La mémoire païenne contre les ravages de la modernité – Le Zoom – Pascal Eysseric

Pascal Eysseric

28/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Directeur de la rédaction du magazine Eléments, Pascal Eysseric vient présenter le premier hors-série de la revue consacrée aux « sagesses païennes » ou la renaissance des dieux face la crise des valeurs.

Depuis plus de 50 ans, Eléments a recours à la mémoire païenne pour en faire un idéal de résistance face aux ravages de la modernité. En rassemblant dans ce hors-série exceptionnel une sélection d’articles et d’entretiens parmi les plus marquants consacrés aux anciennes religions natives des Européens, Pascal Eysseric et l’équipe du magazine ont voulu dévoiler ce que pourrait être un réveil des dieux. La renaissance des dieux face au nihilisme…


La Gauche a-t-elle triomphé grâce à la violence ?

gauche violence

Avocat fiscaliste et essayiste, Thierry Bouclier a écrit des romans et des biographies sur des personnalités telles que Pierre Drieu la Rochelle, Jacques Benoist-Méchin, Alphonse de Châteaubriant, Jean-Louis Tixier-Vignancour et ADG. Son dernier livre, La Gauche ou le monopole de la violence, recense les événements de l’Histoire contemporaine qui ont permis à la gauche d’imposer son magistère moral à l’ensemble de la société, en dictant les règles et en fixant les interdits. Nous proposons ici quelques-uns des thèmes évoqués dans l’ouvrage.

Le clivage gauche-droite

Le 28 août 1789, au moment de se prononcer sur l’attribution d’un droit de veto au roi Louis XVI, les députés de l’Assemblée constituante se séparent en deux parties antagonistes situées respectivement à gauche et à droite.

Ce clivage existe encore aujourd’hui et reste marqué par les mythes de la Révolution. La gauche est censée incarner la lumière, le bien et le progrès, ce qui lui permet de relativiser les massacres commis lors de la Révolution et de la Commune de Paris, voire même les crimes du communisme. Malgré leur turbulence, les multiples chapelles du gauchisme appartiennent également à cette grande famille du progrès.

À l’opposé, la droite et ses valeurs sont considérées comme le mal dont l’extrême droite, d’ailleurs assez rarement définie, représente la quintessence. En conséquence, la droite tente constamment de se racheter en faisant voter des réformes sociétales et en s’abstenant de remettre en cause les lois votées par ses adversaires.

L’antifascisme comme idéologie

Le terrorisme

Ce terme, dont l’acception a évolué, trouve son origine en 1793 dans le gouvernement par la Terreur, lorsque la Convention décide de voter la Loi des suspects. Selon Robespierre, la Vertu demeure impuissante sans elle.

De nos jours, les politiciens et les médias de gauche tentent d’instrumentaliser chaque attentat terroriste en désignant la responsabilité de « l’extrême droite ». En 2012, Mohamed Merah est ainsi décrit comme « un Blanc aux yeux bleus » avant son identification.

Lors de l’attentat commis en 1980 devant la synagogue de la rue Copernic à Paris, les investigations s’orientent très vite vers la FANE, un groupuscule néo-nazi récemment dissous (des pistes plus sérieuses se porteront plus tard vers le Proche-Orient). De nombreuses manifestations se déroulent dans de nombreuses villes du pays pour dénoncer le « fascisme assassin ». Les grands journaux de gauche, les organisations antiracistes, BHL (déjà !) profitent de l’occasion pour attaquer violemment le Figaro Magazine qui a ouvert ses portes à Alain de Benoist et d’autres intellectuels du GRECE, ce qui conduit à leur éviction du journal.

Les médias, friands de complots d’extrême droite, se gardent également de communiquer les résultats des enquêtes qui innocentent leurs adversaires. L’affaire des « néo-nazis de Châteauroux » est emblématique : dix-sept ans de procédure, quatre-vingts personnes placées en garde à vue, vingt et une mises en examen et un jeune père de famille incarcéré. Selon la presse, un véritable arsenal composé de trois cents armes, dont soixante-quinze fusils mitrailleurs, a été saisi. En fait, celles-ci sont en vente libre dans les stocks américains. Les seuls objets sulfureux découverts se résument à une photographie de Léon Degrelle et un casque allemand de la Seconde Guerre mondiale. Ce fiasco judiciaire se solde par une condamnation à une amende de deux cents euros pour un fusil de chasse non déclaré. Les médias, qui ont pourtant largement relayé les poursuites initiales, n’en disent rien.

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La souris Mickey est devenue complètement folle – Woke » Disney et Pap Ndiaye, main dans la main?

Disney

Disney ne se contente plus de proposer de nouvelles productions woke. Le géant du divertissement pour les petits entend redessiner ses anciens personnages pour les rendre compatibles avec les nouvelles idéologies progressistes… En France, quand ils ne seront pas devant leur écran à regarder les dessins animés de la firme, nos enfants devraient être de plus en plus soumis à ces doctrines à l’Éducation nationale, où Pap Ndiaye, professeur de culture américaine, a été confirmé.

Il y a quelques semaines, les dirigeants de Disney ont soutenu que la compagnie devait être beaucoup plus ouverte aux idées « progressistes » ou « woke » selon le terme anglais de ce mouvement gauchisant. Mickey a-t-il des oreilles trop grandes ? Le roi Lion est-il trop mâle ? Dumbo, l’éléphant est-il trop gros ? Les aristochats trop caricaturaux ? Quant à Blanche Neige, n’est-elle pas trop blanche ? Qu’à cela ne tienne. Il faut changer et il ne suffit pas de mettre en route des films qui reflètent et célèbrent nos mœurs sexuelles modernes. Il faut corriger d’urgence tous ces personnages qui ne reflètent plus notre époque.

Fini de vous amuser les enfants, il faut passer aux choses sérieuses. Un film Disney se doit maintenant de vous éduquer. Et ne gambadez plus dans Disneyworld juste pour le plaisir et l’émerveillement : la vie n’est pas comme ça, il faut que vous l’appreniez. On ne plaisante pas avec les clichés, ils pourraient vous mordre et vous laisser des cicatrices pour la vie. Ne vous laissez plus embobiner par les princes, les princesses, les chevaliers courageux, les héros invincibles, ils avaient tout faux. « Peter Pansexual », ou la « chevalière sans crainte », voilà ceux que vous rencontrerez dans la vraie vie, qui est beaucoup plus juste et moralement correcte que la vie rêvée. Et les parents auxquels ça ne plaît pas, tant pis pour eux.

Blanquer grand-remplacé!

Dans la vie réelle, nous avons aussi, maintenant, Pap Ndiaye, qui est chargé de l’Éducation nationale. Il n’a pas fait ses études chez Disney. Si Mickey est devenu un peu dingue, le nouveau ministre est-il plus raisonnable ? Emmanuel Macron, lors de son discours de victoire à la présidentielle, a affirmé que s’ouvrait un nouveau mandat pour “un nouveau peuple”. Un mandat pour un changement radical. Un mandat qui commence, ceux qui ont des enfants l’auront évidemment remarqué, par le remplacement de Jean-Michel Blanquer par un homme que personne ou presque ne connaissait. Blanquer, assez conservateur, a essayé pendant cinq ans de combattre l’enseignement de gauche, faisant assez bravement face à des revendications nombreuses. Pap Ndiaye, c’est l’opposé : un socialiste engagé qui envisage ouvertement de satisfaire toutes les demandes des fonctionnaires de l’Éducation nationale – ou quasiment toutes, semble-t-il. À commencer par l’augmentation des salaires, probablement la plus justifiée. Mais il y en a d’autres, beaucoup plus dans le style du Mickey nouveau, qui ne laissent pas d’inquiéter…

Pourquoi Macron l’a-t-il nommé ? Il y a deux ans à peine, notre chef suprême fustigeait « certaines théories des sciences sociales entièrement importées des États-Unis ». Qu’il fasse maintenant une volte-face complète sur quelque chose d’aussi fondamental que ce qui est enseigné à nos enfants, prouve que le président de la France n’a pas de principes très solidement amarrés et qu’il agit surtout en fonction des intérêts politiques : dans ce cas, il s’agit de séduire la gauche progressiste.

Nommer cet ancien professeur d’université et fils de professeur de lycée est incontestablement un signe fort. Un feu vert accordé aux grosses dépenses, à la complicité avec les syndicats d’enseignants et à une éducation revue et corrigée des enfants. Plus encore : historien franco-sénégalais et, plus récemment, directeur du Musée national d’histoire de l’immigration, Ndiaye est pro-BLM, pro-transgenre, pro-woke, pro-Disney, il est pro-tous les nouvelles formes de progressisme. D’ailleurs, il ne s’en cache pas. Dans sa récente lettre aux enseignants, il a révélé cinq priorités, dont la première est la lutte contre les inégalités sociales. Ndiaye déclare qu’il est de sa responsabilité de “prendre en charge le drame de l’injustice” alimenté par le système scolaire.

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Défaire le parti des médias, un livre des animateurs de TVL

TVL

Les web télévisions ont le vent en poupe. Nous vous avions présenté en 2018 les premiers succès de TV Libertés de Philippe Millau et Martial Bild. Les mêmes viennent de publier une longue et argumentée analyse critique des médias aux éditions Bouledogue & Dualpha.

Le parti des médias, hégémonie culturelle du quatrième pouvoir

Une certaine tyrannie médiatique, produisant à la fois la pensée unique et le politiquement correct, entraîne ce que les auteurs appellent « une véritable syncope de la pensée européenne ». Par un paradoxe de l’histoire les médias dominants ont supprimé les médiations des corps intermédiaires en imposant leur propre monopole de la médiation. Si ce monopole a pu être ébranlé pendant une douzaine d’années via internet, cette relative liberté est bien finie, les GAFAM ayant partie liée avec le monde libéral libertaire intellectuel et exerçant une censure désormais vigilante.

Si le monopole de la force (privilège de l’État) demeure, il est moins important que celui de l’information devenue une forme d’éducation. Le monopole de l’information/éducation devient plus décisif que celui de la violence légitime, permettant aux médias de remplacer la souveraineté populaire.

Coup d’État des médias

Le deuxième chapitre s’étend sur les différents « coups d’État » médiatiques. A commencer par celui contre Daniel Trump en 2020, la suppression de son compte Twitter, les censures sur les activités délictueuses du fils Biden pendant la campagne électorale, puis les séries de mensonges sur les morts pendant l’invasion du Capitole. Sans oublier la véritable cabale contre François Fillon en 2017 sur le « Pénélopegate », amenant Emmanuel Macron au pouvoir dans un fauteuil. Une analyse des couvertures de magazines en faveur du couple, souligne le fait que Macron est devenu selon le Monde diplomatique le « candidat des médias ». La souveraineté est passée du peuple à la caste médiatique.

Le Succès de TVL

Reprenant à leur façon le Que faire léniniste, Philippe Milliau et Martial Bild ont relevé le gant le 30 janvier 2014 en créant ex nihilo TV libertés sous le slogan accrocheur « Nous, c’est vous ». Utilisant parmi les premiers le haut débit sur internet (les suivants suiveurs seront ceux gravitant autour de LFI, Le Média, QG, Blast), TVL invente la télévision du troisième type, ni alimentée par la redevance étatique, ni par la manne publicitaire mais par ses auditeurs, véritables propriétaires de la chaine.

Malgré les obstacles – dont la perte de la chaine YouTube en 2018 avec ses cent mille abonnés – le succès est au rendez-vous. TVL emploie trente personnes, produit plus de trois heures d’émission par jour, a un demi-million d’abonnés à sa nouvelle chaine YouTube, et plusieurs centaines de milliers de contacts sur les réseaux sociaux. Une trentaine d’émissions sont produites allant du classique JT du soir à la gastronomie, en passant par l’histoire, les portraits ou la très suivie i>Média de Jean-Yves Le Gallou et Jules Blaiseau.

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Une de Valeurs Actuelles – Les héros du patrimoine : face au grand abandon, ceux qui se dressent pour éviter que ne disparaisse notre héritage

C’étaient les Celtes

celtes

La chaîne Arte diffuse jusqu’à la fin du mois d’août (en replay) un documentaire allemand sur les Celtes, en trois parties. Riche des dernières découvertes archéologiques, il réhabilite une civilisation qui a étendu son influence sur tout le continent, et au-delà, fit trembler Rome, avant de succomber à ses légions et de se romaniser. Nos ancêtres pour sûr.

Issus de la matrice indo-européenne située à l’est dans les plaines russo-ukrainiennes, les Celtes commencent à s’installer en Europe occidentale à partir du début du deuxième millénaire avant notre ère. Ils dominent très rapidement un vaste espace compris entre l’Espagne du nord-ouest et les îles Britanniques, de la Galicie (Pologne) jusqu’à la plaine du Pô. Plus tard certains d’entre eux pousseront même leur influence jusqu’en Asie Mineure où leur art militaire les a fait appeler comme mercenaires ; ce sont les Galates, rameau isolé du centre d’où se diffuse la culture celtique. Ils ne constituent pas un empire unifié mais sont distribués en tribus querelleuses et farouchement jalouses de leur indépendance. Ils savent s’unir cependant face à un danger commun.

Depuis une quarantaine d’années, les remarquables progrès de l’archéologie ont permis d’en apprendre beaucoup sur leur civilisation dont la richesse a totalement démenti le qualificatif de « barbares » dont les affublaient Grecs et Romains. Pourvus d’une langue commune quoique différenciée en dialectes, leur art du bois et des métaux et leurs motifs esthétiques identiques d’un bout à l’autre de leur aire civilisationnelle dépassaient souvent ceux des Romains qui leur ont beaucoup emprunté. Des villes fortifiées (oppida) et un réseau routier assurent des relations permanentes y compris avec le monde méditerranéen. Leur absence d’écriture est peut-être due à un interdit des druides. Ces derniers assuraient l’enseignement et la transmission de l’héritage des croyances religieuses.

De Brennus à Vercingétorix

Le documentaire est chronologique. Sa première partie est axée sur la descente de Brennus au-delà des Alpes qui remporte sur les légions une victoire fulgurante en 387 avant notre ère. S’ensuit le pillage de Rome appelé à inscrire dans la mémoire de Rome un traumatisme durable.

La deuxième partie est consacrée à la conquête de la Gaule par César. Elle montre que les combats furent indécis jusqu’à la reddition de Vercingétorix à Alésia en moins 52. Cette défaite signe la fin de l’indépendance gauloise en même temps que celle du deuxième âge du fer (la Tène).

Ne demeure plus comme foyer de l’autonomie celtique que la Grande-Bretagne conquise par l’empereur Claude au premier siècle de notre ère, l’Irlande et l’Écosse restant préservées. Conquête un moment interrompue par la révolte de Boudicca, une princesse qui mena la guerre de toutes les tribus celtiques durant près de deux ans qui fut finalement défaite face à une armée romaine inférieure en nombre mais tellement mieux organisée. C’est le cœur du troisième épisode de la série.

Finalement, la plupart des Celtes furent rapidement romanisés, leur proximité ethnique et culturelle avec les Latins était telle qu’il pouvait difficilement en être autrement.

La plupart des séquences de ce documentaire sont ponctuées de démonstrations pédagogiques expliquées par des archéologues sur les lieux mêmes de leurs découvertes.

Tribune reprise de revue-elements.com

Une guerre civile menée contre les peuples indigènes d’Europe ?

Le suprémacisme blanc

Doctorant en philosophie et conférencier, Lucien Cerise défend des positions souverainistes hostiles à l’Union européenne (« qui n’a rien d’européenne », souligne-t-il) et à l’OTAN en s’inspirant d’idées provenant de philosophies politiques parfois opposées. Ses travaux l’amènent à s’interroger sur des concepts tels que la « gouvernance par le chaos » ou « l’ingénierie sociale » pour analyser les méthodes de manipulation et de contrôle social utilisées par les milieux politico-médiatiques en vue d’instaurer un « nouvel ordre mondial » tyrannique.
Dans son dernier livre, Le suprémacisme blanc – Peuples autochtones et Great Reset, il tente de déterminer les raisons pour lesquelles les quatre formes historiques de « suprémacisme blanc » se sont finalement soldées par autant d’échecs.
Une analyse signée Johan Hardoy.

L’homme malade du continent

Lucien Cerise dresse un constat dramatique sur la situation en Europe de l’Ouest, où une « épuration ethnique » contre les populations d’origine est en cours, « organisée au plus haut niveau du pouvoir par d’autres Blancs, au moyen de non-Blancs », les sociétés d’accueil se contentant de subir plus ou moins consciemment leur propre disparition quand elles ne vont pas jusqu’à la désirer.

Une « guerre civile » est ainsi menée contre les « peuples indigènes d’Europe » en vue d’aboutir à leur substitution démographique. À cette fin, les tenants du « capitalisme décroissant », soit « l’alliance de la ploutocratie et du gauchisme sociétal », soutiennent l’immigration et la natalité immigrée, tout en encourageant les autochtones à adopter un mode de vie défavorable à leur reproduction en promouvant une culpabilisation de masse et une mentalité « ethno-masochiste » parmi eux.

L’anti-racisme officiel ne cherche pas à protéger les populations d’origine étrangère mais à promouvoir un schéma essentialisé où celles-ci sont d’emblée considérées comme des victimes tandis que le rôle de bourreaux est systématiquement attribué aux Blancs (le même stratagème est à l’œuvre avec le féminisme et l’homophobie).

L’Europe de l’Est connaît une situation différente en raison de l’inertie socio-culturelle héritée du bloc communiste, qui a protégé les populations de la société de consommation et du spectacle tout en leur épargnant une immigration non européenne de masse.

Différentialisme versus suprémacisme

Lucien Cerise est hostile au « suprémacisme racial » qui affirme l’existence d’une hiérarchie des valeurs entre les races et réduit les êtres humains à leurs caractéristiques génétiques. Par ailleurs, le suprémacisme se révèle tout à fait compatible avec « l’idéologie du marché global » et même avec ses prolongements transhumanistes lorsque ses tenants identifient techno-science et race blanche.

Il défend quant à lui une conception « ethno-pluraliste » non hiérarchisée, protectrice des différentes « communautés ethniques » et respectueuse de la « biodiversité humaine ». Il cite à cet effet la Déclaration sur les droits des peuples autochtones » adoptée à l’ONU en 2007, qui concerne les peuples du monde entier.

Les « nationalismes autochtones » doivent donc faire front pour lutter contre le projet de « Grand remplacement par l’intelligence artificielle, la robotisation et les chimères génétiques homme/animal » mis en œuvre par les partisans de la « Grande réinitialisation » et du « transhumanisme malthusien ».

Quatre incarnations historiques du suprémacisme blanc selon Lucien Cerise

La confédération sudiste et le Ku Klux Klan

Pendant la Guerre de Sécession, des loges maçonniques défendaient l’abolition de l’esclavage dans le Nord du pays tandis que leurs homologues sudistes soutenaient l’effort de guerre des États confédérés.

Après ce conflit, la franc-maçonnerie a encore joué un grand rôle lors de la création du Ku Klux Klan, puis à l’occasion de sa renaissance en 1915. Au-delà du goût du secret et du pouvoir, ces organisations partageaient une forte tendance au syncrétisme et associaient toutes deux, dans un bric-à-brac éclectique, des éléments judéo-chrétiens, néo-païens et anti-chrétiens.

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Il forge des ARMURES du Moyen-Âge !

armures

14/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Rudolf est l’un des 4 forgerons français à fabriquer des armures du Moyen-Âge. Ils sont une poignée dans le monde à perpétuer ce savoir-faire millénaire qui autrefois constituait une véritable industrie.

Exceptionnellement, Rudolf a accepté d’ouvrir les portes de son atelier à une équipe de tournage et à fabriquer, devant Vincent Lapierre et son cadreur, une pièce d’une armure du XVème siècle. Un véritable voyage dans le temps !


Langues régionales. L’ONU inquiète pour la « dignité » et « l’identité » des locuteurs en France

Langues régionales

La politique de Paris vis-à-vis des langues régionales « peut porter atteinte à la dignité, à la liberté, à l’égalité et à la non-discrimination ainsi qu’à l’identité des personnes de langues et de cultures historiques minoritaires de France ». C’est cette fois le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies qui l’affirme…

Langues régionales en France : l’ONU redoute des atteintes aux droits humains

L’État français a un problème avec les langues régionales de l’Hexagone. Et les défenseurs de ces dernières ne sont manifestement pas les seuls à faire ce constat puisque le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a récemment adressé une lettre de quatre pages au gouvernement français via l’ambassadeur de France à Genève au sujet de la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 21 mai 2021.

Une décision qui avait consisté à censurer deux articles de la loi Molac, et qui n’a pas échappé aux observateurs de l’Organisation des Nations unies. Ainsi, dans le courrier rédigé par l’organisation à l’attention de l’exécutif français, les rapporteurs spéciaux de l’ONU redoutent « que l’adoption et l’application de cette décision puissent entraîner des atteintes importantes aux droits humains des minorités linguistiques ».

Épinglée de la sorte, Paris doit donc faire face à des critiques qui, jusqu’à présent, n’émanaient principalement que des milieux de l’enseignement immersif dans les régions concernées et de quelques organisations associatives ou politiques à la portée d’action limitée.

Quand le Réseau européen pour l’égalité linguistique sollicitait les Nations unies

Avant de se pencher sur le sujet et de rédiger cette missive le 31 mai 2022, les rapporteurs de l’ONU avaient été saisis au préalable par le Réseau européen pour l’égalité linguistique ELEN (European Language Equality Network) au mois de juillet 2021. L’organisation avait ainsi fait parvenir une lettre d’allégation au rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités.

Le courrier de 15 pages dénonçait notamment « une politique préoccupante pour le respect de leur droit [des minorités, NDLR] à l’enseignement de leurs langues et dans leurs langues ainsi qu’à leur usage dans la vie publique et privée ».

L’ONG alertait également sur les conséquences à plus long terme : « C’est la survie même de leurs communautés de langue qui est menacée en particulier suite à une récente décision du Conseil constitutionnel qui marque un brutal retour en arrière ». Par ailleurs, le Réseau européen pour l’égalité linguistique dénonçait à l’endroit de l’État français la « permanence d’une volonté d’éradication des langues territoriales autres que le français » et « une volonté de casser l’enseignement en immersion ».

Par conséquent, ELEN estimait dans ce même courrier du 19 juillet 2021 que l’État français « violait de nombreux droits fondamentaux prévus par des déclarations ou conventions internationales ». Parmi celles-ci, la Convention européenne des droits de l’homme ou encore la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Des textes pourtant ratifiés par la France…

L’ONU inquiète pour la « dignité » des locuteurs des langues régionales

Un an plus tard, la position affichée par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies tend à converger vers le point de vue du Réseau européen pour l’égalité linguistique.

En effet, selon les rapporteurs de l’ONU, l’inconstitutionnalité de deux articles de la loi Molac décidée par les Sages est à même de « porter atteinte à la dignité, à la liberté, à l’égalité et à la non-discrimination ainsi qu’à l’identité des personnes de langues et de cultures historiques minoritaires de France. »

Ils relèvent par ailleurs les différentes violations de traités internationaux induites par la décision du Conseil constitutionnel tout en soulignant une autre discrimination potentielle, à savoir « le risque de traitement différentiel entre la langue anglaise d’une part, et les langues minoritaires de France d’autre part, au sein des établissements qui assurent le service public de l’enseignement ou sont associés à celui-ci. »

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La dénonciation, un sport national ? Un livre de Benoît Duteurtre

Dénoncez-vous

Notre société, obsédée par la race ou le genre, constitue une belle toile de fond pour un romancier qui sait la regarder avec un œil malicieux. C’est le cas de Benoît Duteurtre qui a publié, en février, son dernier roman intitulé Dénoncez-vous les uns les autres (Fayard). Avec cet ouvrage, Duteurtre s’essaie à un hybride entre le roman d’anticipation et le vaudeville.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

La quatrième de couverture prévient « Cette fantaisie se déroule dans un monde proche du nôtre où les meilleures causes inspirent parfois des lois tyranniques. ». C’est donc sans surprise que les thématiques du livre ont un retentissement dans l’actualité récente.

Dans une société pas si éloignée de la nôtre, l’écologie, l’antiracisme, l’antisexisme, en deux mots, la « tolérance et le progrès », sont devenus la nouvelle devise nationale, laissant place à toutes les dérives possibles. Toujours au nom du bien.

Viandards et rééducation

Les antispécistes ont obtenu que les « viandards » (mot désignant les gueux osant se mettre un peu de viande sous la dent) aient à tuer eux-mêmes l’animal qui leur servira de repas, l’espace public et les programmes scolaires sont purgés de toute personnalité jugée en désaccord avec la doxa, les rapports hommes-femmes sont régis selon de nouvelles normes… Ces exemples nous rappellent l’affaire de la statue de Napoléon à Rouen, celle de Saint-Michel en Vendée[1] ou, encore le roman Dix Petits Nègres d’Agatha Christie, renommé Ils étaient dix.

Barack et la jeune fille Robert

Le roman montre ainsi quelques saynètes de cet Eldorado de tolérance où Barack, un jeune homme de dix-huit ans, refuse tout rapport sexuel avec sa bien-aimée Robert, une jeune fille dont les parents ne voulaient pas obéir aux stéréotypes de genres ; mais aussi où, Mao, le père de Barack, nargue des antispécistes avec un poulet fraîchement tué.

Duteurtre met en valeur les conflits de générations entre le père, bon vivant, amateur de bonne chère et qui n’hésite pas à laisser la gestion du foyer à sa femme Anabelle, et Barack, jeune gandin pétri de bien-pensance, militant zélé de ce nouvel ordre moral, participant à un programme de réintégration de gens ayant contrevenu à l’ordre établi.

Présomption de culpabilité

Ce petit monde se trouve perturbé lorsque Mao s’empêtre dans une pseudo affaire de harcèlement sexuel. Dans la législation de ce monde alternatif, la victime est sacralisée et la présomption d’innocence fait place à une présomption de culpabilité. Une réplique illustre ce nouveau paradigme :

« — En somme, la supposée victime a toujours raison, même si elle n’existe pas !
C’est un peu cela.»

Dans cette histoire, la victime ne porte pas plainte et ne prend même pas la peine de se manifester. Son simple témoignage vaut parole d’Évangile. Pensons au récent procès Heard-Depp, où Johnny Depp, accusé à tort par son ex-compagne Amber Heard de violences conjugales, a été banni d’Hollywood et a perdu les plus grands rôles de sa carrière, sur les bases de ce que la justice a aujourd’hui reconnu comme un mensonge[2].

Avec ce roman, Benoît Duteutre cible joliment certains maux de notre époque en imaginant les dérives sur lesquelles ils peuvent aboutir. Si le roman se teinte souvent d’une forme d’humour, l’envie de rire peut passer lorsqu’on aperçoit certains campus américains, tel que celui d’Evergreen aux États-Unis, où la fiction est déjà largement dépassée par la réalité[3].

Benoît Duteurtre, Dénoncez-vous les uns les autres, Fayard, 2022, 198 pages, 18 €.

[1]Les Échos, 7 mars 2022
[2]Radio-Canada, 1er juin 2022
[3]Contrepoints, 29 décembre 2018

Texte repris du site Ojim

Michel Houellebecq devant l’Action Française : « La gauche se sent perdue, elle se sent mourir. Comme les animaux blessés elle devient méchante. Ce n’était pas le cas quand j’ai commencé à publier »

Passé-Présent : Les derniers païens – Avec Philippe Conrad et le professeur Sylvain Gouguenheim

Conrad Sylvain Gouguenheim

04/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe Conrad reçoit le professeur Sylvain Gouguenheim, médiéviste reconnu, à propos des derniers païens, c’est à-dire des Baltes christianisés par les Teutoniques à partir du XIIIème siècle. Peuple issu du sud de l’Ukraine, les Baltes furent soumis par la force au cours de l’entreprise de christianisation de l’ordre teutonique, hormis les Lituaniens qui résistèrent victorieusement en conservant par là même leur permanence païenne.

L’auteur ouvre sa réflexion sur les mythes qui entourent les habitants et les lieux de cet espace “barbare” et montre comment le paganisme survécut dans la culture populaire.
Sylvain Gouguenheim : « Les derniers païens – Les Baltes face aux chrétiens XIIIème – XVIIIème siècle » (Ed. Passés composés)


Entretien – Régis Le Sommier : Le poids des morts, le choc des photos

Régis Le Sommier

Grand reporter et ancien directeur adjoint de Paris Match, Régis Le Sommier publie La Vérité du terrain. Le récit des nombreux conflits qu’il a couverts révèle aussi les changements d’une profession dominée aujourd’hui par l’émotion, la caricature et le manque d’analyse. Propos recueillis par Alexis Brunet.

Pourquoi avoir dédié votre livre au reportage de guerre ?

Si je n’ai pas couvert que des guerres, j’y ai passé beaucoup de temps pour Paris Match. En 2003, je ne pouvais plus continuer à écrire des textes sur l’Irak, à aller voir des blessés, des parents en peine sans assister par moi-même au choc des civilisations. Cette phrase de Samuel Huntington s’est vérifiée dans les faits et la guerre en Irak en a été la preuve. J’ai vu à quel point ça s’est mal passé pour les Américains quand ils ont envahi le monde arabo-musulman. Les autres guerres qui s’ensuivent, et dont je traite, sont des soubresauts de ce péché originel qu’est la guerre en Irak. Comme l’a dit le diplomate libanais Ghassan Salamé, c’est lors de la guerre en Irak que les Américains inaugurent la dérégulation de la force. En décidant d’envahir un pays sous des prétextes mensongers, avec des intentions déguisées, les États-Unis ont ouvert la boîte de Pandore. À partir du moment où la puissance censée être la plus morale se comporte comme un État voyou, il est logique que les autres agissent selon leurs intérêts. Ce qui a notamment ouvert la voie à l’invasion de l’Ukraine par la Russie aujourd’hui.

Vous évoquez la guerre lancée par la Russie le 24 février dernier. Mais quid du conflit de 2014 dans le Donbass ? Nous l’avons vite oublié… A-t-il été négligé par les médias ?

Après la guerre de 2014, les médias étaient focalisés sur la guerre en Syrie. J’étais alors directeur adjoint de Paris Match. Une reporter avait couvert la guerre au Donbass. Quand elle m’a dit qu’il faudrait y retourner, je dois confesser que je n’y croyais pas trop. Moi-même, j’ai découvert le chiffre de 13 000 morts récemment. Ensuite, le conflit en Ukraine a continué et la crispation de la Russie vis-à-vis de l’OTAN aussi. Or, cette question des relations entre la Russie et l’OTAN a été négligée, non seulement par les journalistes, mais aussi par les dirigeants.

Depuis vos débuts, le journalisme a profondément changé. Vous semblez inquiet pour l’avenir de la profession…

Tout à fait ! La couverture de l’Ukraine est obscurcie par ce que j’appelle le brouillard de la guerre. C’est vrai dans toutes les guerres mais là, il est particulièrement épais. Prenez, par exemple, la présence des canons Caesar français en Ukraine. Pendant la bataille de Mossoul, les canons Caesar de 155 millimètres étaient épaulés dans l’ajustement des tirs par des membres des forces spéciales françaises. Je les avais personnellement rencontrés. Puisque ces canons ont été livrés à l’Ukraine ou vont l’être, cela signifie-t-il qu’il y a des soldats français sur le terrain en Ukraine actuellement, ou bien les artilleurs ukrainiens ont-ils été formés à leur usage ? Pourquoi les Irakiens n’avaient-ils pas reçu à l’époque cette formation ? Étaient-ils plus idiots que les Ukrainiens ? Ces questions ne sont pas anodines, pourtant personne n’ose les poser.

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Hervé Juvin et la démondialisation de l’économie

21/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Clémence Houdiakova reçoit Hervé Juvin dans la matinale de Radio Courtoisie, Ligne droite, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : « Chez nous ! Pour en finir avec une économie totalitaire ». Un livre pionnier qui pose les jalons d’une nouvelle économie.

Réappropriation des territoires, relocalisation du monde, capital patient au service du temps long et de la collectivité. Hervé Juvin pose une regard neuf sur l’économie du futur.


« Le profond murmure », le discours magistral de Renaud Camus prononcé à l’occasion du colloque « Restaurer le politique : identité, souveraineté, sacré » vient d’être publié

Tolkien, l’Europe et la Tradition

Tolkien

20/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Dans cet entretien, réalisé avec Armand Berger, il est question de la figure passionnante de John Ronald Reuel Tolkien, écrivain, poète et philologue anglais, héritier des grandes traditions européennes.

Ce ‘barde anglo-saxon’ s’est en effet inscrit dans la continuité des grands récits mythologiques du nord de l’Europe avec pour projet de donner à son pays natal son propre récit mythique, à l’instar du Nibelungenlied pour l’Allemagne, de la Chanson de Roland pour la France ou de la Commedia pour l’Italie. Dans son petit livre « Tolkien, l’Europe et la Tradition », Armand Berger expose brillamment cette filiation littéraire chez le grand écrivain et nous propose une relecture particulièrement stimulante de son oeuvre, à partir des thèmes de l’héroïsme anglo-saxon ou du « sentiment de la nature » vieil-anglais.


Renaud Camus : renouer avec l’essence de l’être, combattre notre dépossession

L’écrivain Renaud Camus livre un essai magistral dans lequel il démonte les ressorts du « remplacisme global davocratique », cette idéologie qui dépossède l’homme de ses particularismes, jusqu’à son essence.

Où sont donc passés les fils et les filles de notre sang ? Où sont les hommes qui peuplaient jadis nos terres, ceux qui mourraient pour l’honneur, ne s’agenouillaient que devant Dieu, leur souverain ou une femme ? Nos rites et nos traditions tutélaires auraient-ils disparu ? Qu’a-t-on fait du silence, des sons, des odeurs et des formes qui dessinaient jadis notre monde ? Que sont devenus les manuels d’histoire qu’étudiaient les enfants ? Qu’en est-il enfin de nos processions, de nos danses et de nos chants ? Et de l’instinct animal, de l’homme sauvage ? Où est cette liberté qu’on nous a tant vantée ? La mort elle-même semble avoir disparu de ce monde…

Tel est le constat de Renaud Camus qui, après le Petit et le Grand Remplacement, nous offre avec La Dépossession une somme monumentale pour cibler les sources et les racines de notre dépossession civilisationnelle, ethnoculturelle, politique et finalement humaine, qui précède notre remplacement. Plus qu’un état des lieux de ce qui nous est quotidiennement ôté, l’œuvre magistrale de Renaud Camus, sans jamais le nommer, nous ramène au principe fondamental de notre identité. À l’heure où l’égalitarisme universaliste nous éloigne de la beauté, de la grandeur, de l’effort et de l’excellence, son livre se présente comme un manifeste constructif, œuvre de résistance contre la raison, la science et la soumission.

Rappelant que l’homme dépossédé de ses particularités est en réalité dépossédé de son humanité, Renaud Camus donne pleinement sens aux célèbres paroles de Joseph de Maistre : « Il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes, je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être Persan, mais quant à l’homme je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie. S’il existe, c’est bien à mon insu. »

C’est en effet l’appartenance à un corps et à une communauté, l’enracinement dans un sol, un sang et une lignée, qui nous font homme. L’homme dépossédé de tout particularisme n’est plus rien, et finalement n’est plus homme. L’« anti-tout » – antifasciste, antiraciste ou antispéciste – se nomme finalement très bien lui-même ! Renaud Camus dresse une liste vertigineuse de nos dépossessions actuelles, ces dernières étant encouragées par nos dirigeants qui promeuvent conjointement l’éradication de la culture et la culture de l’éradication. Effacement des sexes, des races, des limites, suppression même du sens des mots. Constat effroyable ! D’autant plus terrible que la dépossession de l’être s’avère la condition préalable à la mise en place du « remplacisme global davocratique ».

Si nous ne sommes pas totalement innocents des maux qui nous accablent, la généalogie qu’en propose Renaud Camus ramène inévitablement à l’américanisation de nos sociétés. Il nous livre une longue réflexion sur le fordisme et la manière dont il prépare le Grand Remplacement : de la Ford T à l’homme de Métropolis, véritable machine à broyer l’humanité. L’écrivain affirme, s’il résumait son livre en une phrase, elle serait la suivante : « Le remplacisme global davocratique est le stade ultime du fordisme. »

Exposant et démontant les schémas mentaux de nos ennemis pour revenir à l’essentiel et révéler de manière sous-jacente notre vision du monde, l’ouvrage se conçoit comme une somme englobante, une arme de combat intellectuel, physique et métaphysique pour lutter contre le « BNG » (bloc négationniste-génocidaire) et reprendre notre destin en mains. Il ne s’agit évidemment pas d’ un mode d’emploi, d’autant que l’antinatalisme de l’auteur n’est nullement la solution de nos maux mais plutôt l’un deux… On peut refaire l’esprit d’un peuple ; encore faut-il que ce peuple survive. La démographie est contre nous – il le dit lui-même – et c’est sûrement notre premier champ de bataille. Car lorsqu’il n’y a plus personne, il n’y a plus d’esprit à conquérir et la bataille des idées n’a plus de sens !

Comme à chaque fois cependant, Renaud Camus propose une œuvre à contre-courant, à la croisée des genres littéraires et philosophiques, l’œuvre d’un homme libre pour nous sortir de l’enclos de la pensée conforme. Un pavé de 800 pages, parfois redondant – la pédagogie n’est-elle pas un art de la répétition ? -, souvent digressif, mais avant tout une bouffée d’air frais au style envolé pour tenter de se rapprocher de l’essence de l’être, de notre identité, de notre moi collectif. Un ouvrage qu’on lit autant par conviction que par goût de la langue. C’est aussi une œuvre magistrale pour ceux qui ont décidé de ne plus se voiler la face, de faire sécession et qui refusent la fatalité !

Face à l’homme du rien, homme sans nature et sans culture, homme sans existence et sans réalité, – l’homme sans l’homme -, nous défendons l’homme de la terre et des morts, homme du sol et du sang, rêveur, entier, vivant, l’être réel, fier de ses racines et maître du destin.

Solenn Marty – Promotion Jean Raspail

La Dépossession. Ou du remplacisme global, Renaud Camus, La Nouvelle Librairie éditions, 846 pages, 33,50 €.

Tribune reprise de institut-iliade.com