Vous avez dit : « croissance ... négative »

Vous avez dit : « croissance… négative »

[box class=”info”]L’hyperclasse dominante est prise à son propre piège de contrôle de la pensée par les mots qu’elle a interdits.[/box]

Le site du Figaro titre ce matin, 11 août 2011 : « France : risque de croissance négative ».

Or dans sa toute dernière édition, le dictionnaire de l’Académie stipule :

CROISSANCE n. f. XIIe siècle. Dérivé du radical du participe présent de croître.
Le fait de croître, de grandir.
1. Développement d’un organisme jusqu’à maturité. La croissance des plantes.
2. Accroissement en étendue ou en importance ; développement.

Pour toute personne sensée, la « croissance négative » est un concept inintelligible. Un oxymore. Il reflète pourtant tout à fait explicitement la désastreuse incapacité des dirigeants occidentaux à analyser la crise actuelle, car ils n’ont plus les mots pour la décrire.

Le système repose en effet structurellement sur la croissance : croissance de la consommation bien-sûr, mais croissance de tout. La croissance est la clé de voûte de tout ce système car elle assure l’équilibre dans la fuite en avant sur laquelle il est fondé. La croissance permet notamment de créer la monnaie pour assurer les dépenses non financées. La croissance, nous dit-on, permettra de rembourser les dettes. Alors l’endettement n’est pas si grave puisqu’il sera effacé lorsque la croissance reviendra.

Mais voilà, la croissance se fait attendre. Pas grave, nous rassure-t-on, elle reviendra de toutes façons, alors les dettes ne sont pas un vrai problème. Mais la croissance ne revient toujours pas. Ah si ! elle est là, mais elle est … négative !

Cette expression date de 2008, et fut lancée par Christine Lagarde. A l’époque quelques rares journalistes avaient malgré tout été interpellés par cet oxymore, notamment Thomas Legrand dans son édito politique du lundi 6 octobre 2008 sur France Inter.

Cette invention géniale a valu à Christine Lagarde d’être promue au FMI car elle n’a pas particulièrement brillé par ses résultats en tant que ministre de l’économie.
Les certitudes ont la vie dure : la croissance reviendra, c’est sûr. Elle est juste négative en ce moment, mais c’est normal, c’est une crise cyclique. Ainsi trois ans après, Le Figaro persiste, et continue de se rassurer, et de rassurer ses lecteurs, avec la même chimère paradoxale.

Il y a quelque temps, il ne fallait pas affoler Billancourt. A présent il ne faut pas affoler les marchés et les consommateurs.

Georges Gourdin pour Novopress France

Plus de 150 millions d’euros de fraudes à l’assurance maladie détectés en 2010

Plus de 150 millions d’euros de fraudes à l’assurance maladie détectés en 2010

11/08/10 – 09h30
PARIS (NOVOpress)
– Le directeur de la répression des fraudes à l’assurance maladie a indiqué hier que le montant des fraudes détectées et stoppées s’était élevé en 2010 à 156, 3 millions d’euros.
Un chiffre considérable qui donne une idée vertigineuse du montant réel du total des fraudes annuelles.

Sur le chiffre dévoilé, 71,1 millions viennent des hôpitaux et cliniques, 12,7 millions des infirmiers libéraux, 6,8 des ambulanciers, 4,9 des médecins, 3,8 des dentistes, 3,5 des pharmaciens et 2,5 des kinésithérapeutes.

Par ailleurs chez les assurés sociaux le poste le plus important concerne les indemnités journalières pour arrêts maladie abusifs (l’Assurance maladie classe ceci en abus et non pas en fraudes comme ci-dessus). En 2010, 2,34 millions de contrôles ont permis de faire cesser de nombreux arrêts de maladie abusifs représentant une économie de 398 millions pour l’assurance maladie.

[Tribune libre] Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser

[Tribune libre] Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser

[box class=”info”] Ne craignons pas l’effondrement –tant attendu– du système, mais plutôt précipitons-le. [/box]

L’ensemble de la presse convenue panique devant un événement attendu depuis pourtant presque dix ans : la chute de l’empire américain

Le déclic, la goutte qui fit déborder le vase, fut la dégradation de la note de la dette publique des États-Unis par l’un des instituts américains qui se sont auto-attribués la capacité à apprécier les économies des États du monde.

[Tribune libre] Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser Ainsi ce n’est pas tant la situation des États-Unis qui se serait précipitamment dégradée, ce qui pèse c’est, comme le note bien La Croix, qu’un tabou est brisé. Il aura fallu presque dix ans pour que ce tabou tombe, dix ans depuis notamment l’ouvrage publié en 2003 par Emmanuel Todd : Après l’empire.

Ainsi depuis dix ans les esprits éclairés de plus en plus nombreux annoncent le déclin du modèle socio-économique né de l’après-guerre et reformulé en plusieurs étapes, notamment en 1968. Déjà en 1971 (cela fait tout de même 40 ans), le secrétaire américain au Trésor, John Connally déclarait avec arrogance : « The dollar is our currency and your problem », « Le dollar est notre devise et votre problème ». Et le plus fort est que cela a fonctionné ainsi. Aujourd’hui encore la presse — encore sous influence — s’émeut des « conséquences mondiales de la dégradation de la note américaine », comme si cela était encore une surprise.

Si l’économie américaine s’effondre, son modèle, son paradigme, pour parler comme les philosophes, s’effondre aussi. Toutes les personnes qui tirent profit de ce paradigme peuvent s’émouvoir, car leurs vérités, leurs positions acquises se désagrègent. Avec la fin de l’empire américain, prend fin également un modèle pétri de mondialisme, de cosmopolitisme, de matérialisme, d’hédonisme.

Les tenants du système et tous ses bénéficiaires, tentent, en vain, de préserver leurs acquis en effrayant par la peur du lendemain, car ils savent bien que la chute de l’empire amènera un monde nouveau qu’ils combattent de toutes leurs forces. Ce monde nouveau se construira sur le rejet des valeurs dominantes actuelles, à savoir sur le localisme au lieu du mondialisme, sur l’enracinement au lieu du cosmopolitisme, sur la convivialité au lieu du matérialisme, sur la sobriété au lieu de l’hédonisme.

Tout ce qui tend à prolonger encore le système, comme le fut la prise en charge par les États des dettes non solvables des banques privées (subprimes), n’est que pur gâchis. Plus le système est moribond, plus l’énergie requise pour sa survie est importante.

Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser Friedrich Nietzsche dans un style qui n’appartient qu’à lui nous l’annonçait déjà : « Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser. »

Georges Gourdin pour Novopress France

UE: une nouvelle libéralisation des échanges agricoles repoussée in extremis

UE : une nouvelle libéralisation des échanges agricoles repoussée in extremis

10/08/11 – 07h00
PARIS (NOVOpress)
– La proposition d’accord de libéralisation des échanges agricoles entre le Maroc et l’Union Européenne a été rejetée par la Commission agricole du Parlement européen.

Ce nouvel accord, qui aurait eu pour conséquence une très forte augmentation de la quantité de marchandises agricoles importées exonérées de droits de douane, notamment dans le secteur des fruits et légumes marocains qui aurait représenté une nouvelle concurrence déloyale pour les producteurs européens, a été rejeté par la Commission qui a avancé des motifs de sécurité alimentaire, de protection de l’environnement et des répercussions économiques très négatives .

Cette opposition à un nouvelle vague de libéralisation a été saluée par le syndicat agricole indépendant la Coordination Rurale qui rappelle néanmoins que la situation reste périlleuse !

En effet, malgré leurs efforts pour abaisser leurs coûts de production, les producteurs européens et français, ne sont pas en mesure d’être compétitifs du fait du coût du travail et des contraintes environnementales qui leur sont imposées.

Le Parlement européen se révèle donc le dernier et fragile rempart des agriculteurs face à la libéralisation forcenée que veut appliquer la Commission européenne pour le plus grand profit des multinationales agro-alimentaires.

Londres d'accord pour une intégration plus poussée des pays de la zone euro

Londres d’accord pour une intégration plus poussée des pays de la zone euro

08/08/2011 – 11h20
LONDRES (NOVOpress) –
A la veille du « lundi noir », le Royaume-Uni donne son feu vert à une intégration plus poussée des pays de la zone euro

Dans un article publié le 7 août dans les colonnes du quotidien The Telegraph, le ministre des finances britannique George Osborne a appelé ses voisins continentaux à prendre l’initiative pour résoudre la crise des dettes souveraines.

Rompant avec une tradition bien établie, le ministre anglais en appelle à une plus grande intégration fiscale des pays de la zone euro et annonce que le Royaume Uni ne s’opposera pas à une modification des traités existants en ce sens.

Pour l’avenir de l’Union européenne cette prise de position est capitale. Elle implique que Londres n’exigera pas de référendums pour bloquer l’évolution vers une plus grande intégration des nations du continent qui adhèrent à l’euro.

En annonçant qu’elle allait acheter de la dette espagnole et italienne, la Banque centrale européenne a la première répondu favorablement à l’invitation de George Osborne et pris des libertés avec le carcan réglementaire qui lui interdit d’agir avec la même liberté que la Réserve fédérale américaine.

Ce « lundi noir » que redoutent les analystes financiers pour aujourd’hui va mettre les autorités politiques monétaires devant leurs responsabilités. Il faut espérer qu’ils soient à la hauteur des défis qu’ils auront à faire face.

[box class=”warning”]Photo : le London Stock Exchange (Bourse de Londres)[/box]

Les Etats-Unis n’ont plus leur «AAA»

06/08/2011 – 13h45
WASHINGTON (NOVOpress) –
Pour la première fois de leur histoire, les Etats-Unis n’ont plus leur AAA, la note la meilleure, pour la dette publique du pays. L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s (S&P) a en effet décidé vendredi soir de diminuer cette note à AA+, compte tenu des «risques politiques» du déficit budgétaire.

Cette annonce est faite alors que les places boursières sont toujours très nerveuses.

Le constructeur de la mosquée Arrahma de Nantes fait faillite

Le constructeur de la mosquée Arrahma de Nantes fait faillite


04/08/2011 – 18h00
NANTES (Breizh NOVOpress) – Taner Topdemir, patron d’Océane constructions, a dû déposer le bilan de sa société, victime d’une crise de croissance mal gérée. Bénéficiaire de nombreux contrats de sociétés publiques d’HLM, le groupe s’était aussi lancé dans la promotion immobilière.

Océane constructions, une entreprise de bâtiment d’Orvault qui emploie environ 200 personnes, vient d’être mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce. « Océane constructions a été victime d’une erreur de gestion très classique », commente un comptable nantais. « L’entreprise n’a pas su gérer son développement. Son chiffre d’affaires a fortement augmenté ces dernières années, mais le fonds de roulement n’a pas suivi. Une crise de trésorerie était inévitable. » Afin de geler les créances, la société avait été placée en procédure de sauvegarde voici quatre mois ; cela n’a pas suffi à la sauver.

Océane constructions s’était imposée en quelques années dans les milieux nantais du BTP. Créée en 2002, elle était dirigée par un jeune Turc, Taner Topdemir. Elle bénéficiait de nombreux contrats attribués par des constructeurs de HLM de Loire-Atlantique et des départements voisins comme Atlantique Habitations ou ESH Logis Ouest, dans le cadre programmes comme La Frégate à Donges, les Jardins d’Amaryllis aux Sorinières ou le Domaine des Pépinières à Angers.

Elle avait aussi été choisie pour le chantier de la mosquée Arrahma, construite à Nantes avec le soutien de la municipalité de Jean-Marc Ayrault (photo de la mosquée avec ses deux minarets, cliquer sur la photo pour la voir en entier).

Grèce : Le paradis s’appelle Bâle-Genève-Zurich

Grèce : Le paradis s’appelle Bâle-Genève-Zurich

Dès qu’il est question de la crise grecque, les médias évoquent volontiers tout ce qui ne va pas dans le pays de Périclès et de Thucydide. La liste est longue : gabegie, indolence, maquillage des comptes publics, effectifs pléthoriques sans l’administration… Pourtant, il existe une question que peu de journalistes abordent : la fuite des capitaux vers la Suisse.

L’homme qui connait le mieux le dossier, Georges Papaconstantinou, ministre des finances, chiffre entre 10 et 15 milliards d’euros par an le montant de la fraude fiscale à destination de la Suisse.

Depuis que le gouvernement grec semble vouloir lutter contre ladite fraude, le mouvement s’accélère. La perte de confiance dans les banques grecques favorise également cette fuite des capitaux. Dimitri Kouselas, secrétaire d’Etat au ministère grec des Finances, évalue à « 280 milliards d’euros, soit 120% du PIB grec » les fonds helléniques en Suisse. D’après lui, « depuis dix-huit mois, les comptes courants en Grèce ont perdu 38 milliards d’euros, transférés en majorité vers la Suisse ».

Du côté de la Banque nationale suisse, on minimise grandement ce mouvement. En 2009, les banques suisses recevaient 2,2 milliards de francs suisses de capitaux grecs (1,8 milliard d’euros). Sans prendre en compte les actions et les obligations.

La Suisse possède tous les atouts pour bénéficier de cet exode fiscal. Non seulement le secret bancaire pèse lourd dans la balance, mais encore la Confédération présente l’avantage de ne pas appartenir à l »’Union européenne, tout en étant proche d’Athènes.

Traditionnellement la Grèce faisait preuve de laxisme envers l’évasion fiscale. Payer des amendes ne faisait pas partie de la culture nationale : « dans le passé, le ratio des amendes fiscales qui ont été effectivement payées était inférieur à 10% », affirme Georges Papaconstantinou qui vient de renforcer les moyens et les effectifs chargés des contrôles fiscaux.

Il y a belle lurette que les grandes fortunes grecques ont choisi d’abriter leurs fonds à proximité du lac Léman. Les plus connues appartiennent au monde des armateurs (familles Onassis, Niarchos, Livaros).

Nécessité faisant loi, le gouvernement grec espère récupérer quelques sous. Aussi a-t-il entamé des négociations avec la Suisse pour taxer les fonds déposés par les Grecs dans la Confédération.

Poutine dénonce "le monopole du dollar" qui "parasite l'économie mondiale"

Poutine dénonce “le monopole du dollar” qui “parasite l’économie mondiale”

02/08/2011 – 10h30
MOSCOU (NOVOpress) —
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, n’a pas mâché ses mots aujourd’hui en s’en prenant au système économique américain et à la gestion de la dette par le gouvernement des Etats-Unis.

Au cours de la visite d’un camp de jeunes aménagé près du lac Seliger, dans la région russe de Tver, il a déclaré que le pays de l’Oncle Sam “vivait au-dessus de ses moyens, rejetant “la responsabilité” de “ses problèmes sur l’économie mondiale”.

Surtout, Vladimir Poutine s’est attaqué violemment au système monétaire américain qui “parasite l’économie mondiale grâce au monopole du dollar”.

Tunisie : Flambée des prix alimentaires

Tunisie : Flambée des prix alimentaires

A quelques jours du Ramadan, les prix des produits alimentaires flambent en Tunisie, et certains produits comme l’eau minérale se font rares. En cause, principalement: l’augmentation en flèche des exportations vers la Libye voisine. ”L’explosion des prix est effrayante” lance Taïeb Bendoub, deux sacs de fruits et légumes à la main. “Quand on compare l’été 2010 et 2011, il y a une inflation de 40% minimum”, ajoute ce retraité, qui achève ses courses au marché central de Tunis, l’un des plus fréquentés de la capitale.

“Les tomates, les poivrons et les pommes de terre ont presque doublé. C’est inadmissible”, s’indigne une mère de famille, Néjia Jridi. […]

Tunisie : Flambée des prix alimentaires Les exportations des produits alimentaires pour la Libye atteignaient 53,1 millions de dinars (27 millions d’euros) pour les quatre premiers mois de l’année. Au terme du premier semestre, ils ont dépassé 190 millions de dinars (96 millions d’euros), selon de récents chiffres officiels. La Libye est ainsi devenue la première destination des produits tunisiens, notamment les huiles végétales, les céréales, la farine et le lait.

Mais cette situation, si elle est positive pour le commerce extérieur, coïncide aussi avec le Ramadan au cours duquel la rupture nocturne du jeûne est l’occasion de repas abondants. Durant cette période la consommation augmente de 30% sur le marché intérieur tunisien. […]

Le ministère du Commerce a rappelé mercredi dans un communiqué que l’exportation des produits subventionnés destinés au marché intérieur (pain, sucre, thé…), le monopole et la contrebande constituaient des infractions économiques et douanières. […]

[box class=”info”] Source : EuropeMaghreb.fr [/box]

Les Etats-Unis au bord de la faillite

Les Etats-Unis au bord de la faillite

[box] Les négociations entre les Démocrates et les Républicains sont sur le point d’échouer. Obama a demandé à son ministre des finances d’élaborer un plan B.[/box]

L’administration du président Barack Obama se prépare à un échec des négociations relatives à la politique budgétaire des Etats-Unis. Le ministère des finances a élaboré un plan au cas où aucun accord ne devait être trouvé entre les deux partis d’ici le 2 août, a déclaré le porte-parole d’Obama mercredi à Washington. C’est en tout cas la réponse qu’il a donnée à un journaliste qui lui posait la question de savoir quelles dépenses pouvaient encore être faites après cette date critique, et quelles dépenses seraient suspendues. Carney n’a pas été plus loin dans ses déclarations. Le ministère américain des finances a l’intention de faire connaître dans les prochains jours ce qu’il a l’intention de faire en cas d’échec des négociations sur la question de la dette.

Chaque jour compte

C’est désormais chaque jour qui compte aux Etats-Unis pour échapper à une cessation de paiement de l’Etat. Mais les Démocrates et les Républicains bluffent jusqu’au dernier moment dans le litige concernant le plafond de la dette, et aucun accord n’est encore en vue.

Et une mauvaise nouvelle de plus vient de tomber au beau milieu des négociations sur le plafond de la dette : la croissance économique américaine s’est à nouveau ralentie au début du second semestre selon une estimation de la Banque Fédérale américaine. Le marché du travail est également resté atone, alors que beaucoup de régions avaient recensé des nouveaux recrutements.

Des points importants

Le président Obama a peu de raisons de se réjouir ces derniers temps

En dépit de l’urgence de trouver un accord, les sujets de désaccord persistent. Voici les points importants du conflit sur la dette :

Quand sera-t-on à court d’argent ? Les Etats-Unis avaient dépassé dès la mi-mai la limite légale de 14.300 milliards de dollars. Depuis, on a réussi à louvoyer en recourant à des « mesures spéciales ». Si la limite d’endettement n’est pas relevée d’ici le 2 août, les Etats-Unis ne pourront plus régler toutes les factures. Les versements aux retraités ou aux soldats pourraient connaître des retards, des fonctionnaires pourraient être mis en congé sans solde.

Y a-t-il une date après laquelle rien ne va plus ? Les analystes partent du principe que le ministère américain des finances dispose encore d’un matelas de sécurité qui lui permet de régler ses factures jusqu’à la mi-août. Le 3 août, ce sont environ 23 milliards de dollars qui son dus aux retraités et aux handicapés. Le 15 août est considéré comme une date fatidique. Ce sont 41 milliards de dollars qui sont alors à payer, dont 30 milliards d’intérêts rémunérant les bons du trésor.

La note maximale AAA est en danger ? Si les Etats-Unis devaient ne plus être complètement en mesure de servir leur dette (intérêts et capital), c’en sera fini des meilleures notes des agences de notation. Les Etats-Unis devront payer des intérêts élevés pour l’endettement nouveau. De nombreux fonds de pension devront se débarrasser de leurs titres américains, du fait qu’ils n’ont le droit d’investir que dans des bons du trésor de la meilleure solvabilité.

Colère

L’incapacité des politiciens à trouver une solution rapide a suscité une violente colère du journaliste et activiste Internet Jeff Jarvis. « Hé, bande de connards à Washington. C’est notre pays, notre économie, notre argent », a-t-il éructé sur le service en ligne Twitter. Des dizaines de milliers d’internautes ont commencé à critiquer, sous le mot clé #fuckyouwashington, les Républicains qui refusent des nouveaux impôts pour les riches. Mais les Démocrates aussi se voient reprocher leur incapacité.

[box class=”info”] Source : Le journal quotidien autrichien Kurier.[/box]

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

30/07/2011  10h30
CARDIFF (NOVOpress Breizh)
– Les Jeux Olympiques 2012 profiteront très peu au Pays de Galles. Le Plaid Cymru, qui réclamait la transparence depuis des années, vient de dénoncer la mauvaise répartition des budgets, qui bénéficient principalement aux entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre.

À ce jour, les dépenses réalisées pour l’organisation des Jeux Olympiques de Londres atteignent 9 milliards de livres (près de 10,3 milliards d’euros). Mais cette somme a très peu profité aux entreprises galloises.

Hywel Williams, parlementaire du Plaid Cymru, s’est penché sur la répartition des budgets. Il a découvert qu’ils étaient allés dans leur immense majorité à des entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre. Les chiffres exacts ne sont pas connus : l’Olympics Delivery Authority, organisme public chargé de la préparation des Jeux, refuse de publier toute information sur la répartition des contrats de deuxième et troisième rang.

Le porte-parole du maire de Londres a récemment jeté de l’huile sur le feu en déclarant au micro d’une radio galloise que cette situation était due aux Gallois eux-mêmes, qui se préoccupaient de la question trop tard, une fois tous les contrats attribués. En réalité, le Plaid Cymru s’en est inquiété depuis l’attribution des Jeux à Londres en 2005, sans jamais être écouté.

Le mécontentement des Gallois est en outre aggravé par l’affectation d’une part disproportionnée des fonds provenant de la loterie à la rénovation des quartiers Est de Londres à l’occasion des Jeux. Et aussi par une mesure qui agace l’ensemble du Royaume-Uni : sur l’enveloppe de billets à prix réduits destinés aux scolaires, 125 000 sont réservés aux jeunes Londoniens… et 50 000 au reste du pays.

Qui est derrière les agences de notation ? — crédit photo : Ben Garrett

Qui est derrière les agences de notation ?

29/07/2011 – 11h30
NEW YORK (NOVOpress) — Les agences de notation et leur rôle dans l’économie mondiale sont sur toutes les bouches. Certains considèrent que leurs évaluations sont objectives, tandis que d’autres y voient presque des organisations criminelles. Le président de la Banque nationale allemande Claus Raidl demande de recourir à la police pour briser leur influence, jugée démesurée.

Toujours AAA pour les États-Unis alors qu’ils sont presque insolvables

Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch. Ces trois noms résonnent sur toutes les bouches après les spectaculaires et profondes décotes de la solvabilité de plusieurs États européens. Ces trois agences de notation américaines représentent à elles seules 95% du marché. Leur jugement exerce sur les marchés financiers un poids capable d’ébranler l’ensemble de la zone euro, soit une zone économique de 320 millions d’habitants. Mais s’agit-il en fait d’un levier des intérêts américains et de Wall Street ? On peut le soupçonner, d’autant que les États-Unis, alors qu’il sont en passe de devenir insolvables, jouissent d’un niveau de solvabilité extrêmement élevé. Des politiciens européens ont fait de cette troïka d’outre-Atlantique leur ennemi déclaré. Mais la vérité se trouve probablement, comme souvent, au milieu.

La Grèce a longtemps réussi à cacher l’ampleur réelle de ses problèmes financiers. Il y a environ un an, la lumière a été faite sur la gestion catastrophique de ses finances publiques. Les problèmes du pays ont attiré l’attention des Fitch et consorts, qui ont rapidement réagi en décotant la solvabilité des emprunts d’État. Depuis, l’euro n’est plus en repos. Une « vache sacrée » a même été sacrifiée récemment – l’Italie. Des politiciens de Bruxelles et nationaux ont reconnu le risque de se retrouver dans une situation délicate. Enfin, un coupable a été trouvé : ce n’est pas la pratique de distribuer à la population des cadeaux électoraux qu’il n’y avait pas lieu de financer, mais des analystes de la lointaine Amérique qui étaient responsables des misères de l’union monétaire européenne.

Ceux qui sont derrière

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Un coup d’œil sur la structure des agences permet de douter de leur objectivité. Par exemple, le légendaire gourou de la bourse Warren Buffet détient, comme l’indique NEWS dans son numéro 28 de cette année, au travers de Berkshire-Hathaway, 12,5% des parts de Moody’s. Buffet a aussi une participation dans la banque d’investissement Goldman Sachs, dont la notoriété est égale à sa mauvaise réputation. Une constellation autonome, en somme.

Le problème est que les agences de notation sont payées par les banques pour évaluer leurs produits. Si l’analyste et le donneur d’ordre ont tous les deux le même propriétaire, cette relation est un terrain éminemment propice à une dangereuse absence de transparence et aux coteries. Qui mordrait la main qui le nourrit ? Standard & Poor’s appartient à la maison d’édition médias McGraw-Hill dont le principal actionnaire est la société d’investissement Capital World, laquelle détient aussi une participation dans Moody’s. Le Français Marc Ladreit de Lacharriere contrôle Fitch Ratings via sa maison-mère Fimalac. Il a présidé pendant des années la section française du groupe Bilderberg. Le comité de direction de Fimalac a des relations et des intersections étroites avec des groupes de sociétés agissant dans le monde entier comme Coca Cola et diverses grandes banques.

La solvabilité de la classe politique

Nos élus, dans leurs critiques à l’encontre des Moody’s et autres, n’ont sûrement pas tort, ou du moins pas totalement. Les interdépendances avec les grands acteurs du monde de la finance et de l’industrie s’opposent à leur objectivité. Dieu seul sait pourquoi les USA ont-il toujours le statut triple A… ou les propriétaires des agences. Mais l’accroissement régulier de l’endettement et la corruption des milieux gouvernementaux aboutiront tôt ou tard à un retour de bâton. Les gouvernements d’Europe ont traité à la légère l’attribution des critères de stabilité. Ce comportement négligent, fruit de spéculations à court terme, se traduit maintenant en un déclassement des évaluations. Faire des agences de cotation l’unique responsable des affres de la zone euro serait omettre la responsabilité de la classe politique, et surévaluer, peut-être, sa propre solvabilité.

La « diversité », future victime de la crise des finances publiques américaines ?

La « diversité », future victime de la crise des finances publiques américaines ?

27/07/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) — Si l’Europe a fort à faire pour réduire ses déficits publics, les États-Unis sont confrontés à des défis budgétaires et économiques d’une toute autre ampleur. Un des aspects les plus étonnants de la crise financière, notamment ces dernières semaines, est le peu d’attention que les marchés ont accordé au bras de fer opposant le président Obama et le Congrès sur l’élévation du plafond de l’endettement public de l’État américain.

D’un côté, le refus obstiné de la nouvelle majorité républicaine à la chambre des représentants à accepter toute hausse des impôts ; de l’autre, l’incapacité des républicains en général à réduire les dépenses militaires et celle des démocrates à diminuer celles liées à la protection sociale, conduisent le pays dans le mur.

Il est une facette de la politique budgétaire rarement mise en lumière, celle de la promotion de la « diversité ». Dans un pays dans lequel cohabitent trois grands groupes, les Euro-Américains, les Afro-Américains et les Hispaniques, la paix sociale est achetée depuis cinquante ans au prix fort par la puissance publique par le biais d’emplois réservés dont les salaires sont payés par les contribuables.

Comme l’explique dans son blog l’universitaire Walter Russell Mead, un des penseurs libéraux américains les plus en vogue, le rapport de force budgétaire peut avoir des conséquences dévastatrices pour les groupes répondant le moins bien aux exigences d’une société industrielle évoluée.

L’obamania chantée depuis 2008 sur tous les tons par les grands médias américains, et qui commence seulement maintenant à se mettre en sourdine, a occulté la sévère dégradation de la situation des Noirs, ce qui aux États-Unis est désigné sous l’appellation politiquement correcte de « crise urbaine ».

Les chiffres de l’emploi offrent des indicateurs éclairants. Près de 16% des Noirs sont chômeurs, contre 8,7 % des Blancs. Plus révélateur encore, pour ceux qui veulent bien chercher à comprendre, les taux de chômage des Noirs les plus bas se trouvent dans les États où ils sont rares. A titre d’exemple, l’Alaska, 5,4% ou le Wyoming, 6,2 %. En revanche, dans les États industriels où les Noirs sont nombreux, le taux de chômage des Afro-Américains atteint des niveaux critiques : Wisconsin, 25% ou le Michigan, 23,9%.

Les ingrédients de cette crise sont bien connus. Une réduction importante des emplois peu qualifiés offerts aux jeunes Noirs et une concurrence accrue de la part des immigrants hispanophones auxquels les employeurs donnent la préférence. Ce dernier point est, paradoxalement, un des résultats du refus par l’élite politique noire, affiliée en grande majorité au Pari démocrate, de prendre des mesures contre l’immigration illégale.

Le facteur nouveau qui va changer la donne est la crise budgétaire dans laquelle sont plongés l’État fédéral, les États fédérés tout comme les collectivités locales. S’il est très peu probable que Washington se retrouve à court d’argent grâce à un accord de dernière minute entre la Maison blanche et la Chambre des représentants, tel n’est pas le cas pour les deux autres composantes de la puissance publique américaine.

Or l’emploi public est la clef de l’intégration des Noirs dans “l’American way of life”. Selon le ministère du Travail, 20 % des Noirs sont des fonctionnaires. Chiffre à comparer à 15 % pour les Blancs et seulement 11% pour les hispanophones.

Contrairement à l’Europe, les fonctionnaires des collectivités locales peuvent être licenciés et de nombreux États, comtés et villes ne s’en privent pas. De la Californie au Maine, des hommes et des femmes qui se croyaient à l’abri des contingences économiques se retrouvent dans la rue, en compétition avec les chômeurs en provenance du secteur privé pour décrocher les rares emplois disponibles.

Les perspectives sont tout aussi sombres pour les jeunes Noirs qui suivent des études dans les universités grâce aux mesures de discrimination positive qui leur offrent des places aux concours d’entrée au détriment de Blancs et d’Asiatiques mieux notés. Ces jeunes ne trouvent pour la plupart de débouchés que dans le secteur public. Faute de postes de fonctionnaires, ils risquent de connaître de longues périodes de chômage ou un sévère déclassement professionnel.

Heureusement, il existe quand même des raisons d’espérer pour les futures générations de Noirs américains. Le système symbiotique qui associait une classe d’employés publics financés par le clientélisme avec une population noire paupérisée touche à sa fin.

A Atlanta, les familles Noires se sont révoltées contre des fonctionnaires du système éducatif qui développaient des trésors d’imagination, non à pas à mieux éduquer les enfants qui leur étaient confiés, mais à fournir des statistiques truquées gonflant à l’hélium les résultats scolaires des enfants.

Le cas des enseignants d’Atlanta illustre de manière plus générale le conflit d’intérêt qui oppose les fonctionnaires de l’éducation publique aux usagers de cette même éducation. Les enseignants veulent davantage de moyens et davantage de nouveaux fonctionnaires. Les familles veulent une meilleure éducation pour les enfants. Des objectifs qui dans la réalité des faits ne se recoupent pas mais s’opposent.

Selon Walter Russell mea, les Noirs finissent par comprendre que la politique de la diversité, notamment la discrimination positive, ne sert que les intérêts d’une minorité. Les Noirs les plus éduqués, les plus riches ne pensent plus selon un antagonisme racial. Ainsi, Obama s’est fait élire non pas en tant que défenseur des intérêts des Noirs, mais en proposant des politiques destinées à l’ensemble de la population du pays.

Il n’en demeure pas moins, souligne Walter Russell Mead, que les Noirs les plus pauvres et les moins éduqués n’ont pas beaucoup de perspectives d’avenir à court terme. Ils ne satisfont pas aux exigences minimales requises par l’économie de marché et le secteur public n’a plus rien à leur offrir qu’un débouché dans le secteur pénitentiaire comme hôte forcé de l’État. Sur ce dernier point, les statistiques du ministère de la Justice apportent des précisions bien pessimistes. En 2010, les Noirs fournissaient 39,4% des détenus américains alors que les Noirs ne sont que 12,6% de la population. Il ne serait pas étonnant, conclut Walter Russell Mead, que des cycles d’émeutes raciales éclatent dans un avenir proche.

Les analyses de cet universitaire libéral sont également éclairantes pour l’Europe. Si le continent continue à accueillir des populations inadaptées aux besoins d’une société développée et culturellement éloignée des valeurs majoritaires de la population, il va se constituer une population marginalisée qui ne pourra trouver sa subsistance que dans les aides sociales, les emplois les moins rémunérés ou la criminalité.

Les élus des banlieues des grandes villes françaises commencent, non seulement à le comprendre, mais aussi à le dire. Seront-ils entendus ?

États-unis : Nouvel échec des négociations sur la dette

États-unis : nouvel échec des négociations sur la dette

26/07/2011 – 12h00
WASHINGTON (NOVOpress) —
Les négociations menées dimanche afin de parvenir à un accord entre parlementaires Républicains et Démocrates sur le relèvement du plafond de la dette américaine, ont à nouveau échoué. Chacun est en effet resté campé sur ses positions, alors que l’échéance du 2 août – date butoir au-delà de laquelle les États-Unis risquent de se retrouver en défaut de paiement – se rapproche dangereusement. Cependant, Hillary Clinton s’est déclarée «confiante dans le fait que le Congrès fera ce qu’il faut, et arrivera à un accord sur le plafond de la dette ». En effet, excepté certains élus du Tea Party qui brilleraient par leur inconscience, tous mesurent l’extrême gravité que constituerait un défaut de paiement et les conséquences dramatiques que cela aurait sur l’économie américaine et mondiale. Ainsi, il y a fort à parier qu’une décision de rehausser ce plafond interviendra au dernier moment.

Car en définitif,  le véritable point de blocage réside davantage dans le plan d’austérité qui doit nécessairement accompagner cette décision afin de freiner l’emballement de la dette et ne pas se retrouver confronté indéfiniment à une situation similaire. L’occasion est en effet trop belle pour les républicains, qui détiennent la majorité des sièges à la chambre des représentants, de monnayer leurs voix contre des mesures drastiques de diminution des dépenses publiques, là où les démocrates prônent une solution davantage basée sur la hausse des impôts et notamment la suppression des niches fiscales. In fine, les vraies clefs du problème se situent bel et bien dans la réduction du train de vie de l’Amérique. D’ailleurs, la principale préoccupation des agences de notation, lorsqu’elles menacent de dégrader la note de la dette US, est bien de savoir si les autorités américaines sauront prendre à ce sujet des mesures efficaces à long terme.

Et à ce titre, certains chiffres permettent de prendre conscience de l’ampleur de la tâche. Ce plafond de la dette qui avait été instauré en 1917 dans un esprit de maîtrise budgétaire a été relevé 74 fois depuis. Cela rappelle en quelque sorte les critères de Maastricht qu’aucun pays n’a jamais respecté et surtout pas la France. Le Figaro nous apprend également que l’Amérique doit emprunter environ 42% de ce qu’elle dépense.  Le journal LesEchos précise quant à lui que la dette devrait encore gonfler en 2012 pour s’établir à 103% du PIB. A ce rythme, il n’est même pas certain que les 4000 milliards d’économies sur 10 ans réclamées par les économistes suffisent à enrayer le phénomène. On mesure mieux à la lumière de telles données combien cette crise est en réalité celle du modèle américain de l’insouciance budgétaire, engeance de son consumérisme effréné, celle de ce mode de vie dont l’opulence avait été rendue possible par les avantages hérités des guerres mondiales et notamment de la reconnaissance du dollar comme monnaie de réserve internationale. Sauf qu’à l’heure de leur déclin, les marchés réclament des comptes aux États-Unis.

Les relations France-Russie sous la loupe d’un expert (1ère partie)

Les relations France-Russie sous la loupe d’un expert (1ère partie) [vidéo]

Xavier Moreau, co-fondateur et directeur d’un cabinet de conseil pour les entreprises françaises, correspondant pour la CEI du site internet, www.realpolitik.tv, se penche sur les relations économiques et politiques entre la France et la Russie dans une interview accordée à la correspondante de RIA Novosti, Flora Moussa, le 21/07/2011. Concernant l’avenir de la Russie Xavier Moreau indique que le principal risque est le risque démographique [surtout natalité insuffisante] mais pour lequel la politique entamée en 2005 commence à donner de très bons résultats.

À propos de l’auteur, Xavier Moreau. Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv[/box]

Le Professeur Dr. Wilhelm Hankel

Allemagne : l’aide à la Grèce fait débat

22/07/2011 – 10h00
BERLIN (NOVOpress) — Outre-Rhin, les mesures visant au renflouement de l’économie grecque ne sont pas seulement sujettes à controverse sur le plan politique, mais aussi sur celui de leur légalité. La cour de justice constitutionnelle allemande étudie actuellement la question. Les chances pour le ministre des finances Wolfgang Schäuble de sortir indemne de cette procédure sont plutôt minces, car l’examen se fera à l’exclusion de toute argumentation économique.

Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette

Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette

Un de leurs opposants notoires et aussi plaignant devant la cour de justice est un éminent professeur d’économie, le Docteur Wilhelm Hankel (photo ci-dessus).

Selon lui, “l’argument du ministre des Finances qui a agit de sa propre initiative en prétextant une situation d’urgence ne tient pas. Il avoue d’ailleurs, toujours selon Hankel, avoir passé outre les traités européens. Ceux-ci interdisent en effet les subventions entre états membres. Il s’y rajoute en droit privé l’obstruction de la faillite et en ce qui concerne le ministre, il ne s’agit pas d’une entreprise privée, mais d’un état, la Grèce, dont la solvabilité est arrivée à son extrême limite.”

D’après Wilhelm Hankel, la faillite de l’État grec était déjà évidente il y a un an. “La politique européenne n’a pas voulu l’accepter et envoya des milliards d’argent public vers le sud. Mais les marchés financiers ne se laissèrent pas duper. La Grèce et ses créanciers ne pourront faire autrement que de réduire la dette : il est clairement question d’en annuler une partie.”

Un des juristes constitutionnels rajoute que Schäuble a non seulement ignoré l’intérêt de ses concitoyens, mais aussi l’avis du Parlement. “Le ministre, dit Hankel, a engagé des centaines de milliards sur des années pour des aides dont il ne peut pas même prouver qu’elles sont nécessaires, et à qui elles profitent. Le Parlement, ignoré, n’a pu exercer son devoir de contrôle que de manière insatisfaisante. Comment expliquer autrement que Schäuble soit  encore à son poste ?” Hankel affirme qu’avec un tel dossier, tout ministre serait déjà mort politiquement en tout autre pays que l’Allemagne, et que cela pourrait également affaiblir voire faire tomber Angela Merckel.

Si les mesures d’aide à la Grèce sont devenues un sujet de politique intérieure de premier plan en Allemagne, des doutes s’installent quant au devenir de l’euro dans la majeure partie des pays d’Europe, qui pour beaucoup apparaît comme incertain.

Le Medef veut-il assouplir les règles sur l'immigration ?

Le Medef veut-il assouplir les règles sur l’immigration ?

19/07/11 – 08h30
PARIS (NOVOpress)
– La dernière conférence organisée par le Medef, et ayant pour thème ” Rethink Africa France : Ensemble, repensons les relations économiques entre la France et le Continent africain” (photo), a montré une nouvelle fois le soutien des hautes plus hautes instances patronales à l’immigration. En effet, lors de son intervention, Jean-Michel Severino, actuel gérant de la société Investisseurs et Partenaires Conseil (ancien président de l’Agence française de développement) et membre de l’équipe de campagne de Martine Aubry pour l’élection présidentielle de 2012, a déclaré que le “gouvernement français devait changer ses méthodes en matière d’immigration sous peine d’enfoncer les relations France Afrique”. En clair, la France doit accueillir encore plus d’immigrés africains afin de ne pas contrecarrer les plans financiers des multinationales sur le continent noir !
Cette déclaration demandant au gouvernement français un assouplissement de sa politique d’accueil des étrangers n’est pas la première de la part du Medef. Déjà en avril dernier, la présidente du Medef, Laurence Parisot, avait demandé que la France reste “un pays ouvert, qui accueille de nouvelles cultures et profite du métissage“.