L’arme de destruction massive : la crypto monnaie

28/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’adoption par le parlement des Îles Marshall, du principe d’une crypto monnaie mise en œuvre par une société israélienne présage de mauvais augures pour ce petit pays inerme dépendant de la protection assurée par les Etats-Unis, rapporte Le Réseau Voltaire.

Le FMI a brandit la menace de la non convertibilité en dollar de la nouvelle crypto monnaie qui s’intitule Sovereign.

Pour rentrer dans le rang, le Parlement se prononcera sur la mise en application de la crypto monnaie et risque de censurer le gouvernement d’Hilda Heine.

Actuellement seul le Venezuela dispose d’une crypto monnaie dont la valeur est fixée sur les réserves naturelles du pays, ce qui a permis de mettre fin à la dépréciation du Nouveau Bolivar.

Le Royaume-Uni, le Canada, Singapour, la Turquie et l’Iran étudient la possibilité de créer leur propre crypto monnaie.

Une souveraineté réelle pour s’émanciper de la mainmise du dollar sur le commerce et les échanges internationaux passe par une indépendance monétaire quelle qu’en soit la forme.

Aujourd’hui est censé être le « vendredi noir » ou comment une fête traditionnelle a été dévoyée en farce consumériste

23/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier se déroulait aux Etats-Unis la fête de Thanksgiving, une célébration traditionnelle chez les Américains. Retour sur l’origine de cette fête et sur son dévoiement commercial sous le nom de « Black Friday ».

En 1620, des puritains anglais fuyant les persécutions religieuses débarquent en Amérique et fondent la colonie de Plymouth dans l’actuel état du Massachusetts. Mais ces citadins, d’anciens bourgeois et commerçants, sont incapables de survivre dans ce nouveau monde où tout est à refaire, et ils ne doivent leur survie qu’à l’aide inespérée d’Indiens. Ceux-ci en effet leurs apprennent alors à cultiver le maïs, et les sauvent ainsi d’une grave famine. Le quatrième jeudi de novembre 1621, les Pères pèlerins célèbrent avec leurs amis indiens leur alliance et leur entente, la « Thanksgiving » ou le « merci du don » lors d’un grand repas où l’on mange avec plaisir du maïs et des dindes sauvages.
C’était il y a presque 500 ans, et bien des choses ont changé depuis.

Si la société américaine a conservé quelques aspects de la vie puritaine de ses fondateurs on aurait bien du mal à retrouver l’origine de Thanksgiving dans la débauche délirante du Black Friday. La plupart des entreprises américaines, n’ayant pas les mêmes réglementations que les entreprises françaises pour les soldes, décident de solder de manière importante beaucoup de leurs articles le vendredi suivant Thanksgiving.

Pour les familles américaines, et désormais européennes, c’est l’occasion de faire les courses de Noël en avance et à de supposés bas prix. Cette baisse de prix pour un laps de temps très court favorise l’achat impulsif. L’année dernière, un Américain sur cinq s’est rendu dans un supermarché pour l’occasion et a dépensé 381 dollars par personne.
Le commerce en ligne pratiquant les mêmes promotions, Amazon vendait l’année dernière près de 970 articles par minute à la même date.

Voilà comment les grandes entreprises, profitant des fêtes de fin d’année et d’une fête traditionnelle, ont réussi pour certaines d’entre elles à faire leur chiffre de l’année, au risque parfois de provoquer des morts écrasés par une foule obnubilée par la consommation. On observe le même phénomène de récupération consumériste est observé en Chine.

Le géant chinois Alibaba a créé la journée des célibataires le 11 novembre. Proposant des réductions pendant 24 heures, les commerçants déclenchent une frénésie d’achats sur Internet qui croît chaque année. Ainsi, en 24 heures, en 2017, se sont vendus pour 24 milliards de dollars de biens, soit plus que tout ce que produit en un an la Lettonie ou l’Islande.

Le Maroc se paie un TGV flambant neuf, financé pour moitié aux frais du contribuable français

19/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Mercredi dernier, le président Macron était au Maroc pour participer à la cérémonie d’inauguration du TGV reliant Tanger à Casablanca, au côté du roi Mohammed VI. Ce projet franco-marocain a été lancé en septembre 2011 par le président Nicolas Sarkozy, et inspecté en septembre 2015 par François Hollande.

Il s’agit de la Ligne à Grande Vitesse la plus rapide d’Afrique. Ce projet, qui a coûté environ 2 milliards d’euros, a été financé à 50 % par la France. Macron a parlé d’« un projet phare de la relation bilatérale entre la France et le Maroc ».

Cette dépense d’un milliard d’euros donc, réalisée alors que les Français crèvent sous le poids des impôts et les taxes, a provoqué la colère de Louis Alliot, qui souligne que le gouvernement se montre par ailleurs incapable de financer la ligne de TGV Montpellier / Perpignan, pourtant déclarée d’intérêt européen…


Universités américaines : les Chinois, chercheurs ou espions ?

Depuis des décennies, les universités américaines et certaines entreprises ont, en toute légalité, recruté un nombre impressionnant de chercheurs ressortissants de la Chine communiste. Elles les ont accueillis malgré les mises en garde répétées des autorités de Washington, inquiètes de la montée en puissance de l’espionnage de Pékin. De tous les diplômes décernés chaque année par ces universités à des scientifiques et ingénieurs, 25 % des récipiendaires ont un passeport à l’effigie de Mao. La Chine est de très loin le pays étranger le plus massivement représenté parmi les diplômés américains. Chaque année, plus de 50 000 citoyens chinois dont les hautes études ont été couronnées par Stanford, Princeton ou Harvard intègrent le marché du travail aux Etats-Unis, soit avec un permis temporaire, soit avec une carte de résident permanent – la célèbre carte verte. De leur côté, les universités ouvrent chaque année leurs portes à environ 10 000 chercheurs chinois expérimentés pour leur confier la réalisation de projets du gouvernement fédéral. A cela s’ajoute une moyenne de 10 000 autres Chinois sponsorisés par des entreprises américaines afin de leur permettre d’obtenir la carte verte.

En tout, ils sont 150 000 Chinois experts en technologie parfaitement assimilés aux mœurs, à la mentalité, au travail de leur pays hôte. Combien parmi eux sont-ils des espions choisis, entraînés, téléguidés par Pékin afin que la Chine populaire devienne dans quinze ans la grande puissance économique et militaire dont rêve le président Xi ? Impossible réponse. On sait qu’ils existent. On sent qu’ils agissent. On constate qu’ils marquent des points. Et on imagine qu’ils sont partout. Menace diffuse, omniprésente. Elle tourne ici à l’obsession. En mars dernier, Christopher Wray, directeur du FBI, la police fédérale, sonnait le tocsin. « L’Amérique, affirma-t-il, est le pays au monde le plus espionné par la Chine communiste. D’une façon constante, systématique et agressive. Le gouvernement de Pékin travaille étroitement avec les entreprises chinoises établies aux Etats-Unis afin d’y dérober le moindre secret capable de fournir à leur pays un avantage sur tous les autres. Cet effort méthodique couvre tous les domaines, de la culture du maïs dans l’Iowa aux turbines aériennes du Massachusetts, en passant par la technologie des engins guidés de Californie. »

La récente histoire de Ji Chaoqun, 27 ans, illustre bien les propos du chef du FBI. Ji a été arrêté le 25 septembre dernier. Il avait atteint le grade de commandant dans la hiérarchie de l’espionnage chinois. En 2013, il arrive aux Etats-Unis avec un visa d’étudiant et s’inscrit à l’Illinois Institute of Technology de Chicago. En 2016, il intègre un programme de l’armée spécialisé dans la recherche d’étrangers dont les capacités intellectuelles sont considérées comme vitales pour la défense des Etats-Unis. Durant deux années, Ji a effectivement obéi aux ordres de ses supérieurs. Il a recruté des jeunes venus d’ailleurs et de haut niveau. Mais ce n’était pas pour les Etats-Unis. C’était pour son propre pays, la Chine. Ji était pourvoyeur d’espions. Pourquoi ce défi est-il si dramatique ? Pour deux raisons. D’une part, l’espionnage chinois a des effets corrosifs sur la recherche, l’emploi, l’industrie, et finalement les consommateurs. D’autre part, il livre pieds et poings liés les patrons d’entreprises et les présidents d’universités à un phénomène qui les ronge et devant lequel ils demeurent impuissants.

Donald Trump a été le premier d’une longue lignée de présidents à réagir contre ce parasitisme venu de Chine. Deux consignes viennent d’être données aux ambassades et aux consulats des Etats-Unis établis dans tous les pays du monde. Les citoyens chinois voulant étudier, dans une université américaine, la haute technologie, la robotique ou l’aviation ne pourront désormais obtenir qu’un visa d’un an dont le renouvellement s’avère d’ores et déjà très hypothétique. Et ceux parmi les citoyens chinois qui envisagent de devenir aux Etats-Unis chercheurs ou gestionnaires d’entreprises appartenant à des domaines ultrasensibles devront passer au crible d’un contre-espionnage particulièrement méfiant. Mesures minimales de salubrité publique prises par un président conscient de ses responsabilités ? Pensez-vous… De multiples critiques ont jailli du Congrès accusant Trump d’être un anti-américain, un xénophobe et un raciste. « S’attaquer ainsi à une communauté précise pour un soi-disant espionnage, s’indigne Judy Chu, membre démocrate de la Chambre des représentants, c’est s’attaquer à nos valeurs fondamentales de liberté, de dignité et d’égalité. » De son côté, Dick Durbin, sénateur démocrate, est tombé dans le grotesque en choisissant l’exception qui ne prouve rien : « On parle d’espionnage chinois, lança-t-il, mais on parle moins de Daniel Tsui, immigrant chinois, diplômé de l’université de Chicago et prix Nobel de physique en 1998. »

Christian Daisug

Article repris du quotidien Présent

Quand Monsanto triche pour faire accepter son Roundup

19/10/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Sur les plus grands salons et foires agricoles européens, des hôtesses s’exprimaient aux noms de “groupes d’agriculteurs” qui se battaient pour l’autorisation du glyphosate. Elles étaient prêtes à répondre à toute interview des politiques ou de la presse.

Mais aucun agriculteur européen n’était à l’origine ni ne soutenait ces groupes …

Nommés “Free to farm”, “liberta di cultivare” ou encore “Agriculture et liberté”, ils étaient fabriqués par une société de lobbying, basée en Irlande, et payée par Monsanto.

C’est Greenpeace qui a dévoilé cette mascarade.

Car la société de lobbying irlandaise “Red Flag Consulting” pour sa propre promotion se vantait d’avoir pu influer au plus haut niveau des décisions européennes, afin “de changer la position de cibles identifiées au sein du gouvernement français, mais aussi allemand, anglais, polonais, espagnol, néerlandais, italiens et roumains”.

Outre les moyens irréguliers auxquels Monsanto n’hésite pas à avoir recours ceci traduit une fois de plus du conséquent pouvoir des groupes de lobbying auprès de nos dirigeants…

Une pétition lancée contre le « secret des affaires » de l’Agence du médicament

03/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est accusée par une association de malades de la thyroïde d’avoir dissimulé des informations relatives à la nouvelle formule du Levothyrox du laboratoire allemand Merck, en faisant jouer la loi sur le « secret des affaires ». En effet, à l’occasion d’une des procédures judiciaires en cours, Maître Emmanuel Ludot, « avocat de patients-victimes a demandé à l’ANSM de lui communiquer le dossier de la nouvelle formule » du médicament, explique le Dr Philippe Sopena, conseiller médical de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), qui porte ces accusations. « Après plusieurs mois d’un retard injustifiable, l’ANSM ne lui a communiqué qu’un dossier “expurgé”, dans lequel manquaient, notamment, le lieu de production et le nom de l’entreprise qui fabrique le principe actif du Levothyrox », selon l’association.

Qu’avait donc à cacher cette simple autorisation de mise sur le marché ?

Or, ce flou a de quoi faire réagir, au vu du scandale qui a suivi, lié aux effets secondaires handicapants rencontrés par nombre de consommateurs de la nouvelle formule du Levothyrox : perte de cheveux, fatigue intense, insomnies, douleurs musculaires… Pour l’avocat Emmanuel Ludot, les tractations pour changer la formule du Levothyrox sont liées à des intérêts industriels. « Je ne serais pas étonné que Merck ait fait pression sur l’ANSM pour changer la formule puisque le laboratoire s’est installé en Chine. Et il fallait bien adapter la formule à la demande chinoise car les Chinois sont massivement intolérants au lactose, ce que contenait l’ancienne formule ».


Pour apporter son soutien à Hapsatou Sy face à Éric Zemmour, Bagelstein renomme tous ses bagels !

02/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Suite à l’intervention d’Éric Zemmour dans l’émission des Terriens du dimanche, la société Bagelstein a décidé – pour apporter son soutien à Hapsatou Sy – de renommer tous ses bagels.

Dans un communiqué de presse accompagné d’une vidéo, l’entreprise annonce que tous les Bagels porteront désormais un prénom qui n’est pas dans le calendrier, “car les Bagels sont comme les prénoms, ils sont tous bons !“…

Voici quelques noms choisis par l’entreprise : Rahné (anciennement Isidore), Mehmet (anciennement Hypolite), Nouria (anciennement Joséphine) et Hapsatou (anciennement Albertine).

Vous pouvez toujours leur faire savoir ce que vous pensez de cette campagne en vous rendant sur les liens suivants :
https://www.facebook.com/bagelstein/
https://www.bagelstein.com/contact


Le site internet Amazon enquête sur ses employés pour trafic de données confidentielles

19/09/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’entreprise enquête actuellement sur certains de ses employés, soupçonnés d’avoir revendu des données confidentielles à des vendeurs et entreprises tierces exerçant sur la plateforme, contre d’importantes sommes d’argent.

Ces informations pourraient notamment leur permettre de mettre leurs ventes en avant.

C’est le Wall Street Journal qui a lancé l’enquête dimanche 16 septembre, après avoir remarqué que certaines revues négatives postées par des clients sur des articles vendus disparaissent du jour au lendemain, sans raison apparente. Les retombées de cette annonce ne se sont pas fait entendre : l’action d’Amazon.com à la bourse était en nette baisse hier, touchant son cours le plus bas depuis que la société a atteint les 1.000 milliards de dollars de capitalisation le 4 septembre.

Ces Américains pro-Trump brûlent leur Nike en réaction à leur dernière pub

05/09/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
La nouvelle campagne de l’équipementier ne laisse pas indifférent.

Colin Kaepernick est le joueur de football américain le plus célébré et le plus détesté aux Etats-Unis, depuis qu’il a lancé un mouvement de boycott de l’hymne américain. Cette semaine, celui qui n’a plus foulé un terrain depuis janvier 2017 est devenu le visage d’une publicité du géant Nike.

Son visage en gros plan est barré d’un slogan sans équivoque : « Croyez dans quelque chose. Même si cela signifie tout sacrifier ». Le visuel, en noir et blanc, qu’il a été le premier à diffuser sur son compte Twitter, a rapidement embrasé les réseaux sociaux.

La campagne de publicité de Nike a été applaudie par certains, vitupérée par d’autres. Les plus critiques ont promis de boycotter la marque ou/et ont déjà brûlé leurs vêtements et tennis portant la célèbre virgule.


Pour Bernard Lugan, “l’Afrique retourne peu à peu à l’économie de traite”

Selon le rapport de mai 2018 de la Banque africaine de développement (BAD), l’Afrique a besoin annuellement de 170 milliards de dollars (mds) d’IED (Investissements étrangers directs) dans le seul domaine des infrastructures. Or, en 2016, pour le total de tous ses postes, elle n’en a reçu que 59 mds, un volume dérisoire qui plus est, en baisse de 3% par rapport à 2016 (Banque mondiale).

Selon le rapport de juin 2018 de la CNUCED, pour l’année 2017, le total en projection des IED mondiaux s’est élevé à environ 1800 milliards de dollars – entre 1670 et 1870 mds – (CNUCED, World Investment Report 2017). Avec ses 60 mds – 65 mds en projection pour 2017), l’Afrique, dans son ensemble continental, et avec son 1,2 milliard d’habitants, a donc reçu presque autant d’IED que Singapour (61,6 mds pour 6 millions d’habitants), et moins que l’Irlande (79,2 mds pour 5 millions d’habitants).

La raison de ce désintérêt de la part des investisseurs est qu’ils n’ont pas confiance dans l’avenir de l’Afrique où, ce qui y fonctionne aujourd’hui peut exploser du jour au lendemain. Et cela parce que tous les pays africains connaissent les mêmes problèmes d’inadéquation entre les réalités humaines (ethniques) et le placage institutionnel importé.

Les exemples de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone sont éloquents à ce sujet_: voilà deux pays qui, à la fin du siècle dernier, étaient présentés comme deux miracles africains et qui, l’un et l’autre se sont effondrés en quelques semaines avant de sombrer dans deux terribles guerres ethno-civiles.
Quant à l’Afrique du Sud, avec à peine 1,3 md de dollars d’IED en 2017 contre 2,3 mds en 2016, son cas est emblématique de la faillite d’un pays dont les dirigeants ont consciencieusement dilapidé et pillé l’immense héritage légué par les Blancs.

Alors, laissons les adeptes de la méthode Coué à leurs nuées pour nous en tenir au seul diagnostic[1] :
1) A l’exception de quelques matières premières, rien de ce que produit l’Afrique n’est stratégique.
2) Pour les investisseurs qui sont tout sauf des philanthropes, il n’y a guère d’intérêt à investir en Afrique où les infrastructures sont à faire ou à refaire périodiquement, et où la corruption fausse toutes les règles du marché.

Voilà qui explique pourquoi, en dehors d’enclaves quasi exterritorialisées et tournées vers l’exploitation et l’exportation de matières premières à forte valeur, la quasi-totalité du continent africain, au sud du Sahara, n’attire pas les IED.
Les lamentations et les discours incantatoires ne changeront rien à cette réalité.
Résultat, l’Afrique retourne peu à peu à l’économie de traite… Comme au XVIIIe siècle, car, si l’investissement n’y est pas rentable, le commerce l’est, lui qui n’a en effet pas besoin de lourds investissements dont la rentabilité est à long terme. Ses perspectives étant à court terme, il ne recherche pas cette visibilité que l’Afrique est incapable de donner aux investisseurs qui exigent une triple sécurité financière, politique et existentielle.

[1] Voir à ce sujet mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique. En commande ici.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Santé Publique : des militants d’ATTAC occupent un Apple Store

05/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le 30 juin dernier, des militants d’ATTAC ont occupé un Apple Store de Paris, le transformant en service d’urgences improvisé.

Le message : les caisses sont vides pour la santé en France, alors que les multinationales échappent à des taxes qui pourraient lui être bien utiles.

Un reportage proposé par Radio Sputnik.


Niches fiscales, mensonges et vieux slogans, par Jean-Gilles Malliarakis

Le vieux slogan de la chasse aux niches fiscales revient ces derniers temps. À l’ordre du jour, la communication officielle focalise sur la remise en cause des taux réduits de TVA. Dans un tel registre, le 7 juin, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, n’a fait qu’en évoquer l’hypothèse. À l’entendre le gouvernement pourrait, pure éventualité par conséquent, revenir sur les taux de TVA réduits, et ceci seulement dans le cadre du plan Action publique 2022.

Entendons-nous bien : cette campagne, purement démagogique parce que dirigée contre de prétendus privilèges, tend à détourner contre des indépendants, contre des artisans, contre des restaurateurs mais aussi contre des familles, l’impopularité qui s’attache aux catégories privilégiées.

Nos technocrates font régulièrement remonter non seulement ce genre de problèmes mais aussi la questionnement par lequel ils les abordent. Cela revient donc périodiquement comme la marée, sans fatigue ni démenti.

Les journaux qui se veulent informés aiment à citer à ce sujet des chiffres très précis. Trop précis, peut-on estimer.

Depuis 2003, les institutions non élues qui régentent l’impôt en France dénombreraient plus de 400 exceptions. Chiffre énorme évidemment.

En 2005, une autre manière d’évaluer le sujet apparaît. Elle s’exprime au gré d’une affirmation du SNUI, Syndicat national unifié des impôts. Celui-ci prétend que l’addition de ces mêmes exonérations, détaxations, etc. coûterait à l’État 50 milliards d’euros. On va jusqu’à parler d’un manque à gagner.

On ne s’interroge pas, dès lors, sur l’homogénéité de ce que l’on agrège pêle-mêle. On y trouve : l’abattement spécial sur les plus-values réalisées lors de la cession d’un cheval de course ou de sport, comme l’exonération des prix littéraires, artistiques et scientifiques, ou d’autres détaxations concernant le cinéma ou la pêche. S’y ajoutent aussi, par exemple, telles déductions qui permettent de contourner la propension des particuliers à recourir au travail noir : ainsi des charges sociales afférentes à l’emploi du personnel domestique. Il en va de même pour les taux réduits de TVA, etc.

On parle de dépense fiscale. Or, là aussi, l’expression se révèle trompeuse : à une dépense fiscale ne correspond pas une dépense effective. Elle ne se traduit par aucun débours du trésor public ou des caisses sociales. Sa suppression alimente les hausses d’impôts et ne réduit nullement la dépense publique. Elle ne fait que rogner, éventuellement, le déficit.

Quelques années plus tard, en 2008, Christine Lagarde, alors ministre des Finances du gouvernement Fillon relance le sujet. La nomination de cette juriste, aujourd’hui directrice du FMI, ne devait rien au choix des électeurs. À son tour elle évalue la portée de ces exonérations et parle de plus de 359 niches fiscales.

Une évaluation de l’Assemblée nationale parle, elle aussi avec beaucoup de précision, de 486 dispositifs.

Outre de telles oscillations quantitatives, on peut s’interroger quant à la légitimité de l’intervention dans le débat fiscal des organismes purement administratifs. Aussi compétents et minutieux se révèlent-ils dans leurs études, ils ne devraient être tenus que pour des instances purement consultatives, avec la réserve fondamentale qu’ils sont composés exclusivement de hauts fonctionnaires.

Dans une démocratie, le principe fondamental devrait demeurer qu’aucune taxation ne peut être établie sans représentation du contribuable. Ce principe existait déjà sous l’Ancien régime dont la constitution historique imposait la convocation des États généraux pour adopter des impôts nouveaux. Confier au seul parti ministériel, c’est-à-dire aux héritiers politiques du brillant Calonne[1], le soin d’établir et d’évaluer le Code général des impôts reviendrait à reconnaître que le régime républicain du XXIe siècle fonctionne d’une manière moins démocratique que la monarchie absolue du XVIIIe siècle…

Pour un bonheur rare offert à l’intelligence, face à ce qui se dessinait dans les bureaux du ministère de Mme Lagarde, sis à Bercy, Pascal Salin éclairait une fois pour toutes le sujet dans Les Échos[2].

À l’époque, c’est-à-dire il y a dix ans, on bénéficiait d’une plus grande liberté d’expression et de critique. A la lecture de cet écrit critiquant les doctrines du parti ministériel, on comprenait qu’il fallait ou bien abolir toutes les exceptions, ou n’en abolir aucune.

Dans un cas comme dans l’autre, la logique, aujourd’hui encore, imposerait de diminuer à due proportion les taux d’impositions eux-mêmes. On se situerait alors dans un pouvoir rationnel.

Mais, dirait Kipling, ceci serait une autre histoire.

[1] Ce brillant personnage devint contrôleur général des Finances en 1785 et cessa ses fonctions en 1787.
[2] cf. Faut-il supprimer les niches fiscales ? par Pascal Salin in Les Échos du 11 juillet 2008.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Droits de diffusion du football : un domaine dans lequel les enjeux dépassent largement la sphère sportive

31/05/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les dernières sommes attribuées pour les droits audiovisuels du football en France grimpent encore, dans un domaine dans lequel les enjeux dépassent largement la sphère sportive

La ligue de football professionnelle a bouclé en début de semaine son appel d’offre portant sur la diffusion télévisée de la ligue française de ce sport. Pour la période 2020-2024, les droits télévisés se sont vendus à plus d’un milliard d’euros par an, soit une hausse de 60 % par rapport aux prix actuels. Un phénomène similaire à ce qui est observé dans les autres pays européens qui ont connu des augmentations équivalentes pour leurs championnats nationaux, les droits de la ligue anglaise dépassant même assez largement les deux milliards d’euros annuels.

Ces chiffres semblent astronomiques pour de simples événements sportifs.

En effet, mais le football au XXIe siècle a largement dépassé la simple sphère sportive, pour devenir un évidemment vecteur commercial mais aussi politique, grâce à son audience considérable et toujours croissante. Si en France 2 personnes sur 5 se déclarent intéressées par le football, les chiffres sont plus élevés encore en Angleterre ou en Espagne.

Quels sont donc les messages extra-sportifs pouvant être véhiculés par le biais de ce sport ?

Les exemples sont légion. À l’échelle nationale, la victoire de l’équipe représentant la France en 1998 a ainsi été l’occasion de mettre en avant le fait qu’elle contenait quelques joueurs d’origine africaine, et de glorifier ainsi cette équipe représentant une France métissée. Plus récemment les performances sportives remarquables d’un joueur égyptien de l’équipe de la ville de Liverpool a été l’occasion pour de nombreux médias de mettre en avant le fait que celui-ci était un fervent pratiquant de l’Islam.

À une échelle plus globale, l’organisation d’événements sportifs de grande ampleur s’est révélée être une occasion en or pour des pays de s’offrir une bonne réputation internationale.

Ainsi, les prochaines compétitions internationales majeures se dérouleront en Russie et au Qatar, deux pays critiqués internationalement et qui y ont vu l’occasion rêvée de redorer leur blason devant plus de 3 milliards de téléspectateurs.
Ce même Qatar a investi des centaines de millions d’euros dans l’équipe de la ville de Paris afin de s’immiscer dans le paysage de la capitale. Dans le même temps la chaîne de télévision Qatarie Al Jazeera était introduite en Europe et plus précisément en France sous le nom plus neutre de bein sport, en y proposant la diffusion de nombreuses compétitions sportives.