#UberFiles : Comment Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, a passé un « deal » secret avec la société Uber pour mieux faire évoluer les réglementations en sa faveur

Pouvoir d’achat : la grande arnaque ? – Par Jean-Yves Le Gallou

« Demain on rase gratis » : la vieille devise des politiciens de la IIIe et IVe République est redevenue d’actualité. Les deux derniers mois de la campagne présidentielle ont été consacrés au thème du pouvoir d’achat. Et l’une des premières lois du nouveau quinquennat va porter sur ce sujet.

Et l’argent, vous le trouvez où ?

On peut comprendre les préoccupations des Français dont les revenus du travail sont rongés par les prix de l’essence ou érodés par l’inflation. On sera moins indulgent pour les hommes politiques qui ont camouflé les réalités et pour les médias qui se sont méthodiquement gardés de poser la seule question sérieuse : et l’argent, vous le trouvez où ?

Avec une dette de 2900 milliards (115% du PIB) et un déficit annuel du commerce extérieur de 100 milliards, la question se pose effectivement : quand les Français produisent 100, ils dépensent 104. Qui peut croire que cela durera éternellement. ?

Oui, la question du pouvoir d’achat se pose mais encore faut-il s’interroger sur les déterminants de l’effondrement français.

Des charges croissantes pour les ménages provoquées par les politiques publiques

Regardons d’abord ce qui pèse sur les dépenses des ménages.

Il y a d’abord le prix de l’énergie : gaz, essence, électricité. Leur hausse ont des causes politiques : l’embargo sur le gaz russe d’un côté, les politiques de « transition énergétique » de l’autre, le sacrifice du nucléaire, le coût de l’éolien et du solaire, l’ouverture à la concurrence du marché européen de l’électricité. Vous voulez sanctionner les Russes et « sauver la planète » ? Bravo, vous êtes une belle âme, mais cessez de déplorer la hausse du prix à la pompe ou du coût du chauffage.

Il y a ensuite le prix des voitures – dont la possession reste indispensable pour tous ceux qui n’habitent pas en centre-ville – qui augmente fortement sous l’effet des règlementations, sécuritaires hier, climatiques aujourd’hui. Il faut bien payer les batteries fabriquées en Chine des voitures électriques…

Il y aussi le prix des logements : là aussi les règlementations (sécurité, énergie, accès handicapés) pèsent sur les coûts des constructions et des travaux.

Pour le logement, il y a une autre variable à prendre en compte, les conséquences mécaniques de l’immigration : des logements HLM aidés et des logements dont les prix baissent dans les quartiers de l’immigration qui s’étendent avec l’arrivée de 400 000 étrangers supplémentaires chaque année. Avec comme résultat la hausse des prix de l’immobilier dans les quartiers paisibles et où les enfants peuvent suivre « une scolarité plus sereine » comme dirait Pap Ndiaye.

Il y a aussi le coût de l’école qui n’est plus gratuite pour ceux qui veulent préserver leurs enfants de ses défaillances. Et qui se voient contraints de recourir aux écoles payantes, sous contrats (voire hors contrat), ou bien de choisir un logement cher pour s’adapter aux contraintes de la carte scolaire ou encore de payer des répétiteurs pour que les enfants apprennent à la maison ce que l’école enseigne de plus en plus mal.

N’oublions pas non les questions de sécurité : les salaires des 200 000 employés de la sécurité privée (près de 10 milliards, 85% d’hommes généralement issus de l’immigration) pèsent sur les charges d’exploitation des entreprises qui les répercutent sur leurs clients.

Les recettes du travail subissent la concurrence mondiale

Quant aux recettes du travail elles sont triplement pénalisées.

D’abord par le libre-échange mondial qui a mis en concurrence les salariés français avec les salariés du monde entier. D’où les délocalisations. D’où la désindustrialisation. D’où les poches de chômage. D’où les pressions à la baisse sur les salaires.

Ensuite par les « délocalisations à domicile », entendez l’immigration sans contrôle, régulière ou clandestine, tirant à la baisse les salaires de l’aide à la personne, de la restauration, du BTP, de la logistique. Et dire comme depuis un demi-siècle que les « immigrés font le travail que les Français ne veulent pas faire » mérite d’être doublement précisé :

– parmi ceux qui refuseraient les emplois, il y a bien des Français de souche mais aussi des étrangers et des français issus de l’immigration dont le taux de chômage est souvent trois fois supérieur au taux moyen ;
– en l’absence d’une main d’œuvre abondante et précaire venue d’ailleurs, les conditions de travail seraient améliorées et les salaires moins chiches : cela s’appelle la loi du marché…

Enfin le coût de l’État-providence augmente les charges des entreprises et diminue le salaire net versé aux travailleurs.

Or si on cumule salaire tiré à la baisse par la concurrence mondiale, poids des charges et des impôts pour financer la redistribution, coût des déplacements pour aller travailler, le revenu d’un travailleur pauvre n’est guère différent de celui d’un assisté. C’est évidemment un problème majeur.

Dommage que ces questions aient été littéralement évacués des débats électoraux.
Est-il possible qu’ils reviennent à l’Assemblée nationale à travers les groupes d’opposition, non pas la NUPES, ces pompiers incendiaires, mais LR ou le RN ?

Tribune reprise de Polémia

Hervé Juvin et la démondialisation de l’économie

21/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Clémence Houdiakova reçoit Hervé Juvin dans la matinale de Radio Courtoisie, Ligne droite, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : « Chez nous ! Pour en finir avec une économie totalitaire ». Un livre pionnier qui pose les jalons d’une nouvelle économie.

Réappropriation des territoires, relocalisation du monde, capital patient au service du temps long et de la collectivité. Hervé Juvin pose une regard neuf sur l’économie du futur.


De plus en plus de secteurs concernés – La France manque de main-d’œuvre

emplois main d'oeuvre

Dans notre édition datée du 4 mars dernier, Françoise Monestier, évoquant l’importante pénurie de main-d’œuvre dont pâtissent aujourd’hui plusieurs secteurs de l’économie française, montrait à quel point la crise du Covid-19 (mais pas seulement) avait modifié de manière négative le rapport de nos compatriotes à la valeur travail. Or, déjà préoccupant au moment où notre consœur analysait cette transformation, ce phénomène, que l’on pourrait en somme qualifier de « désertion », n’a fait depuis que s’emballer et s’étendre à une foule d’autres professions jusque-là relativement épargnées. Au point que, selon plusieurs représentants des secteurs concernés, cette « grande démission » des travailleurs français pourrait, à terme, condamner leurs activités, et donc lourdement impacter notre économie nationale.

La restauration reste la plus pénalisée

En tête, bien sûr, et depuis très longtemps déjà, de ces secteurs qui ont le plus de mal à recruter, celui de la restauration, dont les métiers sont difficiles, souvent mal rémunérés et n’autorisent guère de temps libre. Ainsi, alors que ce week-end de l’Ascension marque traditionnellement pour les hôteliers et restaurateurs le début de la haute saison, les professionnels du secteur sont toujours à la recherche de quelque 300 000 saisonniers ! Pourtant, conscients des contraintes liées à leur profession, un nombre sans cesse croissant d’entre eux n’hésite plus à proposer de véritables « ponts d’or » et de multiples avantages en nature pour attirer les candidats. Mais rien n’y fait. Conséquence directe de cette désaffection massive pour les métiers de bouche : de plus en plus de professionnels ont recours à la main-d’œuvre étrangère. Comme à Marseille, où l’UMIH 13 a récemment organisé un « job dating » à bord du « Méditerranée », un ferry qui héberge 400 Ukrainiens…

De plus en plus de secteurs touchés

Si l’on n’est guère surpris de retrouver la restauration dans le peloton de tête des professions qui peinent à recruter, ou bien encore la santé en milieu hospitalier (dont les conditions de travail et de rémunération sont devenues franchement inadmissibles), on s’étonne, en revanche, de voir cette grande désaffection frapper maintenant de plus en plus de secteurs professionnels jusque-là relativement épargnés. Comme celui des conducteurs de bus scolaires, dont la pénurie pourrait poser un gros problème lors de la rentrée de septembre. Ainsi, selon Jean-Sébastien Barrault, président de la Fédération nationale de transports de voyageurs, « on estime qu’il va nous manquer à la rentrée scolaire entre 7 000 et 8 000 conducteurs ». Autre secteur qui n’est plus épargné : l’Education nationale qui, confrontée de plus en plus à un manque de candidats aux concours du CAPES et de l’Agrégation, en est maintenant réduite à organiser des « job dating », à poser des annonces sur Leboncoin, ou bien encore à faire appel aux parents d’élèves pour recruter des profs et autres personnels scolaires !

Plus révélateur encore du grand bouleversement que subit notre société, la fonction publique territoriale elle-même, pourtant considérée comme une redoutable « planque », peine à pourvoir de nombreux postes disponibles. Ainsi, confiait récemment Yohann Nédélec, président du centre de gestion du Finistère, « aujourd’hui, il n’y a pas un conseil d’administration où un maire ne me dit pas qu’il recherche du personnel… ».

L’effet pervers des aides sociales

Bref, face à ce phénomène, les acteurs du monde du travail en viennent de plus en plus à s’interroger : les Français ont-ils encore vraiment envie de travailler ? Une question effectivement pertinente car, s’il ne fait aucun doute que certains métiers concernés aujourd’hui par ces pénuries de personnel souffrent d’un manque criant d’attractivité et/ou de conditions de travail particulièrement difficiles, il n’en va pas de même, en revanche, pour beaucoup d’autres professions. Et pour ces dernières, les raisons de ce manque de volontaires résident probablement davantage dans la politique d’assistanat massif menée depuis des années par nos gouvernements de droite comme de gauche. Les conditions d’accès au chômage et la litanie des aides sociales qui viennent s’ajouter à celui-ci ont en effet de quoi dissuader les moins courageux de reprendre le collier… Surtout chez certains jeunes qui, après s’être vu enseigner par l’Education nationale la paresse et le droit à tout, refusent à présent logiquement de se soumettre aux contraintes professionnelles qu’ont dû respecter avant eux leurs parents.

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 27 mai 2022

Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Un livre d’Hervé Juvin

hervé juvin - chez nous

13/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La crise de la Covid-19 n’a pas seulement changé nos vies, elle a révélé au grand jour les impasses d’une globalisation imposée à marche forcée par les marchés et la financiarisation des choses et des êtres, à telle enseigne que le trajet du coronavirus a suivi celui des lignes aériennes. Ce virus est à la fois l’avatar de la globalisation – et son échec le plus patent. Extension du contrôle social, restriction des libertés, toute puissance de Big Pharma et des Gafam, dérive de la séparation des pouvoirs, faillite de notre industrie. Pour autant, ce n’est pas la fin de tout ; une solution existe pour que l’économie redevienne plus humaine, le monde plus vert et l’homme plus libre…

Et cette solution s’appelle le « localisme » ! Rien de tel pour réduire le pouvoir de la finance, restaurer une écologie créative et non plus punitive, redonner à l’homme le goût et le sens de la liberté. Revenir au plus proche, au plus concret, au plus vivant. Du rôle de l’État à la refondation de l’entreprise, les pistes ne manquent pas pour réaffirmer le droit de choisir notre destin en garantissant aux Français que nous sommes bel et bien « chez nous » ! Voilà ce que permet le localisme, voilà ce qu’explique cet ouvrage. Député européen et conseiller régional Rassemblement national, président de la fondation Identité et Démocratie, cofondateur du mouvement Les Localistes !

Hervé Juvin est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont cinq chez Gallimard, dans la collection Le Débat.
Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Editeur : La Nouvelle Librairie

Pour commander, c’est ici !

Un VILLAGE en LUTTE contre une DÉLOCALISATION abusive

usine délocalisation

25/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Saint-Jeoire, Haute-Savoie : un village de 3400 habitants qui se bat depuis deux mois contre la fermeture de l’usine AVIENT. Son propriétaire, un fonds de pension américain a décidé d’en délocaliser la production afin d’augmenter encore ses bénéfices alors même que l’usine est productive, bénéficiaire et a un carnet de commande rempli.

Ce bourg, déjà marqué par la désindustrialisation, ainsi que son jeune maire Antoine Valentin, ont entamé un combat désespéré pour maintenir ces emplois sur la commune. Récit d’une lutte contre la prédation américaine sur l’industrie française.


Les Gafam monopolisent la publicité numérique

gafam publicité

Même si Meta (ex Facebook) souffre en bourse, ce sont les GAFAM qui dévorent les presque 8 milliards d’euros de la publicité numérique en France.

Un marché porteur

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, en 2013 la « publicité digitale » en France représentait 2,5 milliards d’euros, malgré un léger fléchissement de la croissance en 2020 (plus 4%) et avec une progression de 24% en 2021, le marché à triplé de valeur en 8 ans pour représenter 7,7 milliards d’euros en 2021 (source Udecam). On prévoit 9 milliards pour 2022.

Le GAM des Gafam

Le GAM c’est Google, Amazon, Meta qui confisquent 67% du marché, laissant des miettes aux autres intervenants. Le retail media (les produits publicitaires sur les sites des grandes plateformes marchandes, pratique à laquelle nous avons consacré un dossier numérique réservé à nos donateurs) a progressé de 56% en un an.

Google à lui tout seul c’est 40% du marché de la publicité digitale en France. On comprend les aumônes qu’ils font à la presse écrite de temps en temps. Mieux ou plutôt pire, Google et l’AFP s’allient pour créer « Objectif Désintox » pour instaurer une sorte de « monopole de la vérité ». Avec plus de 3 milliards de revenus annuels en France sur le seul marché de la publicité en ligne, Google peut bien dépenser quelques millions en faveur de la censure…

Texte repris du site OJIM

Catastrophes monétaires à balles réelles, par Jean-Gilles Malliarakis

la livre turque

Les peuples sont parfois conscients des dangers qui les menacent par le souvenir des catastrophes qui les ont frappés dans le passé. Ainsi les Allemands, gardant un souvenir pédagogique cuisant de l’hyperinflation qu’ils ont connue ne veulent la voir se reproduire sous aucun prétexte.

Mais ce que la plupart des autres Européens d’aujourd’hui se représentent difficilement, c’est le mal que peut produire, insidieusement ou non, l’inflation tout court.

Or, en ce moment même, nous pouvons constater ce qui se passe sous nos yeux dans un pays proche : la Turquie de M. Erdogan.

En quelques mois la livre turque s’est dévaluée de près de 50 %, passant de 11 livres pour un dollar en septembre à 18 en décembre. Le rythme de la hausse des prix avoisine un taux véritable de 30 %. Le gouvernement cherche à camoufler les indices, mais les consommateurs et les salariés ne s’y trompent pas, qui voient le pouvoir d’achat s’écrouler. Sans atteindre encore le stade de l’Allemagne des années 1920, qui connut une ruine radicale des classes moyennes, en attendant de voir l’apparition d’un chômage massif dans les années 1930, le peuple turc éprouve surtout, à l’heure actuelle, l’impression d’un retour 20 ans en arrière. Tous les acquis associés à la popularité du parti gouvernemental AKP depuis 2003 sont en train de disparaître.

Dans Les Échos du 24 décembre, Éric Le Boucher s’emploie à souligner que plus généralement ce sont les régimes autoritaires qui sont en cause : « Les dictateurs n’ont peur de rien, écrit-il, sauf de l’inflation » (…) « Face à l’inflation, toutes les solutions proposées par les dictateurs sont vouées à l’échec ». Et il se plaît souligner que « le cas de la Turquie est exemplaire. »

On ne doit évidemment pas s’y tromper : d’autres pays ont détruit récemment leur monnaie par le fait d’une distribution révolutionnaire parfaitement et simplement démagogique. Le Zimbabwe et, plus encore, le Venezuela sont ainsi passés de la prospérité à la misère. En matière d’inflation, la dictature de Caracas bat évidemment tous les records : officiellement une hausse des prix de + 2 700 %. Qui dit mieux ?

Le cas de la Turquie est plus intéressant et plus original. Comme on va le voir ce n’est pas la démagogie qui le caractérise, au contraire. Sa politique monétaire, imposée par Erdogan à la banque centrale, dont l’indépendance est bafouée et le gouverneur remplacé, a consisté en une baisse autoritaire et systématique des taux d’intérêt. Elle aboutit ainsi, très concrètement, à subventionner de façon hypocrite les activités exportatrices au détriment du niveau de vie de la population intérieure. En 4 mois, le taux directeur de la banque centrale a été baissé 4 fois et la hausse de la circulation monétaire qui en a résulté a entraîné la hausse des prix. Cette évidence reflète une loi bien connue depuis le XVIe siècle en occident. La théorie dite quantitative de la monnaie a été mise en lumière au départ par Nicolas Copernic et, en France, par Jean Bodin ; elle a été renouvelée au XXe siècle par Irving Fisher et Milton Friedmann, qui en a été salué par un prix Nobel.

Mais le gouvernement d’Ankara n’en a évidemment cure.

Idéologiquement, en effet, le président, tout puissant depuis la réforme constitutionnelle de 2017, juge bon d’invoquer le Coran qui prohibe « l’usure ». Les versets 278-279 de la Sourate 2 ne disent-ils pas explicitement : « ô les croyants ! Craignez Allah et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire ».

Ce merveilleux argument n’est ni tout à fait innocent, ni entièrement niais. En fait, la mafia qui dirige la Turquie et ambitionne de diriger l’islam mondial, se plaît à voir dans cette application de la loi coranique un puissant moyen de développement économique. Et l’économie turque est devenue de plus en plus exportatrice, y compris dans le secteur de l’armement. Elle favorise largement la sous-traitance du fait de son appartenance à l’union douanière européenne, sans les contraintes imposées au marché intérieur (merci Juppé en 1993). Seulement, si les exportations auront augmenté cette année au rythme de 30 % le pouvoir d’achat aura diminué d’autant.

Tout se passe ainsi comme si l’islamiste Erdogan poursuivait pour but l’application du modèle chinois : une monnaie artificiellement sous-évaluée au profit d’une caste toute puissante et d’une accumulation nationale lui permettant d’agir sur la scène internationale.

Or, les limites de cet exercice se trouvent dans le fait que, formellement, contrairement à une Chine où tout est verrouillé par le parti communiste, il existe en Turquie une opposition, certes brimée, et des échéances électorales, certes éventuellement truquées, mais aussi des forces alternatives comme les kémalistes du parti républicain du peuple, qui ont reconquis la mairie d’Istanbul, sans parler des Kurdes.

Cette politique monétaire que le pouvoir de l’AKP, allié aux Loups Gris, conçoit comme un instrument de puissance, pourrait donc bien devenir, demain, un facteur de désagrégation, de division et à terme d’explosion nationale.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Salaire conditionné – Passe sanitaire : enfin une réaction des syndicats ?

Passe sanitaire travail

Malgré l’évidente inefficacité de sa gestion de la crise sanitaire, le gouvernement poursuit sa fuite en avant liberticide et envisage d’imposer le passe sanitaire à l’ensemble des salariés du secteur privé comme de la fonction publique. Syndicats et patronat se montrent réticents et inquiets face à cette mesure. Sauront-ils s’y opposer efficacement ?

Extrêmement – et étrangement – discrets sur la question de la gestion de la crise sanitaire et notamment des atteintes au droit du travail qu’elle a entraînées, les syndicats sont-ils enfin en train de se réveiller face au nouveau projet gouvernemental de « passe vaccinal » obligatoire pour pouvoir travailler ?

Il ne serait que temps à l’heure où le ministre du Travail, Elisabeth Borne, reçoit les partenaires sociaux pour évoquer l’éventuelle extension du passe sanitaire (qui sera certainement bientôt vaccinal si rien n’arrête le gouvernement…) à l’ensemble des salariés.

Une consultation de pure forme alors que le gouvernement, poursuivant sa fuite en avant malgré l’inefficacité avérée de sa politique, a déjà pris sa décision ? C’est ce que craint le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui, invité de France Info lundi matin, déclarait que « souvent, quand on nous demande notre avis, le choix est déjà fait ». Pour lui, l’imposition du passe sanitaire aux 25 millions de travailleurs des secteurs public et privé serait pourtant « absurde et totalement inefficace ». « Nous préférons renforcer les gestes barrières et inciter plus à la vaccination », a-t-il expliqué, insistant sur le rôle que la médecine du travail pouvait endosser dans celle-ci.

Actuellement, deux millions d’employés travaillant dans les hôtels, bars et restaurants sont déjà soumis à l’obligation de présenter leur passe sanitaire pour travailler. L’extension de ce système coercitif inquiète également le patronat qui aurait la charge de vérifier son application en mettant en place des contrôles à l’entrée des bureaux. Un pas supplémentaire vers une société pénitentiaire du contrôle permanent… Le président délégué du Medef, Patrick Martin, s’est ainsi légitimement interrogé dimanche dernier sur France Info : « Est-ce aux chefs d’entreprise d’exercer d’une certaine manière des pouvoirs de police en s’exposant à des peines très lourdes ? » En effet, un patron qui ne contrôlerait pas le passe sanitaire de ses employés pourrait encourir 45 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement.

La sanction appliquée aux employés réfractaires pose également de nombreuses questions en matière de droit du travail. Leur contrat peut-il être suspendu, peuvent-ils être licenciés, si oui à quel titre et en bénéficiant ou non des droits au chômage ? Des perspectives particulièrement inquiétantes qui pourraient déboucher sur de véritables drames sociaux et humains.

C’est pourquoi les syndicats rejettent l’idée d’une nouvelle contrainte et préfèrent « l’incitation et la conviction », évoquant notamment la généralisation d’une « prime à la vaccination », déjà mise en place dans certaines entreprises.

Il ne reste plus qu’à espérer que les officines syndicales s’opposent efficacement à cette nouvelle mesure liberticide du gouvernement. C’est l’occasion pour elles de prouver qu’elles ne sont pas que d’encombrants vestiges d’un âge révolu, gérant leurs prébendes et ne s’agitant que défendre les avantages acquis de certaines catégories de travailleurs, mais qu’elles peuvent aussi jouer un véritable rôle de contre-pouvoir et de garde-fou face aux dérives totalitaires de l’exécutif.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2021

Buffalo Grill : le « wokisme » chasse les cowboys et les indiens

Buffalo Grill

Jusqu’où ira se nicher le « wokisme », cette maladie sénile de la modernité consistant à traquer névrotiquement toute trace, surtout fantasmée, de « domination » (patriarcale, occidentale, blanche…) ou « d’appropriation culturelle ? La réponse est désormais connue : partout, jusque dans les ultimes recoins des domaines les plus improbables tels que les chaînes de restauration.

En effet, la chaîne de restaurants dédiés aux grillades « Buffalo Grill », fondée en 1980, a décidé d’abandonner l’ambiance « western » qui était jusque-là sa spécificité. Après 41 ans d’existence, fini le décorum « cowboys et Indiens » inspiré des westerns hollywoodiens, place à un nouveau logo et un nouvel univers : « American BBQ ». La chaîne promet désormais une ambiance plus « cosy et moderne » sans toutefois modifier les produits stars de Buffalo Grill auxquels les plus fidèles clients sont attachés.

Ainsi, sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, on peut voir un serveur Buffalo Grill en train de retirer de son restaurant une énorme statue de bison sous l’œil attristé d’un « vrai » Indien d’Amérique. « Bye Bye les cowboys et les Indiens », précise l’agence, et d’ajouter que « Buffalo Grill se réinvente en House of BBQ ». Une restructuration qui devrait coûter près de 80 millions d’euros.

Si la raison officielle mise en avant par la direction de la chaîne est la « modernisation » et le « renouvellement » de l’image de la société, de nombreux observateurs y voient également la marque de l’influence de l’idéologie « woke » qui sévit de plus en plus dans tous les secteurs de la société. L’utilisation à des fins commerciales de l’image des « Indiens », peuple natif d’Amérique, par des employés non issus de cette minorité serait en effet « offensante » pour celle-ci. La « tragédie indienne » ne serait pas propice à une « récupération » dans un lieu de détente et de loisirs tel qu’un restaurant populaire. Cet argumentaire aurait sans doute paru risible voire totalement délirant il y a quelques années mais il est hélas aujourd’hui pris très au sérieux, notamment dans le commerce où de plus en plus d’enseignes craignent de provoquer l’ire de telle ou telle association de défense des « intérêts » d’une quelconque minorité, forcément souffrante, et de se voir boycottées voir traînées en justice. Bienvenue en Absurdistan, système à visée totalitaire où règnent la peur et la surveillance permanente au nom de l’amélioration morale de l’humanité. De quoi sérieusement nous couper l’appétit.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2021

Philippe Murer : il est urgent de faire face aux « désastres » de « l’ultralibéralisme » [vidéo]

Philippe Murer

18/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Désindustrialisation, crises économiques, chômage de masse, catastrophes climatiques… À en croire Philippe Murer, c’est l’avenir apocalyptique qui attend la France au tournant si elle ne change pas de cap! En cause, un «ultralibéralisme» poussé à son paroxysme qui entraînerait notre pays vers «l’abîme».

Pour l’économiste, si rien n’est inéluctable, la France est aujourd’hui à la croisée des chemins. C’est l’implacable constat qu’il dresse dans son dernier ouvrage Sortir du capitalisme du désastre, publié aux éditions Jean-Cyrille Godefroy.

Il est l’invité de Sputnik donne la parole.


Pass sanitaire : les entreprises peinent à recruter des agents de sécurité [vidéo]

agent sécurité

19/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les entreprises peinent à recruter des agents de sécurité pour contrôler le pass sanitaire.

Pour en parler, Christine Bouillot reçoit Gontran THÜRING, délégué général du Conseil national des centres commerciaux écolos et Patrick SENIOR, Président du groupe BSL Sécurité, une entreprise spécialisé dans la sécurité.


Covid-19 : les entreprises du CAC 40 en bonne santé [vidéo]

CAC 40 - Bourse

13/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La pandémie a eu bien des effets sur l’économie française… Si les PME ont été touchées par la crise et ont dû mettre la clé sous la porte, ce n’est pas le cas de toutes les entreprises. Certaines ont brillé, voire dépassé leurs objectifs pendant cette période.

Les entreprises du CAC 40 ont réalisé 60 milliards d’euros de profits au premier semestre 2021, soit 41% de plus qu’au premier semestre 2019. Et les fortunes des patrons du CAC 40 ont explosé cette année.

Les détails avec Mona Hammoud-Elhor.


Les GAFAM passent à la caisse

GAFAM

Il y a moins de deux mois, l’Autorité de la concurrence, saisie par trois grands groupes de presse, News Corp, Le Figaro et Rossel, infligeait à Google France une amende de 220 millions d’euros pour abus de position dominante et notamment pour avoir favorisé ses services dans le domaine de la publicité en ligne. A noter que Le Figaro avait peu après abandonné ses poursuites. C’est la première procédure au monde mettant au jour les complexes stratégies algorithmiques grâce auxquelles le géant américain de la recherche sur Internet et des applications informatiques s’organise pour fausser à son avantage le marché de la publicité en ligne, sa principale ressource. Cette amende est toutefois à mettre en perspective avec un chiffre d’affaires de plus de 55 milliards d’euros pour le groupe au premier trimestre 2021.

Google vient à nouveau d’écoper d’une amende record de 500 millions d’euros pour n’avoir tenu aucun compte d’injonctions successives dans l’affaire des droits dits voisins concernant ses relations avec la presse et notamment les droits liés à la propriété intellectuelle et à sa diffusion.

Dans un tout autre ordre de grandeur, même la Russie vient d’infliger à la firme américaine une pénalité de trois millions de roubles (34 500 euros) pour avoir enfreint la législation en vigueur sur les données personnelles.

Une amende record pour Amazon

Autre géant de l’informatique, membre des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), le groupe Amazon vient, à la suite de plusieurs plaintes déposées par l’association La Quadrature du Net, d’écoper de l’amende record de 886 millions de dollars, soit 746 millions d’euros, pour non-respect de la nouvelle réglementation européenne sur la protection des données privées, le fameux règlement général sur la protection des données (RGPD) concocté par Bruxelles en 2018, imposant aux entreprises d’obtenir le consentement explicite des citoyens lorsqu’elles collectent leurs données personnelles (nom, adresse, téléphone, adresse courriel, etc.). Elles doivent par ailleurs les renseigner sur l’usage qui en sera fait et la possibilité de les supprimer sur simple demande. C’est, à l’échelle européenne, la plus lourde sanction jamais infligée pour ce motif.

Au niveau mondial, c’est une autre affaire puisque, pour n’avoir pas su protéger ces précieuses données, Facebook a été condamné en 2020 par la justice américaine à la pénalité financière inimaginable et historique de cinq milliards de dollars. La commission luxembourgeoise pour la protection des données a en effet estimé que le géant de la vente en ligne bafouait la législation européenne en captant nombre de données personnelles à des fins de ciblage publicitaire et ceci sans avoir recueilli de consentement manifeste. Mais nous touchons là au cœur du modèle économique de ces opérateurs mondiaux et la Commission de l’informatique et des libertés (CNIL) française avait déjà condamné l’an dernier Amazon à une amende de 35 millions d’euros pour avoir transgressé la législation française en matière de cookies, ces petits traceurs publicitaires installés à notre insu dans nos ordinateurs lors de notre navigation Internet.

Le montant de ces sanctions est toutefois à mettre en regard des performances financières du géant de la vente en ligne lorsque l’on sait que le groupe Amazon a réalisé sur le deuxième trimestre de cette année un chiffre d’affaires de 113 milliards de dollars pour un bénéfice net de 7,8 milliards, soit une progression inouïe, en période de crise ou non, de 48 %. Ajoutons à cela une envolée de 87 % de ses revenus publicitaires à hauteur de 7,9 milliards de dollars sur les trois mois. L’amende de 886 millions de dollars ne représente, elle, que 4 % des bénéfices réalisés par le groupe américain l’an dernier. Ce qui permet de relativiser…

Entre optimisation fiscale et sanctions financières

La longue litanie des condamnations successives infligées aux géants d’Internet vivant de la publicité ne fait que confirmer la dépendance de leur modèle économique, qui repose sur le prélèvement massif de données personnelles à des fins de ciblage publicitaire. Aucune amende, record ou non, ne pourra occulter cette évidence sauf à reconsidérer la légitimité de ces opérateurs ce qui, bien entendu, relève aujourd’hui de l’utopie.

Même si le parallèle peut paraître osé, il semblerait que s’installe dans le temps une sorte de statu quo, un certain équilibre entre la fiscalité dérisoire qui leur est appliquée, en raison d’une optimisation fiscale alambiquée et de montages internationaux complexes, et la démesure des sanctions financières qui leur sont infligées. Une telle analyse expliquerait les débats inaboutis sur une taxation de ces fameuses entreprises du GAFAM et la relative passivité de ces puissantes multinationales face aux condamnations dont elles écopent, hormis les inévitables procédures en appel de pure forme.

Arnaud Raffard de Brienne

Article paru dans Présent daté du 3 août 2021

Dix multinationales réclament toujours plus d’immigrés

ikea immigrés

Comme aux heures les plus sombres d’une immigration encouragée et même sollicitée dès les années 1970 par un grand patronat avide de main-d’œuvre docile, tout au moins un certain temps, et à vil prix, une dizaine de chefs de grandes entreprises regroupés dans l’association Refugees are talents – en français, les réfugiés sont des talents pour les entreprises – se sont attribué la présomptueuse mission de favoriser l’intégration au travail des réfugiés ou prétendus tels (voir Présent du 30 juin).

Ces dirigeants, la main sur le cœur, fort heureusement protégé par le portefeuille, plaident pour un partage de bonnes pratiques et le renforcement de la sensibilisation des collaborateurs de leurs entreprises. Traduire une intensification du bourrage de crâne dans la droite ligne des tirades emphatiques, aux limites du grotesque, immortalisées dans leur déclaration commune : « S’engager pour l’accueil de personnes réfugiées est un levier puissant qui renforce la raison d’être de nos entreprises et la performance de chaque entité […] », concluant : « Nous sommes convaincus qu’ensemble, nous ferons grandir notre engagement. Par conviction ; et parce que c’est une voie d’avenir pour nos entreprises et pour notre pays. »

Dans cet attelage immigrolâtre, nous retrouvons les groupes Accor, Adecco, Barilla, BNP Paribas, Ikea, Ipsos, Keolis, L’Oréal, Michelin, Sodexo, toutes enseignes davantage connues à ce jour pour leurs besoins endémiques en personnel relativement peu qualifié et à moindre coût que pour une fibre sociale et xénophile exacerbée.

En revanche, ces délicats patrons soucieux d’intégrer les demandeurs d’asile fraîchement débarqués ne pipent mot sur le sort qu’ils comptent réserver aux millions d’immigrés déjà présents sur le territoire national, sans emploi, en sous-emploi, voire en situation illégale de travail. Au travail ils pèsent sur le marché de l’emploi, au chômage sur la collectivité, et les aider au développement chez eux coûte encore. Dans la droite ligne de la Charte de la diversité créée en 2004, des incitations lourdes d’un monde associatif dédié au grand remplacement et des instances politiques et administratives – une rapide incursion dans la mairie de votre commune, à l’hôpital ou dans n’importe quelle administration devrait suffire à dessiller les plus distraits –, cet engagement médiatique du grand patronat résonne comme une incitation à favoriser toujours davantage l’accueil de toujours plus de « migrants ».

Les nouveaux esclaves de la mondialisation heureuse

Rappelons que depuis des décennies la France subit une immigration de peuplement dont une infime partie relève du motif travail. En 2020, année atypique certes, la primo-délivrance de titres de séjour s’élevait à 220 535 dont 26 950 seulement au titre du travail (source INSEE), soit 12 % c’est-à-dire moins de deux sur dix. Et encore ce modeste ratio fait-il figure de record si l’on considère qu’il s’établissait, les décennies précédentes, très nettement en dessous de 10 % (6,8 % en 2007, par exemple). Plus de 90 % de l’immigration s’est par conséquent établie sans vergogne totalement à charge, sans le moindre appel du pied, ni la moindre incitation de qui que ce soit.

Cet engouement des grands gagnants de la mondialisation pour l’inclusion des immigrés, réfugiés ou non, procède d’un intérêt bien compris. En effet, la nouvelle économie, de plus en plus digitalisée et robotisée requiert un nombre croissant de petites mains, de manutentionnaires, préparateurs de commande, emballeurs, livreurs au statut de plus en plus précaire, le plus souvent en contrat à la petite semaine, voire à la journée, avec même le retour du travail à la tâche sans parler du défaut de déclaration et des salaires et protection sociale indignes.

Arnaud Raffard de Brienne

Article paru dans Présent daté du 6 juillet 2021

Économie. Une campagne d’opinion manipulatoire en faveur de l’immigration massive

immigration Macron

L’immigration est-elle une nécessité pour pourvoir les besoins en main-d’œuvre de l’économie française ? Sans aucun doute, oui, si l’on en croit l’intense campagne d’opinion organisée dans ce sens. Pour peu, on en oublierait que la France sort à peine d’une des plus graves crises économiques de son histoire.
En 1841, Chateaubriand soulignait dans ses Mémoires d’outre-tombe les écueils de la formation des opinions : « Tout mensonge répété devient une vérité. » La période récente illustre l’entreprise de conditionnement des esprits visant à faire accepter aux Français une immigration extra-européenne massive, une entreprise qui confine à la saturation cognitive. Les exemples qui suivent en témoignent : c’est une nouvelle fois par la répétition que la nomenklatura veut faire accepter aux Français ce que la majorité d’entre eux refuse, comme en attestent les nombreux sondages réalisés à ce sujet.

L’immigration massive est indispensable, selon la Commission européenne

La position de la Commission européenne est constante en la matière : les pays européens doivent accueillir plus d’immigrés.

En 2008, les bureaucrates européens estimaient déjà que « suite au vieillissement rapide de la société, l’Europe n’a désormais plus d’autres choix que celui de prendre des décisions courageuses, y compris dans le domaine de l’immigration, si l’on veut garantir la croissance économique et la richesse aux générations futures. […] Pour remédier [à la baisse prévisible, NDLR] de la taille de la population en âge de travailler, l’UE devra, à l’avenir, attirer plus d’immigrants et ce, à chaque niveau de compétence et de qualifications ».

Les successeurs de Jacques Delors, de Manuel Barroso et de Jean-Claude Juncker n’ont pas dévié de la ligne tracée par leurs illustres prédécesseurs.

En mars 2017, le commissaire européen aux migrations et aux affaires intérieures, Dimítris Avramópoulos, s’exprimait dans le journal suisse Le Temps : « Les Vingt-Sept auront besoin à l’avenir de 6 millions d’immigrés. »

Plus proche de nous, le 23 septembre 2020, la commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, était tout aussi catégorique : « L’immigration fait partie de ce qui rend notre continent prospère. Nous avons beaucoup d’immigration à destination de l’UE. Et nous avons besoin de ces gens, notre société vieillit. Mais nous avons aussi besoin de nouvelles voies d’immigration légale. »

Mais professer des opinions en la matière n’est pas suffisant. Plusieurs études parues durant le premier semestre 2021 visent à donner à ces positions un vernis scientifique. Il s’agit autant de produire un travail argumenté que de communiquer : ces travaux ont dépassé le cadre des cercles dirigeants et ont été très largement médiatisés. C’est un véritable festival.

Le livre vert de la Commission européenne sur le vieillissement

La Commission européenne a lancé le top départ en rendant public le 27 janvier 2021 un « livre vert sur le vieillissement ». Si ce rapport vise à mieux prendre en compte le vieillissement de la population dans l’Union européenne, il n’en oublie pas pour autant de souligner que l’une des « manières de prévenir ou de limiter les conséquences négatives du vieillissement sur notre société » est de « favoriser l’immigration légale ».

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