Guillaume Faye, cet esprit-fusée [ouvrage]

Guillaume Faye

18/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans cet ouvrage collégial signé par trois des plus anciens « complices » de Guillaume, ce sont plus de quarante années de combat métapolitique mené par un véritable esprit-fusée qui défilent.

Hommages par la poésie, en passant par l’évocation de la notion d’amitié, sans oublier de rétablir plusieurs vérités sur le rôle de Guillaume au sein de la « Nouvelle Droite », ce livre doit être lu par quiconque a déjà croisé, au fil de ses lectures, la plume incisive de cet esprit-fusée.

Guillaume Faye, PRESENT !

Pour commander : https://europa-diffusion.com/fr/france/7087-guillaume-faye-cet-esprit-fusee.html

[ZOOM] Michel Geoffroy : “Immigration de masse – L’assimilation impossible”

Le 17 juin – Soirée de lancement « Hurrah Raspail ! »

Jean Raspail

16/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après la mort de Jean Raspail, la Nouvelle Librairie lui rend hommage en lui dédiant un livre : “Hurrah Raspail !”.

Ce recueil d’hommages et de témoignages dirigé par Adrien Renouard, assisté par Anne Letty sera présenté lors d’une soirée de lancement organisée le jeudi 17 juin à 18h à la Nouvelle Librairie.

Vous pourrez y rencontrer les contributeurs et vous procurer l’ouvrage !

Survivre à la désinformation. Une introduction à la pensée d’Alain de Benoist

Survivre à la désinformation

Il y a plusieurs manières de pénétrer dans la pensée d’Alain de Benoist. « Survivre à la désinformation » en est une. Il y a des dizaines de portes d’entrée dans ce volumineux recueil nourri d’actualité et d’inactualité. L’actualité, c’est ce qui s’oublie. Ce qui lui survit, c’est la mise en perspective. Prenez du champ avec Alain de Benoist !

ÉLÉMENTS : On est affolé par la matière de ce livre, plus d’une centaine de sujets abordés, à chaque fois un éclairage nouveau. Comment faites-vous ? Êtes-vous cérébralement relié à une agence de presse ? Que nous dit l’actualité ? Comment l’interpréter ? Qu’en tirer ?

ALAIN DE BENOIST. Rien de bien extraordinaire : je lis, j’écoute, je réfléchis. Comme vous le savez, dans des revues comme Éléments, Nouvelle École ou Krisis, je ne parle jamais de l’actualité, car j’estime que ce n’est pas l’endroit pour le faire. Je le fais en revanche, à titre personnel, dans mes entretiens avec Nicolas Gauthier publiés sur Boulevard Voltaire. L’objectif est simple : mettre les événements en perspective, en interroger le sens, mettre le doigt sur ce qu’ils signifient d’un point de vue philosophique, idéologique, sociologique, géopolitique. Bref, faire le tri entre l’anecdotique et l’historique. Exemple simple : la formation d’un « axe » Moscou-Pékin-Téhéran a de l’importance, la mort de Michael Jackson ou de George Floyd n’en a aucune. Je pars du principe que les faits n’ont guère de sens par eux-mêmes, qu’ils n’en acquièrent qu’au moyen d’une interprétation qui suppose une grille de lecture et, en arrière-plan, une conception du monde. Les entretiens sont brefs : trop questions, trois réponses (ou, si l’on préfère, trois ou quatre pages), ce qui exige d’être à la fois dense et précis – et surtout, comme toujours, aussi pédagogique que possible !

ÉLÉMENTS : Comme le dit dans sa préface Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef de Boulevard Voltaire, où ces chroniques ont paru, vous n’êtes jamais tout à fait là on vous attend. Où vous situez-vous ?

ALAIN DE BENOIST. Si je vous le disais, je cesserais du même coup de ne pas être là où l’on m’attend ! Plus sérieusement, c’est une question que je ne me pose pas. J’ai notoirement horreur des étiquettes qui vous enferment ou vous réduisent au topos dans lequel certains aiment à vous enfermer. J’aime intervenir sur plusieurs registres, tantôt théoricien ou philosophe, tantôt historien des idées ou des religions, tantôt chroniqueur scientifique, tantôt éditorialiste qui cherche la formule qui fait mouche. L’essentiel est de ne jamais bâcler, et aussi de ne jamais se laisser entraîner par des mouvements d’opinion. L’idéal : tenter d’écrire de manière à pouvoir être encore lu dans cinquante ans !

ÉLÉMENTS : Les gens l’ont oublié : vous n’êtes pas seulement un intellectuel, un philosophe, un historien des idées, vous êtes aussi un journaliste. Que devez-vous à ce métier et à cette école ?

ALAIN DE BENOIST. Je lui dois beaucoup. J’ai commencé ma carrière de journaliste à L’Écho de la presse (Alain Lefebvre et Jean-Claude Valla y étaient aussi) et au Courrier de Paul Dehème, une lettre privée d’informations fondée par Paul de Méritens. J’ai collaboré à Valeurs actuelles à partir de novembre 1970, après quoi il y a eu Le Figaro Magazine. Je garde un souvenir très fort de celui qui m’a tout appris du métier : Jean Loustau, le rédacteur en chef de Valeurs actuelles dans les années 1970, un journaliste comme on n’en fait plus. Il aimait dire : « Ne racontez pas votre article, écrivez-le ! », et aussi : « La raison d’être de la première phrase, c’est de donner envie de lire la suite. » Ou bien encore : « N’oubliez jamais que, dans un article, chaque paragraphe doit être justifié par rapport au texte, que chaque phrase doit l’être dans le paragraphe, que chaque mot doit l’être à l’intérieur de la phrase. » Loustau insistait sur l’« accroche » et sur la « chute », sur le style, sur la longueur des paragraphes déterminée par la largeur des colonnes… Il écrivait peu, mais il savait faire écrire les autres. C’est cette formation qui fait le plus défaut aux universitaires : ils écrivent des choses passionnantes, mais ne savent pas les mettre en forme pour toucher les lecteurs d’un magazine ou d’une revue. À l’inverse, les journalistes manquent en général d’une rigueur universitaire, raison pour laquelle ils versent si souvent dans le conformisme sectaire et le touche-à-tout superficiel. C’est pourquoi je n’ai jamais voulu m’enfermer dans le journalisme. Le journalisme est une excellente école, mais il faut savoir en sortir !

Pour commander ce livre : https://www.revue-elements.com/produit/survivre-a-la-desinformation/

Texte repris du site Revue-elements.com

Tolkien, le refondateur

Tolkien

La revue Nouvelle École vient de faire paraître un numéro haut en couleur, pour la deuxième fois après celui sur la paléogénétique des Indo-Européens (2019). Il est consacré à une figure littéraire essentielle, occupant dans l’univers mental de l’Européen actuel une place fondamentale : John Ronald Reuel Tolkien (1892-1973). L’auteur britannique, renommé pour son Hobbit, son Seigneur des Anneaux ou encore son Silmarillion, a largement puisé son inspiration dans les traditions européennes, offrant ainsi au lecteur contemporain un nouveau récit fondateur européen, à la manière de l’Iliade, des Eddas, de l’Énéide, du Kalevala ou encore de Beowulf.

Grâce aux efforts d’Armand Berger qui a coordonné ce dossier, nous disposons aujourd’hui d’un nouvel apport en matière de critique tolkienienne. Que l’on ne s’y trompe pas : les contributeurs, lecteurs avertis de Tolkien, proposent tous ici de nouveaux éclairages sur un auteur que l’on pense parfois bien connaître ; qu’il suffise en cela de se rapporter à l’immense bibliographie qui lui est consacré, notamment dans les pays anglo-saxons, rivalisant avec celle de Carl Schmitt. Le dossier Tolkien se clôt d’ailleurs sur une impressionnante bibliographie de l’auteur (1910-2021) dans laquelle le lecteur trouvera nécessairement son bonheur. Il va sans dire que les articles proposés dans ce Nouvelle École apporteront aussi bien aux néophytes qu’aux férus de hobbits matière à réflexion. Le volume comporte également sept articles sous la rubrique Varia qui méritent d’être lus ; ainsi, parmi ces riches études, la contribution de Jean Haudry sur « Les noms des dieux, des héros et des rituels ». Le volume se referme sur la représentation d’un sage Gandalf aux atours bénédictins.

Les racines européennes de Tolkien

Dans un article biographique, Onfroy Charpentier assimile Tolkien à la figure de l’Arbre, une symbolique bien connue, en ce que cet élément végétal est omniprésent dans son œuvre. Cet arbre a bien des racines et il convient de s’arrêter un instant sur l’une d’elles, celle des origines de l’auteur. Le terreau de Tolkien est « profondément européen » : il a des ancêtres en Prusse-Orientale, ainsi que dans les Midlands de l’Ouest anglais, où l’on a longtemps parlé un anglais conservé sous sa forme dialectale. Une région qui compte énormément pour Tolkien, car c’est là que fut composée, sept siècles plus tôt, entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, une œuvre moyen-anglaise de première importance, Ancrene Wisse (La Règle des Recluses) qui permet de bien retracer l’évolution linguistique du vieil anglais vers une langue bouleversée par la conquête normande. Un texte que Tolkien connaît intimement et qu’il va éditer en 1962, alors que le projet remontait à 1935… On reconnaît bien là l’auteur et ses intentions qui aboutissent – quand elles aboutissent ! – après bien des années. L’homme est sensible à ses origines (en particulier anglaises, non pas britanniques), clairvoyant quant à son identité enracinée.

Il faudrait encore ajouter à propos de cette identité qu’elle ne saurait être pleinement comprise sans saisir, jusque dans les nuances, l’importance du catholicisme pour Tolkien, aussi bien dans sa vie que dans son œuvre, importance bien établie depuis la parution du livre de Leo Carruthers, Tolkien et la religion. Comme une lampe invisible (Presses Universitaires Paris-Sorbonne, 2016). L’article de Jérôme Sainton, dans ce dossier, qui aborde la notion de « libre-arbitre », montre la profondeur de sa réflexion sur la foi à travers la fiction.

Pour lire la suite, c’est ici !

Patrick Buisson : Vatican II, Macron, Islam, Zemmour, Le Pen… il dit tout ! [vidéo]

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03/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
En 2016, son essai intitulé “La cause du peuple” a marqué les esprits. Cinq ans plus tard, Patrick Buisson publie le premier tome d’une somme qui s’annonce magistrale : “La fin d’un monde“. Dans un livre riche et dense, le politologue part d’un postulat : depuis les années 60, notre société est décadente.

Et toute la question est de savoir comment nous en sommes arrivés là. Patrick Buisson évoque l’année charnière de 1964 avec ce qu’il appelle “le krach de la foi” sous l’impulsion fatale du concile Vatican II, puis de la déchéance du pater familias, la fin des paysages, la destruction de l’environnement, de l’autorité, de la verticalité.

Dans un entretien souvent rugueux et âpre, Patrick Buisson répond au reproche de mettre trop l’accent sur la transformation des mœurs et des croyances plutôt que sur le “Grand Remplacement” de la population française. Il s’en explique et évoque l’Islam, Macron, Zemmour et le RN.

Un entretien événement qui va faire réagir !


Commando marine – Louis Saillans : «j’ai mené ce combat contre le terrorisme islamiste» [vidéo]

Louis Saillans

02/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Membre des commandos marine durant dix ans, Louis Saillans s’apprête à quitter l’armée dans les prochaines semaines.

D’Afrique au Moyen-Orient, il a participé aux opérations spéciales les plus risquées et les plus décisives.

Dans son livre, «Chef de guerre» (Éd. Mareuil), il publie un témoignage passionnant sur ces interventions. Celles du fer de lance de l’armée française.
Sputnik l’a interrogé.


Grégory Roose sort son nouveau livre “Journal d’un Remplacé”

Grégory Roose "Journal d'un Remplacé"

01/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce livre est un journal de bord. L’auteur y livre ses réflexions sur les évolutions, plus ou moins visibles et perceptibles, qui menacent ce que nous sommes en tant que peuple et individu. Elles sont de deux ordres : Le Grand Remplacement ou le changement de peuple, et le Petit Remplacement ou le changement de paradigme, le second nourrissant le premier, le premier justifiant le second. Nous en sommes les esclaves, conscients ou inconscients, serviles ou rebelles.

Grégory Roose offre au fil de ces pages des pistes de réflexion et des propositions d’action utiles pour nommer, alerter et s’opposer aux Grand et Petit Remplacements, terribles menaces qui pèsent sur notre siècle.

Pour télécharger cet ouvrage : https://www.monbestseller.com/manuscrit/14931-journal-dun-remplace

Julien Rochedy: «Le féminisme idéologique est une métastase du nihilisme postmoderne» [vidéo]

Julien Rochedy


Harpies contre masculinistes, la guerre est déclarée. Les hommes et les femmes sont-ils condamnés de nos jours à s’affronter et à se haïr, à défaut d’être complémentaires et de s’aimer?

Pour en parler, Sputnik donne la parole à l’essayiste et fondateur de l’école Major, Julien Rochedy, auteur de L’Amour et la Guerre: répondre aux féministes (éd. Hétairie).


Du 26 mai au 6 juin 2021 – Exposition photo “La nature comme socle”

Exposition photo "La nature comme socle"


Premier pilier de la triade homérienne formulée par Dominique Venner, cette formule dessine un rapport à la nature et au monde propre aux peuples européens. De manière consciente ou non, les Européens se savent à la fois de la Nature et dans la Nature.

Paysages grandioses ou communion intime avec le sauvage, beauté délicate ou nature imposante, les photographies présentées illustreront ce rapport unique des Européens avec la Nature.

Cette exposition se tiendra à Paris, à l’Atelier Gustave, 36, rue Boissonade dans le 14ème, du 26 mai au 6 juin 2021 avant de partir en tournée à travers la France et l’Europe.

Plus d’infos : https://institut-iliade.com/exposition-et-concours-photo-la-nature-comme-socle/


Patrick Buisson : La fin d’un monde et la montée du vide contemporain

Patrick Buisson : La fin d’un monde

On parle beaucoup de la capacité de Patrick Buisson à dire l’avenir politique et social. Pour qui prend la peine de le lire, il saute aux yeux que cette capacité de prédiction ne lui vient pas d’un regard essentiellement tourné vers le futur, mais vers l’histoire. Peut-être mieux que quiconque, il saisit la singularité de l’instant présent en le replaçant dans le temps long. C’est ainsi seulement que peuvent apparaître les lignes de force temporairement occultées, les clivages souterrains qui, tôt ou tard, reparaissent au grand jour. La fin d’un monde est une illustration saisissante de sa capacité à saisir les traits saillants d’une époque.

Face au néant infertile

Résumons sa thèse avec nos propres mots : l’époque contemporaine, particulièrement les années 1960-1975, est marquée par une vertigineuse montée du vide. En quelques années, le monde traditionnel se vide. Les campagnes se vident. Les églises se vident, de fidèles, mais aussi de prêtres. Ce qui restait d’autorité paternelle se vide de toute légitimité. L’homme lui-même se vide, de toute vie intérieure, pour ne plus vivre que d’apparences extérieures (consommation, modes vestimentaires, cheveux longs, etc.). Si ce grand vide a d’abord pu paraître libératoire, source de créations exubérantes, nous pouvons mieux, soixante ans plus tard, le considérer pour ce qu’il fut – un néant infertile. Cette idée du vide est au fond la grande idée moderne, de la philosophie la plus abstraite (anthropologie de la « table rase ») jusqu’au faits quotidiens les plus banals (« se vider » la tête en partant sur une plage exotique) : toujours couper les liens, araser tout ce qui peut enchaîner.

À lire Patrick Buisson, ce qui paraît peut-être le plus sidérant est la vitesse à laquelle le monde ancien s’est dissous. Nombre d’auteurs font remonter sa disparition à la Révolution de 1789, à la révolution industrielle (Edward P. Thompson, Karl Polanyi), voire à l’essor des chemins de fer (Eugen Weber). La fin d’un monde nous montre qu’à l’orée des années 1960, le monde traditionnel restait vivant en France. Les rites agraires restaient vivaces dans les campagnes, une multitude de saints peuplaient villages et quartiers, chaque bourgade avait un clocher et un bistrot qui vivaient presque en continu, les hommes ressentaient la fierté de fonder une famille, le nom de famille prévalait encore souvent sur le prénom, etc. En quinze ans, la quasi-totalité de tout cela a été balayé.

Patrick Buisson dresse un inventaire précis : la fin du monde paysan, l’effondrement de l’Église et l’éclipse du sacré, ainsi que l’effacement des pères. Tous trois sont intimement liés. Dans le monde paysan, l’irruption du tracteur et du crédit introduit un rapport à la terre instrumental, comptable, en même temps que la télévision met fin à la vie communautaire, extirpant les hommes du bistrot pour les cloîtrer devant le petit écran. Cette dynamique est intimement liée à l’érosion de la religiosité populaire : cycle sacré et cycles des moissons se délient, en même temps que l’Église elle-même doute de son autorité. On s’en remet peu à peu aux machines plus qu’à tel ou tel saint pour espérer de fructueuses récoltes. Enfin, l’abandon du Père divin coïncide avec la mort du « pater familias » dans une civilisation qui s’urbanise. Les types humains issus du monde rural, durs à l’effort, s’effacent pour laisser place au divertissement et à la consommation.

Vatican II et la perte du sens du sacré

La partie peut-être la plus nouvelle et la plus puissante du livre est celle qui concerne l’épuisement du catholicisme après le concile de Vatican II. Dans une démonstration implacable, Patrick Buisson explique le rôle tenu par le concile dans l’abandon de la religiosité populaire. La piété des milieux ruraux était toujours demeurée teintée de paganisme, calquée sur les moissons, mêlant toujours cérémonies et fêtes (rogations, processions). Avec Vatican II, l’Église se fait rationaliste, centrée sur la parole abstraite et la foi individuelle plus que sur la fusion communautaire. Parallèlement, en même temps qu’elle abandonne l’immense diversité des saints et des célébrations locales, l’Église tend les bras au monde, proclame la liberté religieuse, s’ouvre à l’œcuménisme, déclare rechercher le salut de tous les hommes et non plus celui des seuls fidèles, abandonne le latin pour les langues vernaculaires, renonce à parler du mal et des fins dernières. Tous ces changements sèment un grand désarroi dans le petit peuple.

Les conséquences sont considérables, et dépassent très largement les seules questions de foi. C’est toute forme de sacré qui sort du monde. « Les noces multiséculaires du catholicisme français et du monde rural, fondées sur la permanence, la stabilité, la répétitivité, et l’étroite correspondance des cycles religieux et des cycles temporels, furent ainsi rompues comme fut refoulé l’univers symbolique qui s’y rattachait. » Cette fin du sacré coïncide avec le moment où l’on rejette la mort pour ne plus la voir, où l’incinération des corps se substitue à leur inhumation, non pour donner du sens, mais par crainte que plus personne ne vienne visiter le cimetière.

Là est peut-être l’immense leçon du livre : si nous avons perdu quelque chose d’infiniment précieux à l’époque contemporaine, c’est bien le sens du sacré, quel qu’il soit. Ce sacré qui donnait du sens à la vie et à la mort, qui faisait que l’on pouvait donner sa vie pour plus grand que soi. Le consommateur moderne, tourbillonnant frénétiquement dans les centres commerciaux, est le fruit de cet oubli du sens.

Comme un lâche soulagement de n’être plus rien…

Pour conclure, un mot du sous-titre : « Une histoire de la révolution petite-bourgeoise ». De petits-bourgeois, il en est paradoxalement bien peu question dans ces pages, au moins pas explicitement. Mais un cruel portrait se dessine en creux. Le petit-bourgeois, c’est l’homuncule contemporain qui accepte le grand vide comme un soulagement : soulagement de ne plus devoir porter sur ses épaules le poids d’une famille et l’autorité d’un père ; soulagement de ne plus devoir transmettre aucun héritage (sauf quelques avoirs en banque) ; soulagement, au fond, de ne plus avoir aucun devoir, ni vis-à-vis de lui-même, ni vis-à-vis de sa lignée, ni vis-à-vis de sa communauté. Tel est le terrible soubassement psychologique de notre temps.

Avec La fin du monde, Patrick Buisson montre à ceux qui l’ignoraient encore qu’il est un historien de tout premier plan. Un souffle puissant anime ces pages, que font vivre quantité de sources nouvelles : presse écrite mais aussi archives télévisuelles et cinématographiques, chansons, documents conciliaires, etc.

Par sa hauteur de vue, le livre est à placer au même niveau que d’autres classiques consacrés à la fin du monde traditionnel, notamment le monumental ouvrage d’Eugen Weber sur La fin des terroirs qui se concentrait sur la période 1880-1914.

Patrick Buisson, La Fin d’un monde, Albin Michel, Paris, 2021, 528 p., 22,90 €.
Pour acheter cet ouvrage en ligne : https://europa-diffusion.com/fr/accueil/8267-la-fin-d-un-monde-une-histoire-de-la-revolution-petite-bourgeoise.html

Guillaume Travers

Tribune reprise de Iliade

[vidéo] Jean-François Chemain : “La France ne se résume pas à la République !”

Jean-François Chemain

17/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-François Chemain, agrégé d’histoire et enseignant dans plusieurs grandes écoles, signe un ouvrage remarquable “Non, la France ce n’est pas seulement la République“.

L’auteur évoque les origines de la République : son instauration dans une violence extrême avec le génocide des Vendéens, son antichristianisme avec le massacre de membres du clergé, ses liens idéologiques avec la franc-maçonnerie ou avec les dictatures communistes.

Des origines sulfureuses dont la conséquence est le déclin de notre pays, chaque jour plus visible. Pour Jean-François Chemain, “le discours républicain favorise la dissociation ente la population de la France et celle de la République“.


[vidéo] Origines du Covid-19: la thèse officielle contredite ?

Brice Perrier

11/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Qualifiée au départ de complotiste par les médias, la thèse d’une fuite du Covid d’un laboratoire de Wuhan refait surface. Le 30 avril 2021, des experts scientifiques de renom ont écrit au directeur de l’OMS pour qu’une enquête indépendante soit menée en Chine. Un an et demi après le début de l’épidémie, l’origine du virus reste toujours obscure.

Pour en parler, Sputnik donne la parole au journaliste d’investigation Brice Perrier. Dans un livre d’enquête, Sars-CoV-2, aux origines du mal (éd. Belin), l’auteur fait la lumière sur les zones d’ombre, les contradictions et les faiblesses de la thèse officielle. Le scénario d’une fuite d’un laboratoire de Wuhan a selon lui toute sa place dans les enquêtes scientifiques à mener.


[vidéo] Renaud Camus : “Le peuple indigène de la France est bel et bien remplacé”

Renaud Camus

11/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’écrivain Renaud Camus, auteur du Grand Remplacement (Éditions de La Nouvelle Librairie), était l’invité d’André Bercoff, mardi 4 mai sur Sud Radio.

Ostracisé dans les médias, Renaud Camus n’a que rarement la chance de pouvoir s’expliquer sur la théorie du Grand Remplacement, pour laquelle il est à l’origine. L’occasion de rappeler ce qu’est “le phénomène le plus important” de notre époque.

“Le peuple indigène de France est bel et bien remplacé”

Le Grand Remplacement, c’est le peuple qui est dissout et change de forme comme de fond. Une dissolution qui s’installe “depuis 20 ou 30 ans”, selon l’écrivain qui y voit “une réalité la plus importante de notre époque et de toutes les époques, en ce qui concerne l’histoire de France”. Renaud Camus rappelle que changer de peuple “ne s’est jamais rencontré depuis dix ou quinze siècles dans la plupart des pays d’Europe”.

Un peuple français déjà “en cours de remplacement”, dans un processus qui est même “bien avancé”, selon le théoricien. L’écrivain pointe des parties du territoire où “le peuple indigène de France est bel et bien remplacé”, allant jusqu’à “disparaître dans des départements entiers”, assure-t-il.

“C’est le négationnisme de masse”

Ce phénomène historique n’est pas dû au général. “Cela n’aurait jamais été possible sans le ‘petit remplacement'”, estime Renaud Camus qui l’illustre par “le changement et la disparition de la culture, l’effondrement de l’école”. Des facteurs qui placent le peuple “dans un état d’abrutissement et d’hébétude”, qui “accepte passivement ce qui, pour des générations, était l’horreur absolu, ce qu’il fallait refuser à tout prix”, rappelle l’écrivain.

Un effondrement qui s’illustre par “ce qu’est devenu le baccalauréat, l’état de l’orthographe” et un délitement de l’école, “au point de ne pas se rendre compte du phénomène le plus important”, selon Renaud Camus. “Tout est fait pour que cette population ne s’en rende pas compte, c’est le négationnisme de masse, la négation du Grand Remplacement, un déni très massif”, dénonce le théoricien.


Napoléon : le gentilhomme et le révolutionnaire, par Dominique Venner

Napoléon

L’excellente revue Éléments publie dans son dernier numéro, consacré au bicentenaire napoléonien, un article que Dominique Venner y avait écrit en 1980. Il n’a pas pris une ride.

Il est prodigieux que si peu de temps après le typhon révolutionnaire, il se soit trouvé un génie capable de réaliser la synthèse parfaite de l’ancienne société monarchique et des apports positifs de la Révolution.

Jamais peut-être dans son histoire, la France ne fut – et ne sera – aussi puissante, aussi respectée. Malgré les fautes des années suivantes, le poids d’une guerre sans fin, le joug d’une dictature personnelle étouffante, les invasions de 1814 et 1815, il restera de cette brève époque comme le souvenir d’un âge d’or. Le martyr de Sainte-Hélène fera oublier le souverain autoritaire et le conquérant insatiable. Sa fin cruelle sur un rocher solitaire battu par les flots fascinera les romantiques qui fourniront un support littéraire à sa légende.

La réussite fulgurante, la gloire immense

Balzac, Stendhal, Hugo, Musset, Berlioz ou Delacroix se sont formés sous l’Empire et leur imagination s’est enflammée à la lecture des Bulletins de la Grande Armée. Ils ont été les témoins de la mort d’un monde et de l’accouchement d’une société nouvelle. La société monarchique, société patriarcale, fondée, suivant le mot de Montesquieu, sur l’honneur, sur les valeurs du rang, liées à la naissance, ignorant l’ambition, immuable dans ses comportements, a été balayée par la soif d’égalité, la disparition du cloisonnement de caste, l’ambition insufflée à tous, la ruée aux places, les coalitions d’intérêt. Un monde sans limites s’est ouvert aux fils des anciens serfs, des boutiquiers et des clercs de basoche. Acquéreurs de biens nationaux, spéculateurs de guerre, accapareurs de grands emplois publics, ils sont devenus banquiers, notaires, préfets, juges.

D’autres qui n’étaient rien se sont fait un nom par les voies plus risquées de la guerre. Les sergents Augereau, Masséna ou Bernadotte sont devenus généraux de la Révolution, maréchaux d’Empire, duc, prince et roi ! Et au-dessus, leur maître en toutes choses, le ci-devant sous-lieutenant Bonaparte, symbole de la réussite fulgurante, de la gloire immense. Celui qui fera rêver des générations de jeunes ambitieux impécunieux.

Déchiffrer la loi du monde…

Stendhal avec Julien Sorel, Balzac avec Rastignac ont cerné ce type d’aventurier, d’arriviste de haute stature inspiré par le modèle napoléonien. « Depuis bien des années, Julien Sorel ne passait peut-être pas une heure sans se dire que Bonaparte, lieutenant obscur et sans fortune, s’était fait le maître du monde avec son épée. Cette idée le consolait de ses malheurs… » Rastignac médite la méthode de l’Autre : « Avoir la cervelle cerclée de fer dans un crâne d’airain, avoir assez d’énergie sur soi-même, et on marche sur l’humanité comme sur un tapis. »

En bons élèves de Napoléon, ils ont déchiffré la loi du monde. Froids, calculateurs, sceptiques, dissimulateurs, fermés aux sentiments, concentrant leur énergie pour l’action, ils sont prompts à saisir les rares occasions que la chance présente aux hommes. Ce sont les précurseurs de l’homme d’action moderne, dont la silhouette glacée se nimbe d’esthétisme. Ce sont les prédateurs sociaux cernés par Pareto, à la fois renards et lions. Ils annoncent, suivant la formule de Malraux dans sa postface aux Conquérants, « un type de héros en qui s’unissent l’aptitude à l’action, la culture et la lucidité ». La férocité de leur ambition peut susciter l’effroi, jamais le mépris. Ils ne sont pas asservis à l’argent, mais au goût de la conquête et de la gloire. Ils font leur la maxime de Napoléon : « La mort n’est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours. »

Hérédité et volonté

Bonaparte, en son temps, avait été tout cela. Tirant son pouvoir d’un coup d’État appuyé par des révolutionnaires fatigués, il ne pouvait renouer avec la légitimité rompue de l’ancienne monarchie. Il chercha donc dans le soutien populaire personnel, par le moyen du plébiscite, le fondement d’une légitimité nouvelle établissant ainsi une véritable alternative moderne à la monarchie héréditaire, le principe d’un pouvoir conciliant démocratie, autorité et continuité. Principe redécouvert après l’échec répété des tentatives de pouvoir parlementaire, par les fondateurs de la Ve République, à travers l’élection du président de la République au suffrage universel et le recours au référendum.

Il est tout à fait prodigieux que si peu de temps après le typhon révolutionnaire, il se soit trouvé un génie capable de réaliser la synthèse parfaite de l’ancienne société monarchique et des apports positifs de la Révolution. Peut-être le fait de réunir en lui l’hérédité d’un gentilhomme et l’ambition d’un révolutionnaire l’y a‑t-il aidé.

Dominique Venner

Éléments n°35, 1980. À lire, actuellement en kiosque : Éléments n°189, avril-mai 2021, Vive l’Empereur et mort aux cons !

Jean-François Chemain : « La laïcité est impuissante à lutter contre le séparatisme islamique à partir du moment où elle refuse de reconnaître ses racines qui sont profondément chrétiennes »

Jean-François Chemain

C’est l’assassinat de Samuel Paty qui a décidé Jean-François Chemain à reprendre la plume pour publier Non, la France ce n’est pas seulement la République ! Le coup de gueule d’un enseignant. Un ouvrage qui nous renvoie à cette question : qui sommes-nous ? Quelle est la place de la République et de la France ? Réflexions et retour sur la construction de la France à travers son histoire.

Non, la France ce n’est pas seulement la République ! Le coup de gueule d’un enseignant est le titre de votre essai paru aux Éditions Artège. On a envie de dire que la thèse du livre est dans le titre. Pourquoi avoir voulu écrire cela et dans quel contexte ?

Tout simplement parce qu’après l’assassinat sordide de mon collègue Samuel Paty, j’ai été frappé comme beaucoup de Français d’entendre le Président Macron, lors de l’hommage rendu à Samuel Paty, dire que le rôle d’un enseignant est de faire des républicains. J’aurais préféré entendre « en faire des Français », éventuellement même des hommes et des femmes bien dans leur peau et accomplis. Au lieu de cela, il a martelé que sa mission était de faire des républicains. J’ai donc voulu réfléchir pourquoi toujours parler de République plutôt que de parler de France.

Pourquoi cet effacement de la nation au profit de celle du régime politique qui régit tout simplement nos vies ?

La République est un régime politique synonyme de l’État. Ce phénomène de substituer l’État à la France est relativement ancien. L’historienne Colette Beaune a montré que, dès la fin du Moyen Âge, les textes d’iconographie commencent à substituer le roi à la France. On commence à mourir pour le roi et non plus pour la doulce France. Ce phénomène ne date donc pas de la Révolution. La République l’a simplement poussé à son terme. Aujourd’hui, elle a clairement tendance à se substituer à cette nation à laquelle elle devrait se contenter de se superposer. On devrait considérer que l’État est au-dessus de la France et au service de la France. En réalité, il a tendance à considérer qu’il se suffit à lui-même et à effacer cette notion de France. Michelet disait que la France est une personne. Je crois qu’aujourd’hui, on a tendance à oublier cette personne.

Cette affirmation nous plonge à la base : qui sommes-nous ? Sommes-nous des Français, des républicains ? La République agit-elle dans l’intérêt de la France ou contre la France ?

Force est de constater que la France est largement antérieure à la République. Le général de Gaulle lui-même disait qu’il faisait remonter l’Histoire de France au baptême de Clovis. La France a au moins quinze siècles, dont treize antérieurs à la Révolution française. Le peuple de France est resté d’une remarquable stabilité depuis le Xe siècle. À l’époque de la Révolution, la France avait à peu près atteint ses frontières actuelles. La Révolution a ajouté à la République le perfectionnement de l’État absolutiste. Il faut bien comprendre que « République » n’est pas synonyme de « démocratie » mais synonyme, depuis Rome et depuis les écrits de Jean Bodin, penseur de l’absolutisme, d’un État fort qui n’a de comptes à rendre à personne, et notamment pas à l’Église. A priori, la République est compatible avec tout système politique. D’ailleurs, lorsque Jean Bodin parlait de République, il parlait de la monarchie absolue. Il n’y a pas du tout de synonymes entre République et démocratie. Encore une fois, la République est synonyme d’État fort. Ce que la Révolution a apporté à l’absolutisme, c’est d’abord la suppression de tout un tas d’institutions et de corps intermédiaires qui faisaient obstacle au bon fonctionnement de l’absolutisme et, surtout, de supprimer la personne royale. Le roi qui est faillible. Le règne de Louis XV a été assez catastrophique de ce point de vue-là, notamment de la vie dissolue qu’il a menée. Il a été favorable au renforcement du courant qu’on appelle le jansénisme politique, qui a contribué à la désacralisation de la personne royale.

La République a apporté une dépersonnalisation, une abstractisation de l’État qui ne repose donc plus sur une personne faillible et entravée par des corps intermédiaires mais qui a les mains totalement libres et qui, par définition, est pur. Il ne s’incarne pas mais devient une idée.

D’où vient cette impuissance de la République à lutter contre l’ennemi de l’extérieur qu’est l’islamisme radical ?

Je crois qu’il faut remonter assez loin et partir de son origine révolutionnaire. Selon moi, la République consiste enl’absorption de l’Église par l’État. D’une part de l’absorption de sa mission moralisatrice, éducatrice et de sa mission qui doit conduire le peuple à la vertu, mais également de son mode de fonctionnement clérical, reposant sur des clercs qui sont des intellectuels dotés d’un statut protecteur et d’un magistère intellectuel et moral. Ils sont finalement là pour guider le bon peuple sur le chemin de la vertu. Je pense que la République, encore aujourd’hui, s’est donné comme mission de nous moraliser. De ce point de vue-là, elle est de plus en plus impitoyable. On la voit s’insérer dans tous les espaces grâce à de nouveaux moyens de communication. Elle s’insinue dans les moindres espaces de nos vies pour nous moraliser et nous faire la leçon de manière totalement impitoyable. Elle entreprend de lutter contre nos haines, nos phobies et notre peur de l’autre. Je pense qu’il est faux que la République est de plus en plus faible.

Là où on dit qu’elle recule et qu’elle est impuissante, c’est sur des problèmes comme l’immigration et la délinquance. Si on le remarque, ces sujets contribuent à la moralisation des Français. Le Français est appelé pour sa propre sanctification à accueillir l’autre.

Dire que la République ne défend pas bien nos frontières ne fait que conduire le Français à se remettre en question dans la douleur pour mieux accepter l’autre.

Une lutte inefficace contre la délinquance amène peut-être les Français à constater qu’ils ont les moyens. Il y a une sorte de mansuétude à l’égard de ceux qui infligent en toute illégalité ce genre de violence aux Français. La leçon qu’en retire la République, c’est bien souvent de faire la morale aux Français plutôt que de lutter contre les incivilités en question.

Je ne crois pas que la République soit laxiste à l’égard des Français mais, au contraire, elle est selon moi de plus en plus impitoyable.

La question derrière cette notion de séparatisme est la question de la laïcité. La République laïque est-elle armée contre l’islamisme ? La France s’ampute-t-elle de l’arme qui pourrait repousser cette menace ?

La laïcité est impuissante à lutter contre le séparatisme islamiste à partir du moment où elle refuse de reconnaître ses racines profondément chrétiennes. La laïcité ne peut pas impliquer de totales neutralités religieuses de l’État dans la mesure où elle est issue de notre Histoire chrétienne et pluriséculaire qui est passée par un certain nombre d’étapes.

La première étape étant le gallicanisme. Dès l’époque de Philippe le Bel, l’État français a prétendu avoir des prérogatives sur l’Église. Ensuite, il y a eu l’étape de l’absolutisme. À partir de François Ier, et a fortiori Louis XIII et Louis XIV, l’État ne tient plus sa dimension sacrée de l’Église mais il la tient directement de Dieu. Il peut se passer du jugement moral de l’Église.

Et, enfin, il y a une troisième étape issue des Lumières, ce qu’on appelle le despotisme éclairé, qui est que l’État a le droit et le pouvoir de rationaliser la religion et de la fonctionnariser. C’est ce qui a été fait par la première étape de la Révolution en 1790. La laïcité s’inscrit dans ce cadre-là.

Il s’agit, pour l’État, de s’approprier la mission de l’Église, que ce soit sa mission moralisatrice et éducatrice, mais également une posture cléricale tout en marginalisant l’Église catholique qui est sa concurrente. Tout cela n’empêche pas que le fond anthropologique de notre laïcité est chrétien et que l’ordre public de notre République laïque est d’essence chrétienne. Lorsqu’on vient expliquer à des musulmans qui ont une autre anthropologie et une autre conception des relations entre la religion et l’État, ils ont le sentiment que l’on se fiche d’eux. Je pense que la laïcité serait beaucoup plus opératoire si on avait l’intelligence et le courage de dire que la laïcité est d’essence chrétienne et même catholique. Que l’on soit croyant ou non, que l’on soit pratiquant ou non, lorsqu’on adhère aux valeurs républicaines, on adhère aux valeurs issues du christianisme. Je pense que lorsqu’on tient un discours de vérité, on tient un discours apaisant. En revanche, lorsqu’on tient un discours intellectuellement erroné et qu’on adopte une posture d’autorité pour essayer d’enfoncer le clou qui ne rentre pas parce qu’il est tordu, cela suscite une violence.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le Grand Remplacement. Introduction au remplacisme global

30/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’UN DES LIVRES LES PLUS CENSURÉS DE L’ÉPOQUE ENFIN RÉÉDITÉ À LA NOUVELLE LIBRAIRIE – Pré-commande du Grand Remplacement (éd. Nouvelle Librairie) désormais ouverte !

Le Grand Remplacement n’est ni une théorie ni un complot. C’est un état de fait observable dans la plupart des pays occidentaux. Tout le monde le voit, sauf les démographes. Tout le monde en parle, sauf les journalistes. Tout le monde s’en effraie, sauf les politiques. Les plus audacieux l’évoquent à demi-mots. Partout le déni, l’autocensure ou simplement la peur. Comme si le réel n’avait pas lieu.

« Ils ont des yeux et ne voient pas. » Terrible cécité. Il y avait un peuple, il y en a un autre. C’est le même administrativement ; ce n’est plus le même historiquement, culturellement, ethniquement, religieusement. À travers une série d’interventions publiques, Le Grand Remplacement de Renaud Camus décrit ce phénomène inédit à l’échelle des temps historiques. L’expression a fait le tour du monde, elle est immédiatement intelligible dans tous les idiomes de la Terre.

Or, l’ouvrage dont elle est tirée n’a été traduit dans aucune langue. C’est un livre fantôme, jusqu’ici édité à compte d’auteur. C’est dire l’ampleur du non-dit et le poids des censures invisibles.

Voici donc porté à la connaissance du public l’un des plus grands textes de notre temps rédigé par l’une des plus grandes voix de notre temps. Après l’avoir lu, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !