de l’Agipi, collaborateur au site Realpolitik.tv, aborde ici les désordres mondiaux économiques et humains, en en faisant une analyse en profondeur de leurs causes historiques, culturelles, sociologiques… Hervé Juvin était reçu sur Radio Courtoisie le 29 juin dernier dans un « Libre Journal » animé par Emmanuel Ratier avec la participation d’Henri Dubost et Pascal Lassalle.

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La Grèce devra-t-elle abandonner une partie de sa souveraineté ?

La Grèce devra-t-elle abandonner une partie de sa souveraineté ?

04/07/11 – 17h00
ATHENES (NOVOpress)
– La patrie d’Homère, d’Ulysse, de Périclès, l’un des berceaux de la civilisation européenne va-t-il devenir une “colonie” de l’Eurogroupe et de la Commission européenne ? En tout cas, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker a affirmé dans un entretien publié dimanche dans le magazine allemand Focus que “la souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte”. Et ce à cause des privatisations nécessaires pour bénéficier du nouveau plan d’aide censé sortir en partie la Grèce des affres de son endettement abyssal.
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Christine Lagarde : nomination au FMI dans un cliquetis de casseroles

Christine Lagarde : nomination au FMI dans un cliquetis de casseroles

En octobre 2007, le Consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais, décide d’abandonner la procédure de justice traditionnelle dans le différend qui oppose le Crédit lyonnais et Bernard Tapie, au profit d’un « arbitrage », une procédure privée de règlement des litiges. Christine Lagarde, ministre de l’économie depuis juin 2007, intervient personnellement dans la composition du « tribunal arbitral » en y nommant trois « juges-arbitres ».

En juillet 2008, le « tribunal arbitral » se prononce en faveur de Bernard Tapie et condamne le CDR à verser 285 millions d’euros à l’homme d’affaires controversé, dont 45 millions au titre de « préjudice moral ». Une décision qui soulèvera l’indignation du Front national ainsi que de nombreux députés de l’opposition, et dont Marine Le Pen saisira le président de la Cour des Comptes.
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Radars : le racket fiscal monte au nez des Dijonnais

Radars : le racket fiscal monte au nez des Dijonnais

18/06/2011 – 15h15
Dijon (NOVOpress) –
Dans le cadre de la journée nationale de sensibilisation au racket fiscal auto-moto, les Identitaires de Bourgogne sont montés au créneau dès l’aube ce matin du 18 juin.

Plusieurs militants identitaires de Bourgogne ont répondu à l’appel du Bloc Identitaire, qui organise aujourd’hui, dans une trentaine de départements, une opération de sensibilisation des usagers de la route au “racket fiscal” auto-moto. Une banderole de 6 mètres portant l’inscription « Radars : Stop au Racket » fut déployée dans la matinée sur un pont surplombant l’autoroute A31 entre Dijon et Nuit-Saint-Georges.

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Les pouvoirs exorbitants du fisc [vidéos]

16/06/2011 – 06h00
PARIS (NOVOpress) – À la fois ‘punching-balls’ et vaches à lait, les Français se font racketter aussi bien par les racailles de la rue que par le fisc. L’administration fiscale possède des pouvoirs exorbitants, quasi dictatoriaux, destructeurs des hommes et de l’économie. Deux Français ont eu le courage de filmer leur contrôle fiscal en présence des inspecteurs et de publier leur vidéo sur YouTube…
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