Critique ciné : "Vanilla sky", par Agnès Pinson (crédit photo : Paramount)

Critique ciné : “Vanilla sky”, par Agnès Pinson

« Vanilla Sky » est un film américain de 2001, réalisé par Cameron Crowe. C’est un remake du film espagnol « Ouvre les yeux » réalisé par Alejandro Amenábar en 1997.

David Aames (Tom Cruise) est un jeune millionnaire à qui tout réussit. Il dirige trois magazines et une très grosse maison d’édition. Belle gueule, bel appart, belle voiture : il a tout ce qu’il désire. Pourtant sa vie si excitante lui semble incomplète. Lors de la fête organisée pour son anniversaire, son meilleur ami Brian lui présente Sofia (Penelope Cruz). Pour David, c’est le coup de foudre et il pense avoir enfin trouvé la pièce manquante. Mais Julie Gianni (Cameron Diaz), une amie avec qui il entretient une liaison, s’invite à la fête.

Sans le vinaigre le miel n’est pas le miel

Lorsque Brian comprend que son ami David a touché le cœur de Sofia, il demande à David de lui laisser la jeune femme. David peut avoir toutes les filles qu’il veut alors que lui, écrivain raté, peine à séduire les femmes. « Mais pourquoi il faut que tu dragues Sofia ? ». Loin d’en vouloir à son ami et clairement alcoolisé, il le plaint. Comment un jeune homme à qui tout réussit dans la vie peut-il apprécier toutes les bonnes choses qui lui arrivent ? « Tu ne connaîtras jamais l’exquise souffrance du type qui rentre seul chez lui car sans le vinaigre mon grand, le miel n’est pas le miel ».

Chaque minute qui passe est une occasion de changer le cours de sa vie

David propose à Sofia de la raccompagner chez elle. Il découvre alors son univers : celui d’une danseuse modeste qui enchaîne les petits boulots pour joindre les deux bouts. Le contraste avec son univers est flagrant. Il tombe amoureux de la jeune femme et la remercie pour tout ce qu’elle a déjà pu lui apporter : il comprend qu’elle a changé sa vie à tout jamais. Après avoir passé la nuit chez elle à parler, il quitte son appartement non sans avoir obtenu un baiser. Elle lui donne un ultime conseil : « chaque minute qui passe est une occasion de changer le cours de sa vie ».

Julie le cueille alors et lui propose « de se faire pardonner » et ils partent faire une balade en voiture. Mais folle de jalousie car amoureuse de David, elle jette la voiture d’un pont. Julie meurt dans l’accident et David reste défiguré. La vie du jeune millionnaire bascule. À partir de cet instant, rien ne sera plus pareil. Il se retrouve dans un monde qu’il ne maîtrise plus, un monde où se mêlent l’amour, la haine, le doute, le rêve… Son réveil sera brutal. Il n’en sortira pas indemne, vous non plus.

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Personnellement, j’ai trouvé ce film sublime et surtout très loin du stéréotype du blockbuster américain. Lorsque je suis allée le voir au cinéma, je suis restée « sur le cul ». Il mêle plusieurs genres très différents : le romantisme, le drame, le thriller et le fantastique. C’est un parfait mélange entre rêve, réalité et hallucinations. Il est riche en flash-backs et rebondissements qui composent un puzzle dans lequel on se perd. Il pose différentes questions et véhicule certains messages sur la société consumériste dans laquelle nous vivons actuellement, la recherche du bonheur et le sens de la vie en général. Il possède également une qualité graphique exceptionnelle et notamment ce fameux « ciel vanille » que l’on peut apercevoir tout au long du film.

On peut dire de ce film qu’il est assez tordu et les personnes qui n’apprécient pas les scénarios complexes et les fins de films évasives vont être déçues : chaque personne de mon entourage qui a vu ce film a sa propre idée sur le dénouement de l’histoire ! En fonction de la compréhension du film, de son interprétation et de son propre vécu, chacun l’interprète différemment. Certaines personnes m’ont également avoué n’avoir rien compris (bon là j’avoue qu’il y a un décalage de générations). D’ailleurs pour la petite anecdote, certains forums sont entièrement dédiés à l’explication de la fin de ce film. Un petit conseil : il vaut mieux le regarder une deuxième fois pour mieux apprécier les subtilités.

Enfin, chose ô combien importante à mes yeux, la bande originale est fabuleuse et colle parfaitement aux différents aspects de l’histoire : Jeff Buckley, Bob Dylan, REM, Radiohead, Paul McCartney, Peter Gabriel, Sigur Ros, Joan Osborne… Dommage que toutes les chansons ne soient pas dans le CD. Une mention spéciale au groupe islandais Sigur Ros qui signe la musique de la scène finale.

[box class=info]Source : le webzine Belle et rebelle[/box]

Ouverture exceptionnelle des archives du Vatican pour une exposition

Ouverture exceptionnelle des archives du Vatican pour une exposition

06/07/11 – 08h00
ROME (NOVOpress)
– Les archives secrètes du Vatican, qui nourrissent tant de suppositions et de fantasmes, vont livrer quelques uns de leurs secrets.
En effet, cent documents de ces archives secrètes sortiront exceptionnellement du Vatican pour les Musées du Capitole.

L’exposition “Lux in Arcana” qui durera sept mois, s’ouvrira en février prochain à l’occasion du 400ème anniversaire de la création de ces archives par le pape Paul V dans le Palais apostolique à Rome.

Pour couper court à toute surinterprétation de l’événement, le Saint Siège a expliqué que les quelques documents du pontificat de Pie XII relatifs à la Seconde Guerre mondiale ne constitueront pas des révélations, mais seront quatre à cinq documents, notamment photographiques “faisant mémoire” des victimes de la guerre.

Plusieurs documents qui ont changé l’histoire du monde franchiront le Tibre pour les Musées du Capitole, notamment le “Dictatus papae” de Grégoire VII au XIe siècle, dans lequel ce pontife avait affirmé la suprématie des papes sur tout autre pouvoir, y compris celui de l’empereur.

La France à l’heure de la « diversité » : Guerres & Histoire part à la chasse aux mythes

La France à l’heure de la « diversité » : Guerres & Histoire part à la chasse aux mythes

02/07/2011 – 12h00
PARIS (NOVOpress) –
Dans sa rubrique « Chasse aux mythes », le numéro 2 du nouveau trimestriel Guerres & Histoire, du groupe Science et Vie, consacre un article sur le thème : « Les Italiens font-ils de bons soldats ? ». À cette occasion, Pierre Grumberg, le rédacteur en chef adjoint de la revue, cite Raffaele D’Amato, spécialiste de l’histoire militaire de l’Antiquité et du Moyen Âge à l’université de Ferrare.
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Avec Nolwenn Leroy, découvrez les mythes arthuriens cet été sur France 2

Avec Nolwenn Leroy, découvrez les mythes arthuriens cet été sur France 202/07/11 – 11h00
COMPER (NOVOpress) – Le quotidien Ouest-France consacre plusieurs articles à la venue de Nolwenn Leroy dans plusieurs endroits symboliques de la Bretagne. Par exemple à Quimper chez le styliste Pascal Jaouen, mais surtout au château de Comper, dans la forêt de Brocéliande, où se trouve le Centre de l’imaginaire arthurien, qui depuis de nombreuses années effectue un excellent travail sur la mémoire et le mythe arthuriens. Ces visistes vont donner lieu à des reportages qui seront diffusés dans le cadre de l’émission C’est plus que des vacances en août, un jeudi à 20 h 30. La date exacte n’est pas encore fixée.

À Comper, “avec l’équipe du Centre de l’imaginaire arthurien, Nolwenn Leroy [nous guidera] vers la fontaine de Barenton, le Val-Sans-Retour, le chêne Guillotin, le château de Comper. [Y seront évoqués] Merlin, la fée Viviane, Morgane, la Table ronde…” C’est-à-dire des mythes et des figures importants de notre longue mémoire européenne.

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Quand la Bretagne fêtait la Saint-Jean

Quand la Bretagne fêtait la Saint-Jean

Reprenant la fête du solstice d’été, célébrée dans toute l’Europe pré-chrétienne, la fête de la Saint-Jean, a lieu chaque année le 24 juin. Fête de la communauté par excellence, la Saint-Jean était célébrée comme il se doit en Bretagne. Comme le rappelle le texte suivant, tiré d’un article paru en 1834, chaque village se retrouvait alors autour du « tantad Sant Yann », le feu de la Saint-Jean. Retour sur un passé, où une forme de cohésion communautaire s’affichait joyeusement en relation étroite avec la nature et le rythme du temps.
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Manifestation hier à Paris pour la défense du français

Manifestation hier à Paris pour la défense du français

19/06/11 – 17h15
PARIS (NOVOpress)
– 400, selon la police, 1200, selon les organisateurs, personnes ont défilé hier à Paris pour la défense du français, à l’appel à l’appel d’une trentaine d’associations culturelles et linguistiques.

Derrière la banderole “Ma patrie, c’est la langue française” – une citation d’Albert Camus (photo) –, le cortège est parti de la place du Panthéon pour aller au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Là, une lettre devait être remise au minsitre Valérie Pécresse, qui est accusée de “mépriser” le français.

Parmi les manifestants, on pouvait noter la présence des députés “souverainistes” Jacques Myard et Nicolas Dupont-Aignan.

Succès de la vente consacrée à Louis-Ferdinand Céline à l’hôtel Drouot (Paris)

18/06/2011 – 12h15
Paris (NOVOpress) –
Vilipendé par la bien-pensance officielle, lâchement abandonné par un servile et pusillanime intérimaire de la culture lors des célébrations nationales de 2011, la revanche de LF Céline contre l’obscurantisme et les pleutres est à chaque fois plus éclatante. En plus de compter parmi les plus talentueux ciseleurs de la langue française et auteurs les plus lus et traduits au monde, son œuvre continue d’attirer les foules. Un succès malgré la campagne de diabolisation aux fins politiques inavouées dont il est toujours victime cinquante ans après sa mort…. Et ce n’est pas la vente à l’hôtel Drouot consacrée à l’auteur du Voyage au bout de la nuit qui pourra le démentir. La célèbre maison de ventes aux enchères fêtait à sa façon le cinquantenaire de sa mort où s’est pressée une foule nombreuse de potentiels acquéreurs. Car Céline a un prix : celui du talent et du parler vrai, du phrasé sans concession sur les affres des sociétés humaines. Comme le rapporte l’Express, « à l’ouverture de la salle 2 de l’Hôtel Drouot, ce 17 juin, peu avant 14 heures, on se serait cru dans l’une de ces scènes des romans de Céline, où une foule en délire joue des coudes avant de lyncher un innocent. »

De nombreuses personnalités convoitant certains lots se sont pressées à cette grand messe honorant le dieu Céline et son œuvre parmi lesquelles « le comédien Jean-Paul Rouve, le biographe et avocat de la veuve de l’écrivain, Me François Gibault ou le jeune célinien David Alliot. » Coté enchères, les prix se sont envolés notamment des pamphlets comme cette édition originale de Bagatelles pour un massacre sur alfa, avec dédicace, partie à 10 000 euros (quatre fois le prix estimé…) et une édition-pirate des Beaux Draps, datant de 1981, arrachée à 1 300 euros. Une édition originale de Mort à Crédit sur papier Japon impérial truffée d’une page manuscrite obtenue à 50 000 euros tandis qu’une édition de luxe de Casse-Pipe illustrée par Tardi atteignait 3 500 euros.

Autres curiosités lors de cette vente, un aficionado de l’écrivain quittait Drouot avec en poche le titre de pension définitive d’invalidité à 70% de l’ancien combattant Louis Destouches “blessé par balle le 27 octobre 1914”. Même le catalogue de la vente était hier totalement épuisé, témoignage d’un écrivain adulé, bel et bien vivant dans les mémoires, un immortel dont on se souviendra contrairement à ses bien pâles détracteurs.

Un choeur nantais rend hommage au compositeur enraciné Paul Ladmirault

Un choeur nantais rend hommage au compositeur enraciné Paul LadmiraultLe chœur nantais Paul Ladmirault nous communique :

Le chœur nantais Paul Ladmirault est consacré au répertoire classique et éclectique du chant choral, ouvert aux adultes amateurs non débutants, un chœur qui veut aussi porter haut et loin les couleurs de sa ville en remettant à l’honneur l’un de ses enfants nantais, le compositeur Paul Ladmirault, compositeur enraciné. Il fut membre du Parti national breton et du groupe artistique Seiz Breur.

L’idée du chœur nantais Paul Ladmirault a germé au début de l’année 2011, portée par des choristes nantais désireux d’aller plus loin dans la réunion de l’exigence du chant, de la convivialité de groupe et de la collégialité associative.

[Tribune libre] La fête de la musique ou la République tuant la tradition

Tribune de Christophe Daniou, militant régionaliste breton

Je me rappelle mon enfance et l’arrivée de l’été. À l’époque, je ne comprenais pas ce qui se passait, mais c’était la fête dans mon quartier. Les voisins se rassemblaient dans un champ où l’on avait installé un barnum, où l’on cuisinait des pièces de viande à la broche. Et dès que la nuit tombait, un bûcher s’allumait et s’embrassait pendant une bonne heure, voire plus.
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