Restauration de la chartreuse de Neuville

17/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Fondée il y a près de 700 ans, la chartreuse de Neuville sous Montreuil, dans le Pas de Calais, est le plus grand monastère chartreux de France intégralement préservé. L’ordonnancement de ses 18 000 mètres carrés bâtis répondent au schéma imaginé par saint Bruno de Cologne lorsqu’il fonda l’ordre des chartreux.

Mais depuis une trentaine d’années, ces bâtiments se dégradent et certaines parties menacent de ruine. Regroupés en association, des passionnés ont décidé d’agir pour restaurer ce joyau religieux et architectural. Le 1er avril dernier a été lancé le chantier de rénovation.
C’est à ce jour le plus grand chantier sur un monument historique, prévu avec une durée de 3 ans et un coût de 25 millions d’euros.


Dimitri Casali : « Nous sommes en pleine régression intellectuelle »

16/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dimitri Casali livre les clefs de son dernier livre La longue montée de l’ignorance, qui s’appuie sur des chiffres implacables : il y a 10 millions de Français illettrés ou analphabètes, l’école française s’est effondrée dans le classement PISA.

Mais cette montée de l’ignorance est encore pire dans le monde arabe, qui compte, selon l’ONU, 25 % d’analphabètes.

Il revient sur les causes de ce phénomène : relativisme culturel, pédagogisme, disparition de la culture générale, et propose des pistes stimulantes pour y mettre un coup d’arrêt.



Dimitri Casali : "Nous sommes en pleine… par bvoltaire

Kosovo chrétienté Arnaud Gouillon

Un superbe documentaire sur la chrétienté en péril au Kosovo

11/04/2017 – KOSOVO (NOVOpress) : Kosovo, une chrétienté en péril : tel est le titre du documentaire diffusé par KTO et réalisé avec l’aide de Solidarité Kosovo. « Au cours de l’année 2016, à plusieurs reprises, nous avons aussi accueilli Eddy Vicken et Yvon Bertorello, déjà auteurs de plusieurs documentaires primés, lors de plusieurs de nos séjours. La confiance accordée par les Serbes du Kosovo à Arnaud Gouillon, directeur de l’association, a permis aux deux documentaristes de recueillir de nombreux témoignages poignants », se félicite Solidarité Kosovo dans un communiqué.

« Plusieurs amis de l’association se relaient ainsi devant la caméra pour y raconter l’Histoire du Kosovo ou leur vie quotidienne et les persécutions subies », tel le père Serdjan, responsable du bureau humanitaire de Solidarité Kosovo au monastère de Gracanica, ainsi que le diacre Milovan, son assistant. Sont aussi interrogés le père Sava, Higoumène (père Abbé) du monastère de Visoki Decani, plusieurs prêtres des enclaves avec qui travaille l’association, ainsi que Monseigneur Théodose, évêque du Kosovo-Métochie.

En moins d’une heure, ce beau documentaire saura faire prendre conscience aux spectateurs qu’il y a aujourd’hui au cœur de l’Europe des chrétiens qui souffrent pour leur foi. Depuis ‘an 2000, on dénombre près de 150 lieux de culte chrétien pillés, détruits, incendiés…

Inquisition

La petite histoire : pour en finir avec l’Inquisition, par Christopher Lannes

05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Qu’est-ce que l’Inquisition ? Quels ont été ses moyens d’action, ses procédures et ses conséquences ? Comment était-elle perçue ? Tant de questions qu’il convient de poser à nouveau aujourd’hui, à l’heure où l’on fait rimer Inquisition avec torture et Église avec intolérance. Face aux hérétiques cathares, c’est bien toute la société qui était concernée. Ce corps, dont la tête était le Christ, approuvait majoritairement que l’on traite ce membre malade. Aussi, la mission première de l’Eglise ne fut pas seulement d’allumer des bûchers, mais surtout de convertir. Au final, les condamnations au bûcher furent minoritaires, et le rôle qu’on prête à l’Inquisition largement fantasmé. Une émission de Christopher Lannes pour TV Libertés et en partenariat avec la Nouvelle Revue d’Histoire.

Causeur France

Fillon, Dupont-Aignan, Marine Le Pen et Macron parlent de la France dans Causeur

04/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Parlez-nous de la France ! », titre le dernier numéro de Causeur, qui affiche en couverture les portraits des six principaux candidats à l’élection présidentielle. Quatre d’entre eux, François Fillon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Emmanuel Macron ont répondu aux questions du magazine dirigé par Elisabeth Lévy sur les thèmes de l’identité, de la laïcité et de la nation. « Je ne suis pas un rêveur de la mondialisation heureuse », affirme François Fillon, tandis que Marine Le Pen clame : « Je ne serai pas le vice-chancelier d’Angela Merkel » ! Pour Nicolas Dupont-Aignan, « ceux qui n’acceptnt pas le pacte républicain ne sont pas les bienvenus ». La surprise vient du titre de l’entretien avec Emmanuel Macron, qui prétend penser que « la France n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle » !

A lire aussi, dans ce même numéro, les commentaires, par Alain Finkielkraut, de la diatribe de Christine Angot à l’encontre de Fillon, et un entretien avec François Bousquet, auteur de La Droite buissonnière, pour qui « la droite méprise le combat idéologique ».


Causeur #45 – Avril 2017 par causeur

Renaud par Gabriel Robin

Choisis ton camp : plutôt bobo ou beauf ?, par Gabriel Robin

Gabriel RobinCe doit être de saison. Avant chaque élection, des pipoles se mettent en tête de lancer un appel contre le Front national. La garantie, pour un artiste moyen sorti des radars, de s’acheter une conscience politique à peu de frais tout en squattant quelques plateaux télé et colonnes de journaux subventionnés. On constatera que la liste des signataires évolue peu d’année en année.

On y retrouve les sempiternels acteurs proches du Parti socialiste et autres chanteurs engagés… Pour le cru 2017 figurent, notamment, Renaud, IAM, Karin Viard, Zabou Breitman, Valérie Donzelli, La Grande Sophie ou ces rossignols de la misère sociale que sont les frères Dardenne. Ces derniers préfèrent filmer l’électorat du FN, dans des œuvres souvent complaisantes, que saisir ses motivations. Comprenne qui pourra.

En creux se dessine une France segmentée entre deux gros blocs sociologiques. Pas de place pour la nuance, camarade. Tu dois choisir ton camp : plutôt bobo ou beauf ? Car c’est ainsi que la France se vit en cette campagne présidentielle, tiraillée entre deux idéaux d’hommes.

D’un côté, les fameux bobos, habitants des métropoles, jeunes, urbains, dynamiques, ouverts et gardiens du village planétaire. De l’autre, les beaufs, repliés sur eux-mêmes, fermés, peu enclins à la mobilité intellectuelle ou physique et gardiens du temple du mauvais goût franchouillard. Entre les deux : un no man’s land. Du moins, médiatiquement. Eh oui, il existe encore quelques originaux qui résistent à la réduction socio-culturelle des années 2010, insensibles aux clichés et aux dénominations grotesques qui voudraient les cantonner dans des caricatures aussi vides de sens qu’inopérantes.

Mais voilà, pas un jour ne passe sans que Monsieur Tout-le-Monde ne soit rappelé à l’ordre par les matons de Panurge ! Est-il possible d’apprécier le cinéma de Bertrand Bonello en votant Marine Le Pen sans avoir mauvaise conscience ? Dans l’autre sens : un électeur de Benoît Hamon saura-t-il trouver la force de rire en regardant la prestation de Franck de Lapersonne dans Le Crocodile du Botswanga ? Oui. Et mieux : il faut souhaiter que cela continue ainsi.

Pour des artistes aussi transgressifs que Renaud, qui sort le même disque depuis trente ans, il ne fait aucun doute que le Front national entend s’attaquer à « l’art contemporain », lequel ne représente d’ailleurs pas un style mais une époque : la nôtre. Il est vrai que certains Français, souvent de droite un peu bon teint, ont des difficultés à appréhender les expressions de la modernité. La belle affaire : il en a toujours été ainsi, depuis que l’Occident est l’Occident. Le Front national n’y changera rien et ne s’attaquera pas aux créateurs. Peut-être même que son arrivée les poussera à se dépasser… En effet, les pays qui ronronnent ne pensent plus et ne produisent plus grand-chose d’intéressant.

Gabriel Robin
secrétaire général du Collectif Culture, Libertés et Création

Tribune reprise de Boulevard Voltaire et initialement titrée
« 100 picoles écrivent au Front national : bobo contre beaufs »

Au Canada : “Nous avons été haïs, les Autochtones, depuis longtemps”

03/04/2017 – CANADA (NOVOpress)
Si le Canada arrive en tête des classements internationaux pour sa qualité de vie, la réalité des peuples autochtones, dits aussi Premières Nations, est souvent comparée à celle des pays les moins avancés de la planète.

Un reportage intéressant proposé par France 24.


Emmett Till

Débat raciste à New York : un Blanc peut peindre le cadavre d’un Noir ?

31/03/2017 – NEW YORK (NOVOpress) : « Une artiste blanche a-t-elle le droit de représenter le cadavre d’un homme noir ? » Ainsi comme l’article de M, le magazine de fin de semaine du Monde, relatif à un « débat » qui agite le tout petit monde des bobos new-yorkais et dont les plus grands quotidiens américains comme le Washington Post ou le New York Times se sont déjà fait l’écho.

Dana SchutzObjet du litige, du blasphème devrait-on dire : Open Casket (ci-dessus), une toile de l’artiste américaine – et blanche – Dana Schutz (ci-contre), actuellement exposée au Whitney Museum of American Art dans le cadre de son exposition biennale. Elle est inspirée, et c’est cela le problème, « d’une photo du cadavre au visage défiguré d’Emmett Till, gamin de 14 ans torturé et tué en 1955 par les suprématistes blancs du Mississippi ». « Une image devenue une icône des droits civiques », précise à juste titre Le Monde,

Le Monde, quelque peu étonné, tout de même, par cette polémique, rapporte ainsi :

« Or, on ne touche pas aux icônes sans permission, estime la communauté artistique noire. Le jour du vernissage, le 17 mars, l’artiste new-yorkais Parker Bright s’est placé devant le tableau pour en barrer la vue. Avec cet argument : les Blancs n’ont pas à faire circuler des images de violence raciste. Sa consœur Hannah Black a également haussé le ton dans une lettre ouverte publiée sur Facebook, et signée par une vingtaine d’artistes, appelant au retrait et à la destruction du tableau. Ni plus ni moins !

« “ Il est inacceptable qu’un Blanc transforme la souffrance noire en profit et en spectacle“, écrit-elle. Et d’enchaîner : “La liberté de parole blanche, la liberté créative blanche repose sur la contrainte des autres. Il ne s’agit pas de droits naturels.“ »

L’affaire pourrait prendre encore plus d’ampleur dans la mesure où Bob Dylan avait consacré en 1962 une chanson à Emmett Till, The Death of Emmett Till, et que le lauréat du prix Nobel de littérature, s’il veut percevoir les 839 000 euros qui accompagnent la récompense, doit prononcer un discours devant l’Académie suédoise à Stockholm avant le 10 juin. Voilà un sujet de dissertation tout trouvé…

Chevalier Bayard

La petite histoire : le chevalier Bayard, un héros français

Bayard appartient à ces grandes figures françaises qui nourrissent nos imaginaires. Il incarne le modèle du vaillant chevalier animé des plus grandes vertus : l’honneur, la fidélité, la défense des humbles et la bravoure. Forgée par les guerres d’Italie, sa légende retentit toujours aujourd’hui, même si sa fin cruelle le place à mi-chemin entre le héros antique et le martyr chrétien. Portrait d’un chevalier « sans peur et sans reproche », par Christopher Lannes pour TV Libertés.

Slobodan Despot

La Panne, par Slobodan Despot

Tomberais-je dans le plagiat ? La Panne, c’est un roman de Dürrenmatt, sardonique et profond, dont Ettore Scola a tiré un film mémorable.

Panne Crevé Slobodan DespotMais la panne (en minuscules), c’est aussi ce qui m’est arrivé dimanche dernier sur une paisible route des bords du lac Léman. Alors que je roulais à faible allure, mon pneu avant droit a éclaté. Il y a quelques années encore, une banale crevaison ne m’eût pas fourni matière à récit. Mais nous sommes en 2017 et je possède une voiture moderne.

Une voiture moderne, c’est un véhicule bourré d’électronique et pourvu de toutes les assistances, excepté la seule dont on ait besoin : une roue de secours. C’est d’origine et c’est voulu. It’s not a bug, it’s a feature, comme disent les bonimenteurs d’outre-Atlantique. Toute la gamme, chez ce constructeur pourtant connu pour son sens pratique, est désormais affranchie de roue de secours, cet accessoire ringard et macho.

Ringard, parce que c’est sale, que ça prend de la place et que ça pèse. C’est 15 kg de poids mort et quelques millilitres de consommation en plus, m’a expliqué très sérieusement le garagiste écolo-conscient qui me l’a vendue. Macho, parce que seuls des camionneurs en marcel, n’est-ce pas ?, ont la force et le coup de main pour changer une roue. Mais comment feront les petites secrétaires, les mémés, les nains ou les débiles ? La discrimination est flagrante. Ça aussi, je l’ai vu proclamé quelque part, avec le plus grand sérieux.

Bref, si le constructeur de ma voiture avait persisté dans le machisme ringard, je n’aurais eu qu’à vider mon coffre, sortir la roue et le cric, investir un peu d’huile de coude et repartir jusqu’au premier bistrot pour me laver les mains et me désaltérer d’une bière. Temps total : 30 minutes, bière comprise. Mais mon constructeur, étant européen, est plus politiquement correct qu’une ONG néerlandaise.

En lieu et place de la roue dormante et de son outillage potentiellement exploitable à des fins d’agression, il m’a fourni une bonbonne de mousse «miracle» à colmater les crevaisons et un compresseur électrique pour l’injecter dans le pneu.

Euh… Rien comprisJe ne suis pas particulièrement rétif à la technologie. Bien au contraire : on me sollicite de tous côtés pour dépanner toutes sortes de bidules et de vistemboirs. Mais il m’a fallu plus de temps pour comprendre la procédure de regonflage qu’il n’en eût fallu, avec une voiture du siècle dernier, pour effectuer la réparation complète. Traduit du langage à la fois infantile et ésotérique des pictogrammes style «Ikea» collés sur le compresseur, il fallait déballer ce dernier, le connecter à l’allume-cigares, brancher sa durite sortante sur le port entrant de la bonbonne de mousse, brancher la durite de la bonbonne de mousse sur le pneu, allumer le moteur pour donner du jus au compresseur, gonfler 15 minutes (donc griller un bon litre d’essence à l’arrêt!) jusqu’à ce que le manomètre indique 2 à 3 bars, débrancher le dispositif, attendre une minute, rouler 2-3 kilomètres à moins de 50 km/h, revérifier la pression au manomètre puis, si la pression était a) de moins de 1,8 bar, se rendre au service le plus proche, b) de 1,8 bar ou plus, rentrer chez soi à < 80 km/h et changer le pneu par après…

Simple comme bonjour, non? Les petites secrétaires, les mémés, les nains et les débiles interprètent les manomètres aussi aisément qu’ils consultent leur bracelet-montre, c’est bien connu. Pour ma part, je n’ai même pas eu à le faire : le pneu étant déchiré, la pression est désespérément restée nulle. Je n’a plus eu qu’à ramper jusqu’au premier dégagement, à trente mètres de là, en laissant une traînée suspecte de colle blanche. Puis à appeler le TCS.

TCS Slobodan DespotLe TCS, pour les malchanceux qui vivent hors de la parfaite Helvétie, c’est le sigle du Touring Club Suisse, le Saint-Bernard des routes. Pour une cotisation modique, ses dépanneuses jaunes vous tirent d’affaire où que vous soyez en Suisse, et au-delà si affinités. Certes, il faut les attendre un peu. En l’occurrence, j’ai eu de la chance: moins de trois quarts d’heure. Puis une dizaine de minutes pour hisser la voiture sur le pont de remorquage — car il n’y avait rien d’autre à faire pour elle. Puis un quart d’heure jusqu’à la première gare, parce que le mécano de service ne pouvait ramener le véhicule à mon adresse: il ne serait livré que le lendemain. Puis une heure et demie jusqu’à ma gare d’attache, où je pouvais — par chance! — emprunter un véhicule d’entreprise pour rentrer dans mon bled perdu. Soit seulement 40 minutes de plus.

Tirons un trait et résumons : la crevaison avait eu lieu à 17 h 30 et à 40 minutes de trajet de chez moi. Avec une roue de secours, j’aurais été à la maison à 18 h 40, 19 heures au plus tard. Avec mon système sophistiqué de regonflage, je suis rentré à 22 h 30, et ma voiture le lendemain à 14 heures. Pour une crevaison, on a mobilisé deux techniciens pendant plus d’une heure chacun et un pont de remorquage sur une centaine de kilomètres.

Au tarif horaire suisse, cela fait au bas mot 500 francs / 450 €. Étant assuré, je n’ai pas eu à le payer, sinon à travers ma cotisation qui enfle discrètement d’année en année. Et dans le fond, j’ai eu une chance énorme : qu’aurais-je fait si ce pneu avait éclaté au fin fond de l’Italie ou de la Macédoine?

L’avantage de l’incident, c’est que j’ai pu parler à mon sauveteur. « Cela vous arrive souvent, des idioties de ce genre? — Bah, on ne fait bientôt plus que ça… »

Bientôt plus que ça : éponger les conséquences de la colossale idiotie des constructeurs. Qui n’en est pas une. Leur décision de ne plus équiper les voitures de roues de secours est réfléchie. Elle a des motifs à la fois publicitaires — greenwashing — et cyniques — parce qu’ils considèrent leurs clients comme des débiles à la fois physiques et mentaux.

Il est vrai, d’un autre côté, qu’il faut bien donner du blé à moudre aux bonshommes en jaune. Parce que, comme me l’ont assuré les deux derniers à qui j’ai eu affaire, la belle époque des magiciens qui plongent sous le capot et font repartir n’importe quel engin est bien finie. De plus en plus de paramètres sont informatisés et ne peuvent être traités qu’avec les logiciels correspondants chez des concessionnaires formés par la marque.

La marque dispose d’ailleurs d’un droit de vie et de mort sur les véhicules dont vous vous croyez naïvement les détenteurs. Certains constructeurs font suivre leurs modèles via GPS et utilisent de facto leurs clients comme béta-testeurs. Epiant d’en haut leurs moindres faits et gestes, ils ont la possibilité (et l’obligation) de les dénoncer à la police pour des infractions qui sans cela seraient passés inaperçues, à des milliers de kilomètres de là (cas connu de la rédaction). Ils peuvent aussi désactiver l’allumage en cas de non paiement du leasing (pratique attestée par un ancien employé d’une de ces marques).

Et ne parlons pas des «failles de sécurité» identifiées dans certaines applications qui ajoutent à la conduite des voitures connectées un facteur risque que personne n’aurait pu imaginer il y a quelques années seulement. La faille de sécurité première étant le fait de la «connexion» elle-même et de la multitude d’informations que le conducteur doit désormais engloutir en marge de sa conduite. Engloutir mais non digérer, puisque la navigation intégrée le dispense désormais de planifier et mémoriser ses itinéraires. Il lui suffit de suivre le schéma aveuglément, sans réfléchir. Pour la plus grande joie des youtubeurs, qui réalisent des millions de vues avec des vidéos de malheureux égarés par leur GPS dans les lieux les plus improbables […]

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La transmission à l’honneur du colloque annuel de l’Iliade

20/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
1 200 personnes ont assisté au colloque annuel de l’institut de la longue mémoire européenne. Un colloque dédié au thème : « Européens — transmettre ou disparaître ». Pour transmettre des valeurs, il faut d’abord résister à la déconstruction de notre culture. Pour ce faire, Philippe Conrad a rappelé la nécessité des médias de reinformation, citant notamment Radio Courtoisie.

Le focus a ensuite été mis sur l’éducation

François Bousquet a dénoncé l’égalitarisme de l’Education nationale et ses effets délétères sur le niveau d’instruction des élèves français. Une table ronde a mis en évidence l’impasse de l’école républicaine actuelle. Une faillite délibérée.

L’après midi a embrayé sur la « paideia », l’éducation du corps, de l’âme et de l’esprit

Un auditeur de l’Iliade a présenté un film sur le « kalos kagatos », l’homme accompli des Grecs. Une table ronde a ensuite réuni un chef scout, un maître artisan et une spécialiste de la littérature jeunesse. Autant de vecteurs d’éducation.

Par un éloge de l’entreprise, Philippe Christèle a rappelé la nécessité de convertir dans l’action les valeurs et savoirs transmis

Une troisième table ronde a réuni deux « Antigones » pour parler de la transmission féminine. Le rapport particulier des femmes au temps a été souligné, ainsi que la nécessité de résister à la dénaturation par la contraception hormonale.

L’art a également été mis à l’honneur

Thibaud Cassel, auteur d’une anthologie poétique, a superbement déclamé « la mort du loup » d’Alfred de Vigny. Un film de l’Iliade a ensuite mis en scène la fraternité des peuples européens et la renaissance espérée de la civilisation européenne.

Jean Yves Le Gallou a conclu la journée en proposant le recours à la civilisation face au risque du « dernier homme »

Dans l’histoire européenne, il n’y a pas de fatalité, a t il affirmé. C’est aux Européens de puiser dans leurs racines pour construire un nouveau monde sur les ruines de celui qui s’achève. Quoi qu’il advienne, « le temps de l’homme européen reviendra !».
Vous retrouverez les interventions de ce colloque dans le numéro spécial de la revue Livr’arbitres et sur le site de l’institut Iliade.


Iliade Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou : « Transmettre ou disparaître » – comment lutter contre le Grand Remplacement ?

15/03/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Yves Le Gallou présente le colloque du 18 mars organisé par Iliade, l’Institut pour la longue mémoire européenne. Face à la montée du nihilisme qui favorise l’installation de l’islam en Europe, un « grand ressourcement » est nécessaire. Il doit passer par « un diagnostic critique de toutes les déconstructions », par un encouragement à toutes les formes de transmission et « un changement profond des mentalités ».



“Transmettre ou disparaître” : comment lutter… par bvoltaire

Iliade Le Gallou

Le Grand Effacement prépare le Grand Remplacement, par Jean-Yves Le Gallou

Les peuples d’Europe sont doublement menacés : par l’expansion islamique et par le nihilisme de leurs élites qui prépare leur soumission. Le Grand Effacement de leur mémoire ouvre la voie au Grand Remplacement démographique et civilisationnel. Transmettre ou disparaître, telle est l’alternative posée par le prochain colloque de l’Institut Iliade, qui aura lieu le samedi 18 mars à Paris. Jean-Yves Le Gallou le présente.

Iliade colloque Le GallouLongtemps les questions économiques ont été au cœur des débats politiques. Ce n’est plus le cas : les préoccupations identitaires prennent désormais le premier pas.

La notion de « politique de civilisation » a même fait son apparition dans les discours politiques : en Hongrie avec Victor Orban, aux Pays-Bas avec Geert Wilders, aux Etats-Unis avec Donald Trump, en France chez Marine et Marion Le Pen ainsi que chez François Fillon.

Car ce qui est en question c’est la civilisation, notre civilisation, la civilisation européenne et chrétienne.

Une civilisation doublement mise en cause :

– D’abord, par l’implantation sur son sol d’une civilisation profondément étrangère : la conception islamique du monde dont le socle est la soumission, non la liberté, l’abaissement de la femme, non son respect, l’interdiction de la représentation de la figure humaine, non son incarnation, la domination des uns sur les autres, non la réciprocité des échanges. Des points de vue radicalement incompatibles ;

– Ensuite, par le nihilisme contemporain, par le poids donné aux déconstructeurs de l’identité : d’origine et de sexe, de culture et de religion, de filiation et de famille. Un nihilisme contemporain qui règne en maître à l’Education nationale et dans les médias audiovisuels :

  • Education nationale qui a cessé de transmettre la connaissance de l’histoire et des règles de la langue française et qui n’enseigne plus les règles de la politesse ;
  • Médias audiovisuels où règnent en maîtres des histrions, tournant toutes les valeurs traditionnelles en dérision, et incarnant à la perfection le « dernier homme » de Nietzsche : « Je suis l’esprit qui nie tout. »

Cette rupture de la transmission est la cause majeure du malaise européen et du malaise français. Elle prépare la disparition du monde européen. Le Grand Effacement prépare le Grand Remplacement. Le Grand Remplacement démographique et civilisationnel.

Ce n’est pas le nihilisme qui permettra de bloquer la progression d’une religion guerrière et conquérante. C’est le retour aux sources !

Transmettre ou disparaître, tel est le thème du troisième Colloque de l’Institut Iliade qui se tiendra le 18 mars, à Paris, à la Maison de la chimie.

Un colloque qui puise dans le passé les racines du futur, qui pense la transmission comme une force révolutionnaire et qui réfléchira à l’élaboration d’un récit civilisationnel européen.

Un colloque qui dépassera les ratiocinations sur le retour à « l’école de Jules Ferry » et s’intéressera à toutes les formes de transmission : dans le retour aux humanités, dans les écoles indépendantes et les mouvements de scouts, dans l’entreprise et par le travail de la main, dans la famille aussi.

Le passé ne reviendra pas mais c’est en puisant dans leur longue mémoire que les Européens reprendront la maîtrise de leur destin. En mariant imagination et tradition.

Jean-Yves Le Gallou
cofondateur de l’institut Iliade

Réservez vos places pour le colloque de l’Institut Iliade ici.

Fleurs bleues Wajda

Les Fleurs bleues : le bouquet final du cinéaste polonais Andrzej Wajda

Les Fleurs bleues WajdaPas de « bouquet de houx vert et de bruyère » comme chez Hugo, mais des fleurs bleues pour l’œuvre posthume du réalisateur polonais Andrzej Wajda, disparu le 9 octobre 2016 à 90 ans. Le titre français fait allusion à la devise de l’artiste « l’art doit dicter sa loi à la réalité », qui s’exprime dans un geste spontané lorsqu’il colore des fleurs blanches pour les déposer sur la tombe de sa femme. On retrouve l’univers soviétique, toile de fond coutumière du réalisateur, plongeant cette fois dans l’exploration du monde artistique.

Wajda, qui a renoncé à la carrière de peintre après la Seconde Guerre mondiale, a choisi de retracer les dernières années de la vie de Wladyslaw Strzeminski (1893-1952), artiste avant-gardiste fondateur du deuxième musée d’art moderne d’Europe dans les années 1930, pour qui l’art abstrait est une nouvelle voie d’expression du siècle.

Strzeminski ne s’est pas toujours opposé au communisme ; mais bien que peu de spectateurs connaissent sa théorie de la vision et celle de l’unisme (sur l’autosuffisance d’un tableau), on comprend bien pourquoi cet homme gêne un régime qui impose un réalisme socialiste de plus en plus affirmé : les années 50 correspondent à une reprise en main de l’art par les Soviétiques. Reconnu jusqu’à la fin des années 1940, Strzeminski est ensuite brutalement sommé de choisir son camp. Son licenciement de l’Ecole nationale supérieure des arts plastiques de Łódź signe le début d’un chemin qui ne peut que le mener à la mort.

La vieille méthode soviétique est appliquée : faire disparaître toute trace des opposants. Beaucoup de ses œuvres sont détruites, on s’efforce de faire oublier aux élèves la mémoire de leur professeur. La lutte de Strzeminski vise à maintenir à tout prix l’indépendance de l’art face à la politique. A ses côtés, une jeunesse étudiante prête à soutenir son maître au risque de sa vie.

La beauté du film réside dans sa capacité à présenter une force qui n’est pas celle des armes ou de la politique, mais bien la force des faibles : malgré sa faiblesse physique (il a perdu un avant-bras et une jambe lors de la Première Guerre mondiale) et la misère dans laquelle il tombe, le peintre refuse de renier ses convictions. Les dernières minutes sont les plus bouleversantes : elles montrent un homme décidé à se battre jusqu’au bout, vaincu par la maladie et non par le désespoir. Une œuvre épurée, filmée de façon saisissante, qui fait mesurer le génie du réalisateur polonais.

Raphaëlle Renoir

Article paru dans Présent daté du 4 mars 2017

La basilique de Saint-Denis n’est pas près de retrouver sa flèche

28/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Il fut un temps où la basilique de Saint-Denis culminait à 85 mètres. Mais au XIXe siècle, la basilique perdit sa flèche, fragilisée par un ouragan. Une querelle d’architectes, notamment Viollet-le-Duc, empêcha sa reconstruction. 150 ans plus tard, le ministère de la Culture vient de donner son accord à la reconstruction de la flèche dionysienne.

Il s’agirait d’un chantier école, un chantier expérimental sur le modèle du château de Guédelon. Mais les conditions du ministère sont draconiennes. En particulier, le ministère exige d’apporter la preuve « de l’adhésion et de la participation populaire » du chantier.

Une preuve difficile à apporter vu la démographie religieuse de la ville de Saint-Denis.

Enfin, le ministère a prévenu qu’il ne verserait pas un sou pour cette reconstruction. Vu l’ampleur et le coût des travaux, la décision du ministère s’apparente donc plus à un refus poli qu’à un franc soutien.


Iliade colloque Européens

« Européens, transmettre ou disparaître », thème du colloque de l’institut Iliade

22/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: « Européens, transmettre ou disparaître » : tel est le thème du colloque annuel de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne qui se tiendra le samedi 18 mars 2017 à la Maison de la chimie à Paris, de 10 h à 18 h 30. Derrière le thème annoncé se trouve le « grand effacement » de notre culture, de notre civilisation, de nos valeurs, que certains tentent d’ailleurs de mettre en place ouvertement. Ce qui se joue donc c’est la nécessité pour les Français et les Européens de renouer avec le fil de leur tradition, que Dominique Venner définissait, « comme ce qui persévère et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaître en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin ».

Iliade colloque EuropéensLa journée sera divisée en deux séquences. La matinée (10h-12h30) dressera le cadre de l’analyse, et plus particulièrement la crise de la transmission. Après une introduction de Grégoire Gambier et une mise en perspective proposée par Philippe Conrad, président de l’Institut Iliade (« L’Héritage européen, le connaître, le transmettre »), François Bousquet abordera « les origines du désastre : l’idéologie de la déconstruction », avant une table ronde consacrée à l’impasse de l’école républicaine, réunissant autour de Charlotte d’Ornellas, le délégué général de SOS Education Jean-Paul Mongin (« L’Education nationale : un outil idéologique »), Françoise Candelier, institutrice et créatrice d’une école hors contrat (« Les écoles hors contrat, lieux de résistance et de transmission »), l’enseignant et essayiste Jean-François Chemain (« L’Education nationale au miroir de l’éducation antique »). Cette matinée se conclura sur une évocation stimulante, issue de l’histoire : « Aristote au Mont Saint-Michel, comment la tradition grecque s’est transmise au Moyen Age ? ».

L’après-midi (14h-18h30) explorera les différentes voies possibles du ressourcement. Interviendront ainsi Philippe Christèle (« Révéler et transmettre les valeurs du chef : éloge incongru de l’entreprise »), Christopher Gérard (« Paideia : la transmission comme acte révolutionnaire »), Jean-François Gautier (« La transmission par le patrimoine musical »), Lionel Rondouin (« Quel récit civilisationnel pour les Européens ? ») et le président de la Fondation PolémiaJean-Yves Le Gallou (« Face au ‘dernier homme’, le recours à la civilisation »).

Ces interventions seront entrecoupées d’illustrations concrètes et de deux tables rondes. L’une, animée par Patrick Péhèle, réunira des représentantes des Antigones pour évoquer « le retour des femmes » dans l’œuvre de transmission. L’autre traitera, autour d’Aloysia Biessy, de la Paideia pour « former le corps, l’âme et l’esprit », avec l’essayiste et blogueuse Anne-Laure Blanc (« Le conte, lointaine mémoire et permanence vivante »), le chef d’entreprise et responsable d’un mouvement scout Hadrien Vico (« Le scoutisme, école de la vie et du caractère ») et le maître artisan allemand Harald Bosch (« Compagnonnage et artisanat d’art »).

L’édition 2017 du colloque fera aussi preuve d’innovation. En plus des séances de dédicaces et des comptoirs présents, deux œuvres seront présentées en exclusivité lors de ce colloque. D’abord, le prochain film de l’Iliade à destination des réseaux sociaux, intitulé Européen, ton soleil revient ! Ensuite, le premier ouvrage d’anthologie poétique coédité par l’Institut Iliade et les éditions Pierre‑Guillaume de Roux : Le Chant des alouettes.

On peut d’ores et déjà réserver sa place via le site Internet de l’Institut Iliade.

Made for sharing JO Paris

La fronde s’étend contre le slogan en anglais des Jeux olympiques de Paris

Burger Made for sharing17/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : L’Académie française a exprimé son opposition au slogan choisi pour la candidature de la ville de Paris aux Jeux olympiques de 2024, « Made for sharing », soit « venez partager » en français. Dans un communiqué, l’Académie rappelle malicieusement que « ce slogan a déjà été utilisé lors de campagnes publicitaires pour les bonbons de la marque Quality Street [voir la vidéo ci-dessous], les biscuits Cadbury Snaps et les pizzas à découper de la chaîne Burger King » !

Or, poursuivent les Immortels, « les Jeux olympiques modernes ont été fondés en 1894 par le baron Pierre de Coubertin » et « l’article 23 de la Charte olympique dispose que “les langues officielles du Comité international olympique sont le français et l’anglais“ – dans cet ordre. » En conséquence, l’Académie française « exprime à l’unanimité sa réprobation devant la décision du comité d’accorder la priorité à la langue anglaise pour porter la candidature olympique de la ville de Paris ».

Cadbury made for sharingEt la fronde s’étend. Ce matin, sur RTL, Bernard Pivot, président de l’Académie Goncourt, a estimé que ce slogan était « une faute, une  ânerie, une erreur » : « C’est une faute contre la langue française qui est une langue olympique, c’est une ânerie car même dans la langue de Shakespeare ce slogan est d’une grande platitude et enfin c’est une erreur car dans leur arrogance les pays anglophones vont trouver normal que les Français s’expriment en anglais alors que les pays francophones vont s’indigner que Paris, capitale de la francophonie fasse la courbette devant la langue qui n’est pas seulement celle de Shakespeare mais celle de Donald Trump. »

De plus, l’affaire va désormais être portée… devant la justice ! Estimant que le slogan anglais est une « insulte grave à la langue française » et constitue « une violation de la Constitution », trois associations de défense de la langue française vont déposer, lundi, une assignation devant le tribunal administratif de Paris. L’avocat des associations, Maître Emmanuel Ludot, a par ailleurs saisi Jacques Toubon, en sa qualité de Défenseur des droits, « afin qu’il réclame lui aussi le retrait du slogan mais aussi celui du compte à rebours et de la chanson, là encore en anglais, qui accompagnaient la cérémonie de lancement le 3 février, face à la tour Eiffel ».