Drahi, les Panama papers et les silences du Monde

Source : OJIM

Il est encore trop tôt pour appréhender tous les aspects, les origines, les stratégies de communication, les conséquences des Panama Papers. Mais on peut déjà souligner des absences troublantes, des présences (trop) tonitruantes et des présences (trop) discrètes.

Parmi les absences, celles des américains qui ne sont représentés que par quelques hommes d’affaires de Floride. Il semble étrange – étrange est un euphémisme – que le monde entier se soit croisé dans les bureaux du cabinet Mossack Fonseca… sauf les sujets américains. Cherchez l’erreur. Par contre Poutine (premier portrait de la une du Monde daté du mardi 5 avril) et Assad (second portrait) figurent en première page du Monde… alors qu’ils ne sont directement cités dans aucun papier du cabinet panaméen. Si Poutine a le droit a une page entière « La banque des copains de Poutine », l’Ukrainien Porochenko directement impliqué n’est même pas cité dans les deux premières éditions papier et son nom se retrouve de manière marginale dans LeMonde.fr. Étonnant ?

Dans son numéro suivant Le Monde ne consacre pas moins de deux pages complètes au Front National… alors que le parti n’est jamais cité directement dans les papiers. Pour Patrick Drahi, cherchez et cherchez bien ! Arrêtez de chercher vous ne trouverez pas son nom. Jérôme Fenoglio directeur du quotidien s’en est expliqué d’une manière embrouillée à la matinale de France Culture le 5 avril : c’est à cause de Xavier Niel propriétaire de Free et actionnaire du Monde, il ne fallait pas donner l’impression d’un conflit d’intérêts ou d’un coup de Jarnac à un concurrent. Diable ! Doit-on comprendre que si Bouygues ou Orange, eux aussi concurrents de Free (propriété de Niel), sont mis en cause pour toute autre affaire, Le Monde invoquera une réserve de neutralité sur le thème non possumus ? Étrange conception du journalisme.

Lire la suite

Drapeau Panama

Un consortium occidental opaque derrière les révélations des papiers de Panama

06/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Depuis quelques jours, l’affaire dite des papiers de Panama occupe tout l’espace médiatique. Elle correspond à la révélation de données concernant la création de sociétés dans des paradis fiscaux. Ces données auraient été obtenues par piratage du cabinet spécialisé Mossack Fonseca.

Ces données n’ont pas été directement révélées au grand public, qui ne peut rien vérifier. L’accès à cette immense quantité d’informations a été autorisé à 108 rédactions dans 76 pays, dont le journal Le Monde en France et des journalistes de France 2. Tout cela s’est fait sous l’égide du Consortium international des journalistes d’investigation, existant depuis 1997. Il s’agit d’un collectif de journalistes réunis en un groupement qui dépend lui‑même d’une autre institution, le Center for Public Integrity, fondé par le journaliste américain Charles Lewis, en 1989.

Son but est de « dévoiler les abus de pouvoir, la corruption et les manquements au devoir des institutions publiques ou privées ». Côté financement, ce sont des fondations caritatives et des mécènes privés qui permettent le bon fonctionnement de la structure. On trouve par exemple le milliardaire George Soros, connu également pour son soutien aux Femen et son rôle dans les révolutions de couleur en Europe orientale.

Le porte‑parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dénonce lui une opération américaine : « Nous connaissons bien cette soi‑disant communauté journalistique. Il y a parmi eux de nombreux journalistes dont le journalisme n’est pas l’activité principale. Beaucoup sont d’anciens employés du Département d’Etat, de la CIA, d’autres services secrets ». Dmitri Peskov a dénoncé une enquête pleine d’« inventions » et de « falsifications ».

Serait‑ce la raison pour laquelle aucune grande personnalité américaine n’est impliquée dans cette affaire ? Aucune personnalité publique américaine n’apparaît dans ces révélations, alors que le Panama est un quasi‑protectorat américain… Les données publiées ont manifestement été filtrées.

Eric Zemmour et les Panama Papers : « Les élites ont fait sécession »

05/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour a réagi à la publication des « Panama Papers ». D’abord avec amusement : « La vie est cruelle. On fait des efforts pour sortir du lot. Pour être riche et célèbre. Pour réussir sa vie, selon les canons de l’époque. Et puis un jour, on s’aperçoit qu’on n’est qu’un raté, qu’un zozo, qu’un minable, un moins que rien. On n’ose pas rentrer chez soi. On a peur du regard de sa femme, de ses enfants. Peur de leur avouer la triste réalité : non, on n’a pas de compte au Panama. […] Celui qui à cinquante ans n’a pas de compte au Panama a raté sa vie. »

L’entame est amusante, le plat de résistance est féroce : car au fait, « pourquoi Panama et pourquoi pas le Delaware ? Pourquoi les copains de Poutine et pas les copains de Wall Street d’Obama ? Pourquoi le Syrien Assad et pas le Turc Erdogan ? Pourquoi Platini et pas Zidane ? Pourquoi Lionel Messi et pas Cristiano Ronaldo ? Qui instruit ? Qui vérifie ? Qui condamne ? Qui alerte et qui est alerté ? »

En 1892, déjà, la IIIe République avait vacillé face au scandale de Panama. « Mais à l’époque, c’était de la corruption traditionnelle, à l’ancienne. Depuis, les élites ont fait de gros progrès. Elles se sont internationalisées, mondialisées […] Comme l’avait prédit Christopher Lasch dans son livre La Révolte des élites, elles ont pris le large. De leurs pays et de leurs peuples. Elles sont devenues des citoyens de monde. Les paradis fiscaux, c’est leur paradis. Un lieu idyllique, sans impôt, car l’impôt est historiquement l’acte de naissance des nations. […] C’est le fondement de la solidarité nationale et le fondement de la démocratie puisque les représentants du peuple votent l’impôt. »

Eric Zemmour conclut, assassin : « Les élites mondialisées, comme disait Chevénement, ont fait sécession, élites politiques, économiques, financières, sportives mais aussi mafieuses, venues des pays démocratiques comme des dictatures. Un monde à part, un monde dans le monde, qui vit sa propre vie, avec ses codes, ses relations, ses valeurs, loin des peuples – ces graines de populistes –, loin des lois, loin des administrations fiscales, dans le temps toujours béni de la mondialisation heureuse… »

Publié le

Scandale des Panama Papers : comprendre le système offshore en 3 minutes

04/04/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
De grands dirigeants politiques et des personnalités de premier plan, notamment sportives, sont cités dans une importante enquête sur les paradis fiscaux.

Ces révélations, qui couvrent une période de près de 40 ans allant de 1977 à 2005, ont été possibles grâce à une enquête réalisée par une centaine de journaux sur 11,5 millions de documents (regroupés sous la dénomination “Panama papers”).

Le journal “Le Monde” propose une vidéo très intéressante qui se donne pour objectif d’expliquer “en deux minutes chrono” les ressorts complexes du système des sociétés offshore mis au jour par les “Panama Papers”.



Panama Papers : comprendre le système offshore… par lemondefr


Marks & Spencer, H&M : ces marques qui font dans le commerce islamo-compatible

31/03/2016 – GRANDE-BRETAGNE (NOVOpress)
L’enseigne H&M s’était fait remarquer, l’année dernière, en diffusant un spot publicitaire qui mettait en scène une jeune femme musulmane portant un foulard islamique. La société japonaise Uniqlo a récemment commercialisé des hidjabs dans sa boutique de Londres. De son côté, Marks & Spencer a décidé de proposer un burkini, néologisme né de “burqa” et de “bikini”.

Des clients ont fait part de leur mécontentement et les commentaires négatifs ont fusé sur le net : « Désolé, M&S, mais vous venez de perdre un client de longue date », « Par pitié, n’encouragez pas ces bêtises en Angleterre », « Et moi qui croyais vivre dans un pays chrétien… »

Pendant que certains nient le Grand Remplacement en cours, d’autres tentent donc d’en profiter en développant des produits islamo-compatibles.


 

 

Chard Burkini

Avez-vous votre burkini ?

Exactement comme la grande distribution pour le halal, les grandes marques de mode ont bien flairé le business et sont prêtes à voiler femmes et filles pour quelques millions de plus. L’enjeu est financier mais aussi idéologique.

La grande nouveauté est que pour la première fois des marques comme Marks & Spencer et Uniqlo (après Dolce&Gabbana et H&M) ne se contentent pas de s’inspirer des tenues des femmes arabes pour leur mode ethnique, mais créent eux-mêmes des tenues islamistes que ne renierait pas Daech. En proposant pour la première fois en vitrine d’ignobles burkinis : cet effrayant « maillot de bain intégral » ou « maillot de bain burka » qui enferme les cheveux, mélange de combinaison de plongée et de pyjama acrylique qui doit être une torture sur la plage et permet à la femme musulmane de se baigner… habillée. (L’homme lui, peut se baigner en slip moulant et gros bide qui déborde, la pudeur n’en est jamais offensée).

La ligne a d’ailleurs été baptisée « ligne pudique », c’est plus vendeur que « collection salafiste ». Le Daily Mail a été le premier à encenser le burkini Marks & Spencer comme étant « la preuve ultime du multiculturalisme de la Grande-Bretagne ». Apparemment du multiculturalisme qui se termine en attentats à la bombe ou en militaire décapité dans les rues de Londres, ils n’en ont pas eu assez.

Quant aux déclarations effarouchées du ministre Laurence Rossignol ou de Pierre Bergé sur l’enfermement de la femme, de quoi se plaignent-ils ? Respectivement parrain et co-fondatrice de SOS Racisme, ils ont activement travaillé, préparé, favorisé le terrain de cette soumission à l’islamisation.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent n° 8578 daté du 1er avril 2106

Allemagne : des wagons dédiés aux femmes pour les protéger des agressions sexuelles des migrants ?

30/03/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress)
La compagnie ferroviaire allemande Mitteldeutsche Regiobahn a annoncé qu’elle prévoyait de mettre en place des compartiments réservés aux femmes.

Il s’agit de prendre le maximum de précautions pour limiter les risques d’agressions sexuelles perpétrées par les « migrants ». Et il y en encore qui nous expliquent que l’immigration est une chance pour l’Europe.


 

 

 

Barberis

Les conseillers de François Hollande commencent à quitter l’Elysée

29/03/2016 – PARIS (NOVOpress) Jean-Jacques Barberis, conseiller aux affaires économiques de François Hollande, va quitter l’Elysée. Il va rejoindre l’entreprise de gestion d’actifs Amundi, filiale du Crédit agricole, où il s’occupera « de la clientèle des fonds souverains et des banques centrales ». Cet influent énarque de l’ombre, âgé de 36 ans, avait accédé à la lumière médiatique – et gagné le sobriquet de Tanguy – lorsqu’il avait fait la couverture de L’Obs en tant que membre de la « jeune garde du président ». Il avait le titre de conseiller aux affaires économiques et financières nationales et européennes du chef d’Etat.

Dès son départ entériné, sans doute avant l’été, François Hollande se retrouvera dépourvu de tout conseiller économique ! Laurence Boone, conseillère spéciale du chef de l’Etat chargée des sujets économiques, vient aussi de partir pour devenir économiste en chef au sein du groupe Axa. Le Monde écrit en effet qu’« il ne semble pas, à ce stade, que la présidence de la République ait l’intention de recruter un nouveau conseiller économique » car « la dernière année du quinquennat, par nature, sera nettement moins chargée en réformes »

 

L’impôt et la source

18/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8570)

À partir de 2018, l’impôt à la source sera instauré. Qui est la source ? C’est vous, c’est moi, c’est le contribuable. Le mot « source » fait entendre le doux murmure d’un ruisseau plutôt que le sifflement du couperet qui ampute votre salaire, surtout quand l’annonce en est faite par Michel Sapin. « Sapin », « source », l’impôt devient bucolique, si ce n’est poétique. Évidemment, si on parlait d’une AFMDS, Amputation fiscale mensuelle du salaire, cela rendrait un son moins champêtre.
8570-Une
Pourquoi cette réforme ? Par souci de simplification et de modernisation, nous assure-t-on. On ne voit pas en quoi le système sera plus simple, au contraire ! Le seul avantage pour le contribuable eut été qu’il fût dispensé du pensum de sa déclaration annuelle, or, elle sera maintenue pour actualiser ses données.
Le fisc transmettra à l’entreprise le taux de prélèvement, laquelle l’appliquera puis reversera à l’administration la somme ponctionnée sur le salaire. Au circuit court actuel on en substituera un plus long. Avec une étape de plus, aux risques d’erreurs du fisc, s’ajouteront celles de l’entreprise.
L’intérêt est surtout pour le trésor public qui n’aura plus à faire la chasse aux mauvais payeurs puisque c’est l’employeur, devenu collecteur d’impôts, qui confisquera sur le salaire de son employé la part revenant au percepteur.

Notons au passage que, dans son timide « choc de simplification » le gouvernement entend supprimer quelques-unes des innombrables lignes de la fiche de paie et là, il en ajoute une. Ce n’est pas seulement parce que le nouveau système représentera une charge supplémentaire que les chefs d’entreprise sont réticents.
C’est aussi parce qu’ils redoutent que leurs salariés fassent leur siège pour obtenir une augmentation. Ce qu’ils regardent, c’est la dernière ligne de leur bulletin de salaire, ce qui leur restera sera évidemment moindre qu’avant et pour compenser, ils seront tentés de demander une « rallonge ». 66 % des foyers sont déjà mensualisés, il eut été plus simple d’essayer d’en accroître le nombre plutôt que d’opter pour cette usine à gaz.

Quant à la modernisation, il s’agit simplement de s’aligner sur ce que font la plupart des pays européens. On remarquera que lorsqu’on donne l’exemple de l’action réformatrice de nos voisins dans le domaine social par exemple, on invoque « l’exception française » pour ne pas les imiter, là, en revanche, nous devons faire comme eux !

Le prélèvement à la source est le serpent de mer de notre fiscalité. L’ancien ministre des Finances, Thierry Breton, avait promis son instauration pour le 1er janvier 2009 ! On ne se demande pas pourquoi les gouvernements successifs finissent par y renoncer. C’est à cause de la complexité de notre système fiscal. En Grande-Bretagne, que l’on nous donne en exemple, l’imposition est individuelle, la notion de foyer fiscal, donc de quotient familial, n’existe pas. En outre, la France a une kyrielle de « niches » fiscales, c’est le plus grand chenil d’Europe, entraînant moult déductions.

Cette fois non plus, ce n’est pas gagné ! En 2018, la droite sera probablement de retour aux affaires, on peut penser que dans le domaine fiscal elle aura d’autres urgences que de puiser notre impôt à sa source.

Guy Rouvrais

manif_anti_loi_sur_immigration

La Lufthansa, solution-miracle au problème des immigrés ?

Source : Boulevard Voltaire

Pour les immigrés, finies les traversées hypothétiques et les noyades en mer !

C’est fou, à quel point les dirigeants européens sont pauvres en pensée. Le problème des immigrés leur passe vraiment au-dessus de la tête. Au-dessus de la tête ? Mais la voilà, bon sang, la solution miracle. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Pourquoi avoir toujours les yeux rivés sur la mer puis sur le sol ? C’est quelque chose, ça : il y a le ciel, quand même !

Chacun sait que l’Allemagne, sous la direction de Notre Dame des Affligés Angela, tourmentée par le souvenir du massacre en 1905 des Héréros et des Namas dans l’actuelle Namibie, de celui des civils belges et français pendant la Première Guerre mondiale et, évidemment, par le souvenir de la barbarie nazie, traverse aujourd’hui une profonde crise de mysticisme.
Lire la suite

Éric Zemmour : « Manuel Valls n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu… »

04/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour livre son analyse sur la manifestation prévue le 9 mars à laquelle sont invités les jeunes.

La loi sur la réforme du marché du travail a été précipitamment retirée par le gouvernement. L’appel à manifester lancé par les syndicats aurait-il fait peur à Manuel Valls ?

Éric Zemmour livre une critique sans concession du gouvernement :

Chirac est foutu, les jeunes sont dans la rue, Rocard est foutu, les jeunes sont dans la rue, Baladur est foutu, les jeunes sont dans la rue, Villepin est foutu, les jeunes sont dans la rue. La rime était riche, mais un brin répétitive. Elle avait besoin d’être renouvelée. On attendait beaucoup de ce nouveau gouvernement, on n’a pas été déçus”

Pour l’éditorialiste, Manuel Valls « se prend pour Clemenceau, mais on surnommait Clemenceau “le Tigre”. Valls est un tigre de papier. Il n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu. Avant, nos dirigeants se couchaient dès qu’ils apercevaient plus de trois boutons d’acné boulevard Saint-Germain. »


Veaux, Valls et petits zizis

01/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8557)

Arrivé à l’heure de la traite, hyper-tendu, escorté comme le Charles-de-Gaulle, Manuel Valls savait qu’il passerait une sale matinée. Surtout qu’il était flanqué du catastrophique Le Foll.
8557_une
Malgré son imposante protection (mais pourquoi tiennent-ils tant à venir se montrer au lieu d’agir ?), il a été rapidement pris à partie dans les stands des vaches laitières. « Lâche-leur ta vache dessus, ils seront obligés de se bouger comme ça ! » lance un paysan de la Meuse. Sur le passage de l’imposant cortège gouvernemental, une grande bâche est déroulée : « Je suis le top de la qualité française, mais ma passion ne suffit plus. » Et là les sifflets, les huées et les injures, fleuries et imagées, fusent :

« T’as rien compris petit zizi. Tu vas pas changer l’Europe ! » hurle un des exposants à Valls qui ne le prend pas bien. Il va alors tenter un dialogue façon : « Vous avez le Premier ministre en face de vous tout de même mon brave » avec un éleveur de l’Eure qui le traite de « pantin de l’Europe » : « Ils sont là pour se pavaner, mais ils n’ont aucun pouvoir et nous on crève. »

« Va te cacher Trouillard ! » enchaîne un des exposants. « Ils n’en ont rien à foutre, de l’agriculture ! »
Partout dans les allées du Salon, on croise les saisissantes affiches et les tee-shirts noirs « Je suis éleveur, je meurs. » Ou encore « Je veux vivre de mon métier. » Réclamant des prix enfin rémunérateurs. La plupart de ces éleveurs ne demandent plus d’aides, mais des prix justes. Ils demandent juste de vivre.

« On a un système de distribution qui ne marche plus. L’Europe nous a tués », déclare un éleveur béarnais. « La grande distribution tire les prix vers le bas. Pourquoi l’État se mettrait-il à dos les grands groupes financiers qui crachent au bassinet lors des campagnes électorales ? »

Cette Union européenne « qui interdit à nos éleveurs de gagner leur vie, mais détaxe l’huile d’olive tunisienne »… comme l’a dénoncé Marion Maréchal-Le Pen dans un tweet tout récent. L’Union européenne accable nos agriculteurs de taxes et de normes (elle vient également d’interdire au groupe Intermarché d’acheter plus cher leur viande aux éleveurs français), mais a décidé de détaxer 70 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne. « Nous voulons que la Tunisie réussisse et nous devons l’aider avec des mesures concrètes qui stimulent immédiatement son économie », a déclaré le rapporteur de la proposition au Parlement européen Marielle de Sarnez. Et vive la préférence étrangère !

Caroline Parmentier

Loi El Khomri : le plus mauvais service à rendre aux musulmans

Source : Economie Matin
À l’heure où la France affronte une poussée islamiste sans précédent, quand le régime prétend combattre le jihad, c’est l’islamisme qui, grâce à la loi El Khomri, s’imposerait au sein des entreprises ! En effet, on découvre stupéfait son premier article : « La liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. » Mais enfin, quel rapport les convictions religieuses avec le Droit du travail ?

[…] Le but recherché est-il la satisfaction d’Allah ou la bonne marche de l’entreprise ? Et puis, quelle improbable proportionnalité établir entre les deux ?

Personne n’en parle pourtant, elles sont prévisibles les dérives communautaires si ce projet aboutissait tel que présenté aujourd’hui, mais c’est vrai que nos tribunaux ne sont pas assez encombrés de dossiers surréalistes d’« islamophobie » évidemment « raciste » et n’ont rien de mieux à faire…

En effet, soulignons quand même qu’il n’y a que l’islam sans gêne et conquérant qui « manifeste ses convictions » politico-religieuses partout dans l’espace public.
[…] Après le voile islamique, le halal à la cantine, les horaires aménagés pour cause de ramadan, le refus d’obéir à une femme ou de passer derrière elle à son poste… cette nouvelle exigence émane exclusivement de la communauté musulmane radicalisée. […]

Dans la pratique, sans même aborder la création de salles de prières musulmanes au sein des entreprises françaises, c’est par jour, environ une heure de temps de travail rémunéré qui pourrait être dédiée au culte d’« Allah Akbar ». En effet, l’islam impose à ses adeptes au moins cinq prières à des moments de la journée bien précis en fonction de la course du soleil. […] Inutile de préciser que pendant ces trois à quatre séances quotidiennes, le boulot est reporté sur les « bonnes poires » mécréantes ou plus simplement abandonné.

Comment la classe politico-médiatique peut-elle ignorer à ce point la nature exacte du projet de déconstruction de notre société démocratique laïque par le sabotage de l’unité nationale ? À quoi joue ce gouvernement ? Fantasme électoral, lâcheté idéologique, « pacifisme » craintif ? Ou bien est-il définitivement infiltré par les serviteurs d’Allah ? Si peu regardants sur la sauvegarde des Droits de l’homme, des valeurs républicaines et démocratiques, nos parlementaires laisseront-ils s’effondrer la laïcité au profit de cet obscurantisme moyenâgeux ?

Tout cela, le chef d’entreprise l’aura compris bien mieux que les technocrates qui pullulent dans les ministères. […]

En matière d’employabilité, cette clause « religieuse » grotesque dans une réforme qui prétend « favoriser l’embauche » est incontestablement le plus mauvais service à rendre aux musulmans pour acheter une paix illusoire avec une poignée de salafistes teigneux. Sont-ils à ce point « intouchables » ?

Calculette @LaMutine

La gabegie du fief de Royal

23/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8552)

Quand un socialiste reprend une région socialiste qu’est ce qu’il dépiste ? Une gestion socialiste… (sur l’air de « Quand un vicomte »). À peine installé dans ses nouvelles fonctions de président de la Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, Alain Rousset a découvert qu’on lui avait délicatement laissé une ardoise comaque.
8552-Une
Voilà aussi pourquoi il ne faut surtout pas que le FN prenne la moindre région et mette le nez dans la gabegie et les magouilles installées de longue date. D’habitude ça ne sort pas de la famille, mais Alain Rousset et Ségolène Royal se détestant, c’est sorti.
Dans un entretien à Sud-Ouest et La Nouvelle République du Centre, le député socialiste dévoile le bilan financier désastreux qu’il a trouvé dans la comptabilité de l’ancienne région Poitou-Charentes, gérée depuis 2004 par Ségolène Royal (puis par ses proches depuis qu’elle a rejoint le gouvernement en 2014) : plus de 137 millions d’euros de factures impayées qui « pourraient avoir des conséquences sur l’avenir de nombreuses entreprises poitevines » et qui en ont sans doute déjà eu en termes de faillites et de licenciements…

« Le directeur des finances de la collectivité a été relevé de ses fonctions manu militari », indique Alain Rousset. « Une partie des paiements, à hauteur de 50 millions d’euros, a été engagée à marche forcée », le solde devant être réglé avant la fin mars. S’agissant des emprunts structurés (dits aussi « toxiques »), Alain Rousset a précisé qu’« une négociation avait été engagée avec une structure spécialisée du ministère des Finances. » Quand on peut s’arranger…

Jean-François Macaire, qui avait pris en 2014 la suite de Ségolène Royal, a démissionné lundi soir de sa délégation financière. Tout en restant vice-président de région !
« Tout ceci est le résultat de la gestion chaotique menée par Ségolène Royal et des investissements hasardeux faits loin des compétences de la région et soi-disant placés sous le signe du volontarisme politique » dénonce Olivier Chartier, conseiller régional Les Républicains.
Il rappelle qu’il avait plusieurs fois demandé un audit à Ségolène Royal. En vain. C’est vers celle qui fut présidente de la région pendant dix ans et qui avait fait du Poitou-Charentes son fief et sa vitrine que tous les regards se tournent aujourd’hui. Incompétente à gérer une région elle est logiquement (de nouveau) devenue ministre.
Il faut dire qu’elle bénéficie d’une sacrée protection à l’Élysée.

Caroline Parmentier

Jacques Sapir alerte à nouveau sur les conséquences de l’euro pour la France

22/02/2016 – ÉCONOMIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Selon l’économiste Jacques Sapir, il est plus que temps de tirer le bilan de l’impact de l’euro sur l’économie française. En effet, approuvée à une très courte majorité lors du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, entrée en service en 1999 pour les transactions bancaires puis en 2002 de manière concrète pour la population des pays de la zone euro, cette monnaie est censée avoir amélioré la situation globale de la France, selon le discours officiel.

Sur qui se base le discours officiel ?

Selon des économistes comme Mundell, McKinnon ou encore Kennen, plus l’économie d’un pays est ouverte sur l’extérieur, moins le taux de change est important ; et si l’économie d’un pays est diversifiée, cela réduit l’impact de ce que l’on appelle des « chocs exogènes » permettant à ce pays d’être lié à d’autres par des taux de change fixes. En conséquence de quoi, un pays aurait tout intérêt à se lier à d’autres, tant que le capital et le travail sont parfaitement flexibles, et que son économie est diversifiée.
Ces travaux sont basés, selon Jacques Sapir, sur des visions fausses des processus économiques. Ils ne prendraient pas en compte le phénomène de persistance du commerce international, et négligeraient l’influence de facteurs endogènes sur le développement du commerce qui redonnent toute leur importance aux dévaluations pour redonner de la compétitivité aux pays.

Quelles seraient alors les conséquences réelles de l’euro ?

Toujours selon Jacques Sapir, l’euro a favorisé l’Allemagne, qui, sans lui, aurait eu à affronter une forte hausse de son taux de change. Cela s’est fait au détriment de pays comme la France ou l’Italie, qui, par exemple, ont vu leur industrie s’effondrer en raison d’un trop important déficit commercial corrélé à une trop grande différence de compétitivité-coût.
De surcroît, le coût économique de l’euro s’accompagne d’un coût social propre à désagréger la société française.
En effet, l’euro pousse l’économie réelle à réduire ses coûts et les états à mettre en œuvre une politique d’austérité, entraînant l’augmentation incontrôlée du chômage de masse, et la captation de la richesse par un petit nombre au détriment de la majorité.

Loi El Khomri : la réforme du Code du travail ne passe pas à gauche

19/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le MEDEF en a rêvé, Myriam El Khomri l’a fait, c’est le sentiment d’une bonne partie de la gauche, qui se braque à l’idée d’un passage en force de la réforme du Code du travail.

Le projet de loi de Myriam El Khomri sur la réforme du Code du travail braque la gauche. Alors que le texte n’est même pas arrivé sur les pupitres des députés, les frondeurs du PS – et pas qu’eux — mettent en garde le gouvernement tant sur le fond du texte que sur la forme.

Pour la forme, Myriam El Khomri a menacé d’emblée de recourir au 49.3. « Nous voulons convaincre les parlementaires de l’ambition de ce projet de loi. Mais nous [avec le Premier ministre] prendrons nos responsabilités. » Cette phrase, prononcée par le ministre du Travail a mis le feu aux poudres. Elle porte bien la patte de la méthode Valls, habitué à mettre une pression maximale en début de négociation et à ne pas lâcher par la suite, comme l’a montré l’adoption sans vote de la loi Macron, une grosse arête qui est restée coincée dans la gorge des députés socialistes.
Lire la suite