Quand Erdogan instrumentalise Sainte-Sophie dans sa lutte contre l’Europe

09/07/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Sainte-Sophie va-t-elle changer de statut, passant de musée à mosquée? Après deux décennies de manifestations et de revendications opérées par des associations et des personnalités islamistes, le Conseil d’État turc devra rendre son verdict avant le 16 juillet prochain sur la transformation de Sainte-Sophie.

Cet édifice, par son passé, sa grandeur et sa richesse, est un symbole de l’histoire européenne et turque. Histoire tumultueuse, bien sûr. Lieu de culte chrétien dès le IVe siècle, centre du monde pour l’Empire byzantin, joyau de la conquête ottomane, qui transforma la basilique en mosquée, Hagia Sophia –signifiant en grec sagesse divine–, a été transcrite Ayasofia en turc, et abusivement appelée Sainte-Sophie en français. Atatürk, le grand leader de la République turque a fait de ce lieu un musée en 1934, mais plus encore le symbole de la nouvelle nation turque.

Mais pourquoi Erdogan cherche-t-il à tout prix à retransformer ce musée en mosquée? Politique intérieure et géopolitique mondiale se croisent dans ce nouvel épisode de Désalliances en bref.


Colbert est accusé de racisme pour avoir été le principal instigateur du Code noir. Qu’est-ce que le Code noir? Fait-il de la France un état raciste?

Combat culturel – la compilation-anniversaire “FRACTION – XXV” disponible en CD Digipack

07/07/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Pour fêter ses 25 ans d’existence, Fraction livre une compilation-anniversaire qui réunit les morceaux emblématiques du groupe. Uniquement disponible – dans un premier temps – sur les plateformes de streaming, cette production est désormais disponible en CD Digipack !

Cette compilation propose aussi quelques pépites pour les fans du groupe : des versions peu connues de certains morceaux (notamment avec le premier chanteur), un titre inédit (reprise d’un groupe des années 80…) ainsi qu’un enregistrement d’IpVox, projet metal-indus créé par certains membres du groupe.

“FRACTION – XXV” propose un double CD (avec 25 titres + 1 bonus) ainsi qu’un magnifique livret qui présente l’histoire et la discographie complète du groupe.

Il est désormais possible de commander ce digipack chez Martel en tête : https://martelentete.com/cd/355-fraction-xxv.html

Erdogan rejette les critiques concernant sa volonté de reconvertir l’ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul en mosquée

Hors-Série de Présent – Hommage à Jean Raspail

02/07/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Il fut le dernier Hussard. Le cinquième, dans une bande qui en comptait canoniquement quatre, un peu comme chez les trois mousquetaires. Il y avait du Déon et du Nimier chez Jean Raspail. Un grand d’Espagne flegmatique et aristocratique. Le 13 juin 2020, il a quitté la vie au crépuscule, face au soleil couchant, par la porte de l’Ouest qui n’était plus gardée.

C’est à cet homme hors du commun que toute l’équipe de Présent a décidé de rendre hommage, dans ce hors-série spécial retraçant la geste intellectuelle, littéraire, et politique de ce fier et noble cœur aventureux.

Pour commander : https://present.fr/produit/hors-serie-hommage-a-jean-raspail/

Génération Identitaire rend hommage à Jean Raspail

« Une cascade de corps dont le mouvement ininterrompu paraissait liquide. Les bateaux se vidaient de toute part comme une baignoire qui déborde. Le tiers monde dégoulinait et l’Occident lui servait d’égout. » — Jean Raspail, Le Camp des Saints (1973)

Les Identitaires ont tenu à rendre hommage à Jean Raspail. Découvrez leur communiqué de presse.

Lire la suiteGénération Identitaire rend hommage à Jean Raspail

Jean Raspail, visionnaire de l’actuel effondrement, par Ivan Rioufol

Jean Raspail est mort le samedi 13 juin. Ce jour-là, des barbares tentaient de déboulonner des statues et des plaques de Grands Français, ou les badigeonnaient de peinture. Colbert, Napoléon, de Gaulle étaient notamment mis sur les listes des indésirables, dressées au nom de la table rase. Dans le même temps, dans les rues de Paris, une foule “antiraciste” conduite par des leaders se revendiquant du noir leur peau disait sa haine de la police républicaine et de la France, accusée d’être discriminante pour les Noirs et les Arabes. Ceux qui, dans la manifestation, hurlaient : “Sales juifs !”, ou : “Sales blancs !” étaient laissés en paix par leurs voisins. Ce même jour à Dijon, ancienne capitale des Ducs de Bourgogne, des affrontements extrêmement violents débutaient entre des tchétchènes et des maghrébins exhibant leurs armes à feu, tandis que la police se faisait remarquer par son absence.

Ces scènes d’effondrement d’une nation, envahie par “Big Other” et désarmée par les “élites”, auraient pu sortir tout droit d’un roman visionnaire de Raspail. En 1973, son sulfureux Camp des Saints avait décrit une telle débâcle, née de l’intrusion massive d’immigrés miséreux décidés à conquérir un pays indolent et converti à l’apaisement, cette lâcheté dont se prévalent les puissants pour renoncer à défendre la nation. Jean Raspail est mort le jour où la France a été désignée, par des minorités violentes se réclamant de leurs races et de leurs origines, comme l’ennemi à abattre et à remplacer. L’infréquentable écrivain ne pouvait pas trouver là plus bel hommage à sa lucidité. Le 13 juin, oui, l’histoire lui a donné raison.

C’est dans sa tenue bleue d’officier de marine, uniforme qu’il portait en tant que membre des Ecrivains de marine, que Jean Raspail a été inhumé. Ce mercredi matin, en l’église Saint-Roch à Paris, son cercueil avait été recouvert du drapeau bleu blanc vert de la Patagonie. Il y a quarante ans, l’écrivain explorateur avait, en effet, imaginé faire de cette terre perdue d’Amérique du Sud le lieu d’un royaume littéraire, hors du monde mais pourtant bien réel : le Royaume de Patagonie, dont il s’était auto-désigné consul général. De fait, très nombreux étaient ce matin les Patagons naturalisés par Jean Raspail, dont votre serviteur, à s’être retrouvés en cette ancienne église royale, jadis cure du Palais des Tuileries, pleine à craquer. Ceux qui voudront caricaturer l’écrivain royaliste, fervent défenseur de la mémoire de Louis XVI, ricaneront de savoir que les funérailles auront été conduites, en latin, par des curés de la Fraternité Saint Pierre, en présence du Comte de Paris, du prince de Bourbon-Parme et du représentant du Duc d’Anjou.

Ces “progressistes” passeront à côté de l’aventurier et de l’homme de lettre fasciné par les peuples oubliés, les cultures exotiques, les soldats vaincus, les civilisations qui s’écroulent. La chute brutale de la Constantinople chrétienne sous les assauts musulmans, le 29 mai 1453, était de ces épisodes qu’il aimait rappeler. Mais l’écrivain était aussi celui qui imaginait les renaissances, sur les ruines laissées par les démolisseurs. C’est parce que Raspail a, intuitivement, vu juste trop tôt que son nom a été banni par le Système. Un sort semblable avait été supporté en 1968 par le député conservateur britannique Enoch Powell, exclu de la politique pour avoir alerté sur les dangers de l’immigration de masse. Aujourd’hui, il apparaît que les projections de Powell étaient exactes…

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Jean Raspail au-delà des mers, par Alain Sanders

Depuis quelques jours, des « réseaux sociaux », qui se piquent d’aller plus vite que la musique, annonçaient la mort de Jean Raspail, hospitalisé (en fait réhospitalisé plusieurs fois depuis janvier) à Paris. Alors, à force, même si on avait fini par le croire immortel, Jean Raspail s’est éteint.

Il s’est éteint ce samedi 13 juin. A midi. Comme si lui, l’auteur du « controversé Camp des Saints », comme le répètent à l’envi les commentateurs qui se recopient les uns les autres, n’avait pas supporté de voir une fois encore, une fois de plus, une fois de trop, les débarqués du Camp des Saints, justement, déferler dans Paris, avec l’aval et même la complicité du gouvernement. Et il est vrai que tout est annoncé et décrit de ce que nous vivons dans ce livre prophétique.

En pensant à Jean, par-delà le chagrin (plus de quarante ans d’amitié et de complicité sans faille), une expression me vient à l’esprit : « En avant, calme et droit » (les cavaliers savent ce que je veux dire). Il disait : « Les vrais amateurs de traditions sont ceux qui ne les prennent pas au sérieux et se marrent en marchant au casse-pipe. C’est pourquoi la gauche nous hait, un peu comme un bourreau haïrait un supplicié qui rit et se moque avant de mourir. »

Plus avant, je disais que nous avions fini par le croire immortel. Mais pas au sens de l’Académie française qui, pour des raisons politiques misérables, avait refusé de l’accueillir en son sein. Qu’importe… La place nous manquerait pour décliner ici tous les prix littéraires qui lui ont été décernés, à commencer par celui de l’Académie française (à deux reprises, 1981 et 2003) : du prix Chateaubriand au prix littéraire de l’armée de terre en passant par le grand prix Jean-Giono, le prix Daudet, le prix Jules-Verne, le prix Combourg, le prix Prince-Pierre-de-Monaco, etc.

Deux, trois fois par semaine, à 19 heures (pour parler comme les chefs de gare jadis), on s’appelait. Notre rendez-vous colonial, genre club anglais du mythique Raffles de Singapour avant qu’il ne soit salopé par des sagouins. « Tu t’es servi ton bourbon, j’imagine ? » Une taquinerie rituelle : je suis assez bourbon (à tous les sens du mot) alors qu’il était inconditionnel des whiskies écossais très tourbés, les Laphroaig, Ardbeg, Kilchoman… Et puis, très régulièrement, ces dîners de mousquetaires, chez nos chers Tulli, où Jean rivalisait de gentillesse et de drôlerie sous le regard affectueux d’Aliette Raspail.

D’autres vous diront, avec une science convenue et convenable, ce que nous savons depuis toujours avec le cœur : Jean Raspail est certes un immense écrivain, mais il fut aussi un scout audacieux, un aventurier, un explorateur, un conférencier hors pair (ses conférences pour Connaissance du monde ont fait salle comble des années durant). Et il fut cet ami, ce complice, ce confident qui, pour les trente-cinq ans de notre journal, nous envoya ce message : « Journal ou livre, même boulot : tout commence par l’écriture, l’écriture pensée, le tri des idées, exercice noble, quasi magique. Naissent ainsi ce qu’on appelle en journalisme les grandes plumes. Présent n’en manque pas, et l’écrivain que je suis est leur frère. »

Jean Raspail est un passeur d’âmes. Ce nautonier, ce nocher, ce marin de las tierras del fuego, n’aura jamais cessé de nous raconter – de nous inventer – de belles histoires pour nous consoler des laideurs du temps. Il avait conservé l’esprit d’enfance, le panache du Capitaine Fracasse (son livre de chevet), le goût du jeu (du roi). Il a porté tous ces trésors jusqu’à son dernier souffle. Jusqu’au dernier voyage sur le chemin du Bon Dieu.

A son épouse, Aliette, à sa fille et à son fils, Marion et Quentin, nous disons, même si les mots sont dérisoires en de telles circonstances, notre fidèle et indéfectible affection.

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 15 juin 2020

Philippe de Villiers : « La France est notre mère, aimons-la. Ceux qui ne la respectent pas, qu’ils dégagent ! »

Dans son dernier livre, Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, Philippe de Villiers, critique la gestion de la crise sanitaire par Emmanuel Macron et le « nouveau monde » prôné par le Président.

Au micro de Boulevard Voltaire, le fondateur du Puy du Fou revient sur ses récents échanges avec Emmanuel Macron et explique le concept de nouveau monde et ses incohérences. Il réagit également à l’actualité récente, en particulier sur les contestations « antiracistes ».

Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde. C’est le titre du livre que vous publiez chez Fayard. Hier, vous étiez sur le plateau de BFM TV et vous avez détaillé ce qu’a dit Emmanuel Macron d’Édouard Philippe lorsque vous lui demandiez « pourquoi Édouard Philippe ne déconfine t-il pas ? » Emmanuel Macron vous a répondu « il gère son risque pénal ».
Quelle est précisément votre relation avec Emmanuel Macron ?

Il y a le Puy du Fou et la France. Le Puy du Fou, c’est la passion d’une vie et Emmanuel Macron a multiplié les attentions depuis qu’il est venu au Puy du Fou. Il serait inélégant, voire insultant pour moi, de croire qu’Emmanuel Macron a voulu par ses attentions acheter le silence d’un esprit libre. Je lui ai demandé deux choses. De sauver le Puy du Fou, c’est fait. Et de sauver la France, ce n’est pas fait.

Il aurait voulu « assassiner son Premier ministre ». Vous auriez été un parfait missile de croisière sur cette séquence…

Il me parle et ne m’a jamais dit de garder pour moi ce qu’il me dit. Je considère que le missile de croisière en question est arrivé sur le Puy du Fou. On a failli mourir et le pays est en train de crever. Il faut établir les responsabilités. “Les Gaulois réfractaires” est une expression d’Emmanuel Macron. Les Gaulois réfractaires réputés indociles et indisciplinés sont sortis de leurs parois où ils étaient devenus des troglodytes recroquevillés, enfermés, encasernés, embastillés.
Le premier lecteur de ce livre a été Emmanuel Macron. Je l’ai appelé et lui ai dit « je vous appelle pour vous inviter à l’enterrement prochain du Puy du Fou. Comme vous êtes un ami du Puy du Fou, vous aurez une place d’honneur ». Il m’a répondu « que se passe-t-il ? » Je lui ai dit « on va mourir ».
On nous parle de ne pas ouvrir de tout l’été. Pendant son intervention où il a regardé la France dans le fond des yeux comme dirait Giscard, il a dit « il va falloir se réinventer, moi le premier ». Je lui ai demandé s’il avait bien dit cela et il m’a répondu oui. j’ai donc ajouté que j’allais lui écrire un petit manuel de réinvention, une sorte de trousse d’urgence dont j’espère, il en fera bon usage ».
Les relations sont très simples. Quand on parle du Puy du Fou, tout se passe bien. En revanche, dès qu’on parle de la France, tout se passe mal. Ce n’est pas pour cette raison qu’il faut éviter de se parler.



Vous avez dit qu’Emmanuel Macron était le liquidateur amiable de la France. Cette entreprise de démolition a démarré il y a déjà bien longtemps…

L’expression liquidateur veut dire que l’entreprise est mal depuis longtemps.
Quand j’étais étudiant en 68, une chose m’avait beaucoup marqué. En peinture dégoulinante, il était inscrit sur la Sorbonne « cours camarade, l’Ancien Monde est derrière toi ». C’était la gestation du Nouveau Monde. Le Nouveau Monde est né le 10 novembre 1989 après la chute du mur de Berlin. On nous a promis un village global unifié débarrassé des frontières, des souverainetés, des États de l’autonomie stratégique et avec le primat de l’économique sur le politique. C’est une chose inouïe dans l’Histoire. La logique des intérêts privés, ce qu’on appelle les chaînes de valeurs globales plutôt que la protection régalienne. On nous a expliqué que grâce au marché planétaire de masse qui serait le régulateur des tensions humaines et des relations des États déclinants en voie de disparition, la main invisible permettrait une interconnexion, une interdépendance avec la religion des flux qui est le communisme des imbéciles. Dans une société liquide où la paix perpétuelle est assurée par le marché, il n’y a plus besoin de prévoir, de stocker et de faire des réserves. On va chercher son paracétamol en Chine quand on en a besoin. En réalité, le village global unifié n’a plus de frontières. Il n’y a pas de problèmes puisqu’il n’y a pas d’épidémie. Les épidémies c’est le Moyen Âge… Un seul virus circule, la lèpre populiste. Il n’y avait pas de virus, plus d’épidémie, plus de guerre, on évacuait la mort surtout la mort de masse. Pourquoi des frontières et pourquoi le souverainisme ?
À l’époque, le souverainisme était le repli nationaliste, les égoïsmes nationaux. Tout s’est effondré et le Nouveau Monde est mort du coronavirus. Le village global unifié s’est fracturé. On retrouve les frontières des souverainetés, des États et de l’autonomie stratégique. Le primat de l’économique sur le politique s’est renversé. Quand la mort revient au village, quand la maladie fait irruption, quand la pandémie nous submerge, alors on revient au carré magique de la survie. On l’a vu pendant l’épidémie.
Premier coin du carré, la frontière. Deuxième coin du carré, la souveraineté. Troisième coin du carré, le local, le circuit court. Quatrième coin du carré, la famille, première sécurité sociale dans une société de solidaire solitaire. C’est l’Ancien Monde. Le Nouveau Nouveau Monde, le monde d’après le Nouveau Monde, le jour d’après, la France d’après doit être rebâtie sur ces mots-là. Ces mots étaient des mots maudits, de parias et qui vous valaient l’injure.
À quoi pressentons la victoire intellectuelle de ce qu’on a toujours défendu ? C’est lorsque l’adversaire pille votre lexique.
Bruno Le Maire en appelle au souverainisme économique et Emmanuel Macron fait son mea culpa en disant « il va falloir relocaliser », alors que pendant trente ans, on n’a fait que délocaliser.
Je ne vais pas faire un exercice d’auto éblouissement comme font la plupart des hommes politiques, mais on avait tout dit du souverainisme.
À Nevers en 1994, je me souviens d’une salle bondée. Jimmy Goldsmith avait dit « c’est simple, lorsqu’on va abolir les frontières sanitaires avec le libre échangisme mondial, quand il y aura la grippe à New Delhi, on aura la grippe dans le Berry ». La salle riait en se disant qu’il allait un peu loin.

Comme cette société liquide est en passe de s’effondrer, ce serait pour l’État le moment de reprendre ses fonctions régaliennes. Or, cela tombe très mal puisqu’on voit ce qu’il se passe en France…

Castaner et Belloubet , Fripounet et Marisette, nous font revivre à la fois l’affaire Léonarda dans ce qu’elle avait de grotesque et le roman Soumission de Houellebecq.
Castaner désavoue l’institution dont il a la garde. Il tire dans le dos des policiers. Il instille le soupçon avéré qui est un oxymore du troisième type inventé par En Marche. Plus précisément, la présomption de culpabilité. C’est une grande première en France. Et enfin, il désarme la police. Il leur interdit l’étranglement. C’est lui qui fait l’étranglement. C’est très grave.
Quant à Madame Belloubet, elle s’affranchit d’une loi élémentaire, la non-intervention du Garde des Sceaux dans une affaire judiciaire en cours. Elle condamne d’avance les gendarmes qui jusqu’à présent ne sont que témoins assistés. Elle prend parti pour cette famille Traoré bien sous tout rapport. Il suffit de regarder le dossier de plus près pour voir que Assa Traoré est la nouvelle Jeanne d’Arc avec Greta Thunberg. On a là, le couple de l’avenir pour sauver la planète !
Je ne supporte pas tout cela. Ce n’est pas du courage idéologique, c’est la trouille. En Marche est le gouvernement de la pétoche. C’est comme cela qu’ils ont fait le confinement. Ils ont lu une modélisation de Neil Ferguson de l’Impérial Collège repris par l’Institut Pasteur. Ce gouvernement a peur de son peuple et de la première vaguelette. Il a surtout peur de ceux qui veulent nous détruire. Il est prêt à collaborer avec ceux qui veulent nous détruire. Les militants racialistes veulent en finir avec la France. Jacques Bainville, le grand historien disait « c’est mieux qu’une race, c’est une nation ».
À Europe 1, j’ai rencontré par hasard Laurent Nunez. Il a passé un sale quart d’heure. Je ne sais pas si cela sortira dans la presse puisque c’était privé. Je lui ai dit « alors, l’émotion s’affranchit des règles juridiques ? Votre ministre a dit : en cas d’émotion, on s’affranchit des règles juridiques. » Je lui ai dit que j’étais très content pour le Puy du Fou. Il m’a demandé pourquoi. Et je lui ai répondu que la Cinéscénie était l’émotion. Depuis quarante ans, 13 000 personnes sont présentes tous les soirs, mais aujourd’hui on est limité par la règle juridique des 5000 personnes. Si vous ne faites pas sauter la règle pour nous, légendaires Français, j’ai une solution. On fait un spectacle sur la famille Traoré. La première Cinéscénie est prévue le 24 juillet, mais pour l’instant les préfets de région et de département ne nous disent pas si on aura le droit. Avec Traoré, il y a l’émotion. Avec le Puy du Fou légendaire français, il n’y a pas d’émotion. Ils se foutent de notre gueule.
En plus, le Premier ministre est prêt à faire la génuflexion. La génuflexion oblique du dévôt pressé devant la déesse Assa Traoré, la déesse de l’anti racisme.
J’appelle tous les Français à se lever et à dire « ça suffit » ! Je suis sorti de ma tanière, car je n’en peux plus !
Réfléchissons un instant. Partout dans la rue, les gens portent des masques, les Gaulois réfractaires portent des masques. Ce sont les mêmes qui nous ont interdit de porter des masques lorsque c’était nécessaire. Maintenant, ils nous obligent à porter des masques, alors que ce n’est plus nécessaire.

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Les Croisés ont-ils précipité la chute de Constantinople ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il y a 567 ans, le 29 mai 1453, Constantinople, la capitale de l’Empire byzantin, tombait aux mains des Turcs ottomans. Quelles sont les causes de l’écroulement du dernier vestige de la Rome impériale ? « La prise de Constantinople en 1204 par les Croisés a affaibli l’Empire byzantin avant les Turcs ». Lors d’un débat sur France Inter, Natacha Polony opposait sa vision de la chute de la capitale byzantine à la thèse d’Éric Zemmour pour qui les croisades avaient sauvé l’Europe. Il défendait alors son dernier ouvrage dont un chapitre revenait sur ces événements historiques majeurs.

Vous prendrez bien encore un peu de repentance ?

L’argumentation de la rédactrice en chef de Marianne est particulièrement pernicieuse car elle ajoute à l’entreprise de culpabilisation visant les croisades. La gauche et les islamistes nous martelaient déjà que les croisades étaient une agression motivée par l’intolérance religieuse et la cupidité. Voici qu’elles auraient également causé la chute de l’Empire byzantin. Deux repentances pour le prix d’une !

L’agression turque est bien antérieure aux croisades

Il est pourtant aisé de constater que les attaques turques précèdent, et de loin, les événements de 1204. La défaite byzantine décisive de Manzikert a eu lieu le 26 août 1071. Elle a ouvert toute l’Anatolie à l’occupation des Turcs seldjoukides. En 1081, Nicée, ville importante située à 100 kilomètres de Constantinople, tombait. La situation était critique et l’Empire byzantin était à deux doigts de s’écrouler. À tel point que l’empereur Alexis Ier demande à plusieurs reprise l’aide du pape malgré le récent schisme de 1054 entre les Églises d’Orient et d’Occident.

Le pape répond à l’appel à l’aide de l’empereur byzantin

On présente souvent la libération des lieux saints comme le motif principal de la première croisade. Pourtant, dans son appel à la Croisade de 1095 à Clermont, Urbain II met surtout en avant la détresse des chrétiens d’Orient :

Il importe que, sans tarder, vous vous portiez au secours de vos frères qui habitent les pays d’Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide.
En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, un peuple venu de Perse, les Turcs, a envahi leur pays. Ils se sont avancés jusqu’à la mer Méditerranée et plus précisément jusqu’à ce qu’on appelle le Bras Saint-Georges (aujourd’hui le Bosphore). Dans le pays de Romanie (territoire byzantin), ils s’étendent continuellement au détriment des terres des chrétiens, après avoir vaincu ceux-ci à sept reprises en leur faisant la guerre. Beaucoup sont tombés sous leurs coups ; beaucoup ont été réduits en esclavage. Ces Turcs détruisent les églises ; ils saccagent le royaume de Dieu.

Les victoires des Croisés sauvent Constantinople

En 1097, grâce à l’aide des Croisés, les Byzantins peuvent à nouveau hisser l’étendard impérial sur les remparts de Nicée. Cette première victoire fut suivie par un succès décisif des Croisés lors de la bataille de Dorylée la même année. La débâcle seldjoukide permet à Byzance de reprendre une partie des territoires anatoliens perdus à la suite de la bataille de Manzikert. Selon l’historien des croisades René Grousset qu’évoque Éric Zemmour, l’intervention des Croisés est déterminante :

Deux siècles d’hégémonie européenne en Asie découleront de cette constatation, imposée à l’Islam par la bataille du 1er juillet 1097, deux siècles durant lesquels l’avance turque reculera non seulement devant la reconquête latine en Syrie et en Palestine, mais même devant la reconquête byzantine en Anatolie. La prise de Constantinople par les Turcs, qui semblait à la veille de se produire dès 1081, quand un sultan turc et des émirs turcs campaient à Nicée et à Smyrne, reculera dans les lointains de 1453. Résultat plus important peut-être pour le salut de l’Europe que la délivrance même de Jérusalem.[1]

Éric Zemmour a par conséquent raison, les croisades ont permis d’arrêter net l’avancée inexorable des Turcs. De ce fait, elles ont non seulement sauvé Constantinople mais aussi l’Europe d’une invasion certaine. L’affirmation de Natacha Polony est donc hors de propos. Sans les Croisés, Constantinople serait probablement tombée bien avant 1204 entre les mains des Turcs. Pour autant, qu’est-ce qui explique la détérioration des relations entre les Croisés et les Byzantins ?

Comment expliquer les événements de 1204 ?

Dès le début de la première croisade et la prise de Nicée, un malentendu s’installa durablement entre les alliés croisés et byzantins. Les Byzantins imaginaient se servir des Croisés comme auxiliaires pour récupérer leurs villes et territoires perdus. Les Croisés désiraient que les Byzantins se joignent à leur lutte destinée à faire disparaitre définitivement la menace islamique. Au lieu de restituer les provinces reconquises sur les musulmans à l’empereur byzantin, les Croisés établirent des états latins indépendants en Terre sainte. Pour les Croisés, venir au secours des chrétiens d’Orient ne voulait pas nécessairement dire rétablir la souveraineté byzantine dans les anciennes possessions de l’empire. Les barons et chevaliers avaient sacrifié beaucoup pour venir guerroyer au bout du monde. Pourquoi les Byzantins devraient-ils obtenir le fruit de leurs efforts ? Auraient-ils eu seulement les moyens de résister aux ripostes turques et arabes ? Du point de vue des Croisés, il était clair que les Byzantins n’avaient plus les moyens militaires de leurs ambitions impériales.

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1984 : Quand George Orwell prophétisait l’avènement de l’empire du politiquement correct

Mort il y a soixante-dix ans, l’auteur de 1984 reste un irremplaçable analyste des totalitarismes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, qui nous donne les clés pour comprendre l’empire du politiquement correct, mais aussi pour nous en défendre, analyse Matthieu Bock-Côté

Si les grands titres de presse n’ont pas oublié de marquer, en 2020, les soixante-dix ans de la mort de George Orwell, nom de plume par lequel s’est fait connaître Eric Blair (1903-1950), il n’est pas certain que cette commémoration ait été à la hauteur de son œuvre, qui a trouvé un nouvel écho en France depuis une vingtaine d’années. Jean-Claude Michéa a joué un grand rôle dans cette renaissance depuis la parution, en 1995, de son livre Orwell, anarchiste tory (Flammarion), où le philosophe français s’appuyait sur lui pour mener une sévère critique de la mystique du progrès et dénoncer la trahison du socialisme originel par la gauche idéologique. Michéa contribuera ainsi à la mise en valeur du concept de common decency, pour rappeler l’importance du commun des mortels et des gens ordinaires dans une époque obsédée par le culte de la “diversité”. Ce concept a pris depuis une grande place dans la vie publique, un peu comme la notion d’hégémonie culturelle empruntée à Antonio Gramsci est aujourd’hui citée toutes les familles politiques. Citer Orwell, un temps, semblait sophistiqué : c’est devenu presque banal.

Une œuvre indissociable de son engagement contre la misère et les injustices

Une partie de la jeune gauche s’est aussi emparée d’Orwell pour le transformer en étendard de ses propres luttes décroissantes au point de vouloir en faire sa chasse gardée et d’accuser la “droite” de “le récupérer” dès qu’elle s’en réclame. Qu’Orwell soit une figure du socialisme, c’est l’évidence même : il s’en réclamait ouvertement. Sa vie et son œuvre, que l’on pense notamment à des livres comme Dans la dèche à Paris et à Londres (Champ libre) et le Quai de Wigan (Champ libre), sont indissociables d’un engagement contre la misère et les injustices qu’il ressentait au fond de son être. Mais le socialisme d’Orwell ne ressemble pas vraiment à la doctrine qu’on a l’habitude de désigner ainsi et était très éloigné des ratiocinations doctrinales du marxisme savant. Il s’agit surtout d’un appel à lutter contre la misère et les inégalités extrêmes, ce qu’il ne croyait pas contradictoire avec une saine défense du patriotisme et des traditions d’un pays. On s’amusera aussi, en lisant ses descriptions moqueuses des intellectuels de gauche, dans lesquels il voyait manifestement les plus mauvais promoteurs de son propre camp, attirant « par une attraction magnétique tous les buveurs-de-jus-de-fruits, les nudistes, les illuminés en sandales, les pervers sexuels, les quakers, les charlatans homéopathes, les pacifistes et les féministes d’Angleterre ».

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Le grand effacement – Cyril Raul (Les Identitaires)

La nature ayant horreur du vide, c’est parce que la France et les Français sont de moins en moins visibles que des minorités revendiquent toujours plus de visibilité. Car le grand remplacement se nourrit du grand effacement. Pour être supplanté, il faut être éclipsé.

L’effacement des mots

Un effacement d’abord sémantique. Le Français de souche n’existe pas. Pas plus que le racisme anti-blanc. La France, elle, n’est que trop rarement mentionnée : on lui préfère la République. Signe de ce renversement des mots : le terme « indigènes », qui devrait normalement désigner les Français en France, a été dévoyé. Il désigne aujourd’hui une mouvance antifrançaise : les indigénistes. En somme, des allogènes s’autoproclamant indigènes.

L’effacement de l’esprit

Au quotidien, le traditionnel « esprit français », cette manière séculaire de penser et d’agir, n’a plus voix au chapitre. Trop populaire, le « bon sens paysan » est raillé, rabaissé au niveau du « propos de comptoir ». Trop patriarcale, la notion de « bon père de famille » a été supprimée du droit français. Dans le grand vide laissé par ces absences, Marlène Schiappa s’estime autorisée à nous dicter comment vivre en couple ou élever nos enfants. Nos rapports au sexe opposé, à la famille, mais aussi aux autres peuples, à la nature, aux animaux… tout nous est désormais dicté par la parole du haut parce que celle du bas est écrasée. Le bon sens s’incline devant le dogme de la tolérance. L’idéologie de l’égalité élimine tous les préjugés, même les plus fondés.

L’effacement de l’être

Signe le plus révélateur : notre identité charnelle est éclipsée de la lutte contre l’islamisme. Nos traditions chrétiennes et nos siècles de combats européens contre la conquête islamique, thèmes les mieux à même de guider nos pensées et nos bras face à la menace, végètent dans l’abîme médiatique. On leur substitue artificiellement un débat entre la gauche arabe laïque – incarnée notamment par Zineb El Rhazoui – et les islamistes. Une opposition politique classique et séculaire dans les pays musulmans. En vérité : un énième conflit importé qui, sans l’immigration, nous serait totalement étranger.

De l’ombre à la lumière

Pourtant, et l’épidémie de Coronavirus le montre encore, ce ne sont pas les militantes féministes, les universitaires idéologues et les indignés de Twitter qui font tourner le monde. Mais les invisibles : ceux qui, dignement, travaillent et fondent des familles, ceux qui servent le bien commun en se sacrifiant, en bâtissant, en innovant. Ceux qui incarnent la France du temps long, les opiniâtres, les modestes, les immuables. Ceux à qui il faut toute la force de l’inertie et les puissants liens de l’habitude pour tolérer depuis si longtemps le dédain, la condescendance et les insultes dont ils font l’objet.

À travers un hommage aux Invalides, une pandémie, une cathédrale en flammes ou un gilet jaune réfléchissant, il arrive pourtant que cette France sorte de l’ombre. Elle en surgit de façon foudroyante, traverse l’espace médiatique par éclairs, puis disparaît. La ramener durablement à la lumière est aussi tout le sens du combat identitaire.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Réouverture du Puy du Fou : Emmanuel Macron donne raison à Philippe de Villiers

25/05/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est la bonne nouvelle du jour : le Puy du Fou est autorisé à rouvrir ces portes à compter du 2 juin. Le parc à thème de renommée internationale fondé par Philippe de Villiers en 1989 a dans la foulée annoncé sa réouverture le 11, le temps de relancer la machine. Cette annonce intervient après une âpre lutte entre l’ancien président du Conseil régional de Vendée, le Premier ministre et le président de la République. De promesses en revirements, de coups de fil en SMS, le feu vert est finalement venu de l’Élysée, par fait du Prince.
L’affaire du Puy du Fou, psychodrame au sommet de l’État, s’est donc terminée par la déconfiture d’Edouard Philippe publiquement désavoué

Dans un article paru sur le site web de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles le 20 mai, Charlotte d’Ornellas et Geoffroy Lejeune ont dévoilé le dessous des cartes d’un drame en cinq actes.

Acte I : en raison des mesures de confinement, le Puy du Fou n’est pas autorisé à lancer sa saison. Le manque à gagner est énorme, près d’un million par jour. Villiers peste contre la technostructure parisienne qui menace la pérennité de ce qu’il considère être l’œuvre de sa vie.

Acte II : Le 13 avril, Macron le répète à l’envie, le 11 mai le pays sera dé-confiné. Mais, à la fin du discours, c’est la douche froide. Pas un mot sur les parcs à thème. Irrité, Villiers en fait aussitôt part au président par téléphone. Macron donne alors sa parole d’honneur : dans la semaine qui suit le 11 mai, le Puy du Fou ouvrira ses portes.

Acte III : lors d’une réunion à l’Élysée organisée pour le secteur de la restauration le 24 avril, à laquelle est aussi convié Nicolas de Villiers, fils de Philippe et président du Puy du Fou, la date du 2 juin est évoquée. Pendant ce temps, la stratégie gouvernementale est mise en place à Matignon sous la houlette du haut fonctionnaire Jean Castex, monsieur déconfinement. Le Puy du Fou n’ouvrira que s’il produit une note détaillant les mesures prises pour éviter la propagation du virus. On s’exécute avec sérieux si bien que le président appelle Villiers le 13 mai pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Acte IV : à 21 heures ce même 13 mai, c’est le coup de théâtre

Édouard Philippe annonce directement à Villiers que, contrairement aux promesses présidentielles, le parc restera fermé jusqu’aux calendes grecques. Une pétition est lancée qui recueille des milliers de signatures en quelques heures, dont celle de Michel Onfray, Eric Zemmour, Franck Ferrand, et plusieurs personnalités politiques, y compris issues de la Macronie, s’insurgent. Le feu couve en Vendée et sans action forte de sa part, Macron risque d’être humilié par son propre gouvernement. C’est ici qu’intervient l’acte V, synonyme de dénouement.

Acte V : Macron décide le 17 mai de rapatrier le dossier en Conseil de Défense où comme il aime à le clamer il est le patron. Le 20 mai, la décision tombe à l’issue du conseil. Le Puy du Fou, site d’intérêt national, rouvrira. Pour le plus grand bonheur, n’en doutons pas, de visiteurs qui découvriront cette année de nouveaux spectacles.

Philippe de Villiers : “Nous ne laisserons pas les confineurs du vide massacrer le rêve du Puy du Fou”

Villiers Grand Remplacement

Alors que les parcs zoologiques et les châteaux de la Loire s’apprêtent à rouvrir leurs portes, Philippe de Villiers s’insurge contre la fermeture prolongée du Puy du Fou.
Découvrez des extraits de cet entretien par sur le site de Valeurs actuelles.

Valeurs actuelles. Quelles informations avez-vous sur la réouverture du Puy du Fou ?
Philippe de Villiers. Aucune. Nous ne parvenons pas à obtenir de calendrier. On nous maintient dans un flou cynique mâtiné de mépris. Les autorités baladent le brochet dans l’étang. Il arrive parfois qu’ils nous donnent une date à laquelle ils nous promettent une date pour une visioconférence qui accoucherait d’une date dans l’été. Mais on ne sait pas encore de quelle année ! Nous vivons un supplice chinois. Chaque jour passe sans que nous sachions quoi que ce soit sur la réouverture du Puy du Fou. L’hémorragie est quotidienne, nous perdons un million d’euros par jour. Notre désarroi les indiffère.

Nous ne savons absolument rien malgré les promesses qui nous avaient été faites. Il nous faut trois semaines pour préparer l’ouverture, et nous nous heurtons au mur du silence. Emmanuel Macron nous avait assuré à plusieurs reprises que nous allions rouvrir au début du mois de juin, en même temps que les parcs zoologiques. On ne nous disait pas autre chose du côté de Matignon. Aussi bien à Matignon qu’à l’Elysée, les autorités sanitaires et politiques saluaient le dossier de 50 pages que nous avions envoyé pour présenter nos mesures sanitaires. On nous disait même que notre dossier faisait référence en la matière, et que certaines mesures étaient plus rigoureuses encore que celles du gouvernement ! Il faut dire que nous sommes des professionnels de l’accueil et de la gestion de flux, tous ceux qui sont déjà venus au Puy du Fou le savent parfaitement. L’Elysée l’avait compris. Mais, dans une volte-face stupéfiante qui date du 13 mai, le Premier ministre a refusé que le Puy du Fou rouvre malgré les supplications insistantes de Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’état au Tourisme.

La discrimination dont nous sommes victimes, à l’heure où l’on annonce la réouverture des parcs zoologiques et des châteaux de la Loire, est parfaitement incompréhensible et répond à des logiques illisibles dont le mystère nous échappe. On avance les « dangers du brassage » à cause de la circulation du virus, mais ce problème n’existe pas pour nous. En effet, en juin, nous n’accueillons que des gens de la zone verte, qui sont à moins de 100 kilomètres du Puy du Fou. La Vendée n’a pas connu l’épidémie, elle est le département le plus vert de tous les départements verts et nous sommes au coeur d’une immense zone verte où le Covid s’est fait le plus souvent porté pâle. Nous avons proposé une ouverture progressive qui assure les autorités sanitaires que tout risque de contagion est rendu impossible. Je pose une question : si la carte du gouvernement zones rouges/ zones vertes ne sert à rien, pourquoi amuser la galerie tous les soirs avec la carte à deux couleurs ? Si j’ai bien compris, on interdit le déconfinement dans la zone rouge parce qu’elle est rouge, et on reconfine le confinement dans la zone verte parce qu’elle est verte.

Avez-vous une idée du raisonnement qui conduit le Premier ministre à cette décision ?
Je n’ai pas la réponse. Est-ce parce que notre situation est considérée avec attention par le Président de la République ? Nous avons en tous cas l’impression d’être au coeur d’une querelle qui nous dépasse. Mais il est choquant que le Puy du Fou serve de champ de bataille !

Ce que je vois aujourd’hui, c’est que les animaux exotiques des parcs zoologiques semblent plus importants que les gaulois réfractaires du Puy du Fou qui vivent d’émotions, de poésie et d’amour des patries charnelles… Nous sommes très heureux pour ceux qui vont rouvrir leurs portes, nous souhaiterions simplement être traités de la même manière.

(…)

Dans votre dernier tweet, vous en appelez à la mobilisation générale. Qu’entendez-vous par là ?
Cela veut dire d’abord que tous les Français qui sont attachés au Puy du Fou sont invités à signer la pétition du maire des Herbiers. Nous allons vers un record de signatures qui prépare la deuxième phase, celle de l’action. Précisément, la mobilisation générale suppose un plan stratégique. Comme dirait mon frère, le grand soldat que tous les Français connaissent, un chef de guerre ne livre jamais à l’adversaire ses plans secrets avant le combat. Le moment va venir où le virus ayant confirmé son absence, les Français vont tomber le masque. Ils vont se redresser et sortir de cette situation ubuesque : nos gouvernants nous obligent maintenant à porter des masques alors que c’est de moins en moins nécessaire pour faire oublier qu’ils nous refusaient le droit d’en porter quand c’était absolument nécessaire. Le moment va venir où il faudra sortir de la psychose. Nous ne laisserons pas les goujats chamarrés et les confineurs du vide massacrer le rêve du Puy du Fou. Je me battrai jusqu’à ma mort pour cette oeuvre qui est toute ma vie et celle des Français de tendresse.

Pour lire l’intégralité de cet entretien, c’est ici !