Monde libéral-libertaire : Netflix et Disney trébuchent

netflix

L’heure n’est pas à la fête pour les firmes mondialisées. Après qu’Elon Musk ait racheté Twitter et évoqué le possible retour de Donald Trump sur le réseau social, voilà que Netflix est en baisse de régime et que Disney est aux prises avec l’État de Floride.

Netflix chute en bourse, pour trop de woke ?

L’année 2022 démarre mal pour le géant de la diffusion en flux continu. Le premier trimestre a vu diminuer le nombre d’abonnés de 200.000, un chiffre modeste (sur 221 millions d’abonnés) mais qui a entraîné la chute de l’action de 25%, portant le niveau de la chute à presque 45% depuis le début de l’année 2022. Pourtant, les prévisions établies tablaient sur une hausse de presque 2 millions d’abonnements sur la même période. Un revers expliqué, selon la plateforme, par deux phénomènes : la perte des abonnés russes à la suite des sanctions prises contre Moscou et la difficulté à avoir du sang frais parmi ceux qui souscrivent un abonnement. D’autres explications viennent en tête : l’augmentation des tarifs ou encore la volonté d’incorporer de la publicité.

Toutes ces explications économiques occultent l’idéologie qui émane de nombre de productions Netflix, où les préoccupations de genre ou de race sont omniprésentes. C’est finalement Slate (que l’on peut difficilement accuser de fascisme) qui pose la question : « Netflix est-il trop progressiste pour plaire à la droite ? ». Des études réalisées aux États-Unis ont mis en lumière que les Républicains étaient plus réticents à l’idée de « Netflix and chill » que leurs congénères Démocrates. Une inclination qui se comprend au premier coup d’œil de certaines séries telles que Sex Education, une des productions emblématiques de la plateforme, où se confondent les odes à l’homosexualité, au métissage et à la remise en question des stéréotypes de genre.

Si certains pourraient se surprendre de ce parti pris, rappelons que le directeur des contenus de Netflix, Ted Saranbos, a organisé grâce à son carnet d’adresses bien garni une levée de fond pour la seconde campagne de Barack Obama. Indiquons aussi que l’audience majoritaire du site de streaming est cette « Génération Z », née entre 1997 et 2010, où les questions de genre et consorts sont bien représentées. Inspirant la concurrence, Sex Education a eu son équivalent sur Disney+. Intitulée Sex Nerd, la série « déniaise l’éducation sexuelle » selon Télérama.

Le climat de la Floride moins propice à Disney

À force de tendre la main, le bras vient avec. C’est ce que sont en train d’apprendre certaines de ces plateformes. Disney par exemple vient de perdre les privilèges fiscaux qui étaient les siens dans l’État de Floride depuis 1955. La raison ? Disney a contesté une loi jugée « homophobe », promulguée par le gouverneur de Floride, qui interdit de promouvoir les questions de genre et de sexe jusqu’à la troisième année de primaire. Le 11 mars 2022, Bob Chapek, le président de Disney a fait acte de contrition et promis « d’user de notre influence non seulement pour promouvoir des histoires inclusives, mais aussi pour défendre les droits humains (sic) ».

Une contestation faite sous la pression d’associations gays s’indignant que la firme ait financé la campagne électorale du gouverneur et donc, par ricochet, soutenu ce projet de loi. Paradoxalement, ce n’est pas la première fois que Disney se retrouve avec des accusations d’homophobie sur les bras. En avril 2022, l’acteur Chris Pratt, acteur central de la saga Les gardiens de la galaxie, a été au cœur d’une polémique pour fréquenter une église qualifiée d’homophobe selon ses détracteurs. Les hérauts de la tolérance ont exigé sa tête (sans l’obtenir). Citons aussi la sortie du film Mulan, ayant subi des appels au boycott car son générique de fin contenait un remerciement au gouvernement chinois alors occupé par l’affaire des Ouïghours.

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Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Un livre d’Hervé Juvin

hervé juvin - chez nous

13/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La crise de la Covid-19 n’a pas seulement changé nos vies, elle a révélé au grand jour les impasses d’une globalisation imposée à marche forcée par les marchés et la financiarisation des choses et des êtres, à telle enseigne que le trajet du coronavirus a suivi celui des lignes aériennes. Ce virus est à la fois l’avatar de la globalisation – et son échec le plus patent. Extension du contrôle social, restriction des libertés, toute puissance de Big Pharma et des Gafam, dérive de la séparation des pouvoirs, faillite de notre industrie. Pour autant, ce n’est pas la fin de tout ; une solution existe pour que l’économie redevienne plus humaine, le monde plus vert et l’homme plus libre…

Et cette solution s’appelle le « localisme » ! Rien de tel pour réduire le pouvoir de la finance, restaurer une écologie créative et non plus punitive, redonner à l’homme le goût et le sens de la liberté. Revenir au plus proche, au plus concret, au plus vivant. Du rôle de l’État à la refondation de l’entreprise, les pistes ne manquent pas pour réaffirmer le droit de choisir notre destin en garantissant aux Français que nous sommes bel et bien « chez nous » ! Voilà ce que permet le localisme, voilà ce qu’explique cet ouvrage. Député européen et conseiller régional Rassemblement national, président de la fondation Identité et Démocratie, cofondateur du mouvement Les Localistes !

Hervé Juvin est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont cinq chez Gallimard, dans la collection Le Débat.
Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Editeur : La Nouvelle Librairie

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Pr Didier Raoult – Covid 19 : « Une crise de nerfs généralisée et des bénéfices inouïs ! »

Didier Raoult

11/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Pr Didier Raoult, microbiologiste et directeur de l’IHU Marseille était l’invité d’André Bercoff pour parler notamment de son livre « Carnets de guerre Covid – Tome 2 » aux éditions Michel Lafon.

Extrait choisi :

L’angoisse est considérable. Bill Gates veut que l’on raccourcisse le temps d’homologation des vaccins pour pouvoir traiter les épidémies plus rapidement. Cela a amené à un changement des mentalités.
Jusqu’à présent, pour les vaccins, on disait qu’il fallait du temps pour l’évaluer, mais aussi observer les phénomènes qui sont rares et/ou qui surviennent après un certain temps.

Aujourd’hui, les bénéfices pour l’industrie pharmaceutique sont monstrueux, c’est du jamais vu en aussi peu de temps.

Jusqu’à présent, au nom du principe de précaution, il ne fallait pas bouger un doigt et maintenant on passe de l’autre côté où la phase expérimentale va se faire chez des gens qui sont obligés de se faire vacciner.

Cette situation, fortement liée à une certaine angoisse et au besoin d’avoir une solution providentielle et immédiate, fait qu’on a grillé les mesures de sécurité existant depuis pourtant des décennies.


Voyage au bout de l’enfer occidental avec le dernier essai de Jean-Claude Rolinat

Abécédaire de la décadence

Si vous n’avez pas le moral au spectacle du nouveau naufrage électoral annoncé de la droite nationale, le dernier essai de Jean-Claude Rolinat, Abécédaire de la décadence[1], n’est pas trop fait pour vous le redonner ! Car, en 220 pages, l’auteur dresse un tableau implacable et détaillé de la décadence occidentale et française en particulier.

« Déprimant ? Oui, un peu », admet Jean-Claude Rolinat, non sans humour. « Mais justement ça donne envie de rebondir[2] », ajoute-t-il avec un optimisme qui force l’admiration mais qui peut rappeler aussi une scène d’un film comique célèbre[3].

Bienvenue en Absurdistan !

Comme son titre l’indique, il s’agit d’un abécédaire qui regroupe, par ordre alphabétique, une suite de courtes entrées traitant chacune d’une pathologie nationale. Cela commence avec « Agressions contre des militants, agressions gratuites » et cela se termine par « Woke » : entre les racailles et les foldingos, un parfait résumé de l’Occident ! Ou de l’Absurdistan.

Car, comme le souligne Jean-Claude Rolinat dans l’article « Woke », « les élites européennes et donc françaises – mais à ce stade de déliquescence mentale peut-on encore parler réellement d’élites – sont de plus en plus tournées vers la gauche dure, radicale, quasiment une gauche hors sol ».

Le ton est donné et c’est bien vu, au moment où Emmanuel Macron se prépare à gouverner avec une majorité d’extrême gauche – celle qui l’a fait réélire – à l’Assemblée !

Voyage au bout de l’enfer occidental

L’abécédaire nous fait donc voyager dans ce qu’est devenu notre monde : banlieue, bien-pensance, féminisme, covid, mœurs, journaliste, pédophilie, islamisme, drogue, école, écologie, LGBT, milliardaires, Traoré, Union européenne, repentance, rap, Macron, girouettes, etc. Autant d’entrées, autant de stations de notre calvaire, pour être plus précis.

Un voyage au bout de l’enfer, donc, accentué par le fait que l’auteur ne fournit pas d’index, obligeant par conséquent le lecteur à se plonger tout entier dans le désastre.

Effet déprimant garanti !

Une réflexion programmatique aussi

Heureusement, certaines entrées sont plus développées que d’autres : démographie, écologie, immigration, insécurité, islam, nationalité, télévision, notamment, pour lesquelles l’auteur ne se contente pas d’un triste constat mais évoque aussi des pistes programmatiques de réforme et de renouveau.

Et, tel le Petit Poucet de la fable, Jean-Claude Rolinat sème aussi de petites pierres blanches pour nous guider dans ce voyage au bout de l’enfer occidental.

Avec des expressions qui font mouche : la France « démocratie Potemkine[4] » ; le « laxisme, mot facile pour cacher celui de lâcheté[5] » ; « L’État français est fort avec les faibles, faible avec les forts[6] » ; « Le sondage est un des éléments constitutifs du maniement des foules[7] » ; « Si Dieu existe, le Malin aussi. Et si ce dernier avait coiffé ses cornes de la tiare papale[8] ? » ; « Chirac : homme politique français de gauche qui a fait carrière à droite[9] » ; etc.

On le voit, Jean-Claude Rolinat, homme politique et journaliste d’expérience, a aussi le sens des formules !

Qui le fera ?

L’abécédaire débouche évidemment sur un triste constat : « La France est sur la pente décadente et le remplacement de son peuple, si l’on se réfère aux critères énoncés par De Gaulle, est en passe, à terme, de se réaliser[10]. »

Jean-Claude Rolinat espère manifestement que cet avis de décès va nous faire réagir mais, réaliste quant à la situation politique de notre pays, il pose aussi une cruelle question : « Qui le fera[11] ? »

Depuis l’élection présidentielle de 2022, on sait au moins que ce ne sera pas Emmanuel Macron.

[1] Jean-Claude Rolinat, Abécédaire de la décadence, Dualpha, 2022, 25 euros.
[2] Ibid., p. 12.
[3] Le père Noël est une ordure, quand Pierre Mortez – joué par Thierry Lhermitte –, de SOS Détresse Amitié, invite un dépressif à tout laisser tomber pour ensuite, d’un bon coup de talon, mieux remonter à la surface…
[4] Jean-Claude Rolinat, op. cit., p. 123.
[5] Ibid., p. 45.
[6] Ibid., p. 22.
[7] Ibid., p. 194.
[8] Ibid., p. 171.
[9] Ibid., p. 36.
[10] Ibid., p. 168.
[11] Loc. cit.

Texte repris du site Polémia

La sécession créatrice selon Yann Vallerie

Yann Vallerie

Loin de tenir un propos violent, l’auteur appelle des révoltés à se faire violence pour devenir des bâtisseurs. Beaucoup d’appelés et sans doute peu d’élus pour édifier la cité des hommes…

L’élection présidentielle est passée comme une vague sur la société médusée, laissant un goût amer chez de nombreux Français. Car le vrai raz-de-marée politique ne sera pas électoral, si on en croit Yann Vallerie, capitaine à bord du média Breizh-Info. Surtout si par « raz-de-marée » on entend, non une brutale et destructive inondation, mais une inexorable montée des eaux par laquelle la vitalité d’un grand peuple engloutit les stigmates dérisoires d’une époque basse et corrompue, la nôtre.

France et métropoles : la grande séparation

C’est tout le sens du pamphlet de Yann Vallerie, paru en début d’année et intitulé « Sécession ». Aux antipodes d’une démission, l’auteur en appelle à la sécession créatrice. L’ambition n’est pas de se réfugier dans des citadelles, mais de reléguer les métropoles actuelles au rang d’asiles subvertis et perdus d’avance. Et d’aller de l’avant. La métropole cumule des tares dénoncées comme irrémédiables : il ne s’agit plus de villes, l’assemblage civilisé et civilisateur ayant cédé à un agrégat industriel et confus. Il ne s’agit plus de cités, puisque la gouvernance gestionnaire et l’individualisme hédoniste suppriment tout accomplissement civique substantiel. Pour ne rien dire de l’éléphant dans le salon – le chambardement ethnoculturel.

La sécession passe par une inversion des pôles : la France périphérique devient le cœur du pays et les continuums urbains des trous noirs. Pour Yann Vallerie, cette prise de conscience engage le redéploiement de l’existence. Car tout reste à inventer et à bâtir dans les vastes et féconds territoires moins marqués par les forces du progrès.

Un pari bénédictin à l’usage du Tiers-État

Loin de tenir un propos violent, l’auteur appelle des révoltés à se faire violence pour devenir des bâtisseurs. Beaucoup d’appelés et sans doute peu d’élus pour édifier la cité des hommes… tant s’arracher à l’assistanat confortable et aliénant suscite peu de vocation. Le ton polémique tient d’ailleurs beaucoup à la généreuse ambition de retremper les cœurs ramollis.

Dans le sillage des analyses de Christophe Guilluy, Yann Vallerie relève que la sécession existe dans les métropoles au moyen d’une ségrégation par l’argent. Cette situation de rente au sommet d’une Babylone insalubre est l’exact inverse de l’esprit pionnier au service d’une « construction communautaire cohérente ».

La franchise si crue du livre donne l’impression qu’on tient dans ses mains « un fait mis en page ». C’est précisément pourquoi ce pamphlet est une œuvre inspirée. Il a l’aura du pub irlandais où s’accomplissait déjà, avant 1916, la promesse d’une patrie affranchie.

Thibaud Gibelin

Yann Vallerie, Sécession, préface de Piero San Giorgio, 97 pages, 10 €. En vente sur breizh-info.com

Tribune reprise de Institut-iliade.com

Comment en finir avec l’idéologie du même – Entretien avec Alain de Benoist

idéologie même

En 1977, Alain de Benoist commençait son livre-manifeste « Vu de Droite » par ces mots : « J’appelle ici de droite, par pure convention, l’attitude consistant à considérer la diversité du monde et, par suite, les inégalités relatives qui en sont nécessairement le produit, comme un bien, et l’homogénéisation progressive du monde, prônée et réalisée par le discours bimillénaire de l’idéologie égalitaire, comme un mal ». 40 ans après, 4 décennies d’homogénéisation plus tard, l’essayiste dresse le bilan et s’attaque désormais à la « mêmeté » dans un livre percutant paru dans la collection de l’Institut Iliade, « Longue mémoire » à la Nouvelle Librairie.

ÉLÉMENTS : Quelle différence entre l’égalité et ce que vous appelez dans ce livre la « mêmeté » ?

ALAIN DE BENOIST. C’est très simple : la mêmeté nie la différence, tandis que l’égalité s’en accommode fort bien. L’égalité absolue n’a pas de sens : on ne peut être égal ou inégal qu’en référence à un critère précis, à un domaine donné ou encore à un contexte déterminé. On n’est pas égaux ou inégaux dans l’abstrait. Vous courez certainement plus vite que moi, mais il y a peut-être des domaines dans lesquels c’est moi qui vous surclasserai. C’est seulement si vous décrétez qu’on peut affirmer une égalité abstraite dans l’absolu que vous aurez besoin de considérer que tous les individus sont les mêmes.

Si je dis que les hommes et les femmes sont égaux, cela ne signifie pas qu’il n’y a de différences entre eux. Si dans la démocratie grecque on estimait que tous les citoyens devaient jouir de droits politiques égaux, ce n’est pas parce que l’on estimait qu’ils étaient tous pareils, mais seulement parce qu’ils étaient par définition tous également citoyens. L’erreur commence chaque fois que vous posez l’égalité comme synonyme de mêmeté. C’est ce péché contre l’esprit (et contre tout bon sens) qui fait croire, par exemple, que pour réaliser l’égalité des individus, des sexes ou des peuples, il suffit de supprimer tout ce qui les distingue.

ÉLÉMENTS : L’idéologie du Même tend à supprimer les différences entre les hommes, mais notre époque s’affirme aussi comme celle de l’individualisme. Comment se concilient ces deux phénomènes ?

ALAIN DE BENOIST. L’idéologie du Même est une idéologie universaliste, ce qui veut dire qu’au-delà des caractéristiques biologiques de l’espèce elle attribue à l’humanité un sens moral et politique. Cela implique de retirer ce rôle aux cultures et aux peuples en décrétant, contre toute évidence, que l’on appartient immédiatement à l’humanité, et non médiatement par le biais d’une culture singulière. Ce n’est possible qu’en concevant l’humanité comme une somme d’individus, que la théorie libérale perçoit comme fondamentalement les mêmes, car tous également déliés de leurs appartenances ou de leurs héritages, c’est-à-dire de ce qui est en amont d’eux-mêmes. C’est pourquoi l’on parle couramment d’individuo-universalisme. La société correspondant à cette façon de voir se définit comme une société d’individus. Chacun peut bien s’y estimer « libre » de se définir à sa guise, comme il n’y a rien au-delà de l’individu, les hommes sont considérés comme fondamentalement les mêmes, ce qui les rend interchangeables.

ÉLÉMENTS : Quelle place pour ceux qui veulent vivre selon leurs lois, leurs coutumes, ceux qui réclament leur droit à la dissemblance dans un monde indifférencié ?

ALAIN DE BENOIST. La place dont ils seront capables de s’emparer, d’instaurer ou de restaurer. De Gaulle : « L’action, ce sont des hommes au milieu des circonstances. » Des hommes résolus et des circonstances favorables. Sans oublier l’essentiel, à savoir qu’il n’y a de perspective de véritable changement que lorsqu’une reconstruction idéologique radicale rencontre un mouvement social réel.

Propos recueillis par Eyquem Pons et l’Institut Iliade.

Tribune reprise de Revue-elements.com

En FINIR avec le MIRAGE démocratique ? Avec Laurent Obertone

02/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Obertone, célèbre auteur de Guérilla, de « La France interdite », de « La France Orange mécanique » revient cette année avec « Game Over », un essai « antipolitique » qui lève le voile sur « l’arnaque républicaine » et le mensonge démocratique.

Pour Laurent Obertone, d’élections en élections, le militant, le votant, béat devant le spectacle électorale, remet son pouvoir entre les mains d’une élite moralisante et technocratique qui conduit le pays à l’abîme.


Etymologie de la langue française : 998 mots d’origine gauloise et celte !

celte gaulois

998, ce chiffre étonnant est établi à partir de la liste ci-dessous, vraisemblablement la plus complète disponible sur la Toile. Réalisée en recoupant diverses sources vérifiables dont le détail est donné en fin d’article, elle peut surprendre à plus d’un titre.

Elle va en effet à l’encontre d’un certain discours médiatique qui a tendance à tenir nos ancêtres celtes pour quantité négligeable. Récemment encore, venu vendre « Les mots immigrés », son dernier opuscule, Erik Orsenna affirmait sur le plateau de « C’est à vous » que la langue française ne comptait que « 60 mots d’origine vraiment gauloise« . Devant des journalistes aux anges, ce soutien d’Emmanuel Macron appliquait à la langue ce que le président avait dit auparavant de l’identité du pays en général : « il n’y pas de culture française« , les « Gaulois réfractaires » et autres « déplorables » Gilets jaunes n’ont aucun mérite propre, sinon celui de se laisser enrichir de l’extérieur…

Le chiffre de 60 est pourtant singulièrement minimaliste. Une spécialiste reconnue comme Henriette Walter avance l’estimation (prudente) de 158 mots celtiques sur les 35 000 du français courant. A quoi la lexicologue ajoute 481 mots gallo-romans, dont une part importante est vraisemblablement du même tonneau.

Mais par quel tour de magie passe-t-on de ces quelques centaines de mots celtes au chiffre de 998 – 2 à 3 fois plus grand ? Le choix qui préside à cette liste a été de ratisser large. Nous avons pris tous les mots rencontrés susceptibles d’être celtes, du moment que l’argumentation est sérieuse et sourcée. Nous y avons aussi intégré tous les mots qui ont fructifié à partir d’une racine celte, même de façon très lointaine, même si Vercingétorix ne les a jamais prononcés lui-même. Pour faire bonne mesure, nous avons semé dans la liste quelques mots gaulois jumeaux du latin, issus de la langue mère indo-européenne, mais sans les comptabiliser dans notre statistique (dans la liste, ils ne sont pas en gras).

Au final, l’image que cette liste renvoie des anciens Celtes est cohérente avec ce que les archéologues ont établi (et qu’Erik Orsenna semble totalement ignorer). Leur civilisation n’était ni risible, ni négligeable ; elle a prospéré sur une bonne partie du continent et exercé une influence mesurable sur les voisins latins et germains. Comme en attestent de nombreux mots, les Celtes les surclassaient en céréaliculture, en élevage, dans le travail du bois et dans celui du métal, au point de conquérir la première place dans l’industrie antique du transport.

Il n’en reste pas moins qu’ils ont fini par être conquis par César. Les légions ont redéfini l’identité linguistique de la France : au bas mot, 87 % du lexique français moderne est latin (et c’est un minimum). Selon nos calculs, plutôt larges, la part du celte est seulement de 1 à 3 %.

Orsenna peut donc se frotter les mains : en 52 avant JC, nos ancêtres ont bénéficié d’un grand enrichissement de leur vocabulaire…

Alouette, aloyau / alauda, alouette, mot gaulois cité par Pline, nom d’une légion romaine recrutant des Gaulois ralliés.

Alpe, alpage, alpestre, alpin, alpinisme, alpiniste / du nom de la chaîne de montagne / d’une racine gauloise albos, monde lumineux ou blanc / à rapprocher d’Albion, un des noms de la Grande-Bretagne

Ambassade, ambassadeur / gaulois ambactos, vassal, membre de l’entourage d’un prince. A donné aussi l’allemand Amt, bureau

Ambiance / du latin ambi, autour / racine gauloise jumelle ambi, autour / indo-européen ambhi, autour

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Cancel Culture, wokisme, puérilité des séries américaines : l‘actrice franco-américaine Beatrice Rosen nous en parle…

Jean-Paul Brighelli : « L’école fabrique des consommateurs semi-illettrés »

Jean-Paul Brighelli

25/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
L’École de la transmission des savoirs et de la formation des citoyens est à l’agonie. Elle accomplit aujourd’hui ce pour quoi on l’a programmée voici un demi-siècle : adaptée aux nécessités du marché, elle fabrique à la chaîne une masse de consommateurs semi-illettrés et satisfaits d’eux-mêmes. Soucieuse d’élaborer enfin l’égalité promise par la République en nivelant par le bas, elle a réussi à détruire ce que la France avait mis deux cents ans à élaborer.

Pourquoi l’Éducation nationale a-t-elle autorisé les dérives successives qui ont amené à l’apocalypse scolaire ? Jean-Paul Brighelli, agrégé de Lettres, qui a enseigné pendant 45 ans, répond à cette question dans son dernier ouvrage « La fabrique du crétin – Vers l’apocalypse scolaire« , le tome 2 de son succès d’édition, déjà vendu à 150 000 exemplaires.


Renaud Camus – L’entretien qu’a choisi de ne pas montrer La Chaîne Parlementaire

12/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le 31 janvier 2022, un journaliste de Nova Productions est venu interroger pendant une heure et demie Renaud Camus dans le cadre d’un reportage sur le Grand Remplacement.

Le reportage, entièrement à charge, ne dit pas un mot des écrits de Camus. Pas un mot non plus n’est prononcé sur le contenu du livre « Le Grand Remplacement ». L’interview de Camus elle-même est passée à la trappe, à part quelques maigres extraits, au début et à la fin du « documentaire ».

Le reportage est construit de la façon suivante :
– remplacer « Le Grand Remplacement » de Renaud Camus par une théorie complotiste antisémite ;
– demander à Hervé Le Bras de nier le changement de peuple ;
– interroger des victimes d’épouvantables attentats d’extrême-droite ;
– insinuer que Camus pousse au massacre.

C’est pourquoi nous diffusons maintenant l’intégralité de cette interview. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser de la qualité sonore très minimale de l’enregistrement (nous ne disposions que d’un simple téléphone portable, posé sur une table).


Le cœur plus que jamais rebelle de Dominique Venner

Venner

Dominique Venner, plus vivant que jamais ? Roland Rochefort, qui dirige la publication des « Carnets rebelles » de Dominique Venner aux éditions de La Nouvelle Librairie et qui vient de signer l’introduction du second volume, nous explique pourquoi.

ÉLÉMENTS : Vous êtes le responsable de l’édition des Carnets rebelles de Dominique Venner ? Quel chantier avez-vous encore devant vous ?

ROLAND ROCHEFORT. Pour l’heure, nous sommes en train de travailler sur le troisième volume : la retranscription des manuscrits touche à sa fin, nous sommes sur le point de les faire passer à la phase de correction. Ensuite, une fois cette étape achevée, il nous faudra les mettre en page, rédiger une introduction, une préface et une quatrième de couverture que nous adjoindrons aux carnets, avec un beau portrait de Jacques Terpant, Dominique Venner à chacune des grandes périodes de sa vie, et le choix d’un préfacier. Sur l’ensemble du projet, nous prévoyons que l’ensemble des Carnets rebelles comptera une dizaine de volumes. Le contenu des carnets étant très hétérogène (notamment en termes de longueur), il est difficile pour l’heure d’établir le nombre exact de volumes à paraître.

ÉLÉMENTS : Comment en êtes-vous venu à travailler sur les Carnets ?

ROLAND ROCHEFORT. J’ai milité pendant plusieurs années dans les rangs identitaires, jusqu’à la dissolution de Génération identitaire en mars 2021. C’est dans le cadre de mon engagement politique que j’ai fait la connaissance des Éditions de la Nouvelle Librairie qui m’ont approché en mars 2020 pour travailler sur ce projet. Une telle proposition n’était pas seulement une opportunité professionnelle, mais surtout une véritable consécration militante, puisque Dominique Venner compte parmi les parrains intellectuels de notre mouvement : Histoire et traditions des Européens et Pour une critique positive faisaient partie des lectures obligatoires pour tout militant identitaire qui se respecte. Logiquement, être sollicité pour œuvrer à la publication des écrits posthumes de Dominique Venner est un grand honneur et un privilège autant qu’un devoir militant. La Nouvelle Librairie m’a également confié le soin de rédiger des introductions pour chaque volume des Carnets rebelles, exercice certes difficile mais très enrichissant, puisque c’est l’occasion de porter un regard neuf et synthétique sur l’œuvre et sur l’existence d’une des figures majeures de la pensée identitaire européenne.

ÉLÉMENTS : On sait combien Dominique Venner était pudique. Lève-t-il un peu le voile sur sa personnalité ?

ROLAND ROCHEFORT. Oui, il ne fait aucun doute que les Carnets permettent d’accéder à la vie intime et aux réflexions personnelles de Dominique Venner, et donc de mieux saisir sa personnalité. Cela dit, la pudicité de Venner n’était pas qu’une façade, mais bien un trait de caractère profondément ancré chez lui, ce qui signifie qu’à aucun moment il ne se livre à des épanchements émotionnels. Les Carnets confirment la grande cohérence de sa personnalité et la droiture de son caractère : il ne sombre jamais dans l’obscénité ou dans le sentimentalisme et s’astreint à la « tenue » et à la sobriété, même dans l’intimité de l’écriture personnelle. Il y révèle cependant plusieurs traits de caractère qui n’apparaissaient pas dans son œuvre : un goût certain pour le jeu de la séduction, la fascination pour l’insouciance aventureuse de l’enfance et une estime des personnalités originales, voire fantasques, pour autant que cette excentricité ne serve pas de paravent à la médiocrité. Il est la preuve que la discipline la plus haute n’est pas synonyme de morosité, bien au contraire.

ÉLÉMENTS : Quelle place ces Carnets posthumes occuperont-ils dans l’œuvre de Dominique Venner ?

ROLAND ROCHEFORT. Les Carnets permettent de compléter l’œuvre magistrale de Dominique Venner : ils en constituent la pierre manquante. On connaît le Venner engagé volontaire en Algérie, le Venner militant politique, le Venner chasseur et le Venner historien, mais il était difficile de reconstituer l’entièreté et la cohérence du personnage tant que l’on n’avait pas accès aux détails biographiques et aux réflexions personnelles qui étaient jusque-là invisibles pour le lecteur moyen. Grâce aux Carnets, nous sommes désormais capables de reconstituer l’itinéraire complet de leur auteur.

Personnellement, je considère les Carnets comme un approfondissement de la démarche commencée dans Le Cœur rebelle et poursuivie dans Un Samouraï d’Occident : ils sont à la fois une œuvre autobiographique, un recueil de méditations, une mosaïque historique du xxe siècle français et européen ainsi qu’un manuel d’éthique pour les dissidents de notre temps. Les Carnets rebelles ne sauraient remplacer le reste de son œuvre. Ils constituent son parachèvement. C’est pourquoi je conseillerais aux lecteurs qui souhaiteraient se familiariser avec le travail de Dominique Venner de commencer par lire ses livres d’histoire et ses écrits plus politiques, tels que Pour une critique positive ou Le Cœur rebelle, et de compléter cette démarche par la lecture des Carnets dans un second temps.

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Hubert Védrine, le briseur d’idoles ou la géopolitique à coups de marteau

Hubert Védrine

Une politique étrangère digne de ce nom est pragmatique. Elle ne se pique pas de changer l’homme, de régénérer ou de corriger le monde. Depuis 30 ans, Hubert Védrine tente de l’expliquer à une intelligentsia de gauche dont l’humanisme velléitaire est aujourd’hui complètement dépassé par le réel ukrainien.

« Il est triste quand on s’endort dans une bergerie de trouver à son réveil les moutons changés en loups ». Ces mots de l’historien Hippolyte Taine auraient pu figurer en exergue du livre d’Hubert Védrine. L’ancien conseiller diplomatique de Mitterrand et ministre des Affaires étrangères de Jospin diagnostique le mal qui nous affecte, nous, Européens, et qui nous a condamnés, jusqu’à présent, à l’impuissance : un redoutable et funeste désarmement intellectuel (« Les Européens n’ont plus les outils mentaux pour penser le fait que l’histoire est une compétition de puissances »), un « vide de la pensée stratégique » dans lequel « le droit-de-l’hommisme et l’européisme se sont engouffrés ».

Ce mal n’est toutefois pas sans remède. Et lire, et méditer Une vision du monde (Bouquins, 2022), c’est commencer de se réarmer intellectuellement.

Le président ukrainien Zelensky ne nous facilite guère la tâche ! En exhortant le peuple français, lors de son intervention du 23 mars devant la représentation nationale, à se mobiliser toujours plus ardemment contre « une guerre faite à la liberté, l’égalité et la fraternité », il ne flattait que trop notre propension à fuir la politique dans la morale. Or, si ce conflit doit avoir quelque vertu, c’est bien de nous rappeler à l’urgence de renouer avec une vision stratégique des relations internationales, avec une conception géopolitique du monde.
Une réflexion longue de trente ans

« Moment historique », « retour du tragique », « retour de l’histoire » nous promet-on. Ou, plus rigoureusement retour des Européens et des Français dans l’histoire, car ni l’histoire, ni le tragique ne s’étaient exilés, nous les avions simplement écartés de notre horizon pour cause de non-conformité avec le grand récit progressiste. C’en serait fini du déni. Puissance, intérêts nationaux, rapports de force, étoffe dans laquelle le réel est taillé avec laquelle désormais nous composerions. Cette fois-ci serait donc la bonne.

Nous voudrions y croire. Certes, l’Union européenne (U.E.) marche comme un seul homme, Poutine aura cimenté une communauté réputée pour ses divisions. L’Occident (Europe et Etats-Unis) s’avance sur la scène du monde autrement que la corde au cou et le genou à terre. L’OTAN, diagnostiquée en état de mort cérébrale, est en voie de résurrection. Toutefois, qu’on nous permette de faire montre de scepticisme. Le traitement médiatique réservé au conflit ukrainien, outrageusement sentimental, augure mal de la suite. Ce que Hubert Védrine appelle « l’humanitarisme médiatisé » et qu’il analyse comme un des obstacles majeurs à toute politique étrangère digne de ce nom est à son comble. Le mal cristallise dans la figure de Poutine, manifestement plus aisé à jeter aux gémonies que l’islamisme (paralysie du pas d’amalgame). Pour le reste, on se rassure : solidarité et générosité exceptionnelles, chants – ah, cette petite Ukrainienne âgée de sept ans, qui chantait dans un bunker et, exilée en Pologne, loin de ses parents, se voit propulsée sur la scène du monde au travers des réseaux sociaux, interprétant l’hymne national de son pays lors d’un concert caritatif devant un auditoire impressionnant ! Bref, l’humanité est une et tout le monde s’aime.

Les journalistes – à commencer par la revue de presse de Claude Askolovitch expert ès lyrisme kitsch sur France Inter – semblent toujours et d’abord préoccupés à former des claviers qui vibrent, qui pleurent et qui s’émerveillent plutôt que des collaborateurs conscients des dirigeants qu’ils se sont donnés, comme eût dit Marc Bloch. Quant aux pressions qui s’exercent sur les entreprises françaises afin qu’elles se retirent de Russie, elles s’élèvent dans l’oubli et/ou le mépris de ce que « chaque fois que l’Occident ostracise un pays en le décrétant ‟voyou”, les Chinois se précipitent pour établir des accords privilégiés », ainsi qu’en avertit encore, et depuis des années, Hubert Védrine. Les Chinois, mais aussi d’autres puissances émergentes. On sait ainsi, dans le cas de Renault en Russie, que les Indiens sont aux aguets. Ces pressions, ces sommations prouvent que les intérêts nationaux sont loin d’avoir recouvré toute leur légitimité.

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Laurent Obertone : « L’effondrement qui vient fera mal »

05/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Dans son dernier essai, Game Over, publié aux éditions Magnus, maison d’édition qu’il a cofondée avec Laura Magné, Laurent Obertone complète les constats dressés dans ses précédents ouvrages et propose une série de solutions concrètes et radicales pour permettre aux Français de reprendre leur destin en main et de retrouver leur âme.

À quelques jours de l’élection présidentielle, Laurent Obertone explique notamment pourquoi il ne faut, selon lui, rien attendre de la grand-messe électorale et pourquoi les Français doivent désormais sortir du jeu, se prendre en main et ne compter que sur eux-mêmes afin d’être prêt à faire face à l’effondrement qui vient.

Il a accordé cet interview à Epoch Times.