Amazon et le Seigneur des anneaux : l’Europe face au Mordor, par Clément Martin (Les Identitaires)

seigneur anneaux

Le 4 février dernier, Amazon Prime Video lançait une grande campagne promotionnelle pour annoncer la sortie en septembre 2022 d’une série basée sur l’univers du Seigneur des anneaux, intitulée Les Anneaux de pouvoir. Rapidement, de nombreux fans de l’univers épique imaginé par J.R.R. Tolkien ont protesté contre la présence massive et injustifiée d’acteurs noirs dans la série. Sans surprise, les gardiens de la bien-pensance ont redoublé d’indignation pour dénoncer le racisme et le passéisme d’une société européenne pas encore suffisamment rééduquée. Mais d’où vient cette ardeur progressiste à vouloir se débarrasser des personnages blancs de la culture populaire européenne ?

Le Seigneur des Anneaux, testament pagano-chrétien

Conçue dans les années 50 par le philologue et poète britannique John Ronald Reuel Tolkien, la trilogie du Seigneur des Anneaux constitue une œuvre majeure dans la culture populaire européenne – non seulement par ses personnages profondément humains (qu’ils soient Hommes, Elfes, Hobbits ou Nains, par ailleurs), ses dialogues mémorables ou la richesse de son univers, mais parce qu’elle constitue un testament littéraire profondément enraciné dans la mémoire européenne. Les légendes de la Terre du Milieu sont à la fois une reformulation de la vision du monde chrétienne (Tolkien était un catholique convaincu) mais elles sont également inspirées par les héritages germaniques, scandinaves ou celtes de la vieille Europe. À la croisée des légendes arthuriennes, de la chevalerie homérique et de Beowulf, la mythologie du Seigneur des Anneaux fait désormais partie intégrante de l’inconscient collectif des Européens. Elle est aussi la preuve que, tant que nous serons capables de retourner aux sources de notre identité, nous serons toujours capables de concevoir des mythes capables de nous inspirer et de nous guider.

La diversité à marche forcée

La multiplication des personnages non-Blancs (et bien souvent LGBT) dans les œuvres classiques et populaires de l’Europe n’est pas une simple coïncidence : il s’agit d’une volonté délibérée de procéder à un coup d’État de l’imaginaire européen et d’y substituer le culte du métissage, de la culpabilisation et du remplacement ethnique.

Certains (comme Gabriel Robin, journaliste à L’Incorrect), se demandent pourquoi les studios ne préfèrent pas raconter les histoires et les mythes de l’Afrique, plutôt que d’insérer des Africains dans les histoires européennes. La réponse est que personne ne souhaite que cela se produise. Pour les producteurs, le plus souvent animés par un ethnomasochisme délirant et totalement acquis à l’immigrationnisme, intégrer au forceps des extra-Européens dans les œuvres classiques de l’Europe a pour fonction d’habituer les Européens à cohabiter (même dans leur imaginaire) avec les immigrés et leurs descendants. Le message est clair : il n’y a nulle part où se cacher. L’idée même de l’existence d’un endroit (concret ou imaginé) dans lequel on ne rencontrerait pas d’Africains ou de Maghrébins est insupportable : inévitablement, la comparaison avec les lieux de « cohabitation » multiculturelle rendrait les sanctuaires non-remplacés ardemment désirables. L’adaptation cinématographique de Peter Jackson de 2001 avait laissé une marque profonde et durable dans l’imaginaire des Européens de l’époque. À ce titre, il était évidemment inacceptable qu’elle continue à valider l’idée chez les jeunes générations que les mythes européens ont été conçus par eux et pour eux.

Quant au public européen (même de gauche), son intérêt ne se porte tout simplement pas sur la culture africaine, qui aura bien du mal à le faire rêver. Et les Africains vivant en Europe, malgré l’exaltation bruyantes de leurs racines, ne sont pas plus intéressés par la mémoire de leurs ancêtres, mais bien par la vengeance sur le colonisateur européen.

Pour que cesse la défiguration de notre culture sous les coups de la diversité, il est temps de prendre conscience qu’elle constitue un enjeu politique majeur, pour nos ennemis bien entendu, mais surtout pour nous. Car c’est ce patrimoine qui nous définit, il nous incombe de le défendre.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Colloque de l’Iliade « Restaurer le politique » : Entretien avec Romain Petitjean

colloque iliade

Paris Vox a publié cet entretien avec Romain Petitjean en charge de la coordination et du développement de l’Institut Iliade avant l’organisation de leur prochain colloque annuel.

Que peut-on attendre de ce neuvième colloque ?

Du foisonnement et de la vie !

Foisonnement intellectuel tout d’abord grâce au thème exigeant du politique qui sera traité une semaine avant le premier tour de l’élection présidentielle. Où se trouve vraiment le pouvoir ? Qui est l’ami ? Qui est l’ennemi ? Quels sont les alliés et les adversaires ? Les élections sont-elles notre seul horizon ? Comment imposer et diffuser nos thèmes dans le champ électoral mais aussi dans les autres champs de pouvoir ?

Foisonnement communautaire ensuite, le colloque annuel de l’Institut Iliade qui réunit plus d’un millier de personnes étant LE rendez-vous le plus important des identitaires en France. La Vie pleine et entière comme nous la revendiquons s’exprime et s’épanouit dans l’environnement esthétique que nous nous attachons toujours à soigner, et à travers les dizaines de stands d’exposants. Sans oublier la garderie qui permet d’accueillir les enfants et les familles (première unité politique attaquée frontalement par le système marchand déconstructeur) ni la buvette qui reprend, après la parenthèse malheureusement pas totalement refermée de la coronafolie, enfin ses droits !

Quel sens ont la politique et le citoyen à l’heure d’un monde ultra connecté ?

La connexion à outrance, l’horizontalité de la transmission des savoirs, la fluidité des échanges peuvent donner la fausse impression d’un lien entre les citoyens et la vie de la Cité. Il n’en est malheureusement rien, surtout dans un monde de consommateurs indifférenciés qui s’ébattent dans des sociétés ethniquement et culturellement hétérogènes.

Seuls une certaine verticalité, des corps intermédiaires solides, une subsidiarité naturelle, une dimension sacrée indispensable à nos vies et surtout le lien intime entre substrat ethnique et territoire, permettent une réelle démarche politique. C’est tout le sens de notre engagement.

Le premier tour de l’élection présidentielle se tient le 10 avril. L’Iliade réunit son colloque annuel une semaine plus tôt. L’identité sera-t-elle l’enjeu majeur de cette élection ?

Nous le souhaitons ardemment.

Les lubies assimilationnistes des républicains hors-sols, mais aussi d’une partie de la dissidence nous ont fait perdre énormément de temps alors même que les Européens, et le peuple Français, attendent de retrouver le souffle de l’histoire, le génie et la grandeur qui est la leur. Ça ne peut se faire qu’après avoir reconcilié ethnos et polis.

La justice sociale, la protection de notre environnement, notre génie créateur et explorateur sont autant d’objectifs qui sont aujourd’hui freinés à la fois par le système de la marchandise, le Grand Remplacement de nos peuples et le Grand Effacement de notre mémoire. Il faut s’attaquer de front à ces périls et le reste suivra !

L’Institut Iliade s’exporte bien, son manifeste est aujourd’hui traduit en Italien, un colloque a été tenu récemment en Espagne. L’avenir de l’Iliade s’écrit-il désormais en Europe ?

L’ensemble de nos livres est désormais traduit, ou en cours de traduction en anglais, en italien, en allemand et en espagnol. C’est évidemment par ce biais-là, celui de la doctrine et du corpus idéologique, que nous entretenons des liens avec les intellectuels et les militants de toute l’Europe.

Nous avons des correspondants dans de nombreux pays et mois après mois, nous activons ce réseau.

L’Institut Iliade a choisi un développement stratégique pérenne. Après huit années d’existence, l’Iliade possède une maturité suffisante pour accélérer son rayonnement international. Nous sommes lus et attendus.

Nous sommes aussi à l’affût des auteurs émergents dans les pays européens.

Découvrir le programme : https://institut-iliade.com/iliade/colloque-iliade-2022/

Tribune reprise de Paris Vox

Paris – Conférence-dédicace Renaud Camus à Paris le 18 mars 2022

Laurent Obertone : « Game Over », la révolution sera anti-politique ou ne sera pas ?

Obertone

17/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Y-a-t-il trop de politique en France ? Quelques jours avant l’élection présidentielle, focus sur la mainmise de l’État dans nos vies. Pour en parler, le journaliste Laurent Obertone était l’invité de “Bercoff dans tous ses états » pour son livre « Game Over – La révolution antipolitique » aux éditions Magnus.

Et si les Français n’en pouvaient plus de la politique ? Et si l’avenir du pays, la solution aux nombreux problèmes qui se posent, se situaient hors du champ politique, hors du jeu électoral, hors du « système » ? Quelques semaines avant l’élection présidentielle, le journaliste Laurent Obertone jette un nouveau pavé dans la marre, et appelle à une nouvelle voie, particulièrement contestataire.

Ce n’est plus une surprise pour personne. Laurent Obertone n’aime pas le « système ». Le journaliste contestataire, auteur du titre à succès Guerilla, s’interroge dans son dernier livre, Game Over – La Révolution antipolitique (éd. Magnus) sur notre capacité à sortir du schéma politique qui prévaut en France depuis des années. Une question particulièrement piquante à quelques jours de l’élection présidentielle.

Pour Laurent Obertone, l’État « régule tout »

Dans ce dernier livre, particulièrement anti-démocratique, le journaliste pointe du doigt un par un les gros problèmes qui secouent le pays. On passe de l’immigration de masse à la violence dans les rues, sans oublier les médias, la privation de libertés, la crise économique, la fiscalité, la morale, l’idéologie dominante. Laurent Obertone tente ainsi d’apporter des solutions à chaque thème, mais d’une manière particulière : des solutions qui n’imposent aucun parti, aucun État, aucune élection. Des solutions venues du peuple, par le peuple, pour le peuple. Mais sans ses élus.

« L’État s’est arrogé des compétences massives dans tous les domaines. Aujourd’hui, il régule tout. L’industrie, la façon dont on mange, dont on s’habille, dont on circule, dont on pense, dont on éduque nos enfants, etc. Dans tous ces domaines, il a pris une importance incontournable. C’est l’arbitre des élégances et des âmes. J’ai constaté une relation assez nette entre la prise de pouvoir de l’État sur des domaines, et leur effondrement. Plus l’État s’en mêle, moins ça va. Plus ça coute cher, et plus nous sommes dans une situation critique, explique Laurent Obertone sur Sud Radio.

Un état d’abrutissement généralisé

Moralité, pour Laurent Obertone, le citoyen a délégué beaucoup trop de ses propres compétences aujourd’hui. « Quand on s’habitude à une telle situation, l’État devient le cerveau principal. On oublie de réfléchir par nous-même. Et je pense que c’est aussi pour cela qu’il y a cet état d’attentisme et d’abrutissement généralisé. On nous parle comme à des débiles congénitaux. Cette prise en charge de l’État dans à peu près tout dans notre quotidien nous dépossède complètement de nos responsabilités élémentaires, et donc de notre existence« , ajoute le journaliste.

Moins de politique

Sur l’exemple de l’immigration, mais également à partir d’autres sujets, le journaliste pose aujourd’hui un constat sans appel : la France a besoin de moins de politique. « L’État n’est pas dans l’état d’esprit de faire appliquer les lois les plus élémentaires. Le problème de la politique, on le voit avec les élections. On est dans une campagne de rut démocratique. Après cela, tout va s’arrêter et il faudra attendre cinq ans pour que tout s’emballe de nouveau. Cela dévie l’attention. On remet notre destin dans les mains du grand spectacle politique. On oublie que pour reconquérir le pays, il faut commencer par les esprits« , estime Laurent Obertone.

Ce dernier croit à la puissance des masses. « Si on arrive à convaincre une masse critique de mettre les pieds dans le plat, de ne pas attendre un messie sorti des urnes, alors elle pourra initier ce changement profond des esprits, qui emportera tout dans son passage« , lance le journaliste, qui ne croit pas également aux outsiders de la politique, à l’image d’Éric Zemmour, qui quand bien même il arrivait au pouvoir, serait pieds et poings liés par une administration vent debout contre lui, avant de se faire remplacer cinq ans après. Face à cela, Laurent Obertone propose une autre voie : l’éveil des esprits, et l’action anti-politique. Tout un programme…


Yann Vallerie : Face à leur monde : la Sécession !

Yann Vallerie

16/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Yann Vallerie, journaliste pour le média Breizh-Info, nous présente son ouvrage “Sécession” dans lequel il propose une alternative au vivre-ensemble prôné par la caste en place. Après avoir dressé brièvement le constat de l’échec des lubies mondialistes : immigration, casse sociale, effondrement du système de santé, société de surveillance… l’auteur propose des pistes pour vivre autrement.

A travers cet opuscule de moins de 100 pages, Yann Vallerie donne envie au lecteur de se prendre en main et de tracer sa route loin des sentiers battus de la République française.


Les portraits d’éléments : Renaud Camus, l’invité mystère de la présidentielle

16/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le Grand Remplacement est en train de s’imposer comme l’une des grandes thématiques de la présidentielle, mais qui connaît celui qui en a forgé l’expression : l’écrivain Renaud Camus, auteur d’une oeuvre majeure qui a d’ores et déjà inscrit le nom de son auteur au Panthéon des lettres françaises. Rencontre avec l’inconnu le plus célèbre de France.


Tolstoï, Tchaikovski…Cancel culture sur l’art russe !

art russe

15/03/2022 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Si sur le sol ukrainien, l’affrontement militaire continue entre Moscou et Kiev, en Occident, la bataille a lieu sur le terrain culturel.

Au nom d’un soutien à l’Ukraine, musiciens, danseurs et auteurs russes ne sont plus les bienvenus aux Etats-Unis et en Europe.


Que sont les héros d’autrefois devenus ?

heros

Face à l’omniprésence des personnages de fiction importés des États-Unis, il est urgent de revenir à nos traditions et renouer avec les héros européens.

Si vous demandez à un enfant quel est son héros préféré, il y a de très fortes chances pour qu’il vous réponde par le nom d’un « super-héros ». Les jours de Carnaval dans les écoles, vous croiserez Spiderman, Batman ou l’un de leurs acolytes, un Robin des Bois si vous avez de la chance, mais probablement pas d’Hercule ni de Siegfried. Les héros européens sont en voie d’effacement, plus précisément de “super-remplacement” dans l’imaginaire collectif.

Point n’est besoin de revenir ici en détail sur la figure du héros européen – figure saillante porteuse de vertus cardinales ou célèbre pour ses bienfaits – ni de citer d’autres noms que ceux d’Arthur, Cúchulainn, Siegfried et Achille, ou encore Ulysse et Héraklès, pour que nous sachions de quoi il est question.

Désormais, au lieu de quelques individus incarnant les vertus cardinales européennes, nous assistons à une multiplication de clones bon marché qui officient comme autant de têtes de gondoles du supermarché de la bien-pensance. D’un petit nombre de héros inspirants, célèbres pour les bienfaits qu’ils ont apportés ou pour les modèles qu’ils nous proposent, nous sommes passés à une horde grouillante et bigarrée de héros en plastique.

Pourquoi nos héros européens sont peu à peu remplacés ?

Comprendre les raisons de ce remplacement, c’est déjà avancer vers son remède. Plusieurs phénomènes coexistent.

Le premier est la rupture des transmissions traditionnelles combinée à la perte de nos racines. Déclin de la lecture et de la transmission orale au sein de la famille, qui conduit à l’ignorance de plus en plus généralisée de l’existence de nos propres héros. Les enfants ne lisent plus, et leurs parents ne leur racontent plus nos histoires. Coupés de leurs racines, ils sont abandonnés devant des écrans par des adultes complices, qui ne contrôlent pas ce que regardent leurs rejetons. Smartphones, télévision, jeux vidéo sont remplis de super-héros. Est-il besoin de préciser que ces écrans sont alimentés par les mêmes qui préfèrent des super-héros rentables à des héros incompatibles avec le monde globalisé ?

Après la perte des racines vient ensuite la permanence de l’aspiration héroïque. Les peuples ont besoin de héros, du sentiment héroïque transcendant. Mais nos héros européens, personnages d’ascendance divine ou non, incarnent des modèles propres à notre civilisation, à la civilisation européenne. Et c’est bien là ce qui les rend incompatibles avec notre monde moderne, mercantile et globalisé. En étant porteurs de valeurs spécifiques à un peuple, à une aire civilisationnelle, ils sont des obstacles au marché qui nous voudrait tous identiques, standardisés et acheteurs des mêmes produits.

Dès lors, très logiquement, le marché nous propose des héros compatibles avec ses objectifs. Des héros mondialisés et porteurs des valeurs de la morale universaliste. Ces héros de substitution qui nous encerclent, en étant ceux d’aucun peuple, deviennent ceux de tous les peuples et remplacent les héros mythologiques.

Pour lire la suite, c’est ici !

[Interview] Laurent Obertone (Game Over) : « La discrimination est le premier principe de la liberté »

L’écrivain Laurent Obertone est de retour, avec un livre intitulé Game Over, qui est à la littérature ce que l’offensive russe en Ukraine est à la situation internationale : une bombe à fragmentation.

Le postulat de départ est le même que celui de Lénine : Que faire, alors que la politique, notamment électorale, focalise selon l’auteur « tous les espoirs sur un système sans espoir ».

Et plutôt que de se cantonner à de simples constats, Laurent Obertone, à la manière d’un Guillaume Faye qui en son temps publia un programme politique pas piqué des vers, propose un programme politique, qui devrait faire s’étouffer les prêtres de la religion républicaine française.

Car les propositions d’Obertone ne sont pas franchement républicaines, ni démocratiques. On sent qu’il n y a pas une grande histoire d’amour entre l’auteur d’Utoya, de Guérilla, de la France Orange Mécanique, avec la démocratie représentative, et le fait de donner carte blanche à des élus, qui feront par la suite ce qu’ils voudront bien faire de nos voix, qui ne comptent absolument pas.

Obertone appelle à faire politiquement sécession d’un Etat, d’un système, qui n’est pas là pour le bien des populations, mais pour leur asservissement.

On le sent influencé aussi bien par les Libertariens américains que par une forte influence libérale (qui pourra parfois surprendre le lecteur eu égard de certaines propositions), avec finalement, pour mot d’ordre, le même que celui des révolutionnaires irlandais de Pâques 1916 : Sinn Féin, Nous mêmes.

Ne plus rien attendre de l’Etat, le cantonner à quelques compétences minimalistes, mais tout attendre de soi même et de son action quotidienne et personnelle. Cela pourra interroger (et nous l’avons fait ci-dessous) sur la capacité, dans cette configuration, à bâtir une communauté solide et enracinée.

Nous ne pouvons vous en dire plus sur un livre qui démolit de manière chirurgical les éventuelles dernières illusions que les hommes libres pouvaient se faire sur le système dans lequel nous vivons. Un conseil ? Vous le procurer de toute urgence, ici.

Vous voulez que l’on vous mette un peu plus l’eau à la bouche ? Alors lisez cet entretien, exclusif, le premier donné par Laurent Obertone à la presse depuis la sortie de son livre.

Breizh-info.com : Parlez nous enfin de la maison d’édition, Magnus, que vous venez de lancer avec ce livre.

Laurent Obertone : En effet, ce livre est le premier à paraître chez Magnus, une nouvelle maison d’édition fondée par Laura Magné et moi-même. L’idée me travaillait depuis un certain temps, par besoin d’indépendance et d’évolution. Nos ambitions sont sans limite, et nous ferons ce qu’il faut pour que Magnus devienne une référence en matière de liberté, par extension d’incorrection. La mise en place d’une plateforme de vente directe doit aussi nous permettre de mieux rémunérer nos auteurs, et de garantir à tous nos lecteurs, s’ils sont par exemple à l’étranger ou dépourvus de bon libraire, un accès direct à nos ouvrages.

Breizh-info.com : Il fleure sur votre livre comme un vent de Sécession d’avec le système, l’Etat, la République française. Je me trompe ?

Laurent Obertone : On peut employer ce terme ! Pour en arriver à cette sécession, qui est d’abord mentale, je pars d’un constat simple : en théorie, l’État, le régime, sont là pour servir le peuple, non pour l’asservir, le dépouiller, l’endoctriner, lui imposer des cataclysmes. On peut par exemple observer ce qui se passe en matière d’immigration, de sécurité, d’économie, de fiscalité, etc. Ça empire à chaque élection… Il est urgent de repenser totalement le pouvoir que nous concédons à l’État et à ses institutions, de même que l’ampleur du jeu politique dans nos vies, beaucoup considérant encore que voter, c’est-à-dire renforcer un système qui est la source de quasiment tous nos problèmes, est notre unique solution.

Breizh-info.com : Vos mesures sont radicales – pas extrémistes. On sent d’ailleurs des ressemblances avec « Mon programme » édité en son temps par Guillaume Faye. Concrètement, c’est clairement un appel aux citoyens, non pas à attendre un illusoire homme providentiel, mais plutôt à se libérer par eux mêmes non ?

Exactement. L’homme providentiel, le miracle, l’État, l’élection, c’est toujours attendre des autres ce que l’on est incapable de faire, et justifier ainsi sa passivité. Étant donné la gravité de la situation, tous les éveillés doivent agir, en faire beaucoup plus, vite et mieux, pour éveiller les endormis, et se libérer d’une situation dont nous sommes les esclaves volontaires.

Pour lire la suite, c’est ici !

Transmission, communautarisation et aristocratie… Jean-Yves Le Gallou face à Charles Gave

Jean-Yves Le Gallou

25/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le 6 février dernier, Jean-Yves Le Gallou était l’invité de Charles Gave pour un entretien sur la chaîne YouTube de l’Institut des Libertés. Transmission de la mémoire Européenne, aristocratie et communautarisation du savoir… les deux hommes ont échangé pendant près de 45 minutes.


Renaud Camus face à la dépossession, maladie de civilisation – Orages de Papier

23/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
« Depuis des années, un même sentiment vous étreint, vous oppresse, vous hante : un sentiment étrange et pénétrant de dépossession« . Ainsi s’ouvrait l’annonce de candidature à la présidentielle d’Éric Zemmour. Mais « La Dépossession », c’est d’abord le titre du nouveau livre de Renaud Camus, la théorie tant attendue du « remplacisme global ».

Qu’est-ce que la dépossession ? C’est la privation de notre identité, de notre pays, de nos fidélités. Ainsi procède le remplacisme, par soustraction, par ablation, par substitution.

Retrouvez Renaud Camus dans ce nouveau numéro d’Orages de papier réalisé pour TVLibertés en partenariat avec La Nouvelle Librairie (11 rue Médicis, 75006 Paris) et François Bousquet.


À deux semaines du premier tour, au cinéma : un thriller sur la menace de l’extrême droite à l’Élysée !

film Le monde d'hier

Le 30 mars 2022 sortira, sur nos écrans, le film Le monde d’hier, réalisé par Diastème, avec Léa Drucker et Denis Podalydès. L’histoire est simple. Voici, par exemple, ce qu’en dit le site Allociné : « Alors qu’elle s’apprête à quitter la vie politique, Élisabeth de Raincy (Drucker), présidente de la République, découvre qu’un scandale va éclabousser son successeur désigné et donner la victoire au candidat d’extrême droite. Elle et son équipe ont trois jours pour changer le cours de l’Histoire. »
Il faut, de toute urgence, voir la bande-annonce de ce film. Rien n’y manque : l’ombre d’une « Internationale fasciste » (Pologne, Brésil et même… Turquie) dont la France, avec un Président d’extrême droite, pourrait « prendre la tête » ; la Présidente, « républicaine » bien sûr, qui est prête à mobiliser les moyens clandestins de l’État pour faire tomber un candidat à l’élection présidentielle ; les plans nerveux, qui évoquent un de ces thrillers à la Tom Clancy, où une bombe nucléaire a disparu des arsenaux… sauf que, dans ce cas précis, la « Somme de toutes les peurs », pour reprendre l’un des titres de l’auteur américain, c’est tout simplement la voix du peuple.

C’est bien le cœur du problème : les scénaristes (Diastème, le duo Davet et Lhomme ainsi que Christophe Honoré) assument de mettre en scène des « gentils » qui, avec des moyens illégaux, luttent contre le suffrage universel pour préserver l’idée qu’ils se font de la République. Mieux : le réalisateur ne s’imaginait pas faire autre chose. Lisons, par exemple, ce qu’il dit dans le dossier de presse du film :

« Le problème n’a malheureusement fait qu’empirer depuis 2015, non seulement en France mais partout dans le monde. C’est évidemment un sujet qui me préoccupe. Quelque temps après l’élection d’Emmanuel Macron, après avoir vu ce qui s’était passé autour de la candidature de François Fillon, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire : et si une histoire de ce genre, plus grave peut-être, était arrivée à Macron entre les deux tours, que se serait-il passé ?

Dans le même temps, il y a eu Trump, Bolsonaro, la Turquie, la Hongrie, la Pologne, Salvini en Italie. Je ne me voyais pas écrire sur autre chose… Un Français a été le premier film à parler de l’extrême droite d’aujourd’hui, de manière frontale, et je crois qu’il n’y en a eu qu’un depuis : Chez nous, de Lucas Belvaux. C’est surprenant car c’est à mon sens le plus gros problème de notre société à court terme. » On ne saurait être plus explicite.

Le film Un Français, dont parle Diastème ci-dessus, était une autre de ses créations, sortie en 2014. Il y suivait un jeune skinhead qui apprenait progressivement à se détacher de l’extrême droite. Une sorte d’American History X commandé sur Wish. Toujours cette manie de la psychiatrisation : l’extrême droite, telle que ses adversaires la désignent, est le camp des malades mentaux, des ratés, des malheureux. Ses adeptes doivent être soignés. L’œuvre de Diastème fait apparemment partie de la gamme des médicaments prévus à cet effet.
Comme tous les films, celui-ci a été sponsorisé en partie par des fonds publics, c’est-à-dire, chers amis, par nos impôts. Comme peu de films, en revanche, celui-ci sort sur les écrans le 30 mars 2022, c’est-à-dire… 11 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. Ce que le hasard peut faire, tout de même, c’est assez incroyable.

Peut-être ce chef-d’œuvre immortel aidera-t-il quelques « fachos », humiliés de se voir ainsi dépeints en complices du Mal, à voter pour le « bon camp ». Ou peut-être que les gens en ont marre qu’on leur dise quoi faire, quoi penser ou non, pour qui voter ou non ; peut-être que la démocratie, c’est faire confiance au peuple, au lieu d’utiliser l’appareil d’État pour prolonger artificiellement un système à bout de souffle. Souhaitons à ce grand film le succès qu’il méritera.

Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Déconstruction, progressisme… La sécession comme horizon ?

Sécession

Dans son court et premier essai intitulé Sécession[1], Yann Vallerie, le dynamique rédacteur en chef de Breizh-info.com, nous invite à une réflexion sur le politique et la Cité, même si le titre ne comprend pas de point d’interrogation.
Pourquoi Sécession ? Parce que, selon l’auteur, l’évolution de notre pays rend la sécession de plus en plus probable, dans la mesure où la France regroupe des gens qui n’ont plus rien en commun. La sécession constitue donc l’inverse du « vivre ensemble » officiel, une réponse en quelque sorte à tous ceux qui veulent imposer de force en France une société multiculturelle et multiethnique, donc fatalement multiconflictuelle.
Une analyse de Michel Geoffroy.

La république contre la nation

Comme le souligne Piero San Giorgio dans la préface de l’essai de Yann Vallerie, Sécession entend tirer les conséquences du fait que « l’État est désormais l’ennemi de sa propre population[2] » et « qu’il est trop tard pour sauver ce système ou le modifier de l’intérieur[3] ».

La sécession, rappelle Yann Vallerie, est l’action « par laquelle une partie de la population d’un État se sépare de l’ensemble de la collectivité en vue de former un État distinct ou de se réunir à un autre[4] ».

Pourquoi alors invoquer la sécession alors que notre république se prétend une et indivisible ?

Parce que précisément la république progressiste se dresse, une fois encore, contre l’identité et la liberté du peuple en nous imposant le « pire de ce que nous ont apporté les Anglo-Saxons d’un côté et les Soviétiques de l’autre[5] » : le progressisme, la société inclusive, la dictature des minorités mais aussi la bureaucratie, l’égalitarisme, la judiciarisation permanente, la société du contrôle total.

Le refus, un droit sacré

Résultat : « l’atmosphère dans ce pays est de plus en plus irrespirable[6] » parce que la république entend « tout déconstruire, tout effacer, tout mélanger pour finalement vous contraindre à la soumission ou à la disparition[7] ».

La sécession résulte donc de « notre droit sacré » de refuser de nous soumettre à cette utopie cauchemardesque.

D’autant que les Français n’ont pas de patrie de rechange, à la différence des mondialistes qui se croient partout chez eux. Cela signifie que les Français ne pourront pas échapper confortablement à leur destin.

Quatre illustrations

Comme l’écrit Yann Vallerie, son essai n’est pas une fin en soi : il ouvre des perspectives qu’il appartient à chacun de méditer, de compléter ou d’incarner.

Pour ce faire, Sécession aborde, à titre illustratif, quatre thématiques principales : la sécession territoriale, la sécession éducative, la sécession médiatique et la sécession politique.

La sécession territoriale d’abord, qui consiste à « fuir les métropoles et investir massivement la ruralité et les villes moyennes[8] » afin de retrouver la nature, d’occuper l’espace et de renouer avec la vie communautaire.

Car, pour Yann Vallerie, des communautés soudées et enracinées auront la capacité de résister aux oukases de l’État remplaciste, pour reprendre la célèbre expression de Renaud Camus.

Pour lire la suite, c’est ici !

L’idéologie du progrès – Les idées à l’endroit

18/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Comment pourrait-on avoir le front de s’opposer au « progrès », un mot connoté aussi positivement, sauf à être un ennemi des Lumières et de la raison ? Pourtant, les mots sont parfois piégés et les « progressistes » autoproclamés des destructeurs.

Et si cette idéologie – puisque c’est d’idéologie qu’il s’agit – ne s’attaquait pas seulement à des « archaïsmes » mais à cela même qui rend possible l’existence d’une société digne de ce nom ?

L’historien Olivier Dard et le juriste Frédéric Rouvillois, qui ont codirigé avec Christophe Boutin le « Dictionnaire du progressisme » (Cerf) explorent avec l’essayiste Michel Geoffroy (Le crépuscule des Lumières, Via Romana) les tenants et les aboutissants d’un mot, d’un concept, d’une histoire qui ne manquent pas de surprises…


Ivan Rioufol : « Ceux qu’on a dit “complotistes” avaient bien souvent raison 3 semaines avant les autres ! »

rioufol covid

15/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Deux ans de Covid-19, de crise sanitaire, de confinements à répétition, de revirements gouvernementaux, de pass sanitaire puis vaccinal n’auront pas eu raison d’Ivan Rioufol, plus que jamais «paria».

Très acerbe contre la politique sanitaire menée par le gouvernement depuis le début de la crise, le journaliste du Figaro revient sur ce qu’il qualifie de « totalitarisme hygiéniste ». Prophétique ou outrancier ? Entretien avec l’auteur du « Journal d’un paria » (Éd. L’Artilleur).


<

L’éclipse du sacré. Sur la trace des dieux disparus – Entretien avec Alain de Benoist

venner alain de benoist

Drieu La Rochelle, dans Adieu à Gonzague, écrivait que « le païen et le chrétien ont l’ancienne croyance, croient à la réalité du monde ». À coup sûr, c’est de cette race-là, celle des hommes d’une Europe virile mais toujours ouverte à la bonne disputatio, dont sont issues nos deux protagonistes, les philosophes Alain de Benoist et Thomas Molnar, pour ce duel autour de « l’éclipse du sacré », pour reprendre le titre de leur livre, que les éditions de la Nouvelle Librairie viennent de rééditer. Ces deux bretteurs nous offrent une mise au point des plus salutaires sur l’une des questions les plus cruciales de notre époque : la désacralisation. Si des convergences, notamment sur la technique ou sur le fétichisme économique, peuvent parfois réunir nos deux interlocuteurs ; des fractures – indépassables ? – apparaissent vite au détour de l’opposition christianisme-paganisme, transcendance-immanence.

Réjouissons-nous cependant de ce que cette « querelle » qui, bien que rude et soutenue, conserve une courtoisie bienvenue tout en se gardant de tomber dans les mièvreries si répandues par les temps qui courent. Ces deux maîtres, et ce mot est le bon, nous empoignent par la peau du cou au gré de leurs pensées robustes et tonnantes. Et on en redemande ! Ici pas de répit, les entretiens frappent comme des coups de bouclier et chacun de nos deux hoplites philosophes, tels Ulysse et Achille, usent de leurs meilleures ripostes intellectuelles. Retour sur un texte qu’il faudra marquer, et cela est certain, d’une pierre blanche. De celles qui délimitaient, autrefois pour Rome, le « pomerium » – là où la frontière sacrée marquait la différence entre la ville et le territoire alentour.

ÉLEMENTS : Dans votre avant-propos, vous rappelez que Thomas Molnar avait « eu la joie » de retrouver sa véritable patrie qu’était la Hongrie. La patrie prise dans son acception de terre des pères, celle où les hommes prennent leur force comme le titan Antée que vous mentionnez. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce lien, qui semble à vos yeux capital pour l’homme, entre l’attachement terrien au sein d’une communauté et le sacré ?

ALAIN DE BENOIST. Le lieu fait lien, c’est bien connu. Et ce lien est d’autant plus fort que le lieu renvoie à un paysage familier ou à une terre natale. C’est ce que j’ai voulu dire en évoquant le retour en Hongrie de mon ami Thomas Molnar après plusieurs décennies d’« exil » aux États-Unis d’Amérique. La civilisation occidentale est par ailleurs une civilisation de l’espace plus qu’une civilisation du temps : c’est si vrai que nous parlons d’un « espace de temps ! » Mais elle est aussi une civilisation où la vue est plus importante que l’écoute. Le mot grec pour « idole » est éidôlon, qui signifie exactement « ce qui se donne à voir ». Carl Schmitt, enfin, a bien montré que l’homme est avant tout un terrien. C’est pour cela que notre planète s’appelle la Terre, et non pas la Mer, alors que les mers et les océans occupent la plus grande partie de sa surface.

ÉLEMENTS : À de nombreuses reprises vous fustigez les droits de l’homme, le mythe du progrès, la doctrine de l’unité de l’humanité, l’arraisonnement technicien ou encore le choix de l’égalité comme boussole de la justice. Or, ce processus, moteur selon vous de la modernité, vous le faites remonter directement aux sources du christianisme. Pourquoi cela ?

ALAIN DE BENOIST. Vaste question, à laquelle je réponds en détail dans L’éclipse du sacré. Mais essayons d’aller à l’essentiel au risque de paraître sommaire. La doctrine de l’unité de l’humanité est impliquée par le monothéisme : s’il n’y a qu’un Dieu unique, et que tous les hommes sont appelés à l’adorer, il faut qu’ils ne forment qu’une grande famille et qu’ils soient égaux au regard de Dieu. Le peuple de Dieu, en d’autres termes, ne connaît pas de frontières. C’est ce que dit saint Paul dans un passage bien connu de l’épître aux Galates : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Jésus-Christ » (Ga 3, 28).

L’idéologie des droits de l’homme résulte de la substitution du droit naturel moderne au droit naturel des Anciens, qui était totalement différent. Ce dernier était extérieur aux individus et visait à établir objectivement un rapport d’équité fondé sur la claire perception de ce qui doit revenir à chacun. Le premier se construit sur l’idée que les individus détiennent des droits subjectifs, inhérents à leur nature au seul motif qu’ils sont des hommes possédant tous dès le départ la même dignité.

L’idéologie du progrès est une simple sécularisation de la conception biblique de l’histoire, qui la conçoit de manière linéaire, vectorielle, avec un début absolu (le Jardin d’Eden) et une fin absolue (la Parousie). C’est une histoire orientée dans une direction nécessaire, pourvue d’un sens et intéressant l’humanité tout entière. On en trouve déjà les rudiments chez saint Augustin.

Enfin, l’arraisonnement technicien est la conséquence naturelle de la désacralisation du monde, de son « désenchantement » (Entzauberung), disait Max Weber, qui a conduit à considérer le monde comme une simple objet dont l’homme serait le sujet. La désacralisation consiste à vider le monde de sa dimension de sacré : il n’y a plus de lieux sacrés, de sources sacrées, de forêts sacrées, etc. Il n’y a plus désormais que du « saint » : le Saint des Saints, le Saint-Père, l’histoire sainte, la Ville sainte… Le saint est une notion morale, le sacré ne l’est pas. C’est parce que le monde a été vidé de sa dimension de sacré que l’homme a pu s’en proclamer le propriétaire et le maître souverain. La technique moderne poursuit et achève le processus : la « faisance » (Machenschaft) permet la soumission générale du monde au principe de calcul et au principe de raison (Gestell). Comme le dit Heidegger, la technique n’est en fin de compte qu’une métaphysique réalisée.

Pour lire la suite, c’est ici !