Paul Bocuse : « Monsieur Paul » nous a quitté

22/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Samedi 20 janvier, un géant de la gastronomie française s’en est allé. Paul Bocuse a construit en France et de part le monde un vaste empire par lequel il fait découvrir et aimer la gastronomie française. « Monsieur Paul », c’est donc avant tout une histoire de transmission.

Cela se traduit dans l’assiette par une cuisine classique, fruit du long enrichissement des générations sur les recettes de nos terroirs. Il est le premier chef à entrer en salle et découvrir ses clients, une habitude chaleureuse qui sera reprise par de nombreux chef par la suite.

La cuisine de Paul Bocuse, c’est l’élégance de la tradition et de la simplicité. Comme il le disait si bien, « de même que la cuisine doit laisser aux produits le goût de ce qu’ils sont, le cuisinier doit employer des mots qui ont le sens de ce qu’ils sont ».


Jean-Pax Méfret triomphe au Casino de Paris

19/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Pax Méfret a investi, pendant deux représentations, la scène mythique du Casino de Paris. Accompagné de 11 musiciens et choristes, le chanteur-compositeur a donné un concert de deux heures de chansons cultes ou inédites bénéficiant de nouveaux arrangements.

TVlibertés était sur place à la rencontre d’un public totalement conquis. Après le succès à Paris, Jean-Pax Méfret va débuter une tournée en France avec deux premières haltes annoncées : le 14 avril à Nec Marly (57) et le 26 mai au théâtre Montansier à Versailles (78).


Histoire : Clovis contre les Wisigoths

17/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Après sa conquête du nord de la Gaule, Clovis entend bien poursuivre son expansion au sud de la Loire. Pour ce faire, il doit affronter les redoutables Wisigoths, solidement implantés en Aquitaine et en Espagne depuis 416.

Mais avant, il est question de s’assurer de l’alliance des Burgondes, ce qu’il fait en 500, et de la neutralité contrainte des Ostrogoths d’Italie.

En 507, pouvant compter sur l’alliance byzantine pour occuper les Ostrogoths, Clovis réunit son armée et franchit la Loire. La bataille de Vouillé, près de Poitiers, décidera du sort de cette campagne…


Jean-Pax Méfret : un concert du « chanteur de l’Occident »

Tous ceux qui étudient la pensée de droite devraient aller assister à un concert de Jean-Pax Méfret. En effet, qui d’autre peut, à 73 ans, remplir deux jours de suite le Casino de Paris (plus de 1500 places), s’apprêter à tourner en province et attirer un public dans lequel les familles et les jeunes sont plus nombreux que ses contemporains ? Qui d’autre peut faire se lever son public à l’unisson pour respecter la Sonnerie aux Morts à la fin d’une chanson (« Le vieux soldat », sous-titré « Respect »), puis faire applaudir les chefs de la Vendée militaire quand il égrène leurs noms en terminant un hymne aux Chouans ? Réponse : personne, mis à part l’ancien journaliste et grand reporter passé par le « Minute » des années 70, puis par « L’Aurore » et le « Figaro-Magazine » et qui a choisi depuis le début des années 70 d’être aussi un chanteur engagé, le « chanteur de l’Occident ».

Tout l’intérêt d’un tour de chant de Jean-Pax Méfret est de permettre une vaste rétrospective des combats qui ont mobilisé sa génération et que d’autres poursuivent : patriotisme éprouvé par la défaite d’Indochine et la perte de l’Algérie, opposition aux valeurs de Mai 68, anticommunisme viscéral, soutien aux chrétiens d’Orient, hier ceux du Liban et aujourd’hui ceux victimes de l’islam radical. Ces engagements pleinement assumés et revendiqués, mis en musique sur le mode d’une chanson de variété de bonne facture et interprétés avec une vraie voix, sont toutefois servis par des chansons plus subtiles qu’un simple répertoire militant. L’homme a du recul, une vraie sensibilité et ne cède jamais aux très rares excès de spectateurs qui veulent davantage d’agressivité (il lance à l’un deux, « ce n’est pas un meeting »), de même qu’il chante son « pays perdu », l’Algérie, avec bien plus de subtilité qu’aurait eu une apologie en bonne et due forme d’une OAS dont il a été proche.

D’extrême-droite, Jean-Pax Méfret ? C’est un peu simpliste. Il entame sa prestation par une chanson sur les chrétiens d’Orient qui reflète une réalité constatée par tous (et propose à la fin une profession de foi catholique, « La Force »). Il continue par un de ses classiques, « Sainte Mère l’Eglise », qui raconte le débarquement allié en Normandie et invite, dans une intervention parlée, à ne jamais oublié l’engagement des américains pour nous libérer du nazisme. Continue par « Veronika », hommage aux allemands de l’est et à leur lutte pour se libérer de la prison qu’étaient le secteur oriental de Berlin en particulier et la RDA en général. Il reprend en fond de scène la photo célèbre du président Kennedy et son « Ich bin ein Berliner ». Il chante les victimes du goulag soviétique et les refuzniks juifs d’URSS. Puis les harkis. Dans le coffret de ses CDs paru en 2015, tout ceci est présenté sous deux intitulés : « années froides », époque de la guerre du même nom et « Nostalgérie ».

Il existe un troisième volet à son œuvre : l’hommage à l’armée. Méfret a été un baroudeur, un reporter de guerre. Il a côtoyé les « soldats perdus ». Le plus gros succès du concert auquel j’ai assisté s’appelle « Dien Bien Phu » et entraine une partie de l’assistance à reprendre en chœur un célèbre chant légionnaire : « Contre les Viets, contre l’ennemi ». Puis vient « Camerone » aussi consacré à la Légion, puis un titre intitulé « Les oies sauvages », qui n’est pas le chant traditionnel des parachutistes et des légionnaires, mais un hommage aux soldats disparus et par extension, à tous les camarades de combat, y compris politiques, qui ont quitté ce monde. D’autres chansons se rapportent à ce monde militaire que Méfret connait pour avoir suivi leur engagement sur le terrain (un titre a été composé un soir d’OPEX).

Tout ceci, ajouté à une solide détestation de la gauche qui s’exprime entre autres dans « Solidarité » (titre écrit en 1982), tendrait à faire passer Jean-Pax Méfret non seulement pour un chanteur « pas politiquement correct », ce qu’il revendique, mais pour un « réac » façon Philippe Clay, le gaullisme en moins. Ou Michel Sardou première manière, mais le vécu en plus. L’énorme différence est que Méfret incarne une contre-culture qui a su traverser plusieurs décennies et ne se résume pas, loin s’en faut, à une caricature de « fana-mili » bas du front. Indispensable pour comprendre la sensibilité de droite.

Jean-Yves Camus

Article paru sur le site de Temps présents

Star Wars : des étoiles jusqu’à nous

La sortie du huitième volet de la célébrissime saga Star Wars, space opera de capes et d’épée galactique, est l’occasion d’une petite réflexion sur le sens tantôt évident tantôt caché du message qu’elle peut transmettre.

Au-delà de la portée purement divertissante du block-buster américain fantasque, Star Wars est un univers empruntant autant à la culture populaire américaine qu’à la culture classique européenne. Maniant les concepts clés de nos civilisations occidentales dans ses énigmes et ses paradoxes : raison et émotion, guerre et paix, bien et mal. Mais au-delà du dualisme si cher à nos conforts intellectuels, quelle complexité plus grande interroge vraiment Star Wars ?

Le mythe de la princesse guerrière : à travers les personnages de la princesse Leïa, Padmé, Rey. Du chemin d’initiation : chez Luke, Anakin, Rey, Kylo Ren. De la (re)fondation d’un ordre ancien, multiséculaire et opposé en si peu comme en tant : Jedi et Sith. C’est l’expression de la petite aventure commençant dans la maison familiale et qui devient la grande épopée, à travers des mondes exotiques baignés chacun de leurs mythes et de leurs légendes. C’est toujours la même esthétique du truchement entre le microscopique et l’immense, donnant cadre à des monarchies stellaires et des républiques finissantes. Esthétique archéo-futuriste à la croisée du fasciste du soviétique où se côtoient métal hurlant et lames abattues. C’est toujours encore l’aventure chrétienne du sans-grade, l’opprimé ou l’affamé, qui domine sa propre vie par la conquête et le sacrifice évoquant le Christ comme le bushido samouraï, ou la réception de l’enseignement des anciens. Tradidi quod et accepi, je vous ai transmis ce que j’ai reçu, est d’ailleurs prononcé dans ce dernier opus. C’est aussi la place primordiale du rituel qui sanctuarise les concepts, les codes et les valeurs plutôt que les individus, poussières d’étoiles s’ils ne s’assemblent pas dans la camaraderie et la fraternité. L’élection par la dynastie et le lignage, d’un côté comme de l’autre, de forces de la nature cherchant la rédemption au prix d’un lourd tribut. Pas d’impasse sur la musique, extrêmement virtuose de cuivres et de violons qui, à la manière des musiciens de cour ou des tragédies lyriques, accompagne l’action pour la dramatiser et lui donner une portée plus symbolique que purement esthétique. Musique dont le chef d’orchestre Gustavo Dudamel a dit qu’elle peut indéniablement s’inscrire dans les pas de Mozart, Bach, Mahler ou Chostakovitch. Toutes ces raisons, il y en a d’autres, font de l’œuvre un motif digne d’être appréhendée au moins une fois.

En bref, le nanar patricien, l’Odyssée pour les nuls qui veulent l’être moins, la Grande Histoire accessible au peuple, la parabole évangélique. Voilà Star Wars, dont Virgile s’il eût contemplé l’immensité sidérale aurait pu parler en ces termes : sic itur ad astra, c’est ainsi que l’on va vers les étoiles.

Article paru sur le site de Lerougeetlenoir.org


La bande-annonce du film sur l’attaque islamiste du Thalys dévoilée

14/12/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Réalisé par Clint Eastwood, le film « Le 15h17 pour Paris » – qui revient sur l’attaque islamiste dans le train Thalys entre Amsterdam et Paris – sortira en salles le 7 février prochain.

Pour ce film, Clint Eastwood fait jouer Spencer Stone et Alek Skarlatos, les deux militaires américains qui étaient parvenus à maîtriser le terroriste Ayoub El Khazzani, évitant ainsi un carnage et devant des héros.


Un exceptionnel fonds d’archives sur l’architecture du château de Versailles enfin numérisé !

14/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lancé en 2013, le projet Verspera pour la numérisation et la modélisation des plans de Versailles sous l’Ancien Régime vient d’aboutir à la mise en ligne d’une nouvelle banque d’images qui documente l’architecture française des XVIIe et XVIIIe siècles.

Numériser pour mieux conserver, tel est le nouvel adage des responsables de fonds de documents graphiques. Archives de guerre, fonds photographiques, collections de dessins ou d’estampes…, l’extrême fragilité de ce type de corpus rend leur exposition plus que délicate et leur mise à disposition du public quasiment impossible. Heureusement les technologies numériques permettent à présent d’exploiter tout le potentiel scientifique et artistique de ces documents sans porter atteinte à leur conservation.

Du 22 décembre au 31 mars, le site de Paris des Archives nationales proposera au public de découvrir le projet Verspera au travers un film retraçant la genèse de la campagne de numérisation mais également via la présentation de la reconstitution de la petite Galerie Mignard, aujourd’hui disparu.

Quand la France sacrifie son patrimoine au profit des promoteurs

12/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le conseil municipal de la ville de Marseille a rendu son verdict lundi : seulement 10% de la carrière antique de la Corderie sera préservée. Le reste du site est déjà assiégé par les pelleteuses de Vinci, promoteur immobilier.

Les travaux avaient été arrêtés après les premiers coups de pelleteuse, dévoilant une carrière dont la pierre a servi à construire Massalia, au VIe siècle avant J.C.

La carrière est considérée comme « l’acte de naissance de la ville ». D’avril à juin, l’INRAP (Institut National de Recherche Archéologiques Préventives) mène des fouilles sur place : des sarcophages sont mis au jour, confirmant l’intérêt exceptionnel du lieu. Une mobilisation de grande ampleur se forme, mobilisant historiens, archéologues, hommes politiques, habitants du quartier… Une pétition de plus de 15 000 signatures est faite. Ailleurs, une telle découverte conduirait à l’arrêt immédiat du chantier. Pas à Marseille, pourtant plus ancienne ville de France.

Face à la polémique montante, Françoise Nyssen signait début novembre un accord avec Vinci

Si seulement 635m2 sur les 6500 seront préservés, ce compromis veut que Vinci s’engage à une “garantie de visibilité, d’accessibilité et de restitution des vestiges”, tandis que la ministre de la Culture annonce la signature d’une « instance de classement » pour protéger ces 635m2.

Mais les modalités de la délibération votée hier sont bien différentes…

Faute de visibilité et de mise en valeur pour le public, c’est un accès restreint au site qui est prévu, neuf jours par an, à partir d’une étroite bande d’accès, en bordure du futur immeuble. Autre point d’inquiétude, l’absence de référence au classement des monuments historiques des vestiges. La ville de Marseille, elle, reste silencieuse : une mémoire sacrifiée sous le poids du béton et de l’argent.

Nouveau livre de Bernard Lugan : Heia Safari !

De 1914 à 1918, loin des fronts d’Europe, dans l’est africain, coupés de toute possibilité de ravitaillement, et commandés par le colonel puis général Paul von Lettow-Vorbeck, quelques milliers d’Allemands et d’askaris résistèrent à 300 000 soldats britanniques, belges, sud-africains et portugais.

Au mois de mars 1916, après deux années de victoires remportées au cri de « Heia Safari », l’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de soldats sud-africains contraignit von Lettow-Vorbeck à changer de tactique.

Il choisit alors celle du repli offensif, se dérobant devant des forces trop nombreuses pour les attaquer ensuite par surprise. De novembre 1917 à septembre 1918, sa retraite offensive le conduisit jusqu’au Mozambique où il enchaîna les victoires.
Au mois de septembre 1918, alors qu’il lui restait moins de 200 Allemands et environ 2 000 askaris, le général von Lettow-Vorbeck décida d’envahir la colonie britannique de Rhodésie. Le 13 novembre, il y apprit qu’un armistice avait été signé en Europe. Il refusa de se rendre, déclarant au commandement britannique qu’il pouvait encore combattre durant deux années.
Finalement, le 25 novembre 1918, en Rhodésie du Nord, l’actuelle Zambie, et alors que l’armistice était signé depuis 14 jours, 155 Allemands, officiers, sous-officiers, rappelés et volontaires, ainsi que 1156 askaris et 1598 porteurs se formèrent en carré face aux forces britanniques. Devant eux, le chef admiré auquel les askaris avaient donné le nom de « Bwana mukubwa ya akili mingi » (le grand homme qui peut tout).

Rentré en Allemagne, le 1er juillet 1919, sur ordre du gouvernement, le général von Lettow-Vorbeck écrasa le soulèvement communiste à la tête d’un corps de volontaires, le « Lettow-Korps ».

Du Kilimandjaro aux combats de Berlin, cette épopée méconnue qui mériterait d’être enseignée dans les académies militaires, est ici racontée dans un livre abondamment illustré.

Pour commander cet ouvrage, c’est site de Bernard Lugan” rel=”noopener” target=”_blank”>ici.

Alain Finkielkraut

Alain Finkielkraut rappelle que seuls les «petits blancs» ont rendu hommage à Johnny Hallyday

11/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alain Finkielkraut était l’invité de RCJ le 10 décembre dernier. Il s’est exprimé notamment sur l’hommage populaire rendu au chanteur Johnny Hallyday.

Le philosophe a ainsi déclaré :

Le petit peuple des petits blancs est descendu dans la rue pour dire adieu à Johnny. Il était nombreux et il était seul. Les non-souchiens brillaient par leur absence.

Cette déclaration (à partir de 10′ sur la vidéo) a bien entendu provoqué un certain nombre de réactions hostiles, en particulier sur les réseaux sociaux. Les grands consciences adeptes d’une société multiculturelle ont-elles un jour assisté à un concert de Johnny Hallyday ? Assurément non…



Eric-Zemmour

Éric Zemmour : «Et si les Corses étaient moins nationalistes ou autonomistes qu’identitaires ?»

Au contraire de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays et dépend largement de la solidarité nationale. Mais un peuple peut accepter délibérément un sacrifice matériel s’il croit son identité en jeu.

Ils vont gagner. Ils ont gagné. Les «natios», comme on les appelle, sont sûrs d’être les prochains patrons de l’assemblée territoriale de Corse. Le second tour n’est qu’une formalité. Mieux qu’une victoire, un triomphe. Mieux qu’un triomphe, une revanche. Oublié, le préfet Erignac, exécuté il y a vingt ans. Oubliées, les conférences de presse d’encagoulés. Oubliés, les attentats, les liens entre nationalistes et mafieux. Les mallettes de billets aussi, distribuées par le ministère de l’Intérieur pour acheter la paix. C’était il y a cent ans, il y a mille ans. Les terroristes d’hier ont déposé les armes. Les nationalistes sont devenus autonomistes. La France est un pays merveilleux où un simple changement de nom fait croire que tout a changé. «La Corse est un enfant de la République» nous dit, bienveillant, Christophe Castaner, le patron d’En Marche.

Mais on ne sait pas de quelle République il parle. Est-ce encore un enfant de la France? Gilles Simeoni, lui, réclame toujours la reconnaissance du peuple corse. Si les mots ont un sens, l’existence d’un peuple corse attesterait que les Corses ne font pas partie du peuple français. Or, la République française est le régime que s’est donné le peuple français. Il n’a qu’une seule langue, le français. Et Simeoni exige qu’on enseigne le corse aux petits enfants de l’île de Beauté. Qu’on le parle dans l’administration et dans les prétoires, en contradiction de la vieille ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539. Il veut des compétences législatives, éducatives.

Il y a quelques mois, le même Simeoni expliquait benoîtement que la Corse était dans la situation des trois départements d’Algérie la veille de l’indépendance. S’il n’ose plus cette comparaison hasardeuse, c’est qu’entre-temps, la Catalogne a ridiculisé l’idéal indépendantiste. Alors, Simeoni, malin, change de cheval: sa Corse autonome n’a rien à voir avec la Catalogne, et tout avec la Sardaigne. Mais la Sardaigne a le statut que la Catalogne avait il y a vingt ans.

A Paris, on se rassure comme on peut. On se dit qu’au contraire de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays ; et qu’elle dépend largement de la solidarité de cette nation dont elle ne pourrait se détacher. Les esprits trop rationnels devraient se méfier. L’économisme rend myope. Comme nous l’a montré le vote sur le Brexit, un peuple peut accepter délibérément un sacrifice matériel s’il croit son identité en jeu.

Or, les mêmes Corses qui votent pour les nationalistes aux élections régionales donnent la première place à Marine le Pen lors de la présidentielle. Cette contradiction apparente a une cohérence cachée: la défense de l’identité corse et française contre un islam qui tend à imposer, dans l’espace public, ses codes et ses mœurs, comme l’ont prouvé les altercations violentes de l’été 2016 sur les plages corses autour du burkini.

Quand le patron de la Région réclame de pouvoir donner la priorité d’embauche ou de logement aux Corses, il défend une préférence nationale qui ne dit pas son nom. La victoire promise à Simeoni et ses «natios» n’est donc pas un vote nationaliste ni autonomiste, mais identitaire. Mais personne – ni le pouvoir, ni les nationalistes, ni même les grands médias – n’ont intérêt à ce que cette réalité soit dite.

Éric Zemmour

Texte daté du 8 décembre et repris du site Le Figaro

L’identité perdue de l’homme moderne, par Denis Tillinac

Vu de ma fenêtre. À trop vouloir s’affranchir de ses origines, de son milieu pour atteindre une prétendue liberté, l’être humain se prive de son moi, pilier de son équilibre.
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Le mot “identité” a mauvaise presse. Pour les intellos, les médias et l’ensemble de la classe politique, droite incluse, la moindre évocation d’un souci identitaire trahit au mieux une crispation nationaliste malsaine, au pire une pulsion xénophobe, voire raciste. Ne soyons pas dupes. Cette tricherie sémantique obéit à des considérations tactiques : on décrète identitaire l’ennemi à néantiser, Valls pour la gauche, Wauquiez pour la droite, et on l’expédie illico dans l’enfer du lepénisme.

Oublions ces politicailleries de piètre acabit et tâchons de restituer au mot “identité”… son identité. Il désigne en premier lieu la conscience de soi. Chacun taille sa route avec son “moi”, à nul autre pareil mais à la confluence de déterminations : le capital génétique, le genre, le milieu familial, social, historique, culturel, géographique, professionnel, éventuellement confessionnel. L’identité, c’est l’enchâssement de l’acquis dans l’inné, de l’individuel dans le collectif, du circonstanciel sur un socle qui tant bien que mal assure l’équilibre de l’échafaudage psychologique. Aucun humain dans aucune société n’y a échappé, à charge pour chaque “moi” d’y conquérir, d’y enrichir ou d’y préserver sa part de liberté. Aucun humain n’est dépourvu d’arrière-pays mental, fut-il exilé, apatride ou anar de tempérament. On peut s’absenter de son héritage, ou le renier, on n’en reste pas moins tributaire d’une identité qui dans une large mesure ne dépend pas de notre bon vouloir. Elle contresigne l’intégrité et la cohérence de la personne humaine.

Un moi sans enracinement, un moi vide de tout sentiment d’appartenance est un orphelin jeté dans un désert sans oasis. Le besoin identitaire participe de la quête d’épanouissement de soi, au même titre que le besoin de communiquer avec autrui. Ce besoin est devenu lancinant, parce que l’homme “moderne”, sous toutes les latitudes, redoute la dilution de ses repères affectifs dans un maelström qui efface les frontières du moi et de l’autre. Du nous et des autres. Son moi titube en funambule aveugle sur le fil tremblotant du présent de l’indicatif.

Qui suis-je, se demande-t-il avec angoisse ? Jadis et naguère, la réponse allait de soi, ou presque : l’homme inscrivait son vouloir-vivre dans une filiation dont il s’émancipait un peu, beaucoup ou pas du tout, selon sa nature et les aléas de sa vie personnelle. Les noces de l’ancien et du nouveau se consommaient dans le temps paisible des générations.

Qui suis-je ? La réponse aujourd’hui ne va plus de soi, tant les hommes ont le sentiment — douloureux — d’être charriés comme des branches mortes sur un fleuve déchaîné vers un devenir aux contours indiscernables. Reclus dans leur solitude, ils éprouvent le besoin de retrouver des ancrages. D’habiter un espace enrichi d’une mémoire. D’y situer leurs joies et leurs peines, leurs goûts et leurs couleurs, leur sociabilité pour tout dire.

Rien de plus naturel. Lorsque dans les stades les foules entonnent spontanément et à plusieurs reprises la Marseillaise, il ne faut pas interpréter ces élans comme des symptômes de xénophobie ou de nationalisme. C’est juste une façon convulsive de serrer les rangs et les coudes pour se sentir moins seuls dans l’anonymat tristounet du village planétaire. Reste à déterminer les identités fondamentales et les superficielles, celles qui exaltent ou rassurent et celles qui sécrètent des aigreurs. Autre débat, auquel on n’échappera pas. Pour l’aborder sereinement, pour qu’il soit fructueux et non délétère, il faut de prime abord respecter le besoin d’identité. C’est en le déconsidérant qu’on le rend furieux : radicalisation rime avec dépossession.

Denis Tillinac

Texte daté du 8 décembre et repris du site Valeurs Actuelles

Blanquer

Éducation nationale : Le grand coup de pied de Blanquer dans la « fourmilière », par Franck Delétraz

Les vieux gauchistes de l’Éduc’nat’ ne décolèrent pas : confronté au véritable naufrage d’une école qui engloutit depuis des années toujours plus d’argent pour un résultat toujours plus lamentable, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a décidé de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière en annonçant tout un train de mesures, et notamment le retour à la dictée quotidienne. Un grand ménage qui n’est bien sûr pas du goût de certains enseignants qui, par idéologie et/ou par fainéantise, se satisfont de cette situation dramatique.

L’interminable descente aux enfers

La publication mardi des résultats de l’enquête PIRLS, portant sur les compétences en lecture des élèves de CM1 ou d’un niveau équivalent de 50 pays, situant la France à la dernière place des 34 pays dépassant les 500 points et soulignant qu’à l’âge de 10 ans, un écolier français lit non seulement plus difficilement que la moyenne des élèves européens du même âge, mais aussi moins bien que ce que faisait, au même âge, son aîné il y a 15 ans, aura servi de détonateur.

Mais, bien avant PIRLS, nombreux sont ceux qui avaient déjà tiré le signal d’alarme. En septembre dernier, en effet, le célèbre classement PISA, évaluant les performances des élèves de 3e en mathématiques, culture scientifique, compréhension de l’écrit dans 70 pays, avait déjà situé la France à la 20e place, indiquant que seuls 6 % des élèves français décrochent la note maximale en travail collectif, ou encore qu’un bon tiers de ceux-ci se situent au niveau le plus bas, ne parvenant pas à comprendre un problème en groupe ni à trouver des solutions pour le résoudre !

Un an auparavant, c’est TIMSS, testant les CM1 (dans 50 pays) et lycéens de terminale scientifique (dans 9 pays), qui constatait pour sa part que les élèves français de CM1 obtiennent des résultats bien en dessous de la moyenne internationale et européenne. Pire encore : seul 1 % de nos lycéens se classaient dans le niveau « avancé », contre 15 % en 1995…

Bref, autant d’études qui viennent confirmer ce que tous les parents d’enfants scolarisés ont pu constater ces dernières années : un recul impressionnant du travail à l’école et donc des connaissances. Sans parler de la déliquescence totale de l’autorité en milieu scolaire.

Le retour de la dictée quotidienne

Une véritable descente aux enfers, à laquelle les syndicats ne trouvent qu’un seul remède : encore plus de moyens et d’enseignants. Alors même que l’Éducation absorbe toujours plus d’argent et compte des milliers de profs « détachés »…

Or, telle ne semble pas être la position du ministre qui, déclarant mardi que « ces résultats ne sont pas dignes de notre pays », a annoncé toute une série de mesures, dont la plus critiquée (et pourtant la plus élémentaire) n’est autre que le retour à la dictée quotidienne.

Pour faire remonter le niveau de nos élèves, Blanquer, qui a rappelé les mesures déjà engagées pour améliorer « la maîtrise des savoirs fondamentaux », propose en outre de nouvelles évaluations au milieu du CP et en début de CE1 à la rentrée 2018, ainsi qu’une « grande conférence » en mars sur l’école maternelle.

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 8 décembre 2017

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Xème édition de Lugdunum Suum – 8 décembre à Lyon

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Johnny Hallyday

Johnny Hallyday : le prince du tumulte s’est tu, par Jean Cochet

Depuis cinquante-huit ans Johnny Hallyday aura survécu à toutes les modes musicales, « les contournant ou les adoptant » selon les circonstances. Unissant mieux que personne cheveux blonds et cheveux gris, ses fans se recrutaient sur trois ou quatre générations. Les plus fidèles, ce sont évidemment les ados de 1960, année au printemps de laquelle le jeune chanteur de seize ans et demi sortit son premier disque. A Noël, il en avait déjà vendu plus d’un million.

Une France, malgré les événements d’Algérie, en pleine prospérité économique où, phénomène nouveau, beaucoup de jeunes disposaient d’argent de poche. Un marché vite investi par les commerçants avisés. C’est le temps des transistors, des juke-boxes, des tourne-disques Tepaz, des quarante-cinq tours, des mobs et des scooters, des copains et des surboums, des menthes à l’eau et des milk-shakes. Les baby-boomeurs, enfants gâtés du vingtième siècle, entraient bruyamment dans la société de consommation (et du spectacle) et Johnny, dès ses premières apparitions, s’imposa d’emblée comme l’un de leur porte-drapeaux : le plus scintillant, le plus flamboyant, claquant dans un vacarme aux trépidations convulsives. Le catalyseur d’énergie d’une jeunesse qui en débordait. Une fureur de vivre toute musicale, rapidement récupérée, dont l’insolence passagère deviendra vite consensuelle.

Certains journalistes, que ses déhanchements agressifs et ses hurlements syncopés indisposaient, l’accuseront pourtant de déclencher l’hystérie des foules.

Le Monde comparera l’énergumène chantant et hoquetant aux « chimpanzés du zoo de Vincennes ». Philippe Bouvard dressera même un parallèle de cette montée en paroxysme, qui met les salles en transes, avec les discours hystériques… d’Adolph Hitler ! Rien de moins.

Cette révolution-là, bien moins subversive que celle de Mai 68, ne cassera en fait que des fauteuils de music-hall – guère plus que Gilbert Bécaud (Monsieur 100 000 volts) cinq ans auparavant – et fournira quelques sujets d’indignations journalistiques bien légers. Comme celui par exemple d’une plate-bande de fleurs piétinée devant la mairie d’une sous-préfecture par des fans surexcités, assimilés à des bandes de « sauvages ». Si peu pourtant, en comparaison de nos « sauvageons » actuels…

En fait Johnny n’a rien d’un révolutionnaire, comme le démontrera plus tard sa proximité avec Giscard, Chirac, Sarkozy et autres potentats de l’ordre établi.

Au moins, en pleine guerre froide, cette jeunesse populaire dite « américanisée » échappait-elle aux sirènes de la gauche et du communisme auxquelles succombaient tant de brillants intellectuels.

La plupart des adultes le comprendront vite. Dès l’année suivante, le « blouson noir » s’étant couvert de paillettes, ses détracteurs d’hier considéreront le chantre de la chanson électrifiée avec beaucoup plus d’indulgence, applaudissant même ses performances scéniques. Ce jeune homme remuant, en canalisant dans un déluge de sons chauffés à blanc la frénésie libératrice d’une nouvelle génération avide d’exister, arrangeait finalement tout le monde. « Celui qui sur scène apparaît comme habité par le démon de la violence n’est à la ville qu’un gentil garçon. » Ces « rebelles sans cause », la société consumériste en pleine expansion n’aura aucun mal, bien au contraire, à les intégrer.

Jean-Philippe Smet est avant tout un enfant de la balle, aux jeunes années itinérantes, qui a grandi dans une famille de « prolétaires du spectacle ». Son père, comédien belge alcoolique, soupçonné de collaboration, avait pris la tangente en août 44, avant de se clochardiser. Lui-même montera sur scène dès l’âge de neuf ans. Contrairement à ses pairs inexpérimentés de la vague yé-yé, le jeune Hallyday connaît déjà, dès ses débuts, toutes les ficelles du métier.

Pas vraiment révolutionnaire non plus sur le plan musical. Le rock qu’il va, avec d’autres, populariser en France, est né aux Etats-Unis six ans auparavant. Johnny est avant tout un formidable chanteur de variété caméléon : rock, twist, slow, rythm’n blues, musiques psychédéliques des années hippies, ballades country, chansons d’auteur même, il abordera tous ces genres le plus souvent avec bonheur.

Un formidable interprète doté d’une voix de baryton au vibrato cuivré et violent, d’une grande musicalité, qui lui permet de marquer de son empreinte indélébile tout ce dont il s’empare, des chansons des autres à la moindre bluette.

Son sens de la scène s’accomplira, dès le milieu des années soixante, dans des méga-shows à la démesure de plus en plus gigantesque. 129 personnes furent ainsi nécessaires pour faire tourner dans 85 villes le Johnny Circus en 1972. Un désastre financier qu’il mettra dix ans à éponger. Qu’importe : le roi Johnny s’est fait plaisir ainsi qu’à son public. L’intendance, même éclopée, suivra.

Ses spectacles à la machinerie hollywoodienne, d’un baroque n’excluant pas parfois le mauvais goût assumé d’un nabab du désert, ont vite transformé l’idole des jeunes en une idole tout court. Une idole de son et de lumières « un peu bancale », débonnaire et familière, pleine « d’imperfections », mais toujours adulée. Un empereur emperlé et ruisselant du show-biz, « tavelé, cahoteux, ébréché (…), sublime, incohérent, maladroit, contradictoire (…), inspiré et banal », mais indétrônable. Une vie « d’embardées et de volte-face » conduite pied au plancher, dans un vertige de décibels et d’images fulgurantes. Chez Johnny, où les ratages, parfois grandioses, font partie inhérente de son épopée tout autant que ses succès, le pur diamant côtoie souvent, sans en pâtir le moins du monde, le toc et la contrefaçon. Qu’importe : kitch c’est kitch et tout est transcendé par le magnétisme plein d’empathie du chanteur showman, au charisme exceptionnel.

Cinquante albums, des centaines de tournées, une incroyable flopée de tubes intergénérationnels. Depuis cinquante-sept ans, surtout pour les teenagers des années 60, Johnny demeurera un fabuleux aide-mémoire, dont les chansons distillent nos « souvenirs souvenirs » dans des alambics en forme de microsillons.

Avec lui les papy boomeurs enterrent leur jeunesse. Une jeunesse que Johnny Hallyday, dernier reflet chatoyant des trente glorieuses, perpétuait par procuration dans ses frasques et ses spectacles.

Le prince du tumulte s’est tu. Sa légende, qu’il avait lui-même commencé à imprimer de son vivant, va sans doute continuer longtemps

Jean Cochet

Article paru dans Présent daté du 7 décembre 2017

Ismaël Omar Mostefaï Musée des Martyrs

Berlin : le tueur du Bataclan Ismaël Omar Mostefaï au Musée des Martyrs !

[Dans ce Musée des Martyrs], on trouve Socrate, Martin Luther King, saint Maximilien Kolbe, saint Sébastien, sainte Apolline, Jeanne d’Arc et… Ismaël Omar Mostefaï, djihadiste, l’un des trois auteurs du massacre du 13 novembre à Paris.  Il s’agit de l’une de ces « installations artistiques » d’art contemporain si bien épinglées dans le film The Square, qui, généralement, allient le vaste foutage de gueule au scandale. Pari totalement réussi donc, cette fois encore. 

Œuvre de deux artistes danois, Ida Grarup Nielsen et Henrik Grimbäck et présenté à la maison des artistes de Béthanie à Berlin, le « Musée des martyrs » est une installation d’environ 4 mètres de large sur 8 mètres de long et 4 mètres de haut. Le public pénètre obligatoirement déchaussé (tiens ?) dans une pièce délimitée par deux grands rideaux bleus, où figurent au total 20 portraits de « martyrs », accompagnés de 20 textes descriptifs et d’objets (reconstitués) liés aux individus présentés.

Durant une demi-heure, assis sur un cube, le public écoute grâce à l’audioguide la présentation de cinq « martyrs » sur les vingt, dans l’ordre suivant : le frère franciscain Maximilien Kolbe mort à Auschwitz. Le leader de la secte Heaven’s Gate, Marshall Applewhite. La kamikaze des attentats du métro de Moscou en mars 2010, Dzhennet Abdurakhmanova. Le bonze vietnamien qui s’était immolé par le feu en 1963, Thich Quang Duc. Et enfin l’un des terroristes islamistes du Bataclan, Omar Ismael Mustafaï. Puis, durant une dizaine de minutes, il peut se déplacer dans la pièce pour s’approcher religieusement des portraits et observer les reliques reconstituées.

Le texte consacré au djihadiste explique au spectateur qu’il s’est « sacrifié pour sa cause, la lutte contre la culture occidentale ».

Une description défendue par Ricarda Ciontos, responsable de l’association Nordwind qui a installé l’expo : « Les artistes ont cherché à élargir le concept du martyr ». Ajoutant qu’ils souhaitaient présenter des personnalités « au-delà de tout jugement de valeur » et aider les spectateurs « à se glisser dans la peau des martyrs pour un bref moment ».

[…] L’ambassade de France a fait part de sa « consternation ». Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, Sonia Nour, la collaboratrice communiste du maire de la Courneuve, avait qualifié de « martyr » l’égorgeur de Mauranne et Laura.

Nicolas Dupont-Aignan a fustigé cette « injure aux victimes de l’islamisme », tandis que le député LR Eric Ciotti a jugé le procédé « honteux ». En Allemagne, un cadre de l’AfD, a décidé de porter plainte contre les créateurs de l’exposition. Alain Jakubowicz, qui vient de quitter la présidence de la LICRA, a dénoncé ce « relativisme triomphant où tout égale tout » :

« Dans ce cas précis, l’art a bon dos et je soupçonne des arrière-pensées politiques. »

Le député FN Sébastien Chenu rappelle que cette monstruosité est « financée par le Fonds culturel de la capitale et la Fondation pour la culture de la République fédérale, donc par les impôts payés par les Allemands eux-mêmes ».

Il demande à la ville de Berlin et aux autorités allemandes de « prendre leurs responsabilités au plus vite » : « pour la mémoire des victimes du Bataclan et le respect dû aux familles et pour la France qui ne cesse de payer un lourd tribut au terrorisme islamiste ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 6 décembre 2017

Karim Ouchikh

Karim Ouchikh : “On doit reconnaître au christianisme un privilège de civilisation !”

01/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le mardi 12 décembre prochain à 18 h 30, Karim Ouchikh organise un rassemblement pacifique « d’indignation » devant les grilles du Palais-Royal – près du Conseil d’État -, pour défendre l’identité chrétienne de la France : croix de Ploërmel, crèche de Béziers, marché de Noël à Paris, églises délaissées, délabrées, vendues ou démolies, prix Laïcité à l’égérie des Femen…

Il y a, selon lui, une volonté très claire de remettre en cause les repères qui structurent notre univers collectif, de remettre en cause notre modèle de civilisation, en particulier dans sa composante chrétienne.

Il plaide pour une vision réelle et enracinée de la laïcité, conforme à nos traditions et à notre civilisation.


Lénine, l’inventeur du totalitarisme ? Stéphane Courtois répond à Philippe Bilger

30/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Stéphane Courtois, l’auteur du célèbre ouvrage intitulé “Livre noir du communisme” vient de publier un nouveau livre événement : “Lénine, l’inventeur du totalitarisme”.

Dans cette biographie consacrée au leader révolutionnaire, Stéphane Courtois montre que c’est bien Lénine qui a voulu la guerre civile, la terreur et la dictature du parti communiste érigé en parti unique.

Dans cette vidéo très intéressante, Philippe Bilger soumet à la question Stéphane Courtois.