Agacé par les médias, Michel Onfray va lancer sa propre Web TV

Source : OJIM

Lundi 21 mars sur BFMTV, Michel Onfray a annoncé son intention de lancer sa propre web TV.

Invité pour la sortie de ses deux livres, Penser l’islam (Grasset) et Le Miroir aux alouettes (Plon), le philosophe a déclaré : « Je vais créer ma web TV, où on pourra donner une heure à quelqu’un pour qu’il développe ses arguments. » Pour lui, les journaux, « ça sert d’abord à faire la litière des chats, et puis c’est subventionné par l’État, c’est-à-dire par nos impôts, donc la presse défend l’idéologie d’État, des gens qui la soutiennent. »

Il est donc « normal » qu’en tant qu’« homme libre », celui-ci se « retrouve souvent épinglé en une de quelques journaux qui sont les journaux du pouvoir dominant », a-t-il estimé.

Face à Jean-Jacques Bourdin, ce dernier en a d’ailleurs profité pour vilipender une fois de plus les médias. Désormais, il choisit méticuleusement les émissions auxquelles il participe. « Il y a deux ou trois autres sollicitations qui viennent, et éventuellement au coup par coup, je peux dire ‘oui’. Je préfère éviter un certain nombre d’émissions où on perd son âme », a-t-il déclaré.

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Quand Houellebecq décrivait Bruxelles comme un « sanctuaire terroriste »

houellebecq

25/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Lanzarote est un récit de Michel Houellebecq paru en 2000 chez Flammarion. Ce « récit sur photographie », tenu pour mineur, s’inscrit dans son œuvre après Les Particules élémentaires (1998) et avant Plateforme (2001). Dans l’île de Lanzarote, aux Canaries, le narrateur – un double de l’auteur – rencontre deux lesbiennes allemandes et Rudi : « Il s’avéra que Rudi était inspecteur de police, et qu’il vivait à Bruxelles. Au cours du repas, il me parla de la ville avec amertume. La délinquance y était envahissante : de plus en plus souvent les groupes de jeunes attaquaient les passants en pleine journée, au milieu des centres commerciaux. Quant à la nuit, il ne fallait pas y songer : cela faisait bien longtemps que les femmes seules n’osaient plus sortir après le coucher du soleil. L’intégrisme islamique avait pris des proportions alarmantes ; après Londres, Bruxelles était maintenant devenue un sanstuaire terroriste. »

Plus tard, Rudi écrit dans un message :

« Vous ignorez probablement ce que c’est qu’être flic ; vous ne réalisez  pas à quel point nous formons une société à part, repliée sur ses propres rites, tenue dans la suspicion et le mépris par le reste de la population. Vous ignorez sans doute encore davantage ce que c’est qu’être belge. Vous ne mesurez pas la violence – latente ou réelle –, la méfiance ou la crainte auxquelles nous sommes confrontés dans nos rapports quotidiens les plus élémentaires. Essayez, à titre d’exemple, de demander votre chemin à un passant dans les rues de Bruxelles : le résultat vous surprendra. Nous ne formons pus, en Belgique, ce qu’il est convenu d’appeler une “société” ; nous n’avons plus rien en commun que l’humiliation et la peur. C’est une tendance, je le sais, commune à l’ensemble des nations européennes ; mais, pour différentes raisons (qu’un historien serait sans doute à même d’élucider), le processus de dégradation a atteint une gravité particulière en Belgique. »

Ce texte, rappelons-le, a été publié en 2000. Il y a seize ans…

 

L’Histoire générale de la chouannerie d’Anne Bernet de retour dans les librairies

Histoire generale chouannerie

24/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Les éditions Perrin publient, aujourd’hui, une nouvelle édition de l’Histoire générale de la chouannerie, d’Anne Bernet. Publié pour la première fois en 2000, cet ouvrage, qui avait obtenu le Grand Prix catholique de littérature, décerné par l’Association des écrivains catholiques de la langue française, était épuisé. Voici la présentation de l’éditeur :

La révolte d’un peuple divers, bigarré, haut en couleurs qui, pendant douze ans, empoisonna la Convention, le Directoire et le Consulat.

Si la chouannerie a inspiré les romanciers et donné lieu à des histoires consacrées à ses « figures » ou à des épisodes particuliers, elle a suscité peu d’ouvrages d’ensemble, parce qu’elle est bien loin d’avoir l’unité de l’insurrection vendéenne. L’auteur raconte avec brio les personnages et les moments significatifs de cette mosaïque de révoltes dispersées en Bretagne, en Normandie et dans le Maine, entrecoupées de trêves et d’intrigues. Le phénomène s’étend de la rébellion du Mainiot Jean Cottereau, dit Jean Chouan, en 1792, à l’exécution de l’irréductible Morbihannais Cadoudal, capturé à Paris en mars 1804.

Entre ces deux dates, on se passionne pour cette « guérilla du clair de lune », toute de surprises et d’esquives, de cris de chouette et de soldats fantômes, menée par des bandes dont la manière, parfois critiquable, est étroitement liée à la personnalité de ses chefs, qu’ils soient nobles ou paysans. Parmi ceux-ci, Cadoudal, que Napoléon tente de rallier, Boishardy, tué le jour de ses noces avec l’amazone Joséphine de Kercadio, Picot qui sévit en pays d’Auge, le comte de Frotté, âme de l’insurrection normande.

Un livre d’histoire qui se lit comme un roman d’aventures.

Histoire generale chouannerie
Histoire générale de la chouannerie, d’Anne Bernet

Philippe de Villiers : « Le retour de l’anneau est en lui-même un signe »

Minute 2763 Couv

23/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Philippe de Villiers a accordé un long entretien à l’hebdomadaire Minute, qui consacre cette semaine sa couverture à la présentation de l’anneau de Jeanne d’Arc au Puy du Fou, dimanche dernier. Le fondateur du Puy du Fou y déclare notamment :

Le retour de l’anneau est en lui-même un signe, et le moment de ce retour en est un autre, qui conforte le premier. C’est au moment où la France s’effondre sur elle-même, au moment où elle est comme étourdie par son affaissement, que l’anneau revient. Par ailleurs, le fait que l’anneau revienne en France après un séjour anglais de six cents ans souligne que c’est un bout de France qui revient, c’est un peu de Jeanne qui revient chez nous.

Le signe est le suivant : les Bourguignons et les Anglais ne se sont pas contentés de tuer Jeanne comme une sorcière, ils l’ont brûlée. Ils l’ont brûlée pour qu’il n’en reste rien, rien que de la cendre. Pour être plus précis, il est resté son cœur qui a refusé de se consumer. Ce cœur a été mis dans un sac et jeté dans la Seine.

Les anneaux de Jeanne, puisqu’elle en avait deux, lui ont été retirés, au début du procès, et transmis au roi d’Angleterre par le cardinal de Winchester, supérieur hiérarchique de Cauchon, parce qu’il s’agit d’une pièce sacrée et qu’il faut alors éviter à tout prix que naisse en France, autour de cet anneau, un culte à Jeanne.

Cet anneau a, en fait, une double propriété. D’abord, c’est un trésor du patrimoine national, un trésor de l’histoire de France ; c’est le signe d’une épopée toujours vivante dans le cœur de beaucoup de Français. Mais c’est aussi une relique, la seule relique de la sainte à notre connaissance, et donc il doit être reçu et exposé comme une relique.

Si l’anneau avait été acheté par un musée, il aurait été mis dans une vitrine, derrière une vitre blindée, et il aurait connu là une mort glorieuse. Le Puy du Fou va lui rendre une présence vivante. C’est peut-être pour cela que l’anneau a choisi de rentrer au Puy du Fou plutôt que dans tel ou tel musée où les objets meurent pour la deuxième fois.

En fait, l’anneau n’est pas venu pour mourir de surexposition, l’anneau est revenu pour vivre, et le Puy du Fou c’est la culture vivante, c’est l’histoire de France dans le cœur de tous les Puyfolais et par contagion de tous les visiteurs et spectateurs qui viennent chercher là un petit bout de France, un peu de nos grandeurs perdues.

Les Anglais osent réclamer l’anneau de Jeanne d’Arc !

Villiers Puy du Fou

21/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)

Philippe de Villiers l’a révélé dimanche lors de la cérémonie de présentation de l’anneau de Jeanne d’Arc au Puy du Fou : les Anglais réclament la restitution de la relique ! « Il’s too late ! » leur a lancé Villiers. Ci-dessous le discours de Philippe de Villiers, avec sa fin de non-recevoir.

Adonis : Sur le plan intellectuel, l’islam n’a plus rien à dire

Source : La voie de la raison
Considéré comme l’un des plus illustres poètes vivants en langue arabe, l’écrivain, poète et essayiste syrien Adonis s’est livré dans un ouvrage d’entretien à une analyse pertinente et sans concession sur l’islam et son emprise autoritaire. Ce livre d’entretien avec Houria Abdelouahed, « Violence et islam » est paru chez Stock. Extraits.

[…]
Révolution arabe.
Une révolution est censée refléter le niveau des révolutionnaires… Ce qui s’est passé au nom de la révolution dans les pays arabes prouve que la grande majorité de la société arabe est dominée par l’ignorance, l’analphabétisme et l’obscurantisme religieux. Une révolution qui bascule dans l’obscurantisme n’a rien d’une véritable révolution.
[…]
Daech.
Je vois en Daech la fin de l’islam. C’est un prolongement certes. Mais c’est également la fin. Actuellement, sur le plan intellectuel, l’islam n’a rien à dire. Ni élan, ni vision pour changer le monde, ni pensée, ni art, ni science. Cette répétition est le signe même de la fin.
[…]
Régression.
La régression est générale. Et ceux qui essaient de trouver au sein de l’islam un autre islam n’y parviendront jamais. L’islam régnant ne reconnaît pas ce qui est en contradiction avec lui (…) L’islam refuse et bannit ce qui est en contradiction avec ses thèses ; ceci témoigne d’une grande intolérance. Il ne reconnaît pas l’égalité entre les individus ou les êtres humains. »
[…]
Les Arabes.
Daech extermine chiites, yazidites, sunnites… C’est une histoire de boue. Je n’ai pas envie de parler de ce que l’on appelle l’histoire arabe. Je n’arrive plus à parler des Arabes excepté dans le domaine de la poésie. Les Arabes n’ont pas réussi à créer un État ou à instaurer une citoyenneté.

Aude de Kerros : « Il faut aimer être libre ! »

15/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Sous la chape de plomb de l’Art Contemporain, art officiel et financier, bouillonne le monde de l’art véritable. Ils vivent difficilement et font partie de la résistance à l’AC, tout comme nous tous, pour peu que nous nous en donnions la peine.

NOVO : L’AC existe par la médiatisation, le scandale dont le blasphème anti-chrétien fait partie. L’Église pourtant insultée, collabore activement à la « sacralisation » de l’AC dans ses lieux de culte : Comment expliquez-vous cela ?
A. de Kerros : Il y a au départ une raison historique et juridique, la loi de 1905 prévoit pour les églises construites avant cette date l’appartenance des murs à l’État qui doit les restaurer. Cela a été la porte d’entrée pour l’installation de vitraux aux contenus non religieux ou blasphématoires dans les lieux sacrés dès la fin des années 70. Le clergé aurait pu protester où refuser s’il n’avait été pris dès les années 80 dans une opération de séduction de la part du clergé d’État. Colloques, rencontres ont été organisées. Les fonctionnaires ont habillé leur discours nihiliste des atours de la théologie apophatique et cela a convaincu. Le clergé catholique, devenu très hostile aux images, a été gentiment subverti. La supercherie fonctionne encore malgré une escalade dans l’outrance.

NOVO : — Ou sont et comment vivent les artistes que vous appelez « invisibles » qui ont une conception autonome de leur création ?
A. de Kerros : C’est un monde infiniment divers que celui des artistes non labélisés par l’État…
Certains arrivent à vivre de leur art, grâce à des galeries situées à l’étranger, peu ont en France des collectionneurs qui achètent encore par goût personnel, à un prix conséquent, sans se préoccuper du marché. Ces cas sont devenus exceptionnels depuis vingt ans environ.
De façon générale, peu d’artistes vivent de leur art. 33 % d’artistes vivant et travaillant en France sont au RSA. Beaucoup quittent Paris, connaissent un exil urbain et trouvent refuge dans des villes en crise industrielle qui accueillent des artistes dans les vieux quartiers abandonnés, les friches industrielles, et sont censés « animer » les quartiers difficiles par leur présence. Depuis peu, ce sont les villages qui les accueillent pour compenser le vieillissement de la population toutes sortes d’initiatives, de collectifs, de marchés sauvages s’ouvrent… ce monde est devenu effervescent. Par ailleurs, un système de vente par Internet, y compris aux enchères, à des prix très bas, mais sans intermédiaires, instaure un bas marché aventureux et sans frontières.
C’est la grande débrouille ! Les intermédiaires du milieu de l’art disparaissent : les galeries qui ne louent pas leurs murs ne peuvent pas résister à la double concurrence de l’État et d’Internet. De même, les critiques d’Art non institutionnels n’ont plus de journaux comme support et donc d’émoluments. L’artiste devient son propre promoteur.
Le monde de l’art, d’État ou non, est en pleine métamorphose.

NOVO : — Alors que faire ? Comment réintroduire une alternative à un art unique ? Comment défendre une pluralité de courants, une liberté artistique ?
A. de Kerros : Il faut aimer être libre !
Il faut distinguer sémantiquement Art et AC, choisir sa pratique. Si l’on est amateur. Exclure celui qui ne fait pas le même choix est une pratique totalitaire, il faut restaurer une concurrence.
Ainsi se reconstituera un milieu de l’art libre, où les relations individuelles sont privilégiées, évoluent hors de la médiation des institutions monolithiques d’Etat et du marché financier. Il s’agit de ne plus pratiquer le principe d’exécration qui a prévalu pendant plus d’un demi-siècle dans ce pays, il a détruit le milieu de l’art, isolé l’artiste face à l’État. Il faut accepter la concurrence et s’affronter aux autres courants. Il reste aussi à reconquérir le public en le respectant. Tant que l’artiste conserve l’arme des formes, rythmes et couleurs, pour donner du sens, il peut résister et même vaincre, l’excès de mal, la mort, le diable.
Frédéric Martel note au tournant de l’an 2000 : « Nous avons assisté à une alliance historique passée entre les intellectuels et les marchands ». En effet, elle est plus dangereuse que celle jadis passée entre le Prince et l’artiste, car elle a exclu « l’Art ». La seule activité humaine, avec la pensée, qui dépasse les contingences de l’économie et de la politique.
C’est le moment opportun où tout est possible !

La presse se déchaîne sur Michel Onfray

15/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)

En novembre 2015 le philosophe avait fermé son compte Twitter en déclarant : « commenter les commentaires, ça ne m’intéresse pas ». Pour la sortie de son nouveau livre Penser l’islam disponible dès demain, la presse a quasiment unanimement critiqué l’hédoniste dont la figure d’homme de gauche est de plus en plus remise en question. Daniel Lindenberg lui reproche dans le point d’utiliser la victimisation comme stratégie de valorisation, Le Figaro le juge « pétri de contradictions » et Challenge pousse la déraison en osant la comparaison avec Cyril Hanouna. Michel Onfray qui s’était offert jusqu’alors une diète médiatique doit s’attendre à une promo difficile. Décidément certains sujets semblent vraiment inabordables.

Aude de Kerros : « l’AC est devenu un dogme quasi religieux »

Aude de Kerros 11/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Suite de l’entretien avec le graveur et essayiste Aude de Kerros. Son ouvrage, « L’imposture de l’Art Contemporain », dénonce les méfaits d’une forme d’expression qui n’a plus d’artistique que le nom. Elle revient aujourd’hui sur la soumission de l’État français à cette supercherie et sur la toute-puissance totalitaire qu’a acquise le discours autour de « l’art contemporain ».

NOVO : Votre livre décrit les diverses fonctions remplies par l’AC : Est-ce une expression de l’ultralibéralisme global ou un de ses outils ? Pourquoi l’État français participe-t-il à ce choix culturel depuis un tiers de siècle ?
A. de Kerros : L’AC a été d’abord entre 60 et la chute du système soviétique en 1991 une stratégie de la guerre froide culturelle servant à destituer Paris, capitale des arts, au profit de New York. Puis l’AC a porté les couleurs de l’idéologie fondatrice de l’hégémonie américaine, le multiculturalisme, qui a remplacé le marxisme soviétique.
L’administration culturelle française quand elle se dote en 1983 d’institutions à même de diriger l’art s’est curieusement alignée sur les diktats de New York. L’AC est devenu alors l’art officiel de la République. Ses « inspecteurs de la création » décident de ce qui est de l’art ou ne l’est pas. L’art official français a adopté les critères du marché américain.
NOVO : L’AC en France est étatisé, dirigé par un corps de fonctionnaires, les « inspecteurs de la création ». Pourquoi n’y a-t-il pas de débat public ? Pourquoi les élus n’abordent-ils pas ou peu le sujet ?
A. de Kerros : L’art d’État en France est une nouveauté en France, elle date de 1983, il intervient après un siècle de désengagement de l’État dans ce domaine, une liberté exceptionnelle dans l’Histoire qui a fait de Paris la ville de référence pour le monde, car y coexistaient tous les courants, de l’académisme aux plus folles avant-gardes. On accourait de la planète entière pour cela.

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De l’utilisation politique des subventions

14/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le ministère de la Culture envisage de suspendre sa subvention aux Chorégies d’Orange. En cause, le « coup de force » de la municipalité de Jacques Bompard (Ligue du Sud) sur le festival. Une décision en forme de vengeance politique.

Le ministère de la Culture a confirmé qu’il souhaite faire respecter « les règles de gouvernance » des Chorégies d’Orange et pourrait suspendre la subvention qui représente 6 à 7 % du budget du festival lyrique. « La ministre Audrey Azoulay constate qu’il y a une situation qu’elle considère comme anormale et, en accord avec Christian Estrosi (le président Les Républicains de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur), elle en tirera les conséquences en tout début de semaine », a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère. Audrey Azoulay et Christian Estrosi « ont échangé samedi sur le sujet et sur la conduite à tenir dans cette affaire »

En cause, le présumé « coup de force » de la municipalité sur la direction du festival. L’affaire remonte à janvier, lorsque le député Thierry Mariani avait annoncé sa démission de la présidence du festival. Selon les statuts de l’association, il revient à Marie-Thérèse Galmard, adjointe à la vie sociale à la mairie, d’assurer l’intérim de la présidence, avant que le conseil d’administration élise un nouveau président. Mais Marie-Thérèse entend rester à la présidence jusqu’à la fin du mandat de Thierry Mariani en 2018, selon le directeur général du festival, Raymond Duffaut, qui a annoncé vendredi sa démission pour dénoncer « ce coup de force ».

« On a une position simple : l’équipe dirigeante des Chorégies a été élue à l’unanimité. Le président démissionne et le texte dit que quand le président est empêché, c’est la vice-présidente qui préside », a pour sa part déclaré dimanche le maire d’Orange, Jacques Bompard. « Il y a un accord [avec le ministère] valable encore deux ans, donc (en menaçant de suspendre les subventions), la ministre affirme qu’elle méprise la loi », a-t-il ajouté. « Par ailleurs, est-ce que la ministre va rembourser toutes les subventions de la ville aux Chorégies depuis 20 ans ? » s’est-il interrogé.

Un bel exemple de chantage politique aux subventions et de l’alignement de Christian Estrosi sur les positions du PS à qui il doit sa victoire aux régionales.

Aude de Kerros : l’Art contemporain, « un double hold-up sémantique »

11/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Le graveur et essayiste Aude de Kerros a bien voulu partager avec NOVOpress quelques réflexions issues de son dernier ouvrage « L’imposture de l’Art Contemporain ». Un entretien d’une grande richesse que nous publions en trois parties.

NOVO : votre dernier livre « L’imposture de l’Art Contemporain » semble dénoncer une tromperie, ou réside l’imposture ? De quel ordre est-elle ?
A. de Kerros : Le mot « imposture » signifie tromperie, ce qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas — et le mot « utopie » veut dire : construction imaginaire ou conception qui paraît irréalisable — si l’on en croit le « Larousse »
L’appellation « Art contemporain » est le résultat d’un double hold-up sémantique : il ne désigne pas « l’Art », c’est-à-dire le langage non verbal, délivrant un sens au-delà des mots par l’accomplissement de la forme, de la matière, de la couleur. Il désigne une procédure conceptuelle dont le but est la critique ou la déconstruction d’une œuvre déjà existante ou d’un contexte. Par ailleurs, I’AC n’est pas comme son nom l’indique « tout l’art d’aujourd’hui », mais uniquement un de ses courants : le conceptualisme.

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L’imposture de l’Art contemporain – Une utopie financière
Editions Eyrolles

Il n’y a rien de commun entre les deux pratiques. L’Art s’évalue d’après des critères esthétiques et de correspondance de la forme et du fond. L’AC se juge selon des critères moraux, d’efficacité, d’utilité. En effet, la très morale finalité de l’AC est de tendre un piège au « regardeur » afin de le déstabiliser et le remettre en question, pour son bien. En détruisant toute certitude, il se veut facteur de paix et de renouvellement permanent. L’humanitarisme de ce dogme, enseigné dans les écoles dès le jardin d’enfants, cache les autres « applications » et utilités financières, monétaires plus triviales.

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Le chant de la terre, roman identitaire de Vincent Revel

10/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Vincent Revel, qui contribue régulièrement à Novopress, publie Le chant de la terre, un roman en forme de quête sur l’identité européenne.

C’est à un parcours au travers de l’identité profonde des peuples européens que nous convie Vincent Revel. À la frontière de la fiction, du roman d’anticipation et de l’essai, Le chant de la terre sublime la longue mémoire des nations européennes et met en garde contre les dangers qui le menacent. L’ouvrage invite à explorer un possible futur dans lequel l’Europe sortirait grandie des épreuves qu’elle traverse.
Plusieurs auteurs enracinés dans notre histoire nous accompagnent dans ce voyage identitaire au travers des citations dont Le chant de la terre est émaillé.

Vous pouvez le commander au prix de 15 euros. Plus de détails auprès de l’auteur (vincentrevel9@gmail.com) ou sur sa page Facebook.

Colloque de l’Institut Iliade : Face à l’assaut migratoire, le réveil de la conscience européenne !

06/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Le prochain colloque de l’Institut Iliade se tiendra le 9 avril prochain à la Maison de la Chimie, dans le VIIe arrondissement de Paris. Consacré à la nécessaire affirmation de l’identité européenne menacée par l’invasion migratoire, il devrait intéresser nos lecteurs au plus haut point.

Les exactions de masse commises le soir du Jour de l’An dans de nombreuses villes d’Allemagne et d’Europe annoncent les risques que représente l’immigration massive pour nos peuples et notre civilisation. Le rouleau compresseur est en marche ! Celui, implacable, et mortel, du Grand Remplacement de population, facilité par l’effacement de notre mémoire, de notre identité et de notre légitime fierté d’Européens.

L’Iliade appelle à un sursaut intellectuel et moral afin de réaffirmer nos valeurs, nos libertés et nos droits sur la terre de nos ancêtres.

La matinée est consacrée à l’analyse de l’assaut migratoire, avec notamment Bernard Lugan : (« La grande invasion des années 2000, un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’Europe et du monde »), François Bousquet (« L’idéologie ‘Big Other’ : les autres avant les nôtres », un diaporama consacré à « Un exemple de submersion migratoire islamique : la situation au Kosovo » ou l’évocation du Camp des Saints avec une discussion entre Christopher Gérard et Jean Raspail.

L’après-midi vise à définir, face à la menace, les conditions et leviers du nécessaire réveil de la conscience européenne, avec Ivan Blot [« L’Être des nations contre l’avoir des marchands »], Renaud Camus [« La fierté contre la repentance »], Jean — François Gautier [« La pérennité de l’âme européenne »] et Jean-Yves Le Gallou [« Pour la préférence de civilisation »]. Une table ronde animée par Patrick Pehele réunira des représentants de la « Génération 2013 », jeunes engagés dans la Cité dont les initiatives sont autant de « signes du réveil » européen.

• Samedi 9 avril à partir de 10 h
• Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique 75 007 Paris
• Entrée simple : 10 €
• Tarif de soutien : 30 €
• Tarif bienfaiteur : 100 €
• Inscription sur https://www.weezevent.com/colloque-institut-iliade-2016

C’est nous, les gentils

Source : Boulevard Voltaire
Nous avons gagné la bataille des idées ; nous sommes en train de gagner celle de la morale. Restera à l’emporter dans les urnes.

Éric Zemmour affrontait, la semaine dernière sur BFMTV, Jean-Christophe Cambadélis. Pour la première fois, l’ascendant moral était de notre côté. C’est Zemmour qui fait la leçon à un Cambadélis défait, presque honteux : « Mais de quoi parlez-vous, quand vous parlez de France fraternelle, quand des Français tuent des Français ? […] Quand, dans les écoles françaises de la Seine-Saint-Denis, il n’y a plus un seul enfant juif ? » Honteux que son vivre ensemble soit, en pratique, un mourir ensemble.

Jusque-là, nous savions être dans le camp de la vérité, du réel, face à ceux qui le travestissent. Mais nous n’osions pas nous aventurer sur le terrain de la morale. Nous en laissions bien volontiers le monopole à nos adversaires.

Nous étions encore intimidés par l’immuable certitude de nos adversaires d’incarner le camp du bien. Et nous doutions : et s’ils étaient, effectivement, les plus moraux ? Et si nos positions pleines de « bons sens » (cet ersatz de morale que notre camp osait s’accorder à lui-même) n’étaient pas fondamentalement immorales, antichrétiennes, relevant d’une crispation à courte vue et d’une petitesse bien inférieure à la patience et à la sagesse de ceux pour qui l’intégration et l’assimilation demandent du temps – quatre, voire cinq générations – avant de triompher ?

En 2015, tout s’accélère. Le premier retournement s’opère en 2008-2009 : notre parole se libère, et nous le devons à des personnalités comme Zemmour et Sarkozy (quelles que soient ses arrière-pensées électoralistes). Le deuxième retournement survient en 2015 : nous le devons aux attentats du 13 novembre.
Voilà qu’en plus d’être réalistes, nos positions sont les seules tenables sur le plan de la morale. De la « morale de responsabilité », celle qui se garde d’une générosité béate, pour mesurer toutes les conséquences d’une bienveillance excessive. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, notre fermeté sur l’invasion migratoire devrait nous prémunir de faire l’œuvre du diable.

Mieux : en 2015, les certitudes morales de nos adversaires vacillent ; le « camp des saints » doute de lui-même : ses postures morales n’ont pas disparu, mais elles n’ont plus la conviction d’antan. Pris de vertige, il réalise que ses quarante années de croisade pour la tolérance débouchent sur un paysage de défiances et de haines, avec un horizon chargé d’orages. Et Zemmour de donner le coup de grâce : « Il y a une justice divine […] ; tout ce que vous avez fait il y a trente ans vous tombe dessus aujourd’hui. »

Nous avons gagné la bataille des idées ; nous sommes en train de gagner celle de la morale. Restera à l’emporter dans les urnes. Car si les Français sont largement acquis à nos idées, une majorité répugne à se salir les mains en votant pour elles.
C’est pourquoi nous ne devons avoir nulle réticence à porter le fer sur les terres de la morale : persuader que la souillure morale, c’est le vote LRPS.

Philippe de Villiers : « Jeanne revient comme pour nous dire la France n’est pas morte ! »

05/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le Puy du Fou vient de reprendre l’anneau de Jeanne d’Arc aux Anglais. Philippe de Villiers raconte le retour symbolique sur notre terre de celle qui « est dans le cœur de tous les Français »…

Découvrez cet entretien audio accordé à Boulevard Voltaire.


La NRH célèbre les 100 ans de l’insurrection irlandaise de 1916

NRH Irlande

Le numéro 83 de la Nouvelle Revue d’histoire (NRH), daté de mars-avril 2016, vient de paraîtreSon dossier célèbre l’« Irlande rebelle », celles des « Pâques sanglantes » de 1916. Nous publions ci-dessous l’éditorial de son directeur, Philippe Conrad.

Nous allons célébrer, le 24 avril prochain, le centième anniversaire de l’insurrection irlandaise de 1916. Lors de ces « Pâques sanglantes », une poignée de militants nationalistes armés occupent la Grande Poste de Dublin. Le drapeau tricolore, devenu signe de ralliement depuis la révolution manquée de 1848, et la bannière bleue frappée de la charrue d’or et des étoiles d’argent du mouvement ouvrier irlandais flottent sur le bâtiment devenu le poste de commandement de l’insurrection, devant lequel le poète Patrick Pearse déclare « souverain et imprescriptible le droit du peuple d’Irlande à la propriété de son pays et à la libre direction de ses destinées…  »

On sait ce qu’il advint de cette révolte. Faute d’une préparation suffisante et du fait de l’incompréhension de l’opinion, apaisée par les promesses d’autonomie prodiguées par le gouvernement britannique à la veille de la guerre, l’insurrection n’est pas en mesure de rallier les masses populaires. La répression sera à la mesure de l’inquiétude suscitée à Londres et, si la rébellion a échoué, elle a désormais ses martyrs qui, dénoncés comme des criminels, se métamorphosent rapidement en héros aux yeux de leurs compatriotes.

Les élections de décembre 1918 donnent un triomphe au Sinn Fein partisan de l’indépendance. Faute d’être entendus à la Conférence de la Paix, contraints de constater que les grands principes wilsoniens relatifs au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne s’appliquaient pas à eux, les Irlandais n’auront bientôt plus d’autre choix, fin 1919, que le recours à la lutte armée. Un conflit impitoyable qui aboutit, en décembre 1921, à une indépendance impliquant la partition de l’île, l’Ulster protestant demeurant attaché au Royaume-Uni. La guerre civile qui oppose ensuite les partisans du compromis aux jusqu’au-boutistes vient ajouter aux épreuves que dut affronter l’Irlande pour retrouver sa liberté.

Si l’on considère ce qu’avait été l’histoire de l’île, soumise depuis un millénaire à des dominations étrangères, scandinave d’abord puis anglaise à partir du XIIe siècle, cette conquête de l’indépendance n’était en rien acquise. Une situation aggravée au XVIe siècle par la fracture religieuse de la Réforme, puis par la colonisation particulièrement brutale imposée au siècle suivant par la soldatesque de Cromwell. Privé de sa liberté mais aussi de sa terre, contraint de payer la dîme à une Église anglicane qui était celle de l’occupant, le peuple irlandais attendra vainement son salut d’une intervention extérieure, celle de l’Espagne catholique, du souverain Stuart déchu, de la France révolutionnaire. L’identité catholique va constituer un môle de résistance solide mais il faut, au XIXe siècle, l’émergence d’un véritable sentiment national pour que le combat indépendantiste prenne toute son ampleur. L’obstruction parlementaire mise en œuvre par Parnell et les actions violentes visant les terres des landlords jouent leur rôle. Mais c’est en développant l’enseignement de la langue gaélique, en redécouvrant les trésors de la culture nationale, en ressuscitant la musique et les sports traditionnels que les militants nationalistes vont « rendre les Irlandais à l’Irlande et l’Irlande aux Irlandais ».

Nécessairement inscrite dans un processus de longue durée, aboutissement d’un rêve imaginé par les historiens et les poètes capables de transmettre et d’actualiser l’héritage d’un passé et de formuler le projet d’un avenir, la renaissance d’un peuple passe aussi par le prix du sang versé et par le courage de ceux qui, tels un Patrick Pearse ou un Michael Collins, ont tout sacrifié à la cause qui commandait leur existence.

Philippe Conrad

L’anneau de Jeanne d’Arc de retour en France !

04/03/2016 – CULTURE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Le 24 février 2016, Maître Trémolet de Villers avertit Philippe de Villiers que l’anneau de Jeanne d’Arc, aux mains des Anglais depuis 1431, est vendu aux enchères par la maison Timeline Auctions de Londres deux jours plus tard. L’évêque Cauchon avait estimé que cet anneau était un moyen de sorcellerie pour la sainte ; l’ayant confisqué, il le vendit au cardinal Henry Beaufort. Cet anneau en laiton, mentionné dans les interrogatoires d’époque, est décoré de trois croix ; on y lit l’inscription « Jhesus Maria ».

Commence alors une course contre la montre afin d’amasser les fonds nécessaires à l’achat de la relique
Contacté par son père, Nicolas de Villiers, directeur du Puy du Fou, décide d’acquérir cet anneau. Il reste 36 heures pour amasser des fonds. La Fondation Puy du Fou Espérance peut fournir 80 000 € ; de nombreux donateurs permettent d’élever le budget à 350 000 €, l’anneau est mis en vente à 19 051 €. Le jour de la vente, les prix s’envolent, les enchères affluent ; tout le monde s’arrache cet anneau qui sera finalement acquis par la Fondation Puy du Fou Espérance pour la somme de 376 833 €.

C’est aujourd’hui que Nicolas de Villiers part chercher de l’autre côté de la Manche le précieux anneau
Une cérémonie officielle sera organisée le 20 mars au Puy du Fou ; et puis, l’anneau sera exposé aux yeux de tous dans un coin dédié du parc. La France récupère ainsi une de ses plus vénérables reliques. Selon Nicolas de Villiers, « Il faut que chacun puisse le voir. N’oublions pas que Jeanne d’Arc est la patronne de la France ».

Crédit photo : Timeline Auctions = l’anneau de Jeanne d’Arc


EXCLUSIF Un nouveau film de Patrick Buisson : Les dieux meurent en Algérie

Buisson Algérie

03/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Patrick Buisson est l’auteur d’un nouveau film : Les dieux meurent en Algérie. Conçu sur le modèle de Si je mourais là-bas (2014), le film bouleversant qu’il avait consacré à la guerre de 1914-1918 vue par les écrivains qui l’avaient vécue – et, pour certains, y avaient laissé la vie, tel Guillaume Apollinaire –, Les dieux meurent en Algérie porte sur la guerre d’Algérie racontée, là aussi, par les « écrivains combattants » des deux bords. Le titre du film est emprunté à Jean Lartéguy, qui, en 1960, avait publié sous ce nom un album abondamment illustré de superbes photographies de guerre de Marc Flament.

Comme Si je mourais là-bas, comme aussi Si Paname m’était conté (2015), le précédent film de Patrick Buisson, Les dieux meurent en Algérie est réalisé par Guillaume Laidet. Il sera projeté en avant-première le mois prochain à Paris avant d’être diffusé sur la chaîne Histoire. Pour l’heure, seule une page Facebook a été discrètement créée, qui ne devrait pas tarder à être alimentée.