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La petite histoire : Colbert, le véritable artisan du Grand Siècle

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Quand on évoque le Grand Siècle, on pense évidemment au Roi Soleil, jusqu’à éclipser le reste. Or derrière l’éclat de Louis XIV s’est dressé un homme, Jean-Baptiste Colbert. Jamais dans l’histoire de France un ministre n’eut autant de pouvoir. Economie, finances, grands travaux, marine : Colbert était partout, et son influence s’étendra bien après sa mort, avec une pensée économique qui porte d’ailleurs son nom, le colbertisme. Retour sur le parcours et l’œuvre d’un grand homme dans l’ombre du Roi Soleil. Une émission réalisée en partenariat avec la Nouvelle Revue d’histoire et diffusée par TV Libertés,

« La Rébellion cachée », un film qui rend hommage aux martyrs vendéens

13/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
c’est la projection ces jours ci à Paris du film « La Rébellion cachée ».

Daniel Rabourdin, le réalisateur rend ainsi hommage aux martyrs vendéens victimes du 1er génocide commis au nom de la sacro sainte république. Déjà diffusé aux USA, ce film a été réalisé par des Français sans aucune aide publique uniquement grâce à un fonds participatif.

Mêlant passion, scènes de guerre, et réalisme des reconstitutions de la vie quotidienne, le réalisateur utilise un genre osé entre la fiction et le documentaire.

Diffusée à la télévision américaine, l’histoire de cette rébellion cachée a déjà séduit outre atlantique 100 000 téléspectateurs. Le réalisateur semble plutôt dubitatif sur une diffusion à la télévision française, mais compte bien lorsque la version française sera achevée faire le siège des cinémas français.

Le Puy du Fou reçoit l’« oscar » de la meilleure création mondiale à Los Angeles

12/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le célèbre parc à thèmes historiques du Puy du Fou vient d’être couronné pour la deuxième année consécutive d’un Thea Award pour le spectacle « Le dernier Panache ». Ce prix récompense la meilleure création mondiale dans le secteur des parcs d’attractions.

« Le dernier Panache » est une fresque historique sur la guerre d’indépendance américaine. L’an dernier, c’était le spectacle Les amoureux de Verdun qui avait déjà été distingué.

Une belle récompense pour le parc, créé par Philippe de Villiers, qui fête ses 40 ans cette année. Celui ci poursuit son développement, avec l’annonce par Nicolas de Villiers, son président, de l’ouverture d’un nouveau parc près de Tolède en Espagne en 2020.


Bérénice Levet : « Le crépuscule des idoles progressistes »

Bérénice Levet Livre11/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Bérénice Levet appartient à cette nouvelle génération d’intellectuels qui vient bousculer les vieilles badernes du politiquement correct qui hantent encore les plateaux de télévision et les amphis des universités. Docteur en philosophie et enseignante, spécialiste d’Hannah Arendt, Bérénice Levet vient de publier un ouvrage de combat intitulé : Le Crépuscule des idoles progressistes (Stock). Elle y analyse les fondements de l’idéologie progressiste, son échec annoncé et ses possibles remèdes.

L’écrivain indique qu’il est urgent de renouer avec notre héritage, quitte à se rendre suspect dans une époque où celui-ci est vu comme un privilège oppresseur. Il est tout aussi vital d’assumer le droit des peuples à la continuité historique en transmettant une identité civilisationnelle à nos enfants.

Pour ne pas les jeter dans un monde sans repère ni profondeur, il convient de les escorter dans un univers riche de signes, de symboles, de degrés et en faire des hommes libres.

Pour cela, la philosophe considère qu’il est impératif de refondre l’école dont la vocation de transmission structurante et d’édification a été dévoyée pour en faire un outil de déconstruction et de désaffiliation.

Un ouvrage à lire de toute urgence et un entretien accordé à TVLibertés à regarder pour détenir les clés d’une lutte efficace contre l’idéologie moderniste incarnée, notamment, par Emmanuel Macron.

Macron président

Emmanuel Macron est président : que faire ?, par Gabriel Robin

Gabriel Robin

Gabriel Robin

La clé du succès d’Emmanuel Macron est qu’il a su créer une dynamique positive autour de sa candidature. […] Le blitzkrieg du marcheur s’explique tant par une conjonction particulièrement favorable des astres politiques que par les qualités propres qu’il a su exprimer […].

Nous devons donc tirer des enseignements de ce qui constitue une défaite, dans un contexte très spécifique (impopularité record du précédent exécutif, série toujours en cours d’attentats terroristes, crise majeure de la zone euro) :

– Il y eut des prémices à ce semi-échec. D’abord, la session de rattrapage de l’élection autrichienne. Puis, dans un second temps, les résultats assez faiblards des populistes néerlandais. Sans faire mention des plus anecdotiques élections partielles allemandes, au cours desquelles l’AfD chutait assez lourdement. On ne peut pas établir de parallèle exact, tant les sociologies électorales de ces formations alliées sont diverses, mais il semblerait que les progressions de ces mouvements subissent une érosion. Effet de seuil ? Possible.

La clé du succès d’Emmanuel Macron est qu’il a su créer une dynamique positive autour de sa candidature. À nous, aussi, d’entraîner une vague d’espérance pour la France et le continent européen. Il faut savoir se projeter dans le futur ! Si nous lui laissons l’exclusivité de la narration du présent, nous lui confierons les clés de l’avenir.

– Peut-on dire que notre discours a été parfaitement entendu ? Oui, mais pas par une majorité. Nous devons nous adresser à l’ensemble du corps électoral français. Certes, un jeune avocat des métropoles mondialisées n’aura pas forcément les mêmes préoccupations quotidiennes qu’un ouvrier picard dont l’usine est menacée par les délocalisations. Mais tous ont un point commun : ils vivent dans une France menacée par la submersion démographique, l’islamisme et la relégation.

Pour s’adresser à la France dans toute sa complexité sociologique, il faut urgemment adapter notre discours. Éviter le folklore, les outrances ou l’hystérie.

– Nous devons constituer la première force d’opposition à Emmanuel Macron, dont le programme, je le crois, ne pourra pas pleinement répondre aux aspirations des Français.

Le temps de la réflexion est venu. Sans rien perdre de ce qui fait sa force, notre mouvement peut et doit évoluer. Il le faudra car le temps presse. Le train passe rarement deux fois…

Gabriel Robin

Extraits d’une tribune publiée par Boulevard Voltaire
(reprise partiellement ici avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Bataille de Lépante

La petite histoire – Lépante : l’Europe face à la menace ottomane

Bataille de Lépante : en 1570, l’empire ottoman poursuit son expansion en Méditerranée orientale en se lançant à la conquête de Chypre, une des bases avancées de la République de Venise dans la région. C’est le point de départ de la formation de la Sainte Ligue, lancée par le pape Pie V et réunissant la plupart des puissances européennes. Le but : porter un coup d’arrêt décisif à l’expansion musulmane. Une flotte est réunie. Elle rencontrera la flotte turque le 7 octobre 1571, au large de Lépante, où va se dérouler une immense bataille navale qui mènera la chrétienté à la victoire. Une émission de TV Libertés.

NRH Etats-Unis Empire

Les Etats-Unis d’Amérique, un Empire du XXe siècle, par Philippe Conrad

Tous ceux qui avaient misé ces dernières années sur le repli de l’Amérique et l’avaient cru confirmé par les discours de son nouveau président en auront été pour leurs frais. En réagissant instantanément et unilatéralement au bombardement chimique prêté à Bachar El-Assad, les États-unis ont tenu à montrer qu’ils demeuraient la première puissance du monde et qu’ils entendaient le rester.

En une salve de missiles de croisière Tomahawk, ils ont « puni » le dirigeant syrien, rappelé aux Russes qu’ils n’entendent pas se voir écartés du règlement des crises proche-orientales, satisfait leurs alliés israélien et saoudien et envoyé un avertissement à l’Iran et au Hezbollah pour les dissuader de pousser leurs pions dans une région totalement déstabilisée depuis la désastreuse intervention engagée en Irak en 2003. Pour couronner le tout, on apprend qu’un groupe aéro-naval américain est en cours de déploiement au large des côtes coréennes…

Des gesticulations politico-stratégiques par lesquelles Donald Trump entend montrer que l’Amérique, apparemment tentée par un certain repli, n’a pas dit pour autant son dernier mot dans les affaires du monde, même si l’ordre planétaire établi à son profit en 1945 commence à être jugé anachronique par beaucoup, au moment où un monde multipolaire semble devoir remplacer « l’empire bienveillant » que George Bush père appelait de ses voeux en 1991. Il va donc falloir relativiser le « déclin » d’une Amérique qui conserve de sérieux atouts, un siècle après s’être imposée, à la faveur de la guerre de 1914-1918, comme une véritable puissance mondiale.

NRH Etats-Unis Empire 1Le peuplement rapide par les immigrés européens d’un espace aux immenses ressources et son rapide développement industriel ont fait dès 1890 de ce nouveau monde la première puissance économique de la planète. Mais, bientôt, le percement de l’isthme de Panama et les interventions au Mexique, dans les Caraïbes ou aux Philippines font des États-unis une « république impériale » combinant l’usage de la force militaire et une « diplomatie du dollar » qui assurent sa mainmise indirecte sur l’hémisphère occidental dont le président Monroe a annoncé, dès 1823, qu’il devait demeurer sa chasse gardée.

En 1914, la neutralité s’impose. Le caractère composite de la population d’origine européenne et les convictions pacifistes du président Wilson condamnent toute idée d’intervention dans le conflit opposant les puissances de la vieille Europe. Il faut la guerre sous-marine allemande, les projets de la Wilhelmstrasse d’entraîner le Mexique dans une guerre contre son puissant voisin, mais aussi les liens économiques et financiers établis avec l’Angleterre et la France pour changer la donne.

Entrée dans la guerre en avril 1917, l’Amérique apporte à ses « associés » ses formidables capacités industrielles et navales, un soutien financier désormais assuré dans la durée et, à terme, la perspective d’engager jusqu’à trois millions de soldats en Europe si la guerre doit s’y prolonger pour longtemps. De quoi faire du président Wilson l’arbitre de la conférence de la Paix. Il y impose certes nombre de ses vues mais pour être désavoué par le Congrès puis par les électeurs quand il regagne son pays.

Vient alors le temps de l’isolationnisme avec l’America First du président Harding et de ses successeurs. dont F. d. Roosevelt qui renoue certes avec la société des Nations imaginée par Wilson, mais doit accepter les lois de neutralité censées garantir le maintien de l’isolationnisme américain. L’attaque japonaise de Pearl Harbor remet pourtant en cause le dogme de la non-intervention et les États-unis se retrouvent bientôt à la tête des puissances alliées.

Une fois la victoire obtenue, l’Amérique assure à elle seule, face à une Europe, une URSS et un Japon dévastés, 60 % de la production mondiale et est en mesure d’installer un ordre international qui va durer jusqu’au début du siècle suivant. Première puissance économique et militaire du monde, profitant de l’hégémonie du dollar, contrôlant pour l’essentiel l’innovation technologique, bénéficiant à travers l’universalité de leur langue et de l’expansion planétaire de l’american way of life d’une domination culturelle sans précédent, les États-unis semblent en mesure, surtout après la chute de l’URSS, de maintenir pour longtemps leur statut « d’hyperpuissance ».

Alfredo Valladao pouvait bien prophétiser en 1993 que « le XXIe siècle serait américain » (Alfredo Valladao, Le XXIe siècle sera américain, Éd. La découverte, 1993), le tragique propre à l’histoire est venu bouleverser les prospectives les plus assurées. Un siècle après l’émergence de l’Amérique impériale, les cartes sont rebattues et de nombreux possibles se dessinent. Rien n’est acquis mais il apparaît toutefois clairement que l’Amérique n’a pas dit son dernier mot.

Philippe Conrad

Editorial du n° 90 de la Nouvelle Revue d’Histoire
Dossier : 1917, l’émergence de l’Amérique impériale

Critique du film « À bras ouverts » : un lynchage médiatique « à bras raccourcis » !

Source : OJIM – “Critique du film « À bras ouverts » : un lynchage médiatique « à bras raccourcis » ! “

La nouvelle comédie intitulée « À bras ouverts » du réalisateur Philippe de Chauveron ne laisse pas les critiques cinématographiques indifférents.

Le Parisien estime que le film « brosse un portrait ultra-caricatural et indigne de la communauté rom ». « Avec de la tendresse et de l’empathie, le film aurait peut-être évité le racisme. »Pour Le Monde, il s’agit de « racisme à doses allopathiques ». Pour les Inrocks, nous sommes en présence d’un « un sommet d’humour discriminatoire… ». On pourrait multiplier les exemples.

Mais la palme du lynchage revient à France Culture. La chaine de radio a en effet consacré une partie de l’émission « Du grain à moudre » du jeudi 13 avril à la dénonciation du caractère prétendument raciste du film. Les invités ont déployé sans aucune contradiction leur réquisitoire, l’animateur de l’émission jouant le rôle de faire valoir, relançant le débat par des questions complaisantes.

Les critiques discordantes sont rares, comme le relève Valeurs actuelles. Le Figaro évoque « une vraie comédie de mœurs sur notre société multiculturelle” et un film qui “fait valser les préjugés et les clichés ». Causeur estime que ce film « potache » « se moque gentiment des bourgeois de gauche aux grands discours humanitaires ».

Ne trouverait-on pas là une partie de l’explication du lynchage médiatique de ce film par une classe de bobos piquée à vif et mise devant ses contradictions ?

Nos Trissotin contemporains manquent singulièrement de recul et d’humour. En 1976, Ettore Scola dressait dans « Affreux, sale et méchant » un portait féroce d’habitants d’un bidonville romain. Notre époque triste et politiquement correcte laisserait-elle encore s’exprimer comme en 1982 « zézette » dans le film « Le père Noel est une ordure » ? Ne serait-elle pas désormais qualifiée de « caricaturale » et de « dégradante » ?

Seul motif de consolation : le public réserve un très bon accueil au film, avec 411 000 entrées la semaine de sa sortie (près de 700 000 entrées à ce jour) !

La majestueuse cathédrale de Chartres retrouve son éclat du moyen Age

29/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis 2008, la cathédrale de Chartres est en chantier. De nombreux corps de métiers se sont activés depuis près de 10 années d’un patient travail, afin de restituer à ce chef d’œuvre médiéval son aspect originel du XIIIe siècle.

A la fin des années 1980, on a découvert que 80% des parements originels de la cathédrale étaient encore présents et qu’il était tout à fait possible de dégager les différentes couches de décor superposées.

C’est ce qui a conduit aux travaux actuels. Plusieurs chantiers ont été menés de front. Notamment, la restauration des vitraux, du tour de chœur et du parement de pierres de la cathédrale.

Désormais, la cathédrale si chère au poète Charles Péguy est de nouveau rayonnante de lumière !

Dernier Panache Puy du Fou

Le Puy du Fou reçoit l’« Oscar » de la meilleure création mondiale à Los Angeles

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le célèbre parc à thèmes historiques du Puy du Fou vient d’être couronné pour la deuxième année consécutive d’un Thea Award pour le spectacle Le Dernier Panache. Ce prix récompense la meilleure création mondiale dans le secteur des parcs d’attractions.

Le Dernier Panache est une fresque historique qui fait revivre François Athanase Charette, héros des guerres de Vendée et de la guerre d’indépendance américaine. L’an dernier, c’était le spectacle Les Amoureux de Verdun qui avait déjà été distingué.

Une belle récompense pour le parc, créé par Philippe de Villiers, qui fête ses 40 ans cette année. Celui ci poursuit son développement, avec l’annonce par Nicolas de Villiers, son président, de l’ouverture d’un nouveau parc près de Tolède en Espagne en 2020.

RTL Le Maire Marocain

Le scoop de RTL : Bruno Le Maire « court après un Marocain » !

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est un scoop de RTL, passé inaperçu, alors que la révélation est pourtant stupéfiante : Bruno Le Maire « court après un Marocain » ! Oui, il s’agit bien de l’ancien candidat à la primaire de la droite, qui soutient désormais Emmanuel Macron ! Et il n’est pas le seul ! Selon Eric Zemmour, qui a divulgué cette information hier matin sur RTL durant sa chronique, « tous les anciens juppéistes » courent eux aussi « après un Marocain », ainsi que Jean-François Copé !

En fait, il semble que RTL ait embauché le célèbre stagiaire de BFM TV, réputé pour ses bandeaux défilants très approximatifs. Bruno Le Maire ne court évidemment pas « après un Marocain », comme il est affiché à l’écran (à revoir ci-dessous à partir de 2 mn), mais « après un maroquin », c’est-à-dire un portefeuille ministériel.

Comme disait Zemmour à propos de l’Education nationale : « Le niveau ne baisse pas, il s’effondre. » En dessous du niveau de la mer… Méditerranée.

Marc Aurèle

La Petite Histoire : Marc Aurèle, l’empereur philosophe

Marc Aurèle Pensées25/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marc Aurèle fut à la fois empereur et philosophe, chose peu commune, sinon unique dans l’histoire. À Rome, on avait connu des empereurs qui s’intéressaient à la philosophie, des empereurs cultivés, mais jamais quelqu’un qui était « la philosophie assise sur le trône ».

Durant son règne, Marc Aurèle a ainsi dû conjuguer entre ses pensées stoïciennes, ses réflexions, et la réalité politique : les guerres, l’État, l’empire. Il aura été le dernier grand empereur romain avant la fin de la Pax romana, et nous a légué, en plus du souvenir de son règne, des Pensées qui font aujourd’hui encore référence.

Une émission de Christopher Lannes pour TV Libertés, en partenariat avec la Nouvelle Revue d’histoire.

Guillaume Perrault

Guillaume Perrault : « Conservateurs, soyez fiers ! »

Guillaume Perrault Livre19/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Lundi 10 avril, le journaliste du Figaro Guillaume Perrault était l’invité de l’Institut de formation politique dirigé par Alexandre Pesey. A cette occasion, TV Libertés en a profité pour l’interroger sur son dernier ouvrage en forme de tribune intitulé Conservateurs, soyez fiers ! (Plon).

Selon Guillaume Perrault, depuis Mai 68, les conservateurs sont continuellement tournés en ridicule, caricaturés, diffamés. Leur rôle souvent glorieux dans notre histoire a été occulté. Déjà sous la révolution, ils avaient essayé d’éviter le bain de sang et la guerre civile alors que les encyclopédistes, comme d’Alembert, faisaient régner la terreur.

A l’époque de la colonisation, les tenants de la tradition n’ont jamais été ses promoteurs contrairement à la gauche. Victor Schoelcher, abolitionniste de l’esclavage dans les colonies, avait approuvé la pratique coloniale de Jules Ferry. Lors de l’affaire Dreyfus, les conservateurs avaient été les premiers à prendre sa défense alors que Jaurès avait dénoncé le déploiement de la puissance juive pour défendre l’un des siens.

Aujourd’hui, pour Guillaume Perrault, « l’impression de vivre un déclin n’est plus l’apanage des élites sociales, […] la mélancolie a changé de camp, […] l’homme de la rue regrette l’amputation du passé ».

Dans cet entretien, l’auteur tente de définir ce qu’est un conservateur, explique pourquoi la tendance conservatrice est tant décriée en France et lance un appel aux électeurs à quatre jours du premier tour de la présidentielle.

Napoléon

La Petite Histoire : Napoléon était-il un « sale con » ?

18/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une vidéo récente, le site Topito.com dresse la liste des « 5 trucs cool inventés par des sales cons ». Dans cette liste on retrouve Hitler, Pétain, Saddam Hussein et… Napoléon !

Tantôt accusé d’être un « tyran colonialiste », sans pitié pour ses adversaires, tantôt jugé responsable de la mort de deux millions de personnes, l’empereur Napoléon se voit ainsi insulté par des gens qui, visiblement, n’ont pas cru bon d’ouvrir un livre d’histoire avant de réaliser leur vidéo. Cet épisode de La Petite histoire, diffusé par TV Libertés, est tout simplement une réponse à ces inepties grossières et pseudo-cool.

Archéologie

L’archéologie française à nouveau en pleine dérive idéologique, par Laurent Chalard

La mise en avant médiatique fin février 2016 par l’Inrap de la découverte inédite de tombes musulmanes à Nîmes, datées du VIII° siècle de notre ère, serait révélatrice, selon un de ses promoteurs, d’une coexistence choisie entre musulmans et chrétiens.

Elle témoigne d’une interprétation de l’histoire de plus en plus en vogue dans le milieu archéologique, qui insiste sur la cohabitation pacifique dans le passé entre différentes cultures ou peuples, les invasions étant perçues comme des événements rarissimes et, somme toute, presque sympathiques !

D’ailleurs, l’emploi du terme « antiquité tardive » pour désigner la fin de l’empire romain est un moyen de nier le caractère catastrophique de son effondrement, contrairement à la perception ressentie par les contemporains, probablement aveuglés par leur haine des « gentils » barbares qui venaient les massacrer…

Il s’ensuit que la vision de l’histoire des archéologues (et de certains historiens) français ressemble de plus en plus au «monde des Bisounours», comme s’ils étaient atteints par une maladie, le «syndrome maya».

Laurent Chalard

Laurent Chalard

En effet, l’archéologue britannique dominant des études mésoaméricaines de la première moitié du XX° siècle, John Eric Thompson, marqué par le conflit de la première guerre mondiale auquel il avait participé, voulait absolument voir dans la société maya une société de savants pacifistes. Or, ce présupposé s’est avéré totalement erroné une fois l’écriture maya déchiffrée, qui a démontré que, comme toutes les autres sociétés humaines, la guerre y régnait en permanence.

Les archéologues français devraient grandement réfléchir à cet exemple car les conclusions de leurs travaux sont très fragiles. En l’absence de textes, les invasions sont difficilement identifiables dans le sol. Par exemple, si le texte de Jules César sur la guerre des Gaules ne nous était pas parvenu, il aurait été très compliqué de déterminer le caractère violent de l’arrivée des Romains en Gaule Chevelue, étant donné l’adoption progressive de l’urbanisme et du mode de vie méditerranéen par les Gaulois. Les amphores romaines sont déjà largement présentes un siècle avant la conquête et un bâtiment construit à la romaine (avec tuiles et enduits peints), découvert en 1992 rue du Souvenir dans le quartier de Vaise à Lyon, a vu son début d’occupation daté de la première moitié du II° siècle avant notre ère. Puis, après la conquête, l’architecture à la romaine ne s’est imposée que quelques dizaines d’années plus tard, l’architecture gauloise étant encore largement dominante à l’époque augustéenne, et l’abandon des oppida s’est fait petit à petit. Les témoignages d’une conquête extrêmement brutale en un laps de temps limité, très difficilement mis au jour avec le texte césarien, n’auraient probablement jamais été retrouvés sans lui !

De même, les invasions normandes, qui se sont déroulées quelques siècles plus tard, n’ont quasiment laissé aucune trace, en-dehors de la toponymie. Pourtant, ces incursions violentes furent un traumatisme certain pour les contemporains et les Normands sont à l’origine de la formation d’une entité administrative spécifique de notre territoire, la Normandie.

Plus globalement, l’archéologie des migrations a toujours constitué un maillon faible de la discipline en l’absence de sources écrites car il apparaît très difficile de savoir si les changements culturels liés à l’apparition de nouveaux artefacts sont le produit d’un changement de population ou de la diffusion d’une innovation au sein de peuples

En conséquence, l’utilisation actuelle de l’archéologie à des fins idéologiques, qui repose sur un calque sur le passé d’une vision d’une société multiculturelle non conflictuelle, est grandement inspirée par la représentation, tout à fait défendable par ailleurs, que leurs promoteurs ont de la société française actuelle. Cette prise de position montre que cette discipline n’a toujours pas tiré les conséquences des errances de son passé, que furent son caractère nationaliste au XIX° siècle, la collaboration avec le nazisme pendant la seconde guerre mondiale ou le marxisme au moment de la guerre froide.

Aujourd’hui, la discipline suit une dérive pacifiste, qui est profondément regrettable, dans un contexte d’avancées considérables, qu’il convient de saluer.

En effet, grâce aux travaux de l’archéologie préventive, nous savons désormais

que le paysage français que nous connaissons aujourd’hui s’est mis en place dès le néolithique, que le niveau de développement des Gaulois n’étaient pas aussi bas que l’historiographie du XIX° siècle avait voulu nous le faire croire dans une perspective (elle aussi) idéologique, ou encore que le Moyen Age ne fut pas aussi obscur, voire parfois déjà très moderne, comme l’ont montré les travaux de Joëlle Burnouf et Isabelle Catteddu.

Or, le maintien d’une posture idéologique pacifiste systématique dans l’interprétation de données très parcellaires risque de remettre en cause certaines conclusions incontestables, du fait de la méfiance inspirée pour l’ensemble de la discipline consécutive de cette dérive. Les archéologues français doivent donc faire très attention à leurs interprétations quand elles manquent de solidité, en gardant toujours en tête que les conflits laissent peu de traces dans le sol, ce qui sous-entend que leur discipline n’est pas la plus apte à aborder la question.

Laurent Chalard
géographe-consultant,
membre du think tank European Centre for International Affairs

Texte repris de Metamag

Restauration de la chartreuse de Neuville

17/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Fondée il y a près de 700 ans, la chartreuse de Neuville sous Montreuil, dans le Pas de Calais, est le plus grand monastère chartreux de France intégralement préservé. L’ordonnancement de ses 18 000 mètres carrés bâtis répondent au schéma imaginé par saint Bruno de Cologne lorsqu’il fonda l’ordre des chartreux.

Mais depuis une trentaine d’années, ces bâtiments se dégradent et certaines parties menacent de ruine. Regroupés en association, des passionnés ont décidé d’agir pour restaurer ce joyau religieux et architectural. Le 1er avril dernier a été lancé le chantier de rénovation.
C’est à ce jour le plus grand chantier sur un monument historique, prévu avec une durée de 3 ans et un coût de 25 millions d’euros.


Dimitri Casali : « Nous sommes en pleine régression intellectuelle »

16/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dimitri Casali livre les clefs de son dernier livre La longue montée de l’ignorance, qui s’appuie sur des chiffres implacables : il y a 10 millions de Français illettrés ou analphabètes, l’école française s’est effondrée dans le classement PISA.

Mais cette montée de l’ignorance est encore pire dans le monde arabe, qui compte, selon l’ONU, 25 % d’analphabètes.

Il revient sur les causes de ce phénomène : relativisme culturel, pédagogisme, disparition de la culture générale, et propose des pistes stimulantes pour y mettre un coup d’arrêt.



Dimitri Casali : "Nous sommes en pleine… par bvoltaire

Kosovo chrétienté Arnaud Gouillon

Un superbe documentaire sur la chrétienté en péril au Kosovo

11/04/2017 – KOSOVO (NOVOpress) : Kosovo, une chrétienté en péril : tel est le titre du documentaire diffusé par KTO et réalisé avec l’aide de Solidarité Kosovo. « Au cours de l’année 2016, à plusieurs reprises, nous avons aussi accueilli Eddy Vicken et Yvon Bertorello, déjà auteurs de plusieurs documentaires primés, lors de plusieurs de nos séjours. La confiance accordée par les Serbes du Kosovo à Arnaud Gouillon, directeur de l’association, a permis aux deux documentaristes de recueillir de nombreux témoignages poignants », se félicite Solidarité Kosovo dans un communiqué.

« Plusieurs amis de l’association se relaient ainsi devant la caméra pour y raconter l’Histoire du Kosovo ou leur vie quotidienne et les persécutions subies », tel le père Serdjan, responsable du bureau humanitaire de Solidarité Kosovo au monastère de Gracanica, ainsi que le diacre Milovan, son assistant. Sont aussi interrogés le père Sava, Higoumène (père Abbé) du monastère de Visoki Decani, plusieurs prêtres des enclaves avec qui travaille l’association, ainsi que Monseigneur Théodose, évêque du Kosovo-Métochie.

En moins d’une heure, ce beau documentaire saura faire prendre conscience aux spectateurs qu’il y a aujourd’hui au cœur de l’Europe des chrétiens qui souffrent pour leur foi. Depuis ‘an 2000, on dénombre près de 150 lieux de culte chrétien pillés, détruits, incendiés…