Macron Las Vegas

Emmanuel Macron se paye Las Vegas

Le Canard Enchaîné affirme que l’Inspection générale des finances soupçonne Macron d’un délit de favoritisme impliquant une grosse somme d’argent : le Parquet national financier n’ouvre pas d’enquête. Normal !

Comme pour Fillon, c’est Le Canard Enchaîné qui balance. Comme pour Fillon, l’hebdo est sûr de ses infos. Sa source c’est l’IGF. Le 6 janvier 2016, Emmanuel Macron, alors qu’il est ministre de l’Economie, se fait ovationner par plus de 500 entrepreneurs, personnalités et dirigeants français de start-up, en plein Consumer Electronics Show de Las Vegas, aux Etats-Unis, grand-messe planétaire de l’innovation technologique.

« Cette opération de séduction, montée dans l’urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l’organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu’aucun appel d’offres ait été lancé », révèle Le Canard Enchaîné.

« La commande de la prestation Havas est susceptible de relever du délit de favoritisme », souligne l’IGF après enquête. Et le palmipède met la patte sur le coût coquet de la soirée : « 381 759 euros, dont 100 000 rien que pour l’hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 euros la nuit ».

Reprenant les conclusions de l’IGF, le Canard révèle que Business France, ou certains de ses salariés, « pourraient être incriminés pour favoritisme » et Havas France ou ses dirigeants « au titre de la complicité ou du recel ».

Mais quand ça concerne Emmanuel Macron, il n’y a jamais le feu au lac. Le parquet national financier a déclaré mercredi à l’AFP attendre « plus d’informations » pour envisager « des suites éventuelles à donner ». Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, a passé la consigne : « Emmanuel Macron et son cabinet sont totalement hors de cause ». Pas un peu. « Totalement ». Comme pour les 120 000 euros de frais de bouche détournés du ministère de Bercy pour sa campagne présidentielle, les trois millions d’euros touchés chez Rothschild disparus dans la nature ou sa déclaration de patrimoine largement sous estimée. Le chevalier blanc du système doit rester couleur beurre frais le plus longtemps possible.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2017

Vu sur Twitter

Le groupe Lafarge prêt à vendre le ciment pour le mur anti-clandestins voulu par Donald Trump

Publié le
Euro

Le maintien dans la zone euro est-il synonyme de faillite annoncée ?

09/03/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Les opposants à Marine Le Pen et Jean‑Luc Mélenchon aiment à répéter que la sortie de l’euro serait fatalement le chemin vers la faillite et la ruine. Cette thèse sous‑entend que l’euro est un instrument de prospérité et de stabilité, mais est‑ce si sûr ?

L’Institut Montaigne, aujourd’hui proche de Macron, soutient que la sortie de l’euro coûterait, selon les scénarios, quelque 9 points de produit intérieur brut à la France. Ce qui signifie en creux que l’euro aurait gonflé notre PIB de presque 10 % depuis son adoption. Pourtant, la croissance des pays de la zone euro n’est pas plus importante que celle des pays européens qui ne sont pas membres de la zone euro.

L’euro a cependant profité aux pays les plus compétitifs, comme l’Allemagne. L’Allemagne a aujourd’hui un excédent commercial de 250 milliards d’euros, soit l’équivalent de 8 % de son produit intérieur brut. Un excédent qu’elle doit aussi au fait que l’euro est pour elle une monnaie sous‑évaluée de 15 %, selon le FMI. Quant aux pays du sud de l’Europe, comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal, l’euro est une monnaie trop forte pour eux : l’euro les empêche de proposer des prix compétitifs, malgré la baisse des salaires dans ces pays ces dernières années.

En Europe du sud, la rigidité monétaire induite par la monnaie unique nuit fortement à la croissance. D’où le chômage de masse et les difficultés budgétaires des Etats. La France connaît une situation intermédiaire : selon le FMI, l’euro est surévalué de 5 % pour l’économie française. Ce qui explique notre déficit commercial de 48 milliards d’euros.

Quoi qu’il en soit, la situation n’est pas tenable pour les membres de la zone euro : les déséquilibres courants se creusent, les dettes publiques ne se résorbent pas, les liquidités s’accumulent dans le nord de l’Europe mais désertent le sud. En termes de prospérité et de stabilité, l’euro n’a pas tenu ses promesses. A tel point que la question la plus pertinente n’est pas celle de savoir s’il faut mettre fin à la monnaie unique, mais quand et dans quelles conditions il y sera mis fin.

Jean-Jacques Mourad

Le conseiller santé d’Emmanuel Macron émargeait au Laboratoire Servier !

07/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le cardiologue Jean-Jacques Mourad, conseiller santé d’Emmanuel Macron, était grassement rémunéré par le Laboratoire Servier ! C’est Formindep, association pour une Formation et une information médicales indépendantes de tout autre intérêt que celui de la santé des personnes, qui a levé le lièvre dimanche, après que Mourad était allé représenter le candidat la veille aux Rencontres de l’officine, rendez-vous annuel des pharmaciens.

Le Formindep renvoyait vers les liens déclarés sur la base gouvernementale Transparence Santé. « Entre le 1er janvier 2013 et fin juin 2016, explique Le Monde, on recense sur cette base plus de 66 interventions de M. Mourad payées par le groupe pharmaceutique, soit une à deux par mois et plus de 80 000 euros de frais de restaurant et de transport. »

« Interrogé sur le fait qu’Emmanuel Macron ait proposé, lors de son discours de Nevers, le 6 janvier, de mieux rembourser les médicaments contre l’hypertension artérielle sévère, spécialité de M. Mourad et marché important pour Servier, poursuit Le Monde, M. Véran [porte-parole d’Emmanuel Macron] assure qu’une telle mesure est une “mesure de bon sens pour les malades“. »

Vraiment ? Car dans le même temps, Sylvain Fort, directeur de la communication d’En marche !, assure au quotidien du soir : « Cette mesure va être revue à la lumière des nouveaux éléments. »

Pour Jean-Jacques Mourad, c’est déjà tout vu : il a démissionné de la campagne de Macron. Ce qui n’est pas le cas de son frère, Bernard Mourad, qui est le plus proche conseiller de Macron – il a le titre de « conseiller spécial »  – et est aussi celui qui a organisé la vente de SFR à Patrick Drahi alors qu’Emmanuel Macron était ministre de l’Economie.

Comme le dit Jean-Yves Le Gallou dans le numéro de Minute à paraître demain : voilà « qui est là, pour formuler les choses de façon aimable, aux limites du conflit d’intérêt »…

Si la presse d’investigation fait son travail, on ne fait peut-être que commencer à entendre parler de cette famille Mourad

Macron : demandez le programme !, par Jean-Gilles Malliarakis

Après plus de 100 jours de mystère, le programme Macron a donc été rendu public le 2 mars. Il prend la forme d’une petite brochure de 36 pages au format A5. (1)⇓ Ce texte appelle quelques remarques, préalables à tout examen de détail.

D’abord, un tel catalogue de suggestions résulte, nous dit-on, de la contribution d’un nombre d’experts aussi impressionnant qu’imprécis : 400 selon Les Échos  (2), 500 à en croire la brochure elle-même. Se seraient ajoutés à leurs éminents avis, ceux de 30 000, 100 000, peut-être 200 000 internautes ayant cliqué gratuitement sur un bouton d’adhésion. On imagine aisément les incertitudes de la synthèse.

Macron ProgrammeEn raison même de leur caractère hétéroclite, et nonobstant la présence dans le cercle des soutiens de boussoles indiquant, depuis tant d’années, invariablement la mauvaise direction : ès-Attali, ès-Bergé, ès-Minc et tutti quanti, on trouvera quand même quelques suggestions intéressantes, bien venues. Par exemple, l’interdiction des téléphones portables dans les enceintes scolaires.

Écartons enfin une intelligente opération, relevant de l’étude de marché : si l’on se base sur certains sondages, voire sur des scrutins dédiés comme le référendum de 2005, plus encore que les élections européennes de 2014, il existe, certes, un très fort scepticisme dans l’opinion française vis-à-vis des institutions communautaires. Reste cependant 45 % des électeurs qui ont voté oui au projet de constitution de l’Union européenne : or, ces électeurs ne se retrouvent dans aucun candidat, pas même François Fillon. (3)

En étant pratiquement le seul à se réclamer de “l’Europe”, soutenu par François Bayrou, il envisage de prendre des voix en déshérence.

Ne disons pas non plus que tout relève de l’absurde dans cette brochure. Ce qui appelle la critique résulte plutôt de ce qui n’y figure pas. À l’heure où ces lignes sont écrites, ceux qui encensent le projet n’ont probablement guère disposé du temps de l’étudier. Les lecteurs attentifs au contraire ne sauraient y souscrire pleinement.

Comment ose-t-on appeler programme, pour commencer, un document qui ne mentionne aucun chiffrage ? On parle un peu pompeusement à tors et à travers désormais, de “financement”. C’est le mot à la mode chez les technocrates et les journalistes.

En 1958, le principe de l’équilibre budgétaire l’avait emporté sur le parti dépensier et déficitaire. L’article 40 de la nouvelle Constitution avait été conçu pour empêcher qu’une proposition de loi démagogique, supposée venir d’un parlementaire, ou d’un groupe, aboutisse à déséquilibrer le budget sans qu’elle soit compensée par une recette ou une économie précise. Cette disposition avait été tournée pendant des années par la phrase ritournelle : “la diminution des ressources publiques conséquentes… ou le surcroît des dépenses… est compensé par le relèvement, à due concurrence, des taux prévus à l’article 575 A du code général des impôts”. Rappelons pour le profane que l’article 575 fixe les droits sur les tabacs et allumettes.

Désormais le parti du déficit et de l’endettement, ayant repris le dessus avec les années Gicard-Chirac, et plus encore sous Mitterrand, on pose comme une sorte de clef de voûte du modèle français que, nécessairement, les dépenses ne sont pas équilibrées par des recettes.

D’autre part, les propositions de loi d’origine parlementaire ne représentent plus que 1 % des dépenses : les projets venant des bureaux ministériels échappent à la règle qui dispose clairement au gré de l’article 40 que ce sont “les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement” (c’est le point en cause) qui “ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique.”

Si l’on souhaite par conséquent revenir à la logique de la Constitution, il faudra bien étendre, d’une manière ou d’une autre, le champ de l’article 40 aux promesses démagogiques des candidats à la présidence.

Jean-Gilles Malliarakis

Apostilles

  1.  Le programme d’E Macron est désormais téléchargeable sur le site de son mouvement.
  2.  Ce journal, autrefois dédié à l’économie, est aujourd’hui la propriété de M. Bernard Arnault, PDG de LVMH, qui a également racheté en 2015 Le Parisien-Aujourd’hui en France. Le même groupe possède aussi Radio Classique. Tous ces médias soutiennent avec plus ou moins de discrétion Macron. 
  3.  Catalogué comme “européiste” par les “souverainistes”, celui-ci défend en fait une vision intermédiaire qui se réclame de De Gaulle. Il était en 1992 aux côtés de Philippe Séguin dans la campagne contre le traité de Maastricht.

Article repris de L’Insolent

Migrants business

Migrants en Méditerranée : « Une véritable industrie de plusieurs milliards de dollars »

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est l’Unicef qui l’affirme : « Plus qu’un itinéraire à haut risque emprunté par des gens désespérés, la route de la Méditerranée centrale représente aujourd’hui une véritable industrie de plusieurs milliards de dollars contrôlée par des réseaux criminels. » Cette formule figure dans le nouveau nouveau rapport, daté de février 2017, de l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, intitulé : « Sur la route de la Méditerranée centrale – Un périple meurtrier pour les enfants ». Il est effarant et effrayant.

L’Unicef y décrit non seulement les souffrances infligées aux enfants qui sont envoyés pour migrer en Europe et aux femmes qui empruntent le même chemin, mais aussi la nature profondément criminelle des réseaux de passeurs qui organisent ces filières d’immigration.

Ainsi lit-on que « les passeurs font payer aux femmes et aux enfants entre 200 et 1 200 dollars chacun pour entreprendre le voyage. Lorsqu’on leur a demandé s’ils avaient payé quelqu’un pour les aider à migrer, presque tous les enfants interrogés ont indiqué avoir payé des passeurs ».

L’Unicef ajoute :

« Presque toutes les femmes interrogées ont indiqué avoir payé un passeur au début de leur périple pour rejoindre la Libye. Après quoi, il était entendu qu’elles travaillent une fois là-bas afin de rassembler l’argent nécessaire pour payer l’étape suivante de leur trajet vers l’Europe. »

Ou encore :

« Les milices contrôlent et exploitent les “maisons d’échange“, ces lieux où les migrants sont transférés d’un passeur à un autre. Il est également connu que les passeurs amènent des migrants des centres de détention vers ces maisons d’échange où ils les forcent à travailler pour une période dont la durée dépend de leur bon vouloir. »

« Lors de leur recrutement au Nigéria, relate l’Unicef, les filières criminelles nigérianes proposent généralement à leurs victimes des “forfaits tout compris“ de migration clandestine vers l’Europe pour environ 50 000 à 70 000 nairas nigérians (à peu près 250 euros). Ce genre de solutions promet un transport par voie terrestre, aérienne ou maritime, à l’aide de faux documents ou d’autres moyens. Les personnes acceptent de payer ce prix avec l’intention de rembourser en travaillant en Europe. Mais une fois à destination, la dette en nairas devient une dette en euros et ce sont ainsi 50 000 à 70 000 euros qu’elles doivent rembourser par la prostitution forcée pendant une période pouvant atteindre trois ans ou plus. »

Justin Forsyth, directeur général-adjoint de l’Unicef, est encore plus direct :

« Les passeurs […] ne pensent qu’à l’argent sale qu’ils soutirent à ces dizaines de milliers de femmes et d’enfants et n’ont que faire d’envoyer ces enfants à la mort pendant la traversée du Sahara ou de la Méditerranée. »

Justin Forsyth ajoute :

« La route de la Méditerranée centrale est devenue une véritable entreprise du crime organisé pour laquelle les femmes et les enfants paient le prix fort, et dont les passeurs et les individus pratiquant la traite sont les grands gagnants. »

Voir aussi le sujet de TV Libertés sur cette vidéo à partir de 17′ 33” :

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Les politiques n’ont rien compris à l’évolution du monde paysan »

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A l’exception de Jean-Luc Mélenchon, qui a préféré une exploitation bio de l’Oise, tous les candidats à la présidentielle se précipitent au Salon de l’Agriculture, ce qui a fait ricaner Eric Zemmour ce matin sur RTL :

« Ils tâtent le cul des vaches sans se lasser, ils boivent des bières, ils prennent des petits chevreaux dans leurs bras, ils comptent les heures pour savoir qui restera le plus longtemps. […] Tous les candidats font les mêmes gestes, disent presque les mêmes mots. Tous semblent réciter une même leçon. Tous semblent imiter un même modèle, celui de Jacques Chirac. »

Mais « au temps de Chirac, les paysans sont devenus des agriculteurs, et un simple mot a tout changé. On se moquait de la qualité des produits, on se moquait de la pollution, on se moquait même des saisons. C’était le Pérou tous les jours, un Pérou qui avait pour capitale Bruxelles. La Politique agricole commune, la fameuse PAC, était une sorte de déesses aux cent bras à la fois, corne d’abondance et divinité protectrice ».

« Les politiques, qui passent leur temps à expliquer à la population que les temps changent et qu’il faut s’adapter au monde nouveau, devraient s’appliquer à eux-mêmes leurs préceptes sentencieux », poursuit Eric Zemmour, qui estime qu’« on ne peut plus faire du Chirac quand le monde de Chirac a disparu ».

« La PAC a jeté les agriculteurs dans la fournaise du marché mondial où la plupart des exploitations françaises en ressortent brûlées. […] Le modèle chiraquien avait une face cachée tragique. Elle a arraché des millions de paysans à la terre pour y mettre des machines. Le poids des agriculteurs dans la population active est passé d’un tiers il y a 50 ans à 3 % aujourd’hui. »

Désormais, sur le plan politique, « une petite minorité [d’entre eux] reste fidèle à la droite. Une grosse minorité se donne à Marine Le Pen. Une majorité s’abstient. Et chaque jour, ceux qui n’ont plus d’espoir se suicident. Loin, très loin des néons et des caméras du Salon de l’Agriculture »…

Danone

Le patron de Danone ne croit plus « à la mondialisation à l’ancienne »

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : « Nous ne croyons plus à la mondialisation à l’ancienne, a déclaré Emmanuel Faber, le patron de Danone. Le monde est en train de se fragmenter. Le consommateur va de plus en plus raisonner local. Les religions vont cliver les sociétés. Les tendances alimentaires seront influencées par l’environnement. Le modèle ne sera plus global. » En conséquence, Danone a décidé de se « réinventer » autour d’un modèle plus régional et plus écologique, étant entendu qu’il n’a pas souhaité s’attarder, pour l’heure, sur la prise en compte des clivages religieux identifiés…

Pour Emmanuel Faber, les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’entreprise qui se trouve derrière les marques qu’ils achètent, comment ils travaillent, leurs valeurs… En conséquence de quoi, pour coller le plus possible aux attentes nouvelles, Danone a mis sur pied une toute nouvelle organisation dans laquelle les patrons de région, plus au contact avec les marchés, gagnent en autonomie. L’objectif est de faciliter les prises de décisions au plus près des consommateurs.

Le groupe a aussi décidé que ses trois plus grosses marques américaines seraient garanties « zéro OGM » et a également inscrit, dans sa « charte de valeur », son « soutien inconditionnel » à l’allaitement maternel. Les uns y verront la fabuleuse capacité d’adaptation du capitalisme aux évolutions du monde, les autres une preuve qu’il est possible d’influer sur le comportement des multinationales.

Marine Le Pen aux agriculteurs : « Tenez bon ! »

Lorsqu’elle va à la rencontre de la France qui se lève tôt, il se passe quelque chose. Mais cette fois, il y a indéniablement un truc en plus. Dans l’air et sur les visages, il flotte un parfum de « Serait-ce possible alors ? »

« Je suis venue dire aux agriculteurs français de tenir bon, ils doivent pouvoir vivre décemment de leur travail. Dans cinq ans, si ça continue comme ça, honnêtement je ne sais pas ce qu’il restera. » Le contraste a de quoi frapper : après les huées, les sifflets et les injures sous lesquels François Hollande et Stéphane Le Foll ont parcouru le Salon de l’Agriculture, Marine Le Pen, visiblement heureuse de se trouver là, est ovationnée. Elle va y rester dix heures et demie, record à battre (pas par Fillon qui mercredi matin a annulé sa visite à la dernière minute). « Vas-y Marine, on y croit ! », « Marine présidente ! », « Marine sors-nous de l’Europe ! », « Marine il n’y a que toi ! ».

« A ce point-là, je n’avais jamais vu », nous confirme Philippe Loiseau agriculteur et député européen. « Année présidentielle oblige, mais c’est un indice significatif ». Alors qu’elle est entourée d’un mur vivant et quasi-impénétrable de micros et de caméras, les exposants, agriculteurs et visiteurs écrasés par la cohue, tentent de se frayer un passage pour l’apercevoir, la saluer, l’encourager, grimpant sur des bottes de pailles ou sur les épaules d’un plus costaud qu’eux. Un journaliste qui bouscule une impressionnante charolaise et piétine sa stalle pour obtenir un cliché, se fait « recadrer sévère » par un éleveur : « Oh, ça va pas non ? Racaille, va ! Pour ce que tu vas en faire de tes images, dégage ! ». Ce matin on est loin de la bobosphère et ça fait du bien.

« On est en train de crever »

« Hollande, quand il passe là, il est caché et personne ne peut l’aborder. Il ne discute pas avec nous », confie un agriculteur au micro de RTL. « On veut du changement. On est en train de crever. Et elle nous écoute et nous comprend », renchérit un éleveur. Un visiteur qui du coup ne regarde plus le moindre animal, court vers le cortège, ravi : « Je ne savais pas qu’elle serait là aujourd’hui et ma femme qui l’adore ! ». Le Point se lamente : « Les agriculteurs avouent de plus en plus facilement leur préférence (…) Le programme de Marine Le Pen est celui qui fait la part la plus belle à l’agriculture. » Ceci explique peut-être cela ?

Pas très loin de là, Xavier Bertrand connaît un grand moment de solitude, entouré de Gérald Darmanin (qui aurait dû être porte-parole de campagne de Sarko et qui se recycle péniblement), de cinq malheureux journalistes (je les ai comptés) et d’une passante énervée qui lui criera : « Casse-toi le plan B ! » en le huant copieusement.

Le patriotisme agricole

Après s’être entretenue avec les professionnels de la filière laitière, le CNIEL et la FNPL, Marine Le Pen s’attarde près de Fine, la vache bretonne du Pays de Redon, vedette de ce 54e Salon de l’Agriculture et s’adresse aux éleveurs :

« Il faut franciser les aides versées aux agriculteurs, faire du patriotisme économique et en finir avec la PAC. Il faut arrêter de sous-traiter à l’Union européenne l’avenir de notre agriculture. Il faut sortir d’un cadre qui a abouti à la ruine de l’agriculture, et attribuer directement les aides aux agriculteurs. »

Marine Le Pen veut nationaliser la distribution des aides et organiser cette distribution sur des critères plus justes, réguler les négociations entre grande distribution et agriculteurs et mettre un terme aux traités de libre-échange, CETA et TAFTA. Alors qu’un tiers des agriculteurs vit avec moins de 354 euros par mois, elle appelle au « patriotisme agricole ». Elle préconise que « l’argent des Français serve à acheter des produits agricoles français », que les collectivités locales puissent se fournir auprès des producteurs français et que l’on donne l’avantage aux produits français dans la commande publique et notamment dans le marché des cantines. « Ce qui est interdit par l’Europe aujourd’hui ».

« Tous les autres votent FN »

Arrivée vers 8 h 30 au Salon, Marine Le Pen a déjeuné au stand des DOM-TOM où elle a reçu un accueil de rock star, rencontré la filière porcine, les jeunes agriculteurs qu’elle propose d’aider à s’installer par des mesures de défiscalisation et les vignerons indépendants : « Les vignerons indépendants participent de la grande réputation de nos vins. Il faut les aider à transmettre leurs exploitations. » La candidate a poursuivi sa visite jusqu’à la fermeture, bien après que les poules soient couchées.

Selon la dernière enquête du Cevipof pour Le Monde, Marine Le Pen est créditée de 35 % des intentions de vote chez les agriculteurs. Pour la première fois, le Front national devance Les Républicains anciennement UMP, dans le monde agricole. Agriculteur en Moselle et maire de Sainte-Barbe, Christian Perrin s’en ouvre aux journalistes : « Marine Le Pen a un discours qui est entendu par les agriculteurs, car elle promet de les sortir de la misère. » Si lui-même vote Fillon, il constate qu’ils ne sont plus que « deux-trois éleveurs » à faire comme lui dans sa commune. « Tous les autres votent FN ». Comme chez Villiers en somme…

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 2 mars 2017

Marion Maréchal Le Pen Agricuture

Marion Maréchal-Le Pen : « La souveraineté alimentaire est d’ordre stratégique »

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen, qui s’est rendue hier, avec Marine Le Pen, au Salon international de l’Agriculture, a accordé un entretien au quotidien Présent.

Présent : Comment expliquez-vous l’accueil chaleureux que les exposants font à Marine Le Pen ?

Marion Maréchal-Le Pen : L’accueil est toujours très bon ici, mais il est sans doute cette année exceptionnel. Les agriculteurs voient en Marine Le Pen l’occasion de sortir du cycle infernal dans lequel ils sont empêtrés à cause de la politique de l’Union européenne. Le programme présidentiel de Marine présente des engagements concrets comme le patriotisme économique qui consiste à rendre nos producteurs prioritaires sur le marché français (avec un avantage notamment dans les marchés publics), l’amélioration de l’étiquetage des produits français qui mentionnerait le lieu d’élevage, d’abattage, de transformation – cela permettrait au consommateur de pouvoir acheter français plus facilement. Nous sommes également les seuls à exiger que les produits importés respectent a minima les mêmes normes sanitaires et environnementales que les produits français. Des mesures aussi concrètes expliquent l’enthousiasme d’agriculteurs et d’éleveurs largement revenus des politiques européennes.

La mort de l’agriculture française n’est donc pas une fatalité ?

Non, elle n’est pas une fatalité, elle est une question de choix. Un choix vital : la souveraineté alimentaire est d’ordre stratégique puisqu’une dépendance alimentaire de l’étranger nous rend fragiles, or c’est partiellement le cas aujourd’hui. La vie de notre agriculture est aussi une question d’identité : elle a façonné notre territoire, la diversité des régions et des écosystèmes, sans oublier notre gastronomie dont les excellents produits des terroirs sont la matière première. Notre agriculture est essentielle également pour le maintien de la vie dans les régions rurales, que ce soit la vie sociale ou l’emploi.

L’enjeu n’est pas purement productiviste ou économique, il est d’ordre stratégique et territorial. Que nos gouvernants, de droite comme de gauche, aient pu aussi cyniquement depuis des années accompagner la politique ultra-libérale de l’Union européenne avec tous ses traités de libre-échange, cela est pour moi de l’ordre de la trahison.

Cela s’est fait dans l’indifférence générale quand on voit le taux de suicide qui frappe le monde agricole. Les agriculteurs et les éleveurs ne sont pas entendus car eux ne brûlent pas les voitures, ne saccagent pas les centres villes, n’ont ni le temps ni le loisir de faire grève… Les plus grandes souffrances étant muettes, à nous d’avoir la décence de les entendre et de répondre à leurs difficultés.

Entretien réalisé par Samuel Martin
pour le quotidien Présent daté du 2 mars 2017

En finir avec l’agriculture industrielle, une impérieuse nécessité

28/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis des millénaires, c’est elle qui nous nourrit. Elle a même longtemps rythmé les vies d’une grande partie de nos aïeux. Et voilà que depuis une soixantaine d’années, l’agriculture prend un nouveau visage : celui d’une machine industrielle de toujours plus tournée vers l’efficacité immédiate, la production de masse et les rendements sur le court terme.

Au passage, elle s’est délestée d’une partie pourtant essentielle de son activité : la préservation de la terre. Saurons-nous réinventer une agriculture pour les siècles à venir ?

Une vidéo proposée par Data Gueule.


Stock d'or

L’Allemagne rapatrie à la hâte son stock d’or par crainte d’une crise majeure

21/02/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: En 2016, l’Allemagne a subitement décidé d’accélérer le rapatriement de la partie de son stock d’or conservé dans les caisses de la réserve fédérale à New York depuis la fin de la guerre. « Par crainte d’une invasion de l’URSS au temps de la guerre froide, la Bundesbank avait confié une partie de son trésor à ses alliés. » L’objectif de l’Allemagne est désormais, qu’en 2020, « au moins la moitié de son stock d’or (contre 40% aujourd’hui) soit conservé dans ses propres coffres-forts ». L’Allemagne possède la deuxième plus grande réserve d’or au monde avec près de 3 400 tonnes, pour une valeur – au cours actuel – de 130 milliards d’euros.

La vraie question est de savoir pourquoi l’Allemagne rapatrie soudain son or, et à la hâte, alors qu’elle renâclait à le faire avant, et ce malgré la demande de plus en plus pressante de sa population. Rappelons qu’en septembre 2016, la Deutsche Bank n’avait pas pu honorer son obligation de liquider en or physique des titres « d’or‑papier » et donc purement dématérialisés, détenus par l’un de ses clients. Il semble que les autorités allemandes craignent un nouveau krach financier mondial, de plus grande ampleur encore, et qu’elles aient décidé d’appliquer ce qu’on pourrait appeler le « principe de précaution » : quand tout s’effondre, il reste toujours les stocks d’or, dont la valeur flambe. Et, en cas de crise majeure, mieux vaut son or sous la main que chez les autres…

Palmiers cathédrale Milan

Tollé après la plantation de dizaines de palmiers devant la cathédrale de Milan

18/02/2017 – ITALIE (NOVOpress) : La plantation de palmiers devant la cathédrale de Milan, piazza Duomo, fait bondir les défenseurs du patrimoine italien et de la civilisation européenne. Ainsi du patron de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, député au Parlement européen, qui s’est écrié :

« Des palmiers et des bananiers “piazza Duomo”, tout ce dont on a besoin maintenant ce sont les singes et les chameaux pour avoir vraiment l’Afrique en Italie ! »

Ce sont en effet 42 palmiers qui doivent être plantés, « dont certains dépassent les cinq mètres de haut », ainsi que des bananiers. Cette plantation massive est d’autant plus perçue comme une provocation qu’elle a été financée par la chaîne de salons de café Starbucks, dont Novopress a déjà raconté qu’elle entendait donner la priorité aux migrants dans son recrutement.

« En ce qui me concerne, le café, j’irai le boire ailleurs », avait déjà déclaré Salvini à l’annonce de l’implantation de Starbucks en Italie, où la société américaine projette d’ouvrir plusieurs centaines d’établissements !

CETA

CETA : 3,5 millions de signatures contre le traité de libre-échange avec le Canada

14/02/2017 – FRANCE (avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le chiffre est phénoménal : 3,5 millions de personnes ont signé la pétition contre le CETA, le traité de libre‑échange économique entre l’Union européenne et le Canada. « Les signataires, explique le Journal de Montréal, demandent aux députés européens de s’opposer au traité commercial que l’UE a conclu avec le Canada (CETA), mais aussi à celui qu’elle négocie avec les États-Unis (TTIP, ou Tafta), dont les discussions sont gelées depuis l’élection de Donald Trump. »

Le texte doit être voté ce mercredi à Strasbourg par le Parlement européen. De nombreuses manifestations sont aussi prévues pour perturber la venue de Justin Trudeau, le jeune Premier ministre canadien qui doit intervenir lui jeudi devant le Parlement européen. Si le Parlement vote le texte, le traité pourra être appliqué dès avril dans les grandes lignes, avant d’être ratifié par les Parlements des Etats membres de l’UE.

Fillon Axa Henri de Castries

Les liens troubles de François Fillon avec la banque d’assurance Axa

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Selon les informations de BFM Business, entre mi-2012 et mi-2014, le candidat de la droite et du centre aurait touché 200 000 € de la banque d’assurance Axa, via sa société 2F Conseil. Lors de sa conférence de presse de lundi dernier, Fillon a reconnu avoir travaillé pour Axa, parmi d’autres sociétés. Contrairement à l’affaire Penelope, ce n’est pas le travail effectué par François Fillon qui semble poser problème : « Il a vraiment bossé ! Il y a eu bon nombre de réunions avec lui, il a fourni un vrai travail », a ainsi insisté un haut dirigeant de la société.

En revanche la rémunération laisse les observateurs perplexes, puisqu’elle correspondrait au double de ce qui se pratique dans les sociétés du secteur pour des prestations du même type.

Henri de Castries (photo), pdg d’Axa jusqu’en août 2016, a par ailleurs abondé la récente campagne interne de François Fillon pour près de 3 millions d’euros. Ce dernier a un temps songé, s’il était élu président, à prendre l’homme d’affaires comme Premier ministre.

Rappelons qu’Henri de Castries est depuis 2012 président du comité de direction du groupe Bilderberg. La dernière lettre confidentielle Faits&Documents lui consacre un passionnant portrait, particulièrement bien documenté.

Vous ne louerez plus par Airbnb sans savoir qu’ils aident d’abord les migrants

09/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La semaine dernière, les fondateurs d’Airbnb, Brian Chesky, Joe Gebbia et Nathan Blecharczyk, ont entrepris de mobiliser tout leur réseau en faveur des migrants. Ils récidivent par une lettre qui va encore plus loin. C’est, clairement, les migrants – ou les réfugiés, comme ils disent  – d’abord. Et gratuitement bien sûr. On ne trouve rien, dans cette lettre, qui laisse penser que les pauvres, nos pauvres, tous les Européens de condition modeste, les intéressent.

Non, les seuls qui comptent, auxquels ils demandent de prêter son logement et au profit desquels ils réclament des dons, ce sont les migrants.

Nous avions pensé vous livrer quelques extraits de leur appel. Finalement, nous vous en livrons la quasi-intégralité. Ça se lit et ça se déguste. Jusqu’à la lie. #weaccept, qu’ils disent. Eh bien non, #wedonotaccept

Airbnb Migrants« Au cœur de nos valeurs, il y a une idée très simple : chacun a le droit d’être accepté pour ce qu’il est, quelle que soit son origine, la personne qu’il aime ou sa religion. Cette notion pourtant élémentaire fait aujourd’hui face à de nombreux défis, et nous ne sommes pas tous acceptés de la même manière partout où nous allons.

Des êtres humains sont aujourd’hui contraints d’être déplacés, que ce soit pour des raisons liées à des conflits ou à d’autres facteurs. Plus que jamais, ces personnes sont exposées au rejet et au manque d’acceptation. Elles sont dans un besoin urgent de trouver un « chez-soi », et c’est pourquoi nous souhaitons agir.

[…] la semaine dernière, nous avons annoncé que la communauté Airbnb allait proposer une solution d’hébergement gratuite aux réfugiés ainsi qu’à ceux touchés par le récent décret anti-immigration qui empêche l’entrée sur le sol américain. Suite à cette annonce, le soutien incroyable que notre communauté nous a témoigné nous a motivés à aller encore plus loin.

Aujourd’hui, nous souhaitons nous fixer un but : fournir une solution d’hébergement temporaire à 100 000 personnes dans les 5 ans à venir. Même si notre aide se focalise pour le moment sur les réfugiés, les sinistrés ainsi que ceux qui travaillent dans l’humanitaire, nous voulons permettre à davantage de personnes de bénéficier de ce soutien au fil du temps. Nous allons travailler main dans la main avec notre communauté d’hôtes pour soutenir les personnes déplacées. Nous souhaitons ainsi qu’en plus d’un toit, ces gens puissent retrouver une communauté dans laquelle ils se sentent chez eux et respectés.

Airbnb va également apporter son aide financière à l’ International Rescue Committee, à hauteur de 4 millions de dollars, au cours des 4 prochaines années. Cette organisation lutte dans le monde entier pour aider les populations déplacées à subvenir à leurs besoins les plus essentiels.

Nous ne pouvions pas évoquer ce problème sans aborder les défis qui existent au sein même de la communauté Airbnb. La dure vérité, c’est que certains voyageurs ont connu des discriminations sur Airbnb. Cette réalité est pourtant à l’opposé de nos valeurs. Bien que nous ayons encore du travail à faire pour réduire les inégalités au sein de la communauté, nous sommes déterminés et nous voulons continuer sur cette voie.

Ces actions ne sont qu’un début, mais nous espérons que vous vous joindrez à nous en ouvrant les portes de votre logement à une personne déplacée, ou faisant un don aux organisations qui œuvrent auprès de ceux qui en ont besoin.

Ensemble, nous pouvons bâtir un monde différent. Un monde dans lequel un enfant peut grandir en étant accepté pour ce qu’il est, quel que soit l’endroit où il vit. Nous sommes convaincus qu’en acceptant l’autre et en s’ouvrant davantage, nous pouvons contribuer à créer ce monde. »

François Hollande Chard

François Hollande dilapide l’argent public avant de faire ses bagages

Ils embarquent dans leurs cartons les ordinateurs et les petites cuillères en argent, ils augmentent leurs salaires avant de partir, ils se sont lâchés plus que jamais sur les dépenses parce qu’ils s’en vont en 2017, après moi le déluge, ils nous laissent la France exsangue et ruinée.

Dès le 25 janvier, Francis Bergeron annonçait en une de Présent le « constat de faillite » de la Cour des comptes. Didier Migaud, socialiste bon teint, ne proposait rien d’autre que d’opérer un audit des comptes de l’Etat, dès Hollande débarqué. Du jamais vu.

En cette année d’élection, l’exécutif a relâché en partie les vannes de la dépense, déplore la Cour. C’est dire la conscience et le sens des responsabilités de ces gens-là. « Sous l’effet de mesures de revalorisation des rémunérations, la masse salariale de l’Etat a bondi de 3 % en 2017, autant qu’entre 2011 et 2016. » Des indemnités de départ bien méritées !

L’institution détaille par le menu le gaspillage quotidien de nos deniers. En 1 300 pages, les contribuables peuvent découvrir comment l’Etat jette l’argent par les fenêtres au risque de faire passer Pénélope Fillon pour une smicarde relevant de l’aide sociale. Formation professionnelle, indemnisation des accidents médicaux, chambres d’agriculture, autoroutes ferroviaires, la liste de la gabegie donne le vertige. Mention spéciale pour le fiasco ruineux de l’écotaxe poids lourds dont la Cour des comptes dresse l’épitaphe : un « gâchis patrimonial, social et industriel ». Des pertes de recettes de près de 11 milliards d’euros et une compensation demandée aux automobilistes français…

La Cour des comptes alerte particulièrement sur la situation de saturation et d’épuisement des forces mobiles de la police et de la gendarmerie nationales, dont les effectifs ont fondu de 7,5 % alors qu’ils sont employés de manière toujours plus intensive : « Terrorisme, plan Vigipirate, mouvements sociaux radicalisés et souvent violents, lutte contre l’immigration clandestine dans le contexte de la crise migratoire, sécurisation de grands événements comme la COP 21 et l’Euro 2016. »

Les forces mobiles sont souvent affectées à des missions permanentes pour lesquelles leur plus-value opérationnelle est faible, relève la Cour des comptes. C’est le cas des gardes statiques et des escortes qui, à Paris, accaparent plus de 40 % du personnel. Moins d’un quart des effectifs est employé au maintien de l’ordre.

Dans le même temps, la Cour des comptes décortique les grosses ficelles du gouvernement pour falsifier la situation : objectif de croissance irréaliste, tours de passe-passe comptables, économies imaginaires, dépenses programmées sur l’avenir, recettes gonflées. La France est au bord du précipice avec une dette de 2 200 milliards d’euros (plus de 97 % de son PIB, alors qu’elle ne devrait pas, selon les critères de Maastricht, dépasser les 60 %). Le prochain gouvernement va devoir stopper entièrement les dépenses et réaliser des coupes franches. Il n’a plus aucune marge de manœuvre. Sauf à commencer par sortir de l’Union européenne évidemment. Et à axer ses premières économies sur l’invasion migratoire.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 10 février 2017
sous le titre « Hollande dilapide »

Schauble Grèce

Le ministre des Finances allemand veut encore faire pression sur la Grèce

08/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Les créanciers de la Grèce s’inquiètent à nouveau. C’est le Fonds monétaire international qui craint que le pays hellénique n’aille dans le mur. La rigueur budgétaire imposée à la Grèce pourrait être excessive selon des experts du FMI, qui plaident pour que la Grèce soit autorisée à rester en deçà d’un excédent primaire de 3,5 %.

Qu’est‑ce qu’un excédent primaire ? Avoir un excédent primaire signifie que le solde public est positif, avant la prise en compte des intérêts de la dette. Plus la dette est élevée, comme c’est le cas en Grèce avec près de 180 % du produit intérieur brut, plus les taux d’intérêt sont élevés, et plus il faut avoir un excédent primaire élevé pour réduire son taux d’endettement. Mais un excédent primaire de 3,5 % implique pour les Grecs de se serrer la ceinture, ce qui pourrait faire échouer les espoirs de reprise économique.

C’est la raison pour laquelle le FMI envisage d’alléger cet objectif, voire de cesser sa participation au plan d’aide si la Grèce reste dans le marasme compte tenu de son fardeau de dette.

Si le FMI sort du jeu, l’Union européenne risque de devoir financer encore davantage la Grèce, ce qui n’est pas du goût du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, qui a menacé, en cas de retrait du FMI, de faire voter le Bundestag sur un nouveau plan d’aide à la Grèce. Or en période pré‑électorale, un tel vote pourrait être rejeté. Ce qui pourrait enfin conduire à se pencher sérieusement sur la solution d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

Mais Schäuble ne semble pas avoir le soutien nécessaire en interne pour durcir le dialogue : la commission parlementaire compétente du Bundestag a fait savoir qu’un nouveau vote du Bundestag ne serait pas juridiquement requis en cas de retrait du FMI.