Renaud Camus : renouer avec l’essence de l’être, combattre notre dépossession

L’écrivain Renaud Camus livre un essai magistral dans lequel il démonte les ressorts du « remplacisme global davocratique », cette idéologie qui dépossède l’homme de ses particularismes, jusqu’à son essence.

Où sont donc passés les fils et les filles de notre sang ? Où sont les hommes qui peuplaient jadis nos terres, ceux qui mourraient pour l’honneur, ne s’agenouillaient que devant Dieu, leur souverain ou une femme ? Nos rites et nos traditions tutélaires auraient-ils disparu ? Qu’a-t-on fait du silence, des sons, des odeurs et des formes qui dessinaient jadis notre monde ? Que sont devenus les manuels d’histoire qu’étudiaient les enfants ? Qu’en est-il enfin de nos processions, de nos danses et de nos chants ? Et de l’instinct animal, de l’homme sauvage ? Où est cette liberté qu’on nous a tant vantée ? La mort elle-même semble avoir disparu de ce monde…

Tel est le constat de Renaud Camus qui, après le Petit et le Grand Remplacement, nous offre avec La Dépossession une somme monumentale pour cibler les sources et les racines de notre dépossession civilisationnelle, ethnoculturelle, politique et finalement humaine, qui précède notre remplacement. Plus qu’un état des lieux de ce qui nous est quotidiennement ôté, l’œuvre magistrale de Renaud Camus, sans jamais le nommer, nous ramène au principe fondamental de notre identité. À l’heure où l’égalitarisme universaliste nous éloigne de la beauté, de la grandeur, de l’effort et de l’excellence, son livre se présente comme un manifeste constructif, œuvre de résistance contre la raison, la science et la soumission.

Rappelant que l’homme dépossédé de ses particularités est en réalité dépossédé de son humanité, Renaud Camus donne pleinement sens aux célèbres paroles de Joseph de Maistre : « Il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes, je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être Persan, mais quant à l’homme je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie. S’il existe, c’est bien à mon insu. »

C’est en effet l’appartenance à un corps et à une communauté, l’enracinement dans un sol, un sang et une lignée, qui nous font homme. L’homme dépossédé de tout particularisme n’est plus rien, et finalement n’est plus homme. L’« anti-tout » – antifasciste, antiraciste ou antispéciste – se nomme finalement très bien lui-même ! Renaud Camus dresse une liste vertigineuse de nos dépossessions actuelles, ces dernières étant encouragées par nos dirigeants qui promeuvent conjointement l’éradication de la culture et la culture de l’éradication. Effacement des sexes, des races, des limites, suppression même du sens des mots. Constat effroyable ! D’autant plus terrible que la dépossession de l’être s’avère la condition préalable à la mise en place du « remplacisme global davocratique ».

Si nous ne sommes pas totalement innocents des maux qui nous accablent, la généalogie qu’en propose Renaud Camus ramène inévitablement à l’américanisation de nos sociétés. Il nous livre une longue réflexion sur le fordisme et la manière dont il prépare le Grand Remplacement : de la Ford T à l’homme de Métropolis, véritable machine à broyer l’humanité. L’écrivain affirme, s’il résumait son livre en une phrase, elle serait la suivante : « Le remplacisme global davocratique est le stade ultime du fordisme. »

Exposant et démontant les schémas mentaux de nos ennemis pour revenir à l’essentiel et révéler de manière sous-jacente notre vision du monde, l’ouvrage se conçoit comme une somme englobante, une arme de combat intellectuel, physique et métaphysique pour lutter contre le « BNG » (bloc négationniste-génocidaire) et reprendre notre destin en mains. Il ne s’agit évidemment pas d’ un mode d’emploi, d’autant que l’antinatalisme de l’auteur n’est nullement la solution de nos maux mais plutôt l’un deux… On peut refaire l’esprit d’un peuple ; encore faut-il que ce peuple survive. La démographie est contre nous – il le dit lui-même – et c’est sûrement notre premier champ de bataille. Car lorsqu’il n’y a plus personne, il n’y a plus d’esprit à conquérir et la bataille des idées n’a plus de sens !

Comme à chaque fois cependant, Renaud Camus propose une œuvre à contre-courant, à la croisée des genres littéraires et philosophiques, l’œuvre d’un homme libre pour nous sortir de l’enclos de la pensée conforme. Un pavé de 800 pages, parfois redondant – la pédagogie n’est-elle pas un art de la répétition ? -, souvent digressif, mais avant tout une bouffée d’air frais au style envolé pour tenter de se rapprocher de l’essence de l’être, de notre identité, de notre moi collectif. Un ouvrage qu’on lit autant par conviction que par goût de la langue. C’est aussi une œuvre magistrale pour ceux qui ont décidé de ne plus se voiler la face, de faire sécession et qui refusent la fatalité !

Face à l’homme du rien, homme sans nature et sans culture, homme sans existence et sans réalité, – l’homme sans l’homme -, nous défendons l’homme de la terre et des morts, homme du sol et du sang, rêveur, entier, vivant, l’être réel, fier de ses racines et maître du destin.

Solenn Marty – Promotion Jean Raspail

La Dépossession. Ou du remplacisme global, Renaud Camus, La Nouvelle Librairie éditions, 846 pages, 33,50 €.

Tribune reprise de institut-iliade.com

Les 12 mensonges du GIEC sur le climat

Les 12 mensonges du GIEC

Ingénieur polytechnicien, Christian Gerondeau travaille sur les questions environnementales depuis plus de dix ans et a publié de nombreux ouvrages concernant l’écologie. Son dernier livre, Les douze mensonges du GIEC, décrit le déroulement de la COP 26 qui s’est déroulée à Glasgow en novembre 2021 puis entreprend de réfuter, en dénonçant les agissements du GIEC (un organisme politique qui affirme parler « au nom de la science »), les « douze contrevérités majeures qui constituent le socle de la religion écologiste qui règne aujourd’hui en Occident ».
Une analyse signée Johan Hardoy.

Le grand schisme survenu à Glasgow

La dernière « Conference of Parties » (COP) ne s’est pas achevée comme prévu. En effet, alors que la présidence britannique s’attendait à ce que la déclaration finale entérine la « fin du charbon », le représentant indien a finalement obtenu, avec l’appui chinois, la rédaction d’un texte non contraignant.

En conséquence, les deux pays les plus peuplés du monde continueront à émettre du CO2, contredisant définitivement les résolutions solennelles des 25 COP précédentes.

Ces dernières n’avaient d’ailleurs pas empêché les besoins en énergie mondiaux, et donc les émissions de CO2, de croître régulièrement. Pour les uns, l’humanité se dirige vers le gouffre avec un réchauffement de 2,7° C d’ici la fin du siècle, mais pour les autres, principalement situés dans les pays en développement, les énergies fossiles demeurent indispensables pour sortir de la pauvreté.

Par ailleurs, le stock de CO2 atmosphérique s’élevant actuellement à 3 200 milliards de tonnes et les flux des pays développés n’accroissant celui-ci que de 5 milliards de tonnes par an, les efforts de ces derniers pour réduire leurs émissions ne peuvent avoir aucun effet significatif sur le climat, si tant est que celui-ci dépende réellement dudit stock.

Les douze mensonges du GIEC

1) Le GIEC agit pour le bien de l’humanité.

En faisant croire qu’il serait possible de se passer au cours du présent siècle des hydrocarbures fossiles, le GIEC entraîne tous les pays qui le suivent sur la voie de dépenses et de contraintes inutiles aux très lourdes conséquences dont les pauvres et les déshérités seront les premières victimes.

Ainsi, l’électricité est indispensable pour de multiples usages qui constituent une clé de sortie de la pauvreté, mais cette énergie ne peut être produite en grande quantité que par le recours à des centrales hydroélectriques, nucléaires ou thermiques et non par des sources intermittentes comme les éoliennes ou les panneaux photovoltaïques. Dans les pays en développement, les centrales à gaz ou à charbon demeurent la seule solution réaliste. En préconisant à un pays comme l’Inde de ne pas émettre de CO2, le GIEC condamne une grande partie de sa population.

2) Les énergies renouvelables peuvent remplacer le pétrole et les autres énergies fossiles.

En réalité, les énergies renouvelables ne peuvent répondre tout au plus qu’à 10 % des besoins énergétiques de l’humanité et non à 80 % comme l’affirme le GIEC.

En Allemagne, où plus de 300 milliards d’euros ont été dépensés pour couvrir le pays de plus de 30 000 éoliennes et de millions de panneaux photovoltaïques, ceux-ci ne lui procurent qu’un peu plus d’un tiers de son électricité, c’est à dire moins de 8 % de son énergie finale, le solde étant principalement fourni par le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Le but affiché par les gouvernements européens de supprimer entièrement le recours aux énergies fossiles pour en finir avec les émissions de CO2, que se soit en 2050 ou en 2100, relève donc de l’utopie.

3) Le pétrole va bientôt manquer.

Malgré les prévisions pessimistes des années 1970 qui affirmaient que le pétrole pourrait être épuisé dès l’an 2000, les réserves prouvées représentent actuellement cinquante ans de consommation, sachant que les réserves réelles sont très largement supérieures.

Cependant, le monde ne pourra pas s’aligner sur la consommation américaine qui atteint chaque année 3 tonnes de pétrole par habitant (le tiers en France), car il faudrait annuellement 24 milliards de tonnes alors que la production mondiale actuelle n’est que de 4,5 milliards.

4) La mer va nous envahir.

Il s’agit d’une des peurs ancestrales de l’humanité. Depuis trente ans, tous les rapports du GIEC ont systématiquement placé en première place des menaces liées à la submersion des zones côtières, alors que les satellites constatent une montée des eaux de 2 à 3 millimètres par an depuis une quarantaine d’années et qu’aucune augmentation de ce rythme n’a été observée au cours des dernières années.

Le GIEC s’inquiète même d’une élévation du niveau de la mer dépassant 15 mètres d’ici l’an 2300 ! Il faudrait pour cela que fondent les glaces de l’Antarctique, où se trouvent 90 % de la glace polaire, alors qu’il n’existe pas le moindre indice de ce phénomène.

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Christopher Lasch, le seul et vrai populisme

Christopher Lasch

Chaque année qui passe voit l’audience – et l’influence – de Christopher Lasch (1932-1994) s’élargir. D’Alain de Benoist à Jean-Claude Michéa, c’est tout un courant intellectuel qui s’en inspire directement. Christopher Lasch demeure l’un des principaux théoriciens du populisme, qui nous a laissé avec Le Seul et vrai paradis, plus qu’une histoire du populisme américain, mieux qu’un manifeste des révoltes populaires – un chant d’amour à l’« Amérique du milieu » et à tous les « pays du milieu ».

Small is beautiful. C’est par ces mots passés à l’état de slogan que l’économiste Ernst F. Schumacher s’est fait connaître du grand public. Rien ne résume mieux l’idéal populiste de l’historien américain Christopher Lasch, pour lequel tout ce qui était petit n’était pas seulement beau, mais salutaire et sacré, profession de foi qui traverse tous ses livres et qui ne pouvait que heurter au pays du « bigness », du gigantisme et des tailles XXL. À cette hubris dévoyée, Lasch opposait les vertus originaires de la petite bourgeoisie américaine, gardienne de l’idéal des pionniers. Là où ses pairs intellectuels ne voyaient que provincialisme étroit, xénophobie latente, passéisme borné, il célébrait au contraire le prosaïsme enchanté des existences ordinaires, cet homme de peu (the common man) spécifique à « l’Amérique du milieu » et qui offre les garanties d’une vie bonne et authentiquement démocratique : un idéal de vie sans ostentation, marqué par le goût de l’indépendance, l’amour des valeurs familiales et la défense des solidarités concrètes.

La sociabilité naturelle de l’homme

Comme Luc Dietrich, le trop oublié auteur du Bonheur des tristes, Lasch croyait que « l’homme est un animal de petite compagnie ». Son horizon naturel est la famille, les amis, le voisinage, le travail, ainsi que nous le rappelle l’un de ses livres les plus ambitieux, Un refuge dans ce monde impitoyable. La famille assiégée (1977, trad. française : Bourin Éditeur, 2012). Ce n’est point là une philosophie du repli, mais la seule mesure possible de l’homme, cette « taille de l’homme » chère à Ramuz, ni trop grande, ni trop petite. Cela même que Lasch a magnifié dans une œuvre puissante, originale et prémonitoire, qui s’est construite en marge de l’écume médiatique et des engouements universitaires, loin des « idéologies à la mode », pour reprendre une expression d’Alain de Benoist, qui a été l’un des premiers à mettre à la portée du public francophone les livres de Lasch. Il n’est du reste pas interdit de voir dans le chef de file de la Nouvelle Droite française l’équivalent hexagonal de l’Américain. Parti de la droite radicale, il a fait en sens inverse le même chemin que Lasch pour aboutir à des conclusions dont beaucoup sont voisines. Deux penseurs inclassables. Trop à gauche pour la droite, trop à droite pour la gauche.

Ce qui frappe au premier abord dans l’œuvre de Christopher Lasch, c’est son extraordinaire sérieux. Son auteur croyait de toutes ses forces au sérieux de la vie et à sa précarité métaphysique. Rien ne tient qui n’a déjà duré. Or, qu’est-ce qui a traversé les siècles et nous vient du fond des âges ? Ce que Marcel Mauss appelait « le roc de la morale éternelle » et dont Lasch chercha les traces dans l’univers mental de la petite bourgeoisie. Plus que tout, il partageait avec les hommes de l’ancien temps la conviction que l’on ne peut faire l’économie de ce sentiment étrange, tout à la fois psychologique et religieux – la honte. Elle seule nous préserve de l’obscène. Or, les modernes ont entrepris d’abolir la honte. Ainsi triomphe ce que l’on pourrait appeler la common indecency, l’hommage du vice moderne à la vertu orwellienne.

Historien des mœurs entremêlant histoire sociale et histoire religieuse, formé à l’école de la sévère théologie protestante et de la sombre anthropologie freudienne, nourri d’un pessimisme radical et volontariste (le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté, selon les mots de Gramsci), il portait sur les choses un regard de moraliste à l’âme inquiète et défendait une conception tragique de l’existence.

L’adieu à la gauche

Au fil des ans, sa pensée s’est délestée des références inutiles, longue ascèse intellectuelle. Ainsi est-il revenu de tout, sauf de l’essentiel. Comme Ulysse, il a fait un long voyage intellectuel, depuis le Nebraska, où il est né en 1932, jusqu’à sa mort prématurée, en 1994. Diplômé d’Harvard et de Columbia, historien de formation, professeur de son métier, intellectuel de son état (critique autant qu’organique), il fera d’abord un bout de chemin avec ce qu’on appelait dans les années 1960 la New Left, la Nouvelle Gauche, à qui il ne tardera pas à reprocher son pharisaïsme atavique, toute nouvelle qu’elle fût, elle qui ne jurait (déjà) que par les exclus et les minorités. Mais la principale critique qu’il adressera à sa famille d’origine, outre sa condescendance dédaigneuse à l’égard des majorités (forcément réactionnaires), c’est de s’être abandonnée sans réserve à l’idéologie du progrès, ce que son principal disciple en France, Jean-Claude Michéa, désignera sous le nom de « complexe d’Orphée », qui interdit à la gauche progressiste de se retourner sur le passé sous peine de disparaître. Puis il orientera ses recherches vers le marxisme (Gramsci et Lukács) et les penseurs de l’école de Francfort (Adorno et Horkheimer), à qui il sera redevable de sa théorie de la culture – dont son long article, Culture de masse ou culture populaire ? (1981, trad. française : Climats, 2001), donne un aperçu éclairant –, tout en prenant ses distances avec l’antifascisme maniaque et caricatural d’Adorno.

Chemin faisant, Lasch va se retrouver seul, intellectuellement parlant. Par-là, il était mûr pour renouer avec une tradition engloutie, le populisme agrarien, météore qui a traversé le ciel états-unien à la fin du XIXe siècle. À sa manière, il renouvelait le geste de Péguy en France, d’Orwell en Angleterre, de Vassili Rozanov en Russie, et (re)découvrait la critique populiste du progrès lancée à l’aube de la révolution industrielle par les « fractions les plus modestes de la classe moyenne » qui défendaient des formes artisanales et précapitalistes d’organisation du travail, premiers laissés pour compte du progrès : petits propriétaires, artisans, commerçants, métayers, paysans, autant de confettis sociaux broyés par la machine industrielle et que Marx va enterrer de tout son mépris dans Le manifeste communiste, évoquant des classes « réactionnaires [qui] cherchent à faire tourner la roue de l’histoire à rebours ».

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[ZOOM] Le goût du silex : un roman sur l’uniformisation du monde

Pourquoi Zemmour a perdu ? Les secrets de sa campagne avec Jules Torres (Valeurs actuelles)

zemmour trocadero

09/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Jules Torres est le grand invité de Livre Noir jeudi 2 juin à 20h pour décrypter avec les nous les coulisses de la campagne présidentielle d’Eric Zemmour et présenter son dernier ouvrage « Zemmour, dans les secrets de sa campagne » !

Il a tout vu et tout entendu dans l’équipe d’Eric Zemmour, et vient en parler chez Livre Noir en exclusivité.


Qui fixe les limites du politiquement correct ? – Entretien avec Max Chaleil

Max Chaleil

07/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Qu’est-ce que le politiquement correct, quelles sont ses limites, quels sont ses fondements idéologiques ? L’éditeur et écrivain, Max Chaleil répond à ces questions dans son dernier ouvrage « Contre le politiquement correct ». Evénements touchant à la politique, à l’économie, à la société, à la religion, à la culture, à l’art, rien n’échappe à l’auteur.

Dans cet entretien pour TVL, il revient sur la déclaration de capital d’Emmanuel Macron, la réforme des traités européens voulue par le chef de l’Etat, les puissances occultes qui l’ont propulsées à l’Elysée, le climat d’angoisse et l’auto-surveillance qui ont découlé des confinements. Pour Max Chaleil, « être politiquement incorrect, c’est être lucide sur soi-même et la société, et témoigner, fût-ce au risque d’être mal vu, sinon ostracisé ».


Fahrenheit 2022 – Tout-à-l’écran et déshumanisation : l’intuition de Ray Bradbury

Fahrenheit 451

Ray Bradbury est mort il y a dix ans. Il reste à jamais l’auteur de Fahrenheit 451 qui semble annoncer notre monde en voie de déculturation, où la littérature s’affadit pour complaire aux « minorités » et disparaît au profit des écrans et de l’uniformité. Le contrôle des esprits conclut le processus.

De Ray Bradbury (1920-2012), tout le monde connaît au moins de nom Fahrenheit 451, paru en 1953. Le roman décrit un pays – les Etats-Unis au XXIVe siècle de notre ère – où posséder un livre est le crime absolu. Tout livre qui n’a pas encore été détruit doit être brûlé, son propriétaire et la maison avec. Le succès de ce titre fait de l’ombre aux autres livres d’un écrivain prolifique. A dire vrai, ils ne sont pas aussi prenants que Fahrenheit 451. Les nouvelles qui composent Le Pays d’octobre (1943) et Chroniques martiennes (1950) sont inégales. Effet des traductions ? Ou limites du talent d’un auteur de science-fiction ? Il récusait cette étiquette qui le suivit toute sa vie. Bien que Le Pays d’octobre ne soit en rien de la science-fiction, Gallimard l’a mis dans sa collection « Folio SF ». Même Chroniques martiennes, Bradbury ne le considérait pas comme appartenant à ce genre. « Cinq pour cent de science-fiction, le reste étant de la fantasy », expliquera-t-il (introduction au Pays d’octobre, ajoutée en 1996). Fantasy, ou mythologie : « C’est Toutankhamon extrait de sa tombe quand j’avais trois ans, les Eddas islandais quand j’avais six ans et les dieux gréco-romains qui me faisaient rêver quand j’avais dix ans : de la mythologie à l’état pur » (introduction à Chroniques martiennes, datée de 1997).

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Chroniques martiennes ne raconte pas l’invasion de la Terre par les extra-terrestres – ce fantasme à base de petits hommes verts roswelliens devenus un lieu commun –, mais l’invasion de Mars par l’homme, où on croise peu les Martiens dont on devine plutôt la présence mystérieuse. Cette invasion se déroule de 2030 à 2057 – bientôt, donc –, jusqu’à ce que nous appellerons « le grand remplacement » des Martiens par les Terriens. En moins d’une trentaine d’années, tenons-le-nous pour dit…

La distinction entre genres littéraires plus ou moins nobles n’avait aucune valeur aux yeux de Bradbury. Un livre est bon, ou pas – si son histoire captive, ou non. Bradbury ne reniait pas sa passion de jeunesse pour les comics. « Je suis un enfant de ce siècle. Qu’est-ce que cela signifie ? Simplement que j’ai grandi avec Buck Rogers et Flash Gordon. […] Si je n’avais pas baigné dans cette splendide médiocrité, cette lie superbe et merveilleuse, je ne serais certainement pas écrivain aujourd’hui. Je n’ai que du mépris pour ces snobs de la littérature, qui tournent le dos à leurs racines, à leur enfance, à ce qu’ils ont aimé de tout leur cœur. » Et de viser le pop art de Roy Lichtenstein et Andy Warhol : « Les gens de l’art moderne viennent, un peu tard, nous parler bandes dessinées et héros. Mais nous les envoyons paître. Nous leur répondons : nous connaissons tout ça depuis longtemps ! Ne venez pas nous parler de ce que nous avons déjà aimé, et bien aimé ! » (préface à des adaptations en BD, d’ailleurs décevantes, de quelques-unes des chroniques martiennes : Planète rouge, Albin Michel, 1984).

Fahrenheit 451 est-il de la science-fiction ? Un roman d’anticipation ? Une dystopie ? Certains ont voulu y voir un livre engagé : une dénonciation du maccarthysme (1950-1954). L’ambiance soupçonneuse de l’époque aurait pu être le facteur déclenchant la réflexion de Bradbury mais c’est autre chose qu’un gouvernement contrôlant les écrits et les films qui est décrit, c’est une société devenue totalitaire par l’abêtissement de son peuple. Bradbury a clairement expliqué, plus tard, que Fahrenheit 451 était un livre sur les gens « transformés en crétins par la télévision », « une histoire sur la façon dont la télévision détruit l’intérêt de lire de la littérature ». La préface de Jacques Chambon à la traduction française (Denoël, 1995) voit le point de départ du roman dans le maccarthysme et l’exécution des époux Rosenberg en 1953 (« pour avoir prétendument [sic] livré des secrets atomiques au vice-consul soviétique à New York ») : cette double inexactitude fait qu’il y a malhonnêteté à rééditer cette préface (édition « Folio » en 2000 et 2020).

L’Homo festivus en état de mort cérébrale

Imaginer une population décervelée par la télévision constituait déjà, au début des années 1950, une juste intuition. L’intuition devient remarquable lorsque Bradbury conçoit l’invasion des écrans dans la vie quotidienne : on se croirait dans les années 2020. Certes, il n’a pas imaginé que chacun de nous serait vissé à l’écran individuel de son téléphone portable. Mais, outre que dans Fahrenheit 451 tout le monde vit avec un « radio-dé » dans l’oreille (depuis, Apple a réalisé les AirPods), le bonheur ultime est d’avoir chez soi les quatre murs et le plafond du salon devenus écrans plats interactifs qui diffusent des images apaisantes ou des émissions télévisuelles divertissantes, avec des personnages qui deviennent « la famille » et un présentateur qui s’adresse à chaque téléspectateur par son prénom (par le biais d’un petit boîtier ad hoc qui ne fait pas autre chose que ce qu’on nomme de nos jours « hypertrucage » ou deepfake). Cela fait du présentateur « un ami, sans nul doute, un véritable ami ». Comme un, ou cent, ou mille amis Facebook. Les relations humaines existent a minima : amitiés, familles, couples ne sont plus qu’apparences. Chacun vit dans sa bulle d’images sonorisées, soignant un mal-être diffus par l’ingestion supplémentaire d’images ou de calmants – ou par le suicide.

La tâche des pompiers n’est plus d’éteindre les incendies mais de brûler les rares bibliothèques qui subsistent, conservées dans le plus grand secret par des récalcitrants qu’une dénonciation suffira à débusquer. Inversion notable de la vocation de pompier, mais pas plus improbable que celle qui fait des médecins des avorteurs. Les pompiers sont devenus, dit le capitaine Beatty qui est convaincu du bien-fondé de sa mission, « la protection de la paix de l’esprit ».

Le vieux Faber est l’un de ceux qui ouvriront les yeux de Montag sur le monde dans lequel ils vivent, et sur les livres : « N’oubliez pas que les pompiers sont rarement nécessaires. Les gens ont d’eux-mêmes cessé de lire. Vous autres pompiers faites votre petit numéro de cirque de temps en temps ; vous réduisez les maisons en fumée et le joli brasier attire les foules, mais ce n’est là qu’un petit spectacle de foire, à peine nécessaire pour maintenir l’ordre. Il n’y a presque plus personne pour jouer les rebelles. » En effet, car le gouvernement assure un contrôle total par d’autres moyens encore : les parents décervelés s’en remettent à l’école étatique et à la télévision pour l’éducation de leurs enfants. On sait que télés, smartphones, tablettes et consoles de jeux constituent en 2022 un véritable défi au développement des enfants en bas âge, et un sûr abrutissement des enfants plus âgés.

De l’illettrisme à l’esclavage

Comment en est-on arrivé à ce que les livres soient bannis de la Cité ? Il n’y a pas eu de décision gouvernementale datée et brutale. Il y a eu un glissement de la société vers la facilité que Bradbury fait durer cinq siècles, grosso modo. Quelque chose nous dit que cet insidieux nivellement pourrait être bien plus rapide.

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Tous les numéros de la revue Enquête sur l’histoire sont disponibles en PDF sur le site de l’Institut Iliade

Institut ILIADE

02/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que chaque réforme de l’Education nationale tend à briser toujours davantage la nécessaire transmission de notre histoire, de notre héritage, des valeurs qui fondent notre civilisation, l’Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne met en ligne dans une nouvelle rubrique l’intégralité des numéros d’Enquête sur l’histoire, une revue créée et dirigée par Dominique Venner de 1991 à 1999.

Parents, pédagogues et étudiants trouveront dans cette collection les cartouches nécessaires à une vision renouvelée de notre histoire, affranchie de la culpabilisation systématique et de la doxa du moment. Notre vision du passé détermine l’avenir. Et sa connaissance est créatrice de liens : entre générations comme entre membres d’une même communauté souhaitant rester elle-même dans le chaos des temps présents.

Comme l’explique Dominique Venner dans l’éditorial du premier numéro de cette revue :

« Il est impossible de penser le présent et le futur sans éprouver derrière nous l’épaisseur de notre passé, sans le sentiment de nos origines. Il n’y a pas de futur pour qui ne sait d’où il vient, pour qui n’a pas la mémoire du passé qui l’a fait ce qu’il est. Mais sentir le passé, c’est le rendre présent. Le passé n’est pas derrière nous comme ce qui a été autrefois. Il se tient devant nous, toujours neuf et jeune ».

Pour consulter les numéros de la revue Enquête sur l’histoire : https://institut-iliade.com/ressources-enquete-sur-lhistoire/

Foot ou rugby, les racailles contre les gentlemen

real madrid liverpool

Ce week-end, il y a eu quatre matchs couperet. Deux qui ont fini en apothéose – du rugby. Deux qui ont fini en scènes de chaos – du foot –, à Saint-Denis et à Saint-Étienne, toutes deux grand-remplacées, ce que la toponymie des lieux ne laissait pas présager.

Vendredi dernier à 23 heures, le LOU, le Lyon rugby, décrochait la Challenge Cup avec un Baptiste Couilloud de gala et un Géorgien inconnu aux jambes de feu. Samedi à 20 heures, le Stade rochelais, après avoir planté trois essais à zéro aux monstres irlandais du Leinster, soulevait dans la liesse la Champions Cup. Un régal pour les amateurs de rugby qui laissait présager une troisième mi-temps bien arrosée – du vin et des jeux, n’est-ce pas ! – avant que le foot ne vienne saloper la fête de l’ovalie.

Le Grand Remplacement et les barbaresques

Car changement de décor. Samedi à 23 heures, dans ce « 9-3 » de tous les malheurs, alors que le Real de Madrid battait Liverpool au terme d’un match médiocre où n’aura surnagé que le portier belge de la capitale espagnole, des supporters anglais et espagnols, en famille, avec leurs enfants, se faisaient sauvagement agressés, pourchassés et détroussés par des Dionysiens fort peu « jambon-beurre », très loin des standards de type caucasien ou capétien qu’on trouvait jusqu’aux années 1970 aux alentours de la nécropole royale, cimetière des illusions françaises. Depuis, les bandes de racaille des cités environnantes ont colonisé les lieux. Samedi soir, ils ont pu agir avec la complicité, à tout le moins la passivité, de Gérald Darmanin et du préfet Lallement, toujours prompts à faire donner la troupe, gaz à l’appui, contre les Gilets jaunes, la « Casa blanca » madrilène ou les « reds » de Liverpool, mais pas contre des néobarbaresques qui valent bien leurs ancêtres en matière de razzia et de pillage. La double peine pour les supporters qui n’ont pas pu assister au match. Les témoignages, de victimes ou de policiers, sont accablants. Des « proies », un « carnage », « jamais vu un tel acharnement sur des victimes et une telle multitude d’actes de délinquance », des « armées de voleurs », un « film d’horreur », des « filles déshabillées et volées », etc. Les vidéos sont éloquentes, mais Darmanin n’a rien trouvé d’autre que d’incriminer de faux billets émis sûrement par des électeurs de Boris Johnson. Tout ça pour ne pas faire l’aveu criant, aveuglant, offensant que la Seine-Saint-Denis est un territoire grand-remplacé. Non pas seulement par des « nique la France », mais par des « nique l’Europe ». Car dépouiller un Anglais ou un Espagnol au cutter, c’est dépouiller un Blanc – soit un « babtou fragile ».

Gérald Darmanin, Monsieur Dissolution

Autre décor, mêmes acteurs : dimanche soir à 22 heures, au stade Geoffroy-Guichard, enceinte mythique du grand « Sainté » : envahissement du terrain, crachats et fumigènes, après la relégation en Ligue 2 de Saint-Étienne, ex-cité ouvrière, elle aussi grand-remplacée (ce n’est pas moi qui le dis, mais Laurent Wauquiez). Qui, cette fois-ci, Gérald Darmanin va-t-il bien pouvoir accuser ? Darmanin, l’homme qui, après avoir dissous Génération identitaire, veut dissoudre la France. Il y avait Napoléon le Petit, il y aura désormais Darmanin le Nain. On en a vu passer des charlots place Beauvau, Castaner le « Kéké de la République », Manuel Valls le pseudo-républicain espagnol. Mais des comme lui, c’est une première. Il est capable de tout pour réussir, même d’une bonne action, comme disait Rivarol de Mirabeau. On cherche toujours la sienne.

Inutile de discourir sans fin sur ce qui s’est passé au stade de France. On a tous vu ce qu’on a vu, sauf notre ministre de l’Intérieur et les journalistes, sportifs ou pas. Un pays occupé où les zones libres sont de moins en moins nombreuses, où la charia de la caillera fait la loi en lieu et place d’un État démissionnaire et d’un ministre qui ne le sera jamais – c’est soit l’un soit l’autre.

Le rugby, un air d’Ancien Régime

Je voudrais en guise d’épilogue glisser quelques réflexions sur ces deux France : celle du ballon rond qui vote Macron et Mélenchon, et celle du ballon ovale qui vote Macron, malheureusement (c’est pour cela qu’il est président), et Marine.

On connaît la phrase célèbre : le football est un sport de gentlemen pratiqué par des voyous et le rugby un sport de voyous pratiqué par des gentlemen. On en a eu un aperçu saisissant le week-end dernier. La racaille des bas quartiers contre ce qu’il reste de quartiers de noblesse de l’ancienne France, la frontière est dessinée. Elle est si dessinée que, même dans sa version « cassoulet », où des bébés d’un bon quintal défient des barriques couperosées, le rugby a conservé ce je ne sais quoi d’aristocratique, cet air de vieux pub anglais et d’Ancien Régime qui échappera toujours au foot. Un divertissement barbare destiné à de jeunes mâles raffinés. Sauf dans le Sud-Ouest (mais pas que), miracle des greffes heureuses, où le rugby est venu trouver un emploi improbable à des morphologies hasardeuses sorties d’un peuple millénaire.

Le football simplifie tout, les règles y sont immuables, le ballon rebondit bêtement. Le rugby complique tout, les règles changent d’une année à l’autre, le ballon est malicieux, les rebonds capricieux et il n’y a qu’un arrière, alors qu’au football, il y en a parfois onze. Oui, décidément, le rugby est un mystère, comme la conduite à gauche et les verbes irréguliers. Avec la professionnalisation, on a pu craindre que la distinction fondamentale entre football et rugby allait tomber, elle qui se résumait à la querelle des Amateurs et des Professionnels, avec des Nicolas Boileau partisans de la gratuité, celle du geste en tout cas, et des Charles Perrault promoteurs du salariat doré et des pétrodollars du Golfe. À ce jeu-là, les Modernes battent toujours les Anciens. On a ainsi « footbalisé » le rugby. C’était sûrement inéluctable. Sans l’argent du professionnalisme, le rugby menaçait de se transformer en sport muséal et en survivance féodale, une sorte de soule moderne réservée aux archéologues, aux étudiants d’Oxford ou de Cambridge et aux derniers laboureurs. En deçà d’une masse critique, toute chose est vouée à rejoindre le long cortège des espèces et des coutumes disparues.

La mêlée, matrice du rugby et foyer du peuple

Mais l’exception culturelle rugbystique – villageoise et universitaire – a survécu. Le sport-terroir et le Racing Club, les aristos et le populo, les sangliers des champs et les biches du château. Car le rugby est d’abord et avant tout un sport collectif et communautaire, peut-être même le seul. Songeons seulement à la mêlée, matrice et foyer du rugby, par quoi ce sport se distingue de tous les autres et donne cette impression unique de faire corps tous ensemble. Tous pour un, un pour tous.

Sûrement ne reverra-t-on plus des Michel Crauste, dit le Mongol lourdais, des Amédée Domenech, surnommé le Duc briviste, des Walter Spanghero (prononcer Oualtèreuh), alias l’Homme de fer, ou des Jacques Fouroux, appelé le Petit Caporal, un vrai Bonaparte celui-là, du haut de son mètre soixante. Ce monde est perdu, tout comme l’esprit potache des joueurs du Racing Club de France à qui il arrivait de porter un nœud papillon pendant les matchs et des caleçons rayés lors de troisièmes mi-temps qui s’achevaient à l’aube avec des tripoux géants et des danseuses de cabaret. C’est fini. Mais on pardonnera beaucoup au rugby s’il continue de nous donner des Antoine Dupont et des Baptiste Couilloud, funambules ondoyants et crocheteurs virevoltants qui ont illuminé notre week-end pendant que la racaille footballistique l’enténébrait.

Tribune reprise de revue-elements.com

Ferenc Almássy (Viktor Orbán, douze ans au pouvoir) : « La Hongrie n’ayant pas de soft power, c’est une cible facile et bon marché pour nos propagandistes occidentaux » [Interview]

Viktor Orbán

Véritable bête noire des institutions européennes et de ses partenaires d’Europe de l’Ouest depuis plus d’une décennie, Viktor Orbán mène une politique provoquant de violents remous dans la presse occidentale. Alors que le 31 mars, le Visegrád Post a fêté ses six années d’existence. son équipe vient de publier un livre fondamental pour comprendre la situation en Hongrie : « Viktor Orbán, douze ans au pouvoir » permet de comprendre la politique défendue par le Premier ministre hongrois, loin de la propagande Occidentale et/ou du clan Soros.

Pour évoquer ce travail majeur, Breizh-info a interrogé Ferenc Almássy qui dirige le Visegrad Post et a participé à la rédaction du livre tout comme Olivier Bault, Yann Caspar, David Engels, Thibaud Gibelin, Nicolas de Lamberterie, Gábor Stier et Árpád Szakács.

Breizh-info.com : Tout d’abord, quelles ont été les premières conséquences de la réélection de M. Orban en Hongrie ? Quelles vont être les principales mesures de sa nouvelle mandature ? Quels sont les grands chantiers qui se profilent à l’horizon ?

Ferenc Almássy : De nouvelles attaques des institutions européennes ! Ca peut paraître incroyable, mais nous en sommes là. Comme en 2018, un très suspicieux hasard de calendrier fait que moins de 48h après le résultat des élections, une nouvelle procédure sanctionnant la Hongrie est initiée. Cette fois-ci, c’est l’usine à gaz dudit mécanisme de conditionnalité pour la protection du budget de l’UE, sensé protéger l’état de droit, en tout cas tel que l’entend la très progressiste Commission européenne, qui est utilisé. En somme, la Hongrie ne respecterait pas l’état de droit – on attend toujours les preuves, et même, pour commencer, une définition dans les traités de l’état de droit… – et donc il faut la sanctionner. En vérité, il s’agit évidemment d’un abus juridique des technocrates bruxellois pour faire avancer un agenda politique contre la volonté des peuples et faisant fi de toute légitimité démocratique.

Il s’agit d’une politique souverainiste, résolument axée sur la défense des intérêts hongrois. Ainsi par exemple, Orbán a refusé de soutenir l’Ukraine, et cantonne l’aide de la Hongrie aux réfugiés ukrainiens – où en revanche la Hongrie est exemplaire. Orbán ne veut pas que, je cite, les Hongrois payent le prix de la guerre, d’une guerre qui n’est pas celle des Hongrois. Il vient d’ailleurs, mercredi 25 mai, après une modification de la constitution, de déclarer l’état d’urgence pour prendre des mesures économiques exceptionnelles afin de garantir la protection du portefeuille des foyers face à l’énorme crise économique qui commence. Les banques, assurances, multinationales, entreprises pharmaceutiques, les publicitaires, les compagnies aériennes ou encore le secteur de l’énergie vont subir une taxe exceptionnelle pour financer le maintien des bas tarifs énergétiques pour les foyers, mais aussi pour réarmer plus vite l’armée hongroise.

Breizh-info.com : Votre livre aborde les 12 années au pouvoir de M. Orban d’une manière particulière, puisque contrairement à toute la presse mainstream francophone, vous ne cherchez pas à les diaboliser. Comment expliquez-vous cette diabolisation en Occident ?

Ferenc Almássy : Ce que vous appelez manière particulière, je l’appelle journalisme analytique. Nous tentons tout simplement de faire notre travail honnêtement. Bien entendu, personne ne peut être parfaitement neutre et objectif dans l’analyse politique. Nous avons aussi nos biais, mais cela ne change rien à notre but : donner l’image la plus exacte possible au lecteur dans un ouvrage le plus synthétique possible.

Beaucoup de nos confrères en revanche agissent bien plus en militants qu’en analystes ou en journalistes – c’est pour la plupart des auteurs la motivation de leur engagement dans la voie du journalisme politique : chercher à rééquilibrer ce qui est apporté au grand public, car il y a trop de mensonges et de manipulations dans les médias dominants. Encore une fois, c’est normal d’avoir un avis sur une personnalité politique ou sur des mesures en particulier, et l’expression de cet avis dans la presse est légitime. Mais ce qu’on peut lire ou entendre va beaucoup plus loin, souvent, il y a des procès d’intentions, des mensonges, des traductions erronées, et la présentation d’une réalité alternative qui n’a pour but que de servir une narration motivée idéologiquement.

La Hongrie n’ayant pas de soft power, c’est une cible facile et bon marché pour nos propagandistes occidentaux. Notre équipe tente de faire un travail plus honnête. Nous expliquons ce qui selon nous sont des réussites d’Orbán, mais portons aussi des critiques lorsque nous jugeons cela légitime.

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Werner Sombart, un penseur essentiel pourtant peu connu

Werner Sombart

Guillaume Travers est professeur d’économie et formateur de l’Institut Iliade. Dans son dernier livre – Werner Sombart, publié à la collection Qui suis-je – il présente de façon très documentée la vie et l’œuvre d’une figure éminente de la révolution conservatrice allemande dont la vie incarne une éthique prussienne animée par la conviction que « seule la loi peut donner la liberté ».

Un grand nom de la sociologie

Werner Sombart naît en janvier 1863 en Saxe. Son père, député au Reichstag pour le parti national-libéral, est engagé dans la défense de la question sociale dans une Allemagne en pleine mutation industrielle. Le jeune garçon dévore l’œuvre de Zola et développe également une sensibilité au sort des travailleurs.

Lors de ses études universitaires, il découvre l’œuvre de Karl Marx qu’il qualifie de « génie ». Devenu professeur à l’université, il fait scandale auprès de ses pairs en emmenant ses étudiants visiter des usines et des mines ou en rédigeant des articles virulents contre le travail à domicile dans le secteur du textile, moyen selon lui d’empêcher l’émergence d’un mouvement revendicatif. Friedrich Engels lui adresse des éloges : « C’est la première fois qu’un professeur allemand a fait l’effort d’essayer de comprendre à partir de ses écrits ce que Marx a réellement voulu dire. » Au tournant du siècle, il participe à la création de l’Association internationale pour la législation du travail.

Werner Sombart s’impose comme l’une des figures de proue de la sociologie allemande naissante lorsque paraît son maître-livre, « Le Capitalisme moderne », qui traite de l’artisanat et de son déclin à l’époque moderne.

Devenu une personnalité en vue et un universitaire reconnu, il s’affiche davantage dans les débats publics après la Grande Dépression consécutive au krach de 1929. Dans un contexte où beaucoup pensent que le capitalisme vit sa crise terminale, sa pensée est orientée vers la recherche d’une voie alternative entre le socialisme révolutionnaire et le laissez-faire libéral.

En 1934, son ouvrage le plus politique et le plus controversé, « Le Socialisme allemand », est jugé « réactionnaire » par les nazis en raison d’orientations trop favorables au monde rural. Dans son dernier livre paru en 1938, « De l’Humain », il critique la réduction de l’homme à sa seule race, ce qui accentue sa marginalisation universitaire. Loin des larges audiences qu’il attirait jadis, seuls des étrangers assistent désormais à ses cours car la présence des étudiants allemands est déconseillée.

Werner Sombart meurt en mai 1941, désespéré par la situation de son pays et par l’avènement d’une civilisation qu’il considère comme déshumanisée en raison de son caractère purement mécanique.

Dans la lignée du romantisme allemand

Dans sa vision du monde, les décisions et comportements humains ne sont pas guidés par la raison abstraite, comme le voudrait la philosophie des Lumières, mais par les origines, la mentalité et la hiérarchie des valeurs propres à chaque peuple et chaque époque. Cette conception est influencée par les concepts de Volksgeist (« esprit du peuple ») et de Zeitgeist (« esprit du temps ») énoncés par Johan Gottfried von Herder, l’ami et mentor du jeune Goethe.

Ainsi, chaque peuple possède une manière propre de voir le monde et de hiérarchiser ses fins dans l’espace social, celle-ci évoluant avec le temps et n’étant pas déterminée de manière mécanique par les facteurs matériels comme dans la théorie marxiste. Le but du penseur consiste donc à comprendre cet « esprit » qui relie les faits sociaux les uns aux autres en formant un « système ».

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Scandale de l’Opéra de Paris: la gauche décomplexée – Recalée en entretien d’embauche à cause de ses opinions de droite

Opéra de Paris

Elisabeth Lévy revient sur la mésaventure d’Adélaïde, 23 ans, ancienne stagiaire du journal Valeurs actuelles qui postulait pour un emploi à l’Opéra de Paris…

La jeune femme raconte sa mésaventure sur le site de Valeurs actuelles. Sans invectives, et sans citer son interlocutrice.

Bien sûr, nous n’avons que sa version, mais j’ai parlé à Adélaïde et tendance à la croire. Elle est titulaire d’un master 2 de sciences politiques et communication à la Sorbonne et postule en réalité à l’AROP, l’Association pour le rayonnement de l’Opéra – les amis de l’Opéra en quelque sorte- qui s’occupe du mécénat, regroupe 4500 personnes ou entreprises mécènes et est logée au Palais Garnier. Passionnée de ballet et d’opéra, Adélaïde envoie donc son CV à cette AROP, et se voit proposer un entretien. Elle a potassé, elle connaît la politique de l’opéra, notamment en matière de diversité et de mixité sociale. Elle se rend sur place enthousiaste, elle adore ce monde.

Je trouve surprenant que vous postuliez dans le milieu culturel avec votre CV

Dans un premier temps, elle semble faire bonne impression : « Vous connaissez bien les enjeux de l’AROP » lui dit la personne qui la reçoit. Et puis au bout d’un moment, c’est la douche froide : « Je trouve surprenant que vous postuliez dans le milieu culturel avec votre CV. »

Pourquoi lui dit-on ça ? Dans son CV, on peut lire qu’Adélaïde a travaillé pour la presse d’opinion, à Valeurs Actuelles et à Boulevard Voltaire. « La presse d’extrême droite » lui dit son interlocutrice. Les convictions d’Adélaïde (ou du moins celles que l’employée de l’AROP lui prête) ne sont pas celles du directeur de l’Opéra, s’entend-elle dire.

Adélaïde rappelle qu’après cinq ans à la Sorbonne, elle a beaucoup d’amis de gauche. Réponse : dans l’équipe, des gens issus de l’immigration auraient du mal à travailler avec vous ! Et puis, travailler en équipe, c’est aller manger avec les gens… Apparemment, cette dame n’a jamais déjeuné avec une personne de droite ! Pour finir, on balance à la figure d’Adélaïde que le racisme est un délit, pas une opinion.

En dehors de l’évidente sottise de cette dame, voilà ce que m’inspire cette anecdote

Tout d’abord, c’est plus qu’une anecdote, en réalité. Cette affaire est emblématique du sectarisme et de la bonne conscience décomplexée de la gauche. Cette dame travaillant à l’Opéra Garnier ne se cache pas, elle ne fait pas semblant : elle ne lui parle pas de sa compétence ou de son profil qui ne conviendrait pas, mais lui parle d’un délit d’opinion. Une seule opinion est acceptable. “Nous les gens de culture, on est de gauche”. Tu parles, c’est un monde soviétique !

On notera par ailleurs que cette dame adore la diversité sauf en matière d’idées.

Et dans l’entretien tel qu’il nous est raconté, le seul propos raciste vient en réalité d’elle : à l’entendre, les gens issus de l’immigration sont supposés réagir de telle ou telle façon. Elle sait comment ils pensent, ils n’ont plus de libre arbitre.

Là où il y a un vrai scandale, ou du moins ce qui accroit considérablement le scandale de cette affaire, c’est que l’opéra est un établissement public payé par nos impôts. C’est même l’institution culturelle qui nous coûte le plus cher. L’opéra, cela nous coûte un bras ! Ces gens ne refusent pas notre argent me semble-t-il, argent pourtant sali par nos idées nauséabondes. Ni celui des mécènes et des spectateurs qui ne sont pas tous mélenchonistes, loin de là. Voilà comment les cultureux voient les Français de droite : des cochons de payants !

Bravo à Adélaïde. Son avocat Me Gentillet demande une sanction pour la discrimineuse et un nouvel entretien. Il y en a marre de se la fermer : rappelons à cette péronnelle que la discrimination pour opinion, c’est aussi un délit.

Tribune reprise de Causeur

Chronique musicale. Le groupe IDF est de retour, avec « Contreplongée »

IDF

Annoncé depuis plusieurs années, le dernier album du groupe de RIF, Ile-De-France, ne déçoit pas. Après celui d’In Memoriam en 2018 et celui de Fraction en 2021, voilà un autre groupe historique du Rock identitaire français qui revient.

IDF est un des pionnier du RIF. Il a participé aux BBR, du temps où ils existaient et étaient ouverts à la création musicale de la jeunesse. Jean-Christophe et Cathie ont démarré avec Væ Victis avant de fonder IDF. Comme certains jeunes de cette époque, ils ont tiré les enseignements de l’échec politique de la tentative musicale des skins français, trop radicaux et donc marginalisés. Les musiciens du RIF adoptent une ligne moins agressive pour séduire la jeunesse de leur génération. La SERP, société d’édition fondée par JMLP et dirigée à l’époque par sa fille Marie-Caroline, s’intéresse à leur démarche et leur apporte un soutien technique et un réseau de diffusion. Cette collaboration est indispensable car le “Camp du Bien” lutte férocement pour garder son emprise sur la jeunesse. On se souvient de l’opération ouvriériste lors de la Fête de la musique en 2000 où IDF se produit en bleu de chauffe. A l’époque, le groupe participe à des compils, la plus célèbre étant Antimondial, et réalise deux albums : Franc-Parler en 1998 et Non à la dictature planétaire en 2002. Depuis, le marché de la musique dissidente ne nourrissant pas ses talents, il a fallu pourvoir au quotidien.

2022 est donc l’accomplissement d’un projet abouti. On retrouve le son des années 2000 avec un ton apaisé, du recul, de la réflexion, et toujours une réelle profondeur. Les préoccupations sont actuelles, spécialement avec Sympathie pour la Russie, composée bien avant la guerre. C’est un album de maturité, les musiciens veulent aller à l’essentiel. Si l’on peut distinguer quelques titres (Superclasse mondiale, Bye bye Babylone ou Contreplongée), tous sont soigneusement travaillés. L’engagement n’empêche pas le sentiment (Sur ton ventre), la chanson est d’abord une émotion. Cet album est un chant d’amour à la France, à une identité millénaire, avec des chansons agréables aux paroles fortes. 12 titres, tous à écouter.

Ile-De-France, Contreplongée, 2022. A découvrir ici

Thierry DeCruzy

Tribune reprise de Breizh-info.com

Idéologie woke: la popularité de Disney chute de 77% à 33% après les déclarations de sa dirigeante souhaitant 50% de personnages LGBT ou racisés, selon un sondage

Monde libéral-libertaire : Netflix et Disney trébuchent

netflix

L’heure n’est pas à la fête pour les firmes mondialisées. Après qu’Elon Musk ait racheté Twitter et évoqué le possible retour de Donald Trump sur le réseau social, voilà que Netflix est en baisse de régime et que Disney est aux prises avec l’État de Floride.

Netflix chute en bourse, pour trop de woke ?

L’année 2022 démarre mal pour le géant de la diffusion en flux continu. Le premier trimestre a vu diminuer le nombre d’abonnés de 200.000, un chiffre modeste (sur 221 millions d’abonnés) mais qui a entraîné la chute de l’action de 25%, portant le niveau de la chute à presque 45% depuis le début de l’année 2022. Pourtant, les prévisions établies tablaient sur une hausse de presque 2 millions d’abonnements sur la même période. Un revers expliqué, selon la plateforme, par deux phénomènes : la perte des abonnés russes à la suite des sanctions prises contre Moscou et la difficulté à avoir du sang frais parmi ceux qui souscrivent un abonnement. D’autres explications viennent en tête : l’augmentation des tarifs ou encore la volonté d’incorporer de la publicité.

Toutes ces explications économiques occultent l’idéologie qui émane de nombre de productions Netflix, où les préoccupations de genre ou de race sont omniprésentes. C’est finalement Slate (que l’on peut difficilement accuser de fascisme) qui pose la question : « Netflix est-il trop progressiste pour plaire à la droite ? ». Des études réalisées aux États-Unis ont mis en lumière que les Républicains étaient plus réticents à l’idée de « Netflix and chill » que leurs congénères Démocrates. Une inclination qui se comprend au premier coup d’œil de certaines séries telles que Sex Education, une des productions emblématiques de la plateforme, où se confondent les odes à l’homosexualité, au métissage et à la remise en question des stéréotypes de genre.

Si certains pourraient se surprendre de ce parti pris, rappelons que le directeur des contenus de Netflix, Ted Saranbos, a organisé grâce à son carnet d’adresses bien garni une levée de fond pour la seconde campagne de Barack Obama. Indiquons aussi que l’audience majoritaire du site de streaming est cette « Génération Z », née entre 1997 et 2010, où les questions de genre et consorts sont bien représentées. Inspirant la concurrence, Sex Education a eu son équivalent sur Disney+. Intitulée Sex Nerd, la série « déniaise l’éducation sexuelle » selon Télérama.

Le climat de la Floride moins propice à Disney

À force de tendre la main, le bras vient avec. C’est ce que sont en train d’apprendre certaines de ces plateformes. Disney par exemple vient de perdre les privilèges fiscaux qui étaient les siens dans l’État de Floride depuis 1955. La raison ? Disney a contesté une loi jugée « homophobe », promulguée par le gouverneur de Floride, qui interdit de promouvoir les questions de genre et de sexe jusqu’à la troisième année de primaire. Le 11 mars 2022, Bob Chapek, le président de Disney a fait acte de contrition et promis « d’user de notre influence non seulement pour promouvoir des histoires inclusives, mais aussi pour défendre les droits humains (sic) ».

Une contestation faite sous la pression d’associations gays s’indignant que la firme ait financé la campagne électorale du gouverneur et donc, par ricochet, soutenu ce projet de loi. Paradoxalement, ce n’est pas la première fois que Disney se retrouve avec des accusations d’homophobie sur les bras. En avril 2022, l’acteur Chris Pratt, acteur central de la saga Les gardiens de la galaxie, a été au cœur d’une polémique pour fréquenter une église qualifiée d’homophobe selon ses détracteurs. Les hérauts de la tolérance ont exigé sa tête (sans l’obtenir). Citons aussi la sortie du film Mulan, ayant subi des appels au boycott car son générique de fin contenait un remerciement au gouvernement chinois alors occupé par l’affaire des Ouïghours.

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Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Un livre d’Hervé Juvin

hervé juvin - chez nous

13/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La crise de la Covid-19 n’a pas seulement changé nos vies, elle a révélé au grand jour les impasses d’une globalisation imposée à marche forcée par les marchés et la financiarisation des choses et des êtres, à telle enseigne que le trajet du coronavirus a suivi celui des lignes aériennes. Ce virus est à la fois l’avatar de la globalisation – et son échec le plus patent. Extension du contrôle social, restriction des libertés, toute puissance de Big Pharma et des Gafam, dérive de la séparation des pouvoirs, faillite de notre industrie. Pour autant, ce n’est pas la fin de tout ; une solution existe pour que l’économie redevienne plus humaine, le monde plus vert et l’homme plus libre…

Et cette solution s’appelle le « localisme » ! Rien de tel pour réduire le pouvoir de la finance, restaurer une écologie créative et non plus punitive, redonner à l’homme le goût et le sens de la liberté. Revenir au plus proche, au plus concret, au plus vivant. Du rôle de l’État à la refondation de l’entreprise, les pistes ne manquent pas pour réaffirmer le droit de choisir notre destin en garantissant aux Français que nous sommes bel et bien « chez nous » ! Voilà ce que permet le localisme, voilà ce qu’explique cet ouvrage. Député européen et conseiller régional Rassemblement national, président de la fondation Identité et Démocratie, cofondateur du mouvement Les Localistes !

Hervé Juvin est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont cinq chez Gallimard, dans la collection Le Débat.
Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Editeur : La Nouvelle Librairie

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Pr Didier Raoult – Covid 19 : « Une crise de nerfs généralisée et des bénéfices inouïs ! »

Didier Raoult

11/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Pr Didier Raoult, microbiologiste et directeur de l’IHU Marseille était l’invité d’André Bercoff pour parler notamment de son livre « Carnets de guerre Covid – Tome 2 » aux éditions Michel Lafon.

Extrait choisi :

L’angoisse est considérable. Bill Gates veut que l’on raccourcisse le temps d’homologation des vaccins pour pouvoir traiter les épidémies plus rapidement. Cela a amené à un changement des mentalités.
Jusqu’à présent, pour les vaccins, on disait qu’il fallait du temps pour l’évaluer, mais aussi observer les phénomènes qui sont rares et/ou qui surviennent après un certain temps.

Aujourd’hui, les bénéfices pour l’industrie pharmaceutique sont monstrueux, c’est du jamais vu en aussi peu de temps.

Jusqu’à présent, au nom du principe de précaution, il ne fallait pas bouger un doigt et maintenant on passe de l’autre côté où la phase expérimentale va se faire chez des gens qui sont obligés de se faire vacciner.

Cette situation, fortement liée à une certaine angoisse et au besoin d’avoir une solution providentielle et immédiate, fait qu’on a grillé les mesures de sécurité existant depuis pourtant des décennies.