Début du Tro Breiz 2011-2017 le 1er août au départ de Tréguier

Début du Tro Breiz 2011-2017 le 1er août au départ de Tréguier

22/07/2011 – 16h10
TRÉGUIER (NOVOpress Breizh)
– Un nouveau Tro Breiz septennal commencera le 1er août à Tréguier. En six étapes, les pélerins rejoindront Saint-Brieuc.

Les Chemins du Tro Breiz entament cette année une nouvelle boucle. Le pèlerinage des sept saints de Bretagne se déroulera sur sept années, de 2011 à 2017. Sa première partie, du 1er au 6 août, ira de Tréguier à Saint-Brieuc avec étapes à Pontrieux, Paimpol, Plouha, Lanvollon et Pordic. Chaque étape représente environ 25 km.

Le succès du Tro Breiz ne se dément pas : les hébergements collectifs prévus pour 300 personnes ont été vite réservés. Il reste aux retardataires à amener leur tente ; il est possible aussi d’organiser soi-même son logement en gîte, chez l’habitant, etc. L’association assure le transport quotidien d’un bagage par personne. Une animation spirituelle est prévue chaque soir. Des événements festifs émailleront aussi le parcours.

La participation est réservée aux adhérents de l’association Les Chemins du Tro Breiz. Les non adhérents, tout comme les personnes qui ne sont pas disponibles pendant les six journées du parcours ou ne peuvent accomplir ses 150 km à pied, ont la possibilité de ne s’inscrire que pour une journée ou deux.

Tous les renseignements concernant l’étape 2011 du Tro Breiz sont disponibles sur le site web des Chemins du Tro Breiz : www.trobreiz.com.

Festival Les Nuits salines : l’énergie des 20 ans. 22-24 juillet en Bretagne

22/07/2011 – 11h00
GUÉRANDE (NOVOpress Breizh) – Chaque été depuis vingt ans, le festival Les Nuits salines atteste la vivacité de la culture celtique en Loire-Atlantique. Les 180 volontaires de l’organisation préparent un week-end très tonique du 22 au 24 juillet
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Pour son vingtième anniversaire, le festival Les Nuits salines, du 22 au 24 juillet à Batz-sur-Mer, a prévu un programme spécialement musclé, avec pour têtes d’affiche le Bagad de Saint-Nazaire et Soldat Louis vendredi 22, Gilles Servat et Avalon Celtic Dance samedi 23 !

Côté danse, le festival a aussi fait appel à des valeurs sûre. Le fest noz du vendredi 22, place du Mûrier, sera animé par les duos Guillaume Blain/Claire Leyzour (guitare chant et violon) et Mathieu Serot/Erwan Tobie (bombarde, flûte traversière en bois et accordéon diatonique). Celui du 23, au même endroit, par Benjamin Goudedranche/François Badeau (bombarde et accordéon diatonique) et Vincent Beliard/Gwenn Trimaud (bombarde et biniou).

Le chant de marins sera représenté par des régionaux de l’escale, les toujours toniques Dégâts d’chez nous, en concert samedi à 12h30, et le rock celtique par Kalfa, à 19h30. Un spectacle pour enfants est aussi prévu le dimanche.

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Avalon Celtic Dance, samedi 26 septembre 2009 à la salle polyvalente de Jarcieu (Isère)

Kubrick à la cinémathèque française : plus que 10 jours

Kubrick à la cinémathèque française : plus que 10 jours

20/07/2011 – 09h30
PARIS (NOVOpress) — L’exposition rétrospective consacrée à Stanley Kubrick se poursuit à la cinémathèque française jusqu’au 31 juillet. L’occasion, pour ceux qui ne s’y seraient pas encore rendus, de découvrir à la fois la vie du cinéaste et les décors des plus grands films du XXème siècle.

Scripts, photos, scénarios et accessoires étrangement familiers jalonnent une exposition bien montée, où le visiteur se laisse transporter de Barry Lindon à 2001 l’odyssée de l’espace, des couloirs de l’Hôtel Overlook (Shining) au Moloko milk bar d’Orange mécanique, Spartacus, Les Sentiers de la Gloire, Lolita, Docteur Folamour

Cette importante exposition cinématographique se tient jusqu’au 31 juillet prochain dans les murs de la cinémathèque française, à Paris.

[box class=”info”]Cinémathèque française – M° Bercy (lignes 6 et 14) – Ouvert du lundi au samedi de 12h00 à 19h00, le dimanche de 10h00 à 20h00. Nocturne le jeudi jusqu’à 22h00 – rens. et réservations : 01 71 19 33 33[/box]

Reporters sans frontières veut en finir avec Hadopi

Reporters sans frontières veut en finir avec Hadopi


19/07/2011 – 18h30
PARIS (NOVOpress) –
L’association Reporters sans frontières (RSF), qui milite pour la liberté de la presse, réitère sa volonté de mettre fin à Hadopi. Dans un article sur son site, elle indique : “Alors que plusieurs institutions internationales viennent de reconnaître l’accès à Internet comme un droit fondamental et que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) regrette que la protection des données personnelles soit mal assurée par Hadopi, la Haute Autorité, à contre-courant, persiste dans sa politique, en dévoilant un premier bilan chiffré de la riposte graduée.” Ajoutant : “A cette occasion, Reporters sans frontières renouvelle sa demande d’abrogation d’Hadopi. Outre ses lacunes et dysfonctionnements, la loi va à l’encontre des libertés fondamentales, en prévoyant la coupure de l’accès à Internet. Son adoption est l’une des raisons invoquées par Reporters sans frontières pour ajouter la France à la liste des ‘Pays sous surveillance’ dans son dernier rapport sur les ennemis d’Internet.”

D’autant que face au souhait d’Hadopi de couper la connection Internet de contrevenants, RSF précise : “Dans son rapport rendu public en juin 2011, Frank Larue, rapporteur spécial pour la liberté d’expression des Nations unies, avait affirmé que ‘couper l’accès Internet des utilisateurs, quelle que soit la justification fournie – et ceci inclut les lois concernant la violation des droits à la propriété intellectuelle – est une mesure disproportionnée. Il s’agit d’une violation de l’article 19, paragraphe 3, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques’. Le rapporteur de l’ONU dénonce nommément dans son rapport ‘la riposte graduée en France, et le Digital Economy Act de 2010 au Royaume Uni’.

De plus, RSF rappelle que La CNIL avait mis en garde un des prestataires d’Hadopi pour insufissance de protection des données.

Moment magique à l'Opéra de Rome : Silvio Berlusconi renversé par Giuseppe Verdi

Moment magique à l’Opéra de Rome : Silvio Berlusconi renversé par Giuseppe Verdi

(Source : AGORAVOX) — Le 12 mars dernier, Silvio Berlusconi a dû faire face à la réalité. L’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Muti.

Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l’épisode de l’esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 – époque où l’opéra fut écrit – était opprimé par l’empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu’à la création de l’Italie unifiée.

Avant la représentation, Gianni Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget de la culture du gouvernement. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.

Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant plus que Silvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…

Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d’orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».

Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti, sénateur à vie ».

Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière. », raconte-t-il.

[youtube width=500]G_gmtO6JnRs[/youtube]

Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M. Berlusconi, et voilà ce qui s’est produit :

[Après que les appels pour un « bis » du « Va Pensiero » se soient tus, on entend dans le public : « Longue vie à l’Italie ! »]
Le chef d’orchestre Riccardo Muti : Oui, je suis d’accord avec ça, « Longue vie à l’Italie », mais…
[applaudissements]
Muti : Je n’ai plus 30 ans et j’ai vécu ma vie, mais en tant qu’Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j’ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j’acquiesce à votre demande de bis pour le « Va Pensiero » à nouveau. Ce n’est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Chœur qui chantait « O mon pays, beau et perdu », j’ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l’histoire de l’Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie serait vraiment « belle et perdue ».
[Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]
Muti : Depuis que règne par ici un « climat italien », moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant… nous devrions, donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale, et avec un Chœur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.

C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves. « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. »

« Ce soir-là fut non seulement une représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l’attention des politiciens. »

Les identités discrètes : "Atlas des nations sans État en Europe"

Les identités discrètes : “Atlas des nations sans État en Europe”

Les identités ne se commandent pas et elles ne s’acquièrent pas par décret. On est d’où l’on naît ou d’où l’on vient si on a le malheur de naître loin des siens. Le plus souvent, l’identité est évidente. On naît allemand ou russe et cette identité est visible, palpable et indiscutable.

La chose est moins évidente dans les Etats-nations composites, fruit des ambitions expansionnistes de grandes familles régnantes, passées à la moulinette du nationalisme issu de la Révolution française.

Ces étiquettes héritées du XIXème siècle sont trop étroites et trop vagues pour accueillir les vieilles nations que l’on crut un moment disparues.

Qui aujourd’hui se dit Belge ? Plus grand monde. Les populations des Pays-Bas méridionaux s’enrochent dans leur identité flamande ou wallone. En Espagne, les Catalans, le Basques ou encore les Galiciens revendiquent un destin national propre.

Dans toute l’Europe, peu ou prou, on retrouve ces nations sans État qui sont une composante essentielle de nos identités européennes.

Pour mieux connaître ces peuples minoritaires qui ne veulent plus disparaître, les éditions Yoran Embanner ont publié un très utile Atlas des nations sans État en Europe, de Mikael Bodlore-Penlaez qui fait un inventaire détaillé des minorités nationales sur notre continent.

Illustré de plus soixante cartes inédites, cet atlas, novateur et intelligent, dresse le portrait de plus de trente nations sans État. Chacune d’elles est décrite avec précision : fiche d’identité, cartes, zoom historique et géographique, situation politique, vitalité des langues pratiquées.

Autant de clefs pour comprendre l’un des enjeux géopolitiques majeurs de l’Europe du XXIème siècle et une des bases du renouveau identitaire de nos pays.

[box class=”warning”]Atlas des nations sans État en Europe, peuples minoritaires en quête de reconnaissance, Mikael Bodlore-Penlaez, 160 pages grand format en couleurs, 25 euros. Disponible chez votre libraire ou en ligne : yoran-embanner.com[/box]

Les révoltes arabes. Sur Méridien Zéro dimanche 17 juillet à 23 heures. Avec Philippe Prévost

[box class=”info”]Méridien Zéro nous communique :[/box]

L’équipe de Méridien Zéro vous propose pour la fin de semaine de traiter des révoltes arabes, pas celles qui enflamment nos banlieue nous y reviendrons, mais celles qui font aujourd’hui la une de tous nos grands médias.
Pour s’entretenir de ce phénomène, nous aurons le plaisir d’accueillir dans nos studios l’historien Philippe Prévost.
C’est à un décryptage éclairé et à une fine et brillante analyse de ces « soulèvements populaires » que toute l’équipe de MERIDIEN ZERO vous convie ce dimanche à 23h.

A écouter sur :
http://meridienzero.hautetfort.com/
ou
http://www.radiobandieranera.org/
ou
Europa Radio

Les révoltes arabes. Sur Méridien Zéro ce soir à 23 heures. Avec Philippe Prévost

Céline : les « Bagatelles » face à la critique de l’époque

[Tribune Libre] Céline : les « Bagatelles » face à la critique de l’époque

[box class=”warning”]Comment « Bagatelles pour un massacre », le pamphlet  antisémite que Louis Ferdinand Céline publia en 1937, fut-il accueilli par la critique de l’époque ? André Derval, qui vient de publier l’accueil critique de « Bagatelles pour un massacre » fait le point sur la question.[/box]

Céline : les « Bagatelles » face à la critique de l’époque

L’ouvrage réunit 62 articles parus dans la presse l’année qui suit la publication de « Bagatelles pour un massacre » : 1938. Beaucoup de chroniqueurs oubliés mais aussi André Billy, Robert Brasillach, Lucien Rebatet, Lucien Combelle, Victor Serge, Jules Rivet, Emmanuel Mounier, André Gide, Charles Plisnier.
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Tintin de Peter Jackson et Steven Spielberg, la bande annonce [vidéo]

La bande annonce de ce film de Tintin, Le secret de la Licorne a été dévoilée cette semaine. Il sera en salles le 26 octobre prochain.

Tintin et ses amis découvrent des indications sur un bateau coulé qui était commandé par un ancêtre du Capitaine Haddock. Ils partent à la chasse au trésor.

Jean-Pax Méfret à l’Olympia

Jean-Pax Méfret sera en concert à l’Olympia le dimanche 1er avril 2012 à 15 h 30.
Information et location auprès de l’Olympia
– par internet : www.olympiahall.com
– et par téléphone : 08.92.68.33.68 (0,34 €/min) de 10h à 18h
Places dès 29 €

Accompagné par huit musiciens de renom regroupés dans le Sound Orchestra, Jean-Pax Méfret a rajouté douze nouvelles chansons, inspirées de l’actualité récente, pour son passage à l’Olympia. Douze chansons inédites – de l’Afghanistan au Drapeau brûlé – qui complèteront un récital de titres cultes : Veronika, Beyrouth, Camerone, Diên Biên Phû, Les Harkis, Le pays qui n’existe plus…

Découverte à Rezé (Loire-Atlantique) d'un quai construit par les Gaulois

Découverte à Rezé (Loire-Atlantique) d’un quai construit par les Gaulois

11/07/11 – 16h00
REZÉ (NOVOpress Breizh)
–Un quai situé au bord de la Loire, remontant au début de notre ère, vient d’être mis à jour à Rezé, au sud de l’agglomération nantaise. Une découverte archéologique majeure, qui vient opportunément rappeler un fait que certains voudraient occulter : les origines gauloises de la France.

Depuis six ans le site de la cité gallo-romaine de Ratiatum, sur la commune de Rezé, fait l’objet de fouilles organisées chaque année par l’Inrap (Institut national de recherche en archéologie préventive) en collaboration avec l’université de Nantes. Entamées début juin celles-ci, auxquelles participe une équipe d’une quarantaine de chercheurs et d’étudiants, ont permis la découverte d’un quai parfaitement conservé.

D’une longueur de 150 mètres, constitué d’un assemblage de planches de bois, parfois longues de plus de dix mètres et de dalles de pierre, il a été construit par les Pictons, un peuple gaulois, au premier siècle de notre ère, probablement entre l’an 50 et l’an 70, sous le règne de l’empereur Néron.

Fondée sous le règne d’Auguste, entre l’an 20 av. J.-C. et l’an 10 ap. J.-C., Ratiatum a connu un développement rapide lors du Ier siècle de notre ère. Ratiatum était alors la seconde ville des Pictons, après la capitale Limonum (Poitiers). Les fouilles déjà effectuées ont permis d’établir que la ville disposait d’un temple, de nombreuses villas, d’entrepôts et de magasins installés le long du port. Suite à un ensablement du port, la cité commencera à décliner à partir du IIIème siècle, au profit de Nantes.

Cette découverte, unique en France, sera-t-elle préservée ? Dans une déclaration à Ouest-France, Ophélie de Peretti, archéologue municipale de Rezé, précise : « Nous avons étudié toutes les techniques possibles. A l’air libre, au soleil, le quai n’échapperait pas à la détérioration. Il est impossible de le laisser découvert. » Le quai devra donc être recouvert.

Un moulage, effectué par un laboratoire spécialisé dans la restauration et la recherche sur les objets d’art, devrait toutefois permettre d’établir un fac-similé d’une partie de ce quai, qui pourrait trouver sa place dans le Centre d’interprétation du patrimoine que la Ville de Rezé a l’intention d’édifier. A une époque volontiers oublieuse de ses racines, l’intérêt d’un tel projet, qui entend pérenniser, à travers un patrimoine antique exceptionnel, la plus longue mémoire d’une ville, mérite d’être souligné.

« Fatigue du sens » de Richard Millet

Nous reproduisons cet article de la Fondation Polémia avec son aimable autorisation.

[box class=”warning”]Polémia a publié récemment un article sur « La révolte des intellectuels ». L’essai fulgurant de Richard Millet, Fatigue du sens, en est l’illustration. Didier Marc présente ici l’œuvre de l’ « écrivain prolifique et magnifique » qui en est l’auteur : le témoignage courageux et passionné d’un écrivain-guerrier pour qui « l’Europe tout entière n’est plus qu’une déchirure raciale dont l’islam et l’antiracisme sont les fourriers et le libéralisme le grand ordonnateur ».
Polémia[/box]

Richard Millet est un écrivain prolifique et magnifique. Son œuvre comprend une cinquantaine de livres, des romans et des essais, tous écrits dans une langue et un style qui n’ont guère d’équivalent dans la littérature française contemporaine. Le sentiment de la langue

L’auteur du Sentiment de la langue (1), ouvrage qui a obtenu le Prix de l’essai de l’Académie française en 1994, est né en Haute-Corrèze et a vécu au Liban de six à quatorze ans, double enracinement que l’on retrouve dans toute son œuvre. Le pays de sa prime enfance c’est celui des hauts plateaux du Limousin, celui de Siom, son village entre Tulle et Aubusson, un pays « obscur entre l’eau, le granit et le ciel », aux gens repliés « dans les éternelles postures primitives ». Puis viendra le Liban et Beyrouth, cette ville pleine d’odeurs, de « chants d’oiseaux et de cris d’enfants », où il devient adolescent « dans un creuset de langues, de vocables et d’accents [qui] incitait à la tolérance », mais où, plus tard, il éprouvera « au plus haut le fait de vivre tout en achevant de [se] séparer de l’espèce humaine ».

Ces lieux de mémoire lui inspireront la plupart de ses livres, parmi lesquels deux sont particulièrement emblématiques : Ma vie parmi les ombres (2) pour la Corrèze, et La Confession négative (3) pour le Liban.

Le premier est un roman autobiographique, une plongée dans l’univers crépusculaire, funèbre, d’un monde rural que ses habitants abandonnent et qui meurt ; c’est une sorte de requiem pour une civilisation millénaire qui disparaît. C’est là qu’il erre, « perdu ou sauvé par l’écriture, ombre parmi les grandes ombres de Siom ». Ce livre pourrait être placé sous l’invocation de Patrice de la Tour du Pin selon lequel « les pays qui n’ont plus de légendes sont condamnés à mourir de froid ».

Confessions négatives

Le second livre, La Confession négative, est également autobiographique. C’est le récit de l’engagement de l’auteur, alors âgé de 22 ans, à Beyrouth aux côtés des chrétiens maronites et de leurs phalanges armées, lors de la guerre civile de 1975-1976. Millet était venu au Liban « chercher la poésie », et il n’y a trouvé que « la fleur inverse de [sa] propre abjection ». Ce mot renvoie sans doute, comme l’a souligné le critique Richard Blin (4), aux Fleurs du mal, « livre atroce », disait Baudelaire, dans lequel « j’ai mis tout mon cœur, toute ma haine ». Dans son journal, Mon cœur mis à nu, il écrivait aussi : « Il n’y a de grand parmi les hommes que le poète, le prêtre et le soldat. L’homme qui chante, l’homme qui bénit, l’homme qui sacrifie et se sacrifie ». C’est à ces hauteurs (celles où l’on côtoie Jünger, Malaparte ou Malraux) que se situe Richard Millet dans cet admirable récit qu’il définit lui-même comme un « opéra baroque ».

Après le Liban, il regagnera l’Europe « où les hommes ne croient plus à rien et où les ormes sont morts de maladie » et consacrera une part importante de son œuvre à défendre et illustrer la langue française, notamment avec sa trilogie sur Le sentiment de la langue.

Langue sans appartenance, nationalité sans fondement…

Cet amour du français se retrouve dans l’essai qu’il vient de publier sous le titre Fatigue du sens. Il y dénonce, en effet, le déclin de notre langue devenue « simple outil de communication, d’information, de propagande ». Le français d’aujourd’hui, le « sous-français contemporain […] est une langue sans appartenance véritable, de la même façon qu’il existe des nationalités ou des identités sans fondement ». En d’autres termes, le déclin de la langue est consubstantiel à la décadence de la nation. On assiste ainsi aujourd’hui à une véritable « tiers-mondisation des langues nationales par quoi le libéralisme établit le règne du Marché ».

Le cri de douleur d’un écrivain français, soucieux des origines

Richard Millet

Ce thème n’est toutefois qu’un des aspects de cet essai qui est avant tout le cri de douleur d’un écrivain français qui a le « vaste souci de l’origine » et s’interroge sur « ce qu’il advient du sens de la nation et de [son] identité devant une immigration extra-européenne qui la conteste comme valeur et […] ne peut que la détruire, non pas avec l’intention de le faire mais parce que l’illimitation de son nombre et son assentiment aux diktats du libéralisme international rencontrent cette terrible fatigue du sens qui affecte les Européens de souche ». Par ce propos liminaire, le ton du livre est donné. Mais Millet n’est ni un pamphlétaire ni un provocateur. C’est un écrivain de souche française qui clame son appartenance à un peuple qui n’est plus aujourd’hui qu’une « population – une variabilité statistique ». Le peuple français, « parfaite synthèse » des Latins, des Celtes et des Germains, « ne peut qu’entrer en conflit avec une immigration extra-européenne » devenue massive.

L’immigré, figure emblématique de la société post-moderne

Cette immigration, estime-t-il, est devenue un « cauchemar », pour les autochtones comme pour les immigrés, car elle n’est, sous tous ses aspects, qu’un « trafic d’êtres humains où les intérêts mafieux rencontrent ceux du capitalisme international ». Il n’hésite pas à dire que « seuls les imbéciles et les propagandistes du Bien » peuvent continuer à prétendre que l’immigration est une « chance pour la France ». Pour lui, elle est, au contraire, porteuse d’une « guerre civile innommée ». Elle est devenue une idéologie, l’acmé de la pensée dominante, et l’immigré (le clandestin, le sans-papiers, le Rom) non seulement le nouveau prolétaire, mais la figure emblématique de la société post-moderne.

Ecrivain enraciné dans le sol français, dans la « vieille terre de la langue », Richard Millet ne peut se résoudre à « voir des minarets se dresser sur le plateau de Millevaches […] déjà défiguré par des éoliennes ». Il souffre de ne plus se reconnaître dans le pays qui est le sien, qui a honte de lui-même et ne cesse de se repentir et de se renier. Il se demande « comment être le citoyen d’un pays dont Yannick Noah, « cet histrion du Bien, miroir de l’insignifiance française, symbole de l’idéologie mondialiste » est la personnalité préférée. La France n’est plus qu’un « grand corps épuisé », un « non-lieu » incrusté dans une « mosaïque de non-lieux labellisés » (l’Europe, le monde).

Français de sang

Dans la même veine, il stigmatise l’idéologie racialiste du métissage généralisé et l’antiracisme, cet « appareil idéologique d’Etat » qui « finira par jeter l’opprobre sur ceux qui, n’appartenant à aucune minorité visible, ne sont que des Français de souche », expression à laquelle il préfère celle de « Français de sang ».

Comment en est-on arrivé là ? « C’est dans l’enseignement que tout s’est joué », énonce fort justement l’auteur. Ancien professeur dans la banlieue sud-est de Paris, il a pris conscience que face à une majorité d’élèves issus de l’immigration il ne pouvait plus « dire nous, ni renvoyer à un champ référentiel historique, géographique, culturel, religieux commun ». Ce constat l’a amené à renoncer à la « conception intégrationniste » de l’enseignement qu’il avait fait sienne et à abandonner ce métier. Mais il n’oublie pas de pointer également la responsabilité des idéologues et des pédagogues qui ont « mis à mal le système éducatif français au nom d’idéaux égalitaristes ». Ils ont notamment, au nom du fameux « apprendre à apprendre » cher aux « experts » en sciences de l’éducation, vidé la notion d’apprentissage de son sens. « Pourquoi apprendre et quel savoir », s’interroge l’ancien professeur, « lorsque l’idée de connaissance obéit à la logique horizontale et que la haine de l’intelligence, de l’héritage, de la profondeur, de l’effort est une des caractéristiques du monde contemporain ! »

Sans craindre le reproche incapacitant d’islamophobie, il écrit que l’islam est incompatible avec le christianisme européen et que sa « ruse suprême est de faire croire qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme ». Il considère que l’islam, devenu, volens nolens, la deuxième religion en France, est un « universalisme expansif et réducteur ».

L’Europe, espace de disneylandisation ethnique

Millet n’est cependant pas un anti-immigré obsessionnel, comme voudraient le faire croire tous ceux, et ils sont nombreux, que ses idées insupportent et qui le détestent. Il n’hésite pas à montrer du doigt la figure du « Français de souche fatigué d’être lui-même au point de devenir l’esclave de […] sa veulerie, de sa médiocrité, de son acrimonie petite-bourgeoise… ». Il condamne également la « sous-américanisation » de la France et, au-delà, de l’Europe qui sont devenues « un espace de dysneylandisation ethnique […], le modèle du “parc humain” (5) de l’avenir où l’esprit est mis à mal par le divertissement et le spectacle ». Il se sent en exil, enfin, dans ce monde d’aujourd’hui que gouvernent « la Loi, la Tolérance, le Bien, l’Humanité » et que régentent les « lobbies sexuels, religieux, ethniques, régionalistes, maçonniques, etc. ».

En écrivant, dans une phrase qui pourrait résumer l’ensemble de son livre, « l’Europe tout entière n’est plus qu’une déchirure raciale dont l’islam et l’antiracisme sont les fourriers et le libéralisme le grand ordonnateur », Richard Millet a sans doute encore élargi le cercle de ses contempteurs. Mais il n’en a cure, car son essai, scandaleux pour la doxa et tous les bien-pensants du politiquement correct, est un véritable livre de combat. Il constitue, malgré parfois certaines généralisations un peu excessives, un ensemble de « fragments en forme de carreaux d’arbalètes » décochés sur le « monde horizontal » qui est le nôtre, c’est-à-dire le monde qui a renoncé « à toutes les valeurs de la verticalité ». Fatigue du sens est le témoignage courageux et passionné d’un écrivain-guerrier.

Didier Marc

Richard Millet, Fatigue du sens, éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2011, 154 pages, 16 €.

Notes

(1) Le Sentiment de la langue, I, II, III, La Table Ronde, puis coll. Petite Vermillon, 2003.
(2) Gallimard, 2003, puis Folio, 2005.
(3) Gallimard, 2009.
(4) In Le matricule des anges,
(5) Cf. Allusion à Peter Sloterdijk, n° 100, février 2009. Règles pour le parc humain. Une lettre en réponse à la Lettre sur l’Humanisme de Heidegger, Paris, Editions Mille et Une Nuits, « La petite collection », 2000.

[box class=”warning”]Source : Correspondance Polémia – 8/07/2011 [/box]

Otto de Habsbourg : “Qu’il y a t-il d’universel dans l’esprit européen ?”

[box class=”info”]Prononcé le 23 octobre 2007 par SAIR l’Archiduc Otto de Habsbourg devant ses pairs de l’Académie des sciences morales et politiques de France, le texte que nous vous livrons aujourd’hui constitue un résumé de la pensée politique de cet homme lettré, fils du dernier empereur d’Autriche, qui a traversé le siècle et nous a quitté il y a quelques jours.[/box]

[box class=”warning”] Attention, ce texte est une tribune reprise sur Novopress. Ce document ne reflète donc pas nécessairement les valeurs défendues par Novopress. [/box]

Un des hommes les plus remarquables de notre époque, le pape Jean-Paul II, demanda à son entourage, à la fin d’une agonie très douloureuse, de ne pas pleurer, car il était, quant à lui, profondément heureux. Beaucoup ne comprirent pas ce que le Souverain Pontife mourant voulait dire, si ce n’est dans un sens strictement religieux. Seuls ceux qui avaient atteint son âge et venaient, comme lui, de l’est de l’Europe, pouvaient pleinement mesurer les progrès accomplis dans l’espace d’une vie et se réjouir, avec lui, que les tyrans eussent disparu du Vieux Continent.

Hitler et Staline ont disparu. Un certain nombre de frontières aussi, dans leur sens le plus archaïque. C’est notamment le cas en Europe centrale et orientale, dont les frontières souvent artificielles avaient été établies après 1918 et consolidées après l’accord de Yalta. Pour la première fois, il nous a été donné de les voir disparaître de façon pacifique.

En même temps, certaines idéologies totalitaires ont reculé. Elles n’étaient en réalité que le transfert d’aspirations religieuses sur un plan où elles n’avaient aucune légitimité : la politique. Elles n’ont pas encore totalement disparu, même chez nous en Europe ; et, dans d’autres régions du monde, le totalitarisme continue malheureusement encore à s’étendre.

Une autre idée sanglante du siècle passé, le nationalisme, est toujours bien vivace dans certains pays, surtout à la suite d’une confusion dangereuse avec le patriotisme. Un patriote est quelqu’un qui aime son pays ou sa nation, tout en respectant les autres peuples. Le nationaliste, pour sa part, est un adorateur de son pays ou de son peuple et il fonde son culte, le plus souvent, sur la haine ou le mépris des autres.

Cette distinction entre patriotisme et nationalisme est illustrée par un des grands hommes du XXème siècle : le général de Gaulle. Dans toutes ses déclarations et notamment dans celles qui concernaient les relations franco-allemandes, il a mêlé à son patriotisme français l’expression d’un respect sincère pour l’Allemagne. Même au cœur de la dernière guerre entre les deux pays, alors qu’il était le chef de la France libre, de Gaulle osa déclarer que l’un des fondements d’une nouvelle Europe devait être d’abord la révision du traité de Verdun, qui avait partagé le regnum Francorum entre les héritiers de Charlemagne, puis la préparation d’une nouvelle entente des « Francs », sous une forme moderne. Revenu sur le sol de France, il formula à de nombreuses reprises cette notion d’un patriotisme ouvert que les nationalistes avaient oblitérée.

On a trop peu souligné l’accord qui existait entre le général français et la vision de l’Europe dont l’apôtre était Coudenhove-Kalergi. Dans son idée d’union européenne, cet Autrichien, qui était né d’une mère japonaise, unissait les vertus des anciennes grandes communautés de notre continent : la France, l’Allemagne du Saint-Empire et l’Empire austro-hongrois avec sa mosaïque de nationalités. Nous trouvons dans les enseignements de Coudenhove et du général de Gaulle une même idée de l’Europe, à laquelle nous donnons aujourd’hui le nom d’Union : l’idée d’une unité réelle dans une diversité assumée.

Ceux qui ont le privilège de voyager souvent hors d’Europe savent que celle-ci est devenue un exemple à travers le monde. Des problèmes similaires à ceux que nous avons surmontés se posent ailleurs que sur notre continent. Il faudra tôt ou tard trouver à ces problèmes une réponse adéquate ; les idées européennes de subsidiarité et de fédéralisme pourront y aider. Bien entendu, ces idées exigent pour s’imposer la longue durée. Il en va ainsi de toutes les idées nouvelles. Mais leur progrès se mesure avant tout aujourd’hui sur le plan de la pensée, et c’est là l’un des grands devoirs de l’Europe que nous créons.

Le problème de l’Europe, ce fut d’abord celui des frontières. Nous n’en voulons pas de nouvelles et, en instaurant la liberté de circulation, nous avons déjà spiritualisé celles qui existaient, sans porter atteinte pour autant aux identités nationales. Nous voulons maintenant réduire tous les obstacles qui créent des barrières entre les peuples, tout ce qui, dans une conception mal comprise de la souveraineté nationale, empêche les Européens de se rapprocher.

Pour continuer de se relever, après les drames du XXème siècle, l’Occident doit revenir aux principes fondamentaux qui ont fait sa grandeur. Il sera sans doute difficile de remonter la pente, mais nous assistons déjà à un certain renouveau des valeurs traditionnelles, qu’elles soient personnelles ou collectives ; c’est notamment le cas des valeurs religieuses. Aussi l’avenir n’est-il pas, à mes yeux, aussi noir qu’on aurait pu le craindre.

L’Europe est porteuse de deux messages essentiels. D’abord, l’Europe a été créée sur des idées religieuses et, dans un grand nombre de pays européens, la religion reste aussi forte aujourd’hui qu’elle l’était par le passé. Qu’on l’aime ou qu’on le combatte, le fait religieux continue d’être un élément important dans la vie de très nombreuses personnes. Une attitude de laïcité mal comprise, qui voudrait éradiquer le facteur religieux, ne saurait avoir d’avenir face à une aspiration si ancrée en l’homme. La seconde idée dont l’Europe est forte, ce sont les droits de l’homme. J’ai personnellement la conviction profonde que les deux messages ont un lien essentiel. Je suis convaincu que les droits de l’homme sont fondés sur le fait que tous les hommes sont des créatures de Dieu, auxquelles il est impossible de dénier un certain nombre de droits inaliénables. Je pense que c’est sur ce plan que la religion est appelée jouer à nouveau un rôle historique : la défense des droits de l’homme. Les droits de l’individu ne peuvent pas, en tant que droits fondamentaux, fluctuer au gré de majorités changeantes ou dépendre de la seule volonté d’un potentat. Les droits de l’homme doivent avoir un fondement tel qu’il leur donne une position absolue de force. Une même logique s’applique d’ailleurs aux droits de collectivités, partout où surgissent des conflits entre nations majoritaires ou minoritaires.

Sur ce plan des idées et des concepts politiques, la tâche spéciale de l’Europe est non seulement de prêcher, mais aussi de donner l’exemple. Quand on relit l’histoire de l’Europe et de sa construction en général, notamment dans ses efforts pour définir où se situent ses propres frontières, on arrive à la certitude que la création véritable de l’Europe, dans la longue durée, deviendra de plus en plus manifeste au fur et à mesure que se dégageront les facteurs culturels qui l’unissent. Il devrait en aller de même pour la Méditerranée, à laquelle doit être assigné de redevenir un élément d’union plus que de division. Autour de notre mer se côtoient les trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam. Elles y sont nées avant d’assumer un rôle mondial. Ceux qui veulent voir les situations telles qu’elles sont trouveront entre elles beaucoup d’éléments communs. Les grands penseurs, quelle que soit leur confession, sont arrivés à une telle conclusion. Pour un Saladin chez les musulmans, citons, du côté chrétien, le vénérable Raymond Lull qui, dès le XIIIe siècle, avait souligné, alors qu’il se trouvait aux Baléares, tout ce qu’il y avait de commun entre l’islam et les Églises chrétiennes. Par conséquent, il souhaitait que l’on trouvât les moyens d’une coopération effective et que l’on cherchât, pour l’avenir, tout ce qui pouvait unir au lieu de s’en tenir à ce qui divisait. Il est regrettable qu’aujourd’hui la mémoire de ce grand penseur, qui a été en même temps un saint de l’Église catholique et dont la pensée serait d’une si grande utilité, soit presque oubliée, même chez nous. Dans son testament, la reine d’Espagne, Isabelle la Catholique, écrivait que la Méditerranée ne serait jamais une frontière, mais au contraire un lien commun pour tous ceux qui auraient le souci d’établir la paix. Ce que les trois religions du Livre ont en commun doit être le fondement d’une union autour de la Méditerranée, union indispensable à l’ordre et à la paix dans le monde.

Au-delà de l’Union européenne, nous devons œuvrer aussi à une union des peuples qui entourent la Méditerranée, selon une forme nouvelle qui ne sera jamais celle d’une union des États, mais une entente sui generis qui pourrait être l’un des ferments de la paix mondiale. Telle est aujourd’hui la tâche capitale de l’Europe. Elle doit s’unir en tant qu’Europe pour pouvoir étendre son message de paix aux différentes nations qui ont en héritage le message des trois monothéismes. Le facteur religieux jouera, dans le dialogue des forces divergentes, un rôle décisif. Et il est heureux de voir que des rapprochements sont déjà visibles, même s’ils demeurent trop limités. Saluons, par exemple, ces personnalités de premier plan qui surent se retrouver dans un véritable dialogue : l’Albanaise catholique Mère Thérésa et le président musulman du Kosovo, Ibrahim Rugova.

Avec un tel élargissement de notre vue, nous arriverions à progresser dans le débat indispensable sur les racines spirituelles et religieuses de l’Europe. Quand on a aujourd’hui l’opportunité de voyager dans des pays récemment libérés du communisme, on observe que le totalitarisme, s’il a failli sur bien d’autres points, n’a jamais réussi à produire de la beauté. Rien de plus logique, car la beauté est le fruit de l’esprit et non de la matière, que cet esprit vienne des juifs, des chrétiens ou des musulmans. La beauté pourrait sauver le monde, en contribuant à son unification chaque jour plus pressante, face aux problèmes considérables posés par le développement scientifique et technique et ses conséquences pour la paix à l’âge nucléaire. Bien entendu, ce chemin sera long et très ardu. Il en vaut néanmoins la peine. C’est là que les Académies, l’entente des hommes et des femmes de pensée, auront à jouer un rôle capital : indiquer et déblayer les routes qu’emprunteront les peuples.

L’idée européenne est avant tout une vision de paix qui parvient à surmonter un passé guerrier. Au Moyen Âge, cette idée de paix a existé. Elle s’est appelée la Treuga Dei : la trêve de Dieu. Imposée par les moines de Cluny, cette trêve restaurait la paix dans une société devenue brutale du fait de l’effondrement des pouvoirs centraux. C’est à une telle Trêve entre les pays, entre les esprits et entre les croyances religieuses que l’Europe doit s’atteler. Cela constitue sa tâche historique et elle porte seule la responsabilité d’en avoir l’initiative.

Permettez-moi, pour conclure, d’évoquer un épisode de mon histoire personnelle qui concerne l’Institut de France, lequel accueille aujourd’hui les Académies de toute l’Europe. En 1978, pour pouvoir être élu au Parlement européen, je souhaitais obtenir la nationalité allemande, sans pour autant renier ma nationalité autrichienne. Je ne le voulais surtout pas. Il me fallait donc acquérir la double nationalité. Or, ce genre de naturalisation était à l’époque très difficile à obtenir en Allemagne. Les Allemands n’accordaient la nationalité qu’à titre honorifique : à des professeurs, à des membres de grandes Académies internationales, bref à des intellectuels de renom ou encore, troisième catégorie… à des footballeurs célèbres. Comme je ne suis pas joueur de football, c’est grâce à l’Institut de France que je suis parvenu à devenir Allemand et parlementaire européen. Le jour où j’ai reçu la nationalité allemande, j’assistai à une réception que donnait Franz-Joseph Strauss dans le cadre d’une conférence à Wildbad Kreuth, dans les montagnes bavaroises. « Enfin, voici le retour du Saint-Empire romain germanique ! » s’exclama-t-il en m’accueillant.

Et pourtant, ce n’est pas le Saint-Empire romain germanique qui est revenu ici, à Paris, sous la Coupole, pour répondre à la question : « Qu’y a-t-il d’universel dans l’esprit européen ? » C’est plutôt un destin personnel, même si, j’en conviens, il est exceptionnel, le destin d’un homme qui a eu trois langues maternelles, l’allemand, le français et le hongrois, et qui possède quatre nationalités, l’autrichienne, l’allemande, la hongroise et la croate. Ce destin me suggère cette réflexion conclusive. L’Histoire se fait à travers nous. Les hommes de bien savent qu’il ne sert à rien de l’entraver, mais qu’il faut se mettre à son service dès que l’on pense qu’elle va dans le droit chemin. C’est pourquoi j’ai le sentiment profond qu’en bâtissant l’Europe nous avons fait et nous continuons de faire quelque chose qui changera la face du monde. Même si cela ne se voit pas encore, nous mettons en mouvement des forces qui nous dépassent et qui auront de grands effets. Déjà, le sentiment nationaliste imprègne moins la jeunesse que les anciennes générations qui ont vécu les guerres. L’air qu’on respire passe inaperçu. Il en est de même pour l’Europe, qui intervient dans notre vie quotidienne sans que nous nous en apercevions. Elle imprègne de plus en plus notre existence et notre esprit. Si elle n’est pas encore une patrie, que nous avons héritée de nos grands-pères et arrière-grands-pères, elle est déjà une fratrie qui fait de nous des frères et des sœurs.

Pour les pays d’Europe centrale et orientale, à laquelle j’appartiens et où je me rends souvent, l’Union européenne est un grand espoir. Être européen ne signifie pas pour ces peuples qu’ils vont devoir se renier et se fondre dans un melting-pot. Nous voulons au contraire préserver nos langues et nos cultures. Et c’est cela le génie de l’Europe : nos cultures nationales et régionales refleurissent. Imagine-t-on ici à quel point ? Loin d’être un danger pour l’Union européenne, l’élargissement à ces nations, trop longtemps soumises, est une chance inespérée de résurrection de la culture européenne. Je n’ai jamais été un partisan des sociétés multiculturelles, mais je suis un fervent défenseur de la coexistence des cultures. Je suis convaincu qu’il est possible de vivre en paix ensemble. Dans une Europe « pluriculturelle » et non pas « multiculturelle », une Europe pluraliste donc, la coexistence des cultures et des langues me paraît possible et même souhaitable. Car les liens entre les peuples se créeront moins par la politique que par le commerce, la parole, l’économie ou la littérature. Il ne s’agit pas d’uniformiser la culture européenne. Au contraire, c’est notre diversité qui fait notre force. Mais il faut avant toute chose que nous nous connaissions.

Car, j’en suis convaincu, il n’y a pas de différences fondamentales entre nous autres, les Européens.

S.A.I et R. Otto de HABSBOURG-LORRAINE
Délégué de l’Académie des sciences morales et politiques, associé étranger,
Membre de la Real Academia de ciencias morales y politicas à Madrid,
Membre de l’Academia internacional da cultura portuguesa à Lisbonne.

Sortie à la rentrée du nouvel ouvrage de Dominique Venner "Le choc de l'Histoire : religion, mémoire, identité"

Sortie à la rentrée du nouvel ouvrage de Dominique Venner “Le choc de l’Histoire : religion, mémoire, identité”

A la rentrée prochaine, sortie du nouveau livre de Dominique Venner “Le choc de l’Histoire : religion, mémoire, identité”, édité par Via Romana.

Présentation du livre, que Dominique Venner souhaite être un manifeste de l’optimisme historique : “Le choc de l’histoire, nous le vivons, écrit Dominique Venner, mais nous ne le savons pas. Il annonce que l’imprévu est de retour. Le monde, la France et l’Europe sont entrés dans une nouvelle époque de la pensée, des comportements et des puissances. Ce choc de l’histoire annonce qu’il n’y a jamais de fatalité insurmontable. Le moment va venir pour les Français et les Européens de se réveiller, de répondre aux défis de l’immigration, aux idéologies toxiques, aux périls du mondialisme, aux troubles qui les assaillent. À quelles conditions? C’est à cette question que répond cet essai. Il a été conçu sous la forme vivante et dvnamique d’entretiens avec un historien qui a découvert l’histoire en y participant, ne cessant de l’étudier et de la méditer. Dominique Venner retrace ici les grandes étapes de l’aventure européenne, de ses drames et de sa pensée depuis les origines. Il propose des pistes neuves et des exemples forts pour conjurer le déclin, comprendre l’histoire que nous vivons et conduire sa vie.”

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble » © AMC

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble »

09/07/2011 – 14h00
ATLANTA (NOVOpress) –
La saison 1 de The Walking Dead vient de sortir en DVD. L’histoire démarre du côté d’Atlanta (Etats-Unis). L’agent de police Rick Grimes (photo) est à la poursuite de délinquants lorsqu’il reçoit une balle en plein torse et tombe dans le coma. A son réveil à l’hôpital, la société américaine a versé dans l’apocalypse : les campagnes et les villes sont peuplées de zombiesmulticolores (Blancs, Noirs, Asiatiques…) assoiffés de sang et friands de chair humaine.

Côté pile, The Walking Dead peut être perçu comme une métaphore sur l’horreur de la mondialisation humaine où chaos, terreur et invasions glacent le sang. Comme l’a déjà filmée George Romero. The Walking Dead, c’est aussi une réflexion sur les aliénations et futilités de la société de consommation. La série de Frank Darabont prône également le recours à l’autodéfense et aux armes à feu afin de lutter contre une menace extérieure. Enfin, le premier épisode a le mérite de rappeler que la vie peut triompher d’un état comateux.

Côté face, The Walking Dead peut heurter par son esthétisme de la violence (interdit aux moins de 16 ans). Surtout, The Walking Dead ne s’émancipe pas d’un politiquement correct lourdingue. Dans le deuxième épisode, le rôle du méchant survivant est incarné par un raciste Blanc « consanguin » qui n’a rien compris au film : face aux envahisseurs, il n’y a plus de Blancs ou de Noirs, mais des « êtres humains » unis pour sauver leur peau. En guise de punition, le Redneck sera abandonné par ses petits camarades en apéritif aux zombies. Sympa. Le « vivre ensemble » à la sauce horrifique ?

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Malika Sorel

La révolte des intellectuels contre le Système

Article repris avec l’aimable autorisation de Polémia – La dissidence des intellectuels a précédé la chute de l’Union soviétique. La révolte des intellectuels contemporains pourrait bien annoncer la chute de l’empire cosmopolite. Certes, les oligarques du Système sont puissants : ils possèdent l’argent et contrôlent les médias classiques. Mais le pouvoir de ces oligarques est triplement menacé : par la révolte populiste, par la révolte numérique mais aussi par la révolte des intellectuels. Philosophes, anthropologues, économistes, géopoliticiens, géographes et sociologues sont de plus en plus nombreux à contester le désordre établi. A l’écart d’une actualité hollywoodienne, Andrea Massari nous propose de prendre un peu de hauteur… Explications.

Les philosophes à la quête du sens

L’écrivain Richard Millet dénonce La Fatigue du sens et l’horizontalité du monde

L’écrivain Richard Millet dénonce La Fatigue du sens et l’horizontalité du monde

Dans les années 1950, la majorité des philosophes étaient marxistes ; ils sont devenus droits-de-l’hommistes dans les années 1970/1980. Aujourd’hui, beaucoup de philosophes sont des critiques acerbes de la modernité et portent souvent la parole d’un retour à la tradition. C’est le cas de Jean-François Mattéi, auteur de La Barbarie intérieure et du Procès de l’Europe. C’est le cas de Philippe Nemo, auteur de La Régression intellectuelle de la France. Chantal Delsol dénonce, elle, L’Age du renoncement. Et avec une grande rage littéraire l’écrivain Richard Millet (photo) dénonce La Fatigue du senset l’horizontalité du monde. Un pamphlet philosophique éloigné de toute bien-pensance et frappé du sceau de la radicalité.

Le grand retour des frontières

Dans la novlangue contemporaine le mot frontières était devenu tabou : on n’en parlait pas, si ce n’est pour les… supprimer. Régis Debray a brisé le tabou en publiant un Eloge des frontières. L’éloge des frontières, c’est aussi le fil rouge du livre fulgurant d’Hervé Juvin : Le Renversement du monde. L’économiste et anthropologue rejoint ainsi le philosophe. L’un et l’autre chez Gallimard.

La réhabilitation du protectionnisme

Le Prix Nobel Maurice Allais

Le Prix Nobel Maurice Allais

Face à la grande menace industrielle, le vieux gaulliste Jean-Noël Jeanneney avait publié, en 1978, Pour un nouveau protectionnisme. En forme de chant de cygne car depuis la fin des années 1970, c’est le libre-échange qui donne le tempo. Parvenant même à faire censurer le Prix Nobel Maurice Allais (photo ci-dessus). Cette époque de censure est révolue : des économistes osent aujourd’hui s’afficher protectionnistes : Jacques Sapir et Jean-Luc Gréau ont rejoint Gérard Dussouy, théoricien de la mondialité, et Alain Chauvet (Un autre monde : Protectionnisme contre prédation).

Sociologues et géographes portent un regard critique sur l’immigration

Le géographe Christophe Guilly a jeté un pavé dans la mare avec ses Fractures françaises. Il y montre l’ampleur des fractures ethniques. Fractures ethniques qui ne sont pas forcément sociales : car on est plus riche (monétairement parlant, en tout cas) en Seine-Saint–Denis que dans la Creuse. De son côté, Malika Sorel tient Le langage de vérité [sur] Immigration, Intégration. Dans les mêmes perspectives que Michèle Tribalat (de l’INED) dans Les Yeux grands fermés (L’Immigration en France) ou Hugues Lagrange dans Le déni des cultures.

Le grand retour de la géopolitique

Chaque année le festival de géopolitique de Grenoble, organisé par Pascal Gauchon et Jean-Marc Huissoud, marque le retour des intellectuels vers les préoccupations de puissance : Aymeric Chauprade, auteur de Chronique du choc des civilisations, peut y croiser Pascal Boniface, auteur de Atlas du monde global et pourfendeur des Intellectuels faussaires. Hors champ, on ne saurait oublier le général Desportes, ancien directeur de l’Ecole de guerre et critique des guerres américaines. Ni Alain Soral, qui ne veut pas seulement Comprendre l’empire mais le combattre. Ni Christian Harbulot, théoricien de la guerre économique. Ni François-Bernard Huyghe, lumineux médiologue.

Le dévoilement de l’art « contemporain »

Sans oublier les charges argumentées d’Aude de Kerros

Sans oublier les charges argumentées d’Aude de Kerros...

L’art « contemporain » a plus… d’un siècle. Il est plus que… centenaire ! Il est né dans les années 1890 et trône dans les musées depuis l’Urinoir de Duchamp en 1917 ! Mais les critiques de l’art « contemporain » sont de plus en plus nombreuses et acerbes. Jean-Philippe Domecq annonce que « l’art du contemporain est terminé ». Ces artistes sans art sont aussi critiqués par Jean Clair, académicien et ancien directeur du Musée Picasso, dans L’hiver de la culture et Dialogue avec les morts. Sans oublier les charges argumentées d’Aude de Kerros (photo) (L’art caché), de Christine Sourgins (Les mirages de l’art contemporain), de Jean-Louis Harouel (La grande falsification de l’art contemporain) ou d’Alain Paucard (Manuel de résistance à l’art contemporain).

La dénonciation des oligarchies

Il y a dix ans, les « oligarques » désignaient des dirigeants russes plus ou moins mafieux qui s’enrichissaient sur les ruines de l’ex-Union soviétique. Aujourd’hui, la critique des oligarchies a franchi le mur de l’ex-« rideau de fer ». Apôtre de la démocratie directe, Yvan Blot publie L’Oligarchie au pouvoir. Il se trouve en compagnie d’Alain Cotta dénonçant Le Règne des oligarchies et d’Hervé Kempf qui publie, au Seuil, L’Oligarchie, ça suffit, vive la démocratie. Et le libéral Vincent Bénard, directeur de l’Institut Hayek, dénonce les « oligarchismes ». Un point de vue que reprend d’une autre manière, l’anthropologue Paul Jorion dans Le Capitalisme à l’agonie. Ainsi cinq auteurs, partant de cinq points de vue différents, convergent dans la même critique. A la place des oligarques, on s’inquiéterait !

Les neurosciences contre la télévision et les pédagogies nouvelles

Des milliers d’études scientifiques ont établi la malfaisance de la télévision sur la santé (obésité, maladies cardio-vasculaires) et le développement intellectuel en particulier des jeunes enfants. Avec TV lobotomie, Michel Desmurget en fait un point sans concession, frappant au cœur l’instrument central de contrôle des esprits.
Les neurosciences offrent aussi des arguments décisifs contre les pédagogies dites « nouvelles » dont les ravages dans l’éducation sont constamment dénoncés, notamment par Laurent Lafforgue, médaille Fields.

Un bouillonnement fécond

Ce qui est frappant dans ce nouveau paysage intellectuel, c’est la diversité de ceux qui le composent. Il y a les établis et les marginaux : ceux qui ont pignon sur rue chez Gallimard et au Seuil, et ceux qui publient leurs livres à la limite de l’autoédition. Qu’importe, les uns et les autres rencontrent le succès grâce à Amazon notamment.
Il y a ceux qui viennent des rives de la gauche et du marxisme et ceux qui s’assument réactionnaires. Il y a des libéraux lucides et des lecteurs de Krisis. Il y a des catholiques, des laïcs et des panthéistes. Il y a ceux qui sortent de trente ans de bien-pensance et ceux qui luttent depuis trente ans contre la bien-pensance. Il y a aussi tous ceux qui viennent de nulle part mais qui respectent les faits.

Le pouvoir des oligarques et l’ordre politiquement correct (mondialiste, « antiraciste », libre-échangiste, en rupture avec les traditions) sont placés sous un triple feu : les mouvements populistes, la blogosphère dissidente et les intellectuels en rupture. Gageons que les événements qui viennent les feront converger !

[box class=info]Beaucoup de ces livres ont fait ou feront l’objet de recensions sur Polémia. Nos lecteurs peuvent s’y reporter. Ils peuvent aussi trouver certaines recensions sur l’excellent blog metapoinfos.hautetfort.com[/box]

Concert de Rammstein à Bercy : les billets sont en vente demain vendredi [vidéo]

Concert de Rammstein à Bercy : les billets sont en vente demain vendredi [vidéo]

07/07/2011 – 21h55
PARIS (NOVOpress) – Après Strasbourg le 1er décembre, Rammstein, le groupe de métal industriel allemand, viendra de nouveau en France le 6 mars 2012 afin de se produire au Palais Omnisports de Paris Bercy. Les billets pour assister à ce rendez-vous parisien seront disponibles demain à partir de 10 heures.

Ces concerts s’inscriront dans la nouvelle tournée du groupe, baptisée « Made In Germany 1995-2011 ». Du nom d’un prochain best-of qui sortira cet hiver. Il ne devrait contenir qu’une seule chanson inédite : « Mein Land » (« Mon pays »). Le dernier véritable album de Rammstein, « Liebe ist für alle da » (« L’amour est là pour tous »), remonte à la fin 2009. Cet opus s’était égaré dans les polémiques et une prose ouvertement pornographique. « Mein Land » pourrait donc renouer avec une approche identitaire, illustrée par exemple en 2004 avec le titre « Amerika » qui visait clairement le modèle américain (vidéo ci-dessous sous-titrée en français).