Culture : Sylvain Tesson lu par Slobodan Despot

Culture : Sylvain Tesson lu par Slobodan Despot

Suite à son grave accident, Sylvain Tesson a décidé de se « rééduquer » par la marche plutôt que dans les centres de réhabilitation. Il a décidé de traverser toute la France par les « chemins noirs », ces voies de l’« hyper-ruralité » qui échappent encore, parfois, au nivellement de l’Administration. Il en a tiré un récit puissant, concret, philosophique et immédiat tout à la fois. Lecture par l’éditeur et écrivain suisse d’origine serbe Slobodan Despot.

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

Le philosophe Alain de Benoist accordait en mars dernier un entretien conséquent au webmagazine Philitt à propos de son dernier livre, Contre le libéralisme, paru aux éditions du Rocher. Nous publions un extrait de cet entretien, disponible en intégralité ici.

Vous distinguez la « liberté libérale », que vous critiquez vivement, de la liberté tout court dont vous êtes partisan. Pouvez-vous développer cette distinction ?

Le libéralisme n’est pas l’idéologie de la liberté, mais l’idéologie qui met la liberté au service du seul individu. La seule liberté que proclame le libéralisme est la liberté individuelle, conçue comme affranchissement vis-à-vis de tout ce qui excède cet individu. Le principe d’égale liberté se fonde lui aussi sur le primat de l’individu, dans la mesure où celui-ci n’est plus considéré comme un être politique et social, mais comme un atome qui n’est par nature intrinsèquement lié à aucun autre. La liberté libérale se pose ainsi de manière abstraite, indépendamment de toute appartenance ou ancrage historique.

Fort heureusement, la liberté libérale n’est pas la seule façon possible de concevoir la liberté. On sait déjà, depuis Benjamin Constant, tout ce qui oppose la liberté des Anciens, comprise comme faculté de pouvoir participer à la vie publique, et la liberté des Modernes, définie comme le droit de s’en affranchir. Une autre manière de comprendre la liberté est la manière républicaine ou néorépublicaine, ce terme désignant ici la tradition politique qui va de Tite-Live et Machiavel (Discours sur la première décade de Tite-Live) jusqu’à James Harrington (Oceana, 1656), pour aboutir à des auteurs comme Quentin Skinner et John Pocock. Si pour les libéraux la liberté se définit comme ce qui échappe à toute interférence susceptible d’entraver les choix individuels, pour les républicains la liberté se définit comme « non-domination » et ne se restreint jamais, par principe, à la sphère individuelle : je ne peux être libre si la communauté politique à laquelle j’appartiens ne l’est pas. Cette conception, qui conçoit la société comme un champ de forces dont le cours n’est jamais donné à l’avance, implique évidemment le primat du politique, seul capable d’imposer et de garantir la liberté d’un peuple ou d’un pays. La liberté républicaine a le souci de la société en tant que telle, tandis que la liberté libérale l’ignore superbement. (…)

Renaissance(s) : première exposition pour l’Institut ILIADE

Renaissance(s) : première exposition pour l'Institut ILIADE

NOVOPress – 08/09/2019 – Le classicisme et le figuratif sont-ils dissidents ? Au vu de la production contemporaine, c’est fort possible. Et c’est donc à une exposition dissidente que nous convie l’Institut ILIADE, association œuvrant au “réveil et à la transmission de la conscience européenne”, le 20 septembre prochain.

Au programme, une exposition transversale d’une soixantaine d’œuvres de jeunes artistes et graphistes engagés du côté de la “renaissance” européenne, entendre par là un art figuratif, aux antipodes de l’art contemporain, auxquels s’est joint le dessinateur et scénariste de bande dessinée bien connu Jacques Terpant, qui sort un album Traits-Portraits aux éditions Lohengrin. Si le dessin et le graphisme sont à l’honneur, le collage, la sculpture et le textile seront aussi présents.

https://twitter.com/InstitutILIADE/status/1170707283359227906

Cette exposition est réalisée en partenariat avec La Nouvelle Librairie, le média en ligne Paris Vox, TV Libertés, le quotidien Présent, la revue littéraire Livr’Arbitres sans oublier la revue Éléments, et ne dure que 5 jours, du 20 septembre au 25 septembre.

Rendez-vous vite, donc, du 20 au 25 septembre 2019 de 10h à 19h, à la Galerie Espaces 54, 54 rue Mazarine, en plein cœur du 6ème arrondissement de Paris.
Page Facebook de l’événement : facebook.com/events/375658820007931/

Culture : Oswald Spengler aux Jeudis de l’ILIADE, c’est ce soir à Paris

Culture : Oswald Spengler aux Jeudis de l'ILIADE, c'est ce soir à Paris

Ce jeudi 5 septembre, La Nouvelle Librairie et l’Institut ILIADE organisent leur 3ème rendez-vous dans le cade des “Jeudis de L’ILIADE“, rencontres au cours desquelles un intervenant présente un ouvrage et un auteur.

NOVOpress 05/09/2019 – Après Ernst Jünger et Alexandre Soljenitsyne, c’est au tour du philosophe et essayiste allemand Oswald Spengler d’être présenté, à travers ses ouvrages Le Déclin de l’Occident et L’homme et la technique par Philippe Conrad, ancien directeur de publication de La Nouvelle Revue d’Histoire et président de l’Institut ILIADE.

Le rendez-vous a lieu dans le cadre exigu mais chaleureux de La Nouvelle Librairie, ce soir jeudi 5 septembre à 19 heures, 11 rue de Médicis 75006 Paris.

Les précédents rendez-vous ont été enregistrés et sont disponibles à la demande sur SoundCloud.

L’Institut ILIADE s’expose : Fiat lux plutôt que Fiac luxe

Romain Petitjean, en charge de la coordination et du développement de l’Institut Iliade, présente l’exposition Renaissance(s) dans un entretien réalisé par François Bousquet pour le numéro 179 d’Eléments.

Elé­ments : Pour­quoi une expo­si­tion ?

Romain Petit­jean : Le pro­jet d’une carte blanche artis­tique a émer­gé il y a cinq ans au sein de l’Institut Iliade. Ce sont des dizaines d’artistes, tou­jours plus nom­breux chaque année, prin­ci­pa­le­ment ama­teurs, sen­sibles à notre vision du monde, qui se sont amu­sés à illus­trer les dif­fé­rents thèmes de nos col­loques. Le temps était venu d’exposer une sélec­tion des meilleures réa­li­sa­tions en plein cœur de Paris. Ce sera éga­le­ment l’occasion de décou­vrir les œuvres ori­gi­nales créées sur le thème « Renaissance(s) », ou celles d’artistes invi­tés comme les por­traits réa­li­sés par Jacques Ter­pant.

Elé­ments : Ça sera un salon des refu­sés ?

Romain Petit­jean : Plu­tôt celui des enra­ci­nés. Les thèmes abor­dés ne sont pas très en vogue au sein des habi­tuelles cote­ries qui agitent le monde de l’art contem­po­rain.

Elé­ments : Pour­quoi les beaux-arts sont-ils le parent pauvre du com­bat cultu­rel ?

Romain Petit­jean : Tout l’enjeu est d’éviter d’avoir des mili­tants poli­tiques qui manient le pin­ceau (comme ils ont pu grat­ter la gui­tare ou prendre la plume), mais d’avoir de véri­tables artistes, cou­ra­geux, dont les créa­tions entrent en réso­nance avec notre vision du monde et notre com­bat poli­tique.

Elé­ments : Quels sont vos modèles ?

Romain Petit­jean : Je peux en citer deux : Camille Saint-Saëns (1835–1921), pia­niste, orga­niste, célèbre com­po­si­teur fran­çais du Car­na­val des ani­maux, qui offrit l’opéra Déja­nire (1898) à la ville de Béziers dont le théâtre des Arènes fut pen­dant un temps sur­nom­mé la « Bay­reuth fran­çaise » par le milieu artis­tique. Ain­si Saint-Saëns illustre-t-il la façon dont un artiste, dans tout son génie, s’inscrit au milieu de la cité et du peuple.

L’autre modèle, c’est Chris­tophe Char­bon­nel, un sculp­teur contem­po­rain dont j’ai décou­vert par hasard les œuvres monu­men­tales, trai­tant notam­ment des grands mythes euro­péens. Artiste issu de l’école Duper­ré, il pra­tique le mode­lage depuis une ving­taine d’années. On retrouve dans ses sculp­tures son admi­ra­tion pour l’Antiquité : figure hié­ra­tique, ligne épu­rée, mode­lé pré­cis et ner­veux. Char­bon­nel renoue ain­si avec l’art des grands Anciens. Il a com­pris que le poète n’est que le pas­seur d’une Beau­té et d’une Tra­di­tion venues du fond des âges.

Elé­ments : Fiat lux ou Fiac luxe ?

Romain Petit­jean : Indé­nia­ble­ment la lumière plu­tôt que les ténèbres de l’escroquerie de l’art contem­po­rain qu’est la Fiac. On peut se deman­der ce que la pos­té­ri­té retien­dra d’œuvres aus­si absurdes que le Tree (le fameux « plug anal géant ») de McCar­thy et quelle trace lais­se­ra notre civi­li­sa­tion dans quelques siècles. L’art offi­ciel cache le véri­table art dis­si­dent.

Elé­ments : Figu­ra­tif ou abs­trait ?

Romain Petit­jean : Figu­ra­tif. L’exaltation de l’i­mage est même une reven­di­ca­tion. Entre l’iconoclasme de reli­gions obs­cu­ran­tistes et les délires décons­truc­teurs des uto­pies hors-sol, il faut réaf­fir­mer cette spé­ci­fi­ci­té figu­ra­tive propre à notre civi­li­sa­tion euro­péenne. Nous enten­dons redon­ner sa place à un art arti­cu­lé dont le public pos­sé­de­rait les codes nar­ra­tifs, dont il a été dépos­sé­dé depuis l’avènement du rea­dy-made ducham­pien.

Elé­ments : Pour­quoi Renaissance(s) ? Elle sera sin­gu­lière ou plu­rielle ?

Romain Petit­jean : Plu­rielle évi­dem­ment, comme la vie et la nature flo­ris­sante. Plu­rielle par la varié­té des sujets et des tech­niques uti­li­sées, par la mul­ti­pli­ci­té des démarches entre­prises par ces artistes proches de l’Institut Iliade : cer­tains sont direc­teurs artis­tiques, d’autres simples ama­teurs du dimanche, mais tous sont réunis par l’amour du beau et du juste qui est la rai­son d’être de l’Institut Iliade.

« Je marche dans l’Antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter. »

Faisons nôtres ces mots de Rodin.

Entretien avec Romain Petitjean réalisé par François Bousquet

Tribune reprise du site de Polémia

Netflix, Amazon… Vers une homogénéisation culturelle au sein du supermarché mondial ?

23/08/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Prenez tout mais laissez moi la culture !
On lui doit certainement nos plus beaux chefs d’oeuvre mais on la méconnaît. Voici, l’exception culturelle. Qui affirme que la culture n’est pas une marchandise comme les autres. Qui place notre production audiovisuelle hors de griffes de la libéralisation continue.

L’idée a permis au cinéma français d’exister malgré la force de frappe des majors d’Hollywood. Mais face aux géants Netflix, Amazon et consorts et à l’orée d’une nouvelle ère d’hyperoffre audiovisuelle, le risque d’homogénéisation culturelle se fait à nouveau sentir. Les industries américaines voudraient nous faire croire que la culture se résume à un catalogue de produits.

Que le plus compétitif gagne ! Laissons le choix au consommateur ! Mais souhaitons-nous vraiment que des marchandises envahissent nos imaginaires ? Peut-on accepter que les créations audiovisuelles ne deviennent qu’un article sur les étagère d’un supermarché mondial ?


Exposition Renaissance(s) portraits et figures d’Europe – Du 20 au 25 septembre 2019

Comment les artistes contemporains réinterprètent ce qui existe déjà, ce qui relève de la Tradition ? Échappe-t-on vraiment à l’illusion moderne de croire que la création soit coupée de ses racines et de son identité profonde ? Comment un artiste européen peut-il œuvrer pour une création enracinée, qui n’attend que de naître ou renaître ?

Autant de questions auxquelles une vingtaine d’artistes de l’Institut Iliade tenteront de répondre au travers d’une exposition exceptionnelle. En marge des courants artistiques contemporains, cette « carte blanche » a pour ambition de poser un regard nouveau sur le thème de la Renaissance européenne et la création enracinée.

Pour cette première édition, un choix diversifié d’œuvres – peinture, sculpture, œuvres graphiques, textiles et littéraires – sera dévoilé au public, du 20 au 25 septembre 2019 de 10 heures à 19 heures, à la Galerie Espaces 54, en plein cœur du 6ème arrondissement de Paris.

Par cette initiative inédite, en rupture avec le nihilisme promu par les artistes officiels, l’Institut Iliade soutient la création de jeunes artistes engagés pour la renaissance d’un art européen figuratif.

Entrée Gratuite. Nocturne exceptionnelle jusqu’à 21h00 le mercredi 25 septembre. Vernissage le samedi 21 septembre à 19h00.


Le déclin du courage, c’est le début du déclin : la leçon de Soljenitsyne

La Nouvelle Librairie vous convie à la deuxième édition des « Jeudis de l’Iliade » jeudi 4 juillet 2019 à 19 heures. Causerie littéraire autour de Soljenitsyne et de son ouvrage Le Déclin du courage. Présentation par François Bousquet, discussions, pot de l’amitié.

Pourquoi lire Alexandre Soljenitsyne aujourd’hui ?

François Bousquet : « Toute ma vie, j’ai couru comme dans un marathon », disait-il. C’était un athlète et un moujik. Ses livres ont été comme un coup de tonnerre. Ils ont produit une onde de choc plus grande encore que le rapport Khrouchtchev. Si on devait résumer le XXe siècle russe, deux noms se dégageraient comme la thèse et l’antithèse, le jour et la nuit : le sien et celui de Staline. Celui qui envoyait à la mort et celui qui en est revenu. À eux deux, ils offrent ce mélange sans pareil d’anarchie et d’autocratie, de foi et de nihilisme, de bien et de mal, de malédiction et de messianisme, qui caractérise ce pays-continent – un sixième des terres émergées. Tout était surdimensionné chez Soljenitsyne. Les livres, la stature, le fardeau, la russité, le public, tout, sauf une chose : le refus qu’il a adressé au mensonge. Car cette dissidence est commune à tous les hommes. Elle se trouve en dépôt en chacun de nous. Comme une graine. À charge pour les uns et les autres de la cultiver. C’est « le grain tombé entre les meules », pour reprendre le titre du second volet de ses mémoires (1998). Tout broyé qu’il fût, il regrainera ; tout esseulé, il sera pollinisé ; tout piétiné, il germera de nouveau. Ce grain, c’est celui du courage.

Cela rejoint son fameux discours prononcé à Harvard, en 1978, devant l’élite universitaire américaine : « le déclin du courage »…

FB. Le déclin de l’Occident, assène-t-il, dans une annexion fulgurante de Spengler, c’est d’abord le déclin du courage, « peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui » dans lequel il lisait « le signe avant-coureur de la fin ». Dit autrement, le déclin du courage, c’est le début du déclin. Le courage civique a déserté les sphères dirigeantes. Or, qu’est-ce qu’un pouvoir sans courage ? Un pouvoir faible avec les forts et dur avec les faibles, un pouvoir complaisant avec l’Ennemi et dur avec l’Ami, un pouvoir anormalement amical avec l’Autre et indifférent au Même.

Le courage, c’était la grande vertu des Anciens…

FB. Le courage est la clef, il n’y en a pas d’autre, lui seul est susceptible de nous ouvrir les portes de l’avenir. Le secret des portes, c’est qu’elles s’ouvrent toutes seules : il suffit d’avoir le courage de les pousser. Sans lui, pas d’avenir. Sans lui, notre sort est scellé d’avance aussi sûrement qu’une pierre tombale. Donnez-moi un levier et je soulèverai le monde. Ce levier est en nous, c’est le courage. Il n’attend qu’un signe de nous pour être actionné, pour nous faire passer de l’inerte au dynamique, de l’impossible au possible. Il ne demande qu’à changer la nature même de l’être par ses seules propriétés irradiantes. C’est le point d’appui qui nous manque, la poulie qui nous soulève, l’arc qui nous propulse, les bottes de sept lieux qui nous font marcher à pas de géants. Le courage est un accélérateur, c’est lui qui produit la vitesse de libération, lui qui nous arrache des orbites de la médiocrité, des états stationnaires et végétatifs où nous croupissons, des défaites programmées où nous nous morfondons…

L’autre leçon, c’est le refus de vivre dans le mensonge…

FB. C’est l’autre grande leçon. La liberté se gagne toute seule, à partir d’une révolution intérieure : la résolution de ne plus se mentir à soi-même. Soljenitsyne a appelé cette résolution, dans un texte bref et sans appel : « Ne pas vivre dans le mensonge ». Ce texte tient en un mot et ce mot en une syllabe : « Non ! » Non, le mensonge ne passera pas par moi. De tous les nœuds, c’est le plus simple à défaire. De tous les gestes, le plus dévastateur. C’est le battement d’ailes du papillon gros de toutes les tempêtes à venir. La clef de notre libération est là, martèle-t-il, majuscules à l’appui. « LE REFUS DE PARTICIPER PERSONNELLEMENT AU MENSONGE ! Qu’importe si le mensonge recouvre tout, s’il devient maître de tout, mais soyons intraitables au moins sur ce point : qu’il ne le devienne pas PAR MOI ! » Ainsi une brèche s’ouvre-t-elle « dans le cercle imaginaire de notre inaction ».

« Les Jeudis de l’Iliade », prochain rendez-vous le jeudi 4 juillet 2019 à 19 heures. Alexandre Soljenitsyne et son ouvrage Le Déclin du courage. Présentation par François Bousquet, rédacteur en chef de la revue Eléments, directeur de La Nouvelle Librairie.
La Nouvelle Librairie, 11 rue de Médicis 75006 Paris.

Texte repris du site institut-iliade.com

Fête de la musique 2019 : la scène sera 100% féministe à l’Élysée et 100% rap à Matignon

21/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
On se souvient des mémorables ébats du DJ Kiddy Smile et de ses danseurs afro-gays sur les marches de la Cour d’honneur de l’Élysée qui ont stupéfié le monde entier en 2018. Aujourd’hui Emmanuel Macron a invité le duo Brigitte (sic), composé d’Aurélie Saada et Sylvie Hoarau. Ce groupe est à l’origine du projet de reprise de l’hymne du MLF « Debout les femmes ». Une dénommée Iris Gold sera également de la fête, ainsi qu’une certaine Pongo, rappeuse angolaise au style très particulier. Enfin le groupe irlandais pro-avortement Saint-Sister sera lui aussi de la fête !

Quant à la Cour d’honneur de l’hôtel de Matignon, les orchestres de musique classique présents l’année dernière, y seront « remplacés » cette année par des « artistes » rap, R’n’B, ou encore hip-hop dont les noms n’ont pas encore été dévoilés.

Afin qu’aucune minorité ne soit en reste, Elton John recevra aujourd’hui la Légion d’Honneur des mains d’Emmanuel Macron. Le chanteur britannique étant, selon l’Élysée, : « l’un des plus grands artistes de la musique pop-rock depuis les années 1970 ».

Des personnalités vent debout contre le grand remplacement linguistique

19/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
« La langue française va mal. Non plus étoffée mais étouffée par l’anglo-américain, elle voit désormais son usage même évincé par cette dernière langue devenue si peu étrangère. Confrontée à cette invasion, notre mémoire renvoie en écho un passé douloureux de soumission et d’oubli de soi. Une majorité capitulatrice plaidera le réalisme, hermétique aux cris sourds d’une identité enchaînée par une pseudo « langue universelle », en réalité servante d’un maître particulier. ». C’est ainsi que démarre le manifeste adressé à Emmanuel Macron, composé et diffusé par des associations œuvrant pour la défense de la langue française et signé par une centaine de personnalités dont des écrivains, des chanteurs, des professeurs ou des amoureux de la langue française du monde entier, publié par Le Parisien ce dimanche.

Quelles sont les solutions proposées ?

Face à ce constat dramatique, le manifeste propose donc « au chef de l’État premier contributeur à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), de montrer l’exemple : en renonçant à l’emploi de l’anglo-américain à l’étranger […] en renonçant à l’utilisation peu digne de l’anglo-américain en France même, décourageant ainsi nos visiteurs de pratiquer une langue désertée par ses locuteurs naturels.[…] D’interrompre la marche suicidaire vers l’intronisation de la langue anglo-américaine comme seconde langue officielle de la nation. ».

Ce manifeste est aussi international

En écho à la portée internationale de cette initiative, il déclare encore qu’il « est donc attendu du chef de file de l’OIF qu’il mette la politique étrangère de la France en accord avec les revendications humanistes de l’organisation, fidèle à la langue des Lumières, celle de l’égalité et du partage. ». A cet égard, les rédacteurs du manifeste déplorent l’installation au poste de secrétaire général de l’OIF « d’une personnalité rwandaise membre actif d’un régime politique détestable. » déclarent qu’il est attendu du chef de file de l’OIF qu’il défende l’usage de la langue française, non qu’il le rétrécisse, rappelant le dynamisme économique d’une majeure partie de l’Afrique francophone, et la vitalité économique du Canada francophone, terre de créativité et de haute technologie. Enfin, le manifeste conclut ainsi, « Faute d’avoir su précéder le Québec comme référence mondiale pour la défense du français, du moins sachons nous inspirer de sa pugnacité et abandonner nos comportements serviles. Il y va de notre identité nationale et de l’avenir de la Francophonie. ».

Ce texte est disponible dans Le Parisien pour une version abrégée et sur le média en ligne AgoraVox pour sa version intégrale.

Vidéo : la représentation de la femme dans l’art européen

06/06/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Par delà la contingence des époques qui se succèdent demeurent des permanences esthétiques qui nous rappellent ce que nous sommes. L’art européen porte un regard anthropologique sur la femme qui lui est propre. Aucune autre civilisation n’a autant célébré la féminité dont les expressions sont multiples.

Que la femme soit représentée comme figure cosmique, divinité, muse, miroir de sagesse, maîtresse du foyer ou encore combattante, nous faisons le constat que la tradition européenne a toujours donné un rôle central à la femme.


Européennes 2019 : le choix d’être « Européen d’abord » !

Emmanuel Macron a raison. Derrière la compétition électorale entre « populistes » et « progressistes », ce sont bien deux visions du monde, deux façons d’être au monde, et à l’Europe, qui s’affrontent : celle des Somewhere et des Anywhere (David Goodhart). Rapport au lieu, au territoire, mais également au temps, à l’espace.

Quand les troupes du président de la République prêchent une « Renaissance » qui ne serait que l’accélération de la disparition de l’Europe par dilution dans le magma mondialiste, le camp identitaire doit faire sienne la devise de Laurent le Magnifique : « Le temps revient ». Le temps de retrouver la fierté de ce que nous sommes, de renouer avec notre génie propre et avec notre destin, d’affirmer enfin ce qui nous (re)lie, Européens, et ce qui nous distingue des Autres. C’est l’enjeu de ce prochain scrutin mais aussi, au-delà, des combats à mener par les générations à venir dans tous les autres domaines. C’est dire, dans ce contexte et cette perspective, l’importance de se doter des cartouches « intellectuelles et morales » nécessaires — et donc l’intérêt du manifeste que publie Jean-Yves Le Gallou chez Via Romana : Européen d’abord, Essai sur la préférence de civilisation.

Refuser d’être « Grand Remplacé »

Enarque, ancien député européen, président de la fondation Polemia et cofondateur de l’Institut Iliade, Jean-Yves Le Gallou est connu notamment pour avoir élaboré le concept de « préférence nationale », qui fut le cœur nucléaire idéologique du Front national des années 1980 et 1990, avant l’aseptisation voulue par sa présidente actuelle (jusqu’à ce que ses alliés européens, précisément, lui démontrent que seule une ligne radicale permet de gagner des élections puis surtout d’exercer utilement le pouvoir). Le basculement du concept de préférence nationale à celui de « préférence de civilisation » est une réponse réaliste à une évolution mortifère : la révolution anthropologique qui, par mécanique remplaciste, a vu la France se transformer en « archipel » de communautés (Jérôme Fourquet) et les Français se sentir davantage chez eux à Prague qu’à Mantes-la-Jolie. Si « tout le monde il est français », qu’est-ce encore qu’être Français ?

C’est être, pour Jean-Yves Le Gallou, dans la lignée de Dominique Venner, « des Européens de langue française ». Unis par une mémoire commune, conscients de la richesse d’une civilisation à préserver, mais aussi d’une aventure à continuer. Pour paraphraser Renan, c’est « avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore ». Car s’il ne se présente pas comme tel, l’ouvrage constitue le bréviaire d’un « patriotisme européen » conçu comme riposte au risque de Grand Effacement de nos peuples, à l’épuisement de leurs volontés – dont la première de toute, celle de vivre et se survivre dans l’histoire. Les esprits les plus lucides seraient tentés, après Paul Valéry, d’acter la mort de notre civilisation. Jean-Yves Le Gallou s’y refuse et propose bien au contraire de « réaffirmer le droit des peuples européens à l’identité et à la continuité historique ».

Renouer le fil de notre identité commune

« Les peuples européens ont une mémoire commune, relève Jean-Yves Le Gallou. Par-delà les différences de leur géographie et de leur histoire, ils partagent un même récit civilisationnel : ils sont les héritiers de la Grèce, de Rome, de la Chrétienté et de la Renaissance. » En une vingtaine de chapitres courts mais solidement étayés, dans le style direct et percutant qu’il affectionne, l’auteur livre en premier lieu une analyse de « la crise de conscience européenne », ouverte par la suicidaire ordalie de 1914 et accélérée au cours du XXe siècle par les ravages d’idéologies internes (la déconstruction et la culpabilisation principalement) et, dans un premier temps tout du moins, externes (l’américanisation du monde ou l’avènement d’une « civilisation du vide », l’islamisation et la tentation de la grande « soumission » dont les ressorts sont également très bien décrits par Houellebecq dans son roman éponyme).

Le constat dressé, restent les solutions. La première que préconise Jean-Yves Le Gallou est d’opérer un retour aux sources, de retrouver la fierté d’être nous-mêmes — « Sinn Féin » comme le proclament nos camarades gaéliques irlandais. Ce nécessaire « retour de la civilisation européenne » exige d’assumer et transmettre notre héritage, les traits distinctifs de notre identité. Il s’agit ainsi de rappeler que l’Europe, loin de se confondre avec les institutions bureaucratiques et marchandes du moment, est « la civilisation des libertés » (dont la liberté de penser, « marqueur de l’Occident ») et de « l’incarnation » (contre « la grande imposture de l’art contemporain » et la fureur iconoclaste des mahométans), « la civilisation qui voit du divin dans la nature » (supposant de retrouver l’équilibre entre Orphée et Prométhée) et celle « qui respecte les femmes » (la situation des femmes reflétant toujours une « structure de civilisation »), la civilisation enfin des grandes découvertes (qui ont fait « reculer les bornes du monde ») mais également de l’équilibre des fonctions sociales (attestant de la permanence du modèle « trifonctionnel » mis à jour par les études indo-européennes, c’est-à-dire puisant là encore dans notre plus longue mémoire). Pour Georges Dumézil, « l’idéologie tripartite » n’a pas besoin de s’incarner socialement, fonctionnellement. Elle peut n’être qu’un « idéal », c’est-à-dire « un moyen d’analyser, d’interpréter les forces qui assurent le cours du monde et la vie des hommes ». Ce qui permet à Jean-Yves Le Gallou de conclure cette deuxième partie par une exhortation : « Un idéal : voilà bien ce dont les peuples européens ont besoin » !

Lire la suiteEuropéennes 2019 : le choix d’être « Européen d’abord » !

Un mois déjà depuis l’incendie de Notre-Dame de Paris

Incendie à Notre-Dame

17/05/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La vague mondiale de soutien dédiée à la cathédrale le 15 avril appartient désormais à l’histoire de cet édifice français. C’est finalement un bilan encore assez partagé avec de nombreuses interrogations qui demeurent encore.

Car tout de même, deux points d’interrogations subsistent

Effectivement, la question du budget et de la collecte évoquée dès le lendemain de l’incendie amène aujourd’hui à de nouvelles réflexions. Les budgets et les délais tout d’abord demeurent inconnus et on ne peut certifier avec exactitude quand les prochains touristes et fidèles pourront pénétrer dans la cathédrale en toute sécurité. Par ailleurs le tristement célèbre « milliard » évoqué pour la reconstruction de Notre-Dame n’est à ce jour pas encore engagé par les fondations. En effet les discussions débutent tout juste afin de préparer toutes les conventions de droit qui en découlent.

La mobilisation des citoyens est toujours active ?

Il est certain en effet qu’un important message du don a été délivré lors de cet événement et que de nombreux citoyens y ont déjà contribué. La Fondation Notre-Dame a récolté au total 9,5 millions d’euros grâce à 43.000 particuliers français et étrangers. La fondation sera en mesure d’ici un mois de rendre public l’examen de tous les besoins nécessaires à la reconstruction. Car si la collecte sert en priorité à la sécurisation du site, un « Programme Cathédrale » vise à trouver des solutions plus innovantes concernant des chantiers plus minimes tels que la rénovation des chantiers, le nouvel accès à la visite du trésor, du matériel de retransmission de nouveaux besoins seront étudiés. Par ailleurs Monseigneur Aupetit a prévu de célébrer une messe dans la cathédrale dès que cela sera possible pour lui. Celle-ci sera retransmise sur diverses chaînes dans la cathédrale au plus vite.