Succès de la vente consacrée à Louis-Ferdinand Céline à l’hôtel Drouot (Paris)

18/06/2011 – 12h15
Paris (NOVOpress) –
Vilipendé par la bien-pensance officielle, lâchement abandonné par un servile et pusillanime intérimaire de la culture lors des célébrations nationales de 2011, la revanche de LF Céline contre l’obscurantisme et les pleutres est à chaque fois plus éclatante. En plus de compter parmi les plus talentueux ciseleurs de la langue française et auteurs les plus lus et traduits au monde, son œuvre continue d’attirer les foules. Un succès malgré la campagne de diabolisation aux fins politiques inavouées dont il est toujours victime cinquante ans après sa mort…. Et ce n’est pas la vente à l’hôtel Drouot consacrée à l’auteur du Voyage au bout de la nuit qui pourra le démentir. La célèbre maison de ventes aux enchères fêtait à sa façon le cinquantenaire de sa mort où s’est pressée une foule nombreuse de potentiels acquéreurs. Car Céline a un prix : celui du talent et du parler vrai, du phrasé sans concession sur les affres des sociétés humaines. Comme le rapporte l’Express, « à l’ouverture de la salle 2 de l’Hôtel Drouot, ce 17 juin, peu avant 14 heures, on se serait cru dans l’une de ces scènes des romans de Céline, où une foule en délire joue des coudes avant de lyncher un innocent. »

De nombreuses personnalités convoitant certains lots se sont pressées à cette grand messe honorant le dieu Céline et son œuvre parmi lesquelles « le comédien Jean-Paul Rouve, le biographe et avocat de la veuve de l’écrivain, Me François Gibault ou le jeune célinien David Alliot. » Coté enchères, les prix se sont envolés notamment des pamphlets comme cette édition originale de Bagatelles pour un massacre sur alfa, avec dédicace, partie à 10 000 euros (quatre fois le prix estimé…) et une édition-pirate des Beaux Draps, datant de 1981, arrachée à 1 300 euros. Une édition originale de Mort à Crédit sur papier Japon impérial truffée d’une page manuscrite obtenue à 50 000 euros tandis qu’une édition de luxe de Casse-Pipe illustrée par Tardi atteignait 3 500 euros.

Autres curiosités lors de cette vente, un aficionado de l’écrivain quittait Drouot avec en poche le titre de pension définitive d’invalidité à 70% de l’ancien combattant Louis Destouches “blessé par balle le 27 octobre 1914”. Même le catalogue de la vente était hier totalement épuisé, témoignage d’un écrivain adulé, bel et bien vivant dans les mémoires, un immortel dont on se souviendra contrairement à ses bien pâles détracteurs.

Un choeur nantais rend hommage au compositeur enraciné Paul Ladmirault

Un choeur nantais rend hommage au compositeur enraciné Paul LadmiraultLe chœur nantais Paul Ladmirault nous communique :

Le chœur nantais Paul Ladmirault est consacré au répertoire classique et éclectique du chant choral, ouvert aux adultes amateurs non débutants, un chœur qui veut aussi porter haut et loin les couleurs de sa ville en remettant à l’honneur l’un de ses enfants nantais, le compositeur Paul Ladmirault, compositeur enraciné. Il fut membre du Parti national breton et du groupe artistique Seiz Breur.

L’idée du chœur nantais Paul Ladmirault a germé au début de l’année 2011, portée par des choristes nantais désireux d’aller plus loin dans la réunion de l’exigence du chant, de la convivialité de groupe et de la collégialité associative.

[Tribune libre] La fête de la musique ou la République tuant la tradition

Tribune de Christophe Daniou, militant régionaliste breton

Je me rappelle mon enfance et l’arrivée de l’été. À l’époque, je ne comprenais pas ce qui se passait, mais c’était la fête dans mon quartier. Les voisins se rassemblaient dans un champ où l’on avait installé un barnum, où l’on cuisinait des pièces de viande à la broche. Et dès que la nuit tombait, un bûcher s’allumait et s’embrassait pendant une bonne heure, voire plus.
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