Profanation des sépultures des rois à la Révolution : Jacques Bompard demande des excuses de la République

24/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le député Jacques Bompard lance une nouvelle charge dans la bataille de la mémoire. Il a déposé un amendement sur la proposition de loi instaurant des funérailles républicaines, qui sera discutée le 30 novembre.

Dans ce texte, il est écrit : « La République française demande pardon aux rois de France et aux Français pour le saccage de leurs sépultures lors de la profanation des tombes de l’abbaye de Saint-Denis, en 1793 et 1794 ».

Le député expose les motifs suivants : « les valeurs républicaines ont beaucoup évolué au cours de l’Histoire. Ainsi, le saccage de la nécropole des rois de France reste une page sombre dans l’Histoire de France. (…) Alors que l’idéologie républicaine supplante aujourd’hui le simple respect de la forme des institutions, ce rappel historique est crucial pour prévenir les excès terroristes qui marquèrent les années révolutionnaires ».


Manuel scolaire Nathan Breizh

Le Monde continue sa traque de Breizh-info et fait censurer un manuel scolaire

19/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le journal Le Monde est engagé dans une véritable traque à l’égard de Breizh-info. Après avoir fait échouer le partenariat que le site breton de réinformation avait conclu avec le club de rugby de Vannes, le « quotidien de référence » a obtenu qu’un manuel scolaire, qui avait eu le tort de mentionner Breizh-info comme source d’un simple entretien, soit censuré ! Comble de l’affaire : c’est un élu communiste d’Hénin-Beaumont, par ailleurs professeur d’histoire-géo, qui est parvenu à mobiliser Le Monde contre Breizh-info !

le-monde-breizh-infoDans Le Monde de ce soir, daté du 20 novembre, on lit en effet (ci-contre) que « dans une double page “débat“, intitulée “Sommes-nous trop nombreux sur la planète ?“, qui figure dans le manuel d’histoire-géographie des éditions Nathan pour les classes de 5e, le premier document proposé aux élèves reprend des extraits d’une interview d’un essayiste américain aux thèses malthusiennes, Alan Weisman, publiée… sur le site Breizh-info.com ». Oui, et ?

Eh bien « ce site de “réinformation“ est le vaisseau sur Internet de l’extrême droite identitaire bretonne. Dirigé par Yann Vallerie, ancien chef de file du mouvement identitaire Jeune Bretagne, qui appartenait au Bloc identitaire, Breizh-info.com relaye régulièrement des articles anxiogènes qui mêlent délinquance, immigration et islam. Un Fdesouche régional, en quelque sorte ».

Or explique l’élu communiste,

« un élève curieux à qui viendrait l’idée d’aller sur Internet découvrir le site Breizh-info tomberait donc, entre deux publicités pour le dernier ouvrage d’Eric Zemmour ou celui de Philippe de Villiers, sur une interview de Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous, l’annonce d’une conférence de Renaud Camus sur le “grand remplacement” […] ou encore celle de l’arrivée de 150 migrants de Calais à Fougères ».

Et il pourrait donc y trouver le contrepoint de ce tout ce que lui a raconté son prof communiste ?

Manuel scolaire Nathan Breizh« Chez Nathan, on reconnaît une erreur », se félicite Le Monde, en délateur satisfait de voir que son opération de basse police a portée : « Les manuels numériques des élèves sont en cours de correction et leurs utilisateurs pourront les mettre à jour. Un erratum sur Internet, avec mention de la source erronée, et un texte explicatif à l’usage des enseignants, pour qu’ils prennent “toutes les précautions nécessaires pour utiliser ce document“, viennent compléter le mea culpa. »

Ah ! Si tous les élèves pouvaient ne consulter que L’Humanité, pour savoir ce qu’il faut penser du pacte germano-soviétique, ou Le Monde, pour apprendre à quel point la chute de Saigon fut belle…

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Patrick Buisson en appelle à une révolte identitaire sur TV Libertés

19/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Politologue et historien, Patrick Buisson est directeur de la chaîne Histoire et auteur d’un des ouvrages politiques les plus polémiques de l’année 2016 : La Cause du peuple. La presse classique s’est beaucoup intéressée à la dénonciation dévastatrice du quinquennat de Nicolas Sarkozy par celui qui a été de 2007 à 2015 son principal conseiller. Patrick Buisson décrit un chef d’Etat en situation permanente de dépendance affective et ne cessant de faire des « génuflexions devant la doua conformiste ». Pour Patrick Buisson, la ligne qu’il défendait n’a été qu’un logiciel électoral sans la moindre application politique.

Au delà du témoignage sur les coulisses de l’Elysée, l’entretien que Patrick Buisson à accordé à Martial Bild sur le plateau de  TV Libertés s’attache à comprendre à quoi correspond la fameuse « ligne Buisson ». Le politologue développe la vision d’une « vraie droite » et en appelle à une grande politique conservatrice renouant avec le catholicisme social. Allant plus loin, il revendique, pour la France, une véritable révolte identitaire. 

Eléments Alain de Benoist

A l’Est du nouveau !, par Alain de Benoist

18/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) A l’Est du nouveau ! est le titre du dernier numéro de la revue Eléments, qui vient de paraître et sera en vente au colloque qui se tient samedi à Paris sous le titre, cette fois interrogatif, A l’Est du nouveau ? Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de ce numéro 163 d’Eléments, signé par Alain de Benoist.

Eléments Alain de BenoistÀ l’époque de la guerre froide, les choses étaient simples. L’hémisphère Nord était coupé en deux, et l’Europe l’était aussi. La partie orientale était dominée par le système soviétique, la partie occidentale théoriquement placée sous protection américaine. D’un côté, une dictature greffée sur un capitalisme d’État, de l’autre le capitalisme tout court associé à la dictature de la marchandise. Deux occupations de forme différente, mais aux effets également paralysants. L’Est et l’Ouest étaient alors engagés dans une concurrence aux buts moins opposés qu’il n’y paraissait : il s’agissait de savoir qui produirait le plus et le plus vite, qui gagnerait la course à l’espace et au PIB.

Cette logique bipolaire ne fut remise en cause que par la France du général de Gaulle, qui se dota d’une force atomique indépendante et s’émancipa en 1966 de la tutelle de l’OTAN, et par la Chine avec la « théorie des trois mondes », élaborée par Mao Ze Dong et présentée en 1974 par Deng Xiao Ping à la tribune des Nations-Unies.

Le mouvement de l’histoire semblait se dérouler exclusivement à l’Ouest. L’Est était prévisible : on n’y voyait rien changer, les mêmes troupes défilaient devant les mêmes tribunes où se tenaient, rigides comme des mulets, des dirigeants au regard vide, comme statufiés. À l’Ouest au contraire, c’était un incessant tourbillon de nouveautés, de modes et de gadgets.

Tout change en 1989, lorsque le système soviétique s’effondre sous le poids de ses propres contradictions. Le système de Yalta vole en éclats. L’Allemagne retrouve son unité, le rideau de fer ne coupe plus l’Europe en deux.

Du coup, la géopolitique reprend ses droits. Bientôt, on va s’apercevoir que la rivalité Est-Ouest n’a pas disparu, et que l’affrontement du monde soviétique et du monde « libre » en dissimulait un autre, plus profond encore et surtout plus permanent. Tandis que les pays émergents entament leur ascension, que l’histoire retrouve son cours naturel, la Puissance terrestre de l’Europe continentale contredit plus que jamais la Puissance maritime de l’Amérique. Mais cette dyade Terre-Mer n’est pas seulement géographique. Du côté de la Terre, on trouve les valeurs telluriques : la frontière, le politique, la société ordonnée, le durable, l’histoire ; du côté de la Mer, les valeurs océaniques : le flux et le reflux, le commerce, la libre circulation des hommes, des biens et des capitaux, la « société ouverte », l’éphémère et l’éternel présent.

Tel est le sens actuel de l’affrontement Est-Ouest, et c’est bien dans ce cadre qu’il faut placer la relance de la guerre froide à l’initiative des Américains contre la Russie de Poutine, considérée, à tort ou à raison, comme la capitale d’un ordre multipolaire et d’un retour à des valeurs populaires traditionnelles. La « Troisième Rome » face à Carthage !

Lorsque la vague soviétique s’est retirée, on a aussi constaté que les peuples d’Europe de l’Est étaient restés eux-mêmes, et même, paradoxalement, que leur identité était en meilleure santé que celle des peuples d’Europe occidentale. Par un mouvement de balancier bien compréhensible, ils se sont d’abord tournés vers l’Occident comme vers un Eldorado. Et puis ils ont commencé à déchanter. Au lieu du paradis attendu, ils ont découvert la crise financière, les exigences de l’Union européenne, l’injonction qui leur était faite d’adopter les valeurs libérales-libertaires venues de l’Ouest et des foules de migrants venus du Sud.

Au clivage entre les pays du Nord et ceux du Midi créé par la monnaie unique, s’en est ajouté un autre, concrétisé par la création d’un pôle de résistance autour des pays du groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) – un groupe qui, s’il était rejoint par l’Autriche, serait en quelque sorte l’héritier de l’ancien empire des Habsbourg.

L’immobilité et le mouvement ont aussi changé de place. C’est aujourd’hui l’Ouest qui paraît immobile, menacé par les forces du chaos, englué dans des modèles obsolètes qui ne parviennent pas à se renouveler, tandis que c’est à l’Est que l’on voit bouillonner une efflorescence qui, avec toutes ses incertitudes, ouvre la voie d’un autre monde possible.

À Washington, les Docteurs Folamour rêvent toujours d’une troisième guerre mondiale, tandis qu’au bout du bout du monde de l’Ouest, dans la Silicon Valley, s’élabore un « transhumanisme » post-historique et posthumain.

L’avenir verra la confrontation de cette vague venue de l’extrême Occident contre les forces telluriques du continent européen. Une chose est sûre : les forces montantes ne sont plus du côté du Couchant.

Alain de Benoist

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Le dissident Robert Ménard publie un Abécédaire de la France qui ne veut pas mourir

menard-livre16/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Robert Ménard continue son combat contre la pensée unique avec la publication d’un ouvrage d’analyse politique de la France contemporaine, sous forme d’abécédaire : Abécédaire de la France qui ne veut pas mourir (éd. Pierre-Guillaume de Roux). Selon le maire de Béziers, il existe dans le pays réel des forces de résistance à la décomposition actuelle. Cette France se compose à la fois de paysans et d’ouvriers, d’habitants des zones rurales et des espaces péri urbains.

Ménard souligne un décalage devenu béant entre les principales figures de la droite « Les Républicains » et les réelles convictions du peuple de droite

Robert Ménard appelle par exemple à diminuer l’immigration de façon draconienne. Il juge aussi qu’il faut prendre le problème posé par l’islam au sérieux. Ce en quoi il rejoint d’autres hommes politiques de droite, y compris en dehors du Front national.

Le livre a, d’ailleurs, été salué par l’ancien député Christian Vanneste

Le président du laboratoire d’idées La Droite libre voit dans l’abécédaire une manière de « libérer la langue de la tribu française de la gangue des mots impurs imposés par l’idéologie du politiquement correct et de la pensée unique ».

Le combat de Robert Ménard sera mis à l’honneur au deuxième forum de la dissidence

« Décrypter, désobéir, agir », tel est le mot d’ordre de ce forum organisé par Polémia. Jean Yves Le Gallou, fondateur de Polémia, invite à ne pas attendre le « grand soir électoral » et appelle à livrer une bataille quotidienne contre la bien pensance. Le forum de la dissidence aura lieu ce samedi 19 novembre à partir de 13h30. Ce sera à l’espace Cap 15, situé quai de Grenelle à Paris (métro Bir Hakeim).

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« L’islam doit être mis sous tutelle » affirme Karim Ouchikh

16/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « L’islam est incompatible avec la République : il doit être mis sous tutelle ! », affirme Karim Ouchikh dans une tribune publiée par Boulevard Voltaire. « Ayant grandi dans une famille musulmane avant d’embrasser la foi catholique à l’âge adulte, sans pour autant nourrir la moindre animosité de principe à l’égard de la religion de mes parents, explique le conseiller régional d’Ile-de-France et président du Siel, je mesure avec objectivité et discernement, plus que tout autre peut-être, à quel point l’islam contemporain s’est éloigné, en France, de la pratique religieuse discrète de ses fidèles d’autrefois. »

Parlant d’« islamisation rampante de nos territoires » qui témoignent de « l’impossible assimilation de populations qui occupent notre sol en des proportions toujours plus importantes » comme « de l’installation progressive en France d’une contre-société puissante, liberticide et obscurantiste, qui enracine des coutumes et des modes de vie radicalement étrangers à nos traditions séculaires », il affirme que « l’islam est aussi un système politico-juridique anxiogène qui refuse de soustraire l’espace public à son emprise totalitaire et qui soumet l’individu au poids considérable d’une communauté repliée sur elle-même ».

Karim Ouchikh estime donc que « force est de constater, aujourd’hui, que l’islam politique compromet gravement la cohésion culturelle de notre corps social, suscite parmi nos compatriotes des angoisses identitaires durables et menace les fondements historiques de la civilisation française » :

« À vue humaine, l’islam politique n’est en rien soluble dans la République : il doit donc être mis durablement sous tutelle de la République pour conjurer ses effets profondément déstabilisateurs. »

« En pratique, ajoute-t-il, la République se devra de prohiber l’expression publique des marqueurs identitaires de l’islam (signes religieux ostensibles, tenues vestimentaires prosélytes, abattage rituel) sans avoir à étendre ces interdits aux autres religions présentes sur notre territoire qui, du christianisme au judaïsme, ne présentent aucune menace particulière pour la France ; dans le même temps, l’exercice du culte musulman devra être administré par les pouvoirs publics jusqu’à la parfaite adaptation de ses fidèles aux mœurs et coutumes françaises, ce qui impliquera, d’ici cette échéance lointaine, l’interdiction d’édifier sur notre sol de nouvelles mosquées ou tous autres instituts de culture musulmane, la fin de tout financement étranger du culte musulman, la fermeture immédiate des mosquées portant atteinte à l’ordre public, la sélection des imams formés en France par le seul ministère de l’Intérieur auquel seront soumis les prêches préalablement à leur lecture en langue française, l’expulsion des imams déviants… »

Texte à lire en intégralité ici.

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Pour Depardieu, l’élection de Trump est « une bonne leçon »

14/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’acteur Gérard Depardieu, la victoire de Donald Trump est « une bonne leçon pour les hommes politiques » et la preuve que « la confiance est brisée, le peuple veut reprendre le pouvoir ». « Contrairement à George W. Bush, ajoute-t-il dans un entretien au Journal du dimanche, Trump n’est pas un abruti, il dit des choses qui le dépassent. Personne ne sait de quoi il va être capable. Il a l’intention de faire tout le contraire des politiques mises en œuvre par ses prédécesseurs. Mais avaient-elles empêché la pauvreté, les meurtres et les dérives ? » Ses compliments sur le populisme ambiant s’arrêtent là…

Car dans ce même entretien, Depardieu, qui dresse un parallèle justifié avec le Brexit, estime que les Britanniques « vont payer leur lâcheté très cher » et qu’il « ne les aime pas » – hormis leurs footballeurs et le cinéaste Ken Loach ! Le coup de grâce est pour Marine Le Pen : « Marine Le Pen n’est pas une menace, c’est une connerie ! » Et notre Gégé national de se faire docte : « La peur nous empêche de nous élever. L’ignorance engendre la brutalité. »

Moyennant quoi il vient d’achever le tournage du Divan de Staline, où il interprète évidemment le rôle-titre et où celui-ci « apparaît comme quelqu’un de monstrueusement humain, qui ne comprend pas cette peur qu’il provoque ». Encore un drame de l’ignorance ?

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Olivier Maulin : « Le vrai problème du progrès, c’est qu’il est divinisé »

08/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : A l’occasion de la parution de son roman La fête est finie (Denoël), l’écrivain Olivier Maulin a accordé un entretien à la Revue Limite. Nous en publions ci-dessous cet extrait, qui porte sur la notion de progrès.

olivier-maulin-la-fete-est-finieLimite : Dans la lignée de vos autres romans, La fête est finie s’apparente à une fable de la lutte contre le progrès. On vous classe sans trop se tromper parmi les antimodernes. Pourquoi ce thème du progrès est-il sous-jacent à l’ensemble de votre œuvre ?  

Olivier Maulin : Je crois que la question du progrès est absolument centrale et affreusement mal traitée aussi bien par ses partisans que par ses opposants (ou ce qu’il en reste). Comme l’a montré Jacques Ellul, chaque progrès implique un gain et une perte. Comme les deux faces d’une même médaille, chaque progrès charrie son lot de construction, son bénéfice, mais aussi son lot de destruction, son maléfice, et ceci en dépit de l’utilisation que l’on en fait.

Un exemple tout bête : les centres commerciaux qui ont fleuri ces dernières décennies dans les petites villes de province ont permis aux habitants d’avoir un accès moins coûteux aux biens de consommation, donc une augmentation de leur pouvoir d’achat (bénéfice) mais ils ont dans le même temps asséché les centres-villes et détruit une sociabilité et un mode de vie convivial (maléfice). Seuls les imbéciles croient que le progrès est univoque et que seule une mauvaise utilisation du progrès le rend préjudiciable.

Vous ne trouverez aucun progrès qui soit simplement « positif ». Certains apportent à la société des bénéfices qui dépassent ce qu’ils lui retirent. Mais d’autres apportent des bénéfices qui sont moindres que ce qu’ils détruisent. Ces derniers sont donc clairement nuisibles et s’ils sont imposés quand même, c’est parce que certains y ont un intérêt.

A chaque changement, il convient donc de s’interroger : « Sommes-nous prêts à perdre telle ou telle chose ? Est-ce que ce que l’on va gagner vaut vraiment le coup ? Jusqu’où sommes-nous capables de sacrifier ce qui nous constitue ? » C’était exactement le débat que l’on aurait dû avoir lorsque les Suisses ont voté par référendum il y a quelques années contre l’immigration massive. Au lieu de ça, toute la presse française leur est tombée dessus sur le mode « vous vous tirez une balle dans le pied, l’immigration est une chance pour l’économie ». Or, les Suisses ont simplement dit : oui, l’immigration est peut-être une opportunité économique (ce qui n’est du reste pas certain) mais nous sommes prêts à renoncer à ce bénéfice dans la mesure où le maléfice qui va avec (la perte de notre mode de vie et de notre identité) est une perte trop importante.

C’est finalement la même chose dans mon livre, les habitants de la vallée ne veulent pas de cette fameuse « croissance » qui prend la forme d’une décharge industrielle et d’un Center park débile. Ils estiment qu’ils ont trop à perdre, en dépit des emplois que va créer ce projet. Ces personnages enracinés ne veulent pas abandonner leur mode de vie, leur âme, ni voir leur vallée défigurée par le béton. C’est ce qui les conduit à prendre le chemin du combat.

Aujourd’hui, le vrai problème du progrès, c’est qu’il est divinisé. Nous le vénérons et l’approuvons quel qu’il soit dans un réflexe pavlovien dénué de tout sens critique. Il ne s’agit pas de rejeter le progrès en bloc, dans une attitude réactionnaire tout aussi pavlovienne, mais je crois que l’on devrait tout simplement le questionner. Pour cela, il faudrait le retirer des mains des experts « qui savent ce qui est bon pour nous » (et qui la plupart sont salariés de l’industrie productrice de ce progrès) et le mettre en débat sur la place publique. Le jeter dans l’Agora avec ses implications dévoilées. S’il y avait donc une révolution mentale à opérer dans notre société, elle tiendrait dans ces termes : donnons-nous les moyens de questionner le progrès, nous n’en serons que plus heureux !

Véronique Sanson s’en prend à l’église

07/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La chanteuse de variétés revient sur le devant de la scène avec un quinzième album. Avec son titre phare — Dignes dingues donc — Véronique Sanson s’en prend courageusement à la religion catholique, qu’elle juge selon elle moralisatrice et passéiste. Rien que ça.

Elle était mieux inspirée quand, en 1988, elle dénonçait la violence islamique dans un de ses textes. Mais suite à des menaces de mort, elle a décidé de retirer la chanson Allah de son répertoire.

Il semble moins dangereux de s’attaquer aux chrétiens qu’aux musulmans. La rédaction de Charlie Hebdo en sait quelque chose.


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Vendée Globe : Romain Attanasio en course sous la devise de Charette !

Charette07/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le skipper Romain Attanasio s’est élancé dans le Vendée Globe en affichant sur son bateau, Famille Mary-Etamine du Lys, la devise du général Charette : « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais ! »

François Athanase Charette de La Contrie, après avoir participé à la guerre d’Indépendance américaine, devint l’un des chefs de l’Armée catholique et royale en lutte contre la terreur révolutionnaire.

Le Puy du Fou lui consacre d’ailleurs, avec Le Dernier Panache, un spectacle aussi éblouissant que poignant, qui rend un hommage appuyé au peuple vendéen et ne tait rien du « populicide » décrété par la Convention et opéré par les armées révolutionnaires.

Incompatibilité entre immigration de peuplement et identité : la preuve par Malo

05/11/2016 – ITALIE (NOVOpress)
La commune de Malo, une petite ville de la région de Vénétie, célébrait traditionnellement le 4 novembre, jour de fête des forces armées et de l’Unité nationale, par une messe dans ses écoles.

Le quotidien italien Il Giornale explique que, cette année, cette messe a été supprimée, “par respect pour les élèves des autres religions” (sic).

De fait, 13% des écoliers sont maintenant d’origine extra européenne. D’après la traduction de l’article faite par le site lesobservateurs.ch, “il avait été demandé au curé de seulement bénir la couronne de lauriers, sans célébration religieuse. Mais le prêtre a refusé de se livrer à cette mascarade”.

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Patrick Buisson en conférence chez Robert Ménard à Béziers

04/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Patrick Buisson donnera une conférence à Béziers le mercredi 16 novembre prochain à l’invitation de Robert Ménard, le maire de la ville, dans le cadre de « Béziers libère la parole ». Un événement d’autant plus important que ce sera la première conférence publique de l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et auteur de La Cause du peuple (éd. Perrin), d’ordinaire rétif à cet exercice.

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Polémique entre Lorant Deutsch et deux professeurs d’histoire

29/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Lorant Deutsch, comédien et grand amateur d’histoire de France, était invité il y a quelques jours dans un lycée à Trappes pour effectuer une de ses prestations. Il l’a annulée devant le refus de deux professeurs d’histoire de cet établissement qui ont protesté : « nous ne sommes pas là pour faire aimer la France à nos élèves ».

Il est vrai que Lorant Deutsch, s’il est un passionné d’histoire, ne se revendique pas historien, et que quelques erreurs se glissent dans ses livres, dont le fameux Métronome, vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires.

Certains ont trouvé exagéré de vouloir empêcher des élèves d’accéder à une de ses conférences au motif que cela pourrait leur faire aimer la France.

Cette affaire et la polémique qui en a découlé, doublée pour Lorant Deutsch d’une autre polémique à propos d’un compte Twitter, met en relief la réticence qu’ont certains professeurs à transmettre aux élèves issus de l’immigration le goût de la culture et de l’histoire de France.

Une lecture européenne du Trône de Fer (1/3)

Une lecture européenne du Trône de Fer (1/3)

Source : institut-iliade.com — Une lecture européenne du Trône de Fer ou « De la permanence et de la vitalité des représentations européennes dans un phénomène littéraire et télévisuel mondial ». Pourquoi s’intéresser, en tant qu’Européen, aux raisons du succès de George R.R. Martin ? Première partie.

Série télévisée désormais culte, « Game of Thrones » est inspirée d’une série littéraire (toujours inachevée à ce jour) imaginée par l’Américain George R.R. Martin, A Song of ice and fire – traduite en français sous le titre de Le Trône de fer.

La série télévisée (produite par la chaîne de télévision américaine HBO) mérite à ce jour tous les superlatifs : série la plus téléchargée, série la plus récompensée [1] et la plus attendue par les téléspectateurs, devenue un référent incontournable pour le choix des prénoms des nouveaux-nés (les prénoms des personnages Arya et même Khaleesi sont donnés aux enfants !), se déclinant en nombreux jeux (Monopoly, Risk, jeux de rôle, jeux de cartes) et dérivés (Les Cartes du monde, Les Origines de la saga, les recettes de Game of Thrones, etc.).

La série littéraire, commencée en 1996, a été quant à elle traduite dans plus de quarante langues et vendue à plus de soixante-huit millions d’exemplaires (pour les cinq premiers tomes), avec des groupes d’admirateurs dans le monde entier [2].

Mais comment expliquer ce véritable phénomène de société ? Certains s’y sont essayés, avec un succès parfois relatif, comme l’hebdomadaire Le Point faisant un parallèle entre le monde politique français et les familles nobles de Westeros…

En revanche – et cet essai se fonde en partie sur celles-ci – des analyses pertinentes ont été réalisées par Frédéric Lemaire (Comment Bourdieu éclaire Game of Thrones – et vice-versa), par Stéphane Rolet dans le hors-série du magazine Lire du printemps 2015 (Le trône de fer décrypté) ou par le magazine Slate sous le plume de Alix Baptiste Joubert. La page Wikipedia sur le Trône de Fer est aussi particulièrement complète et intéressante.

Plus qu’une analyse précise du monde du Trône de Fer ou un essai dressant hypothèses et explications aux nombreuses zones d’ombres de la série, ce travail est d’abord une lecture – engagée – de l’œuvre littéraire de Martin et de son adaptation télévisée.

Beaucoup ont tenté d’expliquer le succès de la série par la « profondeur » de l’œuvre, les éléments se rapportant à l’histoire, la science politique ou même les thèses de Bourdieu – le lecteur/spectateur étant attiré et fasciné par les messages quasi-subliminaux. D’autres ont souligné le style « moderne » de l’auteur renouvelant le genre de l’heroic-fantasy. Certains enfin, critiques voire cyniques, ont ramené le succès de la série à sa violence, aux scènes de sexe, aux (trop) nombreux revirements de situation, à l’esthétique cinématographique servant de piètres valeurs mercantiles et égoïstes…

Cependant, comme le souligne Alix Baptiste Joubert, « la fascination généralisée pour cette série pourtant basée sur un triptyque assez basique inceste/mains coupées/morts vivants est un mystère qui résiste à toutes les tentatives d’explication ».

Comment expliquer en effet la fascination d’un monde médiéval-fantastique, de ses personnages si éloignés des « élites » actuelles, d’une intrigue épique, chez des lecteurs et des spectateurs englués dans un monde matériel, se désintéressant de l’Histoire, méconnaissant la civilisation européenne, se détournant de la spiritualité et se méfiant de l’identité – notion dépassée voire dangereuse ?

La réponse est peut-être tout simplement culturelle, même civilisationnelle, et les clefs d’explication, n’en déplaise sans doute à Martin lui-même et aux réalisateurs américains de la série, se trouvent dans la tradition telle que l’entend Dominique Venner : « la tradition n’est pas le passé, mais au contraire ce qui ne passe pas et qui revient sous des formes différentes. Elle désigne l’essence d’une civilisation d’une très longue durée ».

C’est de ce « murmure » que naît le succès d’un Chant de glace et de feu.

En somme, la série nous parle parce qu’elle se réfère à notre histoire, à nos mythes, à nos légendes. Par la puissance évocatrice de la littérature, d’une part, et celle du cinéma, d’autre part, les représentations de la civilisation européenne plurimillénaire retrouvent leur place dans une nouvelle dynamique de réenchantement du monde.

Ainsi, dans notre lutte pour faire renaître chez nos compatriotes endormis la conscience de leur culture charnelle, attachée aux pierres, aux forêts et aux fleuves, de nos mythes et de notre si riche histoire, retrouver dans le Trône de fer et dans Game of thrones des éléments authentiquement européens participe à une réappropriation de ses propres origines et du sens de sa civilisation.

Ce travail présente ainsi deux niveaux de compréhension intimement liés pour expliquer le succès de la série en Occident, mais montre aussi (il est intéressant de noter qu’au Canada, l’université de Colombie-Britannique a instauré un cours de littérature intitulé : « Notre Moyen Âge moderne, un chant de glace et de feu » ! ) à quel point cette série prend racine dans l’univers européen (au sens temporel, spatial mais aussi métaphysique) pour le renvoyer, de manière forte et originale, à nous-mêmes.

Réalisée dans le cadre de la « mission » et des travaux de l’Institut Iliade, cette lecture doit permettre de retrouver et de dévoiler, de mettre en lumière, des enseignements allant du souffle épique d’Homère à la critique du monde moderne de Julius Evola, et de porter un regard nouveau sur la situation que vit (ou subit) l’Europe aujourd’hui.

Médias à la fois facile d’accès et riche, les versions télé et papier de Game of Thrones peuvent ainsi être utilisés pour éveiller les lecteurs et autres aficionados de ce « Chant de glace et de feu » à l’Histoire européenne et à ses mythes enracinés, à des valeurs oubliées, galvaudées ou moquées par notre époque.

Une plongée dans « la matière » de la fantasy, le renouveau de l’imaginaire européen et de ses mythes fondateurs

La fantasy est un vaste champ littéraire développé à partir de la tradition légendaire européenne. A Song of ice and fire appartient pleinement à ce genre hérité de la vaste tradition légendaire européenne, des épopées d’Homère à Beowulf, des Eddas aux Chansons de geste, de la saga arthurienne aux contes de fées. La fantasy est un moyen d’expression moderne de l’imagination populaire – le filtre du fantastique permettant de mieux appréhender certaines réalités. L’œuvre de Martin n’y fait pas défaut.

Genre littéraire aujourd’hui reconnu, la fantasy a obtenu ses quartiers de noblesse avec (notamment) Robert E. Howard (Conan, Kull le roi barbare, Solomon Kane), J.R.R. Tolkien (Le Silmarillon, Le Hobbit, Le Seigneur des anneaux) et compte aujourd’hui de nombreux sous-genres et autant d’auteurs de renom. Martin reconnaît d’ailleurs l’influence sur son œuvre de grands messieurs comme Homère et Tolkien bien sûr, mais aussi de Lovecraft, Roger Zelazny, Jack Vance, aux côtés de Shakespeare, Sir Walter Scott et Maurice Druon (pour ses Rois maudits).

Ainsi, le lecteur/spectateur, amateur averti ou néophyte du genre, se retrouve plongé dans un univers qui lui parle d’une manière presque inconsciente lorsqu’apparaissent dragons, morts-vivants, sorciers, elfes (le Peuple de la Forêt), géants et autres loups monstrueux.

Mais l’originalité de Martin tient sans doute à sa manière de jouer avec les règles du genre. Il parvient en effet à rendre crédible son univers, en le dotant d’une vraie géographie et d’une histoire fouillée, en donnant par exemple forces détails sur les armées en déplacement et leur logistique, sur les villes et les villages, sur la vie quotidienne à Westeros, à Dorne, chez les Fer-Nés, sur le Mur, à Braavos, chez les Dotraakis, sur la côte des esclaves… Bien entendu, la série littéraire est plus précise que la série télévisée, mais le spectateur reste malgré tout fasciné par la réalité de cet univers.

Martin se rapproche en cela d’un Tolkien et peut-être (et surtout) d’Homère chez qui le surnaturel (les dieux et leurs actions), s’ils ne représentent pas le cœur de l’action, font intimement partie à la fois du monde et de l’intrigue.

Par ailleurs, la présence de la magie, ou plutôt sa réapparition dans l’univers, permet de le « réenchanter » et en retour d’offrir une autre vision au lecteur/spectateur de ce qu’il est possible d’imaginer.

La place de la mort, de la violence et le refus de toute dichotomie « bien/mal » est un autre point fondamental chez Martin.

Martin joue ici avec l’une des normes de la fantasy moderne : le héros gagne à la fin. Or, chez Martin, nul ne peut deviner qui sera le prochain roi (ou reine) sur le trône de fer et encore moins qui survivra. Là aussi il se rapproche de Tolkien (surtout dans le Silmarillon) et d’Homère (dans L’Iliade) : les Stark, alors qu’ils incarnent des héros archétypaux, sont décimés ; les Lannister, malgré leur puissance, vacillent ; les Tyrell, qui représentent une puissance montante, trébuchent ; ce qui reste des Targaryen, malgré leurs dragons, ne sont assurés de rien…

Ensuite, aucun des personnages n’est totalement bon ou totalement mauvais. Martin se rapproche là aussi de la tradition homérique, du Tolkien du Silmarillon, des héros des mythes antiques comme Héraclès, Persée, Jason, Thésée, qui possèdent tous leur part sombre.

A l’inverse, les Lannister, que l’on pourrait a priori aisément qualifier de méchants, ne personnifient en aucun cas le Mal : Tawin, le chef de sa maison, prône la fidélité des siens à leur sang et leur rang ; Jaime, vaniteux et détestable au début de l’intrigue, connaît une évolution, presqu’une initiation, après avoir eu la main coupée. Le lecteur/spectateur peut se retrouver en eux parce qu’ils sont suffisamment complexes et capables de bon comme de mauvais.

Certains autres personnages sont complètement abjects, comme Ramsay Bolton ou Joffrey Baratheon qui incarnent une hybris maladive et dégénérée.

La place de la violence (à laquelle on peut ajouter celle du sexe) choque et fascine à la fois chez Martin. La série de HBO va même encore plus loin – la puissance des images et des scènes filmées étant dans ce domaine supérieure aux mots et à l’imagination. Martin explique qu’il utilise la violence pour se rapprocher de la réalité des guerres, donnant moult détails sur les cadavres puants, les villages détruits, les tortures, les viols… La scène des « Noces pourpres » reste sans doute l’une des scènes les plus dures de la série, voire de l’histoire des séries télévisées ! Mais Martin ne fait que renouer avec, par exemple, les descriptions d’Homère, fort prolixe pour décrire la mort des guerriers troyens ou grecs. Et comment ne pas songer à « Barbe Bleue » quand on découvre les agissements de Ramsay Bolton, à « Vlad Tepès » lorsqu’on nous décrit la bannière de son père lord Bolton dit « l’Ecorcheur »…

La référence à des temps légendaires, la puissance évocatrice du mythe agite également l’univers de Game of Thrones. Martin a doté son monde d’une histoire qui lui donne cohérence et profondeur. Et qui fait à nouveau écho à nos propres mythes. Ainsi, l’histoire de Westeros remonte à plus de 10.000 ans, le continent se forgeant au gré de diverses migrations de peuples venant « de l’autre côté du détroit ». Le premier âge se nomme l’Age de l’Aube et voit les Premiers Hommes débarquer sur Westeros. Cette première migration fait clairement écho aux premières grandes migrations indo-européennes, les Premiers Hommes arborant des armes et armures en cuivre dont la description rappelle celle des premiers peuples celtes.

Entrant en lutte avec les Enfants de la Forêt, le Petit Peuple autochtone, les Premiers Hommes finissent après plusieurs siècles de combat par signer un pacte et adopter leurs dieux, fondant leurs sanctuaires au cœur des forêts autour d’arbres séculaires, les barrals. Puis vient l’Age des Héros, qui couvre 4.000 ans, période tout aussi mythique (la connaissance ne passe pas encore par l’écriture), qui voit les dieux se mêler aux hommes pour façonner le continent, créer les premiers royaumes et bâtir le Mur. C’est durant cette période que se déroulent les premiers affrontements avec les Autres, les Marcheurs blancs, des revenants qui apportent mort et destruction – ils seront vaincus une première fois grâce à l’aide des Enfants de la Forêt, lors d’une bataille marquant la fin de l’Age des Héros.

« L’histoire écrite » de Westeros débute avec une nouvelle migration, celle des Andals, peuple au teint clair, maîtrisant le fer et apportant de nouveaux dieux (les Sept). Les Andals entrent en conflit avec les Premiers Hommes mais finissent par se mêler avec eux pour ne former plus qu’un seul peuple – le Nord restant toutefois constitué majoritairement par les descendants des Premiers Hommes.

Enfin, dernière migration légendaire, celle du peuple des Roynars qui s’établissent dans le sud, à Dorne. Menés par leur reine qui brûle ses vaisseaux en accostant, ils se mêlent aux autochtones et leurs chefs fondent une nouvelle dynastie débouchant sur une civilisation à part entière qui rappelle celle de l’Espagne des Omeyades.

Parallèlement à la construction des royaumes de Westeros, s’érige de l’autre côté du Détroit, sur le continent d’Essos (qui rappelle la Perse antique) l’empire de Valyria, dont la puissance repose sur des dragons. Dominant toutes les nations voisines, dont certaines vieilles civilisations, les Valyriens chutent à la manière de l’Atlantide à cause du Fléau de Valyria, qui, si sa nature exacte est inconnue, ne laisse qu’une seule famille échapper à l’anéantissement : la maison Targaryen. Ce sont ses héritiers, à la beauté légendaire, aux yeux clairs et aux cheveux d’argent ou d’or, qui se lanceront sur leurs dragons à la conquête de Westeros.

Il est intéressant de noter que si les familles nobles de Westeros se mélangent, au gré des alliances, à l’image des familles royales européennes, le continent est avant tout façonné par le peuple qui reste attaché charnellement à ses terres, ses villages et ses villes. Les seuls moments où l’on assiste à des « migrations », ce sont les périodes de troubles qui jettent sur les routes aussi bien des armées de paysans que des réfugiés fuyant les destructions et les combats. A nouveau, un parallèle peut se faire avec les peuples européens, assez peu touchés (même en France) par les migrations extra-européennes jusqu’à l’ère industrielle.

Jouant avec les codes du genre de la fantasy, s’inspirant plus ou moins librement des mythes et légendes européens, alliant descriptions détaillées et références plus générales, Martin assoit son monde sur une matrice qui ne peut que parler à tout Européen – voire à tout Occidental.

A suivre.

Notes

[1] Game of Thrones a obtenu 12 prix en septembre 2015 lors de la 67e édition des Emmy Awards, cérémonie qui récompense les meilleurs programmes de l’industrie télévisuelle américaine, après avoir été nominé 24 fois aux Creative Emmy Awards de la même année. Record à nouveau dépassé en septembre 2016…

[2] Telle « La Garde de nuit » (voir leur site www.lagardedenuit.com), association de fans français, dont l’expertise et les analyses de l’œuvre de Martin sont régulièrement saluées par l’auteur.

Crédit photo : Global Panorama via Flickr (cc)

Sylvain Tesson : la France d’un écrivain voyageur

20/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
C’est une histoire dont tout le monde connaît la chute. Tesson grimpe sur un toit, glisse et tombe. On le ramasse à la petite cuiller. Vertèbres, côtes et crâne fracturés, poumons perforés, pronostic vital engagé. Plongé dans le coma, l’écrivain voyageur écope de quatre mois ferme, sans remise de peine, à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Une saison passe et Sylvain se remet sur pied avec l’envie furieuse de battre la campagne pour redécouvrir cette France qu’on dit oubliée. Il déclare : « Certains hommes, écrit il, espèrent entrer dans l’Histoire. Nous sommes quelques uns à préférer disparaître dans la géographie ».

C’est un périple qui l’emmènera des Alpes du sud à la pointe nord du Cotentin. Au détour de ses détours, il croise des ermites, des ramasseurs de champignons, des dames claudicantes… On lut longtemps Sylvain Tesson pour se dépayser. Il est certainement venu le temps de se repayser. Sur les chemins noirs sont disponibles dès aujourd’hui !

Guillaume le Conquérant: l’homme qui dompta l’Angleterre

15/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
L’émission “7 Jours en France” propose de nous emmèner dans le Calvados, sur les traces de Guillaume le Conquérant. Un voyage dans le passé, il y a 950 ans exactement, lorsque celui qui est alors Duc de Normandie embarque avec ses troupes pour l’Angleterre et remporte la bataille d’Hastings.

Nous sommes au XIe siècle et ce descendant du peuple viking, fils bâtard du duc Robert le Magnifique, va changer le cours de l’histoire médiévale.