Tintin chez les rouges, et en couleurs !

Tintin sovietsLes éditions Casterman publient le mythique Tintin au pays des soviets, en couleurs. Le premier tirage est de 300 000 exemplaires, ce qui est énorme, pour un récit dessiné, vieux de 88 ans et souvent réédité, du moins depuis la chute du mur de Berlin.

La société Moulinsart, qui gère le patrimoine hergéen, a peu de choses à se mettre sous la dent en fait de nouveautés, puisque Hergé avait interdit que les aventures de Tintin soient reprises après lui. Il y a en tout et pour tout 24 albums (ou plutôt 23 albums et demi, puisque Tintin et l’Alph’art n’avait pas été achevé). Mettre Tintin au pays des soviets en couleurs, c’est en quelque sorte permettre une relance intéressante, commercialement parlant, et donner une seconde jeunesse à cet album.

Soyons clairs : coloriser Les Soviets, ce n’est pas trahir Hergé, au contraire. Tous les premiers albums étaient parus en noir en blanc, entre 1931 et 1942, et Hergé, avec l’aide de Jacobs, les a colorisés par la suite. S’il ne l’a pas fait pour Les Soviets, c’est qu’il jugeait que le travail à reprendre était trop lourd, car les personnages eux-mêmes souffraient encore d’une maladresse des dessins, ce qui n’était déjà plus vrai dans le second album en noir et blanc, Tintin au Congo.

Tintin SovietsPar la suite, l’air du temps a constitué un autre obstacle à la réédition de l’album, que ce soit en noir et blanc ou en couleurs. Casterman craignait des représailles des gauchistes et des gros bras du service d’ordre de la CGT et du PC, comme nous l’avaient expliqué les commerciaux de la maison d’édition belge, à Alain Sanders, Jean-Claude Faur et à moi-même, au festival de la bande dessinée d’Angoulême, en 1985, quand nous avions remis le prix Russie Libre de la bande dessinée au scénariste BD Jean-Michel Charlier.

Aujourd’hui, les obstacles sont tombés : on peut librement critiquer le communisme – enfin ! – sans être traité de crypto-fasciste. Mais la très large diffusion des Soviets (cet album où tout était vrai de la vie en URSS, car directement puisé dans le témoignage du consul belge Joseph Douillet) n’en fait plus un acte du combat politique – ce qu’était l’album, à l’origine – quand le récit était publié dans les pages du Petit XXe, du génial abbé Norbert Wallez.

Il n’empêche que se dire que 300 000 enfants vont apprendre très tôt à haïr le bolchevisme, Lénine et Trotski, en s’identifiant à Tintin, cela fait tout de même plaisir !

Tintin au pays des soviets, d’Hergé, 144 pages, 14,95 euros.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 14 janvier 2017

Paris Fierté 2017

Journée de la fierté parisienne : entretien avec Pierre Larti

Les bénévoles de Paris Fierté organisent comme chaque année depuis 12 ans maintenant la journée de la fierté parisienne. Pierre Larti, un de leurs responsables, nous donne rendez-vous ce samedi à partir de 15 heures, journée qui se terminera par la traditionnelle marche aux flambeaux dans les rues de Paris.

Paris Fierté 2017— Pouvez-vous présenter le programme de la journée ?

— Cette nouvelle édition de la journée de la fierté parisienne prend un sens très particulier cette année. Nous avons décidé de l’articuler autour du mot d’ordre « Défendons Paris ! » Comme chacun sait, notre continent européen – à Paris, Nice ou Berlin – est attaqué avec férocité. Nous pensons qu’il est temps que les peuples européens prennent conscience de leur héritage, l’affirment et le défendent, d’où cet appel. Nous accueillerons donc le public sur une péniche repensée en bistrot-guinguette à la parisienne, au niveau du Pont des Arts (métro Saint-Germain-des-Prés ou Pont Neuf) entre 15 heures et 17 h 30. Nous invitons tous les lecteurs de Présent à nous rejoindre pour un moment convivial et familial, propice aux discussions, aux danses et aux dégustations de produits exclusivement franciliens. Il y en aura pour tous les goûts ! Salé, sucré, solide ou liquide, il nous appartient de redécouvrir notre patrimoine parisien.

A 18 heures, nous donnons rendez-vous à tous les Parisiens, jeunes et moins jeunes, au Pont de la Tournelle (métro Pont Marie ou Maubert Mutualité) pour une grande manifestation en l’honneur de sainte Geneviève, patronne de Paris et modèle pour notre cité. Notre cortège, bruyant, festif, jeune et familial, arpente les rues de la Montagne Sainte-Geneviève pour finir devant l’église Saint-Etienne du Mont, où repose notre patronne. Nous étions près de 800 l’année dernière et nous sommes certains que nous serons encore plus nombreux cette année !

— Vous placez votre journée sous le patronage de sainte Geneviève. En quoi son image est-elle d’actualité ?

— Je voudrais vous raconter une histoire : c’est celle d’une grande ville paisible, où les habitants sont heureux, construisant des bâtiments grandioses, développant son économie et vivant selon une identité forte. Mais cette ville fait des envieux et des combattants de contrées lointaines – dont les chefs sont des barbares sans foi ni loi – se mettent en route pour prendre la ville et tuer ou soumettre son peuple. Cette histoire – toute ressemblance avec des événements actuels est purement fortuite –, c’est celle de Paris au temps de sainte Geneviève. Sainte Geneviève qui, devant les craintes et le découragement des Parisiens, a fait preuve d’une force morale et combative extraordinaire, motivant et rassemblant les habitants, ce qui a eu pour effet d’effrayer suffisamment Attila et les Huns pour ne pas attaquer Paris.

C’est l’esprit de Geneviève que nous voulons perpétuer : celui de la force morale, de la droiture, du courage et de la prise en main de son destin.

Propos recueillis par Louis Lorphelin

Entretien paru dans Présent daté du 13 janvier 2017

Fanny Ardant

Fanny Ardant : « Les journalistes ont toujours besoin de diaboliser quelqu’un »

12/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invitée de l’émission 28 Minutes sur Arte à l’occasion de la sortie du film Le Divan de Staline, avec Gérard Depardieu, Fanny Ardant s’est livrée à un réquisitoire très politiquement incorrect contre « l’Occident », ce « donneur de leçons » qui « se croit toujours autorisé à donner des bons points ou des mauvais points ». Elle s’en est prise particulièrement aux médias : « Les journalistes ont toujours besoin de diaboliser quelqu’un », a affirmé l’actrice, qui, évoquant le traitement qui est réservé à Vladimir Poutine, a demandé aux journalistes présents sur le plateau s’ils n’étaient pas « les laquais de l’Amérique ». « Dès qu’on ouvre un bulletin d’information, a-t-elle ajouté, il y a la pensée unique sur les mêmes hommes et sur les mêmes choses. »

Droite Gauche Branca

Eric Branca sur TV Libertés : « Il y a une psychologie de droite »

12/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Avec Michel Marmin, Fabrice Madouas et Eric Branca sont les chevilles ouvrières d’une nouvelle collection littéraire innovante, « Le Tour de la question », aux éditions Chronique. Dans ce nouveau concept, chaque livre reprend deux aspects d’une question comme Gauche/Droite ou Paradis/Enfer. Sur un ton enlevé, Fabrice Madouas et Eric Branca, qui ont longtemps travaillé à Valeurs actuelles, répondent tour à tour aux questions de TV Libertés.

Fabrice Madouas explique qu’il n’a pas fallu l’avènement de la civilisation judéo-chrétienne pour trouver des croyances en un Paradis et, à contrario, en un Enfer. Il apporte aussi une réponse existentielle fondamentale : irons-nous tous au Paradis malgré notre étrange fascination pour Satan ?

De son côté, Eric Branca affirme qu’il y a une psychologie de droite et une psychologie de gauche, même si, à travers l’Histoire, les lignes politiques ont constamment bougé. Il n’hésite pas non plus à tenter de définir qui incarne le mieux la droite et la gauche aujourd’hui. Sans manichéisme, avec humour voire malice, les auteurs appréhendent leur sujet avec des points de vue complémentaires et avec un parfait esprit de synthèse.

platon

Le racisme anti-Blancs s’en prend à Kant ou à Platon

10/01/2017 – LONDRES (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le racisme anti-Blancs s’en prend maintenant aux philosophes européens. Le journal britannique Daily Mail rapporte qu’un groupe d’étudiants de la très réputée School of Oriental and African Studies (SOAS) de l’université de Londres mène actuellement une campagne pour en éradiquer l’héritage colonialiste, qui serait symbolisé par l’enseignement des philosophes Kant, Descartes ou Platon ! Selon eux, les philosophes enseignés sont tout simplement trop blancs : « La majorité des philosophes étudiés devraient être originaires d’Afrique ou d’Asie. »

Sir Anthony Seldon, vice‑chancelier à l’université de Buckingham, leur a répondu :

« Que le politiquement correct devienne hors de contrôle est un réel danger. Nous devons comprendre le monde tel qu’il a été et non pas ré‑écrire une histoire comme certains auraient voulu qu’elle soit. »

Le syndicat étudiant à l’origine de cette campagne anti-Blancs, qui se réclame d’Aimé Césaire, inscrit son action dans le cadre d’une entreprise de « décolonisation » de « l’institution blanche », affirmant que « les philosophes blancs » ne doivent être enseignés « si nécessaire » et d’un « point de vue critique ». Par exemple en indiquant le « contexte colonial » dans lequel les philosophes des Lumières ont écrit.

On ne sait pas s’ils pensent à Voltaire écrivant :

« Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir. »

Vous avez quatre heures.

Meryl Streep Golden Globes

Happening anti-Trump à la cérémonie des Golden Globes

10/01/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Pour ceux qui ne le savent pas se tenait dans la nuit de dimanche à lundi la cérémonie des Golden Globes. L’occasion pour tout le gratin hollywoodien de se retrouver afin de se voir remettre des prix récompensant leur performance dans les films et à la télévision américaine. Traditionnellement les lauréats font un discours pour remercier famille, producteurs et tous ceux qui les ont aidés et accompagnés dans leur travail.

Cette année un discours a été particulièrement salué par la presse cosmopolitiquement correcte, celui de Meryl Streep, actrice plusieurs fois décorée pour ses nombreux rôles. Elle a tenu un discours résolument anti‑Trump jalonné par certaines formules et phrases se voulant facétieuses. Par exemple, évoquant la « Hollywood Foreign Press », comité qui organise la cérémonie, Meryl Streep a commencé son discours en déclarant : « Nous faisons maintenant partie des populations les plus dénigrées de la société américaine. Hollywood. Les étrangers. La presse. »

Le présentateur général de la cérémonie, Jimmy Fallon, s’en est pris lui aussi à plusieurs reprises au président élu américain. Il s’est par exemple attaqué au collège électoral en disant que Hollywood est « le seul endroit où l’on tient encore compte du vote populaire ». Là encore des sorties largement relayées et saluées par les médias conventionnels. Donald Trump n’a pas tardé à répondre en qualifiant Meryl Streep d’actrice sur-considérée à Hollywood.

Mais la vraie question est la suivante : pourquoi les Républicains et les conservateurs se préoccupent-ils encore du message dégagé par Hollywood ? Tout simplement parce que, malgré tout, Hollywood représente encore l’ensemble des Américains. Dans les années 1940 et 1950, les Américains considéraient Hollywood comme leur industrie. De surcroît Hollywood représente ce que les Américains devraient avoir en commun : la culture. Ils ne sont pas forcément d’accord sur les questions politiques, mais peuvent se réfugier sans peur dans leur univers du divertissement censé être neutre. A l’inverse, Hollywood joue le rôle de caution cosmopolite à la botte des candidats démocrates. Pas sûr que ça plaise longtemps au citoyen américain qui vote Républicain, qui se voit dire à la télé qu’il est une « mauvaise personne ».

Mont Saint Michel identité chrétienne

L’identité chrétienne de la France : on y tient, par l’abbé Guillaume de Tanoüarn

Sur l’identité chrétienne de la France, deux livres paraissent le même 12 janvier, ce ne peut être un hasard dans le Landernau parisien : il va s’en parler.

Dandrieu Eglise ImmigrationL’un est signé par le rédacteur en chef Culture de Valeurs actuelles, Laurent Dandrieu. L’autre est le fait d’un blogueur bien connu, Koz, de son vrai nom Erwan Le Morhedec. J’ai eu quelques bonnes feuilles du second et le livre du premier, livre intitulé tout simplement Église et immigration : le grand malaise et sous-titré Le pape et le suicide de la civilisation européenne. Le travail de Dandrieu est à son image, précis, charpenté, bien écrit. Et sur un tel sujet, on voit l’âme affleurer ici ou là ce qui ne gâte rien. Je ne peux pas me prononcer définitivement sur le travail de Koz, puisque, pour l’instant, je n’en ai eu que les bonnes feuilles, publiées dans La Vie. Le titre est tout un programme : Identitaire, le mauvais génie du christianisme.

Dans les textes que nous tenons en main, rien n’est fait pour définir l’adjectif « identitaire ». On a l’impression simplement qu’« identitaire » signifie « d’extrême droite » (pouah !), raciste (beurk) ou racialiste. Comme si l’identité était une question de couleur de peau ou d’engagement politique. Autant appeler les racistes… des racistes, et les « fascistes »… des diables !

Mais un livre ou une pensée qui parle d’identité, qui essaie de la définir, c’est tout simplement un livre qui s’enquiert du fond de notre cœur, un livre qui parle de tout ce qui était en nous avant nous. Faudra-t-il dire que cette démarche « identitaire » participe au « mauvais génie du christianisme » ? Koz ne distingue pas diverses formes d’attachement identitaire. Pour lui, au-delà du racisme ou du racialisme, l’expression « France chrétienne » semble ne plus avoir de sens. Je cite : « Est-il donc vraiment manifeste, dans ses débats, ses positions, sa culture contemporaine, que la France soit chrétienne ? » Et je réponds à la mise en question de Koz : mais oui, dans ses débats, aujourd’hui, la France est chrétienne. Elle est sans doute chrétienne sans le vouloir. Son christianisme est dévoyé. Elle mélange la justice sociale et la miséricorde spirituelle. Elle dit aux homosexuels qui se marient : « Qui suis-je pour juger ? » Je ne sais pas ce que sera la France dans un siècle, musulmane peut-être. Mais aujourd’hui, la politique de la France est faite des « vertus chrétiennes devenues folles ».

couverture_identitaire_lemorhedecLe Morhedec continue : « À la vérité, cette affirmation ne tient que par référence à une France fictive, théorique, entité séparée des Français, susceptible de rester chrétienne, quelles que soient l’évolution effective du pays et la politique menée ». Et là encore, il se trompe : cette France fictive qu’il veut dézinguer, cette France idéologique, elle n’existe plus depuis longtemps. Ce qui existe, avant nous et en nous que nous le voulions ou non, c’est une France qui nous a donné des réflexes chrétiens. Allons, citons un nom que l’on trouve dans la topographie de beaucoup de villes françaises : Jean Jaurès. Le socialisme de Jaurès, c’est du christianisme laïcisé, comme celui de Mélenchon !

N’allons pas plus vite que la musique, pour ne pas en oublier nos responsabilités présentes : la France aujourd’hui demeure chrétienne, elle ne l’est pas forcément comme nous voudrions peut-être qu’elle le soit, de façon confessionnelle. Mais la vague identitaire qui retrouve, au cœur des Français, ces fondamentaux, peut en mener beaucoup (et plus qu’on ne l’imagine) devant l’autel, j’en suis, en tant que prêtre, le témoin.

C’est au fond de ce point de vue, foncièrement raisonnable et simplement réaliste, que se place Laurent Dandrieu. C’est en tant que chrétien, qu’il s’élève contre les vertus chrétiennes devenues folles. Pour lui, comme pour Pascal, comme pour Descartes, comme pour Montaigne, si l’on veut bien se souvenir des grands esprits français, il y a deux ordres différents : l’ordre de la gestion et du calcul, qui est intrinsèquement raisonnable et au nom duquel on mène une politique, et l’ordre de la charité, qui procède de la foi.

Dans un très beau prologue, il pose, au nom de l’immigration sans frein, la question de la survie d’une civilisation européenne qui pourrait se détruire à force d’ouverture à l’autre : « Cet universalisme-là, qui pousse l’amour de l’autre jusqu’au mépris des siens, n’est pas plus conforme au véritable esprit catholique qu’il ne l’est à la nature humaine. Comme les êtres humains, les civilisations ont un légitime instinct de survie ; s’il leur arrive de prendre conscience qu’elles aussi sont mortelles, elles savent également qu’elles représentent un apport unique et irremplaçable au trésor de l’humanité, et qu’il est de leur devoir de le faire vivre aussi longtemps qu’il est en leur pouvoir. L’Europe, qui inventa l’idée même de civilisation et qui est la société particulière dans laquelle s’est incarné le judéo-christianisme, par laquelle il a accédé concrètement à l’universalité en se répandant dans le monde entier, le sait plus que toute autre civilisation ».

Abbé Guillaume de Tanoüarn

Laurent Dandrieu, Église et Immigration : le grand malaise, Le pape et le suicide de la civilisation européenne, Presses de la Renaissance 288 p., 17,90 €.

Erwan Le Morhedec, Identitaire, le mauvais génie du christianisme, éd. du Cerf 167 p., 14 €.

Texte repris du blog du magazine Monde & Vie

Anthony Kavanagh: “Il n’y a pas assez d’arabes à la télévision”

09/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Invité dans On refait la télé sur RTL, Anthony Kavanagh s’en est pris à la télévision française qui ne respecterait pas assez la diversité.

J’ai la France d’arpenter les routes de France. Cette France-là que j’aime, cette France qui est une mosaïque. Elle n’est pas représentée à la télé. Il n’y a pas assez d’arabes, il n’y a pas assez de femmes qui présentent des émissions. (…) On ne voit pas d’asisatiques à la télé, on ne voit pas beaucoup d’handicapés. On ne voit pas la vraie France.


Hervé Juvin

Hervé Juvin : « Une vraie révolution : le gouvernement du désir »

08/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Essayiste et consultant international, Hervé Juvin est bien connu des téléspectateurs de TV Libertés qui peuvent le suivre régulièrement dans l’émission “Juvin en libertés”. Le brillant intellectuel vient de publier chez Gallimard (Débats) un essai intitulé Le Gouvernement du désir. Pour Hervé Juvin, nous vivons une révolution de notre condition humaine sans équivalent depuis plusieurs millénaires. Cette révolution, c’est le gouvernement du désir ! Le désir est le nouveau pouvoir et il gouverne nos vies en un système devenu une machine d’apocalypse.

Pour l’auteur, le système du désir tient les peuples plus étroitement qu’aucune idéologie. Ce que l’on appelait « la libération » est devenu une contrainte. C’est par exemple en matière d’économie : la libéralisation financière marche du même pas que la libération des mœurs. Poursuivant son analyse implacable, Hervé Juvin affirme que la révolution du désir a soumis la planète et l’humanité au désir des mêmes choses, c’est à dire à la globalisation et à la perte des identités.

Pour restaurer nos libertés politiques, l’auteur prône le retour de plusieurs outils : la nation, l’écologie humaine et la prise de conscience de la nécessaire défense de la civilisation européenne face à la submersion migratoire.

Alain de Benoist Moment populiste

Pour Alain de Benoist, le « moment populiste » remplace le clivage droite/gauche

05/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le Moment populiste – Droite/Gauche c’est fini ! : tel est le titre du fort essai que publie le 26 janvier Alain de Benoist, le directeur de la revue Krisis, aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, qui en diffusent cette présentation :

Moment populiste« L’extraordinaire défiance de couches de population toujours plus larges envers les “partis de gouvernement“ et la classe politique en général, au profit de mouvements d’un type nouveau, qu’on appelle “populistes“, est sans nul doute le fait le plus marquant des transformations du paysage politique intervenues depuis au moins deux décennies.

Le phénomène tend même à s’accélérer, comme l’a montré l’élection de Donald Trump, survenant quelques mois après le Brexit britannique. Partout se confirme l’ampleur du fossé séparant le peuple de la Nouvelle Classe dominante. Partout émergent de nouveaux clivages qui rendent obsolète le vieux clivage droite-gauche.

Mais que faut-il exactement entendre par populisme ? S’agit-il d’un simple symptôme d’une crise générale de la représentation ? D’une idéologie ? D’un style ? Ou bien le populisme traduit-il une demande fondamentalement démocratique face à des élites accusées de ne plus faire de politique et de vouloir gouverner sans le peuple ? C’est à ces questions que répond ce livre, qui part de l’actualité la plus immédiate pour situer les enjeux politiques, sociologiques et philosophiques du débat.

A quelques mois d’une élection présidentielle où le thème du populisme ne va pas manquer d’être discuté avec vigueur, Alain de Benoist publie un véritable manuel de la question. »

Alain de Benoist, Le Moment populiste, Pierre-Guillaume de Roux, 352 p., 23,90 € 
(en librairie le 26 janvier).

noel

Noël, la plus européenne des fêtes

Si les recueils de contes de Noël sont nombreux et variés, il n’existait pas jusqu’à présent de véritable anthologie rassemblant les récits, poèmes et contes de Noël de toutes époques et de tous pays. Ce vide est aujourd’hui comblé avec la parution aux éditions Robert Laffont du Bouquin de Noël, magistrale somme rassemblée par Jérémie Benoit, conservateur des châteaux de Trianon à Versailles, historien d’art de la Révolution et de l’Empire, mais aussi auteur de plusieurs essais sur les cultures indo-européennes.

noel-bouquinDavantage qu’une simple compilation de textes, ce gros pavé de mille pages revient aux sources de la tradition. Jérémie Benoit, dans sa préface joliment intitulée « Le Noël des écrivains », constate que si le sens de cette fête s’est aujourd’hui perdu, réduit à une unique soirée « festive », prétexte à agapes familiales et à débauche mercantiliste, c’est auprès des écrivains que l’on peut retrouver sa signification perdue, chrétienne ou non, « tous ayant sauvegardé l’esprit de Jul, le Noël scandinave qui, bien que depuis longtemps enfouis sous des dehors chrétiens, avait perduré ».

Les écrivains, passeurs de mémoire

Ce livre s’adresse tout autant à ceux qui s’intéressent à l’anthropologie qu’à la littérature. À travers les textes présentés, le lecteur pourra constater comment la perception de cette période sacrée entre toutes évolue selon les contrées et à travers les âges. C’est ainsi dans les récits de l’Europe septentrionale que l’esprit archaïque de Noël est le mieux conservé tandis qu’en Europe du Sud, France comprise, c’est la Nativité qui donne sens. De même, alors que chez les écrivains français, les récits de Noël sont essentiellement consacrés à la nuit du 24 décembre, en Belgique, Allemagne, Russie, Suède, c’est tout le temps de l’Avent jusqu’à la saint Sylvestre qui est mis en valeur. Reprenant cette vision, Jérémie Benoit fait commencer le cycle depuis la Samain/Toussaint, puis à travers le mois de l’Avent jusqu’au jour de l’an et à l’Epiphanie. L’ordre des textes présentés suit cette chronologie. Ils sont classés non pas en fonction des auteurs mais selon les fêtes qui rythment la période symbolisant l’entrée dans l’âge sombre de l’année.

L’enchaînement des récits et contes nous fait ainsi voyager dans le temps et l’espace. Du plus profond des âges, les mythes antérieurs à la christianisation sont encore bien visibles dans les textes médiévaux comme à travers la légende flamande d’Halewyn, le récit de la Chasse sauvage par le Normand Orderic Vital ou bien encore dans Gauvain et le chevalier vert, énigmatique récit du cycle arthurien. L’esprit de Noël, c’est aussi bien sûr la Nativité du Christ, substitut chrétien du retour de la lumière. C’est encore et surtout la présence enfantine lorsque sont évoqués le sapin, les jouets, les lumières comme dans Le grillon du foyer de Charles Dickens, Le Noël de Trott de Lichtenberger, Le casse-noisette d’Hoffmann, Le livre de Noël de Lagerlöf. Nombre d’écrivains de Noël cités dans cet ouvrage entrent également dans la catégorie des auteurs régionalistes, comme Le Braz pour la Bretagne, Daudet pour la Provence, La Varende pour la Normandie ou Erckmann-Chatrian pour l’Alsace.

Le lecteur averti constatera qu’entre la Renaissance et la Révolution, les textes consacrés à Noël disparaissent. Jérémie Benoit attribue cette parenthèse au triomphe du christianisme de la Contre-réforme, particulièrement méfiant vis-à-vis des cultures paysannes traditionnelles.

La plus européenne des fêtes

un-chant-de-noel_couvC’est avec l’éveil du romantisme au XIXe siècle que la littérature retrouve le chemin de Noël, notamment en terres germaniques, restituant l’esprit ancien des étranges nuits de Noël. Certains récits sont aujourd’hui devenus célèbres, comme Le Chant de Noël de Dickens ou Les Trois Messes basses de Daudet. D’autres, oubliés, méritaient d’être redécouverts. Souvent émouvants, ils évoquent des Noëls enneigés, des mondes silencieux, l’âtre rougeoyant, les joies simples et enfantines. La mélancolie et la tristesse sont aussi présentes car la mort est là qui rôde toujours en ces nuits sombres, comme dans La Petite Fille aux allumettes d’Andersen ou le méconnu Fleur de Blé de Camille Lemonnier.

À travers cette anthologie, les textes rassemblés nous démontrent que, par-delà la portée universelle du message de la Nativité, Noël représente la plus européenne des fêtes. En ces nuits étranges ouvrant le passage vers la nouvelle année et célébrant le cycle éternel de la vie, un véritable syncrétisme s’est instauré autour de Noël, puisant aux sources latines, nordiques, germaniques, slaves puis chrétiennes. Derrière ces figures et ces festivités se dissimulent des croyances qui révèlent parfaitement la religion originelle de l’Europe, nous rappelant qui nous sommes. C’est pourquoi il est important de lire, de s’imprégner et de transmettre ces récits à l’heure où certains, au nom d’un laïcisme dévoyé, voudrait désacraliser Noël en interdisant crèches et sapins afin de ne pas déplaire aux adeptes d’une religion profondément étrangère à notre monde.

Pierre Domnaiche

Le Bouquin de Noël, par Jérémie Benoit, éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », novembre 2016, 1024 pages, 30 euros.

Texte repris du site d’Iliade, l’Institut pour la longue mémoire européenne

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Comprendre le terrorisme et relever le défi, par Philippe Conrad

11/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Comprendre le terrorisme et relever le défi », tel est le titre de l’éditorial du hors série n° 13 de la Nouvelle Revue d’Histoire, consacré au terrorisme. C’est ce texte, signé par Philippe Conrad, que nous publions ci-dessous.

terrorisme-nrh-2Semant l’inquiétude et suscitant une condamnation générale, le « terrorisme » s’est progressivement installé au premier rang des préoccupations des Français. Mais, demeure le sentiment diffus qu’il n’a pas été analysé pour ce qu’il est, que les dirigeants des pays occidentaux n’ont pas évalué correctement la nature du défi qui leur est lancé. La définition du phénomène demeure incomplète, au point que les grilles d’interprétation utilisées pour en rendre compte apparaissent dangereusement obsolètes, le mot « terrorisme » désignant souvent des réalités bien différentes.

Si l’on se réfère à l’étymologie, le latin terrere signifie « terrifier » ou « effrayer », mais le mot peut recouvrir des acceptions très larges. Il apparaît dès 1794 pour rendre compte de la politique de « Terreur » mise en œuvre à partir de l’automne 1793 par le Comité de salut public pour sauver la République menacée. Cette terreur organisée par l’État n’a guère à voir avec les violences aveugles exercées par des minorités se jugeant opprimées. Dans un autre registre, le tyrannicide légitimé par les clercs, notamment dans le contexte des guerres religieuses de l’époque moderne correspond à un contexte bien particulier. L’assassin d’Henri III ou les conspirateurs qui tentent de faire sauter le Parlement anglais appartiennent à un autre monde de croyances et de représentations.

La machine infernale de la rue Saint-Nicaise, qui doit tuer le Premier Consul Napoléon Bonaparte s’inscrit davantage dans notre vision contemporaine du terrorisme, tout comme l’attentat qui coûte la vie – à Marseille, en octobre 1934 – au roi Alexandre de Yougoslavie. Il s’agit là, en faisant disparaître un chef d’État, de créer les conditions d’un chaos dont on attend qu’il permette de changer la situation politique mais l’attentat, réussi ou non, n’est qu’un épisode d’une lutte pour le pouvoir, il ne signifie pas une volonté de bouleversement radical de l’ordre établi et de la société dans son ensemble.

L’émergence du sentiment national va bientôt fournir, à partir du XIXe siècle, une légitimité nouvelle aux actions violentes de peuples luttant pour leur émancipation, des Irlandais rebelles aux Macédoniens privés d’État lors des recompositions territoriales balkaniques, des combattants de l’Irgoun sioniste aux fellaghas algériens. Selon le point de vue adopté à propos de ces différents conflits, le « terroriste » peut se transformer en « résistant », sans qu’il soit possible de départager sans appel les différents acteurs, le cas de l’interminable conflit israélo-palestinien demeurant exemplaire à cet égard.

Le terrorisme révolutionnaire visant à abattre l’ordre politique et social existant est d’une autre nature. Les nihilistes russes champions de la « table rase », les militants de la Fraction armée rouge allemande d’Andreas Baader hostiles à « l’impérialisme », ceux des Brigades rouges déterminés à établir un « pouvoir ouvrier » aux contours des plus flous se reconnaissent dans leur volonté commune du recours à la violence sachant que celle-ci, selon la formule de Raymond Aron, va obtenir « des effets psychologiques hors de proportion avec ses résultats physiques. » Elle doit intimider et faire peur, afin de créer les conditions d’un chaos dont on espère qu’il mobilisera « les masses » en vue du triomphe de la Révolution, porteuse des éternels « lendemains qui chantent ». Il faut toutefois constater que, le plus souvent, les capacités de résilience des sociétés ont permis de venir à bout des minorités violentes.

Le terrorisme auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est d’une nature différente. Il ne vise pas le triomphe d’une idéologie révolutionnaire telle que celles que nous avons connues depuis deux siècles, il ne revendique aucun territoire particulier. Il vise en revanche l’établissement d’un Dar al-Islam appelé à se confondre avec l’ensemble du monde. La bataille engagée dans un monde musulman, fort d’un milliard trois cents millions d’âmes apparaît, de ce point de vue, décisive car la victoire des islamistes, aujourd’hui encore minoritaires, signifierait la fatalité d’un « choc des civilisations » porteur de terribles conséquences.

Philippe Conrad

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Les Chroniques identitaires de Vincent Revel enfin publiées

chroniques-identitaires-vincent-revel09/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Entre avril 2012 et septembre 2016, Vincent Revel a écrit des chroniques identitaires pour le BIL et Novopress. Ce travail lui a permis de suivre avec attention le quinquennat du président dit « normal ». A présent que son mandat arrive à sa fin et que ses potentiels successeurs sont déjà prêts à le remplacer, il a compilé une grande partie de ses chroniques dans un ouvrage intitulé Chroniques identitaires sous le mandat de François Hollande.

Pour ceux qui veulent relire ou découvrir ces textes, il est possible de commander cet ouvrage sur ce lien. Chroniques identitaires, de Vincent Revel, fait 294 pages et il n’en coûte que 17,50 euros.

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Jean Sévillia : « Les Français sentent qu’on les a coupés de leurs racines »

Journaliste, essayiste, historien, Jean Sévillia est aujourd’hui chroniqueur au Figaro Magazine et membre du conseil scientifique du Figaro Histoire. Les éditions Perrin viennent de rassembler en un volume intitulé Ecrits historiques de combat ses trois principaux essais, revus, actualisés et enrichis d’une préface inédite : Historiquement correct (2003), Moralement correct (2007) et Le Terrorisme intellectuel (2000). Il a accordé un entretien au quotidien Présent daté du 7 décembre 2016 dont nous extrayons ce passage.

jean-sevillia-livre— Seize ans après la parution de votre essai Le Terrorisme intellectuel, où en est la bataille des idées ? Les « réacs » sont-ils en train de remporter le combat culturel ?

Pour s’en tenir aux livres, qui sont un indicateur assez parlant, le nombre d’ouvrages qui sont ouvertement orientés à droite est considérable par rapport à ce qu’il en était il y a dix ou quinze ans. Regardez à la dernière rentrée, les librairies proposaient parmi les nouveautés des titres d’Eric Zemmour, Philippe de Villiers, Patrick Buisson, etc. Regardez l’audience des « néoréacs », d’Alain Finkielkraut à Michel Onfray. Mais de là à dire que la droite a gagné le combat culturel…

L’enseignement, le monde médiatique et le monde culturel en général restent des bastions de gauche, et des bastions extrêmement influents. Des millions de Français, malheureusement, ont l’esprit formaté par cette pensée unique, même si ceux qui s’en libèrent sont de plus en plus nombreux, comme on l’a vu à la primaire de la droite où la victoire de François Fillon, quoi qu’on pense de celui-ci, traduit une vague conservatrice.

– Records d’affluence au Puy du Fou ou d’audimat pour les émissions historiques (Secrets d’Histoire, par exemple). On sent un véritable engouement chez les Français. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

— L’enseignement de l’histoire est un désastre : on a cassé la chronologie, et on a privilégié des modules thématiques qui ne font qu’introduire de la confusion dans l’esprit des élèves tout en faisant l’impasse sur des pans entiers de notre passé. Mais, paradoxalement, ce naufrage de l’histoire officielle cohabite avec un profond désir d’histoire. Ce réflexe est assez logique : les Français sentent qu’on les a coupés de leurs racines mais cette rupture, précisément, les pousse à redécouvrir leurs racines. Ajoutons que, dans une société où tout change et tout bouge, le passé fournit des repères, des repères qui manquent à une époque saisie par le « bougisme », selon le mot de Pierre-André Taguieff.

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Eric Zemmour sur l’école : « Le niveau ne baisse pas, il s’effondre »

01/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le mythe du niveau qui monte dans l’Education nationale, rapporte Eric Zemmour ce matin sur RTL, s’est effondré : « Plus personne n’ose proférer désormais une telle énormité. Même la presse de gauche doit avouer la triste réalité […] Le niveau ne monte pas, il baisse ; il ne baisse pas, il s’effondre. Pas seulement en orthographe mais aussi en français. Pas seulement en français mais aussi en maths. Une à une les digues de l’excellence française sont tombées. Il ne reste que des ruines. »

« Les meilleurs lycées parisiens, explique l’essayiste, font travailler les élèves avec les anciens programmes. Les autres ne savent plus ce qu’est une démonstration mathématique mais sont incollables sur l’égalité hommes/femmes, l’antiracisme, le développement durable. La propagande citoyenne bat son plein. »

Eric Zemmour conclut en ces termes :

« Dans les années soixante-dix, les gauchistes promettaient de détruire la culture bourgeoise et les idéologues du pédagogisme juraient d’en finir avec une méritocratie républicaine qu’ils jugeaient injuste et inégalitaire. Promesse tenue. »

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Le calisson d’Aix, une spécialité chinoise !

01/12/2016 – CHINE (NOVOpress) : Dans un monde où tout n’est que marchandise, tout est possible. Même d’interdire aux Aixois de vendre leur spécialité séculaire sous son propre nom ! Ye Chunlin, un industriel de la région de Shanghaï, vient en effet de déposer cette dénomination commerciale au niveau mondial en Chine auprès du Sipo, , l’équivalent de notre Inpi (Institut national de la propriété industrielle), « faisant de lui le fabricant officiel de cette confiserie provençale sur l’ensemble de la planète ».

« En fait, explique BFM Business, la marque “Calisson d’Aix” est bien protégée, mais seulement en France. Quant à la protection mondiale, une demande d’IGP (indication géographique protégée) est en cours… depuis 14 ans, comme le révèle La Provence. »

« Pour Laure Pierrisnard, directrice de la Confiserie du Roy René et présidente de l’Union des fabricants de calissons d’Aix-en-Provence (UFCA), la bataille n’est pas encore perdue. “Nous avons déposé un dossier d’opposition auprès de l’office chinois des marques qui peut bloquer le dépôt car Calisson d’Aix n’est pas une marque, c’est une appellation” », a-t-elle confié à BFM Business, qui ajoute :

« Arrivera-t-elle à faire plier l’autorité chinoise de la propriété industrielle ? Beaucoup en doutent. »

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Pour Alain de Benoist, François Fillon est le candidat des actionnaires du CAC 40

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview au vitriol à Breizh.info, Alain de Benoist fait de François Fillon « le candidat patronal du Wall Street Journal et des actionnaires du CAC 40 ». Le chef de file de la Nouvelle Droite n’a pas de mots assez durs contre le vainqueur de la primaire « de la droite et du centre », auquel il se déclare « ultra-hostile ». Pour l’éditorialiste du magazine Eléments, le programme de Fillon est porteur d’une « “casse sociale“ qui correspond très exactement au programme du Medef ».

« Pour être franc, affirme Alain de Benoist, je suis vraiment fatigué de cette droite bourgeoise imbécile, dénuée de la moindre structuration idéologique, toujours à la recherche d’un “homme providentiel“, et à laquelle il suffit de faire de vagues promesses qui n’engagent à rien pour qu’en toute bonne conscience elle puisse se concentrer sur la seule chose qui l’intéresse vraiment, à savoir la défense de ses intérêts. Comme disait Céline, “ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture“. Cette droite conservatrice et « nationale-libérale », qui n’a jamais été capable de comprendre qu’elle adhère à un système économique qui détruit tout ce qu’elle prétend conserver, qui mélange libéralisme économique et conservatisme social, logique du profit et appel aux « valeurs », ordre moral réactionnaire et xénophobie, n’a rien pour me plaire – et c’est pourquoi je la combat depuis toujours. »

Et Alain de Benoist d’adresser un conseil à Marine Le Pen :

« Contre Fillon l’ultra-libéral, le FN n’a donc qu’une chose à faire : durcir et amplifier impérativement sa critique du libéralisme. »

Argent Tolkien

L’argent de Tolkien pour aider les migrants de Calais !

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Sous le titre « Quand Tolkien finance l’invasion du Gondor ! », l’hebdomadaire Minute révèle ce matin que les droits d’auteur de l’auteur du Seigneur des anneaux servent en partie à financer l’accueil des migrants de Calais ! La Tolkien Trust, la fondation créée par les enfants de J.R.R. Tolkien, subventionne en effet la Cimade, « association militante », qui, comme elle le dit pudiquement, « accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits ».

« En 2015, écrit Minute, la fondation a versé 35 000 euros à la Cimade ! Dans quel but ? Interrogée, la Cimade ne répond pas. Mais il y a fort à parier que l’or anglais aura servi une fois de plus à quelque basse besogne. Des bourgeois à la Jungle, Calais reste un symbole de la mésentente franco-anglaise. Sous couvert d’aide aux réfugiés de guerre syriens, Tolkien Plus aura sans doute permis en 2015 à la Cimade d’intensifier son action dans cette zone de non-droit. »

« C’est d’ailleurs à ce titre, poursuit l’hebdomadaire, que la fondation, toujours en 2015, a financé à hauteur de 12 000 euros une bibliothèque dans la Jungle sous le nom de “Jungle Book Project“. Une bibliothèque présentée dans la presse comme animée par des “bénévoles“ grâce à des “dons“, et où, prétendument, outre les dictionnaires, les livres les plus demandés sont ceux de… poésie. Ben voyons ! A propos de jungle, trouvait-on sur les étagères Recessional, le poème de Kipling dans lequel il évoque les “races inférieures qui ignorent la loi“… ? On plaisante. »