Le travesti Bilal Hassani favori pour représenter la France à l’Eurovision 2019

09/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Français n’ont pas eu l’air de comprendre le choix en 2018 du couple Madame Monsieur et de leur chanson Mercy, l’histoire de la naissance d’un enfant de migrants sur un bateau en route vers l’Europe…

Pour enfoncer le clou, les maîtres du régime ont choisi, pour représenter notre pays en 2019 au concours européen de la chanson, le jeune travesti ou transsexuel Bilal Hassani.


“La France chrétienne, racines et traditions” – La Une de Valeurs actuelles

Un nouveau concept à Béziers : la crèche à roulettes

On le sait depuis plusieurs années, la ville de Béziers est devenue un lieu conceptuel de premier plan, montrant au reste de la France la voie d’un avenir meilleur.

Et plusieurs de ces concepts étaient tellement justes qu’après avoir été décriés ou interdits au moment de leur présentation, ils ont été finalement approuvés, comme, par exemple, l’armement de la police municipale, repris par un État qui l’avait condamné, ou le recours plus fréquent au référendum, aujourd’hui réclamé par les gilets jaunes, mais refusé par un gouvernement tellement impopulaire qu’il craint par-dessus tout les réponses d’un peuple qu’il ne représente plus.

Ces concepts ont aussi, très souvent, l’étrange faculté, le pouvoir miraculeux de faire siffler les ânes et braire les moutons, ce qui est tout à fait extraordinaire. On se souvient comment, l’an dernier, une dizaine de manifestants anti-crèche, à peine audibles et accompagnés d’une vache laitière, étaient venus beugler et siffler le soir de l’inauguration (cf mon article du 6 décembre 2017).

Mais à l’approche de Noël, cette année, un nouveau concept est né à Béziers : celui de la crèche à roulettes, ou crèche itinérante, qui peut facilement changer de lieu en cas de poursuite ou de persécution.

Tous les ans, en effet, les associations laïques de Béziers, les partis de gauche, la ligue pour l’interdiction du petit Jésus dans les lieux publics, la fédération des ennemis de Joseph, le club anti-marial, les libres penseurs de la pensée conforme, les francs camarades de la manifestation perpétuelle, les joyeux baladins de la truelle, le préfet, le sous-préfet, l’en-dessous du sous-préfet, et le quart-de-rond de l’en-dessous du sous-préfet, n’ayant rien de mieux à faire, et considérant que c’est l’un des premiers et des plus graves problèmes de notre pays, bien avant le chômage, la précarité, la pauvreté, le terrorisme islamiste, les fichés S, l’immigration incontrôlée, la hausse illimitée des taxes et des contraventions, le péage généralisé, la prestidigitation présidentielle, le jeu du pipeau et celui de la flûte sans trou, saisissent en référé et en urgence attentat la Justice pour faire interdire la crèche de Béziers, qui représente un danger sans précédent pour notre société.

Si bien, donc, que pour protéger le malheureux enfant que cette tradition honore depuis des siècles, un nouveau concept est né, permettant désormais à cet Enfant Jésus de venir au monde dans la sérénité, entre ses parents, son bœuf, son âne et ses santons, puis de se déplacer tout en restant bien au chaud dans son lit de paille : la crèche à roulettes.

Cette crèche, en tous points semblable aux autres, et qui s’inspire du principe du tapis volant des Mille et Une Nuits ou du tapis roulant des couloirs du métro, est simplement munie de quatre roues ordinaires telles que chacun peut en trouver dans tous les magasins de bricolage. Elles lui permettent, sitôt l’interdiction de se trouver à un endroit prononcée, de se déplacer immédiatement, illico presto, et de se retrouver comme par miracle vers un autre endroit autorisé, puis, sitôt cet autre endroit interdit par la même voie de référé, de se transporter à nouveau dans un autre…et ainsi de suite. On dit même déjà que, l’année prochaine, elle serait équipée d’un petit moteur et d’un GPS pour que ses déplacements se fassent plus rapidement encore…

Ainsi, on a vu la nouvelle crèche à roulettes et municipale de Béziers, grâce à ce merveilleux concept, passer de la cour intérieure de la mairie à la place de la Mairie, sous les ovations des Biterrois, et, dans quelques jours peut-être, la retrouverons-nous sur la place de la Citadelle ou sur les allées Paul-Riquet, et peut-être – qui sait ? – finira-t-elle sur le perron de la sous-préfecture ou sous les fenêtres du sous-préfet, portée par le chœur des anges et les alléluias des Biterrois.

Jean-Pierre Pélaez

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La 27e fête du livre de Renaissance catholique se tiendra le dimanche 9 décembre à Villepreux, dans les Yvelines

06/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
L’événement réunira, comme chaque année, une centaine d’auteurs. Renaissance catholique donnera également la parole à trois conférenciers qui seront cette année Eric Zemmour, François-Xavier Bellamy et Philippe de Villiers.

Enfin, nouveauté de cette année : il est désormais possible de commander ses livres en ligne en précisant le nom de la personne dédicataire.

Conférences :

14h30 : Eric ZEMMOUR, Destin Français. Quand l’Histoire se venge
16h15 : François-Xavier BELLAMY, Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel
17h45 : Philippe DE VILLIERS, Le Mystère Clovis. Et c’est ainsi qu’est née la France

Toutes les informations sont à retrouver sur le site de Renaissance catholique.

Lyon : vers une nouvelle interdiction de la marche à Marie ?

05/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La célèbre fête des Lumières lyonnaises est une fête religieuse se déroulant le 8 décembre, jour où, depuis le IXe siècle, l’Église catholique célèbre l’Immaculée Conception de la Vierge. Également appelée Illuminations ou fête de la Vierge, elle est devenue une manifestation populaire, initiée par la ville de Lyon en 1989, qui se tient chaque année pendant quatre jours autour du 8 décembre, date traditionnelle de l’événement. En effet, c’est le 8 décembre 1852 que fut inaugurée la statue de la Sainte-Vierge posée sur le clocher de l’ancienne chapelle de Fourvière.

Un hommage à la Vierge Marie qui n’a pas l’heur de plaire à une frange des élus…

Déjà l’an dernier, la préfecture avait annulé la “marche culturelle en hommage à la Vierge Marie”. Cette année encore, celle-ci va faire l’objet d’une demande d’interdiction d’après des élus lyonnais. Lors de la conférence de presse organisée ce jeudi par la Licra et la métropole pour que Lyon “capitale de la Résistance ne soit pas la vitrine de l’extrême droite”, les élus ont affirmé leur volonté d’interdire la marche. Thomas Rudigoz, député LREM du Rhône, l’a lui-même assuré.

Pourtant la justice a cassé la précédente interdiction…

Dans un arrêté pris mercredi dernier, le tribunal administratif de Lyon a effectivement cassé l’arrêté pris le 6 décembre 2017 interdisant la marche qui devait se tenir le 8 décembre de l’année dernière. Pour les juges, l’arrêté du 6 décembre 2017 n’ayant pas été précédé d’une procédure contradictoire “a privé les requérants de la possibilité de faire valoir leurs observations, alors que l’administration ne démontre pas, ni même n’allègue, qu’une situation d’urgence aurait permis de justifier l’absence de contradictoire préalable.” Invoquant un vice de procédure, le tribunal avait décidé d’annuler cette décision et de condamner l’État à rembourser 1200 euros de frais.

Alors pourquoi cet acharnement ?

Les esprits chagrins qui invoquent le respect de l’ordre public ont en réalité des motivations bien plus politiques comme le souligne Génération Identitaire dans un communiqué, ce 2 décembre. Depuis 2007, sous la bannière « Lugdunum Suum », de jeunes Lyonnais organisent une montée aux flambeaux de la colline de Fourvière qui entend rappeler que le 8 décembre est avant tout une fête enracinée, par laquelle les Lyonnais remercient la Vierge Marie de la protection qu’elle leur a accordée à travers les siècles contre les épidémies et les fléaux publics. Mais prétextant que « l’appartenance des organisateurs à la mouvance identitaire véhicul[ait] des messages contraires aux valeurs républicaines et incit[ait] au rejet, voire à la haine d’une partie de la population », la préfecture avait annulé la marche en 2015. Les identitaires ont dénoncé l’iniquité d’une nouvelle interdiction. Selon eux, « il est absolument impensable qu’en terre de France, un hommage à la Vierge Marie soit interdit sous la pression d’une gauche sectaire et antireligieuse qui n’a jamais abandonné son vieux rêve de faire table rase du passé. C’est notre droit à vivre notre foi et notre identité qui est menacé. »

Voir la vidéo publiée sur la page Facebook de Lugdunum Suum, “L’hommage à la Vierge Marie interdit pour la 3ème fois : la préfecture s’acharne contre les identitaires !“.

1914–1918 : l’esprit de sacrifice et de cohésion, condition du sursaut nécessaire à notre survie

Un siècle après la fin de la Grande Guerre, on a du mal à imaginer ce que fut l’enfer de Verdun, le terrain bouleversé par l’artillerie lourde, la boue, les cadavres, les gaz, l’agonie des blessés, la triste noria des unités montant vers les premières lignes ou en redescendant. On peine encore plus à comprendre les ressorts de l’extraordinaire résilience dont surent faire preuve les Poilus et les raisons qui les firent « tenir » malgré la violence des combats et la proximité permanente de la mort, dans cette lutte inouïe où les qualités traditionnelles du soldat ne pesaient plus grand-chose sous le feu d’obus tirés à des kilomètres par des artilleurs invisibles.

La durée et l’intensité des combats de Verdun témoignent de l’endurance, de la ténacité et de l’inflexible volonté de ces hommes qui avaient le sentiment de défendre le « sol sacré de la patrie » et qu’animait la conviction, ressentie plus ou moins confusément, qu’ils se battaient pour une cause dépassant leur seule personne, en un moment où ils incarnaient, avec leur volonté de vaincre et l’acceptation du sacrifice éventuel de leur vie, une part de l’âme de la France – une France perçue comme une précieuse unité de destin forgée au fil des siècles, une France à laquelle ils étaient attachés de tout leur être parce qu’ils avaient appris ses grandeurs, ses gloires et ses malheurs passés, parce qu’elle constituait le cadre précieux de leur vie et de celle de leurs familles. Frères d’armes, de larmes et de sang de leurs camarades de misère et de gloire par-delà leurs différences sociales, religieuses et politiques, les combattants de Verdun témoignent aussi de l’importance vitale de la cohésion dans les pires moments d’adversité. Symboliquement, c’est à Douaumont, « ce champ de bataille où il fut démontré qu’en dépit de l’inconstance et de la dispersion qui nous sont trop souvent naturelles […], nous sommes capables d’une ténacité et d’une solidarité magnifiques et exemplaires…», que, cinquante ans plus tard, le général De Gaulle appellera à « faire à jamais de la sépulture de nos soldats ”couchés dessus le sol à la face de Dieu” et dont les restes sont enterrés sur cette pente en rangs de tombes pareilles ou confondues dans cet ossuaire fraternel, un monument d’union nationale que ne doit troubler rien de ce qui, par la suite, divisa les survivants. »

Les peuples et les nations connaissent au cours de leur histoire des moments d’épreuves qui, surmontés, peuvent être suivis de relâchements funestes. Nous sommes aujourd’hui, à l’évidence, dans cette situation et, plus que jamais, l’idéal de nos anciens doit nous inspirer et guider les nouvelles générations bien peu préparées aux âges de fer à venir.

Après les célébrations calamiteuses du centenaire de la bataille de Verdun, « chorégraphie pour analphabètes au milieu des tombes » selon le regretté général Bach, il est de notre devoir de nous interroger sur le message que nous ont, par-delà leur sacrifice, légué les héros de cet affrontement titanesque : en ce début du XXIe siècle, la séculaire querelle franco-allemande est fort heureusement apaisée, mais le nouveau monde en gestation recèle des périls mortels qu’il ne nous sera possible de conjurer qu’à la condition de faire nôtres les valeurs qui animaient les combattants du Bois des Caures, de Souville, de Vaux et du Mort-Homme. Les peuples et les nations connaissent au cours de leur histoire des moments d’épreuves qui, surmontés, peuvent être suivis de relâchements funestes. Nous sommes aujourd’hui, à l’évidence, dans cette situation et, plus que jamais, l’idéal de nos anciens doit nous inspirer et guider les nouvelles générations bien peu préparées aux âges de fer à venir. Ce réveil de l’esprit de sacrifice et de cohésion est la condition du sursaut nécessaire à notre survie. Puisse ce livre contribuer à ce que le martyre des combattants de Verdun ne demeure pas vain.

Philippe Conrad, président de l’Institut ILIADE

Article paru sur le site de Présent L’Institut Iliade

Une épreuve du bac en breton non prise en compte

14/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, s’oppose au fait que des élèves du lycée Diwan de Carhaix, dans le Finistère, passent leur bac de maths en breton.

«Les lycéens des filières Diwan peuvent passer l’épreuve d’histoire et de géographie ainsi qu’une épreuve optionnelle en langue bretonne. Les autres épreuves du baccalauréat doivent être passées en français. »

Ismaël Morvan, président de l’association Bak e Brezhoneg, déclare que « ce n’est pas logique de ne pas pouvoir passer les épreuves en breton alors que tout le programme scolaire est en breton ».

Il souligne ensuite que « les Basques ont une dérogation pour passer les épreuves de mathématiques du bac en basque ». Parmi les élèves concernés, un n’a pas eu son bac.

Entretien avec Alexandre Rivet, porte-parole de l’association Anjou Patrimoine

Le journal Présent a récemment publié un entretien avec Alexandre Rivet, porte-parole de l’association Anjou Patrimoine. Celui-ci évoque notamment les menaces qui pèsent sur un chef-d’œuvre de l’art gothique en Anjou.

— Pouvez-vous nous présenter l’association Anjou Patrimoine ?

— Anjou Patrimoine est une association de défense et de promotion des trésors culturels de notre province. Elle attire des profils variés puisqu’on y trouve des passionnés d’histoire, des catholiques, des militants, filles et garçons.

Le projet était dans les cartons depuis quelques mois et prévu pour la fin de l’année, mais l’actualité nous a forcé la main. En dehors des actions concernant Saumur, nous organiserons des visites et des randonnées, nous diffuserons des photos et des documents et nous participerons à des événements, notamment lors des commémorations du centenaire de l’armistice le 11 novembre prochain, certainement à Saumur, ville militaire par excellence. Pour résumer, tout ce qui est angevin est nôtre !

— Quelle est l’histoire de la chapelle Saint-Jean ?

— La chapelle fut bâtie au XIIIe siècle par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Elle fut désacralisée et désaffectée après la Révolution, certains diraient même humiliée puisqu’elle fut alors utilisée comme simple écurie. Les protestants pensèrent un moment pouvoir la récupérer, mais la mairie l’a finalement rachetée et rénovée, permettant à la chapelle d’être classée monument historique en 1862.

Grâce notamment à ses voûtes bombées dites « angevines » ou « Plantagenêt », du nom de la célèbre maison royale, l’office du tourisme de Saumur en parle même comme « l’un des principaux chefs-d’œuvre de l’art gothique en Anjou », ce qui est d’autant plus surprenant quand on sait ce que le maire veut en faire désormais.

— A qui le maire de Saumur a-t-il l’intention de laisser carte blanche pour occuper les lieux ?

— Jackie Goulet et son conseil municipal ont cédé la chapelle Saint-Jean à l’enseigne « Levrette café ». Ce nom est inspiré de celui d’une marque de bière, mais la communication et les activités des établissements déjà installés à Nantes et à Bordeaux sont claires, la connotation sexuelle est voulue. Entre les « soirées célibataires », les publicités vulgaires dont je vous épargnerai les détails, les « lap dance » et les jeux de mots grossiers affichés en permanence, cela ressemble au royaume du mauvais goût.

— Vous dites que les conditions d’un appel d’offres n’ont pas été remplies ?

— Rien n’obligeait le maire à lancer un appel d’offres, le statut de l’édifice lui permettant d’en disposer comme bon lui semble. Mais, si la loi lui donne tous les droits, l’éthique aurait voulu qu’une réelle concurrence soit mise en place. L’histoire de la chapelle aurait également dû lui imposer de trier les offres. La comparaison peut paraître absurde, mais personne n’aurait l’idée d’installer une charcuterie dans une ancienne mosquée.

Lire la suiteEntretien avec Alexandre Rivet, porte-parole de l’association Anjou Patrimoine

« Une bibliothèque idéale. Que lire de 0 à 16 ans ? »

« Peut-être distinguera-t-on à la fin de ce siècle deux classes d’hommes, les uns formés par la télévision, les autres par la lecture. » Ernst Jünger, Soixante-dix s’efface. t. II 1970/1981

Cette citation d’Ernst Jünger pourrait résumer tout l’intérêt du livre « Une bibliothèque idéale. Que lire de 0 à 16 ans ? », récemment publié aux éditions Critérion/Fondation pour l’Ecole par Anne-Laure Blanc, Valérie d’Aubigny et Hélène Fruchard, toutes trois passionnées de littérature, s’appuyant sur le riche travail entamé depuis plusieurs années par le blog Chouette un livre ! et le site 123loisirs.com.

Contre l’ahurissement des écrans

Face à l’ahurissement des écrans et au grand vide de la (dés)éducation nationale, ce guide de lecture à destination des parents et des enseignants représente une bouffée d’air pur pour tous ceux qui cherchent à résister à la grande entreprise de déculturation de la jeunesse européenne. Mission d’autant plus utile qu’une étude récente effectuée au Canada confirme un lien très net entre le temps passé sur les écrans, le sommeil et les performances des enfants, appauvrissant notamment leur développement cognitif.

Si développer le goût de la lecture pour nos enfants est essentiel, encore convient-il de veiller au choix des livres proposés. La littérature de jeunesse représente un marché juteux avec 15% des ventes globales de livres, soit 88 millions d’exemplaires vendus chaque année. Devant une telle manne, malgré la résistance de quelques courageuses maisons d’édition, l’objectif est d’abord de faire du chiffre plutôt que d’élever l’âme et l’esprit des jeunes générations. Bien souvent soumis au totalitarisme marchand, sacrifiant à la facilité et à l’air vicié du temps, le même conformisme idéologique règne dans les rayons des librairies jeunesse. L’inversion des valeurs, la laideur, la permissivité voire la transgression sont de règle…

Les livres sont des armes

En dépit ou justement à cause de cela, lire représente aujourd’hui un acte de résistance. Face au grand Moloch destructeur des cultures et des identités, les livres sont des armes, une révolte quotidienne contre le monde moderne, à condition cependant de proposer les bonnes munitions intellectuelles. C’est tout l’intérêt de cette « bibliothèque idéale », outil désormais essentiel pour chaque mère de famille s’interrogeant pour savoir, devant les rayons des librairies et bibliothèques, quels livres proposer à ses enfants. Choix important comme le rappelle la lumineuse citation placée en exergue du livre, considérant que les enfants doivent « grandir avec de bonnes lectures afin d’être capables d’assimiler ensuite de grandes lectures » (Natalia Sanmartin Fenollera « L’éveil de Mademoiselle Primm » — Grasset, 2013).

Le guide y répond dès dans son introduction en retraçant l’histoire trop méconnue de la littérature de jeunesse. Au fil du temps et jusqu’au grand renversement des valeurs né de Mai 68, elle oeuvre à proposer des livres écrits dans une langue soutenue, parfois joliment illustrés, et proposant des héros positifs, s’inscrivant en cohérence avec les valeurs morales et les repères traditionnels qui vertèbrent la société. Ces quatre conditions s’inscrivent dans une grille de sélection que les auteurs appellent le « carré magique ». à l’image de l’enseignement classique, la littérature de jeunesse contribue à forger des jeunes sensibles tant à l’éthique qu’à l’esthétique, sachant se situer dans le temps et l’espace et conscients de disposer d’un riche héritage culturel. Cette philosophie s’inscrit en cela dans la formule d’Hanna Harendt, citée par les auteurs : « pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire chez l’enfant, l’éducation doit être conservatrice, c’est-à-dire assurer “la continuité du monde” ». Ce conservatisme irriguant la littérature classique n’est justement pas synonyme de vieilles barbes et de vies bien rangées. Tout au contraire, la jeunesse y règne : Antigone, Télémaque, Iphigénie, Roméo et Juliette, Paul et Virginie, Julien Sorel, le Grand Meaulnes… Les héros sont tous de jeunes adolescents, offerts comme autant d’exemples aux lecteurs de leur âge.

2 000 titres proposés

Ce guide propose ainsi plus de 2000 titres, judicieusement classés par tranche d’âge et par genre, chaque titre étant décrit par une présentation de quelques mots. Des encarts consacrés à de grandes figures de la littérature agrémentent le guide : les frères Grimm, les contes de Perrault et d’Andersen, la comtesse de Ségur, Jules Verne ou bien encore des pièces de théâtre à jouer. Contes et légendes hérités de notre longue mémoire, récits historiques ou mythologiques, romans d’aventure ou de science-fiction, tous les genres littéraires sont proposés. Béatrix Potter côtoie Jack London, tandis que Stendhal y voisine avec Ray Bradbury ou Jean-Louis Foncine avec Erik L’Homme. C’est par le compagnonnage régulier avec ces grands frères amicaux, puisant ainsi aux meilleures sources, que les jeunes générations nées dans le marais du nihilisme contemporain pourront ainsi un jour comprendre et agir sur le monde.

BCT

Anne-Laure Blanc, Valérie d’Aubigny et Hélène Fruchard — Une bibliothèque idéale. Que lire de 0 à 16 ans ? Editions Critérion/Fondation pour l’Ecole

Article paru sur le site institut-iliade.com

Le 9 octobre 1970 disparaissait Jean Giono, chantre de la Provence

09/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le hussard sur le toit, Que ma joie demeure, Un roi sans divertissement, sont les œuvres les plus connues d’un des plus grands écrivains français du XXe siècle.
Jean Giono a traversé les 4 ans de la première guerre mondiale qui l’ont profondément marqué et qui le rendront pacifiste.

Mais son œuvre elle chante sa terre natale, la Provence. Elle magnifie les terroirs et une vision païenne de la vie. Il s’éteint victime d’une crise cardiaque dans sa maison de Manosque.


Mardi 2 octobre à Paris : Conférence de Michel Geoffroy sur « La stratégie du chaos »

01/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Ce Mardi 2 octobre, la fondation Polémia organise une conférence de Michel Geoffroy sur le thème de la « stratégie du chaos ».

Michel Geoffroy est l’auteur de l’ouvrage « La Super-classe mondiale contre les peuples », paru en 2018 aux Éditions Via Romana. À l’occasion de cette conférence, il expliquera ce qu’est, selon lui, la « stratégie du chaos », l’arme de la super-classe mondiale. Il analysera en détail les différents mécanismes de domination mis en place par cette super-classe afin de diriger le monde dans l’ombre.

Cet événement sera animé par François Bousquet, rédacteur en chef de la revue Éléments. Il aura lieu le 2 octobre à 20 heures, au 8 rue d’Athènes Paris IX. Le prix de l’entrée est de 10 €.

Il est possible de s’inscrire en ligne.


La Nouvelle Librairie a organisé avec succès sa première dédicace avec Eric Zemmour

28/09/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’était un événement dans le Quartier latin. Malgré les menaces et intimidations de mouvements antifascistes, la venue d’Eric Zemmour hier à la Nouvelle Librairie a rencontré un succès inattendu. Une manche gagnée pour François Bousquet et la revue Eléments, qui ont récemment rouvert l’ancienne librairie de l’Action française, en plein Quartier latin, 11 rue de Médicis. Un important dispositif policier protégeait la librairie toute la journée, et plusieurs militants d’ultra-gauche ont été arrêtés.

Pour leur première signature, ils ont invité Eric Zemmour, en pleine polémique sur la sortie de son livre.

Plus de 400 personnes ont pu rencontrer Eric Zemmour et obtenir une dédicace de son dernier livre. Intitulé « Destin Français ».

Le livre démontre que de l’ancien régime à la seconde guerre mondiale, de l’Empire romain à Napoléon, le présent se comprend avant tout par le passé.

La presse et les médias télé étaient au rendez-vous pour saluer ou condamner l’événement.

C’est donc un premier pari gagné pour François Bousquet dont l’objectif est de réimplanter les idées nationales et identitaires au cœur du quartier étudiant, à deux pas de la Sorbonne. Dans la guerre culturelle en cours, les contestations intolérantes d’extrême-gauche n’ont pas résisté à la témérité de ceux qui sont venus en masse, pour rencontrer un auteur autant que pour soutenir la liberté d’expression et la pluralité du débat d’idées. Le riche programme de dédicaces se poursuit ce vendredi 28 septembre avec la venue de Christopher Gérard pour son nouveau livre, « Le Prince d’Aquitaine » de 18h30 à 20h30.


La langue française ne s’enrichit pas : elle se communautarise !

30/08/2018 – FRANCE (NOVOpress)
« la langue française évolue », dit-on… « La langue française s’enrichit », dit-on encore.

Mais pour le chroniqueur de Radio Sputnik, Edouard Chanot, tout cela est un peu court. La situation est à ses yeux paradoxale : la langue française se diversifie sans pour autant s’enrichir, car elle se communautarise.


Sparte, cité des arts, de la guerre et des lois

Face à la lumineuse Athènes, baignant sous le soleil de l’Egée, communément représentée comme l’archétype de la cité grecque, il est de coutume d’opposer la sombre image de Sparte, austère et rude caserne aux mœurs barbares, retranchée derrière les montagnes du Péloponnèse, longtemps décrite comme le modèle des dictatures militaristes voire la matrice des régimes totalitaires.

Loin de ces préjugés, les éditions Perrin ont publié récemment un gros livre passionnant de Nicolas Richer, Sparte, cité des arts, de la guerre et des lois, qui fera date dans l’historiographie consacrée à l’antique Lacédémone. A travers une très complète synthèse richement documentée, son auteur remet les idées à l’endroit au bénéfice de la patrie de Lycurgue tout en retraçant l’histoire et le fonctionnement de Sparte depuis la Laconie homérique jusqu’à ses derniers feux, à l’aube de l’époque hellénistique.

« Une cité grecque de Grecs en Grèce »

Dès l’introduction, Nicolas Richer souligne que Sparte est d’abord « une cité grecque de Grecs en Grèce. En d’autres termes, la culture des hommes de Sparte dans l’Antiquité était très semblable à celle des autres Grecs, bien que leurs organisations et leurs priorités différaient ». Homère et Hésiode étaient lus et étudiés à Sparte, de même que les auteurs lacédémoniens, comme Tyrtée ou Alcman, étaient reconnus dans les autres cités grecques. La cité de Lycurgue ne fut pas toujours le fruste Etat rétif aux arts que l’on décrit, connaissant une intense activité artistique au VIe siècle av. J.C., notamment avec ses bronzes et céramiques exportés dans tout le bassin méditerranéen. En matière architecturale enfin, les bâtiments publics étaient semblables aux autres cités grecques. C’est seulement à la fin du VIe siècle av. J.-C. que l’austérité s’installe, fruit d’une volonté politique privilégiant la seule valeur civique et la force virile des citoyens lacédémoniens. Sparte en effet, c’est d’abord la cité des homoioi, c’est-à-dire des « semblables » plutôt que des « égaux ». Si les différences de fortune et d’origine sont présentes à Sparte, rappelle Nicolas Richer, il y règne, comme l’écrit Thucydide, une « égalité plus forte qu’ailleurs dans la façon de vivre » où chacun s’efface au service de la cité et de l’obéissance à ses lois.

La rude école

Cet égalitarisme s’exprime notamment à travers les syssities (repas pris en commun), le port d’une tenue identique pour tous et un système éducatif obligatoire. De sept à vingt ans, le jeune Spartiate est retiré à ses parents pour recevoir une éducation collective, la paiédéia, se déroulant par étapes, inculquant un grand sens du devoir et une forte maîtrise de soi à travers la règle des pathémata. Habitués aux coups et aux privations, soumis à une forte émulation, les meilleurs d’entre eux pratiquaient ensuite l’épreuve initiatique de la cryptie qui leur permettait d’intégrer le corps des hippeis, garde d’élite de l’armée spartiate. Au sein de cette rude école, Nicolas Richer rappelle que la formation intellectuelle n’était pas négligée, bien au contraire.

Les jeunes filles s’astreignent également à cette discipline des esprits et des corps. Les exercices gymniques et la pratique collective auxquels elles participent comme leurs frères visent à former des femmes robustes aptes à faire de beaux et solides enfants dans une perspective clairement eugéniste (qui n’est pas propre à Sparte). Le rôle des épouses et des mères dans l’exaltation des vertus guerrières est aussi primordial : elles devaient « tourner en dérision les médiocres et exalter les meilleurs », incitant leurs époux et leurs fils à la « belle mort » (khalos thanatos), toujours préférable à une vie honteuse.

C’est seulement après ses trente ans que l’homoioi n’est plus soumis aux règles d’existence commune ; « on pouvait alors estimer qu’il avait pleinement fait sienne les valeurs requises. » Le citoyen reste cependant mobilisable jusqu’à soixante ans et doit conserver sa condition physique et morale, notamment par la pratique de la chasse, considérée comme l’exercice le plus proche de la guerre.

Sous la menace d’un horizon de guerre

Cette dure discipline explique pourquoi les Spartiates étaient considérés « comme des guerriers sinon invincibles, du moins redoutablement efficaces ». Petite cité aux effectifs réduits, dépourvue de murailles protectrices au coeur d’un vaste territoire peuplé par les Hilotes, populations asservies mais hostiles, Sparte vivait constamment menacée. Cet « horizon de guerre » explique aussi pourquoi les vertus militaires représentaient la colonne vertébrale de la philosophie spartiate. Nicolas Richer rappelle toutefois que « Sparte ne peut être assimilé à une cité militariste, au sens où l’armée, constituée à part dans le système social, exercerait une influence prépondérante sur la vie collective. Ce sont les citoyens-soldats qui étaient mobilisables en fonction des décisions qu’ils prenaient eux-mêmes, lors des réunions de l’assemblée. »

La phalange où « chaque soldat aurait, de son bouclier (hoplon) tenu au bras gauche, protégé le flanc droit de son voisin de gauche » est à l’image de cette société où le singulier doit se sacrifier au Tout. Au-delà de la sublimation des valeurs guerrières érigée en règle de vie, « exaltant les vaillants et avilissant les défaillants », Nicolas Richer considère que la supériorité de Sparte dans l’art militaire reposait également sur le caractère systématique d’une organisation très hiérarchisée et soudée par un puissant esprit de corps, forgé au sein des syssition.

Cette vocation militaire permettra à Sparte de demeurer invaincue jusqu’ à la bataille de Leuctres, en 371 av. J.-C, malgré une forte oliganthropie qui réduira les effectifs spartiates de 10 000 à moins de 700 hommes en l’espace de quelques générations, et sur laquelle le livre apporte d’intéressants éclairages.

* * * *

Au contraire des vestiges orgueilleux de l’Acropole d’Athènes, rien ne laisse deviner aujourd’hui dans la plaine de Sparte la présence lointaine de la cité guerrière qui semble s’être évanouie au vent de l’Histoire. Le livre de Nicolas Richer fait justice de cet oubli. La vision d’une Sparte conservatrice et figée laisse place aux aspects novateurs et originaux de la cité des Lacédémoniens, offrant un modèle alternatif de gouvernement qui fascinera les Grecs. Il rappelle également que sans les phalanges spartiates, à l’origine de la révolution hoplitique, c’est la Grèce tout entière qui aurait été submergée par la Perse.

Dans son essai intitulé Sparte et les Sudistes, Maurice Bardèche écrivait que « rien ne doit nous faire oublier que Sparte, c’est avant tout une certaine idée du monde et une certaine idée de l’homme ». Il rejoignait en cela, à 2 300 ans de distance, les écrits de Xénophon affirmant que « Sparte l’emporte en vertu sur toutes les cités, car elle est la seule où se conduire vertueusement soit une obligation publique ». Loin des fantasmes et clichés, à nous autres Européens bien-nés, telle doit être la leçon à retenir, que Sparte continue de nous adresser par-delà les siècles.

Benoît Couëtoux du Tertre

Tribune reprise de institut-iliade.com

Claude Seignolle, le réenchanteur

Claude Seignolle est mort le 13 juillet, Il venait d’avoir 101 ans le 25 juin dernier ! Folkloriste, conteur et enchanteur, c’était un des plus beaux vieillards de France dont il connaissait toutes les patries et les parties secrètes. Mieux qu’historien : diseur de légendes. Olivier François lui avait rendu hommage l’année dernière dans notre dossier d’Éléments “La réponse polythéiste” numéro 167.

Maître de l’étrange, fantastiqueur en sabots, grand initié aux arcanes du Démon et de ses pompes, collecteur folkloriste disciple d’Arnold van Gennep, collectionneur de légendes et de menteries, brocanteur de superstitions et de chimères, barde et conteur de tous les pays de France, écrivain de race admiré et salué par Lawrence Durell, Blaise Cendrars, Thierry Maulnier, Pierre Mac-Orlan et Hubert Juin, Claude Seignolle avait eu 100 ans le 25 juin dernier. Cet anniversaire a été célébré plus que discrètement par la presse nationale ou généralement passé sous silence. N’en soyons pas étonnés car cela fait bien longtemps que les journaux de l’Hexagone ne savent plus reconnaître les vraies grandeurs. Ils n’admirent désormais que les talents moyens, les talents comme-il-faut, les mous et les tièdes, les fruits désinfectés et sans saveur.Maître de l’étrange, fantastiqueur en sabots, grand initié aux arcanes du Démon et de ses pompes, collecteur folkloriste disciple d’Arnold van Gennep, collectionneur de légendes et de menteries, brocanteur de superstitions et de chimères, barde et conteur de tous les pays de France, écrivain de race admiré et salué par Lawrence Durell, Blaise Cendrars, Thierry Maulnier, Pierre Mac-Orlan et Hubert Juin, Claude Seignolle a eu 100 ans le 25 juin dernier. Cet anniversaire a été célébré plus que discrètement par la presse nationale ou généralement passé sous silence. N’en soyons pas étonnés car cela fait bien longtemps que les journaux de l’Hexagone ne savent plus reconnaître les vraies grandeurs. Ils n’admirent désormais que les talents moyens, les talents comme-il-faut, les mous et les tièdes, les fruits désinfectés et sans saveur. L’œuvre de Claude Seignolle est certainement trop forte – ainsi que les alcools de certaines distilleries clandestines – pour les admirateurs des fémelins de la littérature contemporaine. On y respire l’air vif d’un monde très ancien, de cette vieille civilisation qui a précédé la grande mue industrielle ; on y sent des odeurs de landes et de marais, de bois et de ruisseaux, des muscs paysans, des fumets de plantes et de bêtes sauvages. Les loups y dévorent toujours les agneaux et les jolies bergères ; les animaux n’y sont pas trente millions d’amis, mais parfois les gardiens de secrets immémoriaux, des intercesseurs vers ce qui est en deçà ou au-delà de l’humain. On y entend aussi des musiques que le brouhaha moderne a aujourd’hui recouvert, les symphonies que jouait la nature quand elle était toujours cosmos ou création divine, les chants des dieux et des fées, les cris des démons et des faunes ; et de plus simples chansons paysannes, ces refrains entonnés par les peuples de la glèbe et de la faux pour conjurer le sort, s’accorder la faveur des astres, maudire leurs ennemis, louer le retour des saisons et bénir la fécondité des femmes.

[Recueillir les derniers feux d’une civilisation]

Claude Seignolle n’est pas un écrivain bucolique comme ces petits maîtres du XVIIIe siècle français, ces poudrés qui rêvaient d’un monde policé, réconcilié et aménagé, d’un grand jardin taillé au cordeau destiné aux marquises en rose et aux abbés de cour. Le royaume seignollesque n’est pas le cauchemar climatisé du Grand Architecte. Le bien et le mal n’y sont pas ces entités abstraites qui inspirent aux philosophes et aux théologiens modernistes les froides spéculations des sommes et des traités. Claude Seignolle enseigne, à rebours, une sorte de pensée sauvage, une « manière d’être », notait Hubert Juin dans une préface à La Malvenue, qui semble « posée de biais pas rapport à l’Histoire » et qui se joue des catégories religieuses et philosophiques classiques, ces carcans spirituels imposés aux peuples européens par les absolutismes cléricaux et politiques. Satanisme paysan et carnavalesque, catholicisme populaire d’avant la réforme tridentine, survivances païennes, animisme et petites religions locales s’affrontent ou se conjuguent pour la joie et l’inquiétude des lecteurs. L’univers retrouve enfin ses ambigüités, ses rythmes et ses alternances. À nouveau le sang et la sève coulent à travers les veines et les racines du monde. À nouveau la nuit est une nuit de mystères, d’angoisses ou de rêves, une nuit qui n’est pas polluée par « les affichages célestes » de la société marchande. À nouveau la lune est une puissance qui fait battre les entrailles, inspire les amants et incite aux chasses les plus sauvages. La lecture de Claude Seignolle est une aventure plus dépaysante que toutes les explorations spatiales car elle nous restitue des dimensions du ciel et de la terre que nous avions perdues. Claude Seignolle a 100 ans, mais nous pourrions parfois en douter. Cet écrivain est moins vétuste et empoussiéré que la plupart des romanciers contemporains. Sa langue est drue, son imagination vive, et ses livres envoutent immédiatement. Ouvrir les pages des ses romans et de ses recueils de contes ne donne pas l’impression d’entrer dans une serre ou dans un petit salon propret où le maître des lieux présente avec parcimonie des plantes artificielles ou de petits meubles cirés qui font sans doute le bonheur des musées, mais ne touchent ni l’âme ni le cœur ni l’esprit. Au contraire c’est beau, c’est grand, c’est généreux, Seignolle ! Cela ressemble davantage à la noce de Brueghel l’Ancien qu’aux agapes petites-bourgeoises. Et il ne déçoit jamais, il a compris ses lecteurs et ne trahit pas leurs espérances. Il leur offre toujours les sortilèges de cet esprit d’enfance qui réenchante le monde ou le défait avec une ironie cinglante, et ouvre des perspectives – de terreur ou de joie – auxquelles l’esprit habitué des adultes est souvent définitivement fermé. Seignolle a 100 ans mais il est plus jeune que tous les trentenaires, les quarantenaires, les quinquagénaires, les sexagénaires – ne parlons pas des sexygénaires –, les septuagénaires, les octogénaires et les nonagénaires réunis. Jeune centenaire, Seignolle pourrait d’ailleurs aussi bien être un très jeune bicentenaire ou tricentenaire, voire être né il y a mille ou trois mille ans. Pour ma part, je l’imagine assez jeune barde d’une tribu gauloise d’avant la conquête romaine, sorcier du Haut Moyen Âge résistant à la christianisation, gueux des croisades populaires, errant de la Sainte Russie, trafiquant de poisons et de philtres d’amour dans la Chine des Mings, colporteur traversant les pays du royaume de France au milieu du XVIIIe siècle, clochard céleste et trimardier… Seignolle en a gardé la très haute sagesse et la très sage fantaisie. Mais d’où vient ce sacré bonhomme, me direz-vous ? Cent ans, c’est une vie que l’on peut saisir à vue d’homme, n’est-ce pas ? Il est parfois fastidieux de retracer précisément la vie des écrivains. Le genre biographique échappe souvent à l’essentiel en se perdant dans des détails, des dates, des faits qui se veulent révélateurs, mais occultent l’esprit et le sens réel d’une destinée. Aussi certains secrets ne doivent pas être percés, jetés en pâture à la curiosité mauvaise du public. Seignolle doit évidemment d’abord se rencontrer dans son œuvre, mais nous révélerons pourtant deux moments de son existence, deux expériences de son enfance et de sa jeunesse, qui sont fondateurs de sa singulière sensibilité. Car le futur quêteur d’histoires et de légendes a senti très tôt le frisson du mystère et décidé de son destin.

Lire la suiteClaude Seignolle, le réenchanteur

Un été avec Homère…

Un été avec Homère… Quelle belle idée, n’est-ce pas ? Mais, me direz-vous, pourquoi justement ne pas se « contenter » de lire l’Iliade et l’Odyssée plutôt qu’une nouvelle « analyse » sur les œuvres du divin aède ?

C’est que ce livre ne donne pas envie de découvrir Homère. Ou plutôt, il ne doit pas s’adresser à un lecteur qui ne s’est jamais plongé dans les chants homériques, dans cette « nourriture de l’âme européenne » comme l’écrit, le dit, Sylvain Tesson.

Mais c’est un livre, ou plutôt un recueil d’une série d’émissions radiodiffusées l’été dernier sur France Inter, qui nous invite à relire Homère, à se replonger dans le fracas des combats des héros achéens et troyens devant les murs de la cité de Priam, à repartir avec Ulysse au cours de ses aventures pour retrouver son royaume… Et pour nous aider à mieux vivre

Cette invitation commence dès l’esthétique d’Un Été avec Homère.

La couverture sobre, à l’iconographie immédiatement reconnaissable, fait d’emblée résonner nos esprits à l’heure de la Grèce antique et mythologique.

Son format “poche” permet de l’emporter partout, en faisant un parfait petit bouquin à glisser dans son sac, qu’il soit à dos, de voyage ou de travail.

Plaisir des yeux enfin, au cours de la lecture, grâce au choix très poétique d’imprimer en un beau bleu les extraits de l’Iliade et de l’Odyssée parsemant les différents chapitres.

Un bleu qui rappelle le ciel et la mer de Méditerranée, “le soleil, et peut-être […] les yeux d’Homère”, et sans nul doute un bleu faisant écho aux yeux des déesses aux bras blancs ou casquées, à ceux d’Hélène aux longs cheveux, à ceux de la fière Pénélope…

Organisé en courts chapitres classés par thèmes (les origines des chants homériques, leur géographie, le destin, l’ordre, les dieux et la liberté, l’hubris, la guerre, la beauté…), leur rythme en est vif et efficace.

Je vous invite d’ailleurs à ouvrir le livre au hasard, et à y lire le chapitre sur lequel vous êtes tombé. Car Sylvain Tesson ne cherche pas à démontrer, mais à montrer la beauté, la portée, la sagesse intemporelle de l’Iliade et l’Odyssée.

S’inscrivant à la suite de Virgile, Racine, Nietzsche, d’Ormesson (sans oublier Dominique Venner), il souligne que chacun trouvera quelque chose de différent à la lecture de l’Iliade et de l’Odyssée.

Et sans doute que chacun trouvera, selon sa sensibilité du moment, selon le moment de sa vie, un sens nouveau, une autre profondeur, un écho plus moderne que « le journal de la veille » avec ses propres préoccupations ou les soubresauts du monde.

Pour autant, si l’Iliade et l’Odyssée sont des chefs d’œuvre « universels », Sylvain Tesson rappelle de manière très claire qu’ils ne peuvent résonner pleinement que pour un Européen.

Il est d’ailleurs assez réjouissant que les messages véhiculés par Sylvain Tesson soient passés sur France Inter, car ils sont loin d’être « universels », mais alors pas du tout !

Par exemple, dans le chapitre “Aimer les îles”, l’auteur assène que “Les îles ne communiquent pas. Voilà l’enseignement homérique : la diversité impose que chacun conserve sa singularité. Maintenez la distance si vous tentez à la survie du divers !

Voilà qui ne peut que détonner (voire étonner) alors que Le Camp de Saints se joue sous nos yeux, acclamés justement par les radios d’Etat…

Sylvain Tesson voyage ainsi entre le monde mythologique et le monde actuel, ose des rapprochements entre le courage des héros antiques et les guerriers kurdes, parle de la folie, de l’irrespect des hommes pour la nature (et pour les dieux), nous invite à danser dans le monde d’ici, sous la lumière du soleil, et ne pas s’égarer dans l’espoir d’un mirage, de chimères d’un monde à venir, rappelle que “la guerre est notre mère” mais aussi que seul l’ordre et l’harmonie sont à rechercher…

Bon voyage sur les rivages ensoleillés de la mythologie !

Harald S.

Tribune reprise de institut-iliade.com

Un Été avec Homère, Sylvain Tesson, éditions des Équateurs, mai 2018, 253 p.

Chaque peuple porte une tradition…

Chaque peuple porte une tradition, un royaume intérieur, un murmure des temps anciens et du futur. La tradition est ce qui persévère et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaître en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin.

Réponse naturelle au nihilisme, la tradition ne postule pas le retour à un passé mort. Elle ne plaide pas pour les quenouilles ou les calèches. Elle ne postule pas une théorie politique ou sociale. Elle est ce qui donne un sens à la vie et l’oriente. Elle porte en elle la conscience du supérieur et de l’inférieur, du spirituel et du matériel.

La tradition pérenne d’un peuple ne se confond pas avec les traditions, même si les coutumes portent parfois une part de l’authentique tradition. Celle-ci est l’expression la plus haute et quasi « divine » d’une grande communauté charnelle et historique. Elle est son être éternel. Elle lui donne ses principes, ses vérités permanentes, capables de traverser les fluctuations temporelles.

Elle plonge dans l’histoire, mais elle est au-delà et en deçà. Elle n’est pas antérieure par la chronologie. Le primordial n’est pas le primitif. Il s’appréhende dans la durée. La tradition est une strate profonde, une assise spirituelle, un cadeau des dieux. Pas plus que le langage, elle n’est une création volontaire.

Sans que nous le sachions, elle continue de vivre en nous. Comme un leitmotiv musical, elle est le thème conducteur. Elle est fondatrice. Elle est ce qu’il y a de plus ancien et de plus proche. Elle est la traduction d’une façon unique d’être des hommes et des femmes devant la vie, la mort, l’amour, le destin. Elle porte les principes qui transcendent la vie, les pensées et les actes.

Dominique Venner

Texte repris de dominiquevenner.fr

Qui est Médine Zaouiche ?, par Caroline Parmentier

Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui ne voient pas l’ignominie qu’il y a à vouloir faire chanter quelqu’un qui se réclame du djihad dans cette salle où 90 personnes ont été massacrées par la barbarie islamiste, sur le lieu même du calvaire de ces jeunes dont on sait qu’ils ont été torturés ? Et pourquoi pas un concert techno-nazi à Oradour-sur-Glane ?

C’est le cas du Monde, de Libération et de Jean-Jacques Bourdin de RMC qui s’emploient à défendre le rappeur Médine Zaouiche en glosant pendant des heures sur l’interprétation la plus favorable possible de ses chansons. C’est le cas de Benjamin Griveaux le porte-parole du gouvernement : « La seule réponse à apporter c’est (…) la réponse du droit et non pas répondre sous le coup de l’émotion. Les salles sont libres de programmer qui elles veulent. »

Pour savoir qui est Médine Zaouiche, il faut lire le livre de Gilles Kepel (que l’on ne peut pas taxer d’appartenir à la « fachosphère ») : Terreur dans l’Hexagone, genèse du djihad français. Il y parle déjà de Médine Zaouiche, islamiste proche des milieux islamistes, proche de l’UOIF et des Frères musulmans. Il faut regarder le clip de sa chanson « Don’t laïk », sortie une semaine avant les attentats de Charlie-Hebdo (Présent du 12 juin). « Crucifions les laïcards comme à Golgotha », ou encore « J’mets des fatwas sur la tête des cons ». Ou encore écouter « Le grand Médine » : « On est dans l’game pas venu pour ouer-j, mais j’arrive sur tous les sites comme un djihadiste de Daesh. »

Les islamistes du « Havre de savoir »

Il faut surtout se pencher sur l’association « Le Havre de savoir » dont Médine se réclame « l’ambassadeur ». Sur le site de l’association islamiste, Nabil El Asri y réclame notamment « la présomption d’innocence pour Mohamed Merah ». On y reprend les conférences d’Abdallah Ben Mansour qui réclame « la chariah partout dans le monde ». En 2013, Médine participait en personne à une « rencontre annuelle des musulmans du Havre » avec les frères Tariq et Hani Ramadan, mais aussi Hassan Iquioussen surnommé le « prêcheur des cités », prédicateur islamiste qui déclare que les attentats sont un « faux problème » et demande de « tuer les apostats de 12 balles dans la peau » ou encore Marwan Muhammad qui a défendu l’action du djihadiste Adrien Guihal, prof de théologie chez Daesh.

Toute cette sympathique réunion se tenant en plein cœur du Havre, accueillie à bras ouverts par le maire Edouard Philippe, lequel n’est autre que notre actuel Premier ministre, qui bien sûr invoque « la liberté d’expression » pour Médine.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 13 juin 2018