Centres commerciaux : l’esbroufe de Macron et la réponse identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

Emmanuel Macron a annoncé retenir l’une des propositions (sur les 149) de la Convention citoyenne sur le climat : la mise en œuvre d’un moratoire sur les zones commerciales en périphérie des villes ainsi que la sanctuarisation des espaces agricoles naturels et forestiers.

Quelle est la situation en France ? Paradoxale. En effet, notre pays combine le socialisme le plus insupportable et une multitude de passe-droits octroyés aux puissances commerciales et financières. La France est le pays du fiscalisme, des règlements tatillons et des interventions incessantes de la bureaucratie : racket au nom de la sécurité routière, flambée des impôts sur le tabac, droits de succession et taxe foncière aberrants qui découragent la propriété…

Ce poids de l’administration n’entrave pas, bien au contraire, le développement des multinationales dans notre pays : la France est le pays d’Europe où l’on compte le plus grand nombre de centres commerciaux par mètre carré. Le concept du centre commercial a été importé en France par un Hongrois, naturalisé français dans les années soixante, après de fructueux séjours aux États-Unis. Depuis, les zones commerciales enregistrent une croissance folle grâce à la complicité de l’État. Depuis 1996, les promoteurs n’ont plus l’obligation de présenter un certificat attestant que leur projet est compatible avec le plan local d’urbanisme, c’est-à-dire que Paris a tout simplement tiré une balle dans le dos des collectivités locales. Depuis, ces dernières ne s’en plaignent pas, encourageant partout où c’est possible l’apparition des galeries marchandes. Dès lors, les centres commerciaux peuvent être construits en zone inondable.

Depuis 2008, sous Sarkozy, les centres commerciaux n’ont aucune obligation de s’étendre sur un nombre limité de mètres carrés en relation avec la population de la commune. La loi de « modernisation » de l’économie a aussi fait sauter l’obligation de comparer les emplois créés par les centres commerciaux et ceux détruits en centre-ville ; de plus, les commerçants ne siègent plus dans les commissions d’autorisation des zones commerciales, celles-ci étant désormais peuplées d’hommes politiques tout à fait complaisants. En 2014, on a retiré aux associations environnementales la légitimité pour agir en justice contre les autorisations de centres commerciaux : elles ne peuvent plus lancer de procédure de recours. Enfin, en 2016, le contrôle des surfaces illicites a été supprimé.

Autant dire que la France est devenue le paradis des bétonneurs et des grandes enseignes. Celles-ci étouffent leurs fournisseurs – les supermarchés réalisent des marges indécentes sur le dos des producteurs –, ouvrent de plus en plus leurs portes le dimanche, au détriment de la vie de famille des gérants et des employés, et font disparaître les petits commerces, et avec eux les centres-villes et la vie de quartier. Bref, c’est l’identité même de nos communes qui est menacée : autrefois habités par des artisans, des employés, des commerçants et d’autres travailleurs français, les centres-villes sont maintenant partagés entre bourgeois de gauche sans enfants et immigrés hostiles.

Les Français de souche de la classe moyenne modeste et élargie sont priés d’aller s’exiler ailleurs. Depuis deux ans, l’association En toute franchise, créée par un couple de petits commerçants, bataille auprès du gouvernement sans parvenir à gagner son attention. Rien ne permet de croire qu’Emmanuel Macron, seulement motivé par la mode écologique et le désir de ne pas perdre l’électorat bobo, soit capable d’enrayer le grignotage de notre pays par Leclerc, Carrefour et Cultura. Seule une audacieuse politique économique, cohérente et globale, peut redresser la barre. Celle-ci devrait à la fois défendre la petite propriété et stimuler la créativité en abolissant les impôts injustes, et d’autre part, tenir bon devant les groupes de pression affiliés aux multinationales.

L’État, au nom d’une politique économique identitaire (d’aucuns diraient : « l’État stratège »), doit clairement établir des priorités en encourageant certaines activités économiques conformes au bien commun et décourager les « gros » de vouloir l’être encore plus sur le dos des « petits ». Le romancier catholique G.K. Chesterton écrivait : « Le problème dans une société capitaliste, c’est qu’il n’y a pas assez de capitalistes », autrement dit « de propriétaires ». Et par « société capitaliste », il faut entendre « société où l’État se couche devant les monopoles commerciaux ». Par le distributisme, Chesterton défendait un modèle de société où l’accès à la propriété individuelle et familiale est favorisé afin de faire émerger un peuple de propriétaires enracinés. Ceux-ci seraient ensuite capables d’exercer leurs droits civiques de manière éclairée, dans la mesure où ils ne dépendent ni de l’Etat-nounou, ni du salariat. À rebours du socialisme et du mondialisme, le localisme identitaire est la seule alternative.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Lacoste met fin à sa collaboration avec les rappeurs Moha La Squale et Roméo Elvis

21/09/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Désormais Lacoste ne souhaite plus associer son image à Moha La Squale et Roméo Elvis. La marque française, critiquée depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, a annoncé vendredi dernier avoir mis un terme à sa collaboration avec les deux rappeurs. Le premier de son vrai nom Mohamed Bellahmed est visé par une enquête pour « violences volontaires », « menaces de mort » et « agression sexuelle » suite aux plaintes déposées par quatre jeunes femmes. Le second a présenté ses excuses après avoir été accusé d’agression sexuelle par une jeune femme sur les réseaux sociaux. Aucune plainte n’a toutefois été déposée contre lui.

La direction de Lacoste indique que la collaboration avec les rappeurs ne sera pas renouvelée, pour une « question d’éthique » et de « morale ». Contactée par BFM Business, un représentant de la marque indique y avoir mis un terme « depuis plusieurs mois ». « Nos équipes sont fortement attachées aux valeurs de respect et de tolérance transmises par notre fondateur et nous condamnons absolument toute forme de violence, de harcèlement et d’agressions ».


Relocalisation : renverser le rapport de force ?

15/07/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Si l’idée de relocaliser la production est portée depuis longtemps par des intellectuels et des militants, elle a pris un nouvel élan dans la population à la faveur de la crise sanitaire. Mais l’État peut-il retrouver un rôle de stratège sans reprendre en main le secteur-clé de l’énergie, ce qui entrerait en contradiction avec la logique de l’UE ?

Dans cette émission de Russeurope Express, Jacques Sapir et Clément Ollivier reçoivent Aurélien Bernier, journaliste et essayiste, auteur des « Voleurs d’énergie » (éd. Utopia, 2018) et de la note « Démondialisation, relocalisation et régulation publique : pourquoi et comment », publiée en juin dernier par l’Institut Rousseau.


L’écologisme outrancier relayé par les grands patrons

Si même Xavier Niel s’y met… Voilà que le patron de Free relaie un appel de grands patrons et d’associations – tous de mèche – pour faire de l’écologie punitive et maximaliste. Cédant aux pressions actuelles, comme L’Oréal avec #BlackLivesMatter, les voilà devenus bras armé du politiquement correct. L’écologie, oui, mais pas pour remplacer les agriculteurs par des ours. Ni pour “manger de l’Homme”.
Découvrez Le regard libre d’Élisabeth Lévy du 6 juillet 2020.

Des grands patrons se mobilisent pour la cause animale.

Prises de taille pour les militants : les premiers de cordée, Marc Simoncini (fondateur de Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (PDG de Veepee), des sensibilisés de longue date à la souffrance animale, ont converti Xavier Niel, le patron de Free. Ils ont demandé au journaliste Hugo Clément de réunir les associations du secteur. Résultat, voici les six propositions soutenues par le gotha des bonnes causes : interdiction de l’élevage intensif d’ici 2040, interdiction de l’élevage en cage et des spectacles avec des animaux d’ici 2025, interdiction de la chasse à courre, interdiction de l’expérimentation animale quand des alternatives existent.

Si ce texte obtient le soutien de 185 parlementaires et de 4,8 millions d’électeurs, il pourra être soumis au référendum.

La cause animale est très populaire, ça devrait aboutir, non ?

Prudence. Souvenez-vous des Aéroport de Paris. Tout le monde était contre la privatisation. Et pourtant, ils n’ont obtenu qu’un million de signatures.

Les médias donnent un très large écho à des associations radicales et bruyantes qui ont parfois un rapport très ténu avec le réel. C’est particulièrement vrai pour le féminisme. Et pour l’écologie. Dans ce cas, un point de vue devient une vérité incontestable. L’effet d’intimidation donne l’impression que la France entière pense la même chose. Seulement, le Parti animaliste n’a recueilli aux Européennes que 490 000 voix.

Peut-on se féliciter que des patrons s’investissent dans des causes citoyennes ?

Déjà, il est très agaçant de devoir se farcir les sermons des comédiens chanteurs et autres people. Au moins, Binoche et Omar Sy ne représentent qu’eux-mêmes. Niel et les autres représentent des entreprises. Leur but est de faire du profit, pas des croisades morales. Or, c’est la nouvelle tendance. L’Oréal efface les mots “blanc” et “clair”, Coca-Cola réclame de la censure sur Facebook. Aucun patron n’osera prendre une position qui déplait au parti des médias, ils seront les bras armés du politiquement correct.

En somme, je me moque de la souffrance animale ?

Nullement. Pour moi, il est urgent d’en finir avec les fermes de milles vaches. Donc de sortir du modèle intensif favorisé par l’Union Européenne. Mais la cause est trop sérieuse pour être abandonnée aux associations. Ce problème réel n’a que pour seule réponse d’être, pour l’instant, maximaliste et punitive. Et repose sur une vision idéologique : la nature c’est le bien, l’Homme c’est mal. Ils aimeraient beaucoup remplacer les agriculteurs par des ours. Comme disait je ne sais plus quel auteur anglais, “tous les végétariens mangent de l’homme”.

Texte repris du site Sud Radio

Pologne : la Justice donne raison à un salarié d’Ikéa qui avait refusé de participer à une journée de solidarité envers les personnes LGBT

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17/06/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le leader mondial de l’ameublement « tendance » avait licencié un salarié au motif qu’il refusait de participer à une action de solidarité LGBT.

Ce dernier a porté plainte en soutenant qu’il avait été embauché pour vendre des meubles et non pour faire la promotion des droits de la minorité LGBT. La cour polonaise a jugé que le licenciement était abusif et qu’il ne respectait pas la liberté de conscience du salarié.

Ce fait divers souligne les dérives des « chartes de valeurs » que de grandes sociétés mondialisées tentent d’utiliser pour promouvoir l’idéologie dominante.

Le pire est à venir, par Maxime Tandonnet

L’objectif n’est pas de faire peur, mais de se préparer au moins mentalement. Dix millions de personnes au chômage, (même « partiel »), soit un tiers de la population active, des centaines de milliers de petits commerces, entreprises de restauration, PME ruinés, plus de 20 000 morts, la liberté d’aller et venir saccagée, l’explosion de violence dans les banlieues: la France comme le monde occidental connait un ébranlement titanesque. Le virus n’est sans doute que l’étincelle qui a mis le feu aux poudres. La crise de civilisation couvait. Attention! Nous n’en sommes sans doute qu’au début de la catastrophe.

Une dépression au moins aussi violente que celle de 1929 aura un impact tout aussi stratosphérique. 1929 a fortement contribué à produire l’apocalypse de 1939-1945. Nous sommes aujourd’hui au bord d’un abîme dont les profondeurs sont inaccessibles à la conscience. L’accélération brutale de la décomposition d’une société, la désintégration des solidarités planétaires, européennes conduisent d’indescriptibles vagues de violences et de désespoir collectif. Un volcan se réveille et commence à cracher sa lave.

De vertigineux chamboulements politiques et internationaux sont inévitables. Nous assistons au retour de la force de l’histoire décrite par Charles Péguy.« C’est ici le plus grand mystère peut-être de l’événement, mon ami, c’est ici proprement le mystère et le mécanisme même de l’événement, historique, le secret de ma force, mon ami, le secret de la force du temps, le secret temporel mystérieux, le secret historique mystérieux, le mécanisme même temporel, historique, la mécanique démontée, le secret de la force de l’histoire, le secret de ma force et de ma domination… » Péguy (Clio, dialogue de la vertu et de l’âme païenne).

Oui mais que proposez-vous? En ce moment, les marchands de mots magiques et de remèdes-miracle prospèrent: « plus d’Europe », ou « plus de souveraineté », voire les deux à la fois (bravo!), la « décentralisation », la « déconcentration », le « renforcement de l’Etat », ou son « démantèlement », plus de « capitalisme », ou plus de « socialisme », apurer le pays des « énarques », ou des « journalistes » ou des « experts », ou des « politiciens »…

Cette plongée dans la banalité ne pèse rien devant l’ouragan qui nous emporte et la violence insatiable de l’histoire, ce grand fauve irascible et indomptable. Un ou des héros surgiront de l’apocalypse ou du néant, comme toujours en pareilles circonstances, mais sous une forme tout aussi imprévisible que la nature des événements qui viennent vers nous comme une grande vague.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Crise du Coronavirus – Philippe Béchade : «Nous venons de changer de monde»

17/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
RT France a diffusé cet entretien avec Philippe Béchade, rédacteur en chef de La Bourse au quotidien, membre des Econoclastes.

Il fait le point sur la situation économique mondiale, après une nouvelle journée noire sur les grandes places boursières. Il juge que le monde est entré dans une nouvelle phase historique, qui devrait secouer profondément les structures d’échange.

Il estime que les mesures de sauvetage de cette crise devraient inclure notamment «l’hélicoptère monétaire», une aide directe aux victimes de la crise économique inédite à une grande échelle, afin de relancer une économie dévastée par ce krach sans précédent.


Coronavirus, Waterloo de la mondialisation?

L’épidémie et sa propagation mondiale rapide questionnent notre modèle et l’idéologie sans-frontiériste. À l’instar du Canadien Justin Trudeau, les dirigeants apôtres du mondialisme semblent largués. En France, l’extrême gauche se réjouit.

Retour des frontières, isolationnisme et suspension de certaines libertés : partout ou presque, le coronavirus aura produit un rapide et puissant retour du politique que peu d’observateurs auraient pu anticiper. La souveraineté est subitement revenue en force : l’État aurait finalement encore un rôle à jouer dans la régulation de la société.

Sa fonction ne serait pas seulement d’arbitrer l’entrechoquement des droits individuels, mais aussi de protéger des populations qui se retournent vers lui quand elles se sentent impuissantes.

Le coronavirus pourrait vraiment être le Waterloo de la mondialisation. Du moins d’une phase intensive, extrême de ce phénomène. Débutée en 1492, la mondialisation a quelque chose d’irréversible – les pays ne reviendront jamais à la pleine autarcie –, mais il n’est plus inconcevable qu’elle revienne un peu sur ses pas pour enfin trouver un point d’équilibre. Comment les Italiens peuvent-ils accepter qu’un virus né dans un obscur marché chinois puisse faire chez eux des centaines de morts, pays où l’on mange des pâtes et non des chauvesouris et des pangolins ? Plus jamais les peuples ne consentiront sans résistance à ce que des réalités aussi lointaines ne deviennent aussi proches.

Le cauchemar des “multiculturalistes”

Au Canada, le coronavirus fait voler en éclats les grands rêves de fraternité mondiale de l’élite multiculturaliste, à commencer par ceux du Premier ministre Justin Trudeau, dont le leadership se révèle inexistant. Refusant toujours de fermer les frontières nationales, le petit prince boréal est paralysé par son idéologie, incapable de sortir de son paradigme gnangnan. Finalement, le monde pourrait parfois représenter une menace, l’humanité ne serait pas toujours une belle et grande communauté avec laquelle échanger. Les peuples sont d’accord pour faire du commerce, mais pas pour subir les désastres causés par les pratiques insolites de masses exotiques. La mondialisation nous a fait croire que nous étions unis, mais cette union n’a en réalité jamais tellement dépassé le stade économique.

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Un virus et l’économie est au bord du gouffre ?, par Paul Vermeulen

Un dégât collatéral de l’épidémie du coronavirus, évaluée ce jour à environ 80 000 personnes infectées dans le monde, est son impact sur les marchés financiers. C’est un révélateur d’une économie fragile fonctionnant sur l’émotion. Si l’économie actuelle, c’est-à-dire la mondialisation, est menacée par le premier virus venu, dont on ne sait finalement que peu de choses, il convient en effet de s’inquiéter. Faut-il voir une corrélation entre l’épicentre chinois du virus, la Chine étant devenue de même un épicentre, sinon le principal épicentre de l’économie mondialisée ? L’avenir le dira. Si un des facteurs d’émotion est la vitesse de propagation, le Covid-19 touchant des pays comme la Corée du Sud, l’Italie, l’Espagne, le Japon, l’Iran ou les Etats-Unis, mais aussi le continent africain, l’autre est d’apprendre qu’il peut être transmis par des personnes ne présentant aucun symptôme.

L’émotionnel accroît le danger potentiel de l’épidémie

Dans cette situation où l’on sent que les individus mondialisés sont gavés depuis des années de séries, films et propos catastrophistes de type collapsologie ou d’appels à ce qu’un virus réduise une surpopulation mondiale qui, contre toutes les évidences démographiques sérieuses, serait responsable de tous les maux de la planète, le monde est émotionnellement au bord d’une panique qui a d’ailleurs commencé en Italie, où des supermarchés sont pris d’assaut. Le plus inquiétant est cependant que la panique émotionnelle gagne actuellement les marchés financiers. Le fait est que les bourses plongent et que plane sur les consciences le souvenir de la crise de 2008. Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que la crise « pourrait mettre en péril la reprise » mondiale et a abaissé de 0,4 point sa prévision de croissance pour la Chine en 2020, à 5,6 %. Ce n’est qu’un début, d’après nombre d’économistes de plateaux de télévision. Les Bourses mondiales ont alors cédé à la panique face à l’accélération de l’épidémie : les places de Paris, Francfort, Londres, Madrid et Zurich chutaient de plus de 3 % lundi matin 24 février, tandis que celle de New York baissait mardi de près de 2 %, sa plus forte baisse depuis deux ans, comme la bourse australienne.

Celle de Milan, de plus de 4 %. En Asie, les Bourses chinoises ont terminé la séance de lundi en ordre dispersé, Hong Kong et Shanghai finissant dans le rouge tandis que la Bourse de Shenzhen a clôturé de peu dans le vert. Au Japon, la chute est de 3,3 %. De même, les cours du pétrole viennent de plonger de 4 %. Or, la Chine est le premier consommateur mondial de brut. L’or, valeur refuge, a atteint un nouveau sommet en sept ans, culminant à 1 689,31 dollars, une première depuis fin janvier 2013. Nous ne connaissons pas encore clairement les risques du Covid-19, peut-être gravissimes, mais nous savons déjà combien une récession économique née de l’irrationalité peut être néfaste. De quoi être inquiets, pour le coup, la montée de l’irrationnel n’étant jamais une bonne nouvelle.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 26 février 2020

Goldman Sachs veut imposer plus de diversité à la tête de ses clients

30/01/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
David Solomon, le PDG de Goldman Sachs, a récemment jeudi que la banque d’affaires refuserait désormais de travailler avec les entreprises ne disposant pas d’au moins une femme ou une personne issue de la diversité au sein de leur conseil d’administration dans le cadre de leur introduction en Bourse.

« A compter du 1er juillet aux États-Unis et en Europe, nous n’aiderons plus une entreprise à entrer en Bourse si au moins un des membres du conseil d’administration » n’est pas issu de la diversité, ou une femme, a déclaré David Solomon sur la chaîne de télévision CNBC. « Et à partir de 2021 nous exigerons qu’il y en ait deux », a-t-il ajouté.


Qu’on en finisse avec le franc CFA !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’annonce de la fin du franc CFA dans une partie des pays qui l’utilisent est l’occasion de revenir sur les mythes qui entourent cette monnaie.

Selon ses plus ardents opposants, le franc CFA serait un frein au développement économique des pays africains dont il est la monnaie. Pour certains, il serait même le moyen pour la France d’aspirer des liquidités depuis ses anciennes colonies et donc de s’enrichir honteusement sur le dos de ces pays pauvres.

Une vidéo publiée en 2017 développe ces arguments à grands coups d’approximations sur fonds de ressentiment anti-français. Deux ans après elle totalise 1,15 millions de vues. Ce qui, pour une vidéo traitant de politique monétaire, est assez remarquable.

Particulièrement répandues chez les jeunes issus de l’immigration, ces accusations de spoliation à travers le franc CFA sont donc loin d’être marginales. Elles s’ajoutent à celles sur le prétendu pillage des ressources africaines par la France et l’Europe actuellement[1] ou lors de la colonisation[2]. Rappelons que les importations françaises de matières premières en provenance d’Afrique constituent une toute petite fraction des importations françaises globales et sont souvent payées à prix d’or (les uraniums kazakh et canadien coûtent moins cher que l’uranium nigérien) et la colonisation a été une opération financière globalement défavorable pour l’État et l’économie française. On est donc loin du vol si les mots ont encore un sens. Tous ces mythes sur le prétendu pillage de l’Afrique accentuent un ressentiment envers la France et les Français dans la population d’origine africaine et une repentance postcoloniale dans la population d’origine française et européenne qu’on aurait tort de minimiser.

Qui a intérêt à propager ces mensonges ?

Des dirigeants africains qui dissimulent ainsi leur propre incompétence et corruption.
L’extrême gauche qui spécule sur le ressentiment des populations immigrées et africaines pour tenter de recruter et de propager des idées anticapitalistes.
Les militants indigénistes pour qui les Français et les Européens sont la cause de tous les maux de la planète.

La confortable logique du bouc-émissaire français ou européen fonctionne à plein régime et explique la facilité avec laquelle se répandent ces contre-vérités. À tel point que bon nombre d’immigrés ou descendants d’immigrés ont adopté une véritable attitude de créancier envers la France et l’Europe. Une mentalité sur laquelle prospère l’assistanat, la criminalité, l’islamisme et le terrorisme.

Dans le même temps, ces accusations génèrent une mauvaise conscience dans toute l’Europe et en particulier dans les ex-puissances coloniales. Elles grossissent les rangs des ONG et partis politiques militant pour l’ouverture des frontières en réparation des « crimes coloniaux » et du « pillage de l’Afrique ». Elles tétanisent la droite qui n’ose pas faire preuve de fermeté au sujet de l’immigration.

Comment fonctionne le franc CFA ?

Seize pays dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Cameroun, le Togo et le Gabon utilisent cette monnaie créée en 1945. La France voulait doter ses colonies d’une devise commune qui s’est maintenue après la décolonisation par une volonté partagée de disposer d’une monnaie stable et crédible. Le franc CFA jouit d’une parité fixe avec l’euro et les pays de la zone franc avaient jusqu’à présent l’obligation de déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor public français. Selon un rapport de la zone franc, les deux banques centrales de la zone franc, disposaient en 2005 de plus de 3 600 milliards de francs CFA (environ 72 milliards d’euros) auprès du Trésor français.

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Monoprix veut en finir avec les traditions de Noël – Et pourquoi pas réveillonner le 14 juillet ?

Monoprix a fait savoir à sa clientèle, sous forme d’un « avis à la population » placardé dans ses magasins, qu’on n’était pas obligé de réveillonner aux dates prévues par le calendrier et en famille. L’affichette, qui n’est pas sans rappeler les appels à la mobilisation générale, s’intitule : « Réveillons la tradition…. ou pas. »

« Pourquoi les 24 et le 31 seraient-ils les seuls réveillons possibles ? » demande Monoprix. Le département marketing de l’enseigne s’interroge : « Et pourquoi ne pas réveillonner aussi le 3, le 4 ou le 6 si cela nous chante ? » Et pourquoi pas le 7 et au-delà ? Quelle est cette étroitesse d’esprit qui tend à exclure le client désireux de réveillonner le 14 juillet ?

Le philosophe du supermarché développe sa pensée : « Nos famille se recomposent, dépassent souvent les liens de parenté et s’agrandissent au gré de nos rencontres : copains, amis, collègues, ex… » Un grand banquet avec un bataillon d’ex, de collègues de bureau, d’amis, et la famille enfermée à double tour dans la salle de bains ! Chez Monoprix, la monopensée bat son plein. Une crise existentielle menace. Vendre des bûches glacées en pleine canicule titille la direction. Et si la déconstruction de stéréotypes était une aubaine pour le chiffre d’affaires ? Refourguer les invendus du 24 décembre au bobo avec pour prétexte magnifique d’en finir avec les codes du vieux monde. Écouler du sapin fané en plein mois de janvier, caser de la dinde avariée à l’équipe de Raphaël Glucksmann. Volaille garantie sans aucune trace de convention !

Mais le penseur de Monoprix n’en a pas terminé avec son argumentaire : « Ne laissons pas tradition rimer seulement avec convention et obligation, nous avons tant de gens qui comptent avec lesquels célébrer les fêtes. » Il n’en démord pas : à moins de 50 personnes, le repas de Noël est ennuyeux à mourir. Et puis en famille, il faut supporter les enfants. À quand une garderie pour le soir du 24 ?

Et si, à la place de Jésus, on fêtait l’arrivée sur Terre de François Hollande ? Une crèche avec le déconstructeur en chef lové à moitié nu sur un tas de paperasse. Quelques énarques en guise de santons. L’idée fait son chemin dans la tête du directeur. L’année prochaine, peut-être… Pour l’instant, le consommateur n’est pas prêt. Encore trop engoncé dans des clichés, des coutumes d’un autre âge.

À la fin du message, Monoprix vire Monomaniaque avec une obsédante répétition des mêmes termes et de la même idée. Il faut « créer des moments heureux avec ceux qui comptent pour nous ». Faut-il inviter des comptables ? Le tout « dans la tradition », conclut l’auteur du texte. Au grand dam de la clientèle, la notice explicative d’une tradition dépourvue de convention n’est pas fournie.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire