L’oligarque financier Patrick Drahi décide de séparer ses activités médias et télécom aux États-Unis et en Europe

10/01/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le financier Patrick Drahi acte le divorce entre ses juteuses activités de télécom américaines et SFR en France. Cette scission est le fruit d’un montage financier artificiel basé sur un transfert d’actions entre filiales. En outre, Patrick Drahi va puiser 600 millions d’euros dans les caisses d’Altice USA pour désendetter SFR et verser 1.5 milliards d’euros de dividende exceptionnel aux actionnaires anxieux. Ces annonces ont donné un coup de fouet à l’action Altice qui a grimpé de 10% à la bourse d’Amsterdam lundi dernier.

Cela va à rebours de l’annonce faite en grande pompe au printemps dernier, dans laquelle Patrick Drahi annonçait vouloir fédérer ses activités dans le monde, pour en faire une « une grande famille ».

En effet, il entendait ainsi contrer ses détracteurs, qui l’accusaient d’être un vorace financier rachetant opportunément des entreprises aux activités disparates, dans l’unique but d’en tirer du profit. Mais la réalité économique l’a rattrapé. Le groupe Altice, assis sur une dette de 50 milliards d’euros, avait perdu 60% de sa valeur seulement 3 semaines, suite à l’annonce des résultats mitigés de SFR.

Ce changement de stratégie laisse à penser que Patrick Drahi ne croit plus en SFR…

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que SFR constitue un boulet pour Drahi et freine les ambitions américaines du groupe. Le but de cette scission est clair : protéger les activités américaines de câblo-opérateurs et retrouver la confiance des investisseurs pour les prochaines acquisitions. Drahi l’a annoncé, il veut devenir le numéro un sur le marché des télécoms aux Etats-Unis. Espérons que le financier ne sacrifie pas notre opérateur de télécom français, pas assez rentable à ses yeux, en le cédant au plus offrant après en avoir coupé les branches malades…

La SNCF, urgence nationale, par Caroline Parmentier

Il ne s’est pas passé un mois cette année sans que les usagers de la SNCF ne rêvent de démissionner Guillaume Pepy. Ou pire.

Les images de galères ferroviaires, de quais et de wagons bondés, de familles et d’enfants pris en otage dans des trains qui ne partent pas, envahissent les réseaux sociaux. Tout ça sur fond de billets hors de prix (et qui ne cessent d’augmenter) avec des tarifs parfois supérieurs à ceux de l’avion, un service et une propreté repoussants.

Les incidents à répétition se sont multipliés ces derniers mois : les débrayages, les saturations des trains au départ, les travaux, les surréservations, les usagers en rade, les retards, les trains supprimés, les feuilles d’arbre, les sabotages, les agressions, l’insécurité, les colis piégés. Mais aussi les formidables méga-pannes à chaque période de grands départs cette année (au moment du grand chassé-croisé de juillet, ou du dernier week-end de Noël) auquel il faut ajouter l’épouvantable accident de Millas. Rien d’étonnant à ce que les patrons de l’entreprise, l’insubmersible Guillaume Pepy (à la direction depuis dix ans) et son acolyte Patrick Jeantet, aient été convoqués dans le bureau de la ministre Elisabeth Borne lundi pour une séance d’explications. C’est bien le moins mais ne nous leurrons pas, l’Etat actionnaire partage une grosse responsabilité dans ce fiasco.

Le journaliste économique Gaétan de Capèle rappelle opportunément la liste des « décisions aberrantes imposées depuis des décennies à l’entreprise publique, dictées par des préoccupations strictement politiques ». Comme cette « perle du hollandisme » consistant à lui faire acheter des trains inutiles et inadaptés pour soutenir Alstom en difficulté. La politique au seul profit du tout TGV, ultra-coûteuse et pleine de ratés, a également gravement pénalisé le réseau ferré classique notamment de banlieue et de province qui vit de bricolages depuis trente ans.

La ministre des transports a elle-même publiquement reconnu la responsabilité de l’Etat dans les difficultés de la SNCF. Toutefois selon elle, l’Etat ayant mis la main à la poche à hauteur de 34 milliards sous le précédent gouvernement, c’est au groupe de prendre ses responsabilités. « La répétition de ces situations apparaît incompréhensible et suscite une légitime exaspération, cela alimente un sentiment de perte de maîtrise des fondamentaux du service public ferroviaire », a écrit Elisabeth Borne aux dirigeants en forme d’avertissement.

Les semaines qui viennent à la SNCF diront peut-être enfin quel patron est Emmanuel Macron. Et si alors que l’urgence est criante, quelque chose bouge. Le candidat Macron à la présidentielle avait laissé entrevoir une révolution comme jamais, comme aucun de ses prédécesseurs avant lui : modification du régime spécial des retraites, statut des cheminots, organisation du travail, transformation du fameux « modèle social ». Des sujets tabous et hautement explosifs. Pour le coup, les trains pourraient ne plus circuler du tout.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 9 janvier 2018

L’affaire Lafarge dévoile les liens entre Daech et l’élite dirigeante française

L’enquête sur le financement de Daech (groupe État islamique) par LafargeHolcim souligne le caractère frauduleux de la lutte antiterroriste prétendument menée par la France et ses alliés de l’Otan. Elle laisse entrevoir un financement délibéré sur cinq ans par une entreprise du CAC 40 d‘organisations terroristes responsables d‘attentats dans toute l‘Europe, notamment en France.
Elle pose directement la question du rôle joué par l’État et le gouvernement PS de François Hollande. Le PS a réagi aux attentats meurtriers de janvier et novembre 2015 en France en imposant l’état d’urgence et il a promu le FN en invitant Marine Le Pen à l’Élysée. L’état d’urgence a fourni un faux prétexte à la répression brutale de manifestations contre la loi travail du PS, à savoir que ces luttes gênaient le travail de police nécessaire à la lutte contre le terrorisme et à l’unification de la France autour d’un projet sécuritaire et une lutte contre l’islamisme.

Or, selon les informations ressorties lors de la mise en examen ces deux dernières semaines de six dirigeants du cimentier – dont l’ex-PDG de LafargeHolcim, Bruno Lafont, et l’ex-directeur général du groupe, Éric Olsen – Lafarge finançait le milieu des milices terroristes en Syrie à l’époque où celles-ci commettaient les attentats qui ont servi de prétexte à l’état d’urgence.

Le Monde a traité la mise en examen des patrons de Lafarge de «coup de tonnerre». «C‘est la première fois qu’un patron du CAC 40 est mis en cause pour une infraction terroriste» écrit ce journal.

De plus, Lafarge aurait eu recours au mensonge et à la production de faux pour justifier son financement des groupes terroristes. Le Service national de douane judiciaire (SNDJ), qui a mené les interrogatoires des cadres de Lafarge ayant conduit à leur mise en examen, a estimé que la direction française du groupe avait «validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables».

Les informations fournies par Lafarge invalident son alibi précédent, à savoir que le groupe n’avait versé ces sommes aux milices terroristes que parce que le groupe devait se plier à un «racket» de Daech afin de protéger son usine de ciment située près de Raqqa, dans le nord de la Syrie.

Un rapport de la société d’audit londonienne PricewaterhouseCoopers (PWC), commandité par Lafarge, précise que le groupe aurait versé 13 millions de dollars entre 2011 et 2015 aux diverses milices islamistes en Syrie. Selon ce rapport, ce financement a continué jusqu’en 2015, bien après la fermeture de l’usine en septembre 2014.

Selon les avocats de Sherpa – l‘association qui s‘est portée partie civile dans cette affaire en 2016 pour «mise en danger de la vie d‘autrui» et a ainsi déclenché l’enquête pour «financement d‘entreprise terroriste» menée par trois juges des pôles antiterroriste et financier de Paris – une grande partie de cet argent est allé, indirectement ou directement, dans les poches de Daech.

Un autre rapport rédigé par le cabinet d‘expertise américain Baker McKenzie, lui aussi missionné par Lafarge, révèle que la filiale syrienne de Lafarge aurait à elle seule versé de juillet 2012 à septembre 2014 près de 5,6 millions de dollars aux milices, dont plus de 500.000 dollars à Daech. Le fils de l‘ex-ministre de la Défense syrien, Firas Tlass, aurait servi d’intermédiaire.

Ainsi, alors même que la classe politique française débattait en 2014 et 2015 de l‘opportunité ou non de bombarder Daech en Syrie, Lafarge finançait la milice terroriste. Le gouvernement Hollande a ordonné le premier bombardement des positions de Daech en Syrie juste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Jusqu’alors, la France ne bombardait que les positions irakiennes de Daech et gardait ainsi la possibilité de profiter des actions de Daech en Syrie.

L‘image ressortant de l’enquête n‘est pas celle d‘une entreprise ayant voulu rester en Syrie pour y représenter la France ou encore rentabiliser un des plus gros investissements français hors pétrole au Moyen-Orient, et aurait donc accepté le «racket» de Daech, comme l’ont prétendu les cadres incriminés. C‘est plutôt celle du financement délibéré d’organisations terroristes que le PS présentait alors comme des forces légitimes dans sa guerre, menée en alliance avec Washington, pour renverser le gouvernement de Bachar al-Assad.

Une lutte intense se poursuit à l’intérieur des milieux officiels français à propos de cette affaire, que suivent manifestement de près les milieux financiers et judiciaires anglo-américains.

Cette semaine, Sherpa a demandé au parquet de lancer une enquête «pour entrave à l’exercice de la justice» et accusé Lafarge d‘avoir voulu «acheter le silence» des six cadres mis en examen et ainsi «devancer les interrogations qui pourraient leur être soumises».

L‘association a réitéré sa demande que les investigations ne se limitent pas à Lafarge mais qu‘elles fassent aussi la lumière sur le rôle des autorités françaises de l’époque. Son porte-parole a évoqué «la frilosité, la complaisance, voire la complicité» des ces autorités. «Qui nous dit qu’entretemps une partie de l’argent versé à l’EI (Daech) n’a pas servi à financer un attentat en France?» s’est interrogée son avocate Marie Dosé.

En fait, l’affaire Lafarge soulève le rôle non seulement de la France, mais des gouvernements de toutes les grandes puissances de l’Otan. A partir de 2011, ces puissances ont organisé avec les monarchies du Golfe le financement de milices islamistes en Syrie à la hauteur de milliards de dollars. Cette guerre a dévasté la Syrie, fait des centaines de milliers de morts, et forcé plus de 10 millions de Syriens à fuir leurs foyers.

Les médias et les responsables politiques des pays de l’Otan ont tenté de cacher autant que possible le caractère politiquement criminel de cette guerre, et notamment le fait que les alliés de l’Otan en Syrie, comme dans la guerre de 2011 en Libye, étaient des milices terroristes liées à Al Qaïda.

L’affaire Lafarge montre aussi le rôle réactionnaire et mensonger des groupes de la pseudo-gauche petite-bourgeoise, comme le Nouveau Parti anticapitaliste en France, qui ont été des partisans et des complices de l’impérialisme dans ces conflits. Ils ont présenté éhontément les groupes djihadistes anti-Assad comme l‘émanation d‘une révolte populaire. Alors que le CAC-40 finançait les différentes milices islamistes sur le terrain en Syrie, ils prétendaient que cette opération était une révolution démocratique syrienne.

Dans ces conditions, il faut poser la question: pourquoi les responsables du gouvernement PS ne sont-ils pas entendus – commencer par l’ex-président Hollande, qui a décidé en 2012 de reconnaître les milices d’opposition en tant que gouvernement de la Syrie? La «demande d‘acte» de Sherpa en octobre avait d’ailleurs exigé que les ambassadeurs français en Syrie et l‘ex-ministre PS des Affaires étrangères Laurent Fabius soient entendus. Toutefois, les médias et la classe politique française font le silence sur cet aspect central de l‘affaire.

Les agissements de Lafarge en Syrie soulignent le caractère politiquement illégitime de l‘état d‘urgence, dont la loi antiterroriste d’Emmanuel Macron a inscrit les dispositions dans le droit commun. Alors que l’impérialisme finançait les terroristes de Daech, il utilisait leurs crimes en Europe pour justifier la répression de l’opposition des travailleurs et des jeunes à la suppression des droits sociaux et démocratiques acquis au cours de plusieurs générations de lutte. Toute cette politique est marquée du sceau du mensonge d’Etat dans l’intérêt de l’aristocratie financière.

Francis Dubois et Alexandre Lantier

Texte daté du 22 décembre et repris du site Polemia

Conquête de terres agricoles françaises par la Chine

19/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Il n’y a pas qu’en Afrique que la Chine achète des terres. Après les vignobles et les 1500 hectares de terres dans l’Indre, ce n’est pas moins de 900 hectares que le groupe chinois Hongyang a rachetés dans le Bourdonnais, et ce pour le double de la fourchette haute des prix de la région.

Impossible à la SAFER (la société d’aménagement foncier et d’établissement rural) d’exercer son droit de préemption car le groupe chinois a également pris soin de racheter 98% des parts des sociétés propriétaires des terres.

Difficile de lutter dans le monde actuel contre une telle puissance de financement. La Chine possède actuellement 8% des terres cultivables de la planète pour nourrir 20% de la population mondiale, ce qui explique le caractère très offensif de sa politique d’acquisition.

En s’implantant en France elle pourra ainsi profiter d’un savoir-faire reconnu pour combler le besoin croissant de sa population en produits laitiers.


Eric Zemmour Françafrique

Éric Zemmour : “Notre-Dame-des-Landes aurait dû être réalisé il y a cinquante ans”

16/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le rapport sur le projet controversé d’aéroport a été remis mercredi 13 décembre à Édouard Philippe. Les trois médiateurs refusent de trancher. Ce sera donc au président de la République de le faire à la fin du mois janvier.

C’est une longue histoire qui s’achève. Une très longue histoire. Presque aussi longue que la Ve République. Quand la déclaration d’utilité publique ouvre ce chantier en 1965, Charles de Gaulle est à l’Élysée.

Plus de cinquante ans plus tard, 178 décisions de tribunaux et sept présidents de la République, la première pierre de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’a toujours pas été posée. Le temps est passé qui a transformé une idée à la mode en une idée ringarde.

Dans les années 60, c’était le temps de l’État roi, l’État aménageur, l’État modernisateur, l’État bétonneur, l’État planificateur, qui construit à tout va. Tout un programme : la province comme la banlieue sont alors traitées par l’Administration comme une colonie. Dans l’intérêt général du pays, bien sûr, mais en se moquant comme d’une guigne de l’avis des populations.

Depuis, tout a changé. Les colonisés se sont rebiffés. Avec les “zadistes”, on se croirait revenu au temps des bandes qui écumaient la France sous l’Ancien régime. La mort d’un manifestant a durablement tétanisé l’État et ses représentants.

L’État est devenu un Gulliver aux mains attachées (…). L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes aurait dû être réalisé il y a cinquante ans. On a toujours tort d’arriver trop tard.


« One Planet Summit » : Macron fait son show, par Franck Delétraz

Dans le prolongement de son ridicule – mais très médiatique – « Make our planet great again », Macron organisait mardi à Boulogne-Billancourt le « One Planet Summit », raout des grands de ce monde visant à faire avancer la lutte contre le prétendu réchauffement climatique. Un sommet qui, côté mesures, a accouché d’une souris, mais a en revanche permis au mégalomane de l’Elysée de se donner, l’espace d’une journée, un semblant de stature internationale.

Macron se met en scène

Posant fièrement aux côtés d’une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, paradant au milieu des principaux acteurs financiers du globe, l’ex-employé de la Banque Rothschild était à coup sûr dans son élément. Et c’est face à ce parterre doré, excité par des chauffeurs de salle, que le Président, arpentant selon une chorégraphie bien huilée « La Scène musicale », espace culturel bâti sur les ruines des usines Renault où s’échinaient jadis des « prolos », a alors interpellé la communauté internationale.

Martelant que l’« on ne va pas assez vite », que l’augmentation des températures pourrait aller jusqu’à « 3,5 degrés » ou encore que l’« on est en train de perdre la bataille », Macron a même averti ses auditeurs que « cinq, dix, quinze » des chefs d’Etat présents seront bientôt dans l’incapacité de représenter leur pays !

Un discours catastrophiste repris en chœur par les intervenants successifs qui, tous ou presque, ont condamné la décision de Trump de se retirer de l’accord de Paris. En se gardant bien toutefois de souligner la faible représentation de la Chine, pourtant premier pollueur de la planète…

Beaucoup de paillettes et peu de mesures

Quoi qu’il en soit, il ne sera pas sorti grand-chose de cette « bousculade » de bonnes intentions : pas plus d’une douzaine de mesures, dont un bon nombre ont d’ailleurs déjà été mises en œuvre. Ainsi Theresa May, Katrin Jakobsdottir ou Mark Rutte, chefs des gouvernements britannique, islandais et néerlandais, n’ont-ils fait que répéter des engagements déjà pris. Tout comme le mexicain Enrique Peña Neto qui, répétant son intention de créer un marché carbone étendu sur le continent américain, a « omis » de préciser quel sera le prix du carbone moyen dans ce projet, élément pourtant nécessaire pour garantir le succès de l’initiative…

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2017

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Malbouffe – Périco Légasse : “On empoisonne les classes défavorisées avec des produits bas de gamme !”

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Quand la France sacrifie son patrimoine au profit des promoteurs

12/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le conseil municipal de la ville de Marseille a rendu son verdict lundi : seulement 10% de la carrière antique de la Corderie sera préservée. Le reste du site est déjà assiégé par les pelleteuses de Vinci, promoteur immobilier.

Les travaux avaient été arrêtés après les premiers coups de pelleteuse, dévoilant une carrière dont la pierre a servi à construire Massalia, au VIe siècle avant J.C.

La carrière est considérée comme « l’acte de naissance de la ville ». D’avril à juin, l’INRAP (Institut National de Recherche Archéologiques Préventives) mène des fouilles sur place : des sarcophages sont mis au jour, confirmant l’intérêt exceptionnel du lieu. Une mobilisation de grande ampleur se forme, mobilisant historiens, archéologues, hommes politiques, habitants du quartier… Une pétition de plus de 15 000 signatures est faite. Ailleurs, une telle découverte conduirait à l’arrêt immédiat du chantier. Pas à Marseille, pourtant plus ancienne ville de France.

Face à la polémique montante, Françoise Nyssen signait début novembre un accord avec Vinci

Si seulement 635m2 sur les 6500 seront préservés, ce compromis veut que Vinci s’engage à une “garantie de visibilité, d’accessibilité et de restitution des vestiges”, tandis que la ministre de la Culture annonce la signature d’une « instance de classement » pour protéger ces 635m2.

Mais les modalités de la délibération votée hier sont bien différentes…

Faute de visibilité et de mise en valeur pour le public, c’est un accès restreint au site qui est prévu, neuf jours par an, à partir d’une étroite bande d’accès, en bordure du futur immeuble. Autre point d’inquiétude, l’absence de référence au classement des monuments historiques des vestiges. La ville de Marseille, elle, reste silencieuse : une mémoire sacrifiée sous le poids du béton et de l’argent.

L’ancien patron de Lafarge poursuivis pour financement du terrorisme

11/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est la première fois qu’un patron du CAC 40 est mis en cause dans le cas d’une infraction terroriste. Vendredi dernier, l’ancien PDG de Lafarge, Bruno Lafont et son directeur général adjoint chargé des opérations ont été mis en examen pour financement d’une entreprise terroriste et mise en danger de la vie d’autrui.

Jeudi dernier, c’était le DRH de l’époque et directeur général actuel Eric Olsen qui était mis en examen pour les mêmes faits.

C’est suite à leurs opérations en Syrie que ces trois personnages ont été mis en examen. Elle est accusée d’avoir pactisé avec l’Etat Islamique entre novembre 2013 et septembre 2014 afin de garder ouverte son usine de Jalabiya dans le nord de la Syrie. La filiale aurait remis plus de 500.000 dollars au califat islamique et aurait continué à lui acheter des matières première.

3 autres cadres de la grande entreprise franco-suisse de cimenterie ont été mis en examen dans cette affaire.

Bruno Lafont, l’actuel DG aura passé plus de 30 ans dans un des derniers fleurons industriels français et aura gravi l’ensemble des échelons. Il nie avoir été informé et assure avoir été persuadé que tout était « sous contrôle ».

Maintenant que même certains des plus grands patrons ont été rattrapés pour des patrouilles pour avoir pactisé avec les islamistes, il est possible d’espérer que des politiciens soient confrontés aux mêmes accusations.

Clôture des comptes bancaires du FN : pour la Banque de France, la Société Générale a respecté la procédure légale

29/11/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Pour la Banque de France, la Société Générale n’a pas clôturé les comptes du FN pour des motifs politiques et a bien respecté la loi. La Société Générale avait justifié la clôture des comptes comme répondant à des considérations bancaires. Explication trop vague pour le FN qui avait alors dénoncé une « Fatwa bancaire » et avait saisi la Banque de France.

Dans le cadre de la procédure du droit au compte, la Banque de France a imposé au Crédit du Nord, filiale de la Société Générale, d’ouvrir un compte au nom du FN

Si cette procédure du droit au compte, garantie le droit de détenir un compte bancaire, son fonctionnement reste très limité. En effet, le FN ne dispose pas de chéquier. Les décaissements devront se faire uniquement par virement et ce pour mieux tracer les flux. En outre, les dons par cartes bancaires en ligne ne seront plus permis. Ces services bancaires rudimentaires entravent le bon fonctionnement du parti politique, qui représentait quand même près de 11 millions de voix aux dernières élections.

Si rien n’est illégal là dedans, le Crédit Du Nord très zélé, respecte la procédure de droit au compte à la lettre.

Oui rappelons que cette procédure est censée s’appliquer aux citoyens ayant fait l’objet d’un fichage Banque de France pour le non remboursement d’un crédit par exemple. Ce qui n’est pas le cas du Front National.

Marine Le Pen semble indiquer implicitement qu’elle et le FN sont soupçonnés d’infraction à la réglementation relative au blanchiment ou à la fraude fiscale.

Il est vrai que les banques sont soumises à une réglementation draconienne concernant le blanchiment des capitaux et la fraude fiscale. Elles ont l’obligation de remonter le moindre doute à Tracfin, cette cellule financière qui dépend de Bercy. Autre point délicat, dans le cas d’une suspicion de blanchiment, les banques ne doivent indiquer sous aucun prétexte, le motif de la clôture du compte. Cette piste pourrait bien expliquer la justification pour le moins évasive de la Société Générale.

Multinationales : le pouvoir hors-les-lois

27/11/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Imaginez un peu : une entreprise présente aux quatre coins du globe, n’ayant plus qu’à choisir où s’installer selon les règles du jeu qui lui sont les plus favorables.

C’est comme si la main invisible d’Adam Smith était parvenue à ouvrir les interstices entre les états pour créer cette zone tampon anomique où la moitié des transactions financières ont lieu.

Découvrez l’interview avec le philosophe Alain Deneault.


Halte aux discriminations anti-FN !, par Guy Rouvrais

Après Marine Le Pen évincé de HSBC et le Front national de la Société Générale (voir Présent du 23 novembre), voilà que cette dernière a fait subir le même sort à Jean-Luc Schaffhauser, député européen du FN ! Cette banque a décidé de rompre leurs relations contractuelles sans motif ni justification, 42 ans après l’ouverture du premier compte. Une plainte pour discrimination « en raison des opinions et de l’affiliation politique » va être déposée contre la banque et son patron Frédéric Oudéa.

A qui le tour ? On aura du mal à faire croire qu’il s’agit de pures coïncidences et non pas d’une opération concertée et discriminatoire. Tout se passe comme si, descendant la hiérarchie frontiste, les élus sont visés après les dirigeants. Cette obstination à vouloir se séparer de clients honorables est pour le moins étonnante quand on entend les dirigeants du secteur bancaire nous expliquer que le coût d’acquisition d’un client est de plus en plus élevé, la concurrence étant vive, surtout depuis la création des « néo-banques » numériques. Il faut multiplier les dépenses de publicité et de marketing pour conquérir et s’attacher la fidélité de la clientèle. Et voilà que non seulement la Société Générale et HSBC congédient des clients mais elles s’exposent à en perdre, involontairement cette fois, beaucoup d’autres ! Car on peut imaginer que parmi les 11 millions d’électeurs de Marine Le Pen il en est dans ces établissements-là et qui ne voudront pas y rester plus longtemps à cause de cette pratique discriminatoire.

Ce ne sont pas les seules discriminations que subit le Front national ! Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a renoncé à la présence d’élus franciliens accompagnant des lycéens à Auschwitz sous prétexte que deux conseillers régionaux FN voulaient en être, comme c’est le droit de n’importe quel élu. Plainte, là aussi, a été déposée. Connaissez-vous la société Videlio ? Probablement non, elle a pourtant eu une certaine notoriété pendant la campagne présidentielle en produisant l’hologramme de Mélenchon qui lui permettait de donner l’illusion de l’ubiquité. Son directeur a déclaré au Parisien qu’il refuserait le même service à Marine Le Pen « pour une question d’image ». Précisons que la présidente du Front national n’a jamais eu l’intention d’apparaître en spectre auprès de ses auditeurs mais toujours en chair et en os.

Si ces discriminations prospèrent actuellement, c’est que les détracteurs de Marine Le Pen la croient affaiblie et à terre, on peut donc la piétiner plus aisément. Ils prennent évidemment leurs désirs pour la réalité. Il y a un mois, l’IFOP indiquait que si l’élection présidentielle avait lieu maintenant, Marine Le Pen atteindrait, au premier tour, un score légèrement supérieur à celui d’avril dernier, 21,5 %, contre 21,3 %. Et pratiquer la discrimination à l’égard du FN, c’est être assuré de l’impunité. On verra ce que la justice en dira, mais dans les médias, dans les ligues de vertu démocratique et droit-de-l’hommiste, c’est silence radio alors que ce sont des hurlements de douleur dès que pointe l’ombre d’un soupçon de discrimination ethnique ou sexuelle. Mais quand on s’en prend aux nationaux, on peut y aller sans crainte !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2017

Les banques flinguent le FN, par Caroline Parmentier

Haine médiatique, harcèlement judiciaire et maintenant bannissement bancaire, le Front national est mis au ban d’un système qui s’emploie à sa liquidation.

Après la demande de clôture par la Société Générale de tous les comptes du FN, c’est la banque HSBC qui demande à Marine Le Pen d’aller domicilier ses comptes personnels ailleurs. Une « fatwa bancaire » selon la présidente du Front national qui a tenu une conférence de presse jeudi : « Avec plusieurs dizaines de milliers d’adhérents, des ressources stables et sans connaître le moindre incident de compte, le Front national s’est vu signifier, sans aucune raison, un bannissement bancaire de la part de la Société Générale qui était sa banque depuis de très nombreuses années. »

Concrètement, il s’agit de priver de toute capacité de fonctionnement un parti qui a fait 11 millions de voix à la dernière présidentielle. Saisie par le Front national, la Banque de France a désigné le Crédit du Nord et l’a enjoint d’ouvrir un compte au bénéfice du Front national. Obligé de s’exécuter, le Crédit du Nord a bien ouvert le compte mais refuse au Front national l’usage des chèques et l’encaissement par cartes bleues des dons et des adhésions ainsi que la mise en place des prélèvements pour l’encaissement de la contribution des élus. Comme tous les partis politiques le Front national a l’interdiction (par la Commission de contrôle des partis politiques) d’utiliser de l’argent liquide.

Privé désormais de la capacité d’utiliser des chèques, des cartes bleues et d’encaisser des recettes par CB, c’est une mise à mort financière à très court terme.

« Scandaleuse démocratie où les banques ont droit de vie ou de mort sur les partis politiques », a réagi Nicolas Dupont-Aignan. Marine Le Pen est passée à l’offensive. Elle a déposé une plainte contre la Société Générale et HSBC, pour discrimination. Elle a communiqué aussi à la presse le verbatim de son échange téléphonique avec le directeur d’HSBC.

Balance ton banquier

Au cours de cet entretien hallucinant avec le dirigeant d’HSBC, Thomas Vandeville, ce dernier, poussé dans ses retranchements, lui explique qu’il n’a pas les informations suffisantes la concernant (elle est cliente depuis 25 ans) pour l’autoriser à conserver son compte. Et qu’elle aille se faire voir ailleurs (il y a sûrement des raisons pour l’éjecter, dit-il, mais il ne les connaît pas !).

Il invoque le fait que Marine Le Pen est une « personne politiquement exposée » ainsi que « le libre arbitre de la banque ». « Vous arrêtez votre cinéma et vous m’expliquez que politiquement, la HSBC ne veut plus de Marine Le Pen », lui rétorquera notamment Marine Le Pen.

La présidente du FN a saisi le gouverneur de la Banque de France tout comme Emmanuel Macron, qu’elle a rencontré mardi à l’Elysée. Gardien des institutions, le président de la République doit veiller au libre exercice de l’activité des partis politiques. Il a assuré qu’il allait « se pencher sur la question ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2017

Ministère Fonction publique

L’Insee confirme l’explosion du nombre de fonctionnaires depuis trente-cinq ans

Présent Insee FonctionnairesL’Insee, organisme officiel d’études statistiques, vient de rendre un rapport sur l’évolution, sur 35 ans, des métiers en France. On supposait que le monde professionnel avait changé. Mais, dans l’esprit de chacun, il s’agissait sans doute d’une simple évolution. Les chiffres de l’Insee, à cet égard, viennent contredire cette impression. En 35 ans, en deux générations, le monde du travail a connu le bouleversement sans doute le plus important jamais intervenu sur une période aussi courte.

Il peut se résumer en quatre points :

– Quasi-disparition statistique du monde agricole.

– Recul sans précédent du monde ouvrier, qui, peu ou prou, doit retrouver ses chiffres de… 1850.

– Très forte croissance de la population de cadres, concentrée dans les grandes métropoles, et spécialement dans les zones centrales urbaines. L’INSEE parle de phénomène de « gentrification ».

– Incroyable explosion de la population de fonctionnaires, dont le nombre s’accroît deux fois plus vite que tous les autres secteurs. Or ce mouvement s’accompagne d’une pratique de plus en plus fréquente de délégation de service public à des entreprises du privé : l’administration se défausse de toutes les tâches opérationnelles (sécurité, contrôle, etc.) mais elle multiplie les postes dans la gestion, la prospective, les loisirs, l’animation, l’étude, la réflexion, l’encadrement psychologique, périscolaire, l’assistanat, etc.

Autrefois, on apprenait que l’activité se répartissait en trois parts à peu près égales : le secteur primaire (agriculture et matières premières), le secteur secondaire, celui de la transformation, et le secteur tertiaire, celui des services et de l’administration. Aujourd’hui le secteur primaire n’existe plus et le secteur secondaire a perdu plus de la moitié de ses effectifs. Quant au secteur tertiaire, il est hégémonique.

Les “cols bleus” au zoo !

Revenons maintenant sur ces quatre tendances lourdes. 

La disparition des paysans, et plus généralement du secteur dit primaire, accentue la désertification des campagnes, alors même que les paysans avaient un rôle essentiel dans le domaine écologique et de préservation des paysages. L’équilibre démographique de la France en est totalement chamboulé.

Chard Insee robotsL’industrie française vit une déroute sans précédent, mis à part le secteur aéronautique, comme vient de nous le rappeler la vente de 430 Airbus A320. 

Au sein de l’industrie et des services, seuls les cadres tirent leur épingle du jeu, tandis que les robots et les workflows transforment en profondeur la démographie des entreprises. Les ouvriers, les « cols bleus » d’autrefois, deviennent des spécimens de zoo ! D’où le fait que les discours et les théories de lutte des classes sont de plus en plus incompréhensibles.

Ces évolutions ne sont ni bonnes ni mauvaises par essence, mais elles traduisent certaines graves faiblesses de l’économie française et de l’organisation de nos territoires. Une seule de toutes ces données de l’Insee reste extrêmement inquiétante : cette fonctionnarisation sans précédent de nos populations actives ; les trois fonctions publiques, d’Etat, territoriales et de la santé font de notre pays un Etat objectivement socialiste. Et le gouvernement, tout épris de réformisme qu’il soit, n’a toujours pas osé entreprendre l’escalade de cette montagne de Sisyphe.

Francis Bergeron

Article (et dessin de Chard) paru dans Présent daté du 18 novembre
sous le titre
 « Insee : l’inquiétante photographie de nos métiers »

États-Unis : Barbie s’islamise

15/11/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Ce lundi 13 novembre, le groupe américain Mattel a présenté sa première poupée Barbie voilée. La figurine a été créée en l’honneur de l’escrimeuse américaine Muhammad, devenue la première sportive américaine voilée à participer aux Jeux Olympiques. C’était en 2016, au Brésil.

L’intéressée a réagi sur twitter, déclarant :

Je suis fière de savoir que les petites filles du monde entier peuvent maintenant jouer avec une Barbie qui choisit de porter le hijab ! C’est un rêve d’enfance devenu réalité.

Pour le groupe Mattel, le but de la démarche est d’« inspirer partout les femmes et les jeunes filles pour qu’elles repoussent les barrières ».

De son côté, le site américain Buzzfeed a d’ores et déjà fait de cette poupée voilée en tenue d’escrimeuse « le meilleur cadeau à offrir cette année ».


PMA GPA Ludovine de La Rochère

Le juteux commerce de la Procréation médicalement assistée (PMA) à l’étranger

15/11/2017 – ESPAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Un article de Sciences et Avenir qui prend pour prétexte la « Journée nationale de l’infertilité » révèle le juteux commerce de la PMA (procréation médicalement assistée) à l’étranger. C’est l’Espagne qui a l’une des législations les plus souples en la matière.

Ainsi, l’Institut valencien de l’infertilité de Madrid assure accueillir chaque année 5 000 couples, surtout hétérosexuels, mais aussi femmes seules ou homosexuelles. Parmi eux de nombreux Français et Italiens. L’institut offre ovocytes et spermatozoïdes, et l’accent est mis sur la sélection génétique des embryons.

« Ensuite, les patientes sont renvoyées chez elles, et c’est au système de santé de leur pays de les prendre en charge et de couvrir les coûts liés à leur grossesse. »

Et quels sont ces coûts ?

« Quand nous abordons la question du coût de la PMA, écrit Sciences et Avenir, la spécialiste refuse de nous répondre. Selon nos informations, il faut compter plusieurs milliers d’euros. »

En février dernier, cet institut a fusionné avec un groupe américain pour devenir le plus grand groupe de reproduction assistée dans le monde. Il est présent dans 13 pays et réalise environ 300 millions de chiffre d’affaires.

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Marketing islamique : après Gap,H&M, Nike… L’Oréal affiche une femme voilée

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