Canal de Suez bloqué – Les limites de la mondialisation, par Arnaud Raffard de Brienne

Canal de Suez

L’échouage impromptu, mardi 23 mars, du porte-conteneurs géant l’Ever Given, bloquant tout trafic dans le canal de Suez et provoquant un spectaculaire embouteillage de plusieurs centaines de cargos, pétroliers et porte-conteneurs, vient rappeler l’importance de cet accès difficilement contournable par lequel transitent plus de 12 % de l’ensemble des échanges commerciaux internationaux par voie maritime. En moyenne, ce sont cinquante navires et environ cinq milliards de dollars de marchandises qui empruntent quotidiennement ce raccourci permettant d’éviter le contour de l’Afrique, un raccourci devenu essentiel à la navigation marchande. Par ce canal transitent notamment l’ensemble de la production chinoise à destination de l’Europe mais aussi l’essentiel de ses importations de pétrole.

Défaillance technique ou plus vraisemblablement humaine, selon le chef de l’Autorité égyptienne du canal, une enquête ouverte par la compagnie de navigation Bernhard Schulte Shipmanagement basée à Singapour et par les assureurs devrait permettre d’en savoir davantage. Mais il est difficile de ne pas incriminer en même temps la course au gigantisme des compagnies maritimes multipliant les mises en chantier de ces porte-conteneurs titanesques – l’Ever Given mesure 400 mètres de long… – en réponse aux besoins d’une population toujours plus nombreuse, à l’esprit consumériste de l’époque, au libre-échange et aux délocalisations. Impossible et illogique de pester contre ces ténors de la pollution – un tel navire consomme chaque jour à entre 150 et 250 tonnes de fuel lourd, le plus polluant et le plus soufré qui soit – sans commencer par s’en prendre à ces quelques causes premières.

D’inévitables conséquences économiques

C’est un mauvais coup pour l’Egypte : les droits de péage du canal évalués à environ 14 millions de dollars par jour représentent la quatrième source de revenus du pays dont l’économie repose sur quatre rentes de situation. En premier lieu, les transferts de la diaspora, à hauteur de 22 milliards de dollars par an, puis, à peu près à égalité, le tourisme et la vente d’hydrocarbures, pour 9 à 12 milliards chacun selon les années, et enfin le canal de Suez pour 5,8 milliards. Quant aux impacts sur l’économie en général et européenne en particulier, il est évidemment un peu prématuré d’en conjecturer l’ampleur mais un renchérissement des tarifs du fret maritime, du prix du pétrole et certaines pénuries paraissent inévitables. D’ores et déjà, ce sont des arrêts de production chez les équipementiers de l’industrie automobile, de graves pénuries de matières premières générant des retards de production dans l’ensemble des secteurs d’activité et des ruptures de stock dans à peu près tous les domaines puisque l’essentiel des productions industrielles provient aujourd’hui d’Asie. Un an après le début de la crise du Covid, l’échouage de l’Ever Given fournit une seconde preuve éclatante des méfaits et dangers de la mondialisation sauvage et de l’extrême dépendance de nos économies.

Ces conséquences économiques sur le court terme pourraient bien en dissimuler d’autres, sur fond géopolitique, si l’on se réfère aux déclarations de Nikolaï Korchounov, responsable de la diplomatie russe, profitant de l’incident pour affirmer la nécessité de persévérer dans le projet de développement de la route maritime du Nord dans un Arctique russe de plus en plus praticable à mesure des effets tangibles du réchauffement climatique. Voilà donc un coup de barre de trop à droite ou à gauche, dont les répercussions en chaîne n’ont pas fini de se faire sentir.

Par Arnaud Raffard de Brienne

Article paru dans Présent daté du 30 mars 2021

Paysans en colère : « Deux agriculteurs par jour se donnent la mort et on n’en parle pas ! »

paysans

En raison de la pandémie de Covid-19, le Salon de l’agriculture 2021 est annulé pour la première fois depuis sa création en 1964. Cette date a été choisie symboliquement par les agriculteurs de la Coordination rurale (deuxième syndicat agricole en France) pour mener une action de mobilisation afin de dénoncer le malaise du monde paysan. Une centaine d’agriculteurs en détresse se sont réunis à Paris sur la place des Invalides.



Nous sommes dans une situation de hors-la-loi parce qu’on nous impose de vendre en dessous de notre coût de production. Que ce soit dans l’agriculture ou dans n’importe quelle production, une entreprise qui vend à perte ne peut pas aller loin. Le manque d’argent et la pression de certaines personnes font que des gens sont plus sensibles et craquent. Aujourd’hui, deux agriculteurs par jour se donnent la mort.

En mettant en place des mannequins pendus aux arbres, avez-vous représenté ces agriculteurs qui se suicident ?

Nous avons fait cela pour choquer les gens. Lorsqu’on a un accident de car ou d’avion, on fait la une des journaux pendant une semaine. En revanche, un agriculteur s’est peut-être suicidé ce matin dans les Pyrénées et un autre ce soir en Alsace, il y aura trois lignes dans le journal local et on n’en parle plus. À la fin de l’année, plus de 600 personnes se sont donné la mort. Imaginez ce que vit la famille. Des dégâts collatéraux importants sont causés.

Vous êtes venu avec une fourche et une pancarte « exploité agricole ». Quel est le symbole de la fourche ?

Notre syndicat n’a pas pour politique de déverser du fumier et de tout casser. Cela ne sert à rien. Personnellement, j’ai toujours parlé, mais je n’ai jamais enfoncé une punaise sur un tronc d’arbre pour mettre une affiche. À ceux qui veulent me poser des questions, je m’exprime.

J’ai 65 ans et je n’ai jamais emmené un tracteur avec du fumier pour déverser quelque part. Ce n’est pas mon choix.

Au lieu d’emmener un gros tracteur, j’ai apporté cette fourche qui me suit depuis des années. Elle a pour symbole la révolte paysanne. Ce n’est pas un appel à la révolte. Lorsque vous allez au bord de la mer et que le drapeau est rouge, le maître-nageur n’y est pour rien, mais il annonce la tempête. Ma fourche, c’est mon drapeau rouge. Je dis à nos élus : « Attention, la tempête risque d’arriver ! »

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Traque fiscale – Bercy renforce sa surveillance des réseaux sociaux

Bercy ministère

S’il est un domaine dans lequel l’Etat ne se laisse pas démonter par la crise sanitaire et déploie même aujourd’hui des trésors d’imagination, c’est bien celui de la traque des contribuables. Ainsi, après la publication fin janvier au Journal officiel d’un décret technique légalisant le renforcement du dispositif de rémunération par Bercy de ses « indics » et autres délateurs, ou bien encore l’extension imminente aux particuliers de la pratique dite du « name and shame » (publication des noms des fraudeurs) jusque-là réservée aux seules personnes morales, Bercy entend maintenant renforcer son dispositif de surveillance fiscale sur Internet, déjà orwellien, en ayant recours à une intelligence artificielle auto-apprenante chargée d’examiner toutes nos transactions sur les réseaux sociaux.

Un « algorithme auto-apprenant » pour aspirer les données

Rappelons que si l’administration fiscale avait déjà la possibilité de collecter sur Internet de nombreuses données pour comparer le train de vie affiché par les contribuables à celui qu’ils déclaraient dans les documents officiels, les informations ainsi récupérées avaient une durée limitée de conservation, et seules les données volontairement révélées par les contribuables pouvaient être utilisées. Or, le 13 février dernier, un décret relatif à la mise en œuvre de la surveillance des réseaux sociaux par le fisc est venu préciser (et renforcer) les modalités d’application de l’article 154 de la loi de finances pour 2020. C’est ainsi que l’administration fiscale pourra non seulement utiliser les plates-formes numériques pour vérifier que les contribuables n’y publient rien de contraire à la loi ou qui contredise leurs déclarations fiscales, mais aura également la possibilité de systématiser la collecte d’informations en faisant appel à un « algorithme auto-apprenant » qui pourra identifier des mots clefs, des ratios ou encore des indications de dates, d’heures et de lieux !

Les réserves de la CNIL

Un dispositif redoutable qui, selon la Direction générale des finances publiques, devrait être mis en œuvre « dans les semaines à venir » et concernera aussi bien les réseaux sociaux que les plates-formes de mises en relation entre particuliers, telles que Airbnb, Facebook, YouTube, BlaBlaCar, ou bien encore Le Bon Coin. Quant au délai de conservation des données, le décret précise qu’il sera d’une durée maximale de 30 jours lorsqu’elles ne sont pas de nature à concourir à la constatation d’un manquement fiscal. Mais, dans le cas contraire, il pourra s’étendre jusqu’à un an maximum. Et jusqu’à la fin d’un contentieux si une procédure est ouverte à la suite d’une omission. Bref, avec ce décret, la surveillance et la traque fiscales des contribuables sur Internet devraient très rapidement prendre une ampleur effrayante, et peut-être même donner lieu à un certain nombre de dérives. C’était d’ailleurs l’une des inquiétudes de la CNIL qui, en septembre 2019, avait rendu un avis particulièrement critique lors de la présentation de ce dispositif devant le Parlement, en reprochant notamment au fisc d’« aspirer une très grande quantité de données pour y détecter des irrégularités sans avoir de doute précis sur un comportement ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 février 2021

Des internautes américains mettent à genoux un fonds d’investissement

fonds investissements bourse

L’affaire ne manque pas d’un certain panache. Ou d’une insolence de cancre, de ce genre de cancre brillant qui est relégué à côté du radiateur non point par manque d’intelligence, mais par manque d’intérêt pour l’aridité des déclinaisons latines. Après des siècles passés à séduire leurs voisines avec des sonnets pastichant Rimbaud pour les plus romantiques, ou en construisant des avions en papier pour les plus ingénieux, ce spécimen attachant qu’est le cancre brillant a trouvé une échappatoire particulièrement subversive, car puissant et opaque : le codage.

C’est ainsi que les meilleurs codeurs, ces Mozart de l’informatique, se retrouvent dans des « salons » virtuels, appelés « forums », pour discuter. Pas grand-chose à voir avec l’agora de Thèbes ou le forum romain au pied du Capitole : il s’agit de lieux virtuels où les échanges se font par messages, partage d’images ou de vidéos. A ce petit jeu, le forum américain et anglophone Reddit est la plate-forme la plus connue. Ce forum où l’on discute de tout, et surtout de n’importe quoi, est divisé en sous-sections, en fonction des thèmes. On y trouve des salons pour discuter de sport, de mode, de politique, de société, comme dans un bon vieux PMU où l’on commente entre amis une étape alpine du tour de France. Bien caché, se trouve même un salon pour parler boursicotage. Et c’est là que tout s’est joué.

Quelques amateurs, connectés sur des applications permettant d’acheter des actions en direct, se partageaient leurs tuyaux pour se faire un peu d’argent. Rien de très politique ni même de véritablement financier d’ailleurs, simplement une petite occupation du dimanche soir. Vous regardez un bon vieux Melville ? Eux passent une petite heure les yeux rivés sur des courbes de la Bourse pour surveiller leur portefeuille. C’est ainsi que l’un d’entre eux s’est aperçu qu’un fonds d’investissement, connu pour sa grande malveillance, s’attaquait à GameStop. GameStop est une enseigne américaine qui vend des jeux vidéo et des objets de collection depuis des petites boutiques qui ont pignon sur rue. Cette enseigne est certes en déclin, mangée par la dématérialisation, mais n’est cependant pas totalement dénuée d’atouts pour son avenir. Parmi eux, un fort capital affectif chez ses clients, et un patrimoine immobilier costaud. L’aventure est donc loin d’être terminée. Sauf si un rapace de la finance tombe dessus à bras raccourcis pour le plumer, laissant l’entreprise exsangue et quasi morte. Le but du fonds Melvin Capital était le suivant : parier sur la baisse, vendre toutes ses actions GameStop pour faire croire que le titre s’effondre, le faire s’effondrer par effet mimétique (les autres épargnants vendant aussi dans la panique pour limiter leur perte), et programmer des offres d’achat pour racheter ces actions pour une bouchée de pain juste après.

Keith Gill est boursicoteur et traîne sur Reddit. Il appelle à la rescousse ses camarades : cette entreprise qu’ils aiment tant va se faire exploser. Alors ils font ce que le marché ne pouvait absolument pas prévoir : acheter en masse des actions GameStop à cadence soutenue. Très soutenue. Juste au moment où Melvin Capital vend. Résultat, la valeur de l’action a été multipliée par 54. Et, Melvin Capital devant honorer ses engagements, le fonds a dû acheter 54 fois plus cher des actions qui lui appartenaient quelques instants plus tôt. Un délire. Le fonds perd la moitié de ses capitaux dans l’action, et doit être renfloué à hauteur de 2,75 milliards de dollars. Une raclée, infligée par des boursicoteurs bien coordonnés. C’est l’application qu’ils utilisaient pour acheter les actions, nommée Robinhood en référence au héros de Walter Scott, qui a stoppé le match en interrompant la possibilité de faire des transactions avec ce titre. Pourquoi ? Ce courtier désirait faire son entrée en Bourse, et les acteurs traditionnels lui ont assuré que s’il ne stoppait pas cette révolution sur-le-champ, il ne rentrerait jamais dans leur cénacle. Dont acte. La gauche sociale américaine et la droite trumpiste ont protesté énergiquement, au nom de la démocratie. D’ailleurs, le président de l’entreprise devra s’expliquer devant le Sénat.

Parmi les choses reprochées à cette application et à ce forum par les grands médias, la présence massive de militants pro-Trump. Sympathique, donc. Bien coordonnés, ils ont donné un sévère avertissement à la Bourse : bien coordonnés, ils peuvent mettre à genoux n’importe qui, comme une ruche fait reculer un frelon.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 4 février 2021

Restrictions sanitaires et saccage de notre économie – Bars et restaurants resteront-ils fermés jusqu’à Pâques ?

restaurants covid

Depuis mercredi, la quasi-totalité des journalistes des grands médias annoncent que le gouvernement, en raison de l’actuel rebond de l’épidémie de Covid-19, aurait finalement pris la décision de reporter au 6 avril, voire au mois de juin, la réouverture tant attendue par leurs propriétaires aux abois des cafés, bars et restaurants, initialement prévue pour la mi-février. Une information aussitôt démentie par Matignon qui, en précisant au passage ne pas vouloir s’« enfermer à nouveau dans un système de date qui créerait forcément de la déception si elle ne pouvait pas être tenue », n’a guère convaincu les professionnels du secteur. Il est vrai que, depuis le début de cette crise sanitaire, les autorités nous ont non seulement prouvé qu’elles étaient capables de changer d’avis comme de chemise en quelques heures, mais qu’en outre beaucoup d’annonces journalistiques présentées comme des « rumeurs » servaient souvent à « préparer le terrain ».

Matignon dément, mais…

A l’origine de cette nouvelle qui a bien sûr immédiatement plongé les professionnels de la restauration dans le désespoir le plus total, un article paru mercredi dans Le Point, qui révélait que, face à la progression des contaminations au Covid observée depuis plusieurs semaines par les autorités sanitaires, et notamment de l’importante propagation des variants anglais et sud-africain, l’exécutif envisageait de prolonger la fermeture des bars et établissements de restauration jusqu’au 6 avril, et peut-être même, pour les bars et autres cafés, jusqu’au mois de juin. Une décision qui, si elle venait à être réellement mise en œuvre, équivaudrait à un véritable coup de grâce porté par l’Etat à des milliers d’entreprises du secteur, aujourd’hui menacées de faillite.

Des restaurateurs pas convaincus

Aussi, devant l’immense colère et la très vive inquiétude suscitées par cette très mauvaise nouvelle, les services de Matignon se sont-ils efforcés mercredi d’éteindre au plus vite l’incendie, en démentant d’abord l’information, puis en expliquant que, pour l’heure, deux hypothèses étaient sur la table : la première consistant à décider d’une date butoir ; la seconde, à rouvrir en fonction de l’évolution de l’épidémie, avec la mise en place de « seuils de référence ». Une seconde hypothèse qui, selon l’entourage du Premier ministre, aurait la préférence de Castex, mais qui, cependant, n’est guère de nature à rassurer les professionnels. Car, si du côté de Matignon on explique que cette solution leur permettrait de rouvrir leurs établissements à partir du moment où les courbes auront durablement fléchi, les restaurateurs, eux, ont bien compris qu’ils pourraient tout aussi bien garder leurs rideaux baissés pendant encore de longs mois ! Surtout quand on sait avec quelle efficacité le gouvernement lutte contre la pandémie depuis maintenant un an…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 janvier 2021

[vidéo] Restaurants fermés : « Je peux encore tenir un mois et demi, pas plus»

restaurants covid

05/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les restaurateurs n’avaient que très peu d’espoir et les dernières lueurs semblent bel et bien s’envoler. Le gouvernement, qui doit se prononcer le 7 janvier sur une éventuelle réouverture des bars et restaurants à partir du 20, devrait reporter cette échéance. Un nouveau coup dur pour la profession, qui tentent de survivre avec un peu de vente à emporter et les aides de l’Etat.

Romain Rozier, qui tient un restaurant dans le 19e arrondissement de Paris, MYL (Make Your Lunch), estime qu’il peut « encore tenir un mois et demi, deux mois, pas plus… avant de fermer ». Pourtant, en temps normal, son activité repose en grande partie sur la vente à emporter. Une particularité complètement plombée par le télétravail et la désertification des bureaux situés à côté de son restaurant.


Les commerçants ruinés n’ont que ce qu’ils méritent, selon un joyeux chroniqueur de France Inter

Guillaume Meurice

Sa carte de visite impressionne. Ricaneur sur France Inter, boutiquier en ligne d’articles pro-migrants, Français malgré lui. Guillaume Meurice cumule les titres de noblesse. Bouffon du roi bobo, pilier du conformisme ambiant, le personnage ne sait plus où donner de la tête, tant il croule sous les missions dont il a été investi par sa bien-aimée direction.

La radio ne suffisant plus à exprimer son total mépris des classes laborieuses, le planton de l’entre-soi rigolard a eu recours au magazine Siné Mensuel pour déverser son trop-plein de hargne contre une catégorie honnie : les petits commerçants. Dans la mouise, et bien fait pour eux ! Ils ont voté Fillon ou Macron au premier tour, démontrant ainsi leur adhésion à un libéralisme sauvage. Qu’ils crèvent. Enfin… qu’ils ne viennent pas se plaindre d’un système dont ils se sont montrés partisans au travers de leur choix électoral. La méchanceté a ses raisons que la raison ignore. Démonstration en est faite avec le développement bancal du réparateur de torts label rouge.

Petit extrait pour les gourmets amateurs de restauration rapide de la pensée : « Mais si, rappelle-toi : t’as voté Fillon ou Macron au premier tour en 2017 contre l’État-providence que tu conchiais. T’as changé ? D’un coup tu serais devenu le défenseur de la solidarité nationale ? » Notons, au passage, que le citoyen exemplaire ne vote Macron qu’au deuxième tour. Avant, il doit laisser libre cours à son inspiration, à sa folie, gambader parmi les candidats, si possible d’extrême gauche, faire la bise aux écolos et puis, reprenant ses esprits, retrouver le bulletin Macron qu’il avait placé en lieu sûr pour aller l’introduire dans l’urne magique du second tour (notice sur simple appel au standard de Radio France).

« Alors ? Je rêve ou tu chouines ? T’es en train de couler et tu demandes de l’aide à l’État ? » écrit, en introduction, le comique patenté. Perdu dans son brouillard gauchiste, Meurice n’a pas perçu que le commerçant demandait à l’État de réparer les dommages qu’il lui avait causés par sa gestion abracadabrante de la crise sanitaire. Faut-il lui faire un dessin ? Parler plus simplement ? Commerçant pas victime mauvaise gestion personnelle. Commerçant être victime de État. Comprendo ? Donc lui demander réparation à État. Voilà, voilà (un croquis a été envoyé à l’intéressé).

Pour l’occasion, le gaillard sort de sa boîte un de ces clichés usés jusqu’à la corde mais qui peut encore servir : « Quoi ? Les huissiers sonnent à ta porte ? Et cette fois-ci c’est pas toi qui les a appelés pour déloger tes locataires au RSA qui n’avaient plus de quoi payer ton loyer ou pour ta secondaire squattée… » Des larmes coulent sur les joues du lecteur de Siné Mensuel. Snif… Salauds de commerçants ! Tortionnaires de pauvres ! De la graine de Thénardier à tous les coins de rue ! Et si on les pendait ? Que d’économies réalisées ! Enfin des multinationales solides, des magasins de chaîne qui savent résister à des fermetures de plusieurs mois. Un vrai paradis. D’ici là, combien de malheureux à humilier, de fidèles à dénoncer à la police parce qu’ils prient sur le parvis d’une église, combien de victimes à enfoncer ? Un boulot « Inter »… Minable.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

EELV/Decathlon contre CNews : une même haine de la liberté d’expression

Les très bonnes audiences de Zemmour sur CNews donnent des sueurs froides à de nombreuses personnes, le collectif Sleeping Giants, adepte du “name and shame”, appelle les marques à boycotter le média depuis plusieurs mois.
Télérama l’a dit, “CNews est devenue la Fox News française”, mais pour ne pas laisser prospérer une telle alternative aux médias de grand chemin, l’offensive s’organise. Decathlon de la famille Mulliez, vient de confirmer avoir cédé à la pression des Sleeping Giants, et le parti EELV en a profité pour réaffirmer leur soutien aux attaques faites contre la chaîne.

Decathlon cède aux pressions des Sleeping Giants

Annoncé par les Sleeping Giants sur Twitter (devenu le lieu favori des affrontement numériques), Décathlon va retirer ses pubs de CNews pour Noël et “songe à le faire aussi pour tout 2021”.

De manière très calme, Decathlon n’a pas hésité à confirmer ses choix suite à l’interpellation d’un utilisateur sur le réseau social.

Ce qui a d’ailleurs enflammé Twitter, en scandalisant de nombreux utilisateurs et galvanisant les apprentis censeurs.

EELV fait un rappel de son statut de bon élève en la matière

Quelques jours plus tard, le jeudi 26 novembre, c’est Europe Écologie — Les Verts qui a voulu rappeler le bon élève qu’il était en matière de lutte contre CNews, en publiant un communiqué de presse pour rappeler leur boycott de la chaîne depuis plusieurs semaines. Communiqué dont la lecture vaut le détour.

“EELV avait déjà alerté sur la dérive de la ligne éditoriale choisie par la chaîne, qui a notamment choisi Eric Zemmour comme chroniqueur régulier, alors même que celui-ci a été condamné pour injure et provocation à la haine.”
“Nous défendons la liberté de la presse, la liberté pour les journalistes d’exercer leur métier, notamment quand celle-ci est menacée par le vote de l’article 24 de la loi sur la Sécurité globale.”
“Nous continuerons donc à refuser toutes les invitations et encourageons celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs d’un débat républicain à en faire de même, ainsi que les annonceurs à retirer leur soutien financier à l’instar de l’enseigne Décathlon.”

Chez les écologistes de gauche, dès qu’il s’agit de moraline, la liberté de la presse et la lutte contre le diktat des grandes entreprises sont vite mises au placard. Le monde libéral (des grands capitaux) et le monde libertaire (des écolos gauchistes) s’entendent plutôt bien. Surpris ?

Texte repris du site OJIM

Covid-19 – Fermeture des commerces «non essentiels» : sacrifiés pour un «effet choc»?

03/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
La réouverture des magasins dits «non essentiels» n’a pas calmé l’inquiétude des commerçants qui n’ont que quatre semaines pour rattraper le retard accumulé pendant le deuxième confinement.

Le nouveau protocole sanitaire est jugé contraignant, la concurrence avec le commerce en ligne est critiquée car déloyale, et les surplus de stock demeurent. Bien que le gouvernement tente d’apporter des solutions, beaucoup s’interrogent encore sur les causes qui ont poussé à la fermeture des magasins. Mais il semblerait qu’un ministre belge ait donné la véritable raison… et elle n’a rien de sanitaire.


Vaccins et Covid-19 – Maître Fabrice Di Vizio: “Cette affaire a l’odeur et les ingrédients d’un scandale de santé publique”

Restauration et Covid-19 – Cauchemar en cuisine : Les filières d’excellence française « flinguées » par des mesures absurdes

covid restaurants

Marseille, Perpignan, Nantes, Nîmes, Lyon, Toulouse ou encore Grenoble : ils ont été plusieurs milliers, dont une majorité écrasante de restaurateurs, à avoir répondu ces derniers jours aux appels à manifester lancés par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie et autres organisations, pour crier leur colère et leur immense désespoir face aux nouvelles mesures imposées par le gouvernement en vue du prochain déconfinement. Des mesures le plus souvent sans queue ni tête, injustes, et dont l’absurdité pourrait prêter à sourire si elles ne risquaient pas, hélas, de couler (entre autres) ces deux filières d’excellence française que sont la restauration et le tourisme.

Deux établissements sur trois menacés de faillite

En partie ruinés par le premier confinement, puis par le couvre-feu, et enfin par le reconfinement, les restaurateurs ne décolèrent plus depuis qu’ils ont appris qu’ils ne pourront rouvrir (au mieux) leurs établissements qu’à compter du 20 janvier et ne pourront donc profiter de Noël et de la Saint-Sylvestre, du mois le plus important de l’année pour eux, pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Une colère et un désespoir d’autant plus grands que, comme ils le soulignent, la promesse « zéro recette, zéro charge » faite au printemps dernier par Macron n’a toujours pas été tenue. C’est ainsi que l’un de leurs représentants, interviewé jeudi matin par les journalistes de France Info, expliquait que, si le chômage partiel était effectivement remboursé par le gouvernement, les restaurateurs avaient quand même dû avancer les fonds et, surtout, n’avaient reçu qu’en novembre le remboursement prévu normalement pour mars… Bref, pour beaucoup d’entre eux la situation est devenue aujourd’hui tellement intenable que leurs syndicats professionnels tentent par tous les moyens de mettre en garde l’Etat sur le risque de faillites en cascade. Faillites qui, selon l’UMIH, pourraient frapper pas moins de deux établissements sur trois d’ici le début de l’année prochaine…

Des stations de ski sans remontées mécaniques…

Autre secteur capital de l’économie française condamné aujourd’hui par ce gouvernement décidément incapable : celui du tourisme saisonnier, qui voit normalement chaque année les stations de ski faire plus du quart de leur chiffre d’affaires durant la période de Noël et du jour de l’An. Or, si Macron et Castex, cherchant à apaiser la colère des gérants de station de ski, ont bien autorisé ces derniers à ouvrir leurs stations à Noël, ils ont aussi, de manière totalement ubuesque, annoncé que les remontées mécaniques seront en revanche… fermées ! Une annonce qui a bien sûr provoqué la colère immédiate des professionnels du secteur. A commencer par le président des Domaines skiables de France, Alexandre Maulin, qui s’est dit « atterré » par une telle « aberration ». Mais aussi certains édiles de stations de montagne, dont Jean-Luc Boch, maire de La Plagne et président de l’ANMSM, qui a observé très justement : « quand on est 400 dans un métro parisien on ne se contamine pas, mais à quatre sur une remontée mécanique on se contaminerait ? […] Il faut nous dire clairement qu’on veut tuer les stations » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2020

Noël Sans Amazon : une pétition révélatrice d’une certaine hypocrisie

25/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Une pétition a été lancée le 17 novembre pour un Noël sans Amazon afin de soutenir le commerce de proximité, touché de plein fouet par la crise. Une initiative somme toute honorable, mais révélatrice d’une hypocrisie, celle des politiques.

Après tout, les signataires continuent de vendre leurs livres sur Amazon. Et les alternatives qu’ils proposent –comme le click & collect ou le «do it yourself»– infantilise et culpabilise la population… alors que nombreux sont ceux qui ne peuvent se passer des livraisons.


Decathlon retire ses spots publicitaires sur CNews : et si nous retirions notre confiance à Decathlon ?

Decathlon Cnews

Alors que le collectif Sleeping Giants vient d’annoncer, sur les réseaux sociaux, que Decathlon retirait ses publicités de CNews, un ancien collaborateur de la chaîne de magasins de sport témoigne.

Decathlon a décidé de retirer ses publicités de CNews en raison des « discours de haine » qui y seraient tenus. Une annonce faite sur Twitter par le collectif Sleeping Giants qui refait surface. Par « discours de haine », la chaîne de vêtements de sport vise les chroniqueurs et présentateurs qui y apportent leur talent et leurs éclairages. Parmi ceux-ci, Éric Zemmour, évidemment, mais aussi Pascal Praud, Gabrielle Cluzel ou Charlotte d’Ornellas.

J’ai toujours considéré que la pire des inélégances, dans la vie, était de cracher dans la soupe qui nous a nourris. Pendant des années, Decathlon était la mienne : j’ai ainsi été cadre au sein de l’entreprise, avec quelques responsabilités de gestion d’équipe dans les locaux du « siège ».

J’ai décidé de démissionner, il y a quelques mois, lassé des implications au quotidien du politiquement correct de cette boîte où le gilet n’est pas jaune mais bleu, où l’on entend façonner une société multiculturelle où, forcément, l’on défend la planète tout en la polluant.

On se souvient de la polémique, en février 2019, autour du « hijab de running », conçu « pour rendre le sport accessible à toutes », mais que la marque finit par renoncer à commercialiser. En interne, on enrageait contre ces Gaulois déjà réfractaires. Mais certains se vengèrent : « Tu as vu, on a mis un skieur noir en couverture de notre magazine », est-on un jour venu se vanter auprès de moi.

Mais ce n’est que l’arbre qui cache la forêt. Tout, chez Decathlon, s’articule autour des principes les plus délirants de l’époque.

La libération d’entreprise voulue par son PDG Michel Aballea et au nom de laquelle toute hiérarchie est perçue comme un autoritarisme rend impossible de faire une remarque à un employé qui arriverait systématiquement en retard (« il ne faut pas mettre trop de pression et puis c’est oublier les jours où il est arrivé à l’heure ! »), d’évaluer les éléments de son équipe (dans celle où j’évoluais, certains éléments obtenaient des chiffres jusqu’à 15 fois supérieurs à ceux des moins productifs), d’inculquer quelques principes nobles et sains, comme l’implication, la responsabilité ou l’esthétisme.

Tout, au bout du compte, est amusement au nom de la « festivocratie ». Des groupes de travail sont conçus pour se pencher sur le bonheur dans l’entreprise. En fait, de ces heures de discussions, je n’ai jamais entendu d’autres propositions que de mettre davantage de plantes et de fleurs dans le cadre de travail ou de créer des pièces où chacun peut aller… se reposer. Pourtant, nulle part ailleurs que chez Decathlon je n’ai vu autant de personnes mal dans leur peau, tantôt frustrées de faire le travail à la place des autres qui se savaient à l’abri dans une boîte « où il faut beaucoup pour se faire virer », tantôt lasses de « pisser bleu », selon l’expression bien connue dans l’entreprise.

Tandis que j’étais pressenti pour prendre des responsabilités dans un autre service, je fus rabroué par une néo-féministe jusque dans le style : « Et pourquoi toujours des hommes ? » Un autre jour, on me fit corriger la revue destinée aux clients, non sans avoir pris soin de me donner un guide en écriture inclusive.

J’ai toujours pensé qu’il ne faut pas faire trop de politique au travail. Je taisais donc mon côté identitaire, réac, conservateur, comme beaucoup d’autres le faisaient. Parfois, les langues se déliaient un peu à la machine à café, mais jamais totalement : cela valait mieux pour notre tranquillité.

Pendant des années, lorsque j’engageais de nouveaux collaborateurs, je vantais cette entreprise où « chacun est libre d’écrire son histoire, où l’on fait du sport, où on a le droit à l’erreur ». Avec le temps, j’y ai de moins en moins cru, à mon tour mal à l’aise de voir que la liberté n’y vaut que pour ceux qui ne s’écartent pas du droit chemin.

Decathlon veut façonner une société qui n’est pas celle que souhaitent une majorité des Français. Si nous ne faisons pas plier ces entreprises qui s’arrogent le droit de décider quels propos ont droit de cité, nous aurons perdu notre combat. À notre tour de montrer notre force collective : soutenons Zemmour, Praud, Cluzel et d’autres, retirons notre confiance à Decathlon !

p style=”text-align: center;”>Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Vous regardez Éric Zemmour à la télévision ? Decathlon ne veut probablement plus de vous comme client !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Decathlon

La méthode est désormais rodée. Des activistes d’extrême gauche font pression sur une marque ou une grande enseigne pour interdire une idée ou une organisation. Frileuse, l’entreprise cède bien souvent aux injonctions. De nos jours, ces campagnes sont simples à réaliser grâce aux réseaux sociaux et les extrémistes de gauche ne s’en privent pas. Nous en savons quelque chose aux Identitaires puisque, suite à des campagnes de pressions, nous ne pouvons plus utiliser les services de paiement en ligne PayPal et Stripe. Depuis, nous sommes dans l’incapacité de collecter des dons ou adhésions par carte bancaire.

La cible actuelle c’est CNews, l’extrême gauche espère l’asphyxier financièrement en lui retirant ses annonceurs. Cette chaine télévisée a commis le crime suprême de faire entendre un autre son de cloche médiatique que celui de l’idéologie dominante. Comble de l’horreur, le succès de l’émission d’Éric Zemmour commence à faire sérieusement de l’ombre à la concurrence. BFMTV est en train d’être dépassé, l’émission du « Z » tourne parfois autour du million de téléspectateurs.

Un gros poisson vient de céder aux menaces de boycott de l’extrême gauche, il s’agit de la chaine de magasin de sport Decathlon. Elle a annoncé le retrait de ses annonces sur Twitter, un réseau social plutôt utilisé par un public urbain, bobo, « woke ». Il l’est beaucoup moins par la clientèle habituelle de Decathlon qui est davantage populaire. Peut-être la direction espérait-elle satisfaire aux exigences de l’extrême gauche sans que cela ne se sache trop parmi sa clientèle ? À la direction, nous disons : « Assumez vos prises de positions ! Assumez votre rejet d’une partie de votre clientèle ! Mais jusqu’au bout et aux yeux de tous. »

Il n’y a pas de raison que seuls les extrémistes de gauche à l’origine de la campagne soient au courant de la décision de Decathlon. Ce genre de censure politique par destination ne doit plus être indolore pour les grandes enseignes qui s’y adonnent.

Faites savoir que les clients qui pensent comme Éric Zemmour ou les autres journalistes irrévérencieux de CNews ne sont probablement plus les bienvenus chez Decathlon. Le retour de flamme est déjà amorcé, le hashtag #boycottdecathlon est en tête des tendances Twitter.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

[vidéo] Vaccin contre le Covid-19: une surenchère de l’efficacité, non prouvée

vaccin covid-19

19/11/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
En moins d’un an, des résultats probants sur un futur vaccin contre le Covid-19 ont déjà été annoncés. Pfizer, Spoutnik V ou encore Moderna: tous surenchérissent sur le taux d’efficacité de leur vaccin, rassurant à la fois les populations mais surtout leurs actionnaires.

Une avancée en matière de recherche scientifique indéniable, mais en trompe-l’œil: les résultats ne sont pas définitifs et les vaccins présentent de véritables défis. Pourtant, des pays – dont la France – se préparent déjà à une campagne massive de vaccination, malgré la défiance de la population.

Des experts appellent à la prudence et surtout à ne pas relâcher les efforts pour lutter contre l’épidémie, car la bataille est loin d’être gagnée.

Bernard Bégaud, docteur en médecine et professeur de pharmacologie à l’université de Bordeaux, analyse ces annonces pour Sputnik.


[vidéo] GAFAM : les grands gagnants du confinement

GAFAM

17/11/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Cette semaine dans C’est Cash, Estelle Farge et Olivier Delamarche s’intéressent aux entreprises à qui la crise semble clairement profiter : les GAFAM.

Le deuxième confinement, en vigueur depuis le 30 octobre dernier, a contraint les commerces et les rayons vendant des produits dits «non essentiels» à fermer. Face à ces restrictions, les consommateurs se tournent vers internet pour consommer ce qu’ils ne peuvent plus acheter ailleurs. Amazon, qui a vu son chiffre d’affaires grimper de 37% au troisième trimestre de 2020, prévoit des ventes comprises entre 112 et 114 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Ces chiffres montrent que la tendance est à la digitalisation de l’économie, mais peut-on envisager que cette crise sanitaire bouleverse définitivement nos modes de consommation ?

Il semble acquis aujourd’hui que les GAFAM sont les grands gagnants de la crise liée au Covid-19.


Dictature sanitaire – Solidarité avec les commerçants

L’impuissance que l’on éprouve devant la bêtise, l’injustice et l’ineptie sont la source d’une authentique souffrance intérieure. Que faire d’autre que d’exprimer, du fond du cœur, notre immense compassion et solidarité avec ces Français arbitrairement privés de leur droit à exercer leur métier et à vivre de leur travail au prétexte débile que leurs prestations ne seraient « pas essentielles »?

Les commerçants de nos quartiers ne sont pas responsables d’une immense faillite politique française face au covid 19 et l’hécatombe de ses 40 000 morts. Les salons de coiffure, les magasins de vêtement et les librairies, avec les précautions infinies prises par leurs propriétaires, ne contribuent pas à la propagation du virus. Ils ne sont bien entendu pas plus propices à l’épidémie que les bureaux de tabac qui eux, ont le droit de rester ouverts, comme les grandes surfaces, les bureaux, les transports en commun. En France, on a le droit de s’intoxiquer, mais pas de se cultiver ni de s’habiller ni de soigner sa coiffure.

Pourquoi avoir désigné les petits commerçants comme boucs-émissaires de cette sanglante débâcle? Les nouveaux (néo)-socialistes au pouvoir sous le sigle EM n’ont pas vraiment changé. Le petit commerçant ou artisan incarne une figure maudite de l’imaginaire dite progressiste : une survivance de l’entrepreneur individualiste résistant aux grands mouvements de la globalisation. En le frappant, au profit des hypermarchés et des plateformes Internet (Amazon), les idéologues au pouvoir pensent toucher au cœur ce qu’ils abhorrent depuis toujours : ce qu’ils croient être le poujadisme, ou le populisme. Ils ont le sentiment de prendre leur revanche sur les Gilets Jaunes et autres « sans dents » ou Gaulois réfractaires.

Cependant, ils oublient l’essentiel: derrière cette figure honnie du petit commerçant ou artisan, se profile celle de femmes et d’hommes, souvent jeunes, ou très jeunes, de toutes origines, qui ont investi leur épargne et consacré des années passionnées de leur vie à la création et à la vie de leur petit commerce. Et ceux là n’étaient pas aux 35 heures socialistes, ni à la retraite à 60 ans, ni même aux 5 semaines de vacances + les RTT. Les voilà bêtement, méchamment, injustement punis, privés de leur gagne-pain, foudroyés par décision discrétionnaire, bureaucratique, absurde au sens kafkaïen. Imagine-t-on le pouvoir décider soudain que la paye des fonctionnaires est interrompue et qu’ils sont privés de toute ressource? Non, mais c’est exactement ce que vous faites aux petits commerçants de France, ceux qui font vivre nos quartiers et nos villes, auxquels vous avez interdit de vivre de leur travail. Principe constitutionnel, la liberté du commerce est tranquillement et lâchement violée. Il faut mettre fin à ce cauchemar au plus vite mais en attendant, nous renouvelons notre infinie solidarité aux commerçants et aux artisans, victimes de la bêtise humaine.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet