Identité civique, identité ethnique : entretien avec Henri Levavasseur

identité civique ethnique

Henri Levavasseur est docteur en histoire, auteur de L’identité, socle de la Cité, livre paru aux éditions de La Nouvelle Librairie. Entretien accordé à la revue mensuelle Le Bien Commun (n°30, juin 2021).

Jean-Yves Le Gallou évoque, dans l’Avant-Propos de votre livre L’identité, socle de la Cité, le « retour de balancier » qui viendrait contrecarrer la domination, fastidieuse et arrogante, des épigones de la démocratie libérale et mondialiste. Vous prônez l’organisation d’une avant-garde. Le stade de l’avant-garde n’est pas celui du retour de balancier : il y travaille, le prépare, sans avoir encore les moyens de restaurer l’équilibre. À quel moment nous trouvons-nous de la prise de conscience de la mutilation de nos identités, et par conséquent de notre vie sociale ?

Nous vivons une crise sans précédent, caractérisée par l’ébranlement des fondements anthropologiques de notre civilisation. L’histoire semble s’accélérer de manière vertigineuse, atteignant le point névralgique où se produit la « fin d’un monde », pour reprendre le titre du dernier livre de Patrick Buisson.

L’effondrement de la « maison commune » paraît imminent – phénomène qui surprend naturellement ceux qui persistent à s’aveugler sur le degré de solidité du vieil édifice. Pour les adeptes de la religion du progrès comme pour le « déclinistes », cette évolution s’inscrit dans le sens de l’histoire. Elle mène à l’instauration d’un nouveau monde qui ressemblera, pour le meilleur ou pour le pire, à celui qu’imaginent les sages de Davos. Telle n’est pas ma vision. Rien n’est écrit : ce nouveau monde sera ce que nous en ferons. C’est là qu’intervient la notion d’avant-garde, capable d’amorcer ce retour de balancier évoqué par Jean-Yves Le Gallou. Osons le dire : la question n’est plus celle des moyens nécessaires pour éviter une catastrophe dont le mécanisme se trouve déjà enclenché. Il s’agit en vérité de savoir comment nous traverserons cette épreuve, afin d’en sortir plus forts.

« L’âme d’une nation ne se conserve pas sans un collège chargé de la garder », nous dit Renan. Tel est le rôle de l’avant-garde que nous devons former, en nous engageant dans la voie d’une véritable « révolution conservatrice ». Le mot de révolution ne renvoie pas ici à une entreprise de destruction. D’autres, hélas, se sont chargés de cette sinistre besogne. J’emploie le terme révolution au sens premier, pour désigner le mouvement de retour à l’origine qui se produit nécessairement à la fin d’un cycle, avant toute renaissance. Cet élan est conservateur, dans la mesure où il préserve le principe même de notre civilisation. Celui-ci ne réside pas dans des formes figées et périmées, mais dans la force vitale, dans le feu sacré qui brûle encore dans nos âmes. Pour entretenir cette flamme, il importe de procéder à ce que Renan appelait une « réforme intellectuelle et morale ».

Le premier courage est celui de la lucidité. Sachons dresser un constat réaliste de l’état de la Cité. Le lien entre identité civique et identité ethnique est aujourd’hui rompu. Cette rupture s’est d’abord produite sur le plan symbolique et institutionnel, lors de la Révolution française, sans altérer d’emblée l’identité ethnoculturelle de la population. Un changement beaucoup plus radical s’est produit au cours de ces quarante dernières années, avec les vagues migratoires massives qui sont venu bouleverser nos équilibres démographiques plurimillénaires. Dans une certaine mesure, la première étape a préparé la seconde et l’a rendu possible. En coupant le lien qui unissait les institutions à la patrie charnelle, en instaurant une définition purement idéologique et contractuelle de la citoyenneté, le système républicain a directement contribué à briser nos défenses immunitaires. Il a créé une fragilité que nous avons longtemps pu ignorer, mais qui prend les proportions d’une faille béante lorsque survient le choc des grandes vagues migratoires. Confrontés à cette situation inédite, certains poursuivent désormais une sorte de fuite en avant. Ils continuent de chanter les louanges de la « diversité », ou de proclamer l’impérieuse nécessité du « vivre ensemble ». D’autres placent leur espoir dans l’hypothétique recours à une politique d’assimilation, sans doute possible au niveau individuel, mais parfaitement inopérante à l’échelle des millions d’êtres humains qui ont pénétré dans notre espace civilisationnel en l’espace de quelques décennies. Ces postures sont intenables, car elles conduisent à entériner une modification radicale de la substance des peuples européens, voués au déracinement sur leur propre terre.

Ne nous y trompons pas : cette situation n’est que la conséquence de notre déclin civilisationnel, elle n’en est pas la cause. Jamais l’Europe n’eut été submergée par de telles vagues migratoires, si le traumatisme des deux Guerres mondiales n’avait auparavant plongé les Européens dans un état de complète sidération et d’oubli d’eux-mêmes. Le triomphe du modèle occidental libéral, matérialiste et universaliste, a effacé la « longue mémoire » de nos peuples au profit d’une mémoire sélective, orientée vers ce qui les nie et détruit leur âme.

À l’instar de Renan, il ne faut pas se satisfaire du constat, mais proposer des remèdes. La seule issue possible est celle de la réaffirmation de notre identité. Ceci passe par une réflexion fondamentale sur « ce que nous sommes », réflexion que j’ai esquissée dans ce livre.

Pour lire la suite, c’est ici !

« La FURIA », nouvelle revue EXPLOSIVE (MARSAULT et Laurent OBERTONE) [vidéo]

La furia

01/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Régulièrement censurés sur Youtube et Twitter, le vidéaste Papacito, le dessinateur Marsault et l’écrivain Laurent Obertone refusent de voir leur liberté d’expression entravée par “Big Brother” et s’offrent une nouvelle tribune avec cette revue trimestrielle de 140 pages : la Furia.


J. K. Rowling ne plie pas face aux théoriciens du genre – Pourquoi l’intelligence est-elle souvent sans courage ?, par Philippe Bilger

J. K. Rowling

C’est l’extraordinaire J. K. Rowling qui a connu le dénuement avec sa famille puis la gloire et la fortune avec sa création d’Harry Potter qui m’a conduit à cette interrogation.

Cette femme subit les pires avanies parce qu’elle a refusé de tomber dans le catéchisme du “genre” et que par exemple elle a traduit “les personnes qui ont des règles” par “femmes”. Des activistes trans ont campé devant son domicile à Edimbourg et son adresse a été diffusée sur les réseaux sociaux. Elle est insultée, elle a reçu des menaces de mort et avec son esprit qui tire le meilleur du pire, elle affirme qu’il y en avait tellement qu’elle aurait pu en tapisser son appartement ! On fête l’anniversaire des 20 ans du premier film sur Harry Potter et, lâcheté collective – d’abord celle de l’acteur Daniel Radcliffe qui a joué le rôle – on ne l’invite pas (Morandini, TikTok).

Il est admirable que J. K. Rowling ne plie pas et que loin de l’intimider, les assauts injustes et scandaleux n’affaiblissent pas sa résolution de tenir la dragée haute à ces tenants délirants du “genre”. Ils sont alors capables d’une haine incommensurable pour qui les défie.

Pourquoi chez J. K. Rowling l’alliance de l’intelligence et du courage est-elle si éclatante alors qu’elle ne l’est plus nulle part ?

Parce qu’elle n’a plus rien à faire valoir, qu’elle a tout démontré et que donc elle n’est limitée par aucune peur puisqu’elle n’attend plus rien pour elle.

L’intelligence relève du registre de la réflexion alors que le courage est une disposition du caractère. Il y a déjà dans cette différence une explication essentielle qui montre que, n’appartenant pas au même univers, ces deux attributs peuvent être naturellement désaccordés. Ils font appel à des ressources plus contradictoires que complémentaires.

Songeant à l’intelligence trop souvent orpheline du courage, les exemples multiples qui pourraient illustrer mon propos viennent principalement des mondes politique, culturel et médiatique.

Au regard du politique, il serait trop facile de n’incriminer que le pouvoir présidentiel et tous ceux, collaborateurs, conseillers et ministres notamment, qui vivent de lui et sont soumis à son emprise. Mais il est exemplaire et presque caricatural de cette tendance à laisser l’intelligence se substituer au courage. Avec souvent une sorte de fierté, comme si la première, ses incertitudes et ses complexités étaient nobles et le second un zeste vulgaire. D’un côté ceux qui pensent et de l’autre ceux qui foncent.

Partout où le pouvoir au sens banal existe, où la subordination pèse et où des arbitrages sont à opérer, pour presque rien ou pour du fondamental, la lutte est inégale entre l’esprit et le tempérament, entre l’intelligence et le courage. Parce que l’intelligence est indépassable pour s’enlever toute mauvaise conscience et pour justifier, à chaque doute, sa réserve, son abstention, sa finesse prudente, ses précautions face à ce que les coups de boutoir du courage auraient eu d’inapproprié, d’intempestif et de trop désordonné dans une vie collective qui n’est jugée supportable par certains qu’à condition de ne jamais passer du verbe à l’acte, de la réflexion élevée à la bassesse de l’incarnation.

L’intelligence est le plus sûr bouclier contre le courage et pour peu que celui-ci, miraculeusement, apparaisse comme une priorité, nul doute qu’avant sa mise en oeuvre, le poison de l’analyse, la tentation du suspens, tenteront de la démobiliser.

Qui peut d’ailleurs accabler tous ces infirmes du courage et ces cracks de l’intelligence, ces personnalités qui au quotidien, dans les existences modestes ou les lumières prestigieuses, ne parviendront jamais à réussir cette parfaite synthèse d’une J. K. Rowling parce que, contrairement à elle, ils demeurent dans cet entre-deux où le courage n’a jamais le droit de s’allier avec l’intelligence.

Parce que l’intelligence est sans cesse dans l’attente, dans l’espoir, le calcul, dans le culte et le respect de sa pensée, dans l’hésitation élégante, dans le scrupule de qualité, dans tout ce qui la détourne de succomber à l’immédiateté brute et au réflexe malhabile et instinctif du courage.

Le courage sera trop rarement la tentation de l’intelligence parce qu’il donnerait l’impression à cette dernière de s’être dévoyée, quasiment de ne plus exister.

Personne n’a à se moquer de cet antagonisme, de ce débat qui est tout sauf stérile entre ce qui retarde l’action du courage et ce qui précipite le courage de l’action. Entre l’intelligence qui dit non, peut-être pas, pas encore, bientôt, trop tôt ou trop tard, attendons, et le courage qui se jette dans la mêlée et est presque fier de son aveuglement qui ne s’embarrasse pas de précautions, de son intrépidité bornée.

On me répliquera que ce post discute d’un faux problème puisqu’aucune fatalité n’impose qu’on abandonne le courage pour ne laisser place qu’à l’intelligence. Il y aurait des êtres qui, dans l’Histoire ou anonymes héros du quotidien, mèneraient de front cette richesse de l’esprit et cette force du caractère.

Sûrement mais ils sont trop peu nombreux pour qu’on ne se soucie pas d’abord de ces forts en intelligence mais éclopés du courage.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Manifeste de l’Institut Iliade : Pour le réveil des Européens !

manifeste Iliade

24/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après sept ans d’existence, l’Institut Iliade a été rejoint par plusieurs centaines de jeunes, lors des cycles de formation et des colloques. Que pense cette nouvelle génération ? À quelles actions appelle-t-elle face au « grand remplacement » et au « grand effacement » ?

À l’heure ou la civilisation européenne subit des attaques sans précédent, l’Institut Iliade appelle au sursaut en formulant une doctrine claire, une vision du monde fondée sur nos enracinements concrets et charnels : nos ancrages biologiques et familiaux, nos communautés politiques, notre civilisation. Mais le manifeste de l’Institut Iliade est aussi un bréviaire appelant au réveil, à la prise de conscience communautaire, à la reconquête de tous les bastions en déshérence, et à la renaissance de notre civilisation.

À l’occasion de la publication de ce manifeste, l’Institut Iliade lance un appel « aux jeunes européens », placardé à des milliers d’exemplaires dans plusieurs villes de France et dans des lieux symboliques. Toute une génération doit être concernée par le combat vital en cours. Toute une génération est appelée à redresser la tête et à marcher fièrement.

Les auteurs de ce manifeste sont de jeunes cadres de l’Institut Iliade.

Manifeste de l’Institut Iliade, La Nouvelle Librairie éditions, 2021, 108 pages. ISBN : 978-2-491446-74-1. 5,00 €

Pour commander : https://boutique.institut-iliade.com/product/manifeste-de-linstitut-iliade/

Les auteurs et illustrateurs de la collection jeunesse de La Nouvelle Librairie seront présents au salon Histoire de Lire de Versailles ce week-end

Venner, rebelle de marbre et d’acier

dominique venner

La Nouvelle Librairie vient de publier le premier volume des Carnets rebelles de Dominique Venner. C’est peu dire que ces milliers de feuillets, recouverts d’une écriture aussi précise que dense, étaient attendus. Ceux qui en connaissaient l’existence piaffaient d’impatience. Comme toujours en pareille circonstance, la clandestinité d’un tel trésor l’avait peu à peu élevé au rang de mythe. Disons-le sans attendre : ce premier volume ne décevra pas. En un peu plus de 400 pages, il permet de retrouver le Venner public : l’écrivain, le veneur, l’historien méditatif, mais aussi le jeune soldat aux joues creuses, le militant incandescent.

Surtout, il dévoile beaucoup de l’univers intérieur d’un être rigoureusement fidèle à son idéal de jeunesse – d’enfance, pourrait-on même écrire –, mais beaucoup plus riche et complexe que ne pourrait le suggérer la statue du commandeur un peu grossière qui en a été taillée après sa mort volontaire. Venner n’est pas réductible à la figure du junker prussien qui lui était pourtant chère. Ni même à celle de l’historien distancié, patron de l’exemplaire Nouvelle Revue d’histoire. L’âme rebelle, celle du révolutionnaire conservateur, de l’anti-bourgeois viscéral, éclate au grand jour dans ces trois premiers carnets. Encore ne balaient-ils qu’une petite partie de sa vie. Une trentaine d’autres attendent patiemment leur publication. Souhaitons à François Bousquet de travailler vite à ce grand œuvre, qui marquera durablement de son empreinte l’aventure éditoriale de La Nouvelle Librairie.

Un étonnant bénédictin

Mesure-t-on la quantité de travail abattue par Dominique Venner en cinquante années d’engagement, visible ou replié ? Cet incontestable païen avait fait sienne la vie et la persévérance minutieuse des vieux bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur. Chacun de ses livres était le fruit de milliers d’heures appliquées, de polissage patient, que seule permettait une ascèse rigoureuse. Comment ne pas nous résoudre à un examen de conscience, en parcourant ces pages incandescentes qui, partout, montrent le sérieux dans l’action ? Que faisons-nous du temps qui nous est donné ? Comment rendrons-nous compte de ces heures perdues dans le tourbillon du futile, les mille sollicitations de la société du spectacle ? Tirons les leçons de cette éthique du quotidien qu’il maintint jusqu’à sa mort, de cet incessant travail de fortification de nos positions qu’il poursuivit, alors que son ami de toujours, « Fabrice », privilégiait les assauts adroits sur les positions de l’adversaire. Ecoutons ledit « Fabrice », que nous connaissons mieux sous son nom véritable : Alain de Benoist. Il connut Dominique Venner dans les tourments du militantisme le plus radical : « Dès le départ, il nous avait conquis par sa façon d’être, de parler, de se tenir, par la précision de ses analyses, le caractère réfléchi de ses consignes, l’inaltérable fermeté de ses convictions. » Idées courtes et instincts justes, résuma Venner lui-même.

Une vie tracée à la ligne claire

Alain de Benoist rend un bel hommage à son ancien camarade de combat lorsqu’il souligne en lui, dans sa longue préface, la permanence d’une « ligne claire ». Une vie droite comme la lame de ces poignards qu’il affectionnait tant. De là l’image qu’il put laisser ici et là d’un homme dur, inaccessible, marmoréen. « Il était pour ceux qui s’efforçaient de voler haut, contre ceux qui rampaient bas. » Les confuses catégories du jeu politique lui semblaient peu de chose face à la rigueur des catégories morales. Ce que résume ainsi Alain de Benoist : « Il préférait ceux qui donnent des exemples à ceux qui donnent des leçons ». Que penserait-il aujourd’hui des tristes invertébrés qui s’apprêtent à remonter une nouvelle fois sur scène le temps de la foire présidentielle ? Venner avait définitivement refermé la page de l’engagement politique en 1967, après une cuisante déroute électorale. Il s’était replié sur le terrain de la métapolitique, son travail d’historien méditatif ayant vocation à galvaniser les volontés, nourrir les imaginaires, balayer les défaitismes. Il fut un adepte du « recours aux forêts » cher à Jünger, tout en se défiant de la tentation de la tour d’ivoire, du repli entre les quatre murs d’une bibliothèque. Son dernier geste lui-même témoigne de la fièvre qui ne l’avait jamais quitté : celle du sursaut européen. Contre les capitulards qui devant l’ampleur de la tâche avaient renoncé, il avait fait sien le mot de Jean Mabire. Son compatriote normand, après avoir constaté que nous étions entrés dans l’hiver, écrivait : « Nous sommes quelques-uns qui travaillons au retour du printemps. »

Dominique Venner, Carnets rebelles, volume I, éditions de La Nouvelle Librairie.

Pour commander : https://europa-diffusion.com/fr/accueil/8535-carnets-rebelles-volume-1.html

Pierre Saint Servan

Article paru dans Présent daté du 12 novembre 2021

Démasqués – Infiltré au coeur du programme antifa de destruction de la démocratie [vidéo]

Andy Ngo

10/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Plongez dans l’enquête choc qui enflamme les américains…

Au péril de sa vie, le journaliste Andy Ngo a infiltré l’organisation secrète antifa. Il y dévoile pour la première fois des documents explosifs, les dessous de l’organisation, et la chasse à l’homme dont il a été la victime.

Des émeutes dûes à la mort de Georges Floyd, à l’ “annexion” de Capitole Hill à Seattle, ce journaliste raconte son infiltration et répond à cette question :

Comment un mouvement créé en 1932 par le Parti Communiste allemand, s’est-il implanté aux États-Unis, où il bénéficie de la sympathie des médias et de figures politiques ?

Pour commander : https://europa-diffusion.com/fr/accueil/8580-demasques-infiltre-au-coeur-du-programme-antifa-de-destruction-de-la-democratie.html


Gérard Davet et Fabrice Lhomme : “Macron a vendu 10 % du CAC40 à l’étranger !” [vidéo]

Davet Lhomme

09/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
“Le traître et le néant” aux éditions Fayard, est une enquête sur la personnalité d’Emmanuel Macron et les affaires qui émaillent son quinquennat (avant sa prise de pouvoir également…) !

Pour en parler, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, les auteurs du livre, étaient les invités d’André Bercoff.


L’université de Cambridge en Angleterre va créer une librairie en ligne dans laquelle les livres jugés problématiques seront accompagnés d’un avertissement

Alors que 61% des Français considèrent que le “grand remplacement” est une réalité, Renaud Camus, qui a forgé le concept de “remplacisme global”, s’exprime librement sur TV Libertés

Alexandre del Valle – “L’Europe n’est qu’un protectorat de l’Empire américain qui nous asservira” [vidéo]

Alexandre del Valle

02/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Alexandre Del Valle, géopolitologue et écrivain, co-auteur de “La Mondialisation dangereuse” avec Jacques Soppelsa aux éditions de l’Artilleur, était l’invité d’André Bercoff le mardi 26 octobre dernier sur Sud Radio

Suprématie chinoise, islamiste rampant, crise sanitaire et économique, mafia, crise de l’environnement. Les maux qui frappent l’Occident ne se comptent plus. Dans un tel contexte, la responsabilité de la mondialisation est engagée par certains. C’est le cas de l’écrivain et géopolitologue Alexandre Del Valle, pour qui “nous sommes ce que certains font”, dans ce village global qu’est la mondialisation.

“Les Chinois nous battent sur pratiquement tous les domaines”

Si on décrit le monde d’une façon lucide, et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit, on peut dire qu’il y a un empire anglo-saxon, qui a récupéré une mondialisation qui existe depuis Venise. Sauf que cette mondialisation anglo-saxonne est faite de dérégularisation, de financiarisation, de délocalisation et de désindustrialisation. Ils ont cru que l’Occident pourrait faire vivre le monde de financiarisation tout en délocalisant toute l’industrie lourde en Asie“, explique-t-il sur Sud Radio, au micro d’André Bercoff.

L’Europe, protectorat de l’empire américain

Dans ce contexte, l’Europe apparaît comme le dindon de la farce. “Il faut remonter aux origines du mondialisme. Il a été créé par une partie du Deep State américain, et par les multinationales qui voulaient faire admettre la désindustrialisation. Cette mondialisation était là comme un prétexte, pour justifier un impérialisme. Et l’Europe l’a pris à la lettre. Elle est devenue un protectorat de l’empire romain américain. C’est totalement naïf“, lance le géopolitologue dans “Bercoff dans tous ses états”.

Alexandre Del Valle précise qu’aujourd’hui, certains essaient de se soulever contre cet état de fait. Ou de manifester leur ras-le-bol. “On a les dirigeants qu’on mérite, mais certains peuples essaient de se soulever. C’est le cas en Italie depuis quelques années. Ce fut le cas en Hollande. Et d’une certaine manière, quoi qu’on pense d’Éric Zemmour, c’est une manière de s’opposer à cette mondialisation. Ce que nos dirigeants oublient, c’est qu’ils ne sont pas payés à autre chose que pour défendre le droit à la continuité historique“, estime le géopolitologue.


L’art de la table, un art de vivre civilisationnel

art table

Boustifailler, se sustenter, casser la croûte, dîner, dévorer, grignoter, déguster, sont des activités centrales de nos vies. Comme l’écrivait Jean Anthelme Brillat–Savarin : « L’univers n’est rien que par la vie, et tout ce qui vit se nourrit [1]. »

En effet, manger peut répondre pour certains à un besoin simplement physiologique ; pour d’autres, il s’agit aussi d’un plaisir, d’une tradition, voire même d’une manière de communier avec les dieux. En effet, la cuisine nous rattache à une tradition profonde, une filiation ancienne de gestes et de savoir-faire transmis de génération en génération. Elle a probablement toujours relié les Hommes, la terre, les morts et les dieux.

Quoi de plus émouvant que de goûter les premières fraises de l’été fraîchement cueillies dans la rosée du matin, humer la viande sur la braise comme aux premiers temps, partager sa table avec des amis, transmettre à ses enfants une délicieuse recette familiale ?

Pour nous, Européens, la gastronomie est un signe de civilisation, un héritage historique, une conséquence géographique, un marqueur sociologique.

Notre héritage historique nous est parvenu malgré les assauts incessants des cultes orientaux avec leurs interdits alimentaires et leur morale ascétique. En effet, jamais l’héritage gréco-latin n’a été interrompu. Poursuivi et développé dans les monastères au Moyen-Âge et favorisé par les maisons nobles, l’art de la table a su contourner tous les interdits et toutes les réformes pour atteindre un niveau de finesse et de sophistication exceptionnel [2] . Aristote n’était probablement pas seul au mont Saint Michel durant le haut Moyen Âge, il a certainement dû être accompagné d’Apicius.

Notre géographie et nos climats ont eux aussi participé de la définition de notre façon de nous nourrir. Pour ne prendre qu’un exemple déclinable à l’infini, dans les régions méditerranéennes domine l’huile d’olive alors qu’au nord le beurre et la crème trônent en maîtres. Encore aujourd’hui, alors que la circulation des produits est largement facilitée, ces frontières subsistent et se perpétuent fièrement, une « ligne de partage des gras » en quelque sorte.

Enfin, la cuisine est aussi un marqueur social : cuisine bourgeoise versus cuisine paysanne. En découle toute une façon de s’approprier la table, de nommer, de se tenir, d’utiliser les accessoires. Le paysan utilisant un superbe coutelas pour découper sa viande ou le bourgeois reprenant son enfant avec la fameuse formule « ne mets pas les coudes sur la table », chacun marque son appartenance sociale. Ou quand la fourchette dessine les contours des strates sociales.

Manger serait peut-être alors un des socles de notre identité. Un sol profond et fertile source d’une vitalité toujours renouvelée : renaissance du vignoble géorgien et hongrois, navet de Pardailhan, porc kintoa ou gascon, saumon de l’Adour, vache pie noire de Bretagne… Les grandes tables ne s’y sont pas trompées, elles y puisent une part importante de leur créativité tout en apportant une technicité de pointe, notamment avec les innovations de la cuisine moléculaire.

La cuisine étant avant tout un partage, ce que j’aimerais vous faire découvrir ici, ce sont ces tables grandes ou moins grandes, ces lieux humbles ou prestigieux dont le seul dénominateur commun est une recherche sincère d’excellence : une sole d’hiver de l’île d’Yeu de 500 grammes saisie sur sa fine peau délicatement écaillée, le fromage de chèvre de Carrus dont le lait de printemps est une des expressions les plus subtiles des parfums des hautes Corbières, un foie gras d’oie entier à peine rosé à cœur et furtivement saisi au sautoir, une manière différente d’aborder le vin entre ciel et terre…

Ce bref amuse-bouche, je l’espère, vous donnera envie de parcourir mes prochains itinéraires gastronomiques mais surtout la curiosité de pousser la porte de ces lieux d’initiés ou parfois la magie opère sur les papilles et dans les cœurs.

Nicolas d’Aubigny — Promotion Marc Aurèle

[1] Jean Anthelme Brillat-Savarin, La physiologie du goût
[2] Jean-Robert Pitte, Gastronomie française. Histoire et géographie d’une passion

Tribune reprise de Institut-iliade.com